100% ont trouvé ce document utile (2 votes)
925 vues130 pages

Module de Formation - Prescolaire Pnapas

Transféré par

zouzoukoufatsin
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
100% ont trouvé ce document utile (2 votes)
925 vues130 pages

Module de Formation - Prescolaire Pnapas

Transféré par

zouzoukoufatsin
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE RÉPUBLIQUE DE CÔTE D’IVOIRE

ET DE L’ALPHABÉTISATION Union-Discipline-Travail
________________
DIRECTION DE LA PÉDAGOGIE ET
DE LA FORMATION CONTINUE

Programme National d’Amélioration des


Premiers Apprentissages Scolaires
PNAPAS

MODULE DE FORMATION
OUTILS ET STRATEGIES D’ENSEIGNEMENT/
APPRENTISSAGE AU PRESCOLAIRE

Juin 2024

1
LISTE DES SIGLES ET ABRÉVIATIONS

A.E.C : Activités d’Expression et de Création


A.E.M : Activités d’Éveil au Milieu
A.V.S.I : Association des Volontaires pour le Service International
B.M : Banque Mondiale
C.E.1 : Cours élémentaire 1ère année
C.E : Cours élémentaire
C.I.D.H : Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme
C.O.G.E.S : Comité de gestion des établissements scolaires
C.M : Cours moyen
C.M2 : Cours moyen deuxième année
[Link].F : Club des mères des élèves filles
C.P : Cours préparatoire
C.P 1 : Cours Préparatoire 1ère année
D.P.F.C : Direction de la Pédagogie et de la Formation Continue
D.V.S.P : Direction de la veille et du suivi des programmes
E.D.H.C : Éducation aux Droits de l’Homme et à la Citoyenneté
E.G.E.N.A : Etats Généraux de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation
E.P.P : École Primaire Publique
E.P.S. : Éducation Physique et Sportive
E.R.E.A.H-B.V : Éducation Relative à l’Eau, à l’Assainissement et à l’Hygiène basée
sur les Valeurs Humaines
G.S : Grande Section
M.E.N.A : Ministère de l’Éducation Nationale et de l’Alphabétisation
Maths : Mathématiques
M.S : Moyenne Section
O.N.U : Organisation des Nations Unies
P.A.M.T: Plan d’Action à Moyen Terme
P.A.L.E.C : Projet d’Amélioration de la Lecture-Écriture et du Calcul
PASEC : Programme d’Analyse des Systèmes Éducatifs de la CONFEMEN
P.A.P.S.E : Projet d’Amélioration des Prestations des Services Éducatifs
P.E.C : Programme d’Enseignement Ciblé
P.E.V : Programme Elargi de Vaccination.
P.M.E : Partenariat Mondial pour l’Éducation

2
P.N.A.A.F : Projet National d’Amélioration des Apprentissages Fondamentaux
P.N.A.P.A.S : Programme National d’Amélioration des Premiers Apprentissages
P.N.D : Plan National de Développement
P.S : Petite Section
P.S.E : Plan Sectoriel Éducation
S.R.O : Solution de Réhydratation Orale
T.A.R.L AFRICA: Teaching at the Right Level
T.R.E.C.C : Transformer l'Éducation dans les Communautés de Cacao
U.N.I.C.E.F : United Nations of International Children's Emergency Fund (Fonds des
Nations Unies pour l’Enfance.

3
TABLE DES MATIẼRES
LISTE DES SIGLES ET ABRÉVIATIONS ............................................................................. 2
INTRODUCTION ...................................................................................................................... 8
MODULE 1 : L’ENFANT DU PRÉSCOLAIRE ET SES BESOINS FONDAMENTAUX
......................................................................................................... Erreur ! Signet non défini.
SESSION 1: DÉVELOPPEMENT DE L’ENFANT DU PRESCOLAIRE .............................................. 10
1-Le développement du cerveau............................................................................................................ 10
2-L’importance du cerveau dans le développement de l’enfant ............................................................ 11
2.1-La période favorable au développement du cerveau ................................................................... 11
2.2-L’apport du cerveau dans le développement de l’enfant............................................................. 11
2.2.1-Dans le développement des compétences ............................................................................ 11
2.2.2-Dans les apprentissages ........................................................................................................ 12
2.2.3-Au niveau de la santé et de l’adaptation au changement ...................................................... 12
2.3-Les facteurs qui influencent le développement du cerveau......................................................... 12
2.4-Les éléments néfastes au développement du cerveau ................................................................. 13
3-Le développement de l’enfant de 3 à 5 ans ........................................................................................ 13
3.1-Les caractéristiques de l’enfance ................................................................................................ 14
3.2-Le stade du développement psychologique de l’enfant de 3 à 5 ans ........................................... 14
SESSION 2: BESOINS FONDAMENTAUX DE L’ENFANT DU PRÉSCOLAIRE EN LIEN AVEC
LES CINQ (5) DOMAINES ............................................................................ Erreur ! Signet non défini.
1-Les besoins fondamentaux de l’enfant et les pratiques dans le domaine de la sante ......................... 18
1.1-Les besoins sanitaires de l’enfant................................................................................................ 18
1.2-Les bonnes pratiques parentales en matière de santé .................................................................. 19
1.3-Les activités de santé à l’école .................................................................................................... 21
2-Les besoins fondamentaux de l’enfant et les pratiques dans le domaine de la nutrition .................... 21
2.1-Les besoins de l’enfant dans le domaine de la nutrition ............................................................. 22
2.2-Les bonnes pratiques parentales en matière de nutrition............................................................. 22
2.3-Les activités de nutrition à l’école .............................................................................................. 23
3- les besoins fondamentaux de l’enfant et les pratiques dans le domaine de l’eveil / éducation ......... 24
3.1-Les besoins de l’enfant dans le domaine de l’éveil/éducation .................................................... 24
3.2-Les bonnes pratiques parentales en matière d’éveil/éducation ................................................... 25
3.3-Les activités d’éveil/éducation à l’école ..................................................................................... 26
4-Les besoins fondamentaux de l’enfant et les pratiques dans le domaine de l’eau / hygiène et
assainissement ....................................................................................................................................... 26
4.1-Les besoins de l’enfant dans les domaines de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement........... 26
4.2-Les bonnes pratiques parentales en matière d’eau/d’hygiène et d’assainissement ..................... 28
4.3-Les activités d’eau, d’hygiène et d’assainissement à l’école ...................................................... 29

4
5-Les besoins fondamentaux de l’enfant et les pratiques dans le domaine de la protection. ................ 29
5.1-Les besoins de l’enfant dans le domaine de la protection ........................................................... 30
5.2-Les bonnes pratiques parentales en matière de protection .......................................................... 30
5.3-Les activités de protection à l’école ............................................................................................ 31
SESSION 3 : LES APPROCHES DE MOBILISATION DES PARENT.E.S . Erreur ! Signet non défini.
1-Les moments de rencontre avec les parent.e.s ................................................................................... 37
1.2-Les attitudes au cours d’une rencontre avec le parent................................................................. 37
1.3-L’entretien individuel avec le parent d’un apprenant.e ............................................................... 38
1.3.1-Avant l’entretien .................................................................................................................. 38
1.3.2-Pendant l’entretien ............................................................................................................... 38
1.3.3-Après l’entretien................................................................................................................... 39
1.4-Comment organiser un groupe de discussion.................................................................................. 39
MODULE 2 : MATERIELS ET JEUX DIDACTIQUES DANS L’ENSEIGNEMENT /
APPRENTISSAGE AU PRESCOLAIRE ...................................... Erreur ! Signet non défini.
SESSION 1: APPRENTISSAGE PAR LE JEU AU PRESCOLAIRE ............ Erreur ! Signet non défini.
1-Définition du jeu ................................................................................................................................ 41
2-Le rôle du jeu dans le développement de l’enfant.............................................................................. 41
3-Les types de jeux pratiqués au préscolaire ......................................................................................... 42
4-Organisation des activités d’apprentissage fondées sur le jeu ........................................................... 44
4.1-Exemples d’activités d’apprentissage fondées sur le jeu en AEM .............................................. 44
4.2-Exemple d’activité d’apprentissage fondée sur le jeu en Français .............................................. 46
4.3-Exemple d’activité d’apprentissage fondée sur le jeu en EDHC ................................................ 47
4.4-Exemple d’activité d’apprentissage fondée sur le jeu en EPS .................................................... 48
4.5-Exemple d’activité d’apprentissage fondée sur le jeu en Mathématiques................................... 48
4.6-Exemple d’activité d’apprentissage fondée sur le jeu en AEC ................................................... 49
SESSION 2 : FABRICATION DE MATERIELS ET DE JEUX DIDACTIQUES .... Erreur ! Signet non
défini.
1-Quelques matériels et jeux didactiques .............................................................................................. 50
2-Fabrication de matériels didactiques .................................................................................................. 51
2.1. Matériels didactiques en EPS ..................................................................................................... 51
2.2-Outils de référence ...................................................................................................................... 51
3-Fabrication de jeux didactiques.......................................................................................................... 56
3.1-Jeux en Mathématiques ............................................................................................................... 56
3.2-Jeux en lecture............................................................................................................................. 57
MODULE 3 : GESTION DES ENSEIGNEMENTS/APPRENTISSAGES AU
PRESCOLAIRE .............................................................................. Erreur ! Signet non défini.

5
SESSION 1: ORGANISATION MATERIELLE DE L’ENVIRONNEMENT D’APPRENTISSAGE
.......................................................................................................................... Erreur ! Signet non défini.
1-Définition ........................................................................................................................................... 60
2-La cour ............................................................................................................................................... 60
3-La classe............................................................................................................................................. 66
SESSION 2 : ORGANISATION PEDAGOGIQUE DES ENSEIGNEMENTS / APPRENTISSAGES
AU PRESCOLAIRE ................................................................................................................................. 77
1-La gestion du temps pédagogique ...................................................................................................... 77
2-L’organisation et la gestion des ateliers ............................................................................................. 81
3-La conduite des activités routinières .................................................................................................. 83
3.1-Le tableau de présence ................................................................................................................ 84
3.2-La frise de la journée................................................................................................................... 84
3.3-La frise du temps ou la météo ..................................................................................................... 84
3.4-La frise de la semaine.................................................................................................................. 85
3.5-La frise de l’année ....................................................................................................................... 86
3.6-La bande numérique .................................................................................................................... 86
3.7-L’écriture de la date .................................................................................................................... 87
4. Les démarches pédagogiques ............................................................................................................ 87
4.1-Rappel des moments didactiques .................................................................................................... 87
4.2-Les démarches pédagogiques des disciplines ................................................................................. 90
4.2.1-Activités d’expression et de création (AEC) ............................................................................ 90
4 .2.2-Education physique et sportive (EPS) ..................................................................................... 93
4.2.3-Français .................................................................................................................................... 95
4.2.4-Mathématiques ....................................................................................................................... 102
4.2-5-Activités d’éveil au milieu (AEM) .......................................................................................... 105
4.2-6-Education aux Droits de l’Homme et à la Citoyenneté (EDHC) ......................................... 108
5. les outils d’évaluation au préscolaire .............................................................................................. 109
5.1 L’évaluation diagnostique ............................................................................................................. 109
5.2 L’évaluation formative .................................................................................................................. 109
5.2.1 L’évaluation de la séance ....................................................................................................... 109
5.2.2 L’évaluation de la leçon ......................................................................................................... 109
5.2. Le principe de l’évaluation au préscolaire.................................................................................... 109
MODULE 4: TRANSITION VERS LE CP1 ......................................................................... 115
SESSION 1: TYPOLOGIE ET ENJEUX DE LA TRANSITION VERS LE CP1 ................................. 116
2.1 La transition préscolaire / CP1 ......................................................................................... 116
2.2 La transition maison/ CP1 ................................................................................................ 116
3. Les enjeux de la transition ................................................................................................................... 116

6
SESSION 2: ROLES DES ACTEURS DANS LA TRANSITION VERS LE CP1 ............................... 118
2. 3.1. Le rôle des Comités de Gestion des Établissements Scolaires (COGES) ................ 120
CONCLUSION ...................................................................................................................... 122
BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................................. 123
REPERTOIRE D’EXERCICES D’ASSOUPLISSEMENT .................................................. 126

7
INTRODUCTION

Les résultats des évaluations (PASEC 2019 ; DVSP CE1 2020-2021) montrent que de
nombreux apprenant.e.s n’ont pas les compétences et les connaissances requises en Français
et en Mathématiques par rapport à leur niveau d’études.
Les acquis des apprenant.e.s en début et en fin de scolarité primaire dans les matières
fondamentales (français et mathématiques) en relation avec les connaissances de base, savoir
lire, écrire et compter, constituent aujourd’hui un indicateur déterminant pour la qualité et
l’équité des systèmes éducatifs.
Tenant compte des recommandations des documents de références de politique éducative tels
que i) le Plan d’Action à Moyen Terme du Secteur Éducation-Formation (PAMT, 2012-
2014), ii) le Plan Sectoriel Éducation (PSE, 2016-2025), iii) le Plan National de
Développement (PND, 2021-2025), iv) les recommandations des Etats Généraux de
l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (EGENA 2022), et tirant les leçons des faibles
résultats des apprenant.e.s de l’enseignement primaire aux évaluations, plusieurs initiatives
appuyées par des partenaires ont été prises par la DPFC en vue de mettre en place des
stratégies, outils et supports d’amélioration de la qualité de l’enseignement et des
apprentissages premiers. Ce sont :
- Litteracy et numeracy boost avec Save the Children;
- AVSI/PAM/MC Govern Dole;
- PAPSE avec PME/BM ;
- PALEC avec TRECC de la Fondation Jacobs et Cargill ;
- PEC avec TRECC/TARL Africa ;
- PNAAF avec UNICEF.

Les évaluations tant internes qu’externes de ces projets ont donné des résultats probants en
termes d’amélioration des compétences des apprenant.e.s en lecture-écriture et en
mathématiques.
Le Programme National d’Amélioration des Premiers Apprentissages Scolaires (PNAPAS)
constitue donc une synthèse des stratégies, des méthodes et des outils efficaces développés
par ces différents projets dans un programme unique en vue d’une généralisation sur toute
l’étendue du territoire national. Il est une capitalisation des acquis des projets d’amélioration
des compétences des apprenant.e.s en lecture, écriture et mathématiques expérimentés et mis
en œuvre depuis quatre (04) ans.
Ce programme s’appuie sur :
- des outils et supports pédagogiques (manuels scolaires et intrants pédagogiques)
favorisant les apprentissages premiers;
- un plan de formation prenant en compte tous les acteurs de mise en œuvre du
programme ;
- un dispositif de suivi, d’encadrement et d’accompagnement pédagogiques de
proximité des [Link] ;
- une gouvernance participative du programme.

8
Le PNAPAS vise à :
- préparer les apprenant.e.s du préscolaire à entrer en classe de CP1 ;
- améliorer les compétences de base en lecture-écriture et en mathématiques des
apprenant.e.s de CP, CE et CM.

C’est dans cette optique que l’Etat de Côte d’ivoire prévoit le renforcement des capacités du
personnel enseignant des classes du préscolaire pour une meilleure prise en charge des jeunes
enfants appelés à fréquenter ces classes.
En effet, des études ont montré l'effet positif du développement de la petite enfance sur la
rétention dans le cursus scolaire et sur les résultats scolaires au primaire. Aussi, les enfants
qui passent par le préscolaire sont-ils dotés de bases fondamentales pour apprendre à lire, à
écrire et à calculer.
Pour ainsi permettre d’assurer une meilleure prise en charge des jeunes enfants appelés à
fréquenter ces classes, l’ensemble du personnel d’encadrement a besoin d’un renforcement de
capacités.

C’est dans cette perceptive que ce document de formation a été élaboré. Il comprend quatre
(4) modules qui traitent respectivement des thèmes suivants :
Module 1 : L’enfant du préscolaire et ses besoins fondamentaux
Module 2 : Matériels et jeux didactiques dans l’enseignement/apprentissage au préscolaire
Module 3 : Gestion des enseignements/apprentissages au préscolaire
Module 4 : Transition vers le CP1.

9
MODULE 1 : L’ENFANT DU PRÉSCOLAIRE ET
SES BESOINS FONDAMENTAUX
Objectif Général :

S’approprier les aspects du développement harmonieux de l’enfant du préscolaire en lien avec


ses besoins fondamentaux.

SESSION 1 : DÉVELOPPEMENT DE L’ENFANT DU PRESCOLAIRE

Objectifs spécifiques
-Expliquer l’importance du cerveau dans le développement de l’enfant ;
-Déterminer les stades de développement de l’enfant de 3 à 5ans ;
-Adapter l’action pédagogique aux différents stades de développement de l’enfant de 3 à 5ans.

Si la période de la petite enfance est jugée particulièrement critique pour l’évolution de


l’homme, c’est qu’elle correspond au moment où le cerveau se développe.
Ainsi, l’on pourrait affirmer que le cerveau est le pôle central de l’intelligence. Il constitue le
centre de contrôle du corps humain. Il importe donc pour l’enseignant.e de comprendre et de
favoriser le développement du cerveau afin d’assurer le plein épanouissement de jeune enfant.

Contenus
1-Le développement du cerveau

C’est au cours des premières années du développement humain que l’architecture et les
fonctions de base du cerveau prennent forme. La période de développement au début de
l’enfance (de la conception à l’âge de 6 à 8 ans) a une incidence sur le stade suivant du
développement humain ainsi que sur les étapes ultérieures. Grâce à la neurobiologie du
développement, nous comprenons maintenant mieux la façon dont l’expérience des premières
années de vie influe sur les différents stades du développement.

Les retards dans le développement au cours des premières années, ont des conséquences sur la
santé (physique et mentale), le comportement et l’apprentissage à long terme de l’enfant.

Si la période de la petite enfance est jugée particulièrement critique pour l’évolution de


l’homme, c’est qu’elle correspond au moment où le cerveau se développe.
De manière générale, l’on affirme que le cerveau est le pôle central de l’intelligence. Il
constitue le centre de contrôle du corps humain. Il importe donc pour l’enseignant.e de

10
comprendre et de favoriser le développement du cerveau afin d’assurer le plein
épanouissement de jeune enfant.
2-L’importance du cerveau dans le développement de l’enfant

Les nouvelles découvertes dans le domaine des neurosciences montrent aujourd’hui


l’importance du cerveau dans le développement de l’enfant. Le cerveau constitue le centre de
contrôle du corps humain ; il gère tout ce que l’homme fait. Qu’il soit en train de penser, de
rêver, de faire du sport, ou même de dormir, le cerveau y prend part d’une façon ou d’une
autre.

2.1-La période favorable au développement du cerveau

C’est dans les premières années de la vie (avant 5 ans) que le rythme de développement du
cerveau est le plus rapide. Chez les jeunes enfants, les neurones forment de nouvelles
connexions au rythme de 700 à 1000 par seconde ; et le cerveau gagne 12 à 14 cm en volume
de la naissance à l’âge de 3 ans.

A l’âge de 3 ans, le cerveau de l’enfant est deux fois plus actif que celui d’un adulte
(Brotherson, 2009). 87 % du poids du cerveau est acquis avant l’âge de 3 ans. Il pèse environ
1 100 grammes (Dekaban, 1978).
La petite enfance correspond donc aux périodes les plus sensibles et les plus rapides du
développement du cerveau au tout début de la vie. C’est donc dans cette période qu’il faut
agir pour assurer au tout-petit un développement cognitif optimal dans la vie : il s’agit donc
d’une intervention précoce.
Plus le temps passe, plus il devient difficile de résoudre certains problèmes de
développement.
L’intervention précoce permet de palier l’ampleur et la gravité des problèmes qui surviennent
plus tard dans la vie et qui sont liés aux privations durant l’enfance. C’est ce qui justifie le
titre du célèbre ouvrage de Fitzhugh Dodson (1970) « Tout se joue avant 6 ans »

2.2-L’apport du cerveau dans le développement de l’enfant

2.2.1-Dans le développement des compétences

11
Le cortex cérébral est constitué de lobes qui sont les parties opératrices du cerveau. Le lobe
frontal assure le raisonnement logique, le langage et la coordination motrice. Le lobe pariétal
est le siège de la conscience du corps et de l’espace environnemental. Le lobe occipital
favorise l’intégration des messages et le lobe temporal représente le centre de l’audition, de la
mémoire et de l’émotion.
Chaque partie du cerveau contribue donc au développement des sens et des compétences. Si
une partie du cerveau est endommagée, c’est donc un sens et/ou une compétence que l’enfant
perd.

Rôle des différentes parties du cerveau dans le développement de l’enfant

2.2.2-Dans les apprentissages

La période la plus sensible au développement du cerveau humain se situe entre 0 et 3 ans.


C’est dans cette période que se développent les fonctions qui servent de bases à
l’apprentissage (la vision, l’écoute, l’attention, etc.) et celles qui permettent l’apprentissage
des nombres, des symboles, du langage, et des habiletés sociales. Elle correspond à la période
du préscolaire.
2.2.3-Au niveau de la santé et de l’adaptation au changement

Les connexions synaptiques (les connexions qui se déroulent dans la zone située entre deux
neurones ou cellules nerveuses et assurant la transmission des informations d’une cellule à
une autre) précoces constituent la base de la neuroplasticité. Cette neuroplasticité sous-tend la
santé physique et mentale de l’enfant, sa capacité d’apprentissage, d’adaptation au
changement (changements de lieux, de situations, etc.) et de développement d’une résilience
physique tout au long de sa vie.

2.3-Les facteurs qui influencent le développement du cerveau


Le développement de l’enfant dépend de facteurs endogènes et exogènes. Les facteurs
endogènes sont relatifs au corps, à l’équipement anatomique, biologique, génétique,

12
neurologique, cognitif, etc. Les facteurs exogènes concernent l’environnement familial,
relationnel, socioculturel, économique, alimentaire, etc.
Ces deux facteurs jouent ensemble un rôle singulier dans le développement du cerveau de
l’enfant et dans son avenir. Ils influencent à proportion égale le développement du cerveau de
l’enfant. Les gènes fournissent le schéma du développement du cerveau, mais
l’environnement le façonne.

2.4-Les éléments néfastes au développement du cerveau

Une nutrition inadéquate durant la petite enfance compromet le développement du cerveau.


Au cours de la gestation et de la petite enfance, le cerveau est particulièrement énergivore,
consommant entre 50 et 75 % de toute l’énergie absorbée par l’organisme sous forme
d’aliments.
Le stress toxique, la carence affective et l’exposition à la violence, au mauvais traitement et à
la négligence durant la petite enfance, auront un impact tout au long de la vie. Les
traumatismes psychologiques peuvent entraîner des maladies psychosomatiques telles que la
paralysie motrice, l’aphasie (trouble du langage qui affecte la capacité d’une personne à
communiquer), l’amnésie, etc.
La longue exposition à l’écran, les pesticides, la consommation précoce de drogue, d’alcool,
la pauvreté, peuvent aussi nuire au bon développement du cerveau.

➢ Les implications pédagogiques


Ce que les enfants éprouvent au cours des trois premières années de leur vie est très
important pour façonner leurs connexions cérébrales. S’ils ne peuvent agir sur les gènes,
les enseignant.e.s et les parents peuvent établir des connexions cérébrales en :
- répondant rapidement et chaleureusement aux besoins des enfants
- assurant une bonne santé et une bonne nutrition ;
- tenant et câlinant les bébés et réconfortant les enfants quand ils pleurent ou sont en
difficulté ;
- créant un environnement sûr et en éliminant tout ce qui peut nuire aux enfants ;
- fournissant des éléments intéressants pour les bébés, les tout-petits et les
jeunes enfants pour leur permettre d’explorer par leurs sens ;
- offrant aux enfants de nouvelles expériences passionnantes ;
- parlant, chantant et lisant à voix haute aux enfants ;
- Impliquant les enfants dans des jeux individuels et collectifs adaptés à leurs âges ;
- Impliquant les enfants dans les activités physiques adaptées à leurs âges.

3-Le développement de l’enfant de 3 à 5 ans

Le développement de l’enfant obéit à un processus continu marqué par une succession de


stades qui caractérisent son comportement. A chaque stade de développement correspond un

13
comportement spécifique marqué par des besoins particuliers. Les activités d’apprentissage
proposées au jeune enfant doivent être adaptées à son développement, d’où la nécessité pour
l’adulte de maitriser les différents stades de développement de l’enfant.
3.1-Les caractéristiques de l’enfance
 L'enfant n'est pas un « adulte en miniature » : C'est un être en devenir, en
croissance, et qui a ses attitudes et ses intérêts propres » (Ch. Chabot). L’enseignant.e
doit proposer des activités adaptées à la nature de l'enfant, à son degré de
développement physique et mental.
 L'enfant à un organisme en croissance : « l'enfant a besoin de ménagements, et ne
peut supporter des efforts prolongés. Le sommeil, la nourriture, le repos alterné avec
l'effort sont parmi les besoins essentiels. » (G. Jaegly).
 L'enfant est un être actif : L'exercice physique lui est aussi indispensable que la
nourriture. L’enseignant.e meublera ses activités de multiples détentes, organisera des
activités physiques joyeuses et formatrices.
 L'enfant bien portant est gai : S'il se montre triste, c'est qu'il souffre ou qu'il ne
reçoit pas à la maison les attentions voulues. « L'enfant ne s‘épanouit que dans la joie.
La bonne humeur entraine la volonté, rafraichit l'esprit, concentre l'attention et détend
les cœurs » (Hoffer).
 L'enfant est un être sociable : L'instinct de sociabilité est très développé chez
l'enfant si rien ne vient le contrarier.
 L'enfant est égoïste et généreux à la fois : Si l'enfant est porté à l'égoïsme, il est
aussi capable d'efforts généreux, qu'il faut savoir susciter : petits services à rendre à la
classe, aux camarades, aux porteurs de handicaps, etc.
 L'enfant est généralement malléable : Comme une cire molle facile à modeler, il
prend les habitudes qu'on veut bien lui inculquer.
 L'enfant est spontané : Ne pas étouffer la spontanéité de l’enfant par une sévérité
excessive, maladroite ou intempestive, qui porterait l'enfant à la dissimulation ou au
dédoublement.
 L'enfant est confiant : il fait naturellement confiance. Mais il devient méfiant s'il
s'aperçoit qu'on le trompe dans la réponse qu'on apporte à ses questions parfois
indiscrètes, qu'on ruse pour le faire obéir.
 L'enfant a sa personnalité propre : Prendre chaque enfant comme une unité
distincte ayant chacun des caractéristiques mentales et affectives particulières.
 Enfants dociles et caractères difficiles : Accepter les enfants tels qu'ils sont. Les uns
et les autres méritent les mêmes attentions. Le rôle de l’enseignant.e consiste à les
armer pour la vie, compte tenu des qualités et des défauts propres à chacun.

14
3.2-Le stade du développement psychologique de l’enfant de 3 à 5 ans

Le développement psychologique de l’enfant comprend lesdimensions psychomotrice,


cognitive et socio-affective.

15
Tableau sur le développement de l’enfant selon différents domaines
COGNITIF OU
AGE PSYCHOMOTEUR SOCIO AFFECTIF BESOINS
INTELLECTUEL
- Utilise le pronom « je »
quand il s’agit de lui, - Alimentation ;
- Dit non à tout, c’est le stade
- Joue avec ses camarades,
de l’opposition, - Sommeil ;
- S’identifie aux parents
- Pose beaucoup de
- Se rapproche plus du - Se soulager (pipi;
questions,
parent de sexe contraire selles) ;
- Ouvre la porte et la ferme - Nomme les différentes
tout en s’opposant au
sans aide, parties de son corps,
parent de même sexe - D’être déclaré à l’état
- Saute sur ses 2 pieds, - Apprend à s’habiller seul civil ;
(complexe d’œdipe)
3-5 ans - Maîtrise son corps, - Raisonne, son langage
- Peut prendre des - Préscolarisation
- Joue au ballon, s’enrichit,
responsabilités, - Mouvement ;
- Peut se peigner - Dénombre des collections
- Crise d’opposition, - Affection ;
- Apprend à s’habiller seul d’objets de 1à 5 ; de 1 à 9 ;
explosive, agressive ou - Repos ;
de 1 à16 respectivement en
passive (je ne veux pas, - Autonomie ;
petite, moyenne et grande
non) - Affirmation de soi ;
section
- S’intéresse au monde - Besoin de jeux ;
extérieur et à son - Besoin de suivi sanitaire.
fonctionnement

16
➢ Les implications pédagogiques
Dans ses pratiques pédagogiques quotidiennes, l’enseignant.e doit tenir compte des
caractéristiques du développement de l’enfant en lui proposant différents types d’activités selon
les tranches d’âge :

De 3 à 5 ans
❖ Des activités susceptibles de développer des habiletés motrices
. faire courir vite, lentement ;
. faire marcher accroupi en avant et en arrière ;
. faire rouler sur le côté, sauter sur un pied ;
. proposer des mouvements de reproduction qui doivent se faire progressivement jusqu’à
l’atteinte de l’exécution correcte : saut en hauteur, saut en longueur ;
. aborder les aspects tactiques progressivement avec les notions de collaboration
(partenaire), d’opposition (adversaire), de construction (phase de jeux).

❖ Des activités susceptibles de développer le langage :


. les contes ;
. les causeries.

❖ Des activités susceptibles de développer les aptitudes perceptives :


▪ des activités de discrimination :
Discrimination visuelle : Distinguer un d’un ;
Discrimination auditive : distinguer un son ; dictée musicale
Discrimination tactile : différentier une surface ou un objet d’une autre surface ou d’un
autre objet par le toucher (lisse /rugueux, chaud/ froid) etc.

▪ des activités motrices :


Latéralisation : Lancer une balle à l’aide de la main avec laquelle on se sent mieux ;
Coordination oculo-manuelle : Attraper une balle, enfiler des perles ;
Coordination oculo-podale : Shooter dans une balle.

▪ des activités phonatoires : faire imiter les bruits familiers ;


▪ des activités de structuration spatio-temporelle : amener les enfants à se situer dans
l’espace et le temps ;
▪ des activités de maitrise du schéma corporel : faire découvrir les différentes parties du
corps.

❖ Des activités susceptibles de développer la communication non verbale :


▪ Favoriser les activités d’expression corporelle : encourager la danse, la gymnastique, la mime
etc.
▪ Favoriser la répétition de l'activité chez l’apprenant.e : la répétition de l'action favorise la
consolidation des schèmes (c’est ce qui, dans une action est transposable dans des situations
semblables ou analogues) et la maîtrise des instruments de connaissance. Ainsi, l'action

17
pédagogique doit favoriser les répétitions d'actions, d'échanges, d'adaptation de l’apprenant.e
aux différentes situations proposées dans son milieu.

L’enseignant.e doit également:


. lire/raconter des histoires à l'apprenant.e et l'amener à raconter des histoires ;
. donner des livres d'images à l'apprenant.e ;
. exploiter les livres avec les apprenant.e.s
. donner un sac d'articles de jeu et des ressources (cailloux, legos, capsules de
bouteilles, bâtonnets, grains) que les [Link] peuvent utiliser pour ranger,
construire, empiler, enfiler, créer des images et faire des dessins sur le sable etc;
. encourager les contacts avec d'autres apprenant.e.s pour développer la coopération.

 Faire preuve de patience face aux difficultés de l'apprenant.e et l’éduquer dans le respect
de ses droits ;
 Chercher à comprendre l’apprenant.e en vue de lui apporter un soutien approprié ;
 Eviter les actes répréhensibles qui sont des comportements qui portent atteinte à l’intégrité
physique et morale d’un apprenant.e et violent ses droits. Ce sont entre autres :
. les abus et les violences : les punitions physiques et humiliantes ;
. la négligence : le refus d’aider un enfant qui est dans la période de difficulté et de
perturbation affective ;

 Adopter une attitude d’aide :


. soutenir et aider l’enfant, et non le dominer ou le traiter comme un objet ;
. développer chez l’enfant la confiance et l’estime de soi ;
. éviter d’humilier l’enfant ;
. donner la tendresse à l’enfant :
. Comprendre l’enfant dans ses actes et ses propos.

18
SESSION 2 : BESOINS FONDAMENTAUX DE L’ENFANT DU
PRÉSCOLAIRE EN LIEN AVEC LES CINQ (5) DOMAINES
Objectifs spécifiques
- Déterminer les besoins fondamentaux de l’enfant de 3 à 5 ans ;
- S’approprier les activités pédagogiques liées aux besoins fondamentaux de l’enfant de 3 à
5 ans ;
- Favoriser la prise en charge des parents pour les bonnes pratiques en lien avec les besoins
de l’enfant de 3 à 5.
L’enfant est certes caractérisé par sa fragilité, son immaturité ; mais son développement est
marqué par l’expression d’une variété de besoins. Ces besoins peuvent être regroupés selon les
différents domaines du Développement Intégré du Jeune Enfant (DIJE) : SANTE, NUTRITION,
EVEIL/EDUCATION, EAU/HYGIENE/ASSAINISSEMENT ET PROTECTION.
Cette session éclaire l’enseigant.e sur cet ensemble varié de besoins du jeune enfant, décrit, en
termes de réponses, de bonnes pratiques parentales et d’activités à l’école.

Objectifs spécifiques :
- Déterminer les besoins fondamentaux de l’enfant de 3 à 5ans ;
- S’approprier les activités pédagogiques liées aux besoins fondamentaux de l’enfant de 3 à
5ans ;
- Favoriser la prise en charge des parents pour les bonnes pratiques en lien avec les besoins
de l’enfant de 3 à 5.
Contenus
1-Les besoins fondamentaux de l’enfant et les pratiques dans le domaine de la sante
Les besoins fondamentaux de l’enfant sont des besoins universels dont la satisfaction conditionne
son bien-être physique, mental, sanitaire et psychosocial. Les premiers besoins de l’enfant se
présentent en majorité dans le domaine de la santé.

1.1-Les besoins sanitaires de l’enfant


Pour une bonne santé, l’enfant a besoin de :
✓ une croissance physique harmonieuse (la croissance physique de l’enfant s’apprécie au
regard du poids et de la taille comme indicateurs faciles à identifier) ;
✓ une bonne hygiène bucco-dentaire pour prévenir les cardiopathies et les douleurs
rhumatismales ;
✓ une vaccination régulière ;
✓ un déparasitage systématique ;
✓ un dépistage des affections par une visite médicale systématique.
L’enfant malade a quant à lui, besoin de soins médicaux appropriés et d’attention. Il faut donc le
référer au centre de santé le plus proche.

19
Les Implications pédagogiques pour l’enseignant.e
Pour répondre efficacement aux besoins du jeune enfant dans le domaine de la santé,
l’enseignant.e, doit :
 Veiller au suivi sanitaire des enfants en encourageant la visite médicale ;
 Etre attentif aux changements de comportement inattendu ;
 S’informer de l'état de santé nécessitant une surveillance particulière
 Connaitre les gestes d'urgence à pratiquer par la collaboration avec les structures de prise
en charge ;
 Vérifier dès l’inscription que les enfants disposent d’un carnet de vaccination à jour ;
 Faire des contrôles très rapides et quotidiens de l’état de santé de l’enfant (voit-il bien,
entend-il, a-t-il la fièvre, etc.)

1.2-Les bonnes pratiques parentales en matière de santé

La vaccination est très importante dans la prévention des enfants contre certaines maladies. Il est
donc conseillé aux parents de respecter le calendrier vaccinal ainsi recommandé par le ministère
de la santé.

Calendrier vaccinal PEV

Maladies contre lesquelles l’enfant


Age Vaccins
doit être vacciné
BCG Tuberculose
A la naissance
Polio 0 Poliomyélite
Diphtérie, Coqueluche, Tétanos,
DT CIQ CO Polio1 Hépatite B
A 6 semaines méningite à haemophilus influenzae B,
Hib + PCV13
hépatite B, poliomyélite
Diphtérie, Coqueluche, Tétanos,
A 10 semaines DT coq Polio 2+Hepatite méningite et pneumonie à Haemophilus
Hib + PCV13 influenzae B, hépatite B, poliomyélite
Diphtérie, Coqueluche, Tétanos,
A 14 semaines DTCOQ + Hépatite B 3+ Hib + méningite à haemophilus influenzae B,
PCV13 polio 3 injectable
hépatite B, poliomyélite
Rougeole
A 9 mois Rouvax + Anti-antiamaril Fièvre jaune
A 16 mois ou Diphtérie, Coqueluche, Tétanos,
1er rappel DTCoqpolio +Hép B +
méningite et pneumonie à haemophilus
1 an et demi Hib
influenzae B, hépatite B, poliomyélite
A 6 ans et demi 2nd rappel DTC Hép B + polio Diphtérie, Coqueluche, Tétanos,
hépatite B, poliomyélite

NB. Les enfants au-delà de 11 mois ne bénéficient plus de la gratuité des vaccins du
Programme Elargi de Vaccination (PEV).

20
Vaccins recommandés

Age Vaccin Pathologies (maladies)


15 mois ROR vaccin Rougeole-oreillons-rubéole
2 ans Meningo A/C, Typhim VI, Pneumo-23 Méningite, Typhoïde, Méningite – pneumonie
6 ans En cas d’épidémie : dukoral Cholera

Exemples de comportements que l’enseignant.e doit promouvoir auprès des parents


L’enfant de 3 à 6 ans est généralement confronté à des maladies. Cela requiert une vigilance
accrue des parents.

Sensibiliser les parents à :

• conduire l’enfant dans un centre de santé au lieu de pratiquer l’automédication ;


• ne pas emmener l’enfant à l’école face aux signes d’alerte des maladies infantiles
courantes (fièvre, diarrhée, vomissements, pâleur, pleurs en continue, toux…).

 En cas de fièvre :
. rincer l’enfant avec de l’eau à température ambiante (température du milieu) ;
. envelopper l’enfant dans une serviette mouillée ;
. faire boire à l’enfant de l’eau fréquemment et abondamment pour éviter la
déshydratation.

 En cas de diarrhée :
. donner davantage à boire à l’enfant (de l’eau, des solutions de réhydratation orale
SRO) ;
. donner à manger à l’enfant en petites quantités plusieurs fois.

 En cas de toux :
. éviter de laver l’enfant à l’eau froide ;
. éviter d’exposer l’enfant au ventilateur ou au climatiseur;
. habiller chaudement l’enfant ;
. donner une tisane ; (tisane de miel et de citron ou autres) ;
. surveiller la respiration de l’enfant ;

Les implications pédagogiques


Pour un développement harmonieux du jeune enfant, l’enseignant.e doit amener les parents à
adopter les bonnes pratiques en matière de soin de santé en :
 s’appropriant le calendrier vaccinal ;
 informant les parents de la nécessité de respecter les dates des différents vaccins ;
 incitant les parents à vacciner leurs enfants.

21
1.3-Les activités de santé à l’école

➢ La visite médicale
 Définition : C’est une activité qui permet de faire le suivi sanitaire de l’enfant à l’école
 Objectifs : Détecter de façon précoce les cas de maladie afin de les référer assez tôt.
 Déroulement :
. Organiser des visites médicales en collaboration avec le personnel médical de la
localité en faisant :
. prendre de façon régulière (deux fois par an) la taille, le poids, le périmètre crânien
et le périmètre brachial de chaque enfant ;
. établir une courbe d’évolution de chaque enfant si possible.

➢ Le contrôle et la mise à jour des vaccins


 Définition : Cette activité consiste à un contrôle du suivi vaccinal de l’enfant.
 Objectif : Protéger les enfants contre les maladies infantiles pouvant entraver leur
développement harmonieux.
 Déroulement :
- Vérifier dès les inscriptions que chaque enfant dispose d’un carnet de vaccination et
de l’effectivité des vaccins ;
- Établir la liste des vaccins à rattraper ;
- Contacter le centre de vaccination pour des séances de vaccination en collaboration
avec les parents des enfants.

➢ Le déparasitage et l’administration de la Vitamine A


 Définition : Il consiste à administrer aux enfants des déparasitant et de la vitamine A
afin de prévenir toute forme de carence.
 Objectif : Débarrasser les enfants de tous les parasites intestinaux et combler les
carences en Vitamine A.
 Déroulement : Organiser le déparasitage et l’administration de la Vitamine A
régulièrement pour les enfants de la structure, cela peut se faire lors des visites
médicales.

2-Les besoins fondamentaux de l’enfant et les pratiques dans le domaine de la nutrition


Dans le domaine de nutrition, l’enfant a des besoins importants. A ce niveau, les pratiques
parentales et des activités spécifiques au sein de la structure préscolaire appropriées sont
nécessaires.

22
2.1-Les besoins de l’enfant dans le domaine de la nutrition

Dans ce domaine, les besoins de l’enfant sont :


➢ Une alimentation saine, équilibrée (qui contient les aliments de force, de croissance et de
nutrition), variée (qui change chaque jour) et qui remplit les conditions d’hygiène ;
➢ 3 repas par jour c’est à dire (petit déjeuner, déjeuner et diner) ;
➢ 2 collations (10h et 16h) par jour.

Les besoins nutritionnels de l’enfant sont à adapter à l'état de santé et à l’intensité des activités
physiques et intellectuelles.

Les implications pédagogiques


Pour répondre efficacement aux besoins du jeune enfant dans le domaine de la nutrition,
l’enseignant.e, doit :
 encourager la bonne hygiène alimentaire chez l’enfant en lui demandant de se laver les
mains avant de manger et de laver les fruits et légumes avant leur consommation ;
 demander aux parents de remettre des goûters de bonne qualité, variés et équilibrés aux
apprenant.e.s ;
 faire éviter les produits laitiers avariés et périmés ;
 encourager les parents à enrichir l’alimentation des apprenant.e.s en fruits et légumes ;
surtout avec les produits locaux qu’on trouve sur le marché.

2.2-Les bonnes pratiques parentales en matière de nutrition

Les besoins nutritionnels de l’enfant sont plus importants que ceux de l’adulte. En effet, l’enfant
est en période de croissance. Il mène à cet âge des activités physiques et éducatives. De plus, il a
besoin de se protéger contre les infections qui sont fréquentes à cet âge. Pour ce faire, il faut lui
donner une alimentation saine et équilibrée selon son état et son âge en tenant compte des trois
groupes d’aliments (croissance, force, protection).

Les implications pédagogiques

Pour un développement harmonieux du jeune enfant, l’enseignant.e doit amener les parents à
adopter les bonnes pratiques en matière de nutrition en :
• sensibilisant les parents sur l’importance des trois groupes d’aliments (aliments de
croissance, de protection, de force) afin de les aider à équilibrer et diversifier
l’alimentation de leurs enfants ;
• expliquant aux parents la nécessité de fournir à l’enfant trois repas journaliers variés,
équilibrés et deux collations en tenant compte des produits alimentaires locaux.

23
2.3-Les activités de nutrition à l’école

➢ Le dépistage de la malnutrition
 Définition : Il consiste à détecter par des techniques simples, les cas de malnutrition.
 Objectif : Corriger l’alimentation et assurer une bonne croissance à l’apprenant.e.
Déroulement
A l’école, l’enseignant.e doit veiller sur l’état nutritionnel des apprenant.e.s.
A cet effet,il doit s’assurer que les parents donnent le petit déjeuner aux enfants les matins
avant de venir à l’école.
Il peut également faire le dépistage de la malnutrition par la recherche systématique des
œdèmes chez les apprenant.e.s .
Pour assurer une bonne nutrition des apprenant.e.s, l’enseignant.e mène des activités telles que
le goûter, la cantine...

Le goûter
 Définition : C’est une activité qui consiste à offrir une collation aux enfants.
 Objectif : Offrir aux enfants une alimentation équilibrée et variée.
 Déroulement :
Le goûter s’organise comme suit :
- chanter pour annoncer le goûter ;
- faire laver des mains ;
- installer les apprenant.e.s ;
- demander à chaque apprenant.e de prendre son goûter ;
- débarrasser les apprenant.e.s des goûters avariés et exceptionnellement leur proposer un
goûter de rechange ;
- Exiger que les apprenant.e.s mangent en silence et sans se salir ;
- vérifier que les emballages ou ordures sont jetés à la poubelle ;
- organiser le rangement avec les apprenant.e.s. à la fin du goûter.
La cantine contribue aussi à l’amélioration de l’état nutritionnel des apprenant.e.s au préscolaire
quand elle est organisée par l’école.
La cantine
 Définition : C’est le lieu de restauration des apprenant.e.s à midi, dans l’enceinte de l’école.
 Objectif :
La cantine prend en compte les objectifs du goûter et permet d’offrir aux apprenant.e.s une
alimentation équilibrée et variée. Elle permet en outre de garder les apprenant.e.s à l’école et leur
offre l’occasion de faire la sieste, ou de se reposer.

24
 Déroulement :
- responsabiliser des apprenant.e.s pour mettre le couvert sous la surveillance de
l’enseignant.e
- faire laver les mains ;
- installer les apprenant.e.s ;
- présenter le menu ;
- responsabiliser un ou des apprenant.e.s pour le partage du repas (surtout avec les
grands et les moyens);
- exiger que les enfants mangent en silence et sans se salir ;
- organiser le rangement avec les apprenant.e.s.

3- les besoins fondamentaux de l’enfant et les pratiques dans le domaine de l’eveil /


éducation

La connaissance des besoins fondamentaux de l’enfant dans le domaine de l’éveil/éducation


implique la promotion de pratiques parentales et le développement d’activités spécifiques au sein
de la structure préscolaire.

3.1-Les besoins de l’enfant dans le domaine de l’éveil/éducation

L’enfant en matière d’éveil/éducation a besoin :


- d’un environnement organisé, bien aménagé et riche en matériel éducatif, et des personnes
(adultes et autres enfants) pour stimuler sa connaissance, son imagination, sa créativité, ses
mouvements, son intelligence, son langage, etc ;
- de divers espaces de jeux et d’activités : ateliers et coins de jeux ;
- des activités diversifiées (lecture, écriture, conte ou écoute des histoires, de la musique) et
adaptées à son stade de développement.

es implications pédagogiques pour l’enseignant.e


Pour créer des conditions favorables à l’éveil et à l’éducation du jeune enfant, l’enseignant.e doit :
- Avoir une bonne locution avec une voix qui porte (voix pédagogique) ;
- Utiliser un niveau de langue adapté aux apprenant.e.s ;
- Apporter un soutien individualisé aux apprenant.e.s, avec le souci de les rendre acteurs de
leur propre progrès ;
- Apprendre aux apprenant.e.s à être autonome dans le travail ;
- Valoriser leur créativité et leurs talents ;
- Communiquer l’envie d’apprendre aux apprnant.e.s ;
- Favoriser la participation active des apprenant.e.s aux activités ;
- Aménager l’espace classe et cour, et proposer des activités en prenant en compte les
réalités locales (matériels, jeux, chants, contes, etc.)
- Susciter et prendre en compte les observations et initiatives des apprenant.e.s sans perdre
de vue les objectifs de travail et d’efficacité ;
- Favoriser les initiatives entre apprenant.e.s par des situations de travail appropriées ;

25
- Donner aux apprenant.e.s le sens de responsabilité ;
- Savoir s’adapter à des situations inattendues ;
- Savoir gérer le temps imparti aux activités scolaires, en fonction des difficultés des
apprenant.e.s et des situations imprévues en classe ;
- Amener les apprenant.e.s à participer à la vie de l’école en vue de favoriser leur
intégration.

3.2-Les bonnes pratiques parentales en matière d’éveil/éducation

En matière d’éveil

Pour être éveillé, l’enfant a besoin d’un environnement riche en matériels éducatifs, en jeux, en
jouets et en personnes (adultes et autres enfants) pour stimuler sa connaissance, sa créativité, ses
mouvements, son intelligence, son langage etc. Les parents doivent créer les conditions favorables
et trouver du temps pour l’éveil et l’éducation de leurs enfants.

Les implications pédagogiques

Pour un développement harmonieux du jeune enfant, l’enseignant.e doit amener les parents à
adopter les bonnes pratiques en matière d’éveil en conseillant les parents à :
• accompagner et encourager l’enfant dans son jeu;
• offrir des jouets à l’enfant selon son âge ;
• lire avec l’enfant et/ou lui raconter des histoires ;
• accorder un temps de jeu suffisant à l’enfant.

En matière d’éducation
L’enfant doit être préscolarisé et bénéficier d’une préparation adéquate pour aborder les
apprentissages fondamentaux de l’école primaire. L’école est obligatoire pour tout enfant de 6 à
16 ans.

Les implications pédagogiques


Pour un développement harmonieux du jeune enfant, l’enseignant.e doit amener les parents à
adopter de bonnes pratiques en matière d’éducation en :
• Invitant les parents à respecter l’âge requis pour la préscolarisation (3 à 5 ans) et pour
l’inscription au primaire (6 ans) ;
• Conseillant aux parents de suivre le travail scolaire des enfants et de proposer des
activités éducatives

26
3.3-Les activités d’éveil/éducation à l’école

Les éléments de contenu concernant les activités en matière d’éveil/éducation à l’école préscolaire
sont abordés dans le module sur la gestion des apprentissages.

4-Les besoins fondamentaux de l’enfant et les pratiques dans le domaine de l’eau / hygiène et
assainissement
Le développement de l’enfant s’opère dans un environnement à la fois matériel, culturel et social.
Pour offrir un environnement de qualité et assurer une bonne santé au jeune enfant, l’enseignant.e
doit connaître les besoins fondamentaux en matière d’eau, d’hygiène et d’assainissement.

4.1-Les besoins de l’enfant dans les domaines de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement

Dans ces domaines, les besoins de l’enfant sont :


- boire de l’eau potable c’est à dire une eau qui est limpide, sans couleur, sans odeur, sans
goût et qui ne contient ni microbes, ni parasites, ni saletés ;
- se laver au moins deux fois par jour ;
- avoir les cheveux bien entretenus ;
- avoir les dents brossées (ou curées) au moins deux fois par jour ;
- avoir les vêtements propres ;
- vivre dans un cadre de vie propre (maison, classe, toilettes, cour, etc.) ;
- apprendre à se laver les mains avant et après un repas, après les toilettes, de retour de
l’école ou de l’extérieur de la maison en utilisant la technique de lavage des mains.

Les implications pédagogiques


Pour répondre efficacement aux besoins du jeune enfant dans le domaine de l’eau/hygiène et
assainissement, l’enseignant.e, doit :
- veiller à avoir un point d’eau ou un récipient propre contenant de l’eau de boisson dans sa
classe pour les apprenant.e.s ;
- mettre en place un dispositif de lavage des mains pour les apprenant.e.s (avoir de l’eau et
du savon disponibles);
- initier les apprenant.e.s aux dix étapes de lavage des mains ;
- initier les apprenant.e.s à l’entretien des points d’eau et de la classe ;
- initier les apprenant.e.s à l’utilisation des latrines séparées filles et garçons pour leurs
besoins physiologiques ;
- initier les apprenant.e.s à exprimer leurs besoins physiologiques pour éviter de se salir.

27
28
Les étapes du lavage des mains

NB : les étapes 11et 12 ne font pas partie des séquences de lavage des mains, ce sont des
indications pour la fin du processus.

4.2-Les bonnes pratiques parentales en matière d’eau/d’hygiène et d’assainissement


En matière d’eau
L’eau est source de vie mais, peut être source de mort si des règles et des pratiques d’hygiène ne
sont pas observées pour la protéger, la conserver et l’assainir. L’eau de boisson du jeune enfant
doit être propre, potable et ne comporter aucun danger pour sa santé.

Les implications pédagogiques


Pour un développement harmonieux du jeune enfant, l’enseignant.e doit amener les parents à
adopter les bonnes pratiques en matière d’eau en :
 informant les parents sur les maladies liées à l’eau surtout en milieu rural.
 informant les parents sur les caractéristiques de l’eau potable et comment la rendre propre.

➢ En matière d’Hygiène et d’Assainissement


L’hygiène et l’Assainissement est l’ensemble des mesures à observer pour rendre le milieu de vie
sain. L’hygiène du cadre de vie comprend l’hygiène de la cour, de la maison et des toilettes.
Le cadre de vie doit être bien entretenu, propre, spacieux, aéré et éclairé.
Il faut éviter les dépôts de matières fécales (selles), d’ordures ménagères (sachets, pelures, et
restes d’aliments etc.), de branchages, de feuilles mortes et les flaques d’eau stagnantes dont la
proximité est source de maladie chez l’être humain, notamment chez le jeune enfant :
 Les vêtements de l’enfant doivent être propres,
 L’enfant doit avoir une bonne hygiène corporelle et bucco-dentaire :
. se laver au moins deux fois par jour à l’eau propre et au savon ;
. se laver les mains à l’eau et au savon avant et après les repas, après tout passage aux
toilettes et après s’être mouché ;
. porter des vêtements et des chaussures adaptés ;
. se brosser ou se curer les dents au réveil, au coucher et après chaque repas ;
. éviter les aliments trop chauds, trop froids et trop sucrés.
Les implications pédagogiques
Pour un développement harmonieux du jeune enfant, l’enseignant.e doit amener les parents à
adopter de bonnes pratiques en matière d’hygiène et assainissement en :
 Sensibilisant les parents à une bonne hygiène corporelle, vestimentaire (laver
régulièrement le linge avec du savon, le rincer et le sécher sur une corde, au soleil) et
bucco-dentaire ;
 Expliquant aux parents la nécessité d’avoir un cadre de vie (espace de jeux, cour,
habitat…) bien entretenu et ne comportant pas de danger pour l’enfant ;

29
4.3-Les activités d’eau, d’hygiène et d’assainissement à l’école

 Définition : C’est l’ensemble des dispositions pédagogiques prises pour aborder les notions
d’hygiène corporelle, vestimentaire, environnementale, et alimentaire ; et assurer à l’enfant la
consommation d’eau potable.

 Objectifs
Cela permet à l’enfant de :
- prendre conscience des besoins organiques : uriner, faire les selles, étancher sa soif …
- savoir observer les règles essentielles d’hygiène (corporelle, alimentaire et
environnementale) ;
- disposer permanemment d’eau potable.
 Déroulement
Il faut apprendre à l’enfant à être propre à travers des gestes simples tels que :
- se laver les mains avant et après les repas ;
- exploiter le moment du passage aux toilettes ;
- prévoir des poubelles dans lesquelles l’on jettera les emballages du goûter et autre
papiers ;
- faire l’éducation sanitaire tout au long de l’année ;
- initier les apprenant.e.s à la séparation des ordures (papier, sachets, bouteilles, etc.)
- ranger et entretenir le matériel après toutes les activités.
L’enseignant.e doit favoriser l’accès de tous/toutes les apprenant.e.s à un point d’eau.
Il faut également intégrer l’Éducation Relative à l’Eau, à l’Assainissement et à l’Hygiène basée
sur les Valeurs Humaines (EREAH-BV) aux activités quotidiennes en vue d’installer chez
l’apprenant.e des comportements positifs durables en rapport avec la gestion de l’Eau, la pratique
de l’hygiène et de l’assainissement.
Les activités autour de l'eau permettront à l’enfant de :
 connaître la qualité de l’eau et son importance pour la santé ;
 connaître le circuit de l'eau dans la nature : les quatre étapes du cycle naturel de l'eau
(évaporation, nuages, pluie et écoulement) ;
 découvrir les différents états de l'eau: solide, liquide, vapeur d'eau ;
 connaître les différents usages de l'eau : prendre un bain, se laver les mains, étancher sa
soif… ;
 découvrir d'où vient l'eau du robinet et adopter des gestes éco citoyens.

5-Les besoins fondamentaux de l’enfant et les pratiques dans le domaine de la protection.

Dans le domaine de la protection, le développement de la petite enfance prend en compte divers


aspects de la vie des jeunes enfants qui leur assurent une sécurité physique, sociale, affective. Ces
éléments concernent aussi bien l’enfant dit normal que celui porteur de handicap.

30
5.1-Les besoins de l’enfant dans le domaine de la protection

Un environnement sain et sécurisé favorise un bon développement de l’enfant. Dans le domaine


de la protection, les besoins de l’enfant sont :
- la protection contre la maltraitance, les violences, les négligences : être surveillé et protégé
contre tout ce qui représente un danger pour lui à la maison, à l’école, dans le quartier,
l’exploitation, les abus, le stress toxique ;
- la protection contre les accidents de la circulation, les accidents en milieu scolaire et les
accidents domestiques : Blessure par une arme blanche (couteau, lame, ciseaux…),
coincement d’une partie du corps par la porte, Brûlure, Piqûre d’insectes, morsure
d’animaux, corps étranger avalé, asphyxie (étouffement), électrocution ;
- des soins, des activités et des accompagnements appropriés à son handicap.

Les implications pédagogiques


Pour répondre efficacement aux besoins de l’apprenant.e dans le domaine de la protection,
l’enseignant.e, doit :
 connaître et appliquer les textes de législation et d'administration préscolaire ;
 respecter les droits des apprenant.e.s ;
 aimer les apprenant.e.s en ayant des gestes et des paroles d’affection, une attitude
bienveillante ;
 prendre en compte l’intérêt supérieur des apprenant.e.s ;
 développer des vertus telles que : la paix, la solidarité, la fraternité, la politesse, l’amour,
le respect de la différence, de la personne et de la dignité humaine ;
 transformer la classe en un milieu familial ;
 favoriser les interactions positives entre les apprenant.e.s eux-mêmes et entre les
apprenant.e.s et lui ;
 respecter les heures de sommeil et de jeux pour une bonne hygiène mentale.

5.2-Les bonnes pratiques parentales en matière de protection

La protection de l’enfant fait référence à la prévention et à la lutte contre la violence, l’exploitation


et les mauvais traitements infligés aux enfants.
La protection de l’enfant renvoie aussi à la mise en place de mesures préventives contre les
violations des droits de l’enfant (déclaration des naissances à l’état civil, lutte contre toutes formes
de violence, pratiques traditionnelles néfastes).
La protection de l’enfant, est donc l’ensemble des mesures, des services et des mécanismes pour
prévenir et répondre aux abus, à la négligence, à l’exploitation et aux violences dont sont victimes
les enfants.
Un environnement protecteur favorise un bon développement de l’enfant.

31
Les implications pédagogiques
Pour un développement harmonieux de l’apprenant.e, l’enseignant.e doit amener les parents à
adopter les bonnes pratiques en matière de protection en :
• informant les parents sur la nécessité de protéger leurs jeunes enfants contre :
o l’apatridie en le déclarant à l’état civil ;
o les agressions physiques et sexuelles ;
o l’analphabétisme ;
o les mutilations de tous ordres ;
o les enlèvements ;
o les maladies contagieuses ;
o les environnements malsains ;
o l’alcool et les stupéfiants ;
o les abus et les exploitations ;
o les pires formes de travail.

5.3-Les activités de protection à l’école


Elles regroupent le contrôle des extraits d’acte de naissance et l’identification des cas de violence
faites aux enfants, la détection des déficiences légères.

➢ Le contrôle de l’extrait d’acte de naissance


 Définition : Cette activité permet à l’enseignant.e de vérifier à l’inscription que chaque
apprenant.e possède un extrait de naissance.
 Objectif : Veiller au respect du droit de l’enfant de posséder une existence légale.
 Déroulement
- Lors des inscriptions, vérifier les extraits d’acte de naissance des enfants ;
- Établir la liste des enfants qui n’en ont pas ;
- Sensibiliser les parents à cet effet ;
- Prendre attache avec les autorités administratives compétentes pour l’établissement
de jugements supplétifs d’acte de naissance des enfants.
➢ L’identification des cas de violence
 Définition : La violence se définit comme toute contrainte physique ou morale exercée
sur une personne. Les violences à l’égard des enfants constituent une menace pour la
société dans la mesure où elle fragilise celle-ci. Elles sont surtout une violation des
droits de l’enfant et un problème de santé publique.
Il existe plusieurs types de violence :
. la violence structurelle faite aux enfants, c’est le fait que les décisions, les
planifications ne créent pas les conditions nécessaires pour qu’ils puissent jouir de
leurs droits (le manque d’école, d’accès à l’eau potable, de centre de santé, etc.)
. la violence symbolique faite aux enfants, c’est l’idée, l’image, la représentation fixe
qu’on se fait des éléments de notre environnement et de certaines pratiques au
32
détriment de l’intérêt des enfants (la représentation classique de l’école opposée à
l’école sous paillote, sous un arbre, l’enseignement en langue française opposée à
l’enseignement en langue locale, etc.
. la violence institutionnelle faite aux enfants, c’est le fait de reproduire l’institution
dans toute sa rigueur avec ses principes et l’autorité qu’elle confère à ses
représentant.e.s au détriment de l’intérêt des enfants. (Organiser le début des cours à
7h30, comme l’indique le planning de la journée, sans prendre en compte la situation
des apprenant.e.s qui habitent assez loin de l’école)
. la violence interpersonnelle, c’est la violence qui met en présence dans une relation
conflictuelle au moins deux personnes, adulte-enfant ou enfant-enfant. La violence
interpersonnelle est de loin la plus incriminée comme étant celle qui a un impact
direct sur l’épanouissement des enfants. Elle s’exprime sous plusieurs formes :
 violence physique : bastonnade, pédagogie de la chicotte, pincement des
oreilles, maltraitance, gifles, corvées, les punitions etc.…
 La violence verbale : injures, insultes, quolibets, hurler etc.…
 La violence psychologique : négligence rejet, menace, ignorance,
harcèlement, etc.…
 La violence émotionnelle : humiliation, isolation, rejet, insulte, terreur,
etc.…
 La violence sexuelle : attouchements, tentative de viol, viol, excision,
mutilation génitale, inceste etc.

 Objectifs
. Identifier les différents types de violences faites aux enfants à l’école et dans la
communauté.
. Sensibiliser la communauté aux différentes formes de violences faites aux enfants
 Déroulement
Lorsque dans la classe, un apprenant.e présente les signes suivants:
- s’isole ;
- ne joue pas avec les autres ;
- est timide ou renfermé ;
- parle peu ou pas du tout avec les autres, surtout avec les adultes ;
- est agressif ;
- ne participe pas dans la classe.
Il s’agit d’un apprenant.e qui peut être l’objet d’une maltraitance.
Devant ces signes, il faut :
- rester calme et ferme
- offrir un cadre maternant et sécurisant à l’enfant
- évaluer le contexte global d’expression du signe constaté (parler avec l’enfant et
avec ses parents si possible),

33
- donner des conseils dans un état d’esprit qui prendra en compte les compétences
parentales
- informer son supérieur hiérarchique,
- référer l’apprenant.e vers les services compétents (centre de santé, centre social ou
centre d’éducation spécialisée)

La persistance des troubles doit conduire l’enseignant.e de l’apprenant.e à accompagner la famille


vers une consultation médicale en s’appuyant si possible sur un réseau de professionnels tout en
gardant sa place auprès de cette famille.

➢ La détection des cas de déficiences légères


Il est important d’identifier les enfants en situation de handicap afin de leur accorder une
protection particulière.
Ils se retrouvent dans des classes préscolaires avec des déficiences spécifiques. Les signaux
d’identification varient en fonction de la déficience. Cette variété impose à l’enseignant.e de
s’imprégner de chaque réalité.

 Définition de concepts
. La déficience : Elle correspond à toute perte de substance ou altération d’une fonction ou
d’une structure psychologique, physiologique ou anatomique. Ici, c’est l’aspect lésionnel
du corps qui est mis en avant.

. L’incapacité : L’incapacité « correspond à toute réduction (résultant d’une déficience)


partielle ou totale de la capacité d’accomplir une activité d’une façon, ou dans les limites
considérées comme normales pour un être humain ». Ici, c’est l’aspect fonctionnel qui est
considéré.

. Le désavantage : Le désavantage associé à la dimension sociale : il s’agit du préjudice


résultant de la déficience ou de l’incapacité qui limite ou interdit l’accomplissement d’un
rôle considéré comme normal compte tenu de l’âge, du sexe et des facteurs socioculturels.
C’est à ce niveau que l’on parle de handicap.
. Le handicap : Selon l’ONU : « Le handicap résulte de l’interaction entre des personnes
présentant des incapacités et les barrières comportementales et environnementales qui
font obstacle à leur pleine et effective participation à la vie de la société sur la base de
l’égalité avec les autres » (CIDH).

C’est le résultat de l’interaction entre les facteurs personnels et les facteurs


environnementaux. Il y a une situation de handicap lorsque la participation de la personne est
limitée, voire impossible. Ici est mis en avant le rôle de l’environnement qui peut être un obstacle
ou un facilitateur.

34
 Les types de déficiences légères
. Les déficiences physiques : Les déficiences physiques sont également appelées
« déficiences motrices ». Elles peuvent se situer au niveau des membres inférieurs ou des
membres supérieurs ou peuvent se présenter comme une quelconque malformation du
corps.
Les causes de la déficience physique sont de trois types :
- les affections congénitales ;
- les affections héréditaires ;
- les affections acquises au cours de la vie et provoquées par des maladies, des
traumatismes, des accidents.
. Les déficiences sensorielles et langagières : Les performances scolaires des élèves sont
quelques fois perturbées par certaines déficiences perceptibles ou non :

 La déficience visuelle : La déficience visuelle suppose des difficultés de l'œil à


voir correctement, suite à une altération de sa fonction anatomique ou
physiologique. La déficience visuelle n'est pas toujours totale. On distingue deux
catégories de déficience visuelle : la malvoyance et la cécité.
La déficience visuelle peut être due à des maladies, des anomalies ou à des
traumatismes (blessures). Elles sont congénitales, héréditaires ou acquises.

 La déficience auditive : La déficience auditive est l'incapacité ou la difficulté à


entendre. Elle consiste en une diminution ou en une perte de la perception des
sons, d’une ou des deux oreilles. La déficience auditive n’est pas toujours facile à
observer surtout chez le jeune enfant du fait de son incapacité à s’exprimer. Il y a
deux niveaux de perte auditive : l’hypoacousie (perte) et la surdité (diminution).
Les causes sont multiples :
- une lésion du nerf auditif généralement due à un accident, la méningite ou un
accident vasculaire cérébral ;
- la prise de certains médicaments pharmaceutiques ;
- l’introduction d’objets dans le conduit auditif ;
- la présence de bouchon de cérumen (liquide marron dans les oreilles), de corps
étranger.

. La déficience intellectuelle : Par déficience intellectuelle encore appelée retard mental, on


entend une incapacité caractérisée par des limitations significatives du fonctionnement
intellectuel et des habiletés à s’adapter au niveau conceptuel, social et pratique. Elle affecte
tous les aspects du développement d’un enfant. : le développement physique, l’acquisition
du langage, la capacité à se prendre en charge et la maîtrise des connaissances théoriques.

Les enfants ayant une déficience intellectuelle ne sont pas malades mentalement. On utilise
en effet ce terme lorsque des personnes en bonne santé développent une maladie qui altère
leur humeur, leurs sentiments et leurs comportements. Elles peuvent être soignées à l’aide
d’un traitement approprié.

35
Les déficiences intellectuelles ont des causes très différentes. Cependant, pour un nombre
assez important d’enfants (plus d’un tiers), l’origine de la déficience intellectuelle ne peut
pas être déterminée.
Remarque : Il ne faut pas confondre les enfants déficients intellectuels aux enfants à infirmité
motrice cérébrale (IMC) qui souffrent de déficiences atteignant les fonctions cérébrales. Ces
déficiences sont le plus souvent issues d’accidents cérébraux à la naissance. Les capacités de ces
enfants comme l’expression orale, la motricité et la vision peuvent être altérées, sans que les
capacités intellectuelles ne le soient forcément.
 Objectifs
. Détecter les déficiences légères chez les apprenant.e.s du préscolaire ;
. Aider les enfants en situation de handicap en appliquant quelques pratiques spécifiques ;
. Référer les cas de déficience dans un centre spécialisé.

 Déroulement
Dans les classes préscolaires l’enseignant.e doit être très attentionné pour identifier les signes
d’alerte.
Les signes d’alerte
DEFICIENCES SIGNES D’ALERTE
- un ou plusieurs membres amputés ;
- un membre ou une partie du corps manquant à la naissance ;
Déficience - des déformations aux bras, aux doigts, aux jambes et à d’autres parties du
physique corps (tête trop grosse ou trop petite) ;
(motrice) - la marche difficile : qui se penche d’un côté à chaque pas, marche les genoux
serrés, avec les chevilles fléchies,… ;
- une paralysie d’une jambe ou des deux jambes (paraplégie), de la moitié du
corps (hémiplégie), des jambes et des bras (tétraplégie).
Déficience ➢ indicateurs physiques : des yeux rouges, des croûtes sur les paupières.
visuelle ➢ des indicateurs comportementaux : l’élève se frotte les yeux souvent
quand il lit, il rapproche ou éloigne le support de lecture.
- l’apprenant.e tourne sa tête d’un côté ou tend le cou pour mieux entendre ;
- l’apprenant.e regarde ce que font les autres élèves avant de commencer
son travail
- l’apprenant.e observe ses camarades ou l’enseignant.e pour comprendre la
situation ;
Déficience - l’apprenant.e est distrait et perturbateur.
auditive Remarque :
Un apprenant.e présentant un ou plusieurs de ces signes peut cependant ne
pas présenter de déficience auditive. Il se peut qu’il y ait d’autres raisons qui
expliquent le comportement de l’enfant et qu’il vous faudra considérer.
Vous devriez également faire part des constats aux parents. Ils peuvent
fournir d’autres informations susceptibles de confirmer vos soupçons ou de
vous rassurer sur les capacités auditives de l’enfant.

36
Les signes de déficience intellectuelle sont répartis en six domaines, pour
lesquels le développement de l’enfant peut être ralenti, par rapport à d’autres
enfants du même âge. Il s’agit de /le/la /l’
✓ acquisition de la parole ;
Déficience ✓ compréhension du langage (comprendre autrement les consignes par
intellectuelle exemple) ;
✓ pratique du jeu (ne joue pas, etc.) ;
✓ acquisition du mouvement (marcher, coordination motrice) ;
✓ développement du comportement (faible attention, hyperactif, apathique)
✓ apprentissage de la lecture et de l’écriture (copier des lettres, des
chiffres).

En résumé l’enseignant.e doit être attentif aux comportements des apprenant.e.s pour détecter
les déficiences légères, si possible référer l’apprenant.e à un spécialiste (pédiatre, psychologue,
orthophoniste, psychomotricien…)
Durant les apprentissages il doit proposer des activités de discrimination (auditive, visuelle,
phonatoire …) et des activités de motricité globale et fine.

37
SESSION 3 : LES APPROCHES DE MOBILISATION DES PARENTS

Objectifs spécifiques
- S’approprier les bonnes approches pour la mobilisation des parent.e.s;
- Déterminer les moments propices de rencontre avec les parent.e.s ;
- S’approprier l’approche individuelle et l’approche de groupe d’entretien avec les parent.e.s.
Le développement intégré du jeune enfant ne saurait être efficace sans une participation parentale
(tout au long de l’année scolaire). Cette participation doit être régulière, culturellement appropriée
et basée sur la famille, la communauté.
Insérer un thème d’éducation parentale à la formation consiste à renforcer les capacités des
enseignant.e.s pour la sensibilisation, l’information des parents, des substituts parentaux ou des
tuteurs en vue d’une meilleure prise en charge des jeunes enfants. Pour mieux engager les parents
dans l’éducation de leurs enfants, l’enseignant.e doit utiliser des approches appropriées.
Contenus

1-Les moments de rencontre avec les parent.e.s


Vu la spécificité de cette activité qui n’est pas prise en compte dans les plages horaires
d’enseignement au préscolaire, certains espaces permettent de dérouler les bonnes pratiques
parentales.

Ce sont :
 les journées portes ouvertes ;
 les réunions avec les COGES et les CMEF
 les visites mensuelles ou trimestrielles pour viser les livrets d’exercices des
apprenant.e.s ;
 les moments de fêtes;
 les grands moments de la journée (l’accueil et la sortie).

1.2-Les attitudes au cours d’une rencontre avec le parent


Il n’est pas aisé d’aborder les parents pour leur indiquer une conduite à tenir à l’égard de leurs
enfants. Les qualités suivantes sont requises de la part de l’enseignant.e pour initier des contacts
avec les parents :
 la courtoisie,
 la qualité d’écoute,
 la bienveillance,
 la discrétion,
 l’empathie.
NB : Compte tenu de la nuance entre l’empathie qui signifie : je ressens de l’intérieur, je
comprends, je développe ma conscience de moi-même et du monde et la sympathie qui renvoie à :
je ressens les sentiments d’un autre, je fusionne, je perds conscience de moi et du monde,
l’enseignant.e ne doit pas baigner dans la trop grande sympathie dans ces moments d’échange.

38
Comment réussir l’écoute ? :
 Utiliser la communication non-verbale efficace ;
 Savoir lire l’émotion du parent (expressions du visage, langage corporel, les mots utilisés
et la manière de les prononcer)
 Garder votre tête au même niveau que la mère/père/substitut parental ;
 Prêter attention (contact visuel) ;
 Enlever les barrières (tableaux et notes) ;
 Prendre du temps ;
 Toucher de manière appropriée ;
 Poser des questions qui permettent à la mère/père/ le substitut parental de donner des
informations détaillées ;
 Utiliser des réponses et des gestes qui montrent l’intérêt que vous leur portez ;
 Ecouter les inquiétudes de la mère/père/ le substitut parental ;
 Réfléchir à ce que la mère/père/ le substitut parental vous dit ;
 Ne pas utiliser des mots ou attitudes de jugement.

1.3-L’entretien individuel avec le parent d’un apprenant.e

L’entretien individualisé est une rencontre avec le (les) parent(s) d’un apprenant.e pour échanger
sur le développement de celui-ci au regard des objectifs définis pour son âge. C’est aussi
l’occasion de faire le point sur ses acquisitions, ses difficultés et identifier comment la
collaboration entre l’enseignant.e et la famille pourrait améliorer le développement de
l’apprenant.e.
L’entretien individuel doit faire l’objet d’une préparation par l’enseignant.e.

1.3.1-Avant l’entretien
 Les parents sont de préférence non pas convoqués mais conviés.
 Le motif de la rencontre est porté à la connaissance des parents, brièvement, pour leur
permettre de faire le point entre eux (et si possible avec leur enfant) avant cette rencontre.
 Si une autre personne que l’enseignant.e est conviée à la rencontre, il faut informer le
parent de son nom et de sa fonction.
 Le directeur peut jouer un rôle de médiateur dans certaines situations.
 Le lieu de la rencontre est aménagé d’avance permettant d’installer une relation de
confiance, en toute confidentialité.
1.3.2-Pendant l’entretien
 Les conditions
. s’assurer que l’on ne sera pas dérangé pendant l’entretien.
. Présenter chacune des personnes participant à l’entretien avant de commencer.
. Avoir un sujet de rencontre précis, avec un timing validé conjointement. Si la durée
est insuffisante et que le besoin se fait sentir, un autre rendez-vous pourra être pris.
. Ces aspects concrets de la communication vont créer, s’ils sont bien assurés, des
conditions favorables à la communication.

39
. Les propos tenus doivent se fonder sur des faits, des constatations et non sur des
jugements ou interprétations.
. Clarifier l’objectif de l’entretien dès le début, montrer au parent que l’on a besoin
d’avoir son point de vue pour réfléchir ensemble (« nous avons un objectif commun:
le développement harmonieux de votre enfant »).

 Le contenu de l’entretien
L’enseignant.e doit adopter la démarche suivante :
. présenter les qualités de l’enfant ;
. indiquer progressivement les mauvais aspects de la conduite de l’enfant en surveillant
l’expression du visage du parent ;
. veiller à ne pas utiliser de qualificatifs dévalorisants ;
. s’obliger à un vocabulaire simple mais précis, compréhensible par son interlocuteur ;
. associer systématiquement le parent : « on va essayer ensemble de comprendre la
situation de votre enfant ».
. encourager le parent à donner son point de vue.
. répondre aux questions du parent ou le solliciter : « Avez-vous des questions ? Y a-t-
il d’autres informations qui vous seraient utiles ? »
. concentrer l’entretien sur les solutions plutôt que sur les problèmes.
. terminer toujours l’entrevue par des paroles d’espoir, d’encouragement et de
félicitations.
. faire un résumé de ce qui a été dit ou décidé avec le parent en lui donnant la parole
une dernière fois.
. Faire un compte rendu écrit de l’entretien pour garder en mémoire commune le
contenu des échanges.

1.3.3-Après l’entretien
 Faire le suivi des résolutions arrêtées avec les parents.
Toutefois l’enseignant.e peut organiser des groupes de discussion pour un partage d’expériences
de bonnes pratiques.
1.4-Comment organiser un groupe de discussion
 Rassembler les participant.e.s et les faire asseoir en cercle ;
 Le facilitateur (enseignant.e) souhaite la bienvenue à la session ;
 Il se présente et demande à chaque participant.e de faire de même ;
 Il invite les participant.e.s à proposer des sujets de discussion et à en sélectionner un pour
commencer.
 Des questions seront posées pour comprendre ce que les participant.e.s connaissent et
pensent de ce sujet.
 Le facilitateur pourra approfondir certaines questions pour aller plus loin dans la
discussion.
 Il est indispensable de laisser les participant.e.s s’exprimer et de les encourager à partager
avec les autres leurs opinions, croyances, attitudes…
 Il faut aussi respecter les participant.e.s qui ne souhaitent pas intervenir.

40
MODULE 2 :
MATERIELS ET JEUX DIDACTIQUES DANS
L’ENSEIGNEMENT / APPRENTISSAGE AU
PRESCOLAIRE

Objectif général
Outiller l’enseignant.e du préscolaire à la fabrication des matériels et des jeux didactiques pour la
mise en œuvre de l’apprentissage par le jeu

41
SESSION 1 : APPRENTISSAGE PAR LE JEU AU PRESCOLAIRE
Objectifs spécifiques
-Définir le jeu ;
-Relever les différents rôles du jeu ;
-Distinguer les types de jeu ;
-Organiser des activités d’apprentissage fondées sur le jeu.

Contenus
1-Définition du jeu

C’est une activité physique ou mentale procurant du plaisir. Il est volontaire et est propre à
l’enfant : « le jeu est le travail de l’enfant » selon le psychologue Edouard Claparède (1873-1940)
Autrement dit le jeu est une activité spontanée, libre et codifiée. Il suppose l’acceptation partagée
de la loi du jeu. Pour l’enfant il se fait dans un esprit de pur amusement. Cependant il établit un
système de règles qui rend intelligible le comportement de l’enfant.

2-Le rôle du jeu dans le développement de l’enfant

Le jeu est une activité primordiale et légitime fort indispensable pour l’enfant. En ce sens, il est un
facteur privilégié d’épanouissement pour son développement global :

❖ Au plan psychomoteur
Par le jeu, l’enfant développe son corps, apprend à coordonner ses mouvements et à développer
de nouvelles aptitudes. C’est une activité fondamentale pour la santé et le bien-être de l’enfant.

❖ Au plan cognitif
Le jeu développe l’imagination, l’esprit de créativité et la personnalité de l’enfant. Avec les
jouets, il apprend les formes, les couleurs, les tailles et les textures des objets ainsi que leur
importance. L'interaction avec les matériaux stimule l'apprentissage, la résolution de problèmes.
Le jeu est le point de départ de nombreuses situations didactiques dans la classe du préscolaire.

✓ Au plan socio-affectif
A travers le jeu, l’enfant exprime ses idées et ses sentiments. C’est une activité sociale qui lui
permet d’être en relation avec les autres. A ce titre, Il communique, coopère et négocie avec ses
pairs et l’enseignant.e. En jouant avec d'autres enfants, l'enfant apprend comment établir des
relations sociales avec ses pairs dans le choix et le partage du matériel. Grâce à des jeux
coopératifs, l'enfant apprend à donner et à recevoir. Il parvient à accepter les règles de groupe et
à les mettre en pratique. Le jeu forme l’enfant au respect des règles établies, lui permettant ainsi
de se socialiser et de construire des valeurs de justice, d’honnêteté, de fairplay, d’entraide, … .

Le jeu se pratique individuellement, par groupe ou collectivement.


Il nourrit tous les domaines du développement de l’enfant (physique, cognitif, social,
émotionnel) et facilite ses apprentissages.

42
3-Les types de jeux pratiqués au préscolaire

Il existe différents types de jeux qui contribuent au développement de compétences chez l’apprenant.e du préscolaire.

TYPES DE JEUX COMPOSANTES DESCRIPTION EXEMPLES


Jeux avec un instrument de
LES JEUX Les jeux sensoriels Ce sont les jeux avec les bruits, les
musique tels que le hochet, le
D’EXERCICES Les jeux sensoriels sonores sons et les rythmes
sistre, la calebasse à cauris…
Ce sont des exercices et expériences
Les jeux sensoriels visuels Le jeu de Kim, le trieur de
de jeux avec les couleurs, les formes,
formes, puzzle…
les dimensions
Ce sont des jeux avec des Le jeu avec les pneus, le jeu avec
mouvements comme courir, sauter, les voiturettes, le jeu avec les pas
Les jeux avec des marcher, grimper, se rouler, pousser, de l’éléphant…
mouvements locomoteurs tirer, ramper, et des mouvements
dynamiques comme se pencher,
s’étirer, se courber, faire tourner,
lancer, attraper etc.
Ces actions sont répétées pour le
Les jeux moteurs plaisir de résultats immédiats.
Les jeux de manipulation Ce sont des exercices et expériences Le jeu d’enfilage, d’encastrement,
de jeux avec des mouvements de de position, de domino…
préhension comme saisir, serrer,
taper, lancer, façonner, vider,
remplir, tracer.

Ils sont répétés pour le plaisir de


résultats immédiats.

43
Les jeux de loto Jeux de hasard composés de pièces, de formes, de lettres, de Le jeu de loto chiffres, le jeu de
chiffres ou d’éléments isolés destinés à être associés, selon loto lettres
des règles, à un ou plusieurs tableaux d’ensemble
accompagnant le jeu
LES JEUX DE Les jeux de séquence Ce sont des jeux comportant des éléments qui doivent se Le jeu du domino
REGLES suivre selon un ordre précis à partir de consignes et de
règles.
Les jeux de circuit Ce sont des jeux de parcours impliquant des trajets, des Le jeu de ludo, le jeu de la
itinéraires à suivre pour aller d’un point à un autre marelle, le jeu de chemin…

Les jeux de construction Ce sont des jeux d’assemblage tridimensionnel d’éléments Le jeu de construction en bois,
isolés, par des techniques de superposition, de vissage, de jeu de construction en plastique
LES JEUX collage… (le lego).
D’ASSEMBLAGES Les jeux d’agencement Ce sont des jeux d’assemblage linéaire d’éléments isolés
L’enfilage de perles
sous forme d’enfilage, de piquage
Les jeux de montages
Fabrication de voiturette,
mécaniques, Ce sont des maquettes de voitures, avions
avions…
électromécaniques

Les jeux de faire- Ce sont des jeux d’imitations marquées par plus ou moins de Jouer à la maman au coin poupée
semblant vraisemblance, de personnages, d’animaux, d’actions,
LES JEUX d’événements et d’objets réels
SYMBOLIQUES Les jeux de rôles Ce sont des jeux des combinaisons symboliques présentées Jouer à la vendeuse au coin
sous forme de tableau d’ensemble, de séances, de séquences, boutique, jouer à la maitresse…
de scènes spécifiques, qui ne sont pas soumis à un scénario
préalablement établi
Les jeux de Ce sont des jeux de représentations visuelles, au moyen de Dessins, graphismes.
représentation lignes, de figures, de dessins, de formes, de couleur,
d’objets, d’images, d’événements, de personnages,
reproduits de façon symbolique en volume ou en surface.

44
4-Organisation des activités d’apprentissage fondées sur le jeu

4.1-Exemples d’activités d’apprentissage fondées sur le jeu en AEM

COMPETENCE 5 : Traiter une situation relative à la vie des animaux dans leur milieu
THEME : LES ANIMAUX DANS LEUR MILIEU DE VIE
Leçon : La vie des animaux
Jeu : Le jeu de KIM

Objectifs :
- Identifier quelques animaux ;
- Classer des animaux ;
- Décrire un animal

Nombre de joueurs : 2 et plus


Matériels : des images d’animaux.
Déroulement :
▪ Présenter les images d’animaux et les faire nommer par les apprenant.e.s ;
▪ Bien les disposer à la vue des apprenant.e.s ;
▪ Inviter les apprenant.e.s à les observer attentivement ;
▪ Recouvrir les images puis en retirer une selon le critère choisi ;
▪ Enlever la couverture et faire nommer l’animal manquant ;
▪ Faire décrire l’animal.

N.B. -le vainqueur est celui qui a été le premier à trouver la bonne réponse ;
-féliciter les vainqueurs à la fin du jeu et encourager les perdants.
-on peut enlever ou ajouter un objet.
-faire pareil pour les aliments.

45
COMPETENCE 6 : Traiter une situation relative au corps humain et aux aliments
THEME : LE CORPS HUMAIN ET LES ALIMENTS
Leçon 2 : Le rôle et l’hygiène des organes de sens
Jeu : Jacques où es-tu ?

Objectifs :

- identifier les organes de sens (les yeux et les oreilles) ;


- déterminer le rôle des organes de sens ;
- développer l’attention.

Nombre de joueurs : 2
Matériel : un foulard
Déroulement : Les apprenant.e.s jouent à deux : l’un joue le rôle de « Jacques » et l’autre a les
yeux bandés. L’enseignant.e demande à celui qui a les yeux fermés de poser la question suivante à
Jacques : « Jacques où es-tu ?». Jacques répond « me voici ». L’enseignant.e explique à celui qui a
les yeux fermés qu’il faut bien écouter la voix de « Jacques » pour le localiser et l’attraper.
« Jacques » doit éviter de se faire prendre. Au bout de 3mn, le vainqueur est celui qui a réussi sa
tâche. Faire jouer le maximum d’apprenant.e.s.
NB : Féliciter le vainqueur à la fin du jeu et encourager le perdant.

46
4.2-Exemple d’activité d’apprentissage fondée sur le jeu en Français

COMPETENCE 3 : Traiter une situation relative à la lecture

THEME : Jeux de lecture

Leçon 5 : La reconnaissance visuelle

Jeu : reconstitution de mots

Objectifs :
- développer l’attention ;
- reconnaître les lettres d’un mot ;
- reconnaître un mot ;
- reconstituer un mot.
Nombre de joueurs : 1 ou plusieurs
Matériel : étiquettes-prénoms, étiquettes-lettres, une corbeille/carton
Déroulement :
Mettre à la disposition des apprenant.e.s des étiquettes-prénoms contenues dans une
corbeille/carton.
▪ Demander à chacun de choisir son étiquette-prénom ;
▪ Remettre aux apprenant.e.s en atelier, un ensemble d’étiquettes-lettres ;
▪ Demander de choisir et de disposer les étiquettes-lettres pour former leur prénom ;
▪ L’apprenant.e qui reconstitue correctement son prénom est le gagnant après 3 minutes.
NB : l’enseignant.e peut utiliser d’autres mots usuels.

47
4.3-Exemple d’activité d’apprentissage fondée sur le jeu en EDHC
COMPETENCE 1 : Traiter une situation relative aux symboles de la République et aux principes
de la démocratie
THEME : LES SYMBOLES DE LA REPUBLIQUE ETLESPRINCIPES DE LA
DÉMOCRATIE
Leçon 1 : Les symboles de la République de Côte d’Ivoire

Jeu : le drapeau

Objectifs :
- reconnaitre les couleurs du drapeau de la Côte d’Ivoire
- connaitre la disposition des couleurs du drapeau de la Côte d’Ivoire

Matériels : différentes bandes de tissu incluant les couleurs du drapeau de la Côte d’Ivoire, un
carton vide
Durée : 10 à 15 min
Déroulement :
▪ L’enseignant.e met des morceaux de tissu de différentes couleurs dont ceux incluant les
couleurs du drapeau National dans un carton ;
▪ Il fait jouer une équipe de deux apprenant.e.s : à son signal, un apprenant.e. choisit les
bandes de tissu représentant les couleurs du drapeau national et l’autre les dispose
verticalement dans l’ordre (orange/blanc/vert) de la gauche vers la droite.
▪ Au bout de 3 minutes, l’enseignant.e fait arrêter le jeu et proclame le résultat.
▪ L’enseignant.e reprend une nouvelle séquence de jeu avec une autre équipe.

NB : Féliciter les vainqueurs à la fin du jeu et encourager les perdants.

48
4.4-Exemple d’activité d’apprentissage fondée sur le jeu en EPS
COMPETENCE 2 : Traiter une situation relative à son intégration dans un groupe par la pratique
des jeux d’opposition et/ou de coopération
Leçon 2: pratiquer des jeux de coopération

Jeu : Abattre les quilles

Matériels : Quilles, fanions, ballons, rubans, brassards, sifflet


Nombre d’apprenant.e.s : 10 minimums
Déroulement : Les apprenant.e.s sont disposés par ligne, devant eux sont placées sur une ligne de
quilles distantes de 2 mètres.
Au signal de l’enseignant.e, ils lancent leurs balles en vue de renverser les quilles.
Plusieurs manches sont à prévoir de sorte à faire jouer tous les apprenant.e.s de l’atelier dirigé.
Le vainqueur est l’équipe qui a fait tomber le plus de quilles.

4.5-Exemple d’activité d’apprentissage fondée sur le jeu en Mathématiques

COMPETENCE 2: Traiter une situation relative à une suite de nombre, au dénombrement, au


partage et aux grandeurs.
THEME : la numération
Leçon 3 : Utilisation des termes « ajouter, enlever, partager »

Jeu : la chaise musicale


Matériel : nombre de chaises laissé à l’initiative de l’enseignant.e, un sifflet ou un tambourin
Lieu : la cour ou un espace dégagé de la classe
Déroulement :
▪ Prendre un nombre d’apprenant.e.s supérieur au nombre de chaises.
▪ Disposer les chaises en rond ou les aligner si l’on joue dehors.
▪ Chanter en demandant aux apprenant.e.s de marcher ou courir autour des chaises.
▪ Au coup de sifflet ou au frappé sur le tambourin, chacun s’assoit sur une chaise. Ceux qui
ne sont pas assis sont éliminés.
▪ On retire une chaise et le jeu reprend, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il reste une seule
chaise et deux apprenant.e.s.
▪ Celui qui réussit à s’asseoir est le gagnant.
▪ Féliciter le vainqueur à la fin du jeu et encourager le perdant.

49
4.6-Exemple d’activité d’apprentissage fondée sur le jeu en AEC

➢ Compétence 2 : Traiter une situation de vie courante à travers la réalisation d’œuvres en


utilisant des éléments de l’expression musicale.
Thème 2 : Réalisation d’œuvres musicales
Leçon 2 : Jeux d’écoute et de reproduction

Jeu : le téléphone

Déroulement :
▪ L’enseignant.e choisit un apprenant.e. dans le cercle,
▪ Chuchote un mot ou une phrase à l’oreille de cet apprenant.e.
▪ Chaque apprenant.e. doit chuchoter à son tour à son voisin ce qui lui a été chuchoté
jusqu’au dernier apprenant.e. qui doit le dire à haute voix.
▪ L’enseignant.e apprécie le résultat final avec les apprenant.e.s en identifiant le point de
rupture si possible.
▪ Il donne la réponse correcte.

Aussi bien que le matériel manufacturé (feuilles, crayon, feutres…) est utilisé pour la fabrication
des outils didactiques, l’enseignant.e du préscolaire, doit être en mesure de confectionner ces
outils à l’aide de matériaux locaux récupérés, recyclés ou transformés.

50
SESSION 2 : FABRICATION DE MATERIELS ET DE JEUX
DIDACTIQUES

Objectifs spécifiques

-Identifier des matériels et des jeux didactiques


-Confectionner des matériels et des jeux didactiques.

Contenus
Aussi bien que le matériel manufacturé (feuilles, crayon, feutres…) est utilisé pour la fabrication
des outils didactiques, l’enseignant.e des classes du préscolaire, doit être en mesure de
confectionner ces outils à l’aide de matériaux locaux récupérés, recyclés ou transformés.

1-Quelques matériels et jeux didactiques


Au préscolaire, il existe une diversité de matériels et de jeux didactiques pour mener les
enseignements/apprentissages dans les différentes disciplines.

Matériels didactiques Jeux didactiques


-la bande numérique • Jeu de loto nombre
-l’abécédaire/la bande alphabétique • Jeu d’identification
-le tableau météorologique • Jeu de position
-la frise de la semaine • Jeu de quilles
-le tableau de présence • Jeu de balles
-le tableau des anniversaires • Jeu de puzzle
-les étiquettes (mois, année, jour,
• Jeu d’encastrement
quantième)
• Jeu de l’awalé
-les balles
-les fanions
-les quilles
-les cordes articulées

51
2-Fabrication de matériels didactiques

Le matériel didactique est un objet, un document ou un appareil utilisé pour organiser un


enseignement/ apprentissage dans une discipline donnée.
2.1. Matériels didactiques en EPS
• Les quilles

Matériels : emballages plastiques d’eau (1,5 litre pour les grandes quilles et 0.5 litre pour les
petites), de la peinture à eau (rouge, jaune, bleu et vert), pinceau pour peindre.

Etapes de fabrication : Peindre les bouteilles dans les différentes couleurs susmentionnées.

• Les balles (à sable ou à chiffon) :

Matériels : chutes de tissus de couleurs primaires et de couleurs secondaires, aiguilles, fils, sable
ou kapok, etc…

Etapes de fabrication : coudre des petits sacs avec les chutes de tissus et les remplir de sable, de
kapok ou d’autres chutes de tissus, puis les refermer.

• Les fanions (brassards, bandeaux, etc…) :

Matériels : chutes de tissus de couleurs primaires et de couleurs secondaires, paires de ciseaux

Etapes de fabrication : découper des formes pour obtenir des fanions, des bandeaux, des
brassards, etc… en vue de leur utilisation pour la constitution d’équipes.

• Les cordes articulées


Matériels : cartons, cordelettes

Etapes de fabrication :
1. découper des cartons
2. relier les cartons découpés par des cordelettes

2.2-Outils de référence

Au préscolaire les outils de référence sont indispensables dans la conduite du processus


enseignement/apprentissage. Lorsqu’ils sont fabriqués, ils doivent être accrochés obligatoirement
à proximité du tableau, accessible aux apprenant.e.s et manipulable par eux.

52
• La bande numérique

Matériels et matériaux : cartons, calendriers, chemises cartonnées, feuilles de rame A4 ou


feuilles bristol, marqueurs bleu et rouge ou feutres à gros bouts, paire de ciseaux, agrafeuse et
agrafes, colle à bois, colle forte ou amidon cuit.

Etapes de fabrication :
1. découper les calendriers ou les cartons en bandes pour obtenir des bandes de 15cm de
largeur ;
2. coller ou agrafer de sorte à obtenir une longue bande qui servira de support à l’écriture des
nombres de 1 à 31 ;
3. recouvrir la longue bande obtenue de papiers rame ou de chemises cartonnées découpés ;
4. tracer avec le marqueur de couleur rouge des traits espacés de 12 cm les uns des autres
pour obtenir 31 cases dans lesquelles seront inscrits avec un marqueur de couleur bleue les
nombres de 1à 31.

• L’abécédaire ou la bande alphabétique

Matériels et matériaux : cartons, calendriers, feuilles de rame A4, marqueurs ou feutres à gros
bout, colle à bois ou amidon cuit.

Etapes de fabrication : procéder de la même manière que dans le cas de la bande numérique.
Mais prévoir 26 cases qui correspondent chacune à une lettre de l’alphabet, écrire ces lettres sous
quatre formes graphiques (script, minuscule et majuscule, cursive minuscule et majuscule).

53
• Le tableau météorologique

Matériels et matériaux : images ou dessins des différents temps, contre-plaqué, cartons


calendriers, chemises cartonnées, feuilles de rame A4 ou feuilles bristol, marqueurs, feutres à gros
bouts, peintures, crayons à papier, crayons de couleurs, gomme, paire de ciseaux, agrafeuse et
agrafes, colle à bois, colle forte ou amidon cuit.

Etapes de fabrication :
1. découper deux calendriers en demi-cercle ;
2. coller ou agrafer les deux demi cercles de sorte à obtenir un grand cercle ;
3. recouvrir ce grand cercle de feuilles bristol ou de rame A4 ;
4. avec le crayon, diviser le cercle en cinq (5) parties représentant chacune un temps (temps
pluvieux, temps ensoleillé, temps venteux, temps nuageux, temps brumeux) ;
5. coller l’image ou le dessin de chaque temps sur une partie ;
6. écrire le nom de chaque temps sous l’image correspondante.

• La frise de la semaine

Matériels et matériaux : images ou dessins symbolisant des objets ou des activités qui rythment
la vie de l’apprenant.e, cartons, calendriers, feuilles bristol, crayons à papier, crayons de couleurs,
feutres, marqueurs, papiers plastiques, colle à bois ou amidon cuit.

Etapes de fabrication :
1. écrire le nom de chaque jour de la semaine sur la partie supérieure d’une feuille de papier
A4 ;
2. coller l’image choisie sur cette feuille en dessous de l’écriture du nom ;
3. coller la feuille portant image et nom du jour sur un support solide (cartons, calendriers,
chemises cartonnées, feuilles bristol) ;
4. coller les jours selon l’ordre chronologique sur un autre support solide ;

• La frise de l’année

Matériels et matériaux : feuilles rame A4, feuilles bristol, crayons à papier, feutres gros bout,
marqueurs, colle à bois ou amidon cuit, cartons, calendriers, chemises cartonnées.

Etapes de fabrication :
1. découper douze (12) rectangles de même mesure avec des feuilles rame A4 ou feuilles
bristol ;
2. écrire les différents mois de l’année sur chaque feuille découpée ;
3. coller les étiquettes ainsi obtenues sur un support solide (cartons, calendriers, chemises
cartonnées, feuilles bristol) pour obtenir une bande horizontale.

54
• Le tableau de présence

Matériels et matériaux : un contre-plaqué, un calendrier ou un carton, une grande feuille bristol,


des feuilles de papier A4, du tissu, de la colle à bois ou de l’amidon cuit, des feutres, un crayon à
papier, des crayons de couleurs, des marqueurs, une ficelle, des punaises, les étiquettes prénom de
chaque apprenant.e., les photos de chaque apprenant.e., les étiquettes signes de chaque
apprenant.e., les formes de supports selon le choix de l’enseignant.e

Etapes de fabrication :
1. Recouvrir un contre-plaqué, un carton ou un calendrier de feuilles A4 ;
2. fixer ou dessiner sur ce support la forme choisie par l’enseignant.e ;
3. dessiner autant de carré que l’effectif des apprenant.e.s de la classe sur la forme retenue ;
4. à l’aide d’une ficelle et d’une punaise fixer la photo, le signe ou l’étiquette prénom de
chaque apprenant.e. sur chaque carré.

• Le tableau des anniversaires

Matériels et matériaux : un contre-plaqué, des calendriers ou des cartons, des feuilles de papier
rame, de la colle à bois ou de l’amidon cuit, des feutres, un crayon à papier, une gomme, des
crayons de couleurs, des marqueurs, des punaises, une photo de chaque apprenant.e.

Etapes de fabrication :
1. recouvrir la surface du contre-plaqué, du carton ou du calendrier de feuilles de papier rame
ou tout autre papier de couleur blanche de préférence ;
2. dessiner sur le support obtenu la forme choisie.
3. représenter sur le dessin, les douze mois de l’année par des formes géométriques selon son
choix ;
4. écrire le nom et la date de naissance des apprenant.e.s puis coller leur photo dans les
formes tout en les regroupant par mois de naissance ;
5. décorer la bordure du tableau si nécessaire.

55
• Les étiquettes (mois, année, jour, quantième)

Matériels : feuilles de rame A4, cartons, calendriers, chemises cartonnées ou feuilles bristol,
marqueurs, feutres.

Etapes de fabrication :
1. découper des feuilles de papier A4 en fonction de l’étiquette à fabriquer ;
2. écrire les différents mois de l’année ou les jours de la semaine ou les nombres ou l’année
sur les feuilles découpées ;
3. coller les feuilles découpées de papier A4 sur un support solide (carton, calendrier,
chemise cartonnée) ;
4. coller un petit morceau de papier solide sur la face arrière pour pouvoir accrocher
l’étiquette.
NB :
-chaque groupe d’étiquettes doit avoir les dimensions identiques.
-conserver chaque groupe d’étiquettes dans des cartons puis ranger.

56
3-Fabrication de jeux didactiques

Le jeu didactique est une activité ludique dont la pratique est liée aux contenus disciplinaires et à
leurs processus d’apprentissage. Le jeu permet à l’apprenant.e d’explorer, d’analyser, d’observer
et d’expérimenter librement dans une situation.
3.1-Jeux en Mathématiques
• Jeu de loto nombre

Matériels : du carton dur, des feuilles blanches, un couteau ou un cutter, une paire de ciseaux, un
crayon à papier, une gomme, des crayons de couleurs, une règle, du papier plastique transparent

Etapes de fabrication :
1. découper 2 feuilles de carton ou de calendrier de même dimension (30cm/20cm) ;
2. coller une feuille blanche sur chaque carton ; tracer le nombre de cases que l’on veut sur
les 2 cartons ;
3. écrire des nombres dans les cases du premier carton ; reproduire les mêmes nombres dans
les cases du deuxième carton ;
4. découper les cases de l'un des cartons pour obtenir de petites cartes (pions) ;
5. plastifier le carton support et les pions, si possible ;
6. ranger les pions dans un sac (petit carton de biscuit vide, sachet…).

• Jeu de l’awalé
Matériels et matériaux : 48 petites pierres polies ou billes d’argile ou graines naturelles
(awalé, graine de palmier, karité, cailloux…), pâte d’argile, un carton ou un calendrier, une
paire de ciseaux, un cutter ou un couteau, des rouleaux vides de papier hygiénique
(toilette), de la colle à bois ou colle forte (utilisé par le cordonnier) ,un crayon , double
décimètre.
Etapes de fabrication

1er cas
1. découper une feuille de carton de dimension 20 cm/60 cm ;
2. étaler une couche épaisse de pâte d’argile sur le carton découpé ;
3. faire 12 trous de même dimension dans l’argile dans le sens de la largeur (6 de chaque côté) ;
4. laisser sécher le support obtenu.

2ème cas
Faire les 12 trous à même le sol.
3ème cas
1. Couper un morceau de carton ou de calendrier (60 cm/20 cm) ;
2. Découper chaque rouleau de papier hygiénique en trois rondelles sans l’abîmer pour
obtenir 12 rondelles ;
3. Coller 6 rondelles de part et d’autre de la ligne centrale.

57
3.2-Jeux en lecture
• Jeu d’identification

Matériels et matériaux : du carton dur, une paire de ciseaux, un cutter ou un couteau, des crayons
de couleurs, un crayon à papier, une gomme, de l’amidon préparé, de la colle forte (cordonnier).

Etapes de fabrication :
1. Découper 2 feuilles de carton ou de calendrier de même dimension (30 cm/20 cm) ;
2. coller une feuille blanche sur chaque carton ; tracer le nombre de cases que l'on veut sur les
2 cartons ;
3. faire des dessins dans les cases du premier carton ;
4. reproduire les mêmes dessins dans les cases du deuxième carton;
5. colorier ou peindre les dessins ;
6. découper les cases de l’un des cartons pour obtenir de petites cartes (étiquettes) que l’on
pourra placer sur les autres dessins du second carton ;
7. plastifier le carton support et les étiquettes si possible.

• Jeu de position
Matériels et matériaux : Des feuilles de rame, un crayon à papier, des crayons de couleur ou de
la peinture, une gomme, de la colle forte (cordonnier), colle à bois ou de l’amidon préparé, une
paire de ciseaux, un calendrier ou du carton dur

Etapes de fabrication :
1. dessiner des images dans différentes positions sur une feuille de rame ;
2. reproduire les mêmes images sur une autre feuille ;
3. colorier ou peindre ces images ;
4. coller les images sur du carton dur ou sur le calendrier pour obtenir deux supports dont l’un
sera le témoin ;
5. découper l’un des supports en pièces ;
6. plastifier le support et les différentes étiquettes (si possible).

58
Le jeu de puzzle

Matériels et matériaux
Des feuilles de rame ou papier kraft, un calendrier ou un carton dur, de la colle ou de l’amidon
cuit, une paire de ciseaux ou un cutter, des stylos feutres et des crayons de couleurs.

Etapes de fabrication
1. Faire deux (2) dessins identiques (calquer le premier dessin ou faire le contour) ;
2. colorier les deux dessins de manière identique;
3. coller les dessins sur un calendrier ou un carton épais en prévoyant pour chacun une marge
de 2 cm sur les contours ;
4. prendre l’un des dessins et couper les marges
5. coller les marges détachées sur celles du deuxième dessin (longueur sur longueur, largeur
sur largeur) ;
6. s’assurer que le cadre réalisé est suffisamment profond
7. découper le premier dessin selon le nombre de pièces adapté (5 à 6).

• Le jeu d’encastrement
Matériels et matériaux
Du carton dur ou du contreplaqué, de la colle à bois ou à papier ou de l’amidon préparé, un
couteau ou une scie, des crayons de couleurs ou de la peinture

Etapes de réalisation
1. découper 3 cartons ou du contreplaqué de même dimension ;
2. coller 2 cartons l’un sur l’autre pour le rendre épais ;
3. dessiner des formes géométriques ou des images sur le carton épais ;
4. évider (couper) en suivant les contours des dessins (le dessin évidé laisse un creux) ;
5. conserver les formes découpées qui serviront de pièces à encastrer ;
6. coller le carton évidé sur le 3ème carton de même dimension ;
7. peindre le fond obtenu après le collage.

59
MODULE 3 : GESTION DES
ENSEIGNEMENTS/APPRENTISSAGES AU
PRESCOLAIRE

Objectif général
Faciliter une meilleure organisation des enseignements/apprentissages au préscolaire

60
SESSION 1 :
ORGANISATION MATERIELLE DE L’ENVIRONNEMENT
D’APPRENTISSAGE

Objectifs spécifiques
- Rappeler les prérequis liés à la gestion des espaces d’apprentissage ;
-Identifier les éléments constitutifs de l’organisation matérielle de l’environnement de
l’apprenant.e de la classe du préscolaire.
-Mettre en place les ressources nécessaires pour une meilleure organisation matérielle de la classe.
Contenus

1-Définition

Au préscolaire, l’organisation matérielle consiste en l’aménagement de l’espace extérieur et


intérieur de la classe, en tenant compte du bien-être, de l’hygiène, de la sécurité et adapté à l’âge
de l’apprenant.e. Elle doit être fonctionnelle et stimulante.

2-La cour
La cour du préscolaire est un espace de vie. C’est un lieu dans lequel l’enseignant. e mène des
activités pédagogiques. C’est aussi un espace ludique qui permet à l’apprenant.e de s’épanouir.

La cour de la classe du préscolaire doit être délimitée par une clôture (mur, haie vive, etc.), même
quand la structure est localisée au sein d’une école primaire ou d’un groupe scolaire. La cour peut
être subdivisée en zones selon l’aire disponible :
➢ Zone d’exploration motrice

C’est l’espace où sont disposés les installations ludiques ou jeux extérieurs. L’apprenant.e peut y
grimper, se balancer, monter, glisser, franchir un obstacle …, en gérant le risque et le danger.
Cette zone doit être aménagée en tenant compte du relief de la cour de l’école.

On peut y trouver :
- le tourniquet est un dispositif de jeu constitué d’un plateau circulaire sur lequel sont fixées
des chaises métalliques de petite taille. Il permet à l’apprenant.e de tourner en position
assise sur les sièges.

61
L’utilisation de ce jeu favorise chez l’apprenant.e le développement de l’agilité, la dextérité,
l’entraide, la collaboration et la patience.

Un tourniquet

- la balançoire est une « Planche ou nacelle suspendue entre deux cordes et sur laquelle on
se balance debout ou assis » (le dictionnaire le Grand Robert en ligne, [Link]

Au préscolaire, ce dispositif en fer ou en bois, doit avoir une hauteur de deux (2) mètres au plus.
L’utilisation de ce jeu développe chez l’apprenant.e le tonus musculaire, la confiance en soi. En
outre, il contribue à la domination de la peur et renforce l’aptitude à se tenir en équilibre sur un
support.

La balançoire permet à l’apprenant.e de ressentir le plaisir de se balancer dans l’espace.

Des balançoires

62
- la balançoire à bascule ou le tape-cul, c’est un dispositif qui est constitué d’une planche
(en bois ou en fer) d’environ deux (2) mètres de longueur, déposé sur un support fixe
(barre de fer ou pieux en bois fixé au sol).

Sur la planche, sont aménagées deux (2) places assises et des points de préhension qui permettent
de s’agripper au support. Aux extrémités de la planche, au sol, sont fixés deux (2) pneus, servant
d’amortisseurs et de projecteurs des apprenant.e.s à chaque mouvement de montée et de descente.

L’utilisation de ce jeu est propice au développement des aptitudes physiques de l’apprenant.e. Il


favorise l’interaction entre apprenant.e.s, développe la confiance en soi et renforce l’aptitude à se
tenir en équilibre sur un support.

Une balançoire à bascule ou tape-cul

- le bac à sable c’est un dispositif de jeu constitué d’un espace clos contenant du sable. Il
permet de faire des constructions diverses avec le sable.

L’utilisation de ce jeu favorise le calme, la relaxation et la créativité (le jeu solitaire, la


construction de château de sable, de gâteaux, …).

Un bac à sable
NB : un bac à sable nécessite un entretien régulier pour rester propre et sain.
63
-la cage à écureuil est un dispositif de jeu fabriqué à base de barres de fer soudées entre elles. Ce
jeu se présente généralement sous une forme pyramidale.

Remarque : De tous les côtés du dispositif, les apprenant.e.s peuvent s’exercer à grimper par
marches successives jusqu’à atteindre le sommet. L’utilisation de ce jeu développe chez les
apprenant.e.s les aptitudes physiques, la notion d’équilibre, l’attention, la confiance en soi.

Une cage à écureuil

-le tunnel, c’est un dispositif de jeu conçu à partir de pneus usagés de véhicule. Les pneus dont
une petite portion est fixée dans le sol, sont alignés les uns à la suite des autres.

L’utilisation de ce jeu favorise, chez l’apprenant.e, le développement de la motricité large, de


l’agilité, de la patience, …

Un tunnel

64
-« les pas d’éléphant », est un dispositif de jeu constitué de rondins de bois de différentes tailles
enfouies dans des trous épars (un peu partout sur la surface choisie) à distance de pas
d’apprenant.e.s dans la cour.

Remarque : Les rondins sont renforcés au sol avec du ciment.


L’utilisation de ce jeu favorise le développement de l’attention, la marche en équilibre et l’esprit
de compétition.

Les pas d’éléphant

-Le toboggan est un dispositif ludique avec une échelle pour la montée (escalader) et une planche
oblique (rampe) pour la glissade.

L’utilisation de ce jeu développe chez l’apprenant.e la motricité large, la discipline, la notion


d’ordre, la patience, et la confiance en soi.

Un toboggan

NB : Tous ces jeux peuvent être conçus avec du matériel local ou de récupération.

65
➢ Zone plate dégagée
C’est l’espace de la cour où l’apprenant.e peut courir sans danger et qui favorise l’éclosion des
jeux collectifs. Dans cette aire, les objets sont mobiles (pneus, cerceaux, balles…) et c’est le lieu
des pratiques d’Education Physique et Sportive (EPS). C’est une zone d’activités dégagée, plate et
sécurisée.
Remarques :
- Indiquer par des symboles tout espace dangereux pouvant nuire à la sécurité de l’apprenant.e.
-Éviter d’équiper tout l’espace disponible de la cour.

➢ Zone favorisant le calme, l’isolement et la création

Cette zone comporte les installations suivantes :

Le bac à sable ;
Il peut être associé à un coin d’eau équipé d’ustensiles (bouteilles, seaux, bassines en matière
plastique …).

Il permet d’utiliser divers objets et de faire des constructions.

Les murs et murets clôturant cet espace peuvent permettre aux apprenant.e.s d’effectuer des jeux
d’équilibre.

La cabane ;
C’est un lieu symbolique par excellence pour se soustraire momentanément au regard de l’adulte.
On peut équiper ce lieu de jeux de lego, de voiturettes...

Un coin plantes, jardin ;


Les [Link] en assureront l’organisation matérielle et pédagogique. Il sera un support pour
les activités d’éveil au milieu et de langage. Il faut y prévoir du potager, des plantes médicinales,
des arbres fruitiers, d’autres arbres comme le flamboyant etc.

N.B. Cette zone ne se retrouve pas toujours dans l’aménagement des écoles.
En plus des zones citées, il doit aussi exister d’autres installations telles que :
- Les toilettes équipées ou les latrines (prévoir des latrines adaptées à l’âge des apprenant.e.s
pour le passage aux toilettes) ;
- Des dispositifs de lave-mains peuvent être confectionnés avec des matériaux de
récupération ou achetés sur le marché.

66
3-La classe
La classe est un espace d’apprentissage occupé par des apprenant.e.s relativement du même âge et
du même degré de connaissances.

Son aménagement est très déterminant dans les apprentissages de l’apprenant.e. Il doit prendre en
compte les besoins et intérêts de l’apprenant.e. On y trouve :

➢ Les affichages
L’affichage se définit par l’action de suspendre ou de fixer sur un support une image, un
document, une photo …
Dans l’organisation du préscolaire, les affichages ont une place primordiale car ils sont à la fois
des supports d’enseignement/apprentissage /évaluation, de communication et d’information.
Il existe plusieurs types d’affichages :

• L’affichage administratif

C’est un support qui comporte le règlement intérieur, la liste du personnel de la classe, la liste des
apprenant.e.s (garçons et filles), le tableau des effectifs, le tableau de permanence, le tableau des
âges, le calendrier des congés, le découpage de l’année scolaire et le thème de l’année.

• L’affichage pédagogique

C’est un support qui comporte le tableau de responsabilité, les répartitions mensuelles, des travaux
des apprenant.e.s, le planning de la journée, les titres des poèmes, des comptines, des contes et des
chants déjà vus.

NB : Ces affichages se font sur un tableau en contre-plaqué ou en carton et doivent être fixés au
mur et visibles

• Autres affichages
En plus des affichages ci-dessus, il existe des outils de référence qui sont :
- le tableau de présence ;
- la frise de la semaine ou le semainier;
- la bande numérique ;
- la bande alphabétique ou l’abécédaire;
- le tableau météorologique ;
- le tableau des anniversaires

NB : En plus du contre-plaqué et du carton, cette catégorie d’affichages peut se faire sur divers
autres supports (feuilles de papier A4, du papier kraft, des chemises cartonnées, etc.)
Ce matériel doit être confectionné par l’enseignant. e.

67
➢ La décoration de la classe
La décoration est très importante, elle rend la classe agréable et gaie. Elle se traduit par l’affichage
de guirlandes, d’images expressives et de mobiles à thèmes, d’images de la faune, de la flore,
d’images d’actualité, de sport et de culture.

NB : ces images doivent être réalisées par l’enseignant. e (peinture, dessin, découpage de vieilles
revues).

➢ Les documents à afficher obligatoirement dans la classe :


- Le règlement intérieur de l’école
Chaque classe du préscolaire a un règlement intérieur qui organise la vie de la communauté
scolaire.

- Le planning de la journée
C’est un document fourni par le Ministère qui indique les plages horaires et les disciplines à
enseigner dans la journée.

- Le tableau des répartitions mensuelles par matière enseignée :


Ce tableau indique la progression logique des enseignements donnés par matière pour toutes les
semaines du mois.

- Le tableau de scolarité :
Ce tableau indique la liste des apprenant.e.s (par ordre alphabétique), leur numéro matricule, leur
date de naissance.

- Le tableau de morceaux choisis :


C’est un tableau qui présente la liste des comptines, poèmes et des chants appris en classe.

➢ Les cahiers et registres tenus par l’enseignant. e dans sa classe

*Le registre d’appel


Le registre d’appel est un document dans lequel sont inscrits le nom et prénom(s), la date
d’admission, la date de naissance, la date de sortie, le numéro matricule des apprenant.e.s, le
domicile et les coordonnées (noms, prénoms, contacts et profession) de leurs parents. Il renferme
les informations sur l’absence et le taux de fréquentation des apprenant.e.s.

Dans le registre d’appel, sont notés dès le premier jour, les noms et prénoms de tous les
apprenant.e.s de la classe par ordre alphabétique ; il faut veiller à respecter l’orthographe du nom
tel qu’inscrit sur l’extrait de naissance. Dans une classe mixte, les noms des filles sont dans une
autre couleur que ceux des garçons.

L’appel doit être fait quotidiennement (matin et soir) pour noter les absences et les présences (le
signe - pour l’absence de la matinée et le signe I pour l’après midi, + pour l’absence d’une journée

68
entière). A la fin de chaque mois, il faut calculer le taux de fréquentation des apprenant.e.s selon la
formule suivante :
• Taux de fréquentation = Présence effective x 100
Présence possible
Démarche pour déterminer la présence possible et la présence effective et le nombre de demi-
journées :
- Présence possible = nombre de demi-journées de classe x effectif de la classe ;
- Présence effective = présence possible – nombre d’absences ;
- Nombre de demi-journée = nombre de jours de classe x 2.

Ce registre est visé chaque mois par le directeur de l’école primaire qui reste le supérieur
hiérarchique de l'enseignant (e) de la classe du préscolaire.

*Le cahier journal de classe/le cahier d’activités

C’est le cahier de bord de la classe. L’enseignant.e y indique l’organisation journalière des


activités pédagogiques par matière. Pour chaque matière, il /elle doit obligatoirement mentionner
les indications suivantes :
▪ La date et le numéro de la semaine de travail ;
▪ L’indication de la matière ;
▪ Les titres des leçons/séances du jour ;
▪ Le cadre horaire des leçons/activités conformément au planning de la journée ;
▪ La référence des documents utilisés pour la préparation des leçons (les titres du document,
les pages).

*Le registre inventaire du mobilier scolaire :

Sont enregistrés dans ce document, le bureau de l’enseignant.e, les tables, les tableaux noirs, les
armoires, les chaises, les nattes etc. Il faut indiquer aussi l’état du mobilier (neuf, vieux, reformé
ou cédé).

*Le registre des fournitures et du matériel d’enseignement :


L'enseignant. e y enregistre l’ensemble du matériel didactique qu’il reçoit, y note son état, les
entrées et les sorties.

69
➢ Le mobilier
De couleur gaie et adapté à la taille des apprenant.e.s, le mobilier doit être solide mais
suffisamment léger, lavable et facile d’entretien.

Le mobilier d’une classe du préscolaire

La disposition du mobilier n’est pas statique. Elle varie en fonction des activités en U, en demi-
cercle ou en rond, face à face pendant le travail en atelier…
NB : Il n’est pas nécessaire d’avoir autant de chaises que d’apprenant.e.s dans la classe.
Exemple d’utilisation de mobilier pour une classe de 25 apprenant.e.s

Mobilier Nombre Activité pédagogique


Table ronde 02 Activités de groupe (coloriage, enfilage, )
Table rectangulaire ou 05 minimums Evaluation individuelle (graphisme,
carré maths,)
Petites chaises 15 minimums Toutes les activités nécessitant une station
assise

➢ Les coins de jeux ou d’activités


Dans une classe du préscolaire, un coin est un espace physique délimité, équipé de façon
permanente ou occasionnelle, où les apprenant.e.s utilisent le matériel mis à leur disposition tout à
fait librement, sans intervention pédagogique de l’adulte.
La classe doit être aménagée en ateliers et coins pour répondre aux besoins et intérêts de
l’apprenant.e.
Ces coins sont des lieux qui représentent un thème de la vie quotidienne et sont composés
d’éléments familiers à l’apprenant.e qui participent à la création d’un climat favorable à son
épanouissement. Il en existe trois types qui sont : les coins-jeux d’imitation ou d’identification, les
coins jeux d’initiation et les coins spécifiques.
- Les coins-jeux d’imitation ou d’identification sont des endroits où l’apprenant.e trouvera
du matériel ou des objets rappelant ceux de la maison et lui permettant de recréer par
imitation des scènes de la vie courante, de pratiquer des jeux de rôle.

70
Ces coins sont : le coin poupée, le coin cuisine, le coin garage, le coin boutique, le coin
déguisement, le coin pharmacie, etc…
- Les coins-jeux d’initiation sont des endroits où l’apprenant.e apprend à partir de consignes
précises favorisant son développement cognitif. Ce sont : le coin jeux éducatifs, le coin
enfilage, le coin eau, le coin musique, le coin vivant (aquarium, jardin potager), le coin
peinture, le coin bibliothèque, le coin graphisme, etc…
- Les coins spécifiques sont des endroits destinés à satisfaire des besoins précis des
apprenant.e.s comme : le coin regroupement (prise de goûter, rassemblement pour
apprentissage collectif) et le coin repos (pour la détente, l’isolement en cas de souci de
santé).

Dans la liste de coins ainsi proposée, certains sont occasionnels (thématiques, constitués juste pour
des apprentissages) et d’autres sont permanents (obligatoires dans l’espace d’enseignement-
apprentissage) tels que les coins : poupées, cuisine, bibliothèque, musique.

Tout matériel présent dans ces coins doit être préalablement présenté à l’apprenant.e avant
utilisation. Il doit aussi relever de l’environnement culturel de l’apprenant.e.

➢ Proposition de coins selon la section.


 Petite section
- les coins jeux d’imitation : la cuisine, la poupée, le déguisement, le téléphone ;
- les coins jeux d’initiation : le jeu éducatif, la bibliothèque, la musique, la peinture,
le dessin, le déchiquetage-collage, le modelage, l’eau ;
- le coin repos.
 Moyenne section
o les coins jeux d’imitation : la cuisine, le garage, la marchande-boutique, le
déguisement, l’infirmerie, la pharmacie ;
o les coins jeux d’initiation : la bibliothèque, les travaux manuels, le dessin, la
peinture, le modelage, le découpage, le collage, le jardinage, l’élevage, l’eau, les
jeux éducatifs, la musique ;
o le coin repos.
 Grande section
Les coins jeux d’imitation ne sont pas exclus mais il n’est pas indispensable de leur
réserver un espace important (poupée, garage…) il suffit que ses éléments soient
mis à la disposition des enfants et qu’ils puissent les utiliser quand ils le voudront.
o Les coins jeux d’initiation : les marionnettes, la bibliothèque, les jeux éducatifs
(blocs logiques, domino), la musique, la peinture, le graphisme, le découpage, le
collage, le modelage, le moulage, la boutique.

71
Tous les coins ne seront pas installés en même temps, faute de place, mais aussi parce qu’ils
provoqueraient une dispersion de l’intérêt de l’apprenant.e
Certains seront permanents (on veillera toutefois à faire évoluer au cours de l’année le matériel qui
sera mis à la disposition des apprenant.e.s), d’autres seront installés occasionnellement ou
périodiquement au cours de l’année, selon les centres d’intérêt des apprenant.e.s ou les thèmes
traités dans la classe.
Tous les éléments de ces différents coins peuvent être soit manufacturés, soit conçus à partir de
matériaux locaux ou de récupération. Par exemple :
 Voiturettes : boîtes d’allumettes vides, bouteilles en plastique, cartons, boites de conserve
vides
 Poupées : épis de maïs, herbe, laine de coton, argile, eau, chutes de tissu
 Cuisinière : carton, bouchon de bouteilles,
 Etc…
Toutefois il faut éviter les objets dangereux.

➢ Aménagement de quelques coins jeux d’imitation


• le coin poupée :
On y trouve par exemple :
Des poupées, un lit (manufacturé, factice), des habits…
L’enfant y va pour imiter sa maman lorsqu’elle le lave, l’habille, le déshabille…
 Le coin cuisine
On y trouve par exemple :
Une table, des chaises, des tabourets, des ustensiles de cuisine, des fruits et légumes, une
cuisinière, un trépied, du fagot, fourneau, en matériaux non dégradables (manufacturés,
factices)
NB : éviter les objets dangereux tels que les objets tranchants (couteau, fourchette réels),
inflammables (buchettes, briquet, …).
 Le coin garage et circulation
Il peut contenir des voiturettes, des camionnettes, des motos, des ambulances, des tracteurs, de
petits avions ou hélicoptères de tailles et de couleurs différentes, fabriqués ou achetés.

 Le coin boutique ou coin marchand


Il peut être constitué d’étagères avec toutes sortes de produits variés, vidés de leur contenu mais
conservés avec leur emballage d’origine (paquets de lessive, boîtes de conserve vides, vêtements
pliés, cartons de chaussures…)

72
Coins boutiques

73
➢ Aménagement de quelques coins jeux d’initiation
 Le coin jeux éducatifs
Il peut être équipé de puzzles, de blocs logiques, de domino, des jeux d’encastrement,
d’identification, jeu de construction, jeu de position, etc. manufacturés ou fabriqués avec des
matériaux locaux.
Exemples de jeux
Désignation Illustration
Puzzles

Jeux d’encastrement

Jeux de position

Jeux d’identification

Blocs logiques

Des jeux éducatifs


NB : Les exemples pris pour illustrer chaque type de jeu ne sont pas exhaustifs

74
 Le coin musique
Quelques instruments sont mis à la disposition des apprenant.e.s : xylophone, maracas, triangle,
harmonica, balafon, tam-tam, tambourin, calebasse à cauris, claves, hochets…
Au mur doivent être affichées des photos d’instruments de musique, des scènes de fête ou de
danse.

Coins musiques

 Le coin vivant
On peut y trouver :
- Un terrarium pour les escargots, les insectes ;
- Un aquarium pour les poissons ;
- Un bac pour planter des graines ;
- Un clapier pour les lapins ;
- Un poulailler, etc.
Le coin vivant peut-être installé dans la classe (aquarium, bac à fleur ou graines, …) ou en dehors
de celle-ci (clapier, poulailler, terrarium, …).

75
 Le coin bibliothèque ou coin lecture
Ce coin peut contenir une bibliothèque en tissu ou en bois aménagé avec un tapis ou une natte, ou
des coussins, ou des fauteuils sur lesquels les apprenant.e.s s’installent. On peut y ranger des
albums, des livres, des imagiers, des cartes postales, des magazines, des journaux etc.
Le choix des livres doit tenir compte de l’âge des apprenant.e.s et de leur contexte culturel.

Coins bibliothèques

➢ Aménagement des coins spécifiques


 Le coin regroupement
Il est dégagé et vaste, pour permettre à tous les apprenant.e.s de s’y retrouver et est équipé au
minimum d’une natte, d’un tapis, etc. Il est situé à proximité du tableau ou du mur d’affichage des
supports d’activités routinières.

Coin regroupement

76
 Le coin repos

Il doit être confortable, doté de moquette, de natte, de coussin... C’est l’endroit où l’apprenant.e
vient s’allonger, se détendre, rêver. Il est situé idéalement dans le fond de la classe

NB : D’autres coins ayant une portée pédagogique peuvent être constitués par l’enseignant dans
l’intérêt et les besoins des apprenant.e.s.

➢ Utilisation des coins

Les coins sont utilisés à l’accueil et pendant le travail en atelier


 À l’accueil
Les apprenant.e.s s’y rendent librement. Les coins sont alors le lieu privilégié de la
communication entre les apprenant.e.s, qui apprennent à s’organiser pour jouer en petits groupes.
L’enseignant. e peut également profiter de ce moment pour établir une communication duelle avec
un apprenant.e.
Attention toutefois il faut limiter le nombre d’apprenant.e.s dans chaque coin.

 Pendant le travail en atelier


Chaque coin pourra, occasionnellement, devenir le lieu :

o d’un atelier autonome


Les apprenant.e.s auront alors à y accomplir une tâche précise, correspondant à une consigne
précise.

Exemple :

Au coin cuisine, faire mettre la table, suivant des consignes portant sur des couleurs, la position
des objets, le nombre de couverts etc.

Au coin poupée, faire habiller les poupées en respectant la taille des poupées et celle des
vêtements, l’ordre chronologique etc.

Au coin enfilage, faire enfiler des perles en respectant un algorithme.

o d’un atelier dirigé


Exemple : l’animation dans le coin bibliothèque avec un petit groupe, la découverte d’un nouveau
jeu ou d’un nouveau matériel.

Les coins doivent être préalablement présentés aux apprenant.e.s. La découverte d’un nouveau
coin doit faire l’objet d’un atelier dirigé. On peut cependant y orienter librement des
apprenant.e.s quand son utilisation est connue et maitrisée par tous.

77
SESSION 2 :
ORGANISATION PEDAGOGIQUE DES ENSEIGNEMENTS /
APPRENTISSAGES AU PRESCOLAIRE
Objectifs spécifiques
-Identifier les éléments constitutifs de l’organisation pédagogique du préscolaire ;
-Utiliser les éléments constitutifs selon leur implication pédagogique.

Contenus

Le principe fondamental des apprentissages au préscolaire repose sur le jeu. Ainsi dans la mise en
œuvre des différentes activités, l’enseignant part d’un jeu pour organiser les situations
d’enseignement-apprentissage. Plusieurs activités peuvent s’appuyer sur cette technique
d’apprentissage.

1-La gestion du temps pédagogique

C’est le respect, la rigueur dans la mise en œuvre du planning proposé.


Toutefois, selon les contingences, il appartiendra à l’enseignant.e de procéder à un
réaménagement tout en veillant à exécuter toutes les activités officiellement prévues et en restant
conforme à la progression.

L’apprenant.e du préscolaire présente des besoins spécifiques. L’organisation de sa journée de


classe nécessite donc de prendre en compte son développement psychomoteur, socio-affectif et
cognitif. L’enseignant.e doit aider l’apprenant.e à s’investir dans tous les
enseignements/apprentissages proposés pour son développement complet et harmonieux.

➢ L’alternance des activités

Les activités sont reparties de façon rationnelle avec alternance de temps forts et de temps faibles.
A cet effet, le planning est conçu en combinant des formes, des types et des lieux d’activités variés
et organisés autour des grands moments de la journée et les autres moments importants : les
activités collectives (les activités routinières, les chants, les poèmes, les comptines, les activités
d’écoute, de conte et de musique) alternent avec des activités individuelles (productions de chaque
apprenant.e.) et des activités semi collectives (par groupes).

Au préscolaire, sont aménagés des temps d’activités libres ou suggérées (dans les coins jeux par
exemple). Les activités de manipulation et de jeu s’alternent avec des activités de concentration.
L’alternance porte aussi sur les lieux, à l’intérieur comme à l’extérieur de la classe.

78
Dans tous les cas, l’enseignant.e doit être [Link] à la durée des activités, aux signes de fatigue
et de désintérêt des apprenant.e.s pour varier l’activité (changement de stimuli par une petite
animation).

➢ L’aménagement du temps : les grands moments de la journée

La journée d’une structure préscolaire s’articule autour de cinq périodes appelées « les grands
moments » :

■ L’accueil

C’est l’organisation mise en place par l’enseignant.e pour recevoir les apprenant.e.s de manière
rassurante et personnalisée. L’accueil se déroule souvent en présence des parents.

L’accueil se fait dès l’arrivée de l’apprenant.e par l’enseignant.e le matin de 7h30 à 8h00 et
l’après-midi de 14h00 à 14h30.

Les objectifs de cet accueil sont :


- établir le contact enseignant.e/apprenant.e.s, enseignant.e/parents d’apprenant.e.s, parents
d’apprenant.e.s/apprenant.e.s, apprenant.e.s/apprenant.e.s et parents d’apprenant.e.s/
parents d’apprenant.e.s;
- échanger avec les parents d’apprenant.e.s sur des problèmes éventuels ou des progrès de
leurs enfants ;
- s’informer de l’état de santé des apprenant.e.s ;
- Initier les apprenant.e.s à la notion de politesse (acquérir de bonnes habitudes) ;
- favoriser le langage entre apprenant.e.s et enseignant.e, entre apprenant.e.s et parents ;
- faciliter la séparation de l’apprenant.e d’avec ses parents ;
- rassurer l’apprenant.e et lui donner le goût de l’école.

■ Le passage aux toilettes

C’est un moment organisé par les enseignant.e.s au cours duquel, l’apprenant.e est autorisé à
satisfaire ses besoins physiologiques.

Le passage aux toilettes se fait en ordre et par sexe (les fillettes d’abord s’il n’y a pas de cabine
séparée). Ce passage collectif n’exclut pas la possibilité pour chaque apprenant.e. de s’y rendre
quand il en a besoin. Le passage aux toilettes s’effectue après l’accueil, avant le goûter, après une
activité physique et après la récréation. Ces moments de passages aux toilettes sont aussi valables
pour l’après-midi.

Les objectifs sont de permettre à l’apprenant.e d’/de :


- satisfaire ses besoins physiologiques (selles, urine) ;
- acquérir quelques règles élémentaires d’hygiène (se laver les mains…) ;

79
- être autonome (enlever seul sa culotte, son bouton, sa fermeture éclair) ;
- attendre son tour (patienter dans la discipline).
NB : accorder la priorité à ceux qui expriment un besoin pressant.

■ Le goûter

Le goûter est un moment durant lequel l’apprenant.e prend une collation.


Il est indispensable pour tout jeune [Link] permet de bien répartir l’apport en énergie et
nutriments dans la journée et présente l’avantage de lutter contre la malnutrition (surpoids, perte
de poids). Il doit être fait en fonction des habitudes alimentaires et des produits locaux.

Il pourrait être composé de : lait, yoghourt, œuf, poisson, viande, bouillie, igname, eau, fruits,
pain, beignet, biscuit, banane braisée, etc.

Pendant le goûter, les apprenant.e.s doivent être assis sur des nattes au coin regroupement. Le
moment du goûter se situe à 15 minutes de chaque récréation.

Le goûter permet à l’enfant de :


- satisfaire ses besoins alimentaires ;
- combler le déficit alimentaire ;
- récupérer l’énergie dépensée lors des activités précédentes ;
- acquérir quelques notions d’hygiène alimentaire (se laver les mains avant et après le
goûter) ;
- être sociable (partager avec les autres) ;
- acquérir quelques notions de politesse (dire merci, savoir demander…) ;
- acquérir quelques bonnes habitudes alimentaires (bien mâcher les aliments ; ne pas
parler la bouche pleine) ;
- se responsabiliser (balayer les miettes de pain, jeter les papiers d’emballage à la
poubelle) ;
- être sensibilisé sur une alimentation saine, variée et équilibrée.

Le moment de goûter

80
■ La récréation
La recréation est le moment pendant lequel tous les apprenant.e.s se retrouvent et jouent librement
dans la cour sous la surveillance des enseignant.e.s. Elle est obligatoire et indispensable pour
l’apprenant.e.

Il faut éviter de l’en priver. Elle a lieu le matin de 10h à 10h30 minutes et l’après-midi de 15h45
minutes à 16h05 minutes. Les enseignant.e.s doivent profiter de cette période pour observer les
apprenant.e.s afin d’intégrer ceux qui s’isolent ou qui sont timides dans les groupes d’une part et
d’identifier les apprenant.e.s agressifs d’autre part afin d’y remédier.

La recréation permet à l’apprenant.e de :


- explorer la cour de récréation ;
- se divertir ;
- se détendre ;
- jouer librement ;
- se socialiser ;
- se découvrir et découvrir les autres ;
- se mouvoir à sa guise (danser, sauter, courir…).
NB : l’enseignant.e doit être dans la cour avec les apprenant.e.s.

La récréation

81
La sortie

La sortie marque la fin des activités de la matinée et de l’après-midi. Elle se déroule de la manière
suivante sous la conduite de l’enseignant.e de la classe :
-un chant est entonné pour le rangement ;
- tous les apprenant.e.s procèdent au rangement du matériel utilisé et des effets personnels ;
- un chant est entonné pour la sortie ;
- un rappel au calme est effectué ;
- chaque apprenant.e. rejoint son parent avec son cartable.

La sortie, ainsi organisée permet à l’apprenant.e d’acquérir de bonnes habitudes (dire au revoir à
ses camarades et aux [Link],…)

NB : La sortie a lieu à 11h30 la matinée et à 16h30 l’après-midi, suivie d’une permanence de


11h30 à 12h30 la matinée et de 16h30 à 17h30 l’après-midi. Toutefois l’enseignant.e est
tenu.e de rester à l’école jusqu’au départ de tous les apprenant.e.s.

La sortie

2-L’organisation et la gestion des ateliers


Les ateliers sont des espaces où des activités sont menées par petits groupes avec des tâches
individuelles ou collectives.

➢ L’atelier dirigé
C’est un atelier d’apprentissage. Il s’appuie sur la présentation d’une situation nouvelle, la
découverte d’un nouveau moyen d’expression, de nouveaux outils ou de nouvelles techniques. Il
est mené par l’enseignant.e et vise l’acquisition d’une nouvelle compétence.

➢ Les ateliers autonomes


Ils sont le lieu d’activités où à partir de situations de réinvestissement et de consignes de
l’enseignant.e, l’apprenant.e traite une situation nouvelle en lien avec une compétence acquise.

82
Ces ateliers ne nécessitent pas une implication de l’enseignant.e mais exigent qu’il supervise la
réalisation des activités menées par les apprenant.e.s.

➢ Les ateliers libres

Dans ces ateliers, l’enseignant.e permet aux apprenant.e.s d’exécuter librement des tâches, sans
consigne. Ici, l’apprenant.e fait parler ses émotions, ses connaissances acquises pendant les
différentes activités.
L’implication de l’enseignant.e n’est pas autorisée pour la conduite des activités. Cependant, une
surveillance discrète et à distance est nécessaire.

➢ La rotation dans les ateliers et les coins


Pour mieux organiser les enseignements/apprentissages, l’enseignant.e doit utiliser un système de
rotation ou roulement qui consiste à faire travailler tous les apprenant.e.s de la classe
concomitamment.
La rotation se déroule de la façon suivante :
- l’enseignant.e tient compte des : groupes de couleurs, ateliers et coins jeux ;
- l’enseignant.e fait la répartition des apprenant.e.s dans les ateliers et les coins en fonction
de l’effectif de sa classe ;

- l’enseignant.e reste dans l’atelier dirigé avec un groupe de couleurs pour l’enseignement/
apprentissage et oriente les autres groupes de couleurs dans les ateliers autonomes et
libres ;

- à la fin de l’apprentissage, l’enseignant.e oriente le groupe dont il avait la charge dans


l’atelier libre et travaille en atelier dirigé avec un autre groupe de couleur. (dans la même
discipline ou une autre)

- Cette rotation va continuer jusqu’à ce que tous les groupes passent par l’atelier dirigé avec
l’enseignant.e ;
- Il est recommandé à l’enseignant.e d’avoir un cahier pour planifier la rotation ;
- Chaque groupe a une tache précise et l’enseignant.e surveille l’ensemble des apprenant.e.s
en les interpellant si nécessaire.
- Tous les groupes doivent passer par l’atelier dirigé qui est celui des acquisitions ;
- Si l’effectif est pléthorique l’enseignant.e peut créer plusieurs ateliers autonomes tout en
respectant le système de rotation.

Exemple d’une rotation avec un effectif de 25 apprenant.e.s (couleurs : rouge, bleu, vert,
jaune et orange)
- L’enseignant.e est dans l’atelier dirigé avec le groupe des rouges,
- il oriente le groupe des bleus, des oranges et des jaunes dans l’atelier autonome ;

83
- le groupe des verts est quant à lui envoyé dans l’atelier libre.
- à la fin de l’apprentissage avec le groupe des rouges, l’enseignant.e procède à une rotation
en invitant le groupe des verts à le rejoindre dans l’atelier dirigé et le groupe des rouges
vont à leur tour se rendre dans l’atelier libre.
- L’enseignant.e fait passer ensuite le groupe des bleus, des jaunes et enfin le groupe des
oranges dans l’atelier dirigé.

NB :
La rotation se fait en suivant le planning de la journée official. Les productions des
différents ateliers doivent être finalisées, valorisées et évaluées.

3-La conduite des activités routinières


Ce sont des activités qui aident à la construction de compétences en lecture, en
structuration du temps, en mathématiques… et qui favorisent la socialisation au sein du
groupe. Elles doivent être rapides et menées pendant 5 à 10 minutes. Elles sont
organisées quotidiennement, en début de matinée et d’après-midi, avec toute la classe
dans le coin regroupement.
Les activités routinières se mènent à l’aide des outils suivants, construits par
l’enseignant.e :
• le tableau de présence
• les étiquettes prénoms,
• les étiquettes nombres,
• la frise de la journée,
• la frise de la semaine,
• la frise des mois de l’année
• La frise du temps ou la météo
• la bande numérique, etc.
Ces instruments se présentent comme suit :

84
3.1-Le tableau de présence
C’est un outil de contrôle des présences des apprenant.e.s qui comporte une photo de chaque
apprenant.e au premier trimestre, puis le signe de l’apprenant.e au second trimestre et l’étiquette
prénom au dernier trimestre. Il permet à l’apprenant.e de se reconnaître et de reconnaître ses
camarades à partir de photo, de signe ou de prénom.

Le tableau de présence
L’utilisation du tableau de présence consiste pour chaque apprenant.e. à retrouver sa
photo, son signe ou son prénom pour marquer sa présence.

3.2-La frise de la journée


C’est une bande comportant des symboles qui matérialisent les grands moments et les
activités didactiques de la journée. Elle permet à l’apprenant.e de les repérer et de les
nommer.
Un curseur ou une flèche sera déplacée par les apprenant.e.s pour matérialiser la
progression des activités de la journée.

3.3-La frise du temps ou la météo


C’est un tableau comportant les représentations du temps. De façon quotidienne, les
apprenant.e.s sont initiés à l’étude du temps avec la météo de la classe. Avec le curseur,
les apprenant.e.s indiquent le temps qu’il fait.

85
La météo

3.4-La frise de la semaine


C’est une bande qui comporte les noms des jours de la semaine, des couleurs et des symboles qui
renvoient à des activités qui rythment la vie quotidienne de l’apprenant.e.

La frise de la semaine

La frise de la semaine

86
Elle permet à l’apprenant.e d’établir une correspondance entre le symbole, la couleur et le nom du
jour afin de les mémoriser dans l’ordre et utiliser correctement les termes hier, aujourd’hui et
demain. Cette correspondance doit se faire par une comptine dont le choix est laissé à l’initiative
de l’enseignant.e.

Le symbole est choisi avec les apprenant.e.s pour leur permettre de les reconnaitre et pour
marquer les jours d’école et les jours de repos.

3.5-La frise de l’année


C’est une bande horizontale qui indique les douze (12) mois de l’année. Elle permet à
l’apprenant.e de se familiariser avec les mois de l’année et les symboles correspondants si
possible.

La frise de l’année

3.6-La bande numérique


C’est une bande sur laquelle sont inscrits les nombres de 1 à 31, correspondant aux quantièmes du
mois.

La bande numérique
A cet effet, des étiquettes quantièmes sont conçues pour l’écriture de la date.

87
3.7-L’écriture de la date

Dans la classe du préscolaire, l’enseignant.e doit chaque matin pratiquer l’écriture et la lecture de
la date avec les boîtes à étiquettes portant les noms des jours (lundi à vendredi), les quantièmes (1
à 31) et les noms des mois (janvier à décembre).

Exemple : lundi 18 septembre 2023


Jour : lundi ;
Quantième : 18 ;
Mois : septembre ;
Année : 2023.
Pour y parvenir :
-faire lire la date de la veille ;
-faire chercher le jour qui suit sur la frise de la semaine en déplaçant le curseur ;
-faire chercher sur la bande numérique le nombre qui suit celui de la veille en déplaçant le curseur
ou la flèche ;
-désigner un apprenant.e pour retrouver dans la boîte le jour et un autre pour le quantième en
s’appuyant sur les modèles désignés par le curseur ;
-désigner quelques apprenant.e.s pour la lecture de la date ainsi reconstituée ;
-écrire la date au tableau sous la dictée des apprenant.e.s.

4. Les démarches pédagogiques

4.1-Rappel des moments didactiques

Les séances d’enseignement / apprentissage comportent trois grands moments didactiques quel
que soit la discipline.

Phase 1 : Présentation

C’est une phase au cours de laquelle on fait le rappel des pré- requis et l’annonce de la situation.

a) Rappel / pré requis


Au cours de cette étape, l’enseignant.e vérifie les acquis antérieurs des apprenant.e.s en rapport
avec la séance du jour pour faciliter son acquisition.

b) Découverte de la situation
Elle intervient pour susciter l’intérêt de l’apprenant.e en rapport avec une situation réelle de vie
courante. Ici, l’enseignant.e dit la situation de façon motivante.

88
Phase 2 : Développement
Cette phase est celle de l’installation des habiletés. Elle est fonction de la discipline et de l’activité
à mener.

Phase 3 : Evaluation
C’est la dernière phase qui permet à l’enseignant.e de vérifier les acquis de l’enseignement/
apprentissage.

a) L’application
L’enseignant.e propose des exercices simples en rapport étroit avec la notion enseignée.

b) L’évaluation de la leçon
Cette évaluation a lieu à la fin d’une leçon. Elle permet d’apprécier l’acquisition des habiletés
installées.

Les trois moments didactiques constituent le canevas de toute fiche de séance d’apprentissage.

➢ Le canevas d’une fiche de séance


Discipline :
Thème : Niveau :
Leçon : Semaine :
Séance : Date :
Matériel Durée :
Supports et moyens :
Documentation :

TABLEAU DES HABILETES ET DES CONTENUS

Habiletés Contenus

Situation d’apprentissage :

89
DEROULEMENT

Etapes du cours Activités de l’enseignant.e Stratégies pédagogiques Activités-


apprenant.e.s
Présentation
-Rappel / Prérequis
-Découverte de la
situation

Développement
-Exploitation de la
situation

Evaluation

90
4.2-Les démarches pédagogiques des disciplines
La démarche pédagogique désigne la manière de piloter une action de formation. Elle prend en
compte les phases et les moments de transmission de savoirs.

4.2.1-Activités d’expression et de création (AEC)


Il existe trois démarches pédagogiques en AEC
Démarche N°1

Réalisation d’œuvres plastiques

ETAPES ACTIVITES
Présentation Vérifier les connaissances de l’apprenant.e en lien avec
-Rappel/Pré requis l’activité du jour
-Découverte de la situation Dire la situation de façon motivante

Développement
-Exploitation de la situation
Poser des questions de compréhension sur la situation

❖ Enumération du matériel
❖ Annonce des consignes Faire nommer le matériel sans trop de commentaire
Expliquer la technique de réalisation
Faire une démonstration
❖ Réalisation de l’œuvre Faire réaliser l’œuvre avec tout le groupe de travail avant
de disposer les apprenants dans l’espace prévu où ils
réaliseront l’œuvre de façon autonome.
Intervenir en cas de difficulté.
Evaluation Demander à chaque apprenant.e. de présenter son travail
(moment d’échanges entre les apprenant.e.s, eux-mêmes,
avec l’enseignant.e ou avec l’artiste du domaine)
Exposition de l’œuvre Faire exposer les travaux et donner l’occasion à chaque
apprenant.e. de présenter sa production

91
Démarche N°2
✓ Réalisation d’œuvres musicales

ETAPES ACTIVITES
Présentation Faire faire des vocalises, des massages de cordes
-Exercices préparatoires vocales…
Faire chanter une ou des chansons connues
-Rappel/ Prérequis

-Découverte de la Situation
Dire la situation de façon motivante
Développement

-Exploitation de la situation Poser des questions de compréhension sur la situation

Apprentissage de la chanson -Chanter plusieurs fois


- Poser une ou deux questions de compréhension ; Ex : de
quoi parle la chanson ?
- Fredonner la chanson.
-Chanter la première phrase musicale et faire répéter :
*ensemble ;
*par groupe ;
*individuellement ;
*ensemble.
-Chanter la 2ème phrase musicale
-Utiliser le même procédé que la 1ère phrase
-Associer les 2 premières phrases de la chanson, puis faire
répéter ;
-Chanter la 3ème phrase musicale et la faire répéter ;
-Associer les 2 premières et la 3ème phrase puis faire
répéter ;
- Utiliser le même procédé jusqu’à la fin du texte.
-Faire chanter entièrement la chanson :
*ensemble ;
*par groupe ;
*individuellement ;
*ensemble.
Evaluation Faire chanter individuellement

92
Démarche N°3

✓ Réalisation d’œuvres corporelles


ETAPES ACTIVITES
Présentation
-Prise en main Débarrasser l’apprenant.e de tout ce qui peut le gêner pendant
l’activité

-Rappel / Pré requis Faire rappeler et exécuter des jeux connus

-Découverte de la situation Dire la situation de façon motivante

Développement
Exploitation de la situation Poser des questions relatives à la compréhension de la situation

Mise en train Faire des exercices qui permettront à l’apprenant.e de


s’échauffer.
Jeu
-Expliquer le jeu aux apprenant.e.s
-Faire exécuter le jeu
Evaluation Faire exécuter le même jeu sans l’aide de l’enseignant.e
Retour au calme -Faire adopter la posture qui convient à l’apprenant.e
-Chanter une berceuse

93
4 .2.2-Education physique et sportive (EPS)

Il existe deux démarches pédagogiques qui sont en lien avec les deux compétences.

Démarche N°1
Cette démarche s’applique dans la mise en œuvre des contenus de la compétence 1.

ETAPES ACTIVITES
Présentation
-Prise en main Débarrasser l’apprenant.e de tout ce qui peut le gêner
pendant l’activité

-Rappel / Prérequis Faire rappeler et exécuter des mouvements connus

Dire la situation de façon motivante


-Découverte de la situation
Développement
-Exploitation de la situation Poser des questions relatives à la compréhension de la
situation
-Mise en train

Proposer des exercices qui permettront à l’apprenant.e


❖ Phase d’exploration de s’échauffer.

Mouvements libres par chaque apprenant.e.


❖ Phase d’enrichissement Demander de faire comme un tel.
❖ Phase de structuration (un Apprentissage de mouvement à partir de consignes.
atelier dirigé et deux ou trois
ateliers autonomes)
Evaluation Faire exécuter les mouvements sans l’aide de
l’enseignant.e.
Retour au calme -Faire adopter une posture convenable à l’apprenant.e
(assis ou couché sur le ventre ou le dos ou sur le côté)
-Chanter une berceuse

Recommandations
-Au préscolaire, éviter la délimitation du terrain parce qu’à cet âge, l’apprenant.e a besoin
d’espace pour bien s’exprimer.
-Mettre l’accent sur le travail en atelier pour permettre la participation effective de tous les
apprenant.e.s.

94
Démarche N°2
Cette démarche s’applique dans la mise en œuvre des contenus de la compétence 2
ETAPES ACTIVITES
Présentation Débarrasser l’apprenant.e de tout ce qui peut le
gêner pendant l’activité
Prise en main
Rappel / Pré requis Faire rappeler et exécuter des mouvements connus

Dire la situation de façon motivante


Découverte de la situation
Développement Poser des questions relatives à la compréhension
de la situation
-Exploitation de la situation
Proposer des exercices qui permettront à
l’apprenant.e de s’échauffer.
Mise en train
Jeu (un atelier dirigé et deux ou trois ateliers Expliquer le jeu aux apprenant.e.s
autonomes si l’effectif de la classe est au- Faire exécuter le jeu
delà de 15 apprenant.e.s)
Evaluation Faire exécuter le même jeu sans l’aide de
l’enseignant(e)
-Faire adopter une posture convenable à
Retour au calme l’apprenant.e (assis ou couché sur le ventre ou le
dos ou sur le côté)
- Chanter une berceuse

95
4.2.3-Français

✓ Echanges oraux
Il existe une seule démarche pédagogique pour les échanges oraux.

Étapes du cours Activités


Présentation
Vérifier les connaissances de l’apprenant.e en lien avec l’activité du jour
-Rappel /Pré requis

-Découverte de la situation Dire la situation de façon motivante


Développement Poser des questions de compréhension sur la situation

-Exploitation de la situation Laisser les apprenant.e.s réagir librement à ce qui leur est
présenté

❖ Échanges non dirigés


Poser des questions aux apprenant.e.s pour les amener à échanger sur ce
qui leur a été présenté
❖ Échanges dirigés
Évaluation Vérifier les acquis des apprenant.e.s

96
✓ Graphisme
Il existe deux démarches pédagogiques en graphisme.

Démarche 1
Cette démarche est valable pour l’apprentissage du tracé de signes graphiques.
ETAPES ACTIVITES
Présentation
-Rappel / Pré requis Faire rappeler et faire exécuter le signe
précédemment étudié
-Découverte de la situation Dire la situation de façon motivante
Développement
-Exploitation de la situation d’apprentissage Poser des questions relatives à la compréhension
de la situation
❖ Observation du signe
Faire observer le signe à exécuter
❖ Exécution d’exercices de motricité fine
Faire mimer des gestes en lien avec le tracé du
❖ Tracé du signe signe
• Prise de repère
Faire suivre les étapes du tracé
Indiquer les différents repères à suivre dans les
• Dans l’espace mouvements du tracé
Faire prendre le premier repère dans la phase en
Avec l’éponge mouillée l’air avec l’apprenant.e.

Faire réaliser le signe dans l’espace


Au tableau avec la craie
Réaliser et faire réaliser le signe à l’aide de
l’éponge mouillée sur le tableau
Sur l’ardoise (grand format)
Passer la craie dans le tracé de l’éponge mouillée
Sur la feuille de papier rame et inviter les apprenant.e.s à faire pareillement

Faire réaliser le signe sur l’ardoise

Faire exécuter le signe sur la même feuille de


papier rame :
-en dehors des lignes
-entre deux lignes
Evaluation Faire réaliser le signe par l’apprenant.e sur un
autre support

97
Démarche 2

Cette démarche est valable pour la reproduction de lettres, de chiffres, de mots et de phrases.

ETAPES ACTIVITES
Présentation
-Rappel /Pré requis Faire rappeler et exécuter des signes connus
Dire la situation de façon motivante
-Découverte de la situation
Développement
-Exploitation de la situation Poser des questions relatives à la compréhension
d’apprentissage de la situation

Présentation de la lettre, du chiffre, du Faire observer la lettre, le chiffre, le mot, la


mot, de la phrase à écrire aux phrase à écrire aux apprenant.e.s
apprenant.e.s

Faire suivre les étapes des différents tracés de la


Reproduction de la lettre, du chiffre, du lettre, du chiffre, du mot, de la phrase à écrire
mot, de la phrase à écrire par les aux apprenant.e.s
apprenant.e.s
Evaluation Faire faire la reproduction de la lettre, du chiffre,
du mot, de la phrase écrit. e par l’apprenant.e sur
un autre support

98
✓ Lecture
Il existe cinq (5) démarches pédagogiques en lecture

Discrimination auditive

ÉTAPES ACTIVITES
Présentation Vérifier les connaissances de l’apprenant.e en lien avec
-Rappel / Pré requis l’activité du jour
Dire la situation de façon motivante
-Découverte de la situation

Développement Poser des questions relatives à la compréhension de la


-Exploitation de la situation situation

Faire identifier le son à l’étude


❖ Identification du son à l’étude
Faire prononcer le son à l’étude

❖ Isolement de son à l’étude Faire trouver des mots qui renferment le son à l’étude
❖ Proposition de mots

Évaluation L’enseignant. e va vérifier l’acquis de la séance.

Discrimination visuelle

ETAPES ACTIVITES
Présentation Vérifier les connaissances de l’apprenant.e en lien avec
l’activité du jour
-Rappel /Pré requis
Dire la situation de façon motivante
-Découverte de la situation
Développement Poser des questions relatives à la compréhension de la
situation
-Exploitation de la situation
d’apprentissage
Présenter aux apprenant.e.s le matériel à utiliser au cours
du jeu.
❖ Présentation du matériel
Proposer le jeu aux apprenant.e.s
❖ Jeu

Evaluation Faire exécuter le même jeu sans l’aide de l’enseignant.e

99
Récit d’histoire

ETAPES ACTIVITES
Présentation
-Rappel / Pré requis Faire rappeler des histoires connues
-Découverte de la situation Dire la situation de façon motivante
Développement
-Exploitation de la situation d’apprentissage Poser des questions relatives à la compréhension
de la situation

❖ Récit de l’histoire
❖ Faire le récit de l’histoire
❖ Compréhension
❖ Poser des questions de compréhension

❖ Présentation de l’album
❖ Présenter l’album aux apprenant.e.s
Evaluation Demander à l’apprenant.e de faire seul le récit

Remarques
-L’enseignant.e peut se déguiser en personnage principal de l’histoire.
-Au niveau des questions de compréhension, il ne s’agit pas de s’intéresser aux détails.

100
Lecture d’album

ETAPES ACTIVITES
Présentation
-Rappel /Pré requis Faire rappeler des histoires connues
-Découverte de la situation Dire la situation de façon motivante
Développement
-Exploitation de la situation Poser des questions relatives à la compréhension de la situation
d’apprentissage
- Faire observer la couverture du livre

❖ Observation de la - Faire émettre des hypothèses


couverture

- Lire le livre aux apprenant.e.s


❖ Emission d’hypothèses
- Laisser les apprenant.e.s s’approprier l’histoire et réagir à la
lecture
❖ Lecture du livre - Poser des questions de compréhension

❖ Appropriation et réaction - Demander aux apprenant.e.s de reformuler l’histoire


à la lecture

❖ Questions de - Demander aux apprenant.e.s de reformuler l’histoire


compréhension du texte

❖ Reformulation
Evaluation Inviter l’apprenant.e à choisir dans la bibliothèque l’album lu

101
✓ Comptines et Poésies

ETAPES ACTIVITES
Présentation
-Rappel /Pré requis Faire dire une comptine ou un poème connu
-Découverte de la situation
Dire la situation de façon motivante
Développement
-Exploitation de la situation Poser des questions relatives à la compréhension de la
d’apprentissage situation

❖ Découverte de la ❖ Dire le titre de la comptine ou du poème


comptine ou du
poème ❖ Dire le texte posément deux ou trois fois

❖ Compréhension ❖ Poser une ou deux questions pour faire


comprendre le texte
❖ Expliquer quelques mots difficiles

❖ Mémorisation
- Dire le premier vers.
- Demander aux apprenant.e.s de le répéter.
- Dire le deuxième vers.
- Demander aux apprenant.e.s de le répéter.
- Associer ces deux premiers vers.
- Demander aux apprenant.e.s de les répéter.
- Procéder de la même manière jusqu’ à la fin de
la comptine ou du poème.
- - Faire dire entièrement la comptine ou le
poème.
Evaluation Demander à l’apprenant.e de dire la comptine ou le
poème entièrement.

102
4.2.4-Mathématiques

Il existe trois démarches pédagogiques en mathématiques

Démarche 1
Cette démarche pédagogique est utilisée dans la découverte des notions.

ETAPES ACTIVITES
Présentation Vérifier les connaissances de l’apprenant.e en lien avec
-Rappel / Pré requis l’activité du jour
Dire la situation de façon motivante
-Découverte de la situation
Développement
-Exploitation de la situation Poser des questions relatives à la compréhension de la
situation

L’enseignant. e met à la disposition des apprenant.e.s le


- Manipulation
matériel et les laisse le manipuler librement sans consignes.
L’enseignant. e par des consignes, précises les tâches à
❖ Structuration accomplir.
L’enseignant. e pose des questions aux apprenant.e.s pour
❖ Verbalisation qu’ils disent ce qu’ils ont fait.
L’apprenant.e matérialise les situations précédentes sur les
❖ Représentation ardoises, les feuilles etc.
L’enseignant. e fait faire aux apprenant.e.s les mêmes
❖ Entraînement et maîtrise manipulations avec d’autres matériels.
Evaluation L’enseignant. e fait réaliser un autre exercice pour vérifier
Réinvestissement les acquis des apprenant.e.s.

103
Démarche 2
Cette démarche pédagogique est identique à la première démarche et est utilisée pour la
découverte des notions dans la structuration de l’espace.

Etapes du cours Activités


Présentation L’enseignant .e s’appuie sur les acquis en EPS pour
aborder de façon subtile la notion du jour.
-Rappel /Pré requis en EPS
-Découverte de la situation Dire la situation de façon motivante

Développement
-Exploitation de la situation Poser des questions relatives à la compréhension de la
situation

❖ Manipulation
L’enseignant. e met à la disposition des apprenant.e.s le
matériel et les laisse le manipuler librement sans
consignes.
L’enseignant. e par des consignes, précise les tâches à
accomplir.
❖ Structuration

L’enseignant. e pose des questions aux apprenant.e.s


pour qu’ils disent ce qu’ils ont fait.
❖ Verbalisation

❖ Représentation L’apprenant.e matérialise les situations précédentes sur


les ardoises, les feuilles etc.
❖ Entraînement et maîtrise L’enseignant. e fait faire aux apprenant.e.s les mêmes
manipulations avec d’autres matériels.
Evaluation L’enseignant. e fait réaliser un autre exercice pour
vérifier les acquis des apprenant.e.s.
Réinvestissement

104
Démarche 3 (standard)

Cette démarche est utilisée pour la conduite des séances de jeux et de certaines activités de
réinvestissement.

Etapes Activités
Présentation Vérifier les connaissances de l’apprenant.e en lien avec l’activité du
-Rappel / Pré requis jour.
-Découverte de la situation
Dire la situation de façon motivante
Développement
-Exploitation de la situation Poser des questions relatives à la compréhension de la situation.

-Activité proprement dite L’enseignant. e propose l’activité d’apprentissage.


L’apprenant.e est invité à faire sa production.

Évaluation L’enseignant. e va vérifier l’acquis de la séance.

105
4.2-5-Activités d’éveil au milieu (AEM)

Il existe trois démarches pédagogiques en AEM


Démarche 1
Cette démarche pédagogique s’applique dans la mise en œuvre des contenus tels que le cycle
végétal, les grandes fonctions de la vie animale et les transformations de la matière.

Etapes Activités
Présentation Vérifier les connaissances de l’apprenant.e en lien avec
-Rappel / Pré requis l’activité du jour

-Découverte de la situation Dire la situation de façon motivante


Développement
-Exploitation de la situation Poser des questions relatives à la compréhension de la
situation

❖ Enoncé du problème
A partir de la situation, amener l’apprenant.e à s’interroger
❖ Emission
A partir du problème posé, réflexion des apprenant.e.s
d’hypothèses
pour émettre des hypothèses

❖ Expérimentation Faire manipuler, comparer par les apprenant.e.s


Conclusion A partir des résultats obtenus, amener l’apprenant.e à
Confirmation ou infirmation donner la réponse à son interrogation.

Evaluation Vérification des acquis à travers des questions

106
Démarche 2

Cette démarche pédagogique illustre la technologie appliquée au préscolaire pour la fabrication de


petits objets simples

Activités Remarques

Présentation Vérifier les connaissances de l’apprenant.e en


-Rappel / Pré requis lien avec l’activité du jour

-Découverte de la situation Dire la situation de façon motivante

Développement Poser des questions relatives à la compréhension


-Exploitation de la situation de la situation

❖ Présentation du modèle, d’une L’enseignant. e présente le modèle, fait parler de


notice ou d’une fiche technique de l’utilisation de l’objet et des matériaux qui
fabrication entrent dans sa confection.

❖ Enumération du matériel L’enseignant .e fait énumérer le matériel mis à


disponible la disposition des apprenant.e.s.
❖ Explication de la technique de L’enseignant. e explique la technique de
fabrication de l’objet fabrication aux apprenant.e.s en petits groupes.
Il rappelle la technique de fabrication étape par
❖ Fabrication de l’objet étape par
étape afin que la réalisation de l’objet se fasse
étape
progressivement par les apprenant.e.s.
A partir du matériel mis à sa disposition,
Evaluation
l’apprenant.e réalise l’objet.

107
Démarche 3

Cette démarche de type standard s’applique aux autres contenus qui ne nécessitent pas la
fabrication d’un objet ou une expérimentation.

Activités Remarques
Vérifier les connaissances de l’apprenant.e en lien avec
Présentation
l’activité du jour
-Rappel / Pré requis
-Découverte de la situation
Dire la situation de façon motivante
-Exploitation de la situation Poser des questions relatives à la compréhension de la
situation

-Activité proprement dite -L’enseignant. e propose l’activité d’apprentissage.


-L’apprenant.e est invité à faire sa production.
Evaluation L’enseignant. e va vérifier les acquis de la séance.

108
4.2-6-Education aux Droits de l’Homme et à la Citoyenneté (EDHC)

Il existe une seule démarche pédagogique en EDHC

Etapes du cours Activités

Présentation Vérifier les connaissances de l’apprenant.e en lien avec


-Rappel /Pré requis l’activité du jour
-Découverte de la situation
Dire la situation de façon motivante
Développement Poser des questions relatives à la compréhension de la
-Exploitation de la situation situation

Faire faire des activités propices à l’installation de la valeur


à enseigner.
❖ Proposons
Faire prendre conscience de la valeur enseignée

Amener l’apprenant.e à exprimer son opinion, à formuler


son jugement sur un fait, un phénomène ou un évènement.
❖ Résolution Faire formuler et prendre une décision, un engagement par
rapport à la valeur enseignée
Evaluation Proposer une activité pour vérifier les habiletés installées

109
5. les outils d’évaluation au préscolaire

Dans l'enseignement, l'évaluation est une démarche qui consiste à recueillir des informations sur
l'apprentissage ou la progression de l’apprenant.e, à analyser et à interpréter ces informations en
vue de prendre une décision.
L’évaluation peut se faire au début, en cours ou à la fin d’un apprentissage. On distingue trois (3)
types d’évaluation : l’évaluation prédictive/diagnostique, l’évaluation formative et l’évaluation
sommative.
L’évaluation au préscolaire est diagnostique et formative.
5.1 L’évaluation diagnostique

L’évaluation diagnostique se déroule pendant les deux premières semaines de la rentrée. Elle a
pour but de vérifier les pré-requis des apprenant.e.s.
5.2 L’évaluation formative
Elle se situe à deux niveaux : l’évaluation de la séance et l’évaluation de la leçon.
5.2.1 L’évaluation de la séance

À la fin des séances d’apprentissage, l’enseignant.e propose des exercices d’application pour
vérifier les acquisitions des habiletés installées. L’évaluation se fait de façon orale, écrite ou par
simple manipulation. L’enseignant.e devra donner l’occasion à l’apprenant.e de repérer son erreur
ou au groupe classe de le faire. Il/elle aide l'apprenant.e à découvrir ses erreurs et à les corriger :
c’est l’auto-évaluation.

5.2.2 L’évaluation de la leçon

Elle se déroule à la fin de la leçon et permet de juger le niveau d’acquisition des habiletés
installées au cours des différentes séances.
5.2. Le principe de l’évaluation au préscolaire
Plus qu’ailleurs, l’évaluation dans la classe du préscolaire consiste à apprécier les efforts fournis
par chacun des apprenant.e.s et leur marge de progression individuelle. Elle ne consiste pas à
porter un jugement de valeur sur la production de l’apprenant.e mais plutôt privilégier le respect
de la méthode enseignée dans la réalisation de toute activité pédagogique.
L’enseignant.e ne doit donc pas être exigeant.e quant au résultat immédiat attendu de la
production de l’apprenant.e.
Pour certaines activités, le principe de la coopération où chacun des apprenant.e.s apporte sa
contribution à l’atteinte de l’objectif pédagogique visé, est appliqué.
5.3. Les outils d’évaluation
Il existe 3 types d’outils d’évaluation : le livret d’exercices, les codes d’appréciation et les grilles
d’évaluation

110
✓ Le livret d’exercices
Le livret d’exercices est un outil d’évaluation comportant des exercices. L’enseignant.e doit
amener les apprenant.e.s à les effectuer correctement. Il/elle peut également utiliser des feuilles
rame préparées à cet effet.
Toutefois au regard des difficultés spécifiques rencontrées par ses apprenant.e.s, l’enseignant.e
peut proposer d’autres exercices pour une remédiation.

Il faut faire nécessairement la correction de l’exercice avec les apprenant.e.s en classe.

Attention ! Le livret d’exercices ne se substitue pas à la progression proposée dans le programme


éducatif et le guide d’exécution de la classe du préscolaire.

✓ Les codes d’appréciation


Un code d’appréciation est un symbole, une image, des constellations choisi avec les apprenant.e.s
pour leur servir de référence dans l’appréciation de leurs productions. La valeur de ces codes doit
être expliquée aux apprenant.e.s et aux parents afin qu’ils puissent les comprendre.

Exemples de codes d’appréciation des productions des apprenant.e.s


Codes Notion Notion non
Notion acquise
d’appréciation En voie d’acquisition acquise

Les fleurs à 3 pétales

Les pictogrammes

Les traits

Les points

Les feux tricolores

111
✓ La grille individuelle d’évaluation
La grille d’évaluation rend compte des activités des apprenant.e.s et des observations faites par
l’enseignant.e. Elle permet de suivre les progrès des apprenant.e.s ([Link] et parents), aide
l’enseignant.e à orienter l’action éducative et faire une remédiation au besoin.

EMPLE DE GRILLE D’EVALUATION

Champ En voie
Non Recomman
d’appréciation Comportements à observer Acquis d’acquis
acquis dations
des disciplines ition
Marche sur une petite distance en
coordonnant les pieds et les bras
Connaît des obstacles en courant
Se tient en équilibre sur un pied
pendant 5 à 10 secondes
Saute à cloche pied, court,
EPS
marche, avance sur la pointe des
pieds
Pousse, tire et dirige des jouets
Saute, grimpe, glisse et se
balance
S’accroupit et se relève sans aide
Fournit des efforts physiques
pendant 20 mn
Se déplace avec aisance dans
l’espace
Coordonne ses gestes et ses
déplacements avec ceux des
autres
S’exprime spontanément
Prononce correctement des mots
Utilise de nouveaux mots
Langage Echange avec les autres
Emploie des structures de
phrases simples et correctes
Pose des questions
Tient l’outil scripteur
correctement
Graphisme Trace librement un signe sur un
support
Respecte le sens de l’écriture au
cours du tracé graphique
Reproduit un signe donné
Réalise des assemblages de
signes graphiques

112
Reproduit des lettres
Reproduit des chiffres
Copie des phrases
Lecture Reconnaît des images
Ordonne des images
Répond aux questions d’un texte
lu
Pratique des jeux de lecture
Reconnait les différentes
couleurs
Fait des tris d’objets
Fait des classements d’objets
Construit des rythmes
Dit la suite des nombres
Mathématiques Code et décode des collections
de 1 à 16 objets
Utilise les termes “ajouter,
enlever”
Utilise les termes “moins, plus;
moins que, plus que; autant que”
Indique sa position dans un
espace donné
Indique la position d’un objet
dans un espace donné
Reconnait des formes
géométriques (rond, carré,
triangle, rectangle)
Identifie des repères dans
l’environnement immédiat
Utilise le vocabulaire temporal
Utilise le vocabulaire spatial
Nomme les jours de la semaine
Identifie les organes de sens et
Activités leurs rôles
d’Eveil au Classe les aliments selon les
Milieu groupes d’aliment
Dit l’importance d’une
alimentation variée et équilibrée
Décrit un animal
Classe des animaux selon des
critères donnés
Identifie les différentes parties
du corps humain
Entretient une plante
Nomme les différentes parties
d’une plante
Décrit un changement d’état de
la matière
Identifie les étapes de fabrication

113
d’un objet technique simple
Fabrique un objet technique
simple
Identifie les couleurs du drapeau
de Côte d’Ivoire
Reconnait le drapeau de Côte
d’Ivoire
Education aux Adopte une bonne attitude face
Droits de aux symboles de la République
l’Homme et à Connait au moins 4 droits des
la Citoyenneté enfants
Connait au moins 4 règles de
politesse
Comprend l’importance des
biens publics
Adopte un bon comportement
vis-à-vis des biens publics
Respecte quelques règles
d’hygiène
Fait des dessins

Activités Fait le coloriage


d’Expression et Produit des volumes avec des
de Création matériaux de modelage
Reproduit des sons et des bruits
familiers
Réalise des mimes avec son
corps
Fait le collage sur un support
Utilise le matériel de découpage
Distingue les instruments de
musique
Exécute des chants et des pas de
danses
°Mettre une croix dans la case qui convient

114
4.3. L’évaluation /remédiation des activités
Selon la nature de l’activité faisant l’objet d’une évaluation et les insuffisances constatées, une
remédiation est appropriée.
Méthode Exemples de stratégies de
Insuffisances constatées
d’évaluation remédiation
Appréciation du Code de conduite de la classe Faire rappeler les différents éléments du
comportement non respecté (bagarre, injures, code de conduite de la classe par tous
…) les apprenant.e.s puis par les « fautifs »
Appréciation des Phrase incorrecte (mauvaise Dire la phrase correcte (je mange une
échanges langagiers utilisation d’un déterminant, banane) et la faire répéter par
mauvaise conjugaison d’un l’apprenant.e
verbe, …)
Ex : Je mange un banane NB : éviter surtout de reprendre la
phrase incorrecte pour ne pas qu’elle
soit captée par les apprenant.e.s au
passage.
Appréciation des Insuffisant développement de 1-faire rappeler les étapes de l’activité
productions écrites l’habileté sollicitée 2-faire rappeler la consigne par toute la
(non suivi du modèle du tracé, classe
débordement en coloriage, …) 3-changer de support de production
4-faire reprendre l’activité par les
apprenant.e.s concernés
Appréciation des Difficultés à effectuer les 1- Faire reprendre l’activité par un
productions mouvements, les manipulations, apprenant.e. qui l’a réussie
physiques (EPS, les déplacements, à adopter la 2- Faire répéter l’activité par celui ou
expression posture demandée (joindre les 2 ceux qui ne l’ont pas réussie
corporelle) pieds, rattraper un objet lancé en
l’air, se maintenir en équilibre,
immobile, …)
Appréciation des Difficultés de prononciation, de 1- faire reprendre la prononciation ou la
productions orales mémorisation (cas d’un poème, production attendue par un apprenant.e.
d’une comptine, dire le nom des qui l’a réussie
nombres, des jours en ordre, …) 2- Faire répéter par les apprenant.e.s en
difficulté

115
MODULE 4 :
TRANSITION VERS LE CP1
Objectif général :
-Préparer l’enseignant.e à assurer une meilleure transition de l’apprenant.e du préscolaire vers le
CP1

116
SESSION 1:
TYPOLOGIE ET ENJEUX DE LA TRANSITION VERS LE CP1

- Objectifs spécifiques
-S’approprier les généralités sur la transition du préscolaire vers le CP1 ;
-Déterminer les enjeux de la transition vers le CP1.

Contenus

1-Les généralités sur la transition


La transition se définit comme le passage d’un état à un autre, en général lent et graduel. C’est un
état intermédiaire. On peut l’envisager comme un changement organisé qui entraine de profondes
recompositions spatiales.

Elle se décline en deux différents types : la transition de la classe du préscolaire vers le CP1 et la
transition de la maison vers le CP1.

2. Les types de transition vers le CP1

2.1 La transition préscolaire / CP1


C’est le passage de l’apprenant.e en fin de la classe du préscolaire au Cours Préparatoire 1èreannée
(CP1).

2.2 La transition maison/ CP1


Contrairement à l’apprenant.e venu de la classe du préscolaire, il s’agit ici de l’apprenant.e sorti
directement du cadre familial pour son premier contact avec le Cours Préparatoire 1 èreannée
(CP1).
La transition qui nous intéresse dans ce module est celle de la classe du préscolaire vers le CP1.

3. Les enjeux de la transition


Ils se situent à plusieurs niveaux.

Au niveau psychopédagogique :

✓ Pour l’apprenant.e :
Une bonne transition permet de :
- faciliter son intégration à l’école primaire (éloigne de lui la peur, l’angoisse,
l’insécurité liées au changement d’environnement, etc.) ;
- faciliter et améliorer les apprentissages ;
- favoriser un cursus scolaire normal ;
- contribuer au développement harmonieux.

117
✓ Pour l’enseignant.e :

Une bonne transition :


- aide l’enseignant.e dans l’encadrement de ses apprenant.e.s ;
- facilite la conduite des activités d’enseignement-apprentissage ;
- permet à l’enseignant.e d’anticiper sur les éventuelles difficultés des apprenant.e.s ;
- permet d’avoir une disponibilité affective facilitant les premiers contacts.

Au niveau social :

Une bonne transition :


- facilite l’accueil de l’apprenant.e au CP1 ;
- met l’apprenant.e et ses parents en confiance ;
-établit une bonne relation entre parents et apprenant.e.s ; parents et enseignant (es),
apprenant.e.s et [Link] et entre apprenant.e.s.

L’apprenant.e qui est préalablement préparé pour aborder le CP1 a une avance sur celui qui vient
directement de la cellule familiale.
C’est l’occasion pour l’enseignant.e de prendre conscience du rôle qui lui revient pendant cette
transition en conduisant à bon escient les activités d’enseignement-apprentissage pour
l’apprenant.e venant de la classe du préscolaire.

118
SESSION 2 :
ROLES DES ACTEURS DANS LA TRANSITION VERS LE CP1

Objectifs spécifiques
-Identifier les rôles des acteurs de la transition vers le CP1.

Contenus
Il existe plusieurs acteurs intervenant dans la transition avec différents rôles

1. Le rôle de l’enseignant.e

Les apprenant.e.s venant de la classe du préscolaire expriment des besoins et intérêts spécifiques.
Il est donc nécessaire que l’enseignant.e ait des connaissances sur le développement
psychologique de l’apprenant.e, au plan socio-affectif, psychomoteur et cognitif.

Par conséquent, en vue de garantir une meilleure transition de l’apprenant.e de la classe du


préscolaire au CP1, l’enseignant.e doit :

❖ Instaurer un climat de classe positif


L’atmosphère qui règne au sein d’une classe en début d’année donne souvent le ton du
déroulement de l’année scolaire. L’enseignant.e doit donc prendre le temps d’établir un climat
motivant et chaleureux dans sa classe, afin d’encourager les apprenant.e.s à adopter une attitude
positive envers l’école et l’apprentissage.

❖ Créer un rapport de confiance et de respect mutuel


Chaque apprenant.e. doit se sentir apprécié pour avoir envie de travailler en collaboration, pour se
lancer dans des explorations et pour prendre des risques. Le climat de la classe doit être sécurisant
et stimulant.
L’établissement d’un tel climat repose en grande partie sur le comportement de l’enseignant.e et
sur sa capacité à entrer en relation avec les apprenant.e.s.

❖ Assurer un enseignement -apprentissage efficace


En situation de classe, il doit pouvoir mener les activités routinières, ludiques, des activités qui
préparent l’apprenant.e à la lecture, à l’écriture, aux notions mathématiques etc. Il doit également
mettre en place une organisation matérielle et pédagogique avec des éléments essentiels dont a
besoin l’apprenant.e pour cette transition.

119
❖ Organiser des visites de classes
La visite de classe est une activité essentielle dans la transition pour créer des liens affectifs entre
l’apprenant.e et son futur cadre d’apprentissage.

On distingue deux types de visites :


- au niveau des apprenant.e.s : l’enseignant.e de la classe du préscolaire doit faire découvrir
la classe de CP1 aux apprenant.e.s dont il a la charge. Cela leur permet de découvrir leur
futur espace avec ses différentes caractéristiques.
- au niveau de l’enseignant.e du primaire : il doit lui aussi visiter une classe du pré- primaire
pour comprendre dans quelle ambiance affective et dans quel cadre matériel se développe
l’apprenant.e qu’il est appelé à recevoir au CP1.

❖ Favoriser le tutorat
L’enseignant.e de la classe du préscolaire doit organiser, en collaboration avec celui du primaire
qui reçoit les apprenant.e.s au CP1et les apprenant.e.s d’une classe supérieure, un système de
tutorat pour accueillir les jeunes apprenant.e.s qui arrivent pour la première fois à l’école primaire.
Cela apporte aux nouveaux venus la sécurité et facilite leur intégration dans l’école primaire.

2. Le rôle des parents ou des substituts parentaux

Ils ont un rôle primordial qui consiste à accompagner l’apprenant.e dans sa quête du savoir qui
commence déjà dans la classe du préscolaire.
Le rôle des parents dans la transition de l’apprenant.e se situe avant la rentrée scolaire, à la rentrée
scolaire et pendant l’année scolaire.

❖ Avant la rentrée scolaire


L’apprenant.e en fin de classe du préscolaire a déjà une expérience de l’école. Mais le changement
d’espace peut être mal vécu par ce dernier. C’est pourquoi, les parents doivent échanger avec lui
sur les changements qu’implique le passage de la classe du préscolaire au CP1 et multiplier les
occasions de parler positivement de l’école primaire. Les parents doivent organiser une visite de
sa nouvelle école et de sa nouvelle classe (CP1), pour lui permettre d’y passer quelques heures.

❖ À la rentrée scolaire
Le jour de la rentrée des classes et les jours qui suivent, les parents (si possible le père et/ou la
mère) doivent accompagner eux-mêmes à l’école l’apprenant.e qui va au CP1, passer quelques
minutes d’échanges avec le/la nouvel (le) enseignant .e et rassurer l’apprenant.e sur le fait qu’il est
en sécurité.

120
❖ Pendant l’année scolaire
Au cours de l’année scolaire, le rôle des parents peut se résumer à travers les points
suivants :
• Planification du temps : apprendre à l’apprenant.e à organiser son temps
(moments d’apprentissage, de jeux, de repos, etc.) ;
• Soutien aux apprentissages : aider l’apprenant.e (ou se faire remplacer par une tierce
personne lorsqu’on est analphabète) à faire ses devoirs, à l’initier à la lecture, à l’écriture et
aux mathématiques ;
• Soutien à la motivation scolaire : développer la communication parent- apprenant.e.,
inculquer à l’apprenant.e l’amour de l’école pour favoriser la persévérance scolaire ;
• Soutien socio-affectif : être attentionné, à l’écoute de l’apprenant.e, l’observer en
permanence, l’amener à vaincre la paresse, lui accorder tous les soins et toute l’affection
nécessaire pour son âge ;
• Organisation avec l’apprenant.e des moments d’interaction : initier des activités éducatives
(se faire aider par une tierce personne lorsqu’on est analphabète), telles que le chant, la
lecture, les contes ou les jeux ;
• Coopération famille-école : Participer aux réunions et journées portes ouvertes de l’école ;
rencontrer l’enseignant.e de l’apprenant.e pour échanger sur ses acquisitions, ses
difficultés à l’école ; faire des suggestions ; exprimer ses préoccupations au sujet de son
enfant ; s’informer sur l’évolution du programme de la classe.

Recommandations à l’enseignant.e :
• sensibiliser les parents sur la stratégie d’encadrement de leurs enfants à la maison ;
• encourager les parents à prévoir tout le matériel et la documentation nécessaires à mettre à
la disposition des apprenant.e.s, gages de la réussite de toutes les étapes de la transition.

3. Le rôle des structures communautaires

Les structures communautaires font référence ici et aux Comités de Gestion des Établissements
Scolaires (COGES) et aux Clubs des Mères- Apprenant.e.s Filles (CMEF).

2. 3.1. Le rôle des Comités de Gestion des Établissements Scolaires (COGES)


Le COGES a pour mission de contribuer à la promotion de l’établissement où il siège et d’y créer
les conditions d’un meilleur fonctionnement. Concernant la transition, le COGES doit :
- Sensibiliser les parents sur l’importance du préscolaire comme étant la période où
l’apprenant.e développe les habitudes, s’accommode à l’environnement scolaire ;
- Encourager les familles à scolariser leurs enfants notamment les filles, tant en milieu urbain
qu’en milieu rural ;
- Apporter un appui aux activités socio-éducatives et pédagogiques de l’école ;
- Œuvrer pour l’hygiène et la santé en milieu scolaire.

121
2. 3.2. Le rôle des Clubs des Mères- Apprenant.e.s Fille (CMEF)
Ce sont des associations de femmes issues de toutes les couches sociales sans distinction de
race, d’appartenance politique, ethnique, philosophique, religieuse et culturelle.

Les CMEF ont pour rôle de :


❖ Contribuer à la sensibilisation des parents sur l’inscription systématique des enfants
de cinq (5) ans susceptibles d’être scolarisés surtout les petites filles ;
❖ Participer à des rencontres périodiques avec tous les parents d’apprenant.e.s, les
personnels de l’école pour connaitre les problèmes liés à la scolarisation des
apprenant.e.s, notamment celles des petites filles et participer à leur résolution ;
❖ Collaborer avec les comités de veille, les comités locaux et les comités régionaux de
protection de l’enfant en contribuant au recensement et à la résolution des
problèmes nés de la discrimination et de toutes autres formes de violences ;
❖ Contribuer à l’entretien des écoles et des cantines scolaires.

Recommandations à l’enseignant.e:
- Favoriser et participer à la mise en place et au fonctionnement des structures
communautaires en suscitant des rencontres avec les différentes composantes de la
communauté ;
- Collaborer avec le COGES et le CMEF afin de faciliter la transition des apprenant.e.s du
préscolaire vers le CP1

122
CONCLUSION
Prenant en compte les recommandations des documents de références de politique éducative en
Côte d’ivoire, le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA) avec l’appui
de partenaires à l’Education et à travers la DPFC, a initié le Programme Nationale d’Amélioration
des Premiers Apprentissages Scolaires (PNAPAS). Dans sa mise en œuvre, la Côte d’ivoire a pris
l’initiative d’outiller le personnel enseignant et d’encadrement en vue d’améliorer les
enseignements/apprentissages en lecture, écriture et Mathématiques, depuis le préscolaire jusqu’au
CM2 et de créer des écoles primaires à 7 classes intégrant une classe du pré-primaire.
Le défi majeur de ce programme outre l’acquisition des intrants pédagogiques, réside dans le
renforcement des capacités des acteurs et principalement ceux des classes du préscolaire.
Ce document de formation des enseignant.e s des classes du préscolaire est par conséquent un
moyen, en vue de mieux encadrer les apprenant.e.s de 3 à 5 ans et surtout, de les préparer de
manière adéquate pour une transition réussie vers le CP1 tout en impliquant les parents.

123
BIBLIOGRAPHIE

▪ Bonjour l’Ecole guide des préapprentissages, Ministère de l’Education Nationale (DPFC)


avec l’appui du projet de Coopération franco-ivoirienne Ecole 2002.

▪ PROGRAMMES EDUCATIFS ET GUIDES D’EXECUTION, Ministère de l’Education


Nationale et de l’Enseignement Technique (2013).

▪ DOCUMENT DE FORMATION DES EDUCATEURS DU JEUNE ENFANT, Banque


mondiale/UNICEF (2017)

▪ Document de Formation des Educateurs Préscolaires Communautaires, Ministère de


l’Education Nationale, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle,
Banque mondiale avec le Projet d’Amélioration des Prestations des Services Educatifs
(PAPSE) et UNICEF (2019).

124
ANNEXE 1
REPERTOIRE DES TRACÉS DE BASE

LES TRACES RECOMMANDATIONS EXERCICES


D’ASSOUPLISSEMENT
Les points Il s'agit de poser la pointe de la
craie sur l'ardoise sans insister N° 1, 3, 5, 12, 16.
même si la trace n'est pas très
visible. Veiller à arrêter le geste
et ne pas laisser les
[Link] forcer le trait.
Les traits verticaux et horizontaux Les traits verticaux doivent être
exécutés de haut en bas ; les N° 2, 4, 6, 13, 14.
traits horizontaux de gauche à
droite.
Le quadrillage Idem.
N° 1, 3, 7, 11, 15.

Les lignes obliques Le tracé doit être exécuté de


bas en haut. N° 2, 4, 8, 17, 19.

Les lignes brisées Les [Link] ne doivent pas


lever la craie (ou le crayon) en N° 1, 3, 7, 12, 18.
cours de tracé. Celui-ci doit
être continu.

Les vagues Idem.


N° 2, 4, 9, 11, 19.

Les spirales Attention au sens de rotation.


Tourner vers la gauche (sens N° 1, 3, 10, 16, 20.
inverse des aiguilles d'une
montre)

Les ronds Attention au sens de rotation.


Commencer en haut et tourner

125
vers la gauche. N° 2, 4, 10, 15, 19.

Les courbes Respecter le sens de tracé.


N° 1, 3, 5, 11, 17.

Les ponts Les [Link] ne doivent pas


lever la craie (ou le crayon) en N° 2, 4, 9, 16, 20.
cours de tracé. Celui-ci doit
être continu.
Les cannes Respecter le sens de tracé.
N° 1, 3, 6, 14, 19.

Les boucles Les [Link] ne doivent pas


lever la craie (ou le crayon) en N° 2, 4, 9, 11, 16.
cours de tracé. Celui-ci doit
être continu.

126
REPERTOIRE D’EXERCICES D’ASSOUPLISSEMENT

➢ Assouplissement de l’épaule
1. Bras cassé, mimer le va et vient de la scie sur le bois.
2. Effectuer des rotations de l’épaule vers l’avant, puis vers l’arrière.

➢ Assouplissement du coude
3. Mimer le mouvement des essuie-glaces : les coudes sont en contact avec la table, les avant-
bras restent parallèles.
4. Mimer le mouvement de la clé qu’on tourne dans la serrure (prise pouce / index, rotations
au niveau du coude et du poignet).

➢ Assouplissement du poignet
5. Faire «non» avec l’index.
6. Mains jointes, écarter les mains en tenant les poignets joints.
7. Main posée à plat sur la table, soulever la main sans que le poignet quitte la table.
8. Mimer les battements des ailes d'un papillon : les mains, tendues dans le prolongement des
avant-bras, se croisent au niveau des poignets et figurent les ailes.
9. Mimer le déplacement du serpent : la main, tendue dans le prolongement de l’avant-bras,
progresse en zig-zag.
10. Coude posé et fixé sur la table, dessiner le plus grand rond possible avec la main.

➢ Assouplissement des doigts


11. Appeler quelqu’un en articulant l’index.
12. Mimer le mouvement des ciseaux : l’index et le majeur s’écartent et se ferment.
13. Mimer le mouvement du bec de l’oiseau : le pouce et l’index s’écartent et se ferment.
14. Serrer très fort les poings puis tendre les doigts en les écartant.
15. Fermer le poing, puis lever et replier les doigts l’un après l’autre.
16. Mimer le déplacement de l’araignée : doigts crochus, progresser sur la table en pianotant
simultanément des doigts.
17. Mains posées à plat sur la table, lever et baisser les doigts l'un après l'autre.
18. Ecarter les doigts et les grouper par deux (majeur et index, majeur et annulaire, annulaire
et auriculaire, index et pouce).
19. Faire rouler un crayon entre le pouce et les quatre doigts.
20. Faire rouler un crayon entre le pouce et chacun des quatre autres doigts.

127
ANNEXE 2 : FORMES MAJUSCULE ET MINUSCULE DES SYSTEMES D’ECRITURE SCRIPT ET CURSIVE

128
129
130

Vous aimerez peut-être aussi