Bonus
Bonus
l’économétrie
Une approche moderne
Jeffrey M. Wooldridge
Traduction de la 5e édition américaine
par P. André, M. Beine, S. Béreau, M. de la Rupelle, A. Durré,
J.-Y. Gnabo, C. Heuchenne, M. Leturcq et M. Petitjean
Compléments
en ligne gratuits
• Bases de données
• PowerPoint*
• Manuel des solutions*
• QCM*
* réservés aux enseignants
[Link]
Introduction à
l'économétrie
OUVERTURES ÉCONOMIQUES
Introduction à
l’économétrie
Une approche moderne
Jeffrey M. Wooldridge
Traduction de la 5e édition américaine
par P. André, M. Beine, S. Béreau, M. de la Rupelle, A. Durré,
J.-Y. Gnabo, C. Heuchenne, M. Leturcq et M. Petitjean
ÉCONOMIQUES
OUVERTURES
BALISES
Ouvrage original :
Introductory Econometrics. A modern Approach, 5th edition, by Jeffrey M. Wooldridge
© 2013, 2009 South-Western, Cengage Learning
Pour toute information sur notre fonds et les nouveautés dans votre domaine
de spécialisation, consultez notre site web : [Link]
Imprimé en Belgique
Dépôt légal :
Bibliothèque nationale, Paris: juin 2015 ISSN 2030-501X
Bibliothèque royale de Belgique, Bruxelles: 2015/13647/007 ISBN : 978-2-8041-7131-5
SOMMAIRE
Avant-propos ............................................................................................... 9
Remerciements ............................................................................................. 19
CHAPITRE 1
La nature de l’économétrie et la structure des données
économiques ........................................................................................... 25
CHAPITRE 3
Le modèle de régression linéaire multiple ..................................... 115
CHAPITRE 4
L’inférence statistique dans le modèle de régression.................. 183
CHAPITRE 5
Résultats asymptotiques des MCO dans le modèle
de régression .......................................................................................... 253
CHAPITRE 6
Questions additionnelles sur le modèle de régression ............... 279
CHAPITRE 7
Le modèle de régression avec information qualitative ............... 333
6 Introduction à l’économétrie
CHAPITRE 8
L’hétéroscédasticité................................................................................ 391
CHAPITRE 9
Compléments sur la spécification et la question des données .... 443
CHAPITRE 11
Utilisation des MCO pour l’analyse des séries temporelles ...... 549
CHAPITRE 12
Corrélation sérielle et hétéroscédasticité dans l’analyse
des séries temporelles .......................................................................... 591
CHAPITRE 14
Méthodes avancées en économétrie des données de panel ..... 689
CHAPITRE 15
Estimation par variables instrumentales
et doubles moindres carrés ................................................................ 729
CHAPITRE 16
Modèles à équations simultanées ..................................................... 787
CHAPITRE 17
Modèles à variable dépendante limitée et correction
pour la sélection de l’échantillon ...................................................... 823
CHAPITRE 18
Matières avancées dans l’analyse des séries temporelles......... 885
Sommaire 7
CHAPITRE 19
Mener à bien un projet empirique ................................................... 943
ANNEXE A
Outils mathématiques de base .......................................................... 981
ANNEXE B
Éléments de probabilités ..................................................................... 1005
ANNEXE C
Éléments de statistique mathématique ............................................ 1047
ANNEXE D
Notions de calcul matriciel ................................................................. 1101
ANNEXE E
Le modèle de régression linéaire sous forme matricielle ........... 1115
ANNEXE F
Réponses aux questions intitulées « Pour aller plus loin » ........ 1135
ANNEXE G
Tables statistiques.................................................................................. 1149
Références..................................................................................................... 1159
Glossaire ....................................................................................................... 1167
Table des matières ...................................................................................... 1195
AVANT-PROPOS
En rédigeant cet ouvrage, j’ai voulu combler le fossé qui existait entre la façon
dont l’économétrie était enseignée dans le premier cycle universitaire et la manière dont
les chercheurs pensaient et appliquaient les méthodes économétriques dans leurs tra-
vaux empiriques. J’ai en effet acquis la conviction au fil des ans qu’enseigner un
cours d’introduction à l’économétrie en adoptant le point de vue d’un utilisateur pro-
fessionnel permettait de simplifier la présentation de cette discipline, tout en la ren-
dant plus attrayante.
Si j’en crois les réactions positives que les éditions précédentes de ce livre ont
suscitées, il me semble avoir eu là une bonne intuition. Des enseignants aux parcours
et aux intérêts divers, confrontés à des publics dont les niveaux de préparation étaient
très inégaux, ont adopté l’approche moderne de l’économétrie que j’introduis dans cet
ouvrage. L’application de l’économétrie à des problèmes concrets revêt une importance
encore plus grande dans cette nouvelle édition. Le choix d’une méthode économétrique
est toujours motivé par des problématiques auxquelles sont confrontés les chercheurs
qui utilisent des données non expérimentales. L’objectif de ce livre est de comprendre
et d’interpréter les hypothèses d’un modèle à la lumière d’applications empiriques
concrètes. Le niveau requis en mathématiques est celui du premier cycle universitaire,
que ce soit pour l’algèbre, les statistiques descriptives ou le calcul des probabilités.
également aux étudiants d’opérer une distinction entre les hypothèses propres au modèle
issu de la population, auxquelles nous pouvons donner une signification économique ou
comportementale, et les hypothèses relatives à l’échantillonnage des données. Une fois
que les étudiants ont acquis une bonne compréhension du modèle de régression basé
sur l’échantillonnage aléatoire, il est alors envisageable de discuter de manière intuitive
des conséquences liées à l’utilisation d’un échantillon non aléatoire.
Une autre caractéristique importante de l’approche que j’adopte dans ce livre,
réside dans le fait qu’une variable est considérée comme résultant d’un processus sto-
chastique, que cette variable soit dépendante ou explicative. Dans le cadre des sciences
sociales, l’hypothèse de variables aléatoires est plus réaliste que l’hypothèse tradition-
nelle de variables non aléatoires. Cette approche permet également de réduire le nombre
d’hypothèses que les étudiants doivent assimiler. En réalité, l’approche traditionnelle
de l’analyse de régression, qui considère les variables explicatives comme fixes d’un
échantillon à l’autre, s’applique à des données collectées dans un cadre expérimental.
Or, cette approche est encore omniprésente dans les ouvrages d’introduction à l’écono-
métrie et les contorsions cérébrales nécessaires à la compréhension de ces hypothèses
déroutent souvent les étudiants.
Dans le modèle issu de la population, je souligne que les hypothèses fonda-
mentales qui sous-tendent l’analyse de régression (comme l’hypothèse d’espérance
nulle de l’erreur) sont en réalité conditionnelles aux variables explicatives. Cela per-
met une meilleure compréhension des problèmes économétriques qui peuvent invali-
der les procédures classiques d’inférence statistique, telle que l’hétéroscédasticité (qui
se traduit par une variance non constante de l’erreur). En me concentrant sur la popu-
lation, je parviens à écarter plusieurs idées fausses que l’on rencontre dans certains
ouvrages d’économétrie. Par exemple, j’explique la raison pour laquelle la mesure
classique du R carré reste une mesure valide de la qualité d’ajustement d’un modèle en
présence d’hétéroscédasticité (chapitre VIII) ou d’autocorrélation dans les écarts-types
estimés (chapitre 12). Je montre que les tests sur la forme fonctionnelle ne devraient
pas être considérés comme des tests généraux d’omission de variables (chapitre 9).
J’identifie également la raison pour laquelle il est toujours intéressant d’inclure, dans
un modèle de régression, des variables de contrôle supplémentaires qui ne sont pas
corrélées à la variable explicative d’intérêt (chapitre 6).
Comme les hypothèses relatives à l’analyse en coupe transversale sont à la fois
relativement simples et réalistes, les étudiants peuvent assez rapidement se frotter aux
applications empiriques, sans devoir se préoccuper de problèmes plus épineux qui sont
omniprésents dans les modèles de régression sur séries chronologiques (comme les pro-
blèmes de tendance temporelle, saisonnalité, autocorrélation, forte persistance et régres-
sion fallacieuse). En procédant de la sorte, j’espérais que mon analyse de la régression
en coupe transversale, qui précède celle sur les séries chronologiques, allait être particu-
lièrement appréciée par les enseignants dont les intérêts de recherche se situent dans le
domaine de la microéconomie appliquée ; et il semble que ce soit effectivement le cas.
Les personnes dont l’intérêt porte avant tout sur les séries chronologiques ont également
Avant-propos 11
par des thèmes abordés dans les chapitres 9, 13, 14 et 15. Le chapitre 13 est « avancé »
dans le sens où il traite de données dont la structure est originale ; il s’agit de don-
nées en coupe transversale empilées et de données de panel sur deux périodes uni-
quement. Ce type de données est particulièrement utile pour l’analyse de politiques
discrétionnaires (que le pouvoir politique ou le conseil d’administration d’une entre-
prise peut instaurer, par exemple). La compréhension de ce chapitre ne posera aucun
problème aux étudiants ayant bien assimilé les chapitres 1 à 8. En revanche, le cha-
pitre 14 aborde des méthodes plus avancées en économétrie des données de panel ; il
devrait plutôt faire l’objet d’un second cours. Pour conclure en beauté un cours sur
l’analyse en coupe transversale, je conseille d’introduire les bases de l’estimation par
variables instrumentales, présentées au chapitre 15.
Pour un séminaire consacré à la réalisation de travaux de recherche plus poin-
tus, je me suis servi de plusieurs thèmes abordés dans la troisième partie de ce livre,
en particulier dans les chapitres 13, 14, 15 et 17. Lorsque les étudiants ont suivi un
cours d’introduction à l’économétrie et qu’ils ont été sensibilisés à l’utilisation des
données de panel, des variables instrumentales, et des modèles à variable dépendante
limitée, ils sont capables de comprendre une très grande partie de la littérature empi-
rique consacrée à l’étude des sciences sociales. Le chapitre 17 propose d’ailleurs une
introduction aux modèles à variable dépendante limitée les plus répandus.
Ce texte convient également à un cours d’introduction à l’économétrie orga-
nisé durant le second cycle universitaire, en reconnaissant que l’accent doit être mis
davantage sur les applications empiriques que sur les démonstrations réalisées à l’aide
de l’algèbre matricielle. Plusieurs enseignants ont utilisé ce manuel au niveau du
« master » dans le cadre de l’analyse de politiques discrétionnaires. Pour les ensei-
gnants qui désirent présenter l’économétrie sous forme matricielle, les annexes D et E
contiennent un rappel des notions d’algèbre matricielle et une introduction au modèle
de régression multiple sous forme matricielle.
Les doctorants de l’Université d’État du Michigan, dont les thèses portent sur
des problématiques très diverses (en comptabilité, économie de l’agriculture, écono-
mie du développement, économie de l’éducation, finance, économie internationale,
économie du travail, macroéconomie, science politique ou finances publiques), ont
également apprécié ce manuel en raison du pont qu’il permet de jeter entre la théorie
économétrique et la nature empirique de leurs travaux.
CARACTÉRISTIQUES DE L’OUVRAGE
De nombreuses questions de réflexion, assez brèves, sont insérées dans le corps même
des chapitres de ce manuel. Ces questions, dont les réponses sont reprises dans l’an-
nexe F, permettent aux étudiants de vérifier rapidement si les notions qu’ils viennent
de découvrir ont été correctement assimilées. Chaque chapitre contient également de
nombreux exemples numérotés, véritables études de cas en miniature, qui sont inspirés
16 Introduction à l’économétrie
d’articles publiés dans la littérature scientifique. Je me suis toutefois permis d’en sim-
plifier l’analyse, en veillant à ne pas en trahir l’esprit.
Les exercices disponibles à la fin des chapitres, ainsi que les exercices sur
ordinateur, sont axés sur l’analyse empirique plutôt que sur les démonstrations théo-
riques. Les étudiants doivent apprendre à développer un raisonnement précis, en se
basant sur ce qu’ils ont appris dans le chapitre de référence. Les exercices informa-
tiques permettent souvent d’approfondir les exemples qui ont été analysés dans le cha-
pitre. De nombreux exercices requièrent l’utilisation de données tirées ou inspirées
d’articles publiés dans la littérature scientifique et dont les étudiants peuvent dispo-
ser gratuitement.
Une des particularités de ce manuel est le glossaire relativement exhaustif,
dont les définitions brèves rafraîchiront la mémoire des étudiants qui doivent plan-
cher sur leurs examens, lire la littérature en économétrie ou réaliser des travaux empi-
riques. Cette cinquième édition contient plusieurs nouvelles entrées.
1 Ces bases de données sont disponibles uniquement en anglais. Plus d’informations sur [Link]
[Link].
Avant-propos 17
supplémentaire de la part des étudiants. Ce chapitre débute par l’analyse des modèles
probit et logit, dont la variable de réponse est binaire dans les deux cas. Ce chapitre
couvre également le modèle Tobit et la régression censurée, ce qui peut être considéré
comme inhabituel dans un manuel d’introduction à l’économétrie. J’indique claire-
ment que le modèle Tobit est intéressant, dans le contexte d’un échantillonnage aléa-
toire, lorsque la variable de réponse donne lieu à de nombreuses solutions en coin.
Quant au modèle de régression censurée, il est approprié lorsque le processus aléatoire
de collecte de données conduit à n’observer la variable dépendante qu’en dessous (ou
qu’au-dessus) d’un seuil connu, souvent fixé de manière arbitraire.
Le chapitre 18 porte sur des thèmes plus avancés de l’économétrie des séries
chronologiques, notamment les tests de racine unitaire et la cointégration. Je n’aborde
ces sujets que dans le cadre d’un second cours d’économétrie, que ce cours soit orga-
nisé au niveau du premier cycle ou au niveau du « master ». Le chapitre 18 inclut éga-
lement une introduction détaillée à la prévision.
Le chapitre 19 devrait être inclus dans un cours au terme duquel la rédac-
tion d’un travail empirique est exigée. Plus approfondi que dans d’autres ouvrages
d’économétrie, ce chapitre opère une synthèse des méthodes qui permettent un traite-
ment approprié des structures de données et problèmes auxquels les étudiants sont le
plus souvent confrontés ; j’identifie les pièges méthodologiques à éviter ; j’explique
en détail la marche à suivre lors de la rédaction d’un travail empirique ; et je conclus
en proposant quelques idées de recherche empirique.
REMERCIEMENTS
Je remercie les personnes qui ont relu le texte de la cinquième édition, en n’oubliant
pas celles qui ont commenté la quatrième.
Plusieurs changements que j’ai évoqués précédemment ont été introduits dans
cette édition à la suite des commentaires que ces collègues ont eu la gentillesse de me
transmettre. Je poursuis d’ailleurs la réflexion sur les modifications à apporter dans
les éditions ultérieures.
De nombreux étudiants et assistants, trop nombreux pour que je puisse les
nommer ici, ont repéré des coquilles qui subsistaient dans les éditions précédentes.
Remerciements 21
Jeffrey M. Wooldridge
REMERCIEMENTS DES TRADUCTEURS
de consommation, sous contrainte de budget, sont décrites par des modèles mathéma-
tiques. Le postulat de base sous-jacent à ces modèles est la maximisation de l’utilité.
L’hypothèse selon laquelle les individus, soumis à des contraintes de ressources, font
des choix dans le but de maximiser leur bien-être, offre un cadre d’analyse puissant
qui permet la mise en place de modèles économiques dont les solutions sont analy-
tiques et les prédictions sont claires. Dans le contexte des décisions de consommation,
la maximisation de l’utilité conduit à un ensemble d’équations de demande. Dans une
équation de demande, la quantité de chaque produit dépend de son prix, du prix des
biens compléments et substituts, du revenu du consommateur et des caractéristiques
individuelles qui affectent les goûts. Ces équations peuvent former la base d’une ana-
lyse économétrique de la demande du consommateur.
Les économistes ont utilisé des outils économiques de base, comme le cadre
d’analyse de la maximisation de l’utilité, pour expliquer des comportements qui ne
sont pas, à première vue, de nature économique. Un exemple classique est le modèle
économique de Becker (1968) pour expliquer la criminalité.
Exemple 1.1
Un modèle économique de la criminalité
Dans un article précurseur, le prix Nobel Gary Becker a proposé de décrire la participation d’un individu à des activités
criminelles au moyen d’un cadre d’analyse de maximisation de l’utilité. Si certaines activités criminelles conduisent à une
récompense économique claire, la plupart des comportements criminels sont aussi coûteux. Ce type de comportements
empêche le criminel de participer à d’autres activités comme l’emploi légal, ce qui constitue son coût d’opportunité. Il y a
également des coûts associés à la possibilité d’être arrêté et, si on est reconnu coupable, des coûts liés à l’incarcération.
Dans la perspective de Becker, la décision d’entreprendre une activité illégale est une décision d’allocation de ressources, qui
prend en compte les coûts et avantages des activités en lice.
Sous des hypothèses très générales, il est possible de déduire une équation du temps consacré à une activité criminelle en
fonction de plusieurs facteurs. On pourrait représenter cette fonction par :
y = f (x 1 , x 2 , x 3 , x 4 , x 5 , x 6 , x 7 ) [1.1]
où
y = nombre d’heures passées à des activités criminelles,
x1 = « salaire » pour une heure passée à une activité criminelle,
x2 = salaire horaire pour un emploi légal,
x3 = revenu de sources différentes de l’emploi ou du crime,
x4 = probabilité d’être arrêté,
x5 = probabilité d’être reconnu coupable si arrêté,
x6 = sentence si reconnu coupable,
x7 = âge.
La décision d’une personne de participer à une activité criminelle peut être affectée par d’autres facteurs, mais la liste
ci-dessus est représentative de ce qui pourrait être issu d’une analyse économique formelle. Comme de coutume en écono-
mie, nous n’avons pas spécifié la fonction f(.) en (1.1). Elle dépend d’une fonction d’utilité sous-jacente, qui est rarement
connue. Néanmoins, on peut utiliser la théorie économique (ou l’introspection) pour prédire l’effet que chaque variable pour-
rait avoir sur l’activité criminelle. Tels sont les éléments de base d’une analyse économétrique de la criminalité individuelle.
Les étapes de l’analyse économique empirique 29
Exemple 1.2
Formation professionnelle et productivité du salarié
Considérons le problème qui a été introduit au début de la section 1.1. Un économiste du travail veut étudier les effets de
la formation professionnelle sur la productivité des employés. Dans ce cas, le recours à une théorie économique formelle
n’est pas absolument nécessaire. Il suffit de comprendre les bases de l’économie pour se rendre compte que des facteurs
tels que l’éducation, l’expérience et la formation professionnelle auront un effet sur la productivité de l’employé. D’ailleurs,
les économistes savent très bien que les salariés sont payés en fonction de leur productivité. Ce raisonnement simple aboutit
au modèle suivant :
wage = f (educ , exper , training) [1.2]
où
wage = salaire horaire,
educ = nombre d’années d’études,
exper = nombre d’années d’expérience professionnelle,
training = nombre de semaines de formation professionnelle.
Naturellement, d’autres facteurs affectent le taux de salaire, mais l’équation (1.2) capture l’essentiel du problème.
exemples que nous allons rencontrer, le raisonnement économique joue un rôle impor-
tant et nous tiendrons compte des implications de la théorie économique sous-jacente
dans la spécification du modèle économétrique. Dans le cas du modèle économique
de la criminalité, nous partirons du modèle économétrique décrit dans l’équation (1.3)
et nous utiliserons le raisonnement économique, ainsi que notre bon sens, pour nous
guider dans le choix des variables. Bien que cette approche ne permette pas de rendre
pleinement compte de la finesse de la théorie économique, elle est dans les faits cou-
ramment utilisée par des chercheurs dont la rigueur analytique n’est plus à démontrer.
Après la spécification d’un modèle économétrique, comme celui de l’équa-
tion (1.3) ou (1.4), il est possible de formuler des hypothèses portant sur les paramètres
inconnus du modèle. Par exemple, dans l’équation (1.3), nous pourrions faire l’hypo-
thèse que wage, le salaire qui peut être touché dans l’emploi légal, n’a pas d’effet sur
l’activité criminelle. Dans le contexte de ce modèle économétrique précis, l’hypothèse
se traduit par β1 = 0.
Par définition, une analyse empirique fait appel à des données. Après avoir col-
lecté les données concernant les variables pertinentes du modèle, plusieurs méthodes
économétriques peuvent être utilisées pour estimer les paramètres du modèle et tes-
ter formellement les hypothèses qui nous intéressent. Dans certains cas, le modèle
économétrique est utilisé pour générer des prévisions auxquelles une théorie ou une
politique pourrait conduire.
En raison de l’importance que revêt la collecte de données, la section 1.3 décrit
les types de données qui sont fréquemment utilisées dans les travaux empiriques.
1 Les termes « données de coupe transversale » et « données en coupe instantanée » sont équivalentes (note
de la traduction.)
32 La nature de l’économétrie et la structure des données économiques
récolte à un moment donné dans le temps, sont importantes pour tester les hypothèses
microéconomiques et pour évaluer des politiques diverses et variées.
Les données en coupe transversale que nous utilisons dans cet ouvrage sont
disponibles sous format informatique, ce qui permet de les consulter et de les stocker
sur un ordinateur. Le tableau 1.1 contient un extrait d’une base de données compo-
sée de 526 personnes en emploi au cours de l’année 1976. (Il s’agit d’un extrait de la
base de données [Link]). Les variables sont wage (en dollars par heure), educ
(nombre d’années d’études), exper (nombre d’années d’expérience potentielle sur le
marché du travail), female (pour indiquer si la personne est une femme), et married
(statut marital). Ces deux dernières variables sont par nature binaires (zéro-un) et ser-
vent à indiquer les caractéristiques qualitatives des individus (la personne est une
femme ou non, la personne est mariée ou non). Nous discuterons longuement des
variables binaires à partir du chapitre 7.
La variable obsno dans le tableau 1.1 représente le numéro d’observation
attribué à chaque personne de l’échantillon. Contrairement aux autres variables, il ne
s’agit pas d’une caractéristique de l’individu. Tous les logiciels économétriques attri-
buent un numéro à chaque unité d’observation. En vous fiant à votre intuition, vous
devez comprendre que, pour des données comme celles de la table 1.1, peu importe
de savoir quelle personne est étiquetée observation 1, quelle personne est étiquetée
observation 2, et ainsi de suite. Le fait que l’ordre des données n’a pas d’importance
pour l’analyse économétrique est une caractéristique fondamentale des bases de don-
nées obtenues par échantillonnage aléatoire.
Tableau 1.1
Base de données en coupe transversale indiquant les salaires et d’autres caractéristiques individuelles
Tableau 1.2
Une base de données sur les taux de croissance économique et les caractéristiques du pays.
Séries chronologiques
Une base de séries chronologiques 2 est composée d’une ou de plusieurs variables
observées au cours du temps à plusieurs reprises. Comme exemples de séries chrono-
logiques, on peut citer les prix des actions, l’offre de monnaie, l’indice des prix à la
consommation, le produit intérieur brut, le taux d’homicides par an, et le chiffre d’af-
faire de l’industrie automobile. En sciences sociales, le temps représente une dimen-
sion importante du fait que les évènements passés peuvent influencer les évènements
à venir et que les comportements ne se modifient pas instantanément.
Une caractéristique fondamentale des séries chronologiques, qui les rendent
plus difficiles à analyser que les données en coupe transversale, est que les observa-
tions économiques ne sont (presque) jamais indépendantes au cours du temps. Dans
la plupart des cas, ces séries chronologiques sont fortement dépendantes de leur passé
récent. Par exemple, l’estimation du produit intérieur brut au cours du trimestre précé-
dent nous renseignera plutôt bien sur l’ordre de grandeur du PIB pour le trimestre en
cours ; le PIB a en effet tendance à rester relativement stable d’un trimestre à l’autre.
La plupart des procédures économétriques peuvent être utilisées tant sur
données en coupe transversale que sur séries chronologiques. Pour justifier l’utilisa-
tion des méthodes économétriques standards, il est néanmoins nécessaire de préciser
davantage les conditions sous lesquelles les modèles économétriques sur séries
chronologiques sont valides. Ces méthodes économétriques ont d’ailleurs fait l’objet
de modifications et d’améliorations visant, par exemple, à mieux tenir compte de la
dépendance naturelle ou de la tendance temporelle présente dans les séries chrono-
logiques en économie.
Une autre caractéristique des séries chronologiques nécessite une attention
particulière : il s’agit de la fréquence à laquelle les données sont collectées. En écono-
mie, les fréquences les plus courantes sont la journée, la semaine, le mois, le trimestre
et l’année. Les prix des actions sont souvent enregistrés à une journée d’intervalle
(en excluant les jours fériés, les samedis et les dimanches). L’offre de monnaie de
l’économie américaine est enregistrée toutes les semaines. De nombreuses séries
macroéconomiques sont annoncées une fois par mois, notamment l’inflation et le taux
de chômage. D’autres séries macroéconomiques sont enregistrées de façon moins fré-
quente, par exemple chaque trimestre. Le produit intérieur brut est un exemple bien
connu de série trimestrielle. D’autres séries chronologiques, comme le taux de morta-
lité infantile par État aux États-Unis, ne sont disponibles que sur base annuelle.
De nombreuses séries chronologiques, observées sur base hebdomadaire, men-
suelle ou trimestrielle, font état d’une forte saisonnalité dont il faut tenir compte
dans l’analyse de séries chronologiques. Par exemple, les variations mensuelles obser-
vées pour les constructions de logement s’explique d’abord par les changements de
2 Les termes « données chronologiques », « données temporelles », « séries temporelles » sont interchangeables
(note de la traduction.)
36 La nature de l’économétrie et la structure des données économiques
Tableau 1.3
Salaire minimum, chômage et données associées pour le Puerto Rico
Données empilées
Certaines bases de données ont à la fois des caractéristiques propres aux coupes trans-
versales et aux séries chronologiques. Supposons par exemple que l’on mène aux
États-Unis deux enquêtes sur les ménages, l’une en 1985 et l’autre en 1990. En 1985,
nous tirons aléatoirement un échantillon de ménages à partir desquels nous obtenons
des informations sur le revenu, l’épargne, la taille de la famille, etc. En 1990, un nou-
vel échantillon de ménages est tiré aléatoirement ; l’enquête est similaire et permet de
La structure des données économiques 37
Tableau 1.4
Données empilées : les prix de l’immobilier pour deux années
3 On rencontre parfois les termes « coupes transversales empilées », « coupes transversales regroupées » ou
« coupes transversales agrégées » (note de la traduction).
38 La nature de l’économétrie et la structure des données économiques
Les données empilées sont plus ou moins analysées de la même façon que les
données en coupe transversale classiques, à cette différence près que l’évolution des
variables au cours du temps est un objectif explicite de l’analyse sur données empi-
lées. L’utilisation de données empilées permet d’augmenter la taille de l’échantillon
et surtout d’étudier l’évolution de la relation d’intérêt au cours du temps.
Données de panel
Une base de données de panel (ou données longitudinales) contient des séries chrono-
logiques pour chacune des unités reprises dans la coupe transversale. Par exemple, une
telle base de données vous permet d’observer le salaire, le niveau d’étude et l’expé-
rience professionnelle d’un ensemble d’individus que l’on suit au cours du temps, sur
une période de dix ans. Il est également possible de recueillir des informations sur la
structure financière et les investissements pour un même groupe d’entreprises pen-
dant 5 ans. Les données en panel peuvent aussi concerner des unités géographiques.
Par exemple, considérant un ensemble fixe de comtés aux États-Unis, nous pouvons
obtenir, pour les années 1980, 1985 et 1990, des données sur les flux d’immigration,
les taux d’imposition, les taux de salaire, les dépenses publiques, etc.
La caractéristique fondamentale des données de panel, qui les distingue de
simples données empilées, est que les unités que nous suivons au cours du temps res-
tent les mêmes. Dans les exemples précédents, cela signifie que les différentes coupes
transversales contiennent les mêmes individus, entreprises ou comtés. Les données du
tableau 1.4 ne sont pas considérées comme des données de panel parce que les mai-
sons vendues en 1993 ne sont pas forcément les mêmes que celles vendues en 1995 ;
si certaines maisons peuvent apparaître à deux reprises, cela relève plus de l’excep-
tion que de la règle et le nombre de cas est souvent négligeable. En revanche, dans
le tableau 1.5, nous avons des données de panel concernant un échantillon fixe de
150 villes aux États-Unis, dont on observe notamment le taux de la criminalité à deux
moments dans le temps, en 1986 et 1990.
Le tableau 1.5 présente quelques caractéristiques intéressantes. Tout d’abord,
un numéro a été attribué à chaque ville, ce numéro allant de 1 à 150. Il n’est pas
nécessaire de savoir quelle ville correspond à ville 1, ville 2, etc. Dans une base de
données de panel, l’ordre au sein de la coupe transversale n’a aucune importance,
comme c’est également le cas au sein d’une coupe transversale pure. On pourrait
éventuellement utiliser le nom de la ville au lieu du numéro ; en réalité, il est souvent
utile d’avoir les deux.
TABLE DES MATIÈRES
Sommaire...................................................................................................... 5
Avant-propos ............................................................................................... 9
Remerciements ............................................................................................. 19
CHAPITRE 1
La nature de l’économétrie et la structure des données
économiques ........................................................................................... 25
1.1 Qu’est-ce que l’économétrie ? ...................................................... 26
1.2 Les étapes de l’analyse économique empirique ......................... 27
1.3 La structure des données économiques ....................................... 31
Données en coupe transversale ............................................................. 31
Séries chronologiques ....................................................................... 35
Données empilées ........................................................................... 36
Données de panel ........................................................................... 38
Remarque sur la structure des données .................................................... 40
1.4 La causalité et la signification de ceteris paribus
dans l’analyse économétrique ...................................................... 41
Résumé ...................................................................................................... 46
CHAPITRE 3
Le modèle de régression linéaire multiple ..................................... 115
3.1 Les avantages du modèle de régression linéaire multiple ......... 116
Le modèle à deux variables indépendantes ................................................ 116
Le modèle avec k variables indépendantes ................................................ 120
3.2 La méthode des moindres carrés ordinaires ............................... 122
Le calcul des estimateurs des MCO.......................................................... 122
Interprétation de l’équation de régression des MCO ....................................... 124
Sur la signification de ceteris paribus dans la régression multiple ........................ 126
Faire varier plusieurs variables indépendantes en même temps .......................... 127
Valeurs ajustées et résidus des MCO ........................................................ 127
Une autre interprétation de l’effet marginal dans la RLM................................. 129
Comparaison des estimations par RLS et par RLM ......................................... 130
Qualité de l’ajustement ..................................................................... 131
Régression passant par l’origine ............................................................ 134
3.3 L’espérance des estimateurs des MCO........................................ 135
Inclusion de variables non pertinentes dans une régression .............................. 142
Biais de variable omise : un cas simple..................................................... 143
Biais de variable omise : le cas général .................................................... 147
3.4 La variance des estimateurs des MCO ........................................ 148
Les composants de la variance des MCO et la multicolinéarité ............................ 150
Variance de l’estimateur dans un modèle mal spécifié .................................... 156
Estimation de σ 2 et écarts-types estimés des MCO ........................................ 158
3.5 Efficacité des MCO : le théorème de Gauss-Markov ................ 160
Table des matières 1197
CHAPITRE 4
L’inférence statistique dans le modèle de régression.................. 183
4.1 Distributions d’échantillonnage des estimateurs des MCO ....... 184
4.2 Tests d’hypothèses sur un unique paramètre de la population :
le test de Student ............................................................................ 188
Test d’hypothèse unilatéral ................................................................. 192
Alternatives bilatérales ...................................................................... 197
Tester d’autres hypothèses relatives à bj .................................................. 200
Calcul des p-valeurs pour les tests de Student.............................................. 202
Rappel du jargon des tests d’hypothèses classiques ....................................... 205
Significativité statistique et significativité économique ou pratique....................... 206
4.3 Intervalles de confiance ................................................................. 209
4.4 Tests d’hypothèses sur une combinaison linéaire simple
des paramètres ............................................................................... 212
4.5 Tester des restrictions linéaires multiples : le test de Fisher ....... 217
Tester les restrictions d’exclusion ........................................................... 217
Liens entre les statistiques de Fisher et de Student ........................................ 225
La formulation R-carré de la statistique de Fisher ......................................... 226
Calcul des p-valeurs pour le test de Fisher ................................................. 228
De l’usage de la statistique de Fisher pour tester la significativité globale
d’un modèle de régression .................................................................. 230
Tester des restrictions linéaires générales .................................................. 231
4.6 Reporter les résultats d’estimation des modèles de régression ....... 233
Résumé ...................................................................................................... 235
CHAPITRE 5
Résultats asymptotiques des MCO dans le modèle de régression .. 253
5.1 Convergence .................................................................................. 255
Calculer la non convergence de l’estimateur des MCO ..................................... 259
5.2 Normalité asymptotique et inférence en grand échantillon ...... 261
Autres tests en grand échantillon : la statistique du multiplicateur de Lagrange ......... 267
La statistique du multiplicateur de Lagrange pour q restrictions d’exclusion ............. 269
5.3 Efficacité asymptotique de l’estimateur des MCO ..................... 271
Résumé ...................................................................................................... 273
1198 Introduction à l’économétrie
CHAPITRE 6
Questions additionnelles sur le modèle de régression ............... 279
6.1 Effets des changements des échelles des données
sur les statistiques des MCO ......................................................... 280
Coefficients Beta............................................................................. 283
6.2 Compléments sur la forme fonctionnelle...................................... 286
Compléments concernant l’utilisation de formes fonctionnelles logarithmiques .......... 286
Modèles quadratiques ....................................................................... 290
Modèles avec termes d’interaction ......................................................... 295
6.3 Compléments sur l’ajustement et la sélection des régresseurs .. 297
R-carré ajusté ................................................................................ 299
Utiliser le R-carré ajusté pour sélectionner des modèles non emboîtés ................... 301
Prendre en compte l’influence de trop de facteurs dans une analyse de régression ..... 303
Ajouter des régresseurs pour réduire la variance de l’erreur ............................. 305
6.4 Analyse des résidus et prédiction................................................. 307
Intervalles de confiance pour prédictions .................................................. 307
Analyse des résidus.......................................................................... 311
Prédire y quand log(y) est la variable dépendante ........................................ 312
Prédire y quand la variable dépendante est log(y) : ...................................... 314
Résumé ...................................................................................................... 317
CHAPITRE 7
Le modèle de régression avec information qualitative ............... 333
7.1 Décrire l’information qualitative ................................................... 334
7.2 Cas d’une unique variable indicatrice indépendante................ 336
Interpréter des coefficients associés aux variables indicatrices explicatives
lorsque la variable dépendante est log(y) ................................................. 342
7.3 Utiliser des variables indicatrices à catégories multiples .......... 344
Introduire de l’information ordinale via les variables indicatrices ........................ 347
7.4 Variables d’interaction impliquant des variables indicatrices ... 350
Relâcher l’hypothèse d’homogénéité des pentes .......................................... 352
Tester les différences de spécifications entre groupes ..................................... 356
7.5 Le cas des variables binaires dépendantes :
Le modèle à probabilités linéaires ............................................... 361
7.6 Pour aller plus loin en matière d’évaluation des politiques
publiques ......................................................................................... 368
7.7 Interpréter des résultats de régression avec des variables
dépendantes discrètes ................................................................... 371
Résumé ...................................................................................................... 374
Table des matières 1199
CHAPITRE 8
L’hétéroscédasticité................................................................................ 391
8.1 Conséquences de l’hétéroscédasticité pour les MCO ............... 392
8.2 Inférence robuste à l’hétéroscédasticité après estimation
par les MCO .................................................................................. 394
Calcul du test LM robuste à l’hétéroscédasticité ............................................ 400
Étapes de la construction d’une statistique LM robuste à l’hétéroscédasticité ............ 401
8.3 Tester la présence d’hétéroscédasticité ........................................ 402
Étapes du test d’hétéroscédasticité de Breusch-Pagan : ................................... 405
Le test de White pour l’hétéroscédasticité .................................................. 407
Étapes du cas particulier du test d’hétéroscédasticité de White : .......................... 409
8.4 Estimation par les moindres carrés pondérés ............................. 410
Hétéroscédasticité connue à une constante multiplicative près ............................ 410
Estimation de la fonction d’hétéroscédasticité : les moindres carrés quasi généralisés (MCQG) .. 417
Procédure de correction des estimateurs par les MCGF en présence d’hétéroscédasticité ... 419
Que faire si la fonction d’hétéroscédasticité présumée est fausse ? ...................... 423
Prévisions et intervalles de prévision en présence d’hétéroscédasticité ................... 426
8.5 Le modèle de probabilité linéaire revisité ................................... 428
L’estimation du MPL par les MCP ........................................................... 430
Résumé ...................................................................................................... 431
CHAPITRE 9
Compléments sur la spécification et la question des données .... 443
9.1 Erreur de spécification de la forme fonctionnelle ....................... 444
RESET : un test général pour les erreurs de spécification de la forme fonctionnelle ..... 448
Tests de modèles non emboîtés ............................................................. 449
9.2 Utilisation de variables de substitution ........................................ 451
Une variable dépendante retardée comme variable de substitution ...................... 457
Un point de vue différent sur la régression multiple ...................................... 459
9.3 Modèles à pentes aléatoires ......................................................... 460
9.4 Propriétés des estimateurs des MCO en présence d’erreurs
de mesure........................................................................................ 463
Erreur de mesure dans la variable dépendante ............................................ 464
Erreur de mesure dans la variable explicative ............................................. 467
9.5 Données manquantes, échantillons non aléatoires
et observations extrêmes ............................................................... 472
Données manquantes ....................................................................... 472
Échantillons non aléatoires .................................................................. 473
Observations aberrantes .................................................................... 476
1200 Introduction à l’économétrie
CHAPITRE 11
Utilisation des MCO pour l’analyse des séries temporelles ...... 549
11.1 Stationnarité et séries temporelles faiblement dépendante ....... 550
Stationnarité et non-stationnarité des séries temporelles ................................. 551
Série temporelle faiblement dépendante................................................... 552
11.2 Propriétés asymptotiques des MCO............................................. 555
11.3 Utilisation de séries temporelles hautement persistantes
dans l’analyse de régression ........................................................ 563
Séries temporelles hautement persistantes................................................. 564
Transformation des séries temporelles fortement persistantes ............................ 569
Déterminer si une série temporelle est I(1) ................................................ 570
11.4 Modèles dynamique complet et absence de corrélation sérielle.... 573
Table des matières 1201
CHAPITRE 12
Corrélation sérielle et hétéroscédasticité dans l’analyse
des séries temporelles .......................................................................... 591
12.1 Propriétés des MCO en présence d’erreurs autocorrélées........ 592
Absence de biais et convergence............................................................ 592
Efficacité et inférence ....................................................................... 593
Qualité d’ajustement ........................................................................ 595
Corrélation sérielle en présence d’une variable dépendante retardée .................... 595
12.2 La détection de l’autocorrélation .................................................. 597
Test t de détection de l’autocorrélation d’ordre 1 en présence de régresseurs
strictement exogènes........................................................................ 598
Le test de Durbin-Watson ................................................................... 601
Test t de détection de l’autocorrélation d’ordre 1 en l’absence de régresseurs strictement
exogènes ..................................................................................... 602
Test de détection de l’autocorrélation d’ordre supérieur à 1 .............................. 604
12.3 La correction de l’autocorrélation en présence de régresseurs
strictement exogènes...................................................................... 607
Calcul de l’estimateur BLUE en présence d’erreurs suivant un processus AR(1) connu .. 607
Estimation par les MCQG en présence d’erreurs suivant un processus AR(1) inconnu ... 609
Comparaison des MCO et des MCQG ........................................................ 612
Correction par les MCQG d’une corrélation sérielle d’ordre supérieur à 1 ................ 614
12.4 Corrélation sérielle et variables en différence première............ 615
12.5 Correction des écarts-types estimés après estimation
par les MCO .................................................................................. 617
12.6 Hétéroscédasticité dans les régressions sur séries temporelles ... 622
La construction de statistiques robustes à la présence d’hétéroscédasticité ............... 623
Tester la présence d’hétéroscédasticité dans les erreurs ................................... 623
Hétéroscédasticité conditionnelle autorégressive .......................................... 625
Hétéroscédasticité et corrélation sérielle dans les modèles de régression
sur séries temporelles ....................................................................... 627
Résumé ...................................................................................................... 629
1202 Introduction à l’économétrie
CHAPITRE 14
Méthodes avancées en économétrie des données de panel ..... 689
14.1 Estimation du modèle à effets fixes .............................................. 690
La régression sur variables indicatrices..................................................... 695
Effets fixes ou différences premières ?..................................................... 697
Effets fixes sur des panels non cylindrés ................................................... 699
14.2 Modèles à effets aléatoires ........................................................... 701
Effets aléatoires ou effets fixes ?........................................................... 706
14.3 Le modèle à effets aléatoires corrélés .......................................... 708
14.4 Appliquer les techniques de données de panel
à d’autres structures de données .................................................. 711
Résumé ...................................................................................................... 714
CHAPITRE 15
Estimation par variables instrumentales
et doubles moindres carrés ................................................................ 729
15.1 Motivation : les variables omises dans un modèle
de régression simple ...................................................................... 731
Inférence statistique avec l’estimateur des VI .............................................. 737
Propriétés des VI avec une variable instrumentale faible ................................. 742
Calcul du R-carré après l’estimation VI ..................................................... 744
Table des matières 1203
CHAPITRE 16
Modèles à équations simultanées ..................................................... 787
16.1 Description des modèles à équations simultanées ..................... 788
16.2 Biais de simultanéité des MCO .................................................... 793
16.3 Identifier et estimer une équation structurelle .............................. 795
Identification d’un système à deux équations ............................................. 795
Estimation par les DMC ...................................................................... 800
16.4 Systèmes avec plus de deux équations ....................................... 802
Identification dans les systèmes avec trois équations ou plus ............................. 803
Estimation.................................................................................... 804
16.5 Modèles à équations simultanées et séries temporelles............. 804
16.6 Modèles à équations simultanées sur données de panel .......... 809
Résumé ...................................................................................................... 812
CHAPITRE 17
Modèles à variable dépendante limitée et correction
pour la sélection de l’échantillon ...................................................... 823
17.1 Les modèles logit et probit pour les réponses binaires .............. 825
Spécification des modèles logit et probit ................................................... 825
Estimation des modèles logit et probit par maximum de vraisemblance ................. 829
Test d’hypothèses multiples ................................................................. 830
Interpréter des estimations de logit et probit .............................................. 832
1204 Introduction à l’économétrie
17.2 Le modèle Tobit pour des réponses avec solution en coin ........ 840
Interpréter les estimations du modèle Tobit ................................................ 842
Problèmes de spécification dans les modèles Tobit ........................................ 848
17.3 Le Modèle de régression de Poisson ........................................... 850
17.4 Les Modèles de régression tronquées ou censurées................... 855
Modèles de régression censurée ............................................................ 856
Modèle de régression tronquée ............................................................. 860
17.5 Correction pour la sélection de l’échantillon .............................. 863
Quand les MCO sur l’échantillon sélectionné sont-ils convergents ?....................... 863
Troncature auxiliaire ........................................................................ 866
Correction pour la sélection de l’échantillon................................................ 867
Résumé ...................................................................................................... 870
CHAPITRE 18
Matières avancées dans l’analyse des séries temporelles......... 885
18.1 Modèles à retards distribués infinis ............................................. 887
Les retards distribués géométriquement (ou à la Koyck).................................. 889
Modèles à retards distribués rationnels .................................................... 892
18.2 Tester la présence de racines unitaires ........................................ 895
18.3 Régression fallacieuse ................................................................... 901
18.4 Cointégration et modèles à correction d’erreur.......................... 903
Cointégration ................................................................................ 904
Modèles à correction d’erreur............................................................... 910
18.5 Prévision .......................................................................................... 912
Types de modèles de régression utilisés pour la prévision ................................. 914
Prévision une étape à l’avance ............................................................. 916
Comparaison des prévisions une étape à l’avance ......................................... 920
Prévisions plusieurs étapes en avant ....................................................... 921
Prévoir les Processus avec tendance, saisonnalité et processus intégrés .................. 925
Résumé ...................................................................................................... 931
CHAPITRE 19
Mener à bien un projet empirique ................................................... 943
19.1 Poser une question ......................................................................... 944
19.2 Revue de la littérature .................................................................... 947
19.3 Collecte des données..................................................................... 948
La décision concernant la base de données appropriée.................................... 948
Saisir et conserver des données............................................................. 950
Examiner, nettoyer et décrire vos données................................................. 952
Table des matières 1205
ANNEXE A
Outils mathématiques de base .......................................................... 981
A.1 Opérateur de sommation et statistiques descriptives ................. 982
A.2 Propriété des fonctions linéaires ................................................... 985
A.3 Proportions et Pourcentages.......................................................... 987
A.4 Présentation de quelques fonctions spéciales
et de leurs propriétés ..................................................................... 990
Fonction quadratique ........................................................................ 990
Logarithme Naturel ......................................................................... 993
La fonction exponentielle ................................................................... 997
A.5 Le calcul différentiel ....................................................................... 998
Résumé ...................................................................................................... 1001
ANNEXE B
Éléments de probabilités ..................................................................... 1005
B.1 Variables aléatoires et leurs distributions de probabilité ........... 1006
Variables aléatoires discrètes ............................................................... 1007
Variable aléatoires continues ............................................................... 1010
B.2 Distributions jointes, distributions conditionnelles,
et indépendance ............................................................................ 1012
Distribution jointes et indépendance........................................................ 1012
Distributions conditionnelles ................................................................ 1015
B.3 Caractéristiques des distributions de probabilité ....................... 1016
Une mesure de tendance centrale : la valeur espérée ..................................... 1016
Propriété des valeurs espérées ............................................................. 1018
Une autre mesure de tendance centrale : la médiane ..................................... 1020
1206 Introduction à l’économétrie
ANNEXE C
Éléments de statistique mathématique ............................................ 1047
C.1 Populations, paramètres et échantillonnage aléatoire ............... 1048
Échantillonnage.............................................................................. 1048
C.2 Estimateurs – Propriétés en échantillons finis .............................. 1050
Estimateurs et Estimations .................................................................. 1050
Biais .......................................................................................... 1052
La variance d’échantillonnage de l’estimateur ............................................. 1054
Efficacité ..................................................................................... 1057
C.3 Propriétés asymptotiques des estimateurs ................................... 1058
Convergence ................................................................................. 1058
Normalité asymptotique .................................................................... 1062
C.4 Approches générales de l’estimation de paramètres................. 1064
Méthode des moments ...................................................................... 1064
Maximum de vraisemblance ................................................................ 1065
Moindres Carrés ............................................................................. 1067
C.5 Estimation d’intervalle et intervalles de confiance...................... 1067
Table des matières 1207
ANNEXE D
Notions de Calcul Matriciel ................................................................ 1101
D.1 Définition de base .......................................................................... 1102
D.2 Opérations matricielles.................................................................. 1103
Addition de Matrices......................................................................... 1103
Multiplication Scalaire ....................................................................... 1104
Produit Matriciel ............................................................................. 1104
Matrice Transposée .......................................................................... 1105
Multiplication de matrices par blocs ........................................................ 1106
Trace ......................................................................................... 1106
Matrice Inverse .............................................................................. 1107
D.3 Indépendance linéaire et rang d’une matrice............................. 1107
D.4 Forme quadratique et matrice définie positive ........................... 1108
D.5 Matrices idempotentes................................................................... 1109
D.6 Différentiation des formes linéaires et quadratiques .................. 1109
D.7 Moment et distribution de vecteurs aléatoires ............................ 1110
Espérance .................................................................................... 1110
Variance-Covariance des Matrices .......................................................... 1110
Loi Normale Multivariée .................................................................... 1111
Loi du Khi-deux.............................................................................. 1111
Loi de Student ............................................................................... 1112
Loi de Fisher ................................................................................. 1112
Résumé ...................................................................................................... 1112
1208 Introduction à l’économétrie
ANNEXE E
Le modèle de régression linéaire sous forme matricielle ........... 1115
E.1 Présentation du modèle et de l’estimation
par les moindres carrés ordinaires .............................................. 1116
E.2 Propriétés des MCO en échantillon fini....................................... 1119
E.3 Inférence statistique........................................................................ 1123
E.4 Quelques éléments d’analyse asymptotique ............................... 1126
Statistiques de Wald pour tester des hypothèses multiples ................................ 1129
Résumé ...................................................................................................... 1130
ANNEXE F
Réponses aux questions intitulées « pour aller plus loin » ........ 1135
F.1 Chapitre 2....................................................................................... 1136
F.2 Chapitre 3....................................................................................... 1136
F.3 Chapitre 4....................................................................................... 1137
F.4 Chapitre 5....................................................................................... 1138
F.5 Chapitre 6....................................................................................... 1138
F.6 Chapitre 7....................................................................................... 1139
F.7 Chapitre 8....................................................................................... 1139
F.8 Chapitre 9....................................................................................... 1140
F.9 Chapitre 10 .................................................................................... 1141
F.10 Chapitre 11 .................................................................................... 1141
F.11 Chapitre 12 .................................................................................... 1142
F.12 Chapitre 13 .................................................................................... 1143
F.13 Chapitre 14 .................................................................................... 1143
F.14 Chapitre 15 .................................................................................... 1144
F.15 Chapitre 16 .................................................................................... 1145
F.16 Chapitre 17 .................................................................................... 1146
F.17 Chapitre 18 .................................................................................... 1147
ANNEXE G
Tables Statistiques ................................................................................. 1149
Références..................................................................................................... 1159
Glossaire ....................................................................................................... 1167
La nouvelle référence en économétrie !
Introduction à l’économétrie
En recourant à de nombreuses applications Jeffrey M. Wooldridge
empiriques, ce manuel d’introduction réussit est professeur d’économie à l’Université d’État du
Michigan (MSU) où il enseigne depuis 1991. De
l’exploit de simplifier la présentation de 1986 à 1991, il a été professeur d’économie au
l’économétrie sans renoncer aux exigences de Massachusetts Institute of Technology (MIT). Il a
rigueur et de cohérence requises au niveau obtenu sa licence en économie et informatique à
universitaire. Les méthodes économétriques l’Université de Californie à Berkeley en 1982, et
sont présentées avec l’objectif de répondre sa thèse de doctorat en économie à l’Université
à des questions pratiques liées à l’analyse de Californie à San Diego en 1986. Le professeur
Wooldridge a publié de nombreux articles dans
du comportement des agents économiques,
des revues de renommée internationale, ainsi que
l’évaluation de politiques publiques ou la plusieurs chapitres de livres.
réalisation de prévisions.
Pierre André
Devenu une référence dans le monde anglo- est maître de conférences à l’Université de
saxon, cet ouvrage permet de comprendre Cergy-Pontoise.
et d’interpréter les hypothèses d’un modèle Michel Beine
à la lumière de nombreuses applications
est professeur à l’Université du Luxembourg.
empiriques. L’ouvrage distingue clairement
le type de données analysées. Non Sophie Béreau
seulement il couvre les données en coupe est professeur à l’Université catholique de Louvain.
transversale et les séries chronologiques, Maëlys de la Rupelle
mais il aborde également les données de est maître de conférences à l’Université de
panel dont l’utilisation est devenue très Cergy-Pontoise.
fréquente aujourd’hui. Ce livre offre également
Alain Durré
une introduction aux modèles à variable
dépendante limitée qui sont d’une grande est professeur à l’IESEG School of Management.
utilité en économie appliquée et en gestion. Jean-Yves Gnabo
est professeur à l’Université de Namur.
Chaque chapitre contient un large éventail Cédric Heuchenne
d’exercices, dont un grand nombre repose
est professeur à l’Université de Liège.
sur l’utilisation de bases de données
économiques disponibles sur le web. Le Marion Leturcq
lecteur peut ainsi reproduire les nombreux est chercheur à l’Institut National d’Études
exemples empiriques développés dans les Démographiques.
chapitres de l’ouvrage et maîtriser toutes les Mikael Petitjean
étapes de la modélisation économétrique. est professeur à l’Université catholique de Louvain.