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Extrait 2 L'etranger

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Introduction :

Né à Alger en 1913, philosophe, dramaturge et écrivain du XXème siècle, Albert


Camus soutient la cause algérienne et a deux principaux thème dans sa vie : La
révolte et l’absurde. Dans le cadre du roman du 17°siecle à nos jours nous allons
étudier une œuvre complète de cet auteur : L’Etranger paru en 1942. Dans
l’extrait que nous allons étudier le personnage narrateur Meursault est retourné
seul sur la plage, après une altercation opposant son ami Raymond et deux arabes
dont l’un est le frère de l’ancienne femme de Raymond. Le narrateur a sur lui le
revolver de son ami, et rencontre par hasard un des deux arabes.
Une scène dramatique, la fatalité et l’absurde feront l’objet de trois axes de
lectures.
Le drame est lié à la progression de Meursault, il est revenu à la source parce qu’il
avait trop chaud et la personnification de la chaleur montre bien à quelle point
elle était atroce : son grand souffle chaud. IL voit l’arabe et dans un premier temps
s’immobilise, il avance ensuite vers l’arabe sans que cela porte vraiment à
conséquence, malgré tout il était encore assez loin. Le retour du personnage est
présenté comme une banale promenade. Il se retrouve face à l’arabe qui devient
son adversaire. L’arabe se retrouve dans une position d’abandon, dont semble
rêver le narrateur il reposait sur le dos, les mains sous la nuque, le front dans les
ombres du rocher, tout le corps au soleil. Il est donc dans une position non
agressive, c'est le hasard qui va conduire au dérapage final. Le temps semble
s'être immobilisé : il y avait deux heures que la journée n'avançait plus, deux
heures [...] métal bouillant. Le hasard et l'immobilité du temps renforce l'aspect
dramatique de cette scène, cependant on peut se demander si leur présence
imposante n'a pas une signification plus profonde : montrer que le personnage est
le jouet de la fatalité et que le dénouement de cette scène relève de l'absurde.
Le décor est immobile (plage), mais semble pourtant en mouvement, c'est
l'impression donnée par les nombreuses métaphores et personnifications de la
mer : océan de métal bouillant, la mère haletait de toute la respiration rapide et
étouffée de ses petites vagues, vibrantes de soleil, murmure de son eau.
La lumière joue un rôle important puisqu'elle trouble la vision de Meursault. La
luminosité est source de confusion. Peut-être à cause des ombres sur son visage, il
avait l'air de rire. Les termes évoquant la lumière sont très nombreux dans ce
passage et le mot soleil est répété huit fois comme pour l'accuser. La chaleur est
également conduit au meurtre, elle personnifiée ce qui en fait un élément vivant.
L'évocation à plusieurs reprises d'une brûlure fait du personnage une victime.
C'est cette brûlure qui le force à avancer vers l'arabe. à cause de cette brûlure que
je ne pouvais plus supporter, j'ai fait un mouvement en avant. Le narrateur est
dans l'incapacité de discerner ce qu'il voit et ressent, ce qui va le conduire à
l'irréparable. La fatalité est marquée par la présence d'une forte transcendante
qui pèse sur le personnage. Le vocabulaire et les expressions de l'apocalypse
concourent même à évoquer la fin du monde. De
Le temps suspendu et la structure en boucle de la première partie du roman
montre un équilibre défaillant ou le temps se referme sur lui-même. L'expression
alors tout à vaciller indique qu'avant meursault avait une vie tranquille. L'allégorie
: quatre coups brefs sur la porte du malheur peut faire penser au théâtre . Le
théâtre de la comédie humaine se met en scène. Le narrateur semble manquer de
volonté propre. Le crime n'est pas motivé ni prémédité même si il porte sur lui
l'arme de Raymond. Il apparaît également comme un enfant : il parle de sa mère
en employant le terme maman, ce qui est sans doute affectif mais qui relève
d'une absence évidente de maturité. Par ailleurs il est victime des éléments par
leur influence négative. Le pistolet semble avoir agi seul: la gâchette a cédé. Cet
acte lui a échappé complètement, la responsabilité ne lui appartient pas. La
possession d'une arme le place dans un état de toute puissance mais à l'état qui
n'a pas choisi puisque le pistolet ne lui appartient pas. La personnification j'ai
touché le centre poli de la crosse engendre la mort. Le personnage est coupable
certes car c'est lui qui a tiré mais il n'apparaît pas responsable : tout lui échappe
et agit hors de lui ses actes autant que son corps semble soumis à la loi de
l'absurde. Meursault tue quelqu'un qui n'était pas son ennemi et ne ressent aucun
sentiment envers lui, ni avant, ni pendant, ni après le crime. Après le meurtre il
n'éprouve aucun remords et ne pensent qu'à l'équilibre du jour et son bonheur
maintenant en péril comme un enfant égoïste. Il commet alors un acte horrible ou
une légitime défense réduite à néant alors j'ai tiré encore quatre fois sur un corps
inerte. Cet acte est accompli avec un sang-froid inquiétant. Le narrateur ne prend
pas conscience de son acte. La sincérité du personnage dans ce passage révèle de
l'absurde de la situation et de la vie.
Conlusion :
Ce passage centré sur le thème du meurtre pose la problématique de la
responsabilité. Il fait de Meursault un personnage étranger à ces actes et à lui-
même ce qui rejoint le titre du roman. L'abondance des images symboliques
pèsent sur le texte comme une fatalité et la responsabilité ambiguë du narrateur
ainsi que sa sincérité et sa simplicité déroutante mettent en cause l'absurdité de la
vie en montrant des comportements et un monde dépourvu de sens.

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