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Thèmes abordés

  • affaire Penelopegate,
  • historique politique,
  • crise de 1968,
  • immunité présidentielle,
  • polarisation politique,
  • Révolution française,
  • politique étrangère,
  • mécanismes de contrôle,
  • philosophie du droit,
  • droit public
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  • Révolution française,
  • politique étrangère,
  • mécanismes de contrôle,
  • philosophie du droit,
  • droit public

Dissertation droit constitutionnel :

kelyssa carré teixeira division A (20230288) - groupe 1

Comme le disait Jacques Chirac, "Le Président de la République n'est pas un citoyen comme
les autres dans notre pays, comme dans aucune démocratie."

En effet, cette citation de Jacques Chirac souligne la singularité du président de la


République, qui n'est pas simplement un citoyen ordinaire mais le garant de l'État et de ses
institutions. Celle-ci représente concrètement l'irresponsabilité présidentielle, puisque cela
implique que le président est investi de responsabilités exceptionnelles envers la nation et son
fonctionnement démocratique. Cependant, cette responsabilité ne le met pas à l'abri de toute
critique ou sanction en cas de faute grave ou de manquement à ses devoirs constitutionnels.
Ainsi, bien que le président puisse bénéficier d'une immunité pendant son mandat, cette
immunité n'est pas absolue et peut être levée dans certaines circonstances, ce qui signifie que
le président demeure, dans une certaine mesure, responsable de ses actes.

La distinction entre le président de la République et le citoyen ordinaire trouve ses origines


dans des événements historiques marquants, délimitant l'évolution des systèmes politiques et
des idées philosophiques. Un exemple significatif remonte à la Révolution française de 1789,
qui a renversé la monarchie absolue et instauré la Première République. La Constitution de
1791 a établit un régime parlementaire avec une Assemblée législative et un roi à la tête de
l'État. Toutefois, après la chute de la monarchie en 1792, la Convention nationale a été
formée, et avec elle est apparue la figure du président de la Convention, tel que Maximilien
de Robespierre. Cette fonction présidentielle était temporaire et n'avait pas le même poids
que celle établie plus tard avec la Constitution de l'an III en 1795, qui a créé le Directoire, un
exécutif collégial où le pouvoir était réparti entre cinq directeurs. Cette période a mis en
lumière la nécessité d'une autorité centrale forte pour stabiliser le gouvernement républicain.
Au cours du XIXe siècle, plusieurs pays ont expérimenté différentes formes de gouvernement
républicain, avec des variations dans les rôles et les pouvoirs du président. Aux États-Unis, la
présidence de George Washington de 1789 à 1797, a posé les bases du pouvoir exécutif dans
un système fédéral, tandis qu'en France, la Deuxième République de 1848 à 1852, a instauré
un régime présidentiel avec Louis-Napoléon Bonaparte comme président. Cependant, le coup
d'État de Louis-Napoléon en 1851 a abouti à l'établissement du Second Empire, mettant fin
temporairement à la présidence.
Le XXe siècle a également été marqué par des évolutions significatives dans la fonction
présidentielle, avec des exemples tels que la présidence de Charles de Gaulle en France, qui a
consolidé le rôle du président en tant que garant de la stabilité et de l'unité nationale. Dans le
même temps, les débats sur l'étendue des pouvoirs présidentiels et la question de la
responsabilité ont persisté, notamment avec des événements comme la crise de la Vème
République en mai 1968 en France, où le président de Gaulle a dû faire face à une
contestation sociale majeure.

Ainsi, la question de savoir si le président de la République est irresponsable soulève des


enjeux majeurs au croisement du droit, de la politique et de la philosophie. La délimitation de
ce sujet nécessite d'explorer les contours et les limites de la responsabilité présidentielle dans
le cadre d'un régime démocratique. Cela implique d'analyser les mécanismes juridiques et
constitutionnels qui encadrent la fonction présidentielle, ainsi que les normes morales et
politiques qui guident le comportement du chef de l'État. Les enjeux de cette question sont
multiples : il s'agit d'évaluer dans quelle mesure le président est tenu de répondre de ses actes,
notamment en cas de faute grave ou de violation de la Constitution, tout en considérant
l'importance de préserver l'efficacité et la stabilité de l'exécutif. Enfin, cette interrogation
soulève des débats plus larges sur la nature du pouvoir politique, la légitimité démocratique et
l'équilibre des pouvoirs au sein de l'État.

De ce fait, ce sujet revêt une pertinence particulière dans le contexte contemporain marqué
par une forte polarisation politique et des exigences croissantes en matière de transparence et
de redevabilité des gouvernants. À l'heure où les citoyens expriment de plus en plus leur
méfiance envers les élites politiques et réclament une meilleure gouvernance, l'analyse de la
responsabilité présidentielle prend une importance capitale. Des événements récents, tels que
les scandales politiques ou les crises institutionnelles, ont mis en lumière les limites et les
lacunes du système de responsabilité présidentielle. Les débats autour de l'immunité
présidentielle, des conflits d'intérêts ou encore de l'utilisation des pouvoirs exceptionnels en
période de crise, comme celle de la pandémie de COVID-19, soulignent l'urgence de clarifier
les contours de la responsabilité présidentielle dans les démocraties contemporaines.

Cela questionne donc la manière dont les mécanismes juridiques et constitutionnels,


encadrant l'immunité présidentielle, parviennent à concilier la nécessaire préservation de
l'autorité présidentielle avec les impératifs de responsabilité au sein d'un régime
démocratique.

Afin de répondre à cette problématique posée, il serait intéressant d’étudier en premier lieu,
les limites de l'immunité présidentielle dans la préservation de l'autorité présidentielle, puis
en second lieu, les défis de la responsabilité présidentielle au sein d'un régime démocratique.

I. Les limites de l'immunité présidentielle dans la préservation de l'autorité


présidentielle

L'immunité présidentielle, souvent présentée comme un pilier fondamental de l'autorité


présidentielle au sein d'un régime démocratique, suscite néanmoins des questionnements
quant à ses véritables implications. En effet, cette protection juridique accordée au président
de la République peut se révéler être une épée à double tranchant, engendrant des risques
potentiels d'abus de pouvoir si elle est perçue comme trop étendue. Dans cette perspective, il
est crucial d'analyser les limites de l'immunité présidentielle, en particulier en ce qui concerne
sa capacité à préserver l'intégrité institutionnelle et à garantir la responsabilité du chef de
l'État. Par ailleurs, les critiques émergent quant à l'efficacité même de cette immunité
présidentielle dans le maintien de la stabilité institutionnelle, mettant en lumière les défis
auxquels sont confrontés les mécanismes de protection présidentielle dans un contexte
démocratique en constante évolution.

A. Les risques d'abus de pouvoir liés à une immunité présidentielle trop étendue

En France, l'immunité présidentielle peut potentiellement engendrer des risques d'abus de


pouvoir, comme illustré par plusieurs événements et décisions juridiques. Par exemple, lors
de la présidence de Jacques Chirac, des soupçons de corruption pesaient sur lui dans plusieurs
affaires, mais en tant que président en exercice, il bénéficiait d'une immunité qui rendait
difficile toute poursuite judiciaire à son encontre. Cette immunité a été consacrée par l'article
67 de la Constitution de 1958, qui dispose que le président de la République ne peut être ni
poursuivi, ni arrêté, ni jugé pour des actes accomplis dans l'exercice de ses fonctions.
Cependant, cette immunité a été contournée dans certaines affaires, comme celle des emplois
fictifs de la mairie de Paris, où Jacques Chirac a été condamné après son mandat présidentiel.
Cette affaire a soulevé des questions sur l'efficacité de l'immunité présidentielle dans la lutte
contre la corruption et l'abus de pouvoir. De plus, la décision du Conseil constitutionnel dans
l'affaire du président Giscard d'Estaing en 1981, où il avait refusé de témoigner dans une
affaire judiciaire en invoquant son immunité présidentielle, a illustré les limites de cette
immunité dans la recherche de la vérité judiciaire. Ainsi, cette sous-partie illustre de manière
concise les risques potentiels d'abus de pouvoir associés à une immunité présidentielle
étendue, en se concentrant sur des exemples concrets en France. Il met en lumière le dilemme
entre la préservation de l'autorité présidentielle et la nécessité de garantir la responsabilité du
président de la République. L'exemple de Jacques Chirac, confronté à des accusations de
corruption pendant son mandat présidentiel et bénéficiant d'une immunité présidentielle,
soulève des interrogations sur l'équilibre entre la protection du chef de l'État et l'obligation de
rendre des comptes. De plus, la référence à la décision du Conseil constitutionnel dans
l'affaire de Valéry Giscard d'Estaing souligne les tensions entre la recherche de la vérité
judiciaire et la protection présidentielle.

Alors que les risques d'abus de pouvoir associés à une immunité présidentielle trop étendue
soulèvent des préoccupations quant à la préservation de l'intégrité démocratique et à la
reddition de comptes du chef de l'État, il est également essentiel d'examiner les critiques
concernant l'efficacité de cette immunité dans la garantie de la stabilité institutionnelle. En
effet, bien que conçue pour protéger l'autorité présidentielle, l'immunité présidentielle peut
parfois être perçue comme un obstacle à la responsabilité et à la transparence dans l'exercice
du pouvoir exécutif. Ainsi, en explorant les critiques adressées à l'immunité présidentielle,
nous pouvons mieux appréhender les défis auxquels sont confrontés les mécanismes de
protection présidentielle dans un contexte démocratique en constante évolution.

B. Les critiques quant à l'efficacité de l'immunité présidentielle dans la garantie de la


stabilité institutionnelle
En France, l'immunité présidentielle a été remise en question à plusieurs reprises, notamment
dans des affaires judiciaires impliquant des présidents en exercice ou passés. Un exemple
marquant est celui de l'affaire Cahuzac, où l'ancien président François Hollande a été critiqué
pour sa réaction face aux révélations sur les comptes bancaires cachés de son ministre du
Budget, Jérôme Cahuzac. Bien que le président Hollande n'ait pas été directement impliqué
dans l'affaire, son image et celle de son gouvernement ont été écornées par des accusations de
complaisance et d'impunité, alimentant ainsi les critiques sur l'efficacité de l'immunité
présidentielle dans la préservation de la stabilité institutionnelle. De même, l'affaire du
financement libyen présumé de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2007 a soulevé
des interrogations sur la capacité de l'immunité présidentielle à assurer la transparence et
l'intégrité du processus électoral. On peut finalement parler de l’affaire Benalla, ayant eu lieu
sous la présidence d'Emmanuel Macron, celle-ci a déclenché une crise politique majeure.
Bien que l'immunité présidentielle n'ait pas empêché les investigations, elle a suscité des
interrogations sur la réactivité de l'exécutif et sur l'efficacité des mécanismes de contrôle
interne en cas de faute commise par un proche collaborateur du président. Ces exemples
mettent en lumière les limites de l'immunité présidentielle dans le maintien de la confiance du
public et dans la protection de la stabilité institutionnelle. Ainsi, cette sous-partie offre un
examen détaillé des défis et des controverses entourant l'immunité présidentielle en France,
en se concentrant sur plusieurs affaires judiciaires impliquant des présidents en exercice ou
passés. En citant l'affaire Cahuzac, il souligne comment même lorsque les présidents ne sont
pas directement impliqués dans des actes répréhensibles, leur réaction et celle de leur
gouvernement peuvent être scrutées de près, remettant ainsi en question l'efficacité de
l'immunité présidentielle dans la préservation de la stabilité institutionnelle. De même,
l'affaire du financement libyen présumé de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy
soulève des préoccupations quant à la capacité de l'immunité présidentielle à garantir
l'intégrité du processus électoral et la transparence des pratiques politiques.

Alors que nous avons examiné les limites de l'immunité présidentielle dans la préservation de
l'autorité présidentielle, il est crucial d'explorer les défis que cela pose à la responsabilité
présidentielle au sein d'un régime démocratique. En effet, la mise en évidence de ces limites
soulève des questions fondamentales sur l'équilibre entre la protection de l'autorité
présidentielle et l'obligation pour le chef de l'État de répondre de ses actes devant la nation.
Ainsi, en abordant les défis de la responsabilité présidentielle, nous pourrons mieux
comprendre les tensions inhérentes à la préservation de l'intégrité institutionnelle et à la
reddition de comptes dans le cadre démocratique.

II. Les défis de la responsabilité présidentielle au sein d'un régime démocratique

Dans cette section, nous aborderons les défis complexes auxquels est confrontée la
responsabilité présidentielle au sein d'un régime démocratique. Tout d'abord, nous
examinerons les lacunes des mécanismes de contrôle et de sanction en cas de faute
présidentielle, mettant en lumière les défis pratiques et juridiques liés à la reddition de
comptes du chef de l'État. Ensuite, nous nous pencherons sur les exigences contemporaines
de transparence et de redevabilité qui remettent en question l'efficacité de l'immunité
présidentielle, en explorant les attentes croissantes des citoyens en matière de gouvernance
démocratique et d'intégrité institutionnelle.

A. Les lacunes des mécanismes de contrôle et de sanction en cas de faute présidentielle

En France, les mécanismes de contrôle et de sanction en cas de faute présidentielle peuvent


présenter des lacunes, comme illustré par plusieurs événements et décisions juridiques. Par
exemple, l'affaire de l'attentat du Rainbow Warrior en 1985 a révélé des déficiences dans les
mécanismes de responsabilité du président François Mitterrand. Bien que des preuves aient
émergé impliquant le gouvernement français dans cet attentat contre le navire de Greenpeace,
aucune action directe n'a été entreprise contre le président Mitterrand en raison de l'immunité
présidentielle. De même, l'affaire des ventes d'armes à l'Angola dans les années 1990,
impliquant le président Jacques Chirac, a mis en lumière les limites des mécanismes de
contrôle et de sanction en matière de politique étrangère. Bien que des enquêtes aient été
menées, l'immunité présidentielle a entravé toute poursuite directe contre le président Chirac.
Plus récemment, l'affaire dite "des écoutes de l'Élysée" sous la présidence de François
Hollande a mis en évidence les difficultés à engager des procédures de responsabilité contre
le chef de l'État, malgré des preuves de surveillance illégale de journalistes et de
personnalités politiques. Ces exemples mettent en évidence les lacunes des mécanismes de
contrôle et de sanction en cas de faute présidentielle en France, soulignant les défis auxquels
sont confrontés les principes de responsabilité et de reddition de comptes au sein de
l'exécutif. Finalement, cela met en lumière les difficultés rencontrées pour engager des
procédures de responsabilité contre les présidents en exercice en raison de l'immunité
présidentielle. De plus, en évoquant des affaires plus récentes comme celle des écoutes de
l'Élysée sous la présidence de François Hollande, cette sous-partie souligne les défis
persistants auxquels sont confrontés les mécanismes de contrôle et de sanction, malgré
l'évolution de la jurisprudence et des normes juridiques.

Alors que nous avons examiné les lacunes des mécanismes de contrôle et de sanction en cas
de faute présidentielle, il est essentiel d'explorer les exigences contemporaines de
transparence et de redevabilité qui remettent en question l'efficacité de l'immunité
présidentielle. En effet, ces lacunes soulèvent des préoccupations croissantes quant à
l'intégrité démocratique et à la reddition de comptes au sein de l'exécutif. En abordant les
exigences contemporaines de transparence et de redevabilité, nous pourrons mieux
comprendre les pressions exercées sur les institutions gouvernementales pour répondre aux
attentes des citoyens en matière de gouvernance démocratique et d'intégrité institutionnelle.

B. Les exigences contemporaines de transparence et de redevabilité qui remettent en question


l'efficacité de l'immunité présidentielle

En France, les exigences contemporaines de transparence et de redevabilité ont été mises en


avant à plusieurs reprises, remettant en question l'efficacité de l'immunité présidentielle. Un
exemple notable est celui de l'affaire dite "du Penelopegate" impliquant François Fillon,
candidat à l'élection présidentielle de 2017. Les révélations sur l'emploi fictif présumé de son
épouse comme assistante parlementaire ont suscité une indignation publique et ont mis en
lumière les attentes croissantes des citoyens en matière de transparence et d'intégrité des
responsables politiques. Malgré l'immunité présidentielle dont il bénéficiait en tant que
candidat à la présidence, François Fillon a été contraint de se retirer de la course électorale,
soulignant ainsi l'impact de la pression publique sur la responsabilité des dirigeants
politiques. De même, l'affaire dite "des fiches S" sous la présidence d'Emmanuel Macron,
révélant des manquements dans le suivi des individus radicalisés, a conduit à des appels à une
plus grande redevabilité de l'exécutif en matière de sécurité nationale. Ces exemples
démontrent comment les exigences contemporaines de transparence et de redevabilité
remettent en question l'efficacité de l'immunité présidentielle en France, en soulignant
l'importance croissante accordée par les citoyens à la responsabilité et à la reddition de
comptes des gouvernants. Ces exemples soulignent l'importance croissante de la pression
publique et des attentes des citoyens en matière de responsabilité des dirigeants politiques,
tout en démontrant comment les exigences contemporaines de transparence et de redevabilité
posent des défis à l'efficacité de l'immunité présidentielle en France, en vu de l'importance
croissante accordée par les citoyens à la responsabilité et à la reddition de comptes des
gouvernants.

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