Rapport PFE
Rapport PFE
Réalisé par :
ELMOUHIB RIM ZAHRAOUI FEDOUA
Encadré par :
M. M TAALABI M. A BOUZEKRI
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Projet de fin d’études
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Projet de fin d’études
Remerciements
Nous tenons aussi à remercier M.KAHLAIN, qui nous a offert l’’opportunité d’intégrer
le service de contrôle commande à TAQA MAROC et d’y effectuer notre stage de
fin d’étude.
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Projet de fin d’études
Résumé
La génération d’énergie électrique dans les centrales thermiques exploite les circuits
à vapeur. Un générateur de vapeur est donc nécessaire dans ce type de centrale.
Dans le cadre de notre projet de fin d’étude, la régulation d’air et d’excès d’air dans
les chaudières des unités 1&2 de la centrale thermique TAQA, étant de conception
ancienne, est alignée sur le débit calorifique du charbon. Cette régulation est à cet
effet fortement instable et entraine des baisses de charges ou des arrêts de
production de ces unités. Pour contrecarrer l’instabilité de cette boucle, l’excès d’air
est délivré manuellement par un opérateur.
Pour automatiser notre boucle, on dispose d’une expertise qui a fait marcher
la chaudière depuis une vingtaine d’années en agissant sur l’excès d’air pour
stabiliser la boucle.
L’idée est de capter cette expertise en utilisant la logique floue. Un contrôleur flou
introduira une correction d’excès d’air pour stabiliser la régulation à la manière de
l’opérateur. Notre contrôleur a été testé et approuvé par TAQA.
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Projet de fin d’études
Abstract
The generation of electrical energy in thermal power plants exploits steam circuits.
Thus, a steam generator is needed in this type of plants.
In coal fired boilers with mill, the complete combustion of coal requires an excess air
in addition to stoichiometric air flow; moreover the air and the coal must meet in same
time in the furnace. The circuit of the fuel in this type of boiler has a slow dynamic
due to the grinding time. The air-coal meeting in the furnace is provided in the current
thermal power plants by the alignment of the air and excess air loop on the steam
flow.
In the context of our final project, boilers in units 1 & 2 of the thermal power plant
TAQA are old designed and have an air and excess air control loop aligned to the
heat flow of coal. This regulation is highly unstable and causes drops of boilers load
and unplanned shutdowns of these units. To counteract the instability of this loop, the
excess air is given manually by an operator.
To automate our loop, the expertise which has been stabilizing the air and excess air
control loop for approximatvely twenty years by acting on the excess air is available.
The idea is to capture this expertise using fuzzy logic. A fuzzy controller will correct,
in the manner of the operator, the amount of excess air to stabilize the control loop.
Our controller has been tested and approved by TAQA.
This work will be crowned by improving the control loop of air and excess air. The
combustion will be optimized by taking into account the LCV (Lower Calorific Value)
of the coal to deliver the proper amount of air for each type of coal.
Bypassing the delay of the oxygen measurement and considering the fluctuation of
the O2 measure in the regulation are also considered improvements.
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Projet de fin d’études
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Projet de fin d’études
Figure 3.1.12: Simulation de la boucle de régulation d’excès d’air avec contrôleur flou……………...108
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Projet de fin d’études
Figure 3.2.8: Générateur de fonction pour annuler les petites fluctuations de la mesure……….………125
Figure 3.2.9: Insertion du générateur de fonction pour annuler les fluctuations de la mesure dans la
boucle de régulation et d’excès d’air……………………………………………………………………………………..……….126
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Projet de fin d’études
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Projet de fin d’études
Abréviations
HP : Haute Pression.
MP : Moyenne Pression.
BP : Basse Pression.
EA : Excès d’Air.
RA : Réchauffeur d’Air.
GF : Générateur de Fonction.
FT : Ventilateur de tirage.
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Projet de fin d’études
Sommairé
4. Conclusion : ..................................................................................................................................... 12
1. Introduction : .................................................................................................................................. 13
2. Problématique : .............................................................................................................................. 13
4. Conclusion : ..................................................................................................................................... 15
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Projet de fin d’études
6. Conclusion : ..................................................................................................................................... 34
3. Combustion: .................................................................................................................................... 36
6. Conclusion : ..................................................................................................................................... 43
1. Introduction : .................................................................................................................................. 44
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Projet de fin d’études
4. Conclusion : ..................................................................................................................................... 57
3. Instrumentation : ............................................................................................................................ 64
4. Conclusion : ..................................................................................................................................... 73
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Projet de fin d’études
6. Conclusion : .................................................................................................................................... 88
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Projet de fin d’études
Conclusion générale...................................................................................................................131
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Projet de fin d’études
Partie I: Présentation de
l’environnement de travail et du cahier
de charge
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Projet de fin d’études
TAQA MAROC
1. Introduction :
Dans ce chapitre, sera présentée l’entité d’accueil à savoir la filiale TAQA Maroc
dans laquelle ce projet de fin d’étude a été effectué.
Dans un premier temps, seront explicités l’historique de la centrale thermique et son
importance dans le secteur de la production d’énergie électrique au Maroc.
Ensuite, le point sera mis et sur le rôle de l’entreprise comme acteur social et sur la
structure de son organigramme.
Enfin, le processus de production de l’électricité dans la centrale sera décrit tout en
détaillant ses équipements névralgiques.
2. Présentation de l’organisme
d’accueil TAQA MAROC :
TAQA MAROC, anciennement appelée JLEC, se situe à proximité du cap blanc à
20 km de la ville d'El Jadida, et s'ouvre sur l'océan Atlantique dans une position
stratégique.
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Projet de fin d’études
Avec ses 350 collaborateurs et ses quatre unités de production, JLEC est la plus
grande centrale thermique à charbon indépendante de la région MENA et principal
fournisseur de l’Office National d’Electricité (ONE), avec une capacité totale installée
de 1 356 MW.
Le tableau ci-dessous met en relief l’importance de la centrale thermique de Jorf
Lasfar dans la production électrique au Maroc.
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Projet de fin d’études
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Projet de fin d’études
Directeur Général
TAQA
Direction de la Direction de
Stratégie et l’Exploitation
Planification de la
Maintenance
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Projet de fin d’études
3. Description du fonctionnement de
la centrale thermique:
3.1. Processus de production d’électricité :
La production de l’énergie électrique dans la centrale thermique résulte d’une
succession de transformation énergétique basée sur l’énergie contenue dans le
combustible à savoir le charbon.
Le combustible se transforme au niveau de la chaudière en énergie calorifique,
transférée à l’eau par différent processus d’échange thermique (rayonnement,
convection, conduction) ; cette énergie calorifique se transforme en énergie
mécanique au niveau de la turbine, puis en énergie électrique au niveau de
l’alternateur.
Cette transformation d’énergie n’est actuellement possible industriellement qu’en
passant par des stades intermédiaires dans l’ordre suivant:
Transformation d’énergie chimique en énergie calorifique La combustion
Transformation d’énergie calorifique en énergie mécanique La turbine
Transformation d’énergie mécanique en énergie électrique L’alternateur
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Projet de fin d’études
Le charbon est versé dans un silo à charbon puis transporté par un alimentateur vers
le broyeur.
Le combustible brûle à l’intérieur de la chaudière dans une chambre appelée foyer, la
chaleur dégagée transforme l’eau contenue dans des tubes qui tapissent les parois
de la chaudière de l’état liquide à l’état gazeux. La vapeur ainsi obtenue actionne les
pales d’une turbine couplée à un alternateur qui transforme l’énergie mécanique de
rotation de l’arbre de la turbine en énergie électrique qui est ensuite transportée vers
le réseau national.
A la sortie de la turbine la vapeur se liquéfie dans un condenseur où circule l’eau de
refroidissement. L’eau ainsi obtenue est renvoyée à la chaudière et le cycle
recommence.
Le circuit air-fumées.
3.2.2. Turbine :
La vapeur issue de la chaudière est progressivement détendue dans la turbine et
passe à travers une série de roues mobiles équipées d'ailettes, ce qui entraîne
la rotation d'un alternateur à 3 000 tours/minute.
La turbine est constituée essentiellement :
D’un corps HP qui fonctionne à l’aide d’un flux de vapeur surchauffée,
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Projet de fin d’études
D’organes d’admission.
3.2.3. Alternateur :
L’alternateur Transforme l’énergie mécanique transmise par la turbine en énergie
électrique alternative triphasée moyenne tension.
L’alternateur est constitué essentiellement :
D’un stator contenant le circuit magnétique dans lequel est placé
l’enroulement produisant l’électricité.
Le stator est constitué par des tôles spéciales ayant la forme de couronne.
Des enroches sont pratiquées sur le petit rayon de chaque tôle. Les
couronnes sont empilées les unes sur les autres, chaque tôle étant isolée de
sa voisine par une feuille de papier. L’ensemble des couronnes avec leur
isolation est fortement serré, il constitue le circuit magnétique du stator. Les
encoches situées à l’intérieur reçoivent le bobinage.
D’un rotor sur lequel sont placées les bobines d’excitation. Le rotor est
directement entrainé par la turbine qui lui transmet l’énergie mécanique.
Le rotor est constitué par un cylindre en acier doux forgé. Sur le pourtour du
rotor sont creusées des encoches qui reçoivent le bobinage .Une extrémité du
bobinage est réunie à une bague A et l’autre à une bague B. Les bagues sont
calées sur l’arbre du rotor avec interpolation d’un isolant. Des balais frottent
sur les bagues et permettent d’amener du courant dans le bobinage.
3.2.4. Transformateur :
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Projet de fin d’études
4. Conclusion :
Ce chapitre a été consacré à la présentation de l’organisme d’accueil, le groupe
TAQA MAROC, tout en mettant l’accent sur l’importance de la centrale dans
l’approvisionnement en énergie électrique au Maroc et sur le procédé de fabrication
de cette énergie.
Ce projet, qui sera décrit dans le chapitre suivant a été réalisé au sein du service
contrôle commande de la société.
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Projet de fin d’études
Chapitre II : Description de la
problématique et du cahier de charge
1. Introduction :
La combustion ayant lieu dans le générateur de vapeur entre le charbon et l’air ne
se fait pas selon les proportions stœchiométrique, un excès d’air est ajouté pour
assurer la combustion complète du charbon.
Pour optimiser le rendement de la combustion et par conséquent celui de la
chaudière, la valeur d’excès d’air optimum est calculée en fonction de la charge et
est régulée par la régulation d’air et excès d’air. Grâce à cette régulation, on s’assure
que la chaudière fonctionne avec la valeur optimum d’excès d’air.
Ce deuxième chapitre est réservé à la description de la problématique liée au
fonctionnement automatique de la boucle de régulation d’air et excès d’air ainsi qu’à
la description du cahier des charges.
2. Problématique :
Lors du fonctionnement de la boucle d’air et d’excès d’air en mode automatique, on
remarque les disfonctionnements suivants :
Saturation des paramètres de la chaudière
Pompage de la correction en excès d’air.
Ces disfonctionnements peuvent être la cause du déclanchement d’une tranche ou
d’une unité par mesure de sécurité. Suite au déclanchement d’une unité, une
puissance électrique de 317 MW fera défaut au réseau national. Cette puissance est
équivalente à une coupure d’électricité d’une ville aussi industrielle que Casablanca.
De par les pertes économiques considérables du pays, la société TAQA pert en
termes de Megawatts non vendus et de coûts supplémentaires de démarrage. Ces
pertes sont chiffrées dans le tableau ci-dessous (hypothèse de calcul : Coût du Mwh
0.2 dhs)
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Projet de fin d’études
Pour éviter les arrêts forcés suite à ces disfonctionnement, la valeur d’excès d’air est
actuellement donnée manuellement par l’opérateur.
On se retrouve donc devant une boucle de régulation instable et un opérateur qui
essaye de la stabiliser en agissant sur la valeur d’excès d’air.
L’expertise humaine est certes efficace pour stabiliser la boucle de régulation d’air et
d’excès d’air, cependant cette expertise n’est pas sans failles. L’opérateur réglant la
valeur d’excès d’air 24 heures sur 24 peut être sujet à un manque de concentration,
une distraction, un manque de bon sens … inhérents à la nature humaine.
L’excès d’air étant critique dans le fonctionnement de la chaudière, tout dérèglement
est susceptible d’entrainer des pertes sur une grande échelle de gravité. A
commencer par des pertes financières mineures relatives au rendement de la
chaudière pour arriver aux pertes matérielles et financières majeurs. Ces pertes
majeures rassemblent :
l’explosion de la chaudière suite à l’accumulation du charbon imbrûlé dans le
foyer par manque d’air
l’explosion de la chaudière suite à l’augmentation de la pression par grand
excès d’air
l’implosion de la chaudière suite à la diminution de la pression au sein de la
chaudière par manque d’air
Sans pour autant oublié que les émissions d’une combustion en manque d’air sont
riches en gaz toxiques à savoir le NOX, SO2 et CO et que leurs effets sont néfastes
sur l’environnement.
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Projet de fin d’études
3. Cahier de charge :
Comme souligné précédemment, le problème d’une boucle de régulation d’air et
d’excès d’air instable est de grande ampleur. C’est suite à un besoin pressant
d’automatisation de la boucle d’air et d’excès d’air que la société TAQA a posé
comme sujet de projet de fin d’étude : « La stabilisation et l’amélioration de la boucle
de régulation d’air et d’excès d’air dans les chaudières des unités 1&2. »
Les principaux axes du cahier de charge sont les suivants :
Diagnostique des causes de l’instabilité de la boucle de régulation d’air et
d’excès d’air
Proposition de solution pour remédier au problème d’instabilité
Proposition d’amélioration de la régulation pour optimiser la combustion
4. Conclusion :
Dans ce chapitre, il a été sujet de présenter globalement la problématique.
Dans ce sens, nous avons relevé l’importance de remédier à l’instabilité de la boucle
d’air et d’excès d’air et de l’automatiser.
Les étapes par lesquelles passera la réalisation du cahier des charges ont été aussi
explicité dans ce chapitre.
Pour une bonne compréhension de la problématique, il est nécessaire d’approfondir
la compréhension du fonctionnement du générateur de vapeur, du circuit air fumées,
de la combustion, l’état actuel des régulations en interaction avec la régulation d’air
et excès d’air…
La partie suivante portera donc sur les ingrédients nécessaires pour cerner la
problématique et répondre efficacement au cahier de charge.
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Projet de fin d’études
Cette partie sera consacrée à détailler les ingrédients nécessaires pour réaliser le
cahier de charge. On détaillera dans un premier temps la chaudière et le circuit air-
fumées-combustible.
Une analyse des risques et une étude énergétique seront élaborées dans ce chapitre
pour mettre l’accent sur l’importance d’un bon réglage d’excès d’air.
Puis nous entamerons dans ce même chapitre une description de la boucle de
régulation d’air et d’excès d’air et de l’état actuel des boucles de régulation en
interaction avec la boucle objet de l’étude.
En fin de partie et après approfondissement de tous éléments en interaction avec la
boucle d’air et d’excès, les causes de l’instabilité seront expliquées.
Les cinq chapitres qui composent cette partie sont :
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Projet de fin d’études
1. Introduction :
Cette partie sera consacrée à la description du générateur de vapeur.
Le principe de fonctionnement des chaudières des unités 1&2 sera détaillé dans un
premier temps pour ensuite entamer la description des principaux composants de
ces chaudières et leurs différents auxiliaires.
Dans un deuxième temps, le point sera mis sur les circuits de la chaudière et ses
consignes d’exploitation dans les unités 1&2.
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Projet de fin d’études
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Projet de fin d’études
combustion, ses parois sont fabriqués en juxtaposant des centaines de tubes soudés
entre eux, qui épousent les contours de la chambre.
Des brûleurs sont situés dans chacun des quatre coins du foyer et sont alignés pour
être tangent à un cercle au centre du foyer. Cet agencement donne un mouvement
rotatif de la flamme et des gaz de combustion pour une meilleure turbulence et un
bon mélange air / combustible.
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Projet de fin d’études
tubulaire. Son rôle est de récupérer une grande partie de la chaleur restant encore
dans les gaz de combustion et de la céder à l’air qui servira de comburant.
3.2.1. Economiseur :
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Projet de fin d’études
3.3. Séparateur :
La vapeur produite par la chaudière est une vapeur saturée, Il est très néfaste
d'utiliser cette vapeur telle quelle, notamment dans les turbines car de petites
gouttelettes d'eau sont entraînées par le flux haute pression agissant comme de
véritables projectiles sur les pales de la turbine.
Le Séparateur est un mécanisme qui sépare la vapeur humide issu de la chaudière
des gouttelettes d’eau pour en extraire une vapeur sèche. Le rôle du séparateur est
très essentiel, car il protège les pales de la turbine.
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Projet de fin d’études
3.4.1. Broyeur :
Le broyage peut être obtenu par écrasement du charbon ou pas chocs du charbon
contre les parties broyantes. Actuellement, les broyeurs utilisés dans les centrales
opèrent par écrasement du charbon.
Le broyeur de charbon est un élément essentiel dans les générateurs de vapeur à
chambre de combustion fonctionnant à charbon pulvérisé. Il permet d’obtenir un
charbon à finesse désirée ne contenant pas des grains trop gros qui n’auraient pas le
temps de brûler totalement au cours de leur passage dans la chambre de
combustion.
Les broyeurs utilisés dans les chaudières 1 et 2 sont de type Broyeurs à galets
pendulaires, le charbon est écrasé entre une cuve mobile et des galets qui peuvent
tourner sur leurs axes.
Le charbon arrive dans la chambre de broyage en passant par un alimentateur
comprenant essentiellement une sole tournante actionnée par un moteur électrique,
son rôle est de maintenir un niveau de charbon constant dans la chambre de
broyage.
Le charbon est entraîné par la cuve, Sous l’action de la force centrifuge qui leur est
appliquée, les particules du charbon se dirigent vers la paroi latérale de la cuve. Elles
s’engagent entre celle-ci et les galets pendulaires.
L’air de séchage et de transport du charbon pulvérisé, refoulé par le ventilateur d’air
primaire, arrive dans la chambre de broyage pas une gaine circulaire munie de
tuyères de distribution situées dans la partie inférieure de la chambre de broyage.
Cet air traverse le charbon en cours de broyage le sèche et entraine le charbon
pulvérisé. Les plus grosses particules de charbon retombent dans la chambre de
broyage grâce au sélecteur fixe se trouvant au-dessus de la chambre de broyage.
Le mélange air-charbon sort du broyeur par la gaine située au-dessus du sélecteur.
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Projet de fin d’études
Les corps étrangers (morceaux métalliques, silex,…) qui ne peuvent pas être broyés
sont rejetés par une trappe, puis évacués mécaniquement [2].
3.4.2. Brûleurs :
Les brûleurs ont pour but d’engendrer et d’entretenir la combustion du combustible
dont ils assurent le mélange intime et homogène avec l’air comburant.
Les brûleurs sont répartis dans les quatre angles de la chambre de combustion et
leur direction est réglée de façon que leur flamme soit tangente à un cylindre fictif
dont l’axe coïncide avec l’axe vertical de la chambre, un tourbillon est ainsi créé au
milieu du foyer.
La particularité de ces brûleurs d’angles c’est la possibilité de faire varier leur
inclinaison par rapport au plan horizontal (-/+ 30 degrés)
La flamme se déplace alors verticalement dans la chambre de combustion modifiant
ainsi la répartition de l’énergie calorifique.
Lorsque les brûleurs sont dirigés vers le haut, la chaleur transmise aux écrans de
vaporisation est moindre, d’où une température des gaz plus élevée à la sortie de la
chambre de combustion. Par voie de conséquence, la température de la vapeur
surchauffée s’élève [3].
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Projet de fin d’études
Les ventilateurs de tirage doivent évacuer les gaz de combustion à l’atmosphère par
la cheminée.
Si le générateur de vapeur est chauffé au charbon, les ventilateurs de tirages sont
toujours placés après le dépoussiéreur pour éviter leur usure pas les cendres
volantes contenue dans les gaz et si le générateur de vapeur, notamment, n’a pas de
ventilateur de tirage tout le circuit des gaz est en pression. Dans ce cas, on peut
craindre des fuites de gaz avec leurs poussières vers l’extérieur du générateur de
vapeur [3].
3.4.6. Dépoussiéreurs :
Dans les centrales thermiques, les installations de dépoussiérage sont conçues pour
éviter le rejet dans l’atmosphère des cendres volantes contenues dans les gaz de
combustion.
Tous les dépoussiéreurs ont un principe de fonctionnement commun : une force,
appliquée aux trajectoires de poussières traversant le dépoussiéreur leur impose une
trajectoire qui s’écarte de celle de la veine gazeuse et les achemine soit directement
vers un collecteur d’où elles sont évacuées, soit vers des surfaces de dépôt ; elles
forment sur ces dernières une couche qui se trouve détachée de façon discontinue.
Dans le dépoussiéreur, on utilise l’action d’un champ électrique sur les particules
solides préalablement électrisées.
Ils comprennent en principe, un caisson métallique fermé dans lequel circulent les
gaz provenant de la chambre de combustion. A l’intérieur de ce caisson sont
disposées deux séries d’électrodes : des électrodes émissives (constituées pas des
fils verticaux) et des électrodes réceptrices (formée de plaques parallèles à la
direction du gaz). Entre ces deux types d’électrodes est appliquée une tension
électrique continue qui peut atteindre 60 Kv [3].
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Projet de fin d’études
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Projet de fin d’études
L’eau qui résulte de la condensation de la vapeur ayant travaillé dans la turbine est
reprise par la pompe d’extraction ; celle-ci l’envoie à la bâche alimentaire au travers
d’un poste de réchauffage basse pression et d’un dégazeur dont le but est
précisément d’éliminer les gaz dissous dans cette eau, en particulier l’oxygène.
La pompe alimentaire qui aspire dans la bâche alimentaire assure alors la réinjection
de l’eau déminéralisée dans la chaudière au travers d’un poste de réchauffage haute
pression.
Cette eau d’alimentation doit se trouver à l’entrée de la chaudière dans les conditions
requises pour le bon fonctionnement de l’installation, à savoir :
Eau de qualités physiques et chimique satisfaisantes,
Eau à température relativement élevée de l’ordre de 250 °C,
Eau à une pression supérieure à celle régnant dans le réservoir (mise en
pression assurée par la pression alimentaire).
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Projet de fin d’études
A la sortie de l’économiseur, l’eau est dirigée vers l’entrée du foyer où elle traverse
des échangeurs sous forme de tubes spiraux puis latéraux. La vapeur humide passe
par le séparateur pour en sortir sous forme de vapeur sèche. Cette vapeur passe par
le surchauffeur basse température SBT puis par le surchauffeur haute température
SHT pour augmenter sa température graduellement. La vapeur surchauffée attaque
les aubages de haute pression HP de la turbine. A la sortie de l’étage HP, la vapeur
surchauffé chute en température et en pression. Elle est de ce fait acheminée vers le
resurchauffeur basse température RBT puis au resurchauffeur haute température
RHT pour attaquer l’étage moyenne pression MP de la turbine. La vapeur à la sortie
de l’étage MP passe directement à l’étage basse pression BP de la turbine. La
vapeur récupérée à la sortie de la turbine est condensée dans un condenseur avant
d’être propulsée par une pompe d’extraction vers la bâche alimentaire pour un
nouveau cycle.
Toutefois, pour compenser les pertes d’eau inévitable du cycle (purges, fuites,…) on
est amené à faire un appoint à partir d’eau brute traitée dans un poste de préparation
d’eau.
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Projet de fin d’études
L’air de combustion est assuré par deux lignes de soufflage d’air identiques (FCA ou
FCB). L’air secondaire est aussi réchauffer dans un réchauffeur d’air rotatif afin
d’optimiser la combustion.
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Projet de fin d’étude
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Projet de fin d’étude
b- Circuit de tirage :
Circuit fumées :
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Projet de fin d’étude
Le charbon amassé en tas dans le parc à charbon est acheminé, après avoir été
criblé, dans des convoyeurs vers les trémies versant dans des alimentateurs. Ces
alimentateurs fournissent le charbon aux broyeurs. Le charbon broyé est transporté
à l’aide de l’air primaire aux brûleurs dans les différents étages de la chaudière. La
combustion du charbon pulvérisé avec l’air secondaire a alors lieu au niveau foyer
chaudière.
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Projet de fin d’étude
silo. Une partie des mâchefers est alors transportée par camion dans une carrière et
l’autre partie est rejetée à la mer grâce à un système d’évacuation hydraulique des
mâchefers. Les mâchefers transportés de l’unité 1&2 sont mélangés avec de l’eau
dans des broyeurs et sont rejetés à la mer à travers des pompes d’expédition.
En adoptant la norme ISO 14001, TAQA a éliminé le circuit d’évacuation hydraulique
des mâchefers dans la mer. La partie restante se résume donc dans le système de
transport des mâchefers jusqu’au silo où les mâchefers sont évacués dans des
camions.
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Projet de fin d’étude
5. Consigne d’exploitation de la
chaudière en fonctionnement
nominal (330MW produite)
Consignes Remarques
Dépression du foyer de la -10 mm.H2O Le seuil de
chaudière déclanchement est entre
-175 et 150
mm.H2O
Débit d’air de soufflage 1000000 N m3/h à
T=23°C
Pression air primaire 85-88 mbar
Température fumée à l’entrée 335-340 °C
du réchauffeur d’air rotatif
Température fumée à la sortie 115°C
du réchauffeur d’air rotatif
Température de l’air 320°C
secondaire (de soufflage)
chaude
Température de l’air primaire 85°C
et du charbon à la sortie
broyeur (entrée chaudière)
Débit du charbon à l’entrée de 94-96 t/h Dépendance avec la
la chaudière charge et le PCI du
charbon
Pression, température et débit 182 bars
de la vapeur surchauffée à la
sortie de la chaudière et à 540°C
l’entrée de la turbine haute
940t/h
pression.
Pression, température et débit 43 bars
de la vapeur resurchauffée à
la sortie de la chaudière et à 540 °C
l’entrée de la turbine moyenne
pression.
Pression de refoulement de 220 bars
l’eau dans les deux pompes
alimentaires
Débit d’eau fournit par les 980t/h 1 pompe stand-by
deux pompes alimentaires
Débit de l’air primaire à 45000-50000 t/h Dépend de la vitesse des
l’entrée du broyeur alimentateurs
Tableau 2.1.2: Consignes d’exploitation de la chaudière
33
Projet de fin d’étude
6. Conclusion :
Dans ce chapitre nous avons mis la lumière sur les générateurs de vapeur des unités
1&2 en détaillant leur principe de fonctionnement, leurs principaux constituants, les
différents circuits exploités et leurs consigne d’exploitation.
Pour plus cerner notre problématique, il est nécessaire d’aborder le circuit air-
fumées-combustible. Le second chapitre portera donc sur ce circuit.
34
Projet de fin d’étude
1. Introduction :
Pour une bonne compréhension du cahier de charge, on détaillera dans ce chapitre
tous les concepts susceptibles d’éclaircir la notion d’excès d’air à commencer par le
fonctionnement du circuit air-fumées-combustible pour amener la combustion et
ensuite la rencontre air-combustible.
2. Fonctionnement du circuit:
Le charbon est versé des trémies vers les alimentateurs qui versent ce charbon dans
le broyeur. Le charbon broyé est séché et transporté par l’air primaire vers les
brûleurs.
Ce charbon est pulvérisé dans le foyer où il rencontre l’air secondaire destiné à la
combustion. L’air primaire et secondaire sont soufflés à partir de l’air ambiant dans la
chaudière à travers les ventilateurs de soufflage (FC).
Les gaz issus de la combustion voyage dans la chaudière en réchauffant le mélange
eau-vapeur et sont aspiré par les ventilateurs de tirage (FT) vers la cheminée où ils
sont évacuées vers l’atmosphère.
Pour éviter de rejeter dans l’atmosphère des fumées à très grande température et
pour gagner des calories, les fumées passent par un réchauffeur rotatif où elles
échangent de la chaleur avec l’air primaire et secondaire. Les fumées fournissent de
la chaleur à l’air et chutent donc en température alors que l’air entrant à la chaudière
est réchauffé. On économise par ce biais une quantité de chaleur destinée à chauffer
l’air dans le foyer et on minimise les pertes par chaleur sensible dans les fumées.
L’ensemble du circuit air-fumées est schématisé ci-dessous.
35
Projet de fin d’étude
3. Combustion:
3.1. Définition de la combustion :
La combustion est le phénomène qui résulte de la combinaison chimique de certains
éléments contenus dans un corps appelé le combustible, avec certains éléments
contenus dans un autre corps appelé le comburant [4]
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Projet de fin d’étude
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Projet de fin d’étude
Mais il est évident que cet excès d'air doit être dosé pour des questions de
rendement car il ne servirait à rien d'injecter dans un foyer de l'air au-delà des limites
admissibles, cet air absorberait une partie de la chaleur dégagée dans le foyer.
Pour une bonne combustion, une quantité bien définie d’excès d’air doit être ajoutée
à l’air comburant et la rencontre de l’air et du combustible doit se faire au même
moment dans le foyer.
38
Projet de fin d’étude
4. Excès d’air:
4.1. Intérêt de l'excès d'air:
Si une quantité insuffisante d'oxygène est soufflée dans la chaudière, une quantité de
carbone est partiellement brulée et peut se retrouver dans le processus de
combustion sous forme d'imbrulés solides ou de fumée.
Le surplus d'oxygène ajouté à l'air stœchiométrique pour éviter ce problème est une
image directe du taux de dioxygène présent dans les fumées.
D'une part, plus la quantité d'excès d’air est importante, plus la température de la
flamme diminue ce qui conduit à un transfert de chaleur plus bas. La température de
flamme maximale induisant le transfert de chaleur le plus rapide est atteint seulement
si on n'utilise pas d'excès d'air.
D'autre part, plus on utilise d'excès d'air plus les pertes de chaleurs par fumées
augmentent. En effet, l'air pénètre la chaudière à température ambiante et la quitte
avec une température très élevée gaspillant ainsi de la chaleur utile.
Avec une quantité d'excès d'air non règlementée, l'efficacité de la chaudière se voit
donc directement affectée.
39
Projet de fin d’étude
La relation entre ces deux grandeurs est très similaire pour une large gamme de
combustible.
40
Projet de fin d’étude
Pour tout type de combustible, l'excès d'air AE peut être estimé par le pourcentage
de dioxygène dans les fumées par la relation suivante :
O2%
EA *100
21 O2%
5. Rencontre air-combustible :
Pour une bonne combustion l’air et le combustible doivent se rencontrer au même
moment dans le foyer comme l’illustre la figure ci-dessous. Tout décalage entre les
deux éléments peut se répercuter sur le fonctionnement de la chaudière.
41
Projet de fin d’étude
Si l’air venait à arriver avant le combustible dans le foyer, la flamme deviendra plus
froide et par conséquent la température du foyer va chuter. Cette chute de
température affectera l’efficacité des échanges thermiques entre le mélange eau-
vapeur et les gaz de combustion. L’impact final se verra dans la vapeur à la sortie
chaudière. La pression et la température de cette vapeur ne rencontrera pas les
exigences de l’installation pour la production des mégawatts exigés.
Si, par contre, le combustible venait à arriver avant l’air comburant, le charbon
pulvérisé s’accumulera dans le foyer. Un tas de charbon imbrûlé dans le foyer est
facilement inflammable par une bouffée d’air. Le risque d’explosion de la chaudière
croit exponentiellement en présence d’imbrûlés entassé dans le foyer.
42
Projet de fin d’étude
6. Conclusion :
Ce chapitre a été consacré au circuit air-fumées-combustible. La notion d’excès d’air
a été détaillée et les exigences d’une bonne combustion ont été soulignées.
Pour mettre en évidence l’importante d’un bon réglage d’excès d’air dans la
chaudière ainsi que les pertes et les dangers engendrées par un quelconque
dérangement dans ce sens, une analyse des risques et une étude énergétique et
financière s’avèrent nécessaires.
43
Projet de fin d’étude
1. Introduction :
Dans ce présent chapitre, il s’agit de mettre en relief l’impact de l’excès d’air sur la
sécurité de fonctionnement de la chaudière, le rendement de la chaudière et la
consommation de charbon et de chiffrer les pertes financièrement.
Pour ce faire, on élabore une analyse des risques dans un premier temps et une
étude énergétique et financière par la suite.
2. La méthode HAZOP :
HAZOP est une méthode dédiée à l’analyse des risques liés à l’exploitation d’une
installation pour lesquels il est primordial de maîtriser des paramètres comme la
pression, la température, le débit... en considérant de manière systématique les
dérives des paramètres de l’installation en vue d’identifier les causes et les
conséquences.
Le groupe de travail doit ainsi s’attacher à déterminer les causes et les
conséquences potentielles de chacune de ces dérives et à identifier les moyens
existants permettant de détecter cette dérive, d’en prévenir l’occurrence ou d’en
limiter les effets. Le cas échéant, le groupe de travail pourra proposer des mesures
correctives à engager en vue de tendre vers plus de sécurité.
44
Projet de fin d’étude
- la température
- la pression
- le débit
- le niveau
- la concentration
- le temps…
Une fois la dérive envisagée, le groupe de travail doit identifier les causes de cette
dérive, puis les conséquences potentielles de cette dérive.
45
Projet de fin d’étude
La méthode HAZOP prévoit d’identifier pour chaque dérive les moyens accordés à sa
détection et les barrières de sécurité prévues pour en réduire l’occurrence ou les
effets. Si les mesures mises en place paraissent insuffisantes au regard du risque
encouru, le groupe de travail peut proposer des améliorations en vue de pallier à ces
problèmes ou du moins définir des actions à engager pour améliorer la sécurité
quant à ces points précis.
46
Projet de fin d’études
1 2 3 4 5 6 7 8 9
N° Mot Paramètre Déviation Causes Conséquences Détections Sécurités Propositions d’amélioration
clé existantes
1 Moin Excès Manque -Valeur excès -Explosion car -Analyseur -Alarmes de -Automation de l’excès d’air,
s d’air d’excès d’air donnée accumulation d’O2, manque d’air. -Régulation excès d’air adopté
d’air par d’imbrûlés, -Analyseur -Diminution de à tout type de charbon.
l’opérateur -Taux NOx, CO, SO2 de cendres charge si
non précise, élevé dans les fumées volantes fonctionnement
-Régulation (combustion (Carbonne en manque d’air
d’air/excès incomplète) élevé). pendant une
d’air instable, -Réduction du longue période.
-Charbon à rendement chaudière
PCI bas (Carbonne imbrulé).
nécessitant
plus d’excès
d’air.
2 Plus Excès Surplus -Charbon à -Refroidissement du -Analyseur Déclenchement -Automatisation
d’air Excès PCI élevé ne foyer, d’O2, suite à la De l’excès d’air,
d’air nécessitant -Perte de chaleur -Ampérage protection -Régulation excès d’air adapté
pas trop sensible dans les moteur moteur de tirage à tout type de charbon,
d’excès d’air, fumées (réduction du (ventilateurs (135 A pendant -Redimensionnement
- Régulation rendement), de tirage), 20 min) des ventilateurs de tirage.
d’air/Excès -Augmentation -Capteur
d’air instable. pression foyer. pression
foyer.
3 Moin Transfert Fuite d’air Usure des -Explosion, -Analyseur -Ampérage -Maintenance préventive des
s excès au niveau joints -Taux NOx, CO, SO2, d’O2, moteur tirage, joints d’étanchéité,
d’air d’étanchéité élevé dans les fumées, -Analyse des -Contre mesure de l’O2 des
47
Projet de fin d’études
48
Projet de fin d’études
3. Etude énergétique:
3.1. Rendement de la chaudière:
Les pertes sont classées en trois grandes catégories correspondant à leur mode de
diffusion :
Celles relatives aux résidus solides (cendres de foyer et cendres volantes),
Celles relatives aux résidus gazeux (gaz s’échappant à la cheminée),
Celles correspondant par radiation et convexion (échange de chaleur à travers
les parois du générateur de vapeur).
Le détail de ces différentes catégories sera explicité dans ce qui suit.
Il existe aussi d’autres types de pertes minoritaires comme les pertes par refus dont
on donnera un bref aperçu dans ce qui suit.
49
Projet de fin d’études
retrouvé dans les cendres volants et dans les mâchefers ou les cendres de foyer.
a- Pertes par imbrulés dans les cendres volants :
Ces pertes sont estimées par la relation suivante :
Les pertes par chaleurs sensible représentent la chaleur transportée par les fumées
vers l’atmosphère. Ces pertes sont considérées comme les plus importantes dans la
chaudière. Ils sont calculés de la manière suivante :
m * C p *(T f Ta )
L2 *100
PCI Charbon
m= masse des gaz à sec en kilogramme par kilogramme de combustible.
Cp
= chaleur spécifique des gaz de combustion en kcal/kg.
Tf
= température des gaz de combustion en °C.
Ta = température de l’air ambiant en °C.
9* H 2 *(584 C p *(T f Ta ))
L3
PCI charbon
50
Projet de fin d’études
Cp
= chaleur spécifique de la vapeur surchauffée en kcal/kg°C.
Tf
= température des gaz de combustion en °C.
Ta = température de l’air ambiant en °C.
La vapeur en forme d’humidité dans l’air entrant est surchauffée lors de son passage
dans la chaudière. La chaleur absorbée par cette vapeur doit être comptabilisée
dans les pertes de la chaudière puisqu’elle traverse la cheminée et se pert dans
l’atmosphère.
Tf
= température des gaz de combustion en °C.
Ta
= température d’air ambiant en °C.
M *[584 CP (T f Ta )]
L5 *100
PCI charbon
M = kg d’humidité dans un kilogramme de charbon.
CP
= chaleur spécifique de la vapeur surchauffée en kcal/kg°C.
51
Projet de fin d’études
Tf
= température des gaz de combustion en °C.
Ta = température de l’air ambiant en °C.
Un autre type de pertes dans la chaudière sont les pertes par radiation et par
convection par les parois de la chaudière. Ces pertes sont dues à l’échauffement des
parois du générateur de vapeur. Une certaine quantité de chaleur est ainsi cédée à
l’air ambiant.
Généralement, les pertes par surfaces dépendent du type et de la taille de la
chaudière. Dans le cas des chaudières de l’unité 1&2, ces pertes sont estimées par
le constructeur à 0.2%.
L6 0.2%
3.1.2.3. Autres pertes:
Les grandes particules de charbon sont écartées par le broyeur vu la difficulté de leur
broyage. L’ensemble du charbon rejeté par le broyeur est appelé refus broyeur. Ces
refus représentent les pertes de charbon dans le broyeur.
Ces pertes dépendent de la granulation du charbon utilisé. Une moyenne de ces
pertes par charbons utilisés est estimée à 0.08%.
L7 0.08%
La figure ci-dessus illustre l’ensemble des pertes évoquées précédemment.
52
Projet de fin d’études
Chaudière % 100 ( L1 L2 L3 L4 L5 L6 L7 )
3.3. Impact énergétique et financier de l’excès d’air:
3.3.1. Impact excès d’air sur le rendement de la chaudière :
53
Projet de fin d’études
Paramètre de la chaudière Effet d’augmentation excès air Effet de diminution excès air
Température fumées sortie Augmentation de la température : Chute de la température :
réchauffeur d’air l’air en excès transporte plus de moins de chaleur sensible
chaleur sensible. transportée par l’excès en air.
Taux d’imbrûlés Diminution du taux d’imbrûlés : Augmentation du taux
plus de carbone brûlé grâce à l’air d’imbrûlés : moins de carbone
en excès. brûlé faute de présence d’air.
Taux d’O2 dans les fumées Augmentation du taux d’O2 : plus Diminution du taux d’O2 :
d’O2 ne participant pas à la moins d’O2 ne participant pas à
combustion. la combustion.
Tableau 2.3.3: Interdépendances Excès d’air/Paramètres chaudière
Les assertions citées ci-dessus sont consolidées par les données numériques ci-
après extraites du système de supervision de la chaudière.
54
Projet de fin d’études
Excès d’air % 12 17 22 25 27
Excès O2 % 2.4 3.4 4.4 5 5.5
Energie d’entrée dans le charbon % 100 100 100 100 100
Pertes au niveau de la chaudière
Pertes par imbrulés % 1.58 0.97 0.95 0.9 0.88
Pertes par chaleur sensible % 4.3 4.6 4.9 5.1 5.5
Pertes d’hydrogène % 0.269 0.27 0.26 0.268 0.283
Pertes par humidité d’air % 0.09 0.1 0.11 0.115 0.12
Pertes par humidité du combustible % 0.079 0.08 0.07 0.078 0.083
Pertes par radiation et convexion % 0.2 0.2 0.2 0.2 0.2
Pertes par refus % 0.08 0.08 0.08 0.08 0.08
Total des pertes 6.598 6.3 6.57 6.74 7.14
Efficacité de la chaudière= 100-(1+2+3+4+5+6+7) 93.4 93.7 93.43 93.26 92.85
55
Projet de fin d’études
Excès O2% Rendement % Pertes en kj par Pertes en Kw par Pertes en dhs par
heure heure heure
2.4 93.4 9108000 99000 79200
3.4 93.7 0 0 0
4.4 93.43 8197200 89100 71280
5 93.26 13358400 145200 116160
5.4 92.85 25806000 280500 224400
Les pertes par imbrûlés dues à la combustion incomplète du carbone sont de plus en
plus importantes si la participation en excès d’air tend à diminuer. Plus les pertes par
imbrulés augmentent plus la consommation en charbon augmente pour assurer la
charge demandée par le dispatching. La consommation de charbon actuelle est plus
importante que celle avec l’excès d’air optimum. On essayera d’estimer le surplus de
charbon consommé par rapport à l’optimum et de chiffrer cette consommation en
coût additionnel à payer.
56
Projet de fin d’études
Pour une différence entre le taux contractuel et le taux moyen de l’année 2013 de
3.15% , les pertes de cette année sont estimées à 63kj/kwh.
Pour trouver la masse d’excès de charbon consommée équivalente, on utilise la
relation suivante :
4. Conclusion :
L’élaboration de la méthode HAZOP pour l’analyse des risques et le calcul du
rendement de la chaudière par estimations des différentes pertes au niveau du
générateur de vapeur ont soulevé la criticité de l’excès d’air dans le rendement et la
sécurité de fonctionnement de l’installation thermique.
Tous les outils en main, il est désormais possible de mettre la lumière sur la
régulation d’air et d’excès d’air qui fera l’objet du chapitre suivant.
57
Projet de fin d’études
1. Introduction :
Ce chapitre a pour but de décrire la régulation d’air et d’excès d’air à travers une
analyse fonctionnelle et une étude de l’instrumentation de cette boucle.
L’analyse fonctionnelle regroupera une analyse du besoin, une décomposition
fonctionnelle et enfin une analyse des relations du système étudié avec le milieu
extérieure.
Dans l’étude de l’instrumentation de la boucle, l’ensemble des capteurs et des
actionneurs utilisés seront détaillés.
58
Projet de fin d’études
59
Projet de fin d’études
Décomposition en éléments :
Désignation Rôle
60
Projet de fin d’études
Décomposition en sous-systèmes :
61
Projet de fin d’études
Cette consigne est comparée au débit d’air total mesuré à l’entrée de la chaudière.
Le signal d’erreur passe par un générateur de fonction GF1 dont le but est de
minimiser les fluctuations de ce signal. Le signal d’erreur ainsi obtenu constitue
l’entrée du régulateur.
L’action proportionnelle du PI (1) est K= 0.7 et l’action intégrale est Ti = 7 sec.
La sortie de ce régulateur agit en parallèle sur les servomoteurs de demandes des
pâles des deux ventilateurs de soufflage.
b- Régulation d’excès d’air :
62
Projet de fin d’études
L’outil “diagramme pieuvre” est utilisé pour analyser les besoins et identifier les
fonctions de service d’un produit, il met en évidence les relations entre les différents
éléments du milieu environnant et du système. Ces différentes relations sont
appelées les fonctions de service qui conduisent à la satisfaction du besoin.
63
Projet de fin d’études
3. Instrumentation :
3.1. Analyseur d’O2 :
64
Projet de fin d’études
les unités 1&2 de la centrale thermique TAQA est la mesure par Oxyde de Zirconium.
Certaines céramiques conduisent l’électricité à haute température grâce au
déplacement d’ions d’oxygène. L’oxyde de zirconium appartient à cette catégorie.
Cette caractéristique permet de mesurer la quantité d’oxygène présente dans un
mélange gazeux.
Un disque d’oxyde de zirconium est monté entre le gaz à mesurer et un gaz de
référence (en général de l’air) à l’intérieur d’un élément chauffant. Des électrodes
sont reliées à chaque face du disque.
Toute différence de concentration en oxygène entre les deux faces du disque fait
apparaitre une tension transmise par les électrodes [13].
Les analyseurs de zirconium actuellement utilisés sont de marque LAND :
Pour chaque file on capte les trois mesures issues des analyseurs, ces analyseurs
sont placés dans des zones à conditions très sévères, il peut facilement arriver qu’un
des analyseurs tombe en panne ou donne une valeur erronée du taux d’O2 dans les
fumées.
Dans ce cas, il s’avère nécessaire de tester la fiabilité des mesures d’O2.
65
Projet de fin d’études
Le module HYST :
Le module HYST positionne une sortie logique OUT lorsque la variable d’entrée
IN franchit une limite définit par le paramètre seuil.
Le module a deux modes de fonctionnement : seuil bas ou seuil haut.
66
Projet de fin d’études
Lorsque l’entrée croît, la sortie passe de 0 à 1 dès que IN >= SEUIL. Lorsque
l’entrée décroît, la sortie passe de 1 à 0 dès que IN <= SEUIL – HYST.
2- OPTION = 0 : Seuil bas
Lorsque l’entrée décroît, la sortie passe de 0 à 1 dès que IN <= SEUIL. Lorsque
l’entrée croît, la sortie passe de 1 à 0 dès que IN >= SEUIL + HYST.
67
Projet de fin d’études
Lorsqu’une des mesures s’écarte par rapport aux autres mesures par exemple :
Mes 2 > Moy Mes 2 < Moy
Alors Mes 2 est considérée défaillante et sera éliminée dans le calcul de la moyenne
finale.
68
Projet de fin d’études
Si la différence entre deux mesures est supérieure à 10% et la 3 ème mesure est
erronée, la régulation d’excès d’air dans la file A sera maintenue en manuel.
Le bloc DFEN fonctionne comme suit :
69
Projet de fin d’études
Exemple :
Si l’une des trois mesures est erronée, la moyenne est calculé en considérant les
deux autres seulement, d’où le principe 2/3, si non, les mesures de la File A sont
éliminées et ceux de la File B sont sélectionnées.
Remarque :
Les Files A et B sont identiques, la moyenne des mesures est calculée de la même
70
Projet de fin d’études
façon.
Si les deux Files sont en service et la régulation d’excès d’air est automatique, alors
La sélection se porte sur les mesures de la Files A et la File B.
71
Projet de fin d’études
Dès que les deux ventilateurs sont revenus en mode automatique, le nouvelle
répartition est mémorisée.
En cas de déclenchement d’un ventilateur, un ordre de « retour en position minimum
» des pâles est envoyé avec une rampe de 2% par seconde.
Si le ventilateur est en mode automatique, il y a forçage en manuel avant le « drive to
min ». L’ordre est annulé après 50 secondes.
72
Projet de fin d’études
4. Conclusion :
Il a été sujet dans ce chapitre de détailler la boucle de régulation d’air et d’excès d’air
à travers une analyse fonctionnelle et une étude de son instrumentation.
L’étude de la boucle de régulation air et excès d’air indépendamment des autres
boucles de régulation qui l’affectent, ne nous permettra pas de mener notre cahier de
charge à termes.
Il s’avère primordial d’étudier le problème de l’instabilité en sa globalité pour un
meilleur diagnostique. Le chapitre suivant portera donc sur l’état actuel de la
régulation.
73
Projet de fin d’études
Chapitre V
1. Introduction :
Le but de ce chapitre est de décrire l’état de la régulation actuelle.
On décrira dans un premier temps le système de contrôle et de commande des
chaudières des unités 1&2.
On soulèvera par la suite les boucles de régulation interagissant avec la régulation
d'air et d'excès d'air.
En fin de partie, on décrira les manifestations de l’instabilité et sa principale cause.
74
Projet de fin d’études
SCADA
Niveau
contrôle
Niveau
terrain
Le système de contrôle commande des unités 1&2 est représenté dans le schéma ci-
dessous. On s’intéressera plus spécifiquement au système de régulation de la
chaudière.
76
Projet de fin d’études
77
Projet de fin d’études
78
Projet de fin d’études
Le signale de demande de charge chaudière est répartie sur les deux combustibles
en fonction du nombre de brûleurs fioul et d'alimentateurs de charbon en service.
Le fioul étant utilisé qu'au démarrage et vu qu'on ne s'intéressera qu'au
fonctionnement en charge nominale, les circuits fuel ne seront pas explicités.
Le signal de demande de charge est comparé dans un sélecteur haut au débit d'air
total entrant à la chaudière converti en charge correspondante, et c'est du plus grand
signal qu'on élabore la demande de charbon. Le sélecteur haut permet d'éviter de
souffler beaucoup plus d'air dans la chaudière par rapport à la quantité de charbon
calculée à partir de la demande de charge. Cette demande de charbon est comparée
à la mesure de débit calorifique de charbon à travers un régulateur PI. La mesure du
débit calorifique charbon se déduit de la vitesse des alimentateurs. La sortie du
régulateur PI est envoyée en parallèle sur chacun des variateurs de vitesses des
alimentateurs de charbon. Un sélecteur haut par alimentateur impose une charge
minimum acceptable pour le broyeur. Un sélecteur bas limite la charge maximale par
broyeur [5].
79
Projet de fin d’études
80
Projet de fin d’études
81
Projet de fin d’études
83
Projet de fin d’études
3.5. Récapitulatif :
Le tableau ci-après récapitule le mode de fonctionnement des boucles de régulation
en interaction avec la boucle de régulation air et excès d’air.
84
Projet de fin d’études
4. Manifestation de l’instabilité en
marche automatique :
Pour voir les manifestations de l’instabilité de la régulation d’air et d’excès d’air, on a
lancé avec les chefs de bloc cette régulation en automatique. La figure ci-dessus
montre la variation d’un certain nombre de paramètre de la chaudière lors de cette
marche en automatique.
En mode manuel, tous les paramètres de la chaudière sont constants, une fois le
fonctionnement automatique est lancé, le régulateur d’excès d’air essaye de ramener
l’oxygène dans la chaudière à 34%. Le taux de dioxygène à la sotie chaudière étant
inférieure à 34%, la correction en excès d’air augmente et par conséquent le débit
d’air total entrant à la chaudière augmente. La dépression foyer augmente et
l’ouverture des ventilateurs de tirage augmente aussi pour garder la dépression
foyer.
Cependant, il est à noter que l’ouverture des ventilateurs de tirage croit de façon
exponentielle pour une petite augmentation d’excès d’air. Le seuil de saturation des
ventilateurs de tirage a été atteint au bout de six minutes de marche automatique.
Le chef de bloc ne pouvant pas risquer de déclencher une file a switcher en mode
manuelle au bout de ces six minutes.
85
Projet de fin d’études
Il est à noter que la saturation des ventilateurs de tirage ne se manifeste qu’à pleine
charge.
A pleine charge, les ventilateurs fonctionnement à la limite de saturation, leurs pâles
étant grands ouvertes.
A basse charge, les pâles étant peu ouvertes, les ventilateurs de tirage sont
soulagés. Une augmentation exponentielle de l’ouverture des pâles ne causerait pas
la saturation des ventilateurs dans ce cas.
5. Cause de l’instabilité :
5.1. Mise en situation :
Dans les centrales thermiques à charbon actuelles, les consignes d’air et d’excès
d’air découlent du débit vapeur [9]. Le débit vapeur permet d’estimer exactement la
quantité de charbon brûlé dans le foyer. Et donc de donner la quantité d’air exacte
pour brûler ce charbon.
Les unités 1&2 de la centrale TAQA sont un peu anciennes et n’adopte pas cette
même conception de la régulation. Les consignes d’air et d’excès d’air sont calculées
à partir du débit calorifique du charbon qui est lui-même déduit à partir de la vitesse
des alimentateurs et du PCI du charbon. Le débit calorifique du charbon étant mal
86
Projet de fin d’études
défini et soumis à de lentes variations (temps de broyage assez important) n’est pas
une grandeur très représentatif de la quantité de charbon brûlé dans le foyer. La
quantité d’air qui en découlera ne sera donc pas très correcte pour une bonne
combustion.
Cette grandeur de référence introduit donc, en plus d’une imprécision de la quantité
d’air, un retard du circuit combustible par rapport au circuit d’air.
La rencontre air-combustible fait donc défaut à cette conception de la régulation.
L’instabilité en découle directement.
Il est à noter que cette instabilité n’est pas d’actualité dans les nouvelles centrales
thermiques.
87
Projet de fin d’études
6. Conclusion :
Dans ce chapitre, Nous avons décrit dans un premier temps l’état actuel des
régulations en interaction avec la régulation d’air et d’excès d’air.
Par la suite nous avons décrit les manifestations de l’instabilité de la boucle d’air et
d’excès d’air pour en soulever la cause en fin de chapitre.
Une partie du cahier étant accomplie, nous entamerons la partie du choix de la
solution qui se présente comme succession logique de ce chapitre.
88
Projet de fin d’études
Partie III:
Stabilisation et affinement de la
régulation d’air et d’excès d’air
Cette partie sera réservée à établir le choix de la solution appropriée pour remédier
à l’instabilité de la régulation d’air et d’excès d’air.
En outre, la solution retenue sera détaillée et appliquée à la boucle de régulation
d’excès d’air et son implémentation sera traitée.
En fin de partie, des propositions d’affinement de la boucle de régulation d’air et
d’excès d’air seront également présentées.
89
Projet de fin d’études
Chapitre I
1. Introduction :
Dans ce chapitre, la faisabilité des solutions envisageables sera étudiée et les
limitations des solutions classiques seront soulevées.
Les motivations pour l’utilisation de la logique floue seront soulignées dans un
premier temps avant d’introduire cette logique et l’appliquer dans notre situation à
travers un contrôleur flou.
Le contrôleur flou sera simulé, testé et son implémentation explicitée dans ce
présent chapitre.
2. Choix de la solution :
2.1. Limitation des approches classiques :
2.1.1. Compensation par choix des paramètres de
référence :
Le retard du circuit combustion par rapport au circuit air est compensé de façon
classique dans les autres centrales thermiques à charbon par alignement de la
consigne du débit air et excès d’air sur le débit vapeur. Cette solution n’est pas
adoptée dans la conception de la régulation des chaudières de l’unité 1&2 vu leur
ancienneté.
Une solution triviale qui viendrait à l’esprit serait de suivre l’exemple de toute ses
centrales et aligner la consigne de la boucle air et excès d’air sur le débit vapeur. La
complexité de cette solution n’apparait pas au premier coup.
La conception globale de la régulation dans ces deux unités a été faite
dépendamment de ce choix de paramètre de référence. Changer la référence de la
boucle air et excès d’air reviendrait à changer toute la régulation de la chaudière. Un
90
Projet de fin d’études
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Projet de fin d’études
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Projet de fin d’études
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Projet de fin d’études
Toutefois, les fonctions d’appartenance sont souvent définies par des segments de
droites, et dites « linéaires par morceaux. (Très utilisées car elles sont simples et
comportent des zones où la notion est vraie, des zones où elle est fausse, ce qui
simplifie le recueil d’expertise).
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Projet de fin d’études
La proposition « entrée faible » est vraie à 0,4. On parle alors de degré de véracité
de la proposition. Degré d’appartenance et degré de véracité sont donc des notions
similaires.
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Projet de fin d’études
Entrée Sortie
3.1.5. Défuzzification :
La défuzzification est le processus de convertir une valeur floue en valeur nette.
Quelques méthodes existent, comme l’appartenance maximale, la méthode du
centroide, et la méthode des moyennes pondérées.
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Projet de fin d’études
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Projet de fin d’études
Le schéma ci-dessous représente notre contrôleur comme une boite noire avec ses
différentes entrées-sorties.
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Projet de fin d’études
L’ouverture des pâles tirages File A varie de 0% à 100% suivant les sous-ensembles
flous suivant :
« Très soulagée » si l’ouverture des pâles est entre 0 % et 63 %.
« Soulagée » si l’ouverture des pâles est entre 65 % et 68 %.
« Saturée » si l’ouverture des pâles est petite entre 68% et 72%.
« Saturée moyenne » si l’ouverture des pâles est entre 73% et 77%.
« Saturée grande » si l’ouverture des pâles est entre 78% et 82%.
« Saturée très grande » si l’ouverture des pâles est entre 83% et 87%.
« Saturée critique » si l’ouverture des pâles est entre 88% et 92%.
« Saturée très critique» si l’ouverture des pâles est entre
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Projet de fin d’études
La variable linguistique ouverture pâles tirage B est identique à l’ouverture pâle tirage A. Le schéma représentant les différents
sous-ensembles flous de ces variables linguistiques est le suivant :
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Projet de fin d’études
b) Mesure O2 :
Pour toutes les charges possibles la mesure d’O2 varie généralement entre 0% et
7% à la sortie de la chaudière dépendamment du générateur de fonctions donnant
la consigne d’O2 de la boucle d’excès d’air.
Dans la boucle de régulation d’excès d’air il y a une mise à l’échelle pour la consigne
et la grandeur captée, 10% 100%, donc pour adapter la fonction d’appartenance
aux grandeurs de la boule, la mesure d’O2 est multipliée par 10.
Les sous-ensembles flous de cette variable linguistique sont les suivants :
« Critique » si la mesure est entre 0% et 17%.
« Très basse » si la mesure est entre 18% et 23 %.
« Basse » si la mesure est entre 25% et 33%.
« Elevée » si la mesure est entre 36% et 70%.
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Projet de fin d’études
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Projet de fin d’études
Les fonctions d’appartenance de cette variable linguistique dans les différents sous-ensembles flous sont les suivantes :
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Projet de fin d’études
Les fonctions d’appartenance de cette variable linguistique dans les différents sous-ensembles flous sont les suivantes :
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Projet de fin d’études
Les fonctions d’appartenance de cette variable linguistique dans les différents sous-
ensembles flous sont les suivantes :
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Projet de fin d’études
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Projet de fin d’études
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Projet de fin d’études
Contrôleur flou
Figure 3.1.12: Simulation de la boucle de régulation d’excès d’air avec contrôleur flou
108
Projet de fin d’études
Hypothèse 1 :
Supposant que l’un des ventilateurs de tirage à la dynamique suivante à pleine charge:
Zone 4 :
Saturée Très grande
Zone 3 :
Saturée grande Zone 5 :
Zone 2 :
Saturée critique
Saturée moyenne
Zone 1 :
Très Soulagée
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Projet de fin d’études
Résultat 1 :
Zone 3
Zone 2
Zone 1 Zone 4
Zone 5
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Projet de fin d’études
Dans la zone 1 : l’ouverture des pâles de tirage est très soulagée donc la contribution
du controleur flou est nulle. La consigne étant 34% dans ce cas, la sortie de la
boucle y est donc ramenée.
Dans la zone2 : l’overture des pâles de tirage est saturée moyenne, le controleur flou
diminue la consigne de 1% et la consigne devient égale à 33% , la sortie de la
boucle y est donc ramenée.
Dans la zone 3 : l’ouverture des pâles de tirage est saturée grand , le controleur flou
diminu la consigne de 2.2% et la consigne devient égale à 31.8 % , la sortie de la
boucle y est donc ramenée.
Dans la zone 4 : l’ouverture des pâles de tirage est saturée très grand, le controleur
flou diminue la consigne de 3.8% et la consigne devient égale à 30.2% , la sortie de
la boucle y est donc ramenée.
Dans la zone 4 : l’ouverture des pâles de tirage est saturée critique, le controleur flou
diminue la consigne de 3.8% et la consigne devient égale à 28.2% , la sortie de la
boucle y est donc ramenée.
a) Deuxième cas :
Hypothèse 2 :
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Projet de fin d’études
Zone 4 :
Saturée moyenne
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Projet de fin d’études
Résultat 2 :
Zone 3
Zone 5
Zone 2 Zone 4
Zone 1
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Projet de fin d’études
Dans la zone 1 :l’ouverture des pâles de tirage est très soulagée ,la contribution du
controleur flou est nulle et la consigne est de 34%, la sortie de la boucle y est donc
ramenée.
Dans la zone 2: l’overture des pâles de tirage est saturée moyenne, le controleur
flou diminue la consigne de 1% et la consigne devient égale à 33% , la sortie de la
boucle y est donc ramenée.
Dans la zone 3: l’ouverture des pâles de tirage est saturée grand, le controleur flou
diminu la consigne de 2.2% et la consigne devient égale à 31.8 %, la sortie de la
boucle y est donc ramenée.
Dans la zone 4 : l’overture des pâles de tirage est saturée moyenne , le controleur
flou diminue la consigne de 1% et la consigne devient égale à 33%, la sortie de la
boucle y est donc ramenée.
Dans la zone 5: l’ouverture des pâles de tirage est soulagée, la contribution du
controleur flou est nulle et la consigne est de 34%, la sortie de la boucle y est donc
ramenée.
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Projet de fin d’études
Dans tous les cas possibles, la consigne délivrée par le contrôleur flou est égale à
celle donnée par l’opérateur.
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Projet de fin d’études
4. Conclusion :
Dans ce chapitre, il a été question de choisir la solution convenable vu les différentes
contraintes et de l’appliquer à la boucle de régulation d’excès d’air ainsi que de
vérifier et d’évaluer son fonctionnement par des simulations dans Matlab Simulink.
Le contrôleur flou ayant prouvé son efficacité et ayant stabilisé la boucle de
régulation d’air et d’excès d’air, l’affinement de cette boucle demeure cependant
nécessaire.
Le chapitre suivant traitera donc de l’affinement de la boucle de régulation et de
l’optimisation de son fonctionnement.
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Projet de fin d’études
Chapitre II
1. Introduction :
Ce chapitre sera réservé à l’affinement de la boucle de régulation d’air et d’excès
d’air en commençant par prendre en considération le PCI du charbon dans cette
régulation. On proposera par la suite une nouvelle technologie d’analyseur d’O2 au
foyer pour remédier au problème du retard de la mesure d’O2.
La régulation actuelle d'air et d'excès air se base sur le débit calorifique du charbon.
Le générateur de fonction donnant la consigne d'excès d'air en fonction du
débit calorifique du charbon, rappelé dans la figure ci-dessous, a été conçu et
ajusté à l'aide du charbon de construction d’un pouvoir calorifique inférieur moyen de
7200 Kcal/kg. Cependant, le PCI moyen utilisé dans la régulation est de 6210
Kcal/kg. (voir annexe 1)
117
Projet de fin d’études
On obtient donc une correction en excès d’air identique pour des charbons différents
ne nécessitant pas une même quantité d’air. En d'autres termes, la consigne
en excès d’air est donnée indépendamment du type de charbon utilisé.
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Projet de fin d’études
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Projet de fin d’études
120
Projet de fin d’études
La mesure d’O2 dans les fumées délivrée à la régulation ne reflète pas donc l’état
instantané de la combustion.
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Projet de fin d’études
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Projet de fin d’études
Les analyseurs LAMBDA sont basés sur le principe de deux cellules électrochimique
de zirconium, La première cellule mesure la concentration en O2 dans un volume
donné. La seconde cellule est la cellule électrochimique inverse, elle enlève
ou ajoute des ions d'oxygène pour tenir le rapport d'excès d'air dans ce volume égal
à 1. La concentration en oxygène dans les gaz de combustion est déterminée à partir
du courant électrique circulant à travers la seconde cellule électrochimique.
L’analyseur d’O2 LAMBDA peut déterminer le rapport d'excès d'air dans une large
gamme de valeurs et peut également identifier si la combustion est non
stœchiométrique [8].
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Projet de fin d’études
La mesure d’O2 est délivrée par des analyseurs d’O2 en zirconium, ces analyseurs
sont à très haute sensibilité. Un changement minime du taux d’O2 dans les fumées
de l’ordre du centième est pris en compte dans la valeur de la mesure.
Cette sensibilité perturbe la régulation. En effet, tout changement aussi petit soit-il
de la mesure, entraine une action du régulateur pour annuler l’écart entre la mesure
et la consigne. Le pompage de la mesure entraine donc un pompage de l’action du
régulateur et donc un pompage de la correction d’excès d’air. L’engrenage
des pompages étant déclenché, la consigne du débit d’air total fluctue aussi
et donc l’ouverture des pâles des ventilateurs de soufflage varie nerveusement. Ce
pompage entraine une dégradation rapide de l’état mécanique des ventilateurs de
soufflage. De l’archive du système de contrôle commande, nous avons relevé
l’enregistrement ci-après montrant le pompage de la mesure délivrée par les
analyseurs d’O2.
124
Projet de fin d’études
Pour protéger les ventilateurs de soufflage et augmenter leur durée de vie, il s’avère
nécessaire d’avoir une mesure d’O2 stable. Pour stabiliser la mesure d’O2, on se
propose d’ajouter un générateur de fonction avant le régulateur. Le but de ce
générateur de fonction est d’annuler les petites variations de l’erreur.
125
Projet de fin d’études
5. Amélioration de la procédure de
maintenance des analyseurs d’O2 et du
réchauffeur rotatif :
5.1. Procédure de maintenance préventive des analyseurs:
126
Projet de fin d’études
Les analyseurs sont placés dans des zones poussiéreuses de très haute turbulence
en sortie de la chaudière. Les analyseurs d’O2 de zirconium de type LAND étant très
sensibles tombent donc en panne très souvent pendant les six mois entre deux
entretiens. Dans le tableau ci-dessous figurent les défaillances des analyseurs
d’O2 durant l’année 2012.
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Projet de fin d’études
dans les fumées à l’air de combustion (voir figure ci-joint), se trouve indéniablement
Ce réchauffeur étant bouché par des cendres volantes, les ventilateurs de tirage ont
besoin de plus de puissance pour aspirer les fumées vers la cheminée. A pleine
charge, l’ampérage des ventilateurs de tirage, qui est de 110A, a plus de probabilité
d’augmenter et de tendre vers les 135A. Un courant de 135A pendant 20 min cause
le déclanchement des ventilateurs de tirage.
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Projet de fin d’études
En marche normale, un ramonage est effectué des réchauffeurs d’air une fois
par poste.
Le lavage du réchauffeur rotatif s’effectue par contre seulement lors des arrêts
majeurs à froid.
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Projet de fin d’études
6. Conclusion :
Ce chapitre a fait l’objet de proposition d’amélioration de la boucle de régulation d’air
et d’excès d’air. L’efficacité de la régulation d’air et d’excès d’air et l’optimisation de
la combustion ont été les principaux critères pour les propositions d’amélioration.
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Projet de fin d’études
Conclusion
La régulation d’air et d’excès d’air étant instable dans les chaudières des unités 1&2, un
opérateur se charge depuis une dizaine d’années de donner manuellement la correction en
excès d’air pour stabiliser la boucle.
Une expertise humaine, qui a stabilisée la boucle depuis une vingtaine d’année, étant
disponible, l’idée était de capter cette expertise par la logique floue.
C’est dans ce cadre qu’un contrôleur flou a été conçu pour corriger la consigne d’excès d’air
donné par la régulation à l’image de la correction de l’opérateur. La boucle a été ainsi
stabilisée et pourra fonctionner en mode automatique.
La marche en automatique de la boucle de régulation d’air et d’excès d’air présente des gains
au niveau du rendement de la chaudière et de la consommation du charbon que nous avons
chiffré dans notre étude énergétique et financière.
Pour clore notre travail, un affinement de la boucle de la régulation a été réalisé par
l’optimisation de la combustion, le contournement du retard de la mesure d’oxygène et la
prise en considération de la fluctuation de cette mesure dans la régulation.
Au terme de ce travail, nous avons pris conscience des difficultés du monde du travail et de
la vie professionnelle. Nous avons aussi approfondi et mis en œuvre nos acquis théoriques.
Nous avons pu, de surcroit, mettre à l’épreuve notre sens du relationnel, interagir avec les
gens, nous adapter à de nouvelles règles et développer ainsi notre esprit d’analyse et de
synthèse.
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