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Problèmes environnementaux mondiaux et africains

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Université de Lomé

Ecole Supérieure d’Agronomie

PROTECTION DE LA NATURE ET DE
L’ENVIRONNEMENT
(ENV. 38O)

Dr. Ir. Essowê OURO-DJERI


Docteur en Géographie et
Ingénieur des Eaux Forêts et Chasses
Contact : 90 03 17 38 / 97 31 21 04

1
PROTECTION DE LA NATURE ET DE
L’ENVIRONNEMENT
Dr E. OURO-DJERI

Séance n°3
(Distanciel 3)

Chapitre 2 : Problèmes d’ordre environnemental aux plans


mondial et africain (suite).

2.1.2.11. Les changements climatiques.

2.1.2.12. Pollution par le bruit.

2.1.2.13. Contamination des eaux.

2.1.2.14. Désertification.

2.1.2.15. Lutte contre les polluants organiques persistants


(P.O.P.)

2
2.1.2.11. Les changements climatiques

- Pour ce qui est des changements climatiques, ils sont attribués directement aux gaz à
effet de serre et aux activités humaines altérant la composition de l’atmosphère mondiale et
qui viennent s’ajouter à la variabilité naturelle du climat observée au cours de périodes
comparables et qui se caractérisent par la hausse de température, la baisse de la pluviométrie
et la baisse du taux d’aridité P/ETP.
Les solutions aux changements climatiques sont diverses :
- Accord de Paris : pris en 2015 à la COP 21 de la Convention sur les Changements
Climatiques à Paris (France) qui vise à limiter la moyenne de l’élévation de la température
mondiale en dessous de 2 °C en n’émettant pas des gaz à effet de serre et en obligeant les pays
pollueurs à payer les opérations de réhabilitation du climat (ou d’atténuation et d’adaptation
aux effets des changements climatiques) au prorata des quantités émises de GES( notamment
le CO2) et
- L’adoption de bonnes pratiques d’ordre général puis d’ordre agronomique, physique,
biologique, zootechnique etc comme solutions aux Adaptation et Atténuation entendues pour
la première à l’accommodation avec les effets déjà en cours découlant de la concentration des
gaz à effet de serre (activités génératrices de revenus réduisant les pressions sur les ressources
naturelles etc) et pour la seconde à l’ensemble des actions visant à diminuer/chuter ceux-ci sur
la planète ( tels les plantations d’arbres, l’absence des feux de brousse, la stabilisation de
l’élevage, le bon traitement des ordures ménagères etc)(Tableau n°5) :
Tableau n°5 : Bonnes pratiques d’ordre général contre les changements climatiques

Changements
climatiques

Atténuation Adaptation
Impacts des
.Promotion de politiques d’économie changements climatiques .Education, information et
sur les systèmes naturels sensibilisation ;
d’énergie ;
ou humains
.Promotion de l’utilisation des énergies .Production et diffusion des
renouvelables ; connaissances ;

.Adoption de saines techniques agricoles ; .Recours aux mécanismes sociaux de


solidarité ou à l’industrie de
Option de lutte
.Promotion de systèmes de transport à .
l’assurance ; Ajuster les pratiques
faible émission de carbone ;
face aux risques climatiques ;
.Séquestration du carbone dans des puits .Prise en compte des risques
(forêts par exemple).
climatiques dans les politiques de
développement.
Réduire le rythme et l’ampleur des
changements climatiques par la réduction des Limiter les impacts négatifs des
émissions des gaz à effet de serre dans changements climatiques sur les
l’atmosphère systèmes naturels et humains
Source : PGICT ,2015.
Bonnes pratiques aux plans agronomiques,

3
Pratiques agronomiques, physiques, zootechniques
En effet, l’on distingue les bonnes pratiques ci-après :
Pratiques agronomiques
1. La fosse fumière ;
2. Le compostage
3. Le labour en courbes de niveau
4. Le paillage (ou mulching)
5. La jachère améliorée
6. La culture en couloir
7. Le goutte à goutte
8. La rotation des cultures
9. Les cultures associées
10. Les semences améliorées
11. Le billonnage
12. Le cloisonnement
13. La lutte intégrée contre le Striga (plante de couleur bleuâtre tuant certaines céréales comme le
sorgho)
14. Semis directs à l’aide de la canne planteuse
15. Utilisation rationnelle des pesticides
16. Gestion intégrée de la fertilité, de l’eau et des ravageurs par les champignons (GIFERC)

Pratiques/aménagements physiques
1. Les cordons pierreux
2. Les diguettes en terre
3. La correction de ravines
4. L’aménagement de bas-fonds
5. La culture en terrasses
6. Le stockage de l’eau de pluie (boulis)
7. Les puits maraîchers

Pratiques biologiques ou végétales


1. Le reboisement
2. La protection des berges des cours d’eau
3. Reboisement des flancs de montagne
4. Les brises vents
5. La forêt communautaire
6. Le bocage
7. La mise en défens/RNA (Régénération naturelle assistée)
8. Les bandes enherbées
9. Techniques de production des plants
10. Technique de carbonisation à la meule casamançaise
11. Gestion des feux de brousse

Pratiques zootechniques

4
1. Les couloirs de transhumance
2. Les animaux en pâture dans les champs récoltés
3. Récolte et conservation de fourrage
4. Cultures fourragères

Pratiques combinées
1. La jachère améliorée sur les terrasses
2. Les buttes dans les casiers
3. Les cordons pierreux et labour en courbe de niveau
4. L’agroforesterie (culture/élevage sous couvert arboré)

Pratiques autres et énergétiques


1. La jachère améliorée
2. Le gaz butane.

21.2.12. Pollution par le bruit


Entendue comme l’ensemble des sons produits par des vibrations perceptibles par l’ouie, la
pollution par le bruit qui est une nuisance auditive gênante captée par l’oreille et transmise au
cerveau, peut occasionner des problèmes de stress, la surdité. L’unité de mesure du bruit est le
décibel qui est indicatrice de la force du bruit, l’intensité du son et qui est liée à la pression sur
l’oreille.
La pollution par le bruit est essentiellement d’origine urbaine et occasionnée par les véhicules
à moteur (camions, motos, avions etc), les machines (tondeuses, scies etc), la musique bruyante
des bars, des dancings, les appareils (télévisions, magnétophones, radios etc). Ce type de
pollution par le bruit se propage dans l’air, le bruit perturbe la tranquillité des individus, de leur
voisinage et provoque chez l’individu la surdité ; des maux d’oreille ; des migraines ; des
dépressions nerveuses ; de l’insomnie ; du stress (état nerveux difficile à maitriser et à
surmonter) ;
Les solutions aux problèmes de la pollution par le bruit consistent à (i) installer des moteurs
dans les boîtes qui retiennent les sons (ii) réglementer l’entretien des véhicules trop bruyants
(iii) réduire l’intensité des sons à la source de bruits par le choix de matériels appropriés (iv)
réduire le bruit dans le milieu professionnel et autres regroupements et porte des bouchons
d’oreilles, des serre-têtes et casques etc.
21.2.13. Contamination des eaux
L’origine de la contamination des eaux varie selon le type d’eau :

 Eaux de surface
Les principales sources de contamination des eaux de surface sont :

- les rejets d’eaux usées domestiques (excréments humains eaux de lavage) ;


- les rejets d’eaux usées industrielles (produits chimiques liquides déversés dans
l’environnement sans traitement préalable etc) ;
- l’épandage d’insecticides et de fertilisants agricoles migrants par ruissellement ;

5
- la contamination par des polluants atmosphériques entrainés par la pluie etc.
 Eaux souterraines
Les eaux souterraines sont principalement contaminées par :

- l’épandage d’insecticides et de fertilisants agricoles migrants vers les nappes


phréatiques ;
- les eaux de lixiviation migrant vers les nappes phréatiques ;
- les eaux usées domestiques et industrielles.
La contamination des eaux souterraines a la particularité de se manifester avec un décalage de
plusieurs années en raison de la faiblesse de la vitesse de propagation de l’eau dans le sol

 Eaux des océans


− Sont contaminées par :
− Les eaux de surface contaminées qui aboutissent à la mer ;
− Le dégazage d’hydrocarbures par les pétroliers ;
− Les déchets solides et liquides (surtout des industries situées en bordure de mer etc).

Quant aux solutions à la contamination des eaux, elles résident essentiellement dans la gestion
rationnelle de l’environnement. En autres, il faut traiter les effluents industriels et les eaux
d’origine domestique avant leur rejet dans les cours d’eau et dans la mer. L’épandage
d’insecticides et de fertilisants agricoles doit se faire dans le respect de l’environnement.
2.12.14. Désertification
Entendue comme la dégradation des terres dans les zones arides, semi-arides et subhumides
sèches par suite de divers facteurs parmi lesquels les variations climatiques et activités
humaines, la désertification est un phénomène qui progresse aujourd’hui dans plusieurs pays
au monde de façon inquiétante. Au Togo, les régions septentrionales sont les plus soumises à
la désertification.
La désertification n’est pas le désert qui est une zone très sèche et souvent inhabitée.
Quant aux principales causes de la désertification, elles sont :

− Les variations climatiques (causes naturelles) ;


− L’explosion démographique qui augmente la pression sur les sols (lorsqu’une
population double, les besoins en terre sont multipliés par quatre) ;
− L’augmentation des troupeaux et le pâturage ;
− L’extension des cultures dans les zones où elles ne doivent pas exister écologiquement ;
− La déforestation à des fins de bois de feu et d’agriculture ;
− La déforestation des sols par des irrigations mal conduites ;
− Les feux de brousse ;
− La réduction de la période de jachère.
Quant aux conséquences de la désertification, elles se présentent comme suit
− L’érosion des sols ;

6
− La détérioration des propriétés physiques, chimiques et biologiques ou
économiques des sols ;
− La faiblesse des rendements agricoles, la famine et l’exode des populations ;
− La disparition à long terme de la végétation naturelle ;
− L’apparition de champs de dunes etc.
La stratégie de lutte passe par :la promotion d’un développement agricole durable avec des
technologies agro-sylvo-pastorales appropriées et écologiquement viables ; l’introduction des
cultures permettant de reconstituer la fertilité des sols ;la lutte contre les feux de brousse ;la
maitrise des ressources en eaux de surface ; la sensibilisation des populations sur l’utilisation
durable des ressources biologiques ;la promotion de reboisement à des fins de production de
bois de feu ;la planification.
2.1.2.15. Lutte contre les Polluants Organiques Persistants (P.O.P.)
C’est un produit chimique (généralement de forme basique benzénique) sur lequel il a été fixé
au travers de combinaison des radicaux comportant des métaux lourds tels le Plomb, le Cuivre
etc à l’effet d’accroitre la toxicité et la rémanence dans l’être vivant à éliminer.
Ce sont des substances ou associations de substances qui sont destinées à repousser, détruire
ou combattre les ravageurs et les vecteurs de maladies humaines ou animales des espèces
indésirables et qui causent des dommages ou se montrent nuisibles pour les hôtes durant : la
production, la transformation, le stockage, le transport ou la commercialisation des denrées
alimentaires, des produits agricoles, du bois et des produits ligneux ou des aliments pour
animaux. Ce sont également des substances destinées à être utilisées comme défoliants, comme
agent de dessiccation, d’éclaircissage des fruits ou pour empêcher la chute prématurée des
fruits.
Aussi un POP se caractérise par 4 points : (a) la bioaccumulation, par concentration dans les
tissus des êtres vivants (b) la rémanence ou la persistance de l’accumulation (c) la toxicité des
matières actives du POP puis (d) son transport sur de grandes distances.
Au point de la présentation, il existe 2 catégories de formulation :
* Celles qui sont appliquées non diluées (exemple : les formulations granulées, formulations
pour injection et les fumigants),
* Celles qui demandent à être diluées.
Au point de l’origine, il existe les POP intentionnels fabriqués de main d’homme et les POP
non intentionnels qui sont des produits issus de la combustion de végétation, de la conversion
de l’énergie, de la production des métaux ferreux.
Quant aux produits d’usage intentionnel de fabrication de main d’homme, leur liste est dans le
tableau 6.

7
Tableau n°6 : Liste des POP intentionnels

Les effets sur la reproduction, les dommages au foie, la peau, le système reproducteur, tractus
gastro-intestinal et la glande thyroïde de certains ces POP à savoir le DDT et le BPC sont connus
.Pour celui-ci, la quantité en circulation est de 1,5 million de tonnes produits de 1929 à 1993
répartis comme suit.

Tableau n°7 : Systèmes contenant du BPC

huile de transformateur 48%


petits condensateurs 21%
autres systèmes fermés 10%
'utilisations ouvertes' - gaines de câbles, 21%
matériaux d'étanchéité, peintures, revêtements
anticorrosion, produits ignifuges

A ces POP, s’ajoutent dix nouveaux POP.


S’agissant des POP non intentionnels (POP ni) issus de l’usage non intentionnel, ils sont ci-
après
- Dioxines et furanes (Parmi les produits chimiques les plus dangereux connus et issus
de la combustion incomplète tel le CO)
- Hexachlorobenzène (HCB)
- Pentachlorobenzène (PeCB)
- Biphénylespolychlorés (BPC).
Les sources sont les suivantes (Tableau n°8) :

8
Tableau n°8 : POP non intentionnels

Source % des émissions totales


Combustion ouverte de la biomasse et 48 %
des déchets
Incinération des déchets 12 %
Conversion de l'énergie 10 %
Production des métaux (non-) ferreux 9%
Source : DTIE 2011, analyse des 68 inventaires nationaux au Togo

Selon la cible à combattre ou rôle joué, on distingue la catégorisation des POP ci-après :
(a) Herbicides: destinés à détruire ou à limiter la croissance des adventices (mauvaises herbes)
(b)Insecticides: tuent les insectes ou empêchent l’éclosion des œufs ou le développement
normal des larves. Certains repoussent les insectes ou créent en eux le manque d’appétit. Les
insecticides peuvent être d’origine végétale ou de synthèse (chimie organique)
(c) Fongicides: luttent contre les champignons responsables des maladies au niveau des
plantes, ils sont soit préventifs, soit curatifs, soit les deux et
(d) Nématocides: destinés à combattre les vers / nématodes.
L’on note au Togo la liste des pesticides autorisés à être commercialisés.

Risques liés à l’usage des polluants organiques persistants


Ceux-ci sont les suivants :
- l’utilisation non contrôlée ou déviée des pesticides en vue de combattre les nuisibles et
d’accroître la productivité ;
- le développement des circuits informels de distribution et la vente ;
- l’ignorance des règles de bonnes conduites,
-la réutilisation des emballages à des fins de consommation,
-les utilisations à proximité des écosystèmes fragiles,
-le non-respect des périodes de traitement et les délais de carence, le manque
d’équipement de protection individuel
-l’ usage des produits chimiques dangereux pour la pêche etc comme le montrent les
photos ci-après.

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Figure n° 1 : Usage dangereux des POP

Outre ces risques (dont les impacts suivent) sur l’environnement, d’autres accompagnés de leurs
impacts également portent sur la santé.

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