Notes Explicatives Regroupées
Notes Explicatives Regroupées
Chapitre 1
Animaux vivants
Considérations générales
Le présent Chapitre comprend tous les animaux vivants (pour l'alimentation ou autres
usages), à l'exception:
1) Des poissons et des crustacés, des mollusques et des autres invertébrés aquatiques.
2) Des cultures de micro-organismes et des autres produits du no 3002.
3) Des animaux faisant partie d'un cirque, d'une ménagerie ambulante ou d'une autre at-
traction foraine (no 9508).
Les animaux morts en cours de transport sont rangés sous l'une des positions nos 0201 à
0205, 0207, 0208, s'il s'agit d'animaux des espèces comestibles et s'ils sont reconnus pro-
pres à l'alimentation humaine. Dans le cas contraire, ils sont à classer dans le no 0511.
Cette position comprend les chevaux (étalons, hongres, juments, poulains et poneys), les
ânes (y compris les ânesses et les ânons ainsi que les hémiones et les onagres), les mu-
lets (y compris les mules) et bardots, domestiques ou sauvages.
Les mulets et mules sont le produit hybride de l'âne et de la jument. Le bardot est le pro-
duit issu du cheval et de l'ânesse.
0101.10 Au sens du no 0101.10, l'expression reproducteurs de race pure couvre seulement les
animaux reproducteurs qui sont considérés par les autorités nationales compétentes
comme étant de race pure.
La présente position comprend tous les bovins, de la sous-famille des Bovinae, apparte-
nant ou non à des espèces domestiques, quelle que soit leur destination (rente, élevage,
engraissement (embouche), reproduction, boucherie, par exemple). Parmi ceux-ci on peut
citer:
1) Les animaux du genre Bos, y compris le boeuf commun (Bos taurus), le boeuf à
bosse ou boeuf-Zébu (Bos indicus) et le Boeuf Watussi.
2) Les animaux du genre Bubalus, y compris le buffle d'Europe (Bubalus bubalus), le
buffle asiatique ou Arni (Bubalus arni) et l'Anoa des Célèbes (Bubalus depressicornis
ou Anoa depressicornis).
3) Les boeufs asiatiques du genre Bibos, tels que le Gaur (Bibos gaurus), le Gayal (Bi-
bos frontalis) et le Banteng (Bibos sondaicus).
4) Les buffles d'Afrique du genre Syncerus, tels que le buffle nain (Syncerus nanus) et le
grand buffle de Caffrerie (Syncerus caffer).
5) Les yaks (Poephagus grunniens) du Tibet.
6) Les animaux du genre Bison, à savoir le bison d'Amérique (Bison bison) ou le "buffa-
lo" et le bison d'Europe (Bison bonasus).
7) Le "beeffalo" (croisement entre un bison et un animal domestique de l'espèce bovine).
0102.10 Au sens du no 0102.10, l'expression reproducteurs de race pure couvre seulement les
animaux reproducteurs qui sont considérés par les autorités nationales compétentes
comme étant de race pure.
La présente position couvre les porcs domestiques aussi bien que les porcs sauvages, tels
que les sangliers.
0103.10 Au sens du no 0103.10, l'expression reproducteurs de race pure couvre seulement les
animaux reproducteurs qui sont considérés par les autorités nationales compétentes
comme étant de race pure.
0103.91,92 Aux fins des nos 0103.91 et 0103.92, les limites de poids indiquées s'entendent du poids
de chaque animal.
La présente position couvre d'une part, les moutons, brebis, béliers et agneaux et, d'autre
part, les chèvres, boucs et chevreaux, des espèces domestiques aussi bien que sauvages.
0105. Coqs, poules, canards, oies, dindons, dindes et pintades, vivants, des espèces do-
mestiques
Cette position se rapporte seulement aux oiseaux domestiques vivants (volailles) visés
dans le libellé de celle-ci, y compris les poulets, les chapons, les canes et les jars. Les au-
tres oiseaux vivants (les canards sauvages, les oies sauvages, les perdrix, les faisans, les
pigeons, par exemple) sont classés au no 0106.
0105.11, 12, 19
Aux fins des nos 0105.11, 0105.12 et 0105.19, la limite de poids indiquée correspond au
poids de chaque oiseau.
Entrent notamment dans cette position les animaux domestiques ou sauvages, repris ci-
après:
A) Les mammifères :
1) Primates.
2) Baleines, dauphins et marsouins (mammifères de l'ordre des cétacés); lamantins
et dugongs (mammifères de l'ordre des siréniens).
3) Autres (rennes, chiens, chats, lions, tigres, ours, éléphants, chameaux, dromadai-
res, zèbres, lapins, lièvres, daims, cerfs, antilopes, chamois, renards, visons et
autres animaux destinés à l'élevage pour leur fourrure, par exemple).
C) Les oiseaux :
1) Oiseaux de proie.
2) Psittaciformes (y compris les perroquets, perruches, aras et cacatoès).
D) Autres, les abeilles domestiques (même en ruches, boîtes ou autres contenants simi-
laires), autres insectes, grenouilles, par exemple.
Sont exclus de la présente position les animaux faisant partie d'un cirque, d'une ménagerie
ambulante ou d'une autre attraction foraine (no 9508).
0106.3910 Par "gibier à plume", il faut entendre exclusivement le gibier emplumé qui, à l'état tué, s'uti-
lise ordinairement comme gibier de consommation. Tel est le cas des bécasses, cailles,
canards sauvages, coqs de bruyère (grands et petits tétras), faisans, oies sauvages,
paons, perdrix, pigeons (sauvages ou domestiques), etc. Les espèces d'oiseaux qui, ordi-
nairement, ne rentrent pas dans l'acception de "gibier", telles que les corbeaux et les moi-
neaux, relèvent du no 0106.3990.
Chapitre 2
Considérations générales
La viande et les abats impropres à l'alimentation humaine sont exclus (n° 0511). Les fari-
nes, poudres et agglomérés sous forme de pellets, de viande ou d'abats, impropres à
l'alimentation humaine sont également exclus (n° 2301).
D'une façon générale, les abats peuvent être groupés en quatre catégories:
1) Ceux qui sont utilisés principalement pour l'alimentation humaine, tels que la tête et
les morceaux de tête (y compris les oreilles), les pieds, la queue, le coeur, la langue,
l'onglet, la hampe, la crépine, la gorge, le thymus (ris).
2) Ceux qui ne peuvent être employés que pour la préparation de produits pharmaceuti-
ques, tels que la vésicule biliaire, les capsules surrénales, le placenta.
3) Ceux qui peuvent être utilisés pour l'alimentation humaine ou la préparation de pro-
duits pharmaceutiques, tels que le foie, les rognons, les poumons, la cervelle, le pan-
créas, la rate, la moelle épinière, les ovaires, l'utérus, les testicules, le pis, la thyroïde,
l'hypophyse.
4) Ceux qui, comme les peaux, peuvent être utilisés pour l'alimentation humaine ainsi
que pour d'autres usages (pour l'industrie du cuir, par exemple).
Les abats repris sous 1), présentés à l'état frais, réfrigéré, congelé, salé ou en saumure,
séché ou fumé, relèvent du présent Chapitre, sauf le cas où, étant avariés et reconnus im-
propres à l'alimentation humaine, ils devraient être classés au n° 0511.
Ceux qui sont repris sous 2) relèvent du n° 0510 s'ils sont à l'état frais, réfrigéré, congelé
ou autrement conservé de façon provisoire et du n° 3001 s'ils sont à l'état sec.
Les abats repris sous 4) relèvent du Chapitre 2 lorsqu'ils sont propres à l'alimentation hu-
maine ou, généralement, du n° 0511 ou du Chapitre 41 s'ils sont impropres à l'alimentation
humaine.
Les boyaux, vessies et estomacs d'animaux autres que les poissons, même comestibles,
sont repris au n° 0504.
graisse de volailles non fondues ni autrement extraites, qui restent au n° 0209, même s'ils
sont seulement propres à des usages industriels.
Distinction entre les viandes et abats du présent Chapitre et les produits du Chapi-
tre 16.
Ne sont compris dans ce Chapitre que les viandes et abats présentés dans les états sui-
vants, qu'ils aient ou non été soumis à un traitement thermique peu poussé à l'eau chaude
ou à la vapeur (tel que l'échaudage ou le blanchiment), mais n'ayant pas pour effet la cuis-
son véritable des produits:
1) Frais (c'est-à-dire à l'état naturel), même saupoudrés de sel en vue d'assurer la
conservation pendant la durée du transport.
2) Réfrigéré, c'est-à-dire refroidi généralement jusqu'aux environs de 0 °C sans entraîner
la congélation.
3) Congelé, c'est-à-dire refroidi au dessous du point de congélation jusqu’à la congéla-
tion à coeur.
4) Salé ou en saumure, ou bien encore séché ou fumé.
Les viandes légèrement saupoudrées de sucre ou arrosées d'eau sucrée, relèvent égale-
ment de ce Chapitre.
Les viandes et abats présentés dans les états cités aux alinéas 1) à 4) ci-dessus restent,
d'autre part, compris dans le présent Chapitre même s'ils ont été traités aux enzymes pro-
téolytiques (papaïne, par exemple) en vue de les attendrir ou encore s'ils ont été débités,
découpés en tranches ou hachés. En outre, les mélanges ou combinaisons de produits qui
relèvent de positions différentes du Chapitre (les volailles du n° 0207 bardées de lard du
n° 0209, par exemple) restent compris dans le présent Chapitre.
Les viandes et abats sont, par contre, classés au Chapitre 16, lorsqu'ils sont présentés:
a) Sous forme de saucisses, saucissons ou produits similaires, cuits ou non, du n° 1601.
b) Cuits de quelque manière que ce soit (cuits à l'eau, grillés, frits ou rôtis) ou autrement
préparés ou conservés par tout procédé non visé au présent Chapitre, y compris ceux
simplement enrobés de pâte ou de chapelure (panés), truffés ou assaisonnés (de poi-
vre et de sel, par exemple) y compris le pâté de foie (n° 1602).
Les viandes et abats, sous les états prévus dans le présent Chapitre, peuvent, occasion-
nellement, être présentés dans des contenants hermétiquement clos (viandes simplement
séchées en boîtes, par exemple) sans que leur classement en soit, en principe, modifié.
Toutefois, il est à noter que les produits placés dans de tels emballages seront, le plus
souvent, passibles du Chapitre 16, soit qu'ils aient subi une préparation autre que celles
prévues au présent Chapitre, soit que leur mode de conservation effectif diffère également
des procédés visés au présent Chapitre.
De même, les viandes et abats du présent chapitre y demeurent classés (les viandes des
animaux de l’espèce bovine, fraîches ou réfrigérées, par exemple) lorsqu’ils sont condi-
tionnés dans des emballages selon la méthode dénommée "conditionnement sous atmos-
phère modifiée" (Modified Atmospheric Packaging (MAP)). Dans le cadre de cette mé-
thode (MAP), l’atmosphère autour du produit est modifiée ou contrôlée (en éliminant
l’oxygène pour le remplacer par de l’azote ou de l’acide carbonique, ou bien en réduisant
la teneur en oxygène et en augmentant celle en azote ou en acide carbonique, par exem-
ple).
L'expression "non désossés" désigne une viande dont tous les os ont été conservés, ou
une viande dont une partie seulement des os a été retirée (comme c’est le cas, par exem-
ple, pour des jambons sans os de jarret ou semi-désossés). Cette expression ne couvre
pas des produits dont les os ont été retirés et ensuite réintroduits, de sorte qu’ils ne sont
plus liés aux tissus de la chair.
Relèvent également du chapitre 2 certains produits auxquels sont ajoutés des assaison-
nements pendant leur fabrication, pour autant que cela ne change pas leur caractère de
produits relevant de ce chapitre. Peuvent être cités à titre d’exemples typiques le jambon
de Parme, la viande des Grisons, la bresaola (v. ci-après) et similaires du n° 0210.
Restent exclues de ce chapitre, en revanche, les viandes dont l’assaisonnement est réali-
sé en profondeur ou sur la totalité de la surface du produit et est perceptible à l’œil nu ou
nettement perceptible au goût (en règle générale 1602).
La mise en libre pratique de viande bovine de premier choix («High Quality Beef», en abré-
gé HQB) est régie par des prescriptions spéciales. Selon l'art. 25a de l'ordonnance sur le
bétail de boucherie (OBB; RS 916.341), les contrôles relèvent de la compétence des bu-
reaux de douane.
1 Généralités
2.1 "Quartiers de boeuf, découpés en gros, morceaux nobles et secondaires sans os,
ou pièces prises dans la carcasse, présentant les caractéristiques suivantes:
f) Couleur: la viande maigre doit présenter une teinte cerise claire au moment
de la découpe de la carcasse;
Constituent des exemples typiques de HBQ les morceaux de viande des deux éche-
lons supérieurs de qualité, appelés «Prime» et «Choice», que le Ministère de l'agri-
culture des Etats-Unis d'Amérique (United States Department of Agriculture; USDA) a
définis dans sa classification appelée «USDA beef grades». La plupart des autres
pays qui exportent de la viande bovine (par exemple le Canada, l'Australie, le Brésil,
l'Argentine, l'Afrique du Sud) ont également un système comparable de détermination
de la qualité.
2.3 Illustrations
Nous renonçons à publier ici des illustrations. Pour voir quel est l'aspect de cette
viande, il faut se référer au «US Beef» représenté dans la brochure «La dénomi-
nation et l'emploi des morceaux de viande» de l'Union Professionnelle Suisse de
la Viande. Cette brochure est mise à la disposition des bureaux de douane
concernés.
3 Attestation
3.1 Déclaration
Si du HQB est déclaré pour la mise en libre pratique dans le cadre du contingent
tarifaire (numéros 0201.2091, 3091, 0202.2091, 3091 du tarif), la personne assu-
jettie à l'obligation de déclarer doit remettre une attestation au sens de l'art. 25a
OBB.
4.2 Vérification
Si l'on n'est pas certain d'être effectivement en présence de HQB, il faut, avant de
libérer l'envoi, prendre contact avec l'Office fédéral de l'agriculture, section Impor-
tations et exportations, téléphone 031 322 25 78, télécopieur 031 322 57 67.
L'OFAG décide alors de la marche à suivre (appel à un spécialiste, etc.).
5 Aloyaux
Cette position couvre les viandes, fraîches ou réfrigérées, des animaux de l'espèce bo-
vine, domestiques ou sauvages, repris au n° 0102.
La viande de veau est une viande à fibres fines claire à rose provenant des animaux de
l'espèce bovine d'un âge jusqu'à 8 mois et un poids mort jusqu 'à 160 kg.
Cette position couvre les viandes congelées des animaux de l'espèce bovine, domestiques
ou sauvages repris au n° 0102.
Cette position couvre les viandes, fraîches, réfrigérées ou congelées, des porcs des espè-
ces domestiques ou sauvages (sangliers, par exemple). La présente position comprend le
lard entrelardé (c'est-à-dire le lard entremêlé de couches de viande) et le lard avec une
couche de viande adhérente.
0203.1991, 2991
Au sens de ces numéros, les carrés de porc sont constitués du cou, des côtelettes, du filet,
du filet mignon et, selon la découpe, du quasi. On entend par parties de carrés, le cou, les
côtelettes, le filet et le filet mignon. Importé séparément, le quasi est à classer sous "au-
tres".
0204. Viandes des animaux des espèces ovine ou caprine, fraîches, réfrigérées ou conge-
lées
Cette position couvre les viandes, fraîches, réfrigérées ou congelées, des moutons (bé-
liers, brebis et agneaux), chèvres ou chevreaux, des espèces domestiques ou sauvages.
0204.10,30 Aux fins des nos 0204.10 et 0204.30, la viande d'agneau est la viande d'un animal de l'es-
pèce ovine âgé de 12 mois au plus. La chair est fine et de texture serrée, de couleur rose
foncé et d'aspect velouté. Le poids de la carcasse n'excède pas 26 kg.
0204.1010/4390
Cette position couvre également les viandes des diverses variétés de mouflons.
0205. Viandes des animaux des espèces chevaline, asine ou mulassière, fraîches, réfrigé-
rées ou congelées
Cette position couvre les viandes, fraîches, réfrigérées ou congelées, des animaux qui, vi-
vants, sont classés au n° 0101.
0206. Abats comestibles des animaux des espèces bovine, porcine, ovine, caprine, cheva-
line, asine ou mulassière, frais, réfrigérés ou congelés
Relèvent de la présente position les abats comestibles tels que: la tête et les morceaux de
tête (y compris les oreilles), les pieds, la queue, le coeur, le pis, le foie, les rognons, le
thymus (ris), le pancréas, la cervelle, le poumon, la gorge, l'onglet, la hampe, la rate, la
langue, la crépine, la moelle épinière, la peau comestible, les organes reproducteurs (l'uté-
rus, les ovaires, les testicules, par exemple), la thyroïde, l'hypophyse. Pour les principes à
appliquer pour le classement des abats, voir les Considérations générales du présent
Chapitre.
o
0207. Viandes et abats comestibles, frais, réfrigérés ou congelés, des volailles du n 0105
Cette position s'applique exclusivement aux viandes et abats comestibles, frais, réfrigérés
ou congelés, des volailles domestiques qui, vivantes, sont classées au n° 0105.
Les abats de volailles qui revêtent le plus d'importance dans le commerce international
sont les foies de poulets, d'oies ou de canards. Ces foies comprennent les foies gras
d'oies ou de canards qui se distinguent des autres foies par le fait qu'ils sont beaucoup
plus gros et plus lourds, plus consistants et plus riches en graisse; leur couleur varie du
beige blanchâtre au marron clair, tandis que les autres foies sont en général de couleur
rouge plus ou moins foncé.
Par "poitrines" au sens de ce numéro on entend les poitrines de volailles entières, désos-
sées ou non, ainsi que les parties, les escalopes et l'émincé de poitrines de volailles.
Cette position correspond aux viandes et abats de ceux des animaux du n° 0106 utilisés
pour l'alimentation humaine, y compris le lapin, le lièvre, la grenouille, le renne, le castor,
la baleine et la tortue.
0208.9010 Cette position couvre notamment les viandes et les abats, frais, réfrigérés ou congelés
1) de gibier à poil: antilopes, ours, daims, élans, gazelles, chamois (Rupicarpa), cerfs,
kangourous et chevreuils;
2) de gibier à plumes: coqs de bruyère, grouses, faisans, ortolans, paons, perdrix, bé-
casses, autruches, pigeons (sauvages et apprivoisés), cailles, canards et oies sauva-
ges (v. le n° 0106).
Les viandes et abats comestibles des animaux qui sont ordinairement chassés (faisans,
cailles, autruches, chevreuils, etc.) sont aussi classés comme viandes et abats comesti-
bles de gibier lorsqu'ils ont été détenus en captivité.
Il convient de relever que les rennes ne sont généralement pas réputés gibier et que leur
viande et leurs abats comestibles sont donc exclus de ce numéro et relèvent du
n° 0208.9080. La viande et les abats comestibles de certains genres de rennes (par ex.
les caribous) restent toutefois classés sous cette position s'il est prouvé que cette viande
et les abats comestibles proviennent d'animaux qui vivaient en liberté et qui ont été abat-
tus à la chasse.
Ne sont pas classés ici les viandes et abats comestibles de lapins sauvages (oryctolagus
cuniculus) et de lièvres (n° 0208.1000).
0209. Lard sans parties maigres, graisse de porc et graisse de volailles non fondues ni
autrement extraites, frais, réfrigérés, congelés, salés ou en saumure, séchés ou fu-
més
Le lard visé ici est le lard sans parties maigres, y compris celui qui n'est propre qu'à des
usages industriels. Le lard entrelardé (c'est-à-dire le lard entremêlé de couches de viande)
et le lard avec une couche de viande adhérente destinés à être consommés dans cet état,
sont repris au n° 0203 ou au n° 0210, selon le cas.
La graisse d'oie ou d'autres volailles des espèces domestiques ou sauvages, non fondue
ni autrement extraite, relève également de cette position. Fondue ou autrement extraite,
cette graisse relève du n° 1501.
Cette position s'applique seulement aux viandes et abats de toute sorte préparés selon les
spécifications du libellé, à l'exclusion cependant du lard sans parties maigres ainsi que de
la graisse de porc et de la graisse de volailles non fondues ni autrement extraites
(n° 0209). Le lard entrelardé (c'est-à-dire le lard entremêlé de couches de viande) et le lard
avec une couche de viande adhérente relèvent de cette position, pour autant qu'ils soient
préparés selon les spécifications du libellé.
Les viandes salées, séchées (notamment, par déshydratation ou par lyophilisation) ou fu-
mées telles que le bacon, les jambons, épaules et autres viandes ainsi préparées, restent
classées ici lorsqu'elles sont enfermées dans des boyaux, estomacs, vessies, peaux ou
enveloppes similaires (naturelles ou artificielles), à la condition qu'elles n'aient pas été
coupées en morceaux ni hachées et combinées avec d'autres ingrédients avant d'être pla-
cées dans leur enveloppe (n° 1601).
Les farines et poudres, comestibles, de viandes ou d'abats sont aussi rangées dans la
présente position. Les farines et poudres de viandes ou d'abats impropres à l'alimentation
humaine (pour l'alimentation des animaux, par exemple) entrent dans le n° 2301.
Les dispositions des Notes explicatives du n° 0206 s'appliquent, mutatis mutandis, aux
abats comestibles de la présente position.
0210.1210/1299
Est réputée "poitrine (entrelardée) ", salée ou en saumure, séchée ou fumée, la partie infé-
rieure de la demi-carcasse, située entre le jambon et l’épaule, avec ou sans os, mais avec
la couenne et le lard. De même, ne sont classées ici les parties de poitrines de porc que si
elles contiennent la couenne et le lard. Par conséquent, les poitrines de porc et leurs par-
ties dans lesquelles la couenne et/ou le lard font défaut sont exclues de cette position
(0210.1910/1999; cf. notes explicatives relatives à ces numéros, let. e).
0210.1910/1999
Sous réserve des notes explicatives susmentionnées ad chapitre 2 "Considérations géné-
rales" concernant l’adjonction éventuelle d’assaisonnements, ces sous-positions compren-
nent notamment:
a) "Coppa": cou de porc saumuré et séché à l’air. La viande est introduite dans un boyau
solidement ficelé ou insérée dans un filet rétractable. Le boyau et le filet peuvent aussi
avoir été retirés. La "Coppa" peut être présentée au dédouanement en pièce entière,
en morceaux ou en fines tranches.
Ne pas confondre avec la "coppa" les produits qui ressemblent certes à cette dernière
en ce qui concerne le procédé de fabrication et l’utilisation, mais qui sont constitués
d’autres morceaux de viande (p. ex. "Pancetta coppata" ou "Lombetto" selon let. e et f
ci-après).
b) "Jambon en vessie": jambon saumuré sans os, introduit dans une vessie ou dans un
boyau artificiel.
c) "Jambon saumoné": morceau de côtelette sans os, saumuré et fumé. Le jambon
saumoné est le plus souvent inséré dans un filet ou dans un boyau. Parfois, il est aus-
si encore enroulé de lard.
d) "Jambon séché": jambon cru séché à l’air, sans os (p. ex. jambon de Parme ou de
San-Daniele, désossé).
e) "Pancetta" (même avec désignations complémentaires telles que "Pancetta coppata“):
servent le plus souvent de matière de base des poitrines de porc découpées (lard en-
trelardé), sans couenne, sans os et sans cartilage. Après saumurage, elles sont en-
roulées et ficelées, souvent aussi introduites dans de solides boyaux puis mises sur le
marché après un bref séchage à l’air.
f) "Lombetto". Le processus de fabrication est analogue à celui de la "coppa“ (v. let. a ci-
devant). Au lieu du cou relativement gras, il est fait usage d’une viande plus maigre de
plus grande valeur (en règle générale du filet).
0210.2010/2090
Ces numéros comprennent notamment la viande de bœuf séchée à l’air. Il convient de ci-
ter en particulier la spécialité italienne "bresaola", qui est comparable à la viande séchée
des Grisons ou du Valais.
Chapitre 3
Considérations générales
Le présent Chapitre comprend tous les poissons et crustacés, mollusques et autres inver-
tébrés aquatiques vivants ou morts, qu'ils soient destinés à être livrés directement à l'ali-
mentation ou réservés à l'industrie (conserveries, etc.), au repeuplement, aux aquariums,
etc., à l'exception des poissons morts (y compris leurs foies, leurs oeufs et leurs laitances),
et des crustacés, mollusques et autres invertébrés aquatiques morts, impropres à l'alimen-
tation humaine soit en raison de leur espèce, soit de par leur état de présentation (Chapi-
tre 5).
Par réfrigéré on entend que la température d'un produit a été abaissée généralement jus-
qu'aux environs de 0 °C sans entraîner sa congélation. Par congelé on entend qu'un pro-
duit a été refroidi au-dessous de son point de congélation jusqu'à ce qu'il soit congelé à
coeur.
Sont également compris dans ce Chapitre, les oeufs et laitances comestibles de poisson,
c'est-à-dire les oeufs de poisson contenus dans la membrane ovarienne, non préparés ni
conservés ou préparés et conservés uniquement par des procédés prévus dans le présent
Chapitre. Les oeufs et laitances de poisson autrement préparés ou conservés, même
contenus dans leur membrane, relèvent du n° 1604.
Ne sont compris dans ce Chapitre que les poissons (et éventuellement leurs foies, oeufs et
laitances) et crustacés, mollusques et autres invertébrés aquatiques présentés dans les
divers états prévus dans les positions du Chapitre. Le fait qu'ils aient été, en outre, étêtés,
tronçonnés, débités en filets, hachés ou broyés, n'a pas pour effet de les exclure du pré-
sent Chapitre. En outre, les mélanges ou combinaisons de produits qui relèvent de posi-
tions différentes du Chapitre (poissons des n°s 0302 à 0304 avec crustacés du n° 0306,
par exemple) restent compris dans le présent Chapitre.
Par contre, ces produits relèvent du Chapitre 16 dès lors qu'ils sont cuits ou autrement
préparés ou conservés par des procédés autres que ceux visés au présent Chapitre (filets
de poisson simplement enrobés de pâte ou de chapelure (panés), poissons cuits, par
exemple), à l'exception des poissons fumés qui peuvent avoir subi une cuisson avant ou
pendant les opérations de fumage et des crustacés simplement cuits à l'eau ou à la va-
peur, mais non décortiqués. Ces derniers produits restent classés respectivement aux n°s
0305 et 0306. Les farines, poudres et agglomérés sous forme de pellets obtenus à partir
de poissons, de crustacés, de mollusques ou autres invertébrés aquatiques, cuits restent
o
classés respectivement aux n s 0305, 0306 et 0307.
Les poissons et les crustacés, mollusques et autres invertébrés aquatiques, sous les états
prévus dans le présent Chapitre, peuvent occasionnellement être présentés dans des
contenants hermétiquement clos (le saumon simplement fumé en boîtes, par exemple)
sans que leur classement en soit, en principe, modifié. Toutefois, il est à noter que les pro-
duits placés dans de tels emballages seront le plus souvent passibles du Chapitre 16, soit
qu'ils aient subi une préparation autre que celles prévues au présent Chapitre, soit que
leur mode de conservation effectif diffère également des procédés visés au présent Chapi-
tre.
De même, les poissons et les crustacés, les mollusques et autres invertébrés aquatiques
du présent chapitre y demeurent classés (le poisson frais ou réfrigéré, par exemple) lors-
qu’ils sont conditionnés dans des emballages selon la méthode dénommée "conditionne-
ment sous atmosphère modifiée" (Modified Atmospheric Packaging (MAP)). Dans le cadre
de cette méthode (MAP), l’atmosphère autour du produit est modifiée ou contrôlée (en éli-
minant l’oxygène pour le remplacer par de l’azote ou de l’acide carbonique, ou bien en ré-
duisant la teneur en oxygène et en augmentant celle en azote ou en acide carbonique, par
exemple).
Outre les produits déjà cités comme tels, sont exclus du présent Chapitre:
a) Les mammifères du n° 0106.
b) Les viandes des mammifères du n° 0106 (n°s 0208 ou 0210).
c) Les déchets de poissons et les rogues de morue servant d'appât pour la pêche
(n° 0511).
d) Les farines, poudres et agglomérés sous forme de pellets de poissons ou de crusta-
cés, mollusques ou autres invertébrés aquatiques, impropres à l'alimentation humaine
(n° 2301).
La présente position comprend tous les poissons vivants, quelle que soit l'utilisation à la-
quelle ils sont destinés (poissons d'ornement, par exemple).
Les poissons classés dans cette position sont normalement transportés dans des condi-
tionnements appropriés (aquariums, viviers, etc.) leur permettant d'évoluer dans des
conditions analogues à celles de leur milieu naturel.
0301.10 On entend par poissons d'ornement les poissons vivants qui, en raison de leurs couleurs
ou de leurs formes, sont normalement destinés à des fins ornementales, notamment dans
les aquariums.
0302. Poissons frais ou réfrigérés, à l'exception des filets de poissons et autre chair de
poissons du no 0304
Cette position couvre les poissons frais ou réfrigérés, qu’ils soient entiers, étêtés, éviscé-
rés ou tronçonnés en conservant les arêtes ou les cartilages. Toutefois, elle ne comprend
pas les filets de poissons et autre chair de poissons du n° 0304. Les poissons peuvent être
présentés avec ou sans glace, même saupoudrés de sel ou arrosés d'eau salée pour as-
surer simplement leur conservation pendant le transport.
Le fait que les poissons ont été légèrement saupoudrés de sucre ou arrosés d'eau sucrée
ne modifie pas leur classement, non plus que la présence de quelques feuilles de laurier.
Les peaux comestibles, les foies, oeufs et laitances de poissons, frais ou réfrigérés relè-
vent également de cette position.
0303. Poissons congelés, à l'exception des filets de poissons et autre chair de poissons
du no 0304
Les dispositions de la Note explicative du n° 0302 s'appliquent mutatis mutandis aux pro-
duits de la présente position.
0304. Filets de poissons et autre chair de poissons (même hachée), frais, réfrigérés ou
congelés
1) Filets de poissons
On entend par filets de poisson au sens de cette position les bandes de chair levées
parallèlement à l'arête dorsale du poisson et constituant le côté droit ou gauche d'un
poisson pour autant que la tête, les viscères, les nageoires (dorsales, anales, cauda-
les, ventrales, pectorales), les arêtes (colonne vertébrale ou grande arête dorsale,
arêtes ventrales ou costales, os branchial ou étrier, etc.) aient été enlevés et que les
deux côtés ne soient pas reliés entre eux, par exemple par le dos ou le ventre.
2) Toute autre chair de poisson (même hachée) c'est-à-dire la chair de poisson dont les
arêtes ont été retirées. Comme pour les filets de poisson le classement de la chair de
poisson n'est pas affecté par la présence de fines arêtes incomplètement éliminées.
La présente position couvre les filets de poisson et toute autre chair de poisson (même
hachée) présentés seulement à l'état:
1) frais ou réfrigéré, avec ou sans glace, même saupoudrés de sel ou arrosés d'eau sa-
lée pour assurer simplement leur conservation pendant le transport.
2) congelé, souvent présentés sous forme de blocs congelés.
Le fait que les filets de poisson et autre chair de poisson (même hachée) aient été légère-
ment saupoudrés de sucre ou arrosés d'eau sucrée ne modifie pas leur classement, non
plus que la présence de quelques feuilles de laurier.
0305. Poissons séchés, salés ou en saumure; poissons fumés, même cuits avant ou pen-
dant le fumage; farines, poudres et agglomérés sous forme de pellets de poisson,
propres à l'alimentation humaine
Cette position comprend les poissons (entiers, étêtés, tronçonnés, en filets ou hachés)
présentés sous les états suivants:
1) Séchés.
2) Salés ou en saumure.
3) Fumés.
Le sel utilisé pour la préparation du poisson, salé ou en saumure, peut être additionné de
nitrite de sodium ou de nitrate de sodium. De petites quantités de sucre peuvent être utili-
sées dans la préparation des poissons salés sans que le classement de ceux-ci en soit
modifié.
Sont également classés ici les poissons ayant subi plusieurs de ces ouvraisons, ainsi que
la farine et la poudre de poisson (déshuilées ou non, par exemple déshuilées par extrac-
tion à l'aide de solvants, ou obtenues par traitement à chaud) et les agglomérés de pois-
son sous forme de pellets, propres à l'alimentation humaine.
Les ailerons de requins non dépouillés, simplement séchés et les parties d'ailerons de re-
quins qui ont été immergées dans l'eau bouillante, dépouillées ou transformées en fibres,
avant le séchage, relèvent de cette position.
Les poissons fumés sont parfois soumis soit avant, soit pendant (fumage dit à chaud)
l'opération du fumage, à un traitement thermique entraînant une cuisson partielle ou totale
de la chair des poissons. Les poissons ainsi traités restent classés dans la présente posi-
tion pour autant qu'ils n'aient pas subi d'autres préparations leur enlevant le caractère de
poissons fumés.
Les peaux comestibles, les foies, oeufs et laitances de poissons, séchés, salés, en sau-
mure ou fumés relèvent également de cette position.
Les principaux poissons présentés sous les formes indiquées ci-dessus sont: la sardine,
l'anchois, le pilchard, le sprat, le thon, le maquereau, le saumon, le hareng, la morue,
l'églefin (haddock), le flétan.
0306. Crustacés, même décortiqués, vivants, frais, réfrigérés, congelés, séchés, salés ou
en saumure; crustacés non décortiqués, cuits à l'eau ou à la vapeur, même réfrigé-
rés, congelés, séchés, salés ou en saumure; farines, poudres et agglomérés sous
forme de pellets de crustacés, propres à l'alimentation humaine
Les farines, poudres et agglomérés sous forme de pellets de crustacés propres à l'alimen-
tation humaine relèvent aussi de la présente position.
0307. Mollusques, même séparés de leur coquille, vivants, frais, réfrigérés, congelés, sé-
chés, salés ou en saumure; invertébrés aquatiques autres que les crustacés et mol-
lusques, vivants, frais, réfrigérés, congelés, séchés, salés ou en saumure; farines,
poudres et agglomérés sous forme de pellets d’invertébrés aquatiques autres que
les crustacés, propres à l'alimentation humaine
Les principales variétés d'animaux de l'espèce sont pour les mollusques: l'huître, la co-
quille St Jacques (ou peigne), le pétoncle (ou vanneau), la moule, la palourde, la seiche, la
sépiole, le calmar (ou encornet), le poulpe (ou pieuvre), l'escargot et, pour les autres inver-
tébrés aquatiques: l'oursin, la bêche-de-mer et la méduse.
Les naissains d'huîtres (petites huîtres destinées à des établissements ostréicoles) et les
farines, poudres et agglomérés sous forme de pellets de mollusques ou d'autres inverté-
brés aquatiques propres à l'alimentation humaine relèvent aussi de la présente position.
Sont exclus de la présente position les mollusques et autres invertébrés aquatiques prépa-
rés ou conservés par des procédés non prévus dans la présente position (par exemple, les
mollusques cuits à l'eau ou conservés au vinaigre) (n° 1605).
Chapitre 4
Lait et produits de la laiterie; oeufs d'oiseaux; miel naturel; produits comestibles d'ori-
gine animale, non dénommés ni compris ailleurs
Considérations générales
Ce Chapitre comprend:
IV. Les produits comestibles d'origine animale, non dénommés ni compris ailleurs.
0401. Lait et crème de lait, non concentrés ni additionnés de sucre ou d'autres édulco-
rants
Cette position comprend le lait tel qu'il est défini dans la Note 1 du présent Chapitre et la
crème, même pasteurisés, stérilisés ou autrement conservés, homogénéisés ou peptoni-
sés, à l'exclusion du lait et de la crème, concentrés ou additionnés de sucre ou d'autres
édulcorants (n° 0402) et du lait et de la crème, caillés, fermentés ou acidifiés (n° 0403).
Toutefois, les produits de la présente position peuvent être présentés à l'état congelé et
contenir les additifs mentionnés dans les Considérations générales du Chapitre. Cette po-
sition couvre également le lait et la crème reconstitués dont la composition qualitative et
quantitative est la même que celle des produits naturels.
Cette position comprend le lait, tel qu'il est défini dans la Note 1 du présent Chapitre et la
crème, concentrés (évaporés, par exemple), ou additionnés de sucre ou d'autres édulco-
rants, à l'état liquide, pâteux ou solide (en blocs, en poudre ou en granulés), même
conservés ou reconstitués.
Le lait en poudre peut être additionné de petites quantités d'amidon (n'excédant pas 5 %
en poids), notamment pour maintenir le lait reconstitué dans son état physique normal.
0402.10,21,29
Ces sous-positions ne couvrent pas le lait et la crème de lait concentrés présentés sous
forme de pâte (n°s 0402.91 et 0402.99).
Au sens de ce numéro, on entend par "crème", les produits qui ont une teneur en matière
grasse du lait, calculée en poids sur extrait sec du lait, de 40 pour-cent ou plus. Les pro-
duits qui ont une teneur en matière grasse du lait, calculée en poids sur extrait sec du lait,
inférieure à 40 pour-cent, sont classés comme lait.
0403. Babeurre, lait et crème caillés, yoghourt, képhir et autres laits et crèmes fermentés
ou acidifiés, même concentrés ou additionnés de sucre ou d'autres édulcorants ou
aromatisés ou additionnés de fruits ou de cacao
Au sens de ce numéro, on entend par "crème", les produits qui ont une teneur en matière
grasse du lait, calculée en poids sur extrait sec du lait, de 40 pour-cent ou plus.
Selon les textes tarifaires légaux et les Notes explicatives qui précèdent, l'adjonction de
fruits (y compris les pulpes et confitures) est également autorisée dans les produits de ce
numéro. Sont considérés comme tels les fruits comestibles du chapitre 8. Sont exclus de
la présente position – ils relèvent en règle générale des positions 1901 ou 2202 – les pro-
duits de ce numéro additionnés d’autres ingrédients comme par exemple:
- des légumes (poivrons, rhubarbe, concombres, etc.),
- des parties comestibles de plantes (p. ex. Aloe vera),
- des céréales,
- de l’ester de stanol,
- d’autres ingrédients qui ne sont pas stipulés dans les "Considérations générales" du
présent chapitre.
Cette position couvre également les produits frais ou conservés consistant en constituants
naturels du lait, de composition autre que celle du produit naturel, pour autant qu'ils ne
soient pas visés plus spécifiquement ailleurs. La position comprend donc les produits dans
lesquels un ou plusieurs constituants naturels du lait ont été retirés, le lait auquel des
constituants naturels de ce dernier ont été ajoutés (pour obtenir un produit à teneur élevée
en protéines, par exemple).
Indépendamment des constituants naturels du lait et des additifs mentionnés dans les
Considérations générales du présent Chapitre, les produits de cette position peuvent être
additionnés de sucre ou d'autres édulcorants.
Les produits en poudre de cette position, le lactosérum notamment, peuvent être addition-
nés de faibles quantités de ferments lactiques, pour être utilisés dans la préparation de
produits de la charcuterie ou comme additifs dans l'alimentation des animaux.
0404.1000 Sont considérés comme lactosérum en poudre, déminéralisé, au sens de l'Ordonnance sur
les allégements douaniers (OADou; RS 631.012), les produits dont les sels minéraux ont
été entièrement ou en grande partie enlevés (voir aussi note de sous-position 1 du chapi-
tre 4). La teneur en cendres peut s'élever au maximum à 3 % en poids.
0404.9011/9099
Le présent groupe couvre également les concentrés de protéines de lait présentant une
teneur en protéines, calculée en poids sur extrait sec, n'excédant pas 85 %. On les obtient
principalement à partir de lait écrémé par élimination partielle du lactose et des sels miné-
raux. Ils contiennent essentiellement de la caséine et des protéines de lactosérum (lacto-
globuline, albumine du lait, etc.). Les concentrés de ce genre présentant une teneur en
o
protéines excédant 85 % calculée en poids sur extrait sec relèvent du n 3504.0000.
0405. Beurre et autres matières grasses provenant du lait; pâtes à tartiner laitières
Sont exclues de la présente position les pâtes à tartiner contenant comme matières gras-
ses des matières autres que celles provenant du lait ou dont la teneur en matières grasses
o
laitières est inférieure à 39 % en poids (qui relèvent en général des n s 1517 ou 2106).
Les fromages qui sont enrobés de pâte ou de chapelure (panés), même précuits, restent
compris dans la présente position, pour autant qu'ils conservent leur caractère de fromage.
0406.40 Cette sous-position couvre les fromages présentant des marbrures visibles internes, qui
peuvent être de couleur bleue, verte, bleue verdâtre ou grise blanchâtre, tels que le Bleu
d’Auvergne, le Bleu de Causses, le Bleu de Quercy, le Blue Cheshire, le Blue Dorset, le
Blue Wensleydale, le Cabrales, le Danish Blue (Danablu), le Gorgonzola, le Mycella, le
Roquefort, le Saingorlon et le Stilton, ainsi que les fromages portant un nom de marque,
pour autant qu’ils satisfassent au critère énoncé ci-dessus.
0406.1010/1020
Le Mascarpone, la Ricotta Romana et la Mozzarella ne relèvent de ce numéro que s'ils
sont conformes aux appellations, formes, dimensions, poids par meule, caractéristiques et
teneur en matières grasses spécifiés au chiffre II. ci-après.
0406.1090 La caillebotte (fromage blanc) est un produit riche en protéines obtenu à partir du lait caillé
dont on a éliminé la majeure partie du lactosérum. C'est en cela qu'ils se distinguent des
produits du numéro 0403, dont le lactosérum n’a pas été enlevé (lait acidulé, babeurre,
crème acidulée, yoghourt, képhir, etc.). Ces derniers présentent une teneur en protéines
moins élevée que la caillebotte.
0406.2010/2090
En règle générale, le fromage râpé est fabriqué à partir de fromage à pâte dur. Toutefois,
d’autres sortes de fromages peuvent également être utilisées à cet effet, pour autant
qu’elles présentent une consistance suffisamment ferme pour faire l’objet d’une fragmenta-
tion mécanique y relative. En outre, il peut aussi arriver que des fromages répondant en
fait à la définition des fromages frais soient présentés sous forme de fromage râpé.
Le fromage râpé, au sens de ces numéros, se présente en règle général sous forme de
particules de forme irrégulière révélant le processus mécanique de râpage. Les produits
coupés sous forme de bâtonnets ou de cubes réguliers ne sont pas considérés comme râ-
pés au sens de ces numéros (0406.1010/1090 ou 0406.3010/9099).
0406.9011/9019
Les fromages à pâte molle sont obtenus à partir d'un caillé mou, riche en sérum, non cuit
et mis en forme sans être pressé. Les fromages à pâte molle présentent une masse ten-
dre, parfois coulante, qui cède sous la pression du doigt et s'écrase aisément sous la lan-
gue; la croûte est souvent recouverte d'une couche graisseuse (morge) ou de moisissure.
A l'analyse, les fromages à pâte molle présentent surtout une teneur en eau manifeste-
ment plus élevée (en général 65% ou plus dans la pâte dégraissée) que celle des froma-
ges à pâte mi-dure.
0406.9011 Les fromages à pâte molle ne relèvent du présent numéro que s'ils sont conformes aux
appellations, formes, dimensions, poids par meule, caractéristiques, teneur en graisse sur
produit sec et éventuellement à l'origine (fromages d'appellation d'origine protégée) spéci-
fiés au chiffre II. ci-après.
Les fromages Italico doivent porter une des dénominations suivantes, qui doit être impri-
mée sur les emballages originaux (emballages pour la vente au détail):
0406.9021/9099
Les fromages à pâte dure ou demi-dure sont fabriqués avec du caillé aussi pauvre en sé-
rum que possible. Afin d'éliminer le lactosérum, le caillé est divisé finement, chauffé plus
ou moins fortement puis pressé en moule. Ces fromages présentent une pâte homogène,
qui mûrit d'une manière égale dans toute la masse; ils sont durs au toucher et résistent à
la pression du doigt ou n'y cèdent que très peu. Leur fermeté dépend de leur teneur en
eau dans la pâte dégraissée qui est de plus de 54 jusqu'à 65 % pour ceux en pâte demi-
dure et jusqu'à 54 % pour ceux à pâte dure. La croûte est généralement sèche.
0406.9021 Le fromage vert (fromages aux herbes ou schabzieger) est fabriqué à partir d'un mélange
de caillé acide et de séré, obtenu par cuisson de lait écrémé, de babeurre, et de lactosé-
rum acide. La masse ainsi obtenue est mûrie, broyée, additionnée de sel et de poudre de
mélilot, puis pressée en pains tronconiques de 50 à 500 g. La couleur de ces fromages
provient du mélilot.
0406.9031/9060
Les fromages à pâte dure ou demi-dure ne relèvent de ces numéros que s'ils sont confor-
mes aux appellations, formes, dimensions, poids par meule, caractéristiques, teneur en
graisse sur produit sec et éventuellement à l'origine (fromages d'appellation d'origine pro-
tégée) spécifiés au chiffre II. ci-après.
La dénomination "Pecorino" peut être complétée par l'indication d'un type régional, par
o
exemple "Pecorino Siciliano", "Pecorino Sardo", etc. (v. le tableau annexé au n 0406, chif-
fre 3.1).
0406.9091/9099
Ce numéro couvre:
- les fromages à pâte dure ou demi-dure dénommés aux nos 0406.9031/9060 lorsqu'ils
ne remplissent pas toutes les conditions exigées pour l'admission aux taux contrac-
tuels (autre dénomination, divergences quant aux dimensions, formes, poids par
meule, teneur en matières grasses, etc.);
- tous les fromages à pâte dure ou demi-dure non dénommés aux nos 0406.4010 et
0406.4081/4089 ni aux nos 0406.9021/9060, tels que l'Emmental, le Gruyère, le
Sbrinz, le "Spalenkäse", le fromage d'Appenzel, le "Herrgadost", les fromages hollan-
dais (Gouda, Edam, etc.), les fromages qui ont subi un début de fermentation dans le
caillé (Cheddar, Chester, etc.), le Tilsit, les autres fromages à pâte dure ou demi-dure
(Esrom, Samso, Fynbo, Havarti, fromage des Trappistes, Manchego, etc.).
PRESCRIPTIONS PARTICULIÈRES
I. Prélèvement d'échantillons
Afin de garantir un examen irréprochable des échantillons de fromage, le prélèvement devra s'opé-
rer selon les directives ci-après.
II. Dispositions concernant les fromages mentionnés sous les numéros contractuels
0406.1010/1020, 4010, 9011 et 9031/9060.
1. Dispositions contractuelles
L'admission des fromages aux taux contractuels des nos 0406.1010/1020, 4010, 9011 et
9031/9060 du tarif, est régie par les dispositions de la liste LIX-Suisse-Liechtenstein du Proto-
cole de Marrakech du 15.4.1994 de l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce
(GATT/OMC) (RS 0.632.20; RO 1995 2127).
Les fromages ne sont admis aux droits consolidés que s'ils sont conformes aux descriptions et
aux caractéristiques spécifiées dans la Convention et importés sous une de ces dénomina-
tions. Les fromages dont l'appellation d'origine est protégée doivent être conformes aux dispo-
sitions concernant l'origine.
Les normes et les caractéristiques spécifiques de ces fromages figurent dans la liste ci-après.
Gorgonzola (du Provinces de Ber- meules cylindriques à tronc croûte rugueuse rougeâtre; pâte unie, blanche 48% au minimum
nom de la commune game, Brescia, haut et droit et faces planes ou jaune paille, marbrée de moisissures (persil- (fromage gras)
de Gorgonzola) Côme, Crémone, (même coupées horizonta- lée); saveur caractéristique et légèrement
Cuneo, Milan, lement en demi-pièces de 3 piquante; fromage à pâte crue, obtenu exclusi-
Novare, Pavie, kg au moins, accolées ou vement avec du lait de vache entier, frais,
Verceil détachées); provenant de deux traites ou même d’une seule,
diamètre: 25-30 cm*; additionné de moisissures et de ferments selec-
hauteur: 16-20 cm*; tionnés; maturation: 2 à 4 mois; ordinairement
poids par meule: 6-12 kg*) enveloppé de feuilles d’étain ou d’aluminium;
utilisé comme fromage de table.
Parmigiano Reggia- Provinces de Bolo- meules cylindriques, à tronc croûte d’aspect foncé, huileux ou de couleur 32 % au minimum
no gne, rive gauche du légèrement convexe ou naturelle jaune-or, d’environ 6 mm d’épaisseur; (fromage demi-
Reno, Mantoue, rive presque droit; faces supéri- pâte jaune paille, fine et granuleuse, à fracture gras)
droite du Pô, Mo- eure et inférieure planes radiale en écailles, fondante au palais; saveur
dène, Parme, Reg- légèrement ourlées; diamè- caractéristique: parfum délicat, non piquant.
gio Emilia tre: 35-45 cm*); hauteur: Ouvertures à peine visibles; fromage demi-gras
18-24 cm*); poids par à pâte pressée, cuit et à maturation lente,
meule: obtenu par coagulation, avec acidité de fermen-
24 kg au minimum tation, de lait de vache fourni par des bêtes
d’ordinaire en période de lactation saisonnière,
dont l’alimentation de base est constituée par
des fourrages de prairie à plantes variées ou à
luzerne. Le lait est tiré de traites effectuées le
soir et le matin, puis mis au repos et écrémé
partiellement à la louche (crème se formant
*) On tolérera, pour le dédouanement, des écarts jusqu’à 5 % du poids par meule et des dimensions prévus par les normes de Stresa.
Asiago Asiago et le reste de meules cylindriques, à tronc croûte régulière, lisse, élastique; pâte granu- 30 % au minimum
la province de Vi- bas, droit ou presque droit, à leuse, de couleur naturelle ou légèrement jaune (fromage mi-gras)
cence, ainsi que la faces planes ou presque paille, à cassure conchoïdale, avec des ouvertu-
région alpine du planes; res de moyenne ou petite grandeur distribuées
Monte Baldo aux diamètre: 32-45 cm*); de façon à peu près uniforme; saveur légèrement
montagnes de Carnia hauteur: 9-12 cm*); piquante, très agréable; fromage demi-gras à
poids par meule: 9-13 kg*) pâte pressée, demi-cuit, obtenu exclusivement
avec du lait de vache tiré soit de deux traites
dont une écrémée, soit d’une seule traite partiel-
lement écrémée (enlèvement à la louche de la
crème se formant spontanément en surface).
Maturation: comme fromage de table, 6 mois au
maximum.
Brie Ile-de-France, Brie, cylindres plats; croûte présentant des moisissures blanches ou 40 % au minimum
Gâtinais, (Meaux, diamètre: 14-16 cm, légèrement cendrées laissant apparaître des (fromage 3/4 gras)
Melun, Montereau) 22-24 cm, 32-36 cm; zones rouges au cours de l’affinage; pâte à
hauteur: 1,5-3 cm; tartiner, blanche à jaune crème, sans ouvertures;
poids par meule: 0,5-2 kg fromage à pâte molle, non pressé, obtenu avec
du lait de vache cru, coagulé à la présure sans
aucune adjonction; le caillé, non chauffé ni
divisé, est séparé du petit lait par égouttage
spontané; les meules formées sont salées à sec;
teneur en eau: 56 % au maximum.
Caciocavallo Italie du Sud et du meules piriformes, oblongues croûte mince, lisse, allant du jaune doré au jaune 44 % au minimum
Nord, Sicile ou rondes, surmontées d’un paille ou marron clair; l’extérieur montre des (fromage gras)
col assez court (étrangle- sillons résultant du filage; pâte blanche ou jaune
ment) et d’un évasement en paille, compacte, unie; quelques ouvertures
forme de boule; les meules seulement sont tolérées; fromage à pâte résis-
sont réunies deux à deux par tante, filée, à maturation moyenne, obtenu avec
des ficelles**); du lait de vache entier, en utilisant l’acidité de
poids par meule: fermentation. (Pour obtenir la pâte filée, le caillé
200 g - 3 kg *) est découpé en lanières, que l’on roule et que
l’on envide ensuite à la façon d’une pelote).
Saveur douce et délicate pour le fromage de
table, piquante et savoureuse pour le fromage à
râper.
Camembert Normandie cylindres plats; croûte de couleur blanche (moisissures) domi- 40 % au minimum
diamètre: 10,5-11 cm; nant sur fond rouge ou orange; pâte à tartiner, (fromage 3/4 gras)
hauteur: 3-4 cm; blanche à jaune crème, sans ouvertures; fro-
vendu à la pièce; mage à pâte molle, non pressé, obtenu avec du
poids minimum de l’extrait lait de vache cru, coagulé à la présure, sans
sec par pièce: 110 g aucune adjonction; le caillé, non divisé ni chauf-
fé, est séparé du petit lait par égouttage sponta-
né; les meules formées sont salées à sec.
Danablu Danemark meules plates, carrées ou sans croûte proprement dite, avec surface semi- 50 % au minimum
rectangulaires d’env. 21 x 21 tendre; pâte persillée, graisseuse, consistante, (fromage gras)
cm ou d’env. 30 x 12 cm; sans ouvertures, ou avec de rares ouvertures
1
poids par meule env. 4 kg ) irrégulières; fromage non pressé, obtenu avec du
ainsi que meules cylindri- lait de vache coagulé d’abord à l’acide lactique
ques; puis à la présure; il peut même être additionné
diamètre: 20 cm env.; poids de graines de cumin, etc.; le caillé n’est pas
par meule: chauffé; salage après la fabrication par saumure
2,750-3,250 kg ou saupoudrage; teneur en eau: 47 % au maxi-
mum.
Fiore Sardo Sardaigne meules en forme de deux croûte jaune foncé; pâte jaune paille ou blanche, 40 % au minimum
troncs de cônes très aplatis, à saveur piquante, caractéristique; fromage à (fromage 3/4 gras)
à bases horizontales, unis pâte dure, cru, obtenu avec du lait de brebis
par leur base la plus large de entier frais, coagulé à la présure de chevreau ou
façon à donner au tronc d’agneau; fromage de table ou à râper; matura-
entier la forme d’un «dos de tion comme fromage à râper, 6 mois au mini-
mulet» mum.
poids par meule: 1,5-4 kg*)
Provolone Lombardie la forme typique est celle d’un croûte lisse, mince, brillante, d’un jaune doré allant 44 % au minimum
(Crémone, Milan, tronc de cône, mais on trouve parfois jusqu’au brun; pâte compacte à la coupe, (fromage gras)
Brescia, Ber- aussi ce fromage en forme de de couleur blanc crème ou jaune paille, glacée,
game), Plaisance, poire, de melon, de saucisson moelleuse, sans ouvertures (on en tolère un très
Cuneo et Naples et de cylindre. La forme la petit nombre); saveur délicate, douce, beurrée
plus commune est celle d’une (après une maturation moyenne de 2 à 3 mois) ou
poire en tronc de cône, ayant plus accentuée jusqu’à devenir piquante au fur et
une hauteur de 36-45 cm, à mesure du vieillissement ou lorsqu’on a eu
avec de légers renflements recours à la présure de chevreau pour coaguler le
longitudinaux pour laisser lait; fromage à pâte dure filée, obtenu avec du lait
passer les cordes de soutien; de vache entier, en utilisant l’acidité de fermenta-
la base est une calotte sphé- tion; maturation moyenne. (Pour obtenir la pâte
rique aplatie; les meules, dont filée, le caillé est découpé en lanières, que l’on
chacune est ficelée séparé- roule et que l’on envide ensuite à la façon d’une
ment, sont liées deux à pelote). Pour le fromage dit à caillé doux, on
deux**); emploie de la présure de veau, et pour celui dit à
poids par meule: caillé fort, de la présure de chevreau.
200 g - 6 kg*);
Saint-Paulin (Port- France cylindres plats; diamètre: croûte beige, jaune ou ocre, lavée (enduite de 40 % au minimum
Salut) 20 cm env.; hauteur: 4-6 cm; morge); pâte homogène jaune, avec de rares (fromage 3/4
poids par meule: 1,3-2 kg ouvertures régulières de la grosseur d’une tête gras)
d’épingle, à tartiner ou à couper; fromage à pâte
demi-dure, obtenu avec du lait de vache coagulé
rapidement à la présure, sans aucune adjonction;
le caillé est broyé sous forme granuleuse puis
moulé et pressé sans chauffage. La salaison se
fait d’abord dans la pâte puis par trempage des
meules dans la saumure; teneur en eau: 56 % au
maximum.
*) On tolérera, pour le dédouanement, des écarts jusqu’à 5 % du poids par meule et des dimensions prévus par les normes de Stresa (Provo-
lone 10 %)
**) Pour le Provolone, il n’existe pas de limitation autonome quant à la forme.
Bitto région de Son- meules cylindriques à tronc croûte compacte, mince et lisse; pâte élastique, 30 % au minimum
drio, ainsi que le court; fondante, de couleur légèrement jaune paille, avec (fromage demi-
Frioul et la Lom- diamètre: 30-40 cm*); quelques petites ouvertures; fromage à pâte demi- gras)
bardie hauteur: 10 cm env.*); cuite, légèrement pressée; produit avec du lait de
poids par meule: vache additionné parfois de lait de chèvre; salé à
15-30 kg*) sec; jeune, est utilisé pour la table; vieux, peut être
utilisé comme fromage à râper; la maturation peut
durer jusqu’à deux ans.
Brà Cuneo (Brà), meules cylindriques à faces croûte mince, élastique, jaune rougeâtre, deve- 30 % au minimum
Turin, Novare, planes et tronc légèrement nant plus sombre et plus épaisse avec la matura- (fromage demi-
Aoste, Verceil convexe; tion; pâte blanc jaunâtre, tendant vers le jaune or gras)
diamètre: 30-40 cm*); pour le fromage de longue maturation; saveur
hauteur: 7-9 cm*); poids par tantôt délicate et douceâtre, tantôt légèrement
meule: 5-8 kg*) piquante, devenant plus forte avec la maturation;
fromage à pâte dure, demi-cuite, pressée, fabriqué
avec du lait de vache partiellement écrémé, salé
en saumure ou à sec, à maturation lente; utilisé
comme fromage de table (avec maturation de
20/30 jours jusqu’à 5 mois) et comme fromage à
râper (avec maturation dépassant 6 mois).
Canestrato Sicile meules cylindriques à faces croûte blanche jaunâtre, marquée par le relief du 40% au minimum
(Pecorino siciliano) planes ou légèrement conca- panier dans lequel le fromage a été formé (canes- (fromage 3/4
ves; trata), badigeonnée d’huile ou de lies d’huile; pâte gras)
hauteur:10-18 cm*); poids compacte, blanche ou jaune paille, avec ouvertu-
par meule: 4-12 kg*) res peu nombreuses; saveur piquante, caractéris-
tique; fromage à pâte dure, crue, obtenu exclusi-
vement avec du lait de brebis entier, frais, coagulé
à la présure d’agneau; se fabrique entre octobre et
juin; salé à sec; maturation: 4 mois au minimum.
*) On tolérera, pour le dédouanement, des écarts jusqu’à 5 % du poids par meule et des dimensions indiqués dans la description.
Cantal (appellation Auvergne (Départ. du hautes meules cylindri- croûte sèche; pâte ferme, non cuite, mais deux 45% au minimum
d’origine protégée) Cantal et certaines ques, de dimensions fois pressée, avec broyage entre les deux (fromage gras)
communes des variables pressages, salée; fromage à pâte dure, fabriqué
départ. de l’Aveyron, avec du lait de vache cru emprésuré; teneur en
du Puy-de-Dôme, de matière sèche dans le fromage blanchi: au
la Haute-Loire et de moins 55 % et dans le fromage affiné: 58 % au
la Corrèze) minimum.
Crescenza Robiola Lombardie, Piémont, pains parallélépipédi- sans croûte; fromages gras à pâte molle, obte- 48 % au minimum
Robioletta Cuneo ques, exceptionnellement nus avec du lait de vache cru et entier; salage pour la production
Robiolina cylindriques, à tronc droit effectué à sec; maturation durant environ 8 à 10 d’été (avril-août)
Quartirolo Stracchi- et faces planes; jours; fromage de table destiné à la consomma- et 50 % au
no poids par meule: tion immédiate. minimum pour la
50 g - 4 kg*) production d’hiver
(septembre-mars)
(fromage gras)
Fontal Lombardie meules cylindriques à croûte compacte, mince; pâte douce, blanche à 45% au minimum
tronc court; diamètre:37- jaune-paille, tendre, compacte ou avec rares (fromage gras)
43 cm*); hauteur: 7,5-9 ouvertures; fromage de table cuit, fabriqué avec
cm*); poids par meule: 6- du lait de vache entier provenant de 1 ou 2
20 kg *) traites, aigri naturellement.
Fontina de la vallée territoire de la région meules cylindriques à croûte compacte, mince, d’une épaisseur 45% au minimum
d’Aoste (appellation autonome de la tronc légèrement d’environ 2 mm; pâte élastique, plutôt molle, (fromage gras)
d’origine protégée) vallée d’Aoste concave, avec faces avec rares ouvertures, fondant au palais, de
supérieure et inférieure couleur légèrement jaune paille, saveur douce,
planes ou presque caractéristique; fromage gras, à pâte demi-cuite,
planes; fabriqué avec du lait de vache entier provenant
diamètre: 30-45 cm*); d’une seule traite, aigri naturellement; le lait ne
hauteur: 7-10 cm*); poids doit pas avoir subi, avant la coagulation, un
par meule: réchauffement dépassant la température maxi-
8-18 kg*) mum de 36° C; le salage est effectué à sec
selon une technique spéciale; la maturation
moyenne dure 3 mois, dans des locaux avec
une température de 6° à 10° C, ne dépassant
jamais 12° C, et ayant une humidité de 90 % ou
une saturation obtenue par les conditions
naturelles de la fromagerie; fromage de table
dria, Asti, Cuneo, tronc légèrement naturelle, jaune-or, d’environ 4-8 mm (fromage demi-
Novara, Torino, convexe ou presque d’épaisseur; pâte blanche ou jaune paille, gras)
Vercelli, Bergamo, droit, à faces planes finement granuleuse, à cassure conchoïdale,
Brescia, Como, légèrement ourlées; avec ouvertures à peine visibles; parfum délicat,
Cremona, Mantova (à diamètre: 35-45 cm*); non piquant; fromage demi-gras à pâte dure,
gauche du Pô), hauteur: 18-25 cm*); cuit, à maturation lente, produit avec du lait de
Milano, Pavia, Son- poids par meule: vache provenant de deux traites journalières et
drio, Varese, Trento, 24-40 kg*) fourni par des bêtes dont l’alimentation de base
Padova, Rovigo, est constituée par des fourrages verts ou
Treviso, Venezia, conservés; coagulation avec acidité de fermen-
Verona,. Vicenza, tation, après repos et écrémage partiel obtenu
Bologna (à droite du sous l’influence de la pesanteur («affioramen-
Reno), Ferrara, Forli, to»); fabriqué toute l’année; maturation natu-
Piacenza et Ravenna relle, effectuée par conservation du produit dans
un local dont la température est de 15° à 22° C.
La teneur en eau s’élève à 33,2 % au maximum.
*) On tolérera, pour le dédouanement, des écarts jusqu’à 5 % du poids par meule et des dimensions indiqués dans la description.
Italico***) Lombardie, Piémont pains cylindriques**) fromage à pâte molle produit avec du lait cru 48 % au minimum
poids par meule: coagulé à température relativement haute pour la production
500 - 800 g*); 1-3 kg *) (selon les saisons 35°/37° C à 41°/42° C) d’été (avril-août)
pendant 12 à 18 minutes; dès que le caillé a été et 50 % au mini-
coupé, on le laisse reposer pour permettre au mum pour la
petit-lait de s’écouler, après quoi le caillé est mis production d’hiver
dans des toiles de chanvre et ensuite dans des (septembre-mars)
formes cylindriques contenant normalement de (fromage gras)
1 à 3 kg de pâte molle. Pour répondre aux
exigences du commerce, découlant elles-
mêmes des voeux du consommateur, on fabri-
que et vend le même type de fromage en pièces
de 500 à 800 g (avec 10 % de tolérance). Le
produit est déposé en locaux ayant une tempé-
rature de 20°/21° C et un haut degré d’humidité;
après deux ou trois jours, on procède au salage
à sec des faces du fromage; trois jours après ce
traitement, le fromage est déposé dans un local
humide ayant une température de 5°/6° C, pour
la maturation qui dure de 20 à 40 jours.
Mascarpone Lombardie pas de forme ni de poids sans croûte; pâte de couleur blanc ivoire, 80 % au minimum
déterminés d’aspect butyreux; saveur douce, délicate, (fromage double-
fondant au palais; fromage dérivé de la coagula- crème)
tion de la crème du lait; la crème préalablement
homogénéisée, est chauffée à 90° C et coagu-
lée par l’adjonction d’acide citrique. Le caillé
ainsi obtenu est récolté dans une toile.
Montasio Frioul meules cylindriques à croûte lisse, régulière, élastique, pâte compacte, 40 % au minimum
tronc court, droit ou avec de rares ouvertures, de couleur légère- (fromage 3/4
presque droit, à faces ment jaune paille (pour le fromage de table), ou gras)
planes ou légèrement friable, de couleur jaune paille, avec des ouver-
convexes; tures rares et très petites (pour le fromage à
diamètre:30-40 cm*); râper); saveur caractéristique, piquante et
hauteur: 6-10 cm*); agréable, fromage 3/4 gras à pâte dure, demi-
poids par meule: 5-9 kg*) cuite, produit exclusivement avec du lait de
vache; salage à sec, ou en saumure pour
commencer et ensuite à sec; fromage de table
avec maturation de 2 à 5 mois, ou à râper après
12 mois de maturation au moins.
Mozzarella Latium, Campanie «à fiaschetto», sphérique, pâte humide, blanche, tendre et compacte; à 44 % au minimum
ovoïde, parallélépipédi- saveur douce, légèrement acidulée; fromage à (fromage gras)
que; poids par meule: pâte molle, obtenu à l’aide de lait de vache ou
100 g à 1,5 kg*) de buffle, entier, coagulé par adjonction de
ferment lactique et de présure liquide, à la
température de 35° C; le caillé est tranché en
petits morceaux de la grosseur d’une noisette;
on le laisse mûrir dans le petit-lait jusqu’à ce
*) On tolérera, pour le dédouanement, des écarts jusqu’à 5 % du poids par meule et des dimensions indiqués dans la description (Italico 10 %).
**) Pour l’Italico, il n’existe pas de limitation autonome quant à la forme.
***) Liste des marques admises conventionnellement pour l’Italico: voir explication au no 0406. 9011.
Reblochon (appel- départements de la pains de forme circulaire, croûte qui présente une couleur allant du jaune 45 % au minimum
lation d’origine Savoie et de la plats; diamè- au jaune orangé, recouverte naturellement en (fromage gras)
protégée) Haute-Savoie tre:14 cm env.; hauteur: tout ou partie de mousse blanche, lavée pen-
3,5 cm env.; poids par dant la maturation; pâte homogène, très peu
meule: ferme; fromage à pâte molle fabriqué avec du
450 à 550 g. lait de vache cru emprésuré; le caillé est pressé,
mais non chauffé; il n’est que légèrement salé.
Teneur en matière sèche: au minimum 45 %.
Ricotta romana Italie pains d’un diamètre de pâte humide, blanche, granuleuse, tendre, à 60 % au minimum
base de: 15 à 20 cm*); saveur douce, délicate, fondant au palais;
hauteur: 7-10 cm*); fromage de séré, fabriqué avec du petit-lait de
poids par meule: brebis en précipitant son albumine et ses
1300-1800 g*) résidus de matière grasse par réchauffage à
75/80° C et cuisson à 90/93° C. Le séré formé
est recueilli et mis dans des moules.
Saint-Nectaire Mont-Dore et Monts meules cylindriques. croûte fleurie, c’est-à-dire à moisissures grises 45 % au minimum
Petit Saint-Nectaire du Cézallier, situés Saint-Nectaire: diamè- offrant des zones blanches, jaunes et rouges; (fromage gras)
(appellation d’ori- aux confins des tre: 21 cm env.; hauteur: pâte demi-ferme, homogène, pressée à la main,
gine protégée) départements du 5 cm env.; poids par salée; fromage fermier, fabriqué avec du lait de
Puy-de-Dôme et du meule: vache frais et entier, caillé sitôt la traite; caillage
Cantal, à une altitude 1,750 kg environ. à l’aide de présure; rompage du caillé jusqu’à la
supérieure à 750 m Petit Saint-Nectaire: grosseur du grain de blé ou du petit pois, pres-
diamètre: 18 cm env.; sage manuel dans des moules de 21 cm de
hauteur: 4,5 cm env.; diamètre; égouttage dans la presse en bois
poids par meule: pendant 24 heures; maturation préalable dans
1 kg environ. des locaux bien aérés pendant une à deux
semaines; remise aux marchands ou aux
coopératives, auprès desquels s’achève la
maturation. Teneur en matière sèche: au moins
56 %.
Identification:
Les meules doivent être munies de la marque
en caséine orange ou verte prescrite officielle-
ment, formée de lettres et de chiffres indiquant
la zone de production et le fabricant.
*) On tolérera, pour le dédouanement, des écarts jusqu’à 5 % du poids par meule et des dimensions indiqués dans la description.
Aux termes de l'annexe 3 de l'accord agricole du 21 juin 1999 entre la Suisse et la Communauté
européenne, les échanges transfrontaliers de fromage sont placés sous le régime du libre-échange
à compter du 1er juin 2007. Le fromage et la caillebotte du numéro de tarif 0406 provenant de l'UE
peuvent être importés en franchise de droits de douane sans restriction quantitative. En plus des
dispositions relatives à l'origine, il faut observer l'interdiction des remboursements à l'exportation.
La présente position couvre les oeufs de volaille ou d'autres oiseaux, en coquilles, frais (y
compris à couver), conservés ou cuits.
0408. Oeufs d'oiseaux, dépourvus de leurs coquilles, et jaunes d'oeufs, frais, séchés,
cuits à l'eau ou à la vapeur, moulés, congelés ou autrement conservés, même addi-
tionnés de sucre ou d'autres édulcorants
Cette position comprend les oeufs entiers dépourvus de leur coquille et les jaunes d'oeufs.
Les produits de la présente position peuvent être frais, séchés, cuits à la vapeur ou dans
l'eau bouillante, moulés (oeufs dits "longs" de forme cylindrique, par exemple), congelés
ou autrement conservés. Tous ces produits, même additionnés de sucre ou d'autres édul-
corants, relèvent de cette position, qu'ils soient destinés à des fins alimentaires ou à des
usages techniques (en tannerie, par exemple).
La présente position comprend le miel d'abeilles (Apis mellifera) ou d'autres insectes, cen-
trifugé, en rayons ou contenant des morceaux de rayons, sans adjonction de sucre ou
d'autres matières. Les miels de l'espèce peuvent être désignés par le nom de la fleur dont
ils sont issus, ou compte tenu de leur origine ou encore de leur couleur.
Les succédanés du miel et les mélanges de miel naturel avec des succédanés du miel re-
lèvent du n° 1702.
2) Les nids de salanganes, dénommés improprement nids d'hirondelles. Ces nids sont
constitués par une substance secrétée par l'animal et qui se solidifie rapidement au
contact de l'air.
Ils peuvent être à l'état brut ou avoir subi des traitements destinés à les débarrasser
des plumes, duvets, poussières et autres impuretés afin de les rendre consommables.
Dans cet état, ils se présentent généralement sous forme de lanières ou de fils de
couleur blanchâtre.
Très riches en protéines, les nids de salanganes sont utilisés presque exclusivement
pour la confection de soupes, de potages ou d'autres préparations alimentaires.
La présente position ne comprend pas le sang d'animal, même comestible, liquide ou des-
séché (n°s 0511 ou 3002).
Chapitre 5
Considérations générales
Sont visés ici les cheveux humains, bruts, même lavés ou dégraissés (y compris les che-
veux détirés dans le sens de la longueur, mais non encore remis, c'est-à-dire remis dans
leur sens naturel, les têtes avec les têtes et les pointes avec les pointes), ainsi que les dé-
chets.
En sont exclus, pour être repris au n° 6703, les cheveux, autres que les déchets, dont l'ou-
vraison dépasse le simple lavage ou dégraissage, par exemple ceux qui sont amincis, co-
lorés ou décolorés, frisés ou préparés pour servir à la fabrication de postiches ou d'ouvra-
ges, ainsi que les cheveux simplement remis dans le même sens (voir la Note explicative
du n° 6703). Toutefois, cette exclusion ne s'applique pas aux déchets de cheveux qui, en
tout état de cause, restent classés dans la présente position, alors même qu'ils provien-
draient de cheveux teints ou décolorés, par exemple.
0502. Soies de porc ou de sanglier; poils de blaireau et autres poils pour la brosserie;
déchets de ces soies ou poils
Les produits de la présente position peuvent être en vrac, en bottes dans lesquelles les
poils n'ont subi aucun arrangement (bottes non redressées, peu serrées) ou en bottes
comportant des poils disposés sous lien serré et dont les extrémités du côté de la racine
présentent une surface à peu près plane (poils en bottes). Les soies et les poils peuvent,
d'autre part, être nettoyés, blanchis, teints ou même cuits (stérilisés).
Parmi les autres poils pour la brosserie, on peut citer les poils de mouffettes (skunks, etc.),
d'écureuils ou de martres.
Les soies et poils de la présente position relèvent, toutefois, du n° 9603, lorsqu'ils sont
présentés sous la forme de têtes préparées, c'est-à-dire de touffes, non montées, prêtes à
être utilisées, sans être divisées, pour la fabrication de pinceaux ou d'articles analogues,
même si elles n'exigent, à cet effet, qu'un complément d'ouvraison peu important, tel que
le collage ou l'enduction de la base de la touffe ou encore l'égalisation ou le meulage des
extrémités (voir la Note 3 du Chapitre 96).
0504. Boyaux, vessies et estomacs d'animaux, entiers ou en morceaux, autres que ceux
de poissons, à l'état frais, réfrigéré, congelé, salé ou en saumure, séché ou fumé
Cette rubrique groupe les boyaux, vessies et estomacs d'animaux (autres que ceux de
poissons, qui sont classés au n° 0511), qu'ils soient ou non comestibles, à l'état frais, réfri-
géré, congelé, salé ou en saumure, séché ou fumé, entiers ou en morceaux. Ces produits
autrement préparés ou conservés sont exclus (Chapitre 16, généralement).
Restent classés ici les boyaux et baudruches (de boeuf notamment) qui ont été refendus
ou coupés longitudinalement en lanières, même s'ils ont été débarrassés par raclage de
leurs tuniques intérieures.
Les boyaux sont essentiellement utilisés pour servir d'enveloppes aux produits de la char-
cuterie, pour la fabrication de catguts chirurgicaux (n° 3006), de cordes pour raquettes (n°
4206) ou de cordes harmoniques (n° 9209).
Sont également exclus de cette position les boyaux artificiels fabriqués par extrusion d'une
pâte de fibres de peau et durcis à l'aide d'une solution de formaldéhyde et de phénols
(n° 3917) ou par collage de boyaux naturels fendus (n° 4206).
0505. Peaux et autres parties d'oiseaux revêtues de leurs plumes ou de leur duvet, plumes
et parties de plumes (même rognées), duvet, bruts ou simplement nettoyés, désin-
fectés ou traités en vue de leur conservation; poudres et déchets de plumes ou de
parties de plumes
La présente position comprend pour autant qu'ils soient à l'état brut ou qu'ils n'aient pas
subi d'autres ouvraisons que le nettoyage, la désinfection ou un traitement exclusivement
destiné à assurer leur conservation:
1) Les peaux et autres parties d'oiseaux (telles que têtes, ailes, etc.) revêtues de leurs
plumes ou de leur duvet.
2) Les plumes et parties de plumes (même rognées) ainsi que le duvet.
Cette position comprend également les poudres, les farines et déchets de plumes ou de
parties de plumes.
Le fait qu'il s'agit de plumes ou de duvet à lit ou d'articles destinés à des fins d'ornementa-
tion (généralement après une préparation subséquente plus poussée) ou à tous autres
usages n'affecte pas leur classement.
Les parties de plumes de la présente rubrique comprennent les plumes fendues dans le
sens de la longueur, les barbes, rognées ou non, séparées de la tige - même lorsqu'elles
restent reliées entre elles à la base par une sorte de peau provenant de la tige (plumes ti-
rées) - les tuyaux et les tiges.
Les plumes et le duvet restent rangés ici même lorsque, pour en faciliter la vente au détail,
ils sont logés dans de petits sacs d'étoffe commune, non susceptibles d'être considérés
comme des coussins ou des édredons. Il en est de même des plumes simplement enfilées
pour en faciliter le transport.
Les peaux et autres parties d'oiseaux, les plumes et parties de plumes qui ont subi un tra-
vail plus poussé que les traitements prévus à la présente rubrique (tels que blanchiment,
teinture, frisage ou gaufrage), ou qui sont montées ainsi que les articles confectionnés en
plumes, etc., sont d'une manière générale, classés au n° 6701 (voir la Note explicative de
cette position). Les tuyaux de plume travaillés et les articles en tuyaux de plume sont clas-
sés selon leur nature (les flotteurs pour la pêche à la ligne au n° 9507, les cure-dents au
n° 9601, par exemple).
0505.10 On entend par plumes des espèces utilisées pour le rembourrage les plumes de volaille
(notamment d'oie ou de canard), de pigeon, de perdrix ou volatiles similaires, autres que
les grandes plumes provenant des ailes ou de la queue ainsi que les grandes plumes
écartées lors du tri. Le duvet est la partie la plus fine et la plus douce du plumage, notam-
ment des oies ou des canards, et diffère des plumes par l'absence du tuyau rigide. Ces
plumes et ces duvets sont utilisés principalement pour le rembourrage d'articles de literie
ou d'autres articles tels que coussins ou vêtements isolants (anoraks, par exemple).
0505.1010 Les plumes à lit et le duvet bruts sont généralement d'une couleur peu nette et présentent
des impuretés manifestes (grains de sable, particules de paille, fragments déchirés de
plumes, souillures de sang, etc). Ils ont un toucher gras et sont souvent reconnaissables à
leur odeur typique de poulailler; toutefois, suivant les circonstances dans lesquelles le dé-
plumage et l'entreposage avant l'expédition ont eu lieu, cette odeur n'est cependant que
faiblement ou plus du tout décelable.
Le déplumage par voie humide est un procédé souvent employé aujourd'hui par lequel on
obtient une marchandise relativement propre. Seul un examen physico-chimique (turbidi-
métrie) permet d'obtenir ici une différenciation.
Les produits de cette position servent principalement comme matières à tailler, pour la fa-
brication des colles, de la gélatine ou comme engrais.
fiques, les plaques, plaquettes, baguettes, morceaux et pièces découpés de forme dé-
terminée (même de forme carrée ou rectangulaire) ou qui ont été polis ou autrement
ouvrés ainsi que les articles en os reconstitué obtenus par moulage à partir de poudre
d'os.
3) Les os acidulés, c'est-à-dire ceux dont la partie calcaire a été dissoute au moyen
d'acide chlorhydrique et qui, sans avoir perdu leur forme primitive, ne conservent plus
que leur tissu cellulaire et leur partie cartilagineuse (osséine), laquelle peut être faci-
lement transformée en gélatine.
4) Les os dégélatinés, qui ont été débarrassés de leur matière organique (gélatine) par
cuisson à la vapeur; ils se présentent souvent sous forme de poudre.
5) Les poudres et déchets d'os, y compris les os concassés, et notamment les déchets
de travail.
0506.9000 Ce numéro ne comprend que les poudres d'os avec une teneur en cendres supérieure à
45 % et une teneur de protéines brutes inférieure à 40 %.
0507. Ivoire, écaille de tortue, fanons (y compris les barbes) de baleine ou d'autres mam-
mifères marins, cornes, bois, sabots, ongles, griffes et becs, bruts ou simplement
préparés, mais non découpés en forme; poudres et déchets de ces matières
Cette position couvre les produits décrits ci-après, à l'état brut ou simplement préparés et
non découpés en forme, c'est-à-dire ayant subi un travail ne dépassant pas le râpage, le
raclage, le nettoyage, le dégraissage, l'enlèvement des parties superflues, l'ébarbage, le
débitage ou la refente, le découpage autre qu'en forme, le rabotage grossier, le redres-
sage ou l'aplatissement:
A) L'ivoire.
On traite comme ivoire, pour l'interprétation de la Nomenclature, la substance fournie
par:
1) Les défenses d'éléphant, d'hippopotame, de morse, de narval ou de sanglier.
2) La corne de rhinocéros.
3) Les dents de tous les animaux terrestres ou marins.
B) L'écaille de tortue.
Cette position comprend à la fois l'écaille de tortue marine, qui est pratiquement la
seule à être commercialement utilisée en tabletterie et qui provient généralement des
espèces connues sous les noms de tortues franches, caret et caouanne, et l'écaille de
tortue terrestre.
L'écaille est une matière de nature cornée qui recouvre, sous forme de feuilles de di-
mensions et d'épaisseurs variables, l'ossature ou cuirasse qui enveloppe le corps de
l'animal.
Dans cette position on entend par écaille de tortue:
1) Les carapaces entières ou en parties.
2) Les feuilles détachées de cette carapace, presque toujours obtenues dans cet
état sur les lieux mêmes de pêche, et qui consistent en feuilles d'épaisseur irrégu-
lière et bombées à leur surface; ces feuilles portent le nom de dos ou de ventre,
selon la partie du corps dont elles proviennent; on appelle aussi parfois plastron
la partie qui recouvre le ventre et la poitrine.
Sont exclus de la position les produits qui ont été découpés de forme carrée ou rectangu-
laire, ou en forme de baguettes, de tubes ou autres formes finies ou mi-finies ainsi que les
ouvrages obtenus par moulage (n° 9601 ou autres positions plus spécifiques).
0508. Corail et matières similaires, bruts ou simplement préparés, mais non autrement
travaillés; coquilles et carapaces de mollusques, de crustacés ou d'échinodermes et
os de seiches, bruts ou simplement préparés, mais non découpés en forme, leurs
poudres et leurs déchets
Le corail est le squelette calcaire d'un polype marin, utilisé généralement en bijouterie.
La plus importante coquille, au point de vue industriel, est celle qui fournit la nacre de
perle.
Les coquilles et carapaces cassées ou pulvérisées, pour la nourriture des animaux, relè-
vent de la présente position; on y range également les déchets de coquilles ou de carapa-
ces, ainsi que les os de seiches bruts.
Sont exclus de cette position les plaques, plaquettes, baguettes, rameaux, morceaux et
pièces découpés de forme déterminée, même de forme carrée ou rectangulaire, ou bien
polis ou autrement travaillés, qui relèvent du n° 9601 ou de positions plus spécifiques.
0510. Ambre gris, castoréum, civette et musc; cantharides; bile, même séchée; glandes et
autres substances d'origine animale utilisées pour la préparation de produits phar-
maceutiques, fraîches, réfrigérées, congelées ou autrement conservées de façon
provisoire
L'ambre gris, sécrété par le cachalot, se présente sous la forme de masses arrondies,
formées de couches concentriques et pouvant peser jusqu'à 100 kg. Il possède à peu près
la consistance de la cire; lorsqu'on le frotte, il exhale une odeur douce et suave. Sa cou-
leur peut aller du gris cendré au gris très foncé; sa densité est inférieure à l'unité. L'ambre
jaune (succin), qui est une substance minérale, relève du n° 2530.
Le castoréum est une substance de nature résineuse, brune, rougeâtre ou jaunâtre, d'une
saveur âcre et amère et d'une odeur forte. Il se trouve dans des vésicules ou poches que
portent les castors. Il est présenté, en général, dans ces poches allongées, la plupart du
temps réunies à leur extrémité, souvent plissées et d'une longueur variant entre 5 et 10
cm.
La civette, produite par l'animal du même nom, est une matière résineuse, de consistance
pâteuse et onctueuse, de couleur fauve ou brune, possédant une odeur "sui generis" ex-
trêmement forte qui se rapproche de celle du musc naturel.
Le musc, sécrété par une espèce de chevrotin, est naturellement contenu dans des po-
ches qui sont, d'un côté, plates et dépourvues de poils et, de l'autre côté, convexes et cou-
vertes de poils blanchâtres. Cette sécrétion est de couleur brun foncé et d'odeur forte. Il ne
faut pas confondre le musc en question avec les muscs artificiels (musc xylène, musc am-
brette, etc.), repris au Chapitre 29.
La cantharide est un insecte coléoptère utilisé principalement pour ses propriétés vésican-
tes ou révulsives. Elle est généralement présentée à l'état séché ou pulvérisé.
Les venins de serpents ou d'abeilles, présentés en ampoules sous forme de paillettes, ren-
trent dans le n° 3001.
0511. Produits d'origine animale, non dénommés ni compris ailleurs; animaux morts des
Chapitres 1 ou 3, impropres à l'alimentation humaine
1) La semence animale.
2) Les embryons d'animaux. Ces embryons sont expédiés à l'état congelé pour être im-
plantés dans une autre femelle.
4) La cochenille et les insectes similaires. La cochenille est un insecte vivant sur certains
cactus. On trouve dans le commerce trois sortes de cochenilles: la noire, la grise ou
argentée et la rougeâtre. La cochenille, qui fournit une matière colorante rouge, sert à
préparer le carmin (n° 3203) et la laque carminée (n° 3205).
Parmi les insectes semblables à la cochenille, le plus important est le kermès animal,
qui vit sur une variété de chêne nain. On l'emploie pour la teinture en rouge. La cou-
leur qu'on en retire est vive et très solide; elle est reprise sous le n° 3203.
Le kermès animal ne doit pas être confondu avec le kermès minéral (n° 3824).
Les cochenilles et insectes similaires sont desséchés et présentés soit à l'état entier,
soit sous forme de poudre.
7) Les oeufs de vers à soie, appelés communément graines parce qu'ils présentent l'ap-
parence de graines extrêmement petites, d'une couleur jaune clair qui tourne graduel-
lement au gris cendré ou au jaune terreux. Ils sont importés généralement dans des
boîtes (ou cellules) ou dans des sachets en tissu.
9) Les tendons et nerfs comme les déchets visés ci-après en 10) et 11), sont utilisés es-
sentiellement comme matières premières dans la fabrication de la colle forte.
11) Les déchets de pelleterie (déchets provenant de cuirs et peaux revêtus de leurs poils,
bruts, non ouvrés ni apprêtés et manifestement inutilisables en pelleterie).
12) Les animaux morts des espèces visées aux Chapitres 1 ou 3, non comestibles ou re-
connus impropres à l'alimentation humaine; les viandes et abats, non comestibles ou
reconnus impropres à l'alimentation humaine, autres que ceux visés au n° 0209 ou à
l'une des positions précédentes du présent Chapitre.
13) Les crins et déchets de crins, même en nappes avec ou sans support. Cette catégorie
comprend les poils de la crinière ou de la queue des équidés ou des bovidés. Sont
compris ici non seulement les crins bruts, mais aussi les crins lavés, dégraissés, blan-
chis, teints, frisés ou autrement préparés. Ces produits peuvent être présentés soit en
vrac, soit en bottes, torsades, etc.
La position couvre également les crins étalés sur support, c'est à dire présentés sous
la forme d'une nappe plus ou moins régulière fixée sur un plancher de tissu, papier,
etc., ou bien disposée entre deux feuilles de papier, deux couches de tissu, etc., et
maintenue par un agrafage ou une couture sommaire.
Par contre, les crins ayant subi un travail de filature, de même que les fils de crin
noués bout à bout, sont repris au Chapitre 51.
14) Les éponges naturelles d’origine animale. Cette catégorie couvre aussi bien les épon-
ges brutes, lavées ou simplement nettoyées que les éponges préparées (débarras-
sées de leurs matières calcaires, blanchies, etc.) et les déchets d'éponges.
Chapitre 6
Considérations générales
Le présent Chapitre comprend toutes les plantes vivantes des espèces habituellement
fournies par les horticulteurs, les pépiniéristes ou les fleuristes et susceptibles d'être utili-
sées pour la plantation ou l'ornementation, ainsi que les plants, plantes et racines de chi-
corée, autres que les racines du n° 1212, même si ces produits ne sont pas fournis habi-
tuellement par les horticulteurs, les pépiniéristes ou les fleuristes. Ces produits de l'espèce
vont des arbres, arbustes et arbrisseaux jusqu'aux jeunes plants de légumes ou de tous
autres végétaux (y compris, notamment, ceux des espèces médicinales). En sont exclus
les semences, les fruits, ainsi que certains tubercules, bulbes et oignons (pommes de
terre, oignons potagers, échalotes et aulx potagers) qui ne peuvent être différenciés de
ceux utilisés directement dans l'alimentation.
0601. Bulbes, oignons, tubercules, racines tubéreuses, griffes et rhizomes, en repos végé-
tatif, en végétation ou en fleur; plants, plantes et racines de chicorée autres que les
racines du no 1212
La présente position comprend notamment - même si elles sont présentées en pots, boî-
tes, etc. - les plantes des espèces suivantes:
La position couvre également les bulbes, oignons, etc., de plantes non utilisées à des fins
ornementales, tels que les rhizomes de rhubarbe, ainsi que les griffes d'asperges.
Sont toutefois exclus de la présente position certains bulbes, oignons, tubercules, racines
tubéreuses, griffes et rhizomes, tels que les oignons potagers, les échalotes, l'ail potager,
les pommes de terre et les topinambours du Chapitre 7 et les rhizomes de gingembre
(n° 0910).
0601.1010 Ne relèvent de ce numéro que les oignons de tulipes en repos végétatif, sans motte.
0601.1090 Ce numéro comprend notamment les bulbes, oignons (à l'exclusion des oignons de tuli-
pes), tubercules, racines tubéreuses, griffes et rhizomes déterrés, en repos végétatif ou
avec pousses.
0601.2020 Ce numéro couvre aussi les plantes d'appartement des variétés relevant du n° 0601, à
l'exclusion des tulipes, présentées en verres ou récipients contenant des solutions nutriti-
ves.
0601.2091 On considère comme "boutons", au sens de ce numéro, les boutons de fleurs laissant déjà
apparaître la couleur de la corolle.
0602. Autres plantes vivantes (y compris leurs racines), boutures et greffons; blanc de
champignons
Les arbres, arbustes, arbrisseaux et autres plantes compris dans cette position peuvent
être présentés avec leurs racines à nu ou en mottes, ou bien plantés dans des pots, bacs,
paniers, cuvelles ou autres emballages usuels.
Sont exclues de la présente position les racines tubéreuses (notamment les dahlias,
n° 0601) et les racines de chicorée des n°s 0601 ou 1212.
0602.20 Au sens du n° 0602.20, les termes "arbres, arbustes, arbrisseaux et buissons" couvrent
notamment la vigne, le sorbier, le mûrier, le groseillier de Chine (kiwi), dont les tiges sont
ligneuses, et leurs boutures racinées.
0602.20/40, 90
Les racines vivantes sont à classer avec les plantes dans les sous-positions appropriées.
0602.2011/2089
En principe, on considère comme "arbres, arbustes, arbrisseaux et buissons, à fruits co-
mestibles" au sens de ce numéro ceux dont les fruits sont classés au chapitre 8. En font
également partie les arbres, arbustes, arbrisseaux et buissons dont les fruits sont comesti-
bles mais qui sont exclusivement ou principalement plantés pour l'ornementation (p. ex.
pour haies, parcs ou jardins publics, jardins, comme arbres d'alignement) ou comme "don-
neur de pollen".
Les arbres fruitiers à pépins et à noyaux sont cultivés pour la production de fruits destinés
à la table et à la transformation (conserves, confitures, spiritueux, etc.). Ne sont en revan-
che pas considérées comme arbres fruitiers à pépins et à noyaux les cultures spéciales et
les espèces sauvages destinées à être plantées dans des plantations fruitières mais qui
sont exclusivement ou principalement utilisées pour l'ornementation (p. ex. pour haies,
parcs ou jardins publics, jardins, comme arbres d'alignement) ou comme "donneur de pol-
len". Exemples: les cerisiers d'ornement ou les pommiers sauvages. De tels arbres sont
classés dans les numéros 0602.2079 et 0602.2089 du tarif.
0602.2011/2059
Rentrent dans ce numéro:
- les sauvageons d'arbres fruitiers, qui sont de jeunes plantes non greffées, racinées,
provenant de semis, de boutures ou de marcottes. Ils restent classés sous ce numéro
même s'ils sont présentés avec motte, ou en cuveaux, pots, etc.
- les porte-greffes standardisés d'arbres fruitiers, obtenus par multiplication végétative
(boutures, marcottes, etc.) d'espèces fruitières sélectionnées, dont l'aptitude à servir
de porte-greffes dans des conditions bien déterminées a été préalablement vérifiée.
Ce mode de multiplication donne des porte-greffes ayant les mêmes caractéristiques
que le sujet dont ils proviennent.
Les arbres fruitiers et arbustes à baies des espèces que, dans la règle, il n'est pas né-
cessaire de greffer (pêchers, framboisiers, mûriers, etc.), issus directement de boutu-
res, marcottes, etc., ne sont classés dans ce numéro que s'ils ont incontestablement
le caractère de plants fruitiers, c'est-à-dire d'arbres et d'arbustes non encore formés
pour être replantés. Les arbres et arbustes fruitiers ainsi que les plants non greffés de
l'espèce, susceptibles d'être transplantés tels quels en verger ou en plantation, relè-
vent par contre des n°s 0602.2071/2089.
- les autres plants d'arbres, d'arbustes et d'arbrisseaux donnant des fruits comestibles,
même avec motte ou en cuveaux, pots, etc.
0602.9011 Par "gazon en rouleau", au sens de ce numéro, on entend le gazon naturel, avec racines
et terre adhérente, sous forme de bandes, plaques, etc., même roulées, pour l'engazon-
nement de terrains de sport, de parcs, etc.
Ce numéro couvre aussi les tapis de verdure ou de végétation qui se composent d'un sup-
port sous forme de natte en tissu non tissé, verre ou laine de roche, d'une natte en fibres
de coco ou similaires, même avec une couche visible d'humus ou d'un substrat semblable,
dans lequel poussent des plantes vivantes avec racines, sous forme de bandes, plaques,
etc., pour l'engazonnement de toits, de parcs, etc.
0602.9011/9019
Ce numéro couvre tous les plants de végétaux d'utilité, tels que les plants de tabac, de
plantes potagères, aromatiques, médicinales et similaires, même avec motte, aussi en
cuveaux, pots, etc. Les plants forestiers ne sont pas considérés comme plants de végé-
taux d'utilité rentrant dans le présent numéro.
0603. Fleurs et boutons de fleurs, coupés, pour bouquets ou pour ornements, frais, sé-
chés, blanchis, teints, imprégnés ou autrement préparés
Cette position comprend non seulement les fleurs et les boutons de fleurs simplement
coupés, mais aussi les corbeilles, couronnes, et articles similaires en fleurs et boutons de
fleurs, tels que les petits bouquets et les boutonnières. Il n'est pas tenu compte des matiè-
res dont sont formés les accessoires (vannerie, rubans, papier-dentelle, etc.), pourvu que
Les branches d'arbres, d'arbustes ou d'arbrisseaux portant des fleurs ou boutons de fleurs
(tels le magnolia et certaines roses) sont considérées comme des fleurs ou boutons de
fleurs de la présente position.
Les fleurs (fleurs entières et pétales) et les boutons de fleurs principalement utilisés pour la
fabrication des parfums, en médecine ou à usages insecticides, parasiticides ou similaires,
rentrent dans le n° 1211, pour autant que, dans l'état où ils sont présentés, ils ne puissent
pas être utilisés à la confection de bouquets ni à d'autres usages ornementaux. Sont éga-
lement exclus de la présente position les collages et tableautins similaires du n° 9701.
On considère comme ligneuses toutes les parties de plantes (y compris les feuilles) qui
durcissent à la manière du bois.
0603.1110/1939
Sont également compris ici les fleurs et boutons de fleurs dont la couleur naturelle a été
modifiée ou ravivée notamment par absorption de solutions colorées avant ou après la
coupe ou bien par simple trempage, pour autant que ces produits soient présentés à l’état
frais (produits colorés par effet de capillarité).
0603.9010 Rentrent dans ce numéro les articles séchés et éventuellement encore désinfectés à l'an-
hydride sulfureux. Les plantes qui ont subi un traitement plus poussé sont exclues de ce
numéro. Les marchandises de ce numéro associées à d'autres matières relèvent du
no 0603.9090.
0603.9090 Rentrent dans ce numéro les articles blanchis, teints, imprégnés ou autrement préparés
(traités au glycérol, à la cire, etc.).
0604. Feuillages, feuilles, rameaux et autres parties de plantes, sans fleurs ni boutons de
fleurs, et herbes, mousses et lichens, pour bouquets ou pour ornements, frais, sé-
chés, blanchis, teints, imprégnés ou autrement préparés
Tout comme la position précédente, celle-ci comprend également les bouquets, corbeilles,
couronnes et articles similaires constitués par des feuillages, des feuilles, des rameaux ou
d'autres parties de plantes, par des herbes, mousses ou lichens, sans qu'il soit tenu
compte des matières dont sont formés les accessoires, pourvu que les bouquets, corbeil-
les, couronnes, etc., conservent le caractère essentiel de fournitures de fleuristes.
Les produits végétaux de la présente position peuvent être pourvus de fruits décoratifs,
mais ils relèvent du n° 0603 s'ils portent des fleurs ou des boutons de fleurs.
Les arbres de Noël naturels relèvent de cette position, pour autant qu'ils soient manifeste-
ment impropres à la replantation (tige tranchée, racines stérilisées à l'eau bouillante, etc.).
Sont également exclues de la présente position les plantes (y compris les herbes, mous-
ses et lichens) et parties de plantes des espèces utilisées principalement en parfumerie,
en médecine, ou à usages insecticides, parasiticides ou similaires (n° 1211) ou en vanne-
rie (n° 1401), pour autant que, dans l'état où elles sont présentées, elles ne puissent pas
être utilisées à la confection de bouquets ni à d'autres usages ornementaux. Sont égale-
ment exclus de la présente position les collages et tableautins similaires du n° 9701.
On considère comme ligneuses toutes les parties de plantes (y compris les feuilles) qui
durcissent à la manière du bois.
0604.9910 Ce numéro comprend les articles séchés et éventuellement encore désinfectés à l'anhy-
dride sulfureux sans autre traitement. Les marchandises de ce numéro associées à d'au-
tres matières relèvent du no 0604.9990.
0604.9990 Ce numéro couvre les articles blanchis, teints, imprégnés avec du glycérol, de la cire ou
traités artificiellement d'une manière quelconque.
Chapitre 7
Considérations générales
Le présent Chapitre comprend les légumes de toutes espèces, y compris les végétaux vi-
sés à la Note 2 du présent Chapitre, à l'état frais, réfrigéré, congelé (non cuits ou cuits à
l'eau ou à la vapeur), ou bien conservés provisoirement ou encore desséchés (y compris
déshydratés, évaporés ou lyophilisés). Il convient de préciser que certains de ces végé-
taux séchés, broyés ou pulvérisés, sont parfois utilisés pour l'assaisonnement des mets,
mais n'en restent pas moins classés sous le n° 0712.
Par réfrigéré, on entend que la température d'un produit a été abaissée généralement jus-
qu'aux environs de 0 °C sans entraîner sa congélation. Toutefois, certains produits tels
que les pommes de terre peuvent être considérés comme réfrigérés lorsqu'ils sont refroidis
et maintenus à + 10° C.
Par congelé, on entend qu'un produit a été refroidi au-dessous de son point de congélation
jusqu'à ce qu'il soit congelé à coeur.
Sauf dispositions contraires, les légumes du présent Chapitre peuvent être entiers, coupés
en tranches ou en morceaux, écrasés, râpés, pelés, épluchés ou décortiqués.
Sont également rangés dans ce Chapitre certains tubercules ou racines à haute teneur en
fécule ou en inuline, frais, réfrigérés, congelés ou séchés, même débités en morceaux ou
agglomérés sous forme de pellets.
Les légumes présentés dans un état ne relevant d'aucune des positions du présent Chapi-
tre sont classés au Chapitre 11 ou à la Section IV.Tel est le cas notamment des farines,
semoules et poudres de légumes à cosse secs et des farines, semoules, poudres, flocons,
granulés et agglomérés sous forme de pellets de pommes de terre (Chapitre 11) et des lé-
gumes préparés ou conservés autrement que par les procédés visés au présent Chapitre
(Chapitre 20).
Toutefois, il convient de noter que l'homogénéisation n'est pas en soi de nature à faire
considérer un produit du présent Chapitre comme une préparation relevant du Chapitre 20.
Les légumes sous les états prévus au présent Chapitre peuvent aussi, occasionnellement,
être présentés dans des contenants hermétiquement clos (poudre d'oignons en boîtes, par
exemple) sans que leur classement en soit, en principe, modifié. Toutefois, il est à noter
que les produits placés dans de tels emballages seront, le plus souvent, passibles du
Chapitre 20, soit qu'ils aient subi une préparation autre que celles prévues ici, soit que leur
mode de conservation effectif diffère également des procédés visés au présent Chapitre.
De même, les produits du présent chapitre y demeurent classés (les légumes frais ou ré-
frigérés, par exemple) lorsqu’ils sont conditionnés dans des emballages selon la méthode
dénommée "conditionnement sous atmosphère modifiée" (MAP). Dans le cadre de cette
méthode (Modified Atmospheric Packaging (MAP)), l’atmosphère autour du produit est
modifiée ou contrôlée (en éliminant l’oxygène pour le remplacer par de l’azote ou de
l’acide carbonique, ou bien en réduisant la teneur en oxygène et en augmentant celle en
azote ou en acide carbonique, par exemple).
Les légumes à l'état frais ou séché relèvent du présent Chapitre, qu'ils soient destinés à
l'alimentation, à l'ensemencement ou à la plantation (pommes de terre, oignons, échalotes,
aulx, légumes à cosse, par exemple). Toutefois, le présent Chapitre ne couvre pas les
plants de légumes à repiquer ou à transplanter (n° 0602).
Outre les produits dont l'exclusion est mentionnée ci-dessus et dans les Notes de Chapi-
tre, sont également exclus du présent Chapitre:
a) Les plants, plantes et racines de chicorée (n°s 0601 ou 1212).
b) Certains produits végétaux utilisés comme matières premières de certaines industries
alimentaires comme, par exemple, les céréales (Chapitre 10), les betteraves à sucre
et les cannes à sucre (n° 1212).
c) Les farines, semoules et poudres de racines ou de tubercules du n° 0714 (n° 1106).
d) Certaines plantes et parties de plantes, bien qu'elles soient parfois utilisées à des fins
culinaires, par exemple le basilic, la bourrache, l'hysope, les diverses espèces de
menthe, le romarin, la rue, la sauge ainsi que les racines séchées de bardane (Arc-
tium lappa) (n° 1211).
e) Les algues comestibles (n° 1212).
f) Les rutabagas, les betteraves fourragères, les racines fourragères, le foin, la luzerne,
le trèfle, le sainfoin, les choux fourragers, le lupin, les vesces et produits fourragers
similaires du n° 1214.
g) Les fanes de carottes et les feuilles de betteraves (n° 2308).
Le diamètre déterminant pour le classement de légumes est trouvé par mesure horizontale
du légume entier (tiges resp. racines vers le haut ou vers le bas). Il s'agit du plus grand
diamètre ainsi constaté.
Le fait qu'une salade fraîche ou, plus généralement, un légume frais soit récolté à un stade
précoce de son développement ou quand il est arrivé à maturité n'a aucune influence sur
le classement tarifaire. Celui-ci est déterminé uniquement par l'espèce botanique à la-
quelle le légume considéré appartient. Dans le commerce, les produits récoltés au stade
de jeunes plants sont en général qualifiés de "baby" ou de "mini" (p. ex. salade baby leaf,
miniconcombres, carottes baby).
Les mélanges sont classés conformément aux Règles générales pour l'interprétation du
Système harmonisé (RG 3 b).
La présente position comprend les pommes de terre, à l'état frais ou réfrigéré, de toutes
espèces (à l'exception des patates douces du n° 0714). Sont notamment comprises ici les
pommes de terre de semence et les pommes de terre de primeurs.
0701.10 Au sens du n° 0701.10, l'expression "de semence" couvre seulement les pommes de terre
qui sont considérées par les autorités nationales compétentes comme étant de semence.
0701.9091 Les pommes de terre de ce numéro peuvent également être lavées. Par contre, les pom-
mes de terre épluchées ou autrement travaillées sont classées au no 0701.9099.
Dispositions particulières
0701.1010/1090
L'importation de pommes de terre de semence n'est possible qu'à certaines conditions
(contrôles par le service phytosanitaire ou contingentement par l'Office fédéral de l'agri-
culture). En règle générale, les BD n'ont pas à s'occuper de contrôles subséquents.
La présente position comprend les tomates de toutes espèces à l'état frais ou réfrigéré.
La désignation "tomates cerises (cherry)" des numéros 0702.0010/0019 du tarif est de na-
ture générale et se rapporte globalement aux tomates constituant de petits fruits, c.-à-d. de
forme sphérique, ovale ou piriforme d’un diamètre n’excédant pas 35 mm, et non unique-
ment aux variétés spéciales de tomates cerises du commerce de gros. Les tomates cherry
ou tomates cerises sont aussi appelées tomates cocktail ou tomates party. La désignation
"tomates dattes" est utilisée pour une variété nouvellement créée. Les tomates dites "Pe-
retti“ (allongées ou piriformes) ne sont pas considérées comme tomates cerises (cherry).
Dans les cas douteux (par exemple en cas de création de nouvelles variétés), des échan-
tillons doivent être soumis à la DGD. Joindre si possible aux papiers d'accompagnement la
documentation spécifique à la création de ces nouvelles variétés.
0702.0021/0029
Ces numéros couvrent également les tomates dites Sugo-Peretti. Il s'agit de tomates rou-
ges à rouge foncés à un stade de maturité avancé et qui ne présentent aucune coloration
verte. Elles ne sont pas destinées à la consommation à l'état frais mais sont habituelle-
ment utilisées pour la fabrication de sauces. Elles peuvent être importées dans les limites
du contingent tarifaire entre le 20 août et le 23 septembre.
0703. Oignons, échalotes, aulx, poireaux et autres légumes alliacés, à l'état frais ou réfri-
géré
0703.9010/9019
Les poireaux de ces numéros doivent présenter une longueur minimale de 50 cm.
Sont exclus de la présente position les autres légumes sous forme de racines du genre
Brassica (les navets du n° 0706, les rutabagas du n° 1214, par exemple).
0705. Laitues (Lactuca sativa) et chicorées (Cichorium spp.), à l'état frais ou réfrigéré
Cette position couvre les laitues (Lactuca sativa) fraîches ou réfrigérées dont la principale
variété est la laitue pommée. Sont comprises également ici les chicorées (Cichorium spp.),
y compris les endives, fraîches ou réfrigérées dont les principales variétés sont les suivan-
tes:
1) Les chicorées Witloof ou de Bruxelles (blanchies) (Cichorium intybus var. foliosum).
2) Les chicorées scaroles (Cichorium endivia var. latifolia).
3) Les chicorées frisées (Cichorium endivia var. crispa).
Sont exclus de la présente position les plants, plantes et racines de chicorée (n°s 0601 ou
1212).
0706. Carottes, navets, betteraves à salade, salsifis, céleris-raves, radis et racines comes-
tibles similaires, à l'état frais ou réfrigéré
Les racines comestibles fraîches ou réfrigérées de cette position sont, notamment: les ca-
rottes, les navets, les betteraves à salade, les salsifis, les céleris-raves, les radis, les scor-
sonères, les raiforts, les crosnes du Japon (Stachys affinis), la bardane (Arctium lappa) et
les panais (Pastinaca sativa). Ces produits demeurent classés dans la présente position,
que leurs fanes ou feuilles aient été enlevées ou non.
0706.9060/9069
Outre les petits radis rouges, blancs ainsi que rouges et blancs (de deux couleurs), relè-
vent aussi de ces numéros les produits dits radis glaçons (un genre de radis blanc, allon-
gé). Ces derniers peuvent avoir une longueur maximale du tubercule (sans les racines) de
15 cm. Les radis glaçons de plus de 15 cm doivent être classés comme radis (autres que
o
le raifort; n s 0706.9050/9059 du tarif).
La présente position ne comprend que les concombres et cornichons à l'état frais ou réfri-
géré.
- Les concombres pour la salade sont longs et minces. Les mini-concombres sont aussi
considérés comme tels au sens des nos 0707.0010/0019.
- Les concombres Nostrani ou Slicer sont des concombres frais d'env. 20 cm de lon-
gueur provenant de la culture en pleine terre.
- Les concombres pour la conserve ont une longueur excédant 6 cm mais n'excédant
pas 12 cm.
- Les cornichons sont des concombres d'une longueur inférieure à 6 cm.
Est également exclu de cette position le tubercule comestible de l'espèce Eleocharis dulcis
ou Eleocharis tuberosa, communément appelé châtaigne d'eau chinoise (n° 0714).
0709.2010/2019
Les asperges vertes de ces numéros peuvent également présenter, en partie, une colora-
tion bleuâtre à violette. La coloration ne doit toutefois pas dépasser 40 % de la longueur.
0709.2090 Outre les asperges blanches, relèvent aussi de ce numéro les asperges présentant une
légère coloration violette ou bleuâtre, pouvant être plus marquée sur les pointes.
0709.9050/9059
On considère comme "fleurs de courgettes" au sens de ces numéros, aussi bien les fleurs
femelles de courgettes comportant un ovaire de la taille de la longueur d’un doigt (la future
courgette) que les pédoncules grêles portant les fleurs mâles (sans fruit).
La présente position couvre les légumes congelés qui, lorsqu'ils sont présentés à l'état
frais ou réfrigéré, relèvent des n°s 0701 à 0709.
La définition du terme congelé est donnée dans les Considérations générales du présent
Chapitre.
Les légumes congelés de cette position sont généralement traités au stade industriel, par
un processus de surgélation. Ce processus permet de dépasser rapidement la gamme des
températures de cristallisation maximale afin de ne pas provoquer la rupture des cellules;
le légume une fois décongelé conserve alors le même aspect qu'à l'état frais.
On ajoute parfois du sel ou du sucre avant la congélation; cette addition n'est pas de na-
ture à modifier le classement dans cette position des légumes congelés. Ils peuvent éga-
lement avoir été cuits à l'eau ou à la vapeur avant congélation. En revanche, sont exclus
des légumes cuits par d'autres procédés (Chapitre 20) ou préparés avec d'autres ingré-
dients, tels que les plats préparés de légumes (Section IV).
Les principales espèces de légumes conservés par congélation sont les pommes de terre,
les pois, les haricots, les épinards, le maïs doux, les asperges, les carottes et les bettera-
ves à salade.
0711. Légumes conservés provisoirement (au moyen de gaz sulfureux ou dans de l'eau
salée, soufrée ou additionnée d'autres substances servant à assurer provisoirement
leur conservation, par exemple), mais impropres à l'alimentation en l'état
Cette position comprend les légumes qui ont subi un traitement ayant uniquement pour ef-
fet de les conserver provisoirement pendant le transport et le stockage avant leur utilisa-
tion définitive (légumes conservés au moyen de gaz sulfureux ou dans l'eau salée, soufrée
ou additionnée d'autres substances, par exemple) pour autant, cependant, qu'ils soient,
dans cet état, impropres à l'alimentation.
Ces produits sont généralement destinés à servir de matières premières dans l'industrie
des conserves. Ils consistent principalement en oignons potagers, olives, câpres, concom-
bres, cornichons, champignons, truffes et tomates. Ils sont généralement présentés en fûts
ou en tonneaux.
Toutefois, relèvent du Chapitre 20 les produits qui, même présentés dans de l'eau salée,
ont subi auparavant une préparation spéciale, telle que traitement à la soude, fermentation
lactique, en vue de les rendre directement consommables (olives vertes ou confites, chou-
croute, cornichons, haricots verts, par exemple).
0711.9020 Il faut entendre par "câpres" au sens de ce numéro uniquement les boutons floraux récol-
tés non ouverts du câprier véritable (Capparis spinosa L.). Ne sont en revanche pas répu-
tés "câpres" les fruits issus des fleurs de câprier (désignés pommes de câpres, fruits de
câpres, baies de câpres, cornichons de câprier, cornichons de câpres).
0712. Légumes secs, même coupés en morceaux ou en tranches ou bien broyés ou pulvé-
risés, mais non autrement préparés
La présente position comprend les légumes des n°s 0701 à 0709 qui ont été desséchés (y
compris déshydratés, évaporés ou lyophilisés) c'est-à-dire privés de leur eau de constitu-
tion par divers moyens. Les principaux légumes ainsi traités sont les pommes de terre, les
oignons potagers, les champignons, les oreilles-de-Judas (Auricularia spp.), les trémelles
(Tremella spp.), les truffes, les carottes, les choux, les épinards. Ils se présentent le plus
souvent sous la forme de filaments ou de tranches, soit de la même variété, soit de plu-
sieurs espèces mélangées (juliennes).
Relèvent également de cette position les légumes de l'espèce qui ont été broyés ou pulvé-
risés en vue de servir, notamment, à l'assaisonnement des mets ou à la préparation de po-
tages; tel est souvent le cas pour les asperges, les choux-fleurs, le persil, le cerfeuil, le cé-
leri, les oignons et les aulx.
Cette position couvre l'ensemble des légumes à cosse du n° 0708, secs et écossés, du
type de ceux utilisés pour l'alimentation humaine ou pour l'alimentation des animaux (pois,
pois chiches, haricots "petits rouges" (haricots Adzuki) et autres haricots, lentilles, fèves,
féveroles, graines de guarée, etc.), même s'ils sont destinés à l'ensemencement (qu'ils
aient ou non été rendus impropres à l'alimentation humaine par traitement chimique) ou à
d'autres fins. Ils peuvent avoir été soumis à un traitement thermique modéré destiné prin-
cipalement à en assurer une meilleure conservation en rendant inactives les enzymes (les
péroxydases, notamment) et en éliminant une partie de l'humidité; ce traitement ne doit
toutefois pas modifier la structure interne du cotylédon.
Les légumes à cosse secs de la présente position peuvent être décortiqués (dépouillés de
leur pellicule) ou cassés.
0713.31 Cette sous-position couvre seulement les haricots des espèces Vigna mungo (L.) Hepper,
dénommés également "urd" ou "black gram" et les haricots des espèces Vigna radiata (L.)
Wilczek, également dénommés "mungo" ou "green gram". Ces espèces sont largement
utilisées pour la production de germes.
0713. L'expression "en grains entiers, non travaillés" doit s'entendre uniquement des produits de
l'espèce non décortiqués, ni cassés.
Cette position comprend la moelle de sagoutier, ainsi que les tubercules et racines à haute
teneur en fécule ou en inuline et qui, de ce fait, sont utilisés pour la fabrication de produits
alimentaires ou de produits industriels; dans certains cas, ils servent aussi à la consomma-
tion humaine ou à l'alimentation des animaux.
Cette position se rapporte aux produits de l'espèce, frais, réfrigérés, congelés ou séchés,
même débités en morceaux ou agglomérés sous forme de pellets (cylindres, boulettes,
etc.) obtenus soit à partir de fragments des racines ou tubercules de la présente position,
soit des farines, semoules ou poudres de ces racines ou tubercules du n° 1106. Les pel-
lets sont obtenus soit par simple pression, soit par adjonction d'un liant (mélasse, lignosul-
fite, etc.). Dans ce dernier cas la quantité de liant ne peut excéder 3 % en poids. Les pel-
lets de manioc peuvent être à l'état désagrégé, mais ils restent classés dans la présente
position à condition d'être reconnaissent à leurs caractéristiques physiques, par exem-
ple,la présence de particules non homogènes avec des fragments de pellets de manioc,
une couleur brunâtre parsemée de points noirs, des fragments de fibres visibles à l'oeil nu
et des résidus de sable ou de silice dans le produit.
Les produits de la présente position qui ont subi d'autres préparations sont repris ailleurs:
au n° 1106, par exemple, s'ils sont sous forme de farine, de semoule ou de poudre. Les
amidons et fécules sont classés au n° 1108 et le tapioca au n° 1903.
Sont également exclues de la présente position les racines tubéreuses vivantes de dahlias
(n° 0601), ainsi que les pommes de terre fraîches ou sèches (n°s 0701 ou 0712, selon le
cas).
Chapitre 8
Considérations générales
Le présent Chapitre comprend les fruits (y compris les fruits à coques) et les écorces
d'agrumes ou de melons (y compris de pastèques), généralement destinés à l'alimentation
humaine, en l'état ou après préparation. Ils peuvent être frais (y compris réfrigérés),
congelés (qu'ils aient été préalablement cuits ou non, à l'eau ou à la vapeur ou additionnés
d'édulcorants) ou séchés (y compris déshydratés, évaporés ou lyophilisés); ils peuvent
également être conservés provisoirement, par exemple, au moyen de gaz sulfureux, ou
dans l'eau salée, soufrée ou additionnée d'autres substances servant à assurer provisoi-
rement leur conservation, pour autant que, dans ces derniers états, ils soient impropres à
l'alimentation.
Par réfrigéré, on entend que la température d'un produit a été abaissée généralement jus-
qu'aux environs de 0 °C sans entraîner sa congélation. Toutefois, certains produits tels
que les melons et certains agrumes, peuvent être considérés comme réfrigérés lorsqu'ils
sont refroidis et maintenus à + 10 °C. Par congelé, on entend qu'un produit a été refroidi
au-dessous de son point de congélation jusqu'à ce qu'il soit congelé à coeur.
Les produits de l'espèce peuvent être entiers, coupés en tranches ou en morceaux, dé-
noyautés, écrasés, râpés, pelés, épluchés ou décortiqués.
Il convient de noter que l'homogénéisation n'est pas en soi de nature à faire considérer un
produit du présent Chapitre comme une préparation relevant du Chapitre 20.
L'addition de petites quantités de sucre ne modifie pas le classement de ces produits dans
le présent Chapitre. A fortiori, restent également compris ici les fruits séchés (dattes, pru-
nes, etc.) dont la surface est parfois recouverte d'un dépôt de sucre provenant de la des-
o
siccation naturelle et qui peuvent avoir l'apparence des fruits du n 2006.
Toutefois, le présent Chapitre ne couvre pas les fruits conservés par déshydratation osmo-
tique. L'expression "déshydratation osmotique" désigne un procédé au cours duquel des
morceaux de fruits sont soumis à un trempage prolongé dans un sirop de sucre concentré,
de sorte que l'eau et le sucre naturel du fruit sont remplacés en grande partie par le sucre
du sirop. Le fruit peut subir par la suite un séchage à l'air destiné à réduire davantage en-
core sa teneur en eau. Ces fruits relèvent du Chapitre 20 (no 2008).
Ce Chapitre ne comprend pas en outre certains produits végétaux qui sont repris dans
d'autres Chapitres de la Nomenclature, bien que certains d'entre eux soient botaniquement
des fruits; tel est le cas pour:
a) Les olives, tomates, concombres, cornichons, courges, aubergines et les piments du
genre Capsicum ou du genre Pimenta (Chapitre 7).
b) Le café, la vanille, les baies de genièvre et autres produits du Chapitre 9.
c) Les arachides et autres fruits oléagineux, les fruits principalement employés en par-
fumerie, en médecine ou à des usages insecticides, parasiticides ou similaires, les ca-
roubes, les noyaux d'abricots ou de fruits similaires (Chapitre 12).
d) Les fèves de cacao (no 1801).
Les fruits sous les états prévus au présent Chapitre peuvent, occasionnellement, être pré-
sentés dans des contenants hermétiquement clos (les pruneaux ou les noisettes, simple-
ment séchés, en boîtes, par exemple) sans que leur classement en soit, en principe, modi-
fié. Toutefois, il est à noter que les produits placés dans de tels emballages seront, le plus
souvent, passibles du Chapitre 20, soit qu'ils aient subi une préparation autre que celles
prévues ici, soit que leur mode de conservation effectif diffère également des procédés vi-
sés au présent Chapitre.
Les produits du présent chapitre y demeurent classés (les fraises fraîches, par exemple)
lorsqu’ils sont conditionnés dans des emballages selon la méthode dénommée "condition-
nement sous atmosphère modifiée" (Modified Atmospheric Packaging (MAP)). Dans le ca-
dre de cette méthode (MAP), l’atmosphère autour du produit est modifiée ou contrôlée (en
éliminant l’oxygène pour le remplacer par de l’azote ou de l’acide carbonique, ou bien en
réduisant la teneur en oxygène et en augmentant celle en azote ou en acide carbonique,
par exemple).
D'un point de vue tarifaire, les mélanges sont aussi considérés comme des fruits tropicaux.
Leur teneur en poids d'autres fruits ne peut dépasser 10%.
Dispositions particulières
Les fruits broyés ou ceux qui se sont écrasés durant le transport, doivent être classés, s'il
y a une subdivision dans le tarif d'usage et s'ils sont importés dans la période correspon-
dante, sous la position prévue pour les fruits importés "dans les limites du contingent tari-
faire".
0801. Noix de coco, noix du Brésil et noix de cajou, fraîches ou sèches, même sans leurs
coques ou décortiquées
Tandis que la noix de coco dépourvue de sa coque, râpée et desséchée, reste comprise
dans la présente position, le coprah constitué par des fragments de la partie charnue de la
noix de coco, séchés mais impropres à la consommation et destinés à la fabrication de
o
l'huile - est classé sous le n 1203.
0802. Autres fruits à coques, frais ou secs, même sans leurs coques ou décortiqués
Il s'agit ici notamment des amandes (douces ou amères), des noisettes, des noix commu-
nes (noix du noyer), des châtaignes et marrons (Castanea spp.), des pistaches, des noix
macadamia, des noix de Pécan, des graines de pignons doux (graines du Pinus pinea).
Sont également classées ici les noix d'arec (ou de bétel) utilisées principalement comme
masticatoire, les noix de cola utilisées à la fois comme masticatoire et comme produit de
base dans la fabrication de certaines boissons, et le fruit comestible du genre fruit à coque
épineux et à cornes provenant d'une plante de l'espèce Trapa natans, parfois appelé châ-
taigne d'eau.
La présente position comprend tous les fruits comestibles des espèces du genre Musa.
0804. Dattes, figues, ananas, avocats, goyaves, mangues et mangoustans, frais ou secs
La présente position couvre également les chinois (petits citrons verts et petites oranges
vertes) destinés à la conserve.
Sont rangés parmi les raisins frais, non seulement les raisins de table, mais aussi les rai-
sins destinés au pressage, qu'ils soient ou non tassés, écrasés ou foulés dans des fûts. Il
peut s'agir également de raisins mûris naturellement ou obtenus par la culture sous verre.
Les principales variétés de raisins secs sont les raisins dits de Corinthe, les sultan, sulta-
nine, Izmir, Thompson (raisins pratiquement sans pépins), Muscatels, Malaga (raisins avec
pépins), Dénia, Damas, Lexir et Gordo.
0806.1011/1012
Les fruits préparés pour être offerts ("fruits-cadeaux" ou "gift fruits"), qui peuvent être im-
portés en franchise de droits de douane dans le cadre d'un contingent tarifaire préférentiel
du Japon, présentent les caractéristiques suivantes:
- emballage très soigné, le plus souvent pour chaque fruit séparément (pour la vente à
la pièce);
- nettement plus grands et plus chers que les fruits usuels du commerce vendus au
poids.
La présente position comprend les pastèques et les melons, y compris les melons d'hiver
(à longue conservation), frais des espèces Citrullus vulgaris ou Cucumis melo, par exem-
ple les melons brodés (melons écrits, melons réticulés) et les melons cantaloups. Elle
comprend également les papayes, fruits en forme de melon de l'espèce Carica papaya.
Sont, en revanche, exclus les fruits de l'espèce Asimina triloba connus en anglais sous le
nom de "pawpaws" (no 0810).
Les pommes et les poires entrent dans cette position, qu'elles soient destinées à la table,
à la fabrication des boissons (cidre et poiré, par exemple) ou à des usages industriels (fa-
brication de pâtes de pommes, de confitures, de gelées, de pectine, etc.).
0809. Abricots, cerises, pêches (y compris les brugnons et nectarines), prunes et prunel-
les, frais
La présente position comprend les abricots, les cerises de toutes variétés (bigarreau, ce-
rise anglaise, griotte, etc.), les pêches (y compris les brugnons et nectarines), les prunes
de toutes espèces (prune proprement dite, prune reine-claude, prune mirabelle, prune
quetsche, etc.) et les prunelles.
0809.3010, 3020
Les fruits préparés pour être offerts ("fruits-cadeaux" ou "gift fruits"), qui peuvent être im-
portés en franchise de droits de douane dans le cadre d'un contingent tarifaire préférentiel
du Japon, présentent les caractéristiques suivantes:
- emballage très soigné, le plus souvent pour chaque fruit séparément (pour la vente à
la pièce);
- nettement plus grands et plus chers que les fruits usuels du commerce vendus au
poids.
La présente position comprend tous les fruits des espèces comestibles non dénommées
ci-dessus ou non reprises dans d'autres Chapitres de la Nomenclature (voir à cet égard les
exclusions mentionnées dans les Considérations générales du présent Chapitre).
0811. Fruits, non cuits ou cuits à l'eau ou à la vapeur, congelés, même additionnés de
sucre ou d'autres édulcorants
Il s'agit ici des fruits comestibles congelés qui, lorsqu'ils sont frais ou réfrigérés, sont clas-
sés dans les positions précédentes du présent Chapitre. (Voir les Considérations généra-
les du présent Chapitre en ce qui concerne le sens des termes réfrigéré et congelé). Les
fruits qui ont été cuits à l'eau ou à la vapeur avant congélation restent classés dans la pré-
sente position. Les fruits congelés, cuits autrement qu'à l'eau ou à la vapeur avant congé-
lation, relèvent du Chapitre 20.
Les fruits congelés additionnés de sucre ou d'autres édulcorants sont également compris
dans cette position, l'addition de sucre ayant généralement pour effet d'empêcher les phé-
nomènes d'oxydation qui, le plus souvent, provoqueraient, à la décongélation, un change-
ment de coloration des fruits. Il en est de même des fruits additionnés de sel.
0812. Fruits conservés provisoirement (au moyen de gaz sulfureux ou dans l'eau salée,
soufrée ou additionnée d'autres substances servant à assurer provisoirement leur
conservation, par exemple), mais impropres à l'alimentation en l'état
Cette position englobe les fruits qui ont subi un traitement ayant uniquement pour effet de
les conserver provisoirement pendant le transport et le stockage avant leur utilisation défi-
nitive (fruits - même échaudés ou blanchis - conservés au moyen de gaz sulfureux ou
dans l'eau salée, soufrée ou additionnée d'autres substances, par exemple) pour autant,
cependant, qu'ils soient, dans cet état, impropres à l'alimentation.
0813. Fruits séchés autres que ceux des nos 0801 à 0806; mélanges de fruits séchés ou de
fruits à coques du présent Chapitre
A) Fruits séchés.
Il s'agit ici des fruits séchés qui, lorsqu'ils sont frais, relèvent des nos 0807 à 0810. Ils
sont préparés soit par séchage direct au soleil, soit par des méthodes industrielles
(passage au séchoir-tunnel, par exemple).
Les fruits le plus souvent préparés de cette manière sont les abricots, les pêches, les
pommes, les prunes et pruneaux, et les poires. Les pommes et les poires séchées
peuvent être destinées à la table ou à la fabrication du cidre ou du poiré. A l'exception
des prunes et pruneaux, ils sont généralement partagés en deux ou coupés en tran-
ches, dénoyautés ou épépinés. Ils peuvent également - et tel est le cas notamment
des abricots ou des prunes - se présenter sous la forme de pâte, simplement séchée
ou évaporée, en plaques ou en tranches.
La présente position couvre les gousses de tamarin. Elle comprend également la
pulpe de tamarin non additionnée de sucre ou d'autres substances et non autrement
transformée, même contenant des graines, des parties ligneuses ou des morceaux
d'endocarpe.
Certains fruits séchés ou mélanges de fruits séchés de la présente position peuvent être
présentés en sachets notamment, pour la préparation d'infusions ou de tisanes. Ces pro-
duits restent classés ici.
Toutefois, sont exclus de cette position les produits de l'espèce constitués par un mélage
de fruits séchés de la présente position avec des plantes ou des parties de plantes d'au-
tres Chapitres ou avec d'autres substances (un ou plusieurs extraits de plantes, par exem-
o
ple) (n 2106, généralement).
0813.4081/4089
Au sens de ces numéros, on considère comme autres fruits à noyaux: les cerises et les
pêches (y compris les brugnons les nectarines).
0813.5081/5089
Au sens de ces numéros, on considère comme fruits à pépins: les pommes, les poires et
les coings.
Les écorces d'agrumes de la présente position, qui sont utilisées le plus communément à
des fins alimentaires, sont celles d'orange (y compris d'orange amère ou bigarade), de ci-
tron ou de cédrat. Elles sont, le plus souvent, destinées à être confites. On en extrait éga-
lement les huiles essentielles.
Les écorces pulvérisées relèvent du no 1106 et les écorces confites au sucre du no 2006.
Chapitre 9
Considérations générales
En ce qui concerne le classement des mélanges de produits des nos 0904 à 0910, voir la
Note 1 du présent Chapitre. Conformément aux dispositions de cette note, le fait que les
produits des nos 0904 à 0910 (y compris les mélanges visés aux paragraphes a) et b) de
ladite note) sont additionnés d'autres substances n'affecte pas leur classement, pour au-
tant que les mélanges ainsi obtenus gardent le caractère essentiel des produits visés dans
chacune de ces positions.
Tel est le cas, notamment, des épices et des mélanges d'épices additionnés:
a) De diluants destinés à faciliter le dosage et la répartition homogène des épices dans
les préparations alimentaires auxquelles elles sont ajoutées (farine de céréales, cha-
pelure, dextrose, etc.).
b) De colorants alimentaires (xanthophylle, par exemple).
c) De produits (synergistes) destinés à exalter le goût des épices (glutamate de sodium
notamment).
d) De substances telles que sel ou antioxydants chimiques ajoutés, généralement en fai-
ble quantité, afin d'assurer la bonne conservation des produits et de prolonger la du-
rée de leurs propriétés aromatisantes.
Les épices et les mélanges d'épices additionnés de substances relevant d'autres chapitres
mais possédant eux-mêmes des propriétés aromatisantes ou assaisonnantes restent clas-
sés dans le présent Chapitre à la condition toutefois que les quantités ajoutées soient tel-
les que le caractère essentiel d'épice du mélange ne soit pas modifié.
Le présent Chapitre couvre également les mélanges constitués par des plantes, parties de
plantes, graines ou fruits (entiers, coupés, concassés ou pulvérisés) des espèces relevant
de différents Chapitres (par exemple, les Chapitres 7, 9, 11 et 12), des types utilisés direc-
tement pour aromatiser des boissons ou préparer des extraits en vue de la fabrication de
boissons,
1) auxquels le caractère essentiel est conféré par une ou plusieurs espèces relevant
d'une seule des positions nos 0904 à 0910 (nos 0904 à 0910, selon le cas);
2) auxquels le caractère essentiel est conféré par un mélange d'espèces relevant d'au
moins deux des positions nos 0904 à 0910 (no 0910).
Toutefois, en sont exclus les mélanges dont le caractère essentiel n'est pas conféré par
les espèces mentionnées au paragraphe 1) ni par les mélanges visés au paragraphe 2) ci-
dessus (no 2106).
b) La graine de moutarde (no 1207), ainsi que la farine de moutarde, préparée ou non
(no 2103).
c) Les cônes de houblon (no 1210).
d) Certains fruits, graines et parties de plantes, tels que la casse, le romarin, l'origan, le
basilic, la bourrache, l'hysope, les diverses espèces de menthe, la rue, la sauge, qui,
bien que pouvant être utilisés comme épices, sont plus fréquemment employés en
parfumerie ou en médecine et sont, de ce fait, repris au no 1211.
e) Les condiments et assaisonnements composés (no 2103).
Par "non travaillées", au sens des nos 0904 et 0908, on entend les épices qui n'ont été ni
coupées, ni broyées, ni moulues; elles ne peuvent être que pelées ou décortiquées. On
considère cependant encore comme non travaillées les épices en feuilles ou herbes qui
ont été plus ou moins brisées par suite du transport, de même que les déchets provenant
du traitement mécanique et reconnaissables comme tels.
0901. Café, même torréfié ou décaféiné; coques et pellicules de café; succédanés du café
contenant du café, quelles que soient les proportions du mélange
Cette position couvre les diverses variétés de thé produites par les plantes de l'espèce bo-
tanique Thea (camellia).
La préparation du thé vert consiste essentiellement à chauffer les feuilles fraîches, à les
enrouler et à les sécher. Dans la préparation du thé noir, les feuilles sont roulées et mises
à fermenter avant la torréfaction ou le séchage.
Est couvert également le thé partiellement fermenté (thé Oolong, par exemple).
Les fleurs de thé, boutons de thé et les résidus sont traités comme le thé lui-même; il en
est de même du thé (feuilles et fleurs ou boutons) pulvérisé, aggloméré en boules, pastil-
les, tablettes, ainsi que les thés compressés présentés sous différentes formes.
Le thé qui a été aromatisé par vaporisation (au cours de la fermentation, par exemple) ou
par addition d’huiles essentielles (huiles de citron ou de bergamote, par exemple), de pro-
duits aromatisants artificiels (qui peuvent se présenter sous forme de cristaux ou de pou-
dre) ou de parties de divers autres fruits ou plantes aromatiques (tels que fleurs de jasmin,
écorces d’orange séchées ou clous de girofle) relève également de la présente position.
Le thé privé de sa caféine (ou théine) est également repris sous la présente position; la ca-
féine (ou théine) entre au no 2939.
Les produits ne provenant pas de certaines plantes du genre Thea, mais parfois appelés
"thés", sont exclus de la présente position, par exemple:
a) Le maté (thé du Paraguay) (no 0903).
b) Les produits utilisés pour la préparation d'infusions ou de tisanes. Ces produits sont
classés, par exemple, aux nos 0813, 0909, 1211 ou 2106.
c) Le "thé" au ginseng (mélange d'extrait de ginseng et de lactose ou de glucose)
(no 2106).
0903. Maté
Le maté consiste en feuilles séchées de certains arbustes de la famille du houx, qui crois-
sent en Amérique du Sud. On l'appelle parfois "thé du Paraguay" ou "thé des Jésuites". Il
sert à la préparation, par infusion, d'une boisson qui contient un peu de caféine.
0904. Poivre (du genre Piper); piments du genre Capsicum ou du genre Pimenta, séchés
ou broyés ou pulvérisés
0905. Vanille
C'est le fruit (ou gousse) d'une plante sarmenteuse et grimpante de la famille des orchi-
dées, très aromatique et de couleur noirâtre. On distingue deux sortes de vanille, la longue
et la courte, ainsi qu'une variété très inférieure désignée sous le nom de vanillon (obtenu à
partir de l'espèce Vanilla pompona), molle, presque visqueuse et toujours ouverte.
La cannelle est l'écorce intérieure de jeunes branches de certains arbres de la famille des
Laurus. La cannelle du type Sri-Lanka (Ceylan), du type Seychelles et du type Madagas-
car (Cinnamomum zeylanicum Blume), dite "cannelle fine", se présente en faisceaux
d'écorces blondes de l'épaisseur d'une carte à jouer, enroulées et emboîtées les unes
dans les autres. La cannelle du type Chine (Cinnamomum cassia (Nees) ex Blume), du
type Indonésie (Cinnamomum burmanii (C.G.Nees)) et du type Viêt-nam (Cinnamomum
loureirii Nees), connue également sous le nom de casse ou cannelle commune, est formée
d'écorces plus épaisses, avec stries brunes; elle se présente en rouleaux simples.
D’autres variétés de cannelle comprennent Cinnamomum obtusifolium, Cinnamomum ta-
mala et Cinnamomum sintek.
On range également ici les déchets de cannelle appelés "chips" utilisés surtout pour la fa-
brication de l'essence de cannelle.
Les fleurs de cannelier sont les fleurs passées au tamis et séchées. Ce sont de petits
corps en forme de massue, dont la longueur n'excède généralement pas 1 cm. Pulvéri-
sées, elles sont mélangées à la cannelle.
0906.11 Cette sous-position couvre seulement la cannelle constituée par l’écorce de jeunes bran-
ches de l’arbre ou de l’arbuste Cinnamomum zeylanicum Blume, dénommée communé-
ment la cannelle du type Sri-Lanka (Ceylan), du type Seychelles et du type Madagascar.
a) Les noix muscades rondes et les noix muscades longues, même sans coques.
Il s'agit ici de fruits ou semences destinés à entrer dans l'alimentation comme épices. On
les utilise aussi pour la fabrication de boissons ou de produits pharmaceutiques.
Ils restent classés dans cette position même lorsque, dans le cas des graines d'anis en
particulier, ils sont présentés en sachets notamment, pour la préparation d'infusions ou de
tisanes.
Sous le nom d'anis, on désigne ici l'anis vert, graine de forme ovoïde, striée dans le sens
de sa longueur, d'une couleur vert grisâtre, d'une odeur et d'une saveur aromatiques très
caractéristiques. La badiane est l'anis étoilé.
Le fenouil est la semence ou graine de la plante du même nom. Cette graine est d'un gris
foncé (fenouil commun) exhalant une odeur forte et agréable, ou d'un vert pâle (fenouil of-
ficinal) dégageant une odeur suave caractéristique.
Les baies de genièvre sont d'un brun noir violacé et couvertes d'une poussière résineuse;
elles contiennent une pulpe rougeâtre, aromatique, d'une saveur amère et légèrement su-
crée, laquelle enveloppe trois petits noyaux très durs. On les emploie pour aromatiser di-
verses boissons alcooliques (gin), la choucroute et d'autres préparations alimentaires, ain-
si que pour l'extraction de l'huile essentielle.
0910. Gingembre, safran, curcuma, thym, feuilles de laurier, curry et autres épices
Chapitre 10
Céréales
Considérations générales
Le présent Chapitre ne comprend que des grains non mondés, ni autrement travaillés tels
que ceux du n° 1104 (voir la Note explicative correspondante). Toutefois, le riz décortiqué
ou blanchi, même poli, glacé ou étuvé, et le riz en brisures restent compris dans le n°
1006.
Dans le présent chapitre, l'expression "pour usages techniques" s'applique aux marchan-
dises dont les déchets de transformation servent à l'alimentation des animaux.
L'épeautre, qui est une espèce de froment au grain petit et brun, conservant une partie de
sa balle florale après le battage, rentre également dans cette position.
Le méteil est un mélange de froment et de seigle, contenant, en général deux tiers de fro-
ment et un tiers de seigle.
1002. Seigle
C'est une céréale à grain plutôt allongé, de couleur gris verdâtre ou clair et dont la farine
est grise.
1003. Orge
L'orge, à grain plus gros que celui du froment, est utilisée principalement comme aliment
pour le bétail, pour la fabrication du malt et, sous forme d'orge mondée ou perlée, pour la
fabrication de potages ou de mets.
L'orge diffère de la plupart des autres céréales en ce que, pour de nombreuses variétés
(orges vêtues), les bractées ou pellicules, adhérant fortement aux grains, ne se séparent
pas par le simple battage ou le vannage. Les orges de l'espèce ont une couleur jaune
paille et sont effilées aux extrémités. Elles ne sont incluses dans la présente position que
si elles sont présentées avec les bractées adhérentes. Débarrassées de celles-ci par
l'opération du mondage (passage entre des meules), qui leur enlève parfois aussi une par-
tie du péricarpe, elles relèvent du n° 1104.
Quant aux orges des variétés dites "nues" (naturellement dépourvues de bractées adhé-
rentes), elles demeurent classées ici tant qu'elles n'ont pas subi d'ouvraison postérieure-
ment au battage ou au vannage.
1003.0030 On considère comme orge prémaltée les graines d'orge qui ont subi une légère germina-
tion. L'orge prémaltée présente plus de 50 % de graines dont la longueur de la feuille du
germe est la moitié ou moins de la longueur de la graine. D'autres critères sont déterminés
par analyse.
1004. Avoine
La présente position comprend les grains revêtus de la balle florale ainsi que les grains ne
comportant pas naturellement de balle florale, pour autant que ceux-ci n'aient pas subi
d'ouvraison postérieurement au battage.
La présente position comprend également l'avoine dont les glumes peuvent avoir perdu
leurs extrémités lors d'une opération normale (battage, transport, manutention, etc.).
1005. Maïs
Il existe plusieurs variétés de maïs en grains, de couleurs différentes: jaune doré, blanc,
parfois rouge-brun ou même panaché, et de formes variées: ronde, dent de cheval, etc.
1005.10 Au sens du n° 1005.10, l'expression "de semence" couvre seulement le maïs qui est
considéré par les autorités nationales compétentes comme étant de semence.
1006. Riz
1) Le riz en paille (riz paddy ou riz vêtu), c'est-à-dire le riz dont les grains sont encore re-
vêtus de leur balle florale qui les enveloppe très étroitement.
2) Le riz décortiqué (riz cargo ou riz brun) qui, dépouillé des balles florales dans des ap-
pareils appelés décortiqueurs, conserve encore sa pellicule propre (péricarpe). Le riz
cargo renferme presque toujours une petite quantité de riz paddy.
3) Le riz semi-blanchi, à savoir, le riz en grains entiers dont le péricarpe a été partielle-
ment enlevé.
4) Le riz blanchi, riz en grains entiers dont on a enlevé le péricarpe par passage dans
des appareils dénommés cônes à blanchir.
Le riz blanchi peut subir un polissage puis un glaçage, opérations qui sont destinées à
améliorer la présentation du riz. Le polissage - qui est destiné à faire disparaître l'as-
pect mat du riz simplement blanchi - s'effectue au moyen d'appareils à brosses ou
d'appareils désignés sous le nom de cônes polisseurs. Le glaçage consiste en un en-
robage du grain dans un mélange de glucose et de talc, réalisé dans des tambours à
glacer.
La présente position comprend également le riz camalino, consistant en un riz blanchi
ayant fait l'objet d'un enrobage extrêmement ténu à l'aide d'huiles.
5) Les brisures de riz, consistant en grains brisés au cours des opérations antérieures.
En revanche, les variétés de riz qui ont été soumises à un traitement modifiant considéra-
blement la structure du grain sont exclues de la présente position. Le riz précuit constitué
par du riz usiné en grains, ayant subi une précuisson complète ou partielle, puis une dés-
hydratation, relève du n° 1904. Le riz partiellement précuit demande un complément de
cuisson de 5 à 12 minutes avant d'être consommé, tandis que pour le riz qui a subi une
précuisson complète il suffit de le tremper dans l'eau et de le porter à ébullition pour le
consommer. Le produit dit "puffed rice", obtenu par soufflage et prêt à être consommé en
l'état, est aussi classé au n° 1904.
La présente position ne couvre que les variétés de sorgho connues comme étant des
sorghos à grains dont les grains peuvent être utilisés comme céréales pour l'alimentation
humaine. Sont donc compris ici les sorghos des variétés telles que caffrorum (kafir), cer-
nuum (doura blanc), durra (doura brun) et nervosum (kaoliang).
Sont exclus de la position les sorghos fourragers (utilisés pour faire du foin ou pour l'ensi-
lage) tels que la variété halepensis (halepense), les sorghos herbes (utilisés pour consti-
tuer des pâturages) tels que la variété sudanensis (sudanense) ou les sorghos doux ou
sucriers (utilisés essentiellement pour la fabrication des sirops ou des mélasses), tels que
la variété saccharatum. Quand ils sont présentés sous forme de graines à ensemencer,
ces produits sont à classer au n° 1209. Dans les autres cas, les sorghos fourragers et les
sorghos herbes sont à classer au n° 1214 et les sorghos doux au n° 1212. Est également
exclu de cette position le sorgho à balais (Sorghum vulgare var. technicum), qui relève du
n° 1404.
Ce groupe couvre:
1) Le sarrasin qui appartient à la famille des polygonacées, tout à fait différente de la
famille des graminées, dans laquelle rentrent la plupart des autres céréales; on
l'appelle aussi blé noir.
2) Le millet ou mil (grain de millet commun), arrondi et de couleur jaune paille. Il
comprend les espèces suivantes: Setaria spp., Pennisetum spp., Echinochloa
spp., Eleusine spp. (y compris l'Eleusine coracana (le coracan), Panicum spp.,
Digitaria sanguinalis et Eragrostis tef.
3) L'alpiste ou millet long, qui est une graine de couleur paille, luisante, allongée et
pointue à ses deux extrémités.
B. Autres céréales
Font partie de ce groupe certaines céréales hybrides, notamment le triticale, qui est
un croisement de blé et de seigle.
1008.9052 Relèvent également de ce numéro les « Zizania palustris », un genre de riz sauvage pro-
venant du Nord-est de l’Amérique du Nord.
Chapitre 11
Considérations générales
2) Les produits provenant également des céréales du Chapitre 10, ayant subi les trans-
formations prévues dans les diverses positions de ce Chapitre, telles que le maltage
ou l'extraction de l'amidon ou du gluten de froment (blé).
3) Les produits provenant de matières premières reprises à d'autres Chapitres (légumes
secs, pommes de terre, fruits, etc.) mais ayant reçu des ouvraisons du même ordre
que celles indiquées dans les alinéas 1) ou 2) ci-dessus.
On considère comme "farines de gonflement" au sens des numéros 1101 et 1102 du tarif
uniquement les farines dont l'amidon a entièrement gonflé (appréciation au microscope).
Ne sont pas considérés comme farines de gonflement, les produits dont l'amidon n'a pas
gonflé dans toutes les parties (pas de bout en bout) ou dont les graines d'amidon n'ont pas
toutes gonflé.
Différenciation farine (n° de tarif 1101, 1102, ex 1105, ex 1106) – amidon/fécule (1108, ex
3505)
Est déterminante en premier lieu l’image microscopique du produit (farine typique ou ami-
don/fécule typique). Est en particulier caractéristique pour la farine de céréales la présence
de cellules céréalières. Si aucune appréciation sans équivoque n’est possible sur la base
de l’image microscopique, les produits qui ne dépassent pas les valeurs ci-après sont ré-
putés amidons/fécules (1108 ou 3505):
Amidon de froment
- Amidon 1er choix 0,6 % 0,4 %
- Amidon 2ème choix 5,8 % 1,2 %
Amidon de maïs 0,6 % 0,4 %
2)
Fécule de pomme de terre 0,2 % 0,7 %
Autres types d’amidon/de 0,6 % 0,4 %
fécule
Les produits présentant des teneurs plus élevées en protéines et/ou en cendres sont répu-
tés farines au sens du tarif douanier. Les dispositions des notes 2 et 3 du chapitre 11 du
tarif douanier demeurent réservées. Pour la distinction entre les amidons/fécules du n°
1108 du tarif et les amidons/fécules modifiés de la position 3505, il est renvoyé aux notes
explicatives suisses de ces numéros.
Dispositions particulières
A l'aide d'une sonde à céréales, il tire des échantillons de diverses couches du produit et
les mélange pour en faire un échantillon moyen de 500 g. Il faut prélever de 2 à 4 échantil-
lons (de différents contenants resp. en divers endroits du chargement). L’expédition
d’échantillons est régie par les dispositions générales (D. 11, ch. 114.546).
Cette position comprend les farines de froment (blé) ou de méteil (c'est-à-dire, les produits
pulvérulents provenant de la mouture des céréales du n° 1001) qui, indépendamment des
conditions de teneur en amidon et de teneur en cendres prévues dans le paragraphe A) de
la Note 2 du Chapitre, satisfont au critère du passage à travers un tamis étalonné, dans les
conditions définies dans le paragraphe B) de cette même Note.
Les farines de cette position peuvent être améliorées par l'addition de très faibles quantités
de phosphates minéraux, d'antioxydants, d'émulsifiants, de vitamines ou de poudres à le-
ver préparées (farines fermentantes). La farine de froment peut, en outre, être enrichie par
une adjonction de gluten n'excédant généralement pas 10 %.
1
Les valeurs indiquées (arrondies) correspondent aux „Directives concernant l’amidon et certains déri-
vés d’amidon“ de l’office allemand responsable de la législation en matière de produits alimentaires,
édition 1976 (Deutscher Band für Lebensmittelrecht und Lebensmittelkunde).
2
Tolérance jusqu’à 1,5 %
Cette position comprend également les farines dites "gonflantes (farines prégélatinisées)"
ayant reçu un traitement thermique entraînant une prégélatinisation de l'amidon. Elles sont
utilisées pour la fabrication des préparations du n° 1901, d'améliorants de boulangerie,
d'aliments pour animaux ou dans certaines industries telles que l'industrie textile, la pape-
terie ou la métallurgie (préparation de noyaux de fonderie).
Les farines qui ont été soumises à des traitements complémentaires ou qui ont fait l'objet
d'autres additions en vue d'être utilisées comme préparations alimentaires relèvent géné-
ralement du n° 1901.
Sont également exclues les farines mélangées à du cacao (n° 1806 si la teneur en cacao
est de 40 % ou plus en poids calculés sur une base entièrement dégraissée, et n° 1901
dans le cas contraire).
Comme mentionné dans les Notes explicatives du SH, la farine de ce numéro peut être
améliorée par l'addition de très faibles quantités de phosphates minéraux, d'antioxydants,
d'émulsifiants, de vitamines ou de poudres à lever préparées. D'autres ingrédients, en plus
des adjuvants cités plus haut, sont également tolérés en quantités très faibles. Ceux-ci
doivent toutefois servir à améliorer les propriétés technologiques comme par ex. la
conservabilité, la stabilité (de la pâte), la force boulangère etc. de la farine. Comme exem-
ples d'ingrédients de ce genre, on peut notamment citer les enzymes (les amylases, les
hémicellulases, les oxydases, etc.), le sel, les germes moulus, le malt torréfié, l'extrait de
malt, le levain séché, etc. L'adjonction ne doit pas faire perdre le caractère d'une farine au
o
sens du présent numéro (sinon, classement en général dans le n 1901).
Cette position comprend les farines des céréales reprises au Chapitre 10 (autres que les
farines de froment (blé) ou de méteil) (c'est-à-dire, les produits pulvérulents provenant de
la mouture de celles-ci).
En ce qui concerne le seigle, l'orge, l'avoine, le maïs (y compris les épis entiers de maïs
munis ou non de leurs spathes), le sorgho à grains, le riz et le sarrasin, on range dans
cette position comme farines, les produits de la mouture de ces céréales qui, indépen-
damment des conditions de teneur en amidon et de teneur en cendres prévues dans le pa-
ragraphe A) de la Note 2 du Chapitre, satisfont au critère du passage à travers un tamis
étalonné, dans les conditions définies dans le paragraphe B) de cette même Note.
Les farines de cette position peuvent être améliorées par l'addition de très faibles quantités
de phosphates minéraux, d'antioxydants, d'émulsifiants, de vitamines ou de poudres à le-
ver préparées (farines fermentantes).
Cette position comprend également les farines dites "gonflantes (farines prégélatinisées)"
ayant reçu un traitement thermique entraînant une prégélatinisation de l'amidon. Elles sont
utilisées pour la fabrication des préparations du n° 1901, d'améliorants de boulangerie,
d'aliments pour animaux ou dans certaines industries telles que l'industrie textile, la pape-
terie ou la métallurgie (préparation de noyaux de fonderie).
Les farines qui ont été soumises à des traitements complémentaires ou qui ont fait l'objet
d'autres additions en vue d'être utilisées comme préparations alimentaires relèvent géné-
ralement du n° 1901.
Sont également exclues les farines mélangées à du cacao (n° 1806 si la teneur en cacao
est de 40 % ou plus en poids calculés sur une base entièrement dégraissée et n° 1901
dans le cas contraire).
Comme mentionné dans les Notes explicatives du SH, la farine de ce numéro peut être
améliorée par l'addition de très faibles quantités de phosphates minéraux, d'antioxydants,
d'émulsifiants, de vitamines ou de poudres à lever préparées. D'autres ingrédients, en plus
des adjuvants cités plus haut, sont également tolérés en quantités très faibles. Ceux-ci
doivent toutefois servir à améliorer les propriétés technologiques comme par ex. la
conservabilité, la stabilité (de la pâte), la force boulangère etc. de la farine. Comme exem-
ples d'ingrédients de ce genre, on peut notamment citer les enzymes (les amylases, les
hémicellulases, les oxydases, etc.), le sel, les germes moulus, le malt torréfié, l'extrait de
malt, le levain séché, etc. L'adjonction ne doit pas faire perdre le caractère d'une farine au
sens du présent numéro (sinon, classement en général dans le no 1901).
Les gruaux et semoules de cette position sont des produits obtenus par fragmentation des
grains de céréales (y compris les épis entiers de maïs munis ou non de leurs spathes) qui
satisfont aux critères de teneur en amidon et en cendres stipulés, pour certaines d'entre el-
les, dans la Note 2 A) du Chapitre et qui répondent, dans tous les cas, aux conditions de
passage à travers un tamis étalonné stipulées dans la Note 3 du Chapitre.
En ce qui concerne la distinction à établir entre les farines des n°s 1101 ou 1102, les
gruaux et les semoules de la présente position et les produits du n° 1104, se reporter aux
Considérations générales du Chapitre (Point 1), deuxième paragraphe.
Les gruaux consistent en petits fragments ou noyaux farineux provenant d'une mouture
grossière des grains.
La semoule est un produit plus granuleux que la farine provenant, soit d'un blutage après
la première mouture, soit d'un nouveau blutage après remouture de gruaux issus de la
première opération.
La semoule de blé dur est la principale matière première utilisée pour la fabrication des pâ-
tes alimentaires; la semoule constitue aussi un produit alimentaire directement utilisable
comme tel, notamment pour la préparation d'entremets, gâteaux, puddings, etc.
Sont également comprises ici les semoules (de maïs, notamment) prégélatinisées par trai-
tement thermique, utilisées, par exemple, comme adjuvant en brasserie.
Les agglomérés sous forme de pellets sont des produits de la minoterie des céréales du
présent Chapitre présentés sous forme de cylindres, boulettes, etc., agglomérés soit par
simple pression, soit par adjonction d'un liant dans une proportion n'excédant pas 3 % en
poids (voir Note 1 de la Section II). La position ne comprend pas les résidus présentés
sous forme de pellets provenant de la mouture des céréales (Chapitre 23).
La semoule de blé dur provient de variétés de blé riche en gluten. Elle se différencie de la
semoule de blé tendre par sa couleur plus jaune, par son brillant nettement vitreux et par
la dureté des fragments isolés. Au contraire, la semoule de blé tendre est faite de frag-
ments plus blancs, moins brillants et moins durs.
1104. Grains de céréales autrement travaillés (mondés, aplatis, en flocons, perlés, tran-
chés ou concassés, par exemple), à l'exception du riz du no 1006; germes de céréa-
les, entiers, aplatis, en flocons ou moulus
Cette position comprend tous les produits non préparés provenant de la mouture et du trai-
tement des céréales, à l'exclusion des farines (n°s 1101 et 1102), des gruaux, semoules et
agglomérés sous forme de pellets (n° 1103) et des résidus (n° 2302). En ce qui concerne
la distinction à établir entre les produits de la présente position et les exceptions mention-
nées, voir le point 1) des Considérations générales du Chapitre.
1) Les grains aplatis ou en flocons (par exemple d'avoine ou d'orge), obtenus par un
écrasement ou aplatissement de grains entiers, mondés ou non, ou de grains concas-
sés, ou de produits visés aux points 2) et 3) ci-dessous ou visés aux points 2) à 5) de
la Note explicative du n° 1006. Au cours de ce processus le grain subit normalement
un traitement thermique à vapeur ou un laminage au moyen de rouleaux chauffés. Par
contre, les aliments pour petits déjeuners, du genre corn flakes, etc., qui ont subi une
cuisson suffisante pour être consommés en l'état, sont classés au n° 1904 avec les
produits similaires.
2) L'avoine, le sarrasin et le millet dont l'enveloppe a été ôtée, mais non le péricarpe.
Toutefois, la présente position ne comprend pas les grains d'avoine ne comportant
pas naturellement de balle florale pour autant que ceux-ci n'aient pas subi d'ouvrai-
sons postérieurement au battage (n° 1004).
3) Les grains qui ont été mondés ou autrement travaillés pour être dépouillés entière-
ment ou partiellement de leur pellicule propre (péricarpe). L'amande farineuse peut
alors être visible. Les grains des variétés d'orge vêtue sont également classés ici s'ils
ont été dépourvus de leurs enveloppes (ou bractées). (Les enveloppes ne peuvent
être enlevées que par un meulage puisqu'elles adhèrent trop fortement à l'amande du
grain pour en être séparées simplement par le battage ou le vannage - voir la Note
explicative n° 1003).
4) Les grains perlés (principalement d'orge), qui sont des grains mondés dont la presque
totalité du péricarpe a été enlevée, et qui ont subi, en outre, une opération destinée à
les arrondir aux deux bouts.
5) Les grains concassés, qui sont des grains, mondés ou non, coupés ou brisés en
fragments et se différenciant des gruaux par le fait que leurs fragments sont plus
grossiers et plus irréguliers.
6) Les germes de céréales qui sont séparés du grain au permier stade de la mouture et
qui se présentent de ce fait à l'état entier ou affectant une forme légèrement aplatie.
Afin d'assurer leur conservation, les germes peuvent être partiellement déshuilés ou
soumis à un traitement thermique. En vue de certaines de leurs utilisations, les ger-
mes sont réduits en flocons, en poudres grossières ou en farines, et des vitamines
peuvent être ajoutées, pour compenser les pertes subies en cours de traitement, par
exemple.
Les germes entiers ou aplatis sont généralement destinés à l'extraction de l'huile.
Ceux en flocons ou en poudres sont utilisés pour l'alimentation humaine (boulangerie,
biscuiterie, préparations diététiques), pour la nourriture des animaux (fabrication d'ali-
ments de complément) ou dans la fabrication de préparations pharmaceutiques.
o
Les résidus de l'extraction de l'huile des germes de céréales relèvent du n 2306.
1105. Farine, semoule, poudre, flocons, granulés et agglomérés sous forme de pellets, de
pommes de terre
Il s'agit ici de pommes de terre séchées, présentées sous forme de farine, de semoule, de
poudre, de flocons, de granulés ou d’agglomérés sous forme de pellets. La farine, la pou-
dre, les flocons et les granulés de la présente position peuvent être obtenus en cuisant à la
vapeur des pommes de terre fraîches, en les écrasant et en réduisant, par séchage, la pu-
rée ainsi obtenue en une farine, en une poudre, en granulés ou en une mince pellicule qui
est ensuite découpée en petits flocons. Les agglomérés sous forme de pellets de la pré-
sente position sont d’ordinaire obtenus par agglomération de farine, de semoule, de pou-
dre ou de morceaux de pommes de terre.
Les produits de cette position peuvent être améliorés par l'addition de très faibles quantités
d'antioxydants, d'émulsifiants ou de vitamines.
Par contre, sont exclus de la présente position, les produits de l'espèce auxquels ont été
ajoutées d'autres substances qui leur confèrent le caractère de préparations.
En plus des additifs autorisés par les notes explicatives SH ci-dessus pour la poudre et les
flocons de pommes de terre de ce numéro, les substances servant exclusivement à garan-
tir une qualité uniforme (standardisation) ou à remplacer les substances perdues ou en-
dommagées pendant la fabrication (par exemple colorants ou substances aromatisantes)
sont également tolérées. Le genre et la quantité des substances ajoutées ne doivent toute-
fois pas avoir pour effet que la marchandise perde son caractère original de poudre ou de
flocons de pommes de terre.
D'autres additifs tels que des épices, des extraits d'épices, des substances aromatiques
étrangères à la pomme de terre, de la poudre de lait, de la graisse, etc., même en quanti-
tés très faibles, confèrent en revanche au produit le caractère d'une préparation de pom-
mes de terre au sens du numéro 2005.
En tenant compte des explications ci-dessus, on classe en principe aussi dans ce numéro
des produits directement consommables après une simple adjonction d'eau ou de lait et un
chauffage approprié.
1106. Farines, semoules et poudres des légumes à cosse secs du no 0713, de sagou ou
des racines ou tubercules du no 0714 et des produits du Chapitre 8
Sont réputés farines, semoules et poudres au sens du no 1106 les produits broyés consti-
tués de légumes à cosse secs du no 0713, de sagou ou de racines ou tubercules du no
0714 ou de produits du chapitre 8, passant à raison de 95 % au moins en poids au travers
d’un tamis tendu d’un tissu en fils métalliques d’une ouverture de mailles de 2 mm.
Les grains de malt sont obtenus à partir de grains germés, généralement desséchés en-
suite dans des étuves à air chaud appelées tourailles. C'est principalement l'orge qui subit
l'opération du maltage.
Le grain d'orge maltée est légèrement ridé dans le sens de la longueur. Il est blanc à l'inté-
rieur, jaune brun à l'extérieur et il marque comme la craie. Placé dans l'eau, il surnage ha-
bituellement et s'effrite facilement, alors que le grain non malté tombe au fond. Le malt a
une odeur spéciale de grain cuit et une saveur plus ou moins sucrée.
La présente position comprend le malt entier, le malt moulu et la farine de malt, y compris
les malts torréfiés utilisés, parfois, pour la coloration des bières. En sont, toutefois, exclus,
les produits ayant subi une ouvraison supplémentaire, tels que les extraits de malt et les
préparations alimentaires d'extraits de malt du n° 1901 ainsi que les malts torréfiés visi-
blement destinés, en raison de leur conditionnement, à servir comme succédanés de café,
qui vont au n° 2101.
On trouve l'amidon et la fécule dans les organes de réserve d'un grand nombre de végé-
taux. Chimiquement, ces corps sont des hydrates de carbone. On appelle plus spéciale-
ment fécule le produit provenant des organes souterrains des plantes (racines et tubercu-
les de pommes de terre, de manioc, d'arrow-root, etc.) ou de la moelle du sagoutier (sa-
gou) et amidon proprement dit, celui qui est tiré des organes aériens et notamment des
graines (de maïs, de blé, de riz, par exemple) ou de certains lichens.
Les amidons et fécules se présentent sous forme de poudres blanches, inodores, compo-
sées de grains extrêmement fins qui craquent sous la pression du doigt. L'eau iodée les
colore en bleu intense (à l'exception des amylopectines qui présentent une coloration
brun-rouge). Examinés au microscope, sous lumière polarisée, les grains montrent des
croix noires de polarisation caractéristiques. Insolubles dans l'eau froide, les grains se bri-
sent et se transforment en pâte sous l'action de l'eau chaude à 60 °C environ (en dessous
de leur seuil de gélatinisation). Les amidons et fécules donnent une série de produits, tels
que les amidons modifiés, les amidons torréfiés solubles, la dextrine, la malto-dextrine, le
dextrose ou le glucose qui relèvent d'autres positions. Les amidons et fécules sont no-
tamment utilisés dans l'industrie alimentaire, papetière ou textile.
Entrent également dans cette position l'inuline, substance dont la composition chimique
est analogue à celle de la fécule ou de l'amidon. Toutefois elle ne se colore pas en bleu
par l'iode, qui lui communique une légère teinte jaune-brun. Elle est extraite des tubercules
de topinambours, de dahlias, des racines de chicorée. Une longue ébullition avec l'eau ou
les acides étendus la transforme en lévulose.
Pour faire la distinction entre l’amidon natif (no 1108) et l’amidon modifié (no 3505), il faut
se référer aux Notes explicatives suisses du no 3505.
Le gluten est extrait de la farine de froment par simple séparation, sous l'action de l'eau,
des autres composants de la farine (amidon, etc.). Il se présente sous la forme soit d'un li-
quide plus ou moins visqueux ou d'une pâte, de couleur blanchâtre (gluten dit humide),
soit encore d'une poudre de couleur crème (gluten sec).
Il est constitué essentiellement par un mélange de diverses protéines, dont les principales
(85 à 95 % de l'ensemble des protéines qui y sont contenues) sont la gliadine et la gluté-
nine. La présence de ces deux protéines caractérise le gluten de froment et lui confère,
lorsqu'il est mélangé dans des proportions convenables, avec de l'eau, les qualités d'élas-
ticité et de plasticité qui lui sont propres.
Le gluten est principalement utilisé pour enrichir en protéines les farines destinées à la fa-
brication de certains produits de la boulangerie ou de la biscuiterie, de certaines variétés
Chapitre 12
Considérations générales
Les n°s 1201 à 1207 comprennent les graines et les fruits qui servent normalement à l'ex-
traction, par pressage ou au moyen de solvants, d'huiles ou graisses comestibles ou in-
dustrielles, qu'ils soient effectivement destinés à cet usage, à l'ensemencement ou à d'au-
tres fins. Elles n'englobent pas les produits des n°s 0801 ou 0802, les olives (Chapitres 7
ou 20) et certains autres fruits et graines susceptibles de donner de l'huile, mais principa-
lement utilisés à d'autres fins, tels que, par exemple, les noyaux d'abricots, de pêches ou
de prunes (n° 1212), les fèves de cacao (n° 1801).
Les graines et les fruits de ces positions peuvent être entiers, concassés, décortiqués ou
pelés. Ils peuvent, en outre, avoir été soumis à un traitement thermique destiné principa-
lement à en assurer une meilleure conservation (par exemple en rendant inactives les en-
zymes lipolytiques et en éliminant une partie de l'humidité), en vue d'en extraire l'amer-
tume, de rendre inactifs les antagonistes nutritionnels ou de faciliter leur utilisation, à la
condition que ce traitement ne modifie pas leur caractère de produits naturels et ne les
rende pas aptes à un emploi particulier plutôt qu'à leur emploi général.
Les résidus solides de l'extraction des huiles végétales à partir des graines et fruits oléagi-
neux, ainsi que les farines déshuilées, relèvent des n°s 2304, 2305 ou 2306.
Les fèves de soja constituent une source très importante d'huile végétale. Les fèves de so-
ja classées ici peuvent avoir reçu un traitement thermique en vue d'en éliminer l'amertume
(voir les Considérations générales).
Sont, toutefois, exclues les fèves de soja torréfiées utilisées comme succédané du café
(n° 2101).
1201.0091 Relèvent de ce numéro les marchandises dont les déchets de transformation servent à
l'alimentation des animaux.
Cette position comprend les arachides, même décortiquées ou concassées, qui ne sont ni
grillées ni autrement cuites. Les arachides de la présente position peuvent être soumises à
un traitement thermique destiné à en assurer une meilleure conservation (voir Considéra-
tions générales). Les arachides grillées ou autrement cuites relèvent du Chapitre 20.
1203. Coprah
Le coprah est constitué par la partie charnue séchée de la noix de coco; il est utilisé pour
l'extraction de l'huile de coco mais il est impropre à l'alimentation humaine.
Cette position ne comprend pas la noix de coco dépourvue de sa coque, râpée et dessé-
chée, propre à l'alimentation humaine (n° 0801).
Les graines de lin constituent la source d'une des plus importantes huiles siccatives.
Cette position comprend les graines de navette ou de colza (c’est-à-dire, les graines de
plusieurs espèces de Brassica, notamment B. napus (navette) et B. rapa (ou B. campes-
tris)). Elle couvre les graines de navette ou de colza traditionnelles ainsi que les graines de
navette ou de colza à faible teneur en acide érucique. Les graines de navette ou de colza
à faible teneur en acide érucique, graines de canola, graines de colza européen double zé-
ro, par exemple, fournissent une huile fixe dont la teneur totale en acide érucique est infé-
rieure à 2 % en poids et un composant solide qui contient moins de 30 micromoles par
gramme de glucosinolates.
Cette position comprend les graines et fruits qui servent à l'extraction d'huiles ou de grais-
ses alimentaires ou industrielles, autres que celles mentionnées dans les n°s 1201 à 1206
(voir également les Considérations générales).
Parmi les fruits et graines compris dans cette position, on peut citer:
Cette position comprend les farines, plus ou moins fines, non déshuilées ou partiellement
déshuilées obtenues par broyage des graines ou fruits oléagineux des n°s 1201 à 1207.
Elle comprend également les farines déshuilées et entièrement ou partiellement addition-
nées de leurs huiles initiales (voir la Note 2 du présent Chapitre).
Sont exclus:
a) Le beurre d'arachide (n° 2008).
b) La farine de moutarde, qu'elle soit ou non déshuilée, préparée ou non (n° 2103).
c) Les farines déshuilées (de graines ou fruits oléagineux autres que de moutarde)
(n°s 2304 à 2306).
Cette position comprend les graines, fruits et spores à ensemencer de toutes espèces.
Restent comprises dans cette position les graines qui ont perdu leur pouvoir germinatif.
Toutefois, en sont exclus les produits tels que ceux mentionnés à la fin de la présente
Note explicative et qui, bien que destinés à l'ensemencement, sont classés dans d'autres
positions de la Nomenclature car ils ne sont pas normalement utilisés à cette fin.
On y range, notamment, les graines de betteraves de toutes sortes, les graines de gazon,
de prairies ou d'autres herbages (luzerne, sainfoin, trèfle, ray-grass, fétuque, pâturin des
prés du Kentucky, fléole des prés, etc.), les graines de fleurs ornementales, les graines po-
tagères, les graines d'arbres forestiers (y compris les pommes de conifères garnies de
leurs graines), les graines d'arbres fruitiers, les graines de vesces (autres que celles de
l'espèce "Vicia faba", c'est-à-dire les fèves et les féveroles), les graines de lupins, les grai-
nes de tamarin, les graines de tabac, les graines des plantes du n° 1211, lorsque ces grai-
nes ne sont pas utilisées principalement en parfumerie, en médecine ou à usages insecti-
cides, parasiticides ou similaires.
Les produits de cette position (notamment les semences de gazon) peuvent être disposés,
avec de fines particules d'engrais, sur un support en papier et recouverts d'une mince cou-
che d'ouate maintenue par un réseau de renforcement en matière plastique.
1209.2912, 9912
Relèvent de ces numéros les marchandises dont les déchets de transformation servent à
l'alimentation des animaux.
1210. Cônes de houblon frais ou secs, même broyés, moulus ou sous forme de pellets;
lupuline
Les cônes de houblon sont les chatons ou fleurs coniques et écailleuses de la plante de
houblon (Humulus lupulus). Ils sont utilisés principalement en brasserie, pour donner à la
bière son goût caractéristique.
Ils sont également employés en médecine. Cette position comprend les cônes de houblon
frais ou secs, même broyés ou moulus, ou agglomérés sous forme de pellets (c'est-à- dire,
présentés sous forme de cylindres, boulettes, etc. agglomérés soit par simple pression,
soit par adjonction d'un liant dans une proportion n'excédant pas 3 % en poids).
La lupuline est une poussière résineuse jaune qui recouvre le cône du houblon; elle
contient le principe amer, aromatique et colorant auquel sont dues, en grande partie, les
propriétés du houblon. En brasserie, elle remplace partiellement le houblon. On l'utilise
également en médecine. On l'obtient en la séparant des cônes, par des moyens mécani-
ques, après leur séchage.
1211. Plantes, parties de plantes, graines et fruits des espèces utilisées principalement en
parfumerie, en médecine ou à usages insecticides, parasiticides ou similaires, frais
ou secs, même coupés, concassés ou pulvérisés
Cette position comprend des produits végétaux frais ou secs, même à l'état coupé,
concassé, moulu ou pulvérisé, ou, le cas échéant, râpé ou mondé, ou encore sous forme
de déchets provenant notamment du traitement mécanique, principalement utilisés en par-
fumerie, à des usages médicinaux, insecticides, parasiticides ou similaires et consistant,
soit en plantes entières (y compris les mousses et les lichens), soit en parties de plantes
(bois, écorces, racines, tiges, feuilles, fleurs, pétales, fruits, queues, graines, à l'exclusion
des graines et fruits oléagineux des n°s 1201 à 1207). Le fait que ces produits soient im-
prégnés d'alcool n'affecte pas leur classement.
Les plantes, parties de plantes, graines et fruits sont classés sous la présente position,
non seulement lorsqu'ils sont utilisés en l'état aux usages mentionnés ci-dessus mais aus-
si lorsqu'ils sont destinés à la fabrication d'extraits, d'alcaloïdes ou d'huiles essentielles
employés auxdits usages. Par contre, relèvent des n°s 1201 à 1207, les graines et fruits
destinés à l'extraction d'huiles fixes, même lorsque celles-ci servent aux usages prévus à
la présente position.
Il convient également de noter que les produits végétaux repris plus spécifiquement dans
d'autres positions de la Nomenclature sont exclus de la présente position, même s'ils sont
susceptibles d'être utilisés en parfumerie, à des usages médicinaux, etc. Tel est notam-
ment le cas pour les écorces d'agrumes (n° 0814), la girofle, la vanille, les graines d'anis,
de badiane, etc. et autres produits du Chapitre 9, les cônes de houblon (n° 1210), les raci-
nes de chicorée du n° 1212, les gommes, les résines, les gommes-résines, les oléorési-
nes, naturelles (n° 1301).
De même, les plants, plantes et racines de chicorée et les autres plantes à repiquer ou à
transplanter, les bulbes, rhizomes, etc., manifestement destinés à la reproduction, ainsi
que les fleurs, feuillages et autres parties de plantes pour bouquets ou ornements, sont
repris au Chapitre 6.
Il est à noter que les bois des espèces utilisées principalement en parfumerie, en méde-
cice ou à usages insecticides, parasiticides ou similaires ne peuvent relever de la présente
position que s’ils sont présentés sous forme de copeaux, d’éclats ou concassés, moulus
ou pulvérisés. Présentés sous d’autres formes, ces bois sont exclus (Chapitre 44).
Certaines plantes ou parties de plantes, graines ou fruits de cette position peuvent être
présentés en sachets notamment, pour la préparation d'infusions ou de tisanes. Les pro-
duits de l'espèce, constitués par des plantes ou parties de plantes, des graines ou fruits
d'une seule espèce (menthe pour infusions, par exemple), restent classés ici.
Toutefois, sont exclus de la présente position les produits de l'espèce constitués par des
plantes ou parties de plantes, des graines ou fruits d'espèces différentes (même compre-
nant des plantes ou parties de plantes relevant d'autres positions) ou encore par des plan-
tes ou parties de plantes d'une ou de plusieurs espèces mélangés avec d'autres substan-
ces (un ou plusieurs extraits de plantes, par exemple) (n° 2106).
Il y a lieu de noter, en outre, que relèvent, selon le cas, des n°s 3003, 3004, 3303 à 3307
ou 3808:
a) Les produits de la présente position non mélangés, mais présentés sous forme de do-
ses ou sous un conditionnement de vente au détail, en vue de leur utilisation à des
fins thérapeutiques ou prophylactiques, ou encore conditionnés pour la vente au détail
comme produits de parfumerie ou comme insecticides, parasiticides ou similaires.
b) Ceux mélangés en vue de ces mêmes usages.
Toutefois, le classement des produits végétaux dans la présente position, même lorsqu'ils
sont utilisés principalement en médecine, n'implique pas nécessairement qu'ils sont à
considérer comme des médicaments des n°s 3003 ou 3004 lorsqu'ils sont présentés à
l'état mélangé, ou à l'état non mélangé, mais sous forme de doses ou conditionnés pour la
vente au détail. Si le terme médicaments au sens des n°s 3003 ou 3004 ne s'applique
qu'aux produits utilisés à des fins thérapeutiques ou prophylactiques, le terme médecine,
dont la portée est plus large, couvre à la fois les médicaments mais également des pro-
duits qui ne sont pas utilisés à des fins thérapeutiques ou prophylactiques (boissons toni-
ques, aliments enrichis, réactifs destinés à la détermination des groupes ou des facteurs
sanguins, par exemple).
Sont également exclus de la présente position les produits ci-après des types utilisés soit
directement pour aromatiser des boissons, soit pour préparer des extraits en vue de la fa-
brication de boissons:
a) Les mélanges constitués par différentes espèces de plantes ou de parties de plantes
de la présente position (n° 2106).
b) Les mélanges de plantes ou de parties de plantes de la présente position avec des
produits végétaux relevant d'autres Chapitres (Chapitres 7, 9, 11, par exemple) (Cha-
pitre 9 ou n° 2106).
Les principales espèces comprises dans cette position sont les suivantes:
Les dénominations latines des plantes citées dans la liste ci-dessus - d'ailleurs non limita-
tive - ne sont données qu'à titre indicatif, en vue seulement de faciliter l'identification des
familles dans les diverses langues; l'absence des noms latins se rapportant à certaines va-
riétés d'une même espèce n'exclut pas, par conséquent, la possibilité de les classer ici,
pour autant qu'elles répondent aux utilisations visées par la présente position.
Les produits de cette position qui, aux termes d'actes internationaux, sont considérés
comme stupéfiants, sont repris dans la liste insérée à la fin du Chapitre 29.
On range également dans ce numéro les déchets reconnaissables comme tels provenant
du traitement mécanique des plantes qui y sont classées, comme les déchets du tamisage
de la menthe, des fleurs de karkadé. Restent aussi classées ici les feuilles et herbes pres-
sées en balles (les feuilles d'orties, etc.), qui se sont plus ou moins brisées au cours du
transport. Les refus de tamisage sont généralement constitués par des fragments irrégu-
liers (brisures) de plantes, contenant des impuretés; les tranches ne sont pas rectilignes.
Les plantes et parties de plantes divisées mécaniquement se distinguent des refus par
l'absence d'impuretés et par leurs fragments réguliers (souvent de forme rectangulaire),
présentant des tranches rectilignes.
A) Algues.
Toutes les algues, comestibles ou non, relèvent de la présente position. Elles peuvent
être fraîches, réfrigérées, congelées, séchées ou pulvérisées. Les algues servent à
divers usages (produits pharmaceutiques, préparations cosmétiques, alimentation
humaine, alimentation animale, engrais, par exemple).
Relèvent également de la présente position les farines d'algues même si elles sont
constituées d'un mélange d'algues de plusieurs variétés.
Sont exclus de cette position:
a) L'agar-agar et la carragheenine (n° 1302).
b) Les algues monocellulaires mortes (n° 2102).
c) Les cultures de micro-organismes du n° 3002.
d) Les engrais des n°s 3101 ou 3105.
C) Caroubes.
La caroube est le fruit d'un arbre (Ceratonia siliqua) à feuilles persistantes, des ré-
gions méditerranéennes. Elle se compose d'une cosse de couleur brune, qui renferme
de nombreuses graines et qu'on utilise principalement pour la distillation ou comme
fourrage.
Les caroubes, riches en sucre, sont, de ce fait, consommées parfois comme aliment.
Relèvent également de cette position les endospermes, les germes, les graines entiè-
res et les germes pulvérisés, mélangés ou non avec des poudres de tégument.
Sont, par contre, exclues de cette position les farines d'endospermes, qui relèvent du
n° 1302 en tant que mucilages et épaississants.
1212.1110/9190
Ce numéro comprend également les betteraves à sucres concassées.
1213. Pailles et balles de céréales brutes, même hachées, moulues, pressées ou agglomé-
rées sous forme de pellets
Cette position comprend exclusivement les pailles et balles de céréales pour tous usages,
brutes, c'est-à-dire telles qu'elles se présentent après le battage des céréales, même ha-
chées, moulues, pressées ou agglomérées sous forme de pellets (c'est-à-dire, présentés
sous forme de cylindres, boulettes, etc. agglomérés soit par simple pression, soit par ad-
jonction d'un liant dans une proportion n'excédant pas 3 % en poids), mais non autrement
préparées. La paille nettoyée, blanchie ou teinte en est exclue (n° 1401).
1214. Rutabagas, betteraves fourragères, racines fourragères, foin, luzerne, trèfle, sain-
foin, choux fourragers, lupin, vesces et produits fourragers similaires, même ag-
glomérés sous forme de pellets
Les termes "produits fourragers similaires" ne visent que les plantes spécialement culti-
vées à cet usage, à l'exclusion des déchets végétaux divers pouvant être utilisés aux mê-
mes fins (n° 2308).
Les produits fourragers de la présente position peuvent aussi être agglomérés sous forme
de pellets, c'est-à-dire présentés sous forme de cylindres, boulettes, etc. agglomérés soit
par simple pression, soit par adjonction d'un liant dans une proportion n'excédant pas 3%
en poids.
1214.9011 Relève de ce numéro le foin, en vrac ou en balles, même haché (y compris le foin de lu-
zerne, trèfle, sainfoin, etc.). Le conditionnement pour la vente au détail n'influe en rien sur
le classement tarifaire.
Chapitre 13
I. Gomme laque.
La gomme laque est le produit de la sécrétion ciro-résineuse déposée sur certains ar-
bres des pays tropicaux, d'un insecte appartenant à la même famille que la cochenille
et le kermès.
A) La laque en bâtons (stick lac), ainsi appelée parce qu'elle est souvent adhérente
aux branches ou fragments de branches que l'insecte a touchés et autour des-
quels elle forme une couche plus ou moins épaisse; cette espèce, d'un rouge
foncé, est la plus riche en couleur.
B) La laque en grains (seed lac), qui est la gomme laque concassée après avoir été
détachée des branches (généralement après un lessivage qui l'a privée d'une
partie de sa matière colorante).
D) La laque en blocs, qui est généralement obtenue en partant des résidus des di-
verses manipulations de la gomme.
La gomme laque se présente souvent blanchie et, dans cet état, elle revêt parfois la
forme de bâtons tordus.
Les sèves de certains arbres orientaux susceptibles de durcir à l'air en formant une
pellicule résistante appelée "laque de Chine", "laque du Japon", etc., relèvent du
n° 1302.
A) Les gommes véritables sont inodores, de saveur insipide et plus ou moins solu-
bles dans l'eau avec laquelle elles forment une matière mucilagineuse. Elles brû-
lent sans fondre et sans dégager d'odeur.
B) Les résines sont insolubles dans l'eau. Elles ont une odeur peu prononcée, sont
mauvaises conductrices de l'électricité et s'électrisent négativement. A la chaleur,
elles se ramollissent, puis fondent plus ou moins complètement. En brûlant dans
l'air, elles donnent une flamme fuligineuse et exhalent une odeur caractéristique.
C) Les gommes-résines, comme leur nom l'indique, sont constituées par des mélan-
ges naturels, en proportions variables, de gomme et de résine et, de ce fait, sont
partiellement solubles dans l'eau. Elles ont généralement une odeur et une sa-
veur fortes, pénétrantes et caractéristiques.
1301.9010 Sont considérés comme baumes naturels au sens de ce numéro le baume de Canada
(balsamum canadense), fourni par l'abies balsamea; le baume de Gurjun (Gardschan) tiré
de différentes espèces du diptérocarpus de l'Asie tropicale, ayant une certaine ressem-
blance avec le baume de copahu; le baume de copahu (balsamum copaivae), qui provient
d'arbres du genre copaifera; le baume de Judée ou de la Mecque, que l'on tire du balsa-
modendron gileadense; le baume du Pérou (balsamum peruvianum), produit par le my-
roxylon sonsonatense; le baume de tolu (balsamum tolutanum), tiré du myroxylon toluife-
rum; le benjoin, sève très aromatique exsudant du tronc du styrax benzoin; le storax ou
styrax, dont la variété solide provient généralement d'une styracée orientale (styrax offici-
nalis), alors que le storax liquide est tiré principalement d'arbres du genre liquidambar; le
thapsia.
Sous les termes de sucs et extraits végétaux, la présente position comprend un cer-
tain nombre de produits végétaux - ordinairement obtenus soit par exsudation sponta-
née ou par incision, soit par épuisement au moyen de solvants - pour autant que ces
sucs et extraits ne soient pas dénommés ni compris dans des positions plus spécifi-
ques de la Nomenclature (voir la liste d'exclusions à la fin du présent paragraphe).
Ces sucs et extraits végétaux diffèrent des huiles essentielles, des résinoïdes et des
oléorésines d'extraction du n° 3301 du fait qu'ils contiennent, outre des constituants
odoriférants volatils, une proportion beaucoup plus importante des autres constituants
de la plante (chlorophylle, tanins, principes amers, hydrates de carbone et autres ma-
tières extractives, par exemple).
1) L'opium, suc desséché du pavot (Papaver somniferum), obtenu par incision des
capsules non encore mûres de cette plante ou par traitement de certaines de ses
parties. L'opium se présente le plus souvent en boules ou en pains de formes et
de grosseurs variables. Par contre, les concentrés de paille de pavot contenant
au moins 50 % en poids d'alcaloïdes sont exclus de cette position (voir la Note 1
f) du présent Chapitre).
2) L'extrait (ou suc) de réglisse, obtenu des racines sèches d'une plante de la famille
des légumineuses (Glycyrrhiza glabra) par épuisement méthodique à l'eau
chaude sous pression et épuration, puis concentration des jus obtenus. Il se pré-
sente soit à l'état liquide, soit sous forme de blocs, de pains, de bâtons, de tran-
ches, ou, plus rarement, de poudre. L'extrait de réglisse relève toutefois du n°
1704, lorsqu'il contient plus de 10 % en poids de saccharose, ou bien s'il est pré-
senté (c'est-à-dire préparé) sous forme de sucreries, et quel que soit, dans ce
dernier cas, le pourcentage de sucre.
3) L'extrait de houblon.
4) L'extrait de pyrèthre, obtenu principalement à partir des fleurs des diverses varié-
tés de pyrèthre (notamment la Chrysanthemum cinerariaefolium) par extraction
au moyen d'un solvant organique tel que l'hexane normal ou l'éther de pétrole.
7) L'extrait de ginseng, obtenu par extraction à l'aide d'eau ou d'alcool, même condi-
tionné pour la vente au détail.
Les mélanges d'extraits de ginseng et d'autres ingrédients (lactose ou glucose,
par exemple) utilisés pour la préparation du "thé" ou boisson au ginseng sont ex-
clus (n° 2106).
10) Le curare, extrait aqueux provenant du traitement des feuilles et écorces de di-
verses variétés de plantes de la famille des Strychnos.
11) L'extrait de quassia amara, tiré du bois de l'arbuste du même nom, du genre des
Simarubacées, croissant en Amérique du Sud.
La quassine, le principe amer extrait du bois de quassia amara, est un composé
hétérocyclique, relevant du n° 2932.
12) Les autres extraits médicinaux, tels que ceux d'ail, de belladone, de bourdaine,
de cascara sagrada, de casse, de gentiane, de jalap, de quinquina, de rhubarbe,
de salsepareille, de tamarin, de valériane, de bourgeons de pin, de coca, de co-
loquinte, de fougère mâle, d'hamamélis, de jusquiame, de seigle ergoté.
13) La manne, qui est un suc concret naturellement sucré qu'on obtient par incision
de certaines espèces de frênes.
14) La glu, matière visqueuse et filante de couleur verdâtre, extraite en particulier des
baies du gui ou du houx.
15) L'extrait aqueux obtenu à partir des pulpes de casse. Les gousses et pulpes de
casse sont toutefois exclues (n° 1211).
16) Le kino, appelé aussi gommo kino, suc condensé utilisé en médecine et en tan-
nerie, provenant d'incisions faites dans l'écorce de certains arbres.
17) La laque de Chine, laque du Japon, etc., sucs recueillis par incision sur certains
Rhus (urushi) croissant en Extrême-Orient (Rhus vernicifera, notamment), utilisés
pour le revêtement ou la décoration d'objets divers (articles de petite ébénisterie,
tels que plateaux, coffrets, etc.).
18) Le suc de papayer, même desséché, mais non encore purifié pour être amené à
l'état de papaïneenzyme (les globules de latex aggloméré étant encore apparents
au microscope). La papaïne relève du n° 3507.
19) L'extrait de cola, obtenu à partir de noix de cola (graines de diverses espèces de
cola, Cola nitida, par exemple) et utilisé principalement pour la fabrication de cer-
taines boissons.
Les sucs sont généralement épaissis ou concrets. Les extraits peuvent être à l'état li-
quide, pâteux ou solide. Les extraits en solution alcoolique appelés teintures contien-
nent l'alcool ayant servi à leur extraction. Les extraits dits extraits fluides sont des so-
lutions d'extraits dans l'alcool, le glycérol, l'huile minérale, par exemple. Les teintures
et les extraits fluides sont généralement titrés (par exemple, l'extrait de pyrèthre mis
au type par addition d'huile minérale de manière à présenter, en vue de sa commer-
cialisation, une teneur uniforme en pyréthrines de, par exemple, 2 %, 20 % ou 25 %).
Les extraits solides sont obtenus par évaporation du solvant. On incorpore parfois à
certains de ces extraits solides des substances inertes soit pour pouvoir les réduire
plus facilement en poudre (c'est le cas de l'extrait de belladone que l'on additionne de
gomme arabique pulvérisée), soit afin de les "mettre au type", c'est-à-dire de les titrer
(c'est ainsi que l'on ajoute à l'opium des quantités d'amidon dosées en conséquence
pour obtenir des opiums contenant des proportions bien déterminées de morphine).
L'addition de telles substances à de semblables fins n'a pas pour effet de modifier la
classification de ces extraits solides.
Les extraits peuvent être simples ou composés. Alors que les extraits simples pro-
viennent du traitement d'une seule variété de plantes, les extraits composés sont ob-
tenus, soit par mélanges d'extraits simples différents, soit par le traitement simultané
de plusieurs espèces de plantes, préalablement mélangées. Les extraits composés
(qu'ils soient sous forme de teintures alcooliques ou sous d'autres états) contiennent
donc les principes de plusieurs sortes de végétaux: on peut citer parmi eux l'extrait de
jalap composé, l'extrait d'aloès composé, l'extrait de quinquina composé, etc.
Les sucs et extraits végétaux de la présente position sont généralement des matières
premières destinées à diverses fabrications. Ils ne sont plus compris ici dès l'instant
qu'ils ont été additionnés d'autres produits et transformés, de la sorte, en préparations
alimentaires, médicamenteuses ou autres.
Les produits de cette position qui, aux termes d'actes internationaux, sont considérés
comme stupéfiants, sont repris dans la liste insérée à la fin du Chapitre 29.
Sont également exclus de la présente position les extraits végétaux qui ont été mé-
langés entre eux, même sans addition d'autres matières, en vue d'usages thérapeuti-
ques ou prophylactiques. Ces mélanges, ainsi que les extraits composés obtenus, à
des fins médicinales, par traitement direct d'un mélange de plantes, relèvent des
n°s 3003 ou 3004. Cette dernière position comprend également des extraits végétaux
non mélangés entre eux (extraits simples) - même simplement titrés ou dissous dans
Sont exclus de la présente position les huiles essentielles, les résinoïdes et les oléo-
résines d'extraction (n° 3301). Les huiles essentielles (qui peuvent être également ob-
tenues par épuisement à l'aide de solvants) diffèrent des extraits de la présente posi-
tion par leur composition essentiellement formée de constituants odoriférants volatils.
Les résinoïdes diffèrent des extraits de la présente position du fait qu'ils sont obtenus
par extraction à l'aide de solvants organiques ou de fluides supercritiques (anhydride
carbonique sous pression, par exemple) à partir de matières végétales non cellulaires
naturelles ou de matières résineuses animals désséchées. Les oléorésines d'extrac-
tion diffèrent des extraits relevant de la présente position par le fait que 1) elles sont
obtenues à partir de matières végétales naturelles cellulaires brutes (épices ou plan-
tes aromatiques le plus souvent) par extraction à l'aide de solvants organiques ou de
fluides supercritiques et 2) elles contiennent des principes odoriférants volatils ainsi
que des principes aromatisants non volatils qui définissent l'odeur ou la saveur carac-
téristique de l'épice ou de la plante aromatique.
Cette position ne comprend pas non plus les produits végétaux suivants, classés dans
des rubriques plus spécifiques de la Nomenclature:
a) Les gommes, résines, gommes-résines et oléorésines naturelles (n° 1301).
b) Les extraits de malt (n° 1901).
c) Les extraits de café, de thé ou de maté (n° 2101).
d) Les sucs et extraits végétaux constituant des boissons alcooliques (Chapitre 22).
e) Les extraits de tabac (n° 2403).
f) Le camphre naturel (n° 2914), la glycyrrhizine et les glycyrrhizates (n° 2938).
g) Les extraits utilisés comme réactifs destinés à la détermination des groupes ou
des facteurs sanguins (n° 3006).
h) Les extraits tannants (n° 3201).
i) Les extraits tinctoriaux (n° 3203).
k) Le caoutchouc naturel, le balata, la gutta-percha, le guayule, le chicle et les
gommes naturelles analogues (n° 4001).
Les pectinates sont les sels des acides pectiniques (acides polygalacturoniques par-
tiellement méthoxylés) et les pectates sont les sels des acides pectiques (acides pec-
tiniques déméthoxylés); leurs propriétés et leurs usages sont comparables à ceux des
pectines.
la fabrication de cosmétiques. Ils peuvent être modifiés par traitement chimique (esté-
rifiés, éthérifiés, traités au borax, aux acides ou aux alcalis, par exemple).
Ces produits demeurent classés dans la présente position même lorsqu'ils ont été mis
au type par addition de sucres (glucose, saccharose, etc.) ou d'autres produits (afin
d'assurer une activité constante en cours d'utilisation).
1302.2011/2090
Sont classés ici non seulement les pectines, pectinates et pectates citées à la lettre B) du
no 1302, mais également les mélanges de ces produits avec d’autres épaississants du no
1302, même standardisés pour autant que la proportion de pectine, de pectinate et de pec-
tate atteigne plus de 30 pour cent en poids.
Chapitre 14
Considérations générales
2) Les grains, pépins, coques et noix à tailler, pour la fabrication des boutons ou de cer-
tains autres objets de tabletterie.
En sont exclues et classées à la Section XI les matières et fibres végétales des espèces
principalement utilisées pour la fabrication des textiles, quelle que soit leur préparation,
ainsi que les matières végétales qui ont subi une ouvraison spéciale en vue de leur utilisa-
tion exclusive comme matières textiles.
L'usage principal des matières premières entrant dans la présente position est la confec-
tion, par combinaison ou entrelacement, d'objets tels que nattes, paillassons grossiers,
claies, paniers ou corbeilles de toutes sortes, articles d'emballage (à fruits, à légumes, à
huîtres, etc.), hottes, valises ou malles de voyage, meubles (sièges et tables-guéridons, en
particulier), chapeaux. Accessoirement, ces mêmes matières peuvent servir à la fabrica-
tion de cordages grossiers, de brosses, de manches de parapluies, de cannes à main, de
cannes à pêche, de tuyaux de pipes; elles peuvent également être utilisées comme litière
ou pour la fabrication de pâtes à papier.
1) Les bambous, variétés bien particulières de roseaux très répandues dans certaines
régions et notamment en Chine, au Japon et en Inde, qui se caractérisent générale-
ment par une tige creuse, très légère, à surface luisante, présentant parfois une sorte
de cannelure dans la partie située entre deux noeuds alternés. Les bambous bruts
(même fendus, sciés longitudinalement, coupés de longueur, avec extrémités arron-
dies, blanchis, ignifugés, polis ou teints) sont couverts par cette position.
2) Les rotins ou rotangs qui sont fournis principalement par les tiges de nombreuses es-
pèces de palmiers-lianes, du genre Calamus, croissant surtout dans les pays sud-
asiatiques. Ces tiges flexibles sont cylindriques, pleines, et leur diamètre varie généra-
lement de 0,3 à 6 cm; leur couleur va du jaune au brun et leur surface peut être terne
ou brillante.
On range également dans la présente position, d'une part, le produit improprement
appelé moelle constitué par la partie interne ou coeur des rotins, ainsi que les écorces
de rotins et, d'autre part, les sortes de lanières provenant du découpage longitudinal
des produits précédents (rotins filés).
3) Les joncs et les roseaux, termes collectifs qui désignent de très nombreuses plantes
herbacées croissant dans les lieux humides, aussi bien dans les zones tempérées
que dans les pays exotiques. Parmi les espèces les plus connues, on peut mention-
ner: le jonc des marais (Scirpus lacustris), le roseau commun et le roseau palustre ou
roseau sauvage (Arundo donax et Phragmites communis), ainsi que diverses variétés
de Cyperus (notamment le Cyperus tegetiformis, herbe des nattes chinoises) ou de
Juncus (notamment le Juncus effusus, qui est le jonc des nattes japonaises).
La dénomination roseaux se rapporte plus particulièrement aux plantes de l'espèce à
fût (ou tige) rigide, de forme droite, cylindrique, vide intérieurement, coupé à interval-
les à peu près réguliers de noeuds plus ou moins apparents correspondant à la nais-
sance des feuilles.
4) Les osiers (osier blanc, osier jaune, osier vert, osier rouge), qui sont les jeunes pous-
ses ou branches longues et flexibles d'une variété d'arbres du genre saule (Salix).
5) Le raphia, nom commercial sous lequel on désigne les lames fibreuses provenant du
limbe des feuilles de certains palmiers du genre Raphia, dont le principal est le Raphia
ruffia, qui croît surtout à Madagascar. En plus de leur emploi en sparterie ou en van-
nerie, ces lames fibreuses sont utilisées en horticulture pour servir de ligatures. Les
o
tissus indigènes fabriqués avec des raphias non filés rentrent dans le n 4601. On uti-
lise également aux mêmes usages que le raphia, ainsi que pour la confection de cha-
peaux, diverses herbes et feuilles telles que celles de Panama et le latanier.
A l'exception des pailles de céréales qui, à l'état brut, sont reprises au no 1213, les matiè-
res de la présente position peuvent se présenter à l'état brut, même lavées, ou, selon le
cas, avoir été pelées (écorcées), refendues ou découpées, polies, ignifugées, blanchies,
passées aux mordants, teintes, vernies, laquées. Elles peuvent aussi être coupées de lon-
gueur (pailles pour chalumeaux, scions et brins pour cannes à pêche, bambous pour tein-
tureries, etc.), même arrondies aux extrémités, ou bien encore assorties en bottes ou en
faisceaux qui peuvent être légèrement torsadés en vue de faciliter l'emballage, le stoc-
kage, le transport, etc.; les matières de la présente position assemblées (tordues ou retor-
dues) en vue d'être utilisées en l'état à la manière des tresses du no 4601 sont, en revan-
che, classées dans cette dernière position.
Cette position englobe l'ensemble des produits végétaux qui ne sont ni dénommés ni
compris dans une autre partie de la Nomenclature.
Y sont inclus:
Les graines de certaines variétés de cotonniers, après avoir été séparées par égre-
nage des fibres de coton, sont encore recouvertes d'un fin duvet formé de fibres très
courtes (d'une longueur généralement inférieure à 5 mm). Ce sont ces fibres très
courtes qui, après avoir été isolées des graines par l'opération du délintage, portent le
nom de linters de coton.
Vu leur faible longueur, les linters ne sont pratiquement pas filables; leur très haute
teneur en cellulose en fait la matière première d'élection dans la préparation de pou-
dres sans fumée ou la fabrication de textiles artificiels cellulosiques (rayonnes, fibran-
nes) ou des autres matières dérivées de la cellulose. Ils entrent aussi quelquefois
dans la fabrication de certaines variétés de papiers, de masses filtrantes ou comme
matières de charge dans l'industrie du caoutchouc.
Les linters de coton sont compris ici quel que soit l'usage auquel ils sont destinés,
qu'ils soient présentés en masse ou fortement pressés sous forme de feuilles ou de
plaques, à l'état brut ou après avoir été débarrassés de leurs impuretés, lavés, dé-
graissés (y compris ceux rendus hydrophiles), ou bien blanchis ou teints.
B) Les matières premières végétales des espèces principalement utilisées pour la tein-
ture ou le tannage.
Ces produits sont utilisés principalement comme colorants ou comme tannants, soit
directement, soit après transformation en produits tinctoriaux ou en extraits tannants.
Ils peuvent se présenter bruts (frais ou secs), nettoyés, moulus ou pulvérisés, même
agglomérés.
2) Ecorces: écorces de chênes des différentes espèces (y compris le chêne noir, dit
quercitron, et la seconde écorce du chêne-liège), de châtaignier, de bouleau
blanc, de sumac, de fustet, de mimosa, de palétuvier, de sapin hemlock, de
saule, etc.
La présente position couvre non seulement les matières à l'état brut, mais aussi cel-
les, comme les noix de corozo ou de palmier-doum notamment, qui ont été simple-
ment débitées sans autre ouvraison. Autrement travaillées, ces matières relèveraient
d'autres positions, en particulier du no 9602 ou du no 9606.
Cette catégorie couvre les matières végétales dont l'utilisation principale est le rem-
bourrage (ou garnissage intérieur) d'objets tels que meubles, coussins, matelas, oreil-
lers, articles de sellerie ou de bourrellerie, bouées de sauvetage, même si ces matiè-
res peuvent être utilisées accessoirement à d'autres fins.
Par contre, en sont exclues d'autres matières végétales pouvant aussi être employées
pour le rembourrage, mais qui se trouvent dénommées ailleurs ou qui sont principa-
lement utilisées pour d'autres emplois, notamment: la laine (paille) de bois (no 4405),
la laine de liège (no 4501), les fibres de coco (no 5305), les déchets de fibres textiles
végétales (Chapitres 52 ou 53).
Les matières du présent groupe les plus utilisées sont les suivantes:
1) Le kapok, nom qui désigne commercialement une bourre jaune clair, parfois bru-
nâtre, qui entoure les graines de diverses espèces d'arbres de la famille des
Bombacacées et dont les fibres, de 15 à 30 mm de longueur, suivant les espè-
ces, sont remarquables par leur élasticité, leur imperméabilité et leur légèreté,
mais aussi par leur faible résistance.
2) Certains autres duvets végétaux (parfois appelés soies végétales), constitués par
les poils unicellulaires des semences de diverses espèces de plantes tropicales
telles que Asclepias.
3) Les produits dit “crins végétaux” et notamment le crin dit “d'Afrique”, constitués
par les fibres tirées des feuilles de certaines variétés de palmiers nains, en parti-
culier du Chamærops humilis.
4) Le crin marin, provenant de plusieurs plantes marines (par exemple la Zostera
marina).
5) Le produit appelé parfois “foin frisé”, provenant des feuilles de certains roseaux
du genre Carex.
La présente position couvre non seulement les matières à l'état brut, mais aussi celles
qui ont été nettoyées, blanchies, teintes, cardées ou préparées (autrement que pour la
filature); la présentation en torsades, fréquemment usitée pour certains de ces pro-
duits, n'affecte pas leur classement.
La position comprend également les matières végétales de l'espèce étalées sur sup-
port, c'est à dire présentées sous la forme d'une nappe, plus ou moins régulière, fixée
sur un plancher de tissu, papier, etc., ou bien disposée entre deux feuilles de papier,
deux couches de tissu, etc., et maintenue par un agrafage ou une couture sommaire.
E) Matières végétales des espèces principalement utilisées pour la fabrication des balais
ou des brosses (sorgho, piassava, chiendent, istle, par exemple), même en torsades
ou en faisceaux.
Cette catégorie couvre les matières végétales dont l'utilisation principale est la fabrica-
tion des balais, balayettes, balais brosses, brosses, même si ces matières peuvent
être employées accessoirement à d'autres fins. Par contre, en sont exclues d'autres
matières végétales pouvant aussi être utilisées accessoirement dans la confection des
balais ou des brosses, mais qui sont dénommées ailleurs ou qui sont principalement
utilisées pour d'autres emplois, notamment: les bambous, même fendus, les roseaux,
les joncs (no 1401), le genêt, l'alfa et le sparte, qui entrent dans les nos 5303 (genêt)
ou 5305 (alfa et sparte), s'ils sont ouvrés en vue de leur emploi dans l'industrie textile,
les fibres de coco (no 5305).
6) L'istle (appelé aussi ixtle, Tampico, crin de Tampico), qui est constitué par les fi-
bres et les filaments courts et rigides provenant de certaines espèces d'agaves à
feuilles courtes du Mexique.
La présente position couvre non seulement les matières à l'état brut, mais aussi celles
qui ont été coupées, blanchies, teintes ou peignées (autrement que pour la filature).
Elles peuvent être aussi en torsades ou en faisceaux.
2) L'alfa, s'il n’est pas ouvré en vue de son emploi dans l'industrie textile.
3) Le genêt brut (non encore amené à l'état de filasse), plante de la famille des Lé-
gumineuses, dont les fibres sont utilisées dans l'industrie textile. Le genêt en fi-
lasse ou en étoupes rentre dans le no 5303.
4) Le luffa (zouffa ou loofah), dit aussi éponge végétale, constitué par le tissu cellu-
laire d'une espèce de cucurbitacée exotique (Luffa cylindrica).
Les éponges d'origine animale sont exclues (no 0511).
6) Les lichens (autres que tinctoriaux - voir l'alinéa A), point 7) -, médicinaux ou or-
nementaux). Les mucilages et épaississants naturels (agar-agar, carragheenine,
etc.) relèvent du no 1302. Les algues du no 1212 et les algues monocellulaires
mortes (no 2102) sont également exclues.
7) Les têtes de chardons cardères, même préparées pour leur utilisation dans l'in-
dustrie textile, mais non montées.
8) Le produit dit "papier de riz" (rice paper), "moelle de riz" ou "papier japonais", qui
est constitué par de minces feuilles tranchées dans la moelle de certains arbres,
croissant surtout en Extrême-Orient, et qui sert à faire des fleurs artificielles, des
aquarelles, etc. Ces feuilles restent comprises ici même si elles ont subi un ca-
landrage pour en égaliser la surface et même si elles sont de forme carrée ou
rectangulaire.
9) Les feuilles de bétel, constituées par les feuilles de la plante grimpante dite Piper
betle L. vertes et fraîches. Les feuilles de bétel sont le plus souvent mâchées
après les repas en raison de leur action rafraîchissante et stimulante.
10) Les écorces de Quillaia (Quillaia saponaria; bois de Panama, soap bark).
Certaines matières de la présente position (alfa, sparte, par exemple) peuvent être
présentées sur support, c'est-à- dire étalées sous la forme d'une nappe plus ou moins
régulière, fixée sur un plancher de tissu, papier, etc., ou bien disposée entre deux
feuilles de papier, deux couches de tissu, etc., et maintenue par un agrafage ou une
couture sommaire.
1404.9010 Les brisures de guarées sont des écailles jaune-claire, petites et irrégulières, obtenues à
partir d'endospermes de graines de guarée.
Chapitre 15
Considérations générales
A) Ce Chapitre comprend:
2) Certains produits dérivés des graisses ou des huiles et notamment ceux qui pro-
viennent de leur dissociation, tel que le glycérol brut
5) Les résidus provenant du traitement des corps gras ou des cires animales ou vé-
gétales.
Les corps gras peuvent être concrets ou fluides; ils sont tous plus légers que l'eau.
Exposés à l'air pendant un temps plus ou moins long, ils subissent un phénomène
d'hydrolyse et d'oxydation qui provoque leur rancissement. Chauffés, ils se décompo-
sent et répandent une odeur âcre et irritante. Ils sont tous insolubles dans l'eau, mais
complètement solubles dans l'éther sulfurique, le sulfure de carbone, le tétrachlorure
de carbone, l'essence de pétrole, etc. L'huile de ricin est soluble dans l'alcool, mais les
autres huiles et graisses animales ou végétales ne sont que peu solubles dans l'al-
cool. Les corps gras laissent une tache indélébile sur le papier.
Les n°s 1504 et 1506 à 1515 couvrent également les fractions des graisses et les
fractions des huiles mentionnées dans ces positions, à condition qu'elles ne soient
pas reprises plus spécifiquement ailleurs dans la Nomenclature (par exemple, le
spermaceti du n° 1521). Les principaux procédés de fractionnement utilisés sont les
suivants:
a) fractionnement à sec qui comprend le pressage, la décantation, la filtration et la
wintérisation;
b) fractionnement à l'aide de solvants; et
c) fractionnement à l'aide d'agents de surface.
Sous réserve des exclusions prévues dans la Note 1 du présent Chapitre, les graisses
et les huiles et leurs fractions restent comprises dans le présent Chapitre, quel que
soit l'usage auquel elles sont destinées: alimentation ou usages industriels (fabrication
de savons, bougies, lubrifiants, vernis, couleurs, etc.).
Les cires animales ou végétales sont des esters résultant de la combinaison de cer-
tains acides gras (palmitique, cérotique, myristique) avec divers alcools autres que le
glycérol (cétylique, etc.). Elles contiennent aussi une certaine quantité d'acides gras et
d'alcools à l'état libre, ainsi que des hydrocarbures.
Ces cires ne produisent pas de glycérol lorsqu'elles sont hydrolysées et, à la diffé-
rence des graisses, elles ne dégagent pas d'odeur âcre et irritante lorsqu'on les
chauffe et ne rancissent pas. Elles sont généralement plus dures que les graisses.
B) Les n°s 1507 à 1515 du présent Chapitre couvrent les graisses et huiles végétales
simples (c'est-à-dire qui ne sont pas mélangées à des graisses ni à des huiles d'une
autre nature), fixes, mentionnées dans les positions en cause ainsi que leurs fractions,
même raffinées, mais non chimiquement modifiées.
Les graisses et les huiles végétales, très répandues dans la nature, sont enfermées
dans les cellules de certaines parties des plantes (graines et fruits notamment), d'où
on les extrait par pressage ou à l'aide de solvants.
Les graisses et les huiles végétales comprises dans ces positions sont les graisses et
les huiles fixes, c'est-à-dire des graisses et des huiles difficilement distillables sans
décomposition. Non volatiles, elles ne peuvent être entraînées par la vapeur d'eau
surchauffée qui les décompose avec saponification.
A l'exception de l'huile de jojoba, par exemple les graisses et les huiles végétales sont
constituées par des mélanges de glycérides mais, tandis que dans les huiles concrè-
tes il y a prédominance de glycérides solides à la température ambiante (esters des
acides palmitique et stéarique, par exemple), ce sont les glycérides liquides à la tem-
pérature ambiante (esters des acides oléique, linoléique, linolénique, etc.) qui domi-
nent dans les huiles fluides.
Entrent dans ces positions les graisses et les huiles brutes et leurs fractions, ainsi que
les graisses et les huiles épurées ou raffinées par clarification, lavage, filtration, déco-
loration, désacidification, désodorisation, etc.
Les sous-produits de l'épuration et du raffinage des huiles (lies ou "fèces d'huile", pâ-
tes de neutralisation (soap-stocks) appelées aussi "pâtes d'huile" ou "pâtes de saponi-
fication") rentrent dans le n° 1522. Les huiles acides, résultant de la décomposition,
au moyen d'un acide, des pâtes de neutralisation obtenues au cours du raffinage des
huiles brutes, relèvent du n° 3823.
Les graisses et les huiles reprises dans ces positions proviennent non seulement des
graines et fruits oléagineux des n°s 1201 à 1207, mais également de produits végé-
taux repris dans d'autres positions; parmi les huiles de cette dernière catégorie on
peut citer les huiles d'olive, les huiles extraites des noyaux de pêches, d'abricots ou
de prunes du n° 1212, des amandes, des noix communes, des graines de pignons
doux, des pistaches, etc., du n° 0802 et l'huile de germes de céréales.
Ne sont pas compris dans ces positions les mélanges ou préparations alimentaires ou
non et les graisses ou les huiles végétales chimiquement modifiées (n°s 1516, 1517
ou 1518, à moins qu'ils n'aient le caractère de produits classés ailleurs, par exemple,
dans les n°s 3003, 3004, 3303 à 3307, 3403).
Le présent chapitre couvre également les graisses et huiles auxquelles des épices, des
herbes ou des substances aromatiques ont été ajoutées en faibles quantités, sans que ce-
os
la modifie leur caractère essentiel (voir aussi les Notes explicatives SH des n 1501 et
o
1517 ainsi que les Notes explicatives suisses du n 2103.9000).
1501. Graisses de porc (y compris le saindoux) et graisses de volailles, autres que celles
du n° 0209 ou du n° 1503
Les graisses de la présente position peuvent être obtenues par tout procédé, par fusion,
pressage ou extraction à l'aide de solvants par exemple; le procédé le plus communément
utilisé est la fusion (à la vapeur, à basse température ou par voie sèche). Dans le procédé
de fusion par voie sèche, une partie de la graisse est soutirée sous l'action de la tempéra-
ture élevée atteinte; une autre partie de la graisse est obtenue par pressage et ajoutée à la
partie soutirée. Dans certains cas, le reste de la graisse contenu dans les résidus peut être
extrait à l'aide de solvants.
dorisés et, dans certains cas, peuvent être additionnés de produits antioxydants afin
de prévenir le rancissement.
- le saindoux contenant des feuilles de laurier ou d'autres épices qui n'ont été ajoutées
qu'en faible quantité, insuffisante pour changer son caractère essentiel, reste compris
dans cette position, mais les mélanges ou préparations alimentaires contenant du
saindoux relèvent du n° 1517;
- les autres graisses de porc, y compris les graisses d'os et les graisses de déchets;
- les graisses de volailles, y compris les graisses d'os et les graisses de déchets.
Lorsqu'elles sont obtenues à partir des os frais, les graisses d'os ont la consistance du suif
et sont de couleur blanche ou à peine jaunâtre et d'odeur sébacée; mais lorsqu'on n'a pas
utilisé des os frais, elles se présentent sous la forme d'une graisse molle, granuleuse, co-
lorée en jaune sale ou brun et d'une odeur désagréable. Ces graisses sont utilisées dans
l'industrie des savons ou des bougies et pour la préparation des lubrifiants.
Les graisses de déchets sont tirées soit des dépouilles d'animaux, soit de certains déchets
ou résidus animaux (parures de langues, rumens, etc.) ou provenant de la parure ou du
nettoyage des peaux. Les graisses de déchets présentent, d'une façon générale, les ca-
ractéristiques suivantes: couleur foncée, odeur désagréable, teneur élevée en certains
produits notamment en acides gras libres (acides oléique, palmitique, etc.), en cholestérol,
en impuretés, température de fusion plus basse que le saindoux ou les autres graisses de
cette position. Elles servent principalement à des usages techniques.
Ces graisses peuvent être brutes ou raffinées, le raffinage s'effectue par neutralisation,
traitement au moyen de terre à foulon, insufflation de vapeur d'eau surchauffée, filtration,
etc.
1502. Graisses des animaux des espèces bovine, ovine ou caprine, autres que celles du
n° 1503.
La présente position couvre les graisses entourant les viscères et les muscles des ani-
maux des espèces bovine, ovine ou caprine. Les graisses de l'espèce bovine sont les plus
importantes. Les graisses de la présente position peuvent être à l’état brut, dits "en rames"
ou "en branches", (fraîches, réfrigérées, congelées), salées ou en saumure, séchées ou
fumées ainsi que fondues (suifs). Les procédés de fusion utilisés sont les mêmes que ceux
mis en oeuvre pour obtenir les graisses du n° 1501. Sont également comprises ici les
graisses obtenues par pressage ou par extraction à l'aide de solvants.
La meilleure qualité de suif comestible est le premier jus, graisse concrète de couleur blan-
che ou jaunâtre, presque inodore lorsqu'elle est de préparation récente, d'odeur rance ca-
ractéristique après vieillissement à l'air.
Le suif est formé presque exclusivement des glycérides des acides oléique, stéarique et
palmitique.
Le suif est utilisé pour la préparation des graisses alimentaires ou de lubrifiants, dans l'in-
dustrie des savons ou des bougies, pour le graissage des cuirs, dans la préparation de
produits pour l'alimentation animale, etc.
Sont également comprises ici les graisses d'os et les graisses de déchets des animaux
des espèces bovine, ovine ou caprine. Les indications relatives aux graisses correspon-
dantes qui figurent dans la Note explicative du n° 1501 valent également pour les graisses
du n° 1502.
Cette position comprend les produits provenant du pressage du saindoux, (la stéarine so-
laire et l'huile de saindoux, par exemple) ou du suif (l'oléo-margarine, l'huile de suif et
l'oléo-stéarine, par exemple). Dans ces procédés de pressage, le saindoux ou le suif sont
placés pendant trois ou quatre jours dans des cuves chauffées où la stéarine solaire ou
l'oléo-stéarine acquièrent leur structure cristalline. La masse granuleuse résultante est en-
suite pressée afin de séparer les huiles de stéarines. Ce pressage diffère de celui réalise
dans le cadre de la fusion par voie sèche qui s'effectue à plus hautes températures en vue
de séparer les graisses résiduelles des autres matières animales telles que les protéines
et les tissus conjonctifs, etc. Les produits de la présente position peuvent être également
obtenus par d'autres méthodes de fractionnement.
La partie solide qui reste après pressage du saindoux ou des autres graisses de porc
pressées ou fondues consiste en une graisse blanche, appelée stéarine solaire. La stéa-
rine solaire comestible est utilisée, notamment, en mélange avec le saindoux pour rendre
celui-ci homogène et plus consistant (n° 1517). La stéarine solaire non comestible est utili-
sée comme lubrifiant ou comme matière première pour la fabrication du glycérol, de la
stéarine ou de l'oléine.
L'huile de saindoux est le produit obtenu par pression à froid du saindoux ou d'autres
graisses de porc pressées ou fondues. C'est un liquide jaunâtre, ayant une faible odeur de
graisse et de saveur agréable, qui s'utilise soit dans l'alimentation, soit dans certaines in-
dustries (travail de la laine, savonnerie, etc.) ou comme lubrifiant.
L'oléo-margarine comestible est une graisse blanche ou jaunâtre, ayant une consistance
molle, d'une faible odeur de suif et d'une saveur agréable, de structure cristalline, suscep-
tible de devenir granuleuse après laminage ou lissage. Elle est formée en grande partie de
glycérides de l'acide oléique (trioléine). Ses utilisations principales sont la fabrication de
produits alimentaires des types margarines ou simili-saindoux et la préparation de lubri-
fiants.
L'huile de suif (oléo-margarine non comestible), également reprise ici, est une variété
d'oléo-margarine liquide ou semi-liquide, jaunâtre, d'une odeur de suif; exposée à l'air, elle
rancit très facilement. L'huile de suif est utilisée pour la fabrication des savons et, en mé-
lange avec des huiles minérales, comme lubrifiant.
La partie plus solide, qui reste après la séparation de l'oléo-margarine et de l'huile de suif,
et dénommée oléo-stéarine ou "suif pressé", est principalement constituée par un mélange
de glycérides des acides stéarique et palmitique (tristéarine et tripalmitique). Elle se pré-
sente en général en pains ou tablettes de consistance dure et fragile; elle est de couleur
blanche, inodore et insipide.
Les produits émulsionnés, mélangés ou autrement préparés entrent dans les n°s 1516,
1517 ou 1518.
Dans cette position sont comprises les graisses et les huiles et leurs fractions provenant
de plusieurs variétés de poissons (morues, flétans, menhaden, harengs, sardines, an-
chois, pilchards, etc.) ou de mammifères marins (baleines, cachalots, dauphins, phoques,
etc.). Elles sont extraites soit du corps entier des animaux, soit de leur foie, soit encore de
leurs déchets. Elles ont généralement une odeur spéciale et caractéristique de poisson et
une saveur désagréable; leur couleur naturelle peut varier du jaune au brun rougeâtre.
Du foie de la morue, du flétan ou d'autres poissons, on extrait une huile très riche en vita-
mines et autres combinaisons organiques, qui la font utiliser en médecine. Cette huile
reste comprise dans la présente position, même si elle a été simplement survitaminée ou
irradiée; mais émulsionnée ou additionnée d'autres substances en vue d'un usage théra-
peutique, ou bien présentée sous conditionnement pharmaceutique, elle est classée au
Chapitre 30.
La position comprend également la "stéarine de poisson", partie solide des huiles de pois-
sons réfrigérées, obtenue par pressage et décantation de ces huiles. Ce produit, de cou-
leur jaunâtre ou brune et d'odeur plus ou moins forte de poisson, est utilisé pour la prépa-
ration du dégras, de matières lubrifiantes ou de savons de qualité inférieure.
1504.1010 L'huile de foie de morue médicinale (Morrhuae oleum/Oleum iecoris) de ce numéro doit
correspondre aux exigences de la Pharmacopea Helvetica.
La graisse de suint brute (ou suintine) est la graisse, poisseuse et d'odeur nettement dé-
sagréable, retirée des eaux savonneuses ayant servi au dégraissage de la laine ou au fou-
lage des draps; on peut aussi l'extraire des laines en suint au moyen de solvants volatils
(disulfure de carbone, etc.). Comme elle ne consiste pas en glycérides, on doit la considé-
rer plutôt comme une cire que comme une graisse. Elle est utilisée pour préparer directe-
ment des matières lubrifiantes ou pour d'autres usages industriels; mais elle est principa-
lement employée à l'état épuré (sous forme de lanoline) et pour l'extraction de l'oléine de
suint ou de la stéarine de suint.
La lanoline anhydre est principalement utilisée pour préparer des lubrifiants, des huiles
émulsifiables ou des apprêts. Hydratée ou émulsionnée, la lanoline est employée surtout
pour la préparation d'onguents ou de cosmétiques.
La lanoline légèrement modifiée qui conserve le caractère essentiel de la lanoline et les al-
cools de suint (connus également sous le nom d'alcools de lanoline qui sont des mélanges
de cholestérol, d'isocholestérol et d'autres alcools supérieurs) relèvent également de la
présente position.
Sont exclus de la présente position les alcools de composition chimique définie (généra-
lement Chapitre 29) et les préparations à base de lanoline, par exemple la lanoline addi-
tionnée de substances médicamenteuses ou parfumée (n°s 3003, 3004 ou Chapitre 33).
Sont également exclues les lanolines modifiées chimiquement à un point tel qu'elles ont
perdu le caractère essentiel de la lanoline, par exemple la lanoline éthoxylée au point
d'être devenue hydrosoluble (n° 3402, généralement).
Par distillation du suint, effectuée sous l'action de la vapeur d'eau et suivie d'un pressage,
on peut séparer un produit liquide, un produit solide et un résidu.
Le premier, appelé oléine de suint, est un liquide plus ou moins trouble, de couleur brun
rougeâtre, ayant une faible odeur de suint, soluble dans l'alcool, l'éther diéthylique, l'es-
sence de pétrole, etc. L'oléine de suint est utilisée en filature comme produit d'ensimage.
La partie solide, appelée stéarine de suint, est une matière d'aspect cireux, de couleur
jaune-brun, ayant une forte odeur de suint, soluble dans l'alcool bouillant et dans d'autres
solvants organiques. Elle est employée dans l'industrie des peaux, pour préparer des ma-
tières lubrifiantes ou des graisses adhésives et pour la fabrication de bougies ou de sa-
vons.
Le résidu de la distillation du suint, appelé poix de suint ou brai de suint, entre dans le
n° 1522.
1506. Autres graisses et huiles animales et leurs fractions, même raffinées, mais non chi-
miquement modifiées
Dans la présente position sont classées toutes les graisses et toutes les huiles d'origine
animale ainsi que leurs fractions, à l'exception de celles qui relèvent de positions anté-
rieures du présent Chapitre. Elles couvrent donc toutes les graisses d'origine animale ne
provenant pas de porcs, de volailles, de bovins, d'ovins, de caprins, de poissons ni de
mammifères marins et toutes les huiles d'origine animale à l'exception de l'huile de sain-
doux, de l'oléo-margarine, de l'huile de suif, des huiles obtenues à partir de poissons ou de
mammifères marins et des huiles provenant des graisses de suint.
1507. Huile de soja et ses fractions, même raffinées, mais non chimiquement modifiées
L'huile de soja est obtenue par extraction à partir des graines de soja (Glycine max), à
l'aide de presses hydrauliques ou à vis ou encore de solvants. C'est une huile siccative
fixe de couleur jaune pâle, et qui s'utilise soit dans l'alimentation, soit dans certaines indus-
tries (fabrication de margarine ou d'assaisonnements pour salades, fabrication de savons,
de peintures, de vernis, de plastifiants et de résines alkydes, par exemple).
La position couvre également les fractions de l'huile de soja. Toutefois, la lécithine de soja,
qui est obtenue à partir de l'huile de soja brute au cours de son raffinage, est à classer
dans le n° 2923.
1507.10 Les huiles végétales fixes, fluides ou concrètes, obtenues par pression sont considérées
comme brutes si elles n'ont pas subi de traitements autres que la décantation, la centrifu-
gation ou la filtration, à condition que, pour séparer l'huile de ses particules solides, on n'ait
recours qu'à la force mécanique, comme la pesanteur, la pression ou la force centrifuge, à
l'exclusion de tout procédé de filtration par adsorption, de fractionnement ou de tout autre
procédé physique ou chimique. Une huile obtenue par extraction reste considérée comme
brute pour autant qu'elle n'ait subi aucune modification de couleur, d'odeur ou de goût par
rapport à l'huile correspondante obtenue par pression.
1508. Huile d'arachide et ses fractions, même raffinées, mais non chimiquement modifiées
L'huile d'arachide est une huile non siccative obtenue à partir des graines de l'arachide
commune (Arachis hypogaea) ou cacahuètes, par extraction à l'aide de solvants ou par
pression.
L'huile filtrée et raffinée est notamment utilisée comme huile pour la cuisine ou pour la fa-
brication de la margarine. Les qualités inférieures sont utilisées pour la fabrication du sa-
von ou des matières lubrifiantes.
1509. Huile d'olive et ses fractions, même raffinées, mais non chimiquement modifiées
L'huile d'olive est l'huile obtenue à partir du fruit de l'olivier (Olea europaea L.).
A) Les huiles d'olive vierges, obtenues à partir du fruit de l'olivier uniquement par des
procédés mécaniques ou d'autres procédés physiques (pression, par exemple) dans
des conditions thermiques notamment n'entraînant pas l'altération de l'huile. Elles ne
doivent avoir subi aucun traitement autre que le lavage, la décantation, la centrifuga-
tion ou la filtration.
Les huiles d'olive vierges comprennent:
1. L'huile d'olive vierge, propre à la consommation en l'état. Elle est de couleur
claire, jaune à vert avec une odeur et une saveur spécifiques.
2. L'huile d'olive lampante, ayant une saveur ou une odeur défectueuses, soit une
teneur en acides gras libres (exprimée en acide oléique) supérieure à 3,3 g pour
100 g, ou qui présente ces deux caractéristiques. Elle peut être utilisée telle
quelle pour des usages techniques ou après raffinage dans l'alimentation hu-
maine.
B) L'huile d'olive raffinée, obtenue à partir des huiles d'olive vierges visées dans la Partie
A) ci-dessus, par des techniques de raffinage n'entraînant ni modification de la struc-
ture glycéridique initiale de l'huile, ni modification de la structure des acides gras la
constituant.
L'huile d'olive raffinée est une huile claire, limpide, sans sédiment, dont la teneur en
acides gras libres (exprimée en acide oléique) ne dépasse pas 0,3 g pour 100 g.
Elle est de couleur jaune dépourvue de toute odeur ou saveur spécifiques et propre à
la consommation humaine soit telle quelle, soit coupée avec de l'huile d'olive vierge.
C) Les fractions et les coupages des huiles visées dans les Parties A) et B) ci-dessus.
Les huiles d'olive vierges du paragraphe A) se distinguent des huiles des paragraphes B)
et C) de la manière suivante:
1. Les huiles d'olive de la présente position sont considérées comme vierges si leur coef-
ficient d'extinction K 270 (déterminé suivant la méthode CAC/RM 26-1970 de la
Commission du Codex Alimentarius) est inférieur à 0,25 ou si lorsqu'il est supérieur à
0,25, après traitement de l'échantillon sur alumine activée, il n'est pas supérieur à
0,11.
Des huiles ayant une teneur en acides gras libres exprimée en acide oléique supé-
rieure à 3,3 g pour 100 g peuvent avoir, après passage sur alumine activée, un coeffi-
cient d'extinction K 270 supérieur à 0,11. Dans ce cas, après neutralisation et décolo-
ration effectuées au laboratoire, elles doivent avoir les caractéristiques suivantes:
- un coefficient d'extinction K 270 non supérieur à 1,1
- une variation du coefficient d'extinction au voisinage de 270 nanomètres supé-
rieure à 0,01 et non supérieure à 0,16
ou
2. Les huiles d'olive de la présente position sont considérées comme raffinées si leur te-
neur en acides gras libres (exprimée en acide oléique) est inférieure ou égale à 0,3 g
pour 100 g.
thode UICPA - 6ème édition 1979, n° 2210). Cette somme (exprimée en pourcentage de la
teneur totale en acides gras en position 2) doit être inférieure à 1,5 % pour les huiles
d'olive vierges et inférieure à 1,8 % pour les huiles d'olive raffinées.
Les huiles d'olive de la présente position se distinguent de celles du n° 1510 par une réac-
tion de Bellier négative.
Dans certains cas, seule l'étude des diols triterpéniques contenus dans la fraction insapo-
nifiable permet de mettre en évidence la présence d'huile de grignons d'olive.
La présente position ne comprend pas l'huile de grignons d'olive et les mélanges d'huile
d'olive et d'huile de grignons d'olive (n° 1510) ou l'huile réestérifiée obtenue à partir d'huile
d'olive (n° 1516).
1510. Autres huiles et leurs fractions, obtenues exclusivement à partir d'olives, même
raffinées, mais non chimiquement modifiées et mélanges de ces huiles ou fractions
avec des huiles ou fractions du no 1509
La présente position couvre les huiles obtenues à partir d'olives autres que les huiles du n°
1509.
Les huiles de la présente position peuvent être brutes ou raffinées ou autrement traitées à
condition qu'aucune modification de la structure glycéridique ne soit intervenue.
On peut citer comme relevant de la présente position, l'huile de grignons d'olive qui est ob-
tenue par extraction au solvant des grignons d'olive provenant de la pression des olives
après obtention des huiles d'olive du n° 1509.
L'huile brute de grignons d'olive peut être rendue comestible par des techniques de raffi-
nage n'entraînant pas de modification de la structure glycéridique initiale.
L'huile ainsi obtenue est claire, limpide, de couleur jaune à jaune-brun, sans sédiment et
exempte d'odeur ou de saveur défectueuse.
Les huiles de la présente position se distinguent de celles du n° 1509 par une réaction de
Bellier positive. Dans certains cas, seule l'étude des diols triterpéniques contenus dans la
fraction insaponifiable permet de mettre en évidence l'huile de grignons d'olive.
La présente position ne comprend pas l'huile réestérifiée obtenue à partir d'huile d'olive (n°
1516).
1511. Huile de palme et ses fractions, même raffinées, mais non chimiquement modifiées
L'huile de palme est une graisse végétale obtenue à partir de la pulpe des fruits des diffé-
rents palmiers à huile. Elle provient essentiellement du palmier à huile africain (Elaeis gui-
neensis) qui est originaire d'Afrique tropicale, mais pousse également en Amérique cen-
trale, en Malaisie et en Indonésie. Parmi les autres palmiers à huile on peut citer égale-
ment le genre Elaeis melanococca et différentes espèces de palmiers du genre Acrocomia
notamment le palmier paraguayen (coco mbocaya), originaire d'Amérique du Sud. L'huile
en cause est obtenue par extraction ou pressage et sa couleur diffère selon son état et si
elle a été raffinée. Elle se distingue de l'huile de palmiste (n° 1513), qui est obtenue à par-
tir des mêmes palmiers à huile, par sa teneur très élevée en acide palmitique et en acide
oléique.
L''huile de palme est utilisée pour la fabrication du savon, des bougies, dans les prépara-
tions cosmétiques ou de toilette, comme lubrifiant, pour les bains d'étamage à chaud, pour
la fabrication d'acide palmitique, etc. L'huile de palme raffinée est utilisée dans l'alimenta-
tion, notamment comme graisse de cuisson et dans la fabrication de la margarine.
Cette position ne couvre pas l'huile de palmiste ni l'huile de babassu (n° 1513).
A) Huile de tournesol
Cette huile, qui provient des graines de tournesol commun (Helianthus annuus) est
une huile de couleur jaune d'or clair. Elle est utilisée comme huile d'assaisonnement
pour les salades et entre dans la composition de la margarine ou des succédanés du
saindoux. Elle possède des propriétés semi- siccatives qui la rendent très utile dans
l'industrie des peintures ou des vernis.
B) Huile de carthame
Les graines de carthame (Carthamus tinctoris), plante tinctoriale très importante, four-
nissent une huile siccative et comestible. Cette huile est utilisée pour la fabrication des
produits alimentaires, des produits pharmaceutiques, des résines alkydes, des peintu-
res et des vernis.
C) Huile de coton
Cette huile, qui est la plus importante des huiles semi- siccatives, est obtenue à partir
de l'amande des graines de plusieurs espèces du genre Gossypium. L'huile de coton
est utilisée pour plusieurs usages industriels tels que l'apprêtage des cuirs, la fabrica-
tion des savons, des matières lubrifiantes, du glycérol ou des compositions imper-
méabilisantes et comme base pour les crèmes cosmétiques. L'huile raffinée pure est
très appréciée pour la cuisine comme huile d'assaisonnement pour salades ainsi que
pour la fabrication de la margarine ou des succédanés du saindoux.
L'huile de coco raffinée, qui est comestible, est utilisée pour la fabrication de produits
alimentaires tels que la margarine, les compléments alimentaires.
B) Huile de palmiste
Cette huile, de couleur blanche, est obtenue à partir de l'amande du noyau et non pas
de la pulpe des fruits des différents palmiers à huile, notamment le palmier à huile
africain Elaeis guineensis (voir la Note explicative du n° 1511). Cette huile est très uti-
lisée dans les industries de fabrication de la margarine ou des sucreries en raison de
son odeur agréable et de sa saveur de noisette. Elle sert également à la fabrication du
glycérol, des shampooings, des savons ou des bougies.
C) Huile de babassu
Cette huile non siccative est obtenue à partir du fruit du palmier babassu (Orbignya
Martiana et O. Oleifera). Elle est extraite de l'amande du noyau des fruits.
L'huile de babassu est utilisée dans la fabrication de produits industriels tels que le
savon. Raffinée, elle sert de succédané de l'huile de palmiste dans les produits ali-
mentaires.
1514. Huiles de navette, de colza ou de moutarde et leurs fractions, même raffinées, mais
non chimiquement modifiées
Ces huiles ont généralement une teneur élevée en acide érucique. Cette position
comprend également l'huile de navette et l'huile de colza à faible teneur en acide éru-
cique (celles-ci proviennent de graines d'espèces de navette ou de colza spéciale-
ment développées à cette fin, et qui contiennent une faible quantité d'acide érucique),
huile de canola, l'huile de colza européen double zéro, par exemple.
Elles sont utilisées dans les assaisonnements pour salades, dans la fabrication de la
margarine, etc. Elles servent également à fabriquer des produits industriels tels que
les additifs de lubrification, par exemple. L'huile raffinée, que l'on désigne d'ordinaire
sous le nom d'huile de colza, est également comestible.
B) Huile de moutarde
Il s'agit d'une huile végétale fixe obtenue, par exemple, à partir des trois espèces vé-
gétales ci-après: moutarde blanche (Sinapsis alba et Brassica hirta), moutarde noire
(Brassica nigra), ou moutarde indienne (Brassica juncea). Elle a généralement une
teneur élevée en acide érucique et est utilisée notamment pour la fabrication des pro-
duits pharmaceutiques, dans la cuisine ou dans la fabrication des produits industriels.
1515. Autres graisses et huiles végétales (y compris l'huile de jojoba) et leurs fractions,
fixes, même raffinées, mais non chimiquement modifiées
Cette position couvre des graisses et des huiles végétales et leurs fractions simples, fixes,
autres que celles mentionnées dans les libellés des n°s 1507 à 1514 (voir Considérations
générales, Partie B)). Parmi ces graisses et huiles, il convient de signaler plus particuliè-
rement les produits ci-après en raison de l'importance qu'ils présentent dans les échanges
internationaux:
1) L'huile de lin, qui est obtenue à partir de graines de lin (Linum usitatissimum), est l'une
des huiles siccatives les plus importantes. Sa couleur va du jaune au brun et son
odeur et sa saveur sont âcres. En s'oxydant, elle forme à la surface de l'objet sur le-
quel elle a été appliquée une pellicule élastique très résistante. Cette huile est utilisée
principalement pour la fabrication des peintures, des vernis, des toiles cirées, des
mastics, des savons en pâtes, des encres d'imprimerie, des résines alkydes ou des
produits pharmaceutiques. L'huile de lin pressée à froid est comestible.
2) L'huile de maïs est obtenue à partir des germes de maïs. L'huile brute sert à beau-
coup d'usages industriels tels que la fabrication des savons, des matières lubrifiantes,
des apprêts pour le cuir. Raffinée, cette huile est comestible et est utilisée pour la cui-
sine, en pâtisserie et en mélange avec d'autres huiles, etc. L'huile de maïs est une
huile semi-siccative.
3) L'huile de ricin provient des graines de Ricinus communis. Il s'agit d'une huile non sic-
cative épaisse, généralement incolore ou légèrement colorée qui, anciennement, était
principalement utilisée en médecine comme purgatif mais qui sert maintenant dans
l'industrie comme plastifiant entrant dans la composition des laques, de la nitrocellu-
lose, dans la fabrication d'acides dibasiques, d'élastomères ou d'adhésifs, d'agents
tensio-actifs, de fluides hydrauliques, etc.
4) L'huile de sésame est obtenue à partir des graines de Sesamum indicum, qui est une
plante annuelle. Il s'agit d'une huile semi-siccative dont les qualités supérieures sont
utilisées pour la fabrication de produits dits "shortenings", d'huiles pour salades, de
margarine ou de produits alimentaires analogues ainsi que pour la fabrication de pro-
duits pharmaceutiques. Les qualités inférieures sont utilisées à des fins industrielles.
5) L'huile de Tung (ou de bois de Chine) est obtenue à partir des graines du fruit de diffé-
rentes espèces du genre Aleurites (par exemple A. Fordii et A. Montana). Sa couleur
va du jaune pâle au brun foncé; elle sèche très rapidement et possède des qualités de
conservation et de résistance à l'humidité. Elle est utilisée principalement dans la fa-
brication des peintures ou des vernis.
6) L'huile de jojoba souvent décrite comme cire liquide, incolore ou jaunâtre, inodore,
constituée essentiellement d'esters d'alcool gras supérieurs, obtenue à partir de grai-
nes d'un arbuste du désert de genre Simmondsia (S. californica ou S. chinensis), utili-
sée comme substitut de l'huile de spermaceti, dans les préparations cosmétiques, par
exemple.
8) Les produits dénommés commercialement cire de Myrica et cire du Japon, qui sont,
en réalité, des graisses végétales. Le premier de ces produits, qui se recueille sur les
baies de plusieurs espèces de plantes du genre Myrica, se présente en pains d'aspect
cireux, de couleur jaune verdâtre, de consistance dure et d'une odeur spéciale légè-
rement balsamique. Le second est une substance tirée des fruits de plusieurs variétés
d'arbres de la Chine ou du Japon, de la famille des Rhus, qui se présente sous la
forme de tablettes ou de disques d'aspect cireux, de couleur verdâtre, jaunâtre ou
même blanche, de structure cristalline, de consistance fragile, d'odeur faiblement rési-
neuse.
Cette position comprend les graisses et les huiles animales ou végétales qui ont subi une
transformation chimique particulière du genre de celles mentionnées ci-après mais qui
n'ont pas été autrement préparées.
Elle couvre également les fractions ayant subi le même traitement que ces graisses et hui-
les animales ou végétales.
L'hydrogénation s'opère par la mise en contact des produits avec l'hydrogène pur à
une température et sous une pression appropriées, en présence d'un agent catalyseur
(généralement du nickel finement divisé). Cette opération a pour effet d'élever le point
de fusion des graisses, d'augmenter la consistance des huiles, par transformation des
glycérides non saturés (des acides oléique, linoléique, etc.) en glycérides saturés (des
acides palmitique, stéarique, etc.) à point de fusion plus élevé. Le degré d'hydrogéna-
tion ainsi que la consistance finale du produit dépendent du procécé utilisé et de la du-
rée du traitement. La présente position couvre:
1) Les produits qui n'ont subi qu'une hydrogénation partielle ayant aussi pour effet
de modifier la forme cis du glycéride d'acides gras non saturés en forme trans afin
d'en élever le point de fusion (même lorsque ces produits ont tendance à se sé-
parer en couches pâteuses et liquides).
2) Les produits totalement hydrogénés (huiles transformées en corps gras pâteux ou
solides, par exemple).
Les produits soumis le plus souvent à l'hydrogénation sont les huiles de poissons ou
de mammifères marins et certaines huiles végétales (de coton, de sésame, d'ara-
chide, de colza, de soja, de maïs, etc.). Les huiles partiellement ou totalement hydro-
génées de ces espèces entrent fréquemment dans la composition des préparations
de graisses alimentaires du n° 1517, car l'hydrogénation provoque non seulement leur
durcissement, mais encore elle les rend moins facilement altérables par oxydation à
l'air, en améliorant le goût et l'odeur et même la présentation (par blanchiment).
Les produits décrits ci-dessus restent classés dans la présente position, même s'ils pré-
sentent le caractère des cires et s'ils ont ensuite été désodorisés ou soumis à un procédé
de raffinage et même s'ils peuvent servir tels quels à des usages alimentaires. Toutefois,
cette position ne comprend pas les graisses et huiles et leurs fractions hydrogénées, etc.,
qui ont subi une préparation ultérieure, telle que la texturation (modification de la texture
ou de la structure cristalline) en vue de servir à des usages alimentaires (n° 1517). Sont
également exclues de la présente position les graisses, les huiles ou leur fractions, hydro-
génées, interestérifiées, réestérifiées ou élaïdinisées lorsque la modification fait intervenir
plus d’une graisse ou d’une huile (n°1517 ou 1518).
Les produits de la présente position dont les huiles ou graisses peuvent avoir été préala-
blement hydrogénées, peuvent être émulsionnés (par exemple, avec du lait écrémé) et
être malaxés ou avoir été traités par texturation (modification de la texture ou de la struc-
ture cristalline) ou autrement ou additionnés de faibles quantités de lécithine, de fécule, de
colorants organiques, de substances aromatiques, de vitamines, de beurre ou d'autres
matières grasses provenant du lait (compte tenu des limitations prévues dans la Note 1 c)
du présent Chapitre).
Entrent également dans la présente position les préparations alimentaires obtenues à par-
tir d'une seule graisse (ou de ses fractions) ou huile (ou de ses fractions), même hydrogé-
nées, qui ont été traitées par émulsification, malaxage, texturation, etc.
Cette position couvre les graisses, les huiles ou leur fractions, hydrogénées, interestéri-
fiées, réestérifiées ou élaïdinisées lorsque la modification fait intervenir plus d’une graisse
ou d’une huile.
Les graisses et les huiles simples qui ont été simplement raffinées restent classées dans
leurs positions respectives, même si elles sont conditionnées pour la vente au détail. Sont
également exclues de la présente position les préparations contenant en poids plus de 15
% de beurre ou d'autres matières grasses provenant du lait (Chapitre 21 généralement).
Les produits provenant du pressage du suif ou du saindoux sont classés au n° 1503. Les
graisses, les huiles ou leur fractions, hydrogénées, interestérifiées, réestérifiées ou élaïdi-
nisées lorsque la modification ne fait intervenir qu’une seule graisse ou huile, entrent dans
le n°1516.
1517.10, 90 Aux fins des n°s 1517.10 et 1517.90, les propriétés physiques de la margarine sont déter-
minées par un examen visuel à la température de 10 °C.
1518. Graisses et huiles animales ou végétales et leurs fractions, cuites, oxydées, déshy-
dratées, sulfurées, soufflées, standolisées ou autrement modifiées chimiquement, à
l'exclusion de celles du no 1516; mélanges ou préparations non alimentaires de
graisses ou d'huiles animales ou végétales ou de fractions de différentes graisses
ou huiles du présent Chapitre, non dénommés ni compris ailleurs
Dans cette partie sont reprises les graisses et huiles animales ou végétales et leurs
fractions qui ont subi certains traitements qui modifient leur structure chimique, ce qui
améliore leur viscosité, leur siccativité (c'est-à-dire leur propriété de pouvoir absorber
l'oxygène de l'air et de devenir ainsi propres à la formation de films élastiques) ou qui
modifient leurs autres propriétés, pour autant qu'elles aient la structure fondamentale
de triglycéride et qu'elles ne soient pas visées plus spécifiquement ailleurs, et notam-
ment:
1) Les huiles cuites ou oxydées qui proviennent du traitement par chauffage, d'hui-
les généralement additionnées, au préalable, d'une faible quantité d'agents
d'oxydation. Elles sont utilisées dans l'industrie des peintures ou des vernis.
2) Les huiles soufflées, qui sont des huiles partiellement oxydées et polymérisées
par insufflation d'air à chaud. On les emploie pour la préparation de vernis iso-
lants, de simili-cuirs, ainsi que, par mélange avec des huiles minérales, pour l'ob-
tention de préparations lubrifiantes (huiles compoundées).
La linoxyne, produit semi-solide de consistance caoutchouteuse, constituée par
une huile de lin fortement oxydée, et qui entre dans la fabrication du linoléum, est
également classée ici.
4) Les huiles sulfurées, qui résultent du traitement par le soufre, ou par le chlorure
de soufre, traitement qui aboutit à une polymérisation des molécules. L'huile ainsi
traitée donne un film qui absorbe moins d'eau que le film usuel d'huile simplement
séchée, qui possède une plus grande résistance mécanique et qui arrive plus vite
au stade où il n'est plus collant. Les huiles sulfurées sont utilisées pour les peintu-
res antirouille et les vernis à bateaux.
En poussant à fond la sulfuration des huiles, on obtiendrait le produit solide dit
"factice pour caoutchouc", classé sous le n° 4002.
6) Parmi les autres huiles modifiées comprises dans la présente rubrique, on peut
citer:
a) Les huiles maléiques obtenues en traitant, par exemple, l'huile de soja avec
des quantités limitées d'anhydride maléique, à une température de 200 °C ou
plus, en présence d'une quantité de polyalcool suffisante pour estérifier le
surplus d'acidité de l'huile. Les huiles maléiques ainsi obtenues ont des pro-
priétés siccatives.
b) Les huiles (telle l'huile de lin) auxquelles ont été incorporées à froid de peti-
tes quantités de produits siccativants (borate de plomb, naphténate de zinc,
résinate de cobalt, par exemple) afin d'accroître leurs propriétés siccatives
naturelles. Ces huiles, appelées huiles siccativées, sont utilisées, au lieu et
place des huiles cuites, dans la préparation de vernis ou de peintures. Elles
sont très différentes des siccatifs préparés liquides du n° 3211 (qui sont des
solutions concentrées de produits siccativants) et ne peuvent être confon-
dues avec eux.
c) Les huiles époxydées obtenues en traitant, par exemple, l'huile de soja par
l'acide peracétique préformé ou formé "in situ" par réaction entre l'eau oxy-
génée et l'acide acétique en présence d'un catalyseur. Elles sont utilisées
comme plastifiants ou stabilisants de résines vinyliques notamment.
d) Les huiles bromées employées, dans l'industrie pharmaceutique notamment,
comme stabilisants d'émulsion ou de suspension pour les huiles essentielles.
Cette partie comprend, entre autres, les huiles de friture usées contenant par exemple
de l'huile de navette, de l'huile de soja et une petite quantité de graisse animale, utili-
sées dans la préparation d'aliments pour animaux.
Sont également comprises ici les graisses, les huiles ou leur fractions, hydrogénées,
interestérifiées, réestérifiées ou élaïdinisées lorsque la modification fait intervenir plus
d’une graisse ou d’une huile.
Le glycérol brut est un produit d'une pureté inférieure à 95 % (calculée par rapport au
poids du produit à l'état sec). Il est obtenu soit par dissociation des huiles et graisses, soit
par synthèse à partir du propylène. Les caractéristiques du glycérol brut diffèrent suivant
les méthodes de production, par exemple:
1) Obtenu par hydrolyse (par l'eau, les acides, ou les bases) c'est un liquide de couleur
jaune allant jusqu'au brun, de saveur douceâtre, sans odeur désagréable.
2) Provenant des eaux glycérineuses c'est un liquide de couleur jaune clair, de saveur
astringente, d'odeur désagréable.
3) Provenant du traitement des lessives résiduaires de savonnerie c'est un liquide de
couleur jaune noirâtre, de saveur douceâtre (et parfois alliacée s'il est très impur) et
d'odeur plus ou moins désagréable.
4) Obtenu par hydrolyse catalytique ou enzymatique, c'est généralement un liquide de
saveur et d'odeur désagréables, contenant de notables quantités de substances or-
ganiques et minérales.
Le glycérol brut peut également être obtenu par transestérification des huiles et graisses
par d'autres alcools.
1521. Cires végétales (autres que les triglycérides), cires d'abeilles ou d'autres insectes et
spermaceti, même raffinés ou colorés
7) La cire d'ocotilla, extraite au moyen de solvants des écorces d'un arbre croissant
au Mexique.
8) La cire de pyzang (ou pizang), provenant d'une espèce de poussière répandue
sur les feuilles de certains bananiers de Java.
9) La cire de sparte, tirée de la poussière qui se forme au moment de l'ouverture des
balles de sparte.
Les cires végétales de la présente rubrique peuvent être brutes ou raffinées, blan-
chies ou colorées, même moulées en blocs, baguettes, etc.
La cire d'abeilles est la substance avec laquelle les abeilles constituent les cellules
hexagonales des rayons de leurs ruches. Elle peut consister en cire vierge ou cire
jaune de structure granuleuse, de couleur jaune clair, orange et parfois brune, d'une
odeur particulièrement agréable ou en cire blanchie (à l'air ou par des procédés chi-
miques), de couleur blanche ou à peine jaunâtre et d'odeur faible.
Elle est utilisée notamment pour la fabrication de cierges, de toiles ou de papiers ci-
rés, de mastics, de cirages ou d'encaustiques.
Les cires d'abeilles ou d'autres insectes peuvent être présentées soit à l'état brut,
même sous forme de rayons, soit fondues, pressées ou raffinées, même blanchies ou
colorées.
III. Blanc de baleine ou d'autres cétacés (spermaceti) brut, pressé ou raffiné, même colo-
ré.
Le spermaceti (appelé aussi blanc de baleine ou blanc de cachalot) est la partie solide
extraite de la graisse ou de l'huile renfermée dans les cavités céphaliques et dans les
réceptacles sous-cutanés du cachalot ou d'espèces similaires de cétacés. Par sa
composition, il s'apparente plus à une cire qu'à une graisse.
Le spermaceti brut, qui contient environ un tiers de spermaceti véritable et deux tiers
de graisse, se présente en masses jaunâtres ou brunes, plus ou moins concrètes,
d'une odeur désagréable.
Le spermaceti dit pressé est celui dont on a exprimé toute la graisse. Il a l'aspect de
petites écailles solides, d'un brun jaunâtre, ne tachant pas ou presque pas le papier.
Les produits de cette position restent compris ici, même s'ils ont été colorés.
L'huile de spermaceti, qui est la partie liquide restant après séparation du spermaceti
lui-même, est classée sous le n° 1504.
1521.1091 On range dans ce numéro les cires végétales à l'état brut ou simplement fondues ou pres-
sées, à l'exclusion de celles qui ont subi des travaux plus poussés.
1522. Dégras; résidus provenant du traitement des corps gras ou des cires animales ou
végétales
A) Dégras.
Cette position comprend aussi bien les dégras naturels que les dégras artificiels, pro-
duits utilisés en corroierie pour la nourriture des cuirs.
Les dégras naturels, appelés aussi moellons, première torse, sod oil, consistent en
produits résiduaires du chamoisage (ou tannage à l'huile) des peaux, retirés de celles-
ci par pressurage ou par extraction à l'aide de solvants; ils sont essentiellement com-
posés d'huile rancie provenant d'animaux marins, de substances minérales (soude,
chaux, sulfates), de déchets de poils, de membranes ou de peaux.
Ils se présentent sous forme de liquides très épais, presque pâteux, homogènes, à
forte odeur d'huile de poissons, de couleur jaune ou brun foncé.
Les dégras artificiels sont essentiellement constitués par des huiles de poissons oxy-
dées, émulsionnées ou polymérisées (ou des mélanges de ces huiles entre elles) mé-
langées avec du suint, du suif, des huiles de résine, etc., et, parfois, avec des dégras
naturels. Ce sont des liquides épais (plus fluides que les dégras naturels), de couleur
gris jaunâtre, d'une odeur caractéristique d'huile de poissons, et qui ne contiennent
pas de déchets de poils, de membranes ou de peaux. Au repos, ils tendent à se sépa-
rer en deux couches, en laissant déposer l'eau au fond.
La présente position ne couvre pas, cependant, les huiles de poissons qui ont été
seulement oxydées ou polymérisées (n° 1518) ou bien traitées par l'acide sulfurique
(n 3402), ni les préparations pour la nourriture du cuir (n° 3403).
On range également dans cette position les dégras résultant du traitement des peaux
chamoisées par une solution alcaline et de la précipitation des oxyacides gras au
moyen d'acide sulfurique. Ces produits se rencontrent dans le commerce sous forme
d'émulsions.
B) Résidus provenant du traitement des corps gras ou des cires animales ou végétales.
En sont exclus:
a) Les cretons, résidus membraneux provenant de la fusion de la graisse de porc,
du lard ou d'autres graisses animales (n° 2301).
b) Les tourteaux, grignons d'olives et autres résidus de l'extraction des huiles végé-
tales (n°s 2304 à 2306).
Chapitre 16
Considérations générales
Le présent Chapitre comprend les préparations comestibles obtenues par le traitement des
viandes, des abats (pieds, peaux, coeurs, langues, foies, boyaux et estomacs, par exem-
ple) ou du sang, ainsi que celles obtenues par le traitement des poissons (y compris leurs
peaux), crustacés, mollusques ou autres invertébrés aquatiques. Le Chapitre 16 englobe
les produits de l'espèce ayant subi une ouvraison plus poussée que celles visées aux
°
Chapitres 2, 3 ou au n 0504 soit qu'ils aient été:
1) Transformés en saucisses, saucissons ou produits similaires.
2) Cuits de quelque manière que ce soit: cuits à l'eau ou à la vapeur, grillés, frits ou rôtis,
à l'exception cependant des poissons fumés qui peuvent avoir été cuits avant ou pen-
dant l'opération du fumage (n° 0305), des crustacés simplement cuits à l'eau ou à la
vapeur, mais non décortiqués (n° 0306) et des farines, poudres et agglomérés sous
forme de pellets obtenus à partir de poissons, de crustacés, de mollusques ou autres
invertébrés aquatiques, cuits (respectivement n°s 0305, 0306 et 0307).
3) Préparés ou conservés sous forme d'extraits, de jus ou de marinades, préparés à par-
tir d'oeufs de poisson comme le caviar ou ses succédanés, simplement enrobés de
pâte ou de chapelure (panés), truffés, assaisonnés (de poivre et de sel, par exemple),
etc.
4) Finement homogénéisés et à base seulement de produits du présent Chapitre (c'est-
à-dire viande, abats, sang, poissons ou crustacés, mollusques ou autres invertébrés
aquatiques, préparés ou conservés). Ces préparations homogénéisées peuvent
contenir en faible quantité des fragments visibles de viande, de poisson, etc. ainsi
qu'une faible quantité d'ingrédients additionnés pour l'assaisonnement, la conserva-
tion ou d'autres fins. L'homogénéisation n'est pas en soi de nature à faire considérer
un produit comme une préparation relevant du Chapitre 16.
Pour la distinction entre les produits relevant d'une part des Chapitres 2 et 3 et, d'autre
part, du présent Chapitre, voir les Notes explicatives (Considérations générales) relatives
auxdits Chapitres.
Dans tous les cas, le poids à prendre en considération est le poids de viande, de poisson,
etc., dans la préparation telle qu'elle est présentée et non pas le poids de ces produits
avant la confection de la préparation. (Il convient de souligner toutefois que les produits
farcis du n° 1902, les sauces, les préparations pour sauces, les condiments et les assai-
sonnements du genre de ceux décrits au n° 2103, ainsi que les préparations pour soupes,
potages ou bouillons, les soupes, potages ou bouillons préparés et les préparations ali-
mentaires composites homogénéisées du genre de celles décrites au n° 2104, sont tou-
jours classés dans ces positions).
Cette position couvre les saucisses, saucissons et produits similaires, à savoir les prépara-
tions composées de viande ou d'abats (y compris les boyaux et les estomacs), coupés en
petits morceaux ou hachés, ou de sang, enfermés dans des boyaux, estomacs, vessies,
peaux ou enveloppes similaires (naturelles ou artificielles). Certains de ces produits peu-
vent toutefois ne pas comporter d'enveloppe, leur forme caractéristique, c'est-à-dire une
forme cylindrique ou analogue de section ronde, ovale ou rectangulaire (à angles plus ou
moins arrondis), leur étant conférée par moulage.
Les saucisses, saucissons et produits similaires peuvent être crus ou cuits, fumés ou non
et être additionnés de graisse, de lard, de fécule, de condiments, d'épices, etc. Par ail-
leurs, ces préparations peuvent contenir des morceaux de viande ou d'abats relativement
gros (de la dimension d'une bouchée, par exemple). Les saucisses, saucissons et produits
similaires restent classés dans la présente position même s'ils ont été découpés en tran-
ches ou présentés en récipients hermétiquement fermés.
1601.0011/0019
Rentrent dans cette position:
- les cotechini, saucisses renfermant de la viande de porc finement hachée. La pâte est
salée et épicée, puis logée dans une baudruche. Les cotechinis se consomment à
l'état cuit;
- la mortadelle, spécialité faite de viande de porc et de boeuf additionnée de lard coupé
en dés. On sale et épice la pâte, on l'introduit dans un boyau large, puis on la cuit et
on la fume. La mortadelle de qualité présente une chair d'un beau rouge, avec très
peu de lard. Elle a généralement un goût prononcé de coriandre;
- le salami, saucisse de longue conservation, ficelée, faite de viande de porc et de lard
additionnés parfois de viande de boeuf (le salami de Milan et le salami hongrois, par
exemple). La chair est salée et épicée, puis séchée à l'air. On l'assaisonne avec de
l'ail et du poivre. Le présent numéro ne comprend que les saucisses de longue
conservation appelées salami, c'est-à-dire celles qui ont été obtenues selon le procé-
dé décrit ci-dessus et qui présentent un goût caractéristique. Relève également de
cette position le salami ayant subi un léger fumage dans le but de lui conférer un goût
particulier (par exemple, le salami hongrois). Par contre, les saucisses de longue
conservation désignées comme "salami", mais ne présentant par les caractéristiques
citées plus haut, notamment les saucisses et saucissons fumés, sont à classer sous le
n° 1601.0021/0049;
- les salamini et salametti, qui sont des salami de petites dimensions;
- le zamponi, qui est une saucisse à la viande de porc hachée, entourée d'une peau
provenant d'un pied de porc. Le zamponi se consomme cuit.
Cette position couvre les préparations et conserves de viande, d'abats ou de sang du pré-
sent Chapitre, à l'exception des saucisses, saucissons et produits similaires du n° 1601,
des extraits et jus de viande du n° 1603.
Y sont notamment inclus:
1) Les viandes et abats cuits de quelque manière que ce soit: cuits à l'eau ou à la va-
peur, grillés, frits, rôtis (à l'exception des produits simplement échaudés, blanchis, etc.
- voir les Considérations générales du Chapitre 2).
2) Les pâtés, purées, mousses, galantines et rillettes à condition que ces préparations
ne répondent pas aux critères qui permettent de les classer dans le n° 1601 en tant
que saucisses, saucissons et produits similaires.
3) Les viandes et abats de toutes sortes, préparés ou conservés par d'autres procédés
que ceux prévus au Chapitre 2 ou au n° 0504, y compris ceux simplement enrobés de
pâte ou de chapelure (panés), truffés ou assaisonnés (de poivre et de sel, par exem-
ple) ou bien finement homogénéisés (voir les Considérations générales du présent
Chapitre, point 4).
4) Les préparations de sang, autres que le boudin noir et les produits similaires du
n° 1601.
5) Les préparations alimentaires (y compris les plats cuisinés) contenant plus de 20 %
en poids de viande, d'abats ou de sang (voir les Considérations générales du présent
Chapitre).
c) Les préparations pour soupes, potages ou bouillons, les soupes, potages ou bouillons
préparés ainsi que les préparations alimentaires composites homogénéisées
(n° 2104).
1602.2010/2089
Les préparations obtenues à partir de foies, au sens de ce numéro, doivent contenir plus
de 20% en poids de foie. Elles peuvent également contenir une certaine quantité d’autres
viandes ou d’abats. Pour les produits qui, outre le foie d’oie, contiennent d’autres foies, le
genre de foie prédominant en poids détermine le classement dans la sous-position natio-
nale.
1602.4111/4119
On entend par "jambon en boîtes", au sens de ce numéro, le jambon de porc, avec ou
sans couenne, même désossé ou roulé, stérilisé, cuit, etc., logé dans des récipients her-
métiquement fermés. Le jambon en boîtes doit être entier ou coupé en tranches. Par
contre, le jambon haché ou en pâte relève du n° 1602.4191/4199.
1602.4910/4990
Est également classée ici la "Coppa" telle qu'elle est décrite dans les Notes explicatives
suisses ad numéros 0210.1910/1999 du tarif, lettre a), mais qui ne peut plus être classée
au chapitre 2 en raison de son assaisonnement (v. les Notes explicatives suisses ad
chapitre 2 "Considérations générales").
1602.5011/5019
Ce numéro comprend exclusivement la viande de boeuf découpée en fragments, légère-
ment salée, même épicée, stérilisée (cuite), en récipients (boîtes et similaires) herméti-
quement fermés, à condition que l'emballage immédiat porte la désignation "Corned Beef".
Les conserves de viande de boeuf autrement dénommées relèvent du n° 1602.5091/5099.
1602.5091/5099
Ces numéros comprennent notamment les conserves de viande de bœuf autres que le
„Corned Beef“. Sont réputés „viande de bœuf en conserve“ les produits constitués uni-
quement de viande de bœuf, qui sont conditionnés en récipients hermétiquement fermés
(boîtes, verres, etc.) et qui sont chauffés dans ces derniers.
Sont également classés ici les produits à la viande de bœuf autrement préparés et conser-
vés, p. ex. des morceaux de viande rôtis et emballés sous vide dans des feuilles. Ces pro-
duits ne sont toutefois pas considérés comme viande de bœuf en conserve. De même, les
produits à la viande de bœuf contenant d’autres ingrédients ne sont pas réputés viande de
bœuf en conserve, quel que soit le conditionnement.
Bien qu'obtenus à partir de sources différentes, les extraits de la présente position présen-
tent des caractéristiques physiques (aspect, odeur, goût, etc.) et chimiques très voisines.
Tous ces produits peuvent être additionnés d'agents de conservation, tels que le sel, en
quantité suffisante pour en assurer la conservation.
Les extraits sont utilisés dans la fabrication de certaines préparations alimentaires (pota-
ges concentrés, soupes, sauces, etc.). Les jus sont utilisés principalement comme aliment
diététique.
Les divers produits susvisés relèvent de la présente position qu'ils soient ou non présentés
en boîtes hermétiquement closes.
1604.1210 On entend par "harengs en marinades", les harengs préparés de différentes manières
dans des marinades ou préparés ou conservés au vinaigre, par exemple: les harengs en
marinades "crues" (harengs conservés dans une saumure vinaigrée), tels que les Bis-
markheringe, les harengs roulés (Rollmöpse) et les harengs marinés; les marinades "cui-
tes" (harengs conservés par blanchiment ou à la vapeur, tels que les harengs en gelée);
les marinades "frites" (harengs frits avant d'être mis en marinades, tels que les Bratheringe
et les Bratrollmöpse); les marinades "spéciales" (harengs préparés à la mayonnaise, à la
sauce remoulade, à la sauce au vin, à la sauce au citron, salade de harengs, etc.).
1604.1910 On classe également ici les filets de poissons de mer panés, simplement précuits ou pré-
frits. Il peut s’agir de filets entiers, de morceaux de filets ou d’un assemblage de plusieurs
morceaux de filets obtenus à partir de blocs de filets de poissons congelés. Les filets ayant
subi une préparation plus poussée (par ex. enrobés de pâte ou ayant subi une cuisson
complète) relèvent des nos 1604.1991/1999.
1604.1991 Les préparations prêtes à mettre au four, au sens de ce numéro, sont des préparations de
poissons congelées, présentées dans des formes à cuire en feuilles métalliques utilisables
une seule fois. Les mets congelés préparés à base de poisson qui, outre le poisson,
contiennent des crustacés ou des mollusques ou de la viande de boeuf, de porc ou d'au-
tres viandes, en récipients n'excédant pas 3 kg sont exclus de ce numéro.
Les dispositions de la Note explicative du n° 1604 relatives aux différents états sous les-
quels peuvent être présentés les produits entrant dans cette dernière position s'appliquent,
mutatis mutandis, aux crustacés, mollusques et autres invertébrés aquatiques de la pré-
sente rubrique, sauf toutefois aux crustacés cuits à l'eau ou à la vapeur, qui, pour autant
qu'ils ne sont pas décortiqués, restent classés au n° 0306, alors même qu'ils seraient addi-
tionnés de faibles quantités de produits chimiques en vue de leur conservation provisoire.
Parmi les crustacés et mollusques qui sont le plus habituellement préparés ou conservés,
on peut citer: le crabe, les crevettes, le homard, la langouste, les écrevisses, les moules, le
poulpe, le calmar et les escargots. Les principaux autres invertébrés aquatiques préparés
ou conservés qui relèvent de la présente position sont l'oursin, la bêche-de-mer et la mé-
duse.
Chapitre 17
Sucres et sucreries
Considérations générales
Le présent Chapitre englobe les sucres proprement dits (saccharose, lactose, maltose,
glucose, fructose (lévulose), etc.), les sirops, les succédanés du miel, les mélasses résul-
tant de l'extraction ou du raffinage du sucre, ainsi que les sucres et mélasses caramélisés
et les sucreries. Le sucre à l'état solide et les mélasses peuvent être aromatisés ou addi-
tionnés de colorants.
Le sucre de canne est extrait du jus des tiges de la canne à sucre et le sucre de betterave
du jus de la racine de la betterave à sucre.
Les sucres bruts de canne ou de betterave se présentent sous forme de cristaux bruns ou
sous d’autres formes solides, cette coloration étant due à la présence d'impuretés. Leur
teneur en poids en saccharose, à l'état sec, correspond à une lecture au polarimètre infé-
rieure à 99,5 (voir la Note 1 de sous-position). Ils sont généralement destinés à subir des
traitements afin d'être transformés en sucres raffinés. Toutefois, les sucres bruts peuvent
être d'un degré de pureté susceptible de les faire utiliser, en l'état, pour l'alimentation hu-
maine, sans avoir à subir de raffinages.
Les sucres de canne ou de betterave raffinés sont obtenus par traitement complémentaire
du sucre brut. Ils se présentent généralement sous la forme de cristaux blancs commercia-
lisés suivant divers degrés de finesse ou sous la forme de petits cubes, de pains, de pla-
ques, de bâtons ou en morceaux réguliers moulés, sciés ou coupés.
Outre les sucres bruts et les sucres raffinés décrits ci- dessus, cette position comprend les
sucres bruns constitués par du sucre blanc mélangé à de faibles quantités de caramel ou
de mélasse, par exemple, et les sucres candis formés de cristaux volumineux obtenus par
la cristallisation lente de sirops de sucre suffisamment concentrés.
Il est à remarquer que les sucres de canne ou de betterave ne relèvent de la présente po-
sition que s'ils sont présentés à l'état solide (même sous forme de poudre); ces sucres
peuvent être additionnés d'aromatisants ou de colorants.
Les sirops consistant en solutions aqueuses de sucre de canne ou de betterave sont clas-
sés au no 1702 lorsqu'ils ne sont pas additionnés d'aromatisants ou de colorants et, lors-
qu'ils en contiennent, au no 2106.
1701.1100/1200
Le sucre brut de canne commercialisé actuellement a une teneur en sucre interverti excé-
dant 0,1 %, tandis que la teneur en sucre interverti du sucre brut de betterave est généra-
lement inférieure à 0,1 %. Une distinction peut également être établie entre ces deux types
de sucre en procédant à une épreuve olfactive, après avoir laissé au repos pendant une
nuit, un échantillon de chaque sucre dilué dans de l'eau et placé dans un récipient hermé-
tiquement fermé.
On entend par "non travaillé" au sens de ce numéro, le sucre brut et cristallisé qui n’a subi
aucun traitement mécanique ultérieur (p. ex. mouture), qu’il présente de petits ou de gros
cristaux et pour autant qu’il n’ait été ni coloré, ni aromatisé. Le sucre brut ou cristallisé non
travaillé se distingue par le fait qu’il est formé de cristaux entiers bien formés n’ayant pas
été endommagés par un traitement mécanique ultérieur (aspect mat, arêtes brisées, coins
arrachés). Le sucre en morceaux, barres et autres formes, obtenu à partir de sucre brut ou
cristallisé (par moulage, pressage, sciage, débitage, etc.) est considéré comme travaillé.
Sont également classés ici les sucres contenant une faible quantité d’additifs autres que
des aromatisants ou des colorants. Ces additifs peuvent répondre à une nécessité techni-
que, mais ils peuvent également conférer au sucre certaines propriétés qui le rendent spé-
cialement adapté à des usages bien définis. Le produit doit toutefois conserver le carac-
tère essentiel d’un sucre au sens de ce numéro. En outre, la part des additifs ne doit géné-
ralement pas dépasser 3 % en poids.
Exemple: sucre cristallisé (saccharose) contenant un peu d’acide citrique et de pectine
(ensemble max. 3 %), destiné à être utilisé comme sucre gélifiant pour la fabri-
cation de confitures.
Ne sont pas classés ici les édulcorants synthétiques contenant une part quelconque de
sucre du chapitre 17 (généralement 2106).
1701.9110 Par "sucre candi" au sens de ce numéro, on entend le sucre candi additionné de colorant
(p. ex. caramel). Le sucre candi coloré dont la coloration (en règle générale jaune à brune)
provient de la caramélisation dans le procédé de fabrication relève, en raison du texte tari-
faire légal, de la position 1702.
La présente position comprend les autres sucres à l'état solide, les sirops de sucre, ainsi
que les succédanés du miel et les sucres et mélasses caramélisés.
A. Autres sucres
o
La présente partie couvre les sucres, autres que les sucres du n 1701 et les sucres chimi-
o
quement purs du n 2940, à l'état solide (même sous forme de poudre), additionnés ou non
d'aromatisants ou de colorants. Parmi les produits qui entrent ici, on peut citer:
1) Le lactose, appelé également sucre de lait (C12H22O11), qui se trouve dans le lait et est
tiré industriellement du lactosérum. Cette position couvre aussi bien le lactose com-
mercial que le lactose chimiquement pur. Ces produits doivent contenir plus de 95 %
en poids de lactose, exprimé en lactose anhydre, calculé sur matière sèche. Aux fins
du calcul du pourcentage en poids de lactose contenu dans un produit, l’expression
”matière sèche” doit être considérée comme excluant l’eau libre et l’eau de cristallisa-
tion. Les produits obtenus à partir de lactosérum et contenant en poids 95 % ou moins
de lactose, exprimé en lactose anhydre, calculé sur matière sèche, sont exclus (ils re-
lèvent généralement du no 0404).
Le lactose commercial, lorsqu'il a été raffiné, se présente sous la forme d'une poudre
cristalline blanche et légèrement sucrée. Le lactose chimiquement pur, anhydre ou
hydraté, forme des cristaux durs et incolores qui absorbent les odeurs.
Le lactose est largement utilisé, en mélange avec le lait, dans la fabrication de prépa-
rations pour l'alimentation des enfants; il est également utilisé en confiserie, en confi-
turerie ou en pharmacie.
3) Le glucose, qui existe à l'état naturel dans les fruits et dans le miel. Associé en parties
égales au fructose, il constitue le sucre interverti.
Sont à considérer comme relevant de la présente position le dextrose (glucose chimi-
quement pur) et le glucose commercial.
Le dextrose (C6H12O6) se présente sous la forme d'une poudre cristalline blanche. Il
est utilisé dans les industries alimentaires ou pharmaceutiques.
Le glucose commercial est obtenu par hydrolyse d'amidon ou de fécule,effectuée par
voie acide ou par voie enzymatique ou en combinant les deux procédés. Il contient
toujours, outre le dextrose, une proportion variable de di-, de tri- et autres polysaccha-
rides (maltose, maltotriose, etc.). Sa teneur en sucres réducteurs, exprimée en dex-
trose, sur matière sèche, est égale ou supérieure à 20 %. Il se présente sous la forme,
soit d'un liquide incolore, plus ou moins consistant (sirop de glucose - voir la partie B
ci-après), soit de morceaux, de pains (glucose massé) ou de poudre amorphe. Il est
utilisé principalement dans l'industrie alimentaire, en brasserie, dans l'industrie des ta-
bacs comme produit de fermentation et en pharmacie.
4) Le fructose ou lévulose (C6H12O6), qui se trouve en abondance dans les fruits sucrés
et dans le miel, mélangé au glucose; on le fabrique industriellement à partir de glu-
cose commercial (sirop de maïs, par exemple), de saccharose ou par hydrolyse de
l'inuline extraite des racines tubéreuses du dahlia ou du topinambour. Il se présente
sous forme de poudre cristalline blanche ou de sirop très dense (voir la partie B ci-
après); il est plus doux que le sucre ordinaire (saccharose) et convient particulière-
ment aux diabétiques. Cette position comprend aussi bien le fructose commercial que
le fructose chimiquement pur.
6) Les malto-dextrines (ou dextri-maltoses), obtenues par le même procédé que le glu-
cose commercial. Elles contiennent, en proportions variables, du maltose et autres po-
lysaccharides. L'hydrolyse étant toutefois moins poussée, leur teneur en sucres réduc-
teurs est inférieure à celle du glucose commercial. On ne range toutefois dans cette
position que les produits de l'espèce dont la teneur en sucres réducteurs, exprimée en
dextrose sur matière sèche, excède 10 % mais est inférieure à 20 %. Ceux d'une te-
neur n'excédant pas 10 % relèvent du no 3505. Les malto- dextrines se présentent le
plus souvent sous la forme d'une poudre blanche, mais elles sont commercialisées
également sous forme liquide (sirop) (voir la partie B ci-après). Elles sont employées
principalement pour la fabrication d'aliments pour enfants ou d'aliments diététiques à
faible teneur en calories, comme diluants pour substances aromatisantes ou colorants
alimentaires ou dans l'industrie pharmaceutique comme excipient.
B. Sirops
Cette partie comprend les sirops des sucres de toute nature (y compris les sirops de lac-
tose ainsi que les solutions aqueuses autres que celles des sucres chimiquement purs du
no 2940) pourvu qu'ils n'aient pas été aromatisés ou additionnés de colorants (voir la Note
explicative du no 2106).
Outre les sirops mentionnés dans la partie A ci-dessus [à savoir, le sirop de glucose (sirop
d'amidon), le sirop de fructose, les sirops de malto-dextrines, le sirop de sucre interverti
ainsi que les sirops de saccharose], la présente partie comprend:
1) Les sirops simples provenant de la dissolution de sucres du présent Chapitre dans
l'eau.
2) Les jus et sirops obtenus au cours de l'extraction du sucre de canne à sucre, de bette-
rave à sucre, etc.; ils peuvent contenir des impuretés telles que la pectine, des subs-
tances albuminoïdes, des sels minéraux.
3) Les sirops de table ou à usages culinaires, contenant du saccharose et du sucre in-
terverti. Ces produits sont fabriqués, soit à l'aide du sirop restant après cristallisation
et séparation du sucre raffiné, soit en partant du sucre de canne ou de betterave par
l'interversion d'une partie du saccharose ou par l'addition du sucre interverti.
C. Succedanés du miel
On les obtient par pyrogénation, plus ou moins prolongée, à des températures de 120 °C à
180 °C, de sucres (glucose ou saccharose généralement) ou de mélasses.
Selon le processus de fabrication, on obtient toute une gamme de produits allant des su-
cres (ou mélasses) caramélisés proprement dits dont la teneur en sucres, sur matière sè-
che, est généralement élevée (de l'ordre de 90 %) aux caramels dits colorants dont la te-
neur en sucre est très faible.
Les premiers sont utilisés pour l'aromatisation, notamment dans la confection des desserts
sucrés, des crèmes glacées ou de produits de pâtisserie; les autres, du fait de la transfor-
mation assez élevée des sucres en mélanoïdine (matière colorante), sont utilisés comme
colorants, notamment, en biscuiterie, en brasserie ou pour la fabrication de certaines bois-
sons non alcooliques.
La Note explicative suisse de la position 1701 relative aux sucres contenant une faible
quantité d’additifs s’applique également à la position 1702.
Les précédentes Notes explicatives du SH du no 1702, let. B, ch. 3, ne sont pas applicable
aux sirops de table du no 1702.9031. Les produits caramélisés (caramel, sauces dessert,
etc.) ne sont pas considérés comme sirops de table au sens de ces numéros.
1702.5000 On entend par "fructose chimiquement pur", au sens de ce numéro, exclusivement les
produits solides (poudres et similaires). Le sirop de fructose relève des positions
1702.6021/6028 même si du fructose chimiquement pur a été utilisé pour sa fabrication.
1702.9022, 9033/9034
La matière de base est déterminante pour le classement de sucre de betterave ou de
canne caramélisé, resp. de sirop caramélisé de sucre de betterave ou de canne au sens
Les mélasses de betterave ne sont normalement pas consommables en l'état, mais certai-
nes formes raffinées de mélasses de canne ou de maïs le sont, notamment à l'état de si-
rops purifiés (treacle). Les mélasses sont surtout utilisées comme produit de base en distil-
lerie pour obtenir des alcools et des boissons alcooliques (le rhum notamment, qui provient
de la mélasse de canne) ou pour la préparation d'aliments du bétail ou de succédanés de
café. On en extrait aussi du sucre.
o
1703.10 Les mélasses de canne peuvent se distinguer des autres mélasses du n 1703 par leur
odeur et leur composition chimique.
1703.1010, 9010
Par "mélasses de table" on entend toutes les mélasses importées en vue de la consom-
mation directe telles que les mélasses conditionnées pour la vente au détail (en boîtes, en
verres, etc.), de même que les mélasses autrement conditionnées utilisées comme "mé-
lasses de table".
Cette position couvre la plupart des préparations alimentaires sucrées, solides ou semi-
solides, prêtes, en général, pour la consommation immédiate et communément désignées
sous le nom de sucreries ou de confiseries.