Ministère de l’Education Nationale REPUBLIQUE DU MALI
De L’Enseignement Supérieur UN PEUPLE - UN BUT – UNE FOI
Et de la Recherche Scientifique
UNIVERSITE DES SCIENCES DES
TECHNIQUES ET DES TECHNOLOGIES
DE BAMAKO
FACULTE DE MEDECINE ET D’ODONTO-
STOMATOLOGIE
ANNEE UNIVERSITAIRE 2020-2021 N°………….
THESE
ETUDE DES INFECTIONS URINAIRES AU
SERVICE D’UROLOGIE DU CHU PR BOCAR
SIDY SALL DE KATI : A PROPOS DE 105
PATIENTS.
Présentée et soutenue publiquement le 11/06/2021
devant la Faculté de Médecine et d’Odonto-Stomatologie.
Par Mariam TRAORE
Pour obtenir le grade de Docteur en Médecine
(Diplôme d’Etat).
Jury
Président : Pr Mamadou Lamine DIAKITE
Membre : Dr Idrissa SISSOKO
Co-directeur : Dr Amadou KASSOGUE
Directeur : Pr Honoré Jean Gabriel BERTHE
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
à propos de 105 cas
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
à propos de 105 cas
DEDICACE :
Je dédie ce travail à ALLAH, le tout Puissant ; le Miséricordieux ; seigneur de
l’univers, de m’avoir guidé et surtout assisté tout au long de mes études jusqu’à
la réalisation de ce document. Paix et salut sur son envoyé le prophète
Mohamed.
Qu’il guide d’avantage mes pas pour le reste de mon existence. Amen !!!
A tous ceux qui de près ou de loin m’ont soutenu dans la réalisation de ce travail
et dont j’ai oublié ici de mentionner le nom. Le stress qui accompagne ces
moments peut me faire oublier de vous citer, mais sachez tous que vous avez
marqué mon existence. Ce travail est aussi le vôtre.
A mon père : Soliba Traoré
Je suis particulièrement fière et heureuse de t’avoir eu comme père. Ton
courage, ton dévouement, ta loyauté et ta bonté font de toi un père modèle et un
homme digne. Tu nous as inculqué les valeurs de la dignité, de la justice, de
l’honneur, du respect et de la probité. Tu n’as ménagé aucun effort pour la
réussite scolaire et universitaire de tes enfants. Ta participation à
l’aboutissement de ce travail est inestimable ; je te remercie pour ce travail qui
tourne une page de ma vie.
Que ce travail, un parmi tant d’autres, soit l’un des gages de mon affectueuse
reconnaissance. Ce jour est l’aboutissement des fruits de tes efforts et de tes
nombreuses prières.
A ma grande mère : Djoba Sinayoko
Que Dieu te préserve des malheurs de l’au-delà afin que tu demeures le
flambeau illuminant mon chemin.
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 3
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
à propos de 105 cas
Ce travail est ton œuvre, toi qui m’as donné tant de choses et qui continues à le
faire sans jamais te plaindre. J’aimerais pouvoir te rendre tout l’amour et la
dévotion que tu nous as offerts, mais une vie entière n’y suffirait pas. J’espère au
moins que ce travail y contribuera en partie ; dors en paix Papa.
A ma mère : Oumou Keïta
Ma mère, aucun remerciement, aucun mot ne saurait exprimer tout le respect,
toute l’affection, toute la gratitude et tout l’amour que je te porte.
Ta générosité, ton amour pour tes enfants font de toi une mère exemplaire. Tu as
consacré entièrement ton temps à ton foyer et à notre éducation, sans jamais te
lasser, sans jamais te plaindre.
Que ce travail soit le couronnement de tes sacrifices généreusement consentis,
de tes encouragements incessants et de ta patience.
Ma reconnaissance si grande qu’elle puisse être ne sera à la hauteur de tes
sacrifices et de tes prières pour moi. Pardonne- moi s’il m’est arrivé un jour de
te décevoir sans le savoir.
Sache tout simplement que je t’aime très fort ! Voici le moment tant attendu ;
Que Dieu t’accorde une longue et heureuse vie à nos côtés, Maman ! Amen !
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 4
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
à propos de 105 cas
REMERCIEMENTS :
A mes Frères et Sœurs : Awa, Oumar, Alou, Lala.
Chers frères et sœurs, vous avez su me combler de votre affection. Votre
compréhension, disponibilité, attention, confiance et votre soutien moral et
matériel ne m’ont jamais fait défaut avant, pendant et après les moments
difficiles de ma vie. Que ma joie d’aujourd’hui soit aussi la vôtre. Restons unis
et pour toujours. Vous avez toujours prié pour ce jour. Puisse Dieu le Tout-
puissant promouvoir chacun de vous. Profonde affection fraternelle.
A toi Amadou Coulibaly, mon mari et mon confident merci pour tout l’amour
et le soutien envers ma personne ; que le tout puissant te protège, préserve et
renforce notre complicité.
A mes enfants : BALLA Coulibaly et Assétou Coulibaly
C’est une fierté pour moi de vous montrer par cette occasion le bon exemple, et
que seul le travail paye.
A mes camarades et ainés de la FMOS/FAPH :
Dr Rokia Keita, Oulématou N’Diaye, Ami Sangaré, Fatoumata Fofana, Dr
Idrissa Traoré, Sember Albakaye, Badian G Coulibaly, Youssouf Bamadio,
Youssouf Mariko, Marcel Diarra, Mariam Traoré, Ibrahim Doumbia, Fousseyni
Traoré, Dr Drissa Cissé, Dr Fatou Sanogo, Dr Ibrahim Sangaré, Dr Kaly
Tounkara, Dr Mody Sissoko.
C’est l’occasion pour moi de vous témoigner toute ma reconnaissance ; merci
pour tous ces moments de joie, de peines, de stress et de détente partagés. Vos
soutiens moraux, matériels et vos encouragements ne m’ont pas fait défaut ;
Merci pour la convivialité et la fraternité. Que le bon Dieu consolide davantage
nos liens d’amitié.
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 5
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
à propos de 105 cas
A mes Tontons, Tantes, Cousins(es) Neveux et Nièces de Banguineda,
Bamako, Côte d’Ivoire et Kati :
Je ne saurais vous traduire mes sentiments les plus fraternels.
En témoignage de l'affection qui nous a toujours unis, trouvez dans ce travail, le
fruit des efforts que vous avez consentis à mon égard. Que le Tout Puissant vous
prête longue vie, préserve et renforce notre affection fraternelle. Merci
A tous mes amis de KATI :
Bintou Tienta, Salimata Sissoko, famille Traoré, Coulibaly Boubacar, Assanatou
Diallo,Ami Coulibaly, votre soutien ne m’a jamais fait défaut. Merci infiniment.
A La FMOS/FAPH et à l’ensemble du corps professoral :
Plus qu’une faculté d’études médicales, tu as été pour nous une école de
formation pour la vie. Nous ferons partout ta fierté. Remerciements infinis.
Pour l’enseignement de qualité et l’initiation professionnelle que vous nous avez
dispensés. Trouvez ici l’expression de notre profonde gratitude.
A tout le personnel du service d’urologie du CHU Pr B.S.S de Kati :
Merci pour la collaboration et votre sens de l’humour.
A tous mes collègues internes du CHU Pr B.S.S de Kati :
Je n’oublierai jamais ce temps formidable de joie et de partage de connaissances
scientifiques entre collègues.
A toute ma promotion :
Merci pour les moments partagés. La fraternité, la solidarité et l’attente qui nous
ont permis d’arriver au bout malgré les multiples difficultés. Que le tout
Puissant nous assiste au cours de notre carrière professionnelle.
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 6
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
à propos de 105 cas
A tous les membres de la famille violette (ALLURE) merci pour ces moments
de partages et de soutiens. Que le tout Puissant renforce ces liens encore plus.
A tous les membres de l’association des étudiants en médecine ressortissant
de Koulikoro (AEMRK ).
A Docteur Idrissa Traoré : ce travail est aussi le fruit de vos efforts, soutiens et
engagement, encadrement merci cher Grand frère ; que le tout puissant vous
protège.
A Docteur Konimba Koné : vos encouragements ont été essentiels pour
l’élaboration de ce travail, merci et que le Tout Puissant vous protège.
A Docteur Sissoko Idrissa et Docteur Sangaré Daouda : plus que des Maîtres
vous n’avez jamais montré de différences particulières entre vous et vos
internes, merci cher maître.
A Docteur Guindo Ilias, Cheick Tounkara, Seydou Doumbia, Daouda
Coulibaly, Cheick Samaké, Ongoïba Mamadou, Moussa B Traoré,
Alfousseyini Koné, Bintou Samaké, Cissé Ahmadou A, Simbo Coulibaly
merci pour l’encadrement chers ainés.
A tout le personnel du CHU Pr Bocar Sidy Sall de Kati, CSREF de Kati,
Cabinet médical Beledougou, Dispensaire mission catholique et la clinique
communion de Kati merci pour la formation et la collaboration.
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 7
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
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Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 8
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A NOTRE MAITRE ET PRESIDENT DU JURY :
Pr Mamadou Lamine. Diakité
Professeur agrégé d’urologie à la FMOS ;
Praticien hospitalier au CHU du POINT G ;
Chef du service d’urologie du CHU du POINT G ;
Membre de l’AMU-MALI.
Cher Maître ;
Vous nous faites un grand honneur en acceptant de présider ce jury malgré vos
multiples occupations.
Votre rigueur scientifique, votre intégrité, votre disponibilité et votre sens du
travail bien fait font de vous un Maître admirable.
Veuillez, cher Maître, trouver ici l’expression de notre sincère reconnaissance et
notre profond respect.
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 9
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
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A NOTRE MAITRE ET MEMBRE DE JURY :
Dr Idrissa Sissoko.
Chirurgien Urologue au CHU Pr. Bocar Sidi SALL de Kati ;
Spécialiste en endo-urologie, laparoscopique et robotique ;
Praticien hospitalier au CHU du Pr Bocar Sidi Sall de Kati.
Cher Maître ;
Vous nous faites un grand honneur en acceptant de juger ce travail.
Pour toutes ces longues heures dépensées à nous expliquer, pour toutes ces
informations si précieuses, gratuitement livrées. Vos qualités scientifiques,
pédagogiques et humaines, qui nous ont profondément émus, resteront pour
nous un exemple à suivre dans l’exercice de notre profession. Nous vous
reconnaitrons de nous avoir appris à aimer cette noble spécialité qu’est
l’urologie.
Le passage dans votre service, dont nous garderons les plus beaux souvenirs,
était une source d’apprentissage inépuisable. Ce fut pour nous, un honneur et un
grand plaisir d’avoir préparé notre thèse sous votre guidance et nul mot ne
qualifie notre gratitude. Nous vous prions de bien vouloir trouver dans ce travail
le témoignage de notre reconnaissance et nos sentiments les meilleurs.
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 10
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
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A NOTRE MAITRE ET CO-DIRECTEUR DE THESE :
Dr Amadou KASSOGUE
Chirurgien Urologue au CHU Pr. Bocar Sidi SALL de Kati ;
Maître -Assistant en Urologie à la FMOS ;
Diplômé en Communication Médicale Scientifique et en Pédagogie
des sciences de la santé de l’université de Bordeaux ;
Chef de service d’Urologie du CHU Pr. Bocar Sidi SALL de Kati ;
Membre fondateur de l’Association Malienne d’Urologie ;
Trésorier général du Bureau de l’Association Malienne d’Urologie.
Cher Maître ;
C’est pour moi un très grand honneur que vous acceptiez de siéger parmi notre
honorable jury. Nous avons été impressionnée par vos compétences, vos qualités
humaines ainsi que les efforts déployés à nous former.
Nous sommes également particulièrement reconnaissantes et sensibles à votre
soutien précieux au cours de l’élaboration de ce travail. Nous vous prions de
croire en l’expression de notre profond respect et notre profonde admiration.
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 11
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
à propos de 105 cas
A NOTRE MAITRE ET DIRECTEUR DE THESE :
Pr Honoré Jean Gabriel BERTHE
Maitre de conférences en urologie à la FMOS.
Praticien hospitalier au CHU du POINT G,
Membre fondateur de l’AMU Mali,
Secrétaire général du bureau de l’AMU Mali.
Cher Maître ;
Honorable maître, Vous nous avez accueilli à bras ouverts dans votre service ;
vous nous avez confié ce travail et en avez accepté la direction. Votre abord
facile, votre franc parler, votre rigueur scientifique et votre engagement pour la
promotion de l’urologie au Mali nous ont beaucoup impressionnés. L’amitié
profonde pour vos collaborateurs et vos étudiants, et le sens élevé du devoir font
de vous un homme très admirable. Nous avons beaucoup bénéficié de vous tant
sur le plan pédagogique que sur le plan humain. Cher Maître veuillez accepter
nos sentiments de reconnaissance et de respect
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 12
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
à propos de 105 cas
LISTE DES TABLEAUX:
Tableau I: Score de SOFA……………………………………………..P-28
Tableau II : IU communautaires : interprétation en fonction des catégories
des espèces bactériennes responsables…………………..……………..P-44
Tableau III : Répartition des patients selon l’âge ……………………P-74
Tableau IV : Répartition des patients selon la résidence……………..P-75
Tableau V : Répartition des patients selon la durée
d’hospitalisation… ……………………………………………………...P-76
Tableau VI : Répartition des patients selon le motif de
consultation……………………………………………………………...P-76
Tableau VII : Répartition des patients selon les antécédents
urologiques………………………………………………………………P-77
Tableau VIII: Répartition des patients selon les antécédents
médicaux…………………………………………………………………P-77
Tableau IX : Répartition des patients selon les antécédents
chirurgicaux……………………………………………………………..P-77
Tableau X : Répartition des patients selon les signes
fonctionnels…............................................................................................P-78
Tableau XI : Répartition des patients selon le diagnostic
retenu……………………………………………………………………..P-78
Tableau XII : Répartition des patients selon le germe
retrouvé……………………………………………………………………P-79
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 13
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
à propos de 105 cas
Tableau XIII : Répartition des patients selon le résultat de
l’antibiogramme…………………………………………………………..P-80
Tableau XIV : Répartition des patients traités sur la base de
l’antibiogramme………………………………………………...................P-81
Tableau XV : Répartition des patients en fonction de la durée du TTT
antibiotique ………………………………………………………………..P-81
Tableau XVI : Répartition des patients selon le type de TTT
chirurgical….................................................................................................P-82
Tableau XVII : Répartition des patients selon l’évolution
clinique……………………………………………………………… …….P-83
Tableau XVIII : Répartition des patients selon la réalisation de l’ECBU de
contrôle après le TTT……………………………………………………..P-83
Tableau XIX : Répartition des patients selon le résultat de l’ECBU de
contrôle…………………………………………………………………….P-83
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 14
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LISTE DES FIGURES
Figure 1: Appareil génito-urinaire féminin : vue de
profil……………………………………………………………………….P-24
Figure 2: Appareil génito-urinaire masculin : vue de
face…………………………………………………………………………P-25
Figure 3: Technique de réalisation de l’ATB standard en milieu
gélosé………………………………………………………………………..P-47
Figure 4:Technique d’interprétation de l’ATB standard en milieu
gélosé………………………………………………………………………...P-48
Figure 5: Evoluton de la consommation des carrbapénèmes……………P-52
Figure 6 : Part des différentes classes d’antibiotique à l’hôpital en France et
comparaisons 2000-2013………………….………………………………..P-56
Figure 7 : Répartition des patients selon le sexe………………………….P-74
Figure 8 : Répartition des patients selon la profession…………………..P-75
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 15
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Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 16
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LISTE DES ABREVIATIONS
IU : Infection Urinaire
SAU : Service d’Accueil des Urgences
E.C.B.U : Examen Cytologique et Bactériologique des Urines
C. H. U : Centre Hospitalier et Universitaire
Pr B.S.S : Professeur Bocar Sidy Sall
PNA: Pyélonéphrite Aigue
O.R.L: Otto-Rynho-Laryngologie
BA : Bactériurie Asymptomatique
BU : Bandelette Urinaire
VPN: Valeur Prédictive Négative
VPP: Valeur Prédictive Positive
BLSE : béta-Lactamase à Spectre Elargi
C3G: Céphalosporine de troisième Génération
E.coli : Escherichia coli
EBLSE : Entérobactérie productrice de Béta-Lactamase à Spectre Elargi
C2G: Céphalosporine de deuxième Génération
ONERBA: Observatoire National de l’Epidémiologie de la Résistance
Bactérienne aux Antibiotiques
RAISIN: Réseau d’Alerte, d’Investigation et de Surveillance des Infections
Nosocomiales
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TMP : Triméthoprime
TMP-SMX: Triméthoprime-Sulfaméthoxazole
ANSM: Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé
CMB : Concentration Minimale Bactéricide
FMOS : Faculté de Médecine et d’Odonto-Stomatologie
ATB: Antibiogramme
PSA : Antigène Spécifique de la Prostate
AUSP : Arbre Urinaire Sans Préparation
UCRM: Urétro-Cystographie Rétro Mictionnelle
ECG: Electrocardiogramme
HBP : Hypertrophie Bénigne de la Prostate
HTA: Hypertension Artérielle
RTUP : Résection Trans-Urétrale de la Prostate
RTUV : Résection Ttans- Urétrale de la Véssie
UTT : Urétrorraphie Termino-Terminale
OMS : Organisation Mondiale de la Santé
U.I.V : Urographie Intraveineuse
% : Pourcentage
PH : Potentiel d’Hydrogène
SOFA : Sequential Organ Failure Assessment
UFC : Unité Formant les Colonies.
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SOMMAIRE
I INTRODUCTION……………………………………………………..19
II OBJECTIFS.…………………………………………………………...22
III GENERALITES……………………………………………………..24
IV METHODOLOGIE ………………………………………………...66
V RESULTATS…………………………………………………………74
VI COMMENTAIRES ET DISCUSSION ……………………………85
VII CONCLUSION ET SUGGESTIONS……………………………..91
VIII BIBLIOGRAPHIE…………………………………………..…....94
ANNEXES………………………………………………………………105
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 20
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
à propos de 105 cas
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I/ INTRODUCTION
De nos jours, les infections urinaires (IU) sont un motif fréquent de consultation
dans les services d’accueil des urgences (SAU). La prévalence des infections au
SAU est estimée à 13% des pathologies non traumatologiques, dont 20,5%
d’infection du tractus urinaire (ITU) [1].
En 2007 au cours d’une étude menée à Bamako, sur 1054 consultations en une
année dans le service d’urologie du POINT G, 265 cas d’IU ont étés
diagnostiqués soit une fréquence de 25,1% [2].
Dans les statistiques américaines, sur 55.000 consultations pédiatriques réalisées
en quatre ans à la Mayoclinic, la fréquence de l’infection urinaire dûment
authentifiée était de 0,2 % [3]. Elle était de 0,3 à 5,8 % chez les enfants
hospitalisés [3]. Les infections de l’appareil urinaire constituent le deuxième
motif de prescription d’antibiotiques en France avec 15,6% de la prescription
totale d’antibiotiques, loin derrière les infections des voies respiratoires avec
70% [4]. Les femmes représentent la majorité des prescriptions avec 59,3%
contre 40,7% pour les hommes [5]. A partir de 50 ans, l’infection urinaire
devient moins exceptionnelle chez l’homme, lorsqu’apparaissent les premiers
troubles prostatiques. Cette fréquence augmente avec l’âge pour atteindre 4 %
chez l’homme de plus de 60 ans. L’infection urinaire est fréquente chez les
personnes alitées surtout chez les vieilles personnes [6]. Le risque s’accroît
davantage avec l’hospitalisation et pour certaines statistiques, il dépasse 10%
chez les hommes et 30 % chez les femmes. Le traitement des infections de
l’arbre urinaire est basé sur l’administration d’antibiotique de manière soit
empirique (en fonction des données épidémiologiques), soit guidée par les
résultats de l’examen cytobactériologique des urines (E.C.B.U). Les échecs
connus avec le traitement empirique deviennent de plus en plus inquiétants. Il en
est de même pour la fréquence des résistances bactériennes aux antibiotiques.
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 22
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
à propos de 105 cas
L’émergence et la diffusion des mécanismes de résistance acquise au sein des
espèces bactériennes limitent maintenant les indications d’un certain nombre
d’antibiotiques de première intention.
La surveillance de ces mécanismes de résistance par un antibiogramme est
nécessaire pour vérifier la validité des protocoles de traitement les plus prescrits
dans le service d’urologie du C. H. U Pr B.S.S de KATI, et de proposer
d’éventuelles mesures susceptibles de contrôler cette évolution. Ceci a motivé
notre étude qui s’intitule : Etude des infections urinaires dans le service
d’urologie du C.H.U Pr B.S.S de Kati.
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 23
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
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Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 24
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
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II/ OBJECTIFS
1/ Objectif général :
Etudier les infections urinaires dans le service d’urologie du CHU du Pr B.S.S
de Kati.
2/ Objectifs spécifiques :
Déterminer la fréquence de l’infection urinaire.
Identifier les germes responsables des IU dans le service.
Identifier la sensibilité et la résistance des germes aux antibiotiques testés.
Evaluer l’évolution du traitement selon l’antibiogramme.
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 25
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Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 26
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III/ GÉNÉRALITÉS
1/ Rappel Anatomique du système urinaire :
Le système urinaire est l’un des systèmes excréteurs de l’organisme. Il comporte
les structures suivantes :
Deux reins, qui sécrètent les urines ;
Deux uretères, qui transportent l’urine des reins à la vessie ;
Une vessie, qui collecte et stocke l’urine entre deux mictions ;
Un urètre, par lequel l’urine passe de la vessie vers l’extérieur.
HAUT
AVANT
Figure 1 : Appareil génito-urinaire féminin, vue de profil [7].
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 27
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
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HAUT
GAUCHE
GAUCHE
Figure 2 : Appareil génito-urinaire masculin, vue de face [7].
2/ Définition des infections urinaires
2.1/ Infection urinaire simple
Une infection urinaire est considérée comme simple lorsqu’elle survient chez
une femme jeune, non enceinte et sans antécédents pathologiques particuliers.
2.2/ Infection urinaire à risque de complication
Ce sont des IU survenant chez des patients ayant au moins un facteur de risque
pouvant rendre l’infection plus grave et le traitement plus complexe [8-9]. Sont
retenus comme facteurs de risque de complication :
- Toute anomalie organique ou fonctionnelle de l'arbre urinaire : résidu vésical,
reflux, lithiase, tumeur, acte récent, etc…
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 28
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
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- Sexe masculin, vu la fréquence des anomalies anatomiques ou fonctionnelles
sous-jacentes.
- Grossesse.
- Age du patient de plus de 75 ans ou de 65 ans et en présence d’au moins 3
critères de fragilité.
- Immunodépression grave : chimiothérapie, corticoïdes, tumeur maligne,
transplantation, etc.
- Insuffisance rénale chronique sévère (clairance < 30 ml/min).
2.3/ Infections urinaires graves
Ce sont les PNA et les IU masculines associées à : Un sepsis, un choc septique
ou une indication de drainage chirurgical ou interventionnel.
▪ Le sepsis est défini par une infection associée à une dysfonction d’organe en
rapport avec une réponse inappropriée de l’organisme à l’infection et attestée
par un score de SOFA ≥ 2 (tableau I)
▪ Choc septique : c’est un sepsis associé à une hypotension, nécessitant le
recours aux drogues vaso-actives pour maintenir une pression artérielle
moyenne ≥ 65 mmHg et des lactates sanguines > 2 mmol/l.
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 29
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
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Tableau I: Score de SOFA (Consensus Definitions for Sepsis and Septic
Shock. JAMA February, 2016)
Système Score
0 1 2 3 4
≥400 <400 <300 <200 <100
PaO2/FiO2
Plaquettes ≥150 <150 <100 <50 <20
103/mm3
Bilirubine 20 20- 33-101 102-204 >204
umol/l 32
PAM mm Hg ≥70 <70 Dopamine Dopamine5.1- Dopamine >15
<5 ou 15 ou ou epinephrine
dobutamine epinephrine >0.1 ou
quelque soit ≤0.1 ou norepinephrine
la dose norepinephrine >0.1
≤0.1
GCS 15 13- 10-12 6-9 <6
14
Créatininémie 110 110- 171-299 300-440 >440
umol/l
170
Diurèse <500 <200
ml/jour
GCS : score de Glasgow ; PAM : pression artérielle moyenne.
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 30
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à propos de 105 cas
Une PNA ou infection urinaire masculine est considérée grave lorsqu’elle
s’associe à :
- Un sepsis : Score de SOFA ≥ 2
- Un choc septique
- Une indication de drainage chirurgical ou interventionnel
2.4/ Cystites récidivantes
Une cystite récidivante est définie par la survenue chez la femme à partir de 4
épisodes de cystite aiguë par an ou 3 épisodes dans le semestre. Des anomalies
gynécologiques ou urologiques sous-jacentes doivent être éliminées avant de
retenir le diagnostic de cystite récidivante, nécessitant des mesures préventives
[10]. Elle est souvent liée à des facteurs favorisants notamment : relations
sexuelles, boisson insuffisante, mictions rares, constipation, utilisation de
spermicide, excès d'hygiène intime, antécédent de cystite chez la mère,
prolapsus, ménopause.
3/ LES RAPPELS PHYSIO-PATHOLOGIQUES
3.1/ L’infection du tractus urinaire
L’arbre urinaire est normalement stérile, et possède ses mécanismes de
défense propres intrinsèques, et à l’état physiologique. Il offre un
environnement hostile aux bactéries. L’urine n’est pas vraiment un milieu
favorable à la croissance d’un certain nombre d’espèces bactériennes
notamment celles à croissance difficile ; de plus, le PH acide urinaire inhibe
la croissance bactérienne. Les pathogènes éventuels qui ont accès à la vessie
par voie ascendante sont normalement éliminés lors de la miction. La
muqueuse vésicale et urétérale offre des réponses immunologiques non
spécifiques avec production de cytokine lors de la réaction inflammatoire
induite par l’agression bactérienne, ce qui fait partie du système de défense
et de contrôle de l’infection.
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 31
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
à propos de 105 cas
La production des médiateurs chimiques d’origine cellulaire participe aux
fonctions immunes et ou d’inflammation et le rein est d’ailleurs capable de
synthétiser des anticorps vis à vis des bactéries ascendantes ce qui a été
démontré dans les modèles expérimentaux de pyélonéphrite [11]. Malgré
ces systèmes complexes de défenses et de contrôle de l’infection, l’urine
vésicale peut être colonisée par les bactéries par deux voies.
3.1.1/ La voie ascendante :
La voie ascendante canalaire est la plus fréquente.
Elle peut être spontanée ou provoquée.
- Spontanée : les germes remontent du méat urétral à la vessie
- Chez la femme : La fréquence des infections urinaires peut être expliquée
par l’anatomie de l’urètre qui est court, large, il est comme la face
postérieure de la vessie en rapport immédiat avec le vagin en arrière :
- Un reflux vaginal urétral existe chez 10 à 20% des femmes, le méat
urétral, la peau périe urétrale, le périnée, sont fréquemment colonisés par
des germes d’origines digestives.
- La modification de la flore, la modification du PH vaginal (augmentation
du PH à 4,4) par la diminution physiologique des œstrogènes après la
ménopause ou certaines habitudes d’hygiène (douches vaginales), facilitent
la colonisation vaginale puis urétrale par des bactéries digestives [12].
Lors des rapports sexuels la muqueuse urétrale peut subir des traumatismes
la rendant plus sensible aux bactéries, soit par élongation, soit par des
phénomènes d’invagination de l’orifice urétral dans le vagin. D’où,
l’apparition du premier épisode infectieux à la suite du premier rapport
encore appelé « cystite de la lune de miel »
- Chez l’homme : L’infection urinaire est moins fréquente dû au fait que
l’urètre masculin est plus long, moins large et plus distant de la région
périnéale.
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 32
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
à propos de 105 cas
Les sécrétions prostatiques acides possèdent une activité antibactérienne
(bactéricide). Chez l’homme âgé la diminution de ces sécrétions,
l’hypertrophie prostatique et la présence d’un résidu post –mictionnel
favorisent la survenue d’infections urinaires. L’existence fréquente au cours
d’une infection urinaire basse d’un reflux vésico -urétéral transitoire,
explique la contamination des urines sus vésicales. Le reflux est secondaire
à l’inflammation du trigone vésical. Celle- ci perturbe la dynamique de
fermeture des orifices urétéraux lors de la contraction du muscle vésical.
Là, il faut distinguer le reflux transitoire qui disparaît lorsque l’infection est
guérie, du reflux vésico- urétral permanent le plus souvent congénital. La
contamination des urines sus vésicales associée à la moindre anomalie des
voies excrétrices et ou du parenchyme rénal entraînent des complications
graves. D’où, toute découverte d’une I.U chez l’homme doit être traitée
systématiquement et doit faire l’objet d’examens spécialisés [13].
- Provoquée : Les manœuvres instrumentales : tels que le sondage vésical,
la dilatation urétrale, la cystoscopie, l’urètero- pyélographie rétrograde, la
sonde vésicale à demeure, la montée de sonde dans le bassinet. Les
microtraumatismes, les habitudes d’hygiène, la modification du PH vaginal
sont les causes majeures d’infections urinaires.
3.1.2/ La voie descendante
- La voie hématogène : elle est possible à partir d’un foyer infectieux à
distance qui peut être, dentaire ou amygdalien, cutané, O.R.L (Oto-
Rhino Laryngologie). L’infection urinaire (I.U) intéresse en premier le
parenchyme rénal ensuite les urines. Elle est classiquement, responsable
d’altération parenchymateuse pouvant conduire à un abcès du rein [14].
Elle est observée également au cours des maladies chroniques chez les
sujets immunodéprimés ou sous traitement immunosuppresseur.
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 33
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
à propos de 105 cas
- La voie lymphatique : plus controversée, et permet d’expliquer qu’on
considère que le colon et le rein possèdent des voies lymphatiques
communes. Les bactéries d’origine colique sont véhiculées par voie
lymphatique jusqu’aux voies excrétrices où elles déterminent la
bactériurie qui peut se transformer secondairement en infection urinaire
véritable. Dans la pratique, il est conseillé aux patients qui ont des
infections urinaires récidivantes d’obtenir une régularisation de leur
transit intestinal. Actuellement, aucune preuve formelle n’est apportée à
l’appui de cette origine.
3.2/ L’infection du parenchyme prostatique
Elle peut être spontanée ou provoquée par cathétérisme vésical, l’infection
urinaire est secondaire à l’infection prostatique.
3.3/ L’infection du parenchyme rénal
L’infection rétrograde du rein, pyélonéphrite aigue (PNA), par l’uretère se
fait le plus souvent à partir d’anomalie de l’écoulement des urines soit par
dysfonction mictionnelle sous-jacente soit par l’intermédiaire d’une
uropathie malformative. Après la colonisation vésicale, les germes
pourraient pénétrer dans l’épithélium et provoquer la réponse inflammation
de la muqueuse vésicale : la cystite, la lyse bactérienne est supposée délivrer
des endotoxines capables de provoquer une parésie de la musculature lisse
des uretères et de permettre par le biais d’un reflux vésico- urétéral
fonctionnel, une infection urinaire ascendante, une pyélite ou une
pyélonéphrite. La colonisation et la croissance bactérienne sont favorisées
par deux mécanismes dont l’un est le fait de l’hôte, l’autre celui de la
bactérie (cf. facteurs favorisants) [15-16].
Dans l’infection du parenchyme rénal, la médullaire est atteinte en priorité
car la phagocytose est plus faible à son niveau qu’à celui de la corticale en
plus cette médullaire est faiblement vascularisée.
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 34
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
à propos de 105 cas
3.4/ La septicémie
Toute infection du parenchyme rénal ou prostatique en absence de
traitement entraîne une dissémination du germe dans le sang réalisant une
septicémie.
4/ Les facteurs favorisants
Plusieurs facteurs contribuent au développement de l’infection urinaire.
4.1/ Au niveau de la bactérie :
Certaines bactéries Gram négatifs, possèdent des prolongements
d’appendices appelés PILI ou FIMBRIAE capables d’adhérer à l’épithélium
de l’arbre urinaire. Le meilleur modèle de bactérie uropathogène à cet
égard est Eschérichia Coli. La plupart des travaux expérimentaux et des
études in vitro sont fondées sur ce modèle [17]. Depuis longtemps, le
concept d’adhérence de la bactérie à l’épithélium urinaire a été accepté et
retenu comme mécanisme fondamental de l’uropathogénicité d’E.coli
impliquant que la bactérie possède des structures d’adhérence (adhésines) et
les cellules urinaires des récepteurs spécifiques [17-18].
D’autres facteurs de virulence d’E.coli, ont été également reconnus [19].
Pour les souches d’E.coli uropathogènes, on décrit deux types d’adhésines.
D’autres adhésines ont été citées de type SAFA et M.
Type I ou Pili mannose sensible
Ces pilis sont capables de fixer la glycoprotéine de TAMMHORSFALL de
l’urine humaine. Cette liaison est inhibée par le mannose d’où son nom.
Comme le précisent les modèles expérimentaux les souches d’E.coli
porteurs de ces pilis colonisent la cavité vaginale, la muqueuse vésicale et
seraient plus souvent responsables d’infections urinaires basses [17, 20].
Type P ou Pili mannose résistant
Ces pilis sont capables de fixer la di galactose et pouvant adhérer aux
glycolipides des cellules épithéliales urinaires humaines. Cette dernière
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 35
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
à propos de 105 cas
liaison résiste au mannose. Ils sont reconnus parmi les plus importantes
structures d’attachement d’E. Coli dans la genèse de la pyélonéphrite mais
seraient parmi les adhésines les plus impliquées dans la genèse de
l’infection rénale [17,20].
Actuellement, des recherches sont en cours pour inhiber cette adhérence soit
: par des anticorps spécifiques anti-pili , soit par des analogues aux
récepteurs. La caractérisation de ces différents antigènes impliqués dans la
pathogénicité des souches bactériennes permet d’envisager dans l’avenir, le
développement d’un vaccin contre les infections urinaires [13, 21].
4.2/ Au niveau de l’hôte
L’intégrité des tissus et des cellules de l’arbre urinaire est maintenue à l’état
normal par les défenses naturelles, mécaniques, immunologiques et
inflammatoires [11]. Les modèles expérimentaux notamment les études de
pyélonéphrite ascendante ont permis d’analyser les mécanismes de
l’inflammation de l’infection.
4.2.1/ La présence des récepteurs uro- épithéliaux
4.2.1.1/ Le facteur vésical [22]
Malgré son PH acide, l’urine est un bon milieu de culture, l’hyper osmolarité
urinaire inhiberait la phagocytose et réduirait le pouvoir bactéricide éventuel de
l’urine. De plus, les moyens de défense cellulaire et hormonaux de la vessie
contre l’infection sont réduits. Chez la femme, l’oligurie et la rareté des mictions
favorisent l’infection urinaire.
4.2.1.2/ Les facteurs immunologiques
Les médiateurs chimiques de l’inflammation ont été l’objet d’études récentes
permettant de les impliquer dans l’infection urinaire symptomatique [11]. A la
production d’IGA, s’associent l’activation des phagocytes et la libération
massive de cytokines reconnues comme d’importants médiateurs de
l’inflammation. Les anticorps urinaires bloquent les andésines empêchant ainsi
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 36
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
à propos de 105 cas
l’attachement des bactéries à leur récepteur. Les anticorps de types IGA jouent
un rôle analogue au niveau du vagin. En fait, les secrétions vaginales inactivent
les souches E. Coli qui ont été isolées dans les selles. Chez les femmes,
souffrant d’I.U récidivantes, ces anticorps vaginaux ne sont pas retrouvés [23].
4.2.1.3/ La lésion du tractus urinaire
Toutes lésions de l’arbre urinaire peuvent favoriser ou impliquer une infection
urinaire.
4.2.1.4/ Les facteurs liés au terrain
-Le terrain diabétique : Les raisons de la fréquence des infections urinaires
chez le diabétique sont nombreuses : la glycosurie qui favoriserait la
prolifération bactérienne, la neuropathie responsable d’une vessie neurologique
et la micro angiopathie rénale [15].
-Le terrain grossesse :
Elle entraîne des modifications anatomiques et fonctionnelles permettant
d’expliquer en partie les infections urinaires. Une diminution du tonus
musculaire des uretères sous l’influence de la progestérone notée dès la 6 ème
semaine d’aménorrhée provoque un ralentissement du passage de l’urine à
travers le système collecteur. Une dilatation apparaît le plus souvent du côté
droit, car l’uretère est comprimé par l’utérus en d’extro rotation physiologique et
par la pince vasculaire ovarienne. Le reflux vésico-urétéral serait plus fréquent
pendant la grossesse le tonus vésical s’abaisse, la vidange se fait moins bien.
-Le terrain d’immunodépression : Qui pourrait entrainer des IU à répétitions à
cause d’une diminution des facteurs de défense du système immunitaire.
-Les vieillards par troubles de vidange : Ce qui va provoquer une
accumulation d’une quantité importante résidu post mictionnel, et favoriser la
colonisation du tractus uro-génital par les germes uro-pathogènes.
4.2.1.5/ Les facteurs liés aux anomalies [22]
Elles peuvent être congénitales ou acquises :
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 37
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
à propos de 105 cas
*Congénitales qui sont essentiellement : le rétrécissement urétral chez le garçon
; le rétrécissement justa- méatique chez la fille et la femme ; les valves de
l’urètre postérieur, la maladie congénitale du col vésical ; le diverticule de
l’urètre postérieur ; le syndrome jonctionnel
*Acquises qui sont le rétrécissement d’origine inflammatoire de l’urètre,
Les polypes urétraux, l’hypertrophie de la prostate, le cancer de la vessie, la
petite vessie séquellaire , la vessie neurogène , la fistule vésico- vaginale, la
cystostomie , le cathétérisme rétrograde , le sondage urinaire, la lithiase , la
chirurgie urologique.
4.2.1.6/ Les facteurs liés aux rapports sexuels
Chez la femme, le rôle favorisant du traumatisme urétral lors des rapports
sexuels est établi. Les modifications dans la durée du rapport ou le type de
position : le nouveau partenaire n’aurait un rôle favorisant que s’il amenait
un changement dans le type de rapport sexuel [24].
5/ Le diagnostic clinique
La littérature le confirme, il n’est ni facile, ni fiable de différencier
simplement une cystite d’une pyélonéphrite aigue non compliquée à partir
d’examen non invasifs [14]. A l’opposé, il n’est pas raisonnable d’imposer
trop d’examen invasifs et coûteux aussi, malgré les controverses.
L’examen clinique d’une infection urinaire reste fondamental et doit
comprendre :
5.1/ Un interrogatoire minutieux précisant :
Des antécédents médicaux, chirurgicaux surtout urologiques et
gynécologiques, les épisodes antérieurs d’infection, leurs manifestations ;
L’existence de fièvre et le traitement suivi ;
Le mode de début de la récente infection et son évolutivité ;
5.2/ L’examen physique comprenant :
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 38
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
à propos de 105 cas
Une palpation des fosses lombaires à la recherche de gros reins, d’un
empattement ou d’une défense lombaire ; un toucher rectal doux et prudent
à la recherche d’une prostate augmentée de volume congestive chaude
douloureuse, régulière ou irrégulière ; un toucher vaginal à la recherche
d’infection vaginale concomitante ou une cervicite associée.
6/ Formes cliniques
6.1/ Cystite aigue
Les signes habituellement rencontrés sont : les brûlures mictionnelles, la
pollakiurie, la dysurie, l’urgenturie et les douleurs hypogastriques. Ces signes
sont d’autant plus prédictifs d’une infection urinaire qu’il n’existe pas une
infection vaginale associée [25, 26]. Une cystite aiguë simple ne s’accompagne
pas de fièvre. La présence d’une hématurie macroscopique, facteur discriminatif
de l’atteinte urinaire, n’est pas inhabituelle dans les cystites aiguës et ne
représente pas un facteur de complication [27]. Le diagnostic d’une cystite est
évoqué sur la présence de signes d’irritation du bas appareil urinaire. La valeur
diagnostique de ces signes augmente en cas d’hématurie associée et est
nettement diminuée en présence d’une vulvo-vaginite et de pertes vaginales
associées.
6.2/ Pyélonéphrite aigue
La pyélonéphrite aiguë (PNA) est définie par l’infection bactérienne du
parenchyme rénal et du système collecteur du rein. La PNA est suspectée devant
la survenue brutale de signes de cystite associés aux signes d’atteinte du
parenchyme rénal [28, 29].
- Une fièvre supérieure à 38°5, des frissons, un malaise général.
- Des douleurs lombaires ou costo-vertébrales, le plus souvent unilatérales.
Elles peuvent être spontanées, ou provoquées lors de l’examen clinique.
Elles peuvent irradier sous les côtes ou descendre vers le pubis, évoquant
une colique néphrétique.
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 39
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
à propos de 105 cas
- Des troubles digestifs (nausées, vomissements, diarrhée, ballonnements).
Parfois, le tableau est incomplet : fièvre isolée, cystite fébrile sans douleur
lombaire. Les méta- analyses montrent une disparité des critères retenus pour
définir une PNA notamment pour le critère fièvre et la constance des signes
d’irritation du bas appareil urinaire [29].
6.3/ Infection urinaire masculine :
Le terme « infections urinaires masculines » inclut diverses présentations
cliniques, des formes peu symptomatiques sans fièvre jusqu'au choc septique.
Cette diversité justifie de moduler la prise en charge initiale en fonction des
signes cliniques.
Fait important, aucun test diagnostique non invasif ne permet d’écarter avec
certitude une prostatite aiguë, qui doit donc être prise en compte dans la prise en
charge ultérieure (choix des antibiotiques, durée de traitement, bilan
urologique).
6.4/ Bactériurie asymptomatique
Elle correspond à un ECBU positif chez un patient asymptomatique. Le seuil de
105 UFC/ml est classiquement retenu. Chez la femme, un 2 ème ECBU positif
avec la même bactérie, est utile pour retenir la BA [30]. La leucocyturie n’a pas
d’intérêt dans ce cas.
6.5/ Infection urinaire du sujet âgé
Elle correspond à toute infection urinaire, signes cliniques avec ECBU positif,
survenue chez une personne âgée de plus de 75 ans ou ≥ 65 ans avec des critères
de fragilité [31, 32]. Les critères de fragilité sont les suivants :
Perte de poids involontaire au cours de la dernière année.
Vitesse de marche lente.
Faible endurance.
Faiblesse/fatigue.
Activité physique réduite.
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 40
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
à propos de 105 cas
Présence de co-morbidités .
6.6/ Infection urinaire gravidique :
Toute infection urinaire qui survient chez une femme enceinte, quel que soit le
terme est appelé « infection urinaire gravidique ». Elle peut se manifester sous
trois formes : bactériurie asymptomatique (BA), cystite aiguë gravidique et PNA
gravidique.
L’infection urinaire peut avoir des conséquences néfastes pour la mère et pour le
fœtus.
7/Les outils de diagnostic microbiologique des infections urinaires :
L’infection urinaire est l’une des infections communautaires les plus fréquentes,
dont le diagnostic repose sur la BU et l’ECBU qui permet de confirmer
l’infection par l’isolement, l’identification de l’agent responsable et la
réalisation d’un antibiogramme.
A l’état normal, le tractus urinaire est stérile sauf dans les derniers centimètres
de l’urètre distal là où existe une flore polymorphe d’origine digestive, cutanée
et génitale. Le diagnostic de l’infection urinaire repose sur des signes cliniques
évocateurs et l’existence d’une bactériurie et d’une leucocyturie significatives.
7.1/ Bandelette urinaire (BU) :
L’intérêt essentiel du dépistage par les bandelettes urinaires réside dans sa
faisabilité à domicile, à la consultation, ou même au lit du malade. Elles doivent
être réalisées sur des urines fraîchement émises et elles permettent de rechercher
essentiellement une leucocyturie et des nitrites. La positivité des nitrites traduit
la présence de germes capables de réduire les nitrates en nitrites grâce à une
enzyme : nitrate réductase. C’est le cas des entérobactéries.
Certains germes ne produisent pas de nitrate réductase tels que les
staphylocoques, les entérocoques, les Pseudomonas spp et Acinetobacter spp.
Chez la femme asymptomatique, une BU négative permet d’éliminer une
infection urinaire avec un taux très faible de faux négatif (VPN > 95%) en
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 41
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
à propos de 105 cas
l'absence d'immunodépression grave. Chez l’homme, la présence de leucocytes
et/ou les nitrites permettent de retenir le diagnostic (VPP > 90%). Mais son
absence n’élimine pas le diagnostic. La BU seule n’est recommandée que dans
la cystite aiguë simple. Elle peut être demandée dans les autres situations pour
aider au diagnostic. En cas de positivité, un ECBU doit être réalisé
systématiquement sauf dans la cystite simple non récidivante.
La BU est le seul examen à envisager en cas de cystite aigue simple.
La suspicion d’une infection urinaire chez l’homme doit toujours faire
indiquer un ECBU indépendamment des résultats de la BU.
7.2/ Examen cytobactériologique des urines (ECBU)
L’ECBU est l’un des examens biologiques les moins invasifs dont l’étape pré-
analytique est l’une des plus critiques en microbiologie. Des conditions de
prélèvement, de conservation et de transport défectueuses peuvent modifier la
qualité de l’analyse bactériologique.
7.2.1/ Condition de Prélèvement :
On prélève les urines du matin ou des urines ayant séjourné au moins 3 heures
dans la vessie. L’échantillon d’urine à analyser est celui du milieu du jet du fait
de sa représentativité de l’urine vésicale normalement stérile. Son recueil doit se
faire en évitant sa contamination par la flore commensale qui colonise l’urètre et
la région génitale externe chez la femme.
- Le mode de recueil de l’échantillon d’urines doit se faire après lavage
hygiénique des mains et toilette soigneuse du méat et de la région vulvaire
(chez la femme).
- Le premier jet (20ml) d’urines est éliminé et ne sont recueillis que les 20 à
30 ml suivants dans un flacon stérile, en évitant de toucher le bord
supérieur du flacon.
- Le flacon, fermé hermétiquement et identifié, sera porté immédiatement
au laboratoire accompagné de la prescription.
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 42
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
à propos de 105 cas
Plus rarement, l’urine est recueillie par ponction sus-pubienne qui reste le « gold
standard » ou par cathétérisme urétral. Chez les patients incontinents, le recueil
d’urines se fait par sondage urinaire (aller/retour) chez la femme et par
collecteur pénien chez l’homme.
- Conservation et transport : Les urines recueillies doivent être acheminées
rapidement au laboratoire. Elles ne doivent jamais être conservées plus
de deux heures à température ambiante avant la mise en culture.
Néanmoins, elles peuvent être conservées à +4°C pour une durée
maximale de 12 heures.
7.2.2/ Examen cytologique et bactériologique :
7.2.2.1/ Examen cytologique :
L’urine normale contient moins de 10.000 leucocytes ou hématies/ml. Quelques
cellules épithéliales et urothéliales, des cylindres et des cristaux peuvent
également être observés. La leucocyturie traduit la réponse inflammatoire de
l’organisme face à l’agression du tractus urinaire par un agent pathogène. Elle
est considérée comme significative si elle est ≥ 104 leucocytes/ml. L’absence de
leucocyturie a une bonne valeur prédictive négative (80 à 90%) pour exclure une
infection urinaire. Néanmoins, une leucocyturie peut être absente dans
d’authentiques infections urinaires, quand l’ECBU est réalisé précocement, ou
chez les patients neutropéniques ou si l’échantillon d’urine n’a pas été traité
rapidement et les leucocytes se trouvent dès lors altérés.
7.2.2.2/ Mise en culture :
Elle a pour but de confirmer le diagnostic d’une infection urinaire. Elle permet
de dénombrer le micro-organisme, de l’identifier et de tester sa sensibilité aux
antibiotiques.
Au-delà de deux types de colonies différentes, l’analyse ne peut être poursuivie
car les infections polymicrobiennes d’origine communautaire sont rares.
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 43
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
à propos de 105 cas
La culture quantitative est réalisée à l’aide d’une anse calibrée (10µl), Une
bactériurie inférieure à 103 UFC/ml est en faveur de l’absence d’infection ou de
colonisation. Une bactériurie ≥ 103 UFC/ml est en faveur d’une infection
probable mais en tenant compte du contexte clinique, du nombre d’espèces
isolées, de la nature des bactéries isolées et de la présence d’une leucocyturie
significative. Selon les nouvelles recommandations de « l’European guidelines
for urine analysis » et les dernières conférences de consensus Européens, quatre
catégories de microorganismes peuvent être distinguées en fonction de leur
niveau d’implication dans l’étiologie des infections urinaires et le seuil de
bactériurie significative [33, 34] :
Catégorie 1 : Bactéries systématiquement responsables d’infection
lorsqu’elles sont isolées à partir de 103 UFC/ml. Il s’agit d’Escherichia
coli, responsable de 80% des cas de cystites aigues simples, et
Staphylococcus saprophyticus agent responsable des cystites aigues
communautaires des jeunes femmes de 15 à 30 ans.
Catégories 2 : Certaines bactéries moins souvent responsables
d’infections urinaires mais souvent impliquées dans les infections
nosocomiales. Il s’agit des entérobactéries autres que E. coli ; Proteus,
Klebsiella spp., Enterobacter spp., Serratia spp., Citrobacter spp,
Pseudomonas aeruginosa, Corynebacterium urealyticum, Enterococcus
spp et Staphylococcus aureus.
Catégorie 3 : Certains pathogènes sont considérés comme étant « douteux
» Streptococcus agalactiae, staphylocoques à coagulase négative (autres
que Staphylococcus saprophyticus), Acinetobacter spp, S. maltophilia,
Pseudomonas spp autres que P. aeruginosa et Candida spp. Leur
implication comme pathogène exige un niveau de bactériurie supérieur à
105 UFC/ml.
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 44
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à propos de 105 cas
Catégorie 4 : Certaines bactéries sont considérées comme des
contaminants et appartiennent à la flore urétrale ou génitale de proximité
telle que Lactobacillus, Gardenella vaginalis, Corynebacterium spp (sauf
C. urealyticum) et les streptocoques alpha hémolytiques.
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 45
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à propos de 105 cas
Tableau II : infection urinaires communautaires : interprétation en
fonction des catégories des espèces bactériennes responsables.
Espèce bactérienne Leucocyturie Bactériurie Signification
≥104 /ml Seuil de clinique
significativité
Catégorie 1 + ≥103 UFC/ml Infection urinaire
E. coli,
S. saprophyticus
Catégorie 2 + ≥103 UFC/ml Infection urinaire
Entérobactéries (autres que E. chez
coli), l’homme
Pseudomonas aeruginosa,
Enterococcus spp, ≥104 UFC/ml chez
Staphylococcus aureus, la femme
C.urealyticum,
Catégorie 3 + ≥105 UFC/ml Leur implication
Streptococcus agalactiae, exige
Staphylocoques à coagulase la positivité d’au
négative (autres que S moins deux
saprophyticus), Acinetobacter échantillons
spp, d’urine et des
Pseudomonas spp (autres que critères cliniques
P. aeruginosa), S. maltophililia d’inflammation
Candida spp
Catégorie 4 Sont considérés
Lactobacillus, Variable comme espèces
G. vaginalis, contaminantes
Corynebacterium spp et sauf isolement sur
Streptocoques alpha ponction sus
hémolytiques pubienne
NB : D’autres seuils de signification sont appliqués en cas d’ECBU prélevé par
ponction sus -pubienne (>10 UFC/ml pour les bactéries des groupes 1 à 4) ou
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 46
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à propos de 105 cas
par sondage simple (> 103 UFC/ml pour les bactéries des groupes 1 à 3) une
analyse simple mais tributaire de deux temps critiques, l’étape pré-analytique,
qui conditionne le résultat de l’analyse, et l’interprétation microbiologique.
En cas de problème d’interprétation, un nouveau prélèvement doit être réalisé.
L’isolement de micro-organismes responsables doit obligatoirement être suivi
d’un antibiogramme pratiqué selon les recommandations du CA-SFM /
EUCAST.
En présence de signes cliniques, l’ECBU est le seul examen qui permet de
confirmer une infection urinaire. Pour les espèces bactériennes les plus
courantes (catégories 1 et 2) :
Le seuil de bactériurie retenu comme significatif pour l’homme est de 10 3
UFC/ml quel que soit le germe en cause.
Chez la femme, le seuil de bactériurie est de 103 UFC /ml pour E. coli et
S. saprophyticus, et de 104 UFC /ml pour les autres entérobactéries.
7.3/ Antibiogramme :
IL ne fait pas partie de l’ECBU, mais doit compléter la culture si la
bactériurie est supérieure ou égale 105 germes/ml. L’antibiogramme est
effectué sur une colonie bactérienne dont la méthode classique est la
diffusion en gélose avec utilisation des disques.
D’autres méthodes de détermination de la sensibilité des germes aux
antibiotiques sont utilisées : méthode API en milieu semi - gélose,
méthode en milieu liquide. Il permet de diagnostiquer les mutants
résistants et les I.U récidivantes par une infection ou par rechute.
Une souche sensible est une souche qui peut être atteinte par un traitement
à dose habituelle par voie générale.
Une souche intermédiaire est une souche qui peut être atteinte par un
traitement local, une augmentation des doses par voies générale ou une
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 47
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concentration physiologique particulière (urine ; bile etc.…) au niveau du
foyer infectieux.
Une souche résistante est une souche qui ne répondra probablement pas
quel que soit le type de traitement.
7.3.1/ L’antibiogramme standard en milieu gélosé : méthode des disques
7.3.1.1/ Principe général :
Pour réaliser l’antibiogramme par la méthode des disques, la culture bactérienne
est ensemencée à la surface d’une gélose spécialement étudiée, la gélose de
Mueller-Hinton, éventuellement additionnée de sang. Des disques pré-mprégnés
d’une dose connue d’antibiotique sont déposés à la surface de la gélose.
L’antibiotique diffuse à partir du disque en créant un gradient de concentration.
La détermination du diamètre de la zone d’inhibition permet une estimation de
la concentration minimale inhibitrice. Les caractères de sensibilité ou de
résistance de la souche bactérienne en seront déduits.
7.3.1.2/ Technique :
En pratique, on réalise à partir de l’isolement (souche pure) un ensemencement
en tapis sur le milieu. On dispose ensuite les disques d’antibiotiques et on place
à l’incubateur. Au bout de 24 h, on lit les différents diamètres d’inhibition et on
peut conclure en comparant ceux-ci aux abaques de lecture.
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Figure 3: Technique de réalisation de l’antibiogramme en milieu gélosé
[73].
7.3.1.3/ Interprétation :
Les abaques de lecture se présentent sous forme de bandes présentant deux
données qui délimitent les zones SENSIBLE, INTERMEDIAIRE et
RESISTANTE. Un report du diamètre mesuré sur la boîte permet de conclure
rapidement.
Exemple : 3 souches bactériennes sont testées vis a vis de l’ampicilline. On
mesure les diamètres d’inhibition suivants : souche A 8 mm, souche B 25 mm et
souche C 15 mm
B 25 mm C 15mm A 8 mm
Sensible Int. Resistante
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 49
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Figure 4 : Résultats d’interprétation de l’antibiogramme en milieu gélosé
[73].
La souche A est donc RESISTANTE, la souche B est SENSIBLE et la souche C
est déclarée INTERMEDIAIRE.
7.3.2/ Antibiogramme en milieu liquide :
Comme il existe des galeries d’identifications miniatures, il existe une galerie
antibiogramme. Chaque antibiotique est testé à deux concentrations différentes
(délimitant les zones « sensible » et « résistant ») en milieu liquide.
7.3.3/ Transposition pour le praticien :
En se souvenant que les concentrations utilisées pour lire l’antibiogramme sont
les concentrations sériques obtenues chez l’humain en bonne santé après
injection parentérale de la dose appropriée, les messages découlant des résultats
de l’antibiogramme pour le praticien sont :
Souche résistante : la probabilité d’obtenir une concentration
suffisamment élevée in vivo pour contrer la bactérie est nulle ;
Souche sensible : la probabilité d’obtenir une concentration suffisamment
élevé in vivo pour contrer la bactérie est excellente (cela ne signifie pas
que l’animal guérira d’office, car un ensemble d‘autres paramètres
interviennent) ;
Souche intermédiaire : la probabilité d’obtenir une concentration
suffisamment élevée pour contrer la bactérie est faible si on ne peut
augmenter de manière significative la dose administrée.
8/ Epidémiologie des bactéries rencontrées dans les I.U :
La principale bactérie responsable d’IU communautaire est Escherichia coli
(E.coli). Sa proportion varie de 45% à 70% chez l’homme, à 75% à 95% pour la
femme [16]. Ensuite, les autres entérobactéries, en particulier Proteus spp. et
Klebsiella spp., représentent 10% à 25% des IU. Enfin, Staphyloccocus
saprophyticus serait retrouvé dans 1% à 7% des cystites, le plus souvent chez la
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 50
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femme jeune entre 15 et 30 ans. Depuis plusieurs années, une augmentation des
résistances bactériennes est constatée avec pour principale origine la pression de
sélection liée aux antibiotiques [17]. Une méta-analyse menée en 2010 a montré
le lien entre IU à bactéries résistantes et prise d’antibiotiques avec des odds ratio
jusqu’à 4,4 (IC95%= 3,785, 12) à un mois, et persistant jusqu’à douze mois
après la prise d’antibiotiques [35]. On parle de bactérie multi résistante lorsqu’il
existe des résistances à au moins une molécule dans au moins trois classes
d’antibiotiques différentes [36]. En 1980, des enzymes appartenant à la famille
des bétalactamases à spectre élargi (BLSE) ont été découvertes en particulier
chez les entérobactéries de type Klebsiella pneumoniae et E.coli, leur conférant
des propriétés de résistance élargies aux C3G et aux monobactames (aztréonam)
et très fréquemment associées à une résistance aux fluoroquinolones.
L’usage d’antibiotiques à large spectre est à l’origine de ce problème majeur.
Deux mécanismes principaux participent à la formation de résistances :
− La sélection de clones résistants présents dans l’intestin,
− l’acquisition de modifications génétiques par les bactéries soit par mutation
chromosomiques, soit par intégration de matériel génétique via un plasmide,
mécanisme le plus fréquent. Des facteurs de risque sont identifiés tels que :
antécédent d’IU à EBLSE dans les 6 mois, traitement par fluoroquinolones/
amoxicilline - acide clavulanique/C2G/C3G dans les 6 mois précédents, voyage
récent en zone endémique, hospitalisation dans les 3 mois, institutionnalisation.
D’autres facteurs favorisants sont décrits comme la transmission directe à
l’Homme de bactéries résistantes (via la diffusion de gènes de résistance entre
les bactéries animales et celles de l’Homme), et l’ingestion de résidus
d’antibiotiques présents dans les denrées animales [37, 38]. Une étude réalisée
au Pays-Bas a mis en évidence des gènes de résistance similaire entre des
EBLSE retrouvées dans la viande de poulet et chez l’Homme[39], problème qui
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s’amplifie en Europe du fait de la pression de sélection antibiotique exercée sur
les animaux [40].
8.1/ Rôle du micro biote intestinal :
Les bactéries responsables d’IU sont le reflet de la flore intestinale. En effet, la
contamination par voie ascendante à partir de la flore périnéale est le mode le
plus fréquent d’apparition d’une IU. Il existe deux mécanismes de « création »
de bactéries résistantes : « direct » via la sélection au sein même d’un foyer
infectieux, et « indirect » par sélection au sein des flores commensales, dont le
principal est la flore intestinale.
Cette flore intestinale ou micro biote se décompose en une flore « dominante »
composée de bactéries anaérobies, une flore « sous-dominante » composée
d’entérobactéries dont E.coli, une flore de transit et une flore fécale [41]. De par
leur passage intestinal, les antibiotiques ont un impact direct sur le micro biote
digestif qui constitue ainsi un réservoir de mutants résistants qui peuvent se
répandre dans l’environnement par contamination fécale [42,43]. De fait, une
augmentation inquiétante de la prévalence du portage d’EBLSE dans les selles a
été constatée en 10 ans [44]. Une étude a même montré que certains E.coli
résistants aux quinolones développaient des caractéristiques génétiques et
métaboliques leur permettant une meilleure résistance au stress oxydatif et donc
une meilleure adaptation à la flore commensale intestinale, les rendant de ce fait
plus difficiles à éradiquer par la suite [45].
8.2/ Cas de la bactérie Escherichia coli :
Il s’agit d’un bacille Gram négatif commensal de la flore intestinale qui peut
devenir pathogène et être responsable d’IU, de gastro-entérite aigüe, de
méningite, ou même de septicémie [46]. A l’état naturel, il est sensible à
l'ensemble des antibiotiques exceptées les pénicillines G et M. A l’échelle
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 52
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nationale, les données de sensibilité concernant les souches bactériennes
proviennent essentiellement de l’Observatoire National de l’Epidémiologie de la
Résistance Bactérienne aux Antibiotiques (ONERBA) et du Réseau d’Alerte,
d’Investigation et de Surveillance des Infections Nosocomiales (RAISIN).
En France [76], le profil de résistance d’E.coli aux principaux antibiotiques est
le suivant : 45% pour l’amoxicilline, 25% à 35% pour l‘association
amoxicilline-acide clavulanique, 23% pour le TMP et le TMP-SMX, 12 à 15%
pour le pivmecillinam, 5% pour les C3G, <5% pour la fosfomycine, la
nitrofurantoine et les aminosides.
Pour les fluoroquinolones, il existe une disparité des taux de résistance en
fonction de la situation clinique : de 3% à 5% pour les cystites aigües simples, et
de 10% à 25% pour les autres IU, avec ou sans facteur de risque de
complication. La principale caractéristique des E.coli résistants aux C3G est la
production d’une BLSE dans le milieu communautaire de type CTX-M [47], et
dans le milieu hospitalier de type TEM ou SHV. Une circulation de ces bactéries
a été constatée entre les deux milieux depuis quelques années [48]. Depuis 2000,
on remarque une augmentation permanente de la résistance d’E.coli aux C3G
passant de 1,4 % en 2008 à 3,2 % en 2013 [49, 50]. A Clermont-Ferrand, entre
2006 et 2009, une hausse de 400% des EBLSE, dont 70% d’E.coli, a été mise en
évidence dans les IU communautaires dans les services d’urgence [47].
En 2013, sur 51.463 souches isolées d'urines dans 11 des 13 nouvelles régions
de France, la proportion d’E.coli producteurs de BLSE était de 3,3% avec une
variation de 1,8% à 5,1%. Des taux de résistance entre 40% et 60% pour le
cotrimoxazole et les quinolones étant retrouvés chez ces bactéries, le recours aux
carbapénèmes semble inévitable [50–51], ce que confirme la figure 5 [5].
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 53
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Figure 5 : Evolution de la consommation de carbapénèmes[4 ].
Cependant, des cas de résistances aux carbapénèmes et à la colistine ont été mis
en évidence récemment en Europe chez des volailles, créant ainsi un haut risque
d’impasse thérapeutique en cas de contamination… [41].
9/Les diagnostics différentiels:
Plusieurs affections ressemblent aux infections urinaires et peuvent prêter à
confusion.
9.1/ En cas d’infection urinaire basse :
Les diagnostics de cystite peuvent être portés à tort devant : une cystite
interstitielle ; les cystalgies à urine claire ; la cystite radique ;
9.2/ En cas d’infection urinaire haute
On doit toujours penser à une infection urinaire devant la fièvre et les
troubles digestifs de certaines pathologies telles que :
Le paludisme : qui associe fièvre, vertige, céphalées, frissons,
nausées, vomissement, diarrhées, arthralgie.
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 54
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La fièvre typhoïde : en cas de fièvre, vertige, céphalées, frissons,
nausées, vomissement diarrhées, gargouillement de la fosse iliaque
droite et parfois insomnie.
Salpingite aigue : devant les douleurs pelviennes, leucorrhées, fièvre,
frissons, nausées.
L’appendicite aigue qui associe les douleurs de la fosse iliaque
droite, fièvre modérée, nausées, vomissements.
La cholécystite aigue en cas de douleur de l’hypochondre droit,
fièvre, frissons.
La pancréatite : devant une fièvre, douleurs de l’hypochondre droit,
frisson.
La sigmoïdite : qui associe douleur, fièvre, frissons
La pneumonie : devant une fièvre ; frissons, signes pulmonaires
10/ Les complications :
Les infections urinaires compliquées sont définies par leur survenue en
présence d’une sonde urinaire ou d’une anomalie fonctionnelle ou
anatomique de l’arbre urinaire ou encore par le terrain (patient diabétique
ou immunodéprimé). La distance entre l’infection non compliquée et
compliquée est importante ; en effet dans ce dernier cas, la résistance
bactérienne est plus fréquente et la réponse au traitement est plus
aléatoire même en cas d’antibiotique actif sur le germe en cause.
11/ LE TRAITEMENT
11.1/ Le Traitement préventif :
Toutes les infections urinaires sont volontiers récidivantes, mais les
cystites féminines sont en fait les seules infections urinaires pour
lesquelles une prophylaxie est proposée depuis 20 ans environ ; elle
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 55
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concerne surtout la jeune femme et la petite fille [53]. En France, environ
3 millions de fois ce diagnostic est porté par an, ce qui fait que la cystite
de la femme est devenue un problème de santé publique [54]. La récidive
est jugée par la survenue d’au moins quatre épisodes par an [53].
La prophylaxie repose sur les mesures d’hygiène qui comportent :
Une prise journalière de liquide 1,5 litre au minimum.
Des mictions régulières complètes pas trop espacées.
Une miction post-Coïtale.
Une toilette périnéale à l’eau et au savon au maximum une fois par
jour.
La régularité du transit intestinal.
Il y’a aussi l’antibioprophylaxie : qui peut être continue ou discontinue.
L’antibioprophylaxie continue est basée sur une dose journalière faible,
une prise le soir. Elle peut concerner les antibiotiques antibactériens ou
antiseptiques urinaires tels que la triméthoprime sulfamethoxazole, la
fosfomycine Trométamol, les fluoroquinolones ; mais l’inconvénient est
la sélection des mutants résistants. L’antibioprophylaxie discontinue est
basée sur la prise de deux ou trois fois par semaine d’une dose usuelle ou
plus faible d’un antibactérien urinaire ou d’un antibiotique bien toléré.
Elle concerne la prophylaxie post-Coïtale ou péri coïtale ou encore le
traitement du lendemain surtout lorsque le Coït est le principal facteur
déclenchant.
11.2/ Traitement curatif
11.2.1/ Le But :
Le but du traitement est d’éradiquer l’infection urinaire et d’éviter les
récidives.
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 56
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
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11.2.2/ Les moyens :
Le traitement de l’infection urinaire avec obstacle ou anomalie est médical
et chirurgical.
11.2.2.1/ Les moyens médicaux :
Le traitement de l’infection urinaire sans obstacle repose sur une
antibiothérapie.
LES ANTIBIOTIQUES :
La consommation d’antibiotique est largement majoritaire en ville par
rapport à l’hôpital avec 125 millions d’unités vendues contre 17,9 millions.
Dans son rapport de 2013, l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament
(ANSM) isolait trois antibiotiques « critiques » car particulièrement
générateurs de résistances bactériennes : les C3G, les fluoroquinolones, et
l’association amoxicilline-acide clavulanique [55].
Cette liste d’antibiotique à haut risque de générer des résistances tient compte en
priorité de leur impact sur les flores commensales et sur les bactéries anaérobies
[56]. En revanche, les antibiotiques comme la fosfomycine, le pivmécillinam et
la nitrofurantoïne ont un faible impact sur la génération de résistance et sont à
privilégier. Ils ont également une activité sur les EBLSE même si dans les IU
sans signe de gravité, la prescription d’un traitement probabiliste ne doit pas
tenir compte du risque d’infection à EBLSE. Parallèlement à la stabilisation de
la consommation de fluoroquinolones, il est mis en évidence une importante
augmentation de la consommation des C3G et de la prescription de pénicilline.
La pénicilline reste l’antibiotique le plus utilisé dans les IU en particulier
l’amoxicilline souvent associée à l’acide clavulanique.
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 57
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
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Figure 6: Part des différentes classes d’antibiotiques dans la
consommation à l’hôpital en France et comparaisons 2000-2013 [5].
Les céphalosporines ont un impact majeur sur le microbiote du fait de leur
diffusion biliaire, et ce d’autant plus qu’elles sont administrées par voie orale.
Au sein des céphalosporines injectables, la préoccupation semble plus grande
pour celles de troisième et quatrième génération, et en particulier pour la
ceftriaxone. Pour les fluoroquinolones, le risque d’IU avec une souche résistante
est très largement augmenté lorsqu’un traitement par cette même classe a été
instauré dans les 6 mois, les contre-indiquant même dans cette situation. Les
risques sont plus grands pour ces molécules que pour les C3G du fait de taux de
résistance plus élevés. Ces molécules sont à utiliser autant que possible en
dernier recours. Cependant, lorsqu’un traitement ambulatoire est envisagé la
voie orale est généralement privilégiée ce qui engendre l’utilisation de
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 58
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
à propos de 105 cas
fluoroquinolones, les C3G orale n’étant pas indiquées. Les aminopenicillines
n’ont pas de contre-indication et ont une résistance naturelle aux : klebsiella,
pseudomonas mycoplasme et chlamydia. L’association d’acide clavulamique
permet une plus grande efficacité. Ils font une synergie avec les aminosides. Les
ureidopénicillines (Mezlocilline) sont de plus en plus actifs sur des
pseudomonas que les klebsielles.
Les céphalosporines de 3ème génération sont actives sur les bacilles Gram
négatifs et les entérobactéries et ont une diffusion urinaire faible. Le
mycoplasme, chlamydia, pseudomonas ont une résistance au céfixime (Oroken).
Le mycoplasme, chlamydia ont une résistance aux : le cefotaxime (Claforan®),
la ceftriaxone (Rocéphine®) et le ceftazidime.
Les Carbapenèmes :Thiénamycines (Imipénème) sont actifs sur les
bacilles Gram négatif.
Les aminosides : la Gentamicine (Gentalline®) est généralement
utilisée en association avec les autres antibiotiques.
Les Tétracyclines : La Doxycycline sont actifs sur : mycoplasme,
chlamydia T, Tréponème, gonocoque.
Ils sont contre indiqués chez l’enfant et pendant la grossesse.
Les sulfamides + Triméthoprime : sulfaméthoxazole-triméthoprime
(Bactrim ®, Bactrim forte ®). Ils sont actifs sur les entérobactéries et
mycoplasme, chlamydia y sont résistants. Leurs contre-indications sont
le nouveau-né, grossesse et l’allaitement.
Les Quinolones de 1ère génération : Acide nalidixique (Négram Fort
®). Chlamydia et pseudomonas y sont résistants et sont contre indiqués
chez la femme enceinte.
Les fluoroquinolones : Pefloxacine (Peflacine®), Ciprofloxacine
(ciflox ®), Ofloxacine (Oflocet ®), Norfloxacine (Noroxine ®).
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 59
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Leurs indications sont les entérobactéries mais sont aussi actifs sur
mycoplasme, chlamydia T ; Pseudomonas, Staphylocoques avec comme
contre-indications : grossesse, allaitement et l’enfant.
La Fosfomycine – Trométamol : Monuril ®, Uridoz® sont moins
utilisés vu leur coût.
La Nitroxoline : Le Nibiol® est utilisé chez la femme enceinte.
La Nitrofurantoïne : Furadoïne®), Furadantine ®), Microdoïne®)
Ils sont actifs sur E. coli, Entérobacter cloacae, quelques klebsielles
avec comme indication particulière ; le traitement antimicrobien
prophylactique, prolongé, à petites doses.
11.2.2.2/ Les moyens chirurgicaux :
Le traitement de l’infection urinaire avec obstacle comporte trois volets :
Traitement médical avant l’acte chirurgical qui a pour but de stériliser
les urines, les voies excrétrices, le parenchyme rénal avant la levée de
l’obstacle selon le tableau clinique et le terrain.
Le traitement chirurgical qui peut être radical ou conservateur.
La Prophylaxie post-opératoire en fonction de l’antibiogramme et selon
les circonstances par antibiothérapie continue ou discontinue.
11.3 / Les indications
Les anti-infectieux choisis doivent avoir une bonne diffusion urinaire, et être
bactéricides. Depuis quelques années, le traitement conventionnel de l’infection
urinaire reposait sur une antibiothérapie de 7 à 10 jours. En 1967,
GRUNEBERG et BRUMFITT en démontrant qu’une dose unique d’un
sulfamide pouvait avoir la même efficacité qu’un traitement par l’ampicilline
pendant 7 à 10 jours, a ouvert une nouvelle ère [57]. Dès lors, de nombreux
essais ont confirmé l’efficacité de la dose unique au cours des infections
urinaires bases non- compliquées de la femme avec l’inquiétude du risque de
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 60
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masquer une atteinte parenchymateuse non diagnostiquée et de ne pas
l’éradiquer risquant l’évolution vers la chronicité [57, 58]. Selon la 2ème
conférence de consensus de 1990, on distingue deux modalités de traitement :
Les traitements courts : prise unique (ou mono dose) et traitement de
trois jours maximums.
Les traitements conventionnels d’antibiothérapie de 5, 7, 10 jours et
plus. Elle a aussi défini le choix entre les deux modalités selon la
situation clinique et précisé des critères de choix parmi les divers
antibiotiques.
Les infections non parenchymateuses
La cystite bactérienne :
Un traitement de 3 à 5 jours : est suffisant en cas de cystite non
compliquée de la femme.
Les produits d’élimination rapide sont utilisés tels que : la sulfaméthoxazole
–triméthoprime (Bactrim Forte®), la norfloxacine (Noroxine®), la
nitrofurantoïne (Furadoïne®), et l’amoxicilline (clamoxyl®).
En cas d’Echec thérapeutique on utilise en 2ème intention la Fluoroquinolone,
la Co-amoxiclav ou la Céfixime.
Le traitement à dose unique ou traitement « minute » : Est pratiqué
chez les patientes ayant un premier épisode d’infection urinaire, non
compliqué, sans facteur de risque.
L’intérêt de la monodose est sa facilité d’utilisation, son efficacité certaine
et la réduction du risque de sélection de bactéries résistantes présentes dans
la flore intestinale. Dans ce cas, on utilise des produits à élimination urinaire
prolongée, ce qui limite le choix à 3 classes d’antibiotiques :
Les associations sulfamide triméthoprime
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 61
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La fosfomycine-trimétamol - Fluoroquinolones
surtout.
Le traitement court peut être envisagé dans les conditions suivantes [57 ;
59] :
Patient de sexe féminin ;
Age supérieur à 18 ans et moins de 65 ans ;
Sans facteur de risque connu ;
Absence de grossesse ;
Absence de fièvre et de douleurs abdominale ;
Une infection urinaire évoluant depuis moins de 4 jours ;
Premier épisode de cystite aigue ou de récidives peu fréquentes ;
Absence d’antécédents et d’épisode d’infection urinaire dans les 3
derniers mois.
Les traitements courts sont aussi possibles dans certaines cystites récidivantes,
lorsqu’aucun facteur favorisant ne peut être traité et qu’un traitement a été
décidé.
Toute bactériurie chez la femme enceinte :
Doit être traitée dont la durée classique du traitement est de 7 à 14 jours.
L’ECBU est systématique et la surveillance est ensuite mensuelle.
Les antibiotiques utilisés sont : Les pénicillines (ampicilline, amoxicilline),
les céphalosporines. Les quinolones sont contre indiqués au 1er Trimestre et
pendant les 3 dernières semaines de la grossesse ;.
- Les infections à « répétition » :
C'est-à-dire 4 à 5 infections par an. La recherche de cause favorisant est
nécessaire par une échographie rénale et cystoscopie. Si la voie urinaire est
normale on procède à un traitement antimicrobien prophylactique.
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 62
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
à propos de 105 cas
Les infections parenchymateuses :
En cas de fièvre importante accompagnée de frisson avec altération
de l’état général, une hospitalisation est nécessaire et le traitement est
entrepris après le prélèvement des urines et des hémocultures afin
d’adapter l’antibiothérapie en fonction de l’antibiogramme. Le
traitement associe deux antibiotiques :
L’amoxilline (clamoxyl® 1 g en intra- veineuse toutes les 8 heures.
La gentamicine (gentalline®) 0,5- 1 mg/kg en intra-musculaire. Ce
traitement est poursuivi jusqu’à deux jours après le relais est pris par
une quinolone type ciprofloxacine ou de l’amoxicilline pendant un
mois.
Pyélonéphrite chez la femme enceinte
Selon l’ECBU on utilise le cefotaxime (Claforan®) 1g x 3/j ou la
ceftriaxone (Rocéphine ®) 1-2 g/j.
En cas de fièvre modérée sans signe de bactériémie, le traitement se fait à
domicile en utilisant une quinolone de bonne pénétration tissulaire :
ofloxacine ou ciprofloxacine pendant 3à 4 semaines.
Les prostatites : L’antibiothérapie doit être rapidement instituée et
suffisamment prolongée de 4 à 6 semaines dans la prostatite aiguë et 8 à 12
semaines dans la prostatite chronique, par voie orale.
Les antibiotiques utilisés doivent être d’emploi facile et bien tolérés actifs
in vitro sur le germe isolé, avoir des concentrations prostatiques largement
supérieures à la concentration minimale bactéricide(CMB) des germes.
Les antibiotiques qui possèdent ces critères sont :
- Le cotrimoxazole
- Les céphalosporines de 3ème génération et les urèdopénicillines
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 63
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
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- Les fluoroquinolones
- Les macrolides, leur spètre se limite aux Chamydiaes, aux
Mycoplasmes sauf (Mycoplasma hominis) et aux Streptocoques (sauf de
groupe D).
La bactériurie asymptomatique
Elle ne nécessite aucun traitement mais à rechercher systématiquement et à
traiter chez la femme enceinte. Une réinfection nécessite un nouveau
traitement suivi d’une prophylaxie par le nitrofurane jusqu’à la fin de la
grossesse.
11.4 LA RESISTANCE BACTERIENNE AUX ANTIBIOTIQUES
11.4.1 Les types de résistance aux antibiotiques :
Une souche bactérienne est dite résistante à un antibiotique lorsqu’elle ne
peut être atteinte par cet antibiotique quel que soit la voie d’administration.
Cette résistance préoccupe le clinicien car elle est source d’échec
thérapeutique. On distingue deux types de résistance aux antibiotiques : La
résistance naturelle et la résistance acquise.
a/ La résistance naturelle :
Elle concerne toutes les souches de la même espèce et se manifeste dès le
premier usage de l’antibiotique.
Exemple : Les bacilles à Gram négatif sont naturellement résistants à la
pénicilline G Les mycoplasmes sont résistants aux bêta lactamines. Cette
résistance peut être due soit à l’élaboration d’enzyme par les bactéries qui
détruit l’antibiotique ou à l’absence du site d’action de l’antibiotique sur la
bactérie : cas d’absence d’une paroi chez les mycoplasmes.
b/ La résistance acquise :
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Elle est le fait d’une souche bactérienne qui était sensible devient résistante
à un antibiotique. Les bactéries peuvent acquérir cette résistance par deux
mécanismes génétiques :
- La mutation chromosomique
- L’acquisition de plasmides.
C/ La mutation chromosomique :
C’est une variation spontanée rare et discontinue d’un caractère qui est
d’emblée héréditaire.
Elle existe avant l’utilisation de l’antibiotique et n’intervient que pour
sélectionner le mutant résistant. Le taux de mutation étant estimé à 10 8 pour
un antibiotique, si l’on fait une association de deux antibiotiques par
exemple, la probabilité devient encore faible : 1016. Donc en pratique,
lorsqu’on associe deux antibiotiques on se met à l’abri d’une sélection de
mutants résistants. Cette résistance chromosomique n’intéresse le plus
souvent qu’un seul antibiotique à la fois et se transmet surtout par
conjugaison avec 10 à 20 % des cas de résistances observées en clinique.
D / La résistance plasmidique :
Elle est plus importante, 80 % à 90 % des causes de résistances observées en
clinique. Des études ont permis la mise en évidence d’un plasmide de
résistance qui est porteur de genre gouvernant la synthèse d’enzymes qui
détruisent les antibiotiques. Il s’agit d’une poly résistance. La transmission
de cette résistance se fait comme une maladie infectieuse par contact direct
entre deux bactéries, de même espèce ou entre bactéries d’espèces
différentes d’où le nom de résistance infectieuse ou résistance épidémique.
Cette résistance concerne toutes les bactéries sauf les mycobactéries et
touche tous les antibiotiques sauf les quinolones, les nitrofuranes, les
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 65
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polypeptides, les Rifamycines. En pratique, au fur et à mesure de
l’introduction des antibiotiques en thérapeutique, on a vu apparaître et se
développer des souches résistantes. Pratiquement, dans tous les pays il s’agit
de résistance plasmidique, il est nécessaire voire impérieux de recourir à une
politique de restriction de la prescription des antibiotiques.
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 66
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V/ METHODOLOGIE :
1/ Cadre de l’étude :
Cette étude a été réalisée dans le service d’urologie du Centre Hospitalier
Universitaire Pr Bocar Sidy Sall de Kati.
1.1/ Présentation du CHU Pr Bocar Sidy Sall de Kati :
L’ancienne infirmerie de la garnison militaire française, créée en 1916, a été
érigée en hôpital en 1967. Puis une année plus tard en hôpital national en 1968.
En 1992, il avait changé de statut pour dévernir un établissement public à
caractère administratif (EPA). Puis érigé en établissement publique hospitalier
en 2003. Il est baptisé sous le nom CHU Pr Bocar Sidy Sall de Kati le 17
novembre 2016. Le Centre hospitalo-universitaire de Kati est l’un des 4 grands
hôpitaux nationaux de troisième référence du Mali.
De nos jours, l’hôpital a connu un grand changement. Tous les anciens
bâtiments coloniaux ont été démolis. Des structures modernes ont vu le jour ou
sont en chantier. C’est ainsi que nous avons 17 services dont 13 services
techniques et 4 services administratifs.
1.2/ Les services techniques :
Le service d’urologie ;
Le service de traumatologie et d’orthopédie ;
Le service de chirurgie générale ;
Le service de gynéco-obstétrique ;
Le service d’odontostomatologie ;
Le service d’ophtalmologie ;
Le service de pédiatrie ;
Le service de cardiologie ;
Le service des urgences ;
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 68
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Le service de médecine interne ;
Le service de kinésithérapie et d’acupuncture ;
Le laboratoire d’analyses biomédicales ;
La pharmacie hospitalière ;
Le service de radiologie.
1.3/ Les services administratifs :
L’agence comptable ;
Les ressources humaines ;
Le service social
La maintenance ;
1.4/ Présentation du service d’Urologie :
Le service d’urologie occupe l’aile Est du deuxième étage du pavillon
Abdoulaye SISSOKO dont le premier étage abrite la chirurgie générale et au rez
de chaussée se trouve la cardiologie et les bureaux de consultation des médecins.
A l’aile Ouest du deuxième étage se trouve le service de Médecine interne.
Les services disposent de 15 lits répartis entre 6 salles d’hospitalisations. Ainsi
que deux (02) bureaux pour les urologues, un bureau pour le surveillant du
service, deux (02) salles de garde, une salle de soins et deux grandes toilettes. Le
service d’urologie a été créé en Avril 2016 avec l’arrivée d’un chirurgien
urologue au CHU de Kati.
Son personnel est composé de :
Un chirurgien urologue, maître-assistant à la FMOS, chef de service ;
Un chirurgien urologue des armés, maître-assistant à la FMOS ;
Deux chirurgiens urologue, praticien hospitalier ;
Un assistant médical de bloc opératoire (IBODE) ;
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 69
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Un technicien supérieur de santé (Surveillant du service) ;
Sept techniciens de santé ;
Sept étudiants (de la faculté de médecine et d’odontostomatologie) hospitaliers
faisant fonction d’interne. Le bloc opératoire est composé de : trois salles
d’opérations (salle I, II, III) dont deux pour la chirurgie aseptique et une pour la
chirurgie septique que nous partageons avec les chirurgiens orthopédistes et
traumatologues et les chirurgiens généralistes et les gynécologues. Une salle de
réveil non fonctionnelle, un hall de lavage des mains entre salle I et II. Une salle
de stérilisation, un vestiaire, un bureau pour le major, une salle de garde des
infirmières anesthésistes, deux (2) magasins.
Les activités du service d’urologie se résument en des : Consultations externes
du lundi au jeudi, l’hospitalisation. Les interventions chirurgicales sont
programmées : Mardi, Mercredi, ainsi que les explorations fonctionnelles
(cystoscopie). Les urgences chirurgicales sont prises en charge tous les jours. La
visite des malades admis au service se fait tous les jours et les staffs tous les
vendredis.
2/ Type d’étude :
Il s’agissait d’une étude descriptive transversale à collecte rétrospective dans le
service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy Sall de Kati.
3/ Période d’étude :
Elle s’est déroulée sur une période de trois (03) ans allant du 1er Janvier 2016 au
31 Décembre 2018.
4/ Population d’étude :
Elle était constituée de tous les patient(e)s hospitalisé(e)s dans le service
pendant la période d’étude.
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 70
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5/ Echantillonnage :
Notre échantillon d’étude était exhaustif (tous les patients hospitalisés dans le
service pendant la période d’étude et ayant réalisé un ECBU+ATB).
6/ Critères d’inclusion :
Patient(e)s reçu(e)s en consultation et hospitalisé(e)s dans le service et ayant
réalisé un ECBU+ATB ;
Opéré(e)s ou non opéré(e)s.
7/ Critères de non inclusion :
Patient(e)s hospitalisé(e)s dont les dossiers sont incomplets ou perdus ;
ECBU+ATB réalisé mais le résultat est négatif.
8/ Support de données : Les supports de notre étude étaient :
- Les registres de consultation ;
- Les registres de compte-rendu opératoire ;
- Les registres d’hospitalisation ;
- Le dossier médical ;
Les examens complémentaires complémentaires demandés étaient : le bilan
préopératoire standard (NFS, glycémie, créatininémie et urée), l’ionogramme
sanguin (natrémie, chlorémie, phosphorémie, calcémie,) l'échographie reno-
vesico-prostatique, ECBU + Antibiogramme, le PSA total. Dans certains cas :
AUSP, UIV, UCRM, UROSCANNER, ECG.
9/ Méthodes :
Notre méthode comportait quatre phases :
9.1/ La phase de conception et de confection de la fiche d'enquête :
L’établissement de la fiche d'enquête a duré deux mois.
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 71
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Elle comporte des variables en deux chapitres : une partie administrative,
précisant l'état civil et l'adresse du malade ; une partie concernant la maladie.
9.2/ La phase de la collecte des données :
Ces données ont été collectées à partir des dossiers, des registres de consultation
et du compte-rendus opératoire d’Urologie. Chaque malade avait un dossier
dans lequel sont portés toutes les données administratives, cliniques,
diagnostiques et les traitements reçus. Les malades ont été recrutés soit à partir
des urgences, soit référés dans le service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy Sall
de Kati lors de la découverte d’une pathologie uro-génitale. L’exploitation des
dossiers avait été réalisée à l’aide d’une fiche d’exploitation où sont représentés
les renseignements.
9.3/ La phase d'enquête sur le terrain :
Elle avait pour but de retrouver toutes les informations nécessaires sur les
patients, et pour cela nous nous sommes limités aux renseignements fournis dans
le dossier.
9.4/ Variables étudiées :
9.4.1/ Variables qualitatives :
- Situation matrimoniale ;
- Nationalité ;
- Régime matrimonial ;
- Provenance ;
-Activité socioprofessionnelle ;
- Ethnie ;
- Mode de référence ;
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- Motif de consultation ;
- Signes cliniques d’IU ;
- Antécédents familiaux, chirurgicaux, personnels médicaux et uro-
génitaux ;
- Résultats de l’ECBU+ ATB ;
- Traitement ;
- Evolution.
9.4.2/ Variables quantitatives :
Examens complémentaires (bilan sanguin et l’ECBU+ATB).
10/ Analyse des données : Le traitement de texte et les graphiques ont été
faits sur les logiciel Word 2016 et Excel 2016 respectivement. Les données
ont été saisies et analysées à partir du logiciel SPSS version 21.0.
Le test statistique utilisé était le khi2 pour la comparaison des proportions
(avec p ≤ 0,05).
11/ Considération éthique et déontologique :
Les renseignements donnés par chaque patient étaient totalement confidentiels et
ne sauraient être divulgués. Ils ont été uniquement utilisés à des fins de
recherche. Les renseignements personnels concernant chaque patient, étaient
codifiés par un numéro qui ne permettait pas d’identifier le malade lors de la
publication des résultats de l’étude.
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 73
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VI/ RESULTATS
1/ Données sociodémographiques
1.1/ Age
Tableau III : répartition des patients selon l’âge
Age (années) Effectifs Pourcentage
[0-20] 5 4,8
[21-40] 4 3,8
[41-60] 19 18,1
[61-80] 62 59,0
[81-100[ 15 14,3
Total 105 100,0
Les patients dont l’âge variait entre 61et 80 ans avaient représentés 59% des cas,
avec un âge moyen de 65,80, et un écart type de 7,08.
1.2/ Sexe
Figure 7 : répartition des patients selon le sexe
4%
96%
MSCULIN FEMININ
Les patients de sexe masculin avaient représenté 96%.
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à propos de 105 cas
1.3/ Profession
Figure 8 : répartition des patients selon la profession
50 47,6
45
40
35
30
25 21
20 16,19
15
10 7,6
5,7
5 1,9
0
cultivateur ouvriers fonctionnaires commerçants ménagère autres
Les cultivateurs avaient représenté 47,6% des cas.
1.4/ Résidence
Tableau IV : répartition des patients selon la résidence
Résidence Effectifs Pourcentage
Koulikoro 57 54,3
Bamako 15 14,3
Kayes 12 11,4
Sikasso 11 10,5
Ségou 4 3,8
Mopti 3 2,9
Tombouctou 1 1,0
Kidal 1 1,0
Taoudéni 1 1,0
Total 105 100,0
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Il y’avait 57 patients venant de la région de Koulikoro soit un pourcentage de
54,3.
2/ Données cliniques
2.1/ Durée d’hospitalisations
Tableau V : Répartition des patients selon la durée d’hospitalisation en jour
Durée d’hospitalisation Effectifs Pourcentage
[0-7] 56 53,3
[8-15] 32 30,5
[16 et plus] 17 16,2
Total 105 100,0
Les patients dont la durée d’hospitalisation variait entre [0-7] jours étaient au
nombre de 56 soit 53,3% des cas.
2.2/ Motif de consultation
Tableau VI : Répartition des patients selon le motif de consultation
Motif de consultation Effectifs Pourcentage
Troubles mictionnels 89 84,6
Lombalgie 11 10,5
Grosse bourse 2 1,9
Douleur osseuse 1 1,0
Fistule urogénitale 2 2,0
Total 105 100,0
Les troubles mictionnels ont été retrouvés majoritairement soit 84,6% par
rapport aux autres motifs de consultation.
2.3/ Antécédents
a/ Antécédents urologiques
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Tableau VII répartition des patients selon les antécédents urologiques
Antécédents Urologiques Effectifs Pourcentage
Pas d’antécédents urologiques 93 88,6
Bilharziose Urinaire 11 10,5
HBP 1 1,0
Total 105 100,0
Dans 88,6% des cas, les patients n’avaient pas d’antécédents urologiques
b/ Antécédents médicaux
Tableau VIII : répartition des patients selon les antécédents médicaux
Antécédents médicaux Effectifs Pourcentage
Pas d’antécédents médicaux 69 65,7
HTA 30 28,6
Diabète 6 5,7
Total 105 100,0
Dans 65,7% des cas, il n’y avait pas d’antécédents médicaux
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c/ Antécédents chirurgicaux
Tableau IX : répartition des patients selon les antécédents chirurgicaux
Antécédents Chirurgicaux Effectifs Pourcentage
Pas d’antécédents 77 73,3
chirurgicaux
Hernie inguinale 20 19,0
Hydrocèle 4 3,8
HBP 4 3,8
Total 105 100,0
Dans 73,3% des cas il n’y avait pas d’antécédents chirurgicaux
2..4/ Signes fonctionnels
Tableau X: répartition des patients selon les signes fonctionnels
Type de troubles mictionnels Effectifs Pourcentage
Dysurie 85 81,0
Pollakiurie 87 83,0
Pyurie 104 99,0
Polyurie 99 94,2
Brûlure mictionnelle 75 71,4
Hématurie 9 8,6
Dans 99% des cas, la pyurie était présente.
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2.5/ Diagnostic retenu
Tableau XI : répartition des patients selon le diagnostic retenu
Diagnostic retenu Effectifs Pourcentage
HBP 71 67,6
Tumeurs du Tractus Urinaire 10 9,5
Sténose de l’urètre 6 5,7
Malformations uro-génitales 5 4,8
Lithiases urinaires 3 2,9
Hydrocèle 2 1,9
Sclérose du col 2 1,9
Cystocèle 1 1,0
Kystes 1 1,0
Fistule vésico-vaginale 1 1,0
Traumatisme uro-génital 1 1,0
Prostatite chronique 2 1,9
Total 105 100,0
Dans 67,6% des cas, les patients souffraient d’une hypertrophie bénigne de la
prostate.
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3/ Donnée para cliniques
3.1/ Germe retrouvé à la culture
Tableau XII : répartitions des patients selon le germe retrouvé à la culture
Germe identifié Effectifs Pourcentage
Escherichia coli 50 47,6
Staphylococcus aureus 38 36,2
Klebsiella pneumoniae 11 10,5
Proteus mirabilis 2 1,9
Pseudomonas aeruginosa 3 2,9
Brukholderia cepacia 1 1,0
Total 105 100,0
Escherichia coli avait était retrouvé dans 47,6% des résultats de la culture
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3.2/ résultat de l’antibiogramme
Tableau XIII : répartition selon le résultat de l’antibiogramme
Type d’antibiotique Effectif Effectif Effectif
ATB ATB ATB Non
Sensible Résistant testé
Ampicilline 4 49 52
Amoxicilline 5 47 53
Amoxicilline + Ac Clavulanique 15 38 52
Tazobactam 12 37 56
Ticarcilline 3 48 54
Céfotaxime 18 31 56
Ceftadizime 14 34 57
Ertapénème 38 11 55
Imipénème 43 8 54
Amikacine 21 29 55
Gentamycine 31 24 50
Tobramycine 19 29 57
Ciprofloxacine 19 32 54
Ofloxacine 11 37 57
Nitrofurantoine 36 11 58
Trimethoprime + 2 45 58
sulfaméthoxazole
Ceftriaxone 1 27 77
Cefixime 3 21 81
Chez 43 patients, l’imipeneme était l’antibiotique le plus sensible
Chez 48 patients, la tircaciline était résistante
Chez 77 patients, la ceftriaxone n’a pas été testée.
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4/ Donnée du traitement
4.1/ Traitement médical
Tableau XIV : répartition des patients selon le traitement basé sur
l’antibiogramme
Traitement sur Antibiogramme Effectifs Pourcentage
Oui 105 100,0
Non 0 0,0
Total 105 100,0
Tous les patients ont été traités sur la base des résultats de l’antibiogramme
4.2/ Durée du traitement médical
Tableau XV : répartition des patients en fonction de la durée du traitement
antibiotique reçu en jours
Durée du traitement en jours Effectifs Pourcentage
[1-7] 67 63,8
[8-15] 36 34,3
[16-30] 2 1,9
Total 105 100,0
La durée moyenne du traitement antibiotique était ≈ 9 jours avec un écart type
de 1,48.
4.3/ Traitement chirurgical
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Tableau XVI : répartition des patients selon le type de traitement
chirurgical
Type de chirurgie Effectifs Pourcentage
Adénomectomie de la prostate 65 61,9
Non opérés 7 6,7
RTUP 6 5,71
RTUV 6 5,71
Cure d’hydrocèle 1 1,0
Cure de cystocèle 1 1,0
Stripping de la valve 2 1,9
Cervicotomie 2 1,9
Chirurgie lithiasique 3 2,9
Réimplantation Urétéro-vésicale 3 2,9
UTT 3 2,9
Néphrectomie 2 1,9
Kystectomie 1 1,0
Fistulorraphie 1 1,0
Cystorraphie 1 1,0
Pyeloplastie 1 1,0
Total 105 100,0
L’adénomectomie de la prostate avait représenté 61,9% des cas.
4.5/ Evolution
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Tableau XVII : répartition des patients selon l’évolution clinique
Guérison clinique Effectifs Pourcentage
Oui 95 90,5
Non 2 1,9
Décédé 8 7,6
Total 105 100,0
Dans 95%, la guérison clinique était obtenue.
5/ Donnée para clinique après le traitement
5.1/ ECBU de contrôle réalisé
Tableau XVIII : répartition des patients selon la réalisation de l’ECBU de
contrôle après le traitement antibiotique
ECBU de Contrôle Effectifs Pourcentage
Non 55 52,4
Oui 50 47,6
Total 105 100,0
Dans 52,4% des cas, les patients n’ont pas réalisé l’ECBU de contrôle
5.2/ Résultat de l’ECBU de contrôle
Tableau XIX : répartition des patients selon le résultat de l’ECBU de
contrôle réalisé
Résultat de L’ECBU de contrôle Effectifs Pourcentage
Négatif 50 100
Positif 0 0
Total 50 100,0
Dans 100% des cas l’ECBU de contrôle avait ramené une culture négative.
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VII/ COMMENTAIRES ET DISCUSSION :
1/Fréquence :
Durant la période d’étude nous avons recensé 575 patients hospitalisés dans le
service, parmi lesquels les IU ont représenté 105 cas, soit une fréquence
hospitalière de 18,26%.
2/ Sexe :
Dans cette population nous notons une prédominance du sexe masculin avec un
pourcentage de 96,2% contre 3,8% pour les femmes. Le sexe ratio était de
25,31. Ce pourcentage plus élevé chez les hommes peut être dû à une notion de
service qui s’occupe particulièrement plus des hommes que des femmes et du
fait que les infections urinaires surviennent dans les pathologies prostatiques
pour lesquelles ils consultent. Mais aussi du fait de la longueur de l’urètre chez
l’homme, qui est beaucoup plus long que celui de la femme. Et qui sera à
l’origine de la formation des obstacles sur le trajet urinaire, et favorisé ainsi les
IU. Cette observation est en conformité avec les données de Diallo S.F.D [60]
en 1994 à Bamako. Par contre, d’autres auteurs ont trouvé une prédominance
féminine [61, 62, 63, 64, 65].
3/ Age :
Dans notre étude, la tranche d’âge la plus touchée était celle de 61 à 80 ans soit
59%. Cette couche sociale représente celle des personnes vulnérables. Pour
Zomahoun en 2004 à Cotonou la tranche d’âge la plus concernée était celle de
25 à 39 ans. Epok [66] en 1999, à Bamako a rapporté que les infections
urinaires ont été plus fréquentes chez les malades âgés de plus de 60 ans soit
35,48%.
4/ Profession :
L’infection urinaire touche par ordre de fréquence les cultivateurs soit 47,6%,
les ouvriers soit 21,0%, les fonctionnaires soit 16,19%, les commerçants soit
5,7% et les autres 7,6%. Zomahoun [70] a rapporté que les fonctionnaires sont
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 87
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
à propos de 105 cas
plus atteints que les autres professions. Dans l’étude de Diallo S.F.D [60], les
ménagères ont été plus affectées soit 57,6%.
5/Aspects cliniques :
5.1/ Symptomatologie :
Les symptômes, par ordre de fréquence étaient la dysurie 81%; les brûlures
mictionnelles représentent 71,4%, la polyurie 5,7% ainsi que l’hématurie
terminale 3,8%. Ces données sont comparables à celles du Maroc où on trouve
des brûlures mictionnelles dans 57% des cas des infections urinaires. Epok [66],
trouve que les signes urinaires ont été dominés par la dysurie soit 12,94%, la
brûlure mictionnelle 10,33%, la pyurie 6,47% et la fièvre 3,8%.
5.2/ Antécédent :
Les antécédents médicaux de nos malades étaient, l’HTA dans 28,6% à cause
de l’âge avancé de nos patients et le diabète 5,7%. Et 88,6% n’avaient pas
d’antécédents urologiques et la bilharziose représentaient 10%, seulement 26,7%
des patients avaient un antécédent chirurgical.
5.3/ Diagnostics retenus :
Les pathologies retrouvées chez nos patients étaient l’HBP dans 67,6%, les
tumeurs du tractus urinaire dans 9,5%, les sténoses dans 5,7%, les
malformations uro- génitales dans 4,8%, les lithiases urinaires dans 2,9%. Ces
résultats témoignent d’une part que certaines pathologies sont responsables de la
survenue de l’I.U.
6/Données para cliniques :
6.1/ Examen cytobactériologique des urines :
Le diagnostic positif de l’infection urinaire repose sur l’aspect macroscopique et
l’aspect microscopique des urines. Sur le plan macroscopique, les urines sont
hématiques chez 8,6% des patients. Microscopiquement, la leucocyturie est
présente dans 62,9%% des cas ; la bactériurie ≥ 105 germes /ml est présente chez
53,3% de nos patients. Diallo S.F.D [60], retrouve 72,82% d’hématurie
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 88
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
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microscopique et 84,3% de bactériurie. A Casablanca [75], la leucocyturie était
présente chez 80 à 90% des patients, l’hématurie dans 45% des cas ; la
bactériurie ≥105germes /ml est présente chez 72,41% des patients. Les espèces
bactériennes le plus fréquemment isolées sont E.coli soit 47,6%
Staphylococcus aureus soit 36,2 %, Klebsiella pneumoniae soit 10,5 %,
pseudomonas aeruginosa soit 2,9 %, Proteus mirabilis soit 1,9% et Brukholderia
cepacia soit 1%. Siby F. B [74] trouve que l’espèce la plus fréquente reste,
E.coli suivi par Klebsiella pneumoniae, pseudomonas aeruginosa ,
Acinetobacter calco aceticus, Staphylococcus aureus, Enterobacter cloacae,
proteus mirabilis, streptococcus foecalis, citrobacter diversuis et serratia
marcescens. Dans notre étude, E.coli et Staphylococcus aureus restent
majoritaires. Selon Véronique Mondain [71], E.coli est responsable de 80 % des
infections urinaires. D’autres germes, tels que le Trichomonas vaginalis,
Gardnella vaginalis et Chlamydia T (non signalé dans les tableaux) ont été
détectés expliquant une contamination par le vagin. Ces résultats confirment
l’association d’I.U et d’infection urogénitale et que les signes d’appel urinaire ne
sont pas dus uniquement aux bactéries, il faut pousser les investigations même
en dehors d’un E.C.B.U négatif.
L’OMS estime à 92 millions le nombre annuel d’infection à Chlamydia
trachomatis dans le monde dont 4 millions de nouveaux cas en Amérique du
Nord et 5 millions en Europe de l’Ouest [11]. Au cours des urétrites subaiguës ;
T. vaginalis est impliquée dans 4 % des cas contre 25 % pour Chlamydia
trachomatis.
6.2/ ANTIBIOGRAMME :
Autrefois, l’ampicilline et l’amoxicilline étaient les molécules les plus utilisées
dans le traitement des infections de l’arbre urinaire. Dans notre étude, la
sensibilité des bactéries à ces deux antibiotiques a beaucoup diminué avec
respectivement 3,8% et 4,8%. Les antibiotiques les plus efficaces étaient
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Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
à propos de 105 cas
l’imipénème soit 41,0% ertapénème soit 36,2%, nitrofurantoine soit 34,3%,
gentamycine soit 29,5%, amykacine soit 27,6%, tobrammycine et
ciprofloxacine soit 18,1% chacun et la céfotaxime soit 17,1%. Notre étude,
confirme le caractère inquiétant de l’évolution de la résistance des bactéries aux
aminopénicillines (ampicilline, amoxicilline) 46,7% et 44,8%, et 32,2% des
souches étaient résistantes à l’association amoxicilline et acide clavulanique
contre une sensibilité de 14,3% des cas. Les souches isolées au cours de notre
étude étaient résistantes dans 45,7% à la ticarcilline ; 42,9% à la
trimethoprime+sulfaméthoxazole contre une sensibilité de 1,9% ; 35,2% à
l’ofloxacine contre une sensibilité de 10,5% ; la ciprofloxacine 30,5% ; 29,5%
à la céfotaxime ; tobrammycine 27,6% ; ceftriaxone 25,7% contre une sensibilité
de 1% ; cefixime 20% contre une sensibilité de 2,9%. Ce résultat est
pratiquement semblable à celui trouvé par le réseau Franc-comtois [72] en 2001
en France dont les fréquences de résistance à l’association amoxicilline/acide
clavulanique sont de 40,9%. PODIE [6] en 1999 à Cotonou, a retrouvé un
pourcentage de sensibilité (29,1%). Zomahoun [70] a retrouvé 42,4% de
sensibilité ; ces résultats sont plus élevés que le nôtre.
Au court de notre étude, nous avons constaté que la plupart des germes étaient
sensibe à 2 ou 3 antibiotiques. Un germe Brukholderia cepacia était sensible
uniquement à la Sulfamétoxazol+triméthoprime. Une étude menée dans le
Minnesota a montré qu’en 5 ans, le taux de résistance a été multiplié par 3 et 2,3
respectivement pour les C3G et les fluoroquinolones [67]. Aujourd’hui en
France, la prévalence des E.coli producteurs de BLSE atteindrait environ 7% des
souches communautaires [68]. De même, le taux élevé de résistance au
cotrimoxazole, confirmé par certaines études [69], justifie qu’il ne soit pas
utilisé en traitement probabiliste.
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 90
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
à propos de 105 cas
7/ Evolution clinique et biologique :
L’évolution fut marquée par une satisfaction totale des patients sur le plan
clinique avec une guérison de 90,5% des cas. Biologiquement, nous ne notons
aucune rechute ou réinfection après un E C B U de contrôle effectué chez 47,6%
des patients. Notre étude démontre, à l’instar de nombreux travaux que la
résistance est un phénomène grandissant. La mauvaise utilisation des
antibiotiques, l’automédication, la recrudescence des lieux de vente illicite des
antibiotiques, la mauvaise conservation des antibiotiques, les erreurs de
prescription pourraient expliquer en partie l’évolution de la fréquence des
résistances en Afrique.
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Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
à propos de 105 cas
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Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
à propos de 105 cas
VIII/ CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS :
1/ CONCLUSION :
En l’espace de 3 ans, nous avons recensé dans le service d’urologie du C H U Pr
Bocar Sydi Sall de Kati, 105 patients ayant bénéficié d’une étude
cytobactériologique des urines qui a permis d’isoler 6 souches bactériennes.
Cette étude confirme une notion classique : l’infection urinaire a été plus
fréquente chez les hommes que chez les femmes. Les cultivateurs sont la
catégorie socioprofessionnelle la plus touchée par l’infection urinaire.
Concernant les trois principaux germes isolés étaient par ordre fréquence
Echerichia Coli ; Staphylocoque aureus et Klebsiella pneumoniae. Cette étude
confirme l’efficacité du traitement de l’I U sur la base de la réalisation d’un E C
B U + antibiogramme (AT B) avec une guérison accrue et une nette satisfaction
clinique et biologique. Cette étude met en évidence l’importance croissante de la
résistance des bactéries à certains antibiotiques.
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Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
à propos de 105 cas
2/ RECOMMANDATIONS :
A l’issue de cette étude nous recommandons :
Aux décideurs politiques :
Créer dans les hôpitaux de référence des laboratoires bien équipés en vue
de la réalisation de l’uroculture et l’antibiogramme.
Fournir les moyens au patient de récupérer son ECBU à 48H
(numéro de téléphone du laboratoire, envoie par mail, mise à
disposition au guichet d’accueil) puis le réorienter vers son
médecin traitant.
Créer des comités d’hygiène publique.
Aux responsables des services de santé :
lutter contre les infections nosocomiales.
Sensibiliser de manière continue les populations sur le danger de l’usage
anarchique des antibiotiques.
Aux responsables des services administratifs des hôpitaux :
De renforcer les mesures d’hygiène hospitalière.
Aux médecins :
prescrire systématiquement l’examen du culot urinaire associé à un
antibiogramme devant toute symptomatologie urinaire et dans les bilans
préopératoires.
Prescrire systématiquement un E C B U de contrôle après le traitement de
l’I U.
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 94
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
à propos de 105 cas
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 95
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
à propos de 105 cas
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Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 105
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
à propos de 105 cas
ANNEXES :
FICHE SIGNALITIQUE :
NOM : TRAORE
PRENOMS : Mariam
TITRE DE LA THESE : Etude des infections urinaires urinaires dans le
service d’urologie du CHU du Pr BSS de Kati : à propos de 105 cas.
ANNEE UNIVERSITAIRE : 2019-2020
VILLE DE SOUTENANCE : Bamako
PAYS D’ORIGINE : MALI
LIEU DE DEPOT : Bibliothèque de la Faculté de Médecine et d’Odonto-
stomatologie/USTTB
SECTEURS D’INTERET : Urologie, Bactériologie.
RESUME
Introduction : Notre objectif était d’étudier les infections urinaires dans le
service d’urologie du C H U du Pr B. S. S. de kati.
Matériels et méthode : Nous avons réalisé une étude descriptive transversale à
collecte rétrospective dans le service d’urologie du Pr B.S.S. de Kati durant
une période de trois (03) ans allant du 1 Janvier 2016 au 31 Décembre 2018.
Résultats :
L’examen cytobactériologique des urines a été réalisé chez nos malades. Sur 105
patients, 56 (53,3%) ont eu une infection de l’arbre urinaire.
L’infection urinaire a été plus fréquente à partir de 60 ans (59,0%), plus
fréquente chez les hommes que chez les femmes (96,2% versus 3,8%).
Les signes urologiques d’appel ont été la pyurie (99,0%), la pollakiurie (83,0%),
la dysurie (81,0%) et la brûlure mictionnelle (71,4). Les antécédents urologiques
ont été dominés par la bilharziose urinaire (10,5%). La pathologie urologique la
plus fréquente associée l’IU était l’HBP (67,6%) par rapport aux autres. Les
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 106
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
à propos de 105 cas
germes les plus fréquemment isolés ont été Echerichia coli (47,6%) et
Staphyloccocus aureus (36,2%).
La majorité des patients (63,8%) ont suivi un traitement d’antibiotique d’une
durée de 7 jours.
Conclusion : Notre étude confirme l’intérêt de l’antibiogramme dans le
traitement des infections urinaires avec une guérison de 90,5% et une nette
satisfaction clinique et biologique.
Mots clés : Infection urinaire, antibiogramme, intérêt, kati.
Thèse de medécine Mme Mariam TRAORE 107
Etude des infections urinaires au service d’urologie du CHU Pr Bocar Sidy SALL de Kati :
à propos de 105 cas
SCHEET SIGNALITIC
NAME: TRAORE
FIRST NAMES: Mariam
THESIS TITLE: Studded of urinary tract infections in the urology service of
CHU Pr BSS of Kati: 105 cast.
UNIVERSITY YEAR: 2019-2020
SUPPORT CITY: BAMAKO
COUNTRY OF ORIGIN: MALI
PLACE OF DEPOSIT: Library of the Faculty of Medecine and Odonto-
Stomatology/ USTTB
AREAS OF INTEREST: Urology, Bacteriology.
ABSTRACT
Introduction: Our objective was to student of urinary tract infections in the
urology department of the CHU of Pr BSS de Kati.
Materials and method: we carried out a transversal descriptive study with
retrospective collection carried out in the urology department of Pr BSS of Kati
during a period of three (03) years from January 1, 2016 to December 31, 2018.
Results:
Cytobacteriological urine examination was performed on our patients. Of 105
patiens, 56(53.3%) had a urinary tree infection.
Urinary tract infectin was more common from the age of 60 (59.0%), more
common in men than in women (96.2% versus 3.8%).
The urologicl warning signs were pyuria(96.0%), pollakiuria (83.0%), dysuria
(81.0%) and micturition burns (71.4%). The urological history was dominated
by urinary schistosomiasis (10.5%). The most common urological condition
associated with UI was BPH (67.6%) compared to the others. The most frequent
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germs isolated are Echerichia coli (47.6%) and Staphyloccocus aureus (36.2%).
The majority of patients (63.8%) received 7 day antibiotic therapy.
Conclusion: Our study confirms the interest of the antibiogram in the treatment
of urinary tract infections with a cure of 90.5% and a clear clinical and
biological satisfaction.
Keywords: Urinary tract infection, antibiogram, interest, Kati.
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X/ FICHE D’ENQUETE
IDENTITE DU MALADE :
Numéro du dossier
:………………………………………………………………………….
Q1Nom
:…………………………………………………………………………
……………………
Q2 Prénoms:……………………………………………………………
Q3 Age :………………………………………………………………..
Q4 Sexe :……………………………………………………………….
Q5 Profession :…………………………………………………………
Q6 Résidence :…………………………………………………………
Q7 Hospitalisé :………………………………………………………..
Q8 Non hospitalisé :…………………………………………………...
MOTIF DE CONSULTATION :
Q9 Signes urologiques d’appel :………………………………………
Q10 Autres à préciser:…………………………………………………
INTERROGATOIRE :
A/ ANTECEDENTS :
1) urologiques :
Q11 Bilharziose urinaire : □
Q12 Malformation urologique : □
Q13 Tumeur du tractus urinaire : □
Q14 Lithiase rénale : □
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Q15 Syndrome néphrotique : □
Q17 Cystocèle : □
Q18 Autres à préciser : □
2) Médicaux :
Q19 Drépanocytose : □
Q20Infection VIH : □
Q21 HTA : □
Q22Autres à préciser : □
Q23 Diabète : □
3) Chirurgicaux :
Q24 diagnostique :……………………………………………………
B/SIGNES CLINIQUES ACTUELS
Q25 Dysurie : □
Q26 Pollakiurie : □
Q27 Pyurie : □
Q28 Polyurie : □
Q29 Brûlures mictionnelles : □
Q30 Hématurie : □ 1initiale □ 2 terminale □ 3 totale □
Q31 Autres à préciser:…………………………………………………
C/ DIAGNOSTIC RETENU
Q32 :……………………………………………………………………
D/ RESULTAT DE L’ ECBU
1-Absence de germes pathogènes : □ 1 : oui 2 : non
2-Bacteriurie positive : □ 1 : oui 2 : non
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3-Nom du germe:……………………………………………………….
4-Absence de leucocytes : □ 1 : oui 2 : non
5-Leucocyturie positive : □ 1 : oui 2 : non
6-Culture négative : □ 1 : oui 2 : non
Q33 Sensible à:…………………………………………………………
Q34 Résistant à : ……………………………………………………….
E/ TRAITEMENT
Q35 TTT Chirurgical: : □ 1 : Adénomectomie 2 : RTUP
3 : RTUV 4 : Cervicotomie 5 : UTT 6 : Néphrectomie
6 : Autre à préciser :
7 : Non opérée :
Q36 TTT sur antibiogramme : □ 1 : oui 2 : non
Q37 Durée du traitement : : - 1 : 0-7Jours :
-2 : 8-15Jours : -3 :16Jours et plus :
RESULTAT DU TRAITEMENT
Q38 Guérison clinique : □ 1 : oui
2 : non 3 : Décédé :
Q39 ECBU de contrôle : □ 1 : oui 2 : non
Q40 Résultat : □ 1 : négatif 2 : positif
Q41 Germes isolés :……………………………………………………..
Q48 Antibiotiques utilisés :……………………………………………..
Q49 Réinfection : □ 1 : oui 2 : non
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SERMENT D’HIPPOCRATE :
En présence des maîtres de cette faculté, de mes chers condisciples, devant
l’effigie d’Hippocrate, je jure au nom de l’être suprême d’être fidèle aux lois de
l’honneur et de la probité dans l’exercice de la médecine.
Je donnerai mes soins gratuits à l’indigent et n’exigerai jamais un salaire au-
dessus de mon travail, je ne participerai à aucun partage clandestin d’honoraires.
Admis à l’intérieur des maisons, mes yeux ne verront pas ce qui s’y passe, ma
langue taira les secrets qui me seront confiés et mon état ne servira pas à
corrompre les mœurs ni à favoriser le crime.
Je ne permettrai pas que des considérations de religion, de nation, de race, de
parti ou de classe sociale viennent s’interposer entre mon devoir et mon patient.
Je garderai le respect absolu de la vie humaine dès la conception.
Même sous la menace, je n’admettrai pas de faire usage de mes connaissances
médicales contre les lois de l’humanité.
Respectueuse et reconnaissante envers mes maîtres, je rendrai à leurs enfants
l’instruction que j’ai reçue de leur père.
Que les hommes m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses.
Que je sois couvert d’opprobre et méprisé de mes confrères
si j’y manque.
Je le jure.
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