Fiche de poste : Kinésithérapeute
Découvrez les principales missions du métier, les
salaires, compétences nécessaires et formations pour
devenir Kinésithérapeute
Kinésithérapeute : Formation, salaire, diplôme, rôle –
Réseau Pro Santé.
1. DESCRIPTION DU METIER DE
KINESITHERAPEUTE
Le masseur Kinésithérapeute, ou kiné dans le langage courant, agit sur
prescription médicale. Il réalise de façon manuelle ou instrumentale des actes
destinés à prévenir, rétablir, suppléer l’altération des capacités fonctionnelles de
ses patients.
A partir du diagnostic d’un médecin et de l’examen des radiographies, puis de son
examen clinique, il décide du traitement à mettre en pratique : massages,
exercices et mouvements pratiqués par le patient sous son contrôle. Ce travail,
réparti sur la durée du traitement, permet de corriger de mauvaises attitudes.
L’objectif du kinésithérapeute est aussi de réduire voire de supprimer la douleur.
S’il soigne les affections bénignes telles que les lombalgies, torticolis ou entorses,
il traite aussi les traumatismes dus aux accidents ou les conséquences du
vieillissement.
Il palpe, masse, remodèle les muscles avec douceur ou intensément suivant les
besoins. Il utilise crèmes et onguents, la chaleur, le froid ou l’électricité.
Il donne aussi des conseils au patient afin qu’il puisse s’auto-rééduquer et éviter
de rencontrer à nouveau les mêmes difficultés.
Il intervient également dans le domaine sportif en cas de traumatisme musculaire,
par exemple, (remise en forme, relaxation, massage) et en thalassothérapie
(balnéothérapie, hydrothérapie…).
Il peut travailler en libéral (formule choisie par la plus grande majorité des kinés
diplômés), seul ou avec des associés dans un cabinet privé. Pour s'installer, mieux
vaut éviter les régions déjà saturées comme l'Ile de France et le Sud et privilégier
les zones plutôt rurales. Il peut aussi exercer dans des hôpitaux, centres de
rééducation fonctionnelle, les maisons de retraite ou Ephad, les établissements
thermaux où il est associé à une équipe inter-professionnelle.
Une bonne résistance physique est indispensable. Il travaille le plus souvent
debout et produit des efforts physiques prolongés.
2. ETUDES ET FORMATIONS POUR DEVENIR
KINESITHERAPEUTE
Afin d’exercer le métier de Kinésithérapeute il est indispensable d’obtenir le
Diplôme d’Etat de masseurs-kinésithérapeute.
Pour accéder à la formation de Kinésithérapeute il faut obligatoire être titulaire du
baccalauréat et effectuer soit une année de Première Année Commune aux Etudes
de Santé (PACES), soit une première année de licence en Sciences et Techniques
des Activités Physiques et Sportives (STAPS) ou soit une première année en
Science de la vie.
Cette formation dure quatre ans et s’effectue au sein d’un Institut de Formation en
Masso-Kinésithérapie (IFMK).
Elle se compose d’enseignements théoriques et d’enseignements pratiques.
La première et la deuxième année de formation de Kinésithérapeute se composent
d’unités d’enseignements théoriques, tels que la Santé publique; les Sciences
biomédicales ; la Sémiologie, physiopathologie et pathologie dans le champ
musculo-squelettique ; les Sciences humaines et sciences sociales ; les Sciences de
la vie et du mouvement ; les Théories, modèles, méthodes et outils en
kinésithérapie ; les Méthodes de travail et méthodes de recherches ; l’Evaluation,
techniques et outils d’intervention dans les principaux champs d’activité ; l’Anglais
et la Démarche et pratique clinique : élaboration du raisonnement professionnel et
analyse réflexive.
Elles se composent également d’enseignements pratiques correspondant à des stages
d’observations.
Ensuite, la troisième et la quatrième année de formation de Kinésithérapeute se
composent également d’unités d’enseignements théoriques, tels que la Sémiologie,
physiopathologie et pathologie ; les Evaluations, techniques et outils d’intervention ;
le Droit, législation et gestion d’une structure ; les Théories, modèles, méthodes et
outils en rééducation et réadaptation ; la Physiologie, sémiologie et
physiopathologie spécifiques ; l’Intervention du Kinésithérapeute en santé
publique ; les Intervention spécifiques en kinésithérapie ; les Méthodes de travail et
méthodes de recherche ; la Démarche et pratique clinique : conception du traitement
et conduite de l’intervention ; l’Anglais professionnel ; l’Analyse et amélioration de
la pratique professionnelle et le Mémoire.
Elles se composent également d’enseignements pratiques correspondant à des
stages.
Le candidat obtient le Diplôme d’Etat de Masseur-Kinésithérapeute une fois
chaque unité d’enseignements théoriques et pratiques validée ainsi que la réalisation
et la soutenance du mémoire validé.
Enfin, il est possible d’effectuer et de valider la formation au Diplôme d’Etat de
Masseur-Kinésithérapeute en formation continue, cependant elle n’est pas
accessible par le biais de la Validation d’acquis de l’Expérience (VAE).
3. POURQUOI DEVENIR DE KINESITHERAPEUTE
Le choix d’une orientation professionnelle est souvent un défi de taille. La
kinésithérapie est un domaine vaste et important de la médecine, ceux qui
envisagent d’étudier la kinésithérapie n’ont pas besoin d’être convaincus, mais
pour ceux qui ont besoin d’un petit coup de pouce dans la bonne direction, voici 7
bonnes raisons de faire carrière en kinésithérapie.
1. La kinésithérapie soulage les patients : Devenir Kinésithérapeute offre la
possibilité d’une carrière stimulante, enrichissante et satisfaisante. Les
Kinésithérapeutes impactent positivement la qualité de vie de leurs patients, en
améliorant leur santé et leur bien-être par la restauration des mouvements
fonctionnels.
2. La société a besoin des kinésithérapeutes : Les Kinésithérapeutes sont
indispensables aujourd’hui. Des patients de tous les âges peuvent souffrir de
douleurs chroniques, de blessures sportives et de problèmes de mobilité ; tous
ces problèmes peuvent être considérablement améliorés avec l’aide de la
kinésithérapie.
3. Les cours de Kinésithérapie sont très pratiques : En effet, au cours de leur
parcours d’apprentissage, les étudiants ont la possibilité d’effectuer des stages
cliniques et d’appliquer les connaissances acquises en classe dans un
environnement réel. Pour préparer pleinement les étudiants à tous les aspects de
la kinésithérapie, les stages font toujours partie du cursus.
4. De nombreuses perspectives d’avenir pour les diplômés : Les diplômés en
kinésithérapie de trouvent généralement un emploi dans les domaines suivants :
Physiothérapie, médecine du sport, réadaptation, neuroréhabilitation ou
recherche universitaire. Globalement, les études en kinésithérapie sont axées
sur l’employabilité.
5. La physiothérapie est un bon moyen de poursuivre une passion pour le sport :
Les carrières dans le sport sont notoirement difficiles à trouver, mais en étudiant
un diplôme en kinésithérapie, les étudiants se donnent une chance d’être
employés dans ce domaine.
6. Les kinésithérapeutes sont des professionnels autonomes. Cela signifie que les
kinésithérapeutes peuvent travailler de manière indépendante pour fournir des
soins de qualité aux patients en évaluant le problème et en décidant du plan de
traitement approprié.
7. Une opportunité d’utiliser les innovations numériques pour améliorer la qualité
de vie de la population en garantissant des résultats de santé très positifs.
4. QUALITES ET COMPETENCES POUR DEVENIR
KINESITHERAPEUTE
Lors de l’entretien d’embauche le candidat doit posséder un projet professionnel
et doit être en capacité de pouvoir l’expliquer à son interlocuteur. Il doit présenter
ses motivations et mettre en avant les compétences et les qualités suivantes.
Il/Elle doit posséder des connaissances médicales, psychologiques et techniques
afin d’analyser et de prendre en compte les facteurs physiques, sociaux, cognitifs
ou encore environnementaux.
Le Kinésithérapeute doit posséder de grandes capacités d’analyse, d’observation
et de synthèse.
Il/Elle doit faire preuve de qualités humaines, relationnelles et psychologiques. Il
doit posséder des capacités d’écoute, de dialogue et de discrétion.
Le Kinésithérapeute doit posséder une grande résistance physique et
psychologique.
Il/Elle doit faire preuve de patience, de pédagogie, de respect, d’empathie et de
bienveillance. Il/Elle doit être délicat et posséder de la dextérité.
5. SALAIRE DE KINESITHERAPEUTE
La rémunération du Kinésithérapeute varie selon le secteur d’activité, le type
de structures et l’ancienneté.
La rémunération d’un Kinésithérapeute en début de carrière est comprise
entre 1 700.00€ et 1 900.00€ net par mois.
La rémunération d’un Kinésithérapeute en fin de carrière est d’environ de 3
000.00€ net par mois.
Enfin, la rémunération moyenne d’un kinésithérapeute libéral est de 2
500.00€ net par mois.
6. BRUTS EN MOYENNE
A l'hôpital, le salaire mensuel brut des masseurs-kinésithérapeutes est
d'environ 1 766,92 € en début de carrière et de 2 750€ en fin de carrière.
En 2010, le revenu mensuel moyen net des masseurs-kinésithérapeutes
libéraux était estimé à 3 500€.
7. LES MISSIONS REALISEES PAR LE
KINESITHERAPEUTE
Le Kinésithérapeute a pour mission principale la rééducation des patients. En
effet, le Kinésithérapeute intervient après la demande d’un médecin ou d’un
chirurgien. Afin de mettre en place la rééducation du patient, le
Kinésithérapeute effectue son propre diagnostic et ses propres objectifs de
soins au travers d’examens et de tests. Il/Elle évalue les capacités motrices,
sensorielles, cognitives et sensitives des patients.
Le Kinésithérapeute adapte sa prise en charge selon la pathologie dont souffre
la personne en soin. Il/Elle intervient manuellement et/ou avec l’aide
d’appareillages.
Le Kinésithérapeute soulage la douleur des patients, rétablit la mobilité des
articulations et la posture et prévient les récidives. Il/Elle traite les personnes
atteintes de paralysies ou de troubles neurologiques, mais aussi des personnes
atteintes de troubles circulatoire, rhumatismales ou de troubles à la suite d’un
accident de la route ou encore sportif.
Le Kinésithérapeute prodigue ensuite aussi bien des massages, il/elle fait faire
des mouvements, notamment des étirements avec ou sans l’aide de machines et
de poids. Il/Elle effectue des soins à l’aide de la chaleur, de la cryothérapie ou
encore d’électrodes.
Il/Elle intervient également auprès des nourrissons pour effectuer des
manœuvres de kinésithérapie respiratoire.
Enfin, le Kinésithérapeute peut également intervenir dans des clubs de sport ou
dans des cures thermales.
8. LES EVOLUTIONS DE CARRIERES DE
KINESITHERAPEUTE
Il existe des possibilités d’évolution de carrière pour un Kinésithérapeute.
En effet, à la suite de plusieurs années d’expériences au sein du milieu
hospitalier, le Kinésithérapeute peut évoluer vers des métiers de responsabilités
après l’obtention d’un diplôme supplémentaire, tels que cadre de santé ou encore
directeur de soins.
Il/Elle peut également évoluer vers d’autres métiers et se spécialiser dans le
sport, la kinésithérapie respiratoire, la kinésithérapie équine ou encore la
rhumatologie.
De plus, le Kinésithérapeute peut se spécialiser dans l’ostéopathie, il
bénéficiera alors de dispense de formations pour le diplôme d’Ostéopathie.
Enfin, il/elle peut s’installer en libéral c’est-à-dire à son compte au sein d’un
cabinet.
9. LES ENTREPRISES ET ORGANISMES QUI
RECRUTENT UN KINESITHERAPEUTE
Le Kinésithérapeute peut exercer son métier dans trois domaines de la fonction
publique :
Dans la fonction publique territoriale, c’est-à-dire au sein des
communes, des départements, des régions ou encore des établissements
publics.
Dans la fonction publique hospitalière, c’est-à-dire au sein d’un hôpital
public
Dans la fonction publique de l’Etat, c’est-à-dire au sein d’un hôpital militaire
10. LES TEMOIGNAGES DE NOS
KINESITHERAPEUTES
Gilles, masseur-kinésithérapeute
« Que l'on intervienne en kiné respiratoire dans un service de pneumologie ou en
rééducation après une intervention chirurgicale, nous prenons en charge, le plus
souvent individuellement, le patient lors de son hospitalisation. On crée avec nos
patients des relations privilégiées et fortes, dans la mesure où nos actes
apportent souvent un soulagement rapide. Par ailleurs, nous sommes
responsables des actes que nous effectuons sur prescription médicale. Au-delà
des techniques que nous devons maîtriser, ce métier nécessite une véritable
dimension thérapeutique : face à un patient, il faut savoir s'engager, puiser assez
d'énergie pour le « tirer » de sa difficulté de santé ! Le métier de masseur-
kinésithérapeute à l'hôpital est d'une grande variété. Il faut être autonome et
responsable vis-à-vis de ses patients, du bébé à la personne âgée. »
11. LES METIERS RELIES AU METIER DE
KINESITHERAPEUTE
Exerçant le plus souvent en libéral, le kiné peut être salarié d'un hôpital, d'un
établissement thermal ou d'un centre de rééducation fonctionnelle. Il peut
également exercer au sein des services de santé de l'armée, ou dans un
hôpital militaire.