Poly TDs
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Mathématiques
ECS1B 2020/2021 – Lycée Carnot
Matthias Gorny
www.ecs1b.matthiasgorny.fr
Table des matières
1 Logique et raisonnements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
7 Ensembles et applications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
8 Éléments de combinatoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
13 Dérivation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
16 Systèmes linéaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
17 Calcul matriciel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
19 Analyse asymptotique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
21 Développements limités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
22 Séries numériques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
24 Applications linéaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
28 Fonctions convexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74
31 Codage matriciel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80
Annexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86
Alphabet grec . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 88
Formulaire de trigonométrie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 93
Feuille d’exercice no 1
Logique et raisonnements
Exercice 1. (H) Soient A, B et C trois propositions. A l’aide de tables de vérité, montrer que :
1) ((A et B) ou C) ⇔ ((A ou C) et (B ou C)). 2) ((A ou B) et C) ⇔ ((A et C) ou (B et C)).
Exercice 2. (H) Décrire les parties A = {x ∈ R | P (x)} de R quand P (x) est la proposition :
1) (x > 1 et x < 2) ou (x = 1). 3) (x 6 1 et x > 2) ou (x = −5).
2) x > 1 et x < 6 et x 6= 3. 4) x 6 1 =⇒ x 6 0.
Exercice 3. (H) Écrire la négation des phrases suivantes et les traduire en français (sauf les 6, 11 et 14) :
1) x > 3 =⇒ f (x) 6 5. 9) (x > −1 et f (x) = 0) ou (x 6 −1 et g(x) = 0).
2) −4 6 x < 2. 10) ∀a ∈ A, ∀b ∈ A, ab = 0 ⇒ (a = 0 ou b = 0).
3) y < −3 ou y > 12. 11) Tous les élèves de moins de quinze ans ou de plus de
4) a < b < c < d. dix-huit ans ont une note comprise entre 8 et 15.
12) ∀n ∈ N\{0, 1}, ∃x ∈ R, ∃y ∈ R, xn = y n et x 6= y .
5) ∀x ∈ R+ , ∃y ∈ R, y 2 = x.
6) Si r ∈ Q, alors r2 ∈ Q. 13) ∀ε > 0, ∃n0 ∈ N∗ , ∀n ∈ N, (n > n0 ⇒ n1 6 ε).
7) ∀x > 1, ∃k ∈ N, xk > 2020. 14) Il n’a plu qu’un seul jour cette semaine.
15) (HH) ∃!z ∈ E, g(z) = 0.
8) P (0) et ∀n ∈ N, (P (n) ⇒ P (n + 1)) .
Exercice 4. (H) Pour chacune des propositions suivantes, étudier si elle est vraie ou fausse et écrire sa négation
et sa contraposée.
1) Si une somme de 2020 réels est nulle, alors ils sont tous nuls.
2) Si Mozart a composé Le lac des cygnes, alors 1 + 1 = 3.
3) Si un élève ne connaît pas son cours en colle de Maths, alors il aura strictement moins de 10.
Exercice 5. (H) Montrer que les phrases « Ceux qui parlent ne savent pas » et « Ceux qui savent ne parlent pas »
sont équivalentes.
Exercice 7. (HH) Montrer les propositions suivantes par l’absurde ou par contraposée :
√ √
1) Si a et b sont deux entiers tels que b 6= 0, alors a + b 2 ∈/ Q (on admet que 2 ∈ / Q).
2) Soit n un entier naturel. Montrer que, si n2 − 1 n’est pas divisible par 8, alors n est pair.
ε ε
3) Soit ε > 0. Montrer que, si x et y sont deux réels tels que x + y > ε, alors x > ou y > .
2 2
4) Soit x un réel. Montrer l’implication : ∀ε > 0, |x| 6 ε ⇒ x = 0.
√
5) Si x est un irrationnel positif, alors x est irrationnel.
Exercice 8. (HHH) A l’aide d’un raisonnement par analyse/synthèse, déterminer toutes les fonctions f dérivables
sur R et à valeurs réelles telles que, pour tous réels x et y, f (x + y) = f (x) + f (y).
I Calculs algébriques
Exercice 1. (H) Déterminer (sans calculatrice) le signe des expressions suivantes :
1 9 3 6 7 √ √ √ √ √
1) − + − , 2) − 3, 3) 3 5 − 2 19 + 7, 4) π − 10.
6 35 10 21 4
A la dernière question, on pourra utiliser le fait que π 6 3, 15.
√
Exercice 2. (H) Montrer que 2 n’est pas un nombre rationnel.
On utilisera, après l’avoir montré, le fait qu’un entier naturel et son carré ont la même parité.
Exercice 3. (HH) Montrer que, pour tout n ∈ N, l’entier an = 3 · 52n+1 + 23n+1 est divisible par 17.
On dit qu’un entier a est divisible par un entier b non nul si il existe un entier c tel que a = bc.
Exercice 4. (H) Soient x et y des réels positifs tels que y 6 x2 . Montrer que
s p s p
√ x + x2 − y x − x2 − y
q
x+ y = + .
2 2
Exercice 5. (H) Simplifier les expressions suivantes (fractions irréductibles, puissances de nombres premiers) :
p p
n+1 n n n n
n
5n 5 x + x2 − y 2 x − x2 − y 2 1
2 −2 , 3 +3 +3 , 5 , p + p , √ √ ,
x− x −y 2 2 x+ x −y 2 2 x + 4 + x4 + 3
4
avec n un entier naturel et x, y des réels tels que 0 < |y| 6 |x|.
p
3
√ p
3
√
Exercice 6. (HHH) Simplifier 5 2 + 7 − 5 2 − 7.
II Inégalités dans R
Exercice 7. (H) Soit x un réel. Compléter par ⇒, ⇐ ou ⇔ si c’est possible :
1) x2 = 36 . . . x = 6. 3) |x| 6 2 . . . − 2 6 x 5) x−4 6 16 . . . x < −1/2
2) |x| > 4 . . . x < −5 4) 3|x| > x2 . . . − 3 6 x 6 3. 6) x2 6 x . . . x > 0.
Exercice 11. (H à HH) Déterminer, si ils existent, le minimum, la maximum, la borne supérieure et la borne
inférieure de chacune des parties suivantes :
1) ]−5, 2],
1
n 1 + (−1)−n 3n | n ∈ N},
∗ 5) (−1) + n∈N , 7)
2) R+ , n
1
3) [−7, −3] ∪ ]6, 7[, 1 2 8) x ∈ ]1, +∞[ ,
6) − n ∈ N∗ , 1−x
4) {3 + 4n | n ∈ N}, 3n n2
Exercice 19 – Caractérisation des intervalles. (HHH) Soit I une partie non vide de R vérifiant la propriété
suivante :
∀y ∈ I, ∀z ∈ I, y 6 z ⇒ [y, z] ⊂ I.
Le but de cet exercice est de montrer que I est intervalle.
1) Supposons que I est majorée mais non minorée.
a) Montrer qu’il existe b ∈ R tel que I ⊂ ]−∞, b].
b) Soit x ∈ ]−∞, b[. Montrer qu’il existe y et z dans I tels que y 6 x 6 z.
c) En déduire que ]−∞, b[ ⊂ I puis que I est un intervalle.
2) Traiter les trois autres cas.
Exercice 20 – Division euclidienne dans Z. (HHH) Soit a et b deux entiers tels que b 6= 0. Le but de cet
exercice est de montrer qu’il existe deux entiers q et r, uniquement déterminés, tels que a = bq + r et 0 6 r < |b|.
1) Justifier que, sous réserve d’existence, q et r sont uniques.
2) On suppose que a et b sont deux entiers naturels non nuls. On considère A = {n ∈ N | nb > a}.
a) Justifier que A admet un minimum. Notons-le m.
b) Posons alors q = m − 1 et r = a − bq. Montrer que r ∈ J0, b − 1K et conclure.
3) Montrer l’existence dans le cas général.
On pourra distinguer les cas selon le signe de a et le signe de b et se ramener au cas précédent.
n
X n
X
Exercice 2. (H) Soient x ∈ R, n ∈ N et p ∈ J0, nK. Calculer les sommes k et xk .
k=p k=p
Exercice 4. (H) Soit n ∈ N. Calculer la somme Pn des entiers pairs de 0 à 2n et la somme In des entiers impairs
de 1 à 2n + 1.
n n n n n
X X X 1 X 1 X 1
(n` − 1), k · k!, ln 1 + , (HH) k ln 1 − , (HH) p √ .
k k k+ k2 − 1
`=1 k=1 k=1 k=2 k=1
Pour la dernière somme, on utilisera l’exercice 4 du TD no 2.
Exercice 7. (HH)
1 α β
1) Déterminer deux réels α et β tels que, pour tout k ∈ N, = + .
(k + 1)(k + 3) k+1 k+3
n
X 1
2) En déduire une expression de la somme pour tout n ∈ N.
(k + 1)(k + 3)
k=0
Exercice 9. (HHH)
n n+1
Y k x2 −1
1) Montrer que, pour tous x ∈ R\{1} et n ∈ N, (x2 + 1) = .
x−1
k=0
n
X 1 3n
2) Montrer que, pour tout n ∈ N\{0, 1}, 2
> .
k 2n + 1
k=1
r n r
3 Y 2 5
3) Montrer que, pour tout n ∈ N∗ , < 1− < .
4n + 3 4k + 3 4n + 5
k=1
x1 + · · · + xn
Exercice 11. (HH) Soient x1 , . . . , xn des réels. Notons m = . Montrer la formule de König-
n
Huygens :
n n
!
1X 1 X
(xi − m)2 = x2i − m2 .
n n
i=1 i=1
n
Y 1
Exercice 13. (HH) Soit n ∈ N∗ . Simplifier −k à l’aide de factorielles.
2
k=1
Exercice 14. (HH) Soient p et n deux entiers naturels tels que p 6 n. Montrer que
n
X i n+1
= .
p p+1
i=p
Exercice 15. (H) A l’aide d’une factorisation, montrer que, pour tout n ∈ N∗ , 10n − 1 est divisible par 9.
Exercice 19. (H) Le triangle de Pascal est un tableau triangulaire tel que le nombre dans la case
à l’intersection
n
de la ligne n ∈ N (attention la première ligne est la ligne 0) et de la colonne k ∈ J0, nK est . On le construit
k
de haut en bas de façon algorithmique à l’aide de la formule de Pascal.
Construire le triangle de Pascal (sous forme pyramidale) limité à n = 10.
où An = {(k, `) ∈ N2 | k + ` = n}.
Exercice 3. (H à HH) Pour les fonctions f et g définies par les expressions suivantes, donner le domaine de
définition et une expression de g ◦ f et f ◦ g. On commencera bien entendu par donner les domaines de définition
de f et de g.
1) f (x) = 2x3 − x2 − 4x + 3 et g(x) = x2 , 5) f (x) = (ln(x))2 et g(x) = x2 − 7x + 10,
√
2) f (x) = 4 x et g(x) = x6 , 6) f (x) = cos(x) et g(x) = ln(x2 − 1),
1 1
3) f (x) = x2 et g(x) = ln(x), 7) f (x) = et g(x) = ln(x2 − 1),
2 x
1 x 1
4) f (x) = tan(x) et g(x) = , 8) f (x) = ex et g(x) = − .
1 + x2 2 2x
Exercice 5. (HH) Étudier (domaine de définition, variation, limites, courbes) les fonctions suivantes :
x3 + x2 − 2x − 3 ex + e−x
2
1) x 7−→ ln(x + x + 2), 5) x −
7 → 2
, 8) x −
7 → ,
2 2x − 6 2
2) x 7−→ x − 8x + 15 − |4 − x|,
π 3
√ 6) x 7−→ sin , 9) x 7−→ xx ,
3) x 7−→ 4 x2 − 2x − 3. 2
x +x+2 cos(x)
4) x 7−→ − ln(|x2 − 3x + 2|), x 1p 2 10) x 7−→ .
7) x 7−→ + |x − 16|, sin(x)
4 3
x+1
On montrera que la fonction de la question 5 admet la droite d’équation y = pour asymptote en ±∞. On
2
7x
montrera que la fonction de la question 7 admet la droite d’équation y = pour asymptote en +∞ et la droite
12
x
d’équation y = − pour asymptote en −∞
12
Exercice 6. (H) Donner l’équation de la droite (D) du plan passant par les points de coordonnées (1, 5) et
(−3, 2). Donner l’équation de la droite (∆) du plan de coefficient directeur −1/2 et passant par le point (4, 6).
Déterminer les coordonnées du point d’intersection, s’il existe, de (D) et (∆).
Exercice 9. (HH) Montrer que, pour tout x ∈ R∗+ , ln(x) 6 x − 1. En déduire que
1 n 1 −n
∀n ∈ N\{0, 1}, 1+ 6e6 1− .
n n
Exercice 13. (HH) Soit f : R −→ R telle que la fonction f ◦ f est croissante et la fonction f ◦ f ◦ f est
strictement décroissante. En raisonnant par l’absurde, montrer que f est strictement décroissante.
Exercice 14. (HH) Soit I un intervalle symétrique de R (c’est-à-dire tel que, pour tout x ∈ I, −x ∈ I). Si
f : I −→ R et g : I −→ R sont des fonctions paires ou impaires, que dire des fonctions f + g et f g ?
Exercice 15. (HH) Que dire d’une fonction f : R −→ R qui est à la fois monotone et périodique ?
Exercice 16. (HH) Soient f et g deux fonctions bornées 2 sur un intervalle A. Montrer que f + g est bornée sur
A et que
sup |f + g| 6 sup |f | + sup |g|.
A A A
Montrer qu’il n’y a pas égalité en général.
Exercice 17. (HHH) Soit f une fonction croissante sur [0, 1] et à valeurs dans [0, 1]. On souhaite montrer que f
admet un point fixe (c’est-à-dire il existe x0 ∈ [0, 1] tel que f (x0 ) = x0 ).
1) Montrer que A = {x ∈ [0, 1] | f (x) > x} possède une borne supérieure a vérifiant f (a) > a.
2) Montrer que f (a) ∈ A et conclure.
3) Qu’en est-il si f est décroissante ?
2. Si h est une fonction bornée sur A ⊂ R, on note sup |h| la borne supérieure de la partie non vide majorée |h(x)| x ∈ A .
A
I Trigonométrie
Exercice 1. (H à HH) Résoudre les équations ou inéquations suivantes d’inconnue x ∈ R :
√ √
1) cos(3x) − sin(x) = 0, 6) 3 cos(x) − sin(x) = − 2.
2) sin(2x) + sin(6x) = 0, 1
7) sin(x) 6 − .
3) tan(2x) = 2 tan(x), 2
√ π
4) sin(7x) + sin(3x) = 3 sin(5x), 8) tan x + > −1.
4
5) cos(x) − cos(2x) = sin(3x), 9) sin2 (x) + 3 cos(x) < 1.
π π π π
Exercice 2. (H) Donner une valeur de cos , sin , cos et sin .
8 8 16 16
Exercice 3. (H) Soit θ ∈ R.
1) Exprimer cos3 (θ) sin(θ) en fonction sin(4θ) et sin(2θ).
2) Exprimer sin(7θ) en fonction de cos(θ) et sin(θ).
Exercice 5 – Technique de l’arc-moitié. (H) Soient a et b deux réels. Mettre les complexes eia + eib et eia − eib
sous forme exponentielle.
1+i
Exercice 7. (H) Écrire z = √ sous forme algébrique et sous forme trigonométrique. En déduire les valeurs
π π 1+i 3
de cos et sin .
12 12
Exercice 9. (HH) On dit qu’un entier n est somme de deux carrés d’entiers si il existe x et y dans N tels que
n = x2 + y 2 . Montrer qu’un produit fini de tels entiers est encore la somme de deux carrés d’entiers.
z + z0
Exercice 10. (HH) Soient z et z 0 deux complexes de module 1 et tels que zz 0 6= −1. Montrer que est
1 + zz 0
un réel.
Exercice 11. (H) Soient s, t et u des complexes de module 1. Montrer que |st + tu + us| = |s + t + u|.
Les nombres ζ0 , . . . , ζn−1 sont les n racines de nième de l’unité, c’est-à-dire les n solutions de l’équation z n = 1
d’inconnue z ∈ C.
n
X n
Exercice 17. (HHH) Soient z ∈ C et n ∈ N∗ . Calculer z + eikπ/n .
k=1
1) 2z 2 − 5z + 6 = 0, 4) iz 2 + (4i − 3)z + i − 5 = 0,
2) z 2 − 2z cos(θ) + 1 = 0 où θ ∈ R, 5) (z − i)2 = −(z + 1 − i)2 ,
3) z 2 + 5iz + 4 = 0, 6) |z|2 + 3|z| + 4 = 0.
x+y =2
Exercice 20. (HH) Résoudre le système d’équation , d’inconnues x et y dans C.
xy = 3
Exercice 21. (HH à HHH) Résoudre les équations suivantes, d’inconnue z ∈ C :
√
3 i+ 3 5) z 4 = −7 − 24i,
1) z = √ ,
i− 3 6) z 4 = z + z,
3
2) z + 3z − 2i = 0, 1
6 3 7) z 7 = 3 ,
3) z + z + 1 = 0, z
3 8) z n + 2z n−1 + 2z n−2 + · · · + 2z 2 + 2z + 1 = 0.
4) z − i = 6(z + i),
On pourra éventuellement écrire z sous forme exponentielle, lorsque c’est possible.
I Suites usuelles
Exercice 1. (H) Pour chacune des suites suivantes définies par récurrence, donner une expression du terme général
en fonction de n et étudier les variations.
(
u0 = 1, u0 = 1, u1 = 2,
1) un 4)
∀n ∈ N, un+1 = 2 , ∀n ∈ N∗ , un+1 = 2un − un−1 ,
e ( 2
u0 = −2, u0 = 1, u1 = ,
2) 5) 3
∀n ∈ N, un+1 + un = π, ∀n ∈ N, un+2 + 4un = 2un+1 ,
(
u0 = 4,
u0 = −1, u1 = 1, u2 = 0
3) 3un − 2 6)
∀n ∈ N, un+1 = , ∀n ∈ N, un+3 = 7un+1 ,
5
Exercice 2. (H) Donner une expression explicite du terme général des suites (un )n∈N et (vn )n∈N définies par
u0 = −1, v0 = 0 et n
∗ un−1 1X
∀n ∈ N , un = +5 et vn = uk .
6 n
k=1
Exercice 3. (H) Soient (un )n∈N et (vn )n∈N deux suites définies par u0 = −2, v0 = 1 et
∀n ∈ N, un+1 = 5un + 4vn et vn+1 = 4un + 5vn .
1) Montrer que la suite (un − vn )n∈N est constante.
2) Montrer que la suite (un + vn )n∈N est arithmético-géométrique.
3) En déduire une expression des termes généraux des suites (un )n∈N et (vn )n∈N .
Exercice 4. (H) Déterminer le terme général de la suite (un )n∈N définie par u0 = 1, u1 = e et
∀n ∈ N, un+2 = 2un+1 un .
Exercice 5 – D’après ESCP. (H) Soit (un )n∈N une suite vérifiant la relation de récurrence
∀n ∈ N, un+2 = un+1 + 2un + (−1)n .
1) Déterminer α pour que la suite (sn )n∈N définie, pour tout n ∈ N, par sn = αn(−1)n , vérifie la même
relation de récurrence que (un )n∈N .
2) Pour tout n ∈ N, posons vn = un − sn . Déterminer une relation de récurrence vérifiée par la suite (vn )n∈N
et en déduire son terme général (que l’on exprimera en fonction de v0 et v1 ).
3) En déduire une expression de un en fonction de u0 , u1 et n, pour tout n ∈ N.
4un + 2
Exercice 6. (HH) Soit (un )n∈N une suite définie par u0 ∈ R et, pour tout n ∈ N, un+1 = . On suppose
5un + 7
que u0 est tel que la suite est bien définie. On dit qu’il s’agit d’une suite homographique. Posons
7 4x + 2
f : x ∈ R\ − 7−→ .
5 5x + 7
1) Montrer que l’équation f (x) = x admet deux solutions ` et `0 (avec ` < `0 ).
2) On suppose désormais que u0 6= `. Montrer qu’alors, pour tout n ∈ N, un 6= `.
un − `0
3) Pour tout n ∈ N, posons vn = . Montrer que la suite (vn )n∈N est géométrique.
un − `
4) En déduire une expression du terme général de (un )n∈N .
Exercice 8 – Suites récurrentes linéaires d’ordre 2 : une autre preuve. (HH) Soient a ∈ R et b ∈ R∗ . On
considère (un )n∈N telle que, pour tout n ∈ N, un+2 = aun+1 + bun .
1) a) Soit r une solution complexe de l’équation x2 = ax + b. Justifier que r 6= 0.
−b
b) Que dire de ?
r
un
2) Pour tout n ∈ N, on pose vn = n et wn = vn+1 − vn .
r
a) Montrer que (wn )n∈N est une suite géométrique donc on précisera la raison.
b) A l’aide d’une somme télescopique, en déduire une expression de vn en fonction de n ∈ N.
On distinguera deux cas selon que b + r2 est nul ou non.
c) En déduire une expression de un en fonction de n ∈ N.
d) Retrouver le théorème du cours dans le cas où ∆ = a2 + 4b > 0.
e) (HHH) Plus dur : retrouver le théorème du cours dans le cas où ∆ < 0.
Exercice 11. (H) Soit (un )n∈N la suite définie par u0 = 0, u1 = 0.3, u2 = 0.33, u3 = 0.333, u4 = 0.3333... et
de manière générale, pour tout n ∈ N∗ , un = 0. 33333
| · · · 333}. Montrer que la suite converge vers un réel que l’on
{z
précisera. n fois
x2
Exercice 12. (HH) Montrer que, pour tout x ∈ R+ , x − 6 ln(1 + x) 6 x. En déduire les limites des suites
2n
de termes généraux :
1
n Y k
1+ et 1+ 2 .
n n
k=1
Exercice 14. (HH) Soient a0 et b0 deux réels strictement positifs tels que a0 < b0 . Nous définissons deux suites
(an )n∈N et (bn )n∈N par
p an + bn
∀n ∈ N an+1 = an bn et bn+1 = .
2
1) Montrer que, pour tout n ∈ N, les réels an et bn sont bien définis et vérifient 0 < an < bn .
2) Montrer que (an )n∈N et (bn )n∈N sont adjacentes.
On pourra montrer que la suite (bn − an )n∈N est sous-géométrique et utiliser le résultat de l’exercice 13.
3) Écrire une fonction Scilab qui prend en entrée a0 , b0 , n et renvoie les valeurs de an et bn .
√
Exercice 15. (HH) Soit (un )n∈N une suite à termes positifs telle que ( n un )n∈N converge vers un réel `.
1) Si ` < 1, montrer que (un )n∈N converge vers 0.
2) Si ` > 1, montrer que (un )n∈N converge vers +∞.
3) Que dire sur la nature de (un )n∈N dans le cas où ` = 1 ?
n
X
Exercice 16 – Suite définie implicitement. (HHH) Pour n ∈ N∗ et x ∈ R, posons Pn (x) = −1 + xk .
k=1
1) Montrer que, pour tout n ∈ N∗ , l’équation Pn (x) = 0 admet une unique solution dans R∗+ , que l’on note xn .
Le but de cet exercice est d’étudier la nature de la suite (xn )n∈N∗ .
2) Calculer x1 et x2 .
3) a) Montrer que, pour tout n ∈ N∗ , Pn+1 (xn ) > 0.
b) En déduire que (xn )n∈N∗ est strictement décroissante et que, pour tout n > 2, xn < 1.
1 1
4) a) Calculer Pn et montrer que, pour tout n > 2, xn > .
2 2
h1 h
b) En déduire que (xn )n∈N∗ converge vers un réel ` de l’intervalle ,1 .
2
`+1
c) Montrer que, pour tout n assez grand, xn 6 . En déduire que (xnn )n∈N∗ converge vers 0.
2
1
5) Montrer que, pour tout n > 2, 1 − xn = xn (1 − xnn ). En déduire que ` = .
2
n
∗
X 1
Exercice 17. (HH) Pour tout n ∈ N , posons Hn = . La suite (Hn )n>1 est appelée la série harmonique.
k
k=1
1) Déterminer une constante c strictement positive telle que, pour tout n ∈ N∗ , H2n − Hn > c.
2) Déterminer la nature de (Hn )n∈N∗ et sa limite éventuelle.
Exercice 18. (HHH) Montrer qu’une suite d’entiers convergente est stationnaire.
Exercice 19. (HH) Soit A une partie non vide et majorée de R. Montrer qu’il existe une suite (xn )n∈N d’éléments
1
de A qui vérifie xn > sup(A) − pour tout n ∈ N. En déduire qu’elle converge vers sup(A).
n+1
3 1
Exercice 21. (HH) Soit (un )n∈N la suite définie par u0 = et, pour tout n ∈ N, un+1 = (un − 3)2 .
2 3
1) Montrer que, pour tout n ∈ N, 0 6 un 6 3.
2) Étudier le signe de x 7−→ f ◦ f (x) − x sur [0, 3].
3) En déduire les sens de variations des suites (u2n )n∈N et (u2n+1 )n∈N .
4) Montrer que les suites (u2n )n∈N et (u2n+1 )n∈N convergent vers des limites distinctes.
5) Est-ce-que la suite (un )n∈N converge ?
u2
Exercice 22. (HHH) Soit (un )n∈N la suite définie par u0 ∈ R et, pour tout n ∈ N, un+1 = 4 − n .
9
x2
1) a) Dresser le tableau de variations de f : x ∈ R 7−→ 4 − .
9
b) Étudier le signe de f (x) − x pour tout x ∈ R.
c) Montrer qu’il existe des réels λ, a, b et c tels que
Ensembles et applications
I Ensembles
Exercice 1. (H) Soit E = {0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, A, B, C, D, E, F } l’ensemble des chiffres du système hexadéci-
mal. Considérons les trois parties : X = {A, B, E, F }, Y = {0, 2, 4, 6, 8, A, C, E} et Z = {3, 5, 7, 9}. Donner en
extension les parties suivantes :
X, Y , Z, X ∩ Y, Y ∪ X, X\Z, (Y ∩ X) ∪ Z Y.
Exercice 2. (H) Donner en extension l’ensemble P(E) quand E est l’un des ensembles suivants
P(∅), {a, {b}}, {♦, ♥}, 0, {0}, {{0}} , {Λ, 0, ∗}, {A, C, G, T }
Exercice 3. (HH) Soit E = {0, 1, {0}, {0, 1}}. Parmi les propositions suivantes, dites lesquelles sont vraies :
{0} ∈ E, {0} ∈ P(E), {{1}} ⊂ E, {0, 1} ⊂ E, {{0}, 0} ⊂ P(E)
{{0}, ∅} ∈ P(E), {{1, {0, 1}}, {0}, E} ⊂ P(E), {{{0, 1}}} ∈ P(P(E)).
Exercice 4. (H) Rappelons que l’on note RN l’ensemble des suites réelles. Notons
• I0 l’ensemble des suites réelles de terme initial nul. • Pour tout k ∈ Z, Lk l’ensemble des suites réelles
• M l’ensemble des suites réelles majorées. qui convergent vers un réel de [k, k + 1[.
• B l’ensemble des suites réelles bornées. • C l’ensemble des suites réelles croissantes.
• L l’ensemble des suites réelles convergentes. • G l’ensemble des suites géométriques.
1) Écrire ces ensembles en compréhension, ainsi que l’ensemble L.
2) Montrer que B ( M , L ( B, (C ∩ M ) ( L.
3) Décrire L ∩ G.
4) Montrer que (Lk )k∈Z est une famille de parties non vides de F qui sont deux à deux disjointes et dont
l’union est L.
Exercice 5. (HH) Soit E un ensemble. Montrer que, pour toutes parties A, B et D non vides de E, on a :
1) A ∪ B = B ∩ D ⇒ A ⊂ B ⊂ D . 5) A\B = B\A.
2) A ⊂ B ⇔ A ∪ B = E . 6) A\(B ∩ D) = (A\B) ∪ (A\D).
7) (A × B) ∪ (B × A) = D2 ⇔ A = B = D .
A∪B =A∪D
3) ⇔ B = D.
A∩B =A∩D
4) (A ∪ B ∪ D) ∩ (A ∪ B ∪ D) ∩ (A ∪ D ∪ B) = A ∪ (B ∩ D).
Exercice 6. (HH) Soit E un ensemble. Si A et B sont deux parties de E, on note A∆B = (A\B) ∪ (B\A) leur
différence symétrique.
1) Déterminer A∆A et A∆∅.
2) Montrer que A∆B = (A ∪ B)\(A ∩ B).
3) Montrer que A∆B = (A ∩ B) ∪ (A ∪ B).
4) Soit D une partie de A. Montrer que A∆B = A∆D si et seulement si B = D.
Exercice 7. (HH) Décrire géométriquement l’ensemble D = {(x, y) ∈ R2 | x2 + y 2 6 1}. Montrer qu’il ne s’agit
pas du produit cartésien de deux parties de R.
II Applications
Exercice 9. (H à HH) Dire si les applications suivantes sont injectives, surjectives, bijectives (auquel cas déterminer
la bijection réciproque) :
Exercice 11. (HHH) Soit A une partie infinie 1 de N. On pose a0 = min(A), a1 = min(A\{a0 }) et, pour tout
n ∈ N, an+1 = min(A\{a0 , a1 , . . . , an }).
1) Montrer que la suite (an )n∈N est bien définie.
2) Montrer que l’application n ∈ N 7−→ an est une bijection de N dans A.
Exercice 13. (HH) Montrer qu’il n’existe pas de surjection de N dans P(N).
On pourra raisonner par l’absurde en considérant A = {x ∈ N | x ∈
/ f (x)}.
Exercice 14. (HH) On reprend les notations de l’exercice 4.
1) L’application ϕ : L −→ R est-elle surjective ? injective ? bijective ?
(un )n∈N 7−→ lim un
n→+∞
2) L’application ψ : G ∩ I 0 −→ R∗ × R est-elle surjective ? injective ? bijective ?
(un )n∈N 7−→ (u0 , u1 )
Éléments de combinatoire
Exercice 1. (H) En France, à tout véhicule est attribué un numéro d’immatriculation (SIV) formé de sept caractères
alphanumériques : deux lettres, un tiret, trois chiffres, un tiret et deux lettres (par exemple “KZ-119-EP”). Les
lettres interdites sont I, O et U (car elles sont trop ressemblantes avec 1, 0 et V respectivement). La série de
chiffres 000 est interdite, ainsi que la série de lettres SS. Enfin la série W W est interdite pour le bloc de gauche
(elle correspond aux immatriculations provisoires).
1) Combien y a-t-il d’immatriculations possibles ?
2) Combien y a-t-il d’immatriculations ne contenant aucune lettre ni chiffre dupliqué ?
Exercice 2. (H) Combien y a-t-il de mots utilisant l’alphabet latin (ayant un sens ou non) composés
1) de cinq lettres ? 4) de cinq lettres formant un palindrome ?
2) de cinq lettres distinctes ? 5) de cinq lettres distinctes et dans l’ordre alphabétique ?
3) de cinq lettres avec un y ? 6) de cinq lettres avec exactement 2 voyelles ?
Exercice 3. (HH) On tire 5 cartes d’un jeu de 52 cartes. On obtient ce qu’on appelle une main.
1) Combien y a-t-il de mains possibles ?
2) Combien y a-t-il de mains avec
a) uniquement des figures ? d) au moins un valet ?
b) deux piques, un cœur et deux carreaux ? e) au moins une dame et un 9 ?
c) exactement un trèfle ? f) (HHH) exactement deux rois et deux cœurs ?
Exercice 4. (HH) On dispose d’une urne avec 4 boules bleues, 6 boules rouges et 7 boules jaunes. On suppose
que les boules sont numérotées (de telle sorte que l’on puisse les distinguer). On tire 5 boules dans l’urne.
1) Quel est le nombre de tirages simultanés donnant 2 bleues, 2 rouges et 1 jaune ?
2) Quel est le nombre de tirages successifs et sans remise donnant 2 bleues, 2 rouges et 1 jaune ?
3) Quel est le nombre de tirages successifs et sans remise donnant 2 bleues, 2 rouges et 1 jaune dans cet ordre ?
4) (HHH) Reprendre ces trois questions dans le cas où les boules sont indiscernables et ajouter le cas où les
tirages se font avec remise.
Exercice 5. (H) Combien y a-t-il d’anagrammes (ayant un sens ou non) de chacun de ses mots : BOWIE,
MAISON, POSSIBLE, ANAGRAMME, LEDZEPPELIN, MISSISSIPPI ?
Exercice 8. (HH) Montrer (avec des arguments combinatoires) que, pour tout n ∈ N,
n
X k n+1
∀p ∈ J0, nK, = .
p p+1
k=p
Exercice 11 – Mains au poker fermé. (HHH) Dans un jeu de carte, toute carte possède une couleur (♣, ♠, ♦
ou ♥) et un rang (un numéro ou une figure). On tire cinq cartes d’un jeu de 4r cartes avec r ∈ N∗ (si r = 13, il
s’agit d’un jeu de 52 cartes et, si r = 8, il s’agit d’un jeu de 32 cartes 1 ). On obtient ce qu’on appelle une main.
1) Calculer le nombre total de mains possibles.
2) Combien y a-t-il de mains possibles avec (dans l’ordre de leurs forces au poker fermé) :
a) une quinte flush (cinq cartes de la même couleur et de rangs consécutifs) ?
On introduira sr le nombre de suites de rangs consécutifs possibles. On a s13 = 10 et s8 = 4.
b) un carré (quatre cartes de même rang et une cinquième carte quelconque) ?
c) un full (trois cartes de même rang et deux autres cartes de même rang) ?
d) une couleur (cinq cartes de même couleur dont les rangs ne sont pas consécutifs) ?
e) une quinte (cinq cartes de rangs consécutifs et qui ne sont pas toutes de la même couleur) ?
f) un brelan (trois cartes de même rang et deux cartes de rangs distincts deux à deux et différents de
celui des trois premières cartes) ?
g) une double paire (deux cartes de même rang, deux autres cartes de même rang mais différent de celui
des deux premières cartes et une cinquième carte de rang différent des deux précédents) ?
h) une paire (deux cartes de même rang et trois autres de rangs distincts deux à deux et différent de
celui la paire) ?
i) une carte haute (cinq cartes n’étant pas toutes de la même couleur, de rangs distincts deux à deux et
non consécutifs) ?
1. Pour obtenir un jeu de 32 cartes à partir d’un jeu de 52 cartes, on enlève toutes les cartes numérotées 2, 3, 4, 5 ou 6.
I Calculs de probabilités
Dans les exercices suivants, on commencera par déterminer un univers Ω associé à l’expérience aléatoire. Avant de
calculer une probabilité, on décrira au mieux les événements à l’aide d’opérations sur les ensembles.
Exercice 1. (H) On considère (Ω, P(Ω), P) un espace probabilisé fini. Soient A, B, C et D des événements. En
utilisant les opérations ensemblistes, décrire les événements suivants :
1) « L’un au moins des événements A, B, C, D est réalisé ».
2) « Tous les événements A, B, C, D sont réalisés ».
3) « Aucun des événements A, B, C, D n’est réalisé ».
4) « B et C ne sont pas réalisés ».
5) « L’un des événements B et D et un seul est réalisé ».
6) « Si A est réalisé, alors B et D sont réalisés ou C n’est pas réalisé ».
7) « Exactement deux événements parmi A, B, C, D sont réalisés ».
Exercice 2. (H) On jette un dé pipé dont les probabilités d’occurrence de 1, 2, 3, 4, 5, 6 sont respectivement
1 1 1 1 1 1
p1 = , p2 = , p3 = , p4 = , p5 = , p6 = .
12 6 12 6 6 3
1) Construire un espace probabilisé (Ω, P(Ω), P) fini qui modélise cette expérience aléatoire.
2) Décrire chacun des événements suivants comme des parties de Ω et calculer leurs probabilités :
a) « Le chiffre est impair ». c) « Le chiffre est impair et inférieur à 4 ».
b) « Le chiffre est supérieur à 2 ». d) « Le chiffre est impair ou inférieur à 4 ».
Exercice 3. (H) Soient n ∈ N∗ et α ∈ R∗+ . Posons Ω = J1, nK. Soit P une fonction définie sur P(Ω) telle que,
n
pour tout k ∈ J1, nK, P({k}) = αk . A quelle condition sur α ∈ R, la fonction P définit-elle une probabilité
k
sur (Ω, P(Ω)) ?
Exercice 4. (H) Une séquence d’ADN est une suite de quatre nucléotides dénotés A, C, G, T .
1) Si chaque nucléotide est équiprobable, quelle est la probabilité d’obtenir une séquence de longueur 13
contenant exactement cinq A ?
2) Quelle est la probabilité d’obtenir une séquence avec A, A, A, G, G, G, G, G, T, T, T, T, C ?
Exercice 5 – Le problème du chevalier de Méré. (HH) En 1654, le chevalier de Méré, philosophe et homme
de lettres posa le problème suivant au mathématicien Blaise Pascal : « Qu’est-ce qui est le plus probable : obtenir
au moins un six en quatre lancers d’un dé, ou obtenir au moins un double six en lançant vingt-quatre fois deux
dés ? ». Étudier ce problème.
Exercice 6. (H) Une entreprise réceptionne périodiquement des lots de pièces destinées à des assemblages. Pour
contrôler la qualité d’un lot de taille n, elle échantillonne r pièces (r < n). En supposant que le lot contienne k
pièces défectueuses (k 6 n), quelle est la probabilité de trouver m pièces défectueuses dans l’échantillon examiné
(m 6 r) ?
Exercice 8 – Le problème des anniversaires. (HH) On considère une classe de n élèves, avec n < 365.
On suppose que tous les élèves sont nés une année de 365 jours et que les naissances sont réparties de façon
équiprobables dans l’année.
1) Quelle est la probabilité qu’au moins deux étudiants aient la même date d’anniversaire ?
2) A partir de quelle valeur de n cette probabilité est supérieure à 50% ? Supérieure à 75%.
3) Commenter l’hypothèse d’équirépartition des naissances dans l’année. Comment évoluerait la probabilité
ci-dessus si l’on faisait une hypothèse plus réaliste (sans faire de calculs) ?
4) Combien de personnes doit-on interroger pour que la probabilité que l’une d’entre elles partage votre date
d’anniversaire soit supérieure à 50% ?
Exercice 9. (H) Soit (Ω, P(Ω), P) un espace probabilisé fini. Soient n ∈ N\{0, 1} et A1 , . . . , An des événements.
Montrer que
n n
!
[ X
P Ak 6 P(Ak ).
k=1 k=1
Exercice 10 – Formule du crible. (HHH) Soit (Ω, P(Ω), P) un espace probabilisé fini. La formule du crible
généralise la formule de Poincaré : si A1 , . . . , An sont des événements, alors
n n
!
[ X X \
P Ai = (−1)k+1 P Aj .
i=1 k=1 J⊂J1,nK j∈J
card(J)=k
1. Ils peuvent aussi demander à leur professeur de participer à ce jeu... mais ça ne change rien à l’exercice.
Exercice 12. (HH) On dispose de 12 pièces numérotées de 1 à 12 et on suppose que, pour tout k ∈ J1, 12K, la
k
k ième pièce tombe sur FACE avec probabilité . On lance une pièce au hasard et on obtient PILE. Quelle est la
12
probabilité d’avoir lancé la sixième pièce ?
Exercice 13. (HH) On dispose de deux urnes U et V . L’urne U contient 3 boules rouges, 7 boules bleues et 2
boules jaunes. L’urne V contient 2 boules rouges, 5 boules bleues et 1 boule jaune. On considère l’expérience
suivante : on tire au hasard une boule de l’urne U et, sans la regarder, on la place dans l’urne V . On tire alors
une boule dans V et on regarde sa couleur.
1) a) Calculer les probabilités respectives de piocher une boule rouge, bleue et jaune.
b) On a tiré une boule bleue dans l’urne V . Quelle est la probabilité d’avoir pioché aussi une boule bleue
dans l’urne U ?
2) Soit n ∈ N∗ . On réalise n fois cette expérience dans les mêmes conditions et indépendamment. Quelle est la
probabilité que l’on ait tiré une boule rouge dans l’urne V pour la première fois au nième tirage ?
Exercice 14. (H) On dispose d’un circuit composé de de trois composants électroniques A, B et C dont les
probabilités de fonctionnement sont respectivement α, β et γ. On suppose les composants sont en état de
fonctionnement indépendamment les uns des autres. Quel est la probabilité que le circuit fonctionne :
• lorsque les composants sont montés en série.
• lorsque les composants sont montés en parallèle.
• lorsque A est monté en série avec le sous-circuit constitué de B et C montés en parallèle.
Exercice 15. (HH) Les téléviseurs d’un magasin d’électroménager proviennent de deux fournisseurs A et B. Une
enquête révèle que 95% (respectivement 99%) des téléviseurs fournies par la société A (respectivement la société
B) sont en état de fonctionnement. Elle révèle que un téléviseur sur 48 est abimé lors de la livraison au client.
Enfin on sait que la société A fournit 3 fois plus de téléviseurs que la société B. Monsieur Durand vient de se faire
livrer un téléviseur défectueux provenant de ce magasin. Quelle est la probabilité que le téléviseur ait été abimé
lors de la livraison ? Quelle est la probabilité que le téléviseur ait été fourni déjà défectueux par la société A ?
Exercice 16. (H) Catherine a un garçon atteint de dystrophie musculaire de Duchenne (DMD). Il s’agit d’une
maladie due à une mutation récessive liée au sexe, et entraînant un déficit complet de la production de dystrophine.
Seuls les hommes porteurs de cette mutation sont atteints, tandis que les femmes sont conductrices. Les femmes
conductrices ont un risque de 50% de transmettre l’allèle muté à leur descendance : les fils d’une femme conductrice
ont 50% de risque d’être atteints et les filles d’une femme conductrice ont 50 % de risque d’être conductrices.
Cependant, le taux de mutation spontanée est élevé : 1/3 des cas de DMD surviennent chez des garçons de
mères non porteuses de la mutation. Il existe un test clinique qui est positif avec probabilité 0.7 si une femme
est conductrice et positif avec probabilité 0.1 si elle ne l’est pas. Le test de Catherine est positif. Quelle est la
probabilité qu’elle soit conductrice ?
Exercice 17 – Le problème de Monty Hall. (HH) Il s’agit d’un casse-tête probabiliste librement inspiré du jeu
télévisé américain Let’s Make a Deal, présenté pendant treize ans par Monty Hall. Voici son énoncé : un candidat
est placé devant trois portes. Derrière une des portes se trouve une voiture, derrière les deux autres se trouve une
chèvre. Le candidat choisit une des trois portes sans l’ouvrir. L’animateur (qui sait où se trouve la voiture) ouvre
l’une des portes restantes derrière laquelle se trouve une chèvre. Le candidat a alors le choix entre conserver la
porte initiale ou changer pour prendre la porte fermée restante. Quel choix doit-il faire ?
Exercice 19. (HH) On dispose d’un sac opaque de billes dont 9 rouges, 5 vertes et 7 bleues. On pioche cinq
billes au hasard successivement et sans remise. Calculer la probabilité de piocher
1) uniquement des billes d’une même couleur.
2) uniquement des billes bleues sachant que toutes les billes sont de la même couleur.
3) trois boules d’une couleur et deux d’une autre couleur.
4) au moins une bille de chaque couleur.
5) trois billes rouges sachant que les trois couleurs sont piochées.
Reprendre cet exercice avec des tirages avec remise.
Exercice 20. (HH) Un fumeur veut arrêter de fumer. S’il réussit à ne pas fumer un jour, alors il reste motivé le
lendemain et il a 3 chances sur 4 de ne pas fumer. Par contre, s’il fume un jour, alors le lendemain il fume avec
probabilité α ∈ ]0, 1[. Pour tout n ∈ N, on note pn la probabilité qu’il fume le nième jour. On suppose que p0 = 1.
1) Pour tout n ∈ N, exprimer pn+1 en fonction de pn et α.
2) En déduire, pour tout n ∈ N, une expression de pn en fonction de n, α et p0 .
3) Déterminer la limite de (pn )n∈N si elle existe. Cette limite éventuelle peut-elle être nulle ? Dans le cas où
la limite existe et n’est pas nulle, donnez-en en une borne inférieure. Cette stratégie vous semble-t-elle
judicieuse pour arrêter de fumer ?
Exercice 21. (HH) Une mouche entre dans un studio de deux pièces (une chambre et une salle de bain). Elle se
trouve initialement dans la salle de bain. On relève sa position dans le studio toutes les minutes.
• Si elle est dans la salle de bain à la nième minute, elle y reste avec probabilité 1/3 ou elle va dans la chambre
avec probabilité 2/3.
• Si elle est dans la chambre à la nième minute, elle y reste avec probabilité 1/2, elle va dans la salle de bain
avec probabilité 1/4 ou elle sort part la fenêtre avec probabilité 1/4 pour ne plus jamais revenir.
Pour tout n ∈ N, notons an (respectivement bn et cn ) les probabilités respectives que la mouche soit dehors
(respectivement dans la salle de bain et dans la chambre).
1) Pour tout n ∈ N, exprimer bn+1 et cn+1 en fonction de bn et cn .
2) Étudier les suites (2bn − cn )n∈N∗ et (4bn + 3cn )n∈N∗ .
3) En déduire, pour tout n ∈ N∗ , une expression de an , cn et bn en fonction de n.
4) Soit n ∈ N∗ . Sachant que la mouche est dans la salle de bain à la nième minute, quelle est la probabilité
qu’elle était déjà dans la salle de bain la minute précédente ?
5) Combien de minutes sont-elles nécessaires pour que la probabilité que la mouche soit dehors soit supérieure
à 95% ?
Exercice 1. (H) On joue au jeu suivant : on lance deux dés équilibrés à 6 faces. Si aucune des faces ne vaut 6,
alors on gagne le produit des deux chiffres obtenus en euros. Si une au moins des faces vaut 6, alors on ne gagne
rien. Donner un espace probabilisé (Ω, P(Ω), P) qui modélise ce jeu et définir une variable aléatoire X qui donne
le gain de ce jeu. Donner la loi de X sous la forme d’un tableau. Calculer les probabilités suivantes :
P(1 6 X 6 5), P(21 6 X < 25), P(X > 18) et P(X ∈ {10, 12, 14}).
Exercice 2. (H) Soient a et b deux entiers naturels non nuls. Soit X la variable aléatoire finie à valeurs dans
J1, abK vérifiant
1 1
∀k ∈ J1, abK, P(X = k) = − .
a b
Quelles conditions doivent vérifier a et b pour que X soit bien une variable aléatoire réelle finie ? Calculer E(X) et
déterminer a et b afin que E(X) = 3, 5.
1
Exercice 3. (H) Montrer que, pour tout p ∈ [0, 1], p(1 − p) 6 .
4
Exercice 4. (H) Soit X une variable aléatoire réelle de loi binomiale de paramètres n ∈ N∗ et p ∈ ]0, 1[. Déterminer
de deux façons différentes la loi de Y = n − X.
Exercice 5. (H) Un chercheur de l’université Paris-Sud se rend deux à trois fois par semaine à Paris
(20 trajets sur le mois) avec le RER B. D’après des statistiques, un train sur trois accuse un retard. Quelle est la
probabilité que ce francilien arrive en retard au plus cinq fois en un mois ?
Exercice 6. (H) Une piste rectiligne est divisée en cases numérotées 0, 1, . . . , n, . . . de gauche à droite. Une puce
se déplace vers la droite de 1 ou 2 cases au hasard à chaque saut. Au départ, la puce se situe sur la case 0. Pour
tout n ∈ N, on note Xn et Yn les variables aléatoires représentant respectivement le numéro de la case où se
trouve la puce après n sauts et le nombre de sauts d’une case effectués au cours des n premiers sauts.
1) Déterminer la loi de Yn , son espérance et sa variance.
2) Exprimer Xn en fonction de Yn . En déduire la loi de Xn .
3) Calculer l’espérance et la variance de Xn .
Exercice 7. (H) Pour animer une soirée, on a le choix entre deux groupes de rock : l’un composé de quatre
musiciens et l’autre de six musiciens. La probabilité qu’un musicien soit indisponible est p ∈ ]0, 1[, indépendamment
des autres musiciens. Un groupe ne peut se produire que si la moitié au moins de ses musiciens est disponible.
Quel groupe choisir ?
Exercice 8. (H) Une urne U1 contient 6 boules bleues et 5 rouges. Une urne U2 contient 4 boules bleues et 8
boules rouges. On tire au hasard simultanément deux boules dans l’urne U2 que l’on transfère dans l’urne U1 .
Ensuite on tire une boule au hasard dans l’urne U1 et on relève sa couleur.
1) Notons X la variable aléatoire donnant le nombre de boules bleues transférées. Déterminer la loi de X.
2) Calculer la probabilité que la boule tirée dans l’urne U1 soit bleue.
3) Calculer la probabilité que l’une au moins des boules transférées soit bleue sachant que la boule tirée est
bleue.
Exercice 10. (HH) Soient n et k deux entiers naturels tels que n > 2 et 1 6 k < n. On dispose d’une urne
contenant n boules numérotées de 1 à n.
1) On tire successivement et sans remise k boules de l’urne et on note X le plus grand des numéros tirés.
Donner un espace probabilisé (Ω, P(Ω), P) associé à cette expérience et définir proprement la variable
aléatoire X comme fonction de Ω dans R. Déterminer la loi de X.
Indication : on pourra s’aider de la fonction de répartition de X.
2) Même question avec des tirages successifs avec remise de k boules.
3) a) Même question avec un tirage simultané de k boules.
n
X j−1 n
b) Retrouver la formule de Pascal généralisée : = .
k−1 k
j=k
Exercice 11. (H) Soit X une variable aléatoire réelle à valeurs dans J1, nK, avec n ∈ N∗ . Montrer que
n
X
E(X) = P(X > k).
k=1
Exercice 12. (H) Soit n ∈ N∗ . On lance n fois de suite un dé bien équilibré à 6 faces. On note Xn le plus grand
des numéros tirés. Déterminer la fonction de répartition de Xn . En déduire la loi de Xn et son espérance.
Exercice 13. (HH) Soient n ∈ N∗ et c ∈ R. Soit X une variable aléatoire à valeurs dans J0, nK telle que
c n
∀k ∈ J0, nK, P(X = k) = .
k+1 k
Déterminer c puis calculer E(X + 1), E(X), E(X(X + 1)) et V(X).
Exercice 14. (HH) Soit X une variable aléatoire de loi binomiale B(n, p) avec n ∈ N∗ et p ∈ ]0, 1[.
1
1) Montrer que Y = est une variable aléatoire réelle finie et calculer E(Y ).
1+X
2) Soit z ∈ R∗+ . Montrer que Z = z X est une variable aléatoire réelle finie et calculer son espérance et sa
variance.
Exercice 16. (HHH) Un gardien doit ouvrir une porte dans le noir à l’aide d’un trousseau de dix clés dont une
seule convient. Deux méthodes s’offrent à lui :
• Méthode A (lorsqu’il est sobre) : il essaie les clés l’une après l’autre.
• Méthode B (lorsqu’il est ivre) : il essaie une clé, agite le trousseau, puis recommence au plus dix fois. S’il
n’a pas ouvert la porte, alors il retourne se coucher.
On note XA (resp. XB ) le nombre d’essais nécessaires pour ouvrir la porte avec la méthode A (resp. la méthode B).
On pose XB = 11 s’il n’arrive pas à ouvrir la porte après dix essais.
1) Déterminer la loi de XA et calculer P(XA > 8) et E(XA ).
2) Déterminer la loi de XB et calculer P(XB > 8).
3) Un cambrioleur caché à l’intérieur sait que le gardien est ivre un jour sur trois. Le gardien a déjà échoué
huit fois à ouvrir la porte. Quelle est la probabilité qu’il soit ivre ?
Exercice 18. (HHH) Soit n un entier naturel supérieur ou égal à 2. On considère une urne contenant n boules
numérotées de 1 à n. On effectue des tirages successifs avec remise et on s’arrête dès que l’on obtient un numéro
supérieur ou égal au numéro précédent. On note Yn la variable aléatoire égale au nombre de tirages effectués.
1) Justifier que Yn est une variable aléatoire réelle finie qui prend ses valeurs dans J2, n + 1K.
2) Déterminer P(Yn > k) pour tout k ∈ J2, nK.
k−1 n+1
3) En déduire que, pour tout k ∈ J2, n + 1K, P(Yn = k) = .
nk k
4) Calculer E(Yn ) puis lim E(Yn ).
n→+∞
I Calcul de limites
Exercice 1. (H à HH) Étudier les (éventuelles) limites suivantes. On distinguera éventuellement les limites à
gauche et à droite.
1 x
2 10) x 7→ 1 + en +∞.
1) x 7→ en 1. x
4x − 3x2 − 1 √
1 − cos(x) 3 − 2 cos(x) π
2) x 7→ 2
en 0. 11) x 7→ en .
√ x √ 1 − 2 sin(x) 6
3) x 7→ 7 − x − 3 − x en 0 et en −∞. 7 sin(x) − sin(5x)
√ 12) x →7 en 0.
3x − x sin(6x)
4) x 7→ en +∞. √ √
x + 2 ln(x) 1+x− 1−x
√ 13) x → 7 en 0.
2
4x − 8x + 4 sin(x)
4
5) x 7→ 2x + x − 5 + en 1.
√
x−1 14) x → 7 ln(x) ln(ln(x)) en 1+ .
3 − x
6) x 7→ x e en +∞. 15) x → 7 ln(sin(x)) − ln(x) en 0+ .
x +
7) x 7→ x en 0 . 16) x → 7 sin(ln(x)) en +∞.
3 − 5x 3 sin(x) − 4 sin3 (x)
8) x 7→ 2 en 0+ et en +∞. 17) x 7 → en 0.
x ln(x) sin(3x)
1
1
9) x 7→ x ln 1 + en +∞. 18) x → 7 xα en 0+ , avec α ∈ R+ .
x x
Exercice 4. (HH) Soit f une fonction croissante sur R telle que f (n) −→ +∞. Montrer que f (x) −→ +∞.
n→+∞ x→+∞
Donner un contre-exemple lorsque f n’est pas croissante.
Exercice 5. (HHH) Que dire d’une fonction f : R −→ R qui est périodique et qui admet une limite finie en +∞ ?
II Continuité en un point
p
Exercice 6. (H) Montrer que la fonction x 7−→ bxc + x − bxc est continue en tout réel.
Exercice 8. (HH) Les fonctions suivantes sont-elles continues en tout point de R ? Si non, préciser les points de
discontinuité.
√ x2
ln( x − 1) − ln(x − 1) si x > 1 si x 6= 0
f : x 7−→ , g : x 7−→ −1/x ,
0 si x 6 1 x+e
0 si x = 0
sin(x) ln(−x) si x < 0
h : x 7−→ 0 si x = 0 .
−3/2
x (1 − cos(2x)) si x > 0
Exercice 9. (HH) Soient f et g deux fonctions définies sur un intervalle I et continues en x0 ∈ I. Nous définissons
les fonctions φ = min(f, g) et ψ = max(f, g) sur I par
∀x ∈ I, φ(x) = min(f (x), g(x)) et ψ(x) = max(f (x), g(x)).
Montrer que min(f, g) et max(f, g) sont continues en x0 .
On pourra écrire au préalable max(x, y) et min(x, y), pour (x, y) ∈ R2 , en termes d’opérations élémentaires et
de valeurs absolues.
1 si x ∈ Q,
Exercice 10. (HHH) La fonction de Dirichlet est la fonction f : x ∈ R 7−→
0 si x ∈ R\Q.
1) Montrer que f n’est continue en aucun point de R.
On pourra utiliser le fait que, pour tout réel x0 , il existe une suite de rationnels qui converge vers x0 .
2) Montrer que, pour tout x ∈ R, f (x) = lim lim cos2n (p!xπ) .
p→+∞ n→+∞
3) Étudier la continuité de la fonction ϕ : x ∈ R 7−→ xf (x).
Exercice 13. (HHH) Soit f : R −→ R continue en 0 et vérifiant, pour tout (x, y) ∈ R2 , f (x + y) = f (x) + f (y).
1) Montrer que f (0) = 0 et que f est impaire.
2) Montrer que, pour tout n ∈ N, f (nx) = nf (x). Étendre ce résultat à n ∈ Z.
∗ p p
3) Soit (p, q) ∈ Z × N . Montrer que f = f (1).
q q
4) Montrer que f est continue en tout x0 ∈ R.
5) Caractériser la fonction f (on utilisera le fait que tout réel est limite d’une suite de rationnels).
Exercice 2. (H) Un marathonien a parcouru une distance de 24km en deux heures. Montrer qu’il a parcouru
exactement 12km durant un intervalle de temps d’une heure.
On étudiera g : t 7−→ f (t + 1) − f (t) où f : [0, 2] −→ [0, 24] désigne la fonction telle que, pour tout t ∈ [0, 2],
f (t) est la distance déjà parcourue à l’instant t. On supposera que f est continue.
Exercice 3. (H) Montrer que l’équation x3 − 3x + 1 = 0 admet exactement trois solutions réelles distinctes.
A l’aide d’un raisonnement par dichotomie, déterminer des encadrement de longueur au plus 10−1 de ces trois
solutions (on pourra utiliser Scilab).
Exercice 4. (H) Soient f et g deux fonctions continues sur R. On suppose que, pour tout x ∈ Q, f (x) < g(x).
Montrer que f 6 g sur tout R. A-t-on f < g ?
Exercice 5. (H) Soit (a, b) ∈ R2 tel que a < b. Montrer que toute application continue f : [a, b] −→ [a, b] admet
un point fixe.
Exercice 6. (HH) Soit f : R −→ R une fonction continue et décroissante sur R. L’objectif de cet exercice est de
montrer que f admet un unique point fixe, i.e. il existe un unique réel y tel que f (y) = y.
1) On pose g : x ∈ R 7−→ f (x) − x. Montrer que lim g(x) = +∞ et lim g(x) = −∞.
x→−∞ x→+∞
2) En déduire que f admet un point fixe et qu’il est nécessairement unique.
3) Est-ce que ce résultat est vrai si f est une fonction croissante ?
Exercice 7. (HH) Soit f une fonction continue sur R et à valeurs réelles. Supposons que f admette des limites
finies en +∞ et −∞. Montrer que f est bornée sur R.
Exercice 9 – D’après l’oral de l’ESCP. (HHH) Soit f : [−1, 1] −→ R une fonction continue. Pour tout u ∈ R,
considérons la fonction gu : x ∈ [−1, 1] −→ ux − f (x).
1) Soit u ∈ R. Montrer que gu admet un maximum M (u). On note Eu l’ensemble des réels de [−1, 1] en
lesquels gu atteint son maximum.
2) Soient (u, v) ∈ R2 et soient x ∈ Eu et y ∈ Ev . Montrer que M (u) − M (v) 6 (u − v)x et que
M (v) − M (u) 6 (v − u)y. En déduire que |M (v) − M (u)| 6 |u − v|.
3) Montrer que la fonction M : u ∈ R 7−→ M (u) est continue sur R.
Exercice 11. (HH) Soit f une fonction définie sur un intervalle I non vide et non réduit à un point.
1) Montrer que, si f est strictement monotone sur I, alors f est injective sur I.
2) Étudions une réciproque partielle. Supposons que f est injective et continue sur I. Fixons (a, b) ∈ I 2 tel
que a < b. Puisque f est injective sur I, on a f (a) 6= f (b). Supposons que f (a) < f (b). Raisonnons par
l’absurde et supposons que f n’est pas strictement croissante sur I.
a) Justifier alors l’existence de (x, y) ∈ I 2 tel que x < y et f (y) − f (x) 6 0.
b) Montrer brièvement que, pour tous (u, v) ∈ I 2 et t ∈ [0, 1], u + t(v − u) est compris entre u et v.
c) Considérons alors la fonction ϕ : t ∈ [0, 1] 7−→ f (b + t(y − b)) − f (a + t(x − a)). Montrer qu’il existe
c ∈ [0, 1] tel que ϕ(c) = 0.
d) En déduire que (1 − c)(b − a) = −c(y − x) et aboutir à une absurdité.
Ainsi f est strictement croissante sur I. Si f (a) > f (b), alors le raisonnement précédent (appliqué à −f )
entraîne que f est strictement décroissante sur I. Cela montre qu’une fonction injective et continue sur I
est strictement monotone sur I.
3) Donner un exemple de fonction (nécessairement discontinue) injective sur [0, 1] et qui n’est pas strictement
monotone sur [0, 1]. Un dessin suffira mais une expression explicite, sans démonstration, sera valorisée.
Exercice 12. (H) Dans les cas suivants, montrer que f est une bijection d’un intervalle I sur un intervalle J
(que l’on précisera) et expliciter f −1 sur J.
p 1 ex + e−x
1) f : x 7→ 1 + 3(ln(x))2 , 2) f : x 7→ √ , 3) f : x 7→ , 4) f : x 7→ ln(x3/4 −1).
2
x +x+2 2
Exercice 14. (HH) Calculer Arctan(tan(x)), tan(Arctan(x)), cos(Arctan(x)) et sin(Arctan(x)) pour tout
réel x (lorsque cela a un sens).
π 1 1
Exercice 15 – Formule de Machin. (HH) Montrer que = 4 Arctan − Arctan .
4 5 239
i π πh
2x
Exercice 16. (HH) Soient f : x 7−→ Arctan et g : x ∈ − , 7−→ tan(x)
1 − x2 2 2
1) Préciser l’ensemble de définition Df de f . Prolonger f aux éventuelles bornes finies de Df afin qu’elle soit
continue à gauche (si c’est possible).
2) Expliciter l’application f ◦ g. En déduire f (x) en fonction de Arctan(x) pour tout x ∈ Df .
3) Représenter graphiquement l’application f dans un repère orthonormé.
Exercice 18. (HHH) Montrer que, pour tout n ∈ N∗ , il existe un unique réel xn strictement positif tel que
√
1 + xn ln(xn ) = n. Déterminer le sens de variation de la suite (xn )n∈N∗ et étudier sa limite.
Dérivation
Exercice 2. (HH) Donner le domaine de définition des fonctions suivants et les prolonger éventuellement par
continuité. Préciser ensuite les intervalles sur lesquels elles sont dérivables et calculer leurs dérivées (préciser s’il y
a des dérivées à gauche ou à droite). Sont-elles de classe C 1 ? r √
√ 3 −1 + x4 + 1
x √ x 9) x →
7 ,
1) x 7→ , 5) x →
7 4
x , 2
1 + |x| x7/4 x
10) x 7→ p ,
2) x 7→ x ln(x) − x, 6) x 7→ x 1/ ln(x) , 9
sin4 (x5 )
√
3) x 7→ x3 − x2 , 7) x 7→ xx ,
p
11) (HHH) x 7→ 1 − cos( |x − 2|),
√
4) x 7→ 7xe−1/ x, 3
8) x 7→ (x8 )x , 2
12) (HHH) x 7→ (sin(x))x .
Exercice 3. (HHH) Montrer que les fonctions suivantes sont dérivables sur leur intervalle de définition et
déterminer leur dérivée.
Sont-elles de classes C 1 ?
ln(x) x 1
si x > 0 cos si x 6= 0
f : x ∈ R 7−→ x − ln(x) et g : x ∈ ]−1, 1[ 7−→ ln(|x|) x
−1 si x 6 0 0 si x = 0
π −1 π −1
On pourra évaluer la fonction g en les points + 2nπ et − + 2nπ , n ∈ N.
2 2
Exercice 4. (HH) Calculer les limites suivantes :
3 sin(x) − sin(7x) Arctan(2x) sin(x ln(x)) x sin(x − 2)
1) lim , 2) lim , 3) lim , 4) lim
x→0 sin(x) + sin(9x) x→0 tan(5x) x→0 x x→2 x2 + x − 6
Exercice 5. (H) Soit f une fonction dérivable sur un intervalle I non vide et non réduit à un point. Soit x0 ∈ I
n’étant pas une extrémité de I. Soit (α, β) ∈ R2 . Calculer
f (x0 + αh) − f (x0 ) f (x0 + αh) − f (x0 + βh)
lim et lim .
h→0 h h→0 h
Exercice 6. (H) Montrer que les courbes représentatives des fonctions carré et inverse admettent une unique
tangente commune que l’on précisera.
Exercice 7. (H) Soit f une fonction dérivable sur R. Que dire sur f 0 lorsque f est paire, impaire ou périodique ?
Exercice 10. (H) Dans l’exercice 11 de la feuille d’exercices 13, nous avons introduit les fonctions Arccos
et Arcsin (les bijections de cos : [0, π] → [−1, 1] et sin : [−π/2, π/2] → [−1, 1] respectivement). Étudier la
dérivabilité de ces fonctions sur [−1, 1] et calculer leurs dérivées.
1 h πh
Exercice 11. (HH) Montrer que la fonction f : x 7−→ réalise une bijection de 0, sur un intervalle J
cos(x) 2
à préciser. Étudier la dérivabilité de f −1 et exprimer sa dérivée.
Exercice 12. (HH) Soit f une fonction dérivable sur R telle que, pour tout x ∈ R, f 0 (x) > 1. Montrer que f est
une bijection de R sur R.
Exercice 15. (HH) Une fonction est dite Lipschitzienne sur I si elle est k-Lipschitzienne sur I pour un certain
k ∈ R∗+ (cf. exercice 8 de la feuille d’exercices no 12).
1) Existe-il des fonctions Lipschitzienne qui ne sont pas dérivables ?
2) Soit f une fonction dérivable et Lipschitzienne sur I. Montrer que f 0 est bornée.
3) Montrer que, si f est dérivable sur I et si f 0 est bornée sur I, alors f est Lipschitzienne sur I.
Exercice 16. (HH) Soient a et b deux réels tels que a < b. Soit f une fonction dérivable sur un [a, b] qui s’annule
en exactement n points de [a, b]. Montrer que f 0 s’annule en au moins n − 1 points de ]a, b[.
Exercice 17. (H) Soit f : R+ −→ R dérivable et bornée sur R+ . Supposons que f 0 (x) −→ L ∈ R ∪ {−∞, +∞}.
x→+∞
Montrer que L = 0.
Exercice 20. (HH) Soit f : [−1, 1] −→ R une fonction de classe C 1 sur [−1, 1] telle que f (−1) = f (0) = f (1) = 0.
Montrer qu’il existe c ∈ ]−1, 1[, f 0 (c) = 4c + 1.
Exercice 21. (H) Soit f une fonction continue sur R+ et dérivable sur R∗+ . Supposons que f (0) = 0 et que f 0
est croissante sur R∗+ .
f (x)
1) Montrer que, pour tout x ∈ R∗+ , 6 f 0 (x).
x
f (x)
2) En déduire les variations de la fonction x 7−→ sur R∗+ .
x
1
Exercice 22. (HH) Soit f : x ∈ R∗+ 7−→ 4 − ln(x).
4
1) Étudier les variations de f sur R∗+ et les limites de f en 0 et +∞.
2) Montrer qu’il existe un unique réel ` ∈ R∗+ tel que f (`) = `. Vérifier que ` ∈ I = ]3, 4[.
1
3) Montrer que f (I) ⊂ I et que f 0 est bornée sur I par .
12
4) Soit (yn )n∈N une suite telle que y0 ∈ I et, pour tout n ∈ N, yn+1 = f (yn ).
a) Montrer que, pour tout n ∈ N, yn ∈ I.
1
b) Montrer que, pour tout n ∈ N, |yn+1 − `| 6 |yn − `|.
12
c) En déduire que (yn )n∈N converge vers `.
Exercice 2. (H) Déterminer une primitive de chacune des fonctions suivantes (sur des intervalles à préciser) :
4 3 5x
1) x 7−→ , 2) x 7−→ , 3) x 7−→ .
4 + x2 7 + 2x2 1 + 2x4
Exercice 3. (HH) En écrivant leurs dénominateurs respectifs sous forme canonique, déterminer une primitive de
chacune des fonctions suivante (sur des intervalles à préciser) :
1 1 6x
1) x 7−→ , 2) x 7−→ 3) x 7−→ .
x2 − 2x2 + 5 x2 +x+1 x4 + 4x2 + 13
Exercice 4. (H) Soit (α, β) ∈ R2 . A l’aide de formules de trigonométrie, déterminer une primitive des fonctions
suivantes sur R :
1) t 7→ cos(αt) cos(βt), 2) t 7→ cos(αt) sin(βt), 3) t 7→ sin(αt) sin(βt), 4) t 7→ sin4 (t), 5) t 7→ cos5 (t)
9 a b c
∀x ∈ R\{−3, 0, 3}, = + + .
x(x2 − 9) x x−3 x+3
9
En déduire une primitive de x 7→ (sur un intervalle à préciser).
x(x2 − 9)
2) Montrer qu’il existe (a, b, c, d) ∈ R4 tel que
x2 + x + 1 ax + b cx + d
∀x ∈ R, 2 2
= 2 2
+ 2 .
(x + 2x + 2) (x + 2x + 2) x + 2x + 2
x2 + x + 1
En déduire une primitive de x 7→ (sur un intervalle à préciser).
(x2 + 2x + 2)2
Exercice 7. (H à HH) A l’aide d’intégrations par parties, calculer les intégrales suivantes :
π
Z π Z 1 2
Z e Z
2
2 3 − a2 2
1) x cos(3x) dx, 2) a e da, 3) ln (w) dw, 4) sin(2t)ecos(t) dt.
−π 0 1 0
Exercice 8. (HH) A l’aide d’intégrations par parties, déterminer une primitive des fonctions suivantes sur un
intervalle à préciser.
x3 3) x 7→ xα ln(x) avec α ∈ R,
1) x 7→ √ ,
1 + x2
2) x 7→ cos(ln(x)) x5
4) x 7−→ √4
.
(On pourra faire deux IPP consécutives), 1 + x3
Exercice 10. (HH) Avec un changement de variables, déterminer une primitive des fonctions suivantes sur un
intervalle à préciser.
√
√
x 5x2 1 + x3
1) x 7→ e , 2) x 7→ √ , 3) x 7→ , 4) x 7→ tan4 (x).
2 − 3x x
√ √
On fera les changements de variables t = e x pour le 1), x = 3 t2 − 1 pour le 3) et x = Arctan(t) pour le 4) (et
on pourra utiliser le fait que, pour tout z ∈ R, z 4 = 1 + (z 2 − 1)(z 2 + 1)).
Z a
x ln(x)
Exercice 11. Soit a > 0. Calculer l’intégrale dx
1 (1 + x2 )2
a
Z x
Exercice 16. (HH) Soit f une fonction continue sur R telle que, pour tout x ∈ R, f (t) dt = 0. Montrer que
0
f est la fonction nulle. Est-ce encore vrai si f est seulement supposée continue par morceaux ?
Exercice 17 – Lemme de Riemann Lebesgue. (HHH) Soit f une fonction de classe C 1 sur [a, b]. A l’aide
d’une intégration par parties, montrer que
Z b
lim f (t) cos(nt) dt = 0.
n→+∞ a
Exercice 18. (H) Soit T > 0. Soit f une fonction continue et T -périodique sur R. Montrer que, pour tout a ∈ R,
Z a+T Z T
f (t) dt = f (t) dt.
a 0
Exercice 19 – Inégalité de Cauchy-Schwarz. (HH) Soient a et b deux réels tels que a < b. Soient f et g deux
fonctions continues sur [a, b]. Montrer que
s s
Z b Z b Z b
f (t)g(t) dt 6 2
f (t) dt g 2 (t) dt.
a a a
Rb 2
Discuter le cas d’égalité. On fera le lien avec le discriminant du trinôme a f (t) + Xg(t) dt.
x
t2 − 1
Z
Exercice 23. (HH) Considérons f : x 7−→ √ dt.
1 (1 + t2 ) 1 + t4
x
1) Montrer que f est dérivable sur son ensemble de définition et calculer sa dérivée.
2) En déduire que f est identiquement nulle sur son domaine de définition.
Z 2
sin(xu)
Exercice 24. (HHH) Considérons F : x ∈ R+ 7−→ du.
1 u3/2
1) Calculer F (0). A l’aide d’un encadrement, montrer que F est continue en 0.
2) Soit x ∈ R∗+ . A l’aide d’un changement de variables, exprimer F (x) en fonction d’une intégrale dont seules
les bornes dépendent éventuellement de x.
3) Montrer que F est continue sur R+ et dérivable sur R∗+ . Calculer sa dérivée.
4) Montrer que F est dérivable en 0.
y2 sin(y)
On pourra utiliser le fait (montré dans le TD4) que, pour tout y ∈ R∗ , 1 − 6 6 1.
3 y
Exercice 25. (HH) Soit f une fonction continue et strictement croissante sur [a, b], dérivable sur ]a, b[ et telle
que f (a) = 0. Montrer que
Z t Z f (t)
∀t ∈ [a, b], f (u) du + f −1 (u) du = tf (t).
a 0
IV Sommes de Riemann
Exercice 26. Pour chacun des cas suivants, étudier la convergence de la suite (un )n∈N∗ telle que, pour tout
n ∈ N∗ ,
n n
1X
kπ 1 Xp
1) (H) un = tan , 4) (HH) un = 2 k(n − k),
n 4n n
k=1 k=1
1
n−1 (2n)! n
X n 5) (HH) un = ,
2) (H) un = , nn n!
k 2 + n2
k=0 2n
1x + 2 x + · · · + nx 1 X k k
3) (H) un = avec x ∈ R ∗, 6) (HHH) un = (−1) exp .
nx+1 + 2n 2n
k=1
Z 1
Exercice 27. (H) Calculer et dt à l’aide d’une somme de Riemann.
0
Exercice 28 – D’après les oraux ESCP 2011. (HHH) Pour p entier naturel non nul, on considère p + 1 urnes
notées U0 , U1 , . . . , Up . Dans chaque urne il y a p boules indiscernables au toucher telles que, pour tout i ∈ J0, pK,
l’urne numéro i, contient i boules blanches, les autres boules étant noires. On choisit une urne au hasard et dans
l’urne choisie, on effectue n tirages avec remise d’une boule (n ∈ N∗ ). On note Np la variable aléatoire égale au
nombre de boules blanches ainsi obtenues.
1) Déterminer la loi de Np . Z 1
n
2) Montrer que, pour tout k ∈ J0, nK, P(Np = k) −→ xk (1 − x)n−k dx et déduire la valeur de
p→+∞ k 0
cette limite.
Exercice 5. (HH) Déterminer l’ensemble de polynômes P de K[X] tels que P (X 2 ) = (X 2 + 1)P (X).
Exercice 6. (HH) Déterminer l’ensemble de polynômes P de K[X] tels que X(X + 1)P 00 + (X + 2)P 0 − P = 0.
On pourra s’intéresser au coefficient dominant.
Exercice 7. (HHH) Soit P un polynôme de C[X] tel que P (jX) = P (X), où j = e2iπ/3 . Montrer qu’il existe
Q ∈ C[X] tel que P (X) = Q(X 3 ).
R(x) a b c
∀x ∈ R\{−1, −2}, 2
= + 2
+ .
(x + 1) (x + 2) x + 1 (x + 1) x+2
III Racines
Exercice 13. (H) Répondre par VRAI ou FAUX en justifiant :
1) Si P ∈ C[X] est de degré impair, alors P possède au moins une racine réelle.
2) Si n ∈ N∗ et P ∈ Cn [X], alors P possède n racines distinctes.
√
3) Le polynôme (X + i)2 (X − 4)(X + 2)2 est de degré 5 et possède trois racines distinctes.
4) Soit P ∈ R[X] tel que, pour tout n ∈ N, P (cos(nπ/2)) = 0. Alors P = 0.
5) Si P 0 (0) = 0, alors 0 est racine multiple de P .
Exercice 14. (HH) Soit n ∈ N∗ . Montrer que le polynôme 1 + X + X n ∈ R[X] n’a que des racines simples.
Exercice 15. (H) Montrer que −2 est racine de P = X 4 + X 3 − 18X 2 − 52X − 40. Quelle est sa multiplicité ?
Déterminer les autres racines de P .
Exercice 16. (HHH) Soit P ∈ C[X] tel que P (X 2 ) = P (X − 1)P (X + 1). Montrer que, si a est une racine de
P , alors on peut trouver une racine b de P telles que |b| > |a|. En déduire P .
Exercice 17. (H) Soit n ∈ N∗ . Montrer qu’il existe un unique polynôme P de degré n tel que, pour tout
k ∈ J0, nK, P (k) = k n .
Exercice 18. (H) Soit T > 0. Que dire d’un polynôme à coefficient réels qui est T -périodique ?
Exercice 19. (HH) Déterminer tous les polynômes P ∈ K[X] tels que (X − 2)P (X + 1) = (X + 1)P (X).
Exercice 20. (H) Existe-il un polynôme P ∈ C[X] tel que, pour tout z ∈ C, P (z) = z ?
Exercice 21. (HH) Soit k ∈ N\{0, 1}. Déterminer tous les polynômes non nuls de R[X] vérifiant P ◦ P = P k .
On pourra utiliser, en le justifiant, que si P ∈ R[X] est de degré supérieur ou égal à 1, alors P (R) est infini.
Exercice 22. (H) Soit P ∈ K[X] de degré n ∈ N\{0, 1} ayant exactement n racines réelles distinctes. Combien
P 0 possède-il de racines réelles ?
Z 1 Z 1
Exercice 23. (HH) Que dire d’un polynôme P ∈ R[X] tel que P 2 (t) dt = t2 P 2 (t) dt ?
−1 −1
Xn
Exercice 25 – D’après l’oral de ESCP. (HHH) Soit P = ak X k ∈ K[X] un polynôme de degré n ∈ N∗ tel
que P 0 divise P . k=0
1
1) Montrer qu’il existe α ∈ R tel que, P = (X − α)P 0 .
n
2) Établir une relation de récurrence entre les coefficients de P .
3) En déduire une condition nécessaire et suffisante sur P .
Exercice 26 – Polynôme de Lagrange. (HHH) Soit n ∈ N∗ . Soient a1 , . . . , an des réels deux à deux distincts.
1) Pour tout i ∈ J1, nK, déterminer un polynôme Li de degré n − 1 vérifiant
• Li (ai ) = 1,
• pour tout j ∈ J1, nK tel que j 6= i, Li (aj ) = 0.
2) Soient b1 , . . . , bn des réels. Montrer qu’il existe un unique polynôme L ∈ Rn−1 [X] tel que, pour tout
j ∈ J1, nK, L(aj ) = bj .
3) Application : trouver l’unique polynôme P de R3 [X] dont la courbe représentative (dans un repère
orthonormé) joint les points (−1, 3), (0, 2), (1, 1), et (2, −1).
On simplifiera son expression au maximum mais on ne cherchera pas à le factoriser.
IV Factorisation
Exercice 27. (HH) Factoriser (mettre sous forme de facteurs irréductibles) les polynômes
1) X n − 1 dans C[X].
2) X 3 − 1, X 4 − 1 et X 5 − 1 dans R[X].
3) X 6 + 1 dans C[X] puis dans R[X].
4) X 4 − X 2 + 1 dans R[X] (on donnera deux méthodes dont une utilisant le polynôme (X 2 + 1)2 ).
5) 2X 5 − X 4 + 32X − 16 dans R[X] (on remarquera que 1/2 est racine).
Exercice 28. (HH) Soient a ∈ R et n ∈ N∗ . Factoriser X 2n − 2 cos(na)X n + 1 dans C[X] puis dans R[X].
1
Exercice 29. (HH) Soit P ∈ R[X] de degré n ∈ N∗ vérifiant, pour tout k ∈ J1, n + 1K, P (k) = .
k
Calculer P (n + 2).
On pourra introduire Q = XP − 1.
Systèmes linéaires
Exercice 3.
1) On cherche un polynôme P ∈ R3 [X] vérifiant P (1) = P (−1) = P 0 (1) = 1. Un tel polynôme existe-il ?
Est-il unique ?
2) Même question avec P ∈ R4 [X] vérifiant, pour tout k ∈ J0, 4K, P (k) = k
Exercice 5. (HH) Soient λ, ρ, α, β des réels. Résoudre dans R3 les systèmes linéaires à paramètres suivants :
z = λx ρx + y + z = −1
1) y = λy 3) x + ρy + z = 0
x = λz x + y + ρz = 1
3x − z = λx αx + βy + z = 1
2) 2x + 4y + 2z = λy 4) (HHH) x + αβy + z = β
−x + 3z = λz x + βy + αz = 1
x − my + m2 z = m
mx − m2 y + mz = 1
mx + y − m3 z = 1
Calcul matriciel
Exercice 5. (HH) Soit n ∈ N∗ . Pour tout (i, j) ∈ J1, nK2 , notons Ei,j la matrice dont tous les coefficients sont
nuls sauf le coefficient d’indice (i, j) qui est égal à 1. Calculer Ei,j Ek,` pour tout (i, j, k, `) ∈ J1, nK4 .
Exercice 6. (HH) Soit n ∈ N∗ . Soient A et B deux matrices de Tn+ (R). Montrer que AB ∈ Tn+ (R).
Exercice 7. (HH) Soit n ∈ N∗ . On appelle trace de la matrice A = (aij )i,j ∈ Mn (K), et on note tr(A) la
n
X
somme de ses coefficients diagonaux : tr(A) = aii .
i=1
1) Soit (A, B, λ) ∈ Mn (K)2 × K. Montrer que tr(A + λB) = tr(A) + λ tr(B) et tr(AB) = tr(BA).
2) Soient A ∈ Mn (K) et P ∈ GLn (K). Déduire de la question précédente que tr(P −1 AP ) = tr(A).
3) Existe-t-il (A, B) ∈ Mn (K)2 tels que AB − BA = In ?
II Matrices inversibles
Exercice 13. (H) A l’aide d’un polynôme annulateur, montrer que les deux matrices de l’exercice 8 sont inversibles
et calculer leur inverse.
Exercice 14. (H) Considérons à nouveau la matrice A de l’exercice 12. Est-ce que A est inversible ? Si oui,
exprimer son inverse en fonction de A et I3 . Vérifier le calcul par la méthode de Gauss-Jordan.
Exercice 15. (H) En utilisant la méthode de Gauss-Jordan, calculer l’inverse (s’il existe) des matrices suivantes :
−1 1 3 −1
−4 2 3 −1 −3 2 4 3 4 −3
A = −5 4 2 , B = −2 1 0 et C = −1 −2 −3 1 .
−2 3 0 8 3 −4
3 2 3 −2
2 0 4
Exercice 16. (HH) Considérons A = 3 −4 6. Déterminer les réels λ tels que la matrice A − λI3 n’est pas
inversible. 1 −2 5
−3 −2 −7
Exercice 17. (HH) Considérons M = −1 0 −2.
2 2 5
1) Montrer que P = X 3 − 2X 2 + X est un polynôme annulateur de M .
2) Est-ce que M est inversible ?
3) Calculer M n en fonction de n ∈ N∗ .
Exercice 19. (HH) Soient (un )n∈N la suite définie par u0 = −1, u1 = 1, u2 = 2 et
∀n ∈ N,
un+3 = 3un+2 + un+1 − 3un .
0 1 0 un
Posons A = 0 0 1 et, pour tout n ∈ N, Xn = un+1 .
−3 1 3 un+2
1) Vérifier que, pour tout n ∈ N, Xn+1 = AXn .
2) Déterminer U , V et W non nuls dans M3,1 (R) tels que AU = U , AV = −V et AW = 3W .
3) Considérons P la matrice de M3 (R) dont les colonnes sont définies par les matrices colonnes U , V et W
(dans cet ordre). Montrer que P ∈ GL3 (R) puis calculer P −1 et D = P −1 AP .
4) Exprimer Xn en fonction de X0 , P −1 , P et Dn pour tout n ∈ N.
5) En déduire un en fonction de n ∈ N.
Exercice 20. (HHH) Soit n ∈ N\{0, 1}. Notons Jn la matrice de Mn (R) dont tous les coefficients sont égaux
à 1. Donnons-nous (a, b) ∈ R2 et considérons M = aIn + bJn .
1) Pour tout k ∈ N, calculer M k en fonction de k, In et Jn
2) a) Supposons que a = 0. Montrer que M n’est pas inversible.
b) Supposons que a = −nb. Notons Un la matrice de Mn,1 (R) dont tous les coefficients sont égaux à 1.
Calculer M Un et en déduire que M n’est pas inversible.
/ {0, −nb}. Montrer que M ∈ GLn (R) et que M −1 ∈ En , où
c) Supposons que a ∈
En = aIn + bJn | (a, b) ∈ R2 .
3) Pour anticiper sur le chapitre suivant... montrer que l’ensemble En est un sous-espace vectoriel de Mn (R)
dont on précisera en une base.
Exercice 21 – D’après les oraux ESCP 2012. (HHH) Soient A et B deux matrices de Mn (R). On suppose
que A est inversible et qu’il existe q ∈ N∗ tel que B q = On .
1) Soit α ∈ R∗ et Y ∈ Mn,1 (R) tel que BY = αY . Montrer que Y = 0.
2) Montrer que, pour tout α ∈ R∗ , la matrice Mα = −αIn + A−1 BA est inversible.
On pourra utiliser le critère du noyau.
Exercice 22. (HHH) Soit n ∈ N∗ . Pour tous α ∈ K∗ et (i, j) ∈ J1, nK2 tel que i 6= j, posons
Mi,j = In − Ei,i − Ej,j + Ei,j + Ej,i , Di (α) = In + (α − 1)Ei,i et Ti,j (α) = In + αEi,j .
Considérons une matrice A ∈ Mn (K).
−1
1) En quoi consiste le produit Mi,j A ? En déduire que Mi,j est inversible et calculer Mi,j .
2) En quoi consiste le produit Di (α)A ? En déduire que Di (α) est inversible et calculer Di (α)−1 .
3) En quoi consiste le produit Ti,j (α)A ? En déduire que Ti,j (α) est inversible et calculer Ti,j (α)−1 .
Exercice 2. (HHH) Soit F et G deux s.e.v de E. Montrer que si F ∪ G est un s.e.v de E, alors F ⊂ G ou
G ⊂ F . Autrement dit l’union de deux s.e.v est un s.e.v si et seulement si l’un est inclus dans l’autre.
Exercice 3. (HH) Soit n ∈ N∗ . Montrer que x 7→ 1, x 7→ ex , x 7→ e2x , . . . , x 7→ enx est une famille libre dans
C ∞ (R, R).
Exercice 4. (HH) Soient u = (un )n∈N , v = (vn )n∈N , w = (wn )n∈N et x = (xn )n∈N les suites telles que, pour
tout n ∈ N, un = 1, vn = n, wn = 2n et xn = 3n . Montrer que (u, v, w, x) est une famille libre de RN .
Exercice 6. (H) Soit (x1 , . . . , x5 ) une famille libre d’un espace vectoriel E. Les familles suivantes sont-elles libres ?
1) (x5 , x1 ), 2) (x1 , 2x2 , 3x3 ), 3) (x1 , 2x3 + x2 , x5 + 3x1 ), 4) (x1 , x1 − 3x2 , x3 + 2x2 , 2x3 + x2 ).
Exercice 7. (HH) Soit (x1 , . . . , xn ) une famille libre d’un K-espace vectoriel E. Les familles
(x1 − x2 , x2 − x3 , . . . , xn − x1 ) et (x1 , x1 + x2 , . . . , x1 + · · · + xn ) sont-elles encore libres ?
Exercice 8. (HHH) Montrer que les seuls sous espaces vectoriels de R2 sont {(0, 0)}, R2 et les droites vectorielles
(c’est-à-dire les sous-espaces {λu | λ ∈ R}, u ∈ R2 ).
On montrera qu’une famille de deux vecteurs non colinéaires de R2 est génératrice de R2 .
Exercice 10. (HH) Soit n ∈ N\{0, 1}. Déterminer une base de l’ensemble Sn (K) des matrices symétriques
d’ordre n à coefficients dans K. Même question pour l’ensemble An (K) des matrices antisymétriques.
Exercice 11. (HH) Trouver un système d’équations 1 du sous-espace vectoriel de R4 engendré par la famille de
vecteurs (1, 0, 2, 1), (0, 3, −1, 2), (3, −3, 7, 1) . Est-ce une famille libre de R4 ? Une base de R4 ?
Exercice 12. (H à HH) Soit n ∈ N\{0, 1}. Déterminer une base des sous-espaces vectoriels suivants :
1) Vect (3, 1, −7), (4, −2, −8), (−3, 4, 5) dans R3 ,
2) {(x, y, z, t) ∈ R4 | x + 2y + 3z − t = 0} dans R4 ,
3) {P ∈ Rn [X] | P (1) = P 0 (1) = 0} dans Rn [X],
4) {P ∈ Rn [X] | P (1) = P (0)} dans Rn [X].
Exercice 13. (H) Soit n ∈ N∗ . Donner des bases de Cn , Cn [X] et Mn (C) vu comme des R-espaces vectoriels.
Exercice 14. (HH) Soient a, b et c des éléments de K deux à deux distincts. Introduisons les polynômes P0 = 1,
P1 = (X − a) et P2 = (X − a)(X − b).
1) A l’aide du théorème de division euclidienne, montrer que (P0 , P1 , P2 ) est une base de K2 [X].
2) Soit P ∈ K2 [X]. Déterminer les coordonnées de P dans la base (P0 , P1 , P2 ) en fonction de P (a), P (b), P (c).
Exercice 15. (HH) Soit n ∈ N. Montrer que E = {x 7−→ P (x) sin(x) + Q(x) cos(x) | (P, Q) ∈ (Rn [X])2 } est
un sous-espace vectoriel de F(R, R) dont on déterminera une base.
F = f ∈ F(R, R) ∃(a, b, c) ∈ R3 ,
∀x ∈ R, f (x) = a cos(2x) + b cos(x) + c .
3) Montrer que la famille x 7→ cos2 (x), x 7→ sin2 (x), x 7→ cos(x) est une base de F .
4) Déterminer les coordonnées de f : x 7−→ 1 + cos(x) + cos2 (x) dans les deux bases de F que l’on a
déterminées.
( 0 −c b )
Exercice 17. (HH) Introduisons A = c 0 −a (a, b, c) ∈ R3 .
−b a 0
1) Montrer que A est un sous-espace vectoriel de M3 (R).
2) Déterminer une base B (la plus simple possible) de A.
3) A l’aide de la méthode de Gauss, montrer que A ∩ GL3 (R) = ∅.
4) Soit M ∈ A.
a) Calculer M 2 et M 3 . Remarquer que M 3 ∈ A.
b) Exprimer les coordonnées de M 3 dans la base B en fonction des coordonnées de M .
c) En déduire un polynôme annulateur de M .
d) Soit k ∈ N. Exprimer M k en fonction de k, M , M 2 et des coordonnées de M dans la base B.
1. C’est-à-dire un système dont l’ensemble des solutions est le sous-espace vectoriel concerné.
Analyse asymptotique
Exercice 2. (H) A-t-on o(x3 ) = o(x2 ) ou o(x2 ) = o(x3 ) ? Même question au voisinage de +∞.
0 0
Exercice 3. (H) Parmi les fonctions f et g suivantes, laquelle est négligeable devant l’autre ?
Exercice 4. (H à HH) Calculer la limite (si elle existe) des suites de terme général :
n2
1
s ! 1
1) n! sin , 1 7) cos ,
nn 4) n Arctan sin , n
n2 1/n
2) 3n ln (1 − e−n ), 2 1
2 n −1 1−
5) n ln , n3
ln(2021n2 + 4n + 5) n2 + 1 8) 1/n .
3) , √ √ 1
ln(n) 6) n2 n 1 + n − n n , 1−
n2
k! 1
Exercice 6. (H) Montrer que, pour tous n ∈ N\{0, 1} et k ∈ J0, n − 2K, 0 6 6 .
n
X n! n(n − 1)
En déduire un équivalent de k!lorsque n tend vers +∞.
k=0
Exercice 9. (H à HH) Donner un équivalent simple et la limite des suites de terme général :
2n
1) πn − 4 ln(n), 4 − 3n2 X 1
√
5) 3 , 8) ,
√ 5 2
8n − n + 6 3k
2) n2 + 3n − n, r ! k=n
2n2 − 2n + 1
s
n 100! − 10 n! + 100 n 6) sin , 4 4
1
3) √ , 3n 3 + 4n + 5 9) n − n cos ,
10n + sin(n) + n ln(n) + n100 e−n n
1 1 ln(n) ln(n + 1)
4) ln cos tan 3e−n , + Arctan √ ,
7) 10) − .
n n n+1 n
Exercice 10. (H à HH) Déterminer des équivalents simples des fonctions suivantes :
√
p
5 + 6) ln(3 − x) − ln( 5 − x) en −∞,
1) x 7−→ x ln(1 + x) en 0 .
4 3 5 1
1 7) x 7−→ 1 − 2x + 9x cos(x) + 7x sin en +∞,
2) x 7−→ ln 1 + en +∞. x
ln(x) √
8) x 7−→ 6 + x − 3 en 3,
3) x 7−→ Arctan(ln(x)) en 1.
x2 + ln(x)
9) x −
7 → en 0+ puis en +∞,
4) x 7−→ (x4 − 3x2 + 7)e1/x en +∞, 5 + xe−x
√ π
5) x 7−→ 7 x − 1 en 1, 10) x 7−→ ln(2 sin(x)) en .
6
Exercice 11. (HH) A l’aide de sommes de Riemann, calculer des équivalents des suites suivantes :
n n n 2
X
α
X 1 X πk
1) k , α > 0, 2) 3
, 3) k cos .
(n + 2k) 2n2
k=1 k=1 k=1
Exercice 12 – D’après l’oral ESCP 2006. (HH) A l’aide du théorème d’encadrement et d’un équivalent usuel,
calculer
n
Y ln(k)
lim 1+ .
n→+∞ n2
k=1
Exercice 13. (HHH) Soient a et b deux réels strictement positifs. Montrer que
√ √ !n
n
a+ nb √
lim = ab.
n→+∞ 2
√ √
n
a+ nb
On pourra commencer par déterminer un équivalent de − 1 lorsque n tend vers +∞.
2
Exercice 14. (HHH) A l’aide de la formule de Stirling, montrer que
4n √
2n n n
∼ √ , ln(n!) ∼ n ln(n), et n! ∼ .
n +∞ πn +∞ +∞ e
Exercice 1. (H) Montrer que les fonctions suivantes sont de classe C ∞ sur des intervalles (à préciser) et calculer
leurs dérivées successives.
1 x
1) x 7−→ , 2) x 7−→ ln(3 + x), 3) x 7−→ e−3x , 4) (HHH) x 7−→ x2 cos
3+x 2
√ nπ
Exercice 4. (H) Soit f : x 7−→ ex sin(x). Montrer que f (n) (x) = 2n ex sin x + pour tous n ∈ N et x ∈ R.
4
/ π tan(n) (x)
Exercice 5. (HH) Soit x ∈ R + πZ . Pour tout n ∈ N, notons an = . Montrer que
2 n n!
X
∀n > 1, (n + 1)an+1 = ak an−k .
k=0
si x 6 0
0
Exercice 6. (HH) Soit f : x ∈ R 7−→
e−1/x
si x > 0
1) Montrer que f est de classe C ∞ sur R∗+ et que, pour tout n ∈ N, il existe Pn ∈ R[X] tel que
∗ 1
∀x ∈ R+ , (n)
f (x) = Pn e−1/x .
x
2) En déduire que f est de classe C ∞ sur R.
On pourra montrer par récurrence que, pour tout n ∈ N, la propriété « f (n) est dérivable sur R et
f (n+1) (0) = 0 » est vraie.
Exercice 7. (HH) Soit n ∈ N∗ . Soit f une fonction n fois dérivable sur R telle qu’il existe n + 1 points
a1 < a2 < · · · < an+1 vérifiant f (a1 ) = f (a2 ) = · · · = f (an+1 ). Montrer qu’il existe c ∈ ]a1 , an+1 [ tel que
f (n) (c) = 0.
Application : Si P désigne un polynôme de degré n ∈ N∗ , montrer que l’équation P (x) = ex admet au plus n + 1
solutions.
n
∗
X n (k)
Exercice 8. (HH) Soit n ∈ N . Déterminer toutes les fonctions n fois dérivables telles que f = 0.
k
k=0
Exercice 9. (H) Factoriser le polynôme X 5 − 2X 4 − 6X 3 + 4X 2 + 13X + 6 dans R[X] sachant qu’il possède
une racine de multiplicité au moins 3.
Exercice 12. (H) Soient n ∈ N∗ et a ∈ R. Soit P un polynôme de degré n à coefficients réels dont toutes les
dérivées successives en a sont strictement positives. Montrer que P ne s’annule pas sur [a, +∞[.
n
X (−1)k−1
Exercice 13. (H) En appliquant une formule de Taylor à la fonction x 7−→ ln(1 + x), calculer lim .
n→+∞ k
k=1
3x
t2
Z
sin(t)
Exercice 17. (HH) Montrer que, pour tout t ∈ R, | sin(t) − t| 6 . En déduire lim dt.
2 x→0 x t2
Z 1
Exercice 18. (HH) Soit f : x ∈ R 7−→ sin(xt2 ) dt.
0
1) Montrer que f est bien définie sur R.
2) a) Montrer que, pour tous t ∈ [0, 1] et (x, y) ∈ R2 , sin(yt2 ) − sin(xt2 ) 6 |y − x|.
b) En déduire que f est continue sur R.
3) a) Montrer que, pour tous t ∈ [0, 1] et (x, y) ∈ R2 ,
1
sin(yt2 ) − sin(xt2 ) − (y − x)t2 cos(xt2 ) 6 |y − x|2 .
2 Z 1
b) En déduire que f est dérivable sur R et que, pour tout x ∈ R, f 0 (x) = t2 cos(xt2 ) dt.
0
Exercice 19. (HHH) Soit f ∈ C2 (R, R) telle que f et f 00 sont bornées sur R. Notons M0 = sup |f (x)| et
x∈R
M2 = sup |f 00 (x)|. L’objectif de cet exercice est de montrer que f 0 est bornée sur R et d’obtenir une majoration
x∈R
de M1 = sup |f 0 (x)| à partir de M0 et M2 .
x∈R
1) Montrer que, pour tous x ∈ R et h > 0,
M2 h2 M2 h2
f (x + h) − f (x) − hf 0 (x) 6 , et f (x − h) − f (x) + hf 0 (x) 6 .
2 2
M0 M2 h
2) Montrer que, pour tous x ∈ R et h > 0, f 0 (x) 6 + .
√ h 2
3) En déduire que f 0 est bornée et que M1 6 2M0 M2 .
Exercice 20. (HHH) Soit f ∈ C ∞ (R, R) telle qu’il existe a > 0 vérifiant
n!
∀n ∈ N, ∀x ∈ R, f (n) (x) 6 et f (n) (0) = 0.
an
i a 3a h
1) Montrer que f est nulle sur ]−a, a[ puis sur − , .
2 2
2) Montrer que f est la fonction nulle.
Développements limités
1 + ax
Exercice 2. (H) Déterminer (a, b) ∈ R2 afin que ex − = o(x2 ).
1 + bx 0
Exercice 3. (H) Déterminer le développement limité en 0 des fonctions suivantes à tout ordre :
ex + e−x ex − e−x
1) x 7−→ , 2) x 7−→ , 3) x 7−→ (1 − x) sin(x), 4) x 7−→ x cos(x) − sin(x).
2 2x
Exercice 4. (H à HH) Déterminer les développements limités en 0 des fonctions suivantes à l’ordre indiqué. On
montrera que ces fonctions sont dérivables en 0 et on précisera leur dérivée en 0.
√ √
1) x 7−→ 3 1 + 2x − 6 1 + 4x à l’ordre 3, 2
10) x 7−→ e(1−x) à l’ordre 3,
2) x 7−→ sin(x) cos(x) à l’ordre 6, 11) x 7−→ ln(1 + x − x3 ) à l’ordre 4,
2
1+x
3) x 7−→ ln à l’ordre 5, 12) x 7−→ cos(x − x2 ) à l’ordre 5,
1+x
2
13) x 7−→ sin(x) Arctan(x) à l’ordre 5,
4) x 7−→ x ex sin(x) à l’ordre 4, cos2 (x)
5) x 7−→ (1 + x2 ) cos(x) à l’ordre 6, 14) x 7−→ à l’ordre 5,
1 + 3x + x2
2
6) x 7−→ ln(1 − x ) − 2 cos(x) à l’ordre 4,
√ 15) x 7−→ (ln(1 − x))3 à l’ordre 6,
5
7) x 7−→ cos(x) 1 + x à l’ordre 3, 16) x 7−→ sin6 (x) à l’ordre 9,
ex ln(1 + x − x3 )
8) x 7−→ à l’ordre 4, 17) x −
7 → √ à l’ordre 4,
1+x 1 − x + 2x2
2 4
9) x 7−→ 3
à l’ordre 5, 18) x 7−→ e−1/x à l’ordre 2021.
1−x+x
Exercice 9. (HH) Déterminer les limites en 0 (si elles existent) des fonctions suivantes :
√ √
1 ex 2 1 5
1 + 2x − 7 1 − 3x
1) x 7−→ − , 2) x 7−→ − , 3) x −7 → .
x ln(1 + x) sin2 (x) 1 − cos(x) tan(x)
Exercice 10. (HHH) A l’aide d’une factorisation, déterminer des équivalents simples en 0 des fonctions suivantes :
1) x 7−→ (1 + x)ln(x)/x − x, 2) x 7−→ xx − (sin(x))x .
Exercice 14. (HH à HHH) Montrer que les courbes représentatives des fonctions suivantes admettent une
asymptote en +∞ dont on donnera l’équation. On précisera également la position de la courbe par rapport à
l’asymptote au voisinage de +∞.
3
2
4) x 7−→ (x + 2) ln 1 − ,
1) x 7−→ (2x − 1)e−3/x , x
√
2) x 7−→ 3 8x3 + 7x2 − 3x + 1, x5 (1 − e−1/x )
√ 2 1/x 5) x −
7 → .
4
3) x 7−→ x + 2x + 5 − x e , (1 + x)3
X2n
2) Soit f une fonction impaire sur ]−a, a[ admettant un DL2n (0) : f (x) = ak xk + o(x2n ). Montrer que,
0
pour tout k ∈ J0, nK, a2k = 0. k=0
Exercice 19 – Dérivation et primitivation de DL. (HH) Soit n ∈ N∗ . On suppose que f est une fonction de
classe C n sur un intervalle ouvert I contenant 0 et que
f (x) = a0 + a1 x + a2 x2 + · · · + an xn + o(xn ).
0
1) Montrer que
f 0 (x) = a1 + 2a2 x + 3a3 x2 · · · + nan xn−1 + o(xn−1 ).
0
Séries numériques
Exercice 3. (H) Trouver une fraction dont le développement décimal est 21, 212121212121212121212121212121 . . .
X 1
Exercice 5. (H) Montrer que la série converge et calculer sa somme.
n(n + 1)(n + 2)
n>1
1 a b c
On pourra déterminer (a, b, c) ∈ R3 tels que, pour tout n ∈ N∗ , = + + .
n(n + 1)(n + 2) n n+1 n+2
X n3
Exercice 6. (H) Montrer que la série ln converge et calculer sa somme.
(n + 2)(n − 1)2
n>2
X √ √ α X αn s n
nα
2) n+1− n , 4) ,
X
1 + α2n 6) (HHH) 1− .
n∈N n∈N 1 + nα
n>1
Indication : si (Sn )n∈N désigne la suite des sommes partielles alors, pour montrer la convergence de ces séries, on
pourra essayer de prouver que les suites (S2n )n∈N et (S2n+1 )n∈N sont adjacentes. Ces séries sont dites alternées.
L’étude générale des séries alternées (cf. exercice 17) n’est pas au programme d’ECS mais la méthode d’étude est
standard et il faut la connaitre.
n
X 1
Exercice 9 – Constante d’Euler. (H) Pour tout n ∈ N∗ , notons Hn = et posons vn = Hn − ln(n).
k
1) Quelle est la nature de la suite (Hn )n∈N∗ . k=1
X
2) En étudiant la série (vn+1 − vn ), montrer que la suite (vn )n∈N∗ converge vers un réel que l’on note γ
n>1
(et que l’on appelle constant d’Euler).
3) Montrer que Hn = ln(n) + γ + o(1).
+∞
Exercice 10 – Séries de Bertrand. (HH) On appelle série de Bertrand toute série de la forme
X 1
, avec (α, β) ∈ R2 .
nα (ln(n))β
n>2
√ n n
Exercice 11 – Formule de Stirling. (HHH) L’objectif de cet exercice est de montrer que n! ∼ 2πn .
√ n +∞ e
nn
Pour tout n ∈ N∗ , posons un = et vn = ln(un ).
n!en
1 n+1/2
un+1 1
1) Montrer que, pour tout n ∈ N, = 1+ .
un e n
X
2) Montrer que la série (vn+1 − vn ) converge.
n∈N∗
√ n n
3) En déduire qu’il existe C > 0 tel que n! ∼ C n .
+∞ e
√
4) Montrer que C = 2π.
1 4n (n!)2 √
On utilisera la formule de Wallis (montré dans le DM no 9) : √ −→ π.
n (2n)! n→+∞
X nn+γ
Exercice 12. (HH) A l’aide de la formule de Stirling, donner la nature de la série en fonction de
n!an
a ∈ R∗+ et γ ∈ R. n>1
2) a) Montrer que
x
tn xn+1
Z
∀x ∈ [0, 1[, dt 6 .
0 1−t (1 − x)(n + 1)
b) Montrer que
x
tn (−x)n+1
Z
∀x ∈ [−1, 0[, dt 6 .
0 1−t n+1
X xn
3) En déduire que, pour tout x ∈ [−1, 1[, converge et que sa somme est − ln(1 − x).
n
n>1
II Exercices théoriques
X
Exercice 14. Soit E l’ensemble des suites réelles (un )n∈N telles que u2n converge.
n∈N
X
1) Montrer que, si (un )n∈N et (vn )n∈N sont des suites de E, alors un vn converge absolument.
n∈N
2) Montrer que E est un sous-espace vectoriel de RN .
X
Exercice 15. (HH) Soit (an )n∈N!une suite à termes positifs telle que an convergente. Que peut-on dire sur
n
X Y n∈N
la nature de la série ak ?
n∈N k=0
On pourra commencer par majorer le produit.
X X un
Exercice 16. (H) Soit (un )n∈N une suite à termes positifs. Montrer que les séries un et ont
1 + un
même nature. n∈N n∈N
Exercice 17 – Critère des séries alternées. (HH) Soit (un )n∈N une suite à termes positifs, décroissante et de
limite nulle. n
X
1) Pour tout n ∈ N, posons Sn = (−1)k uk . Montrer que les suites (S2n )n∈N et (S2n+1 )n∈N sont adjacentes.
k=0
X
2) En déduire que la série (−1)n un converge et que sa somme S vérifie S2n+1 6 S 6 S2n pour tout n ∈ N.
n∈N
3) Notons (Rn )n∈N la suite des restes de la série. En déduire que, pour tout n ∈ N, |Rn | 6 un+1 .
Exercice 18 – Critère de D’Alembert. (HH) Soit (un )n∈N une suite réelle à termes strictement positifs telle
un+1
que lim = λ ∈ [0, +∞[ ∪ {+∞}.
n→+∞ un
X
1) Montrer que, si λ < 1, alors un converge.
n∈N
On pourra comparer (un )n∈N avec le terme général d’une suite géométrique.
X
2) Montrer que, si λ > 1, alors un diverge.
n∈N
3) Montrer que, si λ = 1, alors on ne peut pas conclure en général.
Exercice 20 – Règle de Raab-Duhamel. (HH) Soit (un )n∈N une suite réelle à termes strictement positifs.
Supposons qu’il existe (α, c) ∈ R2 tel que
un+1 α c 1
= 1− + 2 +o .
un +∞ n n n2
Exercice 21 – Produits infinis. (HHH) Soit (u n )n>n0 une suite telle que, pour tout n > n0 , un 6= 0. On appelle
Y
produit infini de terme général un , et on note un , la suite (Pn )n∈N définie par :
n>n0
n
Y
∀n ∈ N, Pn = uk .
k=n0
Y
Si la suite (Pn )n>n0 converge vers un réel non nul, on dit que le produit un est bien convergent et la limite
+∞
Y n>n0
est appelée le produit infini des un et noté un .
n=n0
1) Étudier la convergence du produit infini (Pn )n>1 lorsque, pour tout n > 1,
1 n 1 2 2
un = , un =
, un = 1 − 2
, un = e−n , un = e−1/n .
n n+1 (n + 1)
Y
2) Montrer que, si le produit un est bien convergent, alors la suite (un )n>n0 tend vers 1.
n>n0
La réciproque est-elle vraie ?
3) Soit (un )n>n0 une suite de réels de ]0, 1].
a) Montrer que la suite (Pn )n>n0 converge vers un réel de [0, 1].
X X
b) Montrer que les séries (1 − un ) et ln(un ) ont la même nature.
n>n0 n>n0
Y X
c) En déduire que le produit un est bien convergent si et seulement si la série (1 − un ) converge.
n>n0 n>n0
Exercice 8. (H) 1
xn ln(x)
Z
1) Pour tout n ∈ N∗ , montrer que l’intégrale In = dx converge.
0 xn − 1
X
2) A l’aide du changement de variable y = xn dans l’expression de In , montrer que la série In converge.
n∈N∗
Exercice 12. (H) Soit f une fonction continue sur R+ . Soient u et v deux fonctions définies sur R+ et à valeurs
positives qui tendent vers +∞ en +∞.
Z +∞ Z v(x)
1) Supposons que f (t) dt converge. Déterminer lim f (t) dt = 0.
0 Z +∞ x→+∞ u(x)
X
Exercice 13. (HHH) Rappelons que, si un est une série convergente, alors lim un = 0.
n→+∞
n>n0
Dans cet exercice, on s’intéresse à l’analogue Z +∞ de cette propriété pour les intégrales généralisées :
si f est une fonction continue sur R+ telle que f (t) dt converge a-t-on lim f (x) = 0 ?
0 x→+∞
Z +∞ 2
Z +∞ 2
1) Supposons que f est de classe C 1 sur R+ et que f (t) dt et f 0 (t) dt convergent.
Z +∞ 0 0
a) Montrer que f (t)f 0 (t) dt converge.
0
b) En déduire que f 2 admet une limite finie en +∞ puis que lim f (x) = 0.
x→+∞
Z +∞
2) Supposons que f est continue sur R+ , décroissante sur R+ et que f (t) dt converge. En encadrant
0
f (x) par deux intégrales, pour tout x ∈ R+ , montrer que lim f (x) = 0.
x→+∞
3) Soit f la fonction définie sur R+ par
Applications linéaires
Exercice 1. (H) Parmi les applications suivantes, lesquelles sont des applications linéaires ?
1) R3 −→ R3 6) R3 −→ R6
(x, y, z) 7−→ (xy, y, z) (x, y, z) 7−→ (0, x + z, z − y, 0, 0, x + 2z)
2) R4 −→ R 7) R5 −→ R4
(x, y, z, t) 7−→ 2021(x − y + z − t) (x, y, z, t, u) 7−→ (1, x + y, z + t, t + u)
Exercice 2. (H) Parmi les applications suivantes, lesquelles sont des endomorphismes de C ∞ (R) ?
1) f 7−→ f 0 − 2f 00 + 3f, 3) f 7−→ (sin × f )0 4) f 7−→ x 7→ x f 00 (2021)
2) f 7−→ exp ◦f
1) Montrer qu’il existe f ∈ L (R3 ) tel que F = Im(f ). En déduire que F est un sous-espace vectoriel de R3 .
On que F est définie sous forme paramétrée.
2) Montrer que F = Vect(e1 , e2 ) où e1 et e2 sont des vecteurs de R3 .
3) Écrire F sous la forme Ker(g) avec g ∈ L (R3 , R). On dit alors que g(x) = 0 est une équation de F .
4) Montrer que Ker(f ) est une droite vectorielle de R3 , i.e. il existe u ∈ R3 tel que Ker(f ) = {λu | λ ∈ R}.
5) L’endomorphisme f est-il surjectif ? Injectif ? Bijectif ?
Exercice 5. (H) Montrer que f : (un )n∈N ∈ RN 7−→ (un+1 − un )n∈N est un endomorphisme. Déterminer Ker(f )
et Im(f ). Est-ce que f est un automorphisme ?
Exercice 6. (H) Montrer que g : P ∈ K[X] 7−→ XP est un endomorphisme. Déterminer Ker(g) et Im(g). Est-ce
que g est un automorphisme ?
Exercice 7. (H) Soit E le R-espace vectoriel C. Montrer que f : z ∈ E 7−→ z + iz est un endomorphisme.
Déterminer Ker(f ) et Im(f ).
Exercice 11. (H) Soient E un espace vectoriel admettant une base (e1 , e2 , e3 ). Soit α ∈ R. Montrer qu’il existe
un unique endomorphisme f de E tel que
f (e1 ) = e1 − e2 , f (e1 − e2 ) = e1 + e2 − e3 , et f (e3 + e2 ) = 2(e1 − e2 + αe3 ).
Déterminer α afin que f soit injective.
Exercice 12. (HH) Soient E, E 0 , F et F 0 des K-espaces vectoriels. Soient ϕ un isomorphisme de E sur E 0 et ψ
un isomorphisme de F sur F 0 . Montrer que l’application L (E, F ) −→ L (E 0 , F 0 ) est bien définie et est un
isomorphisme. f 7−→ ψ ◦ f ◦ ϕ−1
Exercice 14. (HH) Soient p et q deux projecteurs d’un K-espace vectoriel E tel que p ◦ q = q ◦ p.
1) Montrer que p ◦ q est un projecteur de E.
2) Montrer que Im(p ◦ q) = Im(p) ∩ Im(q).
3) a) Soit x ∈ Ker(p ◦ q). Justifier que q(x) ∈ Ker(p) et x − q(x) ∈ Ker(q).
b) En déduire que Ker(p ◦ q) = {y + z | (y, z) ∈ Ker(p) × Ker(q)}.
Exercice 15. (HH) Soit f un endomorphisme d’un K-espace vectoriel E tel que, pour tout x ∈ E, la famille
(x, f (x)) est liée. Montrer que f est une homothétie, i.e. il existe λ ∈ K tel que, pour tout x ∈ E, f (x) = λx.
Cet exercice est un immense classique. Voici la démarche à suivre : le fait que, pour un x ∈ E donné quelconque,
la famille (x, f (x)) est liée signifie qu’il existe λx ∈ K tel que f (x) = λx x. Le but de cet exercice est donc de
montrer que λx ne dépend pas de x en fait.
1) Soit (x, y) une famille libre. En s’intéressant à x + y, montrer que λx = λy .
2) Soit (x, y) une famille liée avec x 6= 0 et y 6= 0. Montrer que λx = λy .
3) Conclure.
Exercice 16. (HH) Soient E un K-e.v. et f ∈ L (E) tel que le polynôme f 2 = 5 IdE −4f .
1) Montrer que f est un automorphisme et déterminer f −1 en fonction de f .
2) Soit n ∈ N. Montrer qu’il existe (an , bn ) ∈ K2 tel que f n = an f + bn IdE .
3) Exprimer, pour tout n ∈ N, an et bn en fonction de n.
On pourra montrer que (an )n∈N suit une relation de récurrence linéaire d’ordre 2.
∀(x, y, z) ∈ R3 ,
f (x, y, z) = − x − 2y − 2z, 4x + 5y + 4z, −x − y
T (f ) : R+ −→ Z R
x
1
f (t) dt si x > 0, ,
x 7−→ x 0
f (0) si x = 0.
I Tribus et événements
Exercice 1. (H) Énumérer les tribus possibles des ensembles {a}, {a, b} et {a, b, c}.
Exercice 2. (H) Soit Ω = J1, 6K. Déterminer la tribu de Ω engendrée par {{5, 6}, {1, 3}, {2}, {4}}.
Exercice 3. (HH) Soit A une tribu de R contenant tous les segments. Montrer qu’elle contient tous les intervalles.
Exercice 4. (H) On lance une pièce de monnaie une infinité de fois et, pour
[ \ tout n ∈ N, on note Tn \
: « obtenir
[
Pile au nième lancer ». Décrire avec des phrases les événements E= Tp et F = Tp .
n∈N p>n n∈N p>n
Exercice 5. (H) Parmi les applications P listées ci-dessous, déterminer α ∈ R (lorsque c’est possible) pour que
α P soit une probabilité sur (N, P(N)) :
1 1 5n
1) P : {n} 7−→ sin , 3) P : {n} 7−→ n , 5) P : {n} 7−→ ,
n+2 π n!
1 1 (−1)n
2) P : {n} 7−→ , 4) P : {n} 7−→ 1 − cos , 6) P : {n} −
7 → .
(n + 1)2 n+1 n!
X
Exercice 6. Soit (Ω, A, P) un espace probabilisé. Soit (An )n∈N une suite d’événements telle que P(An )
converge. Montrer que ! +∞ n∈N
[ X
P An 6 P(An ).
n∈N n=0
Exercice 7. (HH) Une urne contient une boule bleue et une boule rouge. On tire une boule, on note sa couleur
et on la remet dans l’urne accompagnée de deux autres boules de la même couleur puis on répète l’opération.
1) Soit n ∈ N∗ . Quelle est la probabilité que n premières boules tirées soient rouges ?
2) Quelle est la probabilité de tirer indéfiniment des boules rouges ?
2n
Exercice 8. (HH) Dans une population, on suppose que la probabilité qu’une famille ait n enfants est pn = α ,
n!
pour tout n ∈ N. On suppose qu’il est équiprobable qu’un enfant soit une fille ou un garçon
1) Déterminer la valeur de α.
2) Calculer la probabilité qu’une famille ait au moins une fille.
3) Quelle est la probabilité qu’une famille ayant exactement une fille comporte deux enfants ?
4) Quelle est la probabilité qu’une famille ait exactement deux filles sachant qu’elle a exactement deux garçons ?
Exercice 9. (HH) On lance deux dés équilibrés. Si la somme des dés vaut 5 ou 7, alors on arrête. Sinon on
recommence cette expérience jusqu’à ce qu’une somme valant 5 ou 7 apparaisse.
1) Soit n ∈ N∗ . Notons En l’événement « on obtient 5 au nième lancer et on n’avait obtenu ni 5 ni 7
précédemment ». Calculer P(En ).
2) Quelle est la probabilité qu’on arrête le jeu en obtenant une somme de 5 (resp. de 7) ?
3) Quelle est la probabilité que le jeu ne s’arrête jamais ?
Exercice 11. (H) Une puce parcourt un triangle équilatéral ABC de la façon suivante : si elle est au sommet A
ou au sommet B, elle saute vers un des trois sommets de façon équiprobable (elle peut sauter sur place). Si elle
saute sur C, elle se dirige toujours vers A. Initialement elle se trouve au sommet A. Pour tout n ∈ N, on note
an , bn , cn les probabilités respectives que la puce soit au sommet A, B, C à l’issue du nième saut.
1) Pour tout n ∈ N, notons Xn = t an bn cn ∈ M3,1 (R). Déterminer une matrice M telle que, pour tout
n ∈ N, Xn+1 = M Xn .
−1 2 −2
2) Soit P = 1 1 1 . Montrer que P est inversible et calculer P −1 M P .
0 1 1
3) En déduire une expression de an , bn et cn en fonction de n pour tout n ∈ N.
Exercice 12. (HH) Soient p ∈ ]0, 1[, N ∈ N∗ et k ∈ J0, N K. Un joueur possède k euros et désire en avoir N . Pour
cela il effectue une série de paris mutuellement indépendants. A chaque pari il gagne un euro avec la probabilité p
et perd un euro avec la probabilité q = 1 − p. Il continue de jouer jusqu’à ce qu’il ait accumulé N euros (incluant
la mise de départ) ou jusqu’à ce qu’il soit ruiné. On note rk la probabilité que le joueur finisse le jeu ruiné.
1) Calculer r0 et rN . Montrer ensuite que rk = prk+1 + qrk−1 lorsque k ∈
/ {0, N }.
On pourra introduire l’événement G : « le joueur gagne son premier pari ».
( pq )k − ( pq )N
2) Montrer que, si p 6= 1/2, alors rk = .
1 − ( pq )N
3) Traiter le cas où p = 1/2.
4) Comment évolue cette probabilité lorsque N tend vers +∞. Commenter.
Exercice 13 – Paradoxe du singe savant. (HH) Le paradoxe du singe savant est un théorème selon lequel un
singe (immortel) qui tape indéfiniment et au hasard sur le clavier d’une machine à écrire pourra presque sûrement
écrire Hamlet de Shakespeare (ou tout autre texte d’une longueur finie d’ailleurs).
Plus généralement supposons que la machine à écrire dispose de ` ∈ N∗ caractères et que le texte que le singe doit
taper contienne N caractères. Il est raisonnable de supposer que le singe tape chaque caractère indépendamment
des autres et totalement au hasard.
1) Quelle est la probabilité que, à l’issue des N premiers caractères tapés, le singe n’ait pas écrit le texte ?
2) On recommence n fois l’expérience consistant à taper un bloc de N ∈ N∗ caractères. Quelle est la probabilité
Pn que le signe n’ai tapé le texte dans aucun des n blocs ?
3) Conclure et commenter.
Exercice 15. (HHH) On rappelle que la tribu borélienne B(R) est la tribu de R engendrée par les intervalles
de R. Soit f une application continue et strictement croissante de R dans R. Montrer que f est une variable
aléatoire sur (R, B(R)).
Exercice 1. (H) On lance une pièce équilibrée jusqu’à obtenir deux Piles ou deux Faces consécutives. On note X
la variable aléatoire comptant le nombre de lancers nécessaires. Donner la loi de X.
Exercice 2. (H) Parmi les suites (pn )n∈N suivantes, déterminer λ ∈ R et α ∈ R∗+ (lorsque c’est possible) pour
que (λpn )n∈N définisse la loi d’une variable aléatoire.
α
n n +1 1
1) pn = nα , 2) pn = ln , 3) pn = 1 − cos ,
nα + 2 (n + 1)3/2
Exercice 3. (HH) Soit X une variable aléatoire à valeurs dans N∗ telle que, pour tout n ∈ N∗ ,
4
P(X = n + 1) = P(X = n). Déterminer la loi de X. Donnez E(X) et V(X) sans calculs.
n
Exercice 4. (HH) Une analyse en laboratoire est délicate : elle réussit 7 fois sur 10. Cette analyse coûte 100
euros.
1) Soit k > 1. Calculer la probabilité qu’il faille recommencer k fois cette analyse pour la réussir au moins une
fois.
2) Quel budget doit-on prévoir si on veut avoir au moins 99% de chances de réussir cette analyse une fois ?
Exercice 5. (H) On sait qu’une population comporte en moyenne une personne mesurant plus de 1m90 sur 80
personnes.
1) Si on considère une population de n personnes, on peut modéliser le nombre de personne mesurant plus de
1m90 par une loi de Poisson. Quel paramètre doit-on considérer pour cette loi de Poisson ?
2) Calculer la probabilité que, dans une population de 100 personnes, il y ait au moins une personne mesurant
plus de 1m90.
3) Calculer la probabilité que, dans une population de 300 personnes, il y ait au moins deux personne mesurant
plus de 1m90.
Exercice 6. (H) Un commerçant estime que la demande d’un certain produit saisonnier est une variable aléatoire
réelle discrète X telle que
cn
∀n ∈ N, P(X = n) = ,
(1 + c)n+1
où c ∈ R∗+ est le prix de la campagne publicitaire de l’année précédente.
1) Montrer que la loi de X est bien une loi de probabilité sur N.
2) Montrer que X admet une espérance et calculer E(X).
3) Le commerçant possède un stock de s ∈ N∗ unités. Déterminer la probabilité de rupture de stock.
4) Combien doit-il prévoir de stock afin que cette probabilité soit inférieure à 1% ?
Exercice 7. (HH) Soit N une variable aléatoire à valeurs dans N∗ telle que, pour tout k ∈ N∗ ,
P(N = k) = 2−k . On lance N fois un dé équilibré à six faces. On note S la variable aléatoire comptant
la somme des points obtenus. Quelle est la probabilité que
1) N = 2 sachant que S = 4 ?
2) S = 4 sachant que N est pair ?
Exercice 8. (HH) Soit N une variable aléatoire de loi P(λ) avec λ > 0. Soit X une variable aléatoire telle que,
pour tout n ∈ N, conditionnellement à [N = n], X suit la loi B(n, p) avec p ∈ ]0, 1[ (si n = 0, B(n, p) désigne la
loi constante égale à 0). Déterminer la loi de X.
Exercice 10. (HH) Un sauteur tente de franchir des barres successives numérotées. Il n’essaye de franchir la barre
de hauteur k ∈ N∗ que s’il a réussi à passer celle de hauteur k − 1. Si n ∈ N∗ , la probabilité de sauter la nième
1
barre sachant qu’il a sauté les n − 1 premières est . On suppose qu’il saute la première barre avec probabilité 1.
n
Notons X la variable aléatoire égale au numéro de la dernière barre franchie correctement.
1) Calculer P(X > n) pour tout n ∈ N et en déduire que X est presque sûrement finie.
2) Détermine la loi de X.
3) Calculer l’espérance et la variance de X (si elles existent).
Exercice 11. (HH) On réalise une suite de lancers indépendants d’une pièce de monnaie dont la probabilité
d’obtenir Pile est p ∈ ]0, 1[. Notons X la variable aléatoire comptant le nombre de lancers nécessaires pour que la
séquence PF apparaisse pour la première fois.
n−1
X
1) Pour tout n ∈ N\{0, 1}, montrer que P(X = n) = pj (1 − p)n−j puis simplifier cette somme.
j=1
Pour tout k ∈ N∗ ,
on introduit l’événement Ak : « obtenir Pile au k ième lancer ».
2) Justifier que X ne prend que des valeurs finies ?
3) Calculer l’espérance de X si elle existe.
Exercice 12 – Loi de Pascal. (HHH) Soit n ∈ N∗ . On considère une épreuve de Bernoulli. Soit p ∈ ]0, 1[ la
probabilité d’obtenir un succès. On répète de façon indépendante cette expérience de Bernoulli et on note Sn la
variable aléatoire égale au nombre d’expériences réalisées pour obtenir le n-ième succès.
1) Soit k ∈ N tel que k > n. Exprimer l’événement [Sn = k] au moyen des événements Ak et Bn,k définis par
• Ak : « la k ième expérience est un succès »,
• Bn,k : « au cours des k − 1 premières expériences, on a obtenu n − 1 succès ».
2) Calculer P(Ak ) et P(Bn,k ) et en déduire la loi de Sn :
k−1 n
∀k > n P(Sn = k) = p (1 − p)k−n .
n−1
On dit que Sn suit une loi binomiale négative (ou de Pascal) de paramètres n et p. Pour n = 1, il s’agit de
la loi géométrique de paramètre p.
3) En déduire que
+∞
∗
X k − 1 k−n 1
∀x ∈ ]0, 1[, ∀n ∈ N , x = .
n−1 (1 − x)n
k=n
4) Calculer l’espérance et la variance de Sn , à l’aide de la question 3.
Exercice 13. (H) Soit X une variable aléatoire de loi G(p) avec p ∈ ]0, 1[. Soit z ∈ R\{0, 1}. Calculer l’espérance,
si elle existe, de la variable aléatoire z X .
Exercice 14. (H) Soit λ > 0. Soit X une variable aléatoire de loi P(λ).
1) Soit z ∈ R. Montrer que Y = z X est une variable aléatoire qui admet une espérance et la calculer.
1
2) Montrer que Y = est une variable aléatoire qui admet une espérance et la calculer.
1+X
Exercice 17. (HH) Soit X une variable aléatoire réelle à valeurs dans N admettant une espérance. L’objectif de
+∞
X
cet exercice est de montrer que E(X) = P(X > k).
k=0
n
X n
X
1) Soit n ∈ N. Montrer que P(X > k) = jP(X = j) + (n + 1)P(X > n).
k=0 +∞ j=1
X
2) Justifier que (n + 1)P(X > n) 6 kP(X = k).
k=n+1
3) Conclure.
Les deux exercices suivants utilisent la notion de variables aléatoires réelles indépendantes qui n’est pas au
programme de première année d’ECS (mais au programme de deuxième année). Elle est cependant tout à fait
accessible dès à présent avec les résultats et techniques que nous avons à notre disposition. En voici la définition :
Définition. Soient X1 , . . . , Xn des variables aléatoires réelles. On dit que X1 , . . . , Xn sont (mutuellement)
indépendantes si n
! n
\ Y
n
∀(t1 , . . . , tn ) ∈ R , P [Xi 6 ti ] = P(Xi 6 ti ).
i=1 i=1
Exercice 18. (HH) Soient X et Y deux variables aléatoires indépendants de loi de Poisson de paramètres
respectifs λ et µ. Déterminer la loi de la variable aléatoire X + Y .
Exercice 19. (HHH) Soient n ∈ N∗ et X1 , . . . , Xn des variables aléatoires indépendants ayant la même loi à valeurs
dans N∗ . On note F la fonction de répartition de X1 . Posons Mn = max(X1 , . . . , Xn ) et Tn = min(X1 , . . . , Xn ).
1) Exprimer les fonctions de répartition de Mn et Tn en fonction de F et de n.
2) Exprimer E(Mn ) et E(Tn ) (si elles existent) en fonction de F .
On s’aidera d’un exercice de cette feuille.
3) Déterminer la loi de Tn lorsque X1 suit une loi géométrique de paramètre p ∈ ]0, 1[.
Exercice 1. (HH) Pour les fonctions f suivantes, lorsque c’est possible, déterminer une constante K ∈ R de
sorte que K f soit une densité de probabilité.
1) f : x 7−→ x 1[0,a/2] (x) + (a − x)1[a/2,a] (x), avec a ∈ R∗+ . cos(x)
3) f : x 7−→ 1[1,+∞[ (x).
x2
2) f : x 7−→ exp (−x − e ), −x
4) f : x 7−→ cos2 (aπx)1[0,π] (x), avec a ∈ R∗+ .
Pour les questions 1 et 4, calculer l’espérance d’une variable aléatoire X admettant K f pour densité.
Exercice 4. (H) Soit X ,→ U([−a, a]) avec a > 0. Montrer que Y = eX est une variable aléatoire à densité dont
un précisera une densité.
Exercice 5. (HH) Soit X une variable aléatoire définie sur un espace probabilisable (Ω, A, P) et admettant une
densité f qui est une fonction paire sur R. On définit la variable aléatoire Y par
0 si X(ω) 6 0
∀ω ∈ Ω, Y (ω) =
X(ω) si X(ω) > 0.
Montrer que Y n’est ni une variable aléatoire discrète, ni une variable aléatoire à densité.
Exercice 6 – Loi Gamma. (H) On dit qu’une variable aléatoire X suit une loi Gamma de paramètres a > 0 et
λ > 0, notée γ(a, λ), si elle admet pour densité la fonction
λa a−1 −λx
f : x 7−→ x e 1]0,+∞[ (x)
Γ(a)
où Γ désigne la fonction Gamma d’Euler définie par
Z ∞
∀y ∈ ]0, +∞[, Γ(y) = ty−1 e−t dt.
0
Z +∞
1) Pour tout r ∈ ]−1, +∞[ et λ ∈ K, montrer que l’intégrale xr e−λx dx converge et en donner une
expression à l’aide de la fonction Γ. 0
Exercice 10 – Loi du χ2 à un degré de liberté. (H) Soit X une variable aléatoire de loi N (0, 1). On dit que
Y = X 2 suit la loi du χ2 à un degré de liberté.
1) Déterminer une densité de Y .
2) Donner, sans calcul, l’espérance de Y .
Exercice 11. (HH) On dispose d’un bâton d’un mètre. On le casse en deux morceaux en choisissant le point de
cassure au hasard. On note X le plus petit morceau et Y le plus grand morceau.
1) Déterminer la loi de X et en déduire celle de Y .
X
2) Déterminer la loi de Z = .
Y
Exercice 13 – Simulation de loi par inversion de la fonction de répartition. (HHH) Soit X une variable
aléatoire réelle admettant une densité. On suppose que sa fonction de répartition F est strictement croissante sur
un intervalle ouvert I vérifiant P(X ∈ I) = 1.
1) Justifier que FX est une bijection de I sur ]0, 1[.
2) Soit U une v.a. de loi U([0, 1]). Montrer que la variable aléatoire FX−1 (U ) est à densité et déterminer sa
fonction de répartition.
3) En déduire une méthode pour simuler une variable aléatoire de loi E(λ) puis une variable aléatoire de loi de
1
Cauchy, i.e. de densité x 7−→ .
π(1 + x2 )
1
2010. (HH) Soit X une v.a. de densité f : x 7−→ ln(2) (1 + x) 1[0,1] (x).
Exercice 14 – D’après l’oral ESCP
1 1
Déterminer la loi de Y = − .
X X
1
On pourra utiliser le système complet d’événements associe à la variable aléatoire discrète .
X
Exercice 16 – Moments d’une v.a. de loi N (0, 1). (HH) Soit X une variable aléatoire de loi N (0, 1).
1) Montrer que X admet des moments de tout ordre. Pour tout r ∈ N, on note µr le moment d’ordre r de X.
2) Montrer que µ2r+1 = 0 pour tout r ∈ N.
3) Montrer que, pour tout r ∈ N, µr+2 = (r + 1)µr .
4) En déduire que une expression de µr pour tout r ∈ N.
Exercice 17 – Transformée de Laplace d’une v.a. de loi normale. (HH) Soit X ,→ N (m, σ 2 ). Montrer que,
σ 2 t2
pour tout t ∈ R, la variable aléatoire etX admet une espérance et que E(etX ) = exp + mt .
2
Exercice 19. (HH) Soit X une variable aléatoire dont la fonction de répartition est de classe
Z +∞C 1 sur R et nulle
sur R− . Le but de cet exercice est de montrer
Z +∞ que X admet une espérance si et seulement si 1 − FX (t) dt
0
converge et que, dans ce cas, E(X) = 1 − FX (t) dt.
0
Z x
On introduit la fonction ψ : x ∈ R+ 7−→ tf (t) dt.
0
Z x
1) Montrer que, pour tout x ∈ R+ , 1 − FX (t) dt = x 1 − FX (x) + ψ(x).
0
2) Supposons que X admette une espérance.
a) Montrer que, pour tout x ∈ R+ , 0 6 x 1 − FX (x) 6 E(X) − ψ(x).
b) En déduire lim x 1 − FX (x) .
x→+∞
Z +∞ Z +∞
c) Montrer que 1 − FX (t) dt converge et que E(X) = 1 − FX (t) dt.
0 0
Z +∞
3) Supposons que 1 − FX (t) dt converge.
0
a) Montrer que ψ admet une limite finie en +∞.
Z +∞
b) En déduire que X admet une espérance et que E(X) = 1 − FX (t) dt.
0
Fonctions convexes
Exercice 2. (H) Soit P une application polynomiale de degré 3. Montrer que la courbe représentative de P
possède un unique point d’inflexion dont on précisera l’abscisse.
II Utilisation de la convexité
Exercice 3. (H) Montrer que, pour tous n ∈ N et x ∈ R+ , xn+1 − (n + 1)x + n > 0.
ln(x) 1
Exercice 4. (H) Montrer que, pour tout x ∈ ]0, 1[ ∪ ]1, +∞[, 6√ .
x−1 x
x+y p
Exercice 5. (H) Montrer que, pour tout (x, y) ∈ ]1, +∞[2 , ln > ln(x) ln(y).
2
Exercice 6. (HH) Montrer que la fonction x 7−→ x ln(x) est convexe sur R∗+ . En déduire que, pour tous réels
x y x+y
x, y, a, b strictement positifs, x ln + y ln > (x + y) ln .
a b a+b
Exercice 7 – Un grand classique : comparaison de moyennes. (H) Soient x1 , . . . , xn des réels strictement
positifs. On pose
r
x1 + · · · + xn √ n x21 + · · · + x2n
A= , G = n x 1 . . . xn , H= 1 1 , Q = .
n x + ··· + x
n
1 n
Le réel A (resp. G, H et Q) est appelé la moyenne arithmétique (resp. géométrique, harmonique et quadratique)
des réels x1 , . . . , xn . En utilisant notamment la concavité de la fonction ln, montrer que
H 6 G 6 A 6 Q.
Exercice 8 – Inégalité de Jensen. (HH) Soit ϕ une fonction continue et convexe sur R.
1) Soit f une fonction continue sur [a, b] avec a 6= b. En utilisant des sommes de Riemann, montrer que
Z b Z b
1 1
ϕ f (t) dt 6 ϕ ◦ f (t) dt.
b−a a b−a a
2) Soit X une variable aléatoire réelle à valeurs dans N définie sur un espace probabilisable (Ω, A, P) telle que
X et ϕ(X) admettent une espérance. Montrer que ϕ(E(X)) 6 E(ϕ(X)).
Traiter d’abord le cas où X(Ω) = J0, nK où n ∈ N∗ .
On commencera par remarquer que |xk + yk |p 6 |xk | |xk + yk |p−1 + |yk | |xk + yk |p−1 pour tout k ∈ J1, nK,
Exercice 13 – Régularité des fonctions convexes. (HHH) Soit f une fonction convexe sur un intervalle I
ouvert.
1) Montrer que f est dérivable à gauche et à droite en tout point de I.
2) Montrer que f est continue sur I.
Exercice 1. (H) Montrer que les sous-espaces vectoriels F = Vect (1, 1, 0) et G = {(x, y, z) ∈ R3 | x+y+z = 0}
sont supplémentaires de R3 . Expliciter les projections sur F (resp. sur G) parallèlement à G (resp. F ).
Exercice 2. (H) Notons E l’ensemble des suites réelles convergentes, F l’ensemble des suites réelles constantes
et G l’ensemble des suites convergentes vers 0. Montrer que E = F ⊕ G et expliciter les projections sur F (resp.
sur G) parallèlement à G (resp. F ).
Exercice 3. (HH) On rappelle que l’ensemble E = C 1 (R, R) des fonctions de classe C 1 de R dans R est un
espace vectoriel. Montrer que F = {x 7→ ax + b | (a, b) ∈ R2 } et G = {f ∈ E | f (0) = f 0 (0) = 0} sont des
sous-espaces vectoriels de E et que E = F ⊕ G. Expliciter les projections sur F (resp. sur G) parallèlement à G
(resp. F ).
Exercice 4. (HH) Soit n ∈ N∗ . Notons Tn+ (K) (resp. Tn− (K)) l’espace vectoriel des matrices triangulaires
supérieures (resp. inférieures).
1) Donner une base de Tn+ (K).
2) A-t-on Tn+ (K) ⊕ Tn− (K) = Mn (K) ?
3) Déterminer un supplémentaire de Tn+ (K) dans Mn (K).
Exercice 5. (HH) Notons F = {f ∈ C 0 (R, R) | f est constante}, G− = {f ∈ C 0 (R, R) | f est nulle sur [0, +∞[}
et G+ = {f ∈ C 0 (R, R) | f est nulle sur ]−∞, 0]}. Montrer que F , G− et G+ sont des sous-espaces vectoriels
de C 0 (R, R) et que C 0 (R, R) = F ⊕ G− ⊕ G+ .
Exercice 6. (HHH) Soit (Fi )16i6n une famille de sous-espaces vectoriels de E. Montrer que la somme F1 +· · ·+Fn
est directe si et seulement si, pour tout k ∈ J2, nK, Fk ∩ (F1 + · · · + Fk−1 ) = {0}.
Exercice 7. (H) Soit p : (x, y) ∈ R2 7−→ (2y − 3x, 4y − 6x) ∈ R2 . Montrer que p est un projecteur de R2 .
Déterminer des sous-espaces vectoriels F et G tels que p est la projection sur F parallèlement à G (on en donnera
des bases).
Exercice 10. (HHH) Soit f ∈ L (E). Le but de cet exercice est de montrer que
Ker(f ) = Ker(f 2 )
Im(f ) ⊕ Ker(f ) = E ⇐⇒
Im(f ) = Im(f 2 )
Soit K = R ou C. Sauf indication contraire, E désigne un K-espace vectoriel de dimension finie n > 1.
Exercice 2. (H à HH) Montrer que les ensembles suivants sont des espaces vectoriels de dimension finie. On
précisera leur dimension et une base.
1) F = f ∈ F(R, R) ∃(a, b, c) ∈ R3 , ∀x ∈ R, f (x) = a cos(2x) + b cos(x) + c .
Exercice 3. (H) Sous quelles conditions sur x les vecteurs (0, 1, x), (x, 1, −1) et (x, 1, 1 + x) forment-ils une
base de C3 (vu comme un C-espace vectoriel) ?
Exercice 4. (H) Soit F = {P ∈ R4 [X] | P (2) = P (4) = 0}. Montrer que F est un s.e.v de R4 [X]. En déterminer
une base et sa dimension. Déterminer un supplémentaire de F dans R4 [X].
Exercice 6. (H) Soit n > 1. Notons F = Vect X(X−1), (X−1)(X−2), X(X−2) et G = {P ∈ Rn [X] | X 3 |P }.
Exercice 7. (H) Soit F le sous-espace vectoriel de R4 engendré par les vecteurs (1, 2, −1, 3), (3, −2, 0, 1) et
(−5, 6, −1, 1). Déterminer une base de F et la compléter en une base de R4 .
Exercice 9. (HH) Montrer que Mn (K) admet une base constituée de matrices inversibles.
Exercice 10. (HH) Soit E un K-e.v de dimension quelconque. Soient (x1 , . . . , xn ) une famille de vecteurs de E.
Montrer que, pour tout p ∈ J1, nK, rg(x1 , . . . , xn ) 6 rg(x1 , . . . , xp ) + n − p.
Exercice 13. (H) Montrer qu’il existe un unique endomorphisme f de R3 qui vérifie f (1, 1, 0) = (1, 2, 0),
f (1, 0, 1) = (3, −1, 2) et f (0, 1, 1) = (5, 3, 2). Déterminer le rang de f de deux façons différentes.
Exercice 14. (HH) Soit f ∈ L (E) n’étant pas l’application nulle. On suppose que f est nilpotent, c’est-à-dire il
existe k ∈ N∗ tel que f k = 0.
1) Montrer que rg(f ) 6 n − 1.
2) Soit p le plus petit entier tel que f p = 0. Montrer qu’il existe x0 ∈ E tel que la famille
x0 , f (x0 ), f 2 (x0 ), . . . , f p−1 (x0 ) est libre.
3) En déduire que p 6 n.
Exercice 15. (HH) Soit f ∈ L (E). On suppose que, pour tout x ∈ E, il existe p ∈ N tel que f p (x) = 0
(attention à l’ordre des quantificateurs). Montrer que f est nilpotent. Donner un contre-exemple en dimension
infinie.
Exercice 16. (HH) Soit f un endomorphisme non nul de R3 tel que f 2 = 0. Montrer que rg(f ) = 1.
Exercice 17 – Oral ESCP 2011. (HH) Supposons que dim(E) = 3. Soit f ∈ L (E) tel que f 2 =
6 0 et f 3 = 0.
Déterminer la dimension de Ker(f ).
Exercice 18. (HH) Soit n ∈ N∗ . Montrer que, pour tout polynôme Q ∈ Kn−1 [X], il existe un polynôme
P ∈ Kn [X] tel que Q = P (X + 1) − P (X). Montrer que P est unique à l’addition d’un scalaire près.
On pourra introduire l’endomorphisme f : P ∈ Kn [X] 7−→ P (X + 1) − P (X), déterminer son noyau et son image.
Exercice 19. (HH) Soient f et g des endomorphismes de E. Montrer que rg(f + g) 6 rg(f ) + rg(g) puis que
| rg(f ) − rg(g)| 6 rg(f − g).
Exercice 20. (H) Montrer qu’une forme linéaire sur E qui n’est pas l’application nulle est surjective. Est-ce
toujours vrai si E est de dimension infinie ?
Exercice 21 – Oral ESCP 2011. (HH) Soit f un endomorphisme de R3 tel que Ker(f ) et Im(f ) ne sont pas
supplémentaires. Montrer que Ker(f ) ⊂ Im(f ) ou Im(f ) ⊂ Ker(f ).
Exercice 22. (HH) Soit f ∈ L (E) tel que rg(f ) = 1. Montrer qu’il existe λ ∈ K tel que f 2 = λf .
Exercice 24. (HH) Montrer que n est pair si et seulement si il existe f ∈ L (E) tel que Im(f ) = Ker(f ).
Pour le sens direct, on pourra se donner une base (e1 , . . . , ep , ep+1 , . . . , e2p ) de E et construire f de telle sorte
que Im(f ) = Ker(f ) = Vect(e1 , . . . , ep ).
Exercice 25. (HHH) Soit f ∈ L (E). Montrer que dim(Ker(f )) 6 dim(Ker(f 2 )) 6 2 dim(Ker(f )).
On pourra s’inspirer de la démonstration du théorème du rang.
2) En déduire que, pour tout (b0 , . . . , bn ) ∈ Kn+1 , il existe un unique polynôme P qui vérifie P (ak ) = bk pour
tout k ∈ J0, nK.
3) Notons (e1 , . . . , en+1 ) la base canonique de Kn+1 . Pour tout k ∈ J0, nK, expliciter f −1 (ek+1 ). En déduire le
polynôme P dont l’existence (et l’unicité) a été montrée dans la question précédente.
Nous avons rencontré ces polynômes, dit polynômes d’interpolation de Lagrange, dans la feuille de TD no 15.
Exercice 27 – D’après EDHEC 1999. (HH) Soit n ∈ N∗ . Pour tout k ∈ J0, nK, introduisons
fk : x ∈ R+ 7−→ xk e−x . On note En le sous-espace vectoriel de E = D1 (R+ , R) engendré par la famille
(f0 , . . . , fn ). On note d l’application qui à toute fonction de E associe sa dérivée.
1) Montrer que d est une application linéaire sur E et que En est stable par d. On note alors dn la restriction
de d à En .
2) Montrer que la famille (f0 , . . . , fn ) est une base de En .
3) Calculer dn (f0 ) puis montrer que, pour tout k ∈ J1, nK, dn (fk ) = kfk−1 − fk .
1
4) Pour tout k ∈ J0, nK, notons gk : x ∈ R+ 7−→ fk . Montrer que la famille
k!
(−g0 , g0 − g1 , g1 − g2 , . . . , gn−1 − gn )
Exercice 28 – D’après les oraux HEC 2008. (HH) Supposons que E est un K-espace vectoriel de dimension
finie n > 2. Soit u ∈ L (E) tel que u2 − 2u + Id = 0.
1) Montrer que u est un automorphisme de E.
n
2) Comparer Im(u − Id) et Ker(u − Id) et en déduire que dim (Ker(u − Id)) > .
2
3) Supposons que dim (Ker(u − Id)) = n − 1.
a) Soit e1 un vecteur non nul de Im(u − Id). Justifier l’existence de n − 1 vecteurs e2 , . . . , en de E tels
que (e1 , . . . , en−1 ) est une base de Ker(u − Id) et u(en ) = e1 + en .
b) Montrer que (e1 , . . . , en ) est une base de E.
Exercice 29. (HHH) On suppose dans cet exercice que K = R et que f ∈ L (E) vérifie f 2 = − IdE .
1) Soient (x1 , . . . , xp ) une famille de vecteurs de E telle que (x1 , . . . , xp , f (x1 ), . . . , f (xp−1 )) est libre. Montrer
que (x1 , . . . , xp , f (x1 ), . . . , f (xp )) est également une famille libre.
2) a) Soit x1 6= 0. Montrer que (x1 , f (x1 )) est une famille libre.
b) Montrer que, si n 6= 2, alors il existe x2 tel que (x1 , x2 , f (x1 )) est une famille libre.
c) En déduire que n > 4.
3) Montrer que n est pair.
4) Donner un exemple de tel endomorphisme f dans le cas où n = 2.
Codage matriciel
Exercice 1. (H) Donner la matrice relativement aux bases canoniques, pour les applications linéaires suivantes :
1) f : (x, y, z, t) ∈ R4 7−→ (2x − 3y + t, 9x − 4z) ∈ R2 .
2) g : (x, y, z, t, u) ∈ R5 7−→ (x + 3z − t + 6u, x + 5y + t, −3x + y + 2z − 4u) ∈ R3 .
3) h : (x, y) ∈ R2 7−→ (y − x, x, x − y, y, 0, x + y) ∈ R6 .
4) u : M ∈ M2 (K) 7−→ tM .
5) ϕ : P ∈ R3 [X] 7−→ P (0), P 0 (0), P 00 (0) ∈ R3 .
Exercice 2. (H) Soit A ∈ M2 (K) quelconque. Donner la matrice de f : M ∈ M2 (K) 7−→ AM + M A dans la
base canonique de M2 (K).
Exercice 3. (H)
1) Montrer que B = (1, X − 1, (X − 1)2 ) est une base de R2 [X].
2) Montrer que f : P ∈ R2 [X] 7−→ 2(X + 1)P − (X 2 − 2X + 1)P 0 est un endomorphisme.
3) Déterminer la matrice de f dans la base B.
Exercice 4. (H) Soit f : P ∈ Rn [X] 7−→ (1 − X 2 )P 0 − XP . Montrer que f ∈ L (Rn [X], Rn+1 [X]) et donner
sa matrice relativement aux bases canoniques de Rn [X] et Rn+1 [X].
Exercice 8. (H) Soit E un espace de dimension 4 muni d’une base B = (e1 , e2 , e3 , e4 ). On définit f ∈ L (E) par
f (e1 ) = 3e2 + e3 , f (e2 ) = e1 + e4 , f (e3 ) = e2 − e1 + e4 et f (e4 ) = 2e1 + 3e2 + e3 + 2e4 .
1) Donner la matrice de f dans la base B.
2) Quel est le rang de f ? Donner une base de Im(f ) et de Ker(f ).
Exercice 11. (H) Donner sans calculs le rang des matrices suivantes :
1 4 · · · n2
0
2 0 0 4
1 ··· 1
1 0 0 ··· 0
0 4 −2 0
A= , Jn = ... . . . ... , Bn = 4 0 0 ··· 0
0 −6 3 0 .. .. ..
..
−1 0 0 −2 1 ··· 1 . . . .
n2 0 0 ··· 0
Exercice 15. (HH) Soit E le s.e.v de C ∞ (R, R) engendré par les fonctions
Exercice 17. (H) Soient A et B dans Mn (K) telles que AB est inversible. Montrer que A et B sont inversibles ?
b) En déduire que les quatre suites tendent vers 0 quand n tend vers +∞.
4) On pose E = Ker(f − 2 IdR4 ) et F = Ker(f + 2 IdR4 ).
a) Montrer que R4 = E ⊕ F .
b) En déduire qu’il existe une base E telle que la matrice de f dans E est
2 0 0 0
0 2 0 0
.
0 0 2 0
0 0 0 −2
1 X X +1
Exercice 19. (HH) Soient f : P ∈ R2 [X] 7−→ P +P et g : P ∈ R2 [X] 7−→ P (1).
2 2 2
1) a) Montrer que f est un endomorphisme de R2 [X].
b) Déterminer sa matrice dans la base canonique de R2 [X]. On la notera A.
c) f est-elle injective ? Surjective ? Bijective ?
2) a) Montrer que g est une forme linéaire sur R2 [X].
b) g est-elle surjective ?
c) Déterminer une base de Ker(g). L’application g est-elle injective ?
d) En déduire, de deux façons différentes, la dimension de Ker(g).
1 1 1 1 0 0
3) Posons B = 0 −2 −6 et D = 0 1/2 0 .
0 0 6 0 0 1/4
a) Vérifier que AB = BD.
b) Montrer que B est inversible et expliciter B −1
c) En déduire An pour tout n ∈ N.
4) Pour n ∈ N et P = a + bX + cX 2 avec (a, b, c) ∈ R3 , déterminer f n (P ) en fonction de a, b et c.
5) En déduire que
Z 1
n
∀P ∈ R2 [X], lim g(f (P )) = P (t) dt.
n→+∞ 0
Voici quelques valeurs usuelles de la fonction de répartition Φ de la loi Normale centrée réduite :
Φ(1, 64) ≈ 0.95 Φ(1, 96) ≈ 0, 975 Φ(2, 33) ≈ 0, 99 Φ(2, 58) ≈ 0, 995.
Exercice 1. (H) Pour tout n ∈ N, donnons-nous une variable aléatoire Xn telle que Xn (Ω) = J0, nK et
n+2
∀k ∈ J0, nK, P(Xn = k) =
(n + 1)(k + 1)(k + 2)
Montrer que la suite (Xn )n∈N converge en loi vers une variable aléatoire X discrète dont on explicitera la loi. La
variable aléatoire X admet-elle une espérance ?
an
Exercice 2. (H) Soit a ∈ R. Pour tout n ∈ N∗ , définissons fn : t ∈ R 7−→ .
1 + n2 x2
1) Déterminer a ∈ R afin que fn soit une densité de probabilité.
2) Soit Xn une variable aléatoire de densité fn . Est-ce que Xn admet des moments ?
3) Montrer que (Xn )n∈N∗ converge en loi vers 0.
Exercice 3. (H) Pour tout n ∈ N, définissons fn : t ∈ R 7−→ (n + 1)(1 − t)n 1[0,1] (t) et donnons-nous Xn une
variable aléatoire de densité fn .
1) Vérifier que, pour tout n ∈ N, fn est bien une densité de probabilité.
2) a) Soient t ∈ R et n ∈ N∗ . Calculer FXn (t/n). On fera apparaître les termes 1[0,n] (t) et 1]n,+∞[ (t).
b) Montrer que (nXn )n∈N converge en loi vers une v.a dont on précisera la limite.
Exercice 4. (H) Soit n ∈ N\{0, 1}. On lance une pièce de monnaie équilibrée et on pose X = 1 (resp. X = −1)
si la pièce tombe sur Pile (resp. sur Face). On dispose d’une urne contenant n boules dont une seule rouge. On
tire uniformément une boule dans cette urne, indépendamment du résultat du lancer de pièce. Si on obtient la
boule rouge, on pose Xn = en , sinon on pose Xn = X. Déterminer les lois de Xn et Xn − X puis étudier la
convergence de (Xn )n∈N∗ vers X (en probabilité et en loi).
Exercice 5. (H) Soit (Xn )n∈N∗ une suite de v.a.r.d admettant un moment d’ordre 2. Soit X une v.a.r.d admettant
aussi un moment d’ordre 2. On suppose que lim E(Xn − X) = lim V(Xn − X) = 0.
n→+∞ n→+∞
1) Montrer que (Xn )n∈N∗ converge en probabilité vers X.
2) Étudier la réciproque.
1
On pourra considérer, pour tout n ∈ N∗ , Xn telle que P(Xn = n) = 1 − P(Xn = 0) = .
n
Exercice 6. (HH) On dispose d’un dé équilibré à six faces. Quel est le nombre de lancers nécessaires pour
pouvoir affirmer, avec un risque d’erreur inférieur à 5% que la fréquence d’apparition du numéro 1 au cours de
ces n lancers diffère de 1/6 d’au plus 10−2 . On donnera une minoration de n d’abord en utilisant l’inégalité de
Bienaymé-Tchebychev puis une approximation par une loi Normale. Commenter les résultats.
Exercice 7. (HH) Un avion comporte 500 places. La probabilité qu’un passager ayant réservé une place ne se
présente pas à l’embarquement est de 5%. Estimer le nombre de places que la compagnie aérienne peut vendre pour
que la probabilité de voir se présenter plus de passagers que de places disponibles soit inférieure ou égale à 1%.
Exercice 9. (H) Un fabriquant de composants électroniques sait que 0.2% de composants sortent défectueux de
l’usine. Quelle est la probabilité pour que, parmi un lot de 1000 composants, il y en ait au plus 4 défectueux ? On
utilisera une approximation par une loi bien choisie.
Exercice 10 – Temps d’attente d’un bus. (HH) Soit n ∈ N∗ . Une expérience est tentée à chaque temps
1 2 3
, , , . . . . A chaque essai le résultat est un succès avec probabilité pn ∈ ]0, 1[ ou un échec avec probabilité
n n n
1 − pn , indépendamment des autres essais (par exemple, on demande après chaque intervalle de temps de longueur
1
si le bus est passé). On appelle Tn le temps à attendre avant le premier succès.
n
1) Quelle est la loi de n Tn ?
2) On suppose que lim npn = λ > 0. Montrer que (Tn )n∈N∗ converge en loi vers une variable aléatoire dont
n→+∞
on précisera la loi en fonction de λ.
Exercice 11. (HH) On considère une urne composée de N boules dont une proportion p de boules rouges. On
effectue n tirages d’une boule sans remise (avec n ∈ J1, N K) et on note XN le nombre de boules rouges obtenues.
1) Justifier que XN (Ω) = Jmax(0, n − N (1 − p)), min(n, N p)K.
2) Calculer P(XN = k) pour tout k ∈ XN (Ω).
On dit que XN suit une loi hypergéométrique de paramètre (N, n, p).
3) Montrer que la suite (XN )N >n converge vers une variable aléatoire de loi B(n, p).
∗ 1
Exercice 12. (HHH) Pour tout n ∈ N , introduisons une variable aléatoire Xn de loi E et posons
n
Zn = Xn − bXn c.
1) Montrer que, pour tout n ∈ N∗ , Zn est une v.a à densité et en déterminer une densité.
On pourra utiliser le système complet d’événements associé à la variable aléatoire discrète bXn c.
2) Calculer E(Zn ) pour tout n ∈ N∗ .
3) Montrer que (E(Zn ))n∈N∗ converge et déterminer sa limite.
4) Montrer que la suite (Zn )n∈N∗ converge en loi vers une v.a Z dont on précisera la loi.
n
X nk
Exercice 13. (HHH) À l’aide du TCL, donner un équivalent de quand n tend vers +∞.
k!
k=0
Exercice 15. (H) Soit X une variable aléatoire réelle discrète admettant un moment d’ordre r ∈ N∗ . Montrer que
E(|X|r )
∀x ∈ R∗+ , P(|X| > x) 6 .
xr
1. La définition des variables aléatoires indépendantes (au programme de deuxième année) est donnée dans la feuille de TD no 24.
Exercice 17 – Inégalités de concentration. (HH) Soit X une variable aléatoire de loi P(λ).
1
1) A l’aide de l’inégalité de Bienaymé-Tchebychev, montrer que P(X > 2λ) 6 .
λ
2) Soit Z une variable aléatoire réelle discrète d’espérance nulle et de variance σ 2 .
σ 2 + x2
a) Montrer que, pour tous a > 0 et x > 0, P(Z > a) 6 .
2 (a + x)2
σ
b) En déduire que P(Z > a) 6 2 . A-t-on fait le choix optimal pour x ?
a + σ2
1
c) En déduire que P(X > 2λ) 6 et commenter.
1+λ
+∞
X
3) a) Montrer que la fonction GX : t 7−→ tk P(X = k) est bien définie sur R et donner-en une expression.
k=0 GX (t)
b) Montrer que, pour tous t > 1 et a > 0, P(X > a) 6 .
ta
GX (t)
c) Étudier le minimum de t 7−→ 2λ sur ]1, +∞[.
t
e λ
d) En déduire que P(X > 2λ) 6 et commenter.
4
Exercice 18. (HHH) Soit n un entier naturel non nul. Une urne contient n boules numérotées de 1 à n. On
effectue des tirages successifs avec remise et on s’arrête dès que l’on obtient un numéro supérieur ou égal au
numéro précédent. On note Xn la variable aléatoire égale au nombre de tirages effectués.
On a vu dans la feuille de TD no 10 que Xn (Ω) = J2, n + 1K et que
k−1 n+1
∀k ∈ J2, n + 1K, P(Xn = k) = .
nk k
1) Montrer que (Xn )n>1 converge en loi vers une variable aléatoire dont on précisera la loi.
2) Comparer E(X) et lim E(Xn ).
n→+∞
Exercice 19 – La convergence en probabilité implique la convergence en loi. (HHH) Soit (Xn )n∈N une
suite de variables aléatoires réelles qui converge en probabilité vers une variable aléatoire réelle X.
1) Soient Y et Z deux variables aléatoires réelles quelconques. Montrer que, pour tout a ∈ R et ε > 0,
P(Y 6 a) 6 P(Z 6 a + ε) + P(Z − Y > ε).
2) Soient ε > 0, n ∈ N et t ∈ R. Montrer que
FX (t − ε) − P(|Xn − X| > ε) 6 FXn (t) 6 FX (t + ε) + P(|Xn − X| > ε).
3) En déduire que (Xn )n∈N converge en loi vers X.
4) a) Réciproque partielle. Supposons que (Xn )n∈N converge en loi vers a ∈ R (une variable aléatoire
presque sûrement constante égale à a). Montrer que (Xn )n∈N converge en probabilité vers a.
On commencera par montrer que, P(|Xn − a| > ε) = 1 − FXn (a + ε) + FXn (a − ε) pour tous ε > 0
et n ∈ N.
b) La réciproque est fausse en général. On lance une pièce de monnaie équilibrée et on note X = 1
(resp. X = 0) si on tombe sur Pile (resp. Face). On définit (Xn )n∈N telle que, pour tout n ∈ N,
X2n = 1 − X et X2n+1 = X. Montrer que (Xn )n∈N converge en loi vers X mais pas en probabilité.
Exercice 20. (HH) Soient (Xn )n∈N et (Yn )n∈N deux suites de variables aléatoires réelles qui convergent en
probabilité vers des variables aléatoires respectives X et Y . Soit α ∈ R. Montrer que
P P
αXn −→ αX et Xn + Yn −→ X + Y
n→+∞ n→+∞
Pour la deuxième convergence, on pourra commencer par montrer que, pour tous (x, y) ∈ R2 et ε > 0, si
|x + y| > ε, alors |x| > ε/2 ou |y| > ε/2.
En mathématiques, une bonne rédaction est essentielle car elle permet de vérifier la justesse et la rigueur de ce
qui est énoncé. Bien rédiger s’acquiert principalement par l’usage. Voici quelques règles de rédaction à respecter
absolument :
• Un texte mathématique doit pouvoir se lire comme n’importe quel texte. Il faut donc faire des phrases correctes
et complètes qui respectent notamment les règles de grammaire de la langue utilisée (le français en ce qui
nous concerne) ainsi que les règles de ponctuation afin de structurer la phrase et la rendre intelligible. Sauf
exceptions, on évitera aussi les abréviations (à moins de les définir).
• Il faut utiliser les symboles mathématiques avec parcimonie et rédiger le plus possible en français. Surtout il est
très important de ne pas mélanger texte en français et symboles mathématiques :
— ou bien on écrit une formule uniquement avec des symboles mathématiques (et éventuellement les
connecteurs logiques et, ou, non) après un saut de ligne. À noter que même une formule ne comportant
que des symboles mathématiques doit former une phrase correcte lorsqu’on la lit à voix haute. On peut y
ajouter des parenthèses s’il y a un risque d’ambiguïté.
— ou bien on écrit une phrase en français mais alors les quantificateurs ∀, ∃ et ∃! ainsi que les symboles
d’implication ⇒ et d’équivalence ⇔ ne doivent surtout pas être employés comme des abréviations au
milieu du texte.
Les autres symboles mathématiques sont en général tolérés au sein d’une phrase rédigée en français, en particulier
les signes d’opération (+, −, ×, /, ◦, etc.), d’égalité et d’inégalité (=, 6, >, <, >), d’appartenance (∈, ∈)
/ et
d’inclusion (⊂, (, etc.)... à condition qu’ils ne servent pas d’abréviation.
Par exemple, on n’écrira pas « L’ensemble A est ⊂ dans E » mais « L’ensemble A est inclus dans E » ou
encore « Nous avons A ⊂ E ». Autre exemple : on n’écrira pas « Le réel x est < à 2 » mais « Le réel x est
strictement inférieur à 2 » ou encore « Nous avons x < 2 » ou encore « Nous avons x ∈ ]−∞, 2[ ».
• Les articulations logiques sont très importantes en mathématiques. Pour rendre la lecture plus agréable, pensons
aux synonymes du mot donc : par conséquent, d’où, il s’ensuit, on en déduit, etc. Pour distinguer les hypothèses
des conclusions, on pensera aussi à utiliser : or, de plus, en outre, ensuite, mais, cependant, puisque, car,
comme, enfin, finalement etc. On évite par contre d’utiliser les expressions du coup (abus de langage) ou au
final (grammaticalement fausse).
Les symboles ⇒ et ⇔ sont souvent mal utilisés par les « novices en Mathématiques ».
— Le symbole ⇒ ne signifie pas donc mais implique. Il est recommandé de l’utiliser le moins possible.
— Le symbole ⇔ signifie si et seulement si. Avant de l’utiliser, il est indispensable de s’assurer que la
proposition à gauche du symbole implique celle à droite ET RÉCIPROQUEMENT. Souvent dans un
raisonnement, il n’est pas utile de savoir que la réciproque d’une implication est vraie ; dans ce cas autant
éviter ce symbole et préférer donc.
• On introduit tous les objets mathématiques avant de les utiliser, en général via les termes Soit, Considérons,
Donnons-nous, etc.
Par exemple « Donnons-nous x dans [−1, +∞[ », « Considérons f une fonction strictement croissante
sur R », « Soit z un nombre complexe ».
On pensera aussi à donner des noms aux objets mathématiques que l’on utilise souvent dans un raisonnement.
√
Par exemple, si la √constante 4πe− 2 se retrouve
√ à plusieurs reprises dans un calcul, on pourra écrire
« Posons c = 4πe − 2 » et remplacer 4πe− 2 par c dans tout ce qui suit.
• Pour aider le lecteur, on annonce ce que l’on va faire et on termine par une conclusion.
Par exemple, on peut commencer par écrire « Montrons que... » et terminer par « Nous avons donc montré
que... ».
Dans un devoir, on souligne les conclusions et on encadre les formules que l’on vient de démontrer.
Alphabet grec
(utilisation en Mathématiques)
équivalent
nom minuscule majuscule
latin
alpha α A a
bêta β B b
gamma γ Γ g
delta δ ∆ d
epsilon ε E e
zêta ζ Z z
êta η H ê
thêta θ ou ϑ Θ th
iota ι I i
kappa κ K k
lambda λ Λ l
mu µ M m
nu ν N n
xi ξ Ξ x
omicron o O o
pi π Π p
rho ρ ou % P r
sigma σ Σ s
tau τ ou τ T t
upsilon υ Υ y
phi φ ou ϕ Φ ph
chi χ X kh
psi ψ Ψ ps
omega ω Ω ô
À cause de leur similitude avec les lettres latines, on évitera cependant d’utiliser les minuscules grecques ι (iota)
et o (omicron) et les majuscules grecques A, B, E, Z, H, I, K, M, N, O, P, T et X.
`0 ` + `0 +∞ −∞
+∞ +∞ +∞ F.I.
−∞ −∞ F.I. −∞
lim (f + g)(x)
x→x0
lim g(x) `0 6= 0 0+ 0− +∞ −∞
x→x0
1 1
lim (x) +∞ −∞ 0+ 0−
x→x0 g `0
1
lim (x)
x→x0 g
XXX
XXX lim f (x)
XXX x→x0 `>0 `<0 `=0 +∞ −∞
lim g(x) XXX
x→x0 XXX
`0 = 0 0 0 0 F.I. F.I.
+∞ +∞ −∞ F.I. +∞ −∞
−∞ −∞ +∞ F.I. −∞ +∞
lim (f · g)(x)
x→x0
XX
XXX lim f (x)
x→x0
−∞
XXX
`>0 `<0 `=0 +∞
lim g(x) XXX
XXX
x→x0 X
` `
`0 > 0 0 +∞ −∞
`0 `0
` `
`0 < 0 0 −∞ +∞
`0 `0
0+ +∞ −∞ F.I. +∞ −∞
0− −∞ +∞ F.I. −∞ +∞
+∞ 0+ 0− 0 F.I. F.I.
−∞ 0− 0+ 0 F.I. F.I.
f
lim (x)
x→x0 g
x 7→ λ, λ ∈ R R x 7→ 0 R
x 7→ xn , n ∈ N∗ R x 7→ n xn−1 R
1 n
x 7→ n , n ∈ N∗ R∗ x 7→ − R∗
x xn+1
R+ si α>0 R+ si α>1
x 7→ xα , α ∈ R\Z x 7→ α xα−1
R∗+ si α<0 R∗+ si α<1
√ 1 1
x 7→ x=x 2 R+ x 7→ √ R∗+
2 x
exp R exp R
1
ln R∗+ x 7→ R∗+
x
cos R − sin R
sin R cos R
π 1 π
1 + tan2 =
tan R\ + πZ R\ + πZ
2 cos2 2
1
Arctan R x 7→ R
1 + x2
Soient f : Df −→ R et g : Dg −→ R. On suppose que f est dérivable sur Df 0 ⊂ Df et que g est dérivable sur Dg0 ⊂ Dg .
λf , λ ∈ R Df λf 0 Df 0
f +g Df ∩ Dg f 0 + g0 Df 0 ∩ Dg0
fg Df ∩ Dg f 0 g + f g0 I
1 g0
{x ∈ Dg | g(x) 6= 0} − {x ∈ Dg0 | g(x) 6= 0}
g g2
f f 0g − f g0
{x ∈ Df ∩ Dg | g(x) 6= 0} {x ∈ Df 0 ∩ Dg0 | g(x) 6= 0}
g g2
g◦f {x ∈ Df | f (x) ∈ Dg } f 0 · (g 0 ◦ f ) {x ∈ Df 0 | f (x) ∈ Dg0 }
x 7→ f (ax + b)
a ∈ R∗ , b ∈ R {x ∈ R | ax + b ∈ Df } x 7→ af 0 (ax + b) {x ∈ R | ax + b ∈ Df 0 }
f n , n ∈ N∗ Df n f 0 f n−1 Df 0
1 n f0
, n ∈ N∗ {x ∈ Df | f (x) 6= 0} − {x ∈ Df 0 | f (x) 6= 0}
fn f n+1
{x ∈ Df | f (x) > 0} si α>0 {x ∈ Df 0 | f (x) > 0} si α>1
f α , α ∈ R\Z α f 0 f α−1
{x ∈ Df | f (x) > 0} si α<0 {x ∈ Df 0 | f (x) > 0} si α<1
√ 1 f0
f =f 2 {x ∈ Df | f (x) > 0} √ {x ∈ Df 0 | f (x) > 0}
2 f
exp(f ) Df f 0 exp(f ) Df 0
f0
ln(f ) {x ∈ Df | f (x) > 0} {x ∈ Df 0 | f (x) > 0}
f
cos(f ) Df −f 0 sin(f ) Df 0
sin(f ) Df f 0 cos(f ) Df 0
π f0 π
tan(f ) x ∈ Df f (x) ∈
/ + πZ x ∈ Df 0 f (x) ∈
/ + πZ
2 cos2 (f ) 2
f0
Arctan(f ) Df x 7→ Df 0
1 + f2
une primitive F de f
fonction f
sur un intervalle de Df
x 7−→ λ, λ ∈ R x 7−→ λx
xα+1
x 7−→ xα , α ∈ R\{−1} x 7−→
α+1
n
X
x 7−→ ak xk , n
X ak xk+1
k=0 x 7−→
k+1
n ∈ N, (a1 , . . . , an ) ∈ Rn k=0
1
x 7−→ x 7−→ ln |x|
x
exp exp
cos sin
sin − cos
1
1 + tan2 = tan
cos2
1
x 7−→ Arctan
1 + x2
Si g est une fonction définie et dérivable sur un intervalle de R et à valeurs réelles, alors
une primitive F de f
fonction f
sur un intervalle de Df
1
x 7−→ g 0 (λx), λ ∈ R∗ x 7−→ g(λx)
λ
g α+1
g 0 g α , α ∈ R\{−1}
α+1
g0
ln |g|
g
g 0 exp(g) exp(g)
g 0 cos(g) sin(g)
g 0 sin(g) − cos(g)
g0
tan(g)
cos2 (g)
g0
Arctan(g)
1 + g2
1
• = 1 + u + u2 + u3 + · · · + un + o(un )
1−u 0
1
• = 1 − u + u2 − u3 + · · · + (−1)n un + o(un )
1+u 0
• Pour tout α ∈ R,
α(α − 1) 2 α(α − 1)(α − 2) 3 α(α − 1) · · · (α − n + 1) n
(1 + u)α = 1 + αu + u + u +···+ u + o(un )
0 2! 3! n!
Le réel α doit être fixe
u2 u3 un
• − ln(1 − u) = u + + + ··· + + o(un )
0 2 3 n
u2 u3 un
• ln(1 + u) = u − + + · · · + (−1)n−1 + o(un )
0 2 3 n
u u2 u3 un
• e =1+u+ + + ··· + + o(un )
0 2! 3! n!
u2 u4 u2n
• cos(u) = 1 − + + · · · + (−1)n + o(u2n+1 )
0 2! 4! (2n)!
u3 u5 u2n+1
• sin(u) = u − + + · · · + (−1)n + o(u2n+2 )
0 3! 5! (2n + 1)!
u3 2 17 7
• tan(u) = u + + u5 + u + o(u8 )
0 3 15 315
u3 u5 u2n+1
• Arctan(u) = u − + + · · · + (−1)n + o(u2n+2 )
0 3 5 2n + 1
Les développements limités usuels suivants ne sont pas à connaître par cœur mais il faut savoir les retrouver
à partir des précédents :
√ u u2 u3 1 · 3 · 5 · · · (2n − 3) n
• 1+u=1+ − + + · · · + (−1)n−1 u + o(un )
0 2 8 16 2 · 4 · · · (2n)
1 u 3 1 · 3 · 5 · · · (2n − 1) n
• √ = 1 − + u2 + · · · + (−1)n u + o(un )
1+u 0 2 8 2 · 4 · · · (2n)
Les opérations autorisées 1 sur les développements limités en 0 sont : la somme, le produit, la multiplication
par une constante non nulle et la substitution par un polynôme nul en 0.
1. Sont aussi autorisés, mais c’est hors programme d’ECS, la composition à droite par une fonction nulle en 0, le passage à l’inverse
(si la fonction ne s’annule pas au voisinage de 0), la primitivation et la dérivation (si on sait que la dérivée admet un développement
limité).
θ θ + 2π θ Formules de linéarisation.
0 0
1
cos(a) cos(b) = (cos(a + b) + cos(a − b))
2
1
sin(a) sin(b) = − (cos(a + b) − cos(a − b))
Angles opposés Angles supplémentaires 2
cos(−θ) = cos(θ) cos(π − θ) = − cos(θ) 1
sin(a) cos(b) = (sin(a + b) + sin(a − b))
sin(−θ) = − sin(θ) sin(π − θ) = sin(θ) 2
π−θ
1
cos2 (a) = (1 + cos(2a))
2
θ θ 1
sin2 (a) = (1 − cos(2a))
0 −θ 0 2
Formules de factorisation.
Angles complémentaires Quart de tout direct
a+b
a−b
cos(π/2 − θ) = sin(θ) cos(θ + π/2) = − sin(θ) cos(a) + cos(b) = 2 cos cos
2 2
sin(π/2 − θ) = cos(θ) sin(θ + π/2) = cos(θ)
a+b a−b
θ + π2 cos(a) − cos(b) = −2 sin sin
π 2 2
2 −θ
a+b a−b
θ θ sin(a) + sin(b) = 2 sin cos
2 2
0 0
a+b
a−b
sin(a) − sin(b) = 2 cos sin
2 2
Formules d’Euler.
eiθ + e−iθ
Résolution d’équations. cos(θ) =
2
eiθ − e−iθ
x ≡ a [2π] sin(θ) =
cos(x) = cos(a) ⇐⇒ ou 2i
x ≡ −a [2π]
x ≡ a [2π] Formule de Moivre. Si n ∈ Z, alors
sin(x) = sin(a) ⇐⇒ ou n
x ≡ π − a [2π] cos(θ) + i sin(θ) = cos(nθ) + i sin(nθ)
1×
• 2
•
π
2π 2 π
3π 3 3 π
5π 4 4π
6 6
•◦ ×
√ ×
√ × ±π 0 × √× √× ◦
•
-1 - 12 0 1 1 x
- 23 - 2
2
π 2 2
2
2
3
- 5π
6 3π
-
π 6
- 4 2π -4
-3 - π3
- π2
• - 12 × •
√
• - 22 × •
√
• - 23 × •
-1 •