Femme
Femme
o Chez la femme :
Dans le sexe féminin, les cellules germinales primordiales subissent quelques divisions mitotiques
supplémentaires après leur envahissement des cordons sexuels puis se différencient en ovogonies
et la méiose débute déjà au 5e mois de vie fœtale.
Toutefois, dès une phase précoce de méiose (à la prophase I), toutes les cellules sexuelles entrent
dans une période de repos et demeurent dans cet état jusqu’à la maturité sexuelle (puberté). A
partir de la puberté, chaque mois, quelques follicules ovariques poursuivent leur gamétogenèse
en réponse à la sécrétion mensuelle d’hormones gonadotropes pituitaires. Habituellement, un
seul ovocyte primaire est transformé en ovocyte secondaire avec expulsion du globule polaire et
est libéré chaque mois. Ce dernier entre dans une seconde phase d’arrêt méiotique qui se
prolonge en absence de fécondation (si fécondation, la méiose reprend). Les cycles menstruels se
poursuivent jusqu’à la ménopause.
Un ovaire mesure 3cm chez une femme en âge de procréer, 2cm chez la femme ménopausée et
1cm chez la petite fille.
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Le cycle menstruel normal est un ensemble coordonné d’activités stimulatrices et inhibitrices qui
aboutissent à la libération d’un seul ovocyte mature à partir d’un pool de milliers d’ovocytes
primordiaux.
Le cycle menstruel commence le premier jour des règles et se termine au début des règles
suivantes. Il dure environ 28J mais cette durée est variable (entre 23 et 35 jours).
La durée du cycle est peu variable entre 20 et 40ans. Par contre, l’irrégularité menstruelle
est beaucoup plus fréquente au cours des 5 à 7 premières années qui suivent le début des
règles (la ménarche) et au cours des 10 années qui précèdent la ménopause.
Il faut distinguer du cycle menstruel le cycle ovulatoire qui concerne les différentes phases de
l’ovaire et comprend :
- La reprise de l’ovogenèse
- Les sécrétions hormonales ovariennes indispensables à l’ovulation, aux modifications
utérines pour la fécondation et la préparation de l’endomètre à la nidation
Ses différentes phases sont :
- Phase folliculaire : premier jour des règle pic de LH
- Ovulation : lors du pic de LH
- Phase lutéale (progestative) : pic de LH début des prochaines règles
- Menstruations
Les phases folliculaire et lutéale durent chacune +/- 14 jours. Lorsque la durée du cycle varie, c’est
principalement la phase folliculaire qui varie car la phase lutéale est constante.
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1.3. GnRH
La GnRH est un décapeptide (10AA). Les neurones à GnRH se différencient très tôt dans la vie
embryonnaire, au niveau de la placode olfactive. Les neurones à GnRh migrent ensuite dans les
bulbes olfactifs pour atteindre l’hypothalamus.
La GnRH est le principal facteur contrôlant la sécrétion de FSH et de LH. Elle est libérée par
l’hypothalamus de manière pulsatile dans le système porte hypophysaire avant de s’y fixer par des
récepteurs membranaires spécifiques (GnRHR).
L’administration pulsatile de GnRH à une fréquence appropriée au moyen d’une pompe permet
d’induire une spermatogenèse chez un homme ou l’ovulation chez la femme, en cas
d’hypogonadisme hypogonadotrope d’origine hypothalamique.
Au contraire, une exposition continue à la GnRH entraine une inhibition des gonadotrophines. La
GnRH est administrée en continu (voie sous-cutanée ou intra-musculaire) en clinique pour inhiber
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La GnRH n’est pas dosable dans le sang périphérique en raison d’une courte demi-vie (2 à 8min)
et de faible quantité.
En laboratoire, on a réussi à modifier sa structure, ce qui a permis d’augmenter son affinité pour
son récepteur et la demi-vie de la molécule. Selon les modifications, on obtient des agonistes ou
des antagonistes.
Conclusions
- Des modifications du rythme ou de l’amplitude de la pulsatilité sont capables de modifier
les taux circulants de FSH et LH
- L’accélération du rythme de la pulsatilité augmente la LH circulante mais absence
d’ovulation en cas de sécrétion continue
- Conséquences :
Nécessité d’une stimulation discontinue pour induire l’ovulation avec Gn-RH (pompe à
LH-RH)
Possibilité d’empêcher la sécrétion de Gonadotrophines et la maturation folliculaire
par l’administration continue de ce peptide
Emploi d’agonistes ou d’antagonistes empêche l’action de la Gn-RH et donc la
sécrétion d’œstradiol
Hypo-oestradiolémie est une attitude médicale proposée dans certaines pathologies
œstrogène-dépendantes (=castration médicale)
Ménopause artificielle temporaire : arrêt du traitement = reprise de l’axe HH
1.4. Anté-hypophyse
En réponse à la sécrétion pulsatile de la GnRH, les cellules basophiles de l’antéhypophyse
sécrètent les gonadotrophines (FSH et LH). Ces cellules gonadotropes représentent 10 à 15% de
l’antéhypophyse.
Les gonadotrophines hypophysaires sont des hormones glycoprotéiques. Elles sont formées de
deux sous-unités α et β reliées par des liaisons non covalentes. La sous unité α(92 AA) est
commune à la LH, la FSH la TSH et hCG. La sous-unité β est différente pour LH et FSH : elle donne
la spécificité biologique et immunologique de l’hormone.
Remarque : il existe 82% d’homologie entre les sous-unités β de l’hCG et la LH : ceci explique la
persistance du corps jaune en cas de grossesse.
La LH et FSH sont stockées dans des granules de sécrétion. Sous l’effet d’un stimulus sécrétoire,
les granules libèrent leur contenu dans la circulation par exocytose. La pulsatilité de la sécrétion
de LH est le reflet indirect de la pulsatilité de la GnRH :
- Phase folliculaire: pulses fréquents (1/90min en phase folliculaire précoce puis 1/60min)
d’amplitude modérée
- Période pré-ovulatoire: ↑fréquence et amplitude des pulses
- Phase lutéale: fréquence lente (1/100min puis 1/200min)
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La LH est plus sensible à la GnRH que la FSH si la GnRH s’emballe, c’est la LH qui est sécrétée
en masse.
Chez le fœtus, la GnRH est décelable dans l’hypothalamus dès 8 semaines d’aménorrhée. Les taux
sériques de LH et FSH augmentent progressivement pour atteindre un pic à 20 semaines environ
pour rediminuer dans la seconde partie de la grossesse, avec la sécrétion de stéroïdes sexuels par
la gonade fœtale.
Chez le nourrisson, l’axe hypothalamo-hypophysaire est activé pendant les 4 à 6 premiers mois
après la naissance. Après 6 mois, il existe une phase de quiescence jusqu’à la puberté.
Un axe HH activé chez une petite fille provoque des légères pertes de sang (facteur de risque
de développer l’endométriose à l’adolescence)
L’élévation des gonadotrophines commence avant l’apparition des signes cliniques de la puberté.
Chez la femme, lors de la ménopause, on assiste à une élévation prédominante du taux de FSH
par rapport au taux de LH, qui débute bien avant que le stock folliculaire ne soit épuisé, suggérant
l’existence de mécanismes hypothalamiques associés à la diminution du rétrocontrôle négatif
périphérique.
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1.5. Follicules
Les follicules se trouvent en surface de l’ovaire, dans le stroma cortical. Chaque follicule contient
un ovocyte de premier ordre (qui n’a pas encore terminé sa méiose). Ceux-ci passent par
différents stades :
- Follicules primordiaux (majorité des follicules) : AVANT LA NAISSANCE
Ovocyte 1 en prophase de la méiose 1
Cellules folliculaires : pavimenteuses
Unistratifié
- Follicules primaires : DE LA PUBERTE A LA MENOPAUSE
Cellules folliculaires : cubiques
Unistratifié
- Follicules secondaires :
Cellules folliculaires cubiques
Granulosa pluristratifiée
Membrane pellucide bien individualisée
Apparition des cellules de la thèque interne
- Follicules secondaires tardifs (pré-antraux) :
Sécrétion de liquide folliculaire
Début de la formation des tèques
Présence de récepteurs à la FSH et à la LH dans la granulosa (peu sensibles)
Sécrétion d’androgènes par la thèque interne, induite par la LH
- Follicules tertiaires :
Cavité formée par la confluence de petites cavités
Arrête de la croissance de l’ovocyte
Développement des thèques internes et externes
Granulosa sensible à la FSH puis à la LH
Sécrétion d’oestrogènes (aromatase fonctionnelle)
Sélection d’un follicule dominant
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La croissance du follicule est sous l’influence de la FSH tandis que l’ovocyte sort du follicule par la
LH. Une fois libéré, il peut se rendre dans les trompes mais peut également tomber dans la cavité
péritonéale (cul de sac de Douglas). Une fois que l'ovule est dans l'ampoule tubaire, il est viable 6
à 12h alors qu’un spermatozoide est viable dans le tractus génital féminin pendant plusieurs jours.
Il faut 36h entre un pic LH et l’ovulation : cela a de l’importance si on doit ponctionner des ovules
avant que la patiente ovule spontanément en cas de procréation in vitro (sinon l’ovule pourrait
tomber dans la cavité péritonéale).
La partie restante du follicule reste et se transforme en corps jaune, qui devient lui-même un
corps blanc.
Il existe une pathologie liée au kyste du corps jaune : les symptômes sont des saignements et
abdomen aigü. Cela est dû au fait que le corps jaune passe dans l’abdomen, en deuxième phase
de cycle (spontané donc sans pilule), après un rapport sexuel.
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Il faut trois mois pour qu’un follicule primordial devienne un follicule pré-ovulatoire.
En cas de diabète, celui-ci doit être bien équilibré depuis au moins 3 mois avant de tenter de
procréer, sinon il y a un risque de malformation
Les femmes possèdent leur capital reproduction depuis la naissance : il peut donc être influencé
par différentes choses (radiothérapie,…). Les hommes, au contraire, ont un renouvellement du
spermogramme.
1.6. L’ovaire et le cycle ovarien
Le cycle ovarien comprend différentes phases :
- Phase folliculaire : croissance folliculaire par l’influence de la TSH
Variable en durée : peut s’allonger en cas de stress,… (voir contrôle de la GnRH)
- Ovulation : au J13 ou 14 si cycle de 28 jours
- Phase lutéale : sécrétion de progestérone suis l’influence de la LH
Phase stable (14 jours)
Si plus courte : insuffisance lutéale des patientes proches de la puberté ou de la
ménopause ont un corps jaune sécrétant moins de progestérone, raccourcissant la phase
lutéale
Les fonctions endocrines et exocrines de l’ovaire sont étroitement liées. Lors de la 1re phase du
cycle, l’ovaire sécrète principalement de l’œstradiol, à des taux croissants, grâce à la FSH qui
active l’aromatase. Après l’ovulation, il y a une sécrétion de progestérone (hormone de la
grossesse) grâce au corps jaune. S’il n’y a pas fécondation, le corps jaune devient blanc et le taux
de progestérone chute.
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Les follicules produisent également des inhibines, c’est-à-dire des peptides sécrétés par les
cellules de la granulosa et de la thèque interne. Elles modulent l’action des gonadotrophines au
sein de l’ovaire en freinant FSH.
- L’inhibine B :
Est sécrétée par des cellules de la granulosa du follicule dominant durant la 1re phase
du cycle
Taux circulant parallèle à l’œstradiol en phase folliculaire et ovulatoire
- L’inhibine A :
Est sécrétée par les cellules de la granulosa lutéinisées du corps jaune durant la 2e
phase du cycle
Taux circulant parallèle à la progestérone en phase lutéale
1.6.1. Folliculogenèse
Il s’agit d’un processus continu de la puberté à la ménopause. Elle comprend :
- Une initiation :
Durée de 120 à 180 jours
Follicules primordiaux follicules pré-antraux
- Une croissance basale :
65 jours
Follicules pré-antraux follicules antraux, indépendamment de la FSH
Apparition de la zone pellucide
Prolifération des cellules de la granulosa
Apparition d’un follicule secondaire : apparition des thèques interne et externe et
vascularisation de celles-ci
Apparition d’un follicule tertiaire : apparition de l’antrum (5mm de diamètre)
dépendant de la LH et de la FSH
La pilule bloque la partie dépendante de la LH. Il faut savoir que la pilule ne retarde pas l’âge de
la ménopause car elle n’empêche pas l’atrésie des follicules.
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Au J1, plusieurs follicules (la cohorte) sont prêts à démarrer le cycle (en moyenne 3 à 6). Ils ne
doivent pas tous arriver à maturité mono-ovulation.
Avant le début de chaque nouvelle règle, une nouvelles cohorte est déjà prête à recommencer le
cycle : grâce à un petit pic de FSH avant les règles, cette cohorte peut déjà commencer sa
croissance.
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La phase lutéale est constante car elle dépend de la durée de vie du corps jaune
Hors-grossesse, la durée de vie du corps jaune est de 14 jours
La lutéolyse est la modification intrinsèque du corps jaune avec une diminution du
nombre de récepteur à la LH sans fécondation, le corps jaune est envahi par du TC
et devient un corps blanc (cicatrise ovulation)
Puisqu’il y a de moins de récepteurs à la LH, le corps jaune n’est plus maintenu
Le corps jaune étant en fin de vie, sa sécrétion d’E2 et de P4 diminue ce qui lève
l’inhibition centrale de la GnRH. L’hypothalamus se remet en route et provoque la
sécrétion de FSH par l’antéhypophyse. Ainsi, de nouveaux follicules croissent
grâce à la FSH : c’est le début du cycle suivant
Lors de la nidation, la progestérone est à son maximum : elle est importante pour la nidation.
Une fois implanté, le placenta de l’embryon commence à sécréter de l’HCG, qui possède une
parenté de structure et d’action avec la LH. AInsi, l’HCG prend « le relai » et permet de maintenir
le corps jaune. L’HCG stimule aussi les gonades.
Le corps jaune étant maintenu, il n’y a pas de baisse de PG et l’endomètre ainsi que l’embryon
sont conservés. En effet, si la PG avait diminué, la patiente aurait eu ses règles.
Les tests urinaires achetés chez le pharmacien permettent de savoir s’il y a de l’HCG dans les
urines. C’est donc un test qualitatif. Au contraire, les tests faits à l’hôpital sont quantitatifs et
permettent de savoir comment évolue la grossesse, si la grossesse est extra-utérine,…
1.6.3. Stéroïdogenèse ovarienne
Le follicule tertiaire est capable de synthétiser trois types de stéroïdes à partir de cholestérol : les
oestrogènes, la progestérone et les androgènes. A ce niveau, il existe une relation entre les
cellules de la thèque interne et de la granulosa (théorie bicellulaire). Il faut savoir que :
- Dans les cellules de la thèque interne, sous l’influence de la LH : cholestérol
progestérone androgènes (par la 17-α-hydroxylase)
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Les récepteurs de la LH sont présents sur les cellules de la thèque et initialement absents des
cellules de la granulosa : ils y sont ensuite induits par la FSH. Les récepteurs de la FSH sont
présents dans les cellules de la granulosa : la FSH y induit l’activité de l’aromatase.
Si une femme sécrète trop d’andorgènes, elle aura des signes de masculinisation comme la
présence de poils et une gravité de la voie.
2. L’utérus
2.1. L’endomètre
La couche endométriale de l’utérus est constituée de deux couches:
- La couche basale : elle persiste après les règles et est un support pour le cycle suivant
- La couche fonctionnelle : couche éliminée lors des règles
Le rôle de l’utérus étant de porter une grossesse, l’endomètre doit créer un environnement
tissulaire capable de pourvoir aux besoins physiologiques d’un fœtus.
~ 14 ~
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- La phase proliférative (du J6 au J14)(a lieu durant la phase folliculaire du cycle ovarien):
▪ La phase proliférative précoce:
• J6-7
• Elle suit les règles
• On observe beaucoup de mitoses et des petites glandes peu
différenciées, unistratifiées
• Sous l’effet des oestrogènes (E2), l’endomètre prolifère et s’épaissit
• Une femme ménopausée qui n’est pas sous oestrogènse possède
un endomètre très fin comme celui observé durant la phase
proliférative précoce
▪ La phase proliférative tardive:
• J8-14;
• Augmentation de la longueur des glandes et pseudo-stratification
sous l’influence de l’E2
• Stroma oedématié et mitose l’endomètre s’épaissit toujours
~ 15 ~
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• Pour que l’implantation puisse se faire, il faut une coordination entre l’arrivée de
l’embryon dans l’utérus et l’endomètre
• L’implantation ne peut se faire que sur une courte période
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Quand on passe l’instrument nécessaire à la biopsie dans le vagin puis l’utérus, on passe par
l’isthme. Lorsqu’on passe à ce niveau, cela peut faire mal puisque le diamètre est rétrécit.
Au J18, le noyau est central et les gouttelettes de glycogène sont au pôle apical tandis qu’avant le
J18, les gouttelettes de glycogène sont au pôle basal.
Critère de Noyes :
- Phase proliférative
- Phase sécrétoire
- Phase menstruelle
La glaire est importante car au moment de l’ovulation, le col est plus entrouvert grâce à la glaire
qui prend de la place (J12-13) on peut ainsi estimer si la patiente est proche de l’ovulation
grâce au signe de la pupille.
S’il n’y a pas de glaire chez la patiente, alors on a un pré-cancer au niveau du col. De plus, cela
engendre une infertilité.
~ 17 ~
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- Observer la glaire cervicale: si elle est belle, c’est que l’ovaire fonctionne bien. Les glaires
sont le reflet de la sécrétion d’œstrogènes.
- Réaliser une courbe thermique: la patiente doit mesurer sa température vaginale pendant
un certain nombre de jours. Pendant la phase proliférative, la température est sous 36,6°C.
Puisque la progestérone fait augmenter la température basale, la température augmente
après l’ovulation (de quelques dixièmes de degré Celsius). La courbe thermique permet
donc de voir si la patiente à une sécrétion de progestérone. Elle permet aussi de mesurer
la longueur du plateau de la progestérone et donc de déterminer si la phase lutéale est
dure bien 14jours. Elle permet de vérifier que la patiente est bien en ovulation quand son
endomètre augmente de taille. Si une femme a une belle phase lutéale, c’est qu’elle ovule.
Si en dépit de cela, elle n’arrive tout de même pas à avoir d’enfant, elle a peut-être un
problème de trompe (comme des trompes imperméables suite à une infection).
- Echographie: on peut observer les follicules et l’endomètre.
3. Les hormones
3.1. Les œstrogènes
Les œstrogènes permettent le développement trophique du système génital et des caractères
sexuels secondaire (myomètre, endomètre, glandes endocol).
Ils sont aussi présents au niveau du SNC où ils ont un rôle dans:
- Le psychodynamisme, la mémorisation, les émotions et le comportement
- L’augmentation de l’activité électrique (comme lors de l’épilepsie)
Ils sont responsables d’un rétrocontrôle négatif de GnRH contrôle négatif sur l’axe HH.
Au niveau des seins, ils ont un effet promoteur sur les gènes intervenant dans le cancer du sein.
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3.2. La progestérone
La progestérone a des effets au niveau du:
- SNC, de l’hypothalamus:
Rétrocontrôle négatif sur la GnRH
Effet hypnotique et psychodépressif ce n’est pas parce qu’on est en seconde phase
du cycle que l’on est en dépression
Diminution de l’activité et de l’activité cérébrale (épilepsie) (pour des concentrations
très élevée)
Élévation thermique (courbe ménothermique)
- Des seins
Action synergique des œstrogènes : permettent une morpho-différenciation
Pas d’action antagoniste vis-à-vis des œstrogènes sur l’alvéole
Augmentation du risque de cancer mammaire en post ménopause
- Organes génitaux:
Sur les glaires cervicales:
Diminution de l’abondance
Diminution de la filance
Imperméabilité aux spermatozoïdes: la progestérone rend la glaire imperméable
aux spermatozoïdes car ils passent uniquement quand elle est bien abondante et
filante (ici elle devient épaisse). Une fois l’ovulation les spermatozoïdes sont déjà
tous passés, elle permet la « fermeture du col »
Sur l’endomètre:
Action antiproliférative
Aspect sécrétoire
Préparation de l’implantation : la progestérone est très importante pendant la
grossesse car elle permet que l’endomètre et l’embryon ne soient pas évacués.
Sur le myomètre
Effet relaxant c’est important que le myomètre soit relaxé pendant la grossesse
pour que l’embryon soit dans un bon environnement.
- Métabolisme glucidique: diminution de la tolérance au glucose
- Action anabolisante discrète
- Action antiminéralocorticoïde
4. La puberté
- Phase pré-pubertaire:
Au niveau de la glande pituitaire, il n’y a pas de sécrétion de GnRH. Il n’y a donc pas
non plus de sécrétion de LH et de FSH.
Les ovaires sont petits et comportent des follicules primordiaux tout petits. Il n’est
donc pas facile de voir et mesurer la taille des ovaires à l’échographie chez les enfants.
L’utérus est petit
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- Phase pubertaire
Mise en route de l’axe HHO (sécrétion de GnRH
FSH+ LH œstrogènes) => il devient mature après
deux ans depuis le début de la puberté.
C’est pourquoi, il n’est pas bon de donner la pilule moins de
deux ans avant l’apparition des première règles. En effet, la
pilule « bloque » l’axe HHO. Ainsi, lorsque que la patiente
voudra avoir un enfant et qu’elle arrêtera sa pilule, elle aura
des difficultés car son axe prendra du temps à devenir
mature.
C’est aussi pour cela qu’au début, les règles ne sont pas régulières.
Les premiers cycles sont anovulatoires:
Dû à une insuffisance lutéale
Les cycles sont irréguliers
Parfois, les règles sont abondantes. Ceci est dû à un cycle en insuffisance lutéale: il n’y
a pas assez de progestérone et donc plus d’œstrogènes en proportion. Si pendant
plusieurs mois le rapport œstrogènes/progestérone est élevé, l’endomètre ne sort pas.
Celui-ci devient tellement épais qu’il desquame en une fois règles abondantes
presque hémorragique.
Les follicules primordiaux des ovaires deviennent des follicules De Graaf.
Les ovaires augmentent de taille
L’utérus augmente de taille :
Avant la puberté, la taille du corps de l’utérus est égale à celle du col de l’utérus.
Après la puberté, la taille du corps de l’utérus est trois fois plus importante que celle
du col.
4.1. L’ovogenèse
Pendant l’enfance jusqu’à la puberté les ovaires sont au repos. Les ovocytes sont coincés au stade
diplotène (prophase de la première méiose). Avec les pics de LH qui apparaissent à la puberté, la
première méiose reprend mais s’arrête à la seconde méiose. À la fécondation, la 2e méiose se finit.
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5. La pré-ménopause et ménopause
5.1. La pré-ménopause
L’âge de la ménopause est atteint vers 50-52 ans.
Pour distinguer une ménopause d’une pré-ménopause, il faut doser ces hormones dans le sang.
Une augmentation du taux de FSH est le 1er signe d’une pré-
ménopause. La relation entre l’ovaire et l’hypophyse est donc
primordiale.
Au cours de la 1re année d’installation de la ménopause, il y peut y avoir une reprise passagère de
l’activité ovarienne avec des menstruations périodiques. L’aménorrhée ne s’installe donc pas de
façon brutale, il peut y avoir une reprise de l’activité de l’ovaire.
L’âge moyen de la ménopause est 51 ans. Si ce stade est atteint avant 40 ans, on parle
d’insuffisance ovarienne prématurée. L’âge de la ménopause dépend aussi :
- Du caractère familial : si une maman est ménopausée tôt, sa fille aura de grandes chances
de l’être également
- Des facteurs environnementaux : une chimiothérapie pour le cancer de Hodgkin peut
altérer la réserve ovarienne
- Du nombre d’ovocytes qu’on avait à la naissance et dépend donc de la vie in utéro
On peut donc dire que l’âge de la ménopause dépend de la réserve folliculaire et de l’atrésie
menstruelle des follicules.
La ménopause est phénomène physiologique mais peut être obtenue de façon iatrogène :
- Chimique par des médicaments (gonadotoxiques)
~ 21 ~
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Lorsque le traitement est intraveineux, on peut préserver les ovaires par congélation.
5.2.1. Les sécrétions hormonales au cours de la ménopause
- du 17--œstradiol
- de la FSH et de LH
- Persistance de la sécrétion des androgènes
Delta 4 androstènedione (thèque et surrénale)
Estrone œstradiol
5.2.2. Symptômes de la ménopause
Toutes les patientes n’ont pas des symptômes à la ménopause. Ces symptômes peuvent être :
- Des bouffées de chaleur (touchant 40-80% des femmes) : bouffées vasomotrices qui
durent quelques secondes puis disparaissent. Ceci est différent des sueurs nocturnes
survenant au cours de la pré-ménopause et qui empêchent les patientes de dormir.
- Les sensations de chaleur : du thorax vers le visage et durent de 30 secondes à 2 minutes
Ces bouffées de chaleur sont dues à la chute du 17œstradiol, provoquant une augmentation de
FSH responsable d’un dérèglement de la thermorégulation par perturbation des NT cérébraux :
Noradrénaline
Sérotonine
Dopamine
Les hommes ne présentent bien sûr pas ces bouffées de chaleur.
- Céphalées
- Troubles du sommeil assez fréquents
- Nervosité
- Asthénie
- Prise de poids : on mange mieux, on fait moins de sport et les troubles hormonaux
peuvent aussi causer une prise de poids on grossit avec l’âge.
5.2.3. Modifications cutanéomuqueuses
Des récepteurs aux œstrogènes sont présents au niveau du derme, de la vulve, du vagin et de la
vessie. La chute d’œstrogènes à la ménopause provoque une diminution des fibres de collagène et
un amincissement, une atrophie de la muqueuse. De plus, il y a une diminution de l’élasticité des
tissus avec l’apparition de rides et une peau qui s’amincit.
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Ainsi, si une femme ne présente pas de symptômes à la ménopause, elle peut cependant se plaindre
des années plus tard de douleurs lors de rapports sexuels. De plus, les patientes ménopausées font
plus d’infections urinaires également.
On ne laisse pas les patientes ainsi, même s’il est assez difficile de donner un traitement pour la
ménopause vers 65ans. On peut alors prescrire des crèmes avec des œstrogènes qui permettent
d’épaissir le vagin.
Les cancers du col arrivent au niveau de cette jonction. Ainsi, en cas de cancer de l’utérus ou
d’infection à HPV, il est assez facile de voir des zones anormales à l’examen clinique après avoir
mis un spéculum chez la jeune femme. Par contre, chez les femmes ménopausées, le cancer
sera logé plus haut dans l’endocol et sera donc difficilement observable.
Afin de réaliser une biopsie, on utilise une petite brosse se terminant par une petite pointe. On
introduit la partie la plus fine de la brosse dans l’endocol puis on tourne la brosse afin d’avoir les
cellules endocervicales et d’attraper éventuellement des cellules cancéreuses.
5.2.4. Conséquences cutanéomuqueuses
- Dyspareunie : douleurs durant les relations sexuelles, à la pénétration ou douleur profonde
au fond du vagin la douleur peut même parfois aller jusqu’à l’abdomen
- Vulvovaginite : inflammation de la vulve et du vagin. Le vagin étant plus aminci, il est plus
sensible à E. coli ou d’autres germes de la peau ou zone péri-anale. Il est important de savoir
que le vagin n’est jamais stérile et que des germes s’y trouvent en permanence
- Perturbation de sexualité
- Dysurie, pollakiurie, cystite à répétition car les germes remontent jusqu’à l’urètre
~ 23 ~
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Pour contrecarrer l’ostéoporose, on donne des œstrogènes s’il n’y a pas de contre-indication (pas
d’antécédents médicaux, risque de thromboses, …). Pour rappel, le capital osseux est atteint vers
20-25 ans. Des analogues de la GnRH peuvent induire des effets secondaires : on peut donc les
donner quelques mois mais pas des années car sinon il y aura des soucis osseux.
Il y a une perturbation du profil lipidique : des TG, LDL, VLDL et du HDL, ce qui augmente donc
le risque cardiovasculaire. On pourrait traiter les femmes ménopausées avec des œstrogènes pour
diminuer ce risque mais il y aurait alors une augmentation du risque du cancer du sein.
5.3. Les dosages hormonaux
On dose :
- La progestérone : ng/ml
- L’œstradiol : pg/ml
- Les variations quotidiennes et nycthémérales
Ces hormones varient de jour en jour et en fonction de l’heure où on réalise la prise de sang.
5.3.1. TEST LH – RH
- On injecte 100 µm de LH-RH (équivalent de la GnRH) en intraveineuse
- On réalise des dosages 1x toutes les 30 minutes pendant 1h30 à 3h
- On doit avoir une libération de FSH et LH par l’hypophyse
LH x 4 ou 6
FSH x 2
Ce test permet de réaliser la distinction entre les causes fonctionnelles et organiques de
l’aménorrhée.
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On réalise cet examen chez les petites filles non réglées ou avec un retard de puberté assez
important. On cherche une cause génétique, une tumeur hypophysaire, … On est rassuré si les taux
de LH ou FSH sont normaux car dans ces situations, l’axe HH est au repos et il s’agira alors d’une
cause fonctionnelle.
S’il n’y a pas d’augmentation de LH ou de FSH, il s’agit alors d’un problème organique de
l’hypophyse.
Si l’hypophyse répond correctement, la cause est fonctionnelle sinon la cause est organique.
On fait alors d’autres examens afin de chercher une tumeur hypophysaire. On réalise une IRM
cérébrale afin de bien voir celle-ci (l’hypophyse est atteignable par voies nasales).
~ 25 ~
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Pendant le cycle, les patientes présentent des tensions dans les seins avant les règles. Certaines
patientes ménopausées se plaindront de nouveau de ce type de douleur. Cependant, il ne faut pas
forcément les croire et prouver cela par une prise de sang.
6. La contraception orale
6.1. Mécanisme d’action de la contraception orale
La contraception orale permet de bloquer l’axe hypothalamo-hypophyso-gonadique :
- Par des progestatifs de synthèse
- Par des œstrogènes de synthèse associés à des progestatifs afin d’éviter les effets
secondaires (dépression, problèmes au niveau des os, du métabolisme, …)
Ces différentes molécules de synthèses ont des effets sur le cycle menstruel :
- Progestatifs en continu : absence de règles ou aménorrhée
En cas de prise de progestérone en continu, la patiente n’a plus ses règles puisqu’il faut une
chute de la progestérone pour induire les règles. Le traitement progestatif doit démarrer en
début de cycle il permet de directement bloquer l’axe HH. Ainsi, il n’y aura pas de production
d’œstrogènes et donc pas d’épaississement de l’endomètre.
Dans cette situation, la pilule n’est pas contraceptive car l’ovulation aura tout de même lieu.
Certaines patientes présentent des contre-indications aux œstrogènes (antécédents de
thrombose). Si une patiente a eu un AVC, il faut absolument changer de contraception.
Lors de l’arrêt de la pilule, l’axe HH peut être directement réactivé, soit il faudra attendre un certain
temps. On peut prédire cela en fonction de l’état des cycles au moment de la prescription de la
pilule mais il faut attendre environ 1an/1an et demi avant de pouvoir avoir un enfant.
6.2. Oubli de pilule (pour info)
- Si oubli durant la 1re semaine :
Pause de 9 jours ou oubli de 2 pilules la pause de 9 jours libère le frein exercé sur l’axe
HH et l’ovulation aura donc lieu
Contraception d’urgence si relation sexuelle dans les 5 jours qui précèdent
~ 26 ~
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Continuer la pilule
Utiliser le préservatif durant 7 jours
- Si oubli durant la 2e semaine :
1, 2, 3 pilules oubliées pas de risque
Si plus de 3 pilules oubliées : il faut continuer la plaquette, utiliser des préservatifs pendant 7
jours et utiliser la contraception d’urgence s’il y a eu relation sexuelle dans les 5 jours qui
précèdent
- Si oubli durant la 3e semaine : pas besoin de contraception d’urgence en cas d’oubli si :
On stoppe la pilule tout de suite pendant maximum 7jours puis qu’on débute une
nouvelle plaquette
On considère l’oubli de pilule comme pause et on débute tout de suite une
nouvelle plaquette
La contraception d’urgence :
- DIU (stérilet) au cuivre :
Cette contraception est la plus efficace et empêche 99% des grossesses. Elle devrait être accessible
dans la vraie vie. Elle peut être mise en place jusqu’à 5 jours après un rapport sexuel non protégé,
jusqu’au 12e jour après le début des règles ou maximum jusqu’à 5 jours après la date présumée de
l’ovulation (J19 d’un cycle de 28J).
Le praticien doit être formé à placer des DIU (dispositif intra-utérin). Mais souvent, chez les jeunes
filles n’ayant jamais accouché (nullipart), l’insertion peut être douloureuse ou difficile. Il existe un
risque infectieux : pn peut donc réaliser une prévention antibiotique (1g d’azythromycine ou
doxycycline) et éventuellement lancer la recherche de chlamydia et gono si nécessaire.
Le reste du cycle n’est pas protégé : il faut donc utiliser des préservatifs. Il faut encourager le
dépistage des MST et l’utilisation du préservatif si c’est approprié. Si le rapport a eu lieu depuis plus
de 72h et que le DIU au cuivre n’est pas une option, il faut alors prendre l’Ellaone pilule prise 5
jours après le rapport.
~ 27 ~
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Il vaut mieux avoir un hypogonadotropisme. En effet, cela signifie qu’il y a une insuffisance de
l’axe HH donc l’ovaire est bien présent mais peu stimulé il suffit de donner des traitements
pour stimuler l’ovaire. Par contre, quand on a un hypooestrogénisme hypergonadotrope, on
est en ménopause. L’ovaire n’a plus de follicule et on ne peut réaliser une transplantation
d’ovaires.
- On peut aussi avoir recours à un test aux progestatifs. S’il y a des règles c’est que le taux
d’oestradiol est suffisant (> 30 pg/ml).
8. La prolactine
La prolactine est une hormone peptidique synthétisée et sécrétée par les cellules lactotropes de
l’antéhypophyse (20-30% des cellules de l’antéhypophyse). En cas de grossesse et allaitement, on
a un aspect d’hyperplasie. La régulation de synthèse et de sécrétion de dopamine est réalisée par :
- Des facteurs centraux : inhibition par la dopamine (PIF) et stimulation par la TRH
- Des facteurs périphériques : l’œstradiol a un effet stimulateur
8.1. Hypothalamus et sécrétion de prolactine
L’hypothalamus sécrète le PIF (dopamine) qui inhibe la sécrétion de prolactine. La sécrétion de
prolactine stimule ensuite la sécrétion de dopamine.
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En cas d’hyperprolactinémie, les patientes ont aussi un écoulement de lait au niveau des seins. On
réalise alors une enquête médicamenteuse (par ex., le motilium augmente la lactation).
9. Anomalies
9.1. Dysovulation
Le syndrome des ovaires polykystiques :
- Hyperandrogénie due à la production d’androgènes par les cellules de la thèque
- Altération de la sélection du follicule dominant
- Accumulation d’un grand nombre de follicules
- Déficit d’aromatisation des androgènes en œstrogènes par les cellules de la granulosa
Les ovaires augmentent de taille (1cm en plus). Pleins de follicules en trop sont présents
follicules en couronnes qui sécrètent des androgènes. Cela induit des soucis de pilosité,…
Les patientes qui présentent une prise de poids importante peuvent présenter ce trouble. Une fois
qu’elles ont perdu du poids elles retrouvent alors des ovulations. Ainsi, l’excès de poids perturbe le
cycle ovulatoire MAIS l’anorexie conduit aussi à une aménorrhée.
La prise de poids conduit à une insulinorésistance et donc à une hyperinsulinémie, qui agit au
niveau de l’ovaire et des surrénales. L’action de l’aromatase est ensuite diminuée ce qui conduit à
un hyperandrogénisme.
Si les patientes veulent être enceintes, il faut les aider en prescrivant de nombreux médicaments.
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Septum transverse : au cours de la fusion embryonnaire entre les canaux de Muller et le sinus
urogénital, la résorption transversale entre ceux-ci ne s’est pas réalisée. Ces septums peuvent être
perforés donc il n’y a pas de soucis pour les règles mais l’orifice étant peu important, cela peut
causer des problèmes au cours des rapports.
Il se peut aussi que l’utérus soit séparé en 2 (côté droit et côté gauche) par un septum : ceci est dû
à la fusion des canaux de Muller mais à l’absence de résorption embryologique de cette cloison
médiane. Dans cette situation, l’embryon peut s’implanter normalement mais le placenta ne sera
pas suffisamment nourri (défaut de vascularisation). On propose alors aux patientes une chirurgie
afin d’éliminer ce septum.
9.4. Récapitulatif
Stimulation de l’hypophyse après 2/3 semaines, les récepteurs sont internalisés et la cellule
n’exprime plus les récepteurs plus de sécrétion de LH et de FSH
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11. L’AMH
L’hormone antimüllérienne est sécrétée par les cellules de Leydig et provoque la régression des
canaux de Muller. Chez la femme, l’AMH est une hormone de régulation du stockage de follicule.
Cette hormone est sécrétée par les petits follicules primordiaux et empêche l’entrée/la sortie des
follicules du stock intermédiaire.
Si on veut savoir si une patiente a beaucoup de follicules, on peut doser l’œstradiol ou l’AMH. S’il
y a beaucoup de follicules primordiaux, alors le taux d’AMH sera important et inversement.
12. Fécondation
La fécondation est l’interaction complexe entre un ovocyte secondaire et un spermatozoïde. Elle a
lieu au niveau de l’ampoule des trompes de Fallope. L’interaction entre la zone pellucide de
l’ovocyte et le spermatozoïde se fait via la glycoprotéine réceptrice ZP3 (spécifique de l’espèce).
Une fois entrée, la tête du spermatozoïde libère le contenu chromosomique et les deux noyaux
fusionnent pour donne un zygote ; la queue du spermatozoïde ne rentre pas dans l’ovocyte.
12.1. La fécondation in vitro
FIVET= fécondation in vitro et transfert d’embryon.
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Pour ponctionner les follicules matures, on met la patiente sous sédatifs ou sous hypnose et on
observe en échographie par voie endovaginale pour voir les follicules. Ensuite, on glisse le long de
la sonde échographique une aiguille avec un petit aspirateur qui permet d’aspirer le liquide
folliculaire dans lequel on regarde s’il y a bien des ovocytes.
La ponction folliculaire dure environ 30 min. Cependant, si la patiente a des ovaires polykystiques,
puisqu’il y a beaucoup plus de follicules matures, cela prendra plus de temps.
!!! Ce n’est pas parce qu’un ovocyte est en contact avec un spermatozoïde qu’il y a aura
forcément une fécondation (75% des ovules donneront un embryon).
On transfert l’embryon au stade de blastocyste (J3 ou J5) dans l’utérus de la maman car c’est à ce
stade qu’on a les meilleurs résultats. Pour ce faire, on introduit un cathéter dans la cavité
endométriale sans aller jusqu’au fond de l’utérus. Si on touche le fond, cela fait mal et la patiente
sécrète des prostaglandines qui vont provoquer la contraction de l’utérus et empêcher le bon
déroulement de l’implantation. Il faut donc y aller en douceur.
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Durant son voyage le long de la trompe, les cellules de l’embryon se divisent environ toutes les
24h. L’embryon passe de 2 à 4 cellules et ainsi de suite jusqu’à arriver au stade de la morula
(embryon de 16 à 64 cellules). A ce stade, la zone pellucide est toujours présente.
Les cellules de la morula se séparent pour former une cavité blastocystique (blastocèle).
L’embryon est alors appelé blastocyste (J5-6).
Pour permettre l’implantation, la zone pellucide doit se détacher. Chez certaines patientes, cette
zone pellucide se maintient et l’embryon ne sait pas s’implanter. Dans ce cas, on peut permettre
l’implantation en formant un trou dans la zone pellucide avec un laser ou des enzymes.
Les blastocystes jeunes sont toujours entourés de la membrane pellucide mais pas les
blastocystes plus âgés.
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14. Le placenta
14.1. Introduction
Le placenta est un organe transitoire qui permet le développement et la croissance de l’embryon
puis du fœtus. Il se met en place dès le 8e jour après la fécondation, c’est-à-dire à l’implantation.
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Au 1er trimestre, l’embryon n’a pas besoin d’apport sanguin en tant que tel. En effet, il n’y a pas
d’hématies maternelles dans la chambre intervilleuse (8 premières semaines de gestation).
L’environnement placentaire est alors pauvre en oxygène, mais il y a quand même un ultrafiltrat
plasmatique qui passe avec des éléments nutritifs.
Les artérioles spiralées sont toniques mais avec les bouchons, elles se dilatent et la tunique
musculaire disparait.
Les bouchons disparaissent progressivement après le 1er trimestre (10SA) tandis que les artérioles
restent atoniques et insensibles aux éléments vasoactifs. Cela permet au placenta d’être toujours
bien vascularisé, à grand débit et à grande vitesse.
Le débit utérin est de 50ml/mon vers la 10e semaine et de 500-700ml/min en fin de grossesse.
14.3.1. Circulation intra-placentaire
Du côté maternel, les artères utérines arrivent dans les
artères spiralées qui arrivent au niveau de la chambre
intervilleuse.
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Les échanges entre le sang maternel et le sang du fœtus se font dans la chambre intervilleuse, à
travers la membrane qui tapisse les villosités.
Les chambres ne sont jamais collabées sauf durant les contractions utérines ou s’il y a interruption
de la circulation utéroplacentaire maternelle. Heureusement, les chambres intervilleuses ont un
réservoir de sang oxygéné (150-200ml) qui permet de maintenir la perfusion du fœtus.
Deux artères du cordon ombilical drainent un sang fœtal pauvre en oxygène et nutriments mais
riche en produits du métabolisme et CO2.
La veine ombilicale est unique et draine un sang riche en oxygène et en nutriments. Le débit
ombilical est de 110-120ml/min/kg du poids fœtal. La pression partielle en oxygène est basse
dans la veine ombilicale mais le contenu en oxygène est élevé (16ml/100ml de sang fœtal) car:
- L’affinité de l’hémoglobine fœtale est plus élevée pour l’oxygène
- L’hémoglobinémie fœtale est élevée (16,5 g/100ml)
En échographie, on peut parfois voir s’il y a bien 2 artères et une veine dans le C.O. L’absence d’un
de ces éléments peut conduire à des malformations.
L’interface entre la circulation maternelle et la circulation foetale est très fine. C’est pourquoi
l’enfant absorbe quasi tout ce que la mère ingère.
Parfois, le cordon fait des nœuds car le bébé bouge. La circulation maternelle est alors
interrompue et le bébé meurt. Sentir le bébé bouger permet d’être sûr qu’il est bien vascularisé.
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fœtale non kératinisée. Dès la 20e semaine, l’embryon produit le LA par diurèse fœtale et par
sécrétions pulmonaires. Il réabsorbe le LA par déglutition ; il passe ensuite dans le sang fœtal.
Index amniotique:
- De 0 à 8cm : oligoamnios
- De 8,1 à 18 cm : volume normal
- Supérieur à 18,1: hydramnios
La seconde variété de jumeaux provient d'un seul œuf et est dite monozygote (vrais jumeaux). Ils
résultent du clivage des blastomères à divers stades du développement (1/3 des jumeaux) :
- Dichoriaux Diamniotiques: si la séparation survient au cours de la segmentation
(blastomère par exemple), les jumeaux s'implantent séparément après disparition de la
zone pellucide ; comme des dizygotes, ils ne partagent pas leurs membranes.
- Monochoriaux Diamniotiques: dans la majorité des cas, le clivage survient au début du
stade de blastocyste. Le bouton embryonnaire se divise en 2 amas cellulaires internes au
sein de la même cavité de segmentation. Les embryons ont le même chorion et placenta,
mais des cavités amniotiques séparées. Il arrive toutefois qu'en raison de la présence d’un
seul placenta, que l'un des deux fœtus soit favorisé, ce qui explique la différence de taille
de certains jumeaux: on parle de syndrome du transfuseur-transfusé. On essaie de
dépister en début de grossesse. Il y a un risque qu’un des embryons se vide de son sang
au profit de l’autre en cas d’anastomoses vasculaires.
~ 39 ~
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Le diagnostic est fait en prénatal par échographie afin de prévenir le moindre risque pour la mère
et l'enfant lors de l'accouchement. Il existe principalement 3 localisations anormales:
- Placenta previa: cette placentation s'est produite dans la partie basse de l’utérus, devant
le col (normalement elle doit être dans le fundus). Le placenta est donc devant le fœtus.
Mais, si le placenta sort avant le fœtus, celui-ci ne pourra survivre en hypoxie.
L'accouchement par voie basse est une contrindication absolue car impossible
césarienne. Plus une patiente fait des
césariennes, plus elle est susceptible d’avoir des
placentas previa. De plus, le toucher vaginal ne
pourra pas se faire car le risque de provoquer
un décollement du placenta est trop important.
Lors du travail, la dilatation du col provoque
une hémorragie par ouverture des chambres
intervilleuses.
- Placenta acreta: la placentation s'est faite de façon plus profonde dans le myomètre.
Dans ce cas-ci les villosités crampons sont attachées trop profondément. Lors de la
délivrance, le placenta risque de laisser une partie rattachée, voire même tout le placenta.
S’il reste du placenta dans l’utérus, on a des risques d’infections. L'utérus ne pouvant se
rétracter correctement, les vaisseaux vont rester béants et provoquer une hémorragie
importante, même si seul un cotylédon restera.
~ 41 ~
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Si tout le placenta se décolle, la fausse couche aura lieu et donc l'arrêt de grossesse sera réel.
Un œuf clair, c’est un sac ovulatoire non-embryonnaire soit parce que l’embryon s’est désagrégé
soit parce qu’il ne s’est pas développé.
17.4. Diagnostic anténatal invasif
Les méthodes invasives peuvent provoquer une lésion de l'organisme par des instruments. Ces
pratiques médicales ont pour but de détecter, in utero, une affection grave (anomalie génétique
ou malformation congénitale) pour donner aux parents le choix de l'IVG ou
non et de permettre une meilleure prise en charge médicale de la
pathologie si la grossesse est poursuivie.
~ 42 ~
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On réalise ensuite une mise en culture des cellules présentes (cellules desquamées cutanées par
exemple) pour y voir le caryotype du fœtus.
Le délai d'attente en génétique est de 3 semaines, sauf utilisation de FISH. Il est donc nécessaire
de le faire au plus vite. On peut tout de même dépasser la date légale jusqu'à 35 semaines pour
des raisons médicales, mais on essaie de le faire avant 20 SA à cause des mouvements du bébé.
17.5. Diagnostic anté-natal non invasif (NIPT)
Ce diagnostic se fait sur base d'une prise sang maternel afin de détecter de l’ADN fœtal pour les
analyser en génétique médicale par technique de FISH. On peut connaitre le sexe de l’enfant et
donner la probabilité qu’il ait une maladie.
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Les modifications physiologiques sont régulées par les hormones placentaires déversées dans la
circulation maternelle.
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De la prise de poids
De l’histoire familiale
Traitées par l’huile d’amande douce
- Hyperpigmentation :
La ligne blanche devient brune
Masque de grossesse ou chloasma : taches brunes qui apparaissent sur le front
possible aussi suite à la prise de la pilule. Il faut éviter le soleil pour ne pas l’aggraver.
- Changements vasculaires :
Angiomes stellaires : petits points rouges sur la peau ne disparaissent pas
Erythrose palmaire : sortes de plaques rouges sur la face interne des mains
18.4. Modifications métaboliques
- Prise de poids : on accepte une prise de poids de 17%, càd environ 12,5kg. Elle est due à :
Une augmentation de la taille de l’utérus
Une augmentation de son contenu (LA, fœtus, placenta) = +/- 4kg le placenta pèse
environ 1/6e du poids du fœtus
Bébé macrosome : bébé plus gros que la normale
Retard de croissance intra-utérin (RCIU) : bébé plus petit que la normale
Une augmentation du volume des seins (500g)
Une augmentation du volume circulant et du liquide interstitiel (3kg)
Réserves protéiques et lipidiques (4kg)
On autorise une prise de 1kg/mois les 6 premiers mois puis 2kg/mois pendant les 3 derniers
mois
Il faut un apport nutritionnel adéquat de 1800 – 2000Kcal/jour (90g de protéines, 180g de
lipides)
- Métabolisme de l’eau : il y a une rétention hydrique physiologique par diminution de
l’osmolarité de 10mOsm/kg permet de prévenir une importante perte liquidienne lors
de l’accouchement. Le liquide interstitiel augmente de 1,5L et il faut un minimum de 6,5l
d’eau en extracellulaire les femmes enceintes ont tendance à faire des œdèmes des
chevilles en fin de journée, ce qui est également favorisé par l’augmentation de la
pression veineuse sous le niveau de l’utérus (compression de la VCI). Le volume sanguin
circulant augmente malgré une diminution de l’osmolarité plasmatique et une diminution
de la pression osmotique.
- Métabolisme des électrolytes : lors d’une grossesse normale, il y a rétention de 1000mEq
de Na et de 300mEq de K, par augmentation de la filtration glomérulaire et de la
résorption tubulaire malgré tout, leur concentration sérique diminue car le volume
plasmatique augmente
Lors d’une grossesse, on a donc une rétention hydrosalée due à :
L’ADH et le système RAA
La baisse de protéinémie
~ 46 ~
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La glycémie à jeun est considérée normale chez la femme enceinte quand elle est
inférieure à 92mg/dl (sinon 100mg/dl). Le diagnostic d’un diabète gestationnel se fait par
hyperglycémie provoquée à 24-28 semaines (administration de 75g de glucose par voie
orale) les valeurs normales sont :
T0 : 92mg/dl
H1 : 180mg/dl
H2 : 153mg/dl
Des valeurs plus élevées témoignent d’un diabète gestationnel (même 100-110mg/dl au T0)
Les conséquences de ce diabète gestationnel sont :
~ 47 ~
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Il existe une anémie physiologique (11g/dl) car le volume sanguin augmente mais pas le nombre
de globules rouges (hémodilution).
Chez la femme enceinte, il y a également une consommation accrue de plaquette, causant une
thrombopénie : 8% des mères ont une numération plaquettaire <150 000 et 1% <100 000.
~ 48 ~
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Les réserves en fer sont environ de 300mg. Or, une grossesse nécessite 1000mg de fer :
- 300mg pour le fœtus –placenta
- 200mg perdus par le système gastro-intestinal
- 500mg pour l’augmentation du volume des GR
On peut entendre :
- Un souffle systolique (96% des femmes enceintes) dû à :
Une augmentation du DC à travers la valve aortique
Une régurgitation tricuspidienne
- Un souffle diastolique (18%) dû à une augmentation du DC à travers les valves atrio-
ventriculaires
Dans 88% des cas, le 1er bruit sera élargi et donc 84% des cas, on peut entendre un B3.
~ 49 ~
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Lors de la grossesse, le débit cardiaque est augmenté par rapport à la normale. Lors de
l’accouchement, cette augmentation est encore plus intense. En post partum immédiat, il est
toujours fort augmenté : il revient à la normale dans les semaines qui suivent.
Lorsque la mère est placée en décubitus dorsal, le fœtus et le placenta compressent la veine cave,
diminuant le retour veineux et donc le débit cardiaque sensation de malaise (syndrome cave).
Ceci peut être évité par une position en décubitus latéral gauche.
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Ceci est important lors d’une césarienne : un décubitus dorsal prolongé peut provoquer une
souffrance fœtale il faut préférer un décubitus latéral gauche.
18.8. Le système respiratoire
- Modifications anatomiques :
Ascension du diaphragme de 4cm
Augmentation des diamètres transverse et antéro-postérieur de 2cm
Augmentation de la circonférence thoracique de 5 à 7cm
La capacité pulmonaire totale est inchangée
- La consommation d’oxygène est augmentée :
Par augmentation du métabolisme basal
Par augmentation des métaboliques du fœtus, de l’utérus et du placenta
Augmentation du travail cœur – poumon
On a :
- Une augmentation de 45% du volume courant
- Une diminution du volume résiduel (par
élévation du diaphragme)
- Une augmentation de la capacité inspiratoire
- Une capacité vitale qui ne change pas
Au niveau de la ventilation :
- La ventilation par minute augmente
- VC augmente
- La fréquence respiratoire est inchangée
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Il y a une alcalose respiratoire induite par l’hyperventilation ; elle est compensée par une
diminution équivalente du taux de bicarbonates plasmatiques au niveau du rein.
18.10. Système gastro-intestinal
Il existe des modifications anatomiques et de pression :
- L’estomac est déplacé vers la gauche et subit une rotation de 45° vers la droite
- La portion intra-abdominale de l’œsophage se retrouve dans le thorax
- Le tonus du tractus intestinal diminue sous l’influence de la progestérone
- Il y a une augmentation de la pression intra-gastrique
Cela favorise le reflux gastro-oesophagien, accompagné de pyrosis (sensation de brûlure
partant du creux de l'estomac et remontant vers la bouche, pouvant s'accompagner de
régurgitations alimentaires involontaires signe spécifique de reflux gastro-œsophagien).
On a donc :
- Un ralentissement du transit intestinal et oesophagien (progestérone) constipation
- Une vidange gastrique inchangée
- Un volume intra-gastrique inchangé
- Un pH intra-gastrique inchangé
- Des hémorroïdes par compressions de la veine cave
18.11. Cavité buccale
- Gencives hyperémiées
- Gingivite gravidique
- Infections : elles peuvent provoquer des greffes bactériennes au niveau du placenta et du
fœtus via la circulation générale MAP (menace d’accouchement prématuré donc
avant 37 semaines)
Remarque : lors d’un accouchement prématuré à 24 semaines, on peut réanimer l’enfant si les
parents sont d’accord. A 25-26 semaines, on réanime d’office.
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Lors de la grossesse, le débit rénal augmente (de 25-30% au 1er trimestrer et de 75-85% au 2e
trimestre) mais le débit urinaire est inchangé grâce à une augmentation de la réabsorption
tubulaire de l’eau et des électrolytes. Vers 34 semaines, le débit rénal diminue quand la mère est
en décubitus dorsal par la compression de la VC et la baisse du DC.
Les mères présentent également une protéinurie physiologique, qui ne doit pas dépasser
100mg/24h.
18.14. Système endocrinien
Lors de la grossesse, la thyroïde présente une augmentation de volume, avec une hyperplasie
folliculaire et une augmentation de la vascularisation.
Les œstrogènes augmentent la concentration et l’activité de la TBG : la partie fixée des hormones
thyroïdiennes augmentent et la partie libre diminue risque de goitre.
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18.17. Résumé
Les modifications physiologiques associées à la grossesse sont importantes dès la fin du 1er
trimestre. Ces modifications sont exacerbées au cours du travail et de l’accouchement.
Tous les systèmes sont atteints mais les modifications les plus importantes sont métaboliques,
respiratoires et cardiovasculaires.
La compression aorto-cave par l’utérus gravide peut être responsable d’une hypotension et d’une
insuffisance de la perfusion utéro-placentaire.
Lorsqu’il existe une affection concomitante à la grossesse, il faut se poser différentes questions :
- La maladie menace-t-elle la grossesse ?
- La grossesse peut-elle aggraver l’affection ?
- La grossesse doit-elle être interrompue ?
- Quelles adaptations thérapeutiques ?
- Quelle contraception ?
Il faut:
- Faire connaissance avec la patiente et l’interroger sur:
Le motif d’entrée
Les antécédents: surtout chirurgicaux: lorsqu’une patiente a déjà eu une césarienne, il
est possible qu’elle accouche la 2e fois par voie basse. Par contre, après 2 césariennes,
il n’est plus possible d’accoucher par voie basse. En effet, l’utérus a une cicatrice qui
pourrait se rompre à cause de l’accouchement.
L’histoire de la grossesse
- Examiner:
La patiente: pouls, TA, température, signes CV et respiratoires, signes neurologiques.
L’utérus et le bassin: hauteur utérine, présentation, dilatation du col, engagement
Le fœtus et les annexes: nombre, vitalité, trophicité, présentation, topographie du
placenta, état des membranes.
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Le score de Bishop n’indique pas si l’accouchement est imminent. Il sert simplement à évaluer
l’état du col d’une patiente pour savoir si on peut induire l’accouchement. Si une patiente qui est
à 40 SA n’a pas de contractions mais a un bon score de bishop, on peut donner des médicaments
qui vont provoquer les contractions et induire ainsi l’accouchement. Par contre, si le score de
Bishop est à 0, même si on donne des doses très importantes de médicaments, l’accouchement
par voie basse ne sera pas possible car il sera beaucoup trop long et on finira quand même par
faire une césarienne.
Si le score est supérieur à 6, on peut proposer un déclenchement de l’accouchement.
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Un bébé peut se retourner jusqu’à la veille de l’accouchement : si on a prévu une césarienne pour
présentation du siège, on vérifie juste avant la position du bébé grâce à une sonde dans le vagin.
Même si la mère sent le bébé bouger, elle ne sait pas dire sa position où s’il s’est retourné.
Avant, lorsque le bébé était en siège, le gynécologue faisait des manœuvres externes pour
essayer de retourner le bébé mais cela pouvait provoquer des détachements du placenta.
19.1.3. Etude de l’engagement
L’étude de l’engagement consiste à estimer la descente de la tête fœtale dans le pelvis. Lorsque le
sommet a atteint le niveau des épines sciatiques, la tête est dite engagée.
Le signe de Farabeuf est très utile: on dirige deux doigts en direction du sacrum. Si on n’atteint
pas celui-ci, cela veut dire que le bébé est engagé et empêche l’accès au sacrum. Par contre, si le
bébé n’est pas engagé, on arrive à la face antérieure de S2 avec nos doigts.
Lorsque le bébé n’est pas engagé, c’est inutile de faire pousser la patiente, même si le col est
dilaté.
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- Le détroit inférieur: il forme l'orifice inférieur du bassin. C’est la zone d'insertion des
muscles superficiels du périnée. Il ressemble à un losange à grand axe antéropostérieur.
C'est un orifice ostéo-fibreux non régulier constitué en avant par le bord inférieur de la
symphyse, latéralement par les branches ischio-pubiennes, les tubérosités et les grands
ligaments, postérieurement par la pointe du coccyx. Le diamètre bi-ischiatique ou inter-
tubérositaire mesure entre 11 et 12 cm. L'ensemble formé par la symphyse et les branches
porte le nom d'ogive pubienne. Pour mesurer le diamètre du détroit inférieur, celui-ci
étant accessible à la palpation, il suffit de poser le point entre les deux tubérosités pour en
comprendre la mesure.
Les détroits les plus problématiques lors de l’accouchement sont les détroits supérieur et moyen.
Lorsqu’on explore le bassin au toucher vaginal, on atteint le sacrum sauf sa partie la plus haute.
Au cours de l’accouchement, le coccyx peut être luxé mais la patiente ne s’en rendra pas compte
sur le moment car elle est sous-anesthésie rachidienne. Après l’accouchement, elle se plaindra
d’avoir mal lorsqu’elle s’assied.
La survenue des contractions utérines est involontaire, totale (touchant tout l'utérus), rythmées.
Sous l'influence des contractions, le col s'efface (se raccourcit), puis se dilate jusqu'à 10 cm.
La tocolyse est l’utilisation de médicaments qui stoppent les contractions utérines. Le meilleur est
la progestérone qui a des propriétés myorelaxantes. On peut aussi utiliser des inhibiteurs
calciques, des inhibiteurs de la COX ou encore des antagonistes de l’ocytocine. Avant on donnait
des bêtamimétiques mais ils donnent des effets secondaires: effets cardiaques, tachycardie, OAP.
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Pour une femme multipare, on constate que l’effacement et la dilatation surviennent en même
temps. L’accouchement est ainsi plus rapide que pour une primipare.
19.1.6. Phénomène d’accommodation
Le phénomène d’accommodation est le fait que la partie basse de l’utérus
s’amincit en fin de grossesse à cause de la tête du bébé qui le moule en
descendant.
19.1.7. Le partogramme
Le partogramme est un diagramme permettant de noter la
dilatation du col utérin en cm, heure par heure, par la sage-femme ;
c'est un outil destiné à la surveillance et à la conduite du travail
d’accouchement.
On peut ainsi voir la réaction du bébé aux contractions utérines. Le rythme cardiaque du bébé est
toujours plus important que celui d’un adulte.
Si le rythme cardiaque du bébé n’est pas plat et fait de belles oscillations, il réagit bien aux
contractions.
Si les contractions sont trop rapprochées, les chambres intervilleuses n’ont pas le temps de se
gorger de sang et le sang du bébé est désoxygéné. Le même phénomène se produit en cas de
syndrome cave. On observe alors sur la cardiotocographie une décélération du rythme cardiaque
fœtal.
19.2. L’accouchement
19.2.1. La rupture artificielle de la poche des eaux (RAPE)
Si la poche des eaux ne s’est pas rompue toute seule, il faut la rompre.
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Cette rupture de la poche des eaux se fait uniquement quand la tête est fixée. Si elle est mobile,
et que l’on rompt la poche, elle flotte et donc on a un risque de procidence.
On ne peut pas rompre si la tête n’est pas bien appliquée dans le bassin osseux.
En pratique, on met des doigts au niveau du col (qui doit être ouvert sinon on ne peut pas
rompre la poche) et avec un instrument (sorte de crochet en plastique que l’on glisse le long des
doigts), on fait rompre la poche des eaux. Ainsi le liquide amniotique va couler.
Le liquide amniotique est normalement transparent (eaux de roche). S’il est vert/brun, c’est du
méconium (= selles de l’enfant déversé dans le liquide amniotique). C’est un signe de souffrance
fœtale.
Parfois la poche des eaux est pleine de sang, cela veut dire qu’il y a probablement eu un
décollement placentaire ou d’autres raisons de saignement.
19.2.2. L’engagement
On appelle présentation la partie du fœtus qui se présente en 1er dans l'aire du bassin. Une
présentation est "engagée" lorsque sa plus grande circonférence a franchi le plan du détroit
supérieur. L'engagement est permis par la poussée utérine, générée par les contractions, une fois
la 1re étape du travail terminée.
Afin de présenter ses diamètres les plus favorables à l'engagement, le fœtus doit fléchir sa tête.
En effet, le diamètre sous-occipito-bregmatique est le plus petit des diamètres de la tête fœtale.
L'absence de soudure entre les os du crâne et la présence des fontanelles (grande ou bregma, et
petite ou lambda) permettent au crâne fœtal de se modeler légèrement en fonction de son
environnement. Des mouvements du bassin sont possibles grâce aux articulations sacro-iliaques.
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La fontanelle postérieure (petite fontanelle ou lambda) est située à l'union de la plaque occipitale
et des deux plaques pariétales. Elle est triangulaire et, de ses sommets, partent trois sutures.
La fontanelle antérieure (grande fontanelle ou bregma) est située à l'union des deux plaques
pariétales et des deux plaques frontales. Elle est losangique et, de ses sommets, partent 4 sutures.
Si on sent les deux fontanelles, la tête n’est pas assez fléchie. Parfois, sentir la tête est impossible
car une poche séro-sanguine peut se former sur la tête il s’agit de saignements dans les tissus
sous cutanés quand l’accouchement est relativement long.
Au début de la grossesse, l’enfant est en siège (la tête est la partie la plus grosse et se place donc
dans la partie la plus large de l’utérus, le fond). Ensuite, la partie basse s’élargit et il peut se
retourner. Lorsque l’utérus a une forme particulière, les risques de césarienne sont accrus car
l’enfant va rester en siège.
19.2.3. Le dégagement
Comme l'engagement permet à la présentation d'entamer sa descente dans la filière pelvienne, le
dégagement de la présentation correspond au moment où celle-ci sort de cette filière et est
expulsée via le détroit inférieur du bassin.
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Le dégagement du sommet se faisant dans un axe, imposé par l'anatomie du périnée, ant-post
représenté par le diamètre pubo-coccygien ; la présentation doit donc nécessairement réaliser
une rotation entre son engagement et son dégagement. En effet, le plancher
pelvien est constitué de muscle (releveur de l'anus et coccygiens) qui
dessinent un plan en forme d'hamac perforé par le vagin (entre autres).
Lorsque la tête du bébé est sortie, il faut vérifier qu’il n’y a pas de circulaire du cordon (cordon
enroulé autour du cou). On va d’abord essayer de passer le cordon au-dessus de la tête mais s’il
est trop serré, on s’arrête. Il ne faut pas risquer que le cordon se déchire ce qui provoquerait une
hémorragie fœtale. On met alors deux cochères et on coupe entre.
Le score d’Apgar
Ce score est souvent réalisé par le pédiatre. Une fois sorti, on effectue le score d'Apgar qui
consiste en une note globale attribuée à un nouveau-né suite à l'évaluation de cinq éléments
spécifiques qui sont le rythme cardiaque, la respiration, le tonus, la couleur de la peau et la
réactivité. Chacun des éléments est noté à 0, 1 ou 2 points. Le résultat total permet l'appréciation
globale de l'état de santé du nouveau-né. Le résultat maximal est donc 10, suggérant la meilleure
condition de santé possible, alors qu'un score en-dessous de 7 réfère à une détresse.
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L'évaluation est réalisée entre 1 à 5 minutes après la naissance. Le score à 5 minutes est souvent
plus prédictif de mort ou d'anomalies neurologiques que celui de 60 secondes. En effet, cela est
normal que le bébé ne soit pas tout à fait en forme dès sa sortie.
19.2.5. La délivrance
La délivrance est la sortie du placenta. Pour qu’il sorte, il faut attendre environ 30 minutes. Si le
placenta ne sort pas, il ne faut tirer dessus avec le cordon. En effet, on risque de provoquer une
inversion utérine (utérus se retourne comme les doigts d’un gant) qui est très douloureuse et est
une situation d’urgence.
Pour faire sortir le placenta, on appuie sur la région sus-pubienne de la patiente. Si le cordon
remonte, c’est que le placenta est toujours accroché. Si non, le placenta est détaché et est dans le
vagin. On peut ensuite prendre le placenta. Il faut vérifier que toutes les parties du placenta sont
présentes. Si le cotylédon reste dans la mère, il y a un risque d’hémorragie. Si c’est les membranes
qui restent, il y a un risque d’infection.
20. L’allaitement
20.1. Anatomie et histologie
La glande mammaire est faite de cellules épithéliales en monocouche organisées en alvéoles. Ces
alvéoles se trouvent à l’extrémité d’un réseau de canaux. Autour, on retrouve des cellules
myoépithéliales qui permettent l’éjection du lait vers les canaux galactophores principaux
lorsqu’elles se contractent.
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L. Moulan – D. Rashica – M. Gilon – Année 2017 - 2018
Attention, même si le lait donne beaucoup de substances bonnes pour le bébé, il peut aussi
donner des substances néfastes consommées par la mère.
20.3. Les stades de la lactogenèse
20.3.1. Stade 1
Le stade 1 a lieu durant le dernier tiers de la grossesse. Durant ce stade, la mère synthétise les
composants du lait.
20.3.2. Stade 2: montée laiteuse
Les patientes qui vont accoucher ont une montée laiteuse. Les cellules glandulaires sont
hypertrophiées. Ce n’est pas encore vraiment du lait qui est sécrété mais du colostrum. Le
colostrum est le lait sécrété par les femmes en fin de gestation, c'est donc le 1er lait ingéré après
l'accouchement. Il est riche en nutriments: protéines, Na, chlorures, vitamines (A,E,K), IgA,
lactoferrine, lactalbulmine et moindre en lactose, lipide, et vitamines hydrosolubles par rapport au
lait.
20.3.3. Stade 3
La composition du lait est stable et sa sécrétion est permanente. Parfois, il faut vider le sein s’il est
trop rempli pour ne pas avoir trop de tension dedans.
L’allaitement peut se faire aussi longtemps qu’il y a du lait et que le bébé tète.
Lors de l’allaitement, on ne peut pas donner une pilule normale à la mère pour sa contraception.
On donne alors une mini pilule qui modifie la glaire cervicale afin d’empêcher l’accès des
spermatozoïdes si jamais il y avait quand même une fécondation.
20.4. La régulation de la lactogenèse
En temps normal, la prolactine est inhibée par le PIF. Cette hormone n’est plus sécrétée un peu
avant l’accouchement.
Lors de la gestation les jonctions entre les cellules ne sont pas étanches. La composition du fluide
est alors proche de celle de sang. Lors de la lactation, les jonctions intercellulaires deviennent
imperméables et les composants passent via des canaux et des pompes.
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L. Moulan – D. Rashica – M. Gilon – Année 2017 - 2018
L'ocytocine est l'hormone d'excrétion, elle stimule la contraction des cellules myoépithéliales. Elle
est sécrétée en réponse à la succion ou à la vue de l’enfant. Elle est utilisée en clinique pour
stimuler l'expulsion du lait en cas d'engorgement mammaire.
D’autres hormones influencent les glandes mammaires: œstrogènes, progestérone, les hormones
thyroïdiennes, les glucocorticoïdes, l’insuline,…
Si la patiente ne veut pas allaiter, on lui donne des médicaments qui bloquent la lactation.
20.5. Clinique
20.5.1. Mamelons surnuméraires
Certaines personnes ont des mamelons surnuméraires, sur la ligne médiane ou des glandes
accessoires au niveau de l'aisselle (détectable à l'écho). On n’allait pas par ce mamelon.
20.5.2. Galactocèle
Une galactocèle appelée aussi « kyste de lait » est une rétention de lait qui se forme dans un
canal de la glande mammaire. Le canal galactophore peut se dilater et s’infecter mastite.
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