0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
415 vues52 pages

Chap9 Section Conducteurs

calcul de la section des conduteur electrique

Transféré par

Jean Baptiste nkongolo
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
415 vues52 pages

Chap9 Section Conducteurs

calcul de la section des conduteur electrique

Transféré par

Jean Baptiste nkongolo
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Installations électriques 1, cours 9.

Chapitre 9 : Détermination des sections des


conducteurs
9.1. Introduction

Dans une installation électrique, l’énergie est transportée par des conducteurs. Il est important,
pour diverses raisons évoquées au sixième chapitre, de déterminer la section de ces
conducteurs. Ce chapitre donne les informations pratiques pour la détermination des sections
de conducteurs basse tension et moyenne tension. Les dispositifs de protection seront aussi
abordés dans l’aspect de leur choix et de la détermination de leurs caractéristiques
essentielles.

En raison de leurs spécificités respectives, les conducteurs BT et MT sont traités dans des
paragraphes différents.

9.2. Détermination des sections de conducteurs et choix des dispositifs de


protection en basse tension

9.2.1. Définition des termes relatifs aux canalisations basse tension

Câble (isolé)

Ensemble constitué par :


- un ou plusieurs conducteurs isolés,
- leur revêtement individuel éventuel,
- la protection d'assemblage éventuelle,
- le ou les revêtements de protection éventuels.

Il peut comporter en plus un ou plusieurs conducteurs non isolés.

Câble multiconducteur/câble multipolaire

Câble comprenant plus d'une âme, dont éventuellement certaines non isolées.

Remarque : Le terme câble multipolaire est plus particulièrement utilisé pour désigner le câble
constituant les phases d'un système triphasé (câble tripolaire).

Câble unipolaire / Câble à un conducteur

Câble comprenant un seul conducteur isolé.

Remarque : Le terme câble unipolaire est plus particulièrement utilisé pour désigner le câble
constituant l'une des phases d'un système triphasé.

Canalisation

Ensemble constitué par un ou plusieurs conducteurs électriques et les éléments assurant leur
fixation et, le cas échéant, leur protection mécanique.
Installations électriques 1, cours 9.2

Caniveau

Enceinte située au-dessus ou .dans le sol, ventilée ou fermée, ayant des dimensions ne
permettant pas aux personnes d'y circuler, mais dans laquelle les canalisations sont
accessibles sur toute leur longueur pendant et après installation.

Remarque : Un caniveau peut ou non faire partie de la construction du bâtiment.

Chemin de câbles (ou tablette)

Support constitué d'une base continue, munie de rebords et ne comportant pas de couvercle.

Remarque : Un chemin de câbles (ou tablette) peut être perforé ou non perforé.

Circuit (électrique, d'installation)

Ensemble des matériels électriques de l'installation alimentés à partir de la même origine et


protégés contre les surintensités par le ou les mêmes dispositifs de protection.

Conducteur (isolé)

Ensemble comprenant l'âme, son enveloppe isolante et ses écrans éventuels.

Conduit (circulaire)

Enveloppe fermée, de section droite circulaire, destinée à la mise en place ou au


remplacement de conducteurs isolés ou de câbles par tirage, dans les installations électriques.

Conduits-profilés

Ensemble d'enveloppes fermées, de section non circulaire, destinées à la mise en place ou au


remplacement de conducteurs isolés ou de câbles par tirage, dans les installations électriques.

Corbeaux

Supports horizontaux de câbles fixés à "une de leurs extrémités, disposés de place en place et
sur lesquels ceux-ci reposent.

Courant d'emploi d'un circuit

Courant destiné à être transporté dans un circuit en service normal.

Courant (permanent) admissible d'un conducteur

Valeur maximale du courant qui peut parcourir en permanence, dans des conditions données,
un conducteur, sans que sa température de régime permanent soit supérieure à la valeur
spécifiée.
Installations électriques 1, cours 9.3

Echelle à câbles

Support de câbles constitué d'une série d'éléments non jointifs rigidement fixés à des montants
principaux.

Fourreau (ou buse)

Elément entourant une canalisation et lui conférant une protection complémentaire dans des
traversées de paroi (mur, cloison, plancher, plafond) ou dans des parcours enterrés.

Gaine

Enceinte située au-dessus' du niveau du sol, dont les dimensions ne permettent pas d'y circuler
et telle que les câbles soient accessibles sur toute leur longueur. Une gaine peut être
incorporée ou non à la construction.

Goulotte

Ensemble d'enveloppes fermées par un couvercle et assurant une protection mécanique des
conducteurs isolés ou des câbles, ceux-ci étant mis en place ou retirés autrement que par
tirage et permettant d'y adapter d'autres matériels électriques.

Vide de construction

Espace existant dans la structure ou les éléments d'un bâtiment et accessible seulement à
certains emplacements.

Remarques : Des espaces dans des parois, des planchers supportés, des plafonds et certains
types d'huisseries de fenêtres ou de portes et des chambranles sont des exemples de vides de
construction. Des vides de construction spécialement construits sont également dénommés «
alvéoles ».

9.2.2. Principe de la méthode

En conformité avec les recommandations de la norme NF C 15-100, le choix de la section des


canalisations et du dispositif de protection doit satisfaire plusieurs conditions nécessaires à la
sécurité de l'installation.

La canalisation doit :
- véhiculer le courant maximal d'emploi et ses pointes transitoires normales,
- ne pas générer des chutes de tension supérieures aux valeurs admissibles.

Le dispositif de protection doit :


- protéger la canalisation contre toutes les surintensités jusqu'au courant de court-circuit,
- assurer la protection des personnes contre les contacts indirects.

Le logigramme de la figure 9.1 résume le principe de la méthode qui peut être décrite par les
étapes suivantes :
Installations électriques 1, cours 9.4

Première étape :
- Connaissant la puissance l’utilisation, on détermine le courant maximal d'emploi I B et
on en déduit le courant assigné I n du dispositif de protection ;
- On calcule lé courant de court-circuit maximal I cc à l'origine du circuit et on en déduit
le pouvoir de coupure PdC du dispositif de protection.

Deuxième étape :
- Selon les conditions d'installation (mode de pose, température ambiante, etc.), on
détermine le facteur global de correction) f ;
- En fonction de I n et f on choisit la section adéquate du conducteur.

Troisième étape :
- Vérification de la chute de tension maximale.
- Vérification de la tenue des conducteurs à la contrainte thermique en cas de court-
circuit ;
- Pour les schémas TN et IT, vérification de la longueur maximale relative à la
protection des personnes contre les contacts indirects ;

La section du conducteur satisfaisant toutes ces conditions est alors retenue.

Remarque : Une section économique supérieure à la section déterminée ci-avant pourra


éventuellement être retenue (voir section 9.4).

9.2.3. Détermination du courant maximal d'emploi

Le courant maximal d'emploi I B est défini selon la nature de l'installation alimentée par la
canalisation.

Dans le cas de l'alimentation individuelle d'un appareil, le courant I B sera égal au courant
assigné de l'appareil alimenté.

Par contre, si la canalisation alimente plusieurs appareils, le courant I B sera égal à la somme
des courants absorbés, en tenant compte des facteurs d'utilisation et de simultanéité de
l'installation.

Dans le cas de démarrages de moteurs ou de régimes cycliques de charges (poste de soudure


par point), il faut tenir compte des appels de courant lorsque leurs effets thermiques se
cumulent.

Certaines installations sont sujettes à des extensions dans le temps. Le courant correspondant
à cette extension sera ajouté à l'existant.

P ⎛ puissance absorbée (en W ) ⎞


En courant continu : I = ⎜ ⎟
U ⎝ tension de service (en V ) ⎠

S S
En courant alternatif : I = en monophasé et I = en triphasé.
U U 3
Installations électriques 1, cours 9.5

S : puissance apparente absorbée (VA).


U : tension entre les deux conducteurs pour une alimentation monophasée; tension entre
phases pour line alimentation triphasée.

Lorsque des courants harmoniques de valeur importante circulent dans le conducteur, il faut
en tenir compte. Pour le choix de la section, on prendra donc :
1
⎛ ∞ ⎞ 2
I eff = ⎜ ∑ I 2p ⎟
⎜ p =1 ⎟
⎝ ⎠
I1 : valeur de courant à 50 Hz (ou 60 Hz).
I p : valeur du courant harmonique de rang P.

I eff
Par exemple, pour un variateur de vitesse ≅ 1.7
I1

Puissance de
Réseau amont Puissance apparente Court-circuit à
ou aval à véhiculer l’origine du circuit

Courant d’emploi Courant de


Court-circuit
IB
Icc
Courant assigné du
dispositif de protection Pouvoir de coupure du
dispositif de protection
In
PdC
Choix du dispositif
Choix du dispositif de protection
de protection
Conditions
Section des Vérification de la
d'installation
conducteurs Contrainte thermique
de la canalisation en cas de court-circuit

Vérification de la Schéma IT ou TN
chute de
tension maximale
Vérification de la
longueur maximale
Schéma TT de la canalisation

Confirmation du choix de la section de la


Détermination de la canalisation et de sa protection électrique
section des conducteurs

Eventuellement choix de
la section économique

Figure 9.1 : Logigramme du choix de la section des canalisations et du dispositif de


protection

Lorsqu'il existe des condensateurs de compensation en aval de la canalisation, on détermine le


courant d'emploi de la façon suivante :
Installations électriques 1, cours 9.6

- en supposant que la compensation est en fonctionnement; en cas de défaillance des


condensateurs, la canalisation est mise hors service ;
- en supposant que la compensation est hors service: en cas de défaillance des
condensateurs, la section des conducteurs est suffisante, on améliore ainsi la
disponibilité.

Facteur tenant compte du facteur de puissance et du rendement : a

La puissance apparente d'un récepteur est :

Pu
S = en kVA (9.1)
r × Fp
Pu : puissance utile en kW
r : rendement
Fp : facteur de puissance

1
On définit le coefficient a : a =
r × Fp
Lorsque le conducteur est parcouru par un courant dépourvu d’harmoniques, Fp = cos ϕ .

Facteur d'utilisation des appareils : b

Dans une installation industrielle, on suppose que les récepteurs ne seront jamais utilisés à
pleine puissance. On introduit alors un facteur d'utilisation (b) qui varie généralement de 0.3 à
1. Ce facteur a été largement développé au premier chapitre.

Facteur de simultanéité : c

Ce facteur tient compte du fait que tous les récepteurs ne fonctionnent pas toujours
simultanément. Ce facteur a été largement développé au premier chapitre.

Facteur tenant compte des prévisions d'extension : d

La valeur du facteur d doit être estimée suivant les conditions prévisibles d'évolution de
l’installation; il est au moins égal 1.

A défaut de précision, la valeur 1.2 est souvent utilisée.

Facteur de conversion des puissances en intensités : e

Le facteur de conversion de la puissance en intensité est :


- e = 8 en monophasé 127 V,
- e = 4.35 en monophasé 230 V,
- e = 2.5 en triphasé 230 V,
- e = 1.4 en triphasé 400 V.
Installations électriques 1, cours 9.7

Courant maximal d'emploi : IB

Le courant maximal d'emploi est alors :

I B = Pu × a × b × c × d × e (9.2)

Pu : puissance utile en kW,


I B : courant maximal d'emploi en A.

9.2.4. Choix du dispositif de protection

[Link]. Règle générale

En conformité avec la NF C 15-100, un dispositif de protection (disjoncteur ou fusible) assure


correctement sa fonction si les conditions indiquées ci-après sont satisfaites.

[Link]. Courant nominal ou de réglage

Il doit être compris entre le courant d'emploi et le courant admissible I a de la canalisation :

I B ≤ I n ≤ I a , ce qui correspond à la zone a de la figure 9.2.


Récepteurs Canalisation
Ia
Co

le
ib
ur

Ia
iss
an
td

x
dm

45
’e

ta
m

1.
pl

an
oi

ur
IB

Co

1.45
IB Ia Ia Icctri

In I2 PdC

Zone a Zone b Zone c


t I el

e
eI l
ag n a

r
en n

pu
m ion
2
n
gl i
ré no m

ou
he nt
n c ve

ec
cle on
de n t

rd
o u o ura

d é nt c

oi
de u r a

uv
C

Po
Co

Dispositif de protection

Figure 9.2 : Courant déterminant la protection (selon NF C 15-100)

[Link]. Courant conventionnel de déclenchement

Il doit satisfaire la relation suivante : I 2 ≤ 1.45 I a , ce qui correspond à la zone b de la figure


9.2.
Installations électriques 1, cours 9.8

a) Cas des disjoncteurs

Pour les disjoncteurs domestiques, la nonne NF C 61-410 spécifie :

I 2 = 1.45 I n

Pour les disjoncteurs industriels, la norme NF C 63-120 spécifie :

I 2 = 1.30 I r

On a donc : I 2 ≤ 1.45 I n (ou I r )

Or I n ≤ I a (condition ci-avant)

La condition I 2 ≤ 1.45 I a (zone b) est donc automatiquement respectée.

b) Cas des fusibles

Les nonnes NF C61-201 et ses additifs et NF C63-210 spécifient que I 2 est le courant qui
assure la fusion du fusible dans le temps conventionnel (l h ou 2 h) ; I 2 est appelé courant
conventionnel de fusion.

I 2 = k2 × I n avec k2 = 1.6 à 1.9 selon les fusibles.

Un commentaire à la NF C 15- 100 introduit le coefficient :


k
k3 = 2
1.45

Ainsi, la condition I 2 ≤ 1.45 I a est respectée si :


I
In ≤ a
k3

Pour les fusibles gl :

I n ≤ 10 A → k3 = 1.31
10 A ≤ I n ≤ 25 A → k3 = 1.21
I n > 25 A → k3 = 1.10

[Link]. Pouvoir de coupure

Il doit être supérieur à l’intensité de court-circuit maximale triphasée ( I cctri ) en son point
d’installation :

PdC ≥ I cctri , ce qui correspond à la zone c de la figure 9.2.


Installations électriques 1, cours 9.9

[Link]. Association de dispositifs de protection

L'utilisation d'un appareil de protection possédant un pouvoir de coupure inférieur au courant


de court-circuit au point où il est installé est autorisée par la norme NF C 15-100 aux
conditions suivantes :
- il existe en amont un autre dispositif ayant au moins le pouvoir de coupure nécessaire ;
- l’énergie que laisse passer le dispositif placé en amont est inférieure à celle que peut
supporter sans dommage l'appareil aval et les canalisations protégées par ces
dispositifs; cette possibilité est mise en oeuvre:
- dans les associations disjoncteurs/fusibles,
- dans la technique de filiation qui utilise le fort pouvoir de limitation de certains
disjoncteurs (par exemple, le compact).

Les associations possibles, résultant d'essais réels effectués en laboratoire, sont données dans
les catalogues des constructeurs.

9.2.5. Courants admissibles dans les canalisations

C'est le courant maximal que la canalisation peut véhiculer en permanence sans préjudice
pour sa durée de vie.

Pour déterminer ce courant, il faut procéder de la façon suivante :


- à l'aide des tableaux 9.1 et 9.3, définir le mode de pose, son numéro et sa lettre de
sélection associés, et les facteurs de correction à appliquer.
- à partir des conditions d'installation et d'ambiance, déterminer les valeurs des facteurs
de correction qui doivent être appliquées (voir tableaux 9.4 à 9.13) ;
- calculer le facteur de correction global f égal au produit des facteurs de correction ;
- à l'aide du tableau 9.14 pour les lettres de sélection B, C, E, F et du tableau 9.15 pour
la lettre de sélection D, déterminer le courant maximal I 0 admissible par la
canalisation dans les conditions standards ( f0 à f10 = 1) ;
- calculer le courant maximal admissible par la canalisation en fonction de ses
conditions d’installation : I a = f I 0

Modes de pose

Les tableaux 9.1 à 9.3 indiquent les principaux modes de pose utilisés dans les réseaux
industriels; les autres modes de pose sont donnes dans la norme NF C 15-100 - tableau 52C

Pour chaque mode de pose sont indiqués :


- son numéro et sa lettre de sélection associés,
- les facteurs de correction à appliquer.
Installations électriques 1, cours 9.10

Tableau 9.1 : Modes de pose pour les lettres de sélection C, E et F

Facteur de
Lettre de
Exemple Description N° correction à
sélection
f0 appliquer
Câbles mono ou
multiconducteurs avec ou
sans armure
Fixés sur un mur 11 C 1 f1 f4 f5

Fixés à un plafond 11A C 0.95 f1 f4 f5

Sur des chemins de câbles


12 C 1 f1 f4 f5
ou tablettes no perforés
câbles
conducteurs
multi mono

Sur des chemins de câbles


ou tablettes perforés en
13 E F 1 f1 f4 f5
parcours horizontal ou
vertical

Sur des corbeaux 14 E F 1 f1 f4 f5

Sur des échelles à câbles 16 E F 1 f1 f4 f5


Installations électriques 1, cours 9.11

Tableau 9.2 : Modes de pose pour la lettre de sélection B

Lettre de Facteur de correction


Exemple Description N°
sélection à appliquer
f0
Câbles mono ou
multiconducteurs
21 B 0.95 f1 f4 f5 -
dans des vides de
construction
Câbles mono ou
multiconducteurs
dans des conduits 22A B 0.865 f1 f4 f5 f6
dans des vides de
construction

Câbles mono ou
multiconducteurs
dans des conduits 23A B 0.865 f1 f4 f5 f6
profilés dans des
vides de construction

Câbles mono ou
multiconducteurs
dans des conduits 24A B 0.865 f1 f4 f5 f7
profilés noyés dans
construction

Câbles mono ou
multiconducteurs

‐ Dans de faux-
plafonds

25 B 0.95 f1 f4 f5 -
‐ Dans des plafonds
suspendus

Câbles mono ou
multiconducteurs
dans des goulottes
fixées aux parois

‐ en parcours
horizontal
31A B 0.9 f1 f4 f5

‐ en parcours vertical 32A B 0.9 f1 f4 f5

Câbles mono ou
multiconducteurs
dans des goulottes 33A B 0.9 f1 f4 f5 -
encastrées dans des
planches
Installations électriques 1, cours 9.12

Tableau 9.2 suite : Modes de pose pour la lettre de sélection B

Lettre de Facteur de correction


Exemple Description N°
sélection à appliquer
f0

Câbles mono ou
multiconducteurs
34A B 0.9 f1 f4 f5 -
dans des goulottes
suspendues

Câbles mono ou
multiconducteurs
dans des caniveaux 41 B 0.95 f1 f4 f5 -
fermés, en parcours
horizontal ou vertical

Câbles mono ou
multiconducteurs
43 B 1 f1 f4 f5 -
dans des caniveaux
ouverts ou ventilés

Tableau 9.3 : Modes de pose pour la lettre de sélection D

Lettre de Facteur de correction


Exemple Description N°
sélection f0 à appliquer

Câbles mono ou
multiconducteurs
dans des conduits ou 61 D 0.8 f2 f3 f8 f9
dans des conduits
profilés enterrés

Câbles mono ou
multiconducteurs
enterrés sans 62 D 1 f2 f3 f10 -
protection mécanique
complémentaire

Câbles mono ou
multiconducteurs
enterrés avec 63 D 1 f2 f3 f10 -
protection mécanique
complémentaire
Installations électriques 1, cours 9.13

Facteurs de correction pour des températures ambiantes différentes de 30° C (canalisations


non enterrées) : f1

Lorsque des canalisations électriques sont encastrées dans des parois comportant des éléments
chauffants, il est généralement nécessaire de réduire les courants admissibles en appliquant les
facteurs de réduction du tableau 9.4.

Ceci suppose la connaissance de la répartition des températures à l'intérieur des parois


chauffantes en contact avec les canalisations électriques.

Lorsque la température de l'air diffère de 30°C, le coefficient de correction à appliquer est


donné par la formule :

θ p − θ0
f1 = (9.3)
θ p − 30°

θ p : température maximale admise par l'isolant en régime permanent, °C


θ0 : température de l'air, °C

La valeur de f1 est indiquée dans le tableau 9.4 pour différentes valeurs de θ p et θ0 .

Tableau 9.4 : Facteurs de correction pour des températures ambiantes différentes de


30°C (canalisations non enterrées).

Isolation
Températures Elastomères
PVC PR et EPR
ambiantes (caoutchouc)
θ p = 60 °C θ p = 90 °C
θ 0 (°C) θ p = 60 °C
10 1.29 1.22 1.15
15 1.22 1.17 1.12
20 1.15 1.12 1.08
25 1.07 1.06 1.04
35 0.93 0.94 0.96
40 0.82 0.87 0.91
45 0.71 0.79 0.87
50 0.58 0.71 0.82
55 - 0.61 0.76
60 - 0.50 0.71
65 - - 0.65
70 - - 0.58
75 - - 0.50
80 - - 0.41
85 - - -
90 - - -
95 - - -
Installations électriques 1, cours 9.14

Facteurs de correction pour des températures du sol différentes de 20°C (canalisations


enterrées) : f 2

Lorsque la température du sol est différente de 20°C, le coefficient de correction à appliquer


est donné par la formule :
θ p − θ0
f2 = (9.4)
θ p − 20°

θ p : température maximale admise par l'isolant en régime permanent, °C


θ0 : température du sol, °C

La valeur de f 2 est indiquée dans le tableau 9.5 pour différentes valeurs de θ p et θ0 .

Tableau 9.5 : Facteurs de correction pour des températures du sol différentes de 20°C
(canalisations enterrées)

Isolation
Températures du sol PVC PR et EPR
θ 0 (°C) θ p = 70 °C θ p = 90 °C
10 1.10 1.07
15 1.05 1.04
25 0.95 0.96
30 0.89 0.93
35 0.84 0.89
40 0.77 0.85
45 0.71 0.80
50 0.63 0.76
55 0.55 0.71
60 0.45 0.65
65 - 0.60
70 - 0.53
75 - 0.46
80 - 0.38

Facteurs de correction pour les canalisations enterrées, en fonction de la résistivité


thermique du sol : f3

La résistivité thermique du sol dépend de la nature de et de l'humidité du terrain. Le facteur de


correction à appliquer selon la résistivité du sol est donné par le tableau 9.6.

Facteurs de correction pour groupement de plusieurs câbles multiconducteurs ou groupes


de câbles monoconducteurs

Les circuits ou les câbles peuvent être:


- jointifs : il faut alors appliquer le facteur de correction f 4 ,
- disposés en plusieurs couches : il faut alors appliquer le facteur de correction f5
Installations électriques 1, cours 9.15

- à la fois jointifs et disposés en plusieurs couches (voir figure 9.3) : il faut alors
appliquer le produit des facteurs de correction f 4 et f5 .

Tableau 9.6 : Facteur de correction pour les canalisations enterrées en fonction de la résistivité
thermique du sol
Résistivité Observations
thermique Facteur de
du terrain correction Humidité Nature du terrain
Km/W
0.40 1.25 Pose immergée Marécages
0.50 1.21 Terrain très humide Sable
0.70 1.13 Terrain humide
0.85 1.05 Terrain dit normal Argile et
1.00 1.00 Terrain sec calcaire
1.20 0.94
1.50 0.86 Terrain très sec
Cendres et
2.00 0.76
mâchefer
2.50 0.70
3.00 0.65

Figure 9.3 : 6 câbles multiconducteurs : 2 couches de 3 câbles jointifs

Câbles multiconducteurs ou groupes de câbles monoconducteurs jointifs : f 4

Les facteurs du tableau 9.7 sont applicables à des groupes homogènes de câbles, également
chargés, pour les modes de pose indiqués.

Lorsque la distance horizontale entre câbles voisins est supérieure à deux fois leur diamètre
extérieur, aucun facteur de réduction n'est nécessaire.

Les mêmes facteurs de correction sont applicables :


- aux groupes de deux ou trois câbles monoconducteurs.
- aux câbles multiconducteurs.
Installations électriques 1, cours 9.16

Tableau 9.7 : Facteurs de correction pour groupement de câbles multiconducteurs ou groupes


de câbles monoconducteurs jointifs

Nombre de câbles multiconducteurs ou


N° des modes de
groupes de câbles monoconducteurs jointifs
pose
1 2 3 4 5 6 7 8 9 12 16 20
21, 22A, 23A,
24A, 25, 31, 31A,
1.00 0.80 0.70 0.65 0.60 0.55 0.55 0.50 0.50 0.45 0.40 0.40
32, 32A, 33A,
34A, 41, 43
11, 12 1.00 0.85 0.79 0.75 0.73 0.72 0.72 0.71 0.70 Pas de facteur de
11A 1.00 0.85 0.76 0.72 0.69 0.67 0.66 0.65 0.64 réduction
13 1.00 0.88 0.82 0.77 0.75 0.73 0.73 0.72 0.72 supplémentaire pour
14, 16 1.00 0.88 0.82 0.80 0.80 0.79 0.79 0.78 0.78 plus de 9 câbles

Câbles multiconducteurs ou groupes de câbles monoconducteurs disposés en plusieurs


couches : f5

Lorsque les câbles sont disposés en plusieurs couches, les facteurs de correction du tableau
9.8 doivent être appliqués.

Tableau 9.8 : Facteurs de correction pour groupement de câbles multiconducteurs ou groupes


de câbles monoconducteurs disposés en plusieurs couches

Nombre de couches 2 3 4 ou 5 6à8 9 et plus


Facteurs de correction f5 0.80 0.73 0.70 0.68 0.66

Facteurs de correction en fonction du nombre de conduits dans l'air et de leur disposition


(voir tableau 9.9) : f 6

Tableau 9.9 : Facteurs de correction en jonction du nombre de conduits clans l'air et de leur
disposition

Nombres de conduits Nombre de conduits disposés horizontalement


disposés verticalement 1 2 3 4 5 6
1 1 0.94 0.91 0.88 0.87 0.86
2 0.92 0.87 0.84 0.81 0.80 0.79
3 0.85 0.81 0.78 0.76 0.75 0.74
4 0.82 0.78 0.74 0.73 0.72 0.72
5 0.80 0.76 0.72 0.71 0.70 0.70
6 0.79 0.75 0.71 0.70 0.69 0.68
Installations électriques 1, cours 9.17

Facteurs de correction en fonction du nombre de conduits enterrés ou noyés dans le béton


et de leur disposition (voir tableau 9.10) : f 7

Tableau 9.10 : Facteurs de correction en fonction du nombre de conduits enterrés ou noyés


dans le béton et de leur disposition

Nombres de conduits Nombre de conduits disposés horizontalement


disposés verticalement 1 2 3 4 5 6
1 1 0.87 0.77 0.72 0.68 0.65
2 0.87 0.71 0.62 0.57 0.53 0.50
3 0.77 0.62 0.53 0.48 0.45 0.42
4 0.72 0.57 0.48 0.44 0.40 0.38
5 0.68 0.53 0.45 0.40 0.37 0.35
6 0.65 0.50 0.42 0.38 0.35 0.32

Facteurs de correction pour conduits enterrés non jointifs disposés horizontalement ou


verticalement à raison d'un câble ou d’un groupement de 3 câbles monoconducteurs par
conduit (voir tableau 9.11) : f8

Tableau 9.11 : Facteurs de correction pour conduits enterrés non jointifs disposés
horizontalement ou verticalement à raison d'un câble ou d’un groupement de 3 câbles
monoconducteurs par conduit

Distance entre conduits (a)


Nombre de conduits 0.25 m 0.5 m 1.0 m
2 0.93 0.95 0.97
3 0.87 0.91 0.95
4 0.84 0.89 0.94
5 0.81 0.87 0.93
6 0.79 0.86 0.93

Les distances entre conduits sont mesurées comme indiqué sur la figure 9.4.

a a

Câbles multiconducteurs Câbles monoconducteurs

Figure 9.4 : Distance entre conduits (a)

Facteurs de correction dans le cas de plusieurs circuits ou câbles dans un même conduit
enterré (voir tableau 9.12): f9

Ceci est applicable à des groupements de câbles de différentes sections mais ayant la même
température maximale admissible.
Installations électriques 1, cours 9.18

Tableau 9.12 : Facteurs de correction dans le cas de plusieurs circuits ou câbles dans un même
conduit enterré

Disposition de Facteurs de correction


circuits ou de Nombre de circuits ou de câbles multiconducteurs
câbles jointifs 1 2 3 4 5 6 7 8 9 12 16 20
Posés dans un
1 0.71 0.58 0.5 0.45 0.41 0.38 0.35 0.33 0.29 0.25 0.22
conduit enterré

Facteurs de correction pour groupement de plusieurs câbles posés directement dans le sol -
câbles monoconducteurs ou multiconducteurs disposés horizontalement ou verticalement
(voir tableau 9.13) : f10

Tableau 9.13 : Facteurs de correction pour groupement de plusieurs câbles posés directement
dans le sol, câbles monoconducteurs ou multiconducteurs disposés horizontalement ou
verticalement

Distance entre câbles ou groupements de 3 câbles monoconducteurs (a)


Nombre de câbles ou Nulle (câbles Un diamètre de
0.25 m 0.5 m 1.0 m
de circuits jointifs) câble
2 0.76 0.79 0.84 0.88 0.92
3 0.64 0.67 0.74 0.79 0.85
4 0.57 0.61 0.69 0.75 0.82
5 0.52 0.56 0.65 0.71 0.80
6 0.49 0.53 0.60 0.69 0.78

Les distances entre câbles sont mesurées comme indiqué sur la figure 9.5.
a

a a

Câbles multiconducteurs Câbles monoconducteurs

Figure 9.5 : Distance entre câbles (a)

Courants admissibles (en ampère) par les canalisations dans les conditions standards
d'installation pour les lettres de sélection B, C, E, F

Les courants admissibles indiqués dans le tableau 9.14 sont valables pour des circuits simples
constitués du nombre suivant de conducteurs.

Lettre de sélection B

- Deux conducteurs isolés ou deux câbles monoconducteurs ou un câble à deux


conducteurs.
- Trois conducteurs isolés ou trois câbles monoconducteurs ou un câble à trois
conducteurs.

Lettre de sélection C
- Deux câbles monoconducteurs ou un câble à deux conducteurs,
- Trois câbles monoconducteurs ou un câble à trois conducteurs.
Installations électriques 1, cours 9.19

Tableau 9.14 : Courants admissibles (en ampère) par les canalisations dans les conditions
standards d'installation ( f 0 à f10 = 1 ) pour les lettres de sélection B, C, E, F

Lettre de
Isolant et nombre de conducteurs chargés
sélection
B PVC 3 PVC2 PR 3 PR 2
C PVC 3 PVC 2 PR 3 PR 2
E PVC 3 PVC 2 PR 3 PR 2
F PVC 3 PVC 2 PR 3 PR 2
Section
(mm2)
Cuivre
1.5 15.5 17.5 18.5 19.5 22 23 24 26
2.5 21 24 25 27 30 31 33 36
4 28 32 34 36 40 42 45 49
6 36 41 43 48 51 54 58 63
10 50 57 60 63 70 75 80 86
16 68 76 80 85 94 100 107 115
25 89 96 101 112 119 127 138 149 161
35 110 119 126 138 147 158 169 185 200
50 134 144 153 168 179 192 207 225 242
70 171 184 196 213 229 246 268 289 310
95 207 223 238 258 278 298 328 352 377
120 239 259 276 299 322 346 382 410 437
150 299 319 344 371 395 441 473 504
185 341 364 392 424 450 506 542 575
240 403 430 461 500 538 599 641 679
300 464 497 530 576 621 693 741 783
400 656 754 825 940
500 749 868 946 1083
630 855 1005 1088 1254
Section
(mm2)
Aluminium
2.5 16.5 18.5 19.5 21 23 24 26 28
4 22 25 26 28 31 32 35 38
6 28 32 33 36 39 42 45 49
10 39 44 46 49 54 58 62 67
16 53 59 61 66 73 77 84 91
25 70 73 78 83 90 97 101 108 121
35 86 90 96 103 112 120 126 135 150
50 104 110 117 125 136 146 154 164 184
70 133 140 150 160 174 187 198 211 237
95 161 170 183 195 211 227 241 257 289
120 186 197 212 226 245 263 280 300 337
150 227 245 261 283 304 324 346 389
185 259 280 298 323 347 371 397 447
240 305 330 352 382 409 439 470 530
300 351 381 406 440 471 508 543 613
400 626 600 663 740
500 610 694 770 856
630 711 808 899 996

Lettres de sélection E et F (voir figure 9.6)

- Un câble à deux ou trois conducteurs pour la lettre E.


- Deux ou trois câbles monoconducteurs pour la lettre F.
Installations électriques 1, cours 9.20

Le nombre de conducteurs à considérer dans un circuit est celui des conducteurs


effectivement parcourus par le courant.
Lorsque, dans un circuit triphasé, les courants sont supposés équilibrés, il n'y a pas lieu de
tenir compte du conducteur neutre correspondant.

Lorsque la valeur du courant du conducteur neutre est proche de celle des phases, un facteur
de réduction de 0.84 est à appliquer.
De tels courants peuvent, par exemple, être dus à la présence de courants harmoniques 3 dans
les conducteurs de phase.
E E F F

Figure 9.6 : Illustration des modes de pose correspondant aux lettres de sélection E et F

Courants admissibles (en ampère) par les canalisations dans les conditions standards
d'installation pour la lettre de sélection D (canalisations enterrées)

Tableau 9.15 : Courants admissibles (en ampère) par les canalisations dans les conditions
standards d'installation pour la lettre de sélection D (canalisations enterrées)

Isolant et nombre de conducteurs chargés


Lettre de sélection D
PVC 3 PVC 2 PR 3 PR 2
Section (mm2) Cuivre
1.5 26 32 31 37
2.5 34 42 41 48
4 44 54 53 63
6 56 67 66 80
10 74 90 87 104
16 96 116 113 136
25 123 148 144 173
35 147 178 174 208
50 174 211 206 247
70 216 261 254 304
95 256 308 301 360
120 290 351 343 410
150 328 397 387 463
185 367 445 434 518
240 424 514 501 598
300 480 581 565 677
Section (mm2) Aluminium
10 57 68 67 80
16 74 88 87 104
25 94 114 111 133
35 114 137 134 160
50 134 161 160 188
70 167 200 197 233
95 197 237 234 275
120 224 270 266 314
150 254 304 300 359
185 285 343 337 398
240 328 396 388 458
300 371 447 440 520
Installations électriques 1, cours 9.21

Le nombre de conducteurs à considérer dans un circuit est celui des conducteurs


effectivement parcourus par le courant.
Lorsque, dans un circuit triphasé, les courants sont supposés équilibrés, il n'y a pas lieu de
tenir compte du conducteur neutre correspondant.

Le courant nominal de la canalisation ( I n )

C'est le calibre des protections de la canalisation choisi parmi les valeurs normalisées
suivantes :
Calibres fixes : 1 A, 1.6 A, 2 A, 3 A, 4 A, 6 A, 10 A, 16 A, 20 A, 25 A, 32 A, 40 A,
50 A, 63 A, 80 A, 100 A, 125 A, 160 A, 200 A, 250 A, 320 A, 400 A,
500 A, 630 A, 800 A ;
Calibres réglables : 100 A, 125 A, 160 A, 200 A, 250 A, 320 A, 400 A, 630 A, 800 A,
1 000 A, 1 250 A, 1 600 A, 2 000 A, 2 500 A, 3 200 A, 4 000 A,
5 000 A, 6 300 A.

I B (courant d’emploi) ≤ I n (courant nominal de la canalisation) (9.5)


Installations électriques 1, cours 9.22

9.2.6. Détermination pratique de la section minimale d'une canalisation BT (figure 9.7)

Conditions Intensité d’emploi


d’installation des
IB
conducteurs

Détermination de l’intensité assignée In ou de réglage Ir du


dispositif de protection, prise juste supérieure à l’intensité
d’emploi : In ou Ir ≥ B
Détermination de la
lettre de sélection et
du facteur de In ou Ir
correction global f
(voir tab. 9.1 à 9.3) Détermination de courant Iz de la canalisation qui sera
protégée par le dispositif de protection

Fusible Disjoncteur
Iz = 1.31 In si In ≤ 10 A
Iz = 1.21 In si In >10 A et In ≤ 25 A Iz = In ou Ir
Iz = 1.10 In si In >25 A

Iz1 Iz2

Détermination de la section S des conducteurs de la canalisation


susceptibles de véhiculer Iz1 ou Iz2 :
I z1 I
‐ calculer le courant équivalent I z′1 = ou z 2 (1)
f f

‐ déterminer la section pouvant véhiculer I z dans les conditions
standards d’installation, en fonction de l’isolant, du nombre de
conducteurs chargés et du type de conducteur (cuivre ou
aluminium) (voir tableau 9.14 et 9.15)

S

Vérification des autres conditions requises :


‐ chute de tension maximale
‐ longueur maximale pour la protection contre les contacts
indirects (schémas IT et TN)
‐ vérification de la contrainte thermique en cas de court-
circuit

(1) I z′ est un courant équivalent qui, dans les conditions standards

d’installation provoque le même effet thermique que I z1 ou I z 2 dans


les conditions réelles d’installations

Figure 9.7 : Logigramme de la détermination de la section d’une canalisation BT

9.2.7. Section des conducteurs de protection (PE), d’équipotentialité et de neutre


(NFC 15-100)

Dans une installation basse tension, les conducteurs de protection assurent l'interconnexion
des masses d'utilisation et l'écoulement à la terre des courants de défaut d'isolement.
Installations électriques 1, cours 9.23

Les conducteurs d’équipotentialité permettent de mettre au même potentiel, ou à des


potentiels voisins, des masses et des éléments conducteurs.

Section des conducteurs de protection entre transformateur HTA/BT et tableau principal


BT
Tableau principal BT

PE

Figure 9.8 : Conducteur de protection PE entre transformateur et tableau principal

Tableau 9.16 : Section des conducteurs de protection entre transformateur HTA/BT et tableau
principal BT
Puissance du Nature des Conducteurs isolés au Conducteurs isolés au
Conducteurs nus
transformateur (kVA) conducteurs PVC PR
Tension BT Cuivre 0.2 s 0.5 s - 0.2 s 0.5 s - 0.2 s 0.5 s -
t(s)
127/220 V 230/240 V Alu. - 0.2 s 0.5 s - 0.2 s 0.5 s - 0.2 s 0.5 s
≤ 63 ≤ 100 25 35 25 25 25 25 25 25 25
100 160 25 35 35 25 25 50 25 25 35
125 200 25 35 50 25 35 50 25 25 50
160 250 25 35 70 35 50 70 25 35 50
Section des
200 315 35 50 70 35 50 95 35 50 70
conducteurs de
250 400 50 70 95 50 70 95 35 50 95
protection
315 500 50 70 120 70 95 120 50 70 95
SPE (mm2)
400 630 70 95 150 70 95 150 70 95 120
500 800 70 120 150 95 120 185 70 95 150
630 1000 95 120 185 95 120 185 95 120 150
800 1250 95 150 185 120 150 240 95 120 185

Le tableau 9.16 donne les valeurs des sections des conducteurs de protection (en mm2) en
fonction :
- de la puissance nominale du transformateur HTA/BT ;
- du temps de fonctionnement t (en seconde) de la protection HTA. Lorsque la
protection est assurée par un fusible, la section à prendre en compte correspond à
t = 0.2 s ;
- de la matière isolante et de la nature du métal du conducteur.

En schéma IT, si un limiteur de surtension est inséré entre le neutre et la terre, le même
dimensionnement s'applique à ses conducteurs de raccordement.

Dans le cas du fonctionnement en parallèle de plusieurs transformateurs, la somme de leurs


puissances nominales sera utilisée pour la détermination de la section.

Sections des conducteurs de protection des masses basse tension (PE) :

La section du conducteur PE est définie en fonction de la section des phases (pour le même
métal conducteur) comme suit :
Installations électriques 1, cours 9.24

- pour S phase ≤ 16 mm2, S PE = S phase (9.6)


2 2 2
- pour 16 mm < S phase ≤ 35 mm , S PE = 16 mm (9.7)
S phase
- pour S phase > 35 mm2, S PE = (9.8)
2
Remarque : Lorsque le conducteur de protection ne fait pas partie de la canalisation, il doit
avoir une section d’au moins :
- 2.5 mm2 s’il comporte une protection mécanique.
- 4 mm2 s’il ne comporte pas de protection mécanique.

Dans le schéma TT, la section du conducteur de protection peut être limitée à :


- 25 mm2 pour le cuivre,
- 35 mm2 pour l'aluminium.
à condition que les prises de terre du neutre et des masses soient distinctes, sinon les
conditions du schéma TN sons applicables (en schéma TT, une liaison fortuite par charpente
métallique ou autre peut exister entre les deux prises de terre ; le courant de défaut à la terre
est alors important).

Section des conducteurs d'équipotentialité

Conducteur d'équipotentialité principale

Sa section doit être au moins égale à la moitié de la section du plus grand conducteur de
protection de l'installation, avec un minimum de 6 mm2. Toutefois, elle peut être limitée à 25
mm2 pour le cuivre ou 35 mm2 pour l'aluminium.

Conducteur d'équipotentialité supplémentaire

S'il relie deux masses, sa section ne doit pas être inférieure à la plus petite des sections des
conducteurs de protection reliés à ces masses (voir figure 9.9.a).

S'il relie une masse à un élément conducteur, sa section ne doit pas être inférieure à la moitié
de la section du conducteur de protection relié à cette masse (voir figure 9.9.b).

Les conducteurs non incorporés dans un câble sont mécaniquement protégés lorsqu’ils sont
posés dans des conduits, des goulottes, des moulures ou protégés de façon analogue.
(conduites, charpentes ,etc.)
Structure métallique

SPE1 SPE2 SPE

SLS SLS

M1 M2 M

a) Entre deux masses b) Entre une masse et une structure


* : avec un minimum de :
- 2.5 mm2 si les conducteurs sont mécaniquement protégés
- 4 mm2 si les conducteurs ne sont pas mécaniquement protégés

Figure 9.9 : Section des conducteurs d'équipotentialité supplémentaire


Installations électriques 1, cours 9.25

Section des conducteurs PEN

Dans le cas du schéma TNC, le conducteur de protection assure également la fonction du


neutre.

Dans ce cas la section du PEN doit être au moins égale à la plus grande valeur résultant des
contraintes suivantes :

⎧⎪− 10 mm 2 pour le cuivre


- S PEN ≥ ⎨
2
⎪⎩ − 16 mm pour l'aluminium
- répondre aux conditions relatives au conducteur PE,
- répondre aux conditions imposées pour la section du conducteur neutre.

Section du conducteur neutre

- Le conducteur de' neutre doit avoir la même section que les conducteurs de phase dans les
cas suivants :
- circuit monophasé ;
- circuit triphasé ayant des sections de phase inférieures ou égales à 16 mm2 pour le
cuivre ou 25 mm2 pour l'aluminium ;
- Pour les circuits triphasés ayant une' section de phase supérieure à 16 mm2 pour le cuivre
ou 25 mm2 pour l'aluminium, la section du neutre peut être inférieure à celle des phases à
conditions de respecter, simultanément les conditions suivantes :
- le courant maximal susceptible de circuler en permanence dans le neutre est inférieur au
courant admissible de la section choisie. Il faut tenir compte du déséquilibre des charges
monophasées et des courants harmoniques 3 et multiples de trois qui peuvent exiger
l'utilisation d'une section supérieure à celle des phases ;
- le conducteur neutre est protégé contre les surintensités par un fusible ou un réglage du
déclencheur du disjoncteur adapté à sa section ;
- la section du conducteur neutre est au moins égale à 16 mm2 pour le cuivre ou 25 mm2
pour l'aluminium.

9.2.8. Vérification des chutes de tension

La chute de tension dans une canalisation est calculée par la formule :


⎛ L ⎞
ΔV = b ⎜ ρ1 cos ϕ + λ sin ϕ ⎟ × I B (9.9)
⎝ S ⎠
ΔV : chute de tension, en volt.
b : coefficient ( = 1 pour le circuit triphasé et 2 pour circuit monophasé)
ρ1 : résistivité du conducteur en service normal, soit 1.25 fois celle à 20°C.
ρ1 = 0.0225 Ω.mm2/m pour le cuivre ; ρ1 = 0.036 Ω.mm2/m pour l’aluminium.
L : longueur de la canalisation, en mètre.
S : section des conducteurs, en mm2,
cos ϕ : facteur de puissance ; en l’absence d'indication précise on peut prendre cos ϕ = 0.8
( sin ϕ = 0.6)
I B : courant d'emploi, en ampère.
λ : réactance linéique des conducteurs, en Ω/m. Les valeurs de λ BT sont
Installations électriques 1, cours 9.26

- 0.08 ×10−3 Ω/m pour les câbles tripolaires


- 0.09 ×10−3 Ω/m pour les câbles unipolaires serrés en nappe ou en triangle
- 0.15 ×10−3 Ω/m pour les câbles unipolaires espacés d = 8r
d : distance moyenne entre conducteurs
r : rayon des âmes conductrices

On définit la chute de tension relative :


ΔV
pour les circuits triphasés ou monophasés alimentés entre phase et neutre
Vn
ΔV
pour les circuits monophasés alimentés entre phases (dans ce cas ΔV représente une
Un
chute de tension entre phases),
Vn : tension simple nominale,
U n : tension composée nominale.

Conformément à la norme NFC 15-100 section 525, la chute de tension entre l'origine de
l'installation et tout point d'utilisation ne doit pas être supérieure aux valeurs du tableau 9.17.

Tableau 9.17 : Chutes de tension admissibles dans les réseaux BT


Eclairage Autres usages
A – Installations alimentées directement par un
branchement à basse tension, à partir d’un réseau de 3% 5%
distribution publique à basse tension.

B – Installations alimentées par un poste de livraison


ou par un poste de transformation à partir d’une 6% 8%
installation à haute tension (l’origine de l’installation
est le point de raccordement HTA) *
* dans la mesure du possible, les chutes de tension dans les circuits terminaux ne doivent pas être supérieures aux valeurs
indiquées en A.

Circuits alimentant des moteurs

La chute de tension est calculée en remplaçant le courant d'emploi I B par le courant de


démarrage du moteur (dans ce cas cos ϕ =0.35).

La nonne NF C 15 -100 préconise que la chute de tension ; en tenant compte de tous les
moteurs pouvant démarrer simultanément, soit inférieure à 15 %. Une limitation à 10 % est
préférable.

9.2.9. Longueurs maximales des canalisations pour la protection contre les contacts
indirects (régime TN et IT)

La norme NF C 15-100 impose pour les schémas TN et IT que le courant de défaut soit
éliminé dans un temps compatible avec la protection des personnes.

Ce temps est déterminé par une courbe en fonction de la tension de contact présumée ; il est
basé sur les effets physiologiques du courant électrique sur le corps humain. Par mesure de
Installations électriques 1, cours 9.27

simplification, à partir de cette courbe, il est possible de déterminer un temps de coupure


maximal en fonction de la tension nominale de l'installation (voir tableau 9.18 et 9.19).

Tableau 9.18 : Temps de coupure maximaux dans le schéma IT

Tension nominale alternative Vn / Un Temps de coupure (secondes) (*)


(Volts) neutre non distribué neutre distribué
127/220 0.8 5
220/380, 230/400 0.4 0.8
400/690 0.2 0.4
580/1000 0.1 0.2
* Ces valeurs ne sont valables dans les locaux contenant une baignoire ou une douche

Remarque 1 :

- Si le temps de coupure est supérieur au temps t0 , mais inférieur à 5 secondes la protection


est admise par la C 15-100 dans les cas suivants :
- Dans les circuits de distribution lorsque le conducteur de protection à l'extrémité
aval du circuit est relié directement à la liaison équipotentielle principale ;

Tableau 9.19 : Temps de coupure maximaux dans le schéma TN

Temps de coupure (seconde)


Tension nominale alternative Vn (Volts) (**)
(*)
120, 127 0.8
220, 230 0.4
380, 400 0.2
> 400 0.1
(*) Ces valeurs ne sont valables dans les locaux contenant une baignoire ou une douche
(**) Ces valeurs sont basées sur la norme CEI 60038

- Dans les circuits terminaux n'alimentant que des matériels fixes et dont le
conducteur de protection est relié à la liaison équipotentielle principale el qui sont
situés dans la zone d'influence de la liaison équipotentielle principale.

Remarque 2 :

En schéma TT, la protection est en général assurée par des dispositifs à courant différentiel
résiduel dont le réglage doit satisfaire la condition suivante (voir NF C 15-100) :

RA I A ≤ 50 A (9.10)

RA : résistance de la prise de terre des masses


I A : courant différentiel résiduel assigné du disjoncteur

Si une sélectivité est jugée nécessaire, un temps de fonctionnement au plus égal à 1 s est
admis dans les circuits de distribution sans tenir compte de la tension de contact.
Installations électriques 1, cours 9.28

Remarque 3 :

En schéma IT, lorsque les masses sont mises à la terre individuellement ou par groupes, les
conditions du schéma IT indiquées en remarque 2 doivent être respectées (voir NF C 15-100).

Protection par disjoncteur

La norme NF C 15-100 impose pour les schémas TN et IT que le seuil de déclenchement


magnétique du disjoncteur soit inférieur au courant de court-circuit minimal. De plus, la
temporisation éventuelle du disjoncteur doit être inférieure au temps de coupure maximal
défini dans les tableaux 9.18 et 9.19.

Pour un disjoncteur et une section de conducteur donnés, il existe donc une longueur
maximale du circuit à ne pas dépasser afin de respecter les contraintes concernant la
protection des personnes contre les contacts indirects.

Dans ce qui suit, on applique la méthode conventionnelle pour déterminer les longueurs
maximales des circuits. Celle-ci est plus pénalisante que la méthode des impédances, mais
peut être appliquée en effectuant manuellement les calculs.

Dans la méthode conventionnelle, on néglige l'influence de la réactance des conducteurs pour


des sections inférieures à 150 mm2.

Pour les fortes sections, on tiendra compte de l'influence de la réactance en divisant Lmax par :
- 1.15 pour une section de 150 mm2,
- 1.20 pour une section de 185 mm2,
- 1.25 pour une section de 240 mm2,
- 1.30 pour une section de 300 mm2,

Schéma TN

La longueur maximale d'un circuit en schéma TN est:

0.8 × Vn × S ph
Lmax = (9.11)
ρ × (1 + m ) × I m

Lmax : longueur maximale en m.


Vn : tension simple en volts.
S ph : section des phases en mm2.
ρ : résistivité des conducteurs prise égale à 1.5 fois celle à 20 °C
( ρ = 0.027 Ω.mm2/m pour le cuivre ; ρ = 0.043 Ω.mm2/m pour l’aluminium).
S ph :section des phases
m=
S PE :section du conducteur de protection
Im : courant de fonctionnement du déclencheur magnétique du disjoncteur.
Installations électriques 1, cours 9.29

Schéma IT

La longueur maximale d'un circuit en schéma IT est :

- si le conducteur neutre n'est pas distribué:

0.8 × 3 × Vn × S ph
Lmax = (9.12)
2 ρ × (1 + m ) × I m

- si le conducteur neutre est distribué :

0.8 × Vn × S1
Lmax = (9.13)
ρ × (1 + m ) × I m

⎧⎪= S ph si le départ considéré ne comporte pas de neutre


S1 : ⎨
⎪⎩ = S neutre si le départ considéré ne comporte un neutre

Schéma TT

Aucune condition sur la longueur de la canalisation n'est imposée car la protection des
personnes est réalisée par le dispositif différentiel résiduel.
t

t0

I0 I

Figure 9.10 : Courbe de fusion d’un fusible

A partir de la courbe de fusion du fusible, on détermine le courant I a assurant la fusion du


fusible dans le temps t0 spécifié dans les tableaux 9.18 et 9.19 (voir figure 9.10). On calcule
alors la longueur maximale de la canalisation de la même façon que pour le disjoncteur en
remplaçant I m par I a .

Application

En pratique, la vérification de la section de la canalisation par rapport à la protection des


personnes contre les contacts indirects consiste à s'assurer que la longueur de la canalisation
est inférieure à Lmax pour un schéma donné.

Si la longueur de la canalisation est supérieure à Lmax , on peut prendre les mesures


suivantes:
Installations électriques 1, cours 9.30

- choisir un disjoncteur (ou un déclencheur) avec un seuil magnétique plus bas si les
contraintes de sélectivité le permettent ;
- installer un disjoncteur différentiel résiduel pour les schémas TNS et IT (en TNC, il n'est
pas possible d’utiliser des disjoncteurs différentiels résiduels) ;
- prendre des sections de conducteurs de phase et de protection plus importantes, vérifiant
la condition sur la longueur maximale.

9.2.10. Vérification des contraintes thermiques des conducteurs

Lors du passage d'un courant de court-circuit dans les conducteurs d'une canalisation pendant
un temps très court (jusqu'à cinq secondes), l'échauffement est considéré adiabatique ; cela
signifie que l'énergie emmagasinée reste au niveau du métal de l'âme et n'est pas transmise à
l'isolant. Il faut donc vérifier que la contrainte thermique du court-circuit est inférieure à la
contrainte thermique admissible du conducteur :

2
tc I cc ≤ k2 S2 (9.14)

tc : temps de coupure du dispositif de protection en seconde.


S : section des conducteurs en mm2,
I cc : courant de court-circuit en A,

La valeur de k dépend du matériau de l'âme et de la nature de l'isolant (voir tableau 9.20).

Tableau 9.20 : Valeur du coefficient k conformément à la norme NF C15-100

Isolant
PVC PR
Ame
Cuivre 115 143
Aluminium 74 87

Si le temps de coupure est donné, la section doit satisfaire la condition :

I cc
S≥ × tc (9.15)
k

Protection par disjoncteur

La vérification doit être faite pour le courant de court-circuit maximal au niveau du


disjoncteur considéré.

Les courbes des catalogues des constructeurs donnent le temps de coupure maximal du
disjoncteur. Lorsque le déclenchement du disjoncteur est temporisé, le temps de coupure est
pris égal à la temporisation.

Pour la vérification des contraintes thermiques, la valeur du courant de court-circuit doit être
calculée avec une résistivité ρ des conducteurs prise égale à 1.5 fois celle à 20 °C :
- ρ = 0.027 Ω.mm2/m pour le cuivre,
- ρ = 0.043 Ω.mm2/m pour l’aluminium.
Installations électriques 1, cours 9.31

Cas des disjoncteurs limiteurs de courant

Lors d'un court-circuit, les disjoncteurs limiteurs ont la particularité de ne laisser passer qu'un
courant inférieur au courant de défaut présumé (voir figure 9.11).

La canalisation protégée par ce type d'appareil ne subit donc pas la contrainte thermique de
I cc calculé (présumé), mais une contrainte plus faible définie par les courbes de limitation des
constructeurs données pour chaque type de disjoncteur.

Figure 9.11 : Courbe de limitation de courant

2
Les courbes de limitation fournissent la contrainte thermique tc I cc exprimée en A2 × seconde.

Exemple

On désire vérifier la contrainte thermique d'un conducteur en cuivre de 6 mm2 isolé au PVC
protégé par un disjoncteur Merlin Gerin Compact NS 80H-MA 380/415 V équipé d'un relais
thermique LR2-D33 63.

La contrainte thermique admissible par le câble est :

k 2 S 2 = (115 ) × 62 = 4.76 ×105 A2.s


2

Les courbes de limitation de la figure 9.12 donnent la contrainte thermique maximale du


disjoncteur : 2 ×105 A2.s.

Le câble est donc protégé jusqu'au pouvoir de coupure du disjoncteur.

Protection par fusible.

Le courant le plus contraignant est le courant de court-circuit minimal à l'extrémité de la


canalisation.

Le temps de fusion t f du fusible correspondant à L3cc min doit vérifier la relation :

2 2 2
t f I cc min ≤ k S (9.16)
Installations électriques 1, cours 9.32

Figure 9.12 : Courbe de limitation en contrainte thermique des disjoncteurs Merlin Gerin
Compact NS 80H-MA-380/415 V

9.3. Détermination des sections de conducteurs en moyenne tension (suivant la


norme NF C 13-205)

9.3.1. Principe de la méthode

La méthode de détermination de la section des conducteurs en moyenne tension consiste à :


- déterminer le courant maximal d'emploi I B des récepteurs à alimenter ;
- déterminer la section S1 satisfaisant l'échauffement de l'âme du câble en régime de
fonctionnement normal, qui peut être permanent ou discontinu. Cette étape nécessite la
connaissance :
- des conditions d'installation réelles de la canalisation, par conséquent du facteur de
correction global f ;
Installations électriques 1, cours 9.33

- des valeurs des courants admissibles des différents types de câble dans les conditions
standards d'installation ;
- déterminer la section S2 nécessaire à la tenue thermique du câble en cas de court-circuit
triphasé ;
- déterminer la section S3 nécessaire à la tenue thermique de l'écran du câble en cas de
court-circuit à la terre ;
- vérifier éventuellement la chute de tension dans la canalisation pour la section S
retenue. La section technique S à retenir est la valeur maximale des sections S1 , S2 et
S3 ;
- éventuellement, calculer et choisir la section économique.

9.3.2. Détermination du courant maximal d'emploi

Le courant maximal d'emploi I B est déterminé sur la base de la somme des puissances des
récepteurs alimentés, en appliquant si nécessaire des coefficients d'utilisation et de
simultanéité.

En moyenne tension, une canalisation alimente le plus souvent un seul récepteur


(transformateur, moteur, four, chaudière), dans ce cas I B est pris égal au courant assigné de
l'appareil.

9.3.3. Courants admissibles dans les canalisations

Règles générales

C'est le courant maximal que la canalisation peut véhiculer en permanence sans préjudice
pour sa durée de vie.

Les courants admissibles dans les câbles sont donnés dans les normes ou par les constructeurs
pour des conditions standards d’installation.

Pour déterminer le courant admissible par une canalisation dans les conditions réelles
d'installation, il faut procéder de la façon suivante :

- à l’aide du tableau 9.21, définir le mode de pose, son numéro de colonne des tableaux
associé et les facteurs de correction à appliquer ;
- à partir des conditions d'installation et d'ambiance, déterminer les valeurs des facteurs de
correction qui doivent être appliqués (voir tableaux 9.22 à 9.26) ;
- calculer le facteur de correction global f égal au produit des facteurs de correction ;
- à l'aide du tableau 9.17 pour les câbles isolés au papier imprégné et des tableaux 9.28 à
9.32 pour les câbles avec isolant synthétique, déterminer le courant maximal I 0
admissible par la canalisation dans les conditions standards ( f0 à f6 = 1 ) ;
- calculer le courant maximal admissible par la canalisation en fonction de ses conditions
d'installation : I a = f I 0
Installations électriques 1, cours 9.34

Modes de pose

Le tableau 9.21 indique, pour chaque mode de pose, la colonne des tableaux des courants
admissibles à utiliser pour le choix de la section des conducteurs (voir tableaux 9.27 à 9.32).

Le facteur f0 correspond au mode de pose ; les facteurs f0 à f6 sont explicités dans les
tableaux 9.22 à 9.26.

Tableau 9.21 : Modes de pose

Colonne
Facteurs de correction
Modes de pose Exemple des
f0 à appliquer
tableaux

A Conduits en
montage (3) 0.90 f1 f5
apparent

B Conduits en
montage (3) 0.90 f1 f5
encastré

F Pose sur
chemins
(3) 1 f1 f5
de câbles ou
tablettes

G Pose sur
corbeaux
(3) 1 f1 f5
ou sur échelles à
câbles

H Goulottes
(3) 0.90 f1 f5
(fermées)

J Gouttière
(Goulottes (3) 1 f1 f6
ouvertes)

L1 Conduits dans
caniveaux
(3) 0.80 f1 f5
ouverts
ou ventilés
Installations électriques 1, cours 9.35

Tableau 9.21 (suite) : Modes de pose

Facteur de
Colonne correction à
Modes de pose Exemple des appliquer
tableaux
f0

L3 Pose directe dans


caniveaux ouverts ou (3) 0.90 f1 - f5
ventilés

L4 Pose direct dans


(3) 0.80 f1 - f5
caniveaux fermés

L5 Pose directe dans


des caniveaux (3) 0.80 f1 - f5
remplis de sable

N Alvéoles (3) 0.90 f1 - f5

P Blocs
(3) 0.90 f1 - f5
manufacturés

P D

S1 Enterré
directement (câbles 1 f2 f3 f4
armés) (1) (2)

S2 Enterré avec
(1) (2) 1 f2 f3 f4
protection mécanique

S3 Enterré dans des


(1) (2) 0.80 f2 f3 f4
fourreaux
Installations électriques 1, cours 9.36

Tableau 9.21 (fin) : Modes de pose

Facteurs de
Colonne des
Modes de pose Exemple correction à
tableaux f0
appliquer
S4 Câbles posés en
trèfle sur caniveau
préfabriqué, enterré
directement dans le sol (1) (2) 0.80 f2 f3 f4
avec, éventuellement,
apport de remblai
contrôlé
S5 Câbles unipolaires P D
posés en caniveaux
individuels, enterrés
directement dans le sol 0.80 f2 f3 f4
(1) (2)
avec, éventuellement,
apport de remblai
contrôlé
S6 Câbles unipolaires
posés en nappe
espacée dans un
caniveau préfabriqué,
(1) (2) 0.80 f2 f3 f4
enterré directement
dans le sol avec,
éventuellement, apport
de remblai contrôlé
V Lignes aériennes

(3) 1.1 f1 - -

P : régime permanent D : régime discontinu

Facteurs de correction pour des températures ambiantes différentes de 30 °C (câbles posés


dans l’air) : f1

Tableau 9.22 : Facteurs de correction pour des températures ambiantes différentes de 30 °C


(câbles posés dans l’air)
Température Nature de l’isolant
°C PVC – PE PR – EPR
10 1.22 1.15
15 1.17 1.12
20 1.12 1.08
25 1.06 1.04
30 1.00 1.00
35 0.94 0.96
40 0.87 0.91
45 0.79 0.87
50 0.71 0.82
55 0.61 0.76
Installations électriques 1, cours 9.37

Facteurs de correction pour des températures du sol différentes de 20 °C (câbles enterrés) :


f2

Tableau 9.23 : Facteurs de correction pour des températures du sol différentes de 20 °C


(câbles enterrés)
Température Nature de l’isolant
°C PVC – PE PR – EPR
0 1.18 1.13
5 1.14 1.10
10 1.10 1.07
15 1.05 1.04
20 1.00 1.00
25 0.95 0.96
30 0.89 0.93
35 0.84 0.89
40 0.77 0.85
45 0.63 0.76
50 0.45 0.65
60 - 0.60
70 - 0.53
75 - 0.46
80 - 0.38

Facteurs de correction pour des résistivités thermiques du sol différentes de 1K.m/W


(câbles enterrés) : f3

Tableau 9.24 : Facteurs de correction pour des résistivités thermiques du sol différentes de
1K.m/W (câbles enterrés)
Résistivité
Ensemble de
thermique Câbles
Humidité Nature du terrain trois câbles
du sol tripolaires
unipolaires
(km/W)
Terrain très
0.5 1.25 1.20
humide
Terrain
0.7 1.14 1.10
humide
Terrain dit
0.85 1.06 1.05
normal Argile
1 Terrain sec et 1.00 1.00
sable
calcaire
1.2 0.93 0.95
Terrain très
1.5 Cendres 0.85 0.88
sec
et
2 0.75 0.79
mâchefer
2.5 0.68 0.72
3 0.62 0.68
Installations électriques 1, cours 9.38

Facteurs de correction pour groupement de plusieurs canalisations (câbles enterrés) : f 4

Tableau 9.25 : Facteurs de correction pour groupement de plusieurs canalisations (câbles


enterrés) :

Distances entre câbles « a »


Nombre de
Un
circuits Nulle
diamètre de 0.125 m 0.25 m 0.5 m
(câbles jointifs)
câble
2 0.75 0.80 0.85 0.90 0.90
3 0.65 0.70 0.75 0.80 0.85
4 0.60 0.60 0.70 0.75 0.80
5 0.55 0.55 0.65 0.70 0.80
6 0.50 0.55 0.60 0.70 0.80
Détermination de la distance « a » dans le cas de câbles unipolaires posés en nappe ou en
trèfle et de câbles tripolaires

Câbles unipolaires Câbles tripolaires

Facteurs de correction pour groupement de plusieurs circuits ou de plusieurs câbles (câbles


posés dans l'air et à l'abri du rayonnement solaire direct) : f5 , f6

Tableau 9.26 : Facteurs de correction pour groupement de plusieurs circuits ou de plusieurs


câbles (câbles posés dans l'air et à l'abri du rayonnement solaire direct)
Nombre de circuits ou de câbles
Modes de multiconducteurs
Dispositions
pose
2 3 4 6 >9
f5 Sur tablettes horizontales non perforées 0.85 0.80 0.75 0.70 0.70

f6 Sur tablettes horizontales perforées ou


0.90 0.80 0.80 0.75 0.75
sur corbeaux

Valeurs des courants admissibles dans les câbles, dans les conditions standards
d'installation ( f0 à f6 )

Les références (1), (2) et (3) des tableaux 9.27 à 9.32 correspondent aux numéros de colonne
indiqués dans le tableau 9.21.

Câbles isolés au papier imprégné

Les câbles isolés au papier imprégné ne sont plus fabriqués depuis plusieurs années.
Toutefois, pour des besoins de calcul sur des installations existantes, les courants admissibles
peuvent être calculés avec une approximation de ± 5 % à l'aide de la formule suivante :

I = 10 B × S A (9.17)
Installations électriques 1, cours 9.39

I : intensité admissible, en A,
S : section nominale du câble, en mm2,
A et B : sont des coefficients donnés pour chaque type de câbles (voir tableau 9.27).

Câbles avec isolant synthétique

La méthode détaillée de calcul des courants admissibles dans les câbles en régime permanent
est présentée dans la nonne CEI 60287.

Les valeurs des courants admissibles sont données dans les tableaux 9.28 à 9.32, suivant le
type de conducteur, la nature de l'isolant et la tension assignée.

La tension assignée, pour laquelle un câble est conçu, s'exprime par un ensemble de trois
valeurs, en kV, sous la forme U 0 U ( U m ), avec :
- U 0 : tension entre l'âme d'un conducteur et un potentiel de référence (écran ou terre).
- U : tension entre les âmes de deux conducteurs de phase.
- U m : tension maximale qui peut apparaître entre les phases du réseau dans les conditions
normales d'exploitation.

Tableau 9.27 : Valeurs des coefficients A et B pour les câbles isolés au papier imprégné
Cuivre Aluminium
Canalisations Colonnes
A B A B
Câbles tripolaires (1) 0.540 1.446 0.549 1.321
à champs (2) 0.543 1.492 0.544 1.386
non radial (3) 0.588 1.371 0.598 1.293
3 câbles (1) 0.556 1.269 0.571 1.130
unipolaires (2) 0.567 1.286 0.573 1.179
(3) 0.587 1.196 0.605 1.064
Câbles tripolaires (1) 0.581 1.215 0.594 1.089
à champ radial (2) 0.573 1.264 0.578 1.155
(3) 0.600 1.117 0.608 1.004

L'expression de la tension assignée diffère selon que le câble est du type à champ radial ou
non. Pour un câble à champ radial, U 0 est différent de U , les deux valeurs étant en général
dans le rapport 3.

Par contre, du fait de sa constitution, un câble à ceinture (champ non radial) présente un
niveau d’isolement équivalent entre deux phases et entre une phase et l’écran. Il en résulte
que U 0 et U ont des valeurs identiques.
Installations électriques 1, cours 9.40

Tableau 9.28 : Courants admissibles dans les câbles tripolaires à champ non radial de tension
assignée inférieure ou égale à 6/6 (7.2) kV
Section
Isolé PVC nominale Isolé EPR ou PR
(mm2)*
(1) (2) (3) Cuivre (1) (2) (3)
78 78 62 10 86 94 78
94 100 81 16 110 120 100
120 130 105 25 145 155 130
145 160 130 35 170 190 165
185 205 165 50 215 240 205
225 250 205 70 260 295 255
270 300 250 95 315 355 310
310 345 290 120 360 405 360
345 390 330 150 405 455 410
385 430 370 185 450 505 460
445 500 440 240 525 590 550
(1) (2) (3) Aluminium (1) (2) (3)
56 61 48 10 67 73 60
72 79 62 16 86 94 79
94 100 82 25 110 120 105
115 125 100 35 135 145 125
145 160 130 50 165 185 160
175 195 160 70 205 230 295
210 235 195 95 245 275 240
240 270 255 120 280 315 280
270 300 255 150 315 355 320
300 335 285 185 350 395 360
350 390 345 240 410 460 430

Tableau 9.29 : Courants admissibles dans les câbles constitués par trois câbles unipolaires de
tension assignée inférieure ou égale à 6/10 (12) kV
Section
nominale Isolé PVC Isolé PE * Isolé EPR ou PR
(mm2)
cuivre (1) (2) (3) (1) (2) (3) (1) (2) (3)
10 80 89 71 86 97 76 99 110 93
16 105 115 95 110 125 100 125 145 120
35 135 150 125 140 160 130 165 185 160
35 160 180 150 170 195 160 195 225 200
50 190 215 180 200 230 190 230 265 235
70 235 265 230 245 285 240 285 325 295
95 285 320 280 295 340 295 340 390 360
120 320 365 320 335 385 340 385 445 420
150 360 410 370 375 435 385 430 500 475
185 410 470 425 425 490 445 485 560 550
240 475 540 500 490 570 530 560 650 650
300 540 610 580 550 640 600 630 730 740
400 610 700 670 600 690 700 720 840 860
500 680 780 760 700 810 790 800 940 990
630 770 880 870 790 920 920 910 1060 1140
800 850 980 990 870 1010 1040 1000 1170 1300
1000 830 1070 1110 950 1100 1160 1100 1270 1450
1200 980 1130 1210 1000 1160 1260 1160 1350 1570
1400 1030 1190 1290 1050 1220 1350 1220 1420 1680
1600 1080 1250 1360 1100 1280 1420 1280 1480 1770
Installations électriques 1, cours 9.41

Tableau 9.29 suite : Courants admissibles dans les câbles constitués par trois câbles
unipolaires de tension assignée inférieure ou égale à 6/10 (12) kV
Section
nominale Isolé PVC Isolé PE* Isolé EPR ou PR
(mm2)
Aluminium (1) (2) (3) (1) (2) (3) (1) (2) (3)
10 62 60 55 67 76 59 77 87 72
16 80 89 73 86 97 78 98 110 95
35 105 115 96 110 125 100 125 145 125
35 125 180 115 130 150 125 150 175 150
50 150 170 140 160 180 150 180 205 185
70 180 205 175 190 220 185 220 250 230
95 220 250 115 230 265 230 260 300 280
120 250 285 250 260 300 265 300 345 325
150 280 320 285 290 335 300 335 385 370
185 320 365 330 330 380 345 380 440 425
240 370 425 390 385 445 410 440 510 510
300 420 485 455 435 500 470 500 580 580
400 480 550 530 495 580 550 570 660 680
500 540 630 610 560 650 640 640 750 790
630 620 720 710 640 750 750 740 860 920
800 700 810 820 720 840 860 830 970 1070
1000 780 900 940 800 930 980 920 1070 1220
1200 840 970 1030 860 1000 1080 990 1150 1340
1400 890 1030 1110 910 1060 1160 1050 1230 1450
1600 940 1080 1180 950 1110 1230 1100 1290 1530
* pour les câbles dont l’isolation est en polyéthylène haute densité (PEHD), les valeurs sont à multiplier par :
1.05 pour les colonnes (1) et (2) ; 1.06 pour la colonne (3)
Installations électriques 1, cours 9.42

Tableau 9.30 : Courants admissibles dans les câbles constitués par trois câbles unipolaires de
tension assignée supérieure ou égale à 6/6 (12) kV et inférieure ou égale à 18/30 (36) kV
Section nominale
Isolé PE * Isolé EPR ou PR
(mm2)
(1) (2) (3)* cuivre (1) (2) (3)
110 125 105 16 125 140 130
140 160 135 25 165 185 170
170 195 165 35 195 220 200
200 230 200 50 230 260 245
250 280 250 70 280 320 305
295 335 300 95 335 385 375
335 385 350 120 385 440 425
375 430 395 150 430 495 485
425 490 455 185 490 560 560
490 560 530 240 560 650 660
550 640 610 300 640 730 750
630 720 710 400 720 830 870
700 810 810 500 810 940 1000
790 920 930 630 910 1060 1150
870 1010 1050 800 1010 1170 1300
960 1100 1180 1000 1110 1280 1470
1010 1170 1270 1200 1180 1360 1590
1070 1240 1360 1400 1240 1440 1700
1110 1290 1430 1600 1290 1500 1790
(1) (2) (3) aluminium (1) (2) (3)
86 96 81 16 98 110 99
110 125 105 25 125 140 130
130 150 130 35 150 170 160
155 180 155 50 180 205 190
190 220 190 70 220 250 235
230 260 235 95 260 300 290
260 300 270 120 300 340 330
290 335 305 150 335 385 375
330 380 355 185 380 430 430
385 445 420 240 440 510 510
435 500 480 300 500 570 590
495 570 560 400 570 660 680
560 650 650 500 640 740 790
640 740 750 630 740 850 930
720 830 860 800 830 960 1060
800 930 990 1000 930 1070 1230
860 1000 1090 1200 1000 1160 1350
920 1060 1170 1400 1060 1230 1450
960 1110 1240 1600 1100 1290 1540
* Pour les câbles dont l’isolation est en polyéthylène haute densité (PEHD), les valeurs sont à multiplier
par : 1.05 pour les colonnes (1) et (2) ; 1.06 pour la colonne (3)
Installations électriques 1, cours 9.43

Tableau 9.31 : Courants admissibles dans les câbles tripolaires à champ radial de tension
assignée inférieure ou égale à 6/10 (12) kV
Section
nominale Isolé PVC Isolé PE* Isolé EPR ou PR
(mm2)
Cuivre (1) (2) (3) (1) (2) (3) (1) (2) (3)
10 80 87 71 85 94 75 97 110 92
16 100 115 90 110 120 98 125 140 120
25 130 145 120 140 155 125 160 180 155
35 160 175 145 165 190 155 190 215 190
50 185 205 175 195 220 185 225 250 225
70 230 255 215 240 270 230 275 310 280
95 275 305 260 285 320 275 330 370 340
120 310 345 300 325 365 315 370 420 385
150 345 385 340 365 415 365 420 475 445
185 390 435 385 410 465 410 470 535 510
240 450 500 450 475 530 485 540 610 590
300 500 560 520 530 605 560 610 690 680
Aluminium (1) (2) (3) (1) (2) (3) (1) (2) (3)
10 62 68 55 66 73 58 75 84 71
16 79 87 71 84 94 76 96 110 92
25 100 115 93 110 120 99 125 140 120
35 120 135 115 130 145 120 150 156 145
50 145 160 135 150 170 140 175 195 175
70 180 195 165 185 210 175 215 240 215
95 210 235 205 220 250 215 255 285 260
120 240 270 235 250 285 245 290 325 300
150 270 300 265 285 325 280 325 370 345
185 305 340 300 320 360 320 365 415 395
240 350 390 355 370 420 380 425 480 465
300 395 440 405 420 475 435 480 540 530
* pour les câbles dont l’isolation est en polyéthylène haute densité (PEHD), les valeurs sont à multiplier par :
1.05 pour les colonnes (1) et (2) ; 1.06 pour la colonne (3)

9.3.4. Contraintes thermiques des conducteurs en cas de court-circuit et détermination


de la section S2

La contrainte thermique des conducteurs actifs doit être vérifiée pour le courant de court-
circuit maximal à l'origine du câble. Il est calculé par la méthode des impédances en tenant
compte de la participation de l'ensemble des éléments du réseau.

Dans le cas d'une installation avec groupe de production interne, la contrainte thermique est
établie sur la base du courant de court-circuit pendant la période transitoire, celle-ci
correspond approximativement au temps d'élimination du court-circuit.

Pour une durée de court-circuit inférieure à cinq secondes, l'échauffement du câble est
considéré adiabatique; cela signifie que l'énergie emmagasinée reste au niveau de l'âme et
n'est pas transmise à l'isolant. Les calculs thermiques sont alors simplifiés, ils sont présentés
ci-dessous.
Installations électriques 1, cours 9.44

Tableau 9.32 : Courants admissibles dans les câbles tripolaires à champ radial de tension
assignée inférieure ou égale à 6/6 (7.2) kV
Section
nominale Isolé EPR ou PR
(mm2)
Cuivre (1) (2) (3)
16 125 140 125
25 160 175 160
35 190 210 195
50 225 250 230
70 270 305 280
95 330 370 345
120 370 420 395
150 415 465 450
185 465 525 510
240 540 610 600
Aluminium (1) (2) (3)
16 96 105 95
25 125 135 125
35 145 165 150
50 175 195 175
70 210 235 220
95 255 285 265
120 290 325 305
150 320 360 345
185 360 410 395
240 420 475 470

Remarques :

Pour vérifier les contraintes thermiques des conducteurs de protection et des liaisons
équipotentielles, il faut prendre en compte le courant de défaut à la terre.

Méthode générale

Les résultats des calculs d'échauffement sont représentés par les courbes de la figure 9.13.
Elles donnent les densités de courant admissibles δ 0 dans différents types de câbles pour une
durée de court-circuit d'une seconde, en fonction de la température du câble avant le court-
circuit.

La section minimale du conducteur satisfaisant l'échauffement en cas de court-circuit est


déterminée par la formule :

I cc
S = (9.18)
δ
I cc : intensité de court-circuit maximal, en A,
δ : densité de courant admissible, en A/mm2 ;

Pour une durée de court-circuit différente de 1 seconde, on a : Dans ce cas, la section du


conducteur doit satisfaire la condition :
Installations électriques 1, cours 9.45

δ0
δ = (9.19)
t
t : durée du court-circuit.

Figure 9.13 : Court-circuit dans l’âme

Méthode simplifiée

Elle suppose que la température du câble avant le court-circuit est égale à la température
admissible en régime permanent.

Dans ce cas, la section du conducteur doit satisfaire la condition suivante :

I cc
S≥ t (9.20)
k
I cc : courant de court-circuit maximal,
t : durée du court-circuit.
k : coefficient dont la valeur est donnée dans le tableau 9.33.

Pour les conducteurs de protection, le courant à prendre en compte est le courant de défaut à
la terre I d .
Installations électriques 1, cours 9.46

Tableau 9.33 : Valeurs du coefficient k

Isolants
PVC – PE PR – EPR
Conducteurs actifs
‐ en cuivre 115 143
‐ en aluminium 75 94
Conducteurs de protection a b a b
‐ en cuivre 143 115 176 143
‐ en aluminium 95 75 116 94
‐ en acier 52 - 64 -
a : conducteurs de protection non incorporés aux câbles
b : conducteurs de protection incorporés aux câbles

9.3.5. Courants de courte durée admissible dans les écrans de câbles à isolation
synthétique extrudée (détermination de S3 )

Dans le cas d'un court-circuit phase-écran, la contrainte thermique résultant du passage du


courant de défaut I d pendant un temps t , ne doit pas dépasser le tenue thermique de l'écran
du câble. I d est le courant de défaut à la terre.

Le calcul de la surintensité admissible dans les écrans de câbles dépend de la constitution de


cet écran et du type de câble.

En l'absence d'indications, les valeurs des tableaux 9.35, 9.36 et 9.37 peuvent être utilisées.
Ces valeurs correspondent à un écran constitué par un ruban de cuivre de 0.1 mm d'épaisseur
posé rubané avec un recouvrement de 15 %.

Le tableau 3.34 donne, pour chaque type d'isolant, les températures en service normal et en fin
de surintensités retenues pour les calculs de l'échauffement des écrans de câbles.

Tableau 9.34 : Conditions de température retenues pour le calcul


Température sur écran Température finale après
Type d’isolant
en service (°C) surintensité (°C)
PR 70 250
EPR 70 250
PE 60 150
PVC 60 160

Valeurs des courants de surinténsités admissibles dans les écrans des câbles

Voir tableaux 9.35, 9.36 et 9.37


Installations électriques 1, cours 9.47

Tableau 9.35 : Câbles unipolaires ou tripolaires à champ radial à isolants PR ou EPR-courant


de court-circuit admissible dans l’écran (A)

Tension
6/10 (12) kV 8.7/15 (17.5) kV 12/20 (24) kV 18/30 (36) kV
assignée
Durée du
0.5 s 1s 2s 0.5 s 1s 2s 0.5 s 1s 2s 0.5 s 1s 2s
court-circuit
Section du
conducteur
mm2
16 1100 900 650 1350 1000 800 1800 1400 1100
25 1200 950 700 1400 1050 800 1800 1400 1100
35 1400 1000 900 1650 1250 1000 1850 1400 1100
50 1600 1150 1000 1750 1350 1050 1950 1450 1150 2500 1950 1550
70 1750 1250 1050 1900 1450 1150 2100 1600 1250 2700 2050 1650
95 1850 1350 1100 2050 1550 1200 2200 1700 1300 2800 2150 1700
120 1900 1400 1150 2150 1650 1300 2500 1950 1550 3100 2400 1900
150 2150 1650 1300 2400 1850 1500 2600 2000 1600 3150 2450 1950
185 2400 1850 1450 2600 2000 1600 2750 2150 1700 3350 2600 2100
240 2700 2050 1650 2800 2150 1700 3100 2400 1950 3600 2750 2200
300 2800 2150 1750 3150 2400 1950 3300 2550 2050 3800 2950 2350
400 3050 2350 1800 3450 2650 2150 3650 2800 2250 4200 3300 2650
500 3400 2550 1950 3800 2950 2350 4100 3200 2550 4550 3550 2850
630 3750 3000 2300 4250 3300 2650 4450 3450 2800 4950 3850 3100
800 4400 3400 2600 4650 3600 2900 4850 3750 3000 5300 4150 3300
1000 5100 3900 3050 5200 4050 3250 5350 4200 3350 5850 4550 3650
1200 5350 4100 3300 5450 4250 3400 5650 4400 3550 6150 4800 3850
1400 5600 4400 3550 5900 4650 3650 6050 4700 3800 6550 5100 4100
1600 6000 4700 3800 6200 5200 3900 6400 5000 4000 6900 5350 4300

Tableau 9.36 : Câbles unipolaires ou tripolaires à champ radial à isolants PE-courant de court-
circuit admissible dans l’écran (A)

Tension
6/10 (12) kV 8.7/15 (17.5) kV 12/20 (24) kV 18/30 (36) kV
assignée
Durée du
0.5 s 1s 2s 0.5 s 1s 2s 0.5 s 1s 2s 0.5 s 1s 2s
court-circuit

Section du
conducteur
mm2
16 800 650 490 1000 740 560 1200 870 660
25 900 700 510 1000 750 570 1200 870 660
35 1000 750 540 1100 800 600 1200 880 660
50 1100 800 580 1150 840 640 1250 1000 770 1750 1300 990
70 1300 920 700 1350 990 760 1450 1100 820 1750 1300 1000
95 1350 1000 750 1450 1050 820 1550 1150 880 2050 1550 1200
120 1450 1050 800 1500 1150 860 1650 1200 930 2150 1650 1230
150 1550 1100 840 1600 1200 910 1700 1300 1000 2250 1700 1300
185 1650 1150 900 1700 1250 970 2000 1500 1200 2350 1800 1400
240 1800 1450 1100 2000 1550 1200 2150 1650 1250 2650 2050 1600
300 2000 1550 1200 2150 1650 1300 2300 1750 1350 2800 2150 1700
400 2300 1750 1400 2600 2000 1550 2650 2050 1600 3000 2300 1800
500 2550 1900 1500 2900 2200 1750 3050 2350 1850 3400 2600 2050
630 2750 2050 1550 3000 2300 1800 3150 2400 1900 3500 2650 2050
800 3000 2250 1700 3500 2500 2000 3450 2600 2100 3700 2800 2200
1000 3300 2400 1800 2700 2700 2100 3650 2800 2200 3950 3000 2400
1200 3550 2550 1900 2850 2850 2200 3850 2950 2300 4200 3200 2550
1400 3650 2750 2000 3900 3000 2350 4050 3100 2450 4350 3350 2650
1600 3750 2850 2100 4000 3100 2400 4150 3200 2500 4500 3400 2700
Installations électriques 1, cours 9.48

Tableau 9.37 : Câbles tripolaires à ceinture à isolant PVC de tension assignée 6/6 (7.2 kV)-
courant de court-circuit admissible dans l’écran (A)
Section du Durée de court-circuit
conducteur
0.5 s 1s 2s
mm2
10 1550 1200 980
16 1700 1300 1050
25 1900 1450 1200
35 2050 1550 1250
50 2150 1600 1300
70 2300 1700 1400
95 2550 1900 1550
120 2750 2100 1650
150 2900 2200 1750
185 3350 2450 2050
240 3500 2650 2200

Exemple

Considérons un câble unipolaire isolé au PE dans un réseau 10 kV dont le courant de défaut à


la terre I d est limité à 1 000 A.

Selon le tableau 9.36, la section minimale du conducteur dépend de la durée du court-circuit:


- pour t = 0.5 s, Smin = 35 mm2,
- pour t = 1 s, Smin = 95 mm2,
- pour t = 2 s, Smin = 240 mm2.

La section S3 est choisie en fonction de I d et de la durée du court-circuit prise égale au


temps le plus long pour éliminer le défaut (par exemple, la temporisation de la protection de
secours).

9.3.6. Vérification des chutes de tension

Les chutes de tension dans les câbles moyenne tension des réseaux industriels sont en général
négligeables.

Bien que la norme NFC 13-220 ne prévoit pas la vérification des chutes de tension et ne fixe
pas les valeurs admissibles, il nous semble utile de donner la méthode de calcul pouvant être
appliquée notamment pour les canalisations de longueur importante.

Pour un circuit triphasé, la chute de tension (tension simple) est calculée par la formule :

⎛ L ⎞
ΔV = b ⎜ ρ1 cos ϕ + λ sin ϕ ⎟ × I B (9.21)
⎝ S ⎠
ρ1 : résistivité du conducteur en service normal, soit 1.25 fois celle à 20°C.
ρ1 = 0.0225 Ω.mm2/m pour le cuivre ; ρ1 = 0.036 Ω.mm2/m pour l’aluminium.
L : longueur de la canalisation, en mètre.
S : section des conducteurs, en mm2,
Installations électriques 1, cours 9.49

cos ϕ : facteur de puissance ; en l’absence d'indication précise on peut prendre cos ϕ = 0.8
( sin ϕ = 0.6)
I B : courant d'emploi, en ampère.
λ : réactance linéique des conducteurs, en Ω/m. Les valeurs de λ BT sont
- 0.08 ×10−3 Ω/m pour les câbles tripolaires ;
- 0.15 ×10−3 Ω/m pour les câbles unipolaires.

On définit la chute de tension relative :


ΔV
pour les circuits triphasés ou monophasés alimentés entre phase et neutre
Vn
Vn : tension simple nominale.

9.3.7. Détermination pratique de la section minimale d’un câble moyenne tension

Conditions
d’installation des Détermination
câbles de IB

Détermination de la Courant Détermination de la section S1 du câble pouvant véhiculer


colonne des tableaux et du équivalent (1)
facteur de IZ dans les conditions standards de l’installation en
IB
correction global f Iz = fonction de la nature du câble, son isolation et sa tension
f assignée (voir tab. 9.27 à 9.32)
(voir tableau 3.21)

Contrainte I
thermique S2 ≥ cc max t
Iccmax k

Contrainte
S3 = fonction ( I d . t )
thermique
écran Id (voir tab. 3.35 à 3.37)

Vérification de S = max( S1 , S2 , S3 )
la chute
de tension

Eventuellement (1) I Z est un courant équivalent qui, dans les conditions


choix de la standards d’installation, provoque le même effet thermique
section
économique que I B dans les conditions réelles d’installation

Figure 9.14 : Logigramme pour la détermination de la section minimale d’un câble en


moyenne tension
Installations électriques 1, cours 9.50

9.3.8. Conditions de mise à la terre des écrans de câbles

Câbles unipolaires

Le passage d'un courant dans l'âme du câble donne naissance à une tension induite dans
l'écran. Cette tension dépend de la disposition géométrique des câbles, de la longueur et du
courant véhiculé :
⎛ 2a ⎞
E0 = 0.145 × log10 ⎜ ⎟ × l × I (9.22)
⎝ d ⎠
a : distance entre axes des câbles (mm),
d : diamètre moyen de l'écran (mm),
l : longueur de la liaison (km),
I : intensité transitée dans l'âme (A).

Pour des longueurs importantes de liaison, E0 peut atteindre des valeurs dangereuses pour les
personnes. La norme prévoit la mise à la terre de l'écran aux deux extrémités lorsque E0
risque de dépasser la limite de 50 V en régime permanent.

Par contre, la mise à la terre de l'écran aux deux extrémités donne lieu à des courants de
circulation en permanence dans l'écran.

Pour une mise à la terre de l'écran à une seule extrémité, lors d'un court-circuit, le potentiel
induit sur la deuxième extrémité peut être très élevé et faire claquer l'isolation de l'écran au
niveau du raccordement. Il faudra donc prendre les précautions nécessaires.

Calcul du courant de circulation dans les écrans mis à la terre aux deux extrémités

Lors d'un régime permanent équilibré (ou d'un court-circuit triphasé), la tension induite dans
les écrans mis à la terre aux deux extrémités provoque la circulation d'un courant triphasé.

Ce courant est donné par la formule :


E0
I0 = (9.23)
Re2 + X e2
⎛ 2a ⎞
avec X e = 0.145 × log10 ⎜ ⎟ × l
⎝ d ⎠

Effet thermique dans les écrans de câbles

Comme nous l'avons étudié dans l'exemple précédent, lorsque l'écran est mis à la terre aux
deux extrémités, la circulation permanente du courant induit dans l'écran, provoque un
échauffement supplémentaire dans le câble et réduit par conséquent son intensité admissible.

Généralement, ce phénomène n'est à prendre en compte que pour les câbles de section
supérieure à 240 mm2.

On peut appliquer la règle suivante :


- écran mince et sans armure, pour S < 1 000 mm2 le courant admissible est réduit de 5 % ;
- écran non mince et sans armure, le courant admissible est à réduire de :
Installations électriques 1, cours 9.51

- 5 % pour 240 mm2 ≤ S ≤ 800 mm2


- 10 % pour S > 800 mm2 ;
- câbles avec écran et armure, le courant admissible est à réduire de :
- 5 % pour 240 mm2 ≤ S ≤ 400 mm2,
- 10 % pour 5000 mm2 ≤ S ≤ 800 mm2,
- 15 % pour S > 800 mm2.

Câbles tripolaires

Pour les câbles tripolaires à ceinture (l'écran métallique entoure les trois âmes) le champ
électromagnétique est nul en régime équilibré.

En régime normal de fonctionnement, il n’y a pas de courant de circulation dans l’écran.

9.4. Calcul de la section économique

Les méthodes décrites dans les sections 9.1 et 9.2, conduisent aux choix de la section
technique des canalisations, satisfaisant les différentes contraintes thermiques, de chutes de
tension et de protection des personnes.

Mais il peut être utile de tenir compte du critère économique, basé sur le coût d'investissement
et les frais d'exploitation, pour la recherche d'une section optimale.

Le coût de l'investissement se compose essentiellement:


- du coût du câble, fonction linéaire de la section S et de la longueur L , soit K1L + K 2 L S ;
- du coût des travaux de génie civil et de pose, fonction de la longueur et indépendant de la
section dans un intervalle limité, soit K3 L .

Les frais d'exploitation comportent les pertes Joule dans le câble et les frais d'entretien.
Pour le calcul de la section économique, on ne tient compte que des pertes Joule w relatives à
la canalisation :

L 2 HC
w = n× ρ ×I euros (9.24)
S 1000
n : nombre de conducteurs actifs.
ρ : résistivité du conducteur en service normal, soit 1.25 fois celle à 20°C.
ρ = 0.025 Ω.mm2/m pour le cuivre ; ρ1 = 0.036 Ω.mm2/m pour l’aluminium.
L : longueur de la liaison.
S : section des conducteurs.
I : courant véhiculé, supposé constant, en A.
H : nombre d'heure d'utilisation de la liaison (pour une année H = 8 760 heures).
C : coût du kWh, €/kWh.

Le coût d'investissement et le coût des pertes w n'ont pas la même échéance, il est nécessaire
de les rendre homogène afin d'effectuer leur sommation. Ceci peut se faire par exemple en
actualisant les coûts d'exploitation payés à la fin des années successives, c'est-à-dire en les
ramenant à l'époque de l'achat de la liaison.
Installations électriques 1, cours 9.52

Si N (années) est la durée d'amortissement prévu pour la liaison et, si le prix de l'énergie et la
charge de la liaison sont supposés constants pendant toute la période, la somme des valeurs
actualisées des pertes Joule est :

⎡ 1 1 1 ⎤ (1 + t ) N − 1
W = w⎢ + + ⋅⋅⋅⋅⋅⋅ + ⎥ = w× (9.25)
⎢⎣1 + t (1 + t ) 2
(1 + t ) N ⎥⎦ t (1 + t )
N

t étant le taux d'actualisation envisagé.

t (1 + t )
N
w
On peut écrire : W = avec A =
A (1 + t ) N − 1
Le coût total est donc :

l 2 HC
P ( S ) = K3 L + K1L + K1L S + n ρ I (9.26)
S 1000 × A

⎛ ∂P ⎞
La fonction P ( S ) passe par un minimum ⎜ = 0 ⎟ pour une section
⎝ ∂S ⎠
nρ H C
S0 = I (9.27)
K 2 A ×1000

Pour un calcul approché on peut utiliser la formule suivante :

HC
S0 = 0.26 K I mm2 (9.28)
A

avec K = 1 pour le cuivre et 1.8 pour l'aluminium.

La valeur de la section économique à retenir est la valeur normalisée la plus proche de S0 .

Avantages du surdimensionnement des câbles

- Amélioration de la qualité de la tension en régime normal, et réduction de l'amplitude des


à coups de tension lors du démarrage des moteurs ou autres.
- Présence d'une réserve de puissance offrant des possibilités d'extensions éventuelles.

Vous aimerez peut-être aussi