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L'ÉVEIL INITIATIQUE
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DU MÊME AUTEUR

• Encyclopédie de l'ésotérisme :
I. Mythologies, éditions du Jour, 1974.
II. Religions non chrétiennes, éditions du Jour, 1974.
III. Les avatars du christianisme, J.-P. Delarge, 1975.
IV. Au delà du christianisme, J.-P. Delarge, 1976.
• En collaboration :
—L'Atlantide atlantique (avec Paul Le Cour et Doru Todericiu),
Atlantis, 1971, épuisé.
—Dictionnaire des Sociétés secrètes en Occident, C.A.L., 1971.
—Les Compagnons en France et en Europe, éditions Roger Gar-
ry, 19800, Eyrein.
• Préfaces pour :
—L'Ere du Verseau, de Paul Le Cour, avec un important cha-
pitre additionnel, Dervy-Livres, 22e mille.
—Ma vie mystique, de Paul Le Cour, Omnium Littéraire, 1955,
épuisé.
—Le cycle de l'humanité adamique, de Jean Phaure, Dervy-
Livres, 1973.
—Terre du Dauphin et Grand-Œuvre solaire, de G. Béatrice et
S. Batfroi, Dervy-Livres, 1976.
—Le Vaisseau du salut et l'or des alchimistes, de Guy Béatrice,
éditions de la Maisnie, 1979.
—L'Evangile ésotérique de saint Jean, de Paul Le Cour, 2e édi-
tion revue et corrigée, avec notes et commentaires critiques
de Jacques d'Arès, Dervy-Livres, 1980.
• Aparaître :
—Histoire secrète du Val de Loire (Albin Michel).
—Dictionnaire de l'ésotérisme (Presses Universitaires de Fran-
ce).
—Encyclopédie de l'Esotérisme, suite et fin.

Revue ATLANTIS, fondée en 1927 par Paul [Link]éo-


logie scientifique et traditionnelle, histoire, symbolisme, tradi-
tions, religions, ésotérisme.
Rédacteur en chef (depuis 1959) : Jacques dA ' RÈS, 30, rue de
la Marseillaise, F. 94300 Vincennes —Tél. 328.31.95.
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JACQUES D'ARÈS

L'ÉVEIL
INITIATIQUE

ENCYCLOPÉDIE DE L'ÉSOTÉRISME
Tome 5

Collection ATLANTIS
30, rue de la Marseillaise
94300 VINCENNES
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ENCYCLOPEDIE
DE
LE
' SOTERISME

1. Mythologies
2. Religions non chrétiennes
3. Les avatars du christianisme
4. Au delà du christianisme
5. L'éveil initiatique
6. Les symboles traditionnels
7. Dufeu à l'étoile
8. Métaphysique et herméneutique

L'auteur, Sociétaire des Gens de Lettres de France, est


membre de l'Association des Auteurs Auto-édités.

La loi du 11 mars 1957 interdit les copies ou reproductions


destinées à une utilisation collective. Toute reproduction inté-
grale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans
le consentement de l'auteur ou de ses ayants cause, est illicite
et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et
suivants du Code pénal.
© Jacques d'Arès, 1982
ISBN : 2-904216-00-6
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INTRODUCTION

«Les perfections invisibles de


Dieu, son éternelle puissance et sa
divinité éclatent aux yeux depuis la
création du monde pour quiconque
sait regarder ses œuvres.»
SAINTPAUL,Romains, 1 20.

Le présent volume est le cinquième tome d'une «ency-


clopédie » qui en comprendra huit. Il est indispensable de
rappeler au lecteur que cette vaste tentative de synthèse de
la pensée humaine, à travers les enseignements cachés des
diverses traditions qui constituent «l'ésotérisme », forme un
tout et qu'il est donc conseillé de prendre d'abord connais-
sance des quatre premiers volumes. Au surplus, le plan glo-
bal ainsi que la méthode ont été exposés dans l'avant-propos
du tome I Mythologies de l'« Encyclopédie de l'ésotérisme »,
auquel il convient de se référer.
Ces quatre premiers volumes ont rappelé au lecteur le
cadre historique dans lequel la pensée ésotérique tradition-
nelle a été véhiculée, ce qui lui a sans doute permis une
réflexion personnelle et une vue de synthèse permettant de
mieux comprendre le «pourquoi » et le «comment » de
l'époque dans laquelle nous vivons.
Hélas, celle-ci est de plus en plus caractérisée dans tous
les domaines et sur l'ensemble de la planète, par un déferle-
ment des forces du Mal, fruits obligatoires de l'arbre de la
Science du Bien et du Mal dès lors que l'on n'a plus en
même temps les fruits de l'arbre de Vie.
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Dans sa conclusion du tome IV, Au-delàdu Christianisme,


l'auteur a rappelé que «Seul l'ésotérisme, entendu sur le
plan de l'hermétisme et non de l'occultisme, est en mesure
d'éclairer chaque homme et de lui permettre une véritable
évolution individuelle face à l'involution collective actuelle. »
Il convient maintenant, dans la mesure du possible, d'ai-
der le lecteur à accomplir cette évolution, par un approfon-
dissement de l'ésotérisme universel. C'est ce vers quoi vont
tendre les quatre derniers tomes de cette «Encyclopédie »,
plus particulièrement consacrés aux différentes formes du
symbolisme religieux envisagé, à titre d'hypothèse, comme
preuve de l'unité des religions, et donc d'une authentique
Révélation primitive.

LASYMBOLIQUE INITIATIQUE

Qu'est-ce donc que le symbolisme ? La définition la plus


courante est celle-ci : «Système de symboles destiné à rap-
peler des faits ou à exprimer des croyances. »Qu'est-ce donc
qu'un symbole ? : «Figure, marque, objet physique, ayant
une signification morale fondée sur un rapport naturel. »
Le grand philosophe que fut le «poète-paysan » Philéas
Lebesgue, dans le numéro 33 de la revue Atlantis, a déve-
loppé en quelque sorte ces définitions : «Quand l'homme
s'ingénia à tracer les premières figures, il ne le fit point
sans doute par dessein de pure imitation, mais bien par uti-
lité, pour fixer une pensée. Et cette pensée, à la différence
de ce que nous décorons de ce nom, ne visait point à séparer
l'individu de la nature, mais au contraire à marquer les liens
qui l'y rattachent. Nul travail d'analyse : c'est le mouvement
instinctif de la vie qui ouvreà l'âme attentive les portes de
la Révélation. »
Ces définitions soulignent la notion de rapport, de lien
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entre deux ou plusieurs éléments, ce qui est confirmé par


l'étymologie dumotsymbole, issu du verbe grecballô : jeter
oulancer, et de la préposition sun : avec.
Mais le symbole n'est pas une figure de pure imitation,
adit Philéas Lebesgue. C'est qu'en effet, tout symbole, même
simplement scientifique, a un double caractère, car le signe
ou la figure doit être interprété, cette dualité étant sa carac-
téristique propre.
Dansle domaine religieux et initiatique, le symbole appa-
raît —sous quelque forme qu'il se présente —comme le
véhicule privilégié de la connaissance hermétique, donc de
l'ésotérisme. Maisdans ce domaine, qui est celui de l'esprit,
le symbole a une triple signification.
Lesymbole a, en effet, pour rôle essentiel de rapprocher
l'homme de son créateur, puisque seul, il lui a permis de
connaître, et doncdecomprendre cecréateur, le symbolisme
étant une méthode de connaissance. Or, une des idées ma-
jeures qui ressort des quatre premiers tomes de cet ouvrage
est que presque tous les peuples ont appréhendé Dieu
comme une triade-unité à quelques variantes près. Par ail-
leurs, l'homme tel qu'il nous apparaît est lui-même triple :
corps, âme, esprit, contrairement aux humanoïdes et à tous
les autres êtres vivants qui n'ont que le corps et l'âme. Le
symbole ayant essentiellement un caractère analogique et
servant de lien entre l'homme et Dieu ne peut donc avoir
qu'une triple signification.
Un exemple permettra de mieux comprendre. Le vase
sacré, plus particulièrement étudié dans le dernier chapitre
du présent volume, est tout d'abord un vase, au sens maté-
riel du terme, un récipient destiné à contenir quelque chose.
L'objet, ou sa simple représentation, suggère un rapport
(c'est l'essence même du symbole) entre le contenant et
l'éventuel contenu. C'est le sens «profane »du symbole, au
plan inférieur. Si ce mêmevase, au lieu d'être employé dans
une maison, se trouve dans un temple pour une utilisation
religieuse ou initiatique, il devient un symbole «sacré ».
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Pour prendre l'exemple du christianisme (dans son principe


fondamental et nonpas actuellement), cevase sacré est celui
destinéà contenir le vin devant être consacré : c'est le calice.
Ce même vase va revêtir enfin un caractère «divin »après
la transsubstantiation parce que le vin sera devenu le sang
duChrist, le breuvage d'immortalité; cevase est alors l'équi-
valent duGraal. Lelecteur remarquera qu'en fonction deces
trois significations différentes le même récipient prend un
nom distinct : vase, calice, graal, ce qui démontre bien qu'il
ne s'agit pas de la même chose.
Mais le problème est plus complexe. En effet, si toutes
les manifestations divines paraissent caractérisées par le
nombre trois, le monde manifesté est régi par des lois de
dualité, positif-négatif, blanc-noir, bien-mal, etc.
Decefait, et sur ceplan, la plupart des symboles ont une
double signification antinomique, l'une d'entre elles étant
exactement l'inverse de l'autre. Deux exemples précis, qui
seront développés dans leurs chapitres respectifs, vont per-
mettre de comprendre :

Monnaie antique avec le trident


Dechaque côté de la «hampe », deux dauphins
Adroite figurent trois «besants » soulignant
l'aspect trinitaire decegrand symbole traditionnel méconnu
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Le trident, qui est l'arme magique tri-unitaire du dieu


Poséidon, deuxième personnage de la triade hellénique, lui
permettant de faire jaillir les fontaines initiatiques des sanc-
tuaires grecs, est également, par antinomie, l'arme magique
du diable ou de Satan. Si l'on utilise un tel symbole en réfé-
rence au premier cas, ce sera de la magie blanche, de l'her-
métisme ; si l'on se réfère au second cas, ce sera de la magie
noire, de l'occultisme.
La tradition populaire veut que le fait d'offrir des roses
rouges à une femme soit un moyen discret de lui déclarer
son amour. Pourquoi alors la mêmecouleur rouge symbolise-
t-elle la révolution, la lutte, en un mot la haine ?
Pour bien préciser les choses, il convient également de
distinguer nettement le symbole de l'allégorie. La statue de
la jeune fille tenant un vase renversé duquel s'écoule de l'eau
sera l'allégorie d'une source. Le vase est pris au sens pro-
fane. Par contre, une représentation similaire dans laquelle
la jeune fille est remplacée par Ganymède, l'échanson des
dieux, prend une signification toute différente, sur un autre
plan, et le vase revêt un caractère, et sacré, et divin. L'en-
semble constitue alors un symbole et non une allégorie (à
propos de Ganymède, voir ci-après la deuxième partie du
chapitre III, «Ere du Verseau et loi traditionnelle des cy-
cles »).
En quelque sorte le symbolisme en général, est une mé-
thode analogique de connaissance. Lorsque cette méthode
est appliquée à l'histoire des religions et à son aspect éso-
térique, on emploie habituellement le substantif «symbo-
lique » au lieu de symbolisme, ce dernier terme pouvant
s'appliquer à toutes les disciplines.
En fait, le lecteur s'apercevra à travers les tomes 5 à 8 de
cette «encyclopédie » que le domaine de la symbolique est
très vaste et se présente sous des formes extrêmement va-
riées. La raison en est que l'homme, depuis les origines, a
toujours recherché le «pourquoi »et le «comment »de lui-
même, de sa vie, et de son environnement micro et macro-
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cosmique. Et la seule méthode à sa disposition a été l'ana-


logie, d'où le symbole, et cela à travers toutes les manifes-
tations de la vie.
Sans doute convient-il de rappeler que les premières
connaissances précises que l'on a sur l'homme conscient et
organisé (pas l'hominien) remontent à l'époque de l'homme
dit de «Cro-Magnon » —nom d'ailleurs caractéristique en
fonction des lettres qui le constituent et dont le lecteur trou-
vera l'explication cabalistique dans la deuxième partie du
chapitre 1 du présent volume. Mais cet homme de Cro-
Magnon a reçu deux surnoms bien caractéristiques : homo
sapiens, l'homme «connaissant » et homo religiosus, l'hom-
me «religieux ». Cela explique tout à la fois les rapports
étroits, pour ne pas dire intimes, existant entre les religions
et la symbolique d'une part, et la variété, pour ne pas dire
l'universalité, des symboles utilisés, d'autre part. Car la sym-
bolique devrait être en mesure d'expliciter la totalité des
manifestations du cosmos.
Le symbole est un «condensé »de connaissance, d'où, la
plupart du temps, son aspect apparemment indéchiffrable et
donc «ésotérique ». Mais il faut avoir à l'esprit que l'ésoté-
risme ne constitue en rien un secret. Il n'est pas du tout
réservé à quelques-uns, et, selon la formule de l'évangile, il
suffit d'avoir des oreilles... pour entendre.
Encore faut-il accepter d'entendre. La symbolique des
religions est trop souvent laissée de côté par les historiens,
ce qui leur fait nier l'existence même de l'ésotérisme. Certes,
l'interprétation des symboles n'est pas toujours facile, et il
est évident que les constructeurs des cathédrales, par exem-
ple, n'ont pas laissé de traités pour nous indiquer que telle
sculpture, à tel emplacement, avait telle signification. D'au-
tre part, il ne faut surtout pas tomber dans l'erreur consis-
tant à voir des symboles partout. Mais il y a aussi, malheu-
reusement, l'attitude qui consiste à nier l'évidence.
Qu'il soit permis, à ce propos, de citer une anecdote au-
thentique qui s'est passée il y a quelques années. L'auteur
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guidait un groupe d'une trentaine de personnes pour une


visite du haut-lieu de Paray-le-Monial (Saône-et-Loire) et plus
particulièrement, en la circonstance, du musée du Hiéron
(le problème sera abordé en détail dans le tome 8 de la pré-
sente «encyclopédie »). Le monument a été construit à la
fin du siècle dernier par les dirigeants du Centre d'ésoté-
risme chrétien intitulé le Hiéron de Paray-le-Monial, et ceux-
ci ont inclus dans leur construction, volontairement, un
nombre impressionnant de données symboliques, et, pour
une fois, les auteurs s'en sont expliqués en détail dans un
livre paru en 1900, écrit par Félix de Rosnay, secrétaire du
Hiéron, et intitulé Le Hiéron du Val d'Or. Le groupe avait
rendez-vous devant le monument avec un chapelain de la
basilique de Paray-le-Monial qui devait présenter le musée
dont le supérieur des chapelains est conservateur. Ayant un
peu d'avance, l'auteur commença une présentation générale
et donna connaissance de quelques passages typiques du
livre de Félix de Rosnay qui expliquait les raisons de telles
dimensions, formes ou représentations que le groupe avait
sous les yeux. C'est alors que le chapelain se présenta. L'au-
teur lui ayant naïvement donné ses sources en lui montrant
le livre, le chapelain rétorqua textuellement : «Ah, ces far-
felus du Hiéron ! Cela ne tient pas debout ! »
Si donc les constructeurs eux-mêmes ne savent pas ce
qu'ils ont fait et écrivent pour ne rien dire... sans doute le
chapelain le sait-il mieux qu'eux !

L'EVEIL INITIATIQUE

Tel est le titre du présent tome 5, premier de la série


consacrée à la symbolique. Il convient immédiatement de
mettre en garde le lecteur contre une éventuelle interpré-
tation erronée de ce titre. L'auteur ne prétend en rien confé-
rer une initiation quelconque, ni révéler des secrets qui
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n'existent pas, ni donner des «recettes » pour obtenir une


illumination quelconque.
L'ambition de l'auteur est à la fois beaucoup plus simple
et beaucoup plus profonde et, du moins, il l'espère, beau-
coup plus efficiente. Comme chacun sait, le mot «initia-
tion »vient du latin initium qui signifie «commencement ».
L'initié, c'est celui qui décide d'emprunter le chemin difficile
de l'Amour et de la Connaissance, et de le poursuivre afin
d'obtenir, s'il se peut, l'Illumination intérieure qui le mènera
à l'Harmonie en lui-même, à l'Harmonie avec ses frères et
avec le cosmos.
L'essentiel du travail est à accomplir personnellement,
mais l'Initié cependant peut être guidé, afin d'éviter certains
écueils et afin de découvrir les voies essentielles parmi la
multitude de chemins, qui, théoriquement «mènent à Ro-
me»,alors qu'un grand nombre s'avère sans issue, lorsqu'ils
ne sont pas dangereux.
Depuis la fin du siècle dernier, et plus particulièrement
depuis une quinzaine d'années, l'ésotérisme est à la mode et
l'on ne compte plus le nombre de charlatans qui prétendent
conférer des initiations —moyennant grosse finance —en
assurant le nigaud qui se laisse prendre d'une réussite com-
plète en tous domaines. Ce n'est hélas, en la circonstance,
que bas occultisme.
En réalité, ce qu'il faut d'abord faire, pour mettre le pied
à l'étrier, c'est prendre connaissance, pour en avoir pleine
conscience, d'un certain nombre d'éléments de base, abso-
lument indispensables, et que trop d'auteurs ne rappellent
jamais, préférant entraîner leurs lecteurs dans des domaines
pseudo-scientifiques à travers une logomachie et un langage
abscons, gage pour de trop nombreux snobs d'une certaine
authenticité !
Les préoccupations de l'auteur de cette «encyclopédie»
sont tout autres : proposer au lecteur, à partir de bases so-
lides provenant des plus authentiques tradition, un certain
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nombre de thèmes de réflexion sur des sujets fondamentaux,


dont certains sont trop souvent passés sous silence. L'auteur
a parfaitement conscience du fait que son travail est très
incomplet, tant le sujet est immense et les ramifications,
toutes importantes, innombrables. Ausurplus, comme l'avait
déclaré le premier éditeur de cette collection, «chaque cha-
pitre devrait faire l'objet d'un livre ».
C'est de la confrontation de ces différents éléments, de
leur comparaison permanente, que doit sortir pour l'Initié,
un état d'esprit de synthèse qui lui permettra, peut-être,
d'aborder les chemins plus difficiles qui restent à parcourir
pour la plupart d'entre nous, et qui devraient mener vers
«l'illumination de l'entendement » selon la merveilleuse
expression de saint Jean de la Croix.

Sur le plan pratique, rien n'étant susceptible d'être isolé


totalement en ce monde, il est bien évident que dans les
quatre premiers volumes de l'Encyclopédie de l 'ésotérisme,
il a été fait allusion, à de nombreuses reprises, à différents
aspects de la symbolique sacrée. Les chapitres qui suivent
et ceux des trois prochains volumes regrouperont de manière
logique et approfondiront les notions citées antérieurement
et qui, pour la plupart n'étaient qu'à peine effleurées. Il arri-
vera cependant que l'auteur fasse parfois explicitement réfé-
rence à tel passage d'un volume antérieur, lorsque le sujet
aura été abordé de manière concrète. Cela, afin d'éviter des
redites de texte, encore qu'en matière d'ésotérisme il y ait
souvent mille et une manières convergentes et complémen-
taires d'aborder certains sujets, lorsqu'il n'est pas nécessaire
d'explorer ces diverses voies. Il est d'ailleurs souvent fort
utile de répéter certaines choses de manières différentes :
chaque «répétition »constitue un enrichissement.
Au surplus, il convient de rappeler que le tome 4 com-
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porte in fine un important index relatif aux quatre premiers


tomes, et que le tome 8 en comportera un autre. Si le lecteur
veut tenter de réaliser lui-même une véritable vision synthé-
tique, l'index du tome 4 lui sera d'un grand secours tout au
long de la lecture des quatre tomes suivants.

Le lecteur qui a déjà pris connaissance des quatre pre-


miers volumes de cette «Encyclopédie »aura remarqué que
la couverture de ce cinquième volume est de couleur diffé-
rente. Il y a une intention évidente dans ce choix. Les quatre
premiers tomes constituent un ensemble cohérent qui repré-
sente en quelque sorte le «narthex » du sanctuaire, c'est-
à-dire la trame historique et événementielle de la transmis-
sion de la Tradition primordiale. La couverture était «ar-
gent », couleur «lunaire ». Les quatre tomes suivants, dont
celui-ci est le premier, forment un autre ensemble, mais à
caractère plus nettement ésotérique, et donc initiatique. Le
lecteur s'élève à un plan supérieur. D'où le choix d'une cou-
leur «or », c'est-à-dire «solaire », symbolisant la transmu-
tation de caractère alchimique susceptible de s'opérer chez
le lecteur lui-même. Mais cette transmutation permet d'at-
teindre la rubification, d'où le choix d'un or «rouge »et non
d'un or «jaune ».
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CHAPITRE I

LA CABALE : SCIENCE DUVERBE


«Dans le Principe était le Verbe
et le Verbe était avec Dieu, et le
Verbe était Dieu. »
Evangile selon saint Jean,
chapitre I, verset 1.

Ces quelques mots plongent leur lecteur dans la grande


forêt des symboles, car le Verbe apparaît comme le Symbole
des symboles, le Symbole de Dieu lui-même, d'où tout dé-
coule.
Bien sûr, le mot Verbe, parfois traduit par « Parole »
n'est pas à prendre au sens grammatical du terme. Le Verbe,
c'est le Logos (mot grec employé par saint Jean), c'est le
langage (mot qui provient de logos). Or, ce langage est la
caractéristique essentielle de l'Homme par rapport aux au-
tres manifestations de la Vie sur la Terre. L'homme utilise
un mode d'expression d'essence divine dont le décryptage
doit correspondre à une Connaissance.

KABBALE ET CABALE

La Kabbale est considérée comme étant essentiellement


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d'essence juive et le mot hébreu Kabbalah signifie « Tradi-


tion ». Le problème a été évoqué dans le tome 2, Religions
non chrétiennes de l'« Encyclopédie de l'ésotérisme » (p. 190
sq.). Il s'agit d'un commentaire ésotérique de la Thora à
travers diverses valeurs données aux lettres de l'alphabet
hébraïque en tenant compte de la correspondance numérale
de chacune de ces lettres, puisqu'à l'époque le système nu-
méral était exclusivement constitué par les lettres de l'alpha-
bet. Autrement dit, il s'agit d'interpréter, en fonction de la
Tradition, le message transmis par les textes sacrés.
En fait, tous les peuples, sans aucune exception, d'une
manière plus ou moins complète, ont des textes sacrés, re-
flets de la Tradition primordiale, qu'il convient d'essayer
d'interpréter à la lumière de leurs traditions respectives,
dont il s'avère à l'examen qu'elles ont toutes un fonds com-
mun.
Au surplus, la particularité essentielle de la double signi-
fication littérale et numérale des signes alphabétiques n'est
pas l'apanage de l'hébreu.
Autrement dit, la Tradition s'exprime à travers le Verbe,
le Logos, c'est-à-dire Dieu, au moyen de toutes les langues
traditionnelles y compris l'hébreu bien sûr, mais pas exclu-
sivement, comme cela a déjà été affirmé dans l'avant-propos
du tome I, Mythologies, tant la question est importante.
Pour ne pas confondre avec la seule Kabbale hébraïque
dont la plupart des auteurs se préoccupent, il est donc pro-
posé d'utiliser la graphie Cabale pour exprimer sa signifi-
cation universelle.
Le terme de Hiérologie serait d'ailleurs plus précis :
hieros, sacré et logos, langage. La Cabale est en quelque sorte
la science du « Verbe sacré ». Dieu a créé le monde par son
souffle divin, selon toutes les traditions. L'Homme, reflet
de Dieu, crée par la parole, reflet de ce Verbe divin. Cette
vibration qu'est en effet la parole, scientifiquement parlant,
est Lumière et Vie : définition du Logos selon saint Jean.
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Il faut d'ailleurs tout de suite attirer l'attention sur une


distinction capitale dont la plupart des auteurs ne parlent
jamais. Dans son Dictionnaire hébraïque, Tempestini signale
que le mot Kabbale aurait deux sens suivant la prononcia-
tion de sa première lettre. Avec une prononciation dure, il
signifie «corrompre »ou «pervertir »; c'est ce que l'on peut
appeler la Kabbale occultiste, celle qui utilise de nombreuses
formules magiques destinées, dit-on, à assurer la santé, pro-
téger la vie, procurer le bonheur et le succès et à nuire aux
ennemis. La Kabbale, en raison même de la force du Verbe,
est alors un procédé de magie noire. Seule cette signification
est restée dans le mot français «cabale »,pratiquement syno-
nyme de «complot ». Par contre, avec une prononciation
douce, le même mot signifie «enfanter », idée qui est en
rapport avec la Création et la Tradition primordiale. C'est
essentiellement de cette Cabale qu'il sera fait état ici.

NOMBRER UN NOM

Les chiffres employés actuellement sont des chiffres ara-


bes, encore que de temps à autre les chiffres romains soient
encore usités. Ces chiffres arabes sont récents, ils ne datent
que du Moyen Age. Antérieurement au christianisme, toutes
les langues, araméen, sanscrit, hébreu, grec et autres, avaient
pour signes représentant les chiffres les lettres mêmes de
l'alphabet avec lesquelles ces peuples comptaient. Toute let-
tre ayant une valeur numérale, un nom correspondait obli-
gatoirement à un nombre.
Des liens étroits existent donc entre les noms et les nom-
bres ; on remarque d'ailleurs que ces deux mots sont cons-
truits sur la même racine puisqu'ils viennent de nomen,
désigner, nommer.
Il faut reconnaître que l'on ignore totalement l'origine
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des noms. Qui, le premier les a donnés ? et selon quelles


règles ? On peut toutefois rappeler que, selon la Genèse
(chapitre II, versets 19 et 20), c'est l'homme qui, à l'invita-
tion de Dieu, nommetoutes les choses que ce dernier façonne
pour que l'homme ne soit pas seul. Et c'est le fait de les
«nommer » qui leur donne la vie.
Cette dernière remarque est essentielle, car elle souligne
le caractère «créateur » du Logos.

L'un des grands symboles de l'Initiation :


Le Pélican nourrissant ses enfants de sa propre chair
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PREMIERE PARTIE

LES NOMBRES SACRÉS

«C'est Lui, le Seigneur, qui a créé


la Sagesse,
brée. » il l'a vue et il l'a nom-
Ecclésiastique, I, 9.

On utilise indistinctement et couramment le mot chiffre


et le mot nombre. En réalité le chiffre est le signe permet-
tant de représenter les nombres ; il s'agit d'une question de
forme. Le nombre n'existe que par rapport à un autre ; tout
nombre est une proportion par rapport à l'unité indéfinis-
sable, unité qui est l'Unité divine. Il est évident que la sym-
bolique ne s'intéresse qu'aux nombres.
Il y a deux façons d'envisager le nombre : d'une manière
quantitative pour désigner un nombre x de choses, ce sont
les mathématiques, du grec mathésis ; puis d'une manière
qualitative à travers sa signification profonde que les Grecs
appelaient gnosis, la Connaissance, la signification métaphy-
sique qui se cache derrière le nombre.

NOMBRE ET HARMONIE

Nicomaque, père d'Aristote, a écrit :


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«Tout ce que la nature a arrangé systématiquement dans


l'univers paraît, dans ses parties comme dans l'ensemble,
avoir été déterminé et mis en ordre en accord avec le nombre
par la prévoyance et la pensée de celui qui créa toutes cho-
ses, car le modèle était fixé comme une esquisse préliminaire
par la domination du nombre préexistant dans l'esprit de
Dieu, créateur du monde, nombre idée purement immatériel
sous tous rapports, mais en même temps la vraie et éternelle
essence, de sorte que d'accord avec le nombre, comme
d'après un plan artistique, furent créées toutes ces choses
et le temps, le mouvement, les cieux, les astres et tous les
cycles de toutes choses. »
Pythagore, pour sa part, qualifie Dieu de «Nombre des
nombres » et ajoute : « Qu'y a-t-il de plus sage au monde ?
le Nombre. Qu'y a-t-il de plus beau ? l'Harmonie. » Cette
harmonie résulte de proportions existant naturellement en-
tre différents nombres. Les doctrines ésotériques de toutes
les civilisations ont exprimé des idées semblables.
Saint Augustin considère les nombres comme des pensées
de Dieu : «La sagesse divine se reconnaît aux nombres im-
primés en toutes choses ; le monde physique et le monde
moral sont construits sur des nombres éternels ; la beauté
est une cadence, un nombre harmonieux ; la science des
nombres est donc la science même de l'univers ; les nombres
contiennent le secret du monde. Aussi devons-nous consi-
dérer, avec une respectueuse attention, les nombres qui se
rencontrent dans la Bible ; qui sait les comprendre entre
dans le plan divin. »

LA REDUCTION CABALISTIQUE

En cabale, un nombre quelconque, dès lors qu'il appar-


tient à une donnée traditionnelle, a une signification symbo-
lique et parfois métaphysique précise, en lui-même. Les 153
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JACQUES D'ARÈS
Par un hasard de circonstances, Jacques D'ARÈS, directeur de la
revue Atlantis, se retrouve dans le sillage de ce merveilleux érudit
qu'était Paul Le Cour, fondateur de la revue. Cette rencontre
l'amène à quitter l'Administration où il occupe un poste élevé
pour se consacrer à l'ésotérisme. Possesseur, avec le Vatican, de
l'ensemble des archives du Centre d'Esotérisme Chrétien de
Paray-le-Monial, aujourd'hui disparu, Jacques D'ARÈS puise sa
connaissance aux meilleures sources.
Après des années passées à enseigner l'histoire comparée des
religions, il livre pour la première fois l'ensemble de ses recher-
ches et de ses réflexions.
ENCYCLOPÉDIE DE L'ÉSOTÉRISME
A travers l'histoire comparée des religions, véhicule privilégié de
la connaissance et les symboles mystiques, cette collection nou-
velle se propose d'embrasser, dans une « synthèse encyclopédi-
que », l'essentiel de l'ésotérisme.
Cette vaste fresque de l'évolution de l'humanité plonge dans les
aspects secrets et initiatiques des diverses religions et philoso-
phies renouant avec la Tradition Primordiale et la Révélation Pri-
mitive qui auraient été communes à toute l'humanité il y a quel-
ques dizaines de millénaires.
5. L'ÉVEIL INITIATIQUE
Après les aspects secrets de la Tradition primordiale à travers les
diverses formes des religions dans leur déroulement historique
(tomes 1 à 4), voici le début d'un authentique cheminement ini-
tiatique. Pour appréhender le Symbolisme, comme preuve de
l'unité fondamentale des religions, il convient de retrouver les
principes essentiels : Kabbale et cabale, nombres sacrés, lettres
« couronnées » et « divine proportion » ; astrologie religieuse,
rythmes et musiques sacrés ; lumière et couleurs ; mythes et con-
tes de fées ; vase sacré et Graal.
L'initié pourra, dès lors, en couronnement de sa « queste », deve-
nir « épopte », c'est-à-dire « voir au-delà » de la réalité des cho-
ses, et découvrir les causes qui engendrent les phénomènes et
remonter ainsi à la Cause des causes.
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