Antibiorésistance des germes urinaires à Bamako
Antibiorésistance des germes urinaires à Bamako
Faculté de Pharmacie
(FAPH)
THESE
PROFIL DE L’ANTIBIO-RESISTANCES DES
GERMES RESPONSABLES D’INFECTIONS
URINAIRES A L’INSTITUT NATIONAL EN SANTE
PUBLIQUE DE BAMAKO DE JANVIER 2015 A
JUILLET 2019
Présentée et soutenue publiquement le 28/09/2020 Devant la
faculté de Pharmacie
Par : Mme Rokia Doumbia
Pour obtenir le grade de docteur en pharmacie
(diplôme d’état)
Jury
Président : Professeur Daouda Kassoum Minta
Directeur : Professeur Flaboubougoudogo
Co-Directeur : Dr Koyalta Donato
Membres : Dr Ibrahima Guindo
Membres : Dr Issa Konaté
DEDICACES
Aucun mot ne saurait exprimer mes sentiments les plus profonds envers vous. Je vous assure
que sans votre aide, vos conseils et vos encouragements ce travail n'aurait vu le jour.
A mes amis(es) et sœurs :Aichata, Nana Kadidia,Maïmouna,Ousseynatou, Kondo ,
NWK, Dicko, Saye, Oumar
Je remercie Dieu pour vous avoir mis sur mon chemin, sans vous, la vie serait bien triste et si
fade. J’apprécie trop votre personne, j’aime votre franchise et votre humour. Vous saver,
comme personne d’autre, m’accompagner, me soulager, me consoler et me conseiller. Que
Dieu soit à votre aide, vous procure santé, bonheur et réussite.
A tous ceux à qui je pense et que j’ai omis de citer
REMERCIMENTS
Je remercie, le Tout puissant ALLAH de m’avoir permis à ce jour-ci étant en Bonne Santé et
en Vie
C’est avec un réel plaisir que j’adresse mes sincères remerciements
A mon père : Zoumana merci du fond du cœur de m’avoir appris à être fidèle à ALLAH ou
que je sois et être honnête pour tout ce que je fais
A ma maman : Fatoumata Doumbia merci pour votre amour, courage et éducation
A mes tontons et tantes :Madou, Lassinè, Bakary, Moussa, Aminata, Mariam, Bintou,
Monzon, Mahamadou, Salifou,
A mon chéri ; Soumaila Keita merci pour l’amour que tu me donnes. Ta compagnie m’a
permis de surmonter toutes les difficultés confinées à la réalisation de cette thèse. Tu resteras
pour moi un exemple d’amour et de tendresse.
A ma belle-famille merci pour tout
A mes cousins et cousines : Merci pour le réconfort que vous m’accordez toujours
A mes amis(es) et sœurs :Aichata, Nana Kadidia, Maimouna, Ousseynatou, Kondo,
NWK, Dicko, Saye, Bengaly, Oumar pour vos conseils et encouragement
A tout le personnel de l’INSP, pour l’accueil chaleureux au sein de l’INSP, pour leur
sympathie et la bonne collaboration.
A tous mes camarades de promotion Merci pour votre amitié et soutien.
Aux enseignants de la FMPOS : Mes vifs remerciements à tous les enseignants de la
FMPOS, pour la formation reçue.
A tous mes Enseignants/collaborateurs depuis l’école primaire jusqu’à aujourd’hui :
Merci pour tout.
Nous ne saurons jamais trouver assez de mots pour témoigner notre reconnaissance, non
seulement pour l’intérêt que vous portez à ce travail, mais aussi, la spontanéité avec laquelle
vous avez accepté de juger cette thèse. Veillez accepter cher maitre, le témoignage de notre
profond respect et de notre sincère gratitude.
Cher maître:
C’est pour nous un grand privilège de vous avoir comme membre du jury. Votre disponibilité
permanente, vos remarquables connaissances scientifiques et votre simplicité nous ont
toujours impressionnés. C’est un réel plaisir de vous présenter nos sincères remerciements.
G : Gentamycine
GLASS : Système Mondial sur la surveillance de la résistance aux antimicrobiens
GT : Gentamycine -Tobramycine
GTN : Gentamycine -Tobramycine – Netilmycine
GTNA : Gentamycine- Tobramycine – Netilmecine-Amikacine
I : Intermédiaire
INRSP : L’Institut National de la Recherche en Santé Publique
INSP : L’Institut National en Santé Publique
Ipm :Imipenème
IU : Infection(s) urinaire(s)
IUN : Infection(s) urinaire(s) nosocomiale(s)
IUT : Infection(s) du Tractus urinaire(s)
IV : Intraveineuse.
KPC : Klebsiella Pneumoniae producteur de Carbapénèmase
MH : Gélose Mueller Hinton
Nal : Acide nalidixique
NDM : New Delhi Métallo- bêtalactamases
NET : Nethylmycine
OFX : Ofloxacine
P.aeruginosa : Pseudomonas aeruginosa
PBN : Pénicillinase de bas niveau
PHN : Pénicillinase de haut niveau
Pip : Pipéracilline
PLP : Protéine liant les pénicillines.
Prot M : Proteïne M
R : Résistant
RAM : Resistance aux antimicrobiens
REMIC : Référentiel de la Société Française de Microbiologie
S. agalactiae:Staphylococcus agalactiae
S. aureus : Staphylococcus aureus
S. maltophilia : Staphylococcus maltophilia
Introduction :
Une infection urinaire est une infection qui touche l’appareil urinaire. Selon les cas, il peut
s’agir des reins, de la vessie, de l’urètre, ou encore de la prostate chez l’homme. Elle peut
être aigue ou chronique. Les infections du tractus urinaire (ITU) sont fréquentes aussi bien en
milieu hospitalier qu’en milieu communautaire(1) et constitue un problème majeur de santé
publique. Les infections urinaires sont d’une extrême fréquence, elles constituent 40% des
infections acquises à l’hôpital (2), et le second motif de consultation et de prescription
d’antibiotiques après les infections respiratoires(3).
Les services d’urologie sont particulièrement concernés par la prise en charge des infections
urinaires. En revanche, il existe peu de données concernant l’état de résistance et de la
virulence des germes uro-pathogènes, contrairement à une utilisation large des antibiotiques
surtout de façon empirique. Depuis l’avènement de la production des β-lactamines à spectre
étendu, en 1985, par les entérobactéries, germes les plus répandus au cours des infections du
tractus urinaire, plusieurs études internationales (4)et françaises (5) se sont intéressées à leur
profil et les facteurs de leur émergences et propagation. La situation parait particulièrement
préoccupante en milieu hospitalier, surtout en urologie, où la proportion du mécanisme de
résistance par production de BLSE est en augmentation, ainsi la prise en charge probabiliste
adaptée de ces infections devient un des enjeux de santé publique(6) .
Le bon usage des antibiotiques vise à prescrire des antibiothérapies ou antibioprophylaxies
cliniquement efficaces tout en cherchant à minimiser les dommages collatéraux de ces
traitements aussi bien sur le plan individuel que collectif, notamment la sélection de bactéries
pathogènes et l’émergence de résistance bactériennes(7). Cette dernière est particulièrement
liée à deux classes d’antibiotiques(8): les céphalosporines et les quinolones.
La fréquence des infections urinaires est estimée à 150 millions de cas par an dans le
monde(9).
L’émergence des bactéries multi-résistantes (BMR) impliquées dans les IU limitent le choix
des antibiotiques, d’où l’importance d’une documentation bactériologique adéquate et une
antibiothérapie adaptée(10).
Selon Le Système mondial sur la surveillance de la résistance aux antimicrobiens (GLASS),
la résistance aux antibiotiques est un problème très répandu qui touche 500 000 personnes
présumées dans 22 pays.
A l’échelle mondiale, cette résistance aux antibiotiques est la cause d’environ 700 000 décès
chaque année et, si ces tendances se poursuivent, elle pourrait atteindre plus de 10 millions de
décès par an et plus de 100 000 milliards de dollars de pertes mondiales d'ici 2050 et
l’Afrique serait le continent le plus touché avec 4 150 000.
Leur fréquence élevée pourrait s’expliquer par la prolifération préférentielle de certains
germes au niveau des voies urinaires et la multiplicité des facteurs favorisants (l’âge, le sexe,
l’état du patient), soit 15,75% à Bamako au Mali(3). Au Mali les infections urinaires ont
constituées la troisième cause de fièvre avec une prédominance féminine de 33% contre 26%
chez les hommes en 1991(11).
L’étude de Jeamine et Colette Epok aussi réalisée à Bamako en 1998 à l’hôpital national du
point-G a montré que les infections urinaires ont été plus fréquentes en milieu hospitalier
qu’en milieu extra hospitalier : 15,75% avec 11,08 % chez les consultants externes et 27,74%
chez les hospitalisés(12).
Une autre étude effectuée par Touré en 1988 à propos de 24595 échantillons d’urines à
Bamako a permis de trouver 1056 cas d’infections urinaires authentiques, soit 4,20 %(13).
Le laboratoire a un rôle essentiel dans le diagnostic et le suivi du traitement de l’infection du
tractus urinaire. Celle-ci représente une des causes principales de demande d'examens
bactériologiques et de prescription d'antibiotiques(14).
Question:
Quel est le profil des germes responsables d’infections urinaires isolés au laboratoire de
bactériologie de l’INSP de janvier 2015 à juillet 2019?
Objectifs :
Objectif général
Evaluer le profil de l’antibio-résistances des germes responsables d’infections urinaires au
Mali, grâce à l’examen cytobactériologique des urines à l’Institut National en Santé Publique
de janvier 2015 à juillet 2019
Objectifs spécifiques
Déterminer la fréquence des différents germes associés aux infections urinaires des
prélevements reçus à l’Institut National en Santé Publique;
Déterminer le niveau de résistance aux antibiotiques des souches bactériennes isolées
des urines des clients reçus à l’Institut National en Santé Publique;
Identifier les bactéries multi-résistantes aux antibiotiques isolées des urines des
clients reçus à l’Institut National en Santé Publique.
Déterminer les phénotypes résistants aux bêtalactamines
I. Généralités :
1.1. Définition
Une infection urinaire (IU) correspond à une agression d’un tissu par divers micro-
organismes(s) générant une réponse inflammatoire, des signes et symptômes de nature et
d’intensité variables selon le terrain. Elle associe au moins un des signes suivants : fièvre
(>38°C), impériosité mictionnelle, pollakiurie, brûlures mictionnelles ou douleurs sus-
pubiennes, en l’absence d’autre cause infectieuse ou non ; à une uroculture positive(15).
Cette infection urinaire est dite nosocomiale, lorsqu’elle est acquise dans une structure de
soins ou d’une manière plus générale reliée à la prise en charge du patient.
Les infections urinaires nosocomiales (IUN) sont associées à des principaux facteurs de
risques : l’âge, le sexe, la réalisation d’actes de soins (pose d’une sonde urinaire),
l’environnement, le motif d’hospitalisation, la chirurgie à risque et la durée d’hospitalisation.
Le risque d’avoir une IUN s’est aussi considérablement aggravé avec l’émergence de
bactéries multi-résistantes aux antibiotiques chez des patients de plus en plus fragiles. Parmi
ces infections, Il en existe plusieurs types relevant de modes de transmission différents :
- Les infections d’origine endogène
- Les infections d’origine exogène
1.2. Physiopathologie de l’infection urinaire
1.2.1. Rappel anatomique :
L'appareil urinaire comprend : la vessie, le rein, les uretères, et la prostate. Pour des raisons
anatomiques, l'IU est plus fréquente chez la femme. En effet, chez la femme, le méat urinaire
est proche de l'anus où sont toujours présentes des bactéries. Ces bactéries peuvent remonter
le long de l'urètre vers la vessie et proliférer dans l'urine (16).
Un défaut d'hygiène locale peut donc favoriser les IU de la femme. L’homme est relativement
protégé des IU par la distance qui sépare l'anus de son méat urinaire, orifice situé à l'extrémité
du gland (la longueur de l'urètre masculin est en moyenne de 16 cm, alors que celle de l'urètre
féminin est de 2 cm) (16)
Pour pénétrer l’arbre urinaire, les bactéries peuvent emprunter trois voies(20) :
- la voie ascendante
- la voie hématogène
- la voie lymphatique
la voie ascendante C’est la voie de pénétration la plus fréquente. Le germe colonise
successivement les régions périnéales, vulvo-vaginale, urétrales et remontent à la
vessie, ou à la faveur d’un reflux vésico-urétéral, aboutissent au haut appareil urinaire.
La longueur de l’urètre masculin et les sécrétions prostatiques acides douées d’un
pouvoir bactéricide protège les hommes des ITUs ; alors que la brièveté anatomique
de l’urètre féminin explique au moins en partie la prédominance des ITUs chez la
femme(19).
La voie hématogène
Elle est rare. C’est l’ensemencement « primitif » du rein ou de la vessie par la voie sanguine.
L’expérimentation a montré que les entérobactéries injectées massivement par voie
intraveineuse n’entraînaient l’infection de la colonne que lorsqu’il y avait une obstruction : la
présence concomitante d’Escherichia coli dans le sang et dans les urines suggère que la
bactérie décelée dans le sang provient des urines et non l’inverse. La voie hématogène est
limitée à certaines bactéries
- une bactériémie à Staphylocoque à partir d’un site éloigné peut produire des abcès multiples
dans le rein. Ces abcès peuvent s’étendre au fascia péri néphrétique et produire des abcès
périnéaux. Un mécanisme similaire mais plus insidieux peut survenir avec la tuberculose
- Le passage dans les urines d’une Salmonelle ou d’un Candida dans le cas d’une septicémie
chez un sujet non cathétérisé ou immunodéprimé (21) .
La voie lymphatique
C’est une voie controversée. La présence des voies pathogènes lymphatiques possible entre
le colon et le rein est suggérée par les faits expérimentaux. Cependant, il n’existe pas de
preuves expérimentales formelles (20).
Mécanisme des infections urinaires
L’urine vésicale normale est stérile. Cependant on rencontre des bactéries de façon
permanente surtout chez la femme (22).
La bactériurie dépend de 3 phénomènes :
La vitesse de pénétration des bactéries dans la vessie ;
La vitesse de croissance de ces bactéries ;
La vitesse d’élimination ou de la destruction des bactéries.
Les infections ascendantes :
Elles constituent le cas le plus fréquent : le réservoir bactérien de l’infection est constitué par
les intestins, en particulier leur flore aérobie (Escherichia coli chez la femme).
Les bactéries entériques colonisent le périnée, le méat urétral, l’urètre antérieur, la vulve et le
vagin.
La proximité des orifices (urétral, vaginal et anal), de même que la brièveté de l’urètre,
expliquent la prédominance marquée de l’infection urinaire chez la femme.
La pénétration des bactéries dans la vessie est favorisée chez la femme par une mauvaise
hygiène et l’activité sexuelle.
Chez l’homme, la remontée des bactéries le long de l’urètre est plus difficile et entraîne des
infections urinaires moins fréquentes, plutôt associées à des malformations des voies urinaires
ou à des atteintes prostatiques.
Chez la femme comme chez l’homme, les infections urinaires sont favorisées par :
Les sondes à demeure ;
Tout obstacle à l’écoulement de l’urine (lithiase) ;
L’état grabataire (pour les malades qui ne quittent pas le lit).
Une fois dans la vessie, les bactéries, si elles disposent d’un bagage suffisant de facteurs de
virulence (adhésion, propriétés antiphagocytaires, …), colonisent la muqueuse, s’y multiplient
et peuvent entraîner une réponse inflammatoire (cystite).
L’infection peut évoluer jusqu’à atteindre le parenchyme rénal entraînant une pyélonéphrite.
L’urine constitue donc un excellent milieu de culture des bactéries.
Les infections hématogènes (descendantes) :
Lors d’une septicémie, les reins ou la prostate peuvent être directement inoculés par voie
hématogène.
1.3. Germes responsables d’infections urinaires
1.3.1. Entérobactéries :
Le nom d’entérobactérie a été donné parce que ces bactéries sont en général des hôtes
normaux ou pathologiques du tube digestif de l'homme et des animaux.
L’étude des caractères morphologiques et biochimiques permet de définir la famille des
Enterobacteriaceae.
a. Escherichia coli (E. coli) :
Escherichia coli ou colibacilles sont des hôtes normaux de l'intestin. Ils représentent près de
80% de la flore intestinale aérobie de l'adulte (flore sous dominante, car la flore dominante est
de 99% anaérobie). On peut les trouver également au niveau de diverses muqueuses chez
l'homme et les animaux. Leur présence dans les milieux environnants ou les aliments signifie
une contamination fécale.
E. coli représente à lui seul l'agent responsable de la très grande majorité des cas d'infections
urinaires spontanées.
b. Citrobacter et Edwarsiella :
Ce sont des bacilles Gram négatif (BGN). Les bactéries appartenant au groupe Citrobacter
sont commensales et trouvées fréquemment dans l'intestin de l'homme. Leur isolement
d'alimentation ou de denrées alimentaires signe la contamination fécale.
Les espèces du genre Edwarsiella sont saprophytes mais peuvent parfois être trouvées dans
l'intestin.
c. Klebsiella, Enterobacter et Serratia :
Essentiellement saprophytes et très répandues dans la nature, elles peuvent se retrouver à l'état
commensal dans le tube digestif et les cavités naturelles, en particulier les voies respiratoires
supérieures pour les Klebsiella.
Depuis plusieurs années elles sont en premier plan de la pathologie infectieuse hospitalière
d’opportunité : hospitalisme infectieux.
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Les ATB sont des substances chimiques produites par des micro-organismes, ou obtenues par
semi-synthèse ou synthèse chimique, capables d’inhiber spécifiquement la croissance des
bactéries ou de les détruire(26).
Les antibiotiques sont l’une des plus importantes découvertes du XXe siècle(27) . Les
premiers furent le sulfamide développé en 1935 puis la pénicilline au lendemain de la seconde
guerre mondiale. Si l’apparition de ces antibiotiques avait suscité un espoir de voir les
maladies infectieuses à jamais jugulées, les prescripteurs furent déçus très rapidement par
l’apparition de bactéries résistantes(28). L’utilisation ultérieure des autres antibiotiques
comme la streptomycine, le chloramphénicol, la tétracycline et l’érythromycine a connu une
évolution comparable en termes de résistance(29).
Des espèces bactériennes développent des mécanismes de défense vis-à-vis chaque
antibiotique par plusieurs mécanismes(30). Il s’agit de la production des enzymes capables
d’inactiver les antibiotiques, la modification dans la structure des cibles d’action des
antibiotiques, la substitution de la cible, la modification de la perméabilité vis-à-vis les
antibiotiques, la formation d’un biofilm et l’activation du processus de l’efflux actif.
MECANISMES SPECTRE
ANTIBIOTIQUES DCI D’ACTION ANTIBACTERIEN
Bêtalactamines
Céfalotine
Cefapirine
Céphalosporines Cefadroxil
Céfuroxime
Ceftriazone
Oxacepheme Lactomoxef
Monobactames Aztréonam
Amoxicilline + acide
Association clavulanique
Streptomycine -Inhibition de la -Cocci à gram
L’ECBU est le seul examen qui confirme le diagnostic de l’infection urinaire, en identifiant le
type de la bactérie en cause et en étudiant sa sensibilité aux antibiotiques (antibiogramme). Il
impose des techniques de prélèvement rigoureuses, des conditions de conservation et de
réalisation précises ainsi qu'une interprétation critique des résultats.
Chez les nourrissons et les jeunes enfants qui n’ont pas encore une miction volontaire, le
médecin est confronté à des grandes difficultés dans le recueil des urines et à un risque élevé
de contaminations de ces urines prélevées, ce qui conduit souvent à un nombre important de
faux diagnostics d’IU, à la prescription inutile et coûteuse d’antibiotiques, puis à la
prescription excessive de bilans para-cliniques.
Chez Les nourrissons âgés de moins de 3 mois, le test aux BU n’est pas recommandé,
l’ECBU doit être pratiqué sans analyse préalable aux BU.
En dehors de situations particulières (nouveau-né et nourrisson de moins de 1 mois, patient
neutropénique, sepsis), il n’est pas souhaitable de demander un ECBU sans disposer au
préalable d’une bandelette urinaire (33).
Une bandelette urinaire positive pour les leucocytes et /ou les nitrites doit conduire à la
réalisation d’un ECBU, avant prescription de toute antibiothérapie. La valeur prédictive
négative (VPN) d’une bandelette urinaire est > 90%. Classiquement, les bandelettes urinaires
peuvent être utilisées à partir de l’âge de 3 mois. Des études récentes démontrent que les
performances de ces tests sont aussi bonnes dès l’âge d’un mois (34).
1.6.2.2. Bandelettes réactives urinaires
La sélection des enfants qui doivent avoir un ECBU se fait sur les données cliniques et sur un
test d’analyse rapide des urines aux bandelettes urinaires réactives (BU) recherchant les
leucocytes et/ou les nitrites. La détection de la leucocyturie se fait par dosage de la leucocyte-
estérase et la détection des nitrites est basée sur la transformation des nitrates en nitrites par
des bactéries présentant un nitrate réductase.
Devant la présence des leucocytes et/ou des nitrites aux BU, il y a de fortes chances qu’il
s’agisse d’une IU, il faut alors immédiatement pratiquer un ECBU. S’il n’y a ni leucocytes, ni
nitrites aux BU, il n’y a pas d’IU avec une valeur prédictive négative autour de 98%. Cette
stratégie simple permet une économie de temps et d’argent à la fois pour le patient, le
médecin et le laboratoire.
Toutefois, ce test aux BU exige une bonne interprétation avec une connaissance des faux
positifs et des faux négatifs, en sachant qu’il s’agit d’un test colorimétrique avec une lecture
visuelle ; et qu’il reste uniquement un test de dépistage de sélection des enfants à pratiquer
l’ECBU, surtout en milieu ambulatoire. Il ne doit en aucun cas à lui seul, faire porter le
diagnostic d’IU ou conduire à une antibiothérapie. Par ailleurs, chez les nourrissons âgés de
moins de 3 mois, il faut pratiquer d’emblée un ECBU (sans BU) en cas de suspicion d’IU
(35).
1.7. Les bactéries multi résistantes « BMR »
Avec l’apparition des antibiotiques au 20ème siècle la mortalité associée aux maladies
infectieuses a fortement diminué. Néanmoins l’utilisation massive, répétée et non contrôlé de
ces médicaments a conduit à l'apparition de bactéries résistantes.
Les infections aussi bien communautaires que nosocomiales, causées par ces bactéries, ont
conduit à des échecs thérapeutiques et donc à l’augmentation des taux de morbidité et de
mortalité, ainsi que de la durée des hospitalisations ce qui conduit donc à une majoration
importante des coûts de santé(36).
1.7.1. Définition
Une bactérie est considérée comme résistante lorsque sa concentration minimale inhibitrice
(CMI) mesurée est supérieure à la valeur critique basse de concentration de l’antibiotique
concerné(39).
La définition la plus répandue est qu’une BMR correspond à un micro-organisme ayant
accumulé des résistances acquises à plusieurs familles d'antibiotiques(40).
Une classification basée sur la lecture des antibiogrammes a permis d’identifier 3 types de
bactéries(41).
Une BMR se définit par l’existence d’un phénotype de résistance à au moins une molécule
d’au moins 3 classes différentes d’antibiotiques.
Une bactérie est dite hautement résistante (BHR) aux antibiotiques lorsqu’il n’y a
plus qu’une ou deux classes d’antibiotiques qui sont entièrement sensibles alors que
pour toutes les autres classes, il y a au moins une molécule pour laquelle la bactérie
est résistante(42).
Une bactérie est toto- ou pan-résistante (BTR) lorsqu’elle présente une résistance à
l’ensemble des antibiotiques existants (toutes les molécules de toutes les classes
d’antibiotiques).
D’autres définitions se basent sur l’existence d’une résistance à un antibiotique particulier
utilisé comme marqueur. Les bactéries ainsi déterminées présentent d’autres résistances
associées (exemples Acinetobacter baumanii résistant à l’imipenème, Staphylococcus aureus
résistant à la méticilline, …).
1.7.2. Les conséquences de la multi-résistance
L’émergence de différentes souches de BMR dans les services de soins intensifs est un
problème de santé publique dont la surveillance obligatoire permettra de diminuer les effets et
les conséquences sur les différents piliers de soin(22).
La conséquence la plus importante est celle qui engage le pronostic vital du patient lui-même
vu la nécessité d’avoir recours à des molécules antibiotiques de seconde ligne ou difficiles à
manier pour obtenir la juste concentration pour être efficace ou du fait d’une toxicité de la
molécule, qui peut retarder une prise en charge efficace.
Les conséquences non infectieuses pour le patient sont liées à la toxicité des molécules
utilisées car le patient est fréquemment pris en charge avec des associations d’antibiotiques.
Ces molécules nécessitent parfois des dosages biologiques réguliers pour pouvoir adapter les
doses administrées, exemples : la vancomycine qui peut donner des effets secondaires telle-
que une chute de la tension artérielle et une diminution de la fraction d’éjection systolique et
les aminosides qui sont connue par leur néphrotoxicité et ototoxicité
Une souche est dite « résistante » lorsque la concentration d'antibiotique qu'elle est capable de
supporter est plus élevée que la concentration que l'on peut atteindre in vivo à la suite d'un
traitement. Parfois, la résistance à un antibiotique confère de la résistance à un autre
antibiotique et c'est ce que l'on appelle la résistance croisée. Les bactéries sont dites multi-
résistantes lorsqu'à la suite d'une accumulation de résistances naturelles et acquises, elles ne
sont sensibles qu'a un petit nombre d'antibiotiques.
a) Phénotypes de résistance : Quand on étudie la sensibilité d'une souche à plusieurs
antibiotiques, on détermine son phénotype de résistance aux antibiotiques. Si la souche
n'exprime que des résistances naturelles, on dit qu'elle appartient au phénotype "sauvage" ou
sensible.
Résistance naturelle
Cette résistance peut être due à l'inaccessibilité de la cible par l'antibiotique, à une faible
affinité de la cible pour l'antibiotique ou encore à l'absence de la cible. La résistance
bactérienne naturelle est permanente et d'origine chromosomique.
Résistance acquise
La résistance acquise ne concerne que certaines souches bactériennes au sein d’une espèce
donnée. Variable dans le temps et dans l’espace, elle se propage de façon importante. Elle est
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portée par le chromosome, les plasmides, ou des éléments génétiques mobiles, permettant
ainsi une transmission verticale à la descendance mais aussi une transmission horizontale,
parfois entre espèces différentes. Elle détermine le phénotype de résistance des bactéries et
constitue un caractère épidémiologique. Elle s’acquière soit par mutation sur un chromosome,
soit par l’acquisition de gènes extra-chromosomiques(44).
Résistance clinique
Elle se traduit par l’échec thérapeutique. Plusieurs facteurs entrent en cause dans ce type de
résistance :
- Les facteurs environnementaux.
- La pharmacocinétique.
- Le choix judicieux de l’antibiotique.
- Les mécanismes développés par les bactéries.
b) Mécanisme de la résistance Les conditions de l’activité d’un antibiotique peuvent être
schématisées de la manière suivante : l’antibiotique doit pénétrer dans la cellule bactérienne
trouver la cible moléculaire de son action y parvenir sous forme active et se maintenir au
contact de cette cible à une concentration suffisante pour inhiber l’agent pathogène. Les
mécanismes de la résistance peuvent concerner une ou plusieurs de ces conditions. Quatre
principaux mécanismes sont connus :
fluoroquinolones, bien que cette inactivation ne représente pas le mécanisme de résistance qui
prévaut pour ces molécules. L’enzyme en modifiant le noyau actif de l’antibiotique par
clivage ou par addition d’un groupement chimique, empêche la fixation de l’antimicrobien sur
sa cible et provoque une perte d’activité(45).
- Réduction de la perméabilité cellulaire Ce sont les changements de perméabilité de la
paroi ou de la membrane bactérienne empêchant le médicament d’atteindre sa cible.
- Altération des sites de liaison ciblés par l’antibiotique C’est la baisse de l’affinité de
l’antibiotique pour son site d’action.
- Pompes à efflux
L’antibiotique est éjecté de la cellule par un transport actif, le site d’action devenant
inaccessible.
c) Support génétique de la résistance Les mécanismes de la résistance sont l’expression de
la modification du patrimoine génétique de la souche bactérienne. Au même titre que pour les
autres informations de la vie cellulaire l’ADN est le support de la résistance bactérienne. Chez
les bactéries l’ADN peut être rencontré sous diverses formes :
- les chromosomes ;
- les plasmides ou fragments d’ADN extra-chromosomique ;
- et les transposons ou gènes sauteurs.
La résistance peut donc être acquise essentiellement par mutation chromosomique ou par
acquisition d’information extra-chromosomique transférée par des plasmides d’une bactérie
résistante à une bactérie sensible.
La résistance par mutation chromosomique
La mutation chromosomique concerne surtout les informations génétiques qui contrôlent la
pénétration de l’antibiotique. La survenue de la mutation est à une fréquence variable selon
les bactéries.
Caractères de la résistance par mutation chromosomique
Spontanéité : non induite par l’antibiotique.
Rareté : taux de mutation le plus souvent entre et 10-7et 10-8
Stabilité : le caractère muté devient héréditaire (transmission verticale)
Discontinuité : la mutation ne s'effectue pas à la suite d'une longue période
d'adaptation progressive, avec des formes intermédiaires, mais habituellement en une
seule étape (loi du tout ou rien)
Évolution de la résistance
Il s’agit d’une évolution des espèces bactériennes vers la résistance aux antibiotiques. Il est
maintenant établi que l’usage de plus en plus répandu et parfois incontrôlé des antibiotiques
aboutit à une diminution rapide de leurs activités. Ainsi parmi les espèces sensibles
apparaissent des pourcentages importants de souches résistantes. La résistance à la pénicilline
est apparue très tôt dès 1946 ; elle est due à la production d’une pénicillinase.
1.8.2. Facteurs favorisant la résistance aux antibiotiques
L’IU est la première des maladies infectieuses non épidémiques. Elles sont, après les
infections respiratoires, au second rang des motifs de consultation et de prescription
d’antibiotiques.
Au Maroc, les infections urinaires restent fréquentes et se situent en premier rang des
infections en milieu hospitalier.
Aux États-Unis, les infections urinaires représentaient en 2006-2007 plus de 8 millions de
consultations médicales par an, soit 0,7% de l’ensemble des consultations, dont environ 24%
avaient lieu aux urgences(51).
En France, L’incidence est estimée à 4-6 millions par an, dont 3 à 4,5 millions de cystites,
50000 pyélonéphrites et 450 000 à 600 000 prostatites par an(52).
Les femmes sont beaucoup plus susceptibles d'éprouver des infections urinaires que les
hommes.
Près d’une femme sur trois aura au moins un épisode d'infection urinaire nécessitant un
traitement antimicrobien à l'âge de 24 ans. Près de la moitié de toutes les femmes connaîtront
une infection urinaire pendant leur vie(53).
Elles surviennent 2 à 3 fois plus fréquemment chez les femmes, à l’exception des premiers
mois de la vie, où elles témoignent généralement de malformations urinaires, plus répandues
chez les garçons(54).
Chez l’homme, la fréquence est faible jusqu’à la cinquantaine, puis elle s’élève du fait des
obstacles cervicoprostatiques(16).
Chez la femme enceinte, l’incidence d’IU et de bactériurie asymptomatique est semblable à
celle rencontrée dans la population générale mais elle entraîne des conséquences plus
importantes. Une bactériurie asymptomatique en début de grossesse peut évoluer vers une
pyélonéphrite dans 13% à 27% des cas et entraîne souvent une hospitalisation et un risque
d’accouchement prématuré. Même sans pyélonéphrite, des études suggèrent que la bactériurie
asymptomatique peut augmenter le risque de complications comme le faible poids à la
naissance, l’hypertension de grossesse et le travail prématuré(55).
Les IU représenteraient : 1 à 2% de l’activité des médecins généralistes. Les IU nosocomiales
représentent 40% des infections nosocomiales (44).
- Gants
- Disques antibiotiques pour test de sensibilité
- Ecouvillons en coton stériles
- Pipettes
- Pinces à disques et/ ou applicateur de disque
- Micropipettes,
- Pipettes pasteur,
- Automate (Vitek 2 COMPACT)
- Cassette Vitek 2 COMPACT
- Cartes Vitek 2 COMPACT
- Sachet anaérobies
- Etuve,
- Embouts stériles,
- Lames porte objets,
- Poubelle pour déchets usagés
- Embouts,
- Lame et lamelle
- Flamme à bougie
- Test de coris (pour la détermination de carbapenèmases)
Considération éthique : L’anonymat et la confidentialité des informations des clients ont été
respectés lors du recueil des données.
6.2. Nature du prélèvement :
Pré analytique
L’une des étapes pré analytiques, les plus critiques en microbiologie.
• Qualité du prélèvement conditionne la fiabilité du résultat.
• Les prélèvements sont effectués et recueillis au niveau des services concernés puis
acheminés au laboratoire, ou directement recueillis au laboratoire (pour les externes).
Les modalités du recueil des urines (56).
Patient sondé : Clamper la tubulure avant le prélèvement
• Respect du GBEA (Guide des bonnes exécutions des analyses)
• Sur les urines du matin ou sur des urines ayant stagné au moins 4 heures dans la vessie
• Après une toilette avec une solution antiseptique (exemple : Dakin)
De la vulve chez la femme de l’avant vers l’arrière et du gland chez l’homme de façon
rotative et rinçage
Culture
Les milieux de culture diffèrent selon la nature du prélèvement et les résultats de l’examen
direct. Ils peuvent être : Ordinaires, enrichis ou sélectifs. La culture quantitative des urines
contribue à définir l'IU.
Les méthodes de culture les plus employées comme l’étalement avec une oëse calibrée ou la
méthode de la lame immergée détectent des bactériuries ou candiduries à partir d’un seuil
d’environ 102 UFC/ml d’urine.
Les milieux de culture gélosés les plus utilisés pour la culture et le dénombrement des germes
urinaires sont(58) :
En fonction des résultats de l’examen direct (aspect pluri- microbien), seront ajoutés des
milieux sélectifs :
Galerie Api 20 E,
Les réactions produites pendant la période d’incubation se traduisent par des virages colorés
spontanés ou révélés par l’addition de réactifs.
La lecture de ces réactions se fait à l’aide du tableau de lecture et l’identification est obtenue à
l’aide du tableau d’identification ou du catalogue analytique.
25 galeries API 20 E,
25 boites d’incubations,
25 fiches de résultat,
Thèse de Pharmacie 2019-2020 Rokia DOUMBIA Page 31
PROFIL DE L’ANTIBIO-RESISTANCESDES GERMES RESPONSABLES D’INFECTIONS URINAIRES A L’INSTITUT NATIONAL EN SANTE
PUBLIQUE DE BAMAKO DE JANVIER 2015 A JUILLET 2019
1 barrette de fermeture,
1 notice technique
Mode opératoire
Préparation de la galerie
Réunir fond et couvercle d’une boite d’incubation et répartir environ 5 ml d’eau dans
les alvéoles pour créer une atmosphère humide
Inscrire la référence de la souche sur la languette latérale de la boîte
Déposer la galerie dans la boite d’incubation
Parallèlement, réaliser le test d’oxydase sur une colonie isolée lactose - comme suit :
- Une couleur violette apparaissant entre une à deux minutes indique une réaction positive.
Préparation de l’inoculum
o Ouvrir une ampoule de suspension Medium (ou eau physiologique stérile sans additif)
o Prélever à l’aide d’une pipette une seule colonie bien isolée sur milieu gélosé
o Réaliser une suspension bactérienne en homogénéisant soigneusement les bactéries
dans le milieu.
o Inoculation de la galerie
o Remplir tubes et cupules des tests : CIT, VP, GEL avec la suspension bactérienne en
utilisant la pipette ayant servi au prélèvement
o Remplir uniquement les tubes et non les cupules des autres tests
o Créer une anaérobiose dans les tests : ADH, LDC, ODC, URE, H2S en remplissant
leurs cupules d’huile de paraffine
o Refermer la boîte d’incubation et la placer à l’étuve à 35-37 °C pendant 18 à 24
heures.
Lecture de la galerie
VITEK 2 Compact est un automate d’identification et d’antibiogramme qui offre toutes les
avancées de VITEK 2, rendant ainsi la technologie de ce dernier accessible à tous les
laboratoires. VITEK 2 Compact est conçu pour les moyens et petits laboratoires qui
souhaitent disposer d’un système automatisé capable de traiter la majorité de leurs tests de
routine avec un rendu de résultats rapide. Les VITEK 2 60 et 120 (XL) sont destinés aux
laboratoires de microbiologie effectuant un grand nombre de tests quotidiens.
VITEK 2 Compact et son logiciel Expert, AES™ offrent des avantages importants pour le
biologiste, le clinicien et également pour le patient. En plus d’une grande fiabilité, le
biologiste peut être certain de détecter des résistances même faiblement exprimées. Le
clinicien dispose d’un rapport validé le jour même, et sera alerté en cas de résistance aux
antibiotiques. Ce rapport permet au clinicien d’étayer son diagnostic, et, le cas échéant, de
modifier l’antibiothérapie le plus précocement possible. Le patient, quant à lui, est rapidement
soigné par un traitement antibiotique adapté.
L’antibiogramme
Résistante (R) : si le diamètre d'inhibition est compris entre les diamètres de concentrations
critiques.
Aminopénicillines S R R R R R R
Aminopénicillines +IBL S S I/R R R R R
Carboxypénicillines S R R S R R R
Uréidopénicillines S I/R I/R S R R R
C1G S I I/R R S R R
C2G S S S/R S S R R
C3G S S S S S R R
Céphamycines S S S S /R S S S
Carbapénèmes S S S S S S S
Aminopénicillines R R R
Aminopénicillines +IBL S R R
Carboxypénicillines R R R
Uréidopénicillines I R R
C1G S R R
C2G S I/R R
C3G S S R
Céphamycines S S S
Carbapénèmes S S S
Aminopénicillines R R R R
Aminopénicillines +IBL R I/R R R
Carboxypénicillines S R R R
Uréidopénicillines S I/R R R
C1G R I/R R R
C2G S/R S/R R R
C3G S S R R
Céphamycines S/R S S/R R
Carbapénèmes S S S S
Aminopénicillines R R
Aminopénicillines +IBL R R
Carboxypénicillines R R
Uréidopénicillines I /R R
C1G R R
C2G S R
C3G S R
Céphamycines S S
Carbapénèmes S S
G R S S S
A S S S R
GT R R S S
TA S R S S
GTN R R R S
GTNA R R S S
Carbapénèmase R R R S R R
BLSE R R I/R S/I/R I/R S
Céphalosporinase hyper R R I/R I/R R S
produite
Phénotype sauvage S S S S S
Résistance acquise S/R S/R ˗ ˗ S/R
Résistant ou sensible R S R R R
7. Saisie et analyse des données :
Les données ont été saisies sur une base informatique Excel. Un masque de saisie codifié, sur
le logiciel Epi info 2007 a été rempli. Puis l’analyse des données a été effectuée sur le logiciel
IBM SPSS (Statistical Package for the Social Sciences version 13.0) puis traité sur excel
2016.
III. Résultats
1. Résultats globaux
Parmi les 1098 cultures positives d’ECBU nous avons isolé 22 germes différents
Tableau XII: Répartition globale des bactéries isolées des prélèvements durant la période
d’étude par an
Années Effectifs
2015 118
2016 240
2017 257
2018 354
2019 129
Total 1098
Dans les 1098 prélèvements d’urine analysés au service de bactériologie de l’INSP pendant la
période de notre études 354 germes ont été isolés au cours de l’année 2018
2. Caractères sociodémographiques des clients reçus pour ECBU
Sur le plan sociodémographique les échantillons étaient repartis comme suivent
Ages
35,0
30,1%
Proportions des échantillons
30,0 27,4%
25,0
19,8%
20,0
15,7%
15,0
10,0 7,1%
5,0
0,0
0-15 16-30 31-45 46-59 60+
Ages en année
Figure 6: Répartition de nos souches bactériennes selon la tranche d’âge des clients
Les souches bactériennes étaient plus fréquemment retrouvées dans les urines des clients âgés
de 46-59 ans (15,7%), 31-45 ans (19,8%) ,16-30 ans (27,4%) et ceux de plus de 60 ans était la
plus représentée avec (30,1%), Par contre la plus faible fréquence des germes étaient
observées chez les clients les plus jeunes 0-15 ans (7,1%).
Sexe
Masculin
46% Femilin
54%
Feminin Masculin
Professions
30,0
proportions des échantillons
26,1%
25,0
20,3%
20,0
14,8% 15,6%
15,0
10,0
4,2% 6,6% 5,7%
5,0
4,3%
2,3%
0,0
Professions en catégories
Figure 8: Répartition de nos souches bactériennes selon les professions des clients
Les ménagères étaient les plus représentées avec 26,1% et les ouvriers avec 20,3% et les
moins représentés étaient les Enfant /Nourrisson avec 2,3%
Cadre supérieur (Pharmacien, Biologiste, Médecin, Chimiste, Enseignant, Juriste, Journaliste,
Gestionnaire, Inspecteur, Informaticien)
Ouvrier (Maçon, Tailleur, Coiffeur, Porteur de Bagage, Gardien, Cultivateur, Pêcheur,
Eleveur, Artisan, Chef de quartier, Chauffeur/Transporteur, Jardinier, Mécanicien,
Réparateur, Photographe, Tatoueur, Teinture)
Cadre inférieure (Secrétaire/Assistant, Infirmier, Sage-Femme, Agent Immobilière,
Comptable, Animatrice, Caissière, Coordinateur, Electricien, Technicien)
Ménagère (femmes au foyer, bonne de maison).
Service de provénance
60,0
53,0%
Proportions des échantillons
50,0
38,9%
40,0
30,0
20,0
10,0
2,4% 2,9% 2,5%
0,0
Asaco Cliniques CSRef Hopitaux Non renseigné
privées
Service de provénance
Figure 9: Répartition de nos souches bactériennes selon l’origine du prélèvement
La plus grand-part à savoir 53,0% des souches bactériennes provenaient des clients non
renseignés et parmi les autres clients à savoir ceux des centres de santé, des hôpitaux, des
cliniques ; les clients des hôpitaux étaient la plus représenté avec 38,9%
Ethnies
35,0
Proportion des échantillons
30,0
28,8%
25,0
20,0 16,8%
15,6%
15,0 11,3% 12,7%
10,7%
10,0
4,2%
5,0
0,0
Bambara Dogon Malinké Sarakolé Peulh Non Autres
renseigné
Ethnies
Communes
35,0
30,4%
Proportion des échantillons
30,0
25,0
20,0
15,8%
15,0 14,3%
10,9% 10,3%
10,0
6,0% 6,7%
5,0 5,5%
0,0
Commune Commune Commune Commune Commune Commune Kati Non
I II III IV V VI renseigné
Communes
11%
Entérobactéries
Bactéries non fermentaires
Cocci gram+
83%
Tableau XVII: Résultats du test de Coris Resist -3 OKN pour les souches résistantes à
l’imipenème
Résultats du test de
Souches résistantes à l'imipenème Nombres de souches coris
Escherichia coli 1 Positif(OXA-48)
Klebsiella pneumoniae 1 Positif(NDM)
Enterobacter cloaceae 1 Négatif
Escherichia coli 20 Négatif
Klebsiella oxytoca 3 Négatif
Klebsiella pneumoniae 1 Négatif
Proteus mirabilis 1 Négatif
Quinolones et fluoroquinolones
60,0%
53,1%
48,5%
Proportions des échantillons
50,0% 45,8%
40,0% 32,9%
29,7%
30,0%
20,0%
10,0%
0,0%
Acide nalidixique Ofloxacine Ciprofloxacine Norfloxacine Levofloxacine
Quinolones et fluoroquinolones
Figure 13:Profil de résistances aux quinolones et fluoroquinolones des souches
d’Entérobactéries isolées dans l’urine au cours de notre étude
Nous avons observé une forte résistance de nos souches sur les quinolones et
fluoroquinolones avec 53,1% à l’acide nalidixique et 48,5% à la ciprofloxacine et en moyenne
32,9% à la levofloxacine et 29,7% à la norfloxacine
Aminosides
45,0%
38,2%
40,0% 34,9%
Proportion des échantillons
32,6%
35,0%
28,6%
30,0%
25,0%
20,0%
15,0%
10,0%
5,0%
0,0%
Amikacyne Gentamycine Tobramycine Netilmycine
Aminosides
Figure 14:Profil de résistances aux aminosides des souches d’Entérobactéries isolées dans
l’urine au cours de notre étude
Nos souches ont exprimé 38,2% de résistance à la gentamycine par contre l’amikacine a été le
moins actif avec 28,6% de résistance.
80,0%
70,0% 53,3%
60,0%
50,0%
27,6%
40,0%
30,0%
6,1%
20,0%
10,0%
0,0%
Figure 15:Profil de résistances des autres classes d’Entérobactéries isolées dans l’urine au
cours de notre étude
Une faible résistance à la fosfomycine a été observée avec 6,1% par contre nos souches ont
exprimé une résistance de 85,2% à la doxycycline.
Tableau XVIII: Profils de résistances des Bactéries non fermentaires de nos souches
Bactéries Multirésistantes
25% de
Bactéries non
multirésistantes
25%
75% de
Bactéries
75%
multirésistantes
NBMR BMR
Dans le groupe I isolées des Entérobactéries ont exprimé le phénotype PHN (pénicillinase de
Haut Niveau) à hauteur de 26,1%
Tableau XXII: Phénotypes de résistances aux bêtalactamines des Entérobactéries du groupe II
Carbapénèmases 5 7,2
(Acinetobacter baumanni n=7 ; Acinetobacter calvocar anitrat n=21 ; Acinetobacter spp
n=11 ; Pseudomonas aeruginosa n=30).
En ce qui concerne les BNF(Bactéries Non Fermentaires) c’est le BLSE qui a été le plus
exprimé avec 11,5%.
Tableau XXVIII: Phénotypes de résistances des cocci à gram+ de nos souches isolées
GRKSTR 1 0,8
GR 13 10,9
(Enterococcus spp n = 2, Staphylococcus aureus n=101 ; Streptococcus pneumoniae n=16)
Pour les cocci à gram+ c’est le phénotype G résistant qui a été le plus exprimé avec 10,9% .
Pour les BMR c’est le phénotype BLSE(Bêtalactamase à spectre elargi) qui a été le plus
exprimé à hauteur de 32,6%.
littérature qui trouve une prédominance féminine(65).Ainsi un sex- ratio (F/H) d’environ 2
dans une étude américaine, 1,48 en Algérie 2016 (66) ;1,48 en Mauritanie2016(67). et 1,3
pour l’HMIMV de rabat ont été rapportées en 2014 (68).
La prédominance féminine est classiquement décrite dans les infections du tractus urinaire ;
FOUAD(69) a observé un sex ratio de 0,45 avec 69% de femmes et 31% d’hommes.
Cette prédominance féminine est confirmée par d’autres auteurs(70).
Elle pourrait s’expliquer par :
- Les caractéristiques anatomiques de l’urètre féminin qui est court, large, droit et proche de
la région péri-anale
- La fréquence des rapports sexuels qui favorisent l’ouverture du méat urétral favorisant ainsi
l’accès des germes à la vessie.
Cette prédominance féminine est confirmée dans une étude occidentale, en effet au France en
2014 sur 1223 ECBU, il a été noté fréquence d’IU de 81% chez les femmes(71).
4. Fréquence globale des germes urinaires isolés
Le profil épidémiologique des germes isolés dans notre étude montre une nette prédominance
des Entérobactéries qui représentent 83% des isolats. En tête de file, on retrouve Escherichia
coli avec une fréquence de 52,7%, Klebsiella pneumoniae 14,5%, Enterobacter spp 5,7% et
par Klebsiella oxytoca 3,3% .
Les BGN non fermentaires constituent 6% des bactéries isolées. Elles sont représentées
essentiellement par Pseudomonas aeruginosa 2,7%, Acinetobacter calvocar anitrat 1,9%,
Acinetobacter spp 1,0% et Acinetobacter agglomerans 0,7% et ensuite les Cocci à Gram
positif ont représenté 11% de nos souches, dont 9,2% étaient des Staphylocccus aureus, 1,4%
de Streptococcus pneumoniae et 0,2% pour Enterococcus spp.
Nos résultats sont inférieurs à ceux retrouvés à l’HMIMV de Rabat en 2014(68) et au CHU de
Fès en 2016(72) où Escherichia coli était majoritaire avec des taux respectifs de 56% et 63%,
suivie du Klebsiella pneumoniae avec des taux de 16% et 17%, les autres espèces
d’Entérobactéries ne présentaient qu’un faible pourcentage dans les deux études.Contraire à
une autre étude menée par Traoré et al. en 2012 au Mali a montré également que Escherichia
coli était majoritaire avec une fréquence de 36,7%, suivi de Klebsiella pneumoniae 27,8% et
d’Acinetobacter(d’Acinetobacter baumannii 2,5% et Acinetobacter sp 2,5%)(73).
Ces données sont également inférieurs à ceux de l’enquête de prévalence des infections au
laboratoire d’hygiène de Constantine en Algérie 2016 (66) et l’étude prospective réalisée au
niveau de 3 laboratoires d’analyses médicales dans la ville de Nouakchott en Mauritanie, (9) ;
selon lesquels les germes les plus fréquemment identifiés de façon respectifs sont:
Escherichia coli en tête de liste avec un taux de 64% dans les deux études , suivi du
Klebsiella pneumoniae(15% et 24%), Proteus mirabilis (5,1.9%) et du Staphylococus aureus
(1%,5%) (67).
Une étude française de 2016 sur 1119 ECBU a montré également que Escherichia coli était
majoritaire avec une fréquence de 73%, suivi des entérocoques à 7%, et de Klebsiella
pneumoniae à 6%. De façon plus rare, les germes retrouvés ont été les Proteus à 3,5%, les
Staphylocoques à 1%, les Streptocoques du groupe B à 2% et les infections à Pseudomonas
représentaient 2% des isolats. Enfin, diverses Entérobactéries (Citrobacter spp, Enterobacter
spp, Providencia rettgeri, et Shigella) représentaient 4,5% des infections(74).
En comparant nos résultats avec les données de littérature, on constate que Le profil des
bactéries uro-pathogènes est dominé par les Entérobactéries principalement Escherichia coli
qui reste de loin l’agent pathogène responsable des infections urinaires, avec une prévalence
aux alentours de 40% dans les pays industrialisés et développés (PID) comme Europe, et peut
atteindre jusqu’à 71% dans les pays en voie de développement (Amérique latine).
Escherichia coli est de loin le germe le plus fréquemment isolé, suivi de Klebsiella
pneumoniae. Ceci peut être expliqué par la physiopathologie de l’IU, qui est en général
ascendante, et il existe une forte colonisation du périnée par les Entérobactéries d’origine
digestive, et en particulier Escherichia coli.
Quant à la résistance de cette espèce bactérienne aux céphalosporines de 3ème génération. Elle
variait de 45,2 à 66,1% pour Escherichia coli ; Proteus mirabilis 0,9% et Salmonella Para
tiphy A 0,2%. Dans notre étude, cette résistance élevé d’Escherichia coli aux C3G est
contraire à ce qui a été montré par d’autres études qui ont trouvé un taux de résistance
inférieur à 5%(75).
L’étude AFORCOPI-BIO étudiant la sensibilité de l’Escherichia coli aux céphalosporines de
3ème génération dans les infections urinaires communautaires a retrouvé une résistance aux
céphalosporines inférieure à 5%(76).
Klebsiella pneumoniae ; Klebsiella oxytoca ; Citrobacter koserie avaient un taux de
résistances de 44,7% de ceftriazone ; 50% de cefotaxime ; et 52,8% de ceftazidime. Ce taux
est supérieur à celui rapporté par l’étude réalisée à l’HMIMV (12%)(77)et l’HSR (18%)(78),
ainsi que ceux de certains centres hospitaliers étrangers tels que ceux d’Algérie (9%)(79).
Dans le groupe III et autres le taux de résistance aux C3G variaient entre 53,4 et 67,3%,
comparables à ceux d’autre étude de la résistance aux C3G qui varie entre 20% et 66,66%.
Une autre étude menée au CHU Ibn sina entre 2011-2012 a retrouvé un taux de résistance
plus élevé de l’ordre de 100%, supérieur à la notre.
A l’échelle africaine l 'Algérie(79) et la Tunisie(80) rapportent de faibles taux de résistance de
l’ordre de 5 et 12%. Et moins un autre pays comme la Mauritanie rapporte des taux dépassant
les 35%(67).
Selon notre étude, 11,5% de nos souches étaient productrice de BLSE inférieur à ceux
retrouves en Tunisie (30,8%) ou dans l’HSR (28%) (58), l’HMIMV (25%)(80). Par contre
elle est supérieur à ceux de CHU IBN ROCHD de Casablanca 19% (81), Hlaiji (12.8%).
Les différences observées entre ces différents pays sont mises en relation avec
l’antibiothérapie et notamment l’utilisation des antibiotiques à large spectre ainsi que des
moyens mis en œuvre pour lutter contre les infections et qui sont variables selon les pays et
même selon les régions(82).
L’imipenème était l’antibiotique le plus actif sur nos souches avec respectivement
(2,1%) ;(6,4%) ;(6,5%) résistance pour les groupes (I ; II ; III et autres). Cette tendance a
également été retrouvée à MARRAKECH par Haye MRICH en 2018, (4,73%) de Klebsiella
pneumoniae ; et 0% d’Escherichia coli et d’Enterobacter. On peut conclure que l’éfficacité de
l’imipenème sur les Entérobactéries est due à sa prescription uniquement hospitalière et son
utilisation en dernier intension.
Quant aux quinolones, l’acide nalidixique a été la molécule la moins efficace (53,1%). Les
fluoroquinolones avaient des taux de résistance de 29,7% pour la norfloxacine et 48,5% pour
la ciprofloxacine. Des médicaments dans nos marchés, qui sont les facteurs aggravants la
multiplication des résistances aux antibiotiques.
Par ailleurs moins de 50% de nos isolats étaient résistant à la gentamycine et à la tobramycine
Une étude menée par SISSOKO à Bamako en 2006, a constaté une forte diminution de
sensibilité aux aminosides(83). A MARRAKECH une étude menée par Haye MRICH en
2018 a trouvé 47,58% de résistance à la gentamycine supérieurs à la nôtre. La résistance à
l’amikacine est moins élevé avec 28,6% de nos isolats.
Concernant les autres familles d’antibiotiques nous avons obtenus une faible résistance à la
fosfomycine (6,1%), par contre le trimethoprime/sulfamethoxazole avait un taux de résistance
de 53,3%.
Les Bacilles à Gram négatif non fermentaires sont fortement résistants, à la plupart des
antibiotiques : aminopénicilline , aux céphalosporines de première et de deuxième
génération, à l’ertapénème, au trimétoprime(85).
Quant aux aminosides, on note que l’Amikacine montre le taux de résistance le plus faible de
l’ordre de 30,1% alors qu’il est de 42,4% pour la Gentamicine.Ces taux retrouvés sont
supérieurs à ceux rapporté par l’HMIMV avec un pourcentage de résistance à 14% pour
l’amikacine et 20% pour la gentamicine, néanmoins l’étude faite au CHU de Fès rapporte un
taux de résistance faible à l’amikacine de l’ordre de 3.3%.
Ces taux de résistance acquise à cette famille d’antibiotiques restent comparables à ceux des
pays Européens où le taux de résistance à la Gentamicine est de 30 à 50%, celui de la
Tobramycine de 20 à 30% et enfin 10 à 30% pour l’Amikacine, molécule la plus
constamment active(86).
C’est la cocci à Gram positif sensible à la gentamicine, l’amikacine et pour les Glycopeptides
(vancomycine).
Quant aux phénotype, c’est le phénotype (Genta) (10,9%) résistante à toutes qui a été le plus
exprimé, comparable a ceux obtenu par Rébeca (89) avec (9%) de résistance .
La multi-résistance chez Escherichia coli est associée à une utilisation globale élevée
d’antibiotiques dans la communauté et à l’hôpital(91).
Selon notre étude, la fréquence globale d’isolement des bactéries multi-résistantes
productrices de BLSE est de 32,6% (tab.XXIX). Ce taux est supérieur à celui rapportés par
Hlaiji (12.8%)(92).
V. Conclusion
Les bactéries isolées ont été pour la plus part : des bacilles à Gram négatif (Escherichia coli
52,7%, Klebsiella pneumoniae 14,5%, Enterobacter spp 5,7%) ;
les cocci à Gram positif ( Staphylococcus aureus 9,2%, Streptococcus pneumoniae 1,4%).
Ensuite viennent les BNF (Pseudomonas aeruginosa 2,7%, Acinetobacter calvocar anitrat
1,9%).
L’écologie bactérienne n'a pas beaucoup changée ces dernières années avec Escherichia coli
qui continue d’occuper le premier rang des uropathogènes. En revanche la connaissance des
bactéries responsables constitue un outil précieux pour le choix de l’antibiothérapie de
première intention qui nécessite d’être adaptée au site de l’infection et au terrain sous-jacent
Le Phénomène de multirésistance bactérienne a été observé essentiellement, pour Escherichia
coli, Klebsiella pneumoniae, et Staphylococcus aureus.
L’analyse des résultats de l’antibiogramme de nos souches responsables d’infections urinaires
a permis de faire les constatations suivantes: la sensibilité à l’imipenème est constatée sur les
Entérobactéries ;la sensibilité à la ticarcilline /acide clavulaniques sur les bactéries non
fermentaires et la sensibilité à la vancomycine sur les cocci à Gram positif.
Le maintien d’une surveillance accrue de l’évolution des résistances est donc obligatoire afin
de définir de nouvelles stratégies thérapeutiques adaptées à l’épidémiologie locale.
VI. Récommadation
A l’issue de cette étude, nous formulons les recommandations suivantes :
Aux Autorités Sanitaires
Aux autorités politiques, de classer les infections urinaires parmi les grands problèmes
de santé publique vu leur fréquence élevée dans nos milieux,
Accelerer la validation politique pour lutter contre la résistance aux antibiotiques,
Réglementer et promouvoir l'utilisation appropriées des antibiotiques éfficaces.
Aux Médecins et Pharmaciens :
Organiser la surveillance épidémiologique de la résistance bactérienne à Bamako et à
l’intérieur du pays afin de lutter efficacement contre ce phénomène aux lourdes
conséquences,
Un bon remplissage et une bonne tenue des dossiers des malades, pour éviter certaines
difficultés,
Renseigner de toutes les données cliniques possibles sur le bon d’examen de l’ECBU.
A L’INSP :
Améliorer le système d’approvisionnement , afin d’éviter les ruptures de réactifs et des
disques d’antibiotiques ,
Améliorer les équipements de diagnostic des laboratoires afin d’obtenir des résultats
performants.
Au Population :
Suivre scrupuleusement les prescriptions médicales surtout s’il s’agit des agents
antibiotiques;
Eviter l’auto-médication.
VII. Réferences
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FICHE SIGNALITIQUE
Nom : DOUMBIA
Prénom : Rokia
Adresse : [email protected]
Tel : (00223) 68 56 78 91 – 74 02 18 61
Pays d’origine : Mali
Ville : Bamako
Année de soutenance : 2020
Titre de la thèse : PROFIL DE L’ANTIBIO-RESISTANCES DES GERMES
RESPONSABLES D’INFECTIONS URINAIRES A L’INSTITUT NATIONAL EN SANTE
PUBLIQUE DE BAMAKO DE JANVIER 2015 A JUILLET 2019
Secteur d’intérêt : Laboratoire .Bactériologie-virologie
Lieu de dépôt : Bibliothèque de la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Otonto
Stomatologie.
Résumé : Le but de ce travail est d’evaluer le profil de l’antibio-résistances des germes
responsables d’infections urinaires au Mali.
Ce travail est une étude rétrospective portant sur les dossiers des patients hospitalisés et
externes, traités au laboratoire de bactériologie de l’INSP, sur une période de 5 ans allant de
janvier 2015 à juillet 2019.Sur 1098 clients 54% de sexe féminin, avec un sex-ratio(F/H) de
1,17.Les profils bactériologiques des infections montrent que les bactéries prédominantes
sont les entérobactéries (83%) avec Escherichia coli (52,7%) de cas, Klebsiella pneumoniae
(14,5%), les bactéries non fermentaires(6%) représentées par Pseudomonas aeruginosa
(2,7%), Acinetobacter calvocar anitrat (1,9%), et les cocci gram postif (11%) avec
Staphylococcus aureus (9,2%), le taux de production de β-lactamase à spectre étendu des
Entérobactéries étaient de (40,1%), l’antibiotiques le plus éfficaces ont été : sur les
Entérobactéries l’imipenème, ticarcilline/acide clavulanique sur les bactéries a Gram négatif
non fermentaire,et la vancomycine sur les cocci Gram positif.
La multi-résistance bactérienne a été observé essentiellement, pour Escherichia coli,
Klebsiella pneumoniae, et Staphylococcus aureus.
Mot clés : Germes, Infections Urinaires, Antibio-résistances
Summary: The aim of this work is to access the profile of antibiotic resistance of the germs
responsible for urinary tract infections in Mali.
This work is a retrospective study of the records of inpatients and outpatients, treated in the
laboratory of bacteriology of the INSP, over a period of 5 years from January 2015 to July
2019. Of 1098 clients, 54% of the female sex, with a sex ratio (F/M) of 1.17. Bacteriological
profiles of infections show that the predominant bacteria are Enterobacteriaceae (83%) with
Escherichia coli (52.7%) of cases, Klebsiella pneumoniae (14.5%), no-fermentative bacteria
(6%) represented by Pseudomonas aeruginosa (2.7%), Acinetobacter calvocar anitrat (1.9%),
and postif gram cocci (11%) with Staphyloccus aureus (9.2%), the production rate of
extended-spectrum β-lactamase in Enterobacteriacease was (40.9%), with the most effective
antibiotic was on enterobacteria imipenem, ticarcillin/clavulanic acid in no-fermenting Gram-
negative bacteria, and vancomycin in Gram positive cocci.
Bactrial multi-resistance has been observed mainly for Escherichia coli, Klebsiella
pneumoniae, and Staphylococcus aureaus.
Keywords: Germs, Urinary tract infections, Antibiotic resistance
SERMENT DE GALIEN
Je jure en présence des maîtres de cette Faculté, des conseillers de l’ordre
des Pharmaciens et de mes chers condisciples.
D’honorer ceux qui m’ont instruit dans les préceptes de mon art et de leur
témoigner ma reconnaissance en restant fidèle à leur enseignement
D’exercer dans l’intérêt de la santé publique ma profession, avec conscience
et de respecter non seulement la législation en vigueur mais aussi les règles
de l’honneur, de la probité et du désintéressement
De ne jamais oublier ma responsabilité et mes devoirs envers le malade et sa
dignité humaine. En aucun cas, je ne consentirai à utiliser mes connaissances
et mon état pour corrompre les mœurs et favoriser les actes criminels.
Respectueux et reconnaissant envers mes maîtres, je rendrai à leurs enfants
l’instruction que j’ai reçue de leurs pères.
Que les hommes m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses.
Que je sois couvert d’opprobre et méprisé de mes confrères si j’y manque.
Je le jure !