Concours d’entrée FESIC 2001
Dans toute question où il intervient le plan (respectivement l’espace) est
rapporté → −
− →
à un repère
→
− orthonormal direct (O, ı , ) = (Oxy) (respective-
ment O, − →
ı, −→
, k = (Oxyz) ).
Exercice 1
Soit f la fonction définie sur I = ] − ∞, 1] par
√
f (x) = 2x 1 − x
et C sa courbe représentative. On désigne par T la tangente à la courbe C au
point d’abscisse x = 0.
2 − 3x
a) Pour tout x < 1, on a : f (x) = √ .
√1 − x
4 3
b) Pour tout x ∈ I, on a : f (x) .
9
c) Une équation cartésienne de T est y = 2x.
d) La courbe C est au-dessus de T.
Exercice 2
Soit f et g les fonctions définies sur I = ] − ∞, 1] par
f (x) = ln(x + 1) + e−x et g(x) = ex − (x + 1).
a) La fonction g est positive sur I.
e−x
b) Pour tout x ∈ I, on a : f (x) = g(x).
x+1
c) La fonction f est bijective de I sur ]0, +∞[.
d) Il existe un unique réel α dans I tel que f (α) = 0.
Exercice 3
Soit f la fonction définie sur R par
f (x) = (−x + 3)ex ,
Concours FESIC 2001 2
et C sa courbe représentative.
a) Pour tout x > 0, on a : f (x) −x + 3.
b) La droite d’équation y = 0 est asymptote à la courbe C.
c) La fonction f admet un unique extremum.
d) Pour tout réel m = e2 , l’équation f (x) = m admet soit 0 soit 2
solutions.
Exercice 4
Soit f la fonction définie par
f (x) = ln e2x − ex + 1 ,
D son ensemble de définition et C sa courbe représentative.
a) On a : D = R.
b) Pour tout x ∈ D, on a : f (x) = 2x + ln (1 − e−x + e−2x ).
c) La courbe C admet la droite d’équation y = 2x comme asymptote en
+∞.
d) La courbe C admet une unique tangente parallèle à l’axe (Ox).
Exercice 5
Soit f la fonction définie sur R∗ par
2
f (x) = x sin .
x
4 4
a) On a : f = .
π π
b) On a f (x) = 0 si et seulement s’il existe un entier relatif non nul k tel
1
que x = .
kπ
c) On a : lim f (x) = 1.
x→0
d) On a : lim f (x) = 2.
x→+∞
Exercice 6
Pour tout couple de réels a et b tels que (a, b) = (0, 0), on définit sur
]0, +∞[ la fonction
Concours FESIC 2001 3
ln x
fa, b (x) = ax + b +
x
et on note Ca, b sa courbe représentative.
a) Pour tout couple (a, b) = (0, 0), la droite d’équation y = ax + b est
asymptote à la courbe Ca, b .
b) Pour tout couple (a, b) = (0, 0), on a : lim+ fa, b (x) = b.
x→0
c) Il existe une unique courbe Ca, b passant par le point A de coordonnées
(1, 1).
d) Il n’existe pas de courbe Ca, b passant par le point B de coordonnées
(1, 0) et admettant en B une tangente parallèle à la droite d’équation y = 2x.
Exercice 7
Soit n un entier naturel non nul et In définie par
1
In = (1 + xn ) ln(1 + x) dx.
0
a) Pour tout x ∈ [0 ; 1], on a : 0 ln(1 + x) ln 2.
b) Pour tout n ∈ N∗, on a : 0 In 2 ln 2.
c) La suite (In )n∈N∗ est décroissante.
d) La suite (In )n∈N∗ converge vers 0.
Exercice 8
Soit n un entier naturel non nul et In définie par
1
In = xn e1−x dx.
0
a) On a : I1 = e − 1.
b) La suite (In )n∈N∗ est croissante.
1 e
c) Pour tout entier n > 0, on a : In .
n+1 n+1
d) La suite (In )n∈N∗ ne tend pas vers 0.
Exercice 9
Soit F la fonction définie sur R par
x
2
F (x) = te1−t dt.
1
Concours FESIC 2001 4
a) La fonction F est positive pour tout x positif.
1 1−x2
b) Pour tout x réel, on a : F (x) = e −1 .
2 2
c) Pour tout x réel, on a : F (x) = xe1−x − 1.
d) On a : lim F (x) = +∞.
x→+∞
Exercice 10
On considère la suite (Sn )n∈N ∗ définie, pour tout entier naturel n non nul,
par
n
k 1 2 n
Sn = = + + . . . + .
k=1
n2 n2 n2 n2
n+1
a) Pour tout entier n > 0, on a : Sn = .
2n
1
b) Pour tout entier n > 0, on a : 0 Sn .
2
c) On a : lim Sn = 0.
n→+∞
d) La suite (Sn )n∈N ∗ est croissante.
Exercice 11
Soit f la fonction définie sur R par
f (x) = −1 − ex .
1
a) Pour tout x −1, on a : − f (x) 0.
e
b) L’équation f (x) = x admet deux solutions sur R.
On désigne par α l’unique solution négative de l’équation f (x) = x et on
considère la suite (un )n∈N définie par la relation de récurrence un+1 = f (un )
pour tout entier naturel n, et de premier terme u0 −1.
c) Pour tout entier naturel n, on a : un −1.
1
d) Pour tout entier naturel n, on a : |un − α| n |u0 − α|.
e
Exercice 12
On considère le nombre complexe
Concours FESIC 2001 5
√
2 iπ
Z=− e3.
1+i
a) On a : |Z| = 1.
iπ
b) On a : Z = −(1 − i)e 3 .
iπ
c) Le réel − est un argument de Z.
12 13iπ
d) On a : Z = e 12 .
Exercice 13
Si z et z désignent deux nombres complexes, on pose
Z = zz + zz .
a) Si z = 2i et z = −1, alors Z = 4i.
iπ 3iπ
b) Si z = e 4 et z = e 4 , alors Z = 0.
c) Si z = z , alors Z = 2|z|.
d) Si z est le nombre complexe de module r > 0 et d’argument θ et z est
le nombre complexe de module r > 0 et d’argument θ , alors
Z = 2rr cos (θ − θ ).
Exercice 14
Soit α un réel appartenant l’intervalle [0, π] et (Eα ) l’équation d’inconnue
complexe z
z 2 + 2(sin α)z + 1 = 0 (Eα )
a) Pour tout α ∈ [0, π], l’équation (Eα ) admet deux racines complexes
conjuguées distinctes.
b) Il existe une unique valeur de α ∈ [0, π] pour laquelle i est solution
de (Eα ).
c) Pour tout α ∈ [0, π], l’équation (Eα ) a pour solutions :
z1 = sin α − i cos α et z2 = sin α + i cos α.
d) Pour tout α ∈ [0, π], l’équation (Eα ) a pour solutions
π π
z1 = ei( 2 ) et z2 = ei(− 2 ) .
Concours FESIC 2001 6
Exercice 15
Soit A, B, C trois points non alignés du plan P et G le point défini par
−→ 1−→ 1−→
AG = AB + AC.
4 2
a) Le point G est le barycentre du système de points pondérés
{(A, 1) ; (B, 1) ; (C,2)}.
b) L’application f : P → P qui, à tout point M du plan, associe le point
M du plan défini par
−−−→ −−→ −−→ −−→
MM = MA + MB + 2MC.
est l’homothétie de centre G et de rapport 3.
c) Le point G est le milieu du segment [IC], où le point I est le milieu du
segment [AB].
d) Si le triangle (ABC) est rectangle en A, alors GA = GC.
Exercice 16
Soit C la courbe paramétrée par
x = 2et + e−t
y = 2et − e−t
où le paramètre t décrit R Soit M de coordonnées (a ; b) un point de C.
a) Le vecteur − →v de coordonnées (b, a) est un vecteur directeur de la
tangente à C au point M.
b) Soit N le point de coordonnées (b ; a) et T le point défini par
−→ −−→ −−→
OT = OM + ON .
Alors la droite (MT ) est la tangente à la courbe C au point M.
c) La courbe C est contenue dans la courbe d’équation cartésienne
x2 − y 2 = 4.
d) La courbe C n’a pas d’intersection avec l’axe (Ox).
Exercice 17
On considère une succession de sacs qu’on désigne par S1 , S2 , . . . , Sn ,
. . . Au départ, le sac S1 contient 2 jetons noirs et 1 jeton blanc ; tous les
autres sacs contiennent chacun 1 jeton noir et 1 jeton blanc.
On tire au hasard un jeton du sac S1 , que l’on place dans le sac S2 . Puis,
on tire au hasard un jeton du sac S2 , que l’on place dans le sac S3 , et ainsi
Concours FESIC 2001 7
de suite. On note Bk l’évènement : le jeton tiré du sac Sk est blanc, et
pk = P (Bk ) sa probabilité.
2 1
a) On a : P (B2 |B1 ) = et P B2 |B1 = .
3 3
1 2
b) On a, pour tout entier n 1 : pn+1 = pn + .
3 3
c) Pour tout n ∈ N∗ , on pose qn = pn − 2. Alors la suite (qn )n∈N∗ est
arithmétique.
1
d) La suite (pn )n∈N∗ converge vers .
2
Exercice 18
Une urne contient trois dés équilibrés. Deux d’entre eux sont normaux :
ils possèdent six faces numérotées de 1 à 6. Le troisième est truqué : il possède
deux faces numérotées 1 et quatre faces portant le numéro 6. On prend un
dé au hasard dans l’urne et on effectue de manière indépendante des lancers
successifs de celui-ci. On note
• N l’évènement : le dé tiré est normal ;
• U l’évènement : on obtient 1 au premier lancer ;
• pour n entier non nul, Sn l’évènement : on obtient 6 à chacun des n
premiers lancers.
2
a) On a : P (U) = .
9 n n
2 1 1 2
b) Pour tout entier n non nul, on a : P (Sn ) = + .
3 6 3 3
Pour n entier non nul, on note pn la probabilité d’avoir tiré le dé truqué,
sachant qu’on a obtenu le numéro 6 à chacun des n premiers lancers.
1
c) Pour tout entier n non nul, on a : pn = n .
1
2 +1
4
d) On a : lim pn = 0.
n→+∞