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Relations SAMU/SDIS en Haute-Vienne

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COMITE TECHNIQUE

DU SERVICE DEPARTEMENTAL D'INCENDIE ET DE SECOURS DE LA HAUTE VIENNE

TROISIEME REUNION DE 2017 LE 4 OCTOBRE 2017


RAPPORT N°

Information sur les relations du SDIS avec le SAMU

Annexes :
Fiche récapitulative des textes applicables aux conventionnements SAMU/SDIS
Tableau de principe général

A Point de situation
Un point sémantique et historique semble pertinent avant d’aborder ce sujet :

o Secours/Soins : Les soins s’effectuent auprès de patients ou parturientes par des effecteurs médicaux. Les
secours quant à eux sont du domaine de personnes ayant reçus des instructions
en secourisme et agissant de manière organisée.

o Acteurs et/ou effecteurs : Les secours (d’urgence) ont longtemps été dispensés par des représentant de
l’ordre (police, gendarmerie) structures qui disposaient alors d’une veille organisée, quelquefois des
ambulanciers privés et parfois des sapeurs-pompiers. Ce sont ces derniers qui ont acquis progressivement
cette compétence depuis les années 70, à l’exception notable de Paris où « Police-secours » était encore en
service dans les années 90. Pour la partie médicale, il a longtemps été considéré que les victimes
« devaient » arriver vivantes en structure hospitalière, les médecins restant confinés dans leurs structures.
C’est vers les années 80 que le système s’est généralisé avec les SAMU, par un concept assez original du
médecin « techniquant » sur site les victimes. La situation a radicalement radicalement avec des médecins
intervenant in situ, alors qu’en parallèle dans les pays anglo-saxons, une approche para-médicale moins
ambitieuse et moins couteuse existait. De cette mutation sont nées les difficultés, avec pour les
intervenants identifiés des trajectoires qui se croisent, voire même se télescopent. Elles se croisent car les
uns sont complémentaires des autres, elles se télescopent car les financements et les postures sont parfois
ambigus. En effet les rivalités existent, entre les primo-intervenants et leurs structures -Etat-
major/administration de CH-, exacerbées par le recours abusif aux secours médicalisés, l’attractivité des
structures publiques gratuites, les différences de formations, etc...

Au fil du temps, le concept « nouveau » de SOINS d’URGENCE émerge progressivement avec une doctrine de
partenariat, codifiée par de nombreux textes et circulaires.

B Les règles

Les règles en vigueur sont issues de la loi AMU de 1986 et ont vu se mettre en place un corpus juridique
conséquent du côté de la Santé, qui intègre progressivement cette proximité avec les sapeurs-pompiers et qui doit
faire face à la baisse de disponibilité des médecins de famille, la surcharge de l’accueil
des services d’urgence, ainsi que la désertification médicale et la refonte de la carte hospitalière (fréquences et
durées d’intervention augmentées).

Sur le versant « secours », la loi (modernisation) de la sécurité civile de 1987, complétée par la loi OTSIS de 1996 a
codifié nos interventions dans le cadre du secours à personne.

Les grands principes de l’action repose sur les critères d’urgence et de situation ; en clair, en espace non protégé et
pour les urgences évidentes (accident, choc, chute, etc.), les secours publics (SP) interviennent et sont complétés si
nécessaire (régulation) par des moyens du SAMU ; dans les autres cas, l’intervention est du ressort du SAMU avec
ses partenaires ; en cas de carence, les SP peuvent prêter leur concours (voir tableau de principe général).
C La situation nationale

A ce jour, plusieurs notions-clefs font débat dans les relations SAMU/SDIS :

1. Le secours d’urgence aux personnes (SUAP) qui spécifie que seules les interventions urgentes auprès des
personnes sont du ressort du SDIS dans son cadre d’action normale (ce qui exclue les aides aux personnes,
les assistances aux malades, les secours dans des lieux où l’état
de la victime ne va pas s’aggraver).

2. La prise en charge sur une base forfaitaire (taux de 119 € fixé par arrêté interministériel) des missions
effectuées par carence du secteur ambulancier compétent pour les non urgences dans des lieux protégés
(ou non comme les IPM ou placement d’office).

3. Les modalités de régulation et de mise en œuvre des moyens ; avec normalement la participation aux frais
de transports médicalisés effectués par les moyens SDIS, du ressort du SAMU et effectués par les VSAV
(circulaire du 14 octobre 2009 pour appui logistique). Il est à relever que cette solution génère des
économies substantielles de matériels et de personnels au centre hospitalier siège du SAMU.

4. La participation d’équipes médicalisées, de médecins et d’infirmiers sapeurs-pompiers (SSSM), en


complément, voire substitution, de moyens d’intervention SMUR.

D La situation départementale

La déclinaison locale de ces dispositifs se traduit par plusieurs conventions qui induisent malheureusement
certaines difficultés :

a. Convention pour carence du secteur ambulancier privé, dernière version adoptée en 2013 relative à
l’indisponibilité des ambulanciers privés (en référence au 2 évoqué ci-dessus).
Cette convention, qui actualise et modernise sa précédente ne poserait pas de difficultés
si le SAMU n’avait pas l’habitude de requalifier a postériori les demandes de 10 à 15 %
des sollicitations pour l’exclure des transports par carence (gratuité de ce fait en l’absence d’autres règles).
En revanche, elle prévoit des moyens en renforts du SDIS pour les interventions bariatriques (personnes
obèses), qui ne sont pas dans les prescriptions nationales.

b. Convention de 2010 relative à la mise en œuvre du secours à personne et de l’aide médicale urgente entre
le CHU et le SDIS 87 qui définit les modalités de régulation et de prise en charge selon les cas (en
application du 1 et du 3 ci-dessus).
Cette convention détaille par le menu (trop parfois) les situations et réactions. Le résultat pratique est
nuancé avec un recours aux départs reflexes encore abusif dans le cadre de l’aide aux personnes, mais
aussi l’absence de participation financière du CH (refus de débattre
du SAMU qui se déclare incompétent et demande aux services administratifs du CH de gérer).

c. Convention de 2012 entre le SDIS et le SMUR de Saint Yrieix qui considère le SDIS
comme effecteur SMUR et prévoit une indemnisation d’1 € par habitant du secteur défendu. Cette
convention fonctionne bien ; une rapide estimation des transports effectués donne
un taux de 50€ (à rapprocher du 2 ci-dessus).

E Les travaux en cours

Une réflexion en interne pour mieux cerner les problèmes d’interprétation au préalable à un partage avec les
partenaires
En relation avec notre chefferie de santé, il a été ré-étudier les principes pour bien les cadrer, les interpréter. Cela a
abouti à une reformulation logique des situations et réactions (arbre décisionnel), cette reformulation s’est
poursuivie par une concertation avec les opérateurs et chefs de salles du CTA, de manière à l’optimiser. Ces
travaux qui reposent sur les grands principes traitent ainsi les interventions SAP, et les interventions périphériques
au SAP (relevage à domicile, téléassistance, recherche de personne, IPM,….).
L’étape suivante sera de concerter avec les SP de terrain, le SAMU (et autres partenaire : forces de l’ordre, structures
de télé assistance …) pour une lecture commune de ces principes et une action plus harmonieuse. Dans un second
temps les départs types vont être remaniés pour « coller » à nos travaux et ainsi valider l’engagement des moyens
en regard. Il sera enfin défini l’action du SDIS dans le domaine médical et para médical, au regard de ses missions et
des conventions existantes pour les actions qui ne lui sont pas propres.
Une révision de conventions avec le CH et SAMU sous l’égide de l’Etat
Les conventions existantes sont à revoir et à compléter au regard de textes nouveaux et/ou de modalités de
fonctionnement imprécises, incomplètes ou posant des problèmes d’application.

La base de réflexion pourrait être l’analyse de la situation en considérant les données du tableau de principe
général, en décortiquant les notions clefs. Le volet financier (appui logistique SMUR) pourrait être défini dans la
suite, cette partie nécessitant une représentation de la direction du CHU et de l’ARS.

La convention pour carence(a), conséquence des principes généraux, pourrait utilement être débattue et corrigée en
CODAMUPS.

Il conviendra en outre de réaliser une convention telle que prévu en 4 ainsi que de clarifier le statut administratif (et
financier) des protocoles infirmiers (PISU) effectués en grande partie au bénéfice du SAMU, ainsi que du protocole
douleur (injection morphinique sur site) supporté intégralement par le SDIS.

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