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0101

Chapitre 1

Animaux vivants

Considérations générales

Le présent Chapitre comprend tous les animaux vivants (pour l'alimentation ou autres
usages), à l'exception:
1) Des poissons et des crustacés, des mollusques et des autres invertébrés aquatiques.
2) Des cultures de micro-organismes et des autres produits du no 3002.
3) Des animaux faisant partie d'un cirque, d'une ménagerie ambulante ou d'une autre at-
traction foraine (no 9508).

Les animaux morts en cours de transport sont rangés sous l'une des positions nos 0201 à
0205, 0207, 0208, s'il s'agit d'animaux des espèces comestibles et s'ils sont reconnus pro-
pres à l'alimentation humaine. Dans le cas contraire, ils sont à classer dans le no 0511.

0101. Chevaux, ânes, mulets et bardots, vivants

Cette position comprend les chevaux (étalons, hongres, juments, poulains et poneys), les
ânes (y compris les ânesses et les ânons ainsi que les hémiones et les onagres), les mu-
lets (y compris les mules) et bardots, domestiques ou sauvages.

Les mulets et mules sont le produit hybride de l'âne et de la jument. Le bardot est le pro-
duit issu du cheval et de l'ânesse.

0101.10 Au sens du no 0101.10, l'expression reproducteurs de race pure couvre seulement les
animaux reproducteurs qui sont considérés par les autorités nationales compétentes
comme étant de race pure.

0102. Animaux vivants de l'espèce bovine

La présente position comprend tous les bovins, de la sous-famille des Bovinae, apparte-
nant ou non à des espèces domestiques, quelle que soit leur destination (rente, élevage,
engraissement (embouche), reproduction, boucherie, par exemple). Parmi ceux-ci on peut
citer:
1) Les animaux du genre Bos, y compris le boeuf commun (Bos taurus), le boeuf à
bosse ou boeuf-Zébu (Bos indicus) et le Boeuf Watussi.
2) Les animaux du genre Bubalus, y compris le buffle d'Europe (Bubalus bubalus), le
buffle asiatique ou Arni (Bubalus arni) et l'Anoa des Célèbes (Bubalus depressicornis
ou Anoa depressicornis).
3) Les boeufs asiatiques du genre Bibos, tels que le Gaur (Bibos gaurus), le Gayal (Bi-
bos frontalis) et le Banteng (Bibos sondaicus).
4) Les buffles d'Afrique du genre Syncerus, tels que le buffle nain (Syncerus nanus) et le
grand buffle de Caffrerie (Syncerus caffer).
5) Les yaks (Poephagus grunniens) du Tibet.
6) Les animaux du genre Bison, à savoir le bison d'Amérique (Bison bison) ou le "buffa-
lo" et le bison d'Europe (Bison bonasus).
7) Le "beeffalo" (croisement entre un bison et un animal domestique de l'espèce bovine).

1/3 (Etat: 1.10.2009)


0102

0102.10 Au sens du no 0102.10, l'expression reproducteurs de race pure couvre seulement les
animaux reproducteurs qui sont considérés par les autorités nationales compétentes
comme étant de race pure.

0103. Animaux vivants de l'espèce porcine

La présente position couvre les porcs domestiques aussi bien que les porcs sauvages, tels
que les sangliers.

0103.10 Au sens du no 0103.10, l'expression reproducteurs de race pure couvre seulement les
animaux reproducteurs qui sont considérés par les autorités nationales compétentes
comme étant de race pure.

0103.91,92 Aux fins des nos 0103.91 et 0103.92, les limites de poids indiquées s'entendent du poids
de chaque animal.

0104. Animaux vivants des espèces ovine ou caprine

La présente position couvre d'une part, les moutons, brebis, béliers et agneaux et, d'autre
part, les chèvres, boucs et chevreaux, des espèces domestiques aussi bien que sauvages.

0105. Coqs, poules, canards, oies, dindons, dindes et pintades, vivants, des espèces do-
mestiques

Cette position se rapporte seulement aux oiseaux domestiques vivants (volailles) visés
dans le libellé de celle-ci, y compris les poulets, les chapons, les canes et les jars. Les au-
tres oiseaux vivants (les canards sauvages, les oies sauvages, les perdrix, les faisans, les
pigeons, par exemple) sont classés au no 0106.

0105.11, 12, 19
Aux fins des nos 0105.11, 0105.12 et 0105.19, la limite de poids indiquée correspond au
poids de chaque oiseau.

0106. Autres animaux vivants

Entrent notamment dans cette position les animaux domestiques ou sauvages, repris ci-
après:
A) Les mammifères :
1) Primates.
2) Baleines, dauphins et marsouins (mammifères de l'ordre des cétacés); lamantins
et dugongs (mammifères de l'ordre des siréniens).
3) Autres (rennes, chiens, chats, lions, tigres, ours, éléphants, chameaux, dromadai-
res, zèbres, lapins, lièvres, daims, cerfs, antilopes, chamois, renards, visons et
autres animaux destinés à l'élevage pour leur fourrure, par exemple).

B) Les reptiles (y compris les serpents et les tortues de mer).

C) Les oiseaux :
1) Oiseaux de proie.
2) Psittaciformes (y compris les perroquets, perruches, aras et cacatoès).

2/3 (Etat: 1.10.2009)


0106

3) Autres (perdrix, faisans, cailles, bécasses, bécassines, pigeons, coqs de bruyère


et grouses, gélinottes, canards sauvages, oies sauvages, ortolans, grives, mer-
les, alouettes, pinsons, mésanges, oiseaux-mouches, paons, cygnes et autres oi-
seaux non repris dans le no 0105, par exemple).

D) Autres, les abeilles domestiques (même en ruches, boîtes ou autres contenants simi-
laires), autres insectes, grenouilles, par exemple.

Sont exclus de la présente position les animaux faisant partie d'un cirque, d'une ménagerie
ambulante ou d'une autre attraction foraine (no 9508).

Notes explicatives suisses

0106.3910 Par "gibier à plume", il faut entendre exclusivement le gibier emplumé qui, à l'état tué, s'uti-
lise ordinairement comme gibier de consommation. Tel est le cas des bécasses, cailles,
canards sauvages, coqs de bruyère (grands et petits tétras), faisans, oies sauvages,
paons, perdrix, pigeons (sauvages ou domestiques), etc. Les espèces d'oiseaux qui, ordi-
nairement, ne rentrent pas dans l'acception de "gibier", telles que les corbeaux et les moi-
neaux, relèvent du no 0106.3990.

3/3 (Etat: 1.10.2009)


Chapitre 2

Chapitre 2

Viandes et abats comestibles

Considérations générales

Le présent Chapitre comprend les viandes en carcasses (c'est-à-dire le corps de l'animal


avec ou sans la tête), en demi-carcasses (c'est-à-dire une carcasse coupée en deux dans
le sens de la longueur), en quartiers, en morceaux, etc., les abats et les farines et poudres
de viande ou d'abats de tous animaux (à l'exception des poissons, crustacés, mollusques
et autres invertébrés aquatiques repris au Chapitre 3), propres à l'alimentation humaine.

La viande et les abats impropres à l'alimentation humaine sont exclus (n° 0511). Les fari-
nes, poudres et agglomérés sous forme de pellets, de viande ou d'abats, impropres à
l'alimentation humaine sont également exclus (n° 2301).

D'une façon générale, les abats peuvent être groupés en quatre catégories:
1) Ceux qui sont utilisés principalement pour l'alimentation humaine, tels que la tête et
les morceaux de tête (y compris les oreilles), les pieds, la queue, le coeur, la langue,
l'onglet, la hampe, la crépine, la gorge, le thymus (ris).
2) Ceux qui ne peuvent être employés que pour la préparation de produits pharmaceuti-
ques, tels que la vésicule biliaire, les capsules surrénales, le placenta.
3) Ceux qui peuvent être utilisés pour l'alimentation humaine ou la préparation de pro-
duits pharmaceutiques, tels que le foie, les rognons, les poumons, la cervelle, le pan-
créas, la rate, la moelle épinière, les ovaires, l'utérus, les testicules, le pis, la thyroïde,
l'hypophyse.
4) Ceux qui, comme les peaux, peuvent être utilisés pour l'alimentation humaine ainsi
que pour d'autres usages (pour l'industrie du cuir, par exemple).

Les abats repris sous 1), présentés à l'état frais, réfrigéré, congelé, salé ou en saumure,
séché ou fumé, relèvent du présent Chapitre, sauf le cas où, étant avariés et reconnus im-
propres à l'alimentation humaine, ils devraient être classés au n° 0511.

Ceux qui sont repris sous 2) relèvent du n° 0510 s'ils sont à l'état frais, réfrigéré, congelé
ou autrement conservé de façon provisoire et du n° 3001 s'ils sont à l'état sec.

Les abats repris sous 3) relèvent:


a) du n° 0510, si, en vue de leur utilisation pour la fabrication de produits pharmaceuti-
ques, ils ont été conservés provisoirement à l'aide de produits tels que glycérol, acé-
tone, alcool, formaldéhyde, borate de sodium;
b) du n° 3001, s'ils sont à l'état sec;
c) du Chapitre 2, s'ils sont consommables en l'état (sauf le cas des produits avariés et
reconnus impropres à l'alimentation humaine, qui doivent être classés au n° 0511).

Les abats repris sous 4) relèvent du Chapitre 2 lorsqu'ils sont propres à l'alimentation hu-
maine ou, généralement, du n° 0511 ou du Chapitre 41 s'ils sont impropres à l'alimentation
humaine.

Les boyaux, vessies et estomacs d'animaux autres que les poissons, même comestibles,
sont repris au n° 0504.

La graisse présentée adhérente à l'animal, entier ou découpé, suit le régime de la viande.


Par contre, la graisse animale présentée séparément est classée dans le Chapitre 15, à
l'exception, toutefois, du lard sans parties maigres ainsi que de la graisse de porc et de la

1/9 (Etat: 1.4.2011)


Chapitre 2

graisse de volailles non fondues ni autrement extraites, qui restent au n° 0209, même s'ils
sont seulement propres à des usages industriels.

Distinction entre les viandes et abats du présent Chapitre et les produits du Chapi-
tre 16.

Ne sont compris dans ce Chapitre que les viandes et abats présentés dans les états sui-
vants, qu'ils aient ou non été soumis à un traitement thermique peu poussé à l'eau chaude
ou à la vapeur (tel que l'échaudage ou le blanchiment), mais n'ayant pas pour effet la cuis-
son véritable des produits:
1) Frais (c'est-à-dire à l'état naturel), même saupoudrés de sel en vue d'assurer la
conservation pendant la durée du transport.
2) Réfrigéré, c'est-à-dire refroidi généralement jusqu'aux environs de 0 °C sans entraîner
la congélation.
3) Congelé, c'est-à-dire refroidi au dessous du point de congélation jusqu’à la congéla-
tion à coeur.
4) Salé ou en saumure, ou bien encore séché ou fumé.

Les viandes légèrement saupoudrées de sucre ou arrosées d'eau sucrée, relèvent égale-
ment de ce Chapitre.

Les viandes et abats présentés dans les états cités aux alinéas 1) à 4) ci-dessus restent,
d'autre part, compris dans le présent Chapitre même s'ils ont été traités aux enzymes pro-
téolytiques (papaïne, par exemple) en vue de les attendrir ou encore s'ils ont été débités,
découpés en tranches ou hachés. En outre, les mélanges ou combinaisons de produits qui
relèvent de positions différentes du Chapitre (les volailles du n° 0207 bardées de lard du
n° 0209, par exemple) restent compris dans le présent Chapitre.

Les viandes et abats sont, par contre, classés au Chapitre 16, lorsqu'ils sont présentés:
a) Sous forme de saucisses, saucissons ou produits similaires, cuits ou non, du n° 1601.
b) Cuits de quelque manière que ce soit (cuits à l'eau, grillés, frits ou rôtis) ou autrement
préparés ou conservés par tout procédé non visé au présent Chapitre, y compris ceux
simplement enrobés de pâte ou de chapelure (panés), truffés ou assaisonnés (de poi-
vre et de sel, par exemple) y compris le pâté de foie (n° 1602).

Le présent Chapitre comprend également les viandes et abats propres à l'alimentation


humaine même cuits, sous la forme de farine et de poudre.

Les viandes et abats, sous les états prévus dans le présent Chapitre, peuvent, occasion-
nellement, être présentés dans des contenants hermétiquement clos (viandes simplement
séchées en boîtes, par exemple) sans que leur classement en soit, en principe, modifié.
Toutefois, il est à noter que les produits placés dans de tels emballages seront, le plus
souvent, passibles du Chapitre 16, soit qu'ils aient subi une préparation autre que celles
prévues au présent Chapitre, soit que leur mode de conservation effectif diffère également
des procédés visés au présent Chapitre.

De même, les viandes et abats du présent chapitre y demeurent classés (les viandes des
animaux de l’espèce bovine, fraîches ou réfrigérées, par exemple) lorsqu’ils sont condi-
tionnés dans des emballages selon la méthode dénommée "conditionnement sous atmos-
phère modifiée" (Modified Atmospheric Packaging (MAP)). Dans le cadre de cette mé-
thode (MAP), l’atmosphère autour du produit est modifiée ou contrôlée (en éliminant
l’oxygène pour le remplacer par de l’azote ou de l’acide carbonique, ou bien en réduisant
la teneur en oxygène et en augmentant celle en azote ou en acide carbonique, par exem-
ple).

L'expression "non désossés" désigne une viande dont tous les os ont été conservés, ou
une viande dont une partie seulement des os a été retirée (comme c’est le cas, par exem-
ple, pour des jambons sans os de jarret ou semi-désossés). Cette expression ne couvre

2/9 (Etat: 1.4.2011)


Chapitre 2

pas des produits dont les os ont été retirés et ensuite réintroduits, de sorte qu’ils ne sont
plus liés aux tissus de la chair.

Notes explicatives suisses

Relèvent également du chapitre 2 certains produits auxquels sont ajoutés des assaison-
nements pendant leur fabrication, pour autant que cela ne change pas leur caractère de
produits relevant de ce chapitre. Peuvent être cités à titre d’exemples typiques le jambon
de Parme, la viande des Grisons, la bresaola (v. ci-après) et similaires du n° 0210.

Restent exclues de ce chapitre, en revanche, les viandes dont l’assaisonnement est réali-
sé en profondeur ou sur la totalité de la surface du produit et est perceptible à l’œil nu ou
nettement perceptible au goût (en règle générale 1602).

Dispositions particulières pour le «High Quality Beef»

La mise en libre pratique de viande bovine de premier choix («High Quality Beef», en abré-
gé HQB) est régie par des prescriptions spéciales. Selon l'art. 25a de l'ordonnance sur le
bétail de boucherie (OBB; RS 916.341), les contrôles relèvent de la compétence des bu-
reaux de douane.

1 Généralités

A la suite des négociations commerciales multilatérales menées dans le cadre du


GATT (aujourd'hui OMC), la Suisse s'est engagée en 1979 à ouvrir un contingent glo-
bal minimum pour l'importation de viande bovine fraîche, réfrigérée ou congelée
(RS 0.632.231.53). Ces possibilités d'importation portent sur de la viande bovine de
premier choix («High Quality Beef», en abrégé HQB) dans le cadre du contingent tari-
faire (numéros 0201.2091, 3091, 0202.2091, 3091 du tarif). Le Tares comporte des
clés statistiques spéciales à cet effet.

2 Genre et état de la viande

L'engagement susmentionné concerne la viande bovine correspondant à l'une des


deux définitions suivantes:

2.1 "Quartiers de boeuf, découpés en gros, morceaux nobles et secondaires sans os,
ou pièces prises dans la carcasse, présentant les caractéristiques suivantes:

a) Epaisseur de la graisse externe du muscle «ribeye» à la hauteur de la dou-


zième côte: d'au moins 1,0 à 2,3 cm (0,4–0,9 inch);

b) Poids de la carcasse: de 270 à 383 kilos (de 600 à 850 pounds);

c) Surface minimale du muscle «ribeye» à la hauteur de la douzième côte:


56,3 cm2 (9 inches carrés);

d) Age maximum: 30 mois. La carcasse ne doit pas présenter d'ossification vi-


sible des cartilages vertébraux de la première à la onzième vertèbre dorsale;

e) Teneur minimale en graisse intermusculaire pour la viande maigre du muscle


«ribeye» (côte couverte sans couvercle) à la hauteur de la douzième côte: au
moins 6,0 pour cent de graisse par rapport au tissu musculaire. Remarque:
cette prescription ne s’applique pas aux autres muscles de la carcasse;

f) Couleur: la viande maigre doit présenter une teinte cerise claire au moment
de la découpe de la carcasse;

3/9 (Etat: 1.4.2011)


Chapitre 2

g) Les carcasses ou morceaux de carcasse fraîchement réfrigérés doivent ac-


cuser une température de moins de 4° C (à l’intérieur du muscle «ribeye») au
moment où ils sont emballés en vue de leur expédition."

2.2 "Carcasses ou morceaux provenant d'animaux de 30 mois au plus, nourris pen-


dant 100 jours ou plus d'aliments équilibrés de haute valeur énergétique, com-
prenant au minimum 70 pour cent de céréales, à raison d'au moins 9 kilos (20
pounds) de fourrage par jour."

Constituent des exemples typiques de HBQ les morceaux de viande des deux éche-
lons supérieurs de qualité, appelés «Prime» et «Choice», que le Ministère de l'agri-
culture des Etats-Unis d'Amérique (United States Department of Agriculture; USDA) a
définis dans sa classification appelée «USDA beef grades». La plupart des autres
pays qui exportent de la viande bovine (par exemple le Canada, l'Australie, le Brésil,
l'Argentine, l'Afrique du Sud) ont également un système comparable de détermination
de la qualité.

2.3 Illustrations

Nous renonçons à publier ici des illustrations. Pour voir quel est l'aspect de cette
viande, il faut se référer au «US Beef» représenté dans la brochure «La dénomi-
nation et l'emploi des morceaux de viande» de l'Union Professionnelle Suisse de
la Viande. Cette brochure est mise à la disposition des bureaux de douane
concernés.

3 Attestation

3.1 Déclaration

Si du HQB est déclaré pour la mise en libre pratique dans le cadre du contingent
tarifaire (numéros 0201.2091, 3091, 0202.2091, 3091 du tarif), la personne assu-
jettie à l'obligation de déclarer doit remettre une attestation au sens de l'art. 25a
OBB.

3.2 Forme et contenu

a) L'Office fédéral de l'agriculture publie un formulaire modèle sur Internet


(www.blw.admin.ch Æ Thèmes Æ Production et ventes Æ Viande et animaux
de boucherie Æ Formulaires).

b) L'office émetteur (autorité compétente) est en règle générale l'autorité vétéri-


naire ou une autorité agricole du pays correspondant. Une liste des autorités
compétentes est disponible sur Internet (www.blw.admin.ch Æ Thèmes Æ
Production et ventes Æ Viande et animaux de boucherie Æ Formulaires).

4 Prescriptions pour les bureaux de douane

4.1 Attestation manquante ou non valable

La taxation dans le cadre du contingent tarifaire (numéros 0201.2091, 3091,


0202.2091, 3091 du tarif, clé statistique du «High Quality Beef») n'est pas possi-
ble.

4.2 Vérification

Si l'on n'est pas certain d'être effectivement en présence de HQB, il faut, avant de
libérer l'envoi, prendre contact avec l'Office fédéral de l'agriculture, section Impor-
tations et exportations, téléphone 031 322 25 78, télécopieur 031 322 57 67.
L'OFAG décide alors de la marche à suivre (appel à un spécialiste, etc.).

4/9 (Etat: 1.4.2011)


0201

5 Aloyaux

Dans ce contexte, le terme «aloyaux» revêt également de l'importance. D'après


l'art. 16, al. 1, OBB, ce terme ne s'applique pas seulement aux aloyaux entiers, mais
aussi aux aloyaux en quantité identique découpés en filets, rumsteaks et faux-filets
(par exemple 10 pièces de chacune de ces trois catégories). Dans ce contexte, il est
sans importance que les différents morceaux (filets, rumsteaks et faux-filets) provien-
nent d'un seul et même animal ou qu'ils aient été regroupés a posteriori à partir de
morceaux de différentes origines. Les morceaux surnuméraires doivent être taxés au
taux hors contingent tarifaire (THCT). Cette réglementation ne s'applique cependant ni
à la détermination du caractère originaire ni aux indications destinées à la statistique
du commerce (cf. D. 25, ch. 2.3.4.4). Pour voir quel est l'aspect de ces morceaux, on
se référera à la brochure évoquée sous chiffre 2.3. En cas de doute, on adoptera la
procédure décrite sous chiffre 4.2.

0201. Viandes des animaux de l'espèce bovine, fraîches ou réfrigérées

Cette position couvre les viandes, fraîches ou réfrigérées, des animaux de l'espèce bo-
vine, domestiques ou sauvages, repris au n° 0102.

Notes explicatives suisses

La viande de veau est une viande à fibres fines claire à rose provenant des animaux de
l'espèce bovine d'un âge jusqu'à 8 mois et un poids mort jusqu 'à 160 kg.

0202. Viandes des animaux de l'espèce bovine, congelées

Cette position couvre les viandes congelées des animaux de l'espèce bovine, domestiques
ou sauvages repris au n° 0102.

Notes explicatives suisses

Voir les Notes explicatives suisses du no 0201.

0203. Viandes des animaux de l'espèce porcine, fraîches, réfrigérées ou congelées

Cette position couvre les viandes, fraîches, réfrigérées ou congelées, des porcs des espè-
ces domestiques ou sauvages (sangliers, par exemple). La présente position comprend le
lard entrelardé (c'est-à-dire le lard entremêlé de couches de viande) et le lard avec une
couche de viande adhérente.

Notes explicatives suisses

0203.1991, 2991
Au sens de ces numéros, les carrés de porc sont constitués du cou, des côtelettes, du filet,
du filet mignon et, selon la découpe, du quasi. On entend par parties de carrés, le cou, les
côtelettes, le filet et le filet mignon. Importé séparément, le quasi est à classer sous "au-
tres".

5/9 (Etat: 1.4.2011)


0204

0204. Viandes des animaux des espèces ovine ou caprine, fraîches, réfrigérées ou conge-
lées

Cette position couvre les viandes, fraîches, réfrigérées ou congelées, des moutons (bé-
liers, brebis et agneaux), chèvres ou chevreaux, des espèces domestiques ou sauvages.

0204.10,30 Aux fins des nos 0204.10 et 0204.30, la viande d'agneau est la viande d'un animal de l'es-
pèce ovine âgé de 12 mois au plus. La chair est fine et de texture serrée, de couleur rose
foncé et d'aspect velouté. Le poids de la carcasse n'excède pas 26 kg.

Notes explicatives suisses

0204.1010/4390
Cette position couvre également les viandes des diverses variétés de mouflons.

0205. Viandes des animaux des espèces chevaline, asine ou mulassière, fraîches, réfrigé-
rées ou congelées

Cette position couvre les viandes, fraîches, réfrigérées ou congelées, des animaux qui, vi-
vants, sont classés au n° 0101.

0206. Abats comestibles des animaux des espèces bovine, porcine, ovine, caprine, cheva-
line, asine ou mulassière, frais, réfrigérés ou congelés

Relèvent de la présente position les abats comestibles tels que: la tête et les morceaux de
tête (y compris les oreilles), les pieds, la queue, le coeur, le pis, le foie, les rognons, le
thymus (ris), le pancréas, la cervelle, le poumon, la gorge, l'onglet, la hampe, la rate, la
langue, la crépine, la moelle épinière, la peau comestible, les organes reproducteurs (l'uté-
rus, les ovaires, les testicules, par exemple), la thyroïde, l'hypophyse. Pour les principes à
appliquer pour le classement des abats, voir les Considérations générales du présent
Chapitre.

o
0207. Viandes et abats comestibles, frais, réfrigérés ou congelés, des volailles du n 0105

Cette position s'applique exclusivement aux viandes et abats comestibles, frais, réfrigérés
ou congelés, des volailles domestiques qui, vivantes, sont classées au n° 0105.

Les abats de volailles qui revêtent le plus d'importance dans le commerce international
sont les foies de poulets, d'oies ou de canards. Ces foies comprennent les foies gras
d'oies ou de canards qui se distinguent des autres foies par le fait qu'ils sont beaucoup
plus gros et plus lourds, plus consistants et plus riches en graisse; leur couleur varie du
beige blanchâtre au marron clair, tandis que les autres foies sont en général de couleur
rouge plus ou moins foncé.

Notes explicatives suisses

Par "poitrines" au sens de ce numéro on entend les poitrines de volailles entières, désos-
sées ou non, ainsi que les parties, les escalopes et l'émincé de poitrines de volailles.

6/9 (Etat: 1.4.2011)


0208

0208. Autres viandes et abats comestibles, frais, réfrigérés ou congelés

Cette position correspond aux viandes et abats de ceux des animaux du n° 0106 utilisés
pour l'alimentation humaine, y compris le lapin, le lièvre, la grenouille, le renne, le castor,
la baleine et la tortue.

Notes explicatives suisses

0208.9010 Cette position couvre notamment les viandes et les abats, frais, réfrigérés ou congelés

1) de gibier à poil: antilopes, ours, daims, élans, gazelles, chamois (Rupicarpa), cerfs,
kangourous et chevreuils;
2) de gibier à plumes: coqs de bruyère, grouses, faisans, ortolans, paons, perdrix, bé-
casses, autruches, pigeons (sauvages et apprivoisés), cailles, canards et oies sauva-
ges (v. le n° 0106).

Les viandes et abats comestibles des animaux qui sont ordinairement chassés (faisans,
cailles, autruches, chevreuils, etc.) sont aussi classés comme viandes et abats comesti-
bles de gibier lorsqu'ils ont été détenus en captivité.

Il convient de relever que les rennes ne sont généralement pas réputés gibier et que leur
viande et leurs abats comestibles sont donc exclus de ce numéro et relèvent du
n° 0208.9080. La viande et les abats comestibles de certains genres de rennes (par ex.
les caribous) restent toutefois classés sous cette position s'il est prouvé que cette viande
et les abats comestibles proviennent d'animaux qui vivaient en liberté et qui ont été abat-
tus à la chasse.

Ne sont pas classés ici les viandes et abats comestibles de lapins sauvages (oryctolagus
cuniculus) et de lièvres (n° 0208.1000).

0209. Lard sans parties maigres, graisse de porc et graisse de volailles non fondues ni
autrement extraites, frais, réfrigérés, congelés, salés ou en saumure, séchés ou fu-
més

Le lard visé ici est le lard sans parties maigres, y compris celui qui n'est propre qu'à des
usages industriels. Le lard entrelardé (c'est-à-dire le lard entremêlé de couches de viande)
et le lard avec une couche de viande adhérente destinés à être consommés dans cet état,
sont repris au n° 0203 ou au n° 0210, selon le cas.

La graisse de porc comprend principalement la panne, c'est-à-dire la graisse qui se trouve


surtout autour des viscères de l'animal. Fondue ou autrement extraite, elle relève du
n° 1501.

La graisse d'oie ou d'autres volailles des espèces domestiques ou sauvages, non fondue
ni autrement extraite, relève également de cette position. Fondue ou autrement extraite,
cette graisse relève du n° 1501.

Le lard des mammifères marins relève du Chapitre 15.

0210. Viandes et abats comestibles, salés ou en saumure, séchés ou fumés; farines et


poudres, comestibles, de viandes ou d'abats

Cette position s'applique seulement aux viandes et abats de toute sorte préparés selon les
spécifications du libellé, à l'exclusion cependant du lard sans parties maigres ainsi que de
la graisse de porc et de la graisse de volailles non fondues ni autrement extraites
(n° 0209). Le lard entrelardé (c'est-à-dire le lard entremêlé de couches de viande) et le lard

7/9 (Etat: 1.4.2011)


0210

avec une couche de viande adhérente relèvent de cette position, pour autant qu'ils soient
préparés selon les spécifications du libellé.

Les viandes salées, séchées (notamment, par déshydratation ou par lyophilisation) ou fu-
mées telles que le bacon, les jambons, épaules et autres viandes ainsi préparées, restent
classées ici lorsqu'elles sont enfermées dans des boyaux, estomacs, vessies, peaux ou
enveloppes similaires (naturelles ou artificielles), à la condition qu'elles n'aient pas été
coupées en morceaux ni hachées et combinées avec d'autres ingrédients avant d'être pla-
cées dans leur enveloppe (n° 1601).

Les farines et poudres, comestibles, de viandes ou d'abats sont aussi rangées dans la
présente position. Les farines et poudres de viandes ou d'abats impropres à l'alimentation
humaine (pour l'alimentation des animaux, par exemple) entrent dans le n° 2301.

Les dispositions des Notes explicatives du n° 0206 s'appliquent, mutatis mutandis, aux
abats comestibles de la présente position.

Notes explicatives suisses

Sont considérés comme "salés ou en saumure" au sens de ce numéro les viandes et


abats comestibles qui ont fait l'objet d'un salage imprégné en profondeur de manière ho-
mogène dans toutes leurs parties et qui présentent une teneur globale en sel égale ou su-
périeure à 1,2 % en poids.

0210.1210/1299
Est réputée "poitrine (entrelardée) ", salée ou en saumure, séchée ou fumée, la partie infé-
rieure de la demi-carcasse, située entre le jambon et l’épaule, avec ou sans os, mais avec
la couenne et le lard. De même, ne sont classées ici les parties de poitrines de porc que si
elles contiennent la couenne et le lard. Par conséquent, les poitrines de porc et leurs par-
ties dans lesquelles la couenne et/ou le lard font défaut sont exclues de cette position
(0210.1910/1999; cf. notes explicatives relatives à ces numéros, let. e).

0210.1910/1999
Sous réserve des notes explicatives susmentionnées ad chapitre 2 "Considérations géné-
rales" concernant l’adjonction éventuelle d’assaisonnements, ces sous-positions compren-
nent notamment:
a) "Coppa": cou de porc saumuré et séché à l’air. La viande est introduite dans un boyau
solidement ficelé ou insérée dans un filet rétractable. Le boyau et le filet peuvent aussi
avoir été retirés. La "Coppa" peut être présentée au dédouanement en pièce entière,
en morceaux ou en fines tranches.
Ne pas confondre avec la "coppa" les produits qui ressemblent certes à cette dernière
en ce qui concerne le procédé de fabrication et l’utilisation, mais qui sont constitués
d’autres morceaux de viande (p. ex. "Pancetta coppata" ou "Lombetto" selon let. e et f
ci-après).
b) "Jambon en vessie": jambon saumuré sans os, introduit dans une vessie ou dans un
boyau artificiel.
c) "Jambon saumoné": morceau de côtelette sans os, saumuré et fumé. Le jambon
saumoné est le plus souvent inséré dans un filet ou dans un boyau. Parfois, il est aus-
si encore enroulé de lard.
d) "Jambon séché": jambon cru séché à l’air, sans os (p. ex. jambon de Parme ou de
San-Daniele, désossé).
e) "Pancetta" (même avec désignations complémentaires telles que "Pancetta coppata“):
servent le plus souvent de matière de base des poitrines de porc découpées (lard en-
trelardé), sans couenne, sans os et sans cartilage. Après saumurage, elles sont en-
roulées et ficelées, souvent aussi introduites dans de solides boyaux puis mises sur le
marché après un bref séchage à l’air.

8/9 (Etat: 1.4.2011)


0210

f) "Lombetto". Le processus de fabrication est analogue à celui de la "coppa“ (v. let. a ci-
devant). Au lieu du cou relativement gras, il est fait usage d’une viande plus maigre de
plus grande valeur (en règle générale du filet).

0210.2010/2090
Ces numéros comprennent notamment la viande de bœuf séchée à l’air. Il convient de ci-
ter en particulier la spécialité italienne "bresaola", qui est comparable à la viande séchée
des Grisons ou du Valais.

9/9 (Etat: 1.4.2011)


Chapitre 3

Chapitre 3

Poissons et crustacés mollusques et autres invertébrés aquatiques

Considérations générales

Le présent Chapitre comprend tous les poissons et crustacés, mollusques et autres inver-
tébrés aquatiques vivants ou morts, qu'ils soient destinés à être livrés directement à l'ali-
mentation ou réservés à l'industrie (conserveries, etc.), au repeuplement, aux aquariums,
etc., à l'exception des poissons morts (y compris leurs foies, leurs oeufs et leurs laitances),
et des crustacés, mollusques et autres invertébrés aquatiques morts, impropres à l'alimen-
tation humaine soit en raison de leur espèce, soit de par leur état de présentation (Chapi-
tre 5).

Par réfrigéré on entend que la température d'un produit a été abaissée généralement jus-
qu'aux environs de 0 °C sans entraîner sa congélation. Par congelé on entend qu'un pro-
duit a été refroidi au-dessous de son point de congélation jusqu'à ce qu'il soit congelé à
coeur.

Sont également compris dans ce Chapitre, les oeufs et laitances comestibles de poisson,
c'est-à-dire les oeufs de poisson contenus dans la membrane ovarienne, non préparés ni
conservés ou préparés et conservés uniquement par des procédés prévus dans le présent
Chapitre. Les oeufs et laitances de poisson autrement préparés ou conservés, même
contenus dans leur membrane, relèvent du n° 1604.

Distinction entre les produits du présent Chapitre et ceux du Chapitre 16.

Ne sont compris dans ce Chapitre que les poissons (et éventuellement leurs foies, oeufs et
laitances) et crustacés, mollusques et autres invertébrés aquatiques présentés dans les
divers états prévus dans les positions du Chapitre. Le fait qu'ils aient été, en outre, étêtés,
tronçonnés, débités en filets, hachés ou broyés, n'a pas pour effet de les exclure du pré-
sent Chapitre. En outre, les mélanges ou combinaisons de produits qui relèvent de posi-
tions différentes du Chapitre (poissons des n°s 0302 à 0304 avec crustacés du n° 0306,
par exemple) restent compris dans le présent Chapitre.

Par contre, ces produits relèvent du Chapitre 16 dès lors qu'ils sont cuits ou autrement
préparés ou conservés par des procédés autres que ceux visés au présent Chapitre (filets
de poisson simplement enrobés de pâte ou de chapelure (panés), poissons cuits, par
exemple), à l'exception des poissons fumés qui peuvent avoir subi une cuisson avant ou
pendant les opérations de fumage et des crustacés simplement cuits à l'eau ou à la va-
peur, mais non décortiqués. Ces derniers produits restent classés respectivement aux n°s
0305 et 0306. Les farines, poudres et agglomérés sous forme de pellets obtenus à partir
de poissons, de crustacés, de mollusques ou autres invertébrés aquatiques, cuits restent
o
classés respectivement aux n s 0305, 0306 et 0307.

Les poissons et les crustacés, mollusques et autres invertébrés aquatiques, sous les états
prévus dans le présent Chapitre, peuvent occasionnellement être présentés dans des
contenants hermétiquement clos (le saumon simplement fumé en boîtes, par exemple)
sans que leur classement en soit, en principe, modifié. Toutefois, il est à noter que les pro-
duits placés dans de tels emballages seront le plus souvent passibles du Chapitre 16, soit
qu'ils aient subi une préparation autre que celles prévues au présent Chapitre, soit que
leur mode de conservation effectif diffère également des procédés visés au présent Chapi-
tre.

De même, les poissons et les crustacés, les mollusques et autres invertébrés aquatiques
du présent chapitre y demeurent classés (le poisson frais ou réfrigéré, par exemple) lors-
qu’ils sont conditionnés dans des emballages selon la méthode dénommée "conditionne-
ment sous atmosphère modifiée" (Modified Atmospheric Packaging (MAP)). Dans le cadre

1/5 (État: 1.08.2004)


0301

de cette méthode (MAP), l’atmosphère autour du produit est modifiée ou contrôlée (en éli-
minant l’oxygène pour le remplacer par de l’azote ou de l’acide carbonique, ou bien en ré-
duisant la teneur en oxygène et en augmentant celle en azote ou en acide carbonique, par
exemple).

Outre les produits déjà cités comme tels, sont exclus du présent Chapitre:
a) Les mammifères du n° 0106.
b) Les viandes des mammifères du n° 0106 (n°s 0208 ou 0210).
c) Les déchets de poissons et les rogues de morue servant d'appât pour la pêche
(n° 0511).
d) Les farines, poudres et agglomérés sous forme de pellets de poissons ou de crusta-
cés, mollusques ou autres invertébrés aquatiques, impropres à l'alimentation humaine
(n° 2301).

0301. Poissons vivants

La présente position comprend tous les poissons vivants, quelle que soit l'utilisation à la-
quelle ils sont destinés (poissons d'ornement, par exemple).

Les poissons classés dans cette position sont normalement transportés dans des condi-
tionnements appropriés (aquariums, viviers, etc.) leur permettant d'évoluer dans des
conditions analogues à celles de leur milieu naturel.

0301.10 On entend par poissons d'ornement les poissons vivants qui, en raison de leurs couleurs
ou de leurs formes, sont normalement destinés à des fins ornementales, notamment dans
les aquariums.

0302. Poissons frais ou réfrigérés, à l'exception des filets de poissons et autre chair de
poissons du no 0304

Cette position couvre les poissons frais ou réfrigérés, qu’ils soient entiers, étêtés, éviscé-
rés ou tronçonnés en conservant les arêtes ou les cartilages. Toutefois, elle ne comprend
pas les filets de poissons et autre chair de poissons du n° 0304. Les poissons peuvent être
présentés avec ou sans glace, même saupoudrés de sel ou arrosés d'eau salée pour as-
surer simplement leur conservation pendant le transport.

Le fait que les poissons ont été légèrement saupoudrés de sucre ou arrosés d'eau sucrée
ne modifie pas leur classement, non plus que la présence de quelques feuilles de laurier.

Les peaux comestibles, les foies, oeufs et laitances de poissons, frais ou réfrigérés relè-
vent également de cette position.

0303. Poissons congelés, à l'exception des filets de poissons et autre chair de poissons
du no 0304

Les dispositions de la Note explicative du n° 0302 s'appliquent mutatis mutandis aux pro-
duits de la présente position.

0304. Filets de poissons et autre chair de poissons (même hachée), frais, réfrigérés ou
congelés

La présente position couvre:

1) Filets de poissons

2/5 (État: 1.08.2004)


0305

On entend par filets de poisson au sens de cette position les bandes de chair levées
parallèlement à l'arête dorsale du poisson et constituant le côté droit ou gauche d'un
poisson pour autant que la tête, les viscères, les nageoires (dorsales, anales, cauda-
les, ventrales, pectorales), les arêtes (colonne vertébrale ou grande arête dorsale,
arêtes ventrales ou costales, os branchial ou étrier, etc.) aient été enlevés et que les
deux côtés ne soient pas reliés entre eux, par exemple par le dos ou le ventre.

La présence éventuelle de la peau, parfois laissée adhérente au filet pour en mainte-


nir la cohésion ou pour faciliter le débitage ultérieur en tranches, n'a pas pour effet de
modifier le classement de ces produits. Il en est de même de la présence des épipleu-
res ou d’autres fines arêtes incomplètement éliminées.

Relèvent également de ce groupe les filets coupés en morceaux.

A l'état cuit ou simplement enrobés de pâte ou de chapelure (panés), qu'ils soient


congelés ou non, les filets relèvent du n° 1604.

2) Toute autre chair de poisson (même hachée) c'est-à-dire la chair de poisson dont les
arêtes ont été retirées. Comme pour les filets de poisson le classement de la chair de
poisson n'est pas affecté par la présence de fines arêtes incomplètement éliminées.

La présente position couvre les filets de poisson et toute autre chair de poisson (même
hachée) présentés seulement à l'état:
1) frais ou réfrigéré, avec ou sans glace, même saupoudrés de sel ou arrosés d'eau sa-
lée pour assurer simplement leur conservation pendant le transport.
2) congelé, souvent présentés sous forme de blocs congelés.

Le fait que les filets de poisson et autre chair de poisson (même hachée) aient été légère-
ment saupoudrés de sucre ou arrosés d'eau sucrée ne modifie pas leur classement, non
plus que la présence de quelques feuilles de laurier.

0305. Poissons séchés, salés ou en saumure; poissons fumés, même cuits avant ou pen-
dant le fumage; farines, poudres et agglomérés sous forme de pellets de poisson,
propres à l'alimentation humaine

Cette position comprend les poissons (entiers, étêtés, tronçonnés, en filets ou hachés)
présentés sous les états suivants:
1) Séchés.
2) Salés ou en saumure.
3) Fumés.

Le sel utilisé pour la préparation du poisson, salé ou en saumure, peut être additionné de
nitrite de sodium ou de nitrate de sodium. De petites quantités de sucre peuvent être utili-
sées dans la préparation des poissons salés sans que le classement de ceux-ci en soit
modifié.

Sont également classés ici les poissons ayant subi plusieurs de ces ouvraisons, ainsi que
la farine et la poudre de poisson (déshuilées ou non, par exemple déshuilées par extrac-
tion à l'aide de solvants, ou obtenues par traitement à chaud) et les agglomérés de pois-
son sous forme de pellets, propres à l'alimentation humaine.

Les ailerons de requins non dépouillés, simplement séchés et les parties d'ailerons de re-
quins qui ont été immergées dans l'eau bouillante, dépouillées ou transformées en fibres,
avant le séchage, relèvent de cette position.

3/5 (État: 1.08.2004)


0306

Les poissons fumés sont parfois soumis soit avant, soit pendant (fumage dit à chaud)
l'opération du fumage, à un traitement thermique entraînant une cuisson partielle ou totale
de la chair des poissons. Les poissons ainsi traités restent classés dans la présente posi-
tion pour autant qu'ils n'aient pas subi d'autres préparations leur enlevant le caractère de
poissons fumés.

Les peaux comestibles, les foies, oeufs et laitances de poissons, séchés, salés, en sau-
mure ou fumés relèvent également de cette position.

Les principaux poissons présentés sous les formes indiquées ci-dessus sont: la sardine,
l'anchois, le pilchard, le sprat, le thon, le maquereau, le saumon, le hareng, la morue,
l'églefin (haddock), le flétan.

Sont exclus de la présente position:


a) Les poissons cuits (sous réserve des dispositions ci- dessus relatives aux poissons
fumés) ainsi que les poissons ayant subi une autre ouvraison (telle que la conserva-
tion dans l'huile, dans le vinaigre ou dans une marinade) et le caviar et les succéda-
nés du caviar (n° 1604).
b) Les soupes de poissons (n° 2104).
c) Les farines, poudres et agglomérés sous forme de pellets de poissons, impropres à la
consommation humaine (n° 2301).

0306. Crustacés, même décortiqués, vivants, frais, réfrigérés, congelés, séchés, salés ou
en saumure; crustacés non décortiqués, cuits à l'eau ou à la vapeur, même réfrigé-
rés, congelés, séchés, salés ou en saumure; farines, poudres et agglomérés sous
forme de pellets de crustacés, propres à l'alimentation humaine

La présente position couvre:


1) Les crustacés, décortiqués ou non, vivants, frais, réfrigérés, congelés, séchés, salés
ou en saumure.
2) Les crustacés, non décortiqués, cuits à la vapeur ou à l'eau, même s'ils ont été addi-
tionnés de petites quantités de produits chimiques en vue de leur conservation provi-
soire, éventuellement réfrigérés, congelés, séchés, salés ou en saumure.

Les principaux crustacés sont: le homard, la langouste, la langoustine, le crabe, la crevette


(crevette grise et crevette bouquet) et l'écrevisse.

Relèvent également de la présente position, les parties de crustacés (queues de homards,


de langoustes ou de langoustines, pinces de crabes, par exemple) à condition que, si elles
sont présentées décortiquées, ces parties n'aient pas été soumises à des traitements au-
tres que ceux indiqués au paragraphe 1) ci-dessus.

Les farines, poudres et agglomérés sous forme de pellets de crustacés propres à l'alimen-
tation humaine relèvent aussi de la présente position.

Sont exclus de la présente position:


a) Les oursins et les autres invertébrés aquatiques du n° 0307.
b) Les crustacés (ainsi que leurs parties) préparés ou conservés par des procédés non
prévus dans la présente position (les crustacés cuits à l'eau mais décortiqués, par
exemple) (n° 1605).

4/5 (État: 1.08.2004)


0307

0307. Mollusques, même séparés de leur coquille, vivants, frais, réfrigérés, congelés, sé-
chés, salés ou en saumure; invertébrés aquatiques autres que les crustacés et mol-
lusques, vivants, frais, réfrigérés, congelés, séchés, salés ou en saumure; farines,
poudres et agglomérés sous forme de pellets d’invertébrés aquatiques autres que
les crustacés, propres à l'alimentation humaine

La présente position couvre:


1) Les mollusques, décortiqués ou non, vivants, frais, réfrigérés, congelés, séchés, salés
ou en saumure.
2) Les invertébrés aquatiques autres que les crustacés et les mollusques, vivants, frais,
réfrigérés, congelés, séchés, salés ou en saumure.

Les principales variétés d'animaux de l'espèce sont pour les mollusques: l'huître, la co-
quille St Jacques (ou peigne), le pétoncle (ou vanneau), la moule, la palourde, la seiche, la
sépiole, le calmar (ou encornet), le poulpe (ou pieuvre), l'escargot et, pour les autres inver-
tébrés aquatiques: l'oursin, la bêche-de-mer et la méduse.

Relèvent également de la présente position les parties de mollusques ou d'autres inverté-


brés aquatiques (par exemple, les gonades d'oursins) à condition qu'elles n'aient pas été
soumises à des traitements autres que ceux indiqués aux paragraphes 1) ou 2) ci-dessus.

Les naissains d'huîtres (petites huîtres destinées à des établissements ostréicoles) et les
farines, poudres et agglomérés sous forme de pellets de mollusques ou d'autres inverté-
brés aquatiques propres à l'alimentation humaine relèvent aussi de la présente position.

Sont exclus de la présente position les mollusques et autres invertébrés aquatiques prépa-
rés ou conservés par des procédés non prévus dans la présente position (par exemple, les
mollusques cuits à l'eau ou conservés au vinaigre) (n° 1605).

5/5 (État: 1.08.2004)


Chapitre 4

Chapitre 4

Lait et produits de la laiterie; oeufs d'oiseaux; miel naturel; produits comestibles d'ori-
gine animale, non dénommés ni compris ailleurs

Considérations générales

Ce Chapitre comprend:

I. Les produits laitiers:


A) Le lait, à savoir, le lait complet et le lait partiellement ou complètement écrémé.
B) La crème.
C) Le babeurre, le lait et la crème caillés, le yoghourt, le képhir et autres laits et crè-
mes fermentés ou acidifiés.
D) Le lactosérum.
E) Les produits à base de constituants naturels du lait, non dénommés ni compris
ailleurs.
F) Le beurre et les autres matières grasses provenant du lait; les pâtes à tartiner lai-
tières.
G) Le fromage et la caillebotte.

Les produits mentionnés aux paragraphes A) à E) ci-dessus peuvent contenir, indé-


pendamment des constituants naturels du lait (par exemple, le lait enrichi de vitamines
ou de sels minéraux), de faibles quantités de stabilisants (phosphate disodique, citrate
trisodique et chlorure de calcium, par exemple) qui permettent de conserver la consis-
tance naturelle du lait pendant son transport sous forme de liquide, ainsi que de très
faibles quantités d'agents antioxydants ou de vitamines que le lait ne contient pas
d'ordinaire. Certains des produits en cause peuvent également être additionnés de
petites quantités de produits chimiques (bicarbonate de sodium, par exemple) néces-
saires à leur fabrication; les produits sous forme de poudre ou de granulés peuvent
contenir des émulsifiants (anticoagulants) tels que phospholipides, dioxyde de silicium
amorphe.

En outre, le présent Chapitre exclut les produits obtenus à partir de lactosérum,


contenant plus de 95 % en poids de lactose, exprimé en lactose anhydre, calculé sur
o
matière sèche (n 1702). Aux fins du calcul du pourcentage en poids de lactose
contenu dans un produit, l'expression ”matière sèche” doit être considérée comme ex-
cluant l'eau libre et l'eau de cristallisation.

Sont également exclus du Chapitre, notamment, les produits suivants:


a) Les préparations alimentaires à base de produits laitiers (notamment du n° 1901).
b) Les produits provenant du remplacement dans le lait d'un ou plusieurs de ses
constituants naturels (matière grasse du type butyrique, par exemple) par une au-
tre substance (matière grasse du type oléique par exemple) (n°s 1901 ou 2106).
c) Les glaces de consommation (n° 2105).
d) Les médicaments du Chapitre 30.
e) La caséine (n° 3501), la lactalbumine (n° 3502) et la caséine durcie (n° 3913).

II. Les oeufs d'oiseaux et les jaunes d'oeufs.

III. Le miel naturel.

IV. Les produits comestibles d'origine animale, non dénommés ni compris ailleurs.

1/16 (Etat: 1.10.2010)


0401

0401. Lait et crème de lait, non concentrés ni additionnés de sucre ou d'autres édulco-
rants

Cette position comprend le lait tel qu'il est défini dans la Note 1 du présent Chapitre et la
crème, même pasteurisés, stérilisés ou autrement conservés, homogénéisés ou peptoni-
sés, à l'exclusion du lait et de la crème, concentrés ou additionnés de sucre ou d'autres
édulcorants (n° 0402) et du lait et de la crème, caillés, fermentés ou acidifiés (n° 0403).
Toutefois, les produits de la présente position peuvent être présentés à l'état congelé et
contenir les additifs mentionnés dans les Considérations générales du Chapitre. Cette po-
sition couvre également le lait et la crème reconstitués dont la composition qualitative et
quantitative est la même que celle des produits naturels.

0402. Lait et crème de lait, concentrés ou additionnés de sucre ou d'autres édulcorants

Cette position comprend le lait, tel qu'il est défini dans la Note 1 du présent Chapitre et la
crème, concentrés (évaporés, par exemple), ou additionnés de sucre ou d'autres édulco-
rants, à l'état liquide, pâteux ou solide (en blocs, en poudre ou en granulés), même
conservés ou reconstitués.

Le lait en poudre peut être additionné de petites quantités d'amidon (n'excédant pas 5 %
en poids), notamment pour maintenir le lait reconstitué dans son état physique normal.

Sont exclus de la présente position:


a) Le lait et la crème caillés, fermentés ou acidifiés (n° 0403).
b) Les boissons constituées de lait aromatisé ou chocolaté (n° 2202).

0402.10,21,29
Ces sous-positions ne couvrent pas le lait et la crème de lait concentrés présentés sous
forme de pâte (n°s 0402.91 et 0402.99).

Notes explicatives suisses

Au sens de ce numéro, on entend par "crème", les produits qui ont une teneur en matière
grasse du lait, calculée en poids sur extrait sec du lait, de 40 pour-cent ou plus. Les pro-
duits qui ont une teneur en matière grasse du lait, calculée en poids sur extrait sec du lait,
inférieure à 40 pour-cent, sont classés comme lait.

0403. Babeurre, lait et crème caillés, yoghourt, képhir et autres laits et crèmes fermentés
ou acidifiés, même concentrés ou additionnés de sucre ou d'autres édulcorants ou
aromatisés ou additionnés de fruits ou de cacao

La présente position comprend le babeurre, le lait et la crème fermentés ou acidifiés de


tous les types, notamment le lait et la crème caillés, le yoghourt et le képhir. Les produits
de la présente position peuvent se présenter à l'état liquide, pâteux ou solide (y compris
congelé) et être concentrés (évaporés, en blocs, en poudre ou en granulés, par exemple)
ou conservés.
Le lait fermenté de la présente position peut consister en lait en poudre du n° 0402 addi-
tionné de faibles quantités de ferments lactiques pour être utilisé dans la préparation de
produits de la charcuterie ou comme additif dans l'alimentation des animaux.
Le lait acidifié de la présente position peut consister en lait en poudre du n° 0402 addition-
né de faibles quantités d'acide (y compris le jus de citron) à l'état cristallisé, de façon à ob-
tenir du lait caillé lorsque, pour le reconstituer, il est mélangé à de l'eau.
Indépendamment des additifs mentionnés dans les Considérations générales du présent
Chapitre, les produits de la présente position peuvent être additionnés de sucre ou d'au-
tres édulcorants, d'aromatisants, de fruits (y compris les pulpes et confitures) ou de cacao.

2/16 (Etat: 1.10.2010)


0404

Notes explicatives suisses

Au sens de ce numéro, on entend par "crème", les produits qui ont une teneur en matière
grasse du lait, calculée en poids sur extrait sec du lait, de 40 pour-cent ou plus.

Selon les textes tarifaires légaux et les Notes explicatives qui précèdent, l'adjonction de
fruits (y compris les pulpes et confitures) est également autorisée dans les produits de ce
numéro. Sont considérés comme tels les fruits comestibles du chapitre 8. Sont exclus de
la présente position – ils relèvent en règle générale des positions 1901 ou 2202 – les pro-
duits de ce numéro additionnés d’autres ingrédients comme par exemple:
- des légumes (poivrons, rhubarbe, concombres, etc.),
- des parties comestibles de plantes (p. ex. Aloe vera),
- des céréales,
- de l’ester de stanol,
- d’autres ingrédients qui ne sont pas stipulés dans les "Considérations générales" du
présent chapitre.

0404. Lactosérum, même concentré ou additionné de sucre ou d'autres édulcorants; pro-


duits consistant en composants naturels du lait, même additionnés de sucre ou
d'autres édulcorants, non dénommés ni compris ailleurs

La présente position comprend le lactosérum (c'est-à-dire, les constituants naturels qui


demeurent lorsque les matières grasses et la caséine ont été éliminées du lait) et le lacto-
sérum modifié (voir la Note 1 de sous-positions du présent Chapitre). Ces produits peuvent
se présenter à l’état liquide, pâteux ou solide, (y compris congelé), même partiellement dé-
lactosés ou déminéralisés et peuvent être concentrés (en poudre, par exemple) ou
conservés.

Cette position couvre également les produits frais ou conservés consistant en constituants
naturels du lait, de composition autre que celle du produit naturel, pour autant qu'ils ne
soient pas visés plus spécifiquement ailleurs. La position comprend donc les produits dans
lesquels un ou plusieurs constituants naturels du lait ont été retirés, le lait auquel des
constituants naturels de ce dernier ont été ajoutés (pour obtenir un produit à teneur élevée
en protéines, par exemple).

Indépendamment des constituants naturels du lait et des additifs mentionnés dans les
Considérations générales du présent Chapitre, les produits de cette position peuvent être
additionnés de sucre ou d'autres édulcorants.

Les produits en poudre de cette position, le lactosérum notamment, peuvent être addition-
nés de faibles quantités de ferments lactiques, pour être utilisés dans la préparation de
produits de la charcuterie ou comme additifs dans l'alimentation des animaux.

La présente position ne comprend pas:


a) Le lait écrémé et le lait reconstitué dont la composition qualitative et quantitative est la
même que celle du lait naturel (n°s 0401 ou 0402).
b) Le fromage à base de lactosérum (n° 0406).
c) Les produits obtenus à partir de lactosérum et contenant en poids plus de 95% de lac-
o
tose, exprimés en lactose anhydre calculé sur matière sèche (n 1702).
d) Les préparations alimentaires à base de constituants naturels du lait, mais contenant
d'autres substances dont la présence dans les produits du présent Chapitre n'est pas
autorisée (n° 1901, notamment).
e) Les albumines (y compris les concentrats de plusieurs protéines de lactosérum,
contenant, en poids calculé sur matière sèche, plus de 80% de protéines de lactosé-
o o
rum) (n 3502) ainsi que les globulines (n 3504).

Notes explicatives suisses

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0404

0404.1000 Sont considérés comme lactosérum en poudre, déminéralisé, au sens de l'Ordonnance sur
les allégements douaniers (OADou; RS 631.012), les produits dont les sels minéraux ont
été entièrement ou en grande partie enlevés (voir aussi note de sous-position 1 du chapi-
tre 4). La teneur en cendres peut s'élever au maximum à 3 % en poids.

0404.9011/9099
Le présent groupe couvre également les concentrés de protéines de lait présentant une
teneur en protéines, calculée en poids sur extrait sec, n'excédant pas 85 %. On les obtient
principalement à partir de lait écrémé par élimination partielle du lactose et des sels miné-
raux. Ils contiennent essentiellement de la caséine et des protéines de lactosérum (lacto-
globuline, albumine du lait, etc.). Les concentrés de ce genre présentant une teneur en
o
protéines excédant 85 % calculée en poids sur extrait sec relèvent du n 3504.0000.

0405. Beurre et autres matières grasses provenant du lait; pâtes à tartiner laitières

Cette position comprend:


A) Le beurre
Ce groupe comprend le beurre naturel, le beurre de lactosérum et le beurre recombi-
né (frais, salé ou rance, même en récipients hermétiquement fermés). Le beurre doit
provenir exclusivement du lait et posséder une teneur en matière graisses laitières de
80 % ou plus mais n'excédant pas 95 % en poids, une teneur maximale en matières
solides non grasses du lait de 2 % en poids et une teneur maximale en eau de 16 %
en poids. Le beurre ne doit pas contenir d'émulsifiants additionnés, mais peut contenir
du chlorure de sodium, des colorants alimentaires, des sels de neutralisation et des
cultures de bactéries lactiques inoffensives (voir la Note 2 a) du présent Chapitre).

Le présent groupe comprend également le beurre fabriqué à partir de lait de chèvre


ou de brebis.

B) Les pâtes à tartiner laitières


Ce groupe comprend les pâtes à tartiner laitières, à savoir les émulsions du type eau-
dans-l'huile pouvant être tartinées, contenant comme seules matières grasses des
matières grasses laitières dans une proportion égale ou supérieure à 39 % mais infé-
rieure à 80 % en poids (voir la Note 2 b) du présent Chapitre). Les pâtes à tartiner lai-
tières peuvent contenir des ingrédients tels que des cultures de bactéries lactiques
inoffensives, des vitamines, du chlorure de sodium, des sucres, de la gélatine, des
amidons, des colorants alimentaires, des arômes, des émulsifiants, des agents épais-
sissants et des agents de conservation.

C) Les autres matières grasses provenant du lait


Ce groupe comprend les autres matières grasses provenant du lait (matières grasses
laitières, graisse butyrique et huile butyrique, par exemple). L'huile butyrique est obte-
nue par extraction de l'eau et des matières non grasses du beurre ou de la crème.
Le groupe couvre également le beurre déshydraté et le ghee (sorte de beurre fabriqué
le plus souvent avec du lait de bufflone ou de vache), ainsi que des produits consti-
tués par un mélange de beurre et de faibles quantités de fines herbes, d'épices,
d'aromates, d'ail, etc. (pour autant qu'ils conservent le caractère des produits relevant
de la présente position).

Sont exclues de la présente position les pâtes à tartiner contenant comme matières gras-
ses des matières autres que celles provenant du lait ou dont la teneur en matières grasses
o
laitières est inférieure à 39 % en poids (qui relèvent en général des n s 1517 ou 2106).

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0406

0406. Fromages et caillebotte

Cette position comprend tous les genres de fromages:


1) Le fromage frais (y compris le fromage fabriqué à partir de lactosérum ou de ba-
beurre) et la caillebotte. Le fromage frais est un fromage qui n’a subi aucun mûrisse-
ment (affinage) et qui est prêt à être consommé peu de temps après sa fabrication
(Ricotta, Broccio, cottage cheese, cream cheese, Mozzarella, par exemple).
2) Les fromages râpés ou en poudre.
3) Les fromages fondus. Il s'agit de produits obtenus par découpage, broyage et fusion à
l'aide de chaleur et d'agents émulsifiants ou acidifiants (y compris les sels de fonte),
d'une ou plusieurs espèces de fromages et d'un ou plusieurs des produits ci-après:
crème et autres produits de la laiterie, sel, épices, aromatisants, colorants et eau.
4) Les fromages à pâte persillée et autres fromages présentant des marbrures obtenues
en utilisant du Penicillium roqueforti.
5) Les fromages à pâte molle (Camembert, Brie, etc.).
6) Les fromages à pâte demi-dure ou à pâte dure (Cheddar, Gouda, Gruyère, Parmesan,
etc.).

Le fromage de lactosérum est obtenu par concentration du lactosérum avec adjonction de


lait ou de matières grasses du lait. Il est classé dans la présente position uniquement s'il
possède les trois caractéristiques suivantes:
a) avoir une teneur en matières grasses du lait, calculée en poids sur extrait sec, de 5 %
ou plus;
b) avoir une teneur en extrait sec, calculée en poids, d'au moins 70 % mais n'excédant
pas 85 %;
c) être mis en forme ou susceptible de l'être.

La présence, dans les fromages, de viande, de poissons, de crustacés, d'aromates, d'épi-


ces, de légumes, de fruits, de vitamines, de lait écrémé en poudre, etc., n'a pas pour effet
d'en modifier le régime, pour autant que le produit conserve son caractère de fromage.

Les fromages qui sont enrobés de pâte ou de chapelure (panés), même précuits, restent
compris dans la présente position, pour autant qu'ils conservent leur caractère de fromage.

0406.40 Cette sous-position couvre les fromages présentant des marbrures visibles internes, qui
peuvent être de couleur bleue, verte, bleue verdâtre ou grise blanchâtre, tels que le Bleu
d’Auvergne, le Bleu de Causses, le Bleu de Quercy, le Blue Cheshire, le Blue Dorset, le
Blue Wensleydale, le Cabrales, le Danish Blue (Danablu), le Gorgonzola, le Mycella, le
Roquefort, le Saingorlon et le Stilton, ainsi que les fromages portant un nom de marque,
pour autant qu’ils satisfassent au critère énoncé ci-dessus.

Notes explicatives suisses

0406.1010/1020
Le Mascarpone, la Ricotta Romana et la Mozzarella ne relèvent de ce numéro que s'ils
sont conformes aux appellations, formes, dimensions, poids par meule, caractéristiques et
teneur en matières grasses spécifiés au chiffre II. ci-après.

0406.1090 La caillebotte (fromage blanc) est un produit riche en protéines obtenu à partir du lait caillé
dont on a éliminé la majeure partie du lactosérum. C'est en cela qu'ils se distinguent des
produits du numéro 0403, dont le lactosérum n’a pas été enlevé (lait acidulé, babeurre,
crème acidulée, yoghourt, képhir, etc.). Ces derniers présentent une teneur en protéines
moins élevée que la caillebotte.

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0406

0406.2010/2090
En règle générale, le fromage râpé est fabriqué à partir de fromage à pâte dur. Toutefois,
d’autres sortes de fromages peuvent également être utilisées à cet effet, pour autant
qu’elles présentent une consistance suffisamment ferme pour faire l’objet d’une fragmenta-
tion mécanique y relative. En outre, il peut aussi arriver que des fromages répondant en
fait à la définition des fromages frais soient présentés sous forme de fromage râpé.

Le fromage râpé, au sens de ces numéros, se présente en règle général sous forme de
particules de forme irrégulière révélant le processus mécanique de râpage. Les produits
coupés sous forme de bâtonnets ou de cubes réguliers ne sont pas considérés comme râ-
pés au sens de ces numéros (0406.1010/1090 ou 0406.3010/9099).

Les caractéristiques matérielles des fromages râpés consistant en un mélange de diffé-


rents fromages ne permettent en règle générale ni de définir ni d’analyser quel est le com-
posant prédominant en poids. Le classement dans les sous-positions ainsi que le choix de
la clé statistique et du taux du droit applicable sont donc déterminés par les valeurs analy-
tiques (teneur en eau, teneur en eau dans la pâte dégraissée, teneur en graisse dans la
matière sèche) du mélange considéré dans son ensemble.

0406.4010 Le Danablu, le Gorgonzola et le Roquefort ne relèvent de ce numéro que s'ils sont


conformes aux appellations, formes, dimensions, poids par meule, caractéristiques, teneur
en matières grasses, et éventuellement à l'origine (dénomination d'origine protégée pour le
Gorgonzola et le Roquefort) spécifiés au chiffre II. ci-après.

0406.9011/9019
Les fromages à pâte molle sont obtenus à partir d'un caillé mou, riche en sérum, non cuit
et mis en forme sans être pressé. Les fromages à pâte molle présentent une masse ten-
dre, parfois coulante, qui cède sous la pression du doigt et s'écrase aisément sous la lan-
gue; la croûte est souvent recouverte d'une couche graisseuse (morge) ou de moisissure.
A l'analyse, les fromages à pâte molle présentent surtout une teneur en eau manifeste-
ment plus élevée (en général 65% ou plus dans la pâte dégraissée) que celle des froma-
ges à pâte mi-dure.

0406.9011 Les fromages à pâte molle ne relèvent du présent numéro que s'ils sont conformes aux
appellations, formes, dimensions, poids par meule, caractéristiques, teneur en graisse sur
produit sec et éventuellement à l'origine (fromages d'appellation d'origine protégée) spéci-
fiés au chiffre II. ci-après.

Les fromages Italico doivent porter une des dénominations suivantes, qui doit être impri-
mée sur les emballages originaux (emballages pour la vente au détail):

- Alfiere - Fior d'Alpe - Metropoli


- Alpestre - Formaggio Bel Paese - Mondo Piccolo
- Antica Torta Cascina S.
Anna - Formaggio Margherita - Montanino
- Bel Mondo - Il Lombardo - Monte Bianco
- Bel Paesino - Il Novarese - Pastorella Cacio Reale
- Bel Piano Lombardo - Imperiale - Primavera
- Bick - Italia - Primula Gioconda
- Cacio Giocondo - Italcolombo - Reale
- Caciotta Casalpino - Italico Milcosa - Stella Alpina
- Caciotto Milcosa - La Lombarda - Stella d'Oro
- Casoni Lombardi - Lagoblu - Torta Campagnola

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0406

- Cerriolo - L'Insuperabile - Tre Stelle


- Codogno - Lombardo - Universal
- Costino - Martesana - Valsesia

0406.9019 Ce numéro couvre:


- les fromages à pâte molle dénommés au no 0406.9011 lorsqu'ils ne remplissent pas
toutes les conditions exigées pour l'admission aux taux contractuels (autre dénomina-
tion, divergences quant aux dimensions, formes, poids des meules, teneur en matiè-
res grasses, etc.);
- tous les fromages à pâte molle non dénommés aux nos 0406.4010/4029 ni au
no 0406.9011, tels que les fromages à la crème, les fromages emmorgés (Limburger,
Backstein, Romadour, Münster, etc.), les fromages obtenus par coagulation acido-
lactique du lait et les fromages au séré (Harzer, Mainzer Handkäse, Gammelost, Ol-
mützer Quargeln, etc.), les fromages Italico portant une appellation non reprise dans
la liste conventionnelle, etc.

0406.9021/9099
Les fromages à pâte dure ou demi-dure sont fabriqués avec du caillé aussi pauvre en sé-
rum que possible. Afin d'éliminer le lactosérum, le caillé est divisé finement, chauffé plus
ou moins fortement puis pressé en moule. Ces fromages présentent une pâte homogène,
qui mûrit d'une manière égale dans toute la masse; ils sont durs au toucher et résistent à
la pression du doigt ou n'y cèdent que très peu. Leur fermeté dépend de leur teneur en
eau dans la pâte dégraissée qui est de plus de 54 jusqu'à 65 % pour ceux en pâte demi-
dure et jusqu'à 54 % pour ceux à pâte dure. La croûte est généralement sèche.

0406.9021 Le fromage vert (fromages aux herbes ou schabzieger) est fabriqué à partir d'un mélange
de caillé acide et de séré, obtenu par cuisson de lait écrémé, de babeurre, et de lactosé-
rum acide. La masse ainsi obtenue est mûrie, broyée, additionnée de sel et de poudre de
mélilot, puis pressée en pains tronconiques de 50 à 500 g. La couleur de ces fromages
provient du mélilot.

0406.9031/9060
Les fromages à pâte dure ou demi-dure ne relèvent de ces numéros que s'ils sont confor-
mes aux appellations, formes, dimensions, poids par meule, caractéristiques, teneur en
graisse sur produit sec et éventuellement à l'origine (fromages d'appellation d'origine pro-
tégée) spécifiés au chiffre II. ci-après.

La dénomination "Pecorino" peut être complétée par l'indication d'un type régional, par
o
exemple "Pecorino Siciliano", "Pecorino Sardo", etc. (v. le tableau annexé au n 0406, chif-
fre 3.1).

0406.9091/9099
Ce numéro couvre:

- les fromages à pâte dure ou demi-dure dénommés aux nos 0406.9031/9060 lorsqu'ils
ne remplissent pas toutes les conditions exigées pour l'admission aux taux contrac-
tuels (autre dénomination, divergences quant aux dimensions, formes, poids par
meule, teneur en matières grasses, etc.);
- tous les fromages à pâte dure ou demi-dure non dénommés aux nos 0406.4010 et
0406.4081/4089 ni aux nos 0406.9021/9060, tels que l'Emmental, le Gruyère, le
Sbrinz, le "Spalenkäse", le fromage d'Appenzel, le "Herrgadost", les fromages hollan-
dais (Gouda, Edam, etc.), les fromages qui ont subi un début de fermentation dans le
caillé (Cheddar, Chester, etc.), le Tilsit, les autres fromages à pâte dure ou demi-dure
(Esrom, Samso, Fynbo, Havarti, fromage des Trappistes, Manchego, etc.).

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0406

PRESCRIPTIONS PARTICULIÈRES

I. Prélèvement d'échantillons

Afin de garantir un examen irréprochable des échantillons de fromage, le prélèvement devra s'opé-
rer selon les directives ci-après.

1. Fromages de petites dimensions


Envoyer une meule entière, notamment lors d'une première importation.
Les meules qui sont déjà emballées dans une feuille de matière plastique ou d’aluminium et
similaires ou recouvertes d’une couche de cire ne doivent pas être ouvertes ni entamées.

2. Fromages plus grands


Dégager dans la meule un secteur allant du bord au centre du fromage. Pour le Grana Padano
et le Parmigiano Reggiano, le morceau dégagé doit avoir environ 6 cm de largeur et ne s'amin-
cir que légèrement vers le centre. Le morceau doit s'étendre sur toute la hauteur de la meule.

3. Indications dans le résultat de vérification


La forme, le poids par meule, les dimensions, l'état de la croûte et de la pâte ainsi que, le cas
échéant, les inscriptions figurant sur la croûte, sur l’étiquette, sur la banderole ou sur l'embal-
lage original des meules vérifiées doivent être consignés dans le résultat de vérification.

4. Emballage des échantillons


Pour éviter le dessèchement ou le suintement, les secteurs, morceaux et meules doivent être
emballés immédiatement après le prélèvement dans une feuille d'aluminium, puis logés dans
un sac en matière plastique. Font exception les meules se trouvant déjà dans des emballages
de feuille de matière plastique ou d’aluminium, ou recouvertes de cire et similaire.
L’expédition des secteurs, morceaux et meules doit s’effectuer en mallettes isothermiques avec
éléments réfrigérants. Ces mallettes et éléments sont disponibles à la section Contrôle chimi-
co-technique de la Direction générale. Les meules, secteurs et morceaux qui ne peuvent pas
être mis en mallettes de l’administration des douanes en raison de leurs formes ou dimensions
doivent être emballés d’une autre manière appropriée (par ex. emballés avec des éléments ré-
frigérants dans d’épaisses couches de papier journal).
Au sujet de l’expédition, nous renvoyons au chiffre 5 ci-après.

5. Expédition (par exprès)


Les échantillons sont envoyés, après le prélèvement, sans délai, par exprès, à la section
Contrôle chimico-technique de la DGD. Si le prélèvement a lieu un vendredi ou à la veille d'un
jour férié, les échantillons doivent être gardés au réfrigérateur ou dans un autre endroit frais
jusqu'au prochain jour ouvrable et n'être expédiés par exprès qu'à ce moment-là.

II. Dispositions concernant les fromages mentionnés sous les numéros contractuels
0406.1010/1020, 4010, 9011 et 9031/9060.

1. Dispositions contractuelles
L'admission des fromages aux taux contractuels des nos 0406.1010/1020, 4010, 9011 et
9031/9060 du tarif, est régie par les dispositions de la liste LIX-Suisse-Liechtenstein du Proto-
cole de Marrakech du 15.4.1994 de l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce
(GATT/OMC) (RS 0.632.20; RO 1995 2127).
Les fromages ne sont admis aux droits consolidés que s'ils sont conformes aux descriptions et
aux caractéristiques spécifiées dans la Convention et importés sous une de ces dénomina-
tions. Les fromages dont l'appellation d'origine est protégée doivent être conformes aux dispo-
sitions concernant l'origine.
Les normes et les caractéristiques spécifiques de ces fromages figurent dans la liste ci-après.

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0406

2. Prescriptions générales de dédouanement


2.1 En principe, les poids et dimensions indiqués ci- après doivent être observés strictement.
Les tolérances éventuelles sont indiquées de cas en cas.
2.2 Les droits conventionnels ne sont applicables qu'aux fromages en meules entières. Des
dispositions d'exception n'existent que pour les fromages italiens mentionnés dans le ta-
bleau ci-après qui peuvent être admis aux taux contractuels même s'ils sont coupés hori-
zontalement ou verticalement en quatre pièces, à la condition que les quarts, importés
dans des paniers en copeaux de bois, etc., forment ensemble une meule entière corres-
pondant aux poids, dimensions et formes exigés pour le fromage considéré. Chaque quart
de meule peut cependant être enveloppé séparément dans une feuille mince d'aluminium,
etc.
2.3 Les déclarations d'importation doivent mentionner qu'il s'agit de fromage portant la dési-
gnation contractuelle, répondant en tous points aux normes conventionnelles. Exemple:
"Fromage à pâte dure Grana Padano, en meules entières, conforme à l'OMC".
2.4 Lorsque les fromages mentionnés dans le tableau ci-après portent sur la croûte ou sur
l'emballage original, une désignation, celle-ci doit consister en la simple dénomination
contractuelle, accompagnée, le cas échéant, d'une marque commerciale ou de la raison
sociale (toutes les lettres imprimées en caractères plus petits ou tout au plus en caractères
d'égale grandeur); au cas contraire, elles ne sont pas admises au taux contractuel. Les
fromages importés notamment sous une dénomination commerciale particulière qui ne
correspondent pas du tout à l'appellation contractuelle, ou lorsque cette dernière ne pré-
sente qu'un caractère secondaire, ne sont pas admis aux droits consolidés, même si, pour
le reste, ces fromages répondent intégralement aux normes figurant dans la Convention
(par exemple fromage Camembert, simplement désigné comme Belfleur ou Val Joly).
3. Normes et caractéristiques selon la Convention de Stresa
3.1. Fromages dont l’appellation d’origine est protégée (Liste A de la Convention)
Ces spécialités doivent être conformes aux normes de la Convention de Stresa, indiquées ci-
dessous, non seulement quant à l’appellation et au genre de fabrication, mais également en ce
qui concerne l’origine. L’emploi des dénominations protégées est interdit pour les fromages qui
ne satisfont pas en tous points à ces normes. Toutefois, s'il est conforme aux caractéristiques
du Pecorino données sous chiffre 4 ci-après, on admettra au taux consolidé le Pecorino Ro-
mano qui ne correspond pas en tous points aux normes de la Convention de Stresa, à condi-
tion qu’il soit déclaré à l’importation et mis sur le marché intérieur sous le nom de «Pecorino»,
désignation éventuellement complétée par l’indication d’un type régional (Pecorino Siciliano,
Pecorino Sardo, etc.).

Appellation Zones de production Forme, dimensions, poids Caractéristiques Teneur en graisse


par meule sur produit sec

Gorgonzola (du Provinces de Ber- meules cylindriques à tronc croûte rugueuse rougeâtre; pâte unie, blanche 48% au minimum
nom de la commune game, Brescia, haut et droit et faces planes ou jaune paille, marbrée de moisissures (persil- (fromage gras)
de Gorgonzola) Côme, Crémone, (même coupées horizonta- lée); saveur caractéristique et légèrement
Cuneo, Milan, lement en demi-pièces de 3 piquante; fromage à pâte crue, obtenu exclusi-
Novare, Pavie, kg au moins, accolées ou vement avec du lait de vache entier, frais,
Verceil détachées); provenant de deux traites ou même d’une seule,
diamètre: 25-30 cm*; additionné de moisissures et de ferments selec-
hauteur: 16-20 cm*; tionnés; maturation: 2 à 4 mois; ordinairement
poids par meule: 6-12 kg*) enveloppé de feuilles d’étain ou d’aluminium;
utilisé comme fromage de table.
Parmigiano Reggia- Provinces de Bolo- meules cylindriques, à tronc croûte d’aspect foncé, huileux ou de couleur 32 % au minimum
no gne, rive gauche du légèrement convexe ou naturelle jaune-or, d’environ 6 mm d’épaisseur; (fromage demi-
Reno, Mantoue, rive presque droit; faces supéri- pâte jaune paille, fine et granuleuse, à fracture gras)
droite du Pô, Mo- eure et inférieure planes radiale en écailles, fondante au palais; saveur
dène, Parme, Reg- légèrement ourlées; diamè- caractéristique: parfum délicat, non piquant.
gio Emilia tre: 35-45 cm*); hauteur: Ouvertures à peine visibles; fromage demi-gras
18-24 cm*); poids par à pâte pressée, cuit et à maturation lente,
meule: obtenu par coagulation, avec acidité de fermen-
24 kg au minimum tation, de lait de vache fourni par des bêtes
d’ordinaire en période de lactation saisonnière,
dont l’alimentation de base est constituée par
des fourrages de prairie à plantes variées ou à
luzerne. Le lait est tiré de traites effectuées le
soir et le matin, puis mis au repos et écrémé
partiellement à la louche (crème se formant

9/16 (Etat: 1.10.2010)


0406

spontanément en surface). Le fromage se


fabrique entre le 15 avril et le 11 novembre; il
doit avoir subi une maturation naturelle d’une
durée comprenant au moins deux étés
d’encavage. Résistance à la maturation (temps
de garde): 3-4 ans. Fromage de table ou à
râper. La teneur en eau s’élève à 32 % au
maximum.

Le dédouanement au taux consolidé n’est


admis que si chaque meule est munie de la
marque du «consorzio» compétent.
Pecorino Romano Provinces de Caglia- meules cylindriques aux croûte blanche, lisse (a été nettoyée, puis 36 % au minimum
ri, Frosinone, Gros- faces supérieure et infé- enduite d’huile, de suif, ou d’un mélange de lies (fromage 3/4 gras)
seto, Latina, Nuoro, rieure planes; d’huile et de terre glaise); pâte compacte, blan-
Rome, Sassari, hauteur: 14-22 cm*); poids che ou légèrement jaune paille, à saveur pi-
Viterbe par meule: 6-22 kg*) quante caractéristique; fromage à pâte dure,
pressée, cuite, obtenu exclusivement avec du
lait de brebis entier, frais, coagulé à l’aide de
présure d’agneau; maturation: 8 mois au mini-
mum; la fabrication a lieu dans les mois de
novembre à juin; fromage de table ou à râper.
Roquefort Roquefort (sont meules cylindriques; croûte humide; pâte blanche persillée; fromage 52 % au minimum
déterminantes les diamètre:19-20 cm; hau- à pâte consistante obtenu à partir de lait de (fromage gras)
dispositions de la Loi teur: 8,5-10,5 cm; brebis emprésuré; après réduction en petits
française sur poids par meule: 2,5-2,9 kg morceaux, le caillé est mis en forme sans être
l’appellation chauffé ni pressé. Les meules ainsi formées sont
d’origine «Roque- salées à sec. Teneur en eau: 44 % au maxi-
fort», du 26 juillet mum.
1925)

*) On tolérera, pour le dédouanement, des écarts jusqu’à 5 % du poids par meule et des dimensions prévus par les normes de Stresa.

3.2. Fromages dont le type est protégé (Liste B de la Convention de Stresa)


Ce n’est pas le lieu de production, mais le genre de fabrication, la dénomination, etc., qui détermi-
nent le classement des fromages dont le type est protégé. Ces produits doivent donc satisfaire aux
normes de la Convention de Stresa indiquées ci–dessous. La mention des principales zones de fa-
brication n’a qu’une valeur purement indicative.
Appellation Zones de produc- Forme, dimensions, Caractéristiques Teneur en
tion poids par meule graisse sur
produit sec

Asiago Asiago et le reste de meules cylindriques, à tronc croûte régulière, lisse, élastique; pâte granu- 30 % au minimum
la province de Vi- bas, droit ou presque droit, à leuse, de couleur naturelle ou légèrement jaune (fromage mi-gras)
cence, ainsi que la faces planes ou presque paille, à cassure conchoïdale, avec des ouvertu-
région alpine du planes; res de moyenne ou petite grandeur distribuées
Monte Baldo aux diamètre: 32-45 cm*); de façon à peu près uniforme; saveur légèrement
montagnes de Carnia hauteur: 9-12 cm*); piquante, très agréable; fromage demi-gras à
poids par meule: 9-13 kg*) pâte pressée, demi-cuit, obtenu exclusivement
avec du lait de vache tiré soit de deux traites
dont une écrémée, soit d’une seule traite partiel-
lement écrémée (enlèvement à la louche de la
crème se formant spontanément en surface).
Maturation: comme fromage de table, 6 mois au
maximum.
Brie Ile-de-France, Brie, cylindres plats; croûte présentant des moisissures blanches ou 40 % au minimum
Gâtinais, (Meaux, diamètre: 14-16 cm, légèrement cendrées laissant apparaître des (fromage 3/4 gras)
Melun, Montereau) 22-24 cm, 32-36 cm; zones rouges au cours de l’affinage; pâte à
hauteur: 1,5-3 cm; tartiner, blanche à jaune crème, sans ouvertures;
poids par meule: 0,5-2 kg fromage à pâte molle, non pressé, obtenu avec
du lait de vache cru, coagulé à la présure sans
aucune adjonction; le caillé, non chauffé ni
divisé, est séparé du petit lait par égouttage
spontané; les meules formées sont salées à sec;
teneur en eau: 56 % au maximum.
Caciocavallo Italie du Sud et du meules piriformes, oblongues croûte mince, lisse, allant du jaune doré au jaune 44 % au minimum
Nord, Sicile ou rondes, surmontées d’un paille ou marron clair; l’extérieur montre des (fromage gras)
col assez court (étrangle- sillons résultant du filage; pâte blanche ou jaune
ment) et d’un évasement en paille, compacte, unie; quelques ouvertures
forme de boule; les meules seulement sont tolérées; fromage à pâte résis-
sont réunies deux à deux par tante, filée, à maturation moyenne, obtenu avec
des ficelles**); du lait de vache entier, en utilisant l’acidité de
poids par meule: fermentation. (Pour obtenir la pâte filée, le caillé
200 g - 3 kg *) est découpé en lanières, que l’on roule et que
l’on envide ensuite à la façon d’une pelote).
Saveur douce et délicate pour le fromage de
table, piquante et savoureuse pour le fromage à
râper.
Camembert Normandie cylindres plats; croûte de couleur blanche (moisissures) domi- 40 % au minimum

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diamètre: 10,5-11 cm; nant sur fond rouge ou orange; pâte à tartiner, (fromage 3/4 gras)
hauteur: 3-4 cm; blanche à jaune crème, sans ouvertures; fro-
vendu à la pièce; mage à pâte molle, non pressé, obtenu avec du
poids minimum de l’extrait lait de vache cru, coagulé à la présure, sans
sec par pièce: 110 g aucune adjonction; le caillé, non divisé ni chauf-
fé, est séparé du petit lait par égouttage sponta-
né; les meules formées sont salées à sec.
Danablu Danemark meules plates, carrées ou sans croûte proprement dite, avec surface semi- 50 % au minimum
rectangulaires d’env. 21 x 21 tendre; pâte persillée, graisseuse, consistante, (fromage gras)
cm ou d’env. 30 x 12 cm; sans ouvertures, ou avec de rares ouvertures
1
poids par meule env. 4 kg ) irrégulières; fromage non pressé, obtenu avec du
ainsi que meules cylindri- lait de vache coagulé d’abord à l’acide lactique
ques; puis à la présure; il peut même être additionné
diamètre: 20 cm env.; poids de graines de cumin, etc.; le caillé n’est pas
par meule: chauffé; salage après la fabrication par saumure
2,750-3,250 kg ou saupoudrage; teneur en eau: 47 % au maxi-
mum.
Fiore Sardo Sardaigne meules en forme de deux croûte jaune foncé; pâte jaune paille ou blanche, 40 % au minimum
troncs de cônes très aplatis, à saveur piquante, caractéristique; fromage à (fromage 3/4 gras)
à bases horizontales, unis pâte dure, cru, obtenu avec du lait de brebis
par leur base la plus large de entier frais, coagulé à la présure de chevreau ou
façon à donner au tronc d’agneau; fromage de table ou à râper; matura-
entier la forme d’un «dos de tion comme fromage à râper, 6 mois au mini-
mulet» mum.
poids par meule: 1,5-4 kg*)

1) On tolérera, pour le dédouanement, des écarts jusqu’à 5 % du poids de la meule.


*) On tolérera, pour le dédouanement, des écarts jusqu’à 5 % (Caciocavallo: 10 %) du poids par meule et des dimensions prévus par les normes
de Stresa.
** ) Pour le Caciocavallo, il n’existe pas de limitation autonome quant à la forme.

Appellation Zones de produc- Forme, dimensions, poids par Caractéristiques Teneur en


tion meule graisse sur
produit sec

Provolone Lombardie la forme typique est celle d’un croûte lisse, mince, brillante, d’un jaune doré allant 44 % au minimum
(Crémone, Milan, tronc de cône, mais on trouve parfois jusqu’au brun; pâte compacte à la coupe, (fromage gras)
Brescia, Ber- aussi ce fromage en forme de de couleur blanc crème ou jaune paille, glacée,
game), Plaisance, poire, de melon, de saucisson moelleuse, sans ouvertures (on en tolère un très
Cuneo et Naples et de cylindre. La forme la petit nombre); saveur délicate, douce, beurrée
plus commune est celle d’une (après une maturation moyenne de 2 à 3 mois) ou
poire en tronc de cône, ayant plus accentuée jusqu’à devenir piquante au fur et
une hauteur de 36-45 cm, à mesure du vieillissement ou lorsqu’on a eu
avec de légers renflements recours à la présure de chevreau pour coaguler le
longitudinaux pour laisser lait; fromage à pâte dure filée, obtenu avec du lait
passer les cordes de soutien; de vache entier, en utilisant l’acidité de fermenta-
la base est une calotte sphé- tion; maturation moyenne. (Pour obtenir la pâte
rique aplatie; les meules, dont filée, le caillé est découpé en lanières, que l’on
chacune est ficelée séparé- roule et que l’on envide ensuite à la façon d’une
ment, sont liées deux à pelote). Pour le fromage dit à caillé doux, on
deux**); emploie de la présure de veau, et pour celui dit à
poids par meule: caillé fort, de la présure de chevreau.
200 g - 6 kg*);
Saint-Paulin (Port- France cylindres plats; diamètre: croûte beige, jaune ou ocre, lavée (enduite de 40 % au minimum
Salut) 20 cm env.; hauteur: 4-6 cm; morge); pâte homogène jaune, avec de rares (fromage 3/4
poids par meule: 1,3-2 kg ouvertures régulières de la grosseur d’une tête gras)
d’épingle, à tartiner ou à couper; fromage à pâte
demi-dure, obtenu avec du lait de vache coagulé
rapidement à la présure, sans aucune adjonction;
le caillé est broyé sous forme granuleuse puis
moulé et pressé sans chauffage. La salaison se
fait d’abord dans la pâte puis par trempage des
meules dans la saumure; teneur en eau: 56 % au
maximum.

*) On tolérera, pour le dédouanement, des écarts jusqu’à 5 % du poids par meule et des dimensions prévus par les normes de Stresa (Provo-
lone 10 %)
**) Pour le Provolone, il n’existe pas de limitation autonome quant à la forme.

4. Normes et caractéristiques selon la liste LIX-Suisse-Liechtenstein


Dans la liste qui suit, une remarque appropriée désigne les fromages d’appellation d’origine proté-
gée.
Appellation Zones de produc- Forme, dimensions, poids par Caractéristiques Teneur en
tion meule graisse sur
produit sec

Bitto région de Son- meules cylindriques à tronc croûte compacte, mince et lisse; pâte élastique, 30 % au minimum

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drio, ainsi que le court; fondante, de couleur légèrement jaune paille, avec (fromage demi-
Frioul et la Lom- diamètre: 30-40 cm*); quelques petites ouvertures; fromage à pâte demi- gras)
bardie hauteur: 10 cm env.*); cuite, légèrement pressée; produit avec du lait de
poids par meule: vache additionné parfois de lait de chèvre; salé à
15-30 kg*) sec; jeune, est utilisé pour la table; vieux, peut être
utilisé comme fromage à râper; la maturation peut
durer jusqu’à deux ans.
Brà Cuneo (Brà), meules cylindriques à faces croûte mince, élastique, jaune rougeâtre, deve- 30 % au minimum
Turin, Novare, planes et tronc légèrement nant plus sombre et plus épaisse avec la matura- (fromage demi-
Aoste, Verceil convexe; tion; pâte blanc jaunâtre, tendant vers le jaune or gras)
diamètre: 30-40 cm*); pour le fromage de longue maturation; saveur
hauteur: 7-9 cm*); poids par tantôt délicate et douceâtre, tantôt légèrement
meule: 5-8 kg*) piquante, devenant plus forte avec la maturation;
fromage à pâte dure, demi-cuite, pressée, fabriqué
avec du lait de vache partiellement écrémé, salé
en saumure ou à sec, à maturation lente; utilisé
comme fromage de table (avec maturation de
20/30 jours jusqu’à 5 mois) et comme fromage à
râper (avec maturation dépassant 6 mois).
Canestrato Sicile meules cylindriques à faces croûte blanche jaunâtre, marquée par le relief du 40% au minimum
(Pecorino siciliano) planes ou légèrement conca- panier dans lequel le fromage a été formé (canes- (fromage 3/4
ves; trata), badigeonnée d’huile ou de lies d’huile; pâte gras)
hauteur:10-18 cm*); poids compacte, blanche ou jaune paille, avec ouvertu-
par meule: 4-12 kg*) res peu nombreuses; saveur piquante, caractéris-
tique; fromage à pâte dure, crue, obtenu exclusi-
vement avec du lait de brebis entier, frais, coagulé
à la présure d’agneau; se fabrique entre octobre et
juin; salé à sec; maturation: 4 mois au minimum.

*) On tolérera, pour le dédouanement, des écarts jusqu’à 5 % du poids par meule et des dimensions indiqués dans la description.

Appellation Zones de production Forme, dimensions, poids Caractéristiques Teneur en


par meule graisse sur
produit sec

Cantal (appellation Auvergne (Départ. du hautes meules cylindri- croûte sèche; pâte ferme, non cuite, mais deux 45% au minimum
d’origine protégée) Cantal et certaines ques, de dimensions fois pressée, avec broyage entre les deux (fromage gras)
communes des variables pressages, salée; fromage à pâte dure, fabriqué
départ. de l’Aveyron, avec du lait de vache cru emprésuré; teneur en
du Puy-de-Dôme, de matière sèche dans le fromage blanchi: au
la Haute-Loire et de moins 55 % et dans le fromage affiné: 58 % au
la Corrèze) minimum.
Crescenza Robiola Lombardie, Piémont, pains parallélépipédi- sans croûte; fromages gras à pâte molle, obte- 48 % au minimum
Robioletta Cuneo ques, exceptionnellement nus avec du lait de vache cru et entier; salage pour la production
Robiolina cylindriques, à tronc droit effectué à sec; maturation durant environ 8 à 10 d’été (avril-août)
Quartirolo Stracchi- et faces planes; jours; fromage de table destiné à la consomma- et 50 % au
no poids par meule: tion immédiate. minimum pour la
50 g - 4 kg*) production d’hiver
(septembre-mars)
(fromage gras)
Fontal Lombardie meules cylindriques à croûte compacte, mince; pâte douce, blanche à 45% au minimum
tronc court; diamètre:37- jaune-paille, tendre, compacte ou avec rares (fromage gras)
43 cm*); hauteur: 7,5-9 ouvertures; fromage de table cuit, fabriqué avec
cm*); poids par meule: 6- du lait de vache entier provenant de 1 ou 2
20 kg *) traites, aigri naturellement.
Fontina de la vallée territoire de la région meules cylindriques à croûte compacte, mince, d’une épaisseur 45% au minimum
d’Aoste (appellation autonome de la tronc légèrement d’environ 2 mm; pâte élastique, plutôt molle, (fromage gras)
d’origine protégée) vallée d’Aoste concave, avec faces avec rares ouvertures, fondant au palais, de
supérieure et inférieure couleur légèrement jaune paille, saveur douce,
planes ou presque caractéristique; fromage gras, à pâte demi-cuite,
planes; fabriqué avec du lait de vache entier provenant
diamètre: 30-45 cm*); d’une seule traite, aigri naturellement; le lait ne
hauteur: 7-10 cm*); poids doit pas avoir subi, avant la coagulation, un
par meule: réchauffement dépassant la température maxi-
8-18 kg*) mum de 36° C; le salage est effectué à sec
selon une technique spéciale; la maturation
moyenne dure 3 mois, dans des locaux avec
une température de 6° à 10° C, ne dépassant
jamais 12° C, et ayant une humidité de 90 % ou
une saturation obtenue par les conditions
naturelles de la fromagerie; fromage de table

Le dédouanement au taux consolidé n’est


admis que sur présentation d’une attestation
délivrée par le «Consorzio produttori Fontina»
de la vallée d’Aoste, certifiant que le fromage
importé répond aux critères d’origine et aux
caractéristiques ci-dessus. En outre, chaque
meule doit être munie de la marque dudit
Consorzio.
Grana Padano Provinces Alessan- meules cylindriques à croûte d’aspect foncé, huileux ou de couleur 32% au minimum

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0406

dria, Asti, Cuneo, tronc légèrement naturelle, jaune-or, d’environ 4-8 mm (fromage demi-
Novara, Torino, convexe ou presque d’épaisseur; pâte blanche ou jaune paille, gras)
Vercelli, Bergamo, droit, à faces planes finement granuleuse, à cassure conchoïdale,
Brescia, Como, légèrement ourlées; avec ouvertures à peine visibles; parfum délicat,
Cremona, Mantova (à diamètre: 35-45 cm*); non piquant; fromage demi-gras à pâte dure,
gauche du Pô), hauteur: 18-25 cm*); cuit, à maturation lente, produit avec du lait de
Milano, Pavia, Son- poids par meule: vache provenant de deux traites journalières et
drio, Varese, Trento, 24-40 kg*) fourni par des bêtes dont l’alimentation de base
Padova, Rovigo, est constituée par des fourrages verts ou
Treviso, Venezia, conservés; coagulation avec acidité de fermen-
Verona,. Vicenza, tation, après repos et écrémage partiel obtenu
Bologna (à droite du sous l’influence de la pesanteur («affioramen-
Reno), Ferrara, Forli, to»); fabriqué toute l’année; maturation natu-
Piacenza et Ravenna relle, effectuée par conservation du produit dans
un local dont la température est de 15° à 22° C.
La teneur en eau s’élève à 33,2 % au maximum.

Le dédouanement au taux consolidé n’est


admis que si chaque meule est munie de la
marque du «Consorzio» compétent.

*) On tolérera, pour le dédouanement, des écarts jusqu’à 5 % du poids par meule et des dimensions indiqués dans la description.

Appellation Zones de production Forme, dimensions, poids Caractéristiques Teneur en


par meule graisse sur
produit sec

Italico***) Lombardie, Piémont pains cylindriques**) fromage à pâte molle produit avec du lait cru 48 % au minimum
poids par meule: coagulé à température relativement haute pour la production
500 - 800 g*); 1-3 kg *) (selon les saisons 35°/37° C à 41°/42° C) d’été (avril-août)
pendant 12 à 18 minutes; dès que le caillé a été et 50 % au mini-
coupé, on le laisse reposer pour permettre au mum pour la
petit-lait de s’écouler, après quoi le caillé est mis production d’hiver
dans des toiles de chanvre et ensuite dans des (septembre-mars)
formes cylindriques contenant normalement de (fromage gras)
1 à 3 kg de pâte molle. Pour répondre aux
exigences du commerce, découlant elles-
mêmes des voeux du consommateur, on fabri-
que et vend le même type de fromage en pièces
de 500 à 800 g (avec 10 % de tolérance). Le
produit est déposé en locaux ayant une tempé-
rature de 20°/21° C et un haut degré d’humidité;
après deux ou trois jours, on procède au salage
à sec des faces du fromage; trois jours après ce
traitement, le fromage est déposé dans un local
humide ayant une température de 5°/6° C, pour
la maturation qui dure de 20 à 40 jours.
Mascarpone Lombardie pas de forme ni de poids sans croûte; pâte de couleur blanc ivoire, 80 % au minimum
déterminés d’aspect butyreux; saveur douce, délicate, (fromage double-
fondant au palais; fromage dérivé de la coagula- crème)
tion de la crème du lait; la crème préalablement
homogénéisée, est chauffée à 90° C et coagu-
lée par l’adjonction d’acide citrique. Le caillé
ainsi obtenu est récolté dans une toile.
Montasio Frioul meules cylindriques à croûte lisse, régulière, élastique, pâte compacte, 40 % au minimum
tronc court, droit ou avec de rares ouvertures, de couleur légère- (fromage 3/4
presque droit, à faces ment jaune paille (pour le fromage de table), ou gras)
planes ou légèrement friable, de couleur jaune paille, avec des ouver-
convexes; tures rares et très petites (pour le fromage à
diamètre:30-40 cm*); râper); saveur caractéristique, piquante et
hauteur: 6-10 cm*); agréable, fromage 3/4 gras à pâte dure, demi-
poids par meule: 5-9 kg*) cuite, produit exclusivement avec du lait de
vache; salage à sec, ou en saumure pour
commencer et ensuite à sec; fromage de table
avec maturation de 2 à 5 mois, ou à râper après
12 mois de maturation au moins.
Mozzarella Latium, Campanie «à fiaschetto», sphérique, pâte humide, blanche, tendre et compacte; à 44 % au minimum
ovoïde, parallélépipédi- saveur douce, légèrement acidulée; fromage à (fromage gras)
que; poids par meule: pâte molle, obtenu à l’aide de lait de vache ou
100 g à 1,5 kg*) de buffle, entier, coagulé par adjonction de
ferment lactique et de présure liquide, à la
température de 35° C; le caillé est tranché en
petits morceaux de la grosseur d’une noisette;
on le laisse mûrir dans le petit-lait jusqu’à ce

13/16 (Etat: 1.10.2010)


0406

qu’il ait atteint l’élasticité nécessaire pour per-


mettre le filage; la pâte, séparée du petit-lait, est
coupée en longues bandes et filée à l’aide d’eau
bouillante dans des récipients appropriés. La
teneur en eau dans la matière non grasse est
supérieure à 62 %.
Pecorino, autres Italie v. Pecorino romano les variétés de Pecorino sont obtenues selon le --
[voir ci-dessus pour même procédé de fabrication que le Canestrato
le Canestrato (Pecorino siciliano) et le Pecorino romano. Le
(Pecorino poids et les dimensions sont les mêmes que
siciliano) et le pour le Pecorino romano. La croûte est généra-
Pecorino romano] lement de couleur marron, plus ou moins foncée
grâce à un traitement au moyen d’une terre
spéciale.
Pont-L’Evêque Normandie pains carrés de 105 à fromage à pâte molle fabriqué avec du lait de 40 % au minimum
115 mm de côté; poids vache cru emprésuré; pâte malaxée, égouttée, (fromage 3/4
minimum de l’extrait sec légèrement salée. La maturation peut se faire gras)
par pièce: 140 g avec ou sans lavage préalable de la croûte.

*) On tolérera, pour le dédouanement, des écarts jusqu’à 5 % du poids par meule et des dimensions indiqués dans la description (Italico 10 %).
**) Pour l’Italico, il n’existe pas de limitation autonome quant à la forme.
***) Liste des marques admises conventionnellement pour l’Italico: voir explication au no 0406. 9011.

Appellation Zones de production Forme, dimensions, poids Caractéristiques Teneur en


par meule graisse sur
produit sec

Reblochon (appel- départements de la pains de forme circulaire, croûte qui présente une couleur allant du jaune 45 % au minimum
lation d’origine Savoie et de la plats; diamè- au jaune orangé, recouverte naturellement en (fromage gras)
protégée) Haute-Savoie tre:14 cm env.; hauteur: tout ou partie de mousse blanche, lavée pen-
3,5 cm env.; poids par dant la maturation; pâte homogène, très peu
meule: ferme; fromage à pâte molle fabriqué avec du
450 à 550 g. lait de vache cru emprésuré; le caillé est pressé,
mais non chauffé; il n’est que légèrement salé.
Teneur en matière sèche: au minimum 45 %.
Ricotta romana Italie pains d’un diamètre de pâte humide, blanche, granuleuse, tendre, à 60 % au minimum
base de: 15 à 20 cm*); saveur douce, délicate, fondant au palais;
hauteur: 7-10 cm*); fromage de séré, fabriqué avec du petit-lait de
poids par meule: brebis en précipitant son albumine et ses
1300-1800 g*) résidus de matière grasse par réchauffage à
75/80° C et cuisson à 90/93° C. Le séré formé
est recueilli et mis dans des moules.
Saint-Nectaire Mont-Dore et Monts meules cylindriques. croûte fleurie, c’est-à-dire à moisissures grises 45 % au minimum
Petit Saint-Nectaire du Cézallier, situés Saint-Nectaire: diamè- offrant des zones blanches, jaunes et rouges; (fromage gras)
(appellation d’ori- aux confins des tre: 21 cm env.; hauteur: pâte demi-ferme, homogène, pressée à la main,
gine protégée) départements du 5 cm env.; poids par salée; fromage fermier, fabriqué avec du lait de
Puy-de-Dôme et du meule: vache frais et entier, caillé sitôt la traite; caillage
Cantal, à une altitude 1,750 kg environ. à l’aide de présure; rompage du caillé jusqu’à la
supérieure à 750 m Petit Saint-Nectaire: grosseur du grain de blé ou du petit pois, pres-
diamètre: 18 cm env.; sage manuel dans des moules de 21 cm de
hauteur: 4,5 cm env.; diamètre; égouttage dans la presse en bois
poids par meule: pendant 24 heures; maturation préalable dans
1 kg environ. des locaux bien aérés pendant une à deux
semaines; remise aux marchands ou aux
coopératives, auprès desquels s’achève la
maturation. Teneur en matière sèche: au moins
56 %.

Identification:
Les meules doivent être munies de la marque
en caséine orange ou verte prescrite officielle-
ment, formée de lettres et de chiffres indiquant
la zone de production et le fabricant.

*) On tolérera, pour le dédouanement, des écarts jusqu’à 5 % du poids par meule et des dimensions indiqués dans la description.

III. Dispositions particulières pour l’importation de certains fromages en provenance de la CE

Aux termes de l'annexe 3 de l'accord agricole du 21 juin 1999 entre la Suisse et la Communauté
européenne, les échanges transfrontaliers de fromage sont placés sous le régime du libre-échange

14/16 (Etat: 1.10.2010)


0407

à compter du 1er juin 2007. Le fromage et la caillebotte du numéro de tarif 0406 provenant de l'UE
peuvent être importés en franchise de droits de douane sans restriction quantitative. En plus des
dispositions relatives à l'origine, il faut observer l'interdiction des remboursements à l'exportation.

0407. Oeufs d'oiseaux, en coquilles, frais, conservés ou cuits

La présente position couvre les oeufs de volaille ou d'autres oiseaux, en coquilles, frais (y
compris à couver), conservés ou cuits.

0408. Oeufs d'oiseaux, dépourvus de leurs coquilles, et jaunes d'oeufs, frais, séchés,
cuits à l'eau ou à la vapeur, moulés, congelés ou autrement conservés, même addi-
tionnés de sucre ou d'autres édulcorants

Cette position comprend les oeufs entiers dépourvus de leur coquille et les jaunes d'oeufs.
Les produits de la présente position peuvent être frais, séchés, cuits à la vapeur ou dans
l'eau bouillante, moulés (oeufs dits "longs" de forme cylindrique, par exemple), congelés
ou autrement conservés. Tous ces produits, même additionnés de sucre ou d'autres édul-
corants, relèvent de cette position, qu'ils soient destinés à des fins alimentaires ou à des
usages techniques (en tannerie, par exemple).

Sont exclus de la présente position:


a) L'huile de jaune d'oeuf (n° 1506).
b) Les préparations à base d'oeufs contenant un assaisonnement, des épices ou d'au-
tres additifs (n° 2106).
c) La lécithine (n° 2923).
d) Les blancs d'oeufs présentés isolément (albumine) (n° 3502).

0409. Miel naturel

La présente position comprend le miel d'abeilles (Apis mellifera) ou d'autres insectes, cen-
trifugé, en rayons ou contenant des morceaux de rayons, sans adjonction de sucre ou
d'autres matières. Les miels de l'espèce peuvent être désignés par le nom de la fleur dont
ils sont issus, ou compte tenu de leur origine ou encore de leur couleur.

Les succédanés du miel et les mélanges de miel naturel avec des succédanés du miel re-
lèvent du n° 1702.

0410. Produits comestibles d'origine animale, non dénommés ni compris ailleurs

La présente position comprend les produits d'origine animale propres à la consommation


humaine, non dénommés ni compris dans d'autres positions de la Nomenclature.

Elle couvre, en particulier:


1) Les oeufs de tortues. Ces oeufs, pondus par certaines espèces aquatiques (tortues de
mer ou tortues fluviales), peuvent être frais, séchés ou autrement conservés.
L'huile d'oeufs de tortues relève, en revanche, du n° 1506.

2) Les nids de salanganes, dénommés improprement nids d'hirondelles. Ces nids sont
constitués par une substance secrétée par l'animal et qui se solidifie rapidement au
contact de l'air.
Ils peuvent être à l'état brut ou avoir subi des traitements destinés à les débarrasser
des plumes, duvets, poussières et autres impuretés afin de les rendre consommables.
Dans cet état, ils se présentent généralement sous forme de lanières ou de fils de
couleur blanchâtre.

15/16 (Etat: 1.10.2010)


0410

Très riches en protéines, les nids de salanganes sont utilisés presque exclusivement
pour la confection de soupes, de potages ou d'autres préparations alimentaires.
La présente position ne comprend pas le sang d'animal, même comestible, liquide ou des-
séché (n°s 0511 ou 3002).

16/16 (Etat: 1.10.2010)


0501

Chapitre 5

Autres produits d'origine animale, non dénommés ni compris ailleurs

Considérations générales

Ce Chapitre comprend un ensemble de matières d'origine animale, brutes ou ayant subi


une simple préparation, qui ne sont généralement pas destinées à l'alimentation (excep-
tion faite de certains sangs, boyaux, vessies et estomacs d'animaux) et qui ne sont pas vi-
sées dans d'autres Chapitres de la Nomenclature.

Sont exclus notamment du présent Chapitre:


a) Les graisses animales (Chapitres 2 ou 15).
b) Les peaux comestibles non cuites d'animaux (Chapitre 2) ou de poissons (Chapitre 3).
(Lorsqu'elles sont cuites, ces peaux sont classées dans le Chapitre 16).
c) Les glandes et autres organes à usages opothérapiques, présentés à l'état desséché,
même pulvérisés (Chapitre 30).
d) Les engrais d'origine animale (Chapitre 31).
e) Les peaux et les cuirs (Chapitre 41); toutefois, restent comprises dans le présent
Chapitre les peaux et parties de peaux d'oiseaux, revêtues de leurs plumes ou duvet,
présentées à l'état brut ou simplement nettoyées, désinfectées ou traitées en vue de
leur conservation.
f) Les pelleteries (Chapitre 43).
g) Les matières textiles d'origine animale: soie, laine et poils (Section XI); toutefois, les
crins (y compris les déchets de crins) restent compris dans ce Chapitre.
h) Les perles fines ou de culture (Chapitre 71).

0501. Cheveux bruts, même lavés ou dégraissés; déchets de cheveux

Sont visés ici les cheveux humains, bruts, même lavés ou dégraissés (y compris les che-
veux détirés dans le sens de la longueur, mais non encore remis, c'est-à-dire remis dans
leur sens naturel, les têtes avec les têtes et les pointes avec les pointes), ainsi que les dé-
chets.

En sont exclus, pour être repris au n° 6703, les cheveux, autres que les déchets, dont l'ou-
vraison dépasse le simple lavage ou dégraissage, par exemple ceux qui sont amincis, co-
lorés ou décolorés, frisés ou préparés pour servir à la fabrication de postiches ou d'ouvra-
ges, ainsi que les cheveux simplement remis dans le même sens (voir la Note explicative
du n° 6703). Toutefois, cette exclusion ne s'applique pas aux déchets de cheveux qui, en
tout état de cause, restent classés dans la présente position, alors même qu'ils provien-
draient de cheveux teints ou décolorés, par exemple.

Sont également exclus de la présente position:


a) Les étreindelles en cheveux (n° 5911).
b) Les résilles et filets à cheveux en cheveux (n° 6505).
c) Les autres articles en cheveux (n° 6704).

0502. Soies de porc ou de sanglier; poils de blaireau et autres poils pour la brosserie;
déchets de ces soies ou poils

On appelle soies les poils du porc ou du sanglier.

Les produits de la présente position peuvent être en vrac, en bottes dans lesquelles les
poils n'ont subi aucun arrangement (bottes non redressées, peu serrées) ou en bottes
comportant des poils disposés sous lien serré et dont les extrémités du côté de la racine

1/8 (Etat: 1.1.2007)


0504

présentent une surface à peu près plane (poils en bottes). Les soies et les poils peuvent,
d'autre part, être nettoyés, blanchis, teints ou même cuits (stérilisés).

Parmi les autres poils pour la brosserie, on peut citer les poils de mouffettes (skunks, etc.),
d'écureuils ou de martres.

Les soies et poils de la présente position relèvent, toutefois, du n° 9603, lorsqu'ils sont
présentés sous la forme de têtes préparées, c'est-à-dire de touffes, non montées, prêtes à
être utilisées, sans être divisées, pour la fabrication de pinceaux ou d'articles analogues,
même si elles n'exigent, à cet effet, qu'un complément d'ouvraison peu important, tel que
le collage ou l'enduction de la base de la touffe ou encore l'égalisation ou le meulage des
extrémités (voir la Note 3 du Chapitre 96).

0504. Boyaux, vessies et estomacs d'animaux, entiers ou en morceaux, autres que ceux
de poissons, à l'état frais, réfrigéré, congelé, salé ou en saumure, séché ou fumé

Cette rubrique groupe les boyaux, vessies et estomacs d'animaux (autres que ceux de
poissons, qui sont classés au n° 0511), qu'ils soient ou non comestibles, à l'état frais, réfri-
géré, congelé, salé ou en saumure, séché ou fumé, entiers ou en morceaux. Ces produits
autrement préparés ou conservés sont exclus (Chapitre 16, généralement).

Sont notamment reprises ici:


1) Les caillettes (de veau, de chevreau, etc.), même coupées ou séchées, desquelles on
extrait la présure.
2) Les tripes et les panses. Lorsqu'elles sont cuites, elles relèvent du Chapitre 16.
3) La baudruche non ouvrée, qui est l'enveloppe extérieure du caecum du boeuf ou du
mouton.

Restent classés ici les boyaux et baudruches (de boeuf notamment) qui ont été refendus
ou coupés longitudinalement en lanières, même s'ils ont été débarrassés par raclage de
leurs tuniques intérieures.

Les boyaux sont essentiellement utilisés pour servir d'enveloppes aux produits de la char-
cuterie, pour la fabrication de catguts chirurgicaux (n° 3006), de cordes pour raquettes (n°
4206) ou de cordes harmoniques (n° 9209).

Sont également exclus de cette position les boyaux artificiels fabriqués par extrusion d'une
pâte de fibres de peau et durcis à l'aide d'une solution de formaldéhyde et de phénols
(n° 3917) ou par collage de boyaux naturels fendus (n° 4206).

0505. Peaux et autres parties d'oiseaux revêtues de leurs plumes ou de leur duvet, plumes
et parties de plumes (même rognées), duvet, bruts ou simplement nettoyés, désin-
fectés ou traités en vue de leur conservation; poudres et déchets de plumes ou de
parties de plumes

La présente position comprend pour autant qu'ils soient à l'état brut ou qu'ils n'aient pas
subi d'autres ouvraisons que le nettoyage, la désinfection ou un traitement exclusivement
destiné à assurer leur conservation:
1) Les peaux et autres parties d'oiseaux (telles que têtes, ailes, etc.) revêtues de leurs
plumes ou de leur duvet.
2) Les plumes et parties de plumes (même rognées) ainsi que le duvet.

Cette position comprend également les poudres, les farines et déchets de plumes ou de
parties de plumes.

2/8 (Etat: 1.1.2007)


0505

Le fait qu'il s'agit de plumes ou de duvet à lit ou d'articles destinés à des fins d'ornementa-
tion (généralement après une préparation subséquente plus poussée) ou à tous autres
usages n'affecte pas leur classement.

Les parties de plumes de la présente rubrique comprennent les plumes fendues dans le
sens de la longueur, les barbes, rognées ou non, séparées de la tige - même lorsqu'elles
restent reliées entre elles à la base par une sorte de peau provenant de la tige (plumes ti-
rées) - les tuyaux et les tiges.

Les plumes et le duvet restent rangés ici même lorsque, pour en faciliter la vente au détail,
ils sont logés dans de petits sacs d'étoffe commune, non susceptibles d'être considérés
comme des coussins ou des édredons. Il en est de même des plumes simplement enfilées
pour en faciliter le transport.

Les peaux et autres parties d'oiseaux, les plumes et parties de plumes qui ont subi un tra-
vail plus poussé que les traitements prévus à la présente rubrique (tels que blanchiment,
teinture, frisage ou gaufrage), ou qui sont montées ainsi que les articles confectionnés en
plumes, etc., sont d'une manière générale, classés au n° 6701 (voir la Note explicative de
cette position). Les tuyaux de plume travaillés et les articles en tuyaux de plume sont clas-
sés selon leur nature (les flotteurs pour la pêche à la ligne au n° 9507, les cure-dents au
n° 9601, par exemple).

0505.10 On entend par plumes des espèces utilisées pour le rembourrage les plumes de volaille
(notamment d'oie ou de canard), de pigeon, de perdrix ou volatiles similaires, autres que
les grandes plumes provenant des ailes ou de la queue ainsi que les grandes plumes
écartées lors du tri. Le duvet est la partie la plus fine et la plus douce du plumage, notam-
ment des oies ou des canards, et diffère des plumes par l'absence du tuyau rigide. Ces
plumes et ces duvets sont utilisés principalement pour le rembourrage d'articles de literie
ou d'autres articles tels que coussins ou vêtements isolants (anoraks, par exemple).

Notes explicatives suisses

0505.1010 Les plumes à lit et le duvet bruts sont généralement d'une couleur peu nette et présentent
des impuretés manifestes (grains de sable, particules de paille, fragments déchirés de
plumes, souillures de sang, etc). Ils ont un toucher gras et sont souvent reconnaissables à
leur odeur typique de poulailler; toutefois, suivant les circonstances dans lesquelles le dé-
plumage et l'entreposage avant l'expédition ont eu lieu, cette odeur n'est cependant que
faiblement ou plus du tout décelable.

Le déplumage par voie humide est un procédé souvent employé aujourd'hui par lequel on
obtient une marchandise relativement propre. Seul un examen physico-chimique (turbidi-
métrie) permet d'obtenir ici une différenciation.

0506. Os et cornillons, bruts, dégraissés, simplement préparés (mais non découpés en


forme), acidulés ou dégélatinés; poudres et déchets de ces matières

Les produits de cette position servent principalement comme matières à tailler, pour la fa-
brication des colles, de la gélatine ou comme engrais.

Relèvent de la présente position:


1) Les os et cornillons (os intérieurs des cornes) bruts ou dégraissés (os débarrassés de
leur graisse par divers procédés).
2) Les os simplement préparés (mais non découpés en forme), c'est-à-dire ceux qui ont
subi un travail ne dépassant pas le simple sciage pour enlèvement de parties super-
flues, le tronçonnage, le débitage longitudinal suivi ou non d'un rabotage grossier ou
blanchiment. Sont donc exclus d'ici et relèvent du n° 9601 ou de positions plus spéci-

3/8 (Etat: 1.1.2007)


0506

fiques, les plaques, plaquettes, baguettes, morceaux et pièces découpés de forme dé-
terminée (même de forme carrée ou rectangulaire) ou qui ont été polis ou autrement
ouvrés ainsi que les articles en os reconstitué obtenus par moulage à partir de poudre
d'os.
3) Les os acidulés, c'est-à-dire ceux dont la partie calcaire a été dissoute au moyen
d'acide chlorhydrique et qui, sans avoir perdu leur forme primitive, ne conservent plus
que leur tissu cellulaire et leur partie cartilagineuse (osséine), laquelle peut être faci-
lement transformée en gélatine.
4) Les os dégélatinés, qui ont été débarrassés de leur matière organique (gélatine) par
cuisson à la vapeur; ils se présentent souvent sous forme de poudre.
5) Les poudres et déchets d'os, y compris les os concassés, et notamment les déchets
de travail.

Notes explicatives suisses

0506.9000 Ce numéro ne comprend que les poudres d'os avec une teneur en cendres supérieure à
45 % et une teneur de protéines brutes inférieure à 40 %.

0507. Ivoire, écaille de tortue, fanons (y compris les barbes) de baleine ou d'autres mam-
mifères marins, cornes, bois, sabots, ongles, griffes et becs, bruts ou simplement
préparés, mais non découpés en forme; poudres et déchets de ces matières

Cette position couvre les produits décrits ci-après, à l'état brut ou simplement préparés et
non découpés en forme, c'est-à-dire ayant subi un travail ne dépassant pas le râpage, le
raclage, le nettoyage, le dégraissage, l'enlèvement des parties superflues, l'ébarbage, le
débitage ou la refente, le découpage autre qu'en forme, le rabotage grossier, le redres-
sage ou l'aplatissement:
A) L'ivoire.
On traite comme ivoire, pour l'interprétation de la Nomenclature, la substance fournie
par:
1) Les défenses d'éléphant, d'hippopotame, de morse, de narval ou de sanglier.
2) La corne de rhinocéros.
3) Les dents de tous les animaux terrestres ou marins.

B) L'écaille de tortue.
Cette position comprend à la fois l'écaille de tortue marine, qui est pratiquement la
seule à être commercialement utilisée en tabletterie et qui provient généralement des
espèces connues sous les noms de tortues franches, caret et caouanne, et l'écaille de
tortue terrestre.
L'écaille est une matière de nature cornée qui recouvre, sous forme de feuilles de di-
mensions et d'épaisseurs variables, l'ossature ou cuirasse qui enveloppe le corps de
l'animal.
Dans cette position on entend par écaille de tortue:
1) Les carapaces entières ou en parties.
2) Les feuilles détachées de cette carapace, presque toujours obtenues dans cet
état sur les lieux mêmes de pêche, et qui consistent en feuilles d'épaisseur irrégu-
lière et bombées à leur surface; ces feuilles portent le nom de dos ou de ventre,
selon la partie du corps dont elles proviennent; on appelle aussi parfois plastron
la partie qui recouvre le ventre et la poitrine.

4/8 (Etat: 1.1.2007)


0508

C) Les fanons (y compris les barbes) de baleine ou d'autres mammifères marins.


Les fanons de baleine ou d'autres mammifères marins, bruts, qui se présentent natu-
rellement sous la forme de lames incurvées et cornées, recouvertes d'une peau grisâ-
tre adhérant à leur surface et portant sur la face intérieure une espèce de frange de la
même matière que le fanon (barbes de fanons).

D) Les cornes, bois, sabots, ongles, griffes et becs.


Les cornes de ce groupe peuvent être présentées avec ou sans leurs cornillons ou
leur os frontal. Les bois sont les cornes rameuses du cerf, de l'élan, etc.
La position couvre également les poudres et déchets (y compris les rognures) de ces
matières.

Sont exclus de la position les produits qui ont été découpés de forme carrée ou rectangu-
laire, ou en forme de baguettes, de tubes ou autres formes finies ou mi-finies ainsi que les
ouvrages obtenus par moulage (n° 9601 ou autres positions plus spécifiques).

0508. Corail et matières similaires, bruts ou simplement préparés, mais non autrement
travaillés; coquilles et carapaces de mollusques, de crustacés ou d'échinodermes et
os de seiches, bruts ou simplement préparés, mais non découpés en forme, leurs
poudres et leurs déchets

Le corail est le squelette calcaire d'un polype marin, utilisé généralement en bijouterie.

La plus importante coquille, au point de vue industriel, est celle qui fournit la nacre de
perle.

La présente position couvre:


1) Le corail brut, ainsi que le corail dépouillé de sa croûte ou écorce.
2) Le corail simplement préparé, mais non autrement travaillé, c'est-à-dire celui qui a su-
bi une ouvraison n'excédant pas le simple tronçonnage ou débitage.
3) Les coquilles et carapaces brutes ou simplement préparées, mais non découpées en
forme, c'est-à-dire celles ayant subi un travail n'excédant pas le nettoyage ou le sim-
ple débitage.

Les coquilles et carapaces cassées ou pulvérisées, pour la nourriture des animaux, relè-
vent de la présente position; on y range également les déchets de coquilles ou de carapa-
ces, ainsi que les os de seiches bruts.

Sont exclus de cette position les plaques, plaquettes, baguettes, rameaux, morceaux et
pièces découpés de forme déterminée, même de forme carrée ou rectangulaire, ou bien
polis ou autrement travaillés, qui relèvent du n° 9601 ou de positions plus spécifiques.

0510. Ambre gris, castoréum, civette et musc; cantharides; bile, même séchée; glandes et
autres substances d'origine animale utilisées pour la préparation de produits phar-
maceutiques, fraîches, réfrigérées, congelées ou autrement conservées de façon
provisoire

L'ambre gris, sécrété par le cachalot, se présente sous la forme de masses arrondies,
formées de couches concentriques et pouvant peser jusqu'à 100 kg. Il possède à peu près
la consistance de la cire; lorsqu'on le frotte, il exhale une odeur douce et suave. Sa cou-
leur peut aller du gris cendré au gris très foncé; sa densité est inférieure à l'unité. L'ambre
jaune (succin), qui est une substance minérale, relève du n° 2530.

Le castoréum est une substance de nature résineuse, brune, rougeâtre ou jaunâtre, d'une
saveur âcre et amère et d'une odeur forte. Il se trouve dans des vésicules ou poches que

5/8 (Etat: 1.1.2007)


0511

portent les castors. Il est présenté, en général, dans ces poches allongées, la plupart du
temps réunies à leur extrémité, souvent plissées et d'une longueur variant entre 5 et 10
cm.

La civette, produite par l'animal du même nom, est une matière résineuse, de consistance
pâteuse et onctueuse, de couleur fauve ou brune, possédant une odeur "sui generis" ex-
trêmement forte qui se rapproche de celle du musc naturel.

Le musc, sécrété par une espèce de chevrotin, est naturellement contenu dans des po-
ches qui sont, d'un côté, plates et dépourvues de poils et, de l'autre côté, convexes et cou-
vertes de poils blanchâtres. Cette sécrétion est de couleur brun foncé et d'odeur forte. Il ne
faut pas confondre le musc en question avec les muscs artificiels (musc xylène, musc am-
brette, etc.), repris au Chapitre 29.

La cantharide est un insecte coléoptère utilisé principalement pour ses propriétés vésican-
tes ou révulsives. Elle est généralement présentée à l'état séché ou pulvérisé.

Sont également classés ici:


1) Les glandes et autres organes d'origine animale utilisés pour la fabrication des pro-
duits opothérapiques et impropres, de par leur nature ou leur présentation, à la
consommation humaine (tels que, le cas échéant, les pancréas, les testicules, les
ovaires, les vésicules biliaires, les thyroïdes ou les hypophyses), qu'ils soient à l'état
frais, réfrigéré, congelé ou bien conservés provisoirement d'une autre manière (dans
le glycérol, l'acétone ou l'alcool, par exemple) pour les besoins du transport ou du
stockage, avant utilisation définitive. A l'état desséché ou sous forme d'extraits, ces
produits relèvent du n° 3001. (Pour les produits comestibles, voir la Note 1 a) du pré-
sent Chapitre).
2) La bile, même desséchée (les extraits de bile sont classés au n° 3001).

Les venins de serpents ou d'abeilles, présentés en ampoules sous forme de paillettes, ren-
trent dans le n° 3001.

0511. Produits d'origine animale, non dénommés ni compris ailleurs; animaux morts des
Chapitres 1 ou 3, impropres à l'alimentation humaine

Sont notamment classés sous cette position:

1) La semence animale.

2) Les embryons d'animaux. Ces embryons sont expédiés à l'état congelé pour être im-
plantés dans une autre femelle.

3) Le sang animal, liquide ou desséché, même comestible.


Le sang animal préparé à des fins thérapeutiques, prophylactiques ou de diagnostic
en est exclu (n° 3002).

4) La cochenille et les insectes similaires. La cochenille est un insecte vivant sur certains
cactus. On trouve dans le commerce trois sortes de cochenilles: la noire, la grise ou
argentée et la rougeâtre. La cochenille, qui fournit une matière colorante rouge, sert à
préparer le carmin (n° 3203) et la laque carminée (n° 3205).
Parmi les insectes semblables à la cochenille, le plus important est le kermès animal,
qui vit sur une variété de chêne nain. On l'emploie pour la teinture en rouge. La cou-
leur qu'on en retire est vive et très solide; elle est reprise sous le n° 3203.
Le kermès animal ne doit pas être confondu avec le kermès minéral (n° 3824).
Les cochenilles et insectes similaires sont desséchés et présentés soit à l'état entier,
soit sous forme de poudre.

6/8 (Etat: 1.1.2007)


0511

5) Les oeufs et laitances de poissons, non comestibles, en particulier:


1. Les oeufs fécondés vivants, destinés à la reproduction, qui se reconnaissent à la
présence, sur leur surface, de deux petites taches noirâtres correspondant aux
yeux du futur alevin.
2. Les oeufs salés de morue, de maquereau et similaires, constituant des rogues
pour la pêche et qui se distinguent des succédanés de caviar (n° 1604) par leur
odeur désagréable et par le fait qu'ils sont présentés en fûts.
Les oeufs et laitances comestibles de poissons sont repris au Chapitre 3.

6) Les déchets de poissons ou de crustacés, mollusques ou autres invertébrés aquati-


ques.
Sous cette dénomination, il faut entendre notamment:
1. Les écailles d'ablettes ou de poissons similaires, fraîches ou conservées, mais
sans solvant, destinées à la préparation de l'essence dite d'Orient, qui est utilisée
dans la fabrication des perles fausses.
2. Les vessies natatoires, brutes, simplement séchées ou salées, pour la fabrication
de colle ou propres à l'alimentation.
3. Les boyaux et les déchets de peaux de poissons servant à la fabrication de la
colle, etc.
4. Les têtes et autres déchets.
Sont également exclus de la présente position:
a) Les foies comestibles de poissons (Chapitre 3).
b) Les coquilles et carapaces de mollusques, de crustacés ou d'échinodermes du
n° 0508.
c) Les foies non comestibles de poissons utilisés pour la préparation de produits
pharmaceutiques (n° 0510).

7) Les oeufs de vers à soie, appelés communément graines parce qu'ils présentent l'ap-
parence de graines extrêmement petites, d'une couleur jaune clair qui tourne graduel-
lement au gris cendré ou au jaune terreux. Ils sont importés généralement dans des
boîtes (ou cellules) ou dans des sachets en tissu.

8) Les oeufs de fourmis.

9) Les tendons et nerfs comme les déchets visés ci-après en 10) et 11), sont utilisés es-
sentiellement comme matières premières dans la fabrication de la colle forte.

10) Les rognures et déchets similaires de cuirs et peaux bruts.

11) Les déchets de pelleterie (déchets provenant de cuirs et peaux revêtus de leurs poils,
bruts, non ouvrés ni apprêtés et manifestement inutilisables en pelleterie).

12) Les animaux morts des espèces visées aux Chapitres 1 ou 3, non comestibles ou re-
connus impropres à l'alimentation humaine; les viandes et abats, non comestibles ou
reconnus impropres à l'alimentation humaine, autres que ceux visés au n° 0209 ou à
l'une des positions précédentes du présent Chapitre.

13) Les crins et déchets de crins, même en nappes avec ou sans support. Cette catégorie
comprend les poils de la crinière ou de la queue des équidés ou des bovidés. Sont
compris ici non seulement les crins bruts, mais aussi les crins lavés, dégraissés, blan-
chis, teints, frisés ou autrement préparés. Ces produits peuvent être présentés soit en
vrac, soit en bottes, torsades, etc.

La position couvre également les crins étalés sur support, c'est à dire présentés sous
la forme d'une nappe plus ou moins régulière fixée sur un plancher de tissu, papier,

7/8 (Etat: 1.1.2007)


0511

etc., ou bien disposée entre deux feuilles de papier, deux couches de tissu, etc., et
maintenue par un agrafage ou une couture sommaire.

Par contre, les crins ayant subi un travail de filature, de même que les fils de crin
noués bout à bout, sont repris au Chapitre 51.

14) Les éponges naturelles d’origine animale. Cette catégorie couvre aussi bien les épon-
ges brutes, lavées ou simplement nettoyées que les éponges préparées (débarras-
sées de leurs matières calcaires, blanchies, etc.) et les déchets d'éponges.

Le luffa (zouffa ou loofah) dit aussi éponge végétale relève du nº 1404.

La présente position ne comprend pas non plus:


a) La gomme laque (n° 1301).
b) Les graisses animales du Chapitre 15.
c) Les collections et spécimens pour collections de zoologie, consistant en animaux de
toutes espèces (empaillés ou conservés par tout autre procédé), insectes, coquilla-
ges, oeufs, etc. (n° 9705).

8/8 (Etat: 1.1.2007)


0601

Chapitre 6

Plantes vivantes et produits de la floriculture

Considérations générales

Le présent Chapitre comprend toutes les plantes vivantes des espèces habituellement
fournies par les horticulteurs, les pépiniéristes ou les fleuristes et susceptibles d'être utili-
sées pour la plantation ou l'ornementation, ainsi que les plants, plantes et racines de chi-
corée, autres que les racines du n° 1212, même si ces produits ne sont pas fournis habi-
tuellement par les horticulteurs, les pépiniéristes ou les fleuristes. Ces produits de l'espèce
vont des arbres, arbustes et arbrisseaux jusqu'aux jeunes plants de légumes ou de tous
autres végétaux (y compris, notamment, ceux des espèces médicinales). En sont exclus
les semences, les fruits, ainsi que certains tubercules, bulbes et oignons (pommes de
terre, oignons potagers, échalotes et aulx potagers) qui ne peuvent être différenciés de
ceux utilisés directement dans l'alimentation.

Sont également rangés dans ce Chapitre:


1) Les fleurs et boutons de fleurs, coupés, les feuillages, feuilles, rameaux et autres par-
ties de plantes, frais, séchés, blanchis, teints, imprégnés ou autrement préparés, pour
bouquets et ornements.
2) Les bouquets, corbeilles et articles similaires fournis habituellement par les fleuristes.

0601. Bulbes, oignons, tubercules, racines tubéreuses, griffes et rhizomes, en repos végé-
tatif, en végétation ou en fleur; plants, plantes et racines de chicorée autres que les
racines du no 1212

La présente position comprend notamment - même si elles sont présentées en pots, boî-
tes, etc. - les plantes des espèces suivantes:

Amaryllis, anémones bulbeuses, bégonias tubéreux, cannas, chionodoxa, crocus, cycla-


mens, dahlias, eremurus, freesia, fritillaires, glaïeuls, gloxinia, iris, jacinthes, lis, montbré-
tia, muguet, narcisses, ornithogales, oxalis, perce-neige, renoncules, richardia, tigridia, tu-
béreuses (polianthes), tulipes.

La position couvre également les bulbes, oignons, etc., de plantes non utilisées à des fins
ornementales, tels que les rhizomes de rhubarbe, ainsi que les griffes d'asperges.

Sont toutefois exclus de la présente position certains bulbes, oignons, tubercules, racines
tubéreuses, griffes et rhizomes, tels que les oignons potagers, les échalotes, l'ail potager,
les pommes de terre et les topinambours du Chapitre 7 et les rhizomes de gingembre
(n° 0910).

Les plants, plantes et racines de chicorée relèvent également de la présente position. En


sont toutefois exclues les racines de chicorée non torréfiées de la variété Cichorium inty-
bus sativum (n° 1212).

Notes explicatives suisses

0601.1010 Ne relèvent de ce numéro que les oignons de tulipes en repos végétatif, sans motte.

0601.1090 Ce numéro comprend notamment les bulbes, oignons (à l'exclusion des oignons de tuli-
pes), tubercules, racines tubéreuses, griffes et rhizomes déterrés, en repos végétatif ou
avec pousses.

1/5 (Etat: 1.4.2008)


0601

0601.2020 Ce numéro couvre aussi les plantes d'appartement des variétés relevant du n° 0601, à
l'exclusion des tulipes, présentées en verres ou récipients contenant des solutions nutriti-
ves.

0601.2091 On considère comme "boutons", au sens de ce numéro, les boutons de fleurs laissant déjà
apparaître la couleur de la corolle.

0602. Autres plantes vivantes (y compris leurs racines), boutures et greffons; blanc de
champignons

Cette position comprend:


1) Les arbres, arbustes, arbrisseaux et buissons de toutes espèces (forestiers, fruitiers,
d'ornement, etc.), y compris les plants destinés à être greffés.
2) Les plants de toutes espèces, à repiquer ou à transplanter, à l'exception des produits
du n° 0601.
3) Les racines vivantes de plantes.
4) Les boutures non racinées et les greffons, y compris les entes, marcottes, plançons et
rejetons.
5) Le blanc de champignons: amas mycéliens, mélangés ou non de terre ou de matières
végétales.

Les arbres, arbustes, arbrisseaux et autres plantes compris dans cette position peuvent
être présentés avec leurs racines à nu ou en mottes, ou bien plantés dans des pots, bacs,
paniers, cuvelles ou autres emballages usuels.

Sont exclues de la présente position les racines tubéreuses (notamment les dahlias,
n° 0601) et les racines de chicorée des n°s 0601 ou 1212.

0602.20 Au sens du n° 0602.20, les termes "arbres, arbustes, arbrisseaux et buissons" couvrent
notamment la vigne, le sorbier, le mûrier, le groseillier de Chine (kiwi), dont les tiges sont
ligneuses, et leurs boutures racinées.

Cette sous-position ne couvre pas les églantiers (n° 0602.40).

0602.20/40, 90
Les racines vivantes sont à classer avec les plantes dans les sous-positions appropriées.

Notes explicatives suisses

0602.2011/2089
En principe, on considère comme "arbres, arbustes, arbrisseaux et buissons, à fruits co-
mestibles" au sens de ce numéro ceux dont les fruits sont classés au chapitre 8. En font
également partie les arbres, arbustes, arbrisseaux et buissons dont les fruits sont comesti-
bles mais qui sont exclusivement ou principalement plantés pour l'ornementation (p. ex.
pour haies, parcs ou jardins publics, jardins, comme arbres d'alignement) ou comme "don-
neur de pollen".

Au sens de ce numéro, on entend


- par fruits à pépins les pommes, les poires et les coings;
- par fruits à noyaux les cerises, les prunes de toutes espèces, les pêches (y compris
brugnons et nectarines) et les abricots.

2/5 (Etat: 1.4.2008)


0602

Les arbres fruitiers à pépins et à noyaux sont cultivés pour la production de fruits destinés
à la table et à la transformation (conserves, confitures, spiritueux, etc.). Ne sont en revan-
che pas considérées comme arbres fruitiers à pépins et à noyaux les cultures spéciales et
les espèces sauvages destinées à être plantées dans des plantations fruitières mais qui
sont exclusivement ou principalement utilisées pour l'ornementation (p. ex. pour haies,
parcs ou jardins publics, jardins, comme arbres d'alignement) ou comme "donneur de pol-
len". Exemples: les cerisiers d'ornement ou les pommiers sauvages. De tels arbres sont
classés dans les numéros 0602.2079 et 0602.2089 du tarif.

0602.2011/2059
Rentrent dans ce numéro:
- les sauvageons d'arbres fruitiers, qui sont de jeunes plantes non greffées, racinées,
provenant de semis, de boutures ou de marcottes. Ils restent classés sous ce numéro
même s'ils sont présentés avec motte, ou en cuveaux, pots, etc.
- les porte-greffes standardisés d'arbres fruitiers, obtenus par multiplication végétative
(boutures, marcottes, etc.) d'espèces fruitières sélectionnées, dont l'aptitude à servir
de porte-greffes dans des conditions bien déterminées a été préalablement vérifiée.
Ce mode de multiplication donne des porte-greffes ayant les mêmes caractéristiques
que le sujet dont ils proviennent.
Les arbres fruitiers et arbustes à baies des espèces que, dans la règle, il n'est pas né-
cessaire de greffer (pêchers, framboisiers, mûriers, etc.), issus directement de boutu-
res, marcottes, etc., ne sont classés dans ce numéro que s'ils ont incontestablement
le caractère de plants fruitiers, c'est-à-dire d'arbres et d'arbustes non encore formés
pour être replantés. Les arbres et arbustes fruitiers ainsi que les plants non greffés de
l'espèce, susceptibles d'être transplantés tels quels en verger ou en plantation, relè-
vent par contre des n°s 0602.2071/2089.
- les autres plants d'arbres, d'arbustes et d'arbrisseaux donnant des fruits comestibles,
même avec motte ou en cuveaux, pots, etc.

0602.4010 Relèvent de ce numéro les rosiers-sauvageons et les rosiers-tiges sauvages servant de


porte-greffes, même avec motte ou en cuveaux, pots, etc.

0602.9011 Par "gazon en rouleau", au sens de ce numéro, on entend le gazon naturel, avec racines
et terre adhérente, sous forme de bandes, plaques, etc., même roulées, pour l'engazon-
nement de terrains de sport, de parcs, etc.

Ce numéro couvre aussi les tapis de verdure ou de végétation qui se composent d'un sup-
port sous forme de natte en tissu non tissé, verre ou laine de roche, d'une natte en fibres
de coco ou similaires, même avec une couche visible d'humus ou d'un substrat semblable,
dans lequel poussent des plantes vivantes avec racines, sous forme de bandes, plaques,
etc., pour l'engazonnement de toits, de parcs, etc.

0602.9011/9019
Ce numéro couvre tous les plants de végétaux d'utilité, tels que les plants de tabac, de
plantes potagères, aromatiques, médicinales et similaires, même avec motte, aussi en
cuveaux, pots, etc. Les plants forestiers ne sont pas considérés comme plants de végé-
taux d'utilité rentrant dans le présent numéro.

0603. Fleurs et boutons de fleurs, coupés, pour bouquets ou pour ornements, frais, sé-
chés, blanchis, teints, imprégnés ou autrement préparés

Cette position comprend non seulement les fleurs et les boutons de fleurs simplement
coupés, mais aussi les corbeilles, couronnes, et articles similaires en fleurs et boutons de
fleurs, tels que les petits bouquets et les boutonnières. Il n'est pas tenu compte des matiè-
res dont sont formés les accessoires (vannerie, rubans, papier-dentelle, etc.), pourvu que

3/5 (Etat: 1.4.2008)


0603

les corbeilles, couronnes, etc., conservent le caractère essentiel de fournitures de fleuris-


tes.

Les branches d'arbres, d'arbustes ou d'arbrisseaux portant des fleurs ou boutons de fleurs
(tels le magnolia et certaines roses) sont considérées comme des fleurs ou boutons de
fleurs de la présente position.

Les fleurs (fleurs entières et pétales) et les boutons de fleurs principalement utilisés pour la
fabrication des parfums, en médecine ou à usages insecticides, parasiticides ou similaires,
rentrent dans le n° 1211, pour autant que, dans l'état où ils sont présentés, ils ne puissent
pas être utilisés à la confection de bouquets ni à d'autres usages ornementaux. Sont éga-
lement exclus de la présente position les collages et tableautins similaires du n° 9701.

Notes explicatives suisses

On considère comme ligneuses toutes les parties de plantes (y compris les feuilles) qui
durcissent à la manière du bois.

0603.1110/1939
Sont également compris ici les fleurs et boutons de fleurs dont la couleur naturelle a été
modifiée ou ravivée notamment par absorption de solutions colorées avant ou après la
coupe ou bien par simple trempage, pour autant que ces produits soient présentés à l’état
frais (produits colorés par effet de capillarité).

0603.9010 Rentrent dans ce numéro les articles séchés et éventuellement encore désinfectés à l'an-
hydride sulfureux. Les plantes qui ont subi un traitement plus poussé sont exclues de ce
numéro. Les marchandises de ce numéro associées à d'autres matières relèvent du
no 0603.9090.

0603.9090 Rentrent dans ce numéro les articles blanchis, teints, imprégnés ou autrement préparés
(traités au glycérol, à la cire, etc.).

0604. Feuillages, feuilles, rameaux et autres parties de plantes, sans fleurs ni boutons de
fleurs, et herbes, mousses et lichens, pour bouquets ou pour ornements, frais, sé-
chés, blanchis, teints, imprégnés ou autrement préparés

Tout comme la position précédente, celle-ci comprend également les bouquets, corbeilles,
couronnes et articles similaires constitués par des feuillages, des feuilles, des rameaux ou
d'autres parties de plantes, par des herbes, mousses ou lichens, sans qu'il soit tenu
compte des matières dont sont formés les accessoires, pourvu que les bouquets, corbeil-
les, couronnes, etc., conservent le caractère essentiel de fournitures de fleuristes.

Les produits végétaux de la présente position peuvent être pourvus de fruits décoratifs,
mais ils relèvent du n° 0603 s'ils portent des fleurs ou des boutons de fleurs.

Les arbres de Noël naturels relèvent de cette position, pour autant qu'ils soient manifeste-
ment impropres à la replantation (tige tranchée, racines stérilisées à l'eau bouillante, etc.).

Sont également exclues de la présente position les plantes (y compris les herbes, mous-
ses et lichens) et parties de plantes des espèces utilisées principalement en parfumerie,
en médecine, ou à usages insecticides, parasiticides ou similaires (n° 1211) ou en vanne-
rie (n° 1401), pour autant que, dans l'état où elles sont présentées, elles ne puissent pas
être utilisées à la confection de bouquets ni à d'autres usages ornementaux. Sont égale-
ment exclus de la présente position les collages et tableautins similaires du n° 9701.

Notes explicatives suisses

4/5 (Etat: 1.4.2008)


0604

On considère comme ligneuses toutes les parties de plantes (y compris les feuilles) qui
durcissent à la manière du bois.

0604.9910 Ce numéro comprend les articles séchés et éventuellement encore désinfectés à l'anhy-
dride sulfureux sans autre traitement. Les marchandises de ce numéro associées à d'au-
tres matières relèvent du no 0604.9990.

0604.9990 Ce numéro couvre les articles blanchis, teints, imprégnés avec du glycérol, de la cire ou
traités artificiellement d'une manière quelconque.

5/5 (Etat: 1.4.2008)


Chapitre 7

Chapitre 7

Légumes, plantes, racines et tubercules alimentaires

Considérations générales

Le présent Chapitre comprend les légumes de toutes espèces, y compris les végétaux vi-
sés à la Note 2 du présent Chapitre, à l'état frais, réfrigéré, congelé (non cuits ou cuits à
l'eau ou à la vapeur), ou bien conservés provisoirement ou encore desséchés (y compris
déshydratés, évaporés ou lyophilisés). Il convient de préciser que certains de ces végé-
taux séchés, broyés ou pulvérisés, sont parfois utilisés pour l'assaisonnement des mets,
mais n'en restent pas moins classés sous le n° 0712.

Par réfrigéré, on entend que la température d'un produit a été abaissée généralement jus-
qu'aux environs de 0 °C sans entraîner sa congélation. Toutefois, certains produits tels
que les pommes de terre peuvent être considérés comme réfrigérés lorsqu'ils sont refroidis
et maintenus à + 10° C.

Par congelé, on entend qu'un produit a été refroidi au-dessous de son point de congélation
jusqu'à ce qu'il soit congelé à coeur.

Sauf dispositions contraires, les légumes du présent Chapitre peuvent être entiers, coupés
en tranches ou en morceaux, écrasés, râpés, pelés, épluchés ou décortiqués.

Sont également rangés dans ce Chapitre certains tubercules ou racines à haute teneur en
fécule ou en inuline, frais, réfrigérés, congelés ou séchés, même débités en morceaux ou
agglomérés sous forme de pellets.

Les légumes présentés dans un état ne relevant d'aucune des positions du présent Chapi-
tre sont classés au Chapitre 11 ou à la Section IV.Tel est le cas notamment des farines,
semoules et poudres de légumes à cosse secs et des farines, semoules, poudres, flocons,
granulés et agglomérés sous forme de pellets de pommes de terre (Chapitre 11) et des lé-
gumes préparés ou conservés autrement que par les procédés visés au présent Chapitre
(Chapitre 20).

Toutefois, il convient de noter que l'homogénéisation n'est pas en soi de nature à faire
considérer un produit du présent Chapitre comme une préparation relevant du Chapitre 20.

Les légumes sous les états prévus au présent Chapitre peuvent aussi, occasionnellement,
être présentés dans des contenants hermétiquement clos (poudre d'oignons en boîtes, par
exemple) sans que leur classement en soit, en principe, modifié. Toutefois, il est à noter
que les produits placés dans de tels emballages seront, le plus souvent, passibles du
Chapitre 20, soit qu'ils aient subi une préparation autre que celles prévues ici, soit que leur
mode de conservation effectif diffère également des procédés visés au présent Chapitre.

De même, les produits du présent chapitre y demeurent classés (les légumes frais ou ré-
frigérés, par exemple) lorsqu’ils sont conditionnés dans des emballages selon la méthode
dénommée "conditionnement sous atmosphère modifiée" (MAP). Dans le cadre de cette
méthode (Modified Atmospheric Packaging (MAP)), l’atmosphère autour du produit est
modifiée ou contrôlée (en éliminant l’oxygène pour le remplacer par de l’azote ou de
l’acide carbonique, ou bien en réduisant la teneur en oxygène et en augmentant celle en
azote ou en acide carbonique, par exemple).

Les légumes à l'état frais ou séché relèvent du présent Chapitre, qu'ils soient destinés à
l'alimentation, à l'ensemencement ou à la plantation (pommes de terre, oignons, échalotes,
aulx, légumes à cosse, par exemple). Toutefois, le présent Chapitre ne couvre pas les
plants de légumes à repiquer ou à transplanter (n° 0602).

1/9 (Etat: 1.1.2007)


0701

Outre les produits dont l'exclusion est mentionnée ci-dessus et dans les Notes de Chapi-
tre, sont également exclus du présent Chapitre:
a) Les plants, plantes et racines de chicorée (n°s 0601 ou 1212).
b) Certains produits végétaux utilisés comme matières premières de certaines industries
alimentaires comme, par exemple, les céréales (Chapitre 10), les betteraves à sucre
et les cannes à sucre (n° 1212).
c) Les farines, semoules et poudres de racines ou de tubercules du n° 0714 (n° 1106).
d) Certaines plantes et parties de plantes, bien qu'elles soient parfois utilisées à des fins
culinaires, par exemple le basilic, la bourrache, l'hysope, les diverses espèces de
menthe, le romarin, la rue, la sauge ainsi que les racines séchées de bardane (Arc-
tium lappa) (n° 1211).
e) Les algues comestibles (n° 1212).
f) Les rutabagas, les betteraves fourragères, les racines fourragères, le foin, la luzerne,
le trèfle, le sainfoin, les choux fourragers, le lupin, les vesces et produits fourragers
similaires du n° 1214.
g) Les fanes de carottes et les feuilles de betteraves (n° 2308).

Notes explicatives suisses

Le diamètre déterminant pour le classement de légumes est trouvé par mesure horizontale
du légume entier (tiges resp. racines vers le haut ou vers le bas). Il s'agit du plus grand
diamètre ainsi constaté.

Si le diamètre ou la longueur des légumes détermine le classement, on tolèrera des écarts


jusqu'à 8 % en poids vers le haut ou vers le bas.

Le classement des légumes de différentes grandeurs en panicules et similaires (p. ex les


tomates en panicules ou en grappes) est déterminé par application de la Règle générale
3b). Lors de la détermination du caractère essentiel (par exemple tomates d'un diamètre
excédant 35 mm et tomates d'un diamètre n'excédant pas 35 mm sur une seule et même
panicule), il faut se fonder sur la partie qui prédomine manifestement en poids. En cas de
doute, c'est le nombre de pièces correspondant qui serait déterminant. Les désignations
figurant dans les papiers d'accompagnement (tomates cerises, tomates en panicules, to-
mates en grappes, ramati) ne sont pas déterminantes à cet égard.

Le fait qu'une salade fraîche ou, plus généralement, un légume frais soit récolté à un stade
précoce de son développement ou quand il est arrivé à maturité n'a aucune influence sur
le classement tarifaire. Celui-ci est déterminé uniquement par l'espèce botanique à la-
quelle le légume considéré appartient. Dans le commerce, les produits récoltés au stade
de jeunes plants sont en général qualifiés de "baby" ou de "mini" (p. ex. salade baby leaf,
miniconcombres, carottes baby).

Les mélanges sont classés conformément aux Règles générales pour l'interprétation du
Système harmonisé (RG 3 b).

0701. Pommes de terre, à l'état frais ou réfrigéré

La présente position comprend les pommes de terre, à l'état frais ou réfrigéré, de toutes
espèces (à l'exception des patates douces du n° 0714). Sont notamment comprises ici les
pommes de terre de semence et les pommes de terre de primeurs.

0701.10 Au sens du n° 0701.10, l'expression "de semence" couvre seulement les pommes de terre
qui sont considérées par les autorités nationales compétentes comme étant de semence.

2/9 (Etat: 1.1.2007)


0701

Notes explicatives suisses

0701.9091 Les pommes de terre de ce numéro peuvent également être lavées. Par contre, les pom-
mes de terre épluchées ou autrement travaillées sont classées au no 0701.9099.

Dispositions particulières

0701.1010/1090
L'importation de pommes de terre de semence n'est possible qu'à certaines conditions
(contrôles par le service phytosanitaire ou contingentement par l'Office fédéral de l'agri-
culture). En règle générale, les BD n'ont pas à s'occuper de contrôles subséquents.

0702. Tomates, à l'état frais ou réfrigéré

La présente position comprend les tomates de toutes espèces à l'état frais ou réfrigéré.

Notes explicatives suisses

La désignation "tomates cerises (cherry)" des numéros 0702.0010/0019 du tarif est de na-
ture générale et se rapporte globalement aux tomates constituant de petits fruits, c.-à-d. de
forme sphérique, ovale ou piriforme d’un diamètre n’excédant pas 35 mm, et non unique-
ment aux variétés spéciales de tomates cerises du commerce de gros. Les tomates cherry
ou tomates cerises sont aussi appelées tomates cocktail ou tomates party. La désignation
"tomates dattes" est utilisée pour une variété nouvellement créée. Les tomates dites "Pe-
retti“ (allongées ou piriformes) ne sont pas considérées comme tomates cerises (cherry).
Dans les cas douteux (par exemple en cas de création de nouvelles variétés), des échan-
tillons doivent être soumis à la DGD. Joindre si possible aux papiers d'accompagnement la
documentation spécifique à la création de ces nouvelles variétés.

0702.0021/0029
Ces numéros couvrent également les tomates dites Sugo-Peretti. Il s'agit de tomates rou-
ges à rouge foncés à un stade de maturité avancé et qui ne présentent aucune coloration
verte. Elles ne sont pas destinées à la consommation à l'état frais mais sont habituelle-
ment utilisées pour la fabrication de sauces. Elles peuvent être importées dans les limites
du contingent tarifaire entre le 20 août et le 23 septembre.

0703. Oignons, échalotes, aulx, poireaux et autres légumes alliacés, à l'état frais ou réfri-
géré

La présente position comprend les légumes, à l'état frais ou réfrigéré, ci-après:


1) Les oignons (y compris les plants d'oignons et les oignons de printemps) et les écha-
lotes.
2) Les aulx.
3) Les poireaux, la ciboulette (ou civette), la ciboule (ou cive) et autres légumes alliacés.

Notes explicatives suisses

C'est la couleur de la pelure qui est déterminante pour la différenciation de la couleur.

3/9 (Etat: 1.1.2007)


0703

0703.9010/9019
Les poireaux de ces numéros doivent présenter une longueur minimale de 50 cm.

0703.9090 Sont notamment classées ici la ciboulette et la ciboule (allium fistulosum).

0704. Choux, choux-fleurs, choux frisés, choux-raves et produits comestibles similaires


du genre Brassica, à l'état frais ou réfrigéré

Les produits frais ou réfrigérés de la présente position comprennent notamment:


1) Les choux-fleurs et choux-fleurs brocolis (Brassica oleracea L. convar. botrytis (L.)
Alef var. botrytis L.).
2) Les choux de Bruxelles.
3) Les autres choux pommés (les choux blancs, choux de Milan ou de Savoie, choux
rouges et choux de Chine, par exemple), les choux de printemps, les choux frisés et
autres produits du genre Brassica à feuilles, les choux brocolis asperges ou à jets
(Brassica oleracea L. convar. botrytis (L.) Alef var. italica Plenck) et autres choux à
jets et les choux-raves.

Sont exclus de la présente position les autres légumes sous forme de racines du genre
Brassica (les navets du n° 0706, les rutabagas du n° 1214, par exemple).

Notes explicatives suisses

- le cimone possède une fleur violette


- le romanesco possède une fleur verte

0705. Laitues (Lactuca sativa) et chicorées (Cichorium spp.), à l'état frais ou réfrigéré

Cette position couvre les laitues (Lactuca sativa) fraîches ou réfrigérées dont la principale
variété est la laitue pommée. Sont comprises également ici les chicorées (Cichorium spp.),
y compris les endives, fraîches ou réfrigérées dont les principales variétés sont les suivan-
tes:
1) Les chicorées Witloof ou de Bruxelles (blanchies) (Cichorium intybus var. foliosum).
2) Les chicorées scaroles (Cichorium endivia var. latifolia).
3) Les chicorées frisées (Cichorium endivia var. crispa).

Sont exclus de la présente position les plants, plantes et racines de chicorée (n°s 0601 ou
1212).

Notes explicatives suisses

La chicorée de Trévise a des feuilles en touffes allongées rouge-blanche.

0706. Carottes, navets, betteraves à salade, salsifis, céleris-raves, radis et racines comes-
tibles similaires, à l'état frais ou réfrigéré

Les racines comestibles fraîches ou réfrigérées de cette position sont, notamment: les ca-
rottes, les navets, les betteraves à salade, les salsifis, les céleris-raves, les radis, les scor-
sonères, les raiforts, les crosnes du Japon (Stachys affinis), la bardane (Arctium lappa) et

4/9 (Etat: 1.1.2007)


0706

les panais (Pastinaca sativa). Ces produits demeurent classés dans la présente position,
que leurs fanes ou feuilles aient été enlevées ou non.

La présente position ne comprend pas:


a) Les céleris du n° 0709.
b) Les racines de bardane conservées provisoirement (n° 0711).
c) Les produits fourragers du n° 1214.

Notes explicatives suisses

0706.9060/9069
Outre les petits radis rouges, blancs ainsi que rouges et blancs (de deux couleurs), relè-
vent aussi de ces numéros les produits dits radis glaçons (un genre de radis blanc, allon-
gé). Ces derniers peuvent avoir une longueur maximale du tubercule (sans les racines) de
15 cm. Les radis glaçons de plus de 15 cm doivent être classés comme radis (autres que
o
le raifort; n s 0706.9050/9059 du tarif).

0707. Concombres et cornichons, à l'état frais ou réfrigéré

La présente position ne comprend que les concombres et cornichons à l'état frais ou réfri-
géré.

Notes explicatives suisses

- Les concombres pour la salade sont longs et minces. Les mini-concombres sont aussi
considérés comme tels au sens des nos 0707.0010/0019.
- Les concombres Nostrani ou Slicer sont des concombres frais d'env. 20 cm de lon-
gueur provenant de la culture en pleine terre.
- Les concombres pour la conserve ont une longueur excédant 6 cm mais n'excédant
pas 12 cm.
- Les cornichons sont des concombres d'une longueur inférieure à 6 cm.

0708. Légumes à cosse, écossés ou non, à l'état frais ou réfrigéré

La présente position comprend notamment les légumes à cosse ci-après:


1) Les pois (Pisum sativum), y compris les petits pois ou pois à écosser et les pois four-
ragers.
2) Les haricots (Phaseolus spp., Vigna spp.), qui comprennent notamment les haricots
de Lima ou du Cap, les haricots mungo, les haricots à cosse comestible (connus sous
le nom de haricots verts, haricots beurre, etc.) et les pois à vache (y compris la variété
à oeil noir).
3) Les fèves (Vicia faba var. major), les féveroles (Vicia faba var. equina ou var. minor),
les pois indiens, appelés encore doliques d'Egypte (Dolichos lablab L.).
4) Les pois chiches.
5) Les lentilles.
6) Les graines de guarée.

Sont exclues de cette position:


a) Les fèves de soja (n° 1201).
b) Les graines de caroubes (n° 1212).

5/9 (Etat: 1.1.2007)


0709

0709. Autres légumes, à l'état frais ou réfrigéré

Parmi les légumes de cette position, on peut citer:


1) Les asperges.
2) Les aubergines.
3) Les céleris (autres que les céleris-raves du n° 0706).
4) Les champignons (y compris les champignons du genre Agaricus, tels que les Agari-
cus bisporus parfois dénommés champignons de Paris) et les truffes.
5) Les fruits de certaines variétés botaniques du genre Capsicum ou du genre Pimenta.
Ces fruits sont communément désignés sous les noms de piments ou de paprikas.
Sous le nom de piments, on range aussi bien les poivrons ou piments doux (Capsi-
cum annuum var. annuum), qui sont les plus doux et les plus gros des fruits du genre
Capsicum et qui, verts ou mûrs, sont le plus souvent utilisés en tant que légumes
dans les salades, que les variétés à saveur plus piquante des espèces Capsicum fru-
tescens et Capsicum annuum, qui comprennent les piments forts, les piments rouges,
le poivre de Guinée, le poivre ou piment de Cayenne, les paprikas, etc., et qui sont uti-
lisés le plus souvent pour aromatiser les aliments. Appartient, notamment, au genre
Pimenta l'épice connue sous le nom de poivre ou piment de la Jamaïque (appelée
également poivre giroflée ou toute-épice). Ces produits sont exclus de la position lors-
qu'ils sont séchés, broyés ou pulvérisés (n° 0904).
6) Les épinards, les tétragones (épinards de Nouvelle- Zélande) et les arroches (épi-
nards géants).
7) Les artichauts.
8) Le maïs doux (Zea mays var. saccharata), même en épis.
9) Les courges et courgettes.
10) Les olives.
11) La rhubarbe, les cardons comestibles, le fenouil, les câpres et l'oseille.
12) Les cardes et les comboux ou gombos ou ketmies.
13) Le persil, le cerfeuil, l'estragon, le cresson (le cresson de fontaine, par exemple), la
sarriette (Satureia hortensis), la coriandre, l'aneth, la marjolaine cultivée (Majorana
hortensis ou Origanum majorana). La marjolaine vulgaire ou origan (Origanum vul-
gare) est exclue (n° 1211).
14) Les jets de bambou et les jets (germes) de soja.

Est également exclu de cette position le tubercule comestible de l'espèce Eleocharis dulcis
ou Eleocharis tuberosa, communément appelé châtaigne d'eau chinoise (n° 0714).

Notes explicatives suisses

0709.2010/2019
Les asperges vertes de ces numéros peuvent également présenter, en partie, une colora-
tion bleuâtre à violette. La coloration ne doit toutefois pas dépasser 40 % de la longueur.

0709.2090 Outre les asperges blanches, relèvent aussi de ce numéro les asperges présentant une
légère coloration violette ou bleuâtre, pouvant être plus marquée sur les pointes.
0709.9050/9059
On considère comme "fleurs de courgettes" au sens de ces numéros, aussi bien les fleurs
femelles de courgettes comportant un ovaire de la taille de la longueur d’un doigt (la future
courgette) que les pédoncules grêles portant les fleurs mâles (sans fruit).

6/9 (Etat: 1.1.2007)


0710

0710. Légumes, non cuits ou cuits à l'eau ou à la vapeur, congelés

La présente position couvre les légumes congelés qui, lorsqu'ils sont présentés à l'état
frais ou réfrigéré, relèvent des n°s 0701 à 0709.

La définition du terme congelé est donnée dans les Considérations générales du présent
Chapitre.

Les légumes congelés de cette position sont généralement traités au stade industriel, par
un processus de surgélation. Ce processus permet de dépasser rapidement la gamme des
températures de cristallisation maximale afin de ne pas provoquer la rupture des cellules;
le légume une fois décongelé conserve alors le même aspect qu'à l'état frais.

On ajoute parfois du sel ou du sucre avant la congélation; cette addition n'est pas de na-
ture à modifier le classement dans cette position des légumes congelés. Ils peuvent éga-
lement avoir été cuits à l'eau ou à la vapeur avant congélation. En revanche, sont exclus
des légumes cuits par d'autres procédés (Chapitre 20) ou préparés avec d'autres ingré-
dients, tels que les plats préparés de légumes (Section IV).

Les principales espèces de légumes conservés par congélation sont les pommes de terre,
les pois, les haricots, les épinards, le maïs doux, les asperges, les carottes et les bettera-
ves à salade.

La présente position couvre également les mélanges de légumes congelés.

0711. Légumes conservés provisoirement (au moyen de gaz sulfureux ou dans de l'eau
salée, soufrée ou additionnée d'autres substances servant à assurer provisoirement
leur conservation, par exemple), mais impropres à l'alimentation en l'état

Cette position comprend les légumes qui ont subi un traitement ayant uniquement pour ef-
fet de les conserver provisoirement pendant le transport et le stockage avant leur utilisa-
tion définitive (légumes conservés au moyen de gaz sulfureux ou dans l'eau salée, soufrée
ou additionnée d'autres substances, par exemple) pour autant, cependant, qu'ils soient,
dans cet état, impropres à l'alimentation.

Ces produits sont généralement destinés à servir de matières premières dans l'industrie
des conserves. Ils consistent principalement en oignons potagers, olives, câpres, concom-
bres, cornichons, champignons, truffes et tomates. Ils sont généralement présentés en fûts
ou en tonneaux.

Toutefois, relèvent du Chapitre 20 les produits qui, même présentés dans de l'eau salée,
ont subi auparavant une préparation spéciale, telle que traitement à la soude, fermentation
lactique, en vue de les rendre directement consommables (olives vertes ou confites, chou-
croute, cornichons, haricots verts, par exemple).

Notes explicatives suisses

Au sens de ce numéro, les traitements supplémentaires suivants sont tolérés:


- échaudé ou blanchi
- additionné d’acide acétique
à condition cependant que les légumes soient, dans cet état, manifestement impropres à
l’alimentation (p. ex. conservés provisoirement au moyen de dioxyde de soufre ou dans
l’eau salée, soufrée ou additionnée d’autres substances servant à assurer provisoirement
leur conservation). Fondamentalement, il n’existe pas de limite inférieure ou de teneur mi-
nimale en sel liée à la délimitation entre le no 0711 et le chap. 20. En général, il faut partir
du principe qu’un produit devient impropre à l’alimentation à partir d’une teneur en sel de
15 %.

7/9 (Etat: 1.1.2007)


0712

0711.9020 Il faut entendre par "câpres" au sens de ce numéro uniquement les boutons floraux récol-
tés non ouverts du câprier véritable (Capparis spinosa L.). Ne sont en revanche pas répu-
tés "câpres" les fruits issus des fleurs de câprier (désignés pommes de câpres, fruits de
câpres, baies de câpres, cornichons de câprier, cornichons de câpres).

0712. Légumes secs, même coupés en morceaux ou en tranches ou bien broyés ou pulvé-
risés, mais non autrement préparés

La présente position comprend les légumes des n°s 0701 à 0709 qui ont été desséchés (y
compris déshydratés, évaporés ou lyophilisés) c'est-à-dire privés de leur eau de constitu-
tion par divers moyens. Les principaux légumes ainsi traités sont les pommes de terre, les
oignons potagers, les champignons, les oreilles-de-Judas (Auricularia spp.), les trémelles
(Tremella spp.), les truffes, les carottes, les choux, les épinards. Ils se présentent le plus
souvent sous la forme de filaments ou de tranches, soit de la même variété, soit de plu-
sieurs espèces mélangées (juliennes).

Relèvent également de cette position les légumes de l'espèce qui ont été broyés ou pulvé-
risés en vue de servir, notamment, à l'assaisonnement des mets ou à la préparation de po-
tages; tel est souvent le cas pour les asperges, les choux-fleurs, le persil, le cerfeuil, le cé-
leri, les oignons et les aulx.

En sont notamment exclus:


a) Les légumes à cosse secs, écossés (n° 0713).
b) Les piments séchés, broyés ou pulvérisés du genre Capsicum ou du genre Pimenta
(n° 0904), les farines, semoules, poudres, flocons, granulés et agglomérés sous forme
de pellets, de pommes de terre (n° 1105), les farines, semoules et poudres de légu-
mes à cosse secs du n° 0713 (n° 1106).
c) Les condiments et les assaisonnements composés (n° 2103).
d) Les préparations pour soupes ou potages à base de légumes desséchés (n° 2104).

0713. Légumes à cosse secs, écossés, même décortiqués ou cassés

Cette position couvre l'ensemble des légumes à cosse du n° 0708, secs et écossés, du
type de ceux utilisés pour l'alimentation humaine ou pour l'alimentation des animaux (pois,
pois chiches, haricots "petits rouges" (haricots Adzuki) et autres haricots, lentilles, fèves,
féveroles, graines de guarée, etc.), même s'ils sont destinés à l'ensemencement (qu'ils
aient ou non été rendus impropres à l'alimentation humaine par traitement chimique) ou à
d'autres fins. Ils peuvent avoir été soumis à un traitement thermique modéré destiné prin-
cipalement à en assurer une meilleure conservation en rendant inactives les enzymes (les
péroxydases, notamment) et en éliminant une partie de l'humidité; ce traitement ne doit
toutefois pas modifier la structure interne du cotylédon.

Les légumes à cosse secs de la présente position peuvent être décortiqués (dépouillés de
leur pellicule) ou cassés.

La présente position ne comprend pas:


a) Les farines, semoules et poudres de légumes à cosse secs, écossés (n° 1106).
b) Les fèves de soja (n° 1201).
c) Les graines de vesces (autres que les fèves et les féveroles) et les graines de lupin
(n° 1209).
d) Les graines de caroube (n° 1212).

0713.31 Cette sous-position couvre seulement les haricots des espèces Vigna mungo (L.) Hepper,
dénommés également "urd" ou "black gram" et les haricots des espèces Vigna radiata (L.)
Wilczek, également dénommés "mungo" ou "green gram". Ces espèces sont largement
utilisées pour la production de germes.

8/9 (Etat: 1.1.2007)


0713

Notes explicatives suisses

0713. L'expression "en grains entiers, non travaillés" doit s'entendre uniquement des produits de
l'espèce non décortiqués, ni cassés.

Au sens de ce numéro, l'expression "pour usages techniques" s'applique aux marchandi-


ses dont les déchets de transformation servent à l'alimentation des animaux.

0714. Racines de manioc, d'arrow-root ou de salep, topinambours, patates douces et raci-


nes et tubercules similaires à haute teneur en fécule ou en inuline, frais , réfrigérés,
congelés ou séchés, même débités en morceaux ou agglomérés sous forme de pel-
lets; moelle de sagoutier

Cette position comprend la moelle de sagoutier, ainsi que les tubercules et racines à haute
teneur en fécule ou en inuline et qui, de ce fait, sont utilisés pour la fabrication de produits
alimentaires ou de produits industriels; dans certains cas, ils servent aussi à la consomma-
tion humaine ou à l'alimentation des animaux.

Cette position se rapporte aux produits de l'espèce, frais, réfrigérés, congelés ou séchés,
même débités en morceaux ou agglomérés sous forme de pellets (cylindres, boulettes,
etc.) obtenus soit à partir de fragments des racines ou tubercules de la présente position,
soit des farines, semoules ou poudres de ces racines ou tubercules du n° 1106. Les pel-
lets sont obtenus soit par simple pression, soit par adjonction d'un liant (mélasse, lignosul-
fite, etc.). Dans ce dernier cas la quantité de liant ne peut excéder 3 % en poids. Les pel-
lets de manioc peuvent être à l'état désagrégé, mais ils restent classés dans la présente
position à condition d'être reconnaissent à leurs caractéristiques physiques, par exem-
ple,la présence de particules non homogènes avec des fragments de pellets de manioc,
une couleur brunâtre parsemée de points noirs, des fragments de fibres visibles à l'oeil nu
et des résidus de sable ou de silice dans le produit.

Outre les racines et tubercules expressément mentionnés dans le libellé de la position,


sont également compris ici les racines de taros (ou colocases), les ignames et le tubercule
comestible de l'espèce Eleocharis dulcis ou Eleocharis tuberosa, communément appelé
châtaigne d'eau chinoise.

Les produits de la présente position qui ont subi d'autres préparations sont repris ailleurs:
au n° 1106, par exemple, s'ils sont sous forme de farine, de semoule ou de poudre. Les
amidons et fécules sont classés au n° 1108 et le tapioca au n° 1903.

Sont également exclues de la présente position les racines tubéreuses vivantes de dahlias
(n° 0601), ainsi que les pommes de terre fraîches ou sèches (n°s 0701 ou 0712, selon le
cas).

9/9 (Etat: 1.1.2007)


Chapitre 8

Chapitre 8

Fruits comestibles; écorces d'agrumes ou de melons

Considérations générales

Le présent Chapitre comprend les fruits (y compris les fruits à coques) et les écorces
d'agrumes ou de melons (y compris de pastèques), généralement destinés à l'alimentation
humaine, en l'état ou après préparation. Ils peuvent être frais (y compris réfrigérés),
congelés (qu'ils aient été préalablement cuits ou non, à l'eau ou à la vapeur ou additionnés
d'édulcorants) ou séchés (y compris déshydratés, évaporés ou lyophilisés); ils peuvent
également être conservés provisoirement, par exemple, au moyen de gaz sulfureux, ou
dans l'eau salée, soufrée ou additionnée d'autres substances servant à assurer provisoi-
rement leur conservation, pour autant que, dans ces derniers états, ils soient impropres à
l'alimentation.

Par réfrigéré, on entend que la température d'un produit a été abaissée généralement jus-
qu'aux environs de 0 °C sans entraîner sa congélation. Toutefois, certains produits tels
que les melons et certains agrumes, peuvent être considérés comme réfrigérés lorsqu'ils
sont refroidis et maintenus à + 10 °C. Par congelé, on entend qu'un produit a été refroidi
au-dessous de son point de congélation jusqu'à ce qu'il soit congelé à coeur.

Les produits de l'espèce peuvent être entiers, coupés en tranches ou en morceaux, dé-
noyautés, écrasés, râpés, pelés, épluchés ou décortiqués.

Il convient de noter que l'homogénéisation n'est pas en soi de nature à faire considérer un
produit du présent Chapitre comme une préparation relevant du Chapitre 20.

L'addition de petites quantités de sucre ne modifie pas le classement de ces produits dans
le présent Chapitre. A fortiori, restent également compris ici les fruits séchés (dattes, pru-
nes, etc.) dont la surface est parfois recouverte d'un dépôt de sucre provenant de la des-
o
siccation naturelle et qui peuvent avoir l'apparence des fruits du n 2006.

Toutefois, le présent Chapitre ne couvre pas les fruits conservés par déshydratation osmo-
tique. L'expression "déshydratation osmotique" désigne un procédé au cours duquel des
morceaux de fruits sont soumis à un trempage prolongé dans un sirop de sucre concentré,
de sorte que l'eau et le sucre naturel du fruit sont remplacés en grande partie par le sucre
du sirop. Le fruit peut subir par la suite un séchage à l'air destiné à réduire davantage en-
core sa teneur en eau. Ces fruits relèvent du Chapitre 20 (no 2008).

Ce Chapitre ne comprend pas en outre certains produits végétaux qui sont repris dans
d'autres Chapitres de la Nomenclature, bien que certains d'entre eux soient botaniquement
des fruits; tel est le cas pour:
a) Les olives, tomates, concombres, cornichons, courges, aubergines et les piments du
genre Capsicum ou du genre Pimenta (Chapitre 7).
b) Le café, la vanille, les baies de genièvre et autres produits du Chapitre 9.
c) Les arachides et autres fruits oléagineux, les fruits principalement employés en par-
fumerie, en médecine ou à des usages insecticides, parasiticides ou similaires, les ca-
roubes, les noyaux d'abricots ou de fruits similaires (Chapitre 12).
d) Les fèves de cacao (no 1801).

Sont en outre exclus de ce Chapitre:


1. Les farines, semoules et poudres de fruits (no 1106).
2. Les fruits comestibles et les écorces d'agrumes ou de melons, préparés ou conservés
par des procédés autres que ceux visés ci-dessus (Chapitre 20).
3. Les fruits comestibles torréfiés (notamment, les châtaignes, les amandes et les fi-
gues), même moulus, généralement utilisés comme succédanés du café (no 2101).

1/7 (Etat: 1.10.2009)


0801

Les fruits sous les états prévus au présent Chapitre peuvent, occasionnellement, être pré-
sentés dans des contenants hermétiquement clos (les pruneaux ou les noisettes, simple-
ment séchés, en boîtes, par exemple) sans que leur classement en soit, en principe, modi-
fié. Toutefois, il est à noter que les produits placés dans de tels emballages seront, le plus
souvent, passibles du Chapitre 20, soit qu'ils aient subi une préparation autre que celles
prévues ici, soit que leur mode de conservation effectif diffère également des procédés vi-
sés au présent Chapitre.

Les produits du présent chapitre y demeurent classés (les fraises fraîches, par exemple)
lorsqu’ils sont conditionnés dans des emballages selon la méthode dénommée "condition-
nement sous atmosphère modifiée" (Modified Atmospheric Packaging (MAP)). Dans le ca-
dre de cette méthode (MAP), l’atmosphère autour du produit est modifiée ou contrôlée (en
éliminant l’oxygène pour le remplacer par de l’azote ou de l’acide carbonique, ou bien en
réduisant la teneur en oxygène et en augmentant celle en azote ou en acide carbonique,
par exemple).

Notes explicatives suisses

D'un point de vue tarifaire, les mélanges sont aussi considérés comme des fruits tropicaux.
Leur teneur en poids d'autres fruits ne peut dépasser 10%.

Conformément à la note suisse 3 b du présent Chapitre, on classe comme "autrement


os
emballés" (n 0808 et 0809) exclusivement les fruits importés en caisses, corbeilles, ca-
geots, plateaux, etc., avec couvercle ou autres recouvrements fixés. Le fait que ces recou-
vrements présentent des jours plus ou moins larges n'a pas d'effet sur le classement. On
considère aussi comme "fixé" un couvercle qui n'est attaché à la caisse, etc., que par un
de ses côtés. Les fruits présentés en double emballage dont l'emballage immédiat est fait
d'un sac en feuilles minces de matière plastique fermé par torsion et l'emballage extérieur
par un carton de transport et de stockage, pourvu d'un couvercle non fixé, sont également
à considérer comme fruits "autrement emballés". Par contre, la présence de couches in-
tercalaires de matériel d'emballage, de plaques intercalaires moulées à alvéoles, d'enve-
loppes entourant chaque fruit, etc., n'implique pas le classement comme fruits "autrement
emballés", pour autant que les emballages visés ne soient pas simultanément munis d'un
couvercle fixé. Les boîtes à couvercle (boîtes du type "cartons à bananes") même avec
couvercle rapporté allant jusqu'au fond de la boîte sont considérées comme «à découvert»
à condition que le couvercle ne soit pas fixé de manière supplémentaire à la partie infé-
rieure de la boîte. Sont en outre considérés comme "à découvert" les fruits en harasses
munies aux deux extrémités supérieures de lattes de bois et d'un recouvrement en carton
ondulé découpé, glissé sous ces deux lattes.

Dispositions particulières

Les fruits broyés ou ceux qui se sont écrasés durant le transport, doivent être classés, s'il
y a une subdivision dans le tarif d'usage et s'ils sont importés dans la période correspon-
dante, sous la position prévue pour les fruits importés "dans les limites du contingent tari-
faire".

0801. Noix de coco, noix du Brésil et noix de cajou, fraîches ou sèches, même sans leurs
coques ou décortiquées

Tandis que la noix de coco dépourvue de sa coque, râpée et desséchée, reste comprise
dans la présente position, le coprah constitué par des fragments de la partie charnue de la
noix de coco, séchés mais impropres à la consommation et destinés à la fabrication de
o
l'huile - est classé sous le n 1203.

2/7 (Etat: 1.10.2009)


0802

0802. Autres fruits à coques, frais ou secs, même sans leurs coques ou décortiqués

Il s'agit ici notamment des amandes (douces ou amères), des noisettes, des noix commu-
nes (noix du noyer), des châtaignes et marrons (Castanea spp.), des pistaches, des noix
macadamia, des noix de Pécan, des graines de pignons doux (graines du Pinus pinea).

Sont également classées ici les noix d'arec (ou de bétel) utilisées principalement comme
masticatoire, les noix de cola utilisées à la fois comme masticatoire et comme produit de
base dans la fabrication de certaines boissons, et le fruit comestible du genre fruit à coque
épineux et à cornes provenant d'une plante de l'espèce Trapa natans, parfois appelé châ-
taigne d'eau.

La position ne comprend pas:


a) Le tubercule comestible de l'espèce Eleocharis dulcis ou Eleocharis tuberosa, com-
munément appelé châtaigne d'eau chinoise (no 0714).
b) Le brou de noix et les coques d'amandes vides (no 1404).
c) Les arachides (no 1202), les arachides grillées ou le beurre d'arachide (no 2008).
d) Les marrons sauvages ou marrons d'Inde (Aesculus hippocastanum) (no 2308).

0803. Bananes, y compris les plantains, fraîches ou sèches

La présente position comprend tous les fruits comestibles des espèces du genre Musa.

0804. Dattes, figues, ananas, avocats, goyaves, mangues et mangoustans, frais ou secs

Au sens de la présente position, la dénomination figues s'applique exclusivement aux fruits


du Ficus carica, même destinés à la distillation; par conséquent, les figues de cactus ou fi-
gues de Barbarie sont exclues (no 0810).

0805. Agrumes, frais ou secs

On entend par agrumes notamment :


1) les oranges, douces ou amères (bigarades);
2) les mandarines (y compris les tangérines et satsumas); les clémentines, wilkings et
hybrides similaires d'agrumes;
3) les pamplemousses et pomelos;
4) les citrons (Citrus limon, Citrus limonum) et les limes (Citrus aurantifolia, Citrus latifo-
lia);
5) les cédrats, les kumquats, les bergamotes, etc.

La présente position couvre également les chinois (petits citrons verts et petites oranges
vertes) destinés à la conserve.

La position ne comprend pas:


a) Les écorces d'agrumes (no 0814).
b) Les orangettes, qui sont des fruits non comestibles, tombés prématurément de l'arbre
après la floraison et ramassés à l'état sec en vue notamment de l'extraction de l'huile
essentielle qu'ils contiennent (petit-grain) (no 1211).

3/7 (Etat: 1.10.2009)


0806

0806. Raisins, frais ou secs

Sont rangés parmi les raisins frais, non seulement les raisins de table, mais aussi les rai-
sins destinés au pressage, qu'ils soient ou non tassés, écrasés ou foulés dans des fûts. Il
peut s'agir également de raisins mûris naturellement ou obtenus par la culture sous verre.

Les principales variétés de raisins secs sont les raisins dits de Corinthe, les sultan, sulta-
nine, Izmir, Thompson (raisins pratiquement sans pépins), Muscatels, Malaga (raisins avec
pépins), Dénia, Damas, Lexir et Gordo.

Notes explicatives suisses

0806.1011/1012
Les fruits préparés pour être offerts ("fruits-cadeaux" ou "gift fruits"), qui peuvent être im-
portés en franchise de droits de douane dans le cadre d'un contingent tarifaire préférentiel
du Japon, présentent les caractéristiques suivantes:

- emballage très soigné, le plus souvent pour chaque fruit séparément (pour la vente à
la pièce);
- nettement plus grands et plus chers que les fruits usuels du commerce vendus au
poids.

0807. Melons (y compris les pastèques) et papayes, frais

La présente position comprend les pastèques et les melons, y compris les melons d'hiver
(à longue conservation), frais des espèces Citrullus vulgaris ou Cucumis melo, par exem-
ple les melons brodés (melons écrits, melons réticulés) et les melons cantaloups. Elle
comprend également les papayes, fruits en forme de melon de l'espèce Carica papaya.
Sont, en revanche, exclus les fruits de l'espèce Asimina triloba connus en anglais sous le
nom de "pawpaws" (no 0810).

0808. Pommes, poires et coings, frais

Les pommes et les poires entrent dans cette position, qu'elles soient destinées à la table,
à la fabrication des boissons (cidre et poiré, par exemple) ou à des usages industriels (fa-
brication de pâtes de pommes, de confitures, de gelées, de pectine, etc.).

Les coings servent principalement à la fabrication de confitures ou de gelées.

0809. Abricots, cerises, pêches (y compris les brugnons et nectarines), prunes et prunel-
les, frais

La présente position comprend les abricots, les cerises de toutes variétés (bigarreau, ce-
rise anglaise, griotte, etc.), les pêches (y compris les brugnons et nectarines), les prunes
de toutes espèces (prune proprement dite, prune reine-claude, prune mirabelle, prune
quetsche, etc.) et les prunelles.

Notes explicatives suisses

0809.3010, 3020
Les fruits préparés pour être offerts ("fruits-cadeaux" ou "gift fruits"), qui peuvent être im-
portés en franchise de droits de douane dans le cadre d'un contingent tarifaire préférentiel
du Japon, présentent les caractéristiques suivantes:

4/7 (Etat: 1.10.2009)


0810

- emballage très soigné, le plus souvent pour chaque fruit séparément (pour la vente à
la pièce);
- nettement plus grands et plus chers que les fruits usuels du commerce vendus au
poids.

0810. Autres fruits, frais

La présente position comprend tous les fruits des espèces comestibles non dénommées
ci-dessus ou non reprises dans d'autres Chapitres de la Nomenclature (voir à cet égard les
exclusions mentionnées dans les Considérations générales du présent Chapitre).

Sont donc classés ici:


1) Les fraises.
2) Les framboises, les mûres de ronce, les mûres de mûrier et les mûres-framboises.
3) Les airelles rouges, les myrtilles (airelles bleues) et les autres fruits du genre Vacci-
nium.
4) Les groseilles de Chine ou kiwis (Actinidia chinensis Planch. ou Actinidia deliciosa).
5) Les durians (Durio zibethinus).
6) Les groseilles à grappes noires (cassis), les groseilles à grappes blanches, les gro-
seilles à grappes rouges et les groseilles à maquereau.
7) Les sorbes ou baies de sorbier, les baies de sureau, les nèfles d'Amérique (sapotil-
les), les grenades, les figues de Barbarie, les fruits de l'églantier, les kakis (figues ca-
ques ou plaquemines), les jujubes, les nèfles du Japon, les longanes, les litchis, les
baies de corossol (anones muriquées), les pommes cannelles et les asimines, fruits
de l'asiminier (Asimina triloba).

Les baies de genièvre relèvent du no 0909.

0811. Fruits, non cuits ou cuits à l'eau ou à la vapeur, congelés, même additionnés de
sucre ou d'autres édulcorants

Il s'agit ici des fruits comestibles congelés qui, lorsqu'ils sont frais ou réfrigérés, sont clas-
sés dans les positions précédentes du présent Chapitre. (Voir les Considérations généra-
les du présent Chapitre en ce qui concerne le sens des termes réfrigéré et congelé). Les
fruits qui ont été cuits à l'eau ou à la vapeur avant congélation restent classés dans la pré-
sente position. Les fruits congelés, cuits autrement qu'à l'eau ou à la vapeur avant congé-
lation, relèvent du Chapitre 20.

Les fruits congelés additionnés de sucre ou d'autres édulcorants sont également compris
dans cette position, l'addition de sucre ayant généralement pour effet d'empêcher les phé-
nomènes d'oxydation qui, le plus souvent, provoqueraient, à la décongélation, un change-
ment de coloration des fruits. Il en est de même des fruits additionnés de sel.

0812. Fruits conservés provisoirement (au moyen de gaz sulfureux ou dans l'eau salée,
soufrée ou additionnée d'autres substances servant à assurer provisoirement leur
conservation, par exemple), mais impropres à l'alimentation en l'état

Cette position englobe les fruits qui ont subi un traitement ayant uniquement pour effet de
les conserver provisoirement pendant le transport et le stockage avant leur utilisation défi-
nitive (fruits - même échaudés ou blanchis - conservés au moyen de gaz sulfureux ou
dans l'eau salée, soufrée ou additionnée d'autres substances, par exemple) pour autant,
cependant, qu'ils soient, dans cet état, impropres à l'alimentation.

5/7 (Etat: 1.10.2009)


0813

Ces produits servent essentiellement de matière première à diverses industries alimentai-


res (confiturerie, préparation de fruits confits au sucre, etc.). Les fruits le plus fréquemment
présentés dans cet état sont les cerises, les fraises, les oranges, les cédrats, les abricots
et les prunes reine-claude. Ils sont habituellement conditionnés en fûts ou en cageots.

0813. Fruits séchés autres que ceux des nos 0801 à 0806; mélanges de fruits séchés ou de
fruits à coques du présent Chapitre

A) Fruits séchés.
Il s'agit ici des fruits séchés qui, lorsqu'ils sont frais, relèvent des nos 0807 à 0810. Ils
sont préparés soit par séchage direct au soleil, soit par des méthodes industrielles
(passage au séchoir-tunnel, par exemple).
Les fruits le plus souvent préparés de cette manière sont les abricots, les pêches, les
pommes, les prunes et pruneaux, et les poires. Les pommes et les poires séchées
peuvent être destinées à la table ou à la fabrication du cidre ou du poiré. A l'exception
des prunes et pruneaux, ils sont généralement partagés en deux ou coupés en tran-
ches, dénoyautés ou épépinés. Ils peuvent également - et tel est le cas notamment
des abricots ou des prunes - se présenter sous la forme de pâte, simplement séchée
ou évaporée, en plaques ou en tranches.
La présente position couvre les gousses de tamarin. Elle comprend également la
pulpe de tamarin non additionnée de sucre ou d'autres substances et non autrement
transformée, même contenant des graines, des parties ligneuses ou des morceaux
d'endocarpe.

B) Mélanges de fruits séchés ou de fruits à coques.


Sont également rangés dans la présente position tous les mélanges de fruits séchés
ou de fruits à coques de ce Chapitre (y compris les mélanges de fruits séchés ou de
fruits à coques appartenant à une même position). Elle couvre donc les mélanges de
fruits séchés (à l'exclusion des fruits à coques), les mélanges de fruits à coques frais
ou séchés et les mélanges de fruits à coques frais ou séchés et des fruits séchés. Ces
mélanges sont souvent présentés dans des caissettes, des paquets en emballage cel-
lulosique, etc.

Certains fruits séchés ou mélanges de fruits séchés de la présente position peuvent être
présentés en sachets notamment, pour la préparation d'infusions ou de tisanes. Ces pro-
duits restent classés ici.

Toutefois, sont exclus de cette position les produits de l'espèce constitués par un mélage
de fruits séchés de la présente position avec des plantes ou des parties de plantes d'au-
tres Chapitres ou avec d'autres substances (un ou plusieurs extraits de plantes, par exem-
o
ple) (n 2106, généralement).

Notes explicatives suisses

0813.2010, 4011, 4081/4089


Au sens de ces numéros, l’expression ”entiers” couvre les fruits qui ne sont pas découpés,
épépinés, dénoyautés, ni pelés.

0813.4081/4089
Au sens de ces numéros, on considère comme autres fruits à noyaux: les cerises et les
pêches (y compris les brugnons les nectarines).

0813.5081/5089
Au sens de ces numéros, on considère comme fruits à pépins: les pommes, les poires et
les coings.

6/7 (Etat: 1.10.2009)


0814

0814. Ecorces d'agrumes ou de melons (y compris de pastèques), fraîches, congelées,


présentées dans l'eau salée, soufrée ou additionnée d'autres substances servant à
assurer provisoirement leur conservation ou bien séchées

Les écorces d'agrumes de la présente position, qui sont utilisées le plus communément à
des fins alimentaires, sont celles d'orange (y compris d'orange amère ou bigarade), de ci-
tron ou de cédrat. Elles sont, le plus souvent, destinées à être confites. On en extrait éga-
lement les huiles essentielles.

Les écorces pulvérisées relèvent du no 1106 et les écorces confites au sucre du no 2006.

7/7 (Etat: 1.10.2009)


Chapitre 9

Chapitre 9

Café, thé, maté et épices

Considérations générales

Le présent Chapitre comprend:


1) Le café, le thé et le maté.
2) Un ensemble de produits riches en huiles essentielles et en principes aromatiques,
utilisés surtout comme condiments en raison de leur saveur particulière et communé-
ment désignés sous le nom d' « épices ».

Les produits du présent Chapitre peuvent être entiers, broyés ou pulvérisés.

En ce qui concerne le classement des mélanges de produits des nos 0904 à 0910, voir la
Note 1 du présent Chapitre. Conformément aux dispositions de cette note, le fait que les
produits des nos 0904 à 0910 (y compris les mélanges visés aux paragraphes a) et b) de
ladite note) sont additionnés d'autres substances n'affecte pas leur classement, pour au-
tant que les mélanges ainsi obtenus gardent le caractère essentiel des produits visés dans
chacune de ces positions.

Tel est le cas, notamment, des épices et des mélanges d'épices additionnés:
a) De diluants destinés à faciliter le dosage et la répartition homogène des épices dans
les préparations alimentaires auxquelles elles sont ajoutées (farine de céréales, cha-
pelure, dextrose, etc.).
b) De colorants alimentaires (xanthophylle, par exemple).
c) De produits (synergistes) destinés à exalter le goût des épices (glutamate de sodium
notamment).
d) De substances telles que sel ou antioxydants chimiques ajoutés, généralement en fai-
ble quantité, afin d'assurer la bonne conservation des produits et de prolonger la du-
rée de leurs propriétés aromatisantes.
Les épices et les mélanges d'épices additionnés de substances relevant d'autres chapitres
mais possédant eux-mêmes des propriétés aromatisantes ou assaisonnantes restent clas-
sés dans le présent Chapitre à la condition toutefois que les quantités ajoutées soient tel-
les que le caractère essentiel d'épice du mélange ne soit pas modifié.

Le présent Chapitre couvre également les mélanges constitués par des plantes, parties de
plantes, graines ou fruits (entiers, coupés, concassés ou pulvérisés) des espèces relevant
de différents Chapitres (par exemple, les Chapitres 7, 9, 11 et 12), des types utilisés direc-
tement pour aromatiser des boissons ou préparer des extraits en vue de la fabrication de
boissons,
1) auxquels le caractère essentiel est conféré par une ou plusieurs espèces relevant
d'une seule des positions nos 0904 à 0910 (nos 0904 à 0910, selon le cas);
2) auxquels le caractère essentiel est conféré par un mélange d'espèces relevant d'au
moins deux des positions nos 0904 à 0910 (no 0910).
Toutefois, en sont exclus les mélanges dont le caractère essentiel n'est pas conféré par
les espèces mentionnées au paragraphe 1) ni par les mélanges visés au paragraphe 2) ci-
dessus (no 2106).

En sont en outre exclus:


a) Les plantes potagères du Chapitre 7, telles que le persil, le cerfeuil, l'estragon, le
cresson, la marjolaine, la coriandre et l'aneth.

1/6 (Etat: 1.10.2009)


0901

b) La graine de moutarde (no 1207), ainsi que la farine de moutarde, préparée ou non
(no 2103).
c) Les cônes de houblon (no 1210).
d) Certains fruits, graines et parties de plantes, tels que la casse, le romarin, l'origan, le
basilic, la bourrache, l'hysope, les diverses espèces de menthe, la rue, la sauge, qui,
bien que pouvant être utilisés comme épices, sont plus fréquemment employés en
parfumerie ou en médecine et sont, de ce fait, repris au no 1211.
e) Les condiments et assaisonnements composés (no 2103).

Notes explicatives suisses

Par "non travaillées", au sens des nos 0904 et 0908, on entend les épices qui n'ont été ni
coupées, ni broyées, ni moulues; elles ne peuvent être que pelées ou décortiquées. On
considère cependant encore comme non travaillées les épices en feuilles ou herbes qui
ont été plus ou moins brisées par suite du transport, de même que les déchets provenant
du traitement mécanique et reconnaissables comme tels.

0901. Café, même torréfié ou décaféiné; coques et pellicules de café; succédanés du café
contenant du café, quelles que soient les proportions du mélange

Entrent dans cette position:


1) Le café vert sous toutes ses formes: en cerises, c'est-à-dire tel qu'il est récolté sur
l'arbuste; en parches ou grains revêtus de leur pellicule jaunâtre; en fèves ou graines
dépouillées de toute enveloppe.
2) Le café décaféiné, c'est-à-dire le café dont la caféine a été éliminée, généralement par
extraction à partir de grains verts traités par divers solvants.
3) Le café (décaféiné ou non) torréfié, même moulu.
4) Les coques et pellicules de café.
5) Les succédanés du café, constitués par un mélange de café, en toute proportion, et
d'autres matières.

Sont exclus de cette position:


a) La cire de café (no 1521).
b) Les extraits et essences de café appelés parfois "café instantané" et les préparations
à base de ces extraits ou essences; les succédanés torréfiés de café ne contenant
pas de café (no 2101).
c) La caféine, alcaloïde du café (no 2939).

0902. Thé, même aromatisé

Cette position couvre les diverses variétés de thé produites par les plantes de l'espèce bo-
tanique Thea (camellia).

La préparation du thé vert consiste essentiellement à chauffer les feuilles fraîches, à les
enrouler et à les sécher. Dans la préparation du thé noir, les feuilles sont roulées et mises
à fermenter avant la torréfaction ou le séchage.

Est couvert également le thé partiellement fermenté (thé Oolong, par exemple).

Les fleurs de thé, boutons de thé et les résidus sont traités comme le thé lui-même; il en
est de même du thé (feuilles et fleurs ou boutons) pulvérisé, aggloméré en boules, pastil-
les, tablettes, ainsi que les thés compressés présentés sous différentes formes.

Le thé qui a été aromatisé par vaporisation (au cours de la fermentation, par exemple) ou
par addition d’huiles essentielles (huiles de citron ou de bergamote, par exemple), de pro-

2/6 (Etat: 1.10.2009)


0903

duits aromatisants artificiels (qui peuvent se présenter sous forme de cristaux ou de pou-
dre) ou de parties de divers autres fruits ou plantes aromatiques (tels que fleurs de jasmin,
écorces d’orange séchées ou clous de girofle) relève également de la présente position.

Le thé privé de sa caféine (ou théine) est également repris sous la présente position; la ca-
féine (ou théine) entre au no 2939.

Les produits ne provenant pas de certaines plantes du genre Thea, mais parfois appelés
"thés", sont exclus de la présente position, par exemple:
a) Le maté (thé du Paraguay) (no 0903).
b) Les produits utilisés pour la préparation d'infusions ou de tisanes. Ces produits sont
classés, par exemple, aux nos 0813, 0909, 1211 ou 2106.
c) Le "thé" au ginseng (mélange d'extrait de ginseng et de lactose ou de glucose)
(no 2106).

0903. Maté

Le maté consiste en feuilles séchées de certains arbustes de la famille du houx, qui crois-
sent en Amérique du Sud. On l'appelle parfois "thé du Paraguay" ou "thé des Jésuites". Il
sert à la préparation, par infusion, d'une boisson qui contient un peu de caféine.

0904. Poivre (du genre Piper); piments du genre Capsicum ou du genre Pimenta, séchés
ou broyés ou pulvérisés

1) Poivre du genre Piper.


Ce terme couvre les graines de toutes les espèces de poivre du genre Piper (à l'ex-
ception du poivre de Cubèbe ou "Piper cubeba" du no 1211). La principale variété
commerciale est le poivre proprement dit, provenant du "Piper nigrum", qui se pré-
sente comme poivre noir ou comme poivre blanc. Le poivre noir résulte de la cueillette
des fruits non arrivés à maturité, qui sont séchés au soleil ou à la fumée après avoir
été traités parfois à l'eau bouillante. Le poivre blanc provient soit de graines mères
qui, après ramassage, sont trempées dans l'eau ou entassées de façon à produire un
commencement de fermentation, soit de graines de poivre noir dont on enlève méca-
niquement la pellicule extérieure. Le poivre blanc, de couleur jaune grisâtre, est de
saveur moins piquante que le poivre noir.
Le poivre long ("Piper longum") est une autre variété de poivre.
Sous la présente position, on range aussi les poussières ou balayures de poivre.
Certains produits désignés improprement comme poivre (poivre de l'Inde, de Turquie,
d'Espagne, de Cayenne, de la Jamaïque) sont des piments.

2) Piments du genre "Capsicum" ou du genre "Pimenta", séchés, broyés ou pulvérisés.


Les piments du genre "Capsicum" se rattachent généralement aux espèces "Capsi-
cum frutescens" ou "Capsicum annuum" et se divisent en deux groupes principaux,
les piments dits "piments ou poivre du Chili" ou "poivre de Guinée" et les paprikas. Ils
comportent diverses variétés (piment ou poivre de Cayenne, piment ou poivre de Sier-
ra Leone, de Zanzibar, paprika d'Espagne et de Hongrie, etc.).
Parmi les Pimenta on trouve le piment dit de la Jamaïque, appelé aussi poivre giroflé,
poivre ou piment des Anglais.
Ces fruits ont pour caractéristique commune de présenter une saveur âcre, très forte,
brûlante et tenace; toutefois il existe aussi d'autres variétés de Capsicum n'ayant pas
de saveur brûlante (le Capsicum annuum var. grossum, par exemple).
La présente position ne couvre pas les piments frais des genres "Capsicum" ou "Pi-
menta" non broyés ni pulvérisés (no 0709).

3/6 (Etat: 1.10.2009)


0905

0905. Vanille

C'est le fruit (ou gousse) d'une plante sarmenteuse et grimpante de la famille des orchi-
dées, très aromatique et de couleur noirâtre. On distingue deux sortes de vanille, la longue
et la courte, ainsi qu'une variété très inférieure désignée sous le nom de vanillon (obtenu à
partir de l'espèce Vanilla pompona), molle, presque visqueuse et toujours ouverte.

Sont exclus de cette position:


a) L'oléorésine de vanille, appelée parfois improprement résinoïde de vanille ou extrait
de vanille (no 1302).
b) Le sucre vanillé (nos 1701 ou 1702).
c) La vanilline, principe odoriférant de la vanille (no 2912).

0906. Cannelle et fleurs de cannelier

La cannelle est l'écorce intérieure de jeunes branches de certains arbres de la famille des
Laurus. La cannelle du type Sri-Lanka (Ceylan), du type Seychelles et du type Madagas-
car (Cinnamomum zeylanicum Blume), dite "cannelle fine", se présente en faisceaux
d'écorces blondes de l'épaisseur d'une carte à jouer, enroulées et emboîtées les unes
dans les autres. La cannelle du type Chine (Cinnamomum cassia (Nees) ex Blume), du
type Indonésie (Cinnamomum burmanii (C.G.Nees)) et du type Viêt-nam (Cinnamomum
loureirii Nees), connue également sous le nom de casse ou cannelle commune, est formée
d'écorces plus épaisses, avec stries brunes; elle se présente en rouleaux simples.
D’autres variétés de cannelle comprennent Cinnamomum obtusifolium, Cinnamomum ta-
mala et Cinnamomum sintek.

On range également ici les déchets de cannelle appelés "chips" utilisés surtout pour la fa-
brication de l'essence de cannelle.

Les fleurs de cannelier sont les fleurs passées au tamis et séchées. Ce sont de petits
corps en forme de massue, dont la longueur n'excède généralement pas 1 cm. Pulvéri-
sées, elles sont mélangées à la cannelle.

Les fruits du cannelier sont également compris dans cette position.

0906.11 Cette sous-position couvre seulement la cannelle constituée par l’écorce de jeunes bran-
ches de l’arbre ou de l’arbuste Cinnamomum zeylanicum Blume, dénommée communé-
ment la cannelle du type Sri-Lanka (Ceylan), du type Seychelles et du type Madagascar.

Les qualités commerciales courantes se présentent sous forme de tuyaux, de faisceaux


enroulés et emboîtés les uns dans les autres, de morceaux et de déchets appelés chips.

0907. Girofles (antofles, clous et griffes)

La présente position comprend:


1) Les antofles, fruits du giroflier; ils ont le goût et l'arôme des clous, mais à un degré
moindre.
2) Les clous, fleurs du giroflier, cueillies avant l'épanouissement et séchées ensuite au
soleil.
3) Les griffes, queues ou pédoncules brisés de girofle. Ce sont de petites branches, me-
nues, grisâtres, d'une odeur forte.

Les écorces et feuilles du giroflier sont rangées sous le no 1211.

4/6 (Etat: 1.10.2009)


0908

0908. Noix muscades, macis, amomes et cardamomes

La présente position comprend:

a) Les noix muscades rondes et les noix muscades longues, même sans coques.

b) Le macis, qui est l'enveloppe membraneuse de la noix muscade se trouvant entre le


brou et la coque. Cette substance, qui est découpée en bandelettes ou en lanières,
possède, et même à un degré plus énergique, les propriétés de la noix muscade. D'un
rouge écarlate lorsqu'elle est fraîche, elle jaunit en vieillissant, devient cassante et a la
translucidité de la corne; dans certaines variétés, la couleur est d'un blond clair, quel-
quefois blanche.

c) Les amomes et cardamomes, parmi lesquels, on peut, notamment, distinguer:


1) L'amome en grappes, ainsi nommé parce qu'il est naturellement disposé en une
grappe serrée qui arrive parfois entière mais, le plus ordinairement, sous forme
de coques isolées, de la grosseur d'un grain de raisin, blanchâtres, arrondies, à
trois côtés saillants, légères et membraneuses, divisées intérieurement en trois
loges renfermant un grand nombre de semences très aromatiques et d'un goût
âcre et piquant.
2) Le petit et le moyen cardamome, fruits semblables au précédent par la structure
et les propriétés, mais de forme triangulaire et allongée.
3) Le grand cardamome, triangulaire, long de 27 à 40 mm, et à coque brunâtre.
4) La "maniguette" ou "graine de Paradis (Aframomum melegueta)", qui se présente,
presque toujours privée de sa coque, en petites graines allongées, anguleuses,
rugueuses, luisantes et comme vernissées, inodores, mais d'une saveur âcre et
brûlante comme celle du poivre.

0909. Graines d'anis, de badiane, de fenouil, de coriandre, de cumin ou de carvi; baies de


genièvre

Il s'agit ici de fruits ou semences destinés à entrer dans l'alimentation comme épices. On
les utilise aussi pour la fabrication de boissons ou de produits pharmaceutiques.

Ils restent classés dans cette position même lorsque, dans le cas des graines d'anis en
particulier, ils sont présentés en sachets notamment, pour la préparation d'infusions ou de
tisanes.

Sous le nom d'anis, on désigne ici l'anis vert, graine de forme ovoïde, striée dans le sens
de sa longueur, d'une couleur vert grisâtre, d'une odeur et d'une saveur aromatiques très
caractéristiques. La badiane est l'anis étoilé.

La coriandre, le cumin et le carvi sont les graines aromatiques de certaines plantes de la


famille des ombellifères, entrant surtout dans la préparation de liqueurs.

Le fenouil est la semence ou graine de la plante du même nom. Cette graine est d'un gris
foncé (fenouil commun) exhalant une odeur forte et agréable, ou d'un vert pâle (fenouil of-
ficinal) dégageant une odeur suave caractéristique.

Les baies de genièvre sont d'un brun noir violacé et couvertes d'une poussière résineuse;
elles contiennent une pulpe rougeâtre, aromatique, d'une saveur amère et légèrement su-
crée, laquelle enveloppe trois petits noyaux très durs. On les emploie pour aromatiser di-
verses boissons alcooliques (gin), la choucroute et d'autres préparations alimentaires, ain-
si que pour l'extraction de l'huile essentielle.

5/6 (Etat: 1.10.2009)


0910

0910. Gingembre, safran, curcuma, thym, feuilles de laurier, curry et autres épices

La présente position comprend:


a) Le gingembre (y compris le gingembre frais, conservé provisoirement dans de l'eau
salée, impropre à être consommé en l'état); le gingembre conservé dans du sirop est
exclu (no 2008).
b) Le safran, qui consiste en stigmates et pistils desséchés de la fleur de la plante du
même nom ("Crocus sativus"). Il peut être présenté sous la forme d'une poudre de
couleur rouge orange; son odeur est forte, pénétrante et agréable. Il renferme un prin-
cipe colorant peu stable. Il est employé comme assaisonnement et aussi dans la
confiserie ou en médecine.
c) Le curcuma ("Curcuma longa"), parfois appelé improprement safran des Indes en rai-
son de sa couleur jaune d'or et dont le rhizome est commercialisé soit à l'état entier,
soit le plus souvent sous forme de poudre.
d) Le thym (y compris le serpolet) et les feuilles de laurier, même séchées.
e) Les poudres de curry, consistant en un mélange en proportions variables de curcuma,
de diverses autres épices (coriandre, poivre noir, cumin, gingembre et clous de girofle,
par exemple) et d'autres substances aromatisantes (poudre d'ail, par exemple) qui,
bien que ne relevant pas du présent Chapitre, sont fréquemment employées comme
épices.
f) Les graines d'aneth ("Anethum graveolens") ou de fenugrec ("Trigonella foenum grae-
cum").
g) Les mélanges des produits des nos 0904 à 0910, lorsque les éléments du mélange re-
lèvent de positions différentes; ce serait le cas notamment d'un mélange de poivre
(no 0904) avec des produits du no 0908.

6/6 (Etat: 1.10.2009)


1001

Chapitre 10

Céréales

Considérations générales

Le présent Chapitre comprend uniquement les grains de céréales, même présentés en


gerbes ou en épis. Les grains provenant de céréales coupées avant maturité, et ayant en-
core leur pellicule, sont assimilés aux grains ordinaires. Les céréales présentées à l'état
frais (à l'exclusion du maïs doux du Chapitre 7), même utilisables comme légumes, restent
classées dans le présent Chapitre.

Le présent Chapitre ne comprend que des grains non mondés, ni autrement travaillés tels
que ceux du n° 1104 (voir la Note explicative correspondante). Toutefois, le riz décortiqué
ou blanchi, même poli, glacé ou étuvé, et le riz en brisures restent compris dans le n°
1006.

Notes explicatives suisses

L’expression "pour l’alimentation humaine" comprend dans ce Chapitre les produits de


consommation immédiate ainsi que ceux pour la fabrication de produits destinés à la
consommation. Appartiennent à ce dernier groupe p. ex. aussi les grains pour la produc-
tion de jeunes pousses comestibles, le malt pour la fabrication d’extrait pour succédanés
du café, whiskies, etc. La fabrication de malt à brasser ou de bière sont cependant exclus,
vu la structure du tarif.

Dans le présent chapitre, l'expression "pour usages techniques" s'applique aux marchan-
dises dont les déchets de transformation servent à l'alimentation des animaux.

1001. Froment (blé) et méteil

On distingue deux grandes catégories de froment (blé):


1) Le froment (blé) commun, tendre, semi-dur ou dur, présentant d'ordinaire une cassure
farineuse;
2) Le froment (blé) dur (voir la Note 1 de sous-positions du présent Chapitre). Le froment
dur possède généralement une couleur allant du jaune ambré au brun et présente
d'ordinaire une cassure vitreuse d'aspect translucide et corné.

L'épeautre, qui est une espèce de froment au grain petit et brun, conservant une partie de
sa balle florale après le battage, rentre également dans cette position.

Le méteil est un mélange de froment et de seigle, contenant, en général deux tiers de fro-
ment et un tiers de seigle.

1002. Seigle

C'est une céréale à grain plutôt allongé, de couleur gris verdâtre ou clair et dont la farine
est grise.

Le seigle ergoté est classé au n° 1211.

1/4 (Etat: 1.1.2007)


1003

1003. Orge

L'orge, à grain plus gros que celui du froment, est utilisée principalement comme aliment
pour le bétail, pour la fabrication du malt et, sous forme d'orge mondée ou perlée, pour la
fabrication de potages ou de mets.

L'orge diffère de la plupart des autres céréales en ce que, pour de nombreuses variétés
(orges vêtues), les bractées ou pellicules, adhérant fortement aux grains, ne se séparent
pas par le simple battage ou le vannage. Les orges de l'espèce ont une couleur jaune
paille et sont effilées aux extrémités. Elles ne sont incluses dans la présente position que
si elles sont présentées avec les bractées adhérentes. Débarrassées de celles-ci par
l'opération du mondage (passage entre des meules), qui leur enlève parfois aussi une par-
tie du péricarpe, elles relèvent du n° 1104.

Quant aux orges des variétés dites "nues" (naturellement dépourvues de bractées adhé-
rentes), elles demeurent classées ici tant qu'elles n'ont pas subi d'ouvraison postérieure-
ment au battage ou au vannage.

La présente position ne comprend pas:


a) L'orge germée (malt) et le malt grillé ou torréfié (voir la Note explicative du n° 1107).
b) L'orge grillée ou torréfiée (succédané du café) (n° 2101).
c) Les radicelles provenant de la germination du malt et séparées au cours de l'opération
du dégermage, ainsi que les autres déchets de brasserie (n° 2303).

Notes explicatives suisses

1003.0030 On considère comme orge prémaltée les graines d'orge qui ont subi une légère germina-
tion. L'orge prémaltée présente plus de 50 % de graines dont la longueur de la feuille du
germe est la moitié ou moins de la longueur de la graine. D'autres critères sont déterminés
par analyse.

1004. Avoine

Il y a deux variétés principales d'avoine: l'avoine grise ou noire et l'avoine blanche ou


jaune.

La présente position comprend les grains revêtus de la balle florale ainsi que les grains ne
comportant pas naturellement de balle florale, pour autant que ceux-ci n'aient pas subi
d'ouvraison postérieurement au battage.

La présente position comprend également l'avoine dont les glumes peuvent avoir perdu
leurs extrémités lors d'une opération normale (battage, transport, manutention, etc.).

1005. Maïs

Il existe plusieurs variétés de maïs en grains, de couleurs différentes: jaune doré, blanc,
parfois rouge-brun ou même panaché, et de formes variées: ronde, dent de cheval, etc.

La présente position ne comprend pas le maïs doux (Chapitre 7).

1005.10 Au sens du n° 1005.10, l'expression "de semence" couvre seulement le maïs qui est
considéré par les autorités nationales compétentes comme étant de semence.

2/4 (Etat: 1.1.2007)


1006

1006. Riz

Cette position couvre:

1) Le riz en paille (riz paddy ou riz vêtu), c'est-à-dire le riz dont les grains sont encore re-
vêtus de leur balle florale qui les enveloppe très étroitement.

2) Le riz décortiqué (riz cargo ou riz brun) qui, dépouillé des balles florales dans des ap-
pareils appelés décortiqueurs, conserve encore sa pellicule propre (péricarpe). Le riz
cargo renferme presque toujours une petite quantité de riz paddy.

3) Le riz semi-blanchi, à savoir, le riz en grains entiers dont le péricarpe a été partielle-
ment enlevé.

4) Le riz blanchi, riz en grains entiers dont on a enlevé le péricarpe par passage dans
des appareils dénommés cônes à blanchir.
Le riz blanchi peut subir un polissage puis un glaçage, opérations qui sont destinées à
améliorer la présentation du riz. Le polissage - qui est destiné à faire disparaître l'as-
pect mat du riz simplement blanchi - s'effectue au moyen d'appareils à brosses ou
d'appareils désignés sous le nom de cônes polisseurs. Le glaçage consiste en un en-
robage du grain dans un mélange de glucose et de talc, réalisé dans des tambours à
glacer.
La présente position comprend également le riz camalino, consistant en un riz blanchi
ayant fait l'objet d'un enrobage extrêmement ténu à l'aide d'huiles.

5) Les brisures de riz, consistant en grains brisés au cours des opérations antérieures.

Cette position couvre également:


a) Le riz dit "enrichi", consistant en un mélange de grains de riz blanchi ordinaire et, dans
une très faible proportion (de l'ordre de 1 %), de grains de riz ayant été recouverts ou
imprégnés de substances vitaminiques.
b) Le riz étuvé (parboiled rice) qui, alors qu'il se trouve encore sous forme de riz paddy et
avant de subir d'autres traitements (transformation en riz décortiqué, blanchi, poli, par
exemple) a été trempé dans l'eau chaude ou étuvé à la vapeur, puis séché. A certains
stades de l'étuvage, le riz peut avoir été traité sous pression ou exposé à un vide
complet ou partiel.
La structure des grains de riz étuvé n'est modifiée que dans une faible mesure par les
traitements subis. Ce riz, après avoir été transformé en riz blanchi, riz poli, etc. de-
mande de 20 à 35 minutes pour une cuisson complète.

En revanche, les variétés de riz qui ont été soumises à un traitement modifiant considéra-
blement la structure du grain sont exclues de la présente position. Le riz précuit constitué
par du riz usiné en grains, ayant subi une précuisson complète ou partielle, puis une dés-
hydratation, relève du n° 1904. Le riz partiellement précuit demande un complément de
cuisson de 5 à 12 minutes avant d'être consommé, tandis que pour le riz qui a subi une
précuisson complète il suffit de le tremper dans l'eau et de le porter à ébullition pour le
consommer. Le produit dit "puffed rice", obtenu par soufflage et prêt à être consommé en
l'état, est aussi classé au n° 1904.

1007. Sorgho à grains

La présente position ne couvre que les variétés de sorgho connues comme étant des
sorghos à grains dont les grains peuvent être utilisés comme céréales pour l'alimentation
humaine. Sont donc compris ici les sorghos des variétés telles que caffrorum (kafir), cer-
nuum (doura blanc), durra (doura brun) et nervosum (kaoliang).

3/4 (Etat: 1.1.2007)


1008

Sont exclus de la position les sorghos fourragers (utilisés pour faire du foin ou pour l'ensi-
lage) tels que la variété halepensis (halepense), les sorghos herbes (utilisés pour consti-
tuer des pâturages) tels que la variété sudanensis (sudanense) ou les sorghos doux ou
sucriers (utilisés essentiellement pour la fabrication des sirops ou des mélasses), tels que
la variété saccharatum. Quand ils sont présentés sous forme de graines à ensemencer,
ces produits sont à classer au n° 1209. Dans les autres cas, les sorghos fourragers et les
sorghos herbes sont à classer au n° 1214 et les sorghos doux au n° 1212. Est également
exclu de cette position le sorgho à balais (Sorghum vulgare var. technicum), qui relève du
n° 1404.

1008. Sarrasin, millet et alpiste; autres céréales

A. Sarrasin, millet et alpiste

Ce groupe couvre:
1) Le sarrasin qui appartient à la famille des polygonacées, tout à fait différente de la
famille des graminées, dans laquelle rentrent la plupart des autres céréales; on
l'appelle aussi blé noir.
2) Le millet ou mil (grain de millet commun), arrondi et de couleur jaune paille. Il
comprend les espèces suivantes: Setaria spp., Pennisetum spp., Echinochloa
spp., Eleusine spp. (y compris l'Eleusine coracana (le coracan), Panicum spp.,
Digitaria sanguinalis et Eragrostis tef.
3) L'alpiste ou millet long, qui est une graine de couleur paille, luisante, allongée et
pointue à ses deux extrémités.

B. Autres céréales

Font partie de ce groupe certaines céréales hybrides, notamment le triticale, qui est
un croisement de blé et de seigle.

Notes explicatives suisses

1008.9052 Relèvent également de ce numéro les « Zizania palustris », un genre de riz sauvage pro-
venant du Nord-est de l’Amérique du Nord.

4/4 (Etat: 1.1.2007)


Chapitre 11

Chapitre 11

Produits de la minoterie; malt; amidons et fécules; inuline; gluten de froment

Considérations générales

Le présent Chapitre comprend:

1) Les produits provenant de la mouture des céréales du Chapitre 10 et du maïs doux du


Chapitre 7, à l'exception des résidus de mouture du n° 2302. A cet égard, la distinc-
tion entre, d'une part, les produits provenant de la mouture de froment, du seigle, de
l'orge, de l'avoine, du maïs (y compris des épis entiers de maïs munis ou non de leurs
spathes), du sorgho à grains, du riz et du sarrasin et, d'autre part, les résidus du
n° 2302 s'effectue sur la base des critères de teneur en amidon et de teneur en cen-
dres fixés par la Note 2 A) du présent Chapitre.
Aux fins de l'application du présent Chapitre, en ce qui concerne les céréales citées
ci-dessus, les farines des n° 1101 ou 1102 doivent être distinguées des produits des
n°s 1103 ou 1104 sur la base du taux de passage à travers un tamis énoncé dans la
Note 2 B) du Chapitre. Dans le même temps, tous les gruaux et semoules de céréales
du n° 1103 doivent satisfaire au taux de passage à travers un tamis énoncé dans la
Note 3 du Chapitre.

2) Les produits provenant également des céréales du Chapitre 10, ayant subi les trans-
formations prévues dans les diverses positions de ce Chapitre, telles que le maltage
ou l'extraction de l'amidon ou du gluten de froment (blé).
3) Les produits provenant de matières premières reprises à d'autres Chapitres (légumes
secs, pommes de terre, fruits, etc.) mais ayant reçu des ouvraisons du même ordre
que celles indiquées dans les alinéas 1) ou 2) ci-dessus.

Par contre, sont notamment exclus de ce Chapitre:


a) Les malts torréfiés conditionnés pour servir de succédanés du café (n°s 0901 ou
2101, selon le cas).
b) Les balles de céréales (n° 1213).
c) Les farines, gruaux, semoules, amidons et fécules préparés du n° 1901.
d) Le tapioca (n° 1903).
e) Les riz gonflés (puffed rice), les grains en flocons (corn-flakes) et produits similaires
obtenus par expansion des grains ou par grillage, et le blé dit "bulgur" sous forme de
grains travaillés (n° 1904).
f) Les légumes préparés ou conservés des n°s 2001, 2004 et 2005.
g) Les sons, remoulages et autres résidus du criblage, de la mouture ou d'autres traite-
ments des céréales ou des légumineuses (n° 2302).
h) Les produits pharmaceutiques (Chapitre 30).
i) Les produits du Chapitre 33 (voir les notes 3 et 4 du Chapitre 33).

Notes explicatives suisses

L'expression "pour l'alimentation humaine" comprend dans ce Chapitre les produits de


consommation immédiate ainsi que ceux pour la fabrication de produits destinés à la
consommation. Appartiennent à ce dernier groupe p. ex. aussi le malt pour la fabrication
d'extrait pour succédanés du café, whiskies, etc. La fabrication de malt à brasser ou de
bière, ainsi que la fabrication d'huiles et de graisses sont cependant exclus, vu la structure
du tarif.

On considère comme "farines de gonflement" au sens des numéros 1101 et 1102 du tarif
uniquement les farines dont l'amidon a entièrement gonflé (appréciation au microscope).
Ne sont pas considérés comme farines de gonflement, les produits dont l'amidon n'a pas

1/9 (Etat: 1.4.2010)


1101

gonflé dans toutes les parties (pas de bout en bout) ou dont les graines d'amidon n'ont pas
toutes gonflé.

Différenciation farine (n° de tarif 1101, 1102, ex 1105, ex 1106) – amidon/fécule (1108, ex
3505)

Est déterminante en premier lieu l’image microscopique du produit (farine typique ou ami-
don/fécule typique). Est en particulier caractéristique pour la farine de céréales la présence
de cellules céréalières. Si aucune appréciation sans équivoque n’est possible sur la base
de l’image microscopique, les produits qui ne dépassent pas les valeurs ci-après sont ré-
putés amidons/fécules (1108 ou 3505):

Type d’amidon/de fécule Teneur en protéines 1 dans Teneur en cendres1 dans la


la matière sèche matière sèche

Amidon de froment
- Amidon 1er choix 0,6 % 0,4 %
- Amidon 2ème choix 5,8 % 1,2 %
Amidon de maïs 0,6 % 0,4 %
2)
Fécule de pomme de terre 0,2 % 0,7 %
Autres types d’amidon/de 0,6 % 0,4 %
fécule

Les produits présentant des teneurs plus élevées en protéines et/ou en cendres sont répu-
tés farines au sens du tarif douanier. Les dispositions des notes 2 et 3 du chapitre 11 du
tarif douanier demeurent réservées. Pour la distinction entre les amidons/fécules du n°
1108 du tarif et les amidons/fécules modifiés de la position 3505, il est renvoyé aux notes
explicatives suisses de ces numéros.

Dispositions particulières

Si le bureau de douane prélève des échantillons de produits de la minoterie des numéros


1101 à 1104 pour en vérifier le taux de passage à travers le tamis (cf. notes 2 B et 3 ad
Chapitre 11), il procède comme il suit:

A l'aide d'une sonde à céréales, il tire des échantillons de diverses couches du produit et
les mélange pour en faire un échantillon moyen de 500 g. Il faut prélever de 2 à 4 échantil-
lons (de différents contenants resp. en divers endroits du chargement). L’expédition
d’échantillons est régie par les dispositions générales (D. 11, ch. 114.546).

1101. Farines de froment (blé) ou de méteil

Cette position comprend les farines de froment (blé) ou de méteil (c'est-à-dire, les produits
pulvérulents provenant de la mouture des céréales du n° 1001) qui, indépendamment des
conditions de teneur en amidon et de teneur en cendres prévues dans le paragraphe A) de
la Note 2 du Chapitre, satisfont au critère du passage à travers un tamis étalonné, dans les
conditions définies dans le paragraphe B) de cette même Note.

Les farines de cette position peuvent être améliorées par l'addition de très faibles quantités
de phosphates minéraux, d'antioxydants, d'émulsifiants, de vitamines ou de poudres à le-
ver préparées (farines fermentantes). La farine de froment peut, en outre, être enrichie par
une adjonction de gluten n'excédant généralement pas 10 %.

1
Les valeurs indiquées (arrondies) correspondent aux „Directives concernant l’amidon et certains déri-
vés d’amidon“ de l’office allemand responsable de la législation en matière de produits alimentaires,
édition 1976 (Deutscher Band für Lebensmittelrecht und Lebensmittelkunde).
2
Tolérance jusqu’à 1,5 %

2/9 (Etat: 1.4.2010)


1102

Cette position comprend également les farines dites "gonflantes (farines prégélatinisées)"
ayant reçu un traitement thermique entraînant une prégélatinisation de l'amidon. Elles sont
utilisées pour la fabrication des préparations du n° 1901, d'améliorants de boulangerie,
d'aliments pour animaux ou dans certaines industries telles que l'industrie textile, la pape-
terie ou la métallurgie (préparation de noyaux de fonderie).

Les farines qui ont été soumises à des traitements complémentaires ou qui ont fait l'objet
d'autres additions en vue d'être utilisées comme préparations alimentaires relèvent géné-
ralement du n° 1901.

Sont également exclues les farines mélangées à du cacao (n° 1806 si la teneur en cacao
est de 40 % ou plus en poids calculés sur une base entièrement dégraissée, et n° 1901
dans le cas contraire).

Notes explicatives suisses

Comme mentionné dans les Notes explicatives du SH, la farine de ce numéro peut être
améliorée par l'addition de très faibles quantités de phosphates minéraux, d'antioxydants,
d'émulsifiants, de vitamines ou de poudres à lever préparées. D'autres ingrédients, en plus
des adjuvants cités plus haut, sont également tolérés en quantités très faibles. Ceux-ci
doivent toutefois servir à améliorer les propriétés technologiques comme par ex. la
conservabilité, la stabilité (de la pâte), la force boulangère etc. de la farine. Comme exem-
ples d'ingrédients de ce genre, on peut notamment citer les enzymes (les amylases, les
hémicellulases, les oxydases, etc.), le sel, les germes moulus, le malt torréfié, l'extrait de
malt, le levain séché, etc. L'adjonction ne doit pas faire perdre le caractère d'une farine au
o
sens du présent numéro (sinon, classement en général dans le n 1901).

1102. Farines de céréales autres que de froment (blé) ou de méteil

Cette position comprend les farines des céréales reprises au Chapitre 10 (autres que les
farines de froment (blé) ou de méteil) (c'est-à-dire, les produits pulvérulents provenant de
la mouture de celles-ci).

En ce qui concerne le seigle, l'orge, l'avoine, le maïs (y compris les épis entiers de maïs
munis ou non de leurs spathes), le sorgho à grains, le riz et le sarrasin, on range dans
cette position comme farines, les produits de la mouture de ces céréales qui, indépen-
damment des conditions de teneur en amidon et de teneur en cendres prévues dans le pa-
ragraphe A) de la Note 2 du Chapitre, satisfont au critère du passage à travers un tamis
étalonné, dans les conditions définies dans le paragraphe B) de cette même Note.

Les farines de cette position peuvent être améliorées par l'addition de très faibles quantités
de phosphates minéraux, d'antioxydants, d'émulsifiants, de vitamines ou de poudres à le-
ver préparées (farines fermentantes).

Cette position comprend également les farines dites "gonflantes (farines prégélatinisées)"
ayant reçu un traitement thermique entraînant une prégélatinisation de l'amidon. Elles sont
utilisées pour la fabrication des préparations du n° 1901, d'améliorants de boulangerie,
d'aliments pour animaux ou dans certaines industries telles que l'industrie textile, la pape-
terie ou la métallurgie (préparation de noyaux de fonderie).

Les farines qui ont été soumises à des traitements complémentaires ou qui ont fait l'objet
d'autres additions en vue d'être utilisées comme préparations alimentaires relèvent géné-
ralement du n° 1901.

Sont également exclues les farines mélangées à du cacao (n° 1806 si la teneur en cacao
est de 40 % ou plus en poids calculés sur une base entièrement dégraissée et n° 1901
dans le cas contraire).

3/9 (Etat: 1.4.2010)


1103

Notes explicatives suisses

Comme mentionné dans les Notes explicatives du SH, la farine de ce numéro peut être
améliorée par l'addition de très faibles quantités de phosphates minéraux, d'antioxydants,
d'émulsifiants, de vitamines ou de poudres à lever préparées. D'autres ingrédients, en plus
des adjuvants cités plus haut, sont également tolérés en quantités très faibles. Ceux-ci
doivent toutefois servir à améliorer les propriétés technologiques comme par ex. la
conservabilité, la stabilité (de la pâte), la force boulangère etc. de la farine. Comme exem-
ples d'ingrédients de ce genre, on peut notamment citer les enzymes (les amylases, les
hémicellulases, les oxydases, etc.), le sel, les germes moulus, le malt torréfié, l'extrait de
malt, le levain séché, etc. L'adjonction ne doit pas faire perdre le caractère d'une farine au
sens du présent numéro (sinon, classement en général dans le no 1901).

1103. Gruaux, semoules et agglomérés sous forme de pellets, de céréales

Les gruaux et semoules de cette position sont des produits obtenus par fragmentation des
grains de céréales (y compris les épis entiers de maïs munis ou non de leurs spathes) qui
satisfont aux critères de teneur en amidon et en cendres stipulés, pour certaines d'entre el-
les, dans la Note 2 A) du Chapitre et qui répondent, dans tous les cas, aux conditions de
passage à travers un tamis étalonné stipulées dans la Note 3 du Chapitre.

En ce qui concerne la distinction à établir entre les farines des n°s 1101 ou 1102, les
gruaux et les semoules de la présente position et les produits du n° 1104, se reporter aux
Considérations générales du Chapitre (Point 1), deuxième paragraphe.

Les gruaux consistent en petits fragments ou noyaux farineux provenant d'une mouture
grossière des grains.

La semoule est un produit plus granuleux que la farine provenant, soit d'un blutage après
la première mouture, soit d'un nouveau blutage après remouture de gruaux issus de la
première opération.

La semoule de blé dur est la principale matière première utilisée pour la fabrication des pâ-
tes alimentaires; la semoule constitue aussi un produit alimentaire directement utilisable
comme tel, notamment pour la préparation d'entremets, gâteaux, puddings, etc.

Sont également comprises ici les semoules (de maïs, notamment) prégélatinisées par trai-
tement thermique, utilisées, par exemple, comme adjuvant en brasserie.

Les agglomérés sous forme de pellets sont des produits de la minoterie des céréales du
présent Chapitre présentés sous forme de cylindres, boulettes, etc., agglomérés soit par
simple pression, soit par adjonction d'un liant dans une proportion n'excédant pas 3 % en
poids (voir Note 1 de la Section II). La position ne comprend pas les résidus présentés
sous forme de pellets provenant de la mouture des céréales (Chapitre 23).

Notes explicatives suisses

La semoule de blé dur provient de variétés de blé riche en gluten. Elle se différencie de la
semoule de blé tendre par sa couleur plus jaune, par son brillant nettement vitreux et par
la dureté des fragments isolés. Au contraire, la semoule de blé tendre est faite de frag-
ments plus blancs, moins brillants et moins durs.

4/9 (Etat: 1.4.2010)


1104

1104. Grains de céréales autrement travaillés (mondés, aplatis, en flocons, perlés, tran-
chés ou concassés, par exemple), à l'exception du riz du no 1006; germes de céréa-
les, entiers, aplatis, en flocons ou moulus

Cette position comprend tous les produits non préparés provenant de la mouture et du trai-
tement des céréales, à l'exclusion des farines (n°s 1101 et 1102), des gruaux, semoules et
agglomérés sous forme de pellets (n° 1103) et des résidus (n° 2302). En ce qui concerne
la distinction à établir entre les produits de la présente position et les exceptions mention-
nées, voir le point 1) des Considérations générales du Chapitre.

La présente position comprend:

1) Les grains aplatis ou en flocons (par exemple d'avoine ou d'orge), obtenus par un
écrasement ou aplatissement de grains entiers, mondés ou non, ou de grains concas-
sés, ou de produits visés aux points 2) et 3) ci-dessous ou visés aux points 2) à 5) de
la Note explicative du n° 1006. Au cours de ce processus le grain subit normalement
un traitement thermique à vapeur ou un laminage au moyen de rouleaux chauffés. Par
contre, les aliments pour petits déjeuners, du genre corn flakes, etc., qui ont subi une
cuisson suffisante pour être consommés en l'état, sont classés au n° 1904 avec les
produits similaires.

2) L'avoine, le sarrasin et le millet dont l'enveloppe a été ôtée, mais non le péricarpe.
Toutefois, la présente position ne comprend pas les grains d'avoine ne comportant
pas naturellement de balle florale pour autant que ceux-ci n'aient pas subi d'ouvrai-
sons postérieurement au battage (n° 1004).

3) Les grains qui ont été mondés ou autrement travaillés pour être dépouillés entière-
ment ou partiellement de leur pellicule propre (péricarpe). L'amande farineuse peut
alors être visible. Les grains des variétés d'orge vêtue sont également classés ici s'ils
ont été dépourvus de leurs enveloppes (ou bractées). (Les enveloppes ne peuvent
être enlevées que par un meulage puisqu'elles adhèrent trop fortement à l'amande du
grain pour en être séparées simplement par le battage ou le vannage - voir la Note
explicative n° 1003).

4) Les grains perlés (principalement d'orge), qui sont des grains mondés dont la presque
totalité du péricarpe a été enlevée, et qui ont subi, en outre, une opération destinée à
les arrondir aux deux bouts.

5) Les grains concassés, qui sont des grains, mondés ou non, coupés ou brisés en
fragments et se différenciant des gruaux par le fait que leurs fragments sont plus
grossiers et plus irréguliers.

6) Les germes de céréales qui sont séparés du grain au permier stade de la mouture et
qui se présentent de ce fait à l'état entier ou affectant une forme légèrement aplatie.
Afin d'assurer leur conservation, les germes peuvent être partiellement déshuilés ou
soumis à un traitement thermique. En vue de certaines de leurs utilisations, les ger-
mes sont réduits en flocons, en poudres grossières ou en farines, et des vitamines
peuvent être ajoutées, pour compenser les pertes subies en cours de traitement, par
exemple.
Les germes entiers ou aplatis sont généralement destinés à l'extraction de l'huile.
Ceux en flocons ou en poudres sont utilisés pour l'alimentation humaine (boulangerie,
biscuiterie, préparations diététiques), pour la nourriture des animaux (fabrication d'ali-
ments de complément) ou dans la fabrication de préparations pharmaceutiques.
o
Les résidus de l'extraction de l'huile des germes de céréales relèvent du n 2306.

Sont également exclus de la présente position:


a) Le riz décortiqué, semi-blanchi ou blanchi (mondé), même poli, glacé ou étuvé, et le
riz en brisures (concassé) (n° 1006).

5/9 (Etat: 1.4.2010)


1105

b) Le blé dit "bulgur" sous forme de grains travaillés (n° 1904).

1105. Farine, semoule, poudre, flocons, granulés et agglomérés sous forme de pellets, de
pommes de terre

Il s'agit ici de pommes de terre séchées, présentées sous forme de farine, de semoule, de
poudre, de flocons, de granulés ou d’agglomérés sous forme de pellets. La farine, la pou-
dre, les flocons et les granulés de la présente position peuvent être obtenus en cuisant à la
vapeur des pommes de terre fraîches, en les écrasant et en réduisant, par séchage, la pu-
rée ainsi obtenue en une farine, en une poudre, en granulés ou en une mince pellicule qui
est ensuite découpée en petits flocons. Les agglomérés sous forme de pellets de la pré-
sente position sont d’ordinaire obtenus par agglomération de farine, de semoule, de pou-
dre ou de morceaux de pommes de terre.

Les produits de cette position peuvent être améliorés par l'addition de très faibles quantités
d'antioxydants, d'émulsifiants ou de vitamines.

Par contre, sont exclus de la présente position, les produits de l'espèce auxquels ont été
ajoutées d'autres substances qui leur confèrent le caractère de préparations.

En outre, la présente position ne comprend pas:


a) Les pommes de terre simplement desséchées, déshydratées ou évaporées (n° 0712).
b) La fécule de pommes de terre (n° 1108).
c) Les succédanés de tapioca préparés à partir de fécules de pommes de terre (n°
1903).

Notes explicatives suisses

En plus des additifs autorisés par les notes explicatives SH ci-dessus pour la poudre et les
flocons de pommes de terre de ce numéro, les substances servant exclusivement à garan-
tir une qualité uniforme (standardisation) ou à remplacer les substances perdues ou en-
dommagées pendant la fabrication (par exemple colorants ou substances aromatisantes)
sont également tolérées. Le genre et la quantité des substances ajoutées ne doivent toute-
fois pas avoir pour effet que la marchandise perde son caractère original de poudre ou de
flocons de pommes de terre.

D'autres additifs tels que des épices, des extraits d'épices, des substances aromatiques
étrangères à la pomme de terre, de la poudre de lait, de la graisse, etc., même en quanti-
tés très faibles, confèrent en revanche au produit le caractère d'une préparation de pom-
mes de terre au sens du numéro 2005.

En tenant compte des explications ci-dessus, on classe en principe aussi dans ce numéro
des produits directement consommables après une simple adjonction d'eau ou de lait et un
chauffage approprié.

1106. Farines, semoules et poudres des légumes à cosse secs du no 0713, de sagou ou
des racines ou tubercules du no 0714 et des produits du Chapitre 8

A) Farines, semoules et poudres des légumes à cosse secs du n° 0713.


Il s'agit ici notamment des farines, semoules et poudres de pois, de haricots, de lentil-
les ou de fèves, servant principalement à la confection des potages ou purées.
Sont exclues de la présente position:
a) La farine de soja (ou soya) non déshuilée (n° 1208).
b) La farine de caroubes (n° 1212).
c) Les préparations pour soupes, potages ou bouillons (même sous forme liquide,
solide ou en poudre) à base de farines ou de semoules de légumes (n° 2104).

6/9 (Etat: 1.4.2010)


1107

B) Farines, semoules et poudres de sagou ou des racines ou tubercules du n° 0714.


Ces produits sont obtenus par râpage ou mouture de la moelle du sagoutier, des raci-
nes de manioc séchées, etc. Certains d'entre eux sont souvent soumis, en cours de
fabrication, à un traitement thermique destiné à éliminer les substances toxiques; ce
traitement peut entraîner la prégélatinisation de la fécule.
Cette position ne comprend pas les fécules (qui, dans le cas du sagou, sont quelque-
fois appelées farines de sagou) dérivées de ces produits, et qui sont classées au n°
1108. A la différence des fécules ou de l'amidon, les farines reprises ici ne craquent
pas sous la pression du doigt. Sont également exclues les farines, semoules et pou-
dres de sagou ou des racines ou tubercules du n° 0714, agglomérées sous forme de
pellets (n° 0714).

C) Farines, semoules et poudres des produits du Chapitre 8.


Les fruits du Chapitre 8, le plus communément transformés en farines, semoules ou
poudres, sont les marrons et les châtaignes, les amandes, les dattes, les bananes, les
noix de coco et le tamarin.
La présente position comprend également les farines, semoules et poudres d'écorces
de fruits.
Toutefois, cette position ne comprend pas la poudre de tamarin conditionnée en em-
ballages pour la vente au détail en vue d'usages prophylactiques ou thérapeutiques
(n° 3004).
Les produits de cette position peuvent être améliorés par l'addition de très faibles
quantités d'antioxydants ou d'émulsifiants.
Sont également exclues de la présente position:
a) La moelle du sagoutier (n° 0714).
b) Les préparations alimentaires connues sous le nom de "tapioca" (n° 1903).

Notes explicatives suisses

Sont réputés farines, semoules et poudres au sens du no 1106 les produits broyés consti-
tués de légumes à cosse secs du no 0713, de sagou ou de racines ou tubercules du no
0714 ou de produits du chapitre 8, passant à raison de 95 % au moins en poids au travers
d’un tamis tendu d’un tissu en fils métalliques d’une ouverture de mailles de 2 mm.

1107. Malt, même torréfié

Les grains de malt sont obtenus à partir de grains germés, généralement desséchés en-
suite dans des étuves à air chaud appelées tourailles. C'est principalement l'orge qui subit
l'opération du maltage.

Le grain d'orge maltée est légèrement ridé dans le sens de la longueur. Il est blanc à l'inté-
rieur, jaune brun à l'extérieur et il marque comme la craie. Placé dans l'eau, il surnage ha-
bituellement et s'effrite facilement, alors que le grain non malté tombe au fond. Le malt a
une odeur spéciale de grain cuit et une saveur plus ou moins sucrée.

La présente position comprend le malt entier, le malt moulu et la farine de malt, y compris
les malts torréfiés utilisés, parfois, pour la coloration des bières. En sont, toutefois, exclus,
les produits ayant subi une ouvraison supplémentaire, tels que les extraits de malt et les
préparations alimentaires d'extraits de malt du n° 1901 ainsi que les malts torréfiés visi-
blement destinés, en raison de leur conditionnement, à servir comme succédanés de café,
qui vont au n° 2101.

7/9 (Etat: 1.4.2010)


1108

1108. Amidons et fécules; inuline

On trouve l'amidon et la fécule dans les organes de réserve d'un grand nombre de végé-
taux. Chimiquement, ces corps sont des hydrates de carbone. On appelle plus spéciale-
ment fécule le produit provenant des organes souterrains des plantes (racines et tubercu-
les de pommes de terre, de manioc, d'arrow-root, etc.) ou de la moelle du sagoutier (sa-
gou) et amidon proprement dit, celui qui est tiré des organes aériens et notamment des
graines (de maïs, de blé, de riz, par exemple) ou de certains lichens.

Les amidons et fécules se présentent sous forme de poudres blanches, inodores, compo-
sées de grains extrêmement fins qui craquent sous la pression du doigt. L'eau iodée les
colore en bleu intense (à l'exception des amylopectines qui présentent une coloration
brun-rouge). Examinés au microscope, sous lumière polarisée, les grains montrent des
croix noires de polarisation caractéristiques. Insolubles dans l'eau froide, les grains se bri-
sent et se transforment en pâte sous l'action de l'eau chaude à 60 °C environ (en dessous
de leur seuil de gélatinisation). Les amidons et fécules donnent une série de produits, tels
que les amidons modifiés, les amidons torréfiés solubles, la dextrine, la malto-dextrine, le
dextrose ou le glucose qui relèvent d'autres positions. Les amidons et fécules sont no-
tamment utilisés dans l'industrie alimentaire, papetière ou textile.

Entrent également dans cette position l'inuline, substance dont la composition chimique
est analogue à celle de la fécule ou de l'amidon. Toutefois elle ne se colore pas en bleu
par l'iode, qui lui communique une légère teinte jaune-brun. Elle est extraite des tubercules
de topinambours, de dahlias, des racines de chicorée. Une longue ébullition avec l'eau ou
les acides étendus la transforme en lévulose.

Sont exclus notamment de cette position:


a) Les préparations à base d'amidons ou de fécules (n° 1901).
b) Le tapioca et ses succédanés préparés à partir de fécules (voir la Note explicative du
n° 1903).
c) Les amidons et fécules constituant des produits de parfumerie ou de toilette préparés
(Chapitre 33).
d) Les dextrines et autres amidons et fécules modifiés du n° 3505.
e) Les colles à base d'amidons ou de fécules (n°s 3505 ou 3506).
f) Les amidons et fécules constituant des parements préparés ou des apprêts préparés
(n° 3809).
g) L'amylopectine et l'amylose isolées obtenues par fractionnement d'amidon (n° 3913).

Notes explicatives suisses

Pour faire la distinction entre l’amidon natif (no 1108) et l’amidon modifié (no 3505), il faut
se référer aux Notes explicatives suisses du no 3505.

1109. Gluten de froment (blé), même à l'état sec

Le gluten est extrait de la farine de froment par simple séparation, sous l'action de l'eau,
des autres composants de la farine (amidon, etc.). Il se présente sous la forme soit d'un li-
quide plus ou moins visqueux ou d'une pâte, de couleur blanchâtre (gluten dit humide),
soit encore d'une poudre de couleur crème (gluten sec).

Il est constitué essentiellement par un mélange de diverses protéines, dont les principales
(85 à 95 % de l'ensemble des protéines qui y sont contenues) sont la gliadine et la gluté-
nine. La présence de ces deux protéines caractérise le gluten de froment et lui confère,
lorsqu'il est mélangé dans des proportions convenables, avec de l'eau, les qualités d'élas-
ticité et de plasticité qui lui sont propres.

Le gluten est principalement utilisé pour enrichir en protéines les farines destinées à la fa-
brication de certains produits de la boulangerie ou de la biscuiterie, de certaines variétés

8/9 (Etat: 1.4.2010)


1109

de pâtes alimentaires ou de préparations diététiques. Il est également employé comme


liant pour certaines préparations de viandes ainsi que pour la fabrication de certaines col-
les ou de produits tels que le sulfate ou le phosphate de gluten, les protéines végétales
hydrolysées ou le glutamate de sodium.

Sont notamment exclus de cette position:


a) La farine de froment enrichie par l'adjonction de gluten (n° 1101).
b) Les protéines extraites du gluten de froment (n° 3504 généralement).
c) Le gluten de froment préparé en vue de son utilisation comme colle ou comme pare-
ment ou apprêt pour l'industrie textile (n°s 3506 ou 3809).

9/9 (Etat: 1.4.2010)


1201

Chapitre 12

Graines et fruits oléagineux; graines, semences et fruits divers; plantes industrielles ou


médicinales; pailles et fourrages

Considérations générales

Les n°s 1201 à 1207 comprennent les graines et les fruits qui servent normalement à l'ex-
traction, par pressage ou au moyen de solvants, d'huiles ou graisses comestibles ou in-
dustrielles, qu'ils soient effectivement destinés à cet usage, à l'ensemencement ou à d'au-
tres fins. Elles n'englobent pas les produits des n°s 0801 ou 0802, les olives (Chapitres 7
ou 20) et certains autres fruits et graines susceptibles de donner de l'huile, mais principa-
lement utilisés à d'autres fins, tels que, par exemple, les noyaux d'abricots, de pêches ou
de prunes (n° 1212), les fèves de cacao (n° 1801).

Les graines et les fruits de ces positions peuvent être entiers, concassés, décortiqués ou
pelés. Ils peuvent, en outre, avoir été soumis à un traitement thermique destiné principa-
lement à en assurer une meilleure conservation (par exemple en rendant inactives les en-
zymes lipolytiques et en éliminant une partie de l'humidité), en vue d'en extraire l'amer-
tume, de rendre inactifs les antagonistes nutritionnels ou de faciliter leur utilisation, à la
condition que ce traitement ne modifie pas leur caractère de produits naturels et ne les
rende pas aptes à un emploi particulier plutôt qu'à leur emploi général.

Les résidus solides de l'extraction des huiles végétales à partir des graines et fruits oléagi-
neux, ainsi que les farines déshuilées, relèvent des n°s 2304, 2305 ou 2306.

1201. Fèves de soja, même concassées

Les fèves de soja constituent une source très importante d'huile végétale. Les fèves de so-
ja classées ici peuvent avoir reçu un traitement thermique en vue d'en éliminer l'amertume
(voir les Considérations générales).

Sont, toutefois, exclues les fèves de soja torréfiées utilisées comme succédané du café
(n° 2101).

Notes explicatives suisses

1201.0091 Relèvent de ce numéro les marchandises dont les déchets de transformation servent à
l'alimentation des animaux.

1202. Arachides non grillées ni autrement cuites, même décortiquées ou concassées

Cette position comprend les arachides, même décortiquées ou concassées, qui ne sont ni
grillées ni autrement cuites. Les arachides de la présente position peuvent être soumises à
un traitement thermique destiné à en assurer une meilleure conservation (voir Considéra-
tions générales). Les arachides grillées ou autrement cuites relèvent du Chapitre 20.

1203. Coprah

Le coprah est constitué par la partie charnue séchée de la noix de coco; il est utilisé pour
l'extraction de l'huile de coco mais il est impropre à l'alimentation humaine.

1/10 (Etat: 1.10.2007)


1204

Cette position ne comprend pas la noix de coco dépourvue de sa coque, râpée et dessé-
chée, propre à l'alimentation humaine (n° 0801).

1204. Graines de lin, même concassées

Les graines de lin constituent la source d'une des plus importantes huiles siccatives.

1205. Graines de navette ou de colza, même concassées

Cette position comprend les graines de navette ou de colza (c’est-à-dire, les graines de
plusieurs espèces de Brassica, notamment B. napus (navette) et B. rapa (ou B. campes-
tris)). Elle couvre les graines de navette ou de colza traditionnelles ainsi que les graines de
navette ou de colza à faible teneur en acide érucique. Les graines de navette ou de colza
à faible teneur en acide érucique, graines de canola, graines de colza européen double zé-
ro, par exemple, fournissent une huile fixe dont la teneur totale en acide érucique est infé-
rieure à 2 % en poids et un composant solide qui contient moins de 30 micromoles par
gramme de glucosinolates.

1206. Graines de tournesol, même concassées

Cette position comprend les graines de tournesol commun ("Helianthus annuus").

1207. Autres graines et fruits oléagineux, même concassés

Cette position comprend les graines et fruits qui servent à l'extraction d'huiles ou de grais-
ses alimentaires ou industrielles, autres que celles mentionnées dans les n°s 1201 à 1206
(voir également les Considérations générales).

Parmi les fruits et graines compris dans cette position, on peut citer:

Graines d'abrasin ou d'oléococca; Graines de mowra;


Graines de babassu; Graines de niger;
Noix de bancoul (noix de chandeles); Graines d'oeillette (pavot);
Graines de bassia (voir graines Graines d'oïticica;
d'illipé, de karité et de mowra); Graines d'onagre des espèces
Graines de carthame; Oenothera biennis et
Graines de chanvre (chènevis); Oenothera lamarckiana;
Graines de chaulmoogra; Noix et amandes de palmiste;
Graines de coton; Graines de perilla;
Graines de croton tiglium (ou Graines de pulghère; Pépins de
petits pignons d'Inde); raisins;
Graines du hêtre (ou faines); Graines de ricin;
Graines d'illipé; Graines de sésame;
Graines de kapok; Graines de stillingia;
Graines de karité; Graines du thé;
Graines de moutarde; Noix de touloucouna.

1208. Farines de graines ou de fruits oléagineux, autres que la farine de moutarde

Cette position comprend les farines, plus ou moins fines, non déshuilées ou partiellement
déshuilées obtenues par broyage des graines ou fruits oléagineux des n°s 1201 à 1207.
Elle comprend également les farines déshuilées et entièrement ou partiellement addition-
nées de leurs huiles initiales (voir la Note 2 du présent Chapitre).

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1209

Sont exclus:
a) Le beurre d'arachide (n° 2008).
b) La farine de moutarde, qu'elle soit ou non déshuilée, préparée ou non (n° 2103).
c) Les farines déshuilées (de graines ou fruits oléagineux autres que de moutarde)
(n°s 2304 à 2306).

1209. Graines, fruits et spores à ensemencer

Cette position comprend les graines, fruits et spores à ensemencer de toutes espèces.
Restent comprises dans cette position les graines qui ont perdu leur pouvoir germinatif.
Toutefois, en sont exclus les produits tels que ceux mentionnés à la fin de la présente
Note explicative et qui, bien que destinés à l'ensemencement, sont classés dans d'autres
positions de la Nomenclature car ils ne sont pas normalement utilisés à cette fin.

On y range, notamment, les graines de betteraves de toutes sortes, les graines de gazon,
de prairies ou d'autres herbages (luzerne, sainfoin, trèfle, ray-grass, fétuque, pâturin des
prés du Kentucky, fléole des prés, etc.), les graines de fleurs ornementales, les graines po-
tagères, les graines d'arbres forestiers (y compris les pommes de conifères garnies de
leurs graines), les graines d'arbres fruitiers, les graines de vesces (autres que celles de
l'espèce "Vicia faba", c'est-à-dire les fèves et les féveroles), les graines de lupins, les grai-
nes de tamarin, les graines de tabac, les graines des plantes du n° 1211, lorsque ces grai-
nes ne sont pas utilisées principalement en parfumerie, en médecine ou à usages insecti-
cides, parasiticides ou similaires.

Les produits de cette position (notamment les semences de gazon) peuvent être disposés,
avec de fines particules d'engrais, sur un support en papier et recouverts d'une mince cou-
che d'ouate maintenue par un réseau de renforcement en matière plastique.

Sont, par contre, exclus de la présente position:


a) Les blancs de champignons (n° 0602).
b) Les légumes à cosse et le maïs doux (Chapitre 7).
c) Les fruits du Chapitre 8.
d) Les graines et fruits du Chapitre 9.
e) Les graines de céréales (Chapitre 10).
f) Les graines et fruits oléagineux des n°s 1201 à 1207.
g) Les graines et fruits des plantes utilisées principalement en parfumerie, en médecine
ou à des usages insecticides, parasiticides ou similaires (n° 1211).
h) Les graines de caroube (n° 1212).

Notes explicatives suisses

1209.2912, 9912
Relèvent de ces numéros les marchandises dont les déchets de transformation servent à
l'alimentation des animaux.

1210. Cônes de houblon frais ou secs, même broyés, moulus ou sous forme de pellets;
lupuline

Les cônes de houblon sont les chatons ou fleurs coniques et écailleuses de la plante de
houblon (Humulus lupulus). Ils sont utilisés principalement en brasserie, pour donner à la
bière son goût caractéristique.

Ils sont également employés en médecine. Cette position comprend les cônes de houblon
frais ou secs, même broyés ou moulus, ou agglomérés sous forme de pellets (c'est-à- dire,
présentés sous forme de cylindres, boulettes, etc. agglomérés soit par simple pression,
soit par adjonction d'un liant dans une proportion n'excédant pas 3 % en poids).

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1211

La lupuline est une poussière résineuse jaune qui recouvre le cône du houblon; elle
contient le principe amer, aromatique et colorant auquel sont dues, en grande partie, les
propriétés du houblon. En brasserie, elle remplace partiellement le houblon. On l'utilise
également en médecine. On l'obtient en la séparant des cônes, par des moyens mécani-
ques, après leur séchage.

Sont exclus de la présente position:


a) L'extrait de houblon (n° 1302).
b) Les déchets de houblon entièrement épuisés (n° 2303).
c) L'huile essentielle de houblon (n° 3301).

1211. Plantes, parties de plantes, graines et fruits des espèces utilisées principalement en
parfumerie, en médecine ou à usages insecticides, parasiticides ou similaires, frais
ou secs, même coupés, concassés ou pulvérisés

Cette position comprend des produits végétaux frais ou secs, même à l'état coupé,
concassé, moulu ou pulvérisé, ou, le cas échéant, râpé ou mondé, ou encore sous forme
de déchets provenant notamment du traitement mécanique, principalement utilisés en par-
fumerie, à des usages médicinaux, insecticides, parasiticides ou similaires et consistant,
soit en plantes entières (y compris les mousses et les lichens), soit en parties de plantes
(bois, écorces, racines, tiges, feuilles, fleurs, pétales, fruits, queues, graines, à l'exclusion
des graines et fruits oléagineux des n°s 1201 à 1207). Le fait que ces produits soient im-
prégnés d'alcool n'affecte pas leur classement.

Les plantes, parties de plantes, graines et fruits sont classés sous la présente position,
non seulement lorsqu'ils sont utilisés en l'état aux usages mentionnés ci-dessus mais aus-
si lorsqu'ils sont destinés à la fabrication d'extraits, d'alcaloïdes ou d'huiles essentielles
employés auxdits usages. Par contre, relèvent des n°s 1201 à 1207, les graines et fruits
destinés à l'extraction d'huiles fixes, même lorsque celles-ci servent aux usages prévus à
la présente position.

Il convient également de noter que les produits végétaux repris plus spécifiquement dans
d'autres positions de la Nomenclature sont exclus de la présente position, même s'ils sont
susceptibles d'être utilisés en parfumerie, à des usages médicinaux, etc. Tel est notam-
ment le cas pour les écorces d'agrumes (n° 0814), la girofle, la vanille, les graines d'anis,
de badiane, etc. et autres produits du Chapitre 9, les cônes de houblon (n° 1210), les raci-
nes de chicorée du n° 1212, les gommes, les résines, les gommes-résines, les oléorési-
nes, naturelles (n° 1301).

De même, les plants, plantes et racines de chicorée et les autres plantes à repiquer ou à
transplanter, les bulbes, rhizomes, etc., manifestement destinés à la reproduction, ainsi
que les fleurs, feuillages et autres parties de plantes pour bouquets ou ornements, sont
repris au Chapitre 6.

Il est à noter que les bois des espèces utilisées principalement en parfumerie, en méde-
cice ou à usages insecticides, parasiticides ou similaires ne peuvent relever de la présente
position que s’ils sont présentés sous forme de copeaux, d’éclats ou concassés, moulus
ou pulvérisés. Présentés sous d’autres formes, ces bois sont exclus (Chapitre 44).

Certaines plantes ou parties de plantes, graines ou fruits de cette position peuvent être
présentés en sachets notamment, pour la préparation d'infusions ou de tisanes. Les pro-
duits de l'espèce, constitués par des plantes ou parties de plantes, des graines ou fruits
d'une seule espèce (menthe pour infusions, par exemple), restent classés ici.

Toutefois, sont exclus de la présente position les produits de l'espèce constitués par des
plantes ou parties de plantes, des graines ou fruits d'espèces différentes (même compre-
nant des plantes ou parties de plantes relevant d'autres positions) ou encore par des plan-
tes ou parties de plantes d'une ou de plusieurs espèces mélangés avec d'autres substan-
ces (un ou plusieurs extraits de plantes, par exemple) (n° 2106).

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1211

Il y a lieu de noter, en outre, que relèvent, selon le cas, des n°s 3003, 3004, 3303 à 3307
ou 3808:
a) Les produits de la présente position non mélangés, mais présentés sous forme de do-
ses ou sous un conditionnement de vente au détail, en vue de leur utilisation à des
fins thérapeutiques ou prophylactiques, ou encore conditionnés pour la vente au détail
comme produits de parfumerie ou comme insecticides, parasiticides ou similaires.
b) Ceux mélangés en vue de ces mêmes usages.

Toutefois, le classement des produits végétaux dans la présente position, même lorsqu'ils
sont utilisés principalement en médecine, n'implique pas nécessairement qu'ils sont à
considérer comme des médicaments des n°s 3003 ou 3004 lorsqu'ils sont présentés à
l'état mélangé, ou à l'état non mélangé, mais sous forme de doses ou conditionnés pour la
vente au détail. Si le terme médicaments au sens des n°s 3003 ou 3004 ne s'applique
qu'aux produits utilisés à des fins thérapeutiques ou prophylactiques, le terme médecine,
dont la portée est plus large, couvre à la fois les médicaments mais également des pro-
duits qui ne sont pas utilisés à des fins thérapeutiques ou prophylactiques (boissons toni-
ques, aliments enrichis, réactifs destinés à la détermination des groupes ou des facteurs
sanguins, par exemple).

Sont également exclus de la présente position les produits ci-après des types utilisés soit
directement pour aromatiser des boissons, soit pour préparer des extraits en vue de la fa-
brication de boissons:
a) Les mélanges constitués par différentes espèces de plantes ou de parties de plantes
de la présente position (n° 2106).
b) Les mélanges de plantes ou de parties de plantes de la présente position avec des
produits végétaux relevant d'autres Chapitres (Chapitres 7, 9, 11, par exemple) (Cha-
pitre 9 ou n° 2106).

Les principales espèces comprises dans cette position sont les suivantes:

Absinthe (Artemisia absinthium): feuilles et fleurs.


Aconit (Aconitum napellus): racines et feuilles.
Acore (Acorus calamus): racines.
Ambrette ou abelmosch (Hibiscus abelmos-
chus): graines.
Angélique (Archangelica officinalis): racines et graines.
Angusture (Galipea officinalis): écorce.
Araroba (Andira araroba): poudre.
Armoise (Artemisia vulgaris): racines et feuilles.
Arnica (Arnica montana): racines, tiges, feuilles et fleurs.
Asperule odorante (Asperula odorata): herbes, feuilles et fleurs.

Barbasco - Cube ou Timbo: racines et écorces.

Barbotine (semencine ou semen-contra)


(Artemisia cina): fleurs.
Bardane (Arctium lappa): graines et racines séchées.
Basilic (Ocimum basilicum): feuilles et fleurs.
Belladone (Atropa belladonna): racines, baies, feuilles et fleurs.
Boldo (Peumus boldus): feuilles.
Bouillon blanc (Verbascum thap-
sus,Verbascum phlomoides): feuilles et fleurs.
Bourdaine: écorces.
Bourgeons de pin et de sapin.
Bourrache (Borago officinalis): tiges, feuilles et fleurs.
Bryone (Bryonia dioica): racines.
Buchu ou bucco (Barosma betuli-
na,serratifolia, crenulata): feuilles.

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1211

Busserole ou raisin d'ours: feuilles.

Calumba ou colombo (Jateorhyza palmata): racines.


Camomille (Matricaria chamomilla,Anthemis fleurs.
nobilis):
Cannabis (Cannabis sativa): herbes.
Cascara sagrada (Rhamnus purshiana): écorces.
Cascarille (Croton eluteria): écorces.
Casse (Cassia fistula): gousses, graines et pulpes de casse non
épurées.
(Les pulpes de casse épurées (extrait aqueux) relèvent du n° 1302).
Centaurée (Erythraea centaurium).
Cevadille (Schoenocaulon officinale): graines.
Chenopode (Chenopodium): graines.
Chiendent officinal (Agropyrum repens): racines.
Coca (Erythroxylon coca, E. truxillense): feuilles.
Cocillana (Guarea rusbyi): écorces.
Coings: pépins.
Colchique (Colchicum autumnale): bulbes et graines.
Coloquinte (Citrullus colocynthis).
Condurango (Marsdenia condurango): écorces.
Consoude (Symphytum officinale): racines.
Coques du Levant (Anamirta paniculata).

Damiana (Turnera diffusa, aphrodisiaca): feuilles.


Datura (Datura metel): feuilles et graines.
Derris (Derris elliptica, trifoliata): racines.
Digitale (Digitalis purpurea): feuilles et graines.

Ecorce d'orme (Ulmus fulva).


Ellebore (Veratrum album et viride).
Ephedra ou ma huang (Ephedra sinica,
Ephedra equisetina): rameaux et tiges.
Eucalyptus (Eucalyptus globulus): feuilles.

Fèves de Calabar (Physostigma veneno-


sum).
Fèves de St-Ignace (Strychnos ignatii).
Fèves de Tonka ou Tongo (Dipterix odora-
ta).
Fougère mâle (Dryopteris filix mas): racines ou rhizomes.
Fumeterre (Fumaria officinalis): feuilles et fleurs.

Gaïac (Guajacum officinalis, sanctum): bois.


Galanga (Alpinia officinarum): rhizomes.
Gentiane (Gentiana lutea): racines et fleurs.
Ginseng (Panax quinquefolium et P. gin-
seng): racines.
Giroflier (Caryophyllus aromaticus): écorces et feuilles.
Guimauve (Althaea officinalis): racines, fleurs et feuilles.

Hamamelis (Hamamelis virginiana): écorces et feuilles.


Hydrastis (Hydrastis canadensis): racines.
Hysope (Hyssopus officinalis): fleurs et feuilles.

Ipecacuanha (Cephaelis ipecacuanha): racines.


Ipomée (Ipomoea orizabensis): racines.
Iris (Iris germanica, I. pallida, I. florentina): rhizomes.

Jaborandi (Pilocarpus jaborandi): feuilles.

6/10 (Etat: 1.10.2007)


1211

Jalap (Ipomoea purga): racines.


Jusquiame (Hyoscyamus niger, muticus): racines, graines et feuilles.

Lavande (Lavandula vera): fleurs, tiges et graines.


Linaloe ou sua (Bursera delpechiana): bois.
Lobelia (Lobelia inflata): herbes et feuilles.

Mandragores: racines ou rhizomes.


Marjolaine vulgaire (Origanum vulgare): voir Origan.
La marjolaine cultivée (Majorana hortensis ou Origanum majorana) relève du Chapitre 7.
Marrube (Marrubium vulgare): rameaux, tiges et feuilles.
Mauve (Malva silvestris, M. rotundifolia): feuilles et baies.
Mélisse (Melissa officinalis): fleurs et feuilles.
Menthe (toutes variétés): tiges et feuilles.
Morelle (Solanum nigrum): baies et feuilles.
Mousse (lichen) de chêne (Evernia furfura-
cea).

Noix vomique (Strychnos nux vomica).


Noyer: feuilles.

Oranger: feuilles et fleurs.


Origan (Origanum vulgare): rameaux, tiges et feuilles.

Patchouli (Pogostemon patchuli): feuilles.


Pavot (Papaver somniferum): têtes non mères.
Pensée: fleurs
Pissenlit (Taraxacum officinale): racines.
Plantain (Plantago major): feuilles, tiges et graines.
Podophylle (Podophyllum peltatum): racines et rhizomes.
Poivre de Cubèbe (Cubeba officinalis Mi-
quel ou Piper Cubeba).
Poivre long (Piper longum): racines et tiges souterraines.
Polygala de Virginie (Polygala senega): racines.
Psyllium (Plantago psyllium): feuilles, tiges et graines.
Pulsatille (Anemone pulsatilla): feuilles, herbes et fleurs.
Pyrèthre (Anacyclus pyre-
thrum,Chrysanthemum cinerariaefolium): écorces, tiges, feuilles et fleurs.

Quassia (Quassia amara ou Picraena ex- bois et écorces.


celsa):
Queues de cerises.
Quinquina: écorces.

Ratanhia (Krameria triandra): racines.


Réglisse (Glycyrrhiza glabra): racines.
Rhubarbe (Rheum officinale): racines.
Romarin (Rosmarinus officinalis): herbes, feuilles et fleurs.
Rose: fleurs.
Rue (Ruta graveolens): feuilles.

Salsepareille (Smilax): racines.


Santal (Santal blanc et Santal citrin): bois.
Sassafras (Sassafras officinalis): bois, écorces et racines.
Sauge (Salvia officinalis): fleurs et feuilles.
Scammonée (Convolvulus scammonia): racines.
Scille (Urginea maritima et Urginea scilla): bulbes.
Seigle ergoté.
Séné (Cassia acutifolia, angustifolia): fruits et feuilles.
Stramoine (Datura stramonium): feuilles et graines.

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Strophanthus (Strophanthus kombe): graines.


Sureau (Sambucus nigra): écorces et fleurs.

Tanaisie (Tanacetum vulgare): racines, feuilles et graines.


Tilleul: fleurs et feuilles.
Trèfle d'eau (Menyanthes trifoliata): feuilles.

Valériane (Valeriana officinalis): racines.


Véronique (Veronica officinalis): feuilles.
Verveine: feuilles et sommités.
Violette (Viola odorata): fleurs et racines.
Viorne (Viburnum prunifolium): gaines des racines.

Yohimbé (Coyrynanthe johimbe): écorces.

Les dénominations latines des plantes citées dans la liste ci-dessus - d'ailleurs non limita-
tive - ne sont données qu'à titre indicatif, en vue seulement de faciliter l'identification des
familles dans les diverses langues; l'absence des noms latins se rapportant à certaines va-
riétés d'une même espèce n'exclut pas, par conséquent, la possibilité de les classer ici,
pour autant qu'elles répondent aux utilisations visées par la présente position.

Les produits de cette position qui, aux termes d'actes internationaux, sont considérés
comme stupéfiants, sont repris dans la liste insérée à la fin du Chapitre 29.

Notes explicatives suisses

On range également dans ce numéro les déchets reconnaissables comme tels provenant
du traitement mécanique des plantes qui y sont classées, comme les déchets du tamisage
de la menthe, des fleurs de karkadé. Restent aussi classées ici les feuilles et herbes pres-
sées en balles (les feuilles d'orties, etc.), qui se sont plus ou moins brisées au cours du
transport. Les refus de tamisage sont généralement constitués par des fragments irrégu-
liers (brisures) de plantes, contenant des impuretés; les tranches ne sont pas rectilignes.
Les plantes et parties de plantes divisées mécaniquement se distinguent des refus par
l'absence d'impuretés et par leurs fragments réguliers (souvent de forme rectangulaire),
présentant des tranches rectilignes.

1212. Caroubes, algues, betteraves à sucre et cannes à sucre, fraîches, réfrigérées,


congelées ou séchées, même pulvérisées; noyaux et amandes de fruits et autres
produits végétaux (y compris les racines de chicorée non torréfiées de la variété Ci-
chorium intybus sativum) servant principalement à l'alimentation humaine, non dé-
nommés ni compris ailleurs

A) Algues.
Toutes les algues, comestibles ou non, relèvent de la présente position. Elles peuvent
être fraîches, réfrigérées, congelées, séchées ou pulvérisées. Les algues servent à
divers usages (produits pharmaceutiques, préparations cosmétiques, alimentation
humaine, alimentation animale, engrais, par exemple).
Relèvent également de la présente position les farines d'algues même si elles sont
constituées d'un mélange d'algues de plusieurs variétés.
Sont exclus de cette position:
a) L'agar-agar et la carragheenine (n° 1302).
b) Les algues monocellulaires mortes (n° 2102).
c) Les cultures de micro-organismes du n° 3002.
d) Les engrais des n°s 3101 ou 3105.

8/10 (Etat: 1.10.2007)


1212

B) Betteraves à sucre et cannes à sucre.


Cette position comprend également les betteraves à sucre et les cannes à sucre sous
les formes précisées dans son libellé. Les bagasses, qui sont les résidus fibreux de la
canne à sucre après extraction des jus, en sont exclues (n° 2303).

C) Caroubes.
La caroube est le fruit d'un arbre (Ceratonia siliqua) à feuilles persistantes, des ré-
gions méditerranéennes. Elle se compose d'une cosse de couleur brune, qui renferme
de nombreuses graines et qu'on utilise principalement pour la distillation ou comme
fourrage.
Les caroubes, riches en sucre, sont, de ce fait, consommées parfois comme aliment.
Relèvent également de cette position les endospermes, les germes, les graines entiè-
res et les germes pulvérisés, mélangés ou non avec des poudres de tégument.
Sont, par contre, exclues de cette position les farines d'endospermes, qui relèvent du
n° 1302 en tant que mucilages et épaississants.

D) Noyaux et amandes de fruits et autres produits végétaux (y compris les racines de


chicorée non torréfiées de la variété "Cichorium intybus sativum") servant principale-
ment à l'alimentation humaine, non dénommés ni compris ailleurs.
Dans le présent groupe entrent les noyaux de fruits et autres produits végétaux, non
dénommés ni compris ailleurs, servant principalement à l'alimentation humaine, direc-
tement ou après transformation.
Ce groupe de produits comprend les noyaux de pêches (y compris les brugnons et
nectarines), d'abricots ou de prunes, utilisés principalement comme succédanés
d'amandes. Ces produits entrent dans cette position, bien qu'ils soient également em-
ployés pour l'extraction de l'huile.
Appartiennent également à cette position les racines de chicorée non torréfiées de la
variété "Cichorium intybus sativum", fraîches ou sèches, même réduites en morceaux.
Sont exclues les racines de chicorée torréfiées de cette variété, qui sont utilisées
comme succédanés du café (n° 2101). Les autres racines de chicorée non torréfiées
sont classées dans le n° 0601.
Relèvent également de cette position les tiges d'angélique qui sont destinées principa-
lement à la fabrication de l'angélique candie ou confite au sucre. Ces tiges sont géné-
ralement conservées provisoirement dans de l'eau salée.
Cette position couvre également les sorghos doux ou sucriers, tels que la variété
"saccharatum", utilisés essentiellement pour la fabrication des sirops ou des mélas-
ses.
En sont exclus les noyaux et pépins de fruits à tailler (les noyaux de dattes, par
exemple) (n° 1404), ainsi que les noyaux de fruits torréfiés qui sont classés en général
avec les succédanés du café (n° 2101).

Notes explicatives suisses

1212.1110/9190
Ce numéro comprend également les betteraves à sucres concassées.

1213. Pailles et balles de céréales brutes, même hachées, moulues, pressées ou agglomé-
rées sous forme de pellets

Cette position comprend exclusivement les pailles et balles de céréales pour tous usages,
brutes, c'est-à-dire telles qu'elles se présentent après le battage des céréales, même ha-
chées, moulues, pressées ou agglomérées sous forme de pellets (c'est-à-dire, présentés

9/10 (Etat: 1.10.2007)


1213

sous forme de cylindres, boulettes, etc. agglomérés soit par simple pression, soit par ad-
jonction d'un liant dans une proportion n'excédant pas 3 % en poids), mais non autrement
préparées. La paille nettoyée, blanchie ou teinte en est exclue (n° 1401).

Notes explicatives suisses

1213.0091 Relève de ce numéro la paille, en vrac ou en balles, même hachée. Le conditionnement


pour la vente au détail n'influe en rien sur le classement tarifaire.

1214. Rutabagas, betteraves fourragères, racines fourragères, foin, luzerne, trèfle, sain-
foin, choux fourragers, lupin, vesces et produits fourragers similaires, même ag-
glomérés sous forme de pellets

Cette position comprend:


1) Les rutabagas ou choux-navets ("Brassica napobrassica"), les betteraves fourragères,
les navets fourragers et les carottes fourragères de couleur blanche ou jaune clair,
même s'ils sont destinés à l'alimentation humaine.
2) Le foin, la luzerne, le trèfle, le sainfoin, les choux fourragers, le lupin, les vesces et
produits fourragers similaires, frais ou séchés, même découpés, pressés ou hachés
plus ou moins finement. Ils restent compris ici, même s'ils ont été salés ou autrement
traités en silos afin d'éviter la fermentation ou l'altération.

Les termes "produits fourragers similaires" ne visent que les plantes spécialement culti-
vées à cet usage, à l'exclusion des déchets végétaux divers pouvant être utilisés aux mê-
mes fins (n° 2308).

Les produits fourragers de la présente position peuvent aussi être agglomérés sous forme
de pellets, c'est-à-dire présentés sous forme de cylindres, boulettes, etc. agglomérés soit
par simple pression, soit par adjonction d'un liant dans une proportion n'excédant pas 3%
en poids.

Sont, en outre, exclus de la présente position:


a) Les carottes potagères, généralement de couleur rouge ou jaune rougeâtre, du
n° 0706.
b) Les pailles et balles de céréales (n° 1213).
c) Les produits végétaux, même utilisés comme fourrages, mais qui n'ont pas été spécia-
lement cultivés à cette fin, tels que les feuilles de betteraves ou de carottes et les tiges
et feuilles de maïs (n° 2308).
d) Les préparations des types utilisés pour l'alimentation des animaux (préparations four-
ragères mélassées ou sucrées, par exemple) (n° 2309).

Notes explicatives suisses

1214.9011 Relève de ce numéro le foin, en vrac ou en balles, même haché (y compris le foin de lu-
zerne, trèfle, sainfoin, etc.). Le conditionnement pour la vente au détail n'influe en rien sur
le classement tarifaire.

10/10 (Etat: 1.10.2007)


1301

Chapitre 13

Gommes, résines et autres sucs et extraits végétaux

1301. Gomme laque; gommes, résines, gommes-résines et oléorésines (baumes, par


exemple), naturelles

I. Gomme laque.

La gomme laque est le produit de la sécrétion ciro-résineuse déposée sur certains ar-
bres des pays tropicaux, d'un insecte appartenant à la même famille que la cochenille
et le kermès.

Les principales variétés commerciales de gommes laques (désignées plus brièvement


et improprement sous le terme de "laques") sont les suivantes:

A) La laque en bâtons (stick lac), ainsi appelée parce qu'elle est souvent adhérente
aux branches ou fragments de branches que l'insecte a touchés et autour des-
quels elle forme une couche plus ou moins épaisse; cette espèce, d'un rouge
foncé, est la plus riche en couleur.

B) La laque en grains (seed lac), qui est la gomme laque concassée après avoir été
détachée des branches (généralement après un lessivage qui l'a privée d'une
partie de sa matière colorante).

C) La laque en écailles, appelée aussi laque en feuilles, en plaques ou en tables


(shellac), qui est le produit d'une fusion et d'une filtration par lesquelles on a épu-
ré la gomme. Elle se présente en minces lamelles irrégulières, d'aspect vitreux et
de couleur ambrée ou rougeâtre. Un produit similaire, connu sous le nom de but-
ton lac, se présente sous la forme de petits disques.
La laque en écailles est particulièrement recherchée pour la fabrication de la cire
à cacheter, de vernis et pour des usages électrotechniques.

D) La laque en blocs, qui est généralement obtenue en partant des résidus des di-
verses manipulations de la gomme.

La gomme laque se présente souvent blanchie et, dans cet état, elle revêt parfois la
forme de bâtons tordus.

Les sèves de certains arbres orientaux susceptibles de durcir à l'air en formant une
pellicule résistante appelée "laque de Chine", "laque du Japon", etc., relèvent du
n° 1302.

II. Gommes, résines, gommes-résines et oléorésines naturelles.

Les gommes, résines, gommes-résines et oléorésines naturelles sont des sécrétions


végétales qui peuvent se solidifier au contact de l'air. Ces termes sont souvent utilisés
indifféremment. Ces produits présentent les caractéristiques suivantes:

A) Les gommes véritables sont inodores, de saveur insipide et plus ou moins solu-
bles dans l'eau avec laquelle elles forment une matière mucilagineuse. Elles brû-
lent sans fondre et sans dégager d'odeur.

B) Les résines sont insolubles dans l'eau. Elles ont une odeur peu prononcée, sont
mauvaises conductrices de l'électricité et s'électrisent négativement. A la chaleur,
elles se ramollissent, puis fondent plus ou moins complètement. En brûlant dans
l'air, elles donnent une flamme fuligineuse et exhalent une odeur caractéristique.

1/7 (État: 1.08.2004)


1301

C) Les gommes-résines, comme leur nom l'indique, sont constituées par des mélan-
ges naturels, en proportions variables, de gomme et de résine et, de ce fait, sont
partiellement solubles dans l'eau. Elles ont généralement une odeur et une sa-
veur fortes, pénétrantes et caractéristiques.

D) Les oléorésines sont des exsudats composés principalement de constituants vo-


latils et résineux. Les baumes sont des oléorésines caractérisées par une teneur
élevée en composés benzoïques ou en composés cinnamiques.

Parmi ces divers produits, on peut citer:


1) La gomme arabique, produite par diverses espèces d'acacias (gomme du Nil,
gomme d'Aden, gomme du Sénégal, etc.); la gomme adragante, produite par cer-
tains arbustes de la famille des légumineuses (Astragalus); la gomme de Basso-
rah; la gomme d'acajou ou d'anacarde, fournie par l'arbre dit Anacardium; la
gomme éléphantine qui vient surtout de l'Inde; les gommes, dites indigènes, pro-
venant de divers arbres de la famille des Rosacées (cerisiers, pruniers, abrico-
tiers, pêchers, amandiers).
2) Les oléorésines fraîches (liquides) de pins (gemme, gemme épurée dite térében-
thine), de sapins, de mélèzes ou d'autres conifères, ainsi que les résines de coni-
fères (barras, galipot, etc.), qui sont les oléorésines séchées sur la saignée des
arbres et dont certaines sont souillées de débris végétaux.
3) Le copal (de l'Inde, du Brésil, du Congo, etc.), y compris le copal de formation an-
cienne dit copal fossile; la gomme de kauri; le dammar; la résine mastic; l'élémi;
la sandaraque; le sang-dragon.
4) La gomme-gutte ou gomme Cambodge, la gomme ammoniaque, l'assafoetida, la
scammonée, la gomme d'euphorbe, la galbanum, l'opopanax, l'encens ou oliban,
la myrrhe, la gomme accroïde, le gaïac.
5) Le benjoin, le storax ou styrax (solide ou liquide), le baume de tolu, le baume du
Pérou, le baume de Canada, le baume de copahu, le baume de Judée ou de la
Mecque, le thapsia.
6) La résine de Cannabis: la résine (brute ou purifiée) obtenue à partir de la plante
de Cannabis. (La résine de Cannabis est un stupéfiant, voir la liste figurant à la fin
du Chapitre 29).

Les gommes, résines, gommes-résines et oléorésines naturelles comprises ici peu-


vent être à l'état brut ou avoir été nettoyées, épurées, blanchies, moulues ou pulvéri-
sées. Elles sont, par contre, exclues lorsqu'elles ont subi des transformations par des
procédés tels que le traitement par l'eau sous pression, le traitement aux acides miné-
raux ou le chauffage. C'est le cas notamment des gommes et des gommes-résines
rendues hydrosolubles par traitement à l'eau sous pression (n° 1302), des gommes
rendues solubles par traitement à l'acide sulfurique (n° 3506) et des résines traitées
par la chaleur afin de les rendre solubles dans les huiles siccatives (n° 3806).

Sont également exclus de la présente position:


a) L'ambre jaune ou succin (n° 2530).
b) Les médicaments obtenus à partir des baumes naturels, ainsi que les préparations
médicamenteuses constituées par d'autres produits et qui sont connues sous les
noms de baumes factices ou baumes pharmaceutiques (n°s 3003 ou 3004).
c) Le produit dénommé "lac-dye" (rouge de laque), matière colorante rouge provenant de
la gomme laque (n° 3203).
d) Les résinoïdes obtenus à partir des substances de la présente position et les oléoré-
sines d'extraction (n° 3301).
e) Le tall oil, dénommé aussi "résine liquide" (n° 3803).
f) L'essence de térébenthine (n° 3805).
g) Les colophanes, les acides résiniques, l'essence et les huiles de résine, les résinates,
la poix de colophane, la poix de brasserie et les préparations similaires à base de co-
lophane (Chapitre 38).

2/7 (État: 1.08.2004)


1301

Notes explicatives suisses

1301.9010 Sont considérés comme baumes naturels au sens de ce numéro le baume de Canada
(balsamum canadense), fourni par l'abies balsamea; le baume de Gurjun (Gardschan) tiré
de différentes espèces du diptérocarpus de l'Asie tropicale, ayant une certaine ressem-
blance avec le baume de copahu; le baume de copahu (balsamum copaivae), qui provient
d'arbres du genre copaifera; le baume de Judée ou de la Mecque, que l'on tire du balsa-
modendron gileadense; le baume du Pérou (balsamum peruvianum), produit par le my-
roxylon sonsonatense; le baume de tolu (balsamum tolutanum), tiré du myroxylon toluife-
rum; le benjoin, sève très aromatique exsudant du tronc du styrax benzoin; le storax ou
styrax, dont la variété solide provient généralement d'une styracée orientale (styrax offici-
nalis), alors que le storax liquide est tiré principalement d'arbres du genre liquidambar; le
thapsia.

1302. Sucs et extraits végétaux; matières pectiques, pectinates et pectates; agar-agar et


autres mucilages et épaississants dérivés des végétaux, même modifiés

A) Sucs et extraits végétaux.

Sous les termes de sucs et extraits végétaux, la présente position comprend un cer-
tain nombre de produits végétaux - ordinairement obtenus soit par exsudation sponta-
née ou par incision, soit par épuisement au moyen de solvants - pour autant que ces
sucs et extraits ne soient pas dénommés ni compris dans des positions plus spécifi-
ques de la Nomenclature (voir la liste d'exclusions à la fin du présent paragraphe).

Ces sucs et extraits végétaux diffèrent des huiles essentielles, des résinoïdes et des
oléorésines d'extraction du n° 3301 du fait qu'ils contiennent, outre des constituants
odoriférants volatils, une proportion beaucoup plus importante des autres constituants
de la plante (chlorophylle, tanins, principes amers, hydrates de carbone et autres ma-
tières extractives, par exemple).

Parmi les sucs et extraits compris ici on peut citer:

1) L'opium, suc desséché du pavot (Papaver somniferum), obtenu par incision des
capsules non encore mûres de cette plante ou par traitement de certaines de ses
parties. L'opium se présente le plus souvent en boules ou en pains de formes et
de grosseurs variables. Par contre, les concentrés de paille de pavot contenant
au moins 50 % en poids d'alcaloïdes sont exclus de cette position (voir la Note 1
f) du présent Chapitre).

2) L'extrait (ou suc) de réglisse, obtenu des racines sèches d'une plante de la famille
des légumineuses (Glycyrrhiza glabra) par épuisement méthodique à l'eau
chaude sous pression et épuration, puis concentration des jus obtenus. Il se pré-
sente soit à l'état liquide, soit sous forme de blocs, de pains, de bâtons, de tran-
ches, ou, plus rarement, de poudre. L'extrait de réglisse relève toutefois du n°
1704, lorsqu'il contient plus de 10 % en poids de saccharose, ou bien s'il est pré-
senté (c'est-à-dire préparé) sous forme de sucreries, et quel que soit, dans ce
dernier cas, le pourcentage de sucre.

3) L'extrait de houblon.

4) L'extrait de pyrèthre, obtenu principalement à partir des fleurs des diverses varié-
tés de pyrèthre (notamment la Chrysanthemum cinerariaefolium) par extraction
au moyen d'un solvant organique tel que l'hexane normal ou l'éther de pétrole.

5) Les extraits de racines de plantes contenant de la roténone (derris, cubé, timbo,


barbasco, etc.).

3/7 (État: 1.08.2004)


1302

6) Les extraits et teintures de toute plante du genre Cannabis.


La résine de cannabis, brute ou purifiée, relève du n° 1301.

7) L'extrait de ginseng, obtenu par extraction à l'aide d'eau ou d'alcool, même condi-
tionné pour la vente au détail.
Les mélanges d'extraits de ginseng et d'autres ingrédients (lactose ou glucose,
par exemple) utilisés pour la préparation du "thé" ou boisson au ginseng sont ex-
clus (n° 2106).

8) L'aloès, suc épaissi de saveur très amère, provenant de plusieurs variétés de la


plante du même nom, de la famille des Liliacées.

9) Le podophyllin, substance de nature résineuse obtenue par épuisement à l'alcool


de la poudre provenant du broyage des rhizomes séchés du Podophyllum pelta-
tum.

10) Le curare, extrait aqueux provenant du traitement des feuilles et écorces de di-
verses variétés de plantes de la famille des Strychnos.

11) L'extrait de quassia amara, tiré du bois de l'arbuste du même nom, du genre des
Simarubacées, croissant en Amérique du Sud.
La quassine, le principe amer extrait du bois de quassia amara, est un composé
hétérocyclique, relevant du n° 2932.

12) Les autres extraits médicinaux, tels que ceux d'ail, de belladone, de bourdaine,
de cascara sagrada, de casse, de gentiane, de jalap, de quinquina, de rhubarbe,
de salsepareille, de tamarin, de valériane, de bourgeons de pin, de coca, de co-
loquinte, de fougère mâle, d'hamamélis, de jusquiame, de seigle ergoté.

13) La manne, qui est un suc concret naturellement sucré qu'on obtient par incision
de certaines espèces de frênes.

14) La glu, matière visqueuse et filante de couleur verdâtre, extraite en particulier des
baies du gui ou du houx.

15) L'extrait aqueux obtenu à partir des pulpes de casse. Les gousses et pulpes de
casse sont toutefois exclues (n° 1211).

16) Le kino, appelé aussi gommo kino, suc condensé utilisé en médecine et en tan-
nerie, provenant d'incisions faites dans l'écorce de certains arbres.

17) La laque de Chine, laque du Japon, etc., sucs recueillis par incision sur certains
Rhus (urushi) croissant en Extrême-Orient (Rhus vernicifera, notamment), utilisés
pour le revêtement ou la décoration d'objets divers (articles de petite ébénisterie,
tels que plateaux, coffrets, etc.).

18) Le suc de papayer, même desséché, mais non encore purifié pour être amené à
l'état de papaïneenzyme (les globules de latex aggloméré étant encore apparents
au microscope). La papaïne relève du n° 3507.

19) L'extrait de cola, obtenu à partir de noix de cola (graines de diverses espèces de
cola, Cola nitida, par exemple) et utilisé principalement pour la fabrication de cer-
taines boissons.

20) L'extrait de l'enveloppe de la noix de cajou. Les polymères de l'extrait liquide de


noix de cajou sont, toutefois, exclus (n° 3911 généralement).

4/7 (État: 1.08.2004)


1302

21) L'oléorésine de vanille, appelée parfois improprement résinoïde de vanille ou ex-


trait de vanille

Les sucs sont généralement épaissis ou concrets. Les extraits peuvent être à l'état li-
quide, pâteux ou solide. Les extraits en solution alcoolique appelés teintures contien-
nent l'alcool ayant servi à leur extraction. Les extraits dits extraits fluides sont des so-
lutions d'extraits dans l'alcool, le glycérol, l'huile minérale, par exemple. Les teintures
et les extraits fluides sont généralement titrés (par exemple, l'extrait de pyrèthre mis
au type par addition d'huile minérale de manière à présenter, en vue de sa commer-
cialisation, une teneur uniforme en pyréthrines de, par exemple, 2 %, 20 % ou 25 %).
Les extraits solides sont obtenus par évaporation du solvant. On incorpore parfois à
certains de ces extraits solides des substances inertes soit pour pouvoir les réduire
plus facilement en poudre (c'est le cas de l'extrait de belladone que l'on additionne de
gomme arabique pulvérisée), soit afin de les "mettre au type", c'est-à-dire de les titrer
(c'est ainsi que l'on ajoute à l'opium des quantités d'amidon dosées en conséquence
pour obtenir des opiums contenant des proportions bien déterminées de morphine).
L'addition de telles substances à de semblables fins n'a pas pour effet de modifier la
classification de ces extraits solides.

Les extraits peuvent être simples ou composés. Alors que les extraits simples pro-
viennent du traitement d'une seule variété de plantes, les extraits composés sont ob-
tenus, soit par mélanges d'extraits simples différents, soit par le traitement simultané
de plusieurs espèces de plantes, préalablement mélangées. Les extraits composés
(qu'ils soient sous forme de teintures alcooliques ou sous d'autres états) contiennent
donc les principes de plusieurs sortes de végétaux: on peut citer parmi eux l'extrait de
jalap composé, l'extrait d'aloès composé, l'extrait de quinquina composé, etc.

Les sucs et extraits végétaux de la présente position sont généralement des matières
premières destinées à diverses fabrications. Ils ne sont plus compris ici dès l'instant
qu'ils ont été additionnés d'autres produits et transformés, de la sorte, en préparations
alimentaires, médicamenteuses ou autres.

Les produits de cette position qui, aux termes d'actes internationaux, sont considérés
comme stupéfiants, sont repris dans la liste insérée à la fin du Chapitre 29.

Parmi les préparations ainsi exclues, on peut citer:


1. Les sirops aromatisés contenant des extraits végétaux (n° 2106).
2. Les préparations utilisées pour la fabrication de boissons, obtenues en ajoutant à
un extrait végétal composé de la présente position, de l'acide lactique, de l'acide
tartrique, de l'acide citrique, de l'acide phosphorique, des agents de conservation,
des produits tensioactifs, des jus de fruits etc. et parfois, en outre, des huiles es-
sentielles (généralement n°s 2106 ou 3302).
3. Les préparations médicamenteuses (dont certaines sont aussi appelées teintu-
res) consistant en mélanges d'extraits végétaux et d'autres produits, par exemple
la préparation qui contient, outre l'extrait de capsicum, de l'essence de térében-
thine, du camphre et du salicylate de méthyle et celle constituée par de la teinture
d'opium, de l'essence d'anis, du camphre et de l'acide benzoïque (n°s 3003 ou
3004).
4. Les produits intermédiaires, destinés à la fabrication d'insecticides, constitués par
des extraits de pyrèthre dilués par addition d'une quantité d'huile minérale telle
que le titre soit inférieur à 2 % en pyréthrines, ainsi que ceux additionnés d'autres
substances telles que des synergistes (butoxyde de pipéronyle, par exemple)
(n° 3808).

Sont également exclus de la présente position les extraits végétaux qui ont été mé-
langés entre eux, même sans addition d'autres matières, en vue d'usages thérapeuti-
ques ou prophylactiques. Ces mélanges, ainsi que les extraits composés obtenus, à
des fins médicinales, par traitement direct d'un mélange de plantes, relèvent des
n°s 3003 ou 3004. Cette dernière position comprend également des extraits végétaux
non mélangés entre eux (extraits simples) - même simplement titrés ou dissous dans

5/7 (État: 1.08.2004)


1302

un solvant quelconque - présentés sous forme de doses médicamenteuses ou en


conditionnements de vente au détail comme médicaments.

Sont exclus de la présente position les huiles essentielles, les résinoïdes et les oléo-
résines d'extraction (n° 3301). Les huiles essentielles (qui peuvent être également ob-
tenues par épuisement à l'aide de solvants) diffèrent des extraits de la présente posi-
tion par leur composition essentiellement formée de constituants odoriférants volatils.
Les résinoïdes diffèrent des extraits de la présente position du fait qu'ils sont obtenus
par extraction à l'aide de solvants organiques ou de fluides supercritiques (anhydride
carbonique sous pression, par exemple) à partir de matières végétales non cellulaires
naturelles ou de matières résineuses animals désséchées. Les oléorésines d'extrac-
tion diffèrent des extraits relevant de la présente position par le fait que 1) elles sont
obtenues à partir de matières végétales naturelles cellulaires brutes (épices ou plan-
tes aromatiques le plus souvent) par extraction à l'aide de solvants organiques ou de
fluides supercritiques et 2) elles contiennent des principes odoriférants volatils ainsi
que des principes aromatisants non volatils qui définissent l'odeur ou la saveur carac-
téristique de l'épice ou de la plante aromatique.

Cette position ne comprend pas non plus les produits végétaux suivants, classés dans
des rubriques plus spécifiques de la Nomenclature:
a) Les gommes, résines, gommes-résines et oléorésines naturelles (n° 1301).
b) Les extraits de malt (n° 1901).
c) Les extraits de café, de thé ou de maté (n° 2101).
d) Les sucs et extraits végétaux constituant des boissons alcooliques (Chapitre 22).
e) Les extraits de tabac (n° 2403).
f) Le camphre naturel (n° 2914), la glycyrrhizine et les glycyrrhizates (n° 2938).
g) Les extraits utilisés comme réactifs destinés à la détermination des groupes ou
des facteurs sanguins (n° 3006).
h) Les extraits tannants (n° 3201).
i) Les extraits tinctoriaux (n° 3203).
k) Le caoutchouc naturel, le balata, la gutta-percha, le guayule, le chicle et les
gommes naturelles analogues (n° 4001).

B) Matières pectiques, pectinates et pectates.

Les matières pectiques (connues commercialement sous le nom de pectines) sont


des polysaccharides dont la structure de base est celle des acides polygalacturoni-
ques. Elles sont contenues dans les cellules de certains végétaux (notamment de cer-
tains fruits et légumes); on les extrait industriellement des résidus de pommes, de poi-
res, de coings, d'agrumes, de betteraves sucrières, etc. Elles sont utilisées principa-
lement en confiturerie pour obtenir la prise en masse (gélification) de la confiture. El-
les se présentent à l'état liquide ou en poudre et elles restent classées dans la pré-
sente position même lorsqu'elles ont été mises au type par addition de sucres (glu-
cose, saccharose, etc.) ou d'autres produits afin d'assurer une activité constante en
cours d'utilisation. Elles sont parfois additionnées de citrate de sodium ou d'autres
sels tampons.

Les pectinates sont les sels des acides pectiniques (acides polygalacturoniques par-
tiellement méthoxylés) et les pectates sont les sels des acides pectiques (acides pec-
tiniques déméthoxylés); leurs propriétés et leurs usages sont comparables à ceux des
pectines.

C) Agar-agar et autres mucilages et épaississants dérivés des végétaux, même modifiés.

Les mucilages et épaississants dérivés des végétaux ont la propriété de gonfler à


l'eau froide et de se dissoudre dans l'eau chaude en donnant, par refroidissement,
une masse gélatineuse, homogène et généralement insipide. Ces produits sont sur-
tout utilisés comme succédanés de la gélatine, dans les industries alimentaires, pour
la préparation d'apprêts pour papiers ou tissus, pour la clarification de certains liqui-
des, dans la préparation de milieux de culture bactériologique, en pharmacie et pour

6/7 (État: 1.08.2004)


1302

la fabrication de cosmétiques. Ils peuvent être modifiés par traitement chimique (esté-
rifiés, éthérifiés, traités au borax, aux acides ou aux alcalis, par exemple).

Ces produits demeurent classés dans la présente position même lorsqu'ils ont été mis
au type par addition de sucres (glucose, saccharose, etc.) ou d'autres produits (afin
d'assurer une activité constante en cours d'utilisation).

Les principaux de ces produits sont:


1) L'agar-agar, que l'on extrait de certaines algues marines, croissant principalement
dans l'Océan Indien et le Pacifique, et qui se présente généralement en filaments
desséchés, en paillettes, en poudre ou sous une forme gélatineuse après traite-
ment par les acides. Elle est connue commercialement sous le nom de gélose; on
l'appelle aussi colle, mousse ou gélatine du Japon ou Alga spinosa.
2) Les farines d'endospermes de graines de caroubes (Ceratonia siliqua) ou de
graines de guarée (Cyamopsis psoralioides ou Cyamopsis tetragonoloba). Ces
farines restent classées dans la présente position même si elles ont été modifiées
par traitement chimique pour améliorer ou stabiliser leurs propriétés mucilagineu-
ses (viscosité, solubilité, etc.).
3) La carragheenine, que l'on extrait des algues carragheen (connues aussi sous le
nom de mousse perlée ou mousse d'Irlande) et qui se présente généralement
sous forme de filaments, de lamelles ou de poudre. Relèvent également de la
présente position les matières mucilagineuses obtenues par transformation chi-
mique de la carragheenine (carragheenate de sodium, par exemple).
4) Les épaississants obtenus à partir de gommes ou de gommes-résines rendues
hydrosolubles par traitement à l'eau sous pression ou par tout autre procédé.
5) La farine de cotylédon de graines de tamarin (Tamarindus indica). Cette farine est
couverte par la présente position même si elle est modifiée par traitement thermi-
que ou chimique.

La présente position ne comprend pas:


a) Les algues brutes ou séchées (n° 1212 généralement).
b) L'acide alginique et les alginates (n° 3913).

Notes explicatives suisses

1302.2011/2090
Sont classés ici non seulement les pectines, pectinates et pectates citées à la lettre B) du
no 1302, mais également les mélanges de ces produits avec d’autres épaississants du no
1302, même standardisés pour autant que la proportion de pectine, de pectinate et de pec-
tate atteigne plus de 30 pour cent en poids.

7/7 (État: 1.08.2004)


1401

Chapitre 14

Matières à tresser et autres produits d'origine végétale,


non dénommés ni compris ailleurs

Considérations générales

Le présent Chapitre englobe:

1) Les matières végétales, brutes ou simplement préparées, des espèces principalement


utilisées dans les industries de la vannerie, de la sparterie, de la brosserie, ainsi que
pour le rembourrage.

2) Les grains, pépins, coques et noix à tailler, pour la fabrication des boutons ou de cer-
tains autres objets de tabletterie.

3) Les autres produits d'origine végétale non dénommés ni compris ailleurs.

En sont exclues et classées à la Section XI les matières et fibres végétales des espèces
principalement utilisées pour la fabrication des textiles, quelle que soit leur préparation,
ainsi que les matières végétales qui ont subi une ouvraison spéciale en vue de leur utilisa-
tion exclusive comme matières textiles.

1401. Matières végétales des espèces principalement utilisées en vannerie ou en sparterie


(bambous, rotins, roseaux, joncs, osiers, raphia, pailles de céréales nettoyées, blan-
chies ou teintes, écorces de tilleul, par exemple)

L'usage principal des matières premières entrant dans la présente position est la confec-
tion, par combinaison ou entrelacement, d'objets tels que nattes, paillassons grossiers,
claies, paniers ou corbeilles de toutes sortes, articles d'emballage (à fruits, à légumes, à
huîtres, etc.), hottes, valises ou malles de voyage, meubles (sièges et tables-guéridons, en
particulier), chapeaux. Accessoirement, ces mêmes matières peuvent servir à la fabrica-
tion de cordages grossiers, de brosses, de manches de parapluies, de cannes à main, de
cannes à pêche, de tuyaux de pipes; elles peuvent également être utilisées comme litière
ou pour la fabrication de pâtes à papier.

Au nombre de ces matières premières, on peut citer:

1) Les bambous, variétés bien particulières de roseaux très répandues dans certaines
régions et notamment en Chine, au Japon et en Inde, qui se caractérisent générale-
ment par une tige creuse, très légère, à surface luisante, présentant parfois une sorte
de cannelure dans la partie située entre deux noeuds alternés. Les bambous bruts
(même fendus, sciés longitudinalement, coupés de longueur, avec extrémités arron-
dies, blanchis, ignifugés, polis ou teints) sont couverts par cette position.

2) Les rotins ou rotangs qui sont fournis principalement par les tiges de nombreuses es-
pèces de palmiers-lianes, du genre Calamus, croissant surtout dans les pays sud-
asiatiques. Ces tiges flexibles sont cylindriques, pleines, et leur diamètre varie généra-
lement de 0,3 à 6 cm; leur couleur va du jaune au brun et leur surface peut être terne
ou brillante.
On range également dans la présente position, d'une part, le produit improprement
appelé moelle constitué par la partie interne ou coeur des rotins, ainsi que les écorces
de rotins et, d'autre part, les sortes de lanières provenant du découpage longitudinal
des produits précédents (rotins filés).

1/7 (Etat: 1.10.2009)


1404

3) Les joncs et les roseaux, termes collectifs qui désignent de très nombreuses plantes
herbacées croissant dans les lieux humides, aussi bien dans les zones tempérées
que dans les pays exotiques. Parmi les espèces les plus connues, on peut mention-
ner: le jonc des marais (Scirpus lacustris), le roseau commun et le roseau palustre ou
roseau sauvage (Arundo donax et Phragmites communis), ainsi que diverses variétés
de Cyperus (notamment le Cyperus tegetiformis, herbe des nattes chinoises) ou de
Juncus (notamment le Juncus effusus, qui est le jonc des nattes japonaises).
La dénomination roseaux se rapporte plus particulièrement aux plantes de l'espèce à
fût (ou tige) rigide, de forme droite, cylindrique, vide intérieurement, coupé à interval-
les à peu près réguliers de noeuds plus ou moins apparents correspondant à la nais-
sance des feuilles.

4) Les osiers (osier blanc, osier jaune, osier vert, osier rouge), qui sont les jeunes pous-
ses ou branches longues et flexibles d'une variété d'arbres du genre saule (Salix).

5) Le raphia, nom commercial sous lequel on désigne les lames fibreuses provenant du
limbe des feuilles de certains palmiers du genre Raphia, dont le principal est le Raphia
ruffia, qui croît surtout à Madagascar. En plus de leur emploi en sparterie ou en van-
nerie, ces lames fibreuses sont utilisées en horticulture pour servir de ligatures. Les
o
tissus indigènes fabriqués avec des raphias non filés rentrent dans le n 4601. On uti-
lise également aux mêmes usages que le raphia, ainsi que pour la confection de cha-
peaux, diverses herbes et feuilles telles que celles de Panama et le latanier.

6) Les pailles de céréales, avec ou sans épis, nettoyées, blanchies ou teintes.

7) Les écorces de plusieurs variétés de tilleul ou de certains saules ou peupliers, dont


les filaments, très résistants, sont utilisés pour la fabrication de cordages, de toiles
d'emballage, de tapis grossiers ou aussi, de la même manière que le raphia, en horti-
culture. Les écorces de baobab servent aux mêmes usages.

A l'exception des pailles de céréales qui, à l'état brut, sont reprises au no 1213, les matiè-
res de la présente position peuvent se présenter à l'état brut, même lavées, ou, selon le
cas, avoir été pelées (écorcées), refendues ou découpées, polies, ignifugées, blanchies,
passées aux mordants, teintes, vernies, laquées. Elles peuvent aussi être coupées de lon-
gueur (pailles pour chalumeaux, scions et brins pour cannes à pêche, bambous pour tein-
tureries, etc.), même arrondies aux extrémités, ou bien encore assorties en bottes ou en
faisceaux qui peuvent être légèrement torsadés en vue de faciliter l'emballage, le stoc-
kage, le transport, etc.; les matières de la présente position assemblées (tordues ou retor-
dues) en vue d'être utilisées en l'état à la manière des tresses du no 4601 sont, en revan-
che, classées dans cette dernière position.

Sont également exclus d'ici:


a) Les éclisses, lames et rubans de bois (no 4404).
b) Les matières végétales de la présente position, laminées, écrasées, peignées ou au-
trement préparées en vue du filage (nos 5303 ou 5305).

1404. Produits végétaux non dénommés ni compris ailleurs

Cette position englobe l'ensemble des produits végétaux qui ne sont ni dénommés ni
compris dans une autre partie de la Nomenclature.

Y sont inclus:

A) Les linters de coton.

Les graines de certaines variétés de cotonniers, après avoir été séparées par égre-
nage des fibres de coton, sont encore recouvertes d'un fin duvet formé de fibres très
courtes (d'une longueur généralement inférieure à 5 mm). Ce sont ces fibres très

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1404

courtes qui, après avoir été isolées des graines par l'opération du délintage, portent le
nom de linters de coton.

Vu leur faible longueur, les linters ne sont pratiquement pas filables; leur très haute
teneur en cellulose en fait la matière première d'élection dans la préparation de pou-
dres sans fumée ou la fabrication de textiles artificiels cellulosiques (rayonnes, fibran-
nes) ou des autres matières dérivées de la cellulose. Ils entrent aussi quelquefois
dans la fabrication de certaines variétés de papiers, de masses filtrantes ou comme
matières de charge dans l'industrie du caoutchouc.

Les linters de coton sont compris ici quel que soit l'usage auquel ils sont destinés,
qu'ils soient présentés en masse ou fortement pressés sous forme de feuilles ou de
plaques, à l'état brut ou après avoir été débarrassés de leurs impuretés, lavés, dé-
graissés (y compris ceux rendus hydrophiles), ou bien blanchis ou teints.

Sont exclues de cette position:


a) Les ouates de coton médicamenteuses ou conditionnées pour la vente au détail à
des fins médicales ou chirurgicales (no 3005).
b) Les autres ouates de coton (no 5601).

B) Les matières premières végétales des espèces principalement utilisées pour la tein-
ture ou le tannage.

Ces produits sont utilisés principalement comme colorants ou comme tannants, soit
directement, soit après transformation en produits tinctoriaux ou en extraits tannants.
Ils peuvent se présenter bruts (frais ou secs), nettoyés, moulus ou pulvérisés, même
agglomérés.

Les plus importants consistent en:

1) Bois: bois de sumac, de fustet, de fustic, de campêche, de quebracho, du Brésil


(de Pernambouc, de sappan, etc.), de châtaignier, de santal rouge (caliatour,
etc.).
Il est à noter que les bois de l’espèce des types principalement utilisés pour la
teinture ou le tannage ne sont classés ici que s’ils sont présentés en copeaux, en
éclats ou broyés ou pulvérisés. Présentés sous d’autres formes, ces bois sont
exclus (Chapitre 44).

2) Ecorces: écorces de chênes des différentes espèces (y compris le chêne noir, dit
quercitron, et la seconde écorce du chêne-liège), de châtaignier, de bouleau
blanc, de sumac, de fustet, de mimosa, de palétuvier, de sapin hemlock, de
saule, etc.

3) Racines et similaires: d'épine-vinette, de garance, de canaigre, d'orcanette (alka-


na), etc.

4) Fruits, baies, graines: vallonées ou avelanèdes, myrobolans, dividivi (ou libidibi),


baies de nerprun (graines jaunes, graines de Perse, d'Andrinople, etc.), graines et
pulpes de rocouyer, gousses de tara, fèves d'algarobille, brou de noix, coques
d'amandes vides, etc.

5) Galles: (noix de galle, galle de Chine, d'Alep, de Hongrie, de térébinthe, etc.).


Les noix de galle sont des excroissances produites sur les feuilles ou sur les me-
nues branches de certains chênes ou d'autres arbres par la piqûre de divers in-
sectes tels que ceux du genre Cynips. Elles contiennent du tanin et de l'acide gal-
lique et servent à la teinture et à la fabrication de certaines encres à écrire.

6) Tiges, feuilles et fleurs: tiges et feuilles de pastel, de sumac, de fustet, de myrte,


de tournesol (dit maurelle), de henné, de garance, de plantes du genre Indigofe-

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ra, de gaude; feuilles de lentisque, fleurs de carthame (safran bâtard), de genes-


trole (genêt de la variété Genista tinctoria), etc.
Les stigmates et pistils du safran véritable sont rangés sous le no 0910.

7) Lichens: lichens propres à la fabrication de l'orseille (Rocella tinctoria et fucifor-


mis; Lichen tartareus, Lichen parellus, Lichen pustuleux ou Umbilicaria pustulata,
etc.).

Cette position ne comprend pas:


a) Les extraits tannants végétaux et les tanins (acides tanniques), y compris le tanin
de noix de galle à l'eau (no 3201).
b) Les extraits de bois de teinture ou d'autres espèces tinctoriales végétales
(no 3203).

C) Les grains durs, pépins, coques et noix à tailler.

Ces produits sont essentiellement utilisés dans la fabrication de boutons, grains de


colliers, de chapelets, ou autres petits ouvrages de tabletterie.

On peut citer parmi eux:


1) Le corozo, qui est la graine (ou noix) du fruit de quelques espèces de palmiers de
l'Amérique du Sud et dont la structure, la dureté, la couleur rappellent celles de
l'ivoire naturel, ce qui lui vaut la dénomination d'ivoire végétal.
2) La graine (ou noix) de palmier-doum, qui croît spécialement en Afrique Orientale
et Centrale (Erythrée, Somalie, Soudan, etc.).
3) Les noix similaires de certains autres palmiers (noix de Tahiti, noix de palmira,
etc.).
4) Les graines de la variété de roseaux Canna indica, dites graines de balisier; les
graines d'abrus (Abrus precatorius), dit arbre à chapelet; les noyaux de dattes; les
noix du palmier piassava.
5) Les coques de la noix de coco.

La présente position couvre non seulement les matières à l'état brut, mais aussi cel-
les, comme les noix de corozo ou de palmier-doum notamment, qui ont été simple-
ment débitées sans autre ouvraison. Autrement travaillées, ces matières relèveraient
d'autres positions, en particulier du no 9602 ou du no 9606.

D) Matières végétales des espèces principalement utilisées pour le rembourrage (kapok,


crin végétal, crin marin, par exemple), même en nappes avec ou sans support en au-
tres matières.

Cette catégorie couvre les matières végétales dont l'utilisation principale est le rem-
bourrage (ou garnissage intérieur) d'objets tels que meubles, coussins, matelas, oreil-
lers, articles de sellerie ou de bourrellerie, bouées de sauvetage, même si ces matiè-
res peuvent être utilisées accessoirement à d'autres fins.

Par contre, en sont exclues d'autres matières végétales pouvant aussi être employées
pour le rembourrage, mais qui se trouvent dénommées ailleurs ou qui sont principa-
lement utilisées pour d'autres emplois, notamment: la laine (paille) de bois (no 4405),
la laine de liège (no 4501), les fibres de coco (no 5305), les déchets de fibres textiles
végétales (Chapitres 52 ou 53).

Les matières du présent groupe les plus utilisées sont les suivantes:

1) Le kapok, nom qui désigne commercialement une bourre jaune clair, parfois bru-
nâtre, qui entoure les graines de diverses espèces d'arbres de la famille des
Bombacacées et dont les fibres, de 15 à 30 mm de longueur, suivant les espè-

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ces, sont remarquables par leur élasticité, leur imperméabilité et leur légèreté,
mais aussi par leur faible résistance.
2) Certains autres duvets végétaux (parfois appelés soies végétales), constitués par
les poils unicellulaires des semences de diverses espèces de plantes tropicales
telles que Asclepias.
3) Les produits dit “crins végétaux” et notamment le crin dit “d'Afrique”, constitués
par les fibres tirées des feuilles de certaines variétés de palmiers nains, en parti-
culier du Chamærops humilis.
4) Le crin marin, provenant de plusieurs plantes marines (par exemple la Zostera
marina).
5) Le produit appelé parfois “foin frisé”, provenant des feuilles de certains roseaux
du genre Carex.
La présente position couvre non seulement les matières à l'état brut, mais aussi celles
qui ont été nettoyées, blanchies, teintes, cardées ou préparées (autrement que pour la
filature); la présentation en torsades, fréquemment usitée pour certains de ces pro-
duits, n'affecte pas leur classement.

La position comprend également les matières végétales de l'espèce étalées sur sup-
port, c'est à dire présentées sous la forme d'une nappe, plus ou moins régulière, fixée
sur un plancher de tissu, papier, etc., ou bien disposée entre deux feuilles de papier,
deux couches de tissu, etc., et maintenue par un agrafage ou une couture sommaire.

E) Matières végétales des espèces principalement utilisées pour la fabrication des balais
ou des brosses (sorgho, piassava, chiendent, istle, par exemple), même en torsades
ou en faisceaux.

Cette catégorie couvre les matières végétales dont l'utilisation principale est la fabrica-
tion des balais, balayettes, balais brosses, brosses, même si ces matières peuvent
être employées accessoirement à d'autres fins. Par contre, en sont exclues d'autres
matières végétales pouvant aussi être utilisées accessoirement dans la confection des
balais ou des brosses, mais qui sont dénommées ailleurs ou qui sont principalement
utilisées pour d'autres emplois, notamment: les bambous, même fendus, les roseaux,
les joncs (no 1401), le genêt, l'alfa et le sparte, qui entrent dans les nos 5303 (genêt)
ou 5305 (alfa et sparte), s'ils sont ouvrés en vue de leur emploi dans l'industrie textile,
les fibres de coco (no 5305).

Au nombre des matières relevant de ce groupe, on peut citer:

1) Les panicules de riz, de sorgho à balais (Sorghum vulgare var. technicum) ou de


certains millets, débarrassées de leurs graines.
2) Le piassava ou piaçaba, filament tiré des feuilles de certains palmiers des pays
tropicaux et dont les deux variétés commerciales les plus connues sont le piassa-
va brésilien et le piassava africain.
3) Le chiendent, consistant en racines d'une graminée des terrains secs et sableux
(du genre Andropogon), connu vulgairement sous le nom d'herbe à brosses et qui
croît spontanément en Europe et tout particulièrement en Hongrie et en Italie. Il
ne faut pas confondre cette racine avec celle de la plante appelée vétiver, dite
aussi chiendent des Indes, qui donne une huile essentielle, ainsi qu'avec celle du
chiendent officinal, qui a des propriétés médicinales (no 1211).
4) La racine de certaines autres graminées de l'Amérique Centrale, telles que celles
du genre Epicampes, en particulier la racine dite de zacaton.
5) Les fibres connues sous le nom de Gomuti, provenant de l'Arenga saccharifera
ou pinnata.

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6) L'istle (appelé aussi ixtle, Tampico, crin de Tampico), qui est constitué par les fi-
bres et les filaments courts et rigides provenant de certaines espèces d'agaves à
feuilles courtes du Mexique.
La présente position couvre non seulement les matières à l'état brut, mais aussi celles
qui ont été coupées, blanchies, teintes ou peignées (autrement que pour la filature).
Elles peuvent être aussi en torsades ou en faisceaux.

Certaines des fibres végétales de la présente position relèvent, toutefois, du no 9603,


lorsqu'elles sont présentées sous la forme de têtes préparées, c'est à dire de touffes,
non montées, prêtes à être utilisées, sans être divisées, pour la fabrication de pin-
ceaux ou d'articles analogues, même si elles n'exigent à cet effet, qu'un complément
d'ouvraison peu important, tel que l'égalisation ou le meulage des extrémités (voir la
Note 3 du Chapitre 96).

F) Les autres produits végétaux.

Parmi ces produits on peut citer:

1) L'alfa et le sparte, dénominations qui désignent deux plantes filamenteuses (le


Stipa tenacissima et le Lygeum spartum) de la famille des Graminées, qui crois-
sent en abondance en Afrique du Nord et en Espagne. Leur principale utilisation
est la fabrication d'une pâte à papier, mais on en confectionne aussi des corda-
ges et des filets, des articles de sparterie tels que tapis, nattes, corbeilles, chaus-
sures; ils servent également au rembourrage de sièges ou de matelas.
L'alfa et le sparte ne sont admis dans la présente position que s'ils sont en tiges
ou en feuilles brutes, blanchies ou teintes (même en torsades). Ouvrés en vue de
leur utilisation dans l'industrie textile (par exemple, laminés, écrasés ou peignés),
ils relèvent du no 5305.

2) L'alfa, s'il n’est pas ouvré en vue de son emploi dans l'industrie textile.

3) Le genêt brut (non encore amené à l'état de filasse), plante de la famille des Lé-
gumineuses, dont les fibres sont utilisées dans l'industrie textile. Le genêt en fi-
lasse ou en étoupes rentre dans le no 5303.

4) Le luffa (zouffa ou loofah), dit aussi éponge végétale, constitué par le tissu cellu-
laire d'une espèce de cucurbitacée exotique (Luffa cylindrica).
Les éponges d'origine animale sont exclues (no 0511).

5) La farine de corozo, de noix de palmier-doum, de coques de noix de coco ou si-


milaires.

6) Les lichens (autres que tinctoriaux - voir l'alinéa A), point 7) -, médicinaux ou or-
nementaux). Les mucilages et épaississants naturels (agar-agar, carragheenine,
etc.) relèvent du no 1302. Les algues du no 1212 et les algues monocellulaires
mortes (no 2102) sont également exclues.

7) Les têtes de chardons cardères, même préparées pour leur utilisation dans l'in-
dustrie textile, mais non montées.

8) Le produit dit "papier de riz" (rice paper), "moelle de riz" ou "papier japonais", qui
est constitué par de minces feuilles tranchées dans la moelle de certains arbres,
croissant surtout en Extrême-Orient, et qui sert à faire des fleurs artificielles, des
aquarelles, etc. Ces feuilles restent comprises ici même si elles ont subi un ca-
landrage pour en égaliser la surface et même si elles sont de forme carrée ou
rectangulaire.

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1404

9) Les feuilles de bétel, constituées par les feuilles de la plante grimpante dite Piper
betle L. vertes et fraîches. Les feuilles de bétel sont le plus souvent mâchées
après les repas en raison de leur action rafraîchissante et stimulante.

10) Les écorces de Quillaia (Quillaia saponaria; bois de Panama, soap bark).

11) Les graines ou noix de sapindus (Sapindus mukorossi, S. trifoliatus, S. saponaria,


S. marginatus, S. drummondii).

Certaines matières de la présente position (alfa, sparte, par exemple) peuvent être
présentées sur support, c'est-à- dire étalées sous la forme d'une nappe plus ou moins
régulière, fixée sur un plancher de tissu, papier, etc., ou bien disposée entre deux
feuilles de papier, deux couches de tissu, etc., et maintenue par un agrafage ou une
couture sommaire.

Notes explicatives suisses

1404.9010 Les brisures de guarées sont des écailles jaune-claire, petites et irrégulières, obtenues à
partir d'endospermes de graines de guarée.

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Chapitre 15

Chapitre 15

Graisses et huiles animales ou végétales; produits de leur dissociation; graisses ali-


mentaires élaborées; cires d'origine animale ou végétale

Considérations générales

A) Ce Chapitre comprend:

1) Les graisses et huiles d'origine animale ou végétale, brutes, épurées, raffinées ou


traitées d'une certaine manière (par exemple, cuites, sulfurées ou hydrogénées).

2) Certains produits dérivés des graisses ou des huiles et notamment ceux qui pro-
viennent de leur dissociation, tel que le glycérol brut

3) Les graisses et huiles alimentaires élaborées, telles que la margarine.

4) Les cires d'origine animale ou végétale.

5) Les résidus provenant du traitement des corps gras ou des cires animales ou vé-
gétales.

Sont, toutefois, exclus de ce Chapitre:


a) Le lard sans parties maigres ainsi que la graisse de porc et la graisse de volailles
non fondues ni autrement extraites, du n° 0209.
b) Le beurre et les autres matières grasses du lait (n° 0405); les pâtes à tartiner lai-
tières du n° 0405.
c) Le beurre, la graisse et l'huile de cacao (n° 1804).
d) Les cretons (n° 2301), les tourteaux, grignons d'olives et autres résidus de l'ex-
traction des graisses ou huiles végétales, qui sont rangés dans les n°s 2304 à
2306. Les lies et fèces restent comprises dans le présent Chapitre.
e) Les acides gras , les huiles acides de raffinage, les alcools gras, le glycérol (autre
que le glycérol brut), les cires préparées, les corps gras, transformés en produits
pharmaceutiques, en peintures, en vernis, en savons, en produits de parfumerie
ou de toilette préparés ou en préparations cosmétiques, les huiles sulfonées et
les autres produits dérivés des corps gras relevant de la Section VI.
f) Le factice pour caoutchouc dérivé des huiles (n° 4002).

A l'exception de l'huile de spermaceti et de l'huile de jojoba, les graisses et huiles


animales ou végétales sont des esters du glycérol et des acides gras: les acides pal-
mitique, stéarique et oléique, notamment.

Les corps gras peuvent être concrets ou fluides; ils sont tous plus légers que l'eau.
Exposés à l'air pendant un temps plus ou moins long, ils subissent un phénomène
d'hydrolyse et d'oxydation qui provoque leur rancissement. Chauffés, ils se décompo-
sent et répandent une odeur âcre et irritante. Ils sont tous insolubles dans l'eau, mais
complètement solubles dans l'éther sulfurique, le sulfure de carbone, le tétrachlorure
de carbone, l'essence de pétrole, etc. L'huile de ricin est soluble dans l'alcool, mais les
autres huiles et graisses animales ou végétales ne sont que peu solubles dans l'al-
cool. Les corps gras laissent une tache indélébile sur le papier.

Les triglycérides possèdent la propriété de se saponifier, c'est-à-dire de se décompo-


ser soit en alcool (glycérol) et en acides gras, sous l'action de la vapeur d'eau sur-
chauffée, des acides dilués, d'enzymes ou d'agents de catalyse, soit en alcool (glycé-
rol) et en sels alcalins d'acides gras, dits savons, sous l'action des solutions alcalines.

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Chapitre 15

Les n°s 1504 et 1506 à 1515 couvrent également les fractions des graisses et les
fractions des huiles mentionnées dans ces positions, à condition qu'elles ne soient
pas reprises plus spécifiquement ailleurs dans la Nomenclature (par exemple, le
spermaceti du n° 1521). Les principaux procédés de fractionnement utilisés sont les
suivants:
a) fractionnement à sec qui comprend le pressage, la décantation, la filtration et la
wintérisation;
b) fractionnement à l'aide de solvants; et
c) fractionnement à l'aide d'agents de surface.

Le fractionnement n'entraîne aucune modification de la structure chimique des grais-


ses et des huiles.

L'expression "graisses et huiles et leurs fractions simplement dénaturées" mentionnée


dans la Note 3 du présent Chapitre vise les graisses ou les huiles et leurs fractions
auxquelles on a ajouté, en vue de les rendre impropres à l'alimentation humaine, un
dénaturant tel qu'huile de poisson, phénols, huiles minérales, essence de térében-
thine, toluène, salicylate de méthyle (essence de Wintergreen ou de Gaultheria), huile
de romarin. Ces substances sont ajoutées en faibles quantités (habituellement 1 %
maximum) dans des proportions telles que les graisses ou huiles et leurs fractions en
deviennent rances, aigres, irritantes, amères, par exemple. Toutefois, il convient de
faire observer que la Note 3 du présent Chapitre ne s'applique pas aux mélanges ou
préparations dénaturés de graisses ou d'huiles ou de leurs fractions (n° 1518).

Sous réserve des exclusions prévues dans la Note 1 du présent Chapitre, les graisses
et les huiles et leurs fractions restent comprises dans le présent Chapitre, quel que
soit l'usage auquel elles sont destinées: alimentation ou usages industriels (fabrication
de savons, bougies, lubrifiants, vernis, couleurs, etc.).

Les cires animales ou végétales sont des esters résultant de la combinaison de cer-
tains acides gras (palmitique, cérotique, myristique) avec divers alcools autres que le
glycérol (cétylique, etc.). Elles contiennent aussi une certaine quantité d'acides gras et
d'alcools à l'état libre, ainsi que des hydrocarbures.

Ces cires ne produisent pas de glycérol lorsqu'elles sont hydrolysées et, à la diffé-
rence des graisses, elles ne dégagent pas d'odeur âcre et irritante lorsqu'on les
chauffe et ne rancissent pas. Elles sont généralement plus dures que les graisses.

B) Les n°s 1507 à 1515 du présent Chapitre couvrent les graisses et huiles végétales
simples (c'est-à-dire qui ne sont pas mélangées à des graisses ni à des huiles d'une
autre nature), fixes, mentionnées dans les positions en cause ainsi que leurs fractions,
même raffinées, mais non chimiquement modifiées.

Les graisses et les huiles végétales, très répandues dans la nature, sont enfermées
dans les cellules de certaines parties des plantes (graines et fruits notamment), d'où
on les extrait par pressage ou à l'aide de solvants.

Les graisses et les huiles végétales comprises dans ces positions sont les graisses et
les huiles fixes, c'est-à-dire des graisses et des huiles difficilement distillables sans
décomposition. Non volatiles, elles ne peuvent être entraînées par la vapeur d'eau
surchauffée qui les décompose avec saponification.

A l'exception de l'huile de jojoba, par exemple les graisses et les huiles végétales sont
constituées par des mélanges de glycérides mais, tandis que dans les huiles concrè-
tes il y a prédominance de glycérides solides à la température ambiante (esters des
acides palmitique et stéarique, par exemple), ce sont les glycérides liquides à la tem-
pérature ambiante (esters des acides oléique, linoléique, linolénique, etc.) qui domi-
nent dans les huiles fluides.

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1501

Entrent dans ces positions les graisses et les huiles brutes et leurs fractions, ainsi que
les graisses et les huiles épurées ou raffinées par clarification, lavage, filtration, déco-
loration, désacidification, désodorisation, etc.

Les sous-produits de l'épuration et du raffinage des huiles (lies ou "fèces d'huile", pâ-
tes de neutralisation (soap-stocks) appelées aussi "pâtes d'huile" ou "pâtes de saponi-
fication") rentrent dans le n° 1522. Les huiles acides, résultant de la décomposition,
au moyen d'un acide, des pâtes de neutralisation obtenues au cours du raffinage des
huiles brutes, relèvent du n° 3823.

Les graisses et les huiles reprises dans ces positions proviennent non seulement des
graines et fruits oléagineux des n°s 1201 à 1207, mais également de produits végé-
taux repris dans d'autres positions; parmi les huiles de cette dernière catégorie on
peut citer les huiles d'olive, les huiles extraites des noyaux de pêches, d'abricots ou
de prunes du n° 1212, des amandes, des noix communes, des graines de pignons
doux, des pistaches, etc., du n° 0802 et l'huile de germes de céréales.

Ne sont pas compris dans ces positions les mélanges ou préparations alimentaires ou
non et les graisses ou les huiles végétales chimiquement modifiées (n°s 1516, 1517
ou 1518, à moins qu'ils n'aient le caractère de produits classés ailleurs, par exemple,
dans les n°s 3003, 3004, 3303 à 3307, 3403).

Notes explicatives suisses

Le présent chapitre couvre également les graisses et huiles auxquelles des épices, des
herbes ou des substances aromatiques ont été ajoutées en faibles quantités, sans que ce-
os
la modifie leur caractère essentiel (voir aussi les Notes explicatives SH des n 1501 et
o
1517 ainsi que les Notes explicatives suisses du n 2103.9000).

On considère comme "citernes ou fûts métalliques" au sens des sous-positions de ce


Chapitre les conteneurs suivants:
- les camions-citerne et tous les grands récipients qui répondent à la définition de moy-
ens auxiliaires de transport et de récipients et qui ne font pas partie du poids brut pas-
sible de droits (p.ex. conteneurs en plastique d'une contenance de 1000 lt et pourvus
d'un châssis en fer);
- les fûts en métal servant surtout comme conteneurs de transport et ayant une capaci-
té d'env. 200 lt. Ne sont pas considérés comme "fûts métalliques" les bidons en tôle
d'une capacité d'env. 20 lt.

1501. Graisses de porc (y compris le saindoux) et graisses de volailles, autres que celles
du n° 0209 ou du n° 1503

Les graisses de la présente position peuvent être obtenues par tout procédé, par fusion,
pressage ou extraction à l'aide de solvants par exemple; le procédé le plus communément
utilisé est la fusion (à la vapeur, à basse température ou par voie sèche). Dans le procédé
de fusion par voie sèche, une partie de la graisse est soutirée sous l'action de la tempéra-
ture élevée atteinte; une autre partie de la graisse est obtenue par pressage et ajoutée à la
partie soutirée. Dans certains cas, le reste de la graisse contenu dans les résidus peut être
extrait à l'aide de solvants.

Sous réserve des considérations qui précèdent, cette position comprend:


- le saindoux, graisse comestible, solide ou semi-solide, molle et crémeuse, de couleur
blanche obtenue à partir de tissus adipeux de porcs. Suivant la méthode de produc-
tion et le tissu adipeux utilisé, on obtient différents types de saindoux. Par exemple, la
meilleure qualité de saindoux est obtenue généralement par fusion par voie sèche à
partir de la graisse interne de l'abdomen de porc. La plupart des saindoux sont déso-

3/21 (Etat: 1.4.2010)


1502

dorisés et, dans certains cas, peuvent être additionnés de produits antioxydants afin
de prévenir le rancissement.
- le saindoux contenant des feuilles de laurier ou d'autres épices qui n'ont été ajoutées
qu'en faible quantité, insuffisante pour changer son caractère essentiel, reste compris
dans cette position, mais les mélanges ou préparations alimentaires contenant du
saindoux relèvent du n° 1517;
- les autres graisses de porc, y compris les graisses d'os et les graisses de déchets;
- les graisses de volailles, y compris les graisses d'os et les graisses de déchets.

Lorsqu'elles sont obtenues à partir des os frais, les graisses d'os ont la consistance du suif
et sont de couleur blanche ou à peine jaunâtre et d'odeur sébacée; mais lorsqu'on n'a pas
utilisé des os frais, elles se présentent sous la forme d'une graisse molle, granuleuse, co-
lorée en jaune sale ou brun et d'une odeur désagréable. Ces graisses sont utilisées dans
l'industrie des savons ou des bougies et pour la préparation des lubrifiants.

Les graisses de déchets sont tirées soit des dépouilles d'animaux, soit de certains déchets
ou résidus animaux (parures de langues, rumens, etc.) ou provenant de la parure ou du
nettoyage des peaux. Les graisses de déchets présentent, d'une façon générale, les ca-
ractéristiques suivantes: couleur foncée, odeur désagréable, teneur élevée en certains
produits notamment en acides gras libres (acides oléique, palmitique, etc.), en cholestérol,
en impuretés, température de fusion plus basse que le saindoux ou les autres graisses de
cette position. Elles servent principalement à des usages techniques.

Ces graisses peuvent être brutes ou raffinées, le raffinage s'effectue par neutralisation,
traitement au moyen de terre à foulon, insufflation de vapeur d'eau surchauffée, filtration,
etc.

Ces produits sont utilisés dans l'alimentation, la fabrication d'onguents, de pommades, de


savons, etc.

Sont en outre exclus de la présente position:


a) Le lard sans parties maigres ainsi que la graisse de porc et la graisse de volailles non
fondues ni autrement extraites, du n° 0209.
b) L'huile de saindoux et la stéarine solaire (n° 1503).
c) Les graisses d'animaux autres que ceux repris dans la présente position (n° 1502,
1504 ou 1506).
d) Les huiles d'os du n° 1506.
e) Les succédanés du saindoux (simili-saindoux) (n° 1517).

1502. Graisses des animaux des espèces bovine, ovine ou caprine, autres que celles du
n° 1503.

La présente position couvre les graisses entourant les viscères et les muscles des ani-
maux des espèces bovine, ovine ou caprine. Les graisses de l'espèce bovine sont les plus
importantes. Les graisses de la présente position peuvent être à l’état brut, dits "en rames"
ou "en branches", (fraîches, réfrigérées, congelées), salées ou en saumure, séchées ou
fumées ainsi que fondues (suifs). Les procédés de fusion utilisés sont les mêmes que ceux
mis en oeuvre pour obtenir les graisses du n° 1501. Sont également comprises ici les
graisses obtenues par pressage ou par extraction à l'aide de solvants.

La meilleure qualité de suif comestible est le premier jus, graisse concrète de couleur blan-
che ou jaunâtre, presque inodore lorsqu'elle est de préparation récente, d'odeur rance ca-
ractéristique après vieillissement à l'air.

Le suif est formé presque exclusivement des glycérides des acides oléique, stéarique et
palmitique.

4/21 (Etat: 1.4.2010)


1503

Le suif est utilisé pour la préparation des graisses alimentaires ou de lubrifiants, dans l'in-
dustrie des savons ou des bougies, pour le graissage des cuirs, dans la préparation de
produits pour l'alimentation animale, etc.

Sont également comprises ici les graisses d'os et les graisses de déchets des animaux
des espèces bovine, ovine ou caprine. Les indications relatives aux graisses correspon-
dantes qui figurent dans la Note explicative du n° 1501 valent également pour les graisses
du n° 1502.

Sont exclues de la présente position:


a) L'oléo-stéarine, l'oléo-margarine et l'huile de suif (n° 1503).
b) La graisse d'équidés (n° 1506).
c) Les graisses d'os et les graisses de déchets d'animaux d'espèces autres que celles
reprises dans la présente position (n°s 1501, 1504 ou 1506).
d) Les huiles d'origine animale (les huiles de pied de boeuf et les huiles d'os du n° 1506,
par exemple).
e) Certaines graisses végétales, dénommées "suifs végétaux", par exemple le "suif vé-
gétal de Chine" (graisse végétale extraite des graines de stillingia) et "le suif de Bor-
néo" (graisse végétale extraite de nombreuses plantes de l'Indonésie) (n° 1515).

1503. Stéarine solaire, huile de saindoux, oléo-stéarine, oléo-margarine et huile de suif,


non émulsionnées, ni mélangées ni autrement préparées

Cette position comprend les produits provenant du pressage du saindoux, (la stéarine so-
laire et l'huile de saindoux, par exemple) ou du suif (l'oléo-margarine, l'huile de suif et
l'oléo-stéarine, par exemple). Dans ces procédés de pressage, le saindoux ou le suif sont
placés pendant trois ou quatre jours dans des cuves chauffées où la stéarine solaire ou
l'oléo-stéarine acquièrent leur structure cristalline. La masse granuleuse résultante est en-
suite pressée afin de séparer les huiles de stéarines. Ce pressage diffère de celui réalise
dans le cadre de la fusion par voie sèche qui s'effectue à plus hautes températures en vue
de séparer les graisses résiduelles des autres matières animales telles que les protéines
et les tissus conjonctifs, etc. Les produits de la présente position peuvent être également
obtenus par d'autres méthodes de fractionnement.

La partie solide qui reste après pressage du saindoux ou des autres graisses de porc
pressées ou fondues consiste en une graisse blanche, appelée stéarine solaire. La stéa-
rine solaire comestible est utilisée, notamment, en mélange avec le saindoux pour rendre
celui-ci homogène et plus consistant (n° 1517). La stéarine solaire non comestible est utili-
sée comme lubrifiant ou comme matière première pour la fabrication du glycérol, de la
stéarine ou de l'oléine.

L'huile de saindoux est le produit obtenu par pression à froid du saindoux ou d'autres
graisses de porc pressées ou fondues. C'est un liquide jaunâtre, ayant une faible odeur de
graisse et de saveur agréable, qui s'utilise soit dans l'alimentation, soit dans certaines in-
dustries (travail de la laine, savonnerie, etc.) ou comme lubrifiant.

L'oléo-margarine comestible est une graisse blanche ou jaunâtre, ayant une consistance
molle, d'une faible odeur de suif et d'une saveur agréable, de structure cristalline, suscep-
tible de devenir granuleuse après laminage ou lissage. Elle est formée en grande partie de
glycérides de l'acide oléique (trioléine). Ses utilisations principales sont la fabrication de
produits alimentaires des types margarines ou simili-saindoux et la préparation de lubri-
fiants.

L'huile de suif (oléo-margarine non comestible), également reprise ici, est une variété
d'oléo-margarine liquide ou semi-liquide, jaunâtre, d'une odeur de suif; exposée à l'air, elle
rancit très facilement. L'huile de suif est utilisée pour la fabrication des savons et, en mé-
lange avec des huiles minérales, comme lubrifiant.

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1504

La partie plus solide, qui reste après la séparation de l'oléo-margarine et de l'huile de suif,
et dénommée oléo-stéarine ou "suif pressé", est principalement constituée par un mélange
de glycérides des acides stéarique et palmitique (tristéarine et tripalmitique). Elle se pré-
sente en général en pains ou tablettes de consistance dure et fragile; elle est de couleur
blanche, inodore et insipide.

Les produits émulsionnés, mélangés ou autrement préparés entrent dans les n°s 1516,
1517 ou 1518.

1504. Graisses et huiles et leurs fractions, de poissons ou de mammifères marins, même


raffinées, mais non chimiquement modifiées

Dans cette position sont comprises les graisses et les huiles et leurs fractions provenant
de plusieurs variétés de poissons (morues, flétans, menhaden, harengs, sardines, an-
chois, pilchards, etc.) ou de mammifères marins (baleines, cachalots, dauphins, phoques,
etc.). Elles sont extraites soit du corps entier des animaux, soit de leur foie, soit encore de
leurs déchets. Elles ont généralement une odeur spéciale et caractéristique de poisson et
une saveur désagréable; leur couleur naturelle peut varier du jaune au brun rougeâtre.

Du foie de la morue, du flétan ou d'autres poissons, on extrait une huile très riche en vita-
mines et autres combinaisons organiques, qui la font utiliser en médecine. Cette huile
reste comprise dans la présente position, même si elle a été simplement survitaminée ou
irradiée; mais émulsionnée ou additionnée d'autres substances en vue d'un usage théra-
peutique, ou bien présentée sous conditionnement pharmaceutique, elle est classée au
Chapitre 30.

La position comprend également la "stéarine de poisson", partie solide des huiles de pois-
sons réfrigérées, obtenue par pressage et décantation de ces huiles. Ce produit, de cou-
leur jaunâtre ou brune et d'odeur plus ou moins forte de poisson, est utilisé pour la prépa-
ration du dégras, de matières lubrifiantes ou de savons de qualité inférieure.

Les graisses et huiles raffinées de poissons ou de mammifères marins restent comprises


dans cette position; lorsqu'elles ont été partiellement ou totalement hydrogénées, interes-
térifiées, réestérifiées ou élaïdinisées, elles sont reprises sous le n° 1516.

Notes explicatives suisses

1504.1010 L'huile de foie de morue médicinale (Morrhuae oleum/Oleum iecoris) de ce numéro doit
correspondre aux exigences de la Pharmacopea Helvetica.

1505. Graisse de suint et substances grasses dérivées, y compris la lanoline

La graisse de suint brute (ou suintine) est la graisse, poisseuse et d'odeur nettement dé-
sagréable, retirée des eaux savonneuses ayant servi au dégraissage de la laine ou au fou-
lage des draps; on peut aussi l'extraire des laines en suint au moyen de solvants volatils
(disulfure de carbone, etc.). Comme elle ne consiste pas en glycérides, on doit la considé-
rer plutôt comme une cire que comme une graisse. Elle est utilisée pour préparer directe-
ment des matières lubrifiantes ou pour d'autres usages industriels; mais elle est principa-
lement employée à l'état épuré (sous forme de lanoline) et pour l'extraction de l'oléine de
suint ou de la stéarine de suint.

La lanoline, obtenue par épuration du suint, a la consistance d'un onguent. De couleur


blanc jaunâtre ou brune, selon son degré de raffinage, elle est peu altérable à l'air et pré-
sente une faible odeur caractéristique. Elle est très soluble dans l'alcool bouillant et insolu-
ble dans l'eau, mais elle peut cependant absorber une grande quantité d'eau en se trans-
formant en une émulsion de consistance pâteuse, connue sous le nom de lanoline hydra-
tée.

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1506

La lanoline anhydre est principalement utilisée pour préparer des lubrifiants, des huiles
émulsifiables ou des apprêts. Hydratée ou émulsionnée, la lanoline est employée surtout
pour la préparation d'onguents ou de cosmétiques.

La lanoline légèrement modifiée qui conserve le caractère essentiel de la lanoline et les al-
cools de suint (connus également sous le nom d'alcools de lanoline qui sont des mélanges
de cholestérol, d'isocholestérol et d'autres alcools supérieurs) relèvent également de la
présente position.

Sont exclus de la présente position les alcools de composition chimique définie (généra-
lement Chapitre 29) et les préparations à base de lanoline, par exemple la lanoline addi-
tionnée de substances médicamenteuses ou parfumée (n°s 3003, 3004 ou Chapitre 33).
Sont également exclues les lanolines modifiées chimiquement à un point tel qu'elles ont
perdu le caractère essentiel de la lanoline, par exemple la lanoline éthoxylée au point
d'être devenue hydrosoluble (n° 3402, généralement).

Par distillation du suint, effectuée sous l'action de la vapeur d'eau et suivie d'un pressage,
on peut séparer un produit liquide, un produit solide et un résidu.

Le premier, appelé oléine de suint, est un liquide plus ou moins trouble, de couleur brun
rougeâtre, ayant une faible odeur de suint, soluble dans l'alcool, l'éther diéthylique, l'es-
sence de pétrole, etc. L'oléine de suint est utilisée en filature comme produit d'ensimage.

La partie solide, appelée stéarine de suint, est une matière d'aspect cireux, de couleur
jaune-brun, ayant une forte odeur de suint, soluble dans l'alcool bouillant et dans d'autres
solvants organiques. Elle est employée dans l'industrie des peaux, pour préparer des ma-
tières lubrifiantes ou des graisses adhésives et pour la fabrication de bougies ou de sa-
vons.

Le résidu de la distillation du suint, appelé poix de suint ou brai de suint, entre dans le
n° 1522.

1506. Autres graisses et huiles animales et leurs fractions, même raffinées, mais non chi-
miquement modifiées

Dans la présente position sont classées toutes les graisses et toutes les huiles d'origine
animale ainsi que leurs fractions, à l'exception de celles qui relèvent de positions anté-
rieures du présent Chapitre. Elles couvrent donc toutes les graisses d'origine animale ne
provenant pas de porcs, de volailles, de bovins, d'ovins, de caprins, de poissons ni de
mammifères marins et toutes les huiles d'origine animale à l'exception de l'huile de sain-
doux, de l'oléo-margarine, de l'huile de suif, des huiles obtenues à partir de poissons ou de
mammifères marins et des huiles provenant des graisses de suint.

Elle comprend notamment:


1) Les graisses d'équidés, d'hippopotame, d'ours, de lapin, de crabe de terre, de tortue,
etc. (y compris les graisses obtenues à partir d'os, de moelle d'os ou de déchets de
ces animaux).
2) Les huiles de pied de boeuf, de cheval, de mouton, qui sont obtenues par pressage à
froid de la graisse résultant du traitement à l'eau bouillante des os situés entre le sa-
bot et le jarret des animaux des espèces bovine, chevaline ou ovine.
Ce sont des huiles de couleur jaune pâle, de saveur douceâtre, inaltérables à l'air et
qui, pour cette raison, sont surtout utilisées comme lubrifiants dans les mécanismes
délicats (montres, machines à coudre, armes à feu, etc.).
3) Les huiles d'os, obtenues par traitement des os à l'eau chaude ou par pressage de la
graisse d'os. Ce sont des produits liquides ou semi-liquides, jaunâtres, inodores et qui
rancissent très difficilement. On les utilise comme lubrifiants pour les mécanismes dé-
licats et pour le travail des peaux.

7/21 (Etat: 1.4.2010)


1507

4) L'huile extraite de la moelle d'os, consistant en un produit blanc ou jaunâtre, utilisé en


pharmacie ou en parfumerie.
5) L'huile de jaune d'oeuf, tirée par pressage ou par extraction, au moyen de solvants, de
jaunes d'oeufs bien cuits. C'est une huile limpide, colorée en jaune d'or ou légèrement
rougeâtre, qui a l'odeur des oeufs cuits.
6) L'huile d'oeufs de tortue, de couleur jaune clair et inodore, employée dans l'alimenta-
tion.
7) L'huile de chrysalides, extraite des chrysalides du ver à soie et consistant en une huile
brun rougeâtre, d'une odeur forte et très désagréable, utilisée dans l'industrie des sa-
vons.

Sont exclus de la présente position:


a) Les graisses de porc et les graisses de volailles (n°s 0209 ou 1501).
b) Les graisses des animaux des espèces bovine, ovine ou caprine (n° 1502).
c) Les graisses et les huiles de poissons ou de mammifères marins et leurs fractions
(n° 1504).
d) Les produits consistant principalement en bases pyridiques (l'huile de Dippel, appelée
parfois huile d'os) (n° 3824).

1507. Huile de soja et ses fractions, même raffinées, mais non chimiquement modifiées

L'huile de soja est obtenue par extraction à partir des graines de soja (Glycine max), à
l'aide de presses hydrauliques ou à vis ou encore de solvants. C'est une huile siccative
fixe de couleur jaune pâle, et qui s'utilise soit dans l'alimentation, soit dans certaines indus-
tries (fabrication de margarine ou d'assaisonnements pour salades, fabrication de savons,
de peintures, de vernis, de plastifiants et de résines alkydes, par exemple).

La position couvre également les fractions de l'huile de soja. Toutefois, la lécithine de soja,
qui est obtenue à partir de l'huile de soja brute au cours de son raffinage, est à classer
dans le n° 2923.

1507.10 Les huiles végétales fixes, fluides ou concrètes, obtenues par pression sont considérées
comme brutes si elles n'ont pas subi de traitements autres que la décantation, la centrifu-
gation ou la filtration, à condition que, pour séparer l'huile de ses particules solides, on n'ait
recours qu'à la force mécanique, comme la pesanteur, la pression ou la force centrifuge, à
l'exclusion de tout procédé de filtration par adsorption, de fractionnement ou de tout autre
procédé physique ou chimique. Une huile obtenue par extraction reste considérée comme
brute pour autant qu'elle n'ait subi aucune modification de couleur, d'odeur ou de goût par
rapport à l'huile correspondante obtenue par pression.

1508. Huile d'arachide et ses fractions, même raffinées, mais non chimiquement modifiées

L'huile d'arachide est une huile non siccative obtenue à partir des graines de l'arachide
commune (Arachis hypogaea) ou cacahuètes, par extraction à l'aide de solvants ou par
pression.

L'huile filtrée et raffinée est notamment utilisée comme huile pour la cuisine ou pour la fa-
brication de la margarine. Les qualités inférieures sont utilisées pour la fabrication du sa-
von ou des matières lubrifiantes.

1508.10 Voir la Note explicative du n° 1507.10.

8/21 (Etat: 1.4.2010)


1509

1509. Huile d'olive et ses fractions, même raffinées, mais non chimiquement modifiées

L'huile d'olive est l'huile obtenue à partir du fruit de l'olivier (Olea europaea L.).

La présente position couvre:

A) Les huiles d'olive vierges, obtenues à partir du fruit de l'olivier uniquement par des
procédés mécaniques ou d'autres procédés physiques (pression, par exemple) dans
des conditions thermiques notamment n'entraînant pas l'altération de l'huile. Elles ne
doivent avoir subi aucun traitement autre que le lavage, la décantation, la centrifuga-
tion ou la filtration.
Les huiles d'olive vierges comprennent:
1. L'huile d'olive vierge, propre à la consommation en l'état. Elle est de couleur
claire, jaune à vert avec une odeur et une saveur spécifiques.
2. L'huile d'olive lampante, ayant une saveur ou une odeur défectueuses, soit une
teneur en acides gras libres (exprimée en acide oléique) supérieure à 3,3 g pour
100 g, ou qui présente ces deux caractéristiques. Elle peut être utilisée telle
quelle pour des usages techniques ou après raffinage dans l'alimentation hu-
maine.

B) L'huile d'olive raffinée, obtenue à partir des huiles d'olive vierges visées dans la Partie
A) ci-dessus, par des techniques de raffinage n'entraînant ni modification de la struc-
ture glycéridique initiale de l'huile, ni modification de la structure des acides gras la
constituant.
L'huile d'olive raffinée est une huile claire, limpide, sans sédiment, dont la teneur en
acides gras libres (exprimée en acide oléique) ne dépasse pas 0,3 g pour 100 g.
Elle est de couleur jaune dépourvue de toute odeur ou saveur spécifiques et propre à
la consommation humaine soit telle quelle, soit coupée avec de l'huile d'olive vierge.

C) Les fractions et les coupages des huiles visées dans les Parties A) et B) ci-dessus.

Les huiles d'olive vierges du paragraphe A) se distinguent des huiles des paragraphes B)
et C) de la manière suivante:

1. Les huiles d'olive de la présente position sont considérées comme vierges si leur coef-
ficient d'extinction K 270 (déterminé suivant la méthode CAC/RM 26-1970 de la
Commission du Codex Alimentarius) est inférieur à 0,25 ou si lorsqu'il est supérieur à
0,25, après traitement de l'échantillon sur alumine activée, il n'est pas supérieur à
0,11.

Des huiles ayant une teneur en acides gras libres exprimée en acide oléique supé-
rieure à 3,3 g pour 100 g peuvent avoir, après passage sur alumine activée, un coeffi-
cient d'extinction K 270 supérieur à 0,11. Dans ce cas, après neutralisation et décolo-
ration effectuées au laboratoire, elles doivent avoir les caractéristiques suivantes:
- un coefficient d'extinction K 270 non supérieur à 1,1
- une variation du coefficient d'extinction au voisinage de 270 nanomètres supé-
rieure à 0,01 et non supérieure à 0,16

ou

2. Les huiles d'olive de la présente position sont considérées comme raffinées si leur te-
neur en acides gras libres (exprimée en acide oléique) est inférieure ou égale à 0,3 g
pour 100 g.

On s'assure de l'absence d'huiles réestérifiées par la détermination de la somme des te-


neurs en acides palmitique et stéarique en position 2 dans les triglycérides (selon la mé-

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1510

thode UICPA - 6ème édition 1979, n° 2210). Cette somme (exprimée en pourcentage de la
teneur totale en acides gras en position 2) doit être inférieure à 1,5 % pour les huiles
d'olive vierges et inférieure à 1,8 % pour les huiles d'olive raffinées.

Les huiles d'olive de la présente position se distinguent de celles du n° 1510 par une réac-
tion de Bellier négative.

Dans certains cas, seule l'étude des diols triterpéniques contenus dans la fraction insapo-
nifiable permet de mettre en évidence la présence d'huile de grignons d'olive.

La présente position ne comprend pas l'huile de grignons d'olive et les mélanges d'huile
d'olive et d'huile de grignons d'olive (n° 1510) ou l'huile réestérifiée obtenue à partir d'huile
d'olive (n° 1516).

1510. Autres huiles et leurs fractions, obtenues exclusivement à partir d'olives, même
raffinées, mais non chimiquement modifiées et mélanges de ces huiles ou fractions
avec des huiles ou fractions du no 1509

La présente position couvre les huiles obtenues à partir d'olives autres que les huiles du n°
1509.

Les huiles de la présente position peuvent être brutes ou raffinées ou autrement traitées à
condition qu'aucune modification de la structure glycéridique ne soit intervenue.

On peut citer comme relevant de la présente position, l'huile de grignons d'olive qui est ob-
tenue par extraction au solvant des grignons d'olive provenant de la pression des olives
après obtention des huiles d'olive du n° 1509.

L'huile brute de grignons d'olive peut être rendue comestible par des techniques de raffi-
nage n'entraînant pas de modification de la structure glycéridique initiale.

L'huile ainsi obtenue est claire, limpide, de couleur jaune à jaune-brun, sans sédiment et
exempte d'odeur ou de saveur défectueuse.

La position couvre également les fractions et les mélanges d'huile ou de fractions de la


présente position avec des huiles ou fractions du n° 1509. Le mélange le plus courant est
constitué par un mélange d'huile de grignons d'olive raffinée et d'huile d'olive vierge.

On s'assure de l'absence d'huiles réestérifiées par la détermination de la somme des te-


neurs en acides palmitique et stéarique en position 2 dans les triglycérides, laquelle doit
être inférieure à 2,2 % (voir la Note explicative du n° 1509).

Les huiles de la présente position se distinguent de celles du n° 1509 par une réaction de
Bellier positive. Dans certains cas, seule l'étude des diols triterpéniques contenus dans la
fraction insaponifiable permet de mettre en évidence l'huile de grignons d'olive.

La présente position ne comprend pas l'huile réestérifiée obtenue à partir d'huile d'olive (n°
1516).

1511. Huile de palme et ses fractions, même raffinées, mais non chimiquement modifiées

L'huile de palme est une graisse végétale obtenue à partir de la pulpe des fruits des diffé-
rents palmiers à huile. Elle provient essentiellement du palmier à huile africain (Elaeis gui-
neensis) qui est originaire d'Afrique tropicale, mais pousse également en Amérique cen-
trale, en Malaisie et en Indonésie. Parmi les autres palmiers à huile on peut citer égale-
ment le genre Elaeis melanococca et différentes espèces de palmiers du genre Acrocomia
notamment le palmier paraguayen (coco mbocaya), originaire d'Amérique du Sud. L'huile
en cause est obtenue par extraction ou pressage et sa couleur diffère selon son état et si

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1511

elle a été raffinée. Elle se distingue de l'huile de palmiste (n° 1513), qui est obtenue à par-
tir des mêmes palmiers à huile, par sa teneur très élevée en acide palmitique et en acide
oléique.

L''huile de palme est utilisée pour la fabrication du savon, des bougies, dans les prépara-
tions cosmétiques ou de toilette, comme lubrifiant, pour les bains d'étamage à chaud, pour
la fabrication d'acide palmitique, etc. L'huile de palme raffinée est utilisée dans l'alimenta-
tion, notamment comme graisse de cuisson et dans la fabrication de la margarine.

Cette position ne couvre pas l'huile de palmiste ni l'huile de babassu (n° 1513).

1511.10 Voir la Note explicative du n° 1507.10.

1512. Huiles de tournesol, de carthame ou de coton et leurs fractions, même raffinées,


mais non chimiquement modifiées

A) Huile de tournesol
Cette huile, qui provient des graines de tournesol commun (Helianthus annuus) est
une huile de couleur jaune d'or clair. Elle est utilisée comme huile d'assaisonnement
pour les salades et entre dans la composition de la margarine ou des succédanés du
saindoux. Elle possède des propriétés semi- siccatives qui la rendent très utile dans
l'industrie des peintures ou des vernis.

B) Huile de carthame
Les graines de carthame (Carthamus tinctoris), plante tinctoriale très importante, four-
nissent une huile siccative et comestible. Cette huile est utilisée pour la fabrication des
produits alimentaires, des produits pharmaceutiques, des résines alkydes, des peintu-
res et des vernis.

C) Huile de coton
Cette huile, qui est la plus importante des huiles semi- siccatives, est obtenue à partir
de l'amande des graines de plusieurs espèces du genre Gossypium. L'huile de coton
est utilisée pour plusieurs usages industriels tels que l'apprêtage des cuirs, la fabrica-
tion des savons, des matières lubrifiantes, du glycérol ou des compositions imper-
méabilisantes et comme base pour les crèmes cosmétiques. L'huile raffinée pure est
très appréciée pour la cuisine comme huile d'assaisonnement pour salades ainsi que
pour la fabrication de la margarine ou des succédanés du saindoux.

1512.11, 21 Voir la Note explicative du n° 1507.10.

1513. Huiles de coco (huile de coprah), de palmiste ou de babassu et leurs fractions,


même raffinées, mais non chimiquement modifiées

A) Huile de coco (huile de coprah)


Cette huile est obtenue à partir de la chair séchée (appelée également coprah) de la
noix de coco (Cocos nucifera). La chair de la noix de coco fraîche peut également être
utilisée. Cette huile non siccative est de couleur jaune pâle ou incolore et se présente
à l'état solide au-dessous de 25 °C. L'huile de coprah est utilisée pour fabriquer les
savons, les produits de toilette préparés et les préparations cosmétiques, les graisses
lubrifiantes, les détergents synthétiques, les préparations pour blanchisserie ou net-
toyage à sec et comme source d'acides gras, d'alcools gras ou d'esters méthyliques.

L'huile de coco raffinée, qui est comestible, est utilisée pour la fabrication de produits
alimentaires tels que la margarine, les compléments alimentaires.

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1513

B) Huile de palmiste
Cette huile, de couleur blanche, est obtenue à partir de l'amande du noyau et non pas
de la pulpe des fruits des différents palmiers à huile, notamment le palmier à huile
africain Elaeis guineensis (voir la Note explicative du n° 1511). Cette huile est très uti-
lisée dans les industries de fabrication de la margarine ou des sucreries en raison de
son odeur agréable et de sa saveur de noisette. Elle sert également à la fabrication du
glycérol, des shampooings, des savons ou des bougies.

C) Huile de babassu
Cette huile non siccative est obtenue à partir du fruit du palmier babassu (Orbignya
Martiana et O. Oleifera). Elle est extraite de l'amande du noyau des fruits.

L'huile de babassu est utilisée dans la fabrication de produits industriels tels que le
savon. Raffinée, elle sert de succédané de l'huile de palmiste dans les produits ali-
mentaires.

1513.11, 21 Voir la Note explicative du n° 1507.10.

1514. Huiles de navette, de colza ou de moutarde et leurs fractions, même raffinées, mais
non chimiquement modifiées

A) Huile de navette ou de colza


Les graines de plusieurs espèces de Brassica, notamment B. napus (navette) et B.
rapa (ou B. campestris), fournissent des huiles semi-siccatives possédant des carac-
téristiques similaires et qui sont classées dans le commerce en tant qu'huiles de na-
vette ou huiles de colza.

Ces huiles ont généralement une teneur élevée en acide érucique. Cette position
comprend également l'huile de navette et l'huile de colza à faible teneur en acide éru-
cique (celles-ci proviennent de graines d'espèces de navette ou de colza spéciale-
ment développées à cette fin, et qui contiennent une faible quantité d'acide érucique),
huile de canola, l'huile de colza européen double zéro, par exemple.

Elles sont utilisées dans les assaisonnements pour salades, dans la fabrication de la
margarine, etc. Elles servent également à fabriquer des produits industriels tels que
les additifs de lubrification, par exemple. L'huile raffinée, que l'on désigne d'ordinaire
sous le nom d'huile de colza, est également comestible.

B) Huile de moutarde
Il s'agit d'une huile végétale fixe obtenue, par exemple, à partir des trois espèces vé-
gétales ci-après: moutarde blanche (Sinapsis alba et Brassica hirta), moutarde noire
(Brassica nigra), ou moutarde indienne (Brassica juncea). Elle a généralement une
teneur élevée en acide érucique et est utilisée notamment pour la fabrication des pro-
duits pharmaceutiques, dans la cuisine ou dans la fabrication des produits industriels.

1514.11, 91 Voir la Note explicative du n° 1507.10.

1515. Autres graisses et huiles végétales (y compris l'huile de jojoba) et leurs fractions,
fixes, même raffinées, mais non chimiquement modifiées

Cette position couvre des graisses et des huiles végétales et leurs fractions simples, fixes,
autres que celles mentionnées dans les libellés des n°s 1507 à 1514 (voir Considérations
générales, Partie B)). Parmi ces graisses et huiles, il convient de signaler plus particuliè-
rement les produits ci-après en raison de l'importance qu'ils présentent dans les échanges
internationaux:

12/21 (Etat: 1.4.2010)


1515

1) L'huile de lin, qui est obtenue à partir de graines de lin (Linum usitatissimum), est l'une
des huiles siccatives les plus importantes. Sa couleur va du jaune au brun et son
odeur et sa saveur sont âcres. En s'oxydant, elle forme à la surface de l'objet sur le-
quel elle a été appliquée une pellicule élastique très résistante. Cette huile est utilisée
principalement pour la fabrication des peintures, des vernis, des toiles cirées, des
mastics, des savons en pâtes, des encres d'imprimerie, des résines alkydes ou des
produits pharmaceutiques. L'huile de lin pressée à froid est comestible.

2) L'huile de maïs est obtenue à partir des germes de maïs. L'huile brute sert à beau-
coup d'usages industriels tels que la fabrication des savons, des matières lubrifiantes,
des apprêts pour le cuir. Raffinée, cette huile est comestible et est utilisée pour la cui-
sine, en pâtisserie et en mélange avec d'autres huiles, etc. L'huile de maïs est une
huile semi-siccative.

3) L'huile de ricin provient des graines de Ricinus communis. Il s'agit d'une huile non sic-
cative épaisse, généralement incolore ou légèrement colorée qui, anciennement, était
principalement utilisée en médecine comme purgatif mais qui sert maintenant dans
l'industrie comme plastifiant entrant dans la composition des laques, de la nitrocellu-
lose, dans la fabrication d'acides dibasiques, d'élastomères ou d'adhésifs, d'agents
tensio-actifs, de fluides hydrauliques, etc.

4) L'huile de sésame est obtenue à partir des graines de Sesamum indicum, qui est une
plante annuelle. Il s'agit d'une huile semi-siccative dont les qualités supérieures sont
utilisées pour la fabrication de produits dits "shortenings", d'huiles pour salades, de
margarine ou de produits alimentaires analogues ainsi que pour la fabrication de pro-
duits pharmaceutiques. Les qualités inférieures sont utilisées à des fins industrielles.

5) L'huile de Tung (ou de bois de Chine) est obtenue à partir des graines du fruit de diffé-
rentes espèces du genre Aleurites (par exemple A. Fordii et A. Montana). Sa couleur
va du jaune pâle au brun foncé; elle sèche très rapidement et possède des qualités de
conservation et de résistance à l'humidité. Elle est utilisée principalement dans la fa-
brication des peintures ou des vernis.

6) L'huile de jojoba souvent décrite comme cire liquide, incolore ou jaunâtre, inodore,
constituée essentiellement d'esters d'alcool gras supérieurs, obtenue à partir de grai-
nes d'un arbuste du désert de genre Simmondsia (S. californica ou S. chinensis), utili-
sée comme substitut de l'huile de spermaceti, dans les préparations cosmétiques, par
exemple.

7) Certains produits désignés sous le nom de suifs végétaux, en particulier le suif de


Bornéo et le suif de Chine, provenant du traitement des graines oléagineuses. Le suif
de Bornéo se présente sous la forme de pains de couleur blanche à l'extérieur et
jaune verdâtre à l'intérieur, d'une structure cristalline ou granuleuse; le suif de Chine
est une substance concrète, d'aspect cireux, onctueuse au toucher, de couleur verdâ-
tre et d'odeur légèrement aromatique.

8) Les produits dénommés commercialement cire de Myrica et cire du Japon, qui sont,
en réalité, des graisses végétales. Le premier de ces produits, qui se recueille sur les
baies de plusieurs espèces de plantes du genre Myrica, se présente en pains d'aspect
cireux, de couleur jaune verdâtre, de consistance dure et d'une odeur spéciale légè-
rement balsamique. Le second est une substance tirée des fruits de plusieurs variétés
d'arbres de la Chine ou du Japon, de la famille des Rhus, qui se présente sous la
forme de tablettes ou de disques d'aspect cireux, de couleur verdâtre, jaunâtre ou
même blanche, de structure cristalline, de consistance fragile, d'odeur faiblement rési-
neuse.

1515.11, 21 Voir la Note explicative du n° 1507.10.

13/21 (Etat: 1.4.2010)


1516

1516. Graisses et huiles animales ou végétales et leurs fractions, partiellement ou totale-


ment hydrogénées, interestérifiées, réestérifiées ou élaïdinisées, même raffinées,
mais non autrement préparées

Cette position comprend les graisses et les huiles animales ou végétales qui ont subi une
transformation chimique particulière du genre de celles mentionnées ci-après mais qui
n'ont pas été autrement préparées.

Elle couvre également les fractions ayant subi le même traitement que ces graisses et hui-
les animales ou végétales.

A) Graisses et huiles hydrogénées.

L'hydrogénation s'opère par la mise en contact des produits avec l'hydrogène pur à
une température et sous une pression appropriées, en présence d'un agent catalyseur
(généralement du nickel finement divisé). Cette opération a pour effet d'élever le point
de fusion des graisses, d'augmenter la consistance des huiles, par transformation des
glycérides non saturés (des acides oléique, linoléique, etc.) en glycérides saturés (des
acides palmitique, stéarique, etc.) à point de fusion plus élevé. Le degré d'hydrogéna-
tion ainsi que la consistance finale du produit dépendent du procécé utilisé et de la du-
rée du traitement. La présente position couvre:
1) Les produits qui n'ont subi qu'une hydrogénation partielle ayant aussi pour effet
de modifier la forme cis du glycéride d'acides gras non saturés en forme trans afin
d'en élever le point de fusion (même lorsque ces produits ont tendance à se sé-
parer en couches pâteuses et liquides).
2) Les produits totalement hydrogénés (huiles transformées en corps gras pâteux ou
solides, par exemple).

Les produits soumis le plus souvent à l'hydrogénation sont les huiles de poissons ou
de mammifères marins et certaines huiles végétales (de coton, de sésame, d'ara-
chide, de colza, de soja, de maïs, etc.). Les huiles partiellement ou totalement hydro-
génées de ces espèces entrent fréquemment dans la composition des préparations
de graisses alimentaires du n° 1517, car l'hydrogénation provoque non seulement leur
durcissement, mais encore elle les rend moins facilement altérables par oxydation à
l'air, en améliorant le goût et l'odeur et même la présentation (par blanchiment).

Appartiennent à ce groupe de produits les huiles de ricin hydrogénées dites opalwax.

B) Graisses et huiles interestérifiées, réestérifiées ou élaïdinisées.

1) Les huiles interestérifiées (ou transestérifiées). La consistance d'une huile ou


d'une graisse peut être augmentée en modifiant de manière appropriée la position
des radicaux des acides gras dans les triglycérides contenus dans le produit. La
réaction et le déplacement des esters peuvent être stimulés à l'aide d'agents ca-
talyseurs.
2) Les graisses et huiles réestérifiées (dénommées aussi estérifiées) sont des trigly-
cérides obtenus par synthèse directe de glycérol avec des mélanges d'acides
gras libres ou avec des huiles acides de raffinage. La position des radicaux des
acides gras dans les triglycérides diffère de celle normalement rencontrée dans
les huiles naturelles.
Les huiles obtenues à partir d'olives, contenant des huiles réestérifiées, relèvent
de la présente position.
3) Les graisses et huiles élaïdinisées sont des graisses et huiles soumises à un trai-
tement qui provoque une transformation substantielle des radicaux des acides
gras insaturés de la forme cis en forme trans.

14/21 (Etat: 1.4.2010)


1517

Les produits décrits ci-dessus restent classés dans la présente position, même s'ils pré-
sentent le caractère des cires et s'ils ont ensuite été désodorisés ou soumis à un procédé
de raffinage et même s'ils peuvent servir tels quels à des usages alimentaires. Toutefois,
cette position ne comprend pas les graisses et huiles et leurs fractions hydrogénées, etc.,
qui ont subi une préparation ultérieure, telle que la texturation (modification de la texture
ou de la structure cristalline) en vue de servir à des usages alimentaires (n° 1517). Sont
également exclues de la présente position les graisses, les huiles ou leur fractions, hydro-
génées, interestérifiées, réestérifiées ou élaïdinisées lorsque la modification fait intervenir
plus d’une graisse ou d’une huile (n°1517 ou 1518).

1517. Margarine; mélanges ou préparations alimentaires de graisses ou d'huiles animales


ou végétales ou de fractions de différentes graisses ou huiles du présent Chapitre,
autres que les graisses et huiles alimentaires et leurs fractions du no 1516

Cette position couvre la margarine et les autres mélanges et préparations alimentaires de


graisses ou d'huiles animales ou végétales ou de fractions de différentes graisses ou hui-
les du présent Chapitre autres que celles du n° 1516. Il s'agit, généralement, de mélanges
ou de préparations liquides ou solides:
1) de différentes graisses ou huiles animales ou de leurs fractions;
2) de différentes graisses ou huiles végétales ou de leurs fractions;
3) à la fois de graisses ou huiles animales et végétales ou de leurs fractions.

Les produits de la présente position dont les huiles ou graisses peuvent avoir été préala-
blement hydrogénées, peuvent être émulsionnés (par exemple, avec du lait écrémé) et
être malaxés ou avoir été traités par texturation (modification de la texture ou de la struc-
ture cristalline) ou autrement ou additionnés de faibles quantités de lécithine, de fécule, de
colorants organiques, de substances aromatiques, de vitamines, de beurre ou d'autres
matières grasses provenant du lait (compte tenu des limitations prévues dans la Note 1 c)
du présent Chapitre).

Entrent également dans la présente position les préparations alimentaires obtenues à par-
tir d'une seule graisse (ou de ses fractions) ou huile (ou de ses fractions), même hydrogé-
nées, qui ont été traitées par émulsification, malaxage, texturation, etc.

Cette position couvre les graisses, les huiles ou leur fractions, hydrogénées, interestéri-
fiées, réestérifiées ou élaïdinisées lorsque la modification fait intervenir plus d’une graisse
ou d’une huile.

Les produits principaux relevant de cette position sont:


A) La margarine (autre que la margarine liquide) qui est une masse plastique générale-
ment jaunâtre, obtenue à partir de graisse ou d'huile d'origine végétale ou animale ou
d'un mélange de ces matières grasses. C'est une émulsion du type eau-dans- huile,
ayant subi généralement une préparation de nature à la faire ressembler au beurre
par l'aspect, la consistance, la couleur, etc.
B) Mélanges ou préparations alimentaires de graisses ou d'huiles animales ou végétales
ou de fractions de différentes graisses ou huiles du présent Chapitre, autres que les
graisses et huiles alimentaires et leurs fractions du n° 1516, tels que le simili-saindoux
(appelé aussi, dans certains pays, "succédané du saindoux" ou "lard compound"), la
margarine liquide ainsi que les produits dits shortenings (obtenus à l'aide d'huiles ou
graisses traitées par texturation).

Appartiennent, en outre, à cette position les mélanges ou préparations alimentaires de


graisses ou d'huiles animales ou végétales ou de fractions de différentes graisses ou hui-
les du présent Chapitre entre elles, du type de ceux utilisés comme préparations de dé-
moulage.

15/21 (Etat: 1.4.2010)


1517

Les graisses et les huiles simples qui ont été simplement raffinées restent classées dans
leurs positions respectives, même si elles sont conditionnées pour la vente au détail. Sont
également exclues de la présente position les préparations contenant en poids plus de 15
% de beurre ou d'autres matières grasses provenant du lait (Chapitre 21 généralement).

Les produits provenant du pressage du suif ou du saindoux sont classés au n° 1503. Les
graisses, les huiles ou leur fractions, hydrogénées, interestérifiées, réestérifiées ou élaïdi-
nisées lorsque la modification ne fait intervenir qu’une seule graisse ou huile, entrent dans
le n°1516.

1517.10, 90 Aux fins des n°s 1517.10 et 1517.90, les propriétés physiques de la margarine sont déter-
minées par un examen visuel à la température de 10 °C.

1518. Graisses et huiles animales ou végétales et leurs fractions, cuites, oxydées, déshy-
dratées, sulfurées, soufflées, standolisées ou autrement modifiées chimiquement, à
l'exclusion de celles du no 1516; mélanges ou préparations non alimentaires de
graisses ou d'huiles animales ou végétales ou de fractions de différentes graisses
ou huiles du présent Chapitre, non dénommés ni compris ailleurs

A) Graisses et huiles animales ou végétales et leurs fractions, cuites, oxydées, déshydra-


tées, sulfurées, soufflées, standolisées ou autrement modifiées chimiquement, à l'ex-
clusion de celles du n° 1516.

Dans cette partie sont reprises les graisses et huiles animales ou végétales et leurs
fractions qui ont subi certains traitements qui modifient leur structure chimique, ce qui
améliore leur viscosité, leur siccativité (c'est-à-dire leur propriété de pouvoir absorber
l'oxygène de l'air et de devenir ainsi propres à la formation de films élastiques) ou qui
modifient leurs autres propriétés, pour autant qu'elles aient la structure fondamentale
de triglycéride et qu'elles ne soient pas visées plus spécifiquement ailleurs, et notam-
ment:

1) Les huiles cuites ou oxydées qui proviennent du traitement par chauffage, d'hui-
les généralement additionnées, au préalable, d'une faible quantité d'agents
d'oxydation. Elles sont utilisées dans l'industrie des peintures ou des vernis.

2) Les huiles soufflées, qui sont des huiles partiellement oxydées et polymérisées
par insufflation d'air à chaud. On les emploie pour la préparation de vernis iso-
lants, de simili-cuirs, ainsi que, par mélange avec des huiles minérales, pour l'ob-
tention de préparations lubrifiantes (huiles compoundées).
La linoxyne, produit semi-solide de consistance caoutchouteuse, constituée par
une huile de lin fortement oxydée, et qui entre dans la fabrication du linoléum, est
également classée ici.

3) L'huile de ricin déshydratée, obtenue par déshydratation de cette huile en pré-


sence de catalyseurs, et que l'on utilise comme les huiles des paragraphes pré-
cédents, dans la préparation de vernis ou de peintures.

4) Les huiles sulfurées, qui résultent du traitement par le soufre, ou par le chlorure
de soufre, traitement qui aboutit à une polymérisation des molécules. L'huile ainsi
traitée donne un film qui absorbe moins d'eau que le film usuel d'huile simplement
séchée, qui possède une plus grande résistance mécanique et qui arrive plus vite
au stade où il n'est plus collant. Les huiles sulfurées sont utilisées pour les peintu-
res antirouille et les vernis à bateaux.
En poussant à fond la sulfuration des huiles, on obtiendrait le produit solide dit
"factice pour caoutchouc", classé sous le n° 4002.

16/21 (Etat: 1.4.2010)


1520

5) Les huiles standolisées; on désigne ainsi certaines huiles (notamment celles de


lin ou de bois de Chine) polymérisées par simple chauffage, sans oxydation. On
les prépare par cuisson à l'abri de l'air, à 250-300 °C, soit dans une atmosphère
inerte de gaz carbonique, soit dans le vide. On obtient ainsi les huiles plus ou
moins épaissies, qui sont très utilisées, sous le nom de standolies, dans la fabri-
cation de vernis donnant des films particulièrement souples et imperméables.
Sous l'appellation de standolies (stand-oils), on comprend aussi dans le com-
merce des huiles standolisées privées de leurs parties non polymérisées, ainsi
que des mélanges d'huiles standolisées.

6) Parmi les autres huiles modifiées comprises dans la présente rubrique, on peut
citer:
a) Les huiles maléiques obtenues en traitant, par exemple, l'huile de soja avec
des quantités limitées d'anhydride maléique, à une température de 200 °C ou
plus, en présence d'une quantité de polyalcool suffisante pour estérifier le
surplus d'acidité de l'huile. Les huiles maléiques ainsi obtenues ont des pro-
priétés siccatives.
b) Les huiles (telle l'huile de lin) auxquelles ont été incorporées à froid de peti-
tes quantités de produits siccativants (borate de plomb, naphténate de zinc,
résinate de cobalt, par exemple) afin d'accroître leurs propriétés siccatives
naturelles. Ces huiles, appelées huiles siccativées, sont utilisées, au lieu et
place des huiles cuites, dans la préparation de vernis ou de peintures. Elles
sont très différentes des siccatifs préparés liquides du n° 3211 (qui sont des
solutions concentrées de produits siccativants) et ne peuvent être confon-
dues avec eux.
c) Les huiles époxydées obtenues en traitant, par exemple, l'huile de soja par
l'acide peracétique préformé ou formé "in situ" par réaction entre l'eau oxy-
génée et l'acide acétique en présence d'un catalyseur. Elles sont utilisées
comme plastifiants ou stabilisants de résines vinyliques notamment.
d) Les huiles bromées employées, dans l'industrie pharmaceutique notamment,
comme stabilisants d'émulsion ou de suspension pour les huiles essentielles.

B) Mélanges ou préparations non alimentaires de graisses ou d'huiles animales ou végé-


tales ou de fractions de différentes graisses ou huiles du présent Chapitre, non dé-
nommés ni compris ailleurs.

Cette partie comprend, entre autres, les huiles de friture usées contenant par exemple
de l'huile de navette, de l'huile de soja et une petite quantité de graisse animale, utili-
sées dans la préparation d'aliments pour animaux.

Sont également comprises ici les graisses, les huiles ou leur fractions, hydrogénées,
interestérifiées, réestérifiées ou élaïdinisées lorsque la modification fait intervenir plus
d’une graisse ou d’une huile.

Cette position ne comprend pas:


a) Les graisses et huiles simplement dénaturées (voir Note 3 du présent Chapitre).
b) Les graisses, les huiles ou leur fractions, hydrogénées, interestérifiées, réestérifiées
ou élaïdinisées lorsque la modification ne fait intervenir qu’une seule graisse ou huile
(n°1516).
c) Les préparations des types utilisées pour l'alimentation des animaux (n° 2309).
d) Les huiles sulfonées (c'est-à-dire traitées par l'acide sulfurique) (n° 3402).

1520. Glycérol brut; eaux et lessives glycérineuses

Le glycérol brut est un produit d'une pureté inférieure à 95 % (calculée par rapport au
poids du produit à l'état sec). Il est obtenu soit par dissociation des huiles et graisses, soit

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1521

par synthèse à partir du propylène. Les caractéristiques du glycérol brut diffèrent suivant
les méthodes de production, par exemple:
1) Obtenu par hydrolyse (par l'eau, les acides, ou les bases) c'est un liquide de couleur
jaune allant jusqu'au brun, de saveur douceâtre, sans odeur désagréable.
2) Provenant des eaux glycérineuses c'est un liquide de couleur jaune clair, de saveur
astringente, d'odeur désagréable.
3) Provenant du traitement des lessives résiduaires de savonnerie c'est un liquide de
couleur jaune noirâtre, de saveur douceâtre (et parfois alliacée s'il est très impur) et
d'odeur plus ou moins désagréable.
4) Obtenu par hydrolyse catalytique ou enzymatique, c'est généralement un liquide de
saveur et d'odeur désagréables, contenant de notables quantités de substances or-
ganiques et minérales.

Le glycérol brut peut également être obtenu par transestérification des huiles et graisses
par d'autres alcools.

La présente position comprend également les eaux glycérineuses, sous-produits de la


préparation des acides gras, ainsi que les lessives glycérineuses, sous-produits de la fa-
brication de savons.

Cette position ne comprend pas:


a) Le glycérol d'une pureté de 95 % ou plus (calculée par rapport au poids du produit à
l'état sec) (n° 2905).
b) Le glycérol présenté sous conditionnement pharmaceutique ou additionné de subs-
tances médicamenteuses (n°s 3003 ou 3004).
c) Le glycérol parfumé ou additionné de cosmétique (Chapitre 33).

1521. Cires végétales (autres que les triglycérides), cires d'abeilles ou d'autres insectes et
spermaceti, même raffinés ou colorés

I. Cires végétales (autres que les triglycérides), même raffinées ou colorées.

Parmi les cires végétales, on peut citer:


1) La cire de carnauba, qui exsude des feuilles d'une variété de palmiers (le Cory-
pha cerifera ou Copernicia cerifera, dit palmier à cire) et consiste en une subs-
tance cireuse, de couleur verdâtre ou jaunâtre, plus ou moins onctueuse, de
structure presque cristalline, très fragile, d'une odeur agréable de foin.
2) La cire d'ouricury (ou curicuri), extraite des feuilles d'une variété de palmiers (At-
talea excelsa).
3) La cire de palmier, qui exsude spontanément à l'intersection des feuilles d'une
autre variété de palmiers (le Ceroxylon andicola) et découle le long du tronc de
l'arbre; elle se présente généralement en morceaux sphériques, poreux et fria-
bles, de couleur blanc jaunâtre.
4) La cire de candelilla, obtenue en faisant bouillir dans l'eau une plante du Mexique
(l'Euphorbia antisyphilitica ou Pedilanthus pavonis); c'est une cire brune, translu-
cide, dure.
5) La cire de canne à sucre, existant à l'état naturel à la surface des cannes et qu'on
retire industriellement des écumes de défécation du jus lors de la fabrication du
sucre; c'est une cire noirâtre à l'état brut, molle et d'une odeur rappelant celle de
la mélasse de canne à sucre.
6) La cire de coton et la cire de lin, contenues dans les fibres de ces végétaux, d'où
elles sont retirées à l'aide de solvants.

18/21 (Etat: 1.4.2010)


1521

7) La cire d'ocotilla, extraite au moyen de solvants des écorces d'un arbre croissant
au Mexique.
8) La cire de pyzang (ou pizang), provenant d'une espèce de poussière répandue
sur les feuilles de certains bananiers de Java.
9) La cire de sparte, tirée de la poussière qui se forme au moment de l'ouverture des
balles de sparte.

Les cires végétales de la présente rubrique peuvent être brutes ou raffinées, blan-
chies ou colorées, même moulées en blocs, baguettes, etc.

Sont, par contre exclus:


a) L'huile de jojoba (n° 1515).
b) Les produits dénommés communément cire de Myrica et cire du Japon (n° 1515).
c) Les mélanges de cires végétales entre elles.
d) Les mélanges de cires végétales avec des cires animales, minérales ou artificiel-
les ou de la paraffine.
e) Les cires végétales mélangées avec des graisses, des résines, des matières mi-
nérales ou d'autres matières (exception faite des matières colorantes).
Ces mélanges sont généralement compris dans le Chapitre 34 (n°s 3404 ou 3405 no-
tamment).

II. Cires d'abeilles ou d'autres insectes, même raffinées ou colorées.

La cire d'abeilles est la substance avec laquelle les abeilles constituent les cellules
hexagonales des rayons de leurs ruches. Elle peut consister en cire vierge ou cire
jaune de structure granuleuse, de couleur jaune clair, orange et parfois brune, d'une
odeur particulièrement agréable ou en cire blanchie (à l'air ou par des procédés chi-
miques), de couleur blanche ou à peine jaunâtre et d'odeur faible.

Elle est utilisée notamment pour la fabrication de cierges, de toiles ou de papiers ci-
rés, de mastics, de cirages ou d'encaustiques.

Parmi les autres cires d'insectes, les plus connues sont:


1) La cire de gomme laque, partie cireuse de la gomme laque qui est retirée des so-
lutions alcooliques de cette gomme et se présente sous l'aspect de masses bru-
nes, ayant l'odeur de la laque.
2) La cire dite de Chine (appelée aussi cire d'insectes, cire d'arbre), qui est secrétée
et déposée par des insectes vivant spécialement en Chine, sur les branches de
certains frênes, sous la forme d'une efflorescence blanchâtre qui, recueillie et
épurée par fusion à l'eau bouillante et filtration, donne une substance blanche ou
jaunâtre, brillante, cristalline, insipide, d'une odeur rappelant légèrement celle du
suif.

Les cires d'abeilles ou d'autres insectes peuvent être présentées soit à l'état brut,
même sous forme de rayons, soit fondues, pressées ou raffinées, même blanchies ou
colorées.

Sont notamment exclus de la présente position:


a) Les mélanges de cires d'insectes entre elles, les mélanges de cires d'insectes
avec du blanc de baleine, avec des cires végétales, minérales ou artificielles ou
avec de la paraffine, ainsi que les cires d'insectes mélangées avec des graisses,
des résines, des matières minérales ou d'autres matières (à l'exception des ma-
tières colorantes). Ces mélanges sont généralement compris dans le Chapitre 34
(n°s 3404 ou 3405 notamment).
b) La cire gaufrée en rayons pour ruches (n° 9602).

19/21 (Etat: 1.4.2010)


1521

III. Blanc de baleine ou d'autres cétacés (spermaceti) brut, pressé ou raffiné, même colo-
ré.

Le spermaceti (appelé aussi blanc de baleine ou blanc de cachalot) est la partie solide
extraite de la graisse ou de l'huile renfermée dans les cavités céphaliques et dans les
réceptacles sous-cutanés du cachalot ou d'espèces similaires de cétacés. Par sa
composition, il s'apparente plus à une cire qu'à une graisse.

Le spermaceti brut, qui contient environ un tiers de spermaceti véritable et deux tiers
de graisse, se présente en masses jaunâtres ou brunes, plus ou moins concrètes,
d'une odeur désagréable.

Le spermaceti dit pressé est celui dont on a exprimé toute la graisse. Il a l'aspect de
petites écailles solides, d'un brun jaunâtre, ne tachant pas ou presque pas le papier.

Le spermaceti raffiné, obtenu par traitement du précédent avec des solutions de


soude caustique, est très blanc et en belles lames brillantes et nacrées.

Le spermaceti est employé pour la fabrication de certaines bougies, en parfumerie, en


pharmacie ou pour le graissage.

Les produits de cette position restent compris ici, même s'ils ont été colorés.

L'huile de spermaceti, qui est la partie liquide restant après séparation du spermaceti
lui-même, est classée sous le n° 1504.

Notes explicatives suisses

1521.1091 On range dans ce numéro les cires végétales à l'état brut ou simplement fondues ou pres-
sées, à l'exclusion de celles qui ont subi des travaux plus poussés.

1521.9010 On range dans ce numéro:

- le blanc de baleine et d'autres cétacés (spermaceti) à l'état brut, pressé ou raffiné


mais n'ayant pas subi des travaux plus poussés.
- les cires d'abeilles et d'autres insectes, brutes, présentées soit sous forme de rayons,
soit à l'état fondu, nettoyé ou pressé, à l'exclusion de celles qui ont été travaillées ulté-
rieurement.

1522. Dégras; résidus provenant du traitement des corps gras ou des cires animales ou
végétales

A) Dégras.

Cette position comprend aussi bien les dégras naturels que les dégras artificiels, pro-
duits utilisés en corroierie pour la nourriture des cuirs.

Les dégras naturels, appelés aussi moellons, première torse, sod oil, consistent en
produits résiduaires du chamoisage (ou tannage à l'huile) des peaux, retirés de celles-
ci par pressurage ou par extraction à l'aide de solvants; ils sont essentiellement com-
posés d'huile rancie provenant d'animaux marins, de substances minérales (soude,
chaux, sulfates), de déchets de poils, de membranes ou de peaux.

Ils se présentent sous forme de liquides très épais, presque pâteux, homogènes, à
forte odeur d'huile de poissons, de couleur jaune ou brun foncé.

20/21 (Etat: 1.4.2010)


1522

Les dégras artificiels sont essentiellement constitués par des huiles de poissons oxy-
dées, émulsionnées ou polymérisées (ou des mélanges de ces huiles entre elles) mé-
langées avec du suint, du suif, des huiles de résine, etc., et, parfois, avec des dégras
naturels. Ce sont des liquides épais (plus fluides que les dégras naturels), de couleur
gris jaunâtre, d'une odeur caractéristique d'huile de poissons, et qui ne contiennent
pas de déchets de poils, de membranes ou de peaux. Au repos, ils tendent à se sépa-
rer en deux couches, en laissant déposer l'eau au fond.

La présente position ne couvre pas, cependant, les huiles de poissons qui ont été
seulement oxydées ou polymérisées (n° 1518) ou bien traitées par l'acide sulfurique
(n 3402), ni les préparations pour la nourriture du cuir (n° 3403).

On range également dans cette position les dégras résultant du traitement des peaux
chamoisées par une solution alcaline et de la précipitation des oxyacides gras au
moyen d'acide sulfurique. Ces produits se rencontrent dans le commerce sous forme
d'émulsions.

B) Résidus provenant du traitement des corps gras ou des cires animales ou végétales.

Cette position comprend notamment:


1) Les lies ou fèces d'huiles, résidus graisseux ou mucilagineux provenant de l'épu-
ration des huiles, utilisées pour la fabrication de savons ou de lubrifiants.
2) Les pâtes de neutralisation (soap-stocks), sous-produits de raffinage des huiles
qui se forment lorsqu'on neutralise par une base (soude caustique) leurs acides
gras. Elles consistent en un mélange de savons bruts et d'huiles ou de graisses
neutres. Elles sont de consistance pâteuse, de couleur variable (jaune brunâtre,
blanchâtre, vert brunâtre, etc.) selon la matière première d'où sont extraites les
huiles; on les utilise en savonnerie.
3) Le brai stéarique ou poix de stéarine, résidu de la distillation des acides gras,
consistant en une masse poisseuse et noirâtre, plus ou moins dure, parfois élas-
tique, partiellement soluble dans l'éther de pétrole, et qui s'emploie dans la prépa-
ration de mastics, de cartons imperméables ou d'isolants électriques.
4) Le brai de suint ou poix de suint, résidu de la distillation du suint, d'aspect sem-
blable au brai stéarique et ayant les mêmes usages.
5) La poix de glycérol, résidu de la distillation du glycérol, employée dans l'apprêt
des tissus ou l'imperméabilisation des papiers.
6) Les terres décolorantes usées, encore imprégnées de corps gras ou de cires
animales ou végétales.
7) Les résidus de filtration des cires animales ou végétales, constitués par les impu-
retés retenant encore certaines quantités de cires.

En sont exclus:
a) Les cretons, résidus membraneux provenant de la fusion de la graisse de porc,
du lard ou d'autres graisses animales (n° 2301).
b) Les tourteaux, grignons d'olives et autres résidus de l'extraction des huiles végé-
tales (n°s 2304 à 2306).

21/21 (Etat: 1.4.2010)


Chapitre 16

Chapitre 16

Préparations de viandes, de poissons ou de crustacés, de mollusques ou d'autres in-


vertébrés aquatiques

Considérations générales

Le présent Chapitre comprend les préparations comestibles obtenues par le traitement des
viandes, des abats (pieds, peaux, coeurs, langues, foies, boyaux et estomacs, par exem-
ple) ou du sang, ainsi que celles obtenues par le traitement des poissons (y compris leurs
peaux), crustacés, mollusques ou autres invertébrés aquatiques. Le Chapitre 16 englobe
les produits de l'espèce ayant subi une ouvraison plus poussée que celles visées aux
°
Chapitres 2, 3 ou au n 0504 soit qu'ils aient été:
1) Transformés en saucisses, saucissons ou produits similaires.
2) Cuits de quelque manière que ce soit: cuits à l'eau ou à la vapeur, grillés, frits ou rôtis,
à l'exception cependant des poissons fumés qui peuvent avoir été cuits avant ou pen-
dant l'opération du fumage (n° 0305), des crustacés simplement cuits à l'eau ou à la
vapeur, mais non décortiqués (n° 0306) et des farines, poudres et agglomérés sous
forme de pellets obtenus à partir de poissons, de crustacés, de mollusques ou autres
invertébrés aquatiques, cuits (respectivement n°s 0305, 0306 et 0307).
3) Préparés ou conservés sous forme d'extraits, de jus ou de marinades, préparés à par-
tir d'oeufs de poisson comme le caviar ou ses succédanés, simplement enrobés de
pâte ou de chapelure (panés), truffés, assaisonnés (de poivre et de sel, par exemple),
etc.
4) Finement homogénéisés et à base seulement de produits du présent Chapitre (c'est-
à-dire viande, abats, sang, poissons ou crustacés, mollusques ou autres invertébrés
aquatiques, préparés ou conservés). Ces préparations homogénéisées peuvent
contenir en faible quantité des fragments visibles de viande, de poisson, etc. ainsi
qu'une faible quantité d'ingrédients additionnés pour l'assaisonnement, la conserva-
tion ou d'autres fins. L'homogénéisation n'est pas en soi de nature à faire considérer
un produit comme une préparation relevant du Chapitre 16.

Pour la distinction entre les produits relevant d'une part des Chapitres 2 et 3 et, d'autre
part, du présent Chapitre, voir les Notes explicatives (Considérations générales) relatives
auxdits Chapitres.

Le présent Chapitre comprend également les préparations alimentaires (y compris les


plats cuisinés) contenant, notamment, de la saucisse, du saucisson, de la viande, des
abats, du sang, du poisson ou des crustacés, des mollusques ou d'autres invertébrés
aquatiques associés à des légumes, des spaghetti, de la sauce, etc., à condition qu'elles
contiennent plus de 20 % en poids de saucisse, de saucisson, de viande, d'abats, de
sang, de poisson ou de crustacés, de mollusques ou d'autres invertébrés aquatiques, ou
une combinaison de ces produits. Lorsque ces préparations contiennent deux ou plusieurs
produits mentionnés ci-dessus (de la viande et du poisson, par exemple), elles sont clas-
sées dans la position du Chapitre 16 correspondant au composant qui prédomine en
poids.

Dans tous les cas, le poids à prendre en considération est le poids de viande, de poisson,
etc., dans la préparation telle qu'elle est présentée et non pas le poids de ces produits
avant la confection de la préparation. (Il convient de souligner toutefois que les produits
farcis du n° 1902, les sauces, les préparations pour sauces, les condiments et les assai-
sonnements du genre de ceux décrits au n° 2103, ainsi que les préparations pour soupes,
potages ou bouillons, les soupes, potages ou bouillons préparés et les préparations ali-
mentaires composites homogénéisées du genre de celles décrites au n° 2104, sont tou-
jours classés dans ces positions).

1/7 (État: 1.08.2004)


1601

Sont également exclus du présent Chapitre:


a) Les farines et poudres propres à l'alimentation humaine, de viandes ou d'abats (y
compris les produits de viande de mammifères marins) (n° 0210) ou de poissons
(n° 0305).
b) Les farines, poudres et agglomérés sous forme de pellets de viande, de mammifères
marins, de poisson ou de crustacés, de mollusques ou d'autres invertébrés aquati-
ques, impropres à l'alimentation humaine (n° 2301).
c) Les préparations à base de viande, d'abats, de poisson, etc., pour l'alimentation des
animaux (n° 2309).
d) Les médicaments du Chapitre 30.

1601. Saucisses, saucissons et produits similaires, de viande, d'abats ou de sang; prépa-


rations alimentaires à base de ces produits

Cette position couvre les saucisses, saucissons et produits similaires, à savoir les prépara-
tions composées de viande ou d'abats (y compris les boyaux et les estomacs), coupés en
petits morceaux ou hachés, ou de sang, enfermés dans des boyaux, estomacs, vessies,
peaux ou enveloppes similaires (naturelles ou artificielles). Certains de ces produits peu-
vent toutefois ne pas comporter d'enveloppe, leur forme caractéristique, c'est-à-dire une
forme cylindrique ou analogue de section ronde, ovale ou rectangulaire (à angles plus ou
moins arrondis), leur étant conférée par moulage.

Les saucisses, saucissons et produits similaires peuvent être crus ou cuits, fumés ou non
et être additionnés de graisse, de lard, de fécule, de condiments, d'épices, etc. Par ail-
leurs, ces préparations peuvent contenir des morceaux de viande ou d'abats relativement
gros (de la dimension d'une bouchée, par exemple). Les saucisses, saucissons et produits
similaires restent classés dans la présente position même s'ils ont été découpés en tran-
ches ou présentés en récipients hermétiquement fermés.

Sont, entre autres, rangés dans la présente position:


1) Les saucisses, saucissons et produits similaires à base de viande (saucisses de
Francfort, salami, etc).
2) Les saucisses et saucissons de foie (y compris le foie de volaille).
3) Les boudins: boudins noirs et boudins blancs.
4) Les andouillettes, les cervelas, les mortadelles et autres spécialités analogues.
5) Les pâtés, purées, mousses, galantines et rillettes présentés dans des enveloppes
pour saucisses ou moulés en vue de leur conférer une forme caractéristique de sau-
cisses.

La présente position couvre également certaines préparations alimentaires (y compris les


plats cuisinés à base de saucisse, de saucisson ou de produits similaires) (voir les Consi-
dérations générales du présent Chapitre, troisième alinéa).

Sont exclues, en revanche, de la présente position:


a) Les viandes qui, bien que placées dans des vessies, des boyaux ou des enveloppes
similaires (naturelles ou artificielles) ne sont ni coupées en petits morceaux ni ha-
chées, notamment certains jambons et épaules roulés (n°s 0210 ou 1602, en géné-
ral).
b) La viande crue, hachée ou coupée en petits morceaux ne contenant pas d'autres in-
grédients, même placée dans une enveloppe (Chapitre 2).
c) Les préparations placées dans des enveloppes qui ne sont pas utilisées d'ordinaire
pour les saucisses et saucissons, sauf si ces préparations étaient classées dans la
présente position, même présentées sans leur enveloppe (n° 1602, en général).
d) Les volailles cuites et simplement désossées telles que les dindes roulées (n° 1602).

2/7 (État: 1.08.2004)


1601

Notes explicatives suisses

1601.0011/0019
Rentrent dans cette position:
- les cotechini, saucisses renfermant de la viande de porc finement hachée. La pâte est
salée et épicée, puis logée dans une baudruche. Les cotechinis se consomment à
l'état cuit;
- la mortadelle, spécialité faite de viande de porc et de boeuf additionnée de lard coupé
en dés. On sale et épice la pâte, on l'introduit dans un boyau large, puis on la cuit et
on la fume. La mortadelle de qualité présente une chair d'un beau rouge, avec très
peu de lard. Elle a généralement un goût prononcé de coriandre;
- le salami, saucisse de longue conservation, ficelée, faite de viande de porc et de lard
additionnés parfois de viande de boeuf (le salami de Milan et le salami hongrois, par
exemple). La chair est salée et épicée, puis séchée à l'air. On l'assaisonne avec de
l'ail et du poivre. Le présent numéro ne comprend que les saucisses de longue
conservation appelées salami, c'est-à-dire celles qui ont été obtenues selon le procé-
dé décrit ci-dessus et qui présentent un goût caractéristique. Relève également de
cette position le salami ayant subi un léger fumage dans le but de lui conférer un goût
particulier (par exemple, le salami hongrois). Par contre, les saucisses de longue
conservation désignées comme "salami", mais ne présentant par les caractéristiques
citées plus haut, notamment les saucisses et saucissons fumés, sont à classer sous le
n° 1601.0021/0049;
- les salamini et salametti, qui sont des salami de petites dimensions;
- le zamponi, qui est une saucisse à la viande de porc hachée, entourée d'une peau
provenant d'un pied de porc. Le zamponi se consomme cuit.

1602. Autres préparations et conserves de viande, d'abats ou de sang

Cette position couvre les préparations et conserves de viande, d'abats ou de sang du pré-
sent Chapitre, à l'exception des saucisses, saucissons et produits similaires du n° 1601,
des extraits et jus de viande du n° 1603.
Y sont notamment inclus:
1) Les viandes et abats cuits de quelque manière que ce soit: cuits à l'eau ou à la va-
peur, grillés, frits, rôtis (à l'exception des produits simplement échaudés, blanchis, etc.
- voir les Considérations générales du Chapitre 2).
2) Les pâtés, purées, mousses, galantines et rillettes à condition que ces préparations
ne répondent pas aux critères qui permettent de les classer dans le n° 1601 en tant
que saucisses, saucissons et produits similaires.
3) Les viandes et abats de toutes sortes, préparés ou conservés par d'autres procédés
que ceux prévus au Chapitre 2 ou au n° 0504, y compris ceux simplement enrobés de
pâte ou de chapelure (panés), truffés ou assaisonnés (de poivre et de sel, par exem-
ple) ou bien finement homogénéisés (voir les Considérations générales du présent
Chapitre, point 4).
4) Les préparations de sang, autres que le boudin noir et les produits similaires du
n° 1601.
5) Les préparations alimentaires (y compris les plats cuisinés) contenant plus de 20 %
en poids de viande, d'abats ou de sang (voir les Considérations générales du présent
Chapitre).

Sont, en outre, exclus:


a) Les pâtes alimentaires (ravioli, etc.) farcies de viande ou d'abats (n° 1902).
b) Les préparations pour sauces, les sauces préparées, les condiments et les assaison-
nements composés (n° 2103).

3/7 (État: 1.08.2004)


1602

c) Les préparations pour soupes, potages ou bouillons, les soupes, potages ou bouillons
préparés ainsi que les préparations alimentaires composites homogénéisées
(n° 2104).

Notes explicatives suisses

1602.2010/2089
Les préparations obtenues à partir de foies, au sens de ce numéro, doivent contenir plus
de 20% en poids de foie. Elles peuvent également contenir une certaine quantité d’autres
viandes ou d’abats. Pour les produits qui, outre le foie d’oie, contiennent d’autres foies, le
genre de foie prédominant en poids détermine le classement dans la sous-position natio-
nale.

1602.4111/4119
On entend par "jambon en boîtes", au sens de ce numéro, le jambon de porc, avec ou
sans couenne, même désossé ou roulé, stérilisé, cuit, etc., logé dans des récipients her-
métiquement fermés. Le jambon en boîtes doit être entier ou coupé en tranches. Par
contre, le jambon haché ou en pâte relève du n° 1602.4191/4199.

1602.4910/4990
Est également classée ici la "Coppa" telle qu'elle est décrite dans les Notes explicatives
suisses ad numéros 0210.1910/1999 du tarif, lettre a), mais qui ne peut plus être classée
au chapitre 2 en raison de son assaisonnement (v. les Notes explicatives suisses ad
chapitre 2 "Considérations générales").

1602.5011/5019
Ce numéro comprend exclusivement la viande de boeuf découpée en fragments, légère-
ment salée, même épicée, stérilisée (cuite), en récipients (boîtes et similaires) herméti-
quement fermés, à condition que l'emballage immédiat porte la désignation "Corned Beef".
Les conserves de viande de boeuf autrement dénommées relèvent du n° 1602.5091/5099.

1602.5091/5099
Ces numéros comprennent notamment les conserves de viande de bœuf autres que le
„Corned Beef“. Sont réputés „viande de bœuf en conserve“ les produits constitués uni-
quement de viande de bœuf, qui sont conditionnés en récipients hermétiquement fermés
(boîtes, verres, etc.) et qui sont chauffés dans ces derniers.

Sont également classés ici les produits à la viande de bœuf autrement préparés et conser-
vés, p. ex. des morceaux de viande rôtis et emballés sous vide dans des feuilles. Ces pro-
duits ne sont toutefois pas considérés comme viande de bœuf en conserve. De même, les
produits à la viande de bœuf contenant d’autres ingrédients ne sont pas réputés viande de
bœuf en conserve, quel que soit le conditionnement.

1603. Extraits et jus de viande, de poisson ou de crustacés, de mollusques ou d'autres


invertébrés aquatiques

Bien qu'obtenus à partir de sources différentes, les extraits de la présente position présen-
tent des caractéristiques physiques (aspect, odeur, goût, etc.) et chimiques très voisines.

La présente position comprend:


1) Les extraits de viande. Sous ce nom on désigne le produit généralement obtenu en
traitant de la viande au bain-marie ou à la vapeur d'eau saturée et sous pression; le li-
quide ainsi obtenu est débarrassé de sa graisse par centrifugation ou filtration et
concentré par passage dans des évaporateurs. Selon le degré de concentration, ces
extraits peuvent être solides, pâteux ou liquides.

4/7 (État: 1.08.2004)


1604

2) Les jus de viande simplement obtenus par pressage de viande crue.


3) Les extraits de poisson ou de crustacés, de mollusques ou d'autres invertébrés aqua-
tiques. Les extraits de poisson sont obtenus notamment par concentration des extraits
aqueux de la chair de hareng ou d'autres poissons ou à partir de farines de poisson
(déshuilées ou non). Au cours de la fabrication, les substances qui donnent le goût de
poisson (par exemple, la triméthylamine, dans le cas des poissons de mer) peuvent
être éliminées en totalité ou en partie. Ainsi traités, ces extraits ont des caractéristi-
ques semblables à celles des extraits de viande.
4) Les jus obtenus par le pressage de poissons, de crustacés, de mollusques ou d'autres
invertébrés aquatiques crus.

Tous ces produits peuvent être additionnés d'agents de conservation, tels que le sel, en
quantité suffisante pour en assurer la conservation.

Les extraits sont utilisés dans la fabrication de certaines préparations alimentaires (pota-
ges concentrés, soupes, sauces, etc.). Les jus sont utilisés principalement comme aliment
diététique.

Sont exclus de la présente position:


a) Les préparations pour soupes, potages ou bouillons, les soupes, potages et bouillons
préparés et les préparations alimentaires composites homogénéisées, contenant de
l'extrait de viande, de poisson, etc., ainsi que les soupes, potages et bouillons en pas-
tilles, tablettes, cubes, etc. qui, outre l'extrait de viande, de poisson, etc., contiennent
d'autres substances telles que graisses, gélatine et, généralement, une forte propor-
tion de sel (n° 2104).
b) Les produits dits solubles de poisson ou de mammifères marins du n° 2309.
c) Les médicaments, dans lesquels les produits de la présente position sont simplement
destinés à servir de support ou d'excipient à la substance médicinale (Chapitre 30).
d) Les peptones et peptonates (n° 3504).

1604. Préparations et conserves de poisson; caviar et ses succédanés préparés à partir


d'oeufs de poisson

Cette position comprend:


1) Les poissons cuits, de quelque manière que ce soit: cuits à l'eau, grillés, frits, rôtis, à
l'exclusion toutefois des poissons fumés qui ont été cuits avant ou pendant l'opération
du fumage et qui, pour autant qu'ils n'aient pas reçu d'autre préparation, restent clas-
sés au n° 0305.
2) Les poissons préparés ou conservés au vinaigre, à l'huile, à la sauce tomate ou en
marinades (préparations diverses à base, suivant le cas, de vin, de vinaigre, etc., ad-
ditionnés d'épices ou d'autres ingrédients), les saucisses de poisson, les pâtés de
poissons, les produits dits "beurre d'anchois", "pâtes d'anchois", "beurre de saumon",
consistant en une pâte généralement composée de ces poissons et de graisse, etc.
3) Les poissons, ainsi que leurs parties, préparés ou conservés par tous procédés autres
que ceux prévus par les n°s 0302 à 0305, par exemple: les filets de poissons enrobés
de pâte ou de chapelure (panés), les laitances et foies préparés, les poissons fine-
ment homogénéisés (voir les Considérations générales du présent Chapitre, point 4)),
pasteurisés ou stérilisés.
4) Certaines préparations alimentaires (y compris les plats cuisinés) contenant du pois-
son (voir les Considérations générales du présent Chapitre).
5) Le caviar; on désigne ainsi les préparations d'oeufs d'esturgeons, poissons vivant
dans les fleuves de plusieurs régions (Turquie, Iran, Italie, Alaska, Russie) et dont les
principales espèces sont le Beluga, le Schrip, l'Ossiotr, le Sewruga. Le caviar se pré-
sente généralement sous l'aspect d'une masse molle et granuleuse, formée de petits
oeufs d'un diamètre de 2 à 4 mm, de couleur gris argenté à noir verdâtre, d'odeur pro-

5/7 (État: 1.08.2004)


1604

noncée et de saveur légèrement salée. On le trouve aussi à l'état pressé, c'est-à-dire


réduit en une pâte homogène et consistante, parfois façonnée en petits pains cylindri-
ques, longs et minces, ou renfermée dans de petites boîtes ou des sachets en toile.
6) Les succédanés de caviar. Il s'agit de produits consommés comme caviar, mais pré-
parés à partir d'oeufs d'autres poissons que l'esturgeon (tels que le saumon, la carpe,
le brochet, le thon, le mulet ou muge, la morue ou la lompe), oeufs qui ont été lavés,
débarrassés des parcelles d'entrailles adhérentes, salés et parfois pressés ou séchés.
Ces oeufs de poisson peuvent également être assaisonnés et colorés.

Les divers produits susvisés relèvent de la présente position qu'ils soient ou non présentés
en boîtes hermétiquement closes.

Sont également exclus de la présente position:


a) Les oeufs et laitances de poisson, à savoir les oeufs de poissons encore enfermés
dans la membrane ovarienne préparés ou conservés uniquement selon les procédés
prévus dans le Chapitre 3 (Chapitre 3).
b) Les extraits et jus de poisson (n° 1603).
c) Les pâtes alimentaires farcies de poisson (n° 1902).
d) Les préparations pour sauces et les sauces préparées, les condiments et les assai-
sonnements, composés (n° 2103).
e) Les préparations pour soupes, potages ou bouillons, les soupes, potages ou bouillons
préparés, ainsi que les préparations alimentaires composites homogénéisées
(n° 2104).

Notes explicatives suisses

1604.1210 On entend par "harengs en marinades", les harengs préparés de différentes manières
dans des marinades ou préparés ou conservés au vinaigre, par exemple: les harengs en
marinades "crues" (harengs conservés dans une saumure vinaigrée), tels que les Bis-
markheringe, les harengs roulés (Rollmöpse) et les harengs marinés; les marinades "cui-
tes" (harengs conservés par blanchiment ou à la vapeur, tels que les harengs en gelée);
les marinades "frites" (harengs frits avant d'être mis en marinades, tels que les Bratheringe
et les Bratrollmöpse); les marinades "spéciales" (harengs préparés à la mayonnaise, à la
sauce remoulade, à la sauce au vin, à la sauce au citron, salade de harengs, etc.).

1604.1910 On classe également ici les filets de poissons de mer panés, simplement précuits ou pré-
frits. Il peut s’agir de filets entiers, de morceaux de filets ou d’un assemblage de plusieurs
morceaux de filets obtenus à partir de blocs de filets de poissons congelés. Les filets ayant
subi une préparation plus poussée (par ex. enrobés de pâte ou ayant subi une cuisson
complète) relèvent des nos 1604.1991/1999.

1604.1991 Les préparations prêtes à mettre au four, au sens de ce numéro, sont des préparations de
poissons congelées, présentées dans des formes à cuire en feuilles métalliques utilisables
une seule fois. Les mets congelés préparés à base de poisson qui, outre le poisson,
contiennent des crustacés ou des mollusques ou de la viande de boeuf, de porc ou d'au-
tres viandes, en récipients n'excédant pas 3 kg sont exclus de ce numéro.

1605. Crustacés, mollusques et autres invertébrés aquatiques, préparés ou conservés

Les dispositions de la Note explicative du n° 1604 relatives aux différents états sous les-
quels peuvent être présentés les produits entrant dans cette dernière position s'appliquent,
mutatis mutandis, aux crustacés, mollusques et autres invertébrés aquatiques de la pré-
sente rubrique, sauf toutefois aux crustacés cuits à l'eau ou à la vapeur, qui, pour autant
qu'ils ne sont pas décortiqués, restent classés au n° 0306, alors même qu'ils seraient addi-
tionnés de faibles quantités de produits chimiques en vue de leur conservation provisoire.

6/7 (État: 1.08.2004)


1605

Parmi les crustacés et mollusques qui sont le plus habituellement préparés ou conservés,
on peut citer: le crabe, les crevettes, le homard, la langouste, les écrevisses, les moules, le
poulpe, le calmar et les escargots. Les principaux autres invertébrés aquatiques préparés
ou conservés qui relèvent de la présente position sont l'oursin, la bêche-de-mer et la mé-
duse.

7/7 (État: 1.08.2004)


1701

Chapitre 17

Sucres et sucreries

Considérations générales

Le présent Chapitre englobe les sucres proprement dits (saccharose, lactose, maltose,
glucose, fructose (lévulose), etc.), les sirops, les succédanés du miel, les mélasses résul-
tant de l'extraction ou du raffinage du sucre, ainsi que les sucres et mélasses caramélisés
et les sucreries. Le sucre à l'état solide et les mélasses peuvent être aromatisés ou addi-
tionnés de colorants.

En sont toutefois exclus:


a) Le cacao en poudre sucré, le chocolat (à l'exception du chocolat blanc) et les sucre-
ries contenant du cacao en proportion quelconque (no 1806).
b) Les préparations alimentaires sucrées des Chapitres 19, 20, 21 ou 22.
c) Les préparations fourragères sucrées du no 2309.
d) Les sucres chimiquement purs [autres que le saccharose, le lactose, le maltose, le
glucose et le fructose (lévulose)], y compris ceux en solution aqueuse (no 2940).
e) Les préparations pharmaceutiques sucrées (Chapitre 30).

Notes explicatives suisses

Lorsqu'elles sont déterminantes pour le classement des marchandises, les teneurs en


saccharose, en matières grasses du lait ou en autres matières grasses sont déterminées
selon les méthodes du Manuel suisse des denrées alimentaires. Une teneur en matières
grasses n'excédant pas 1 % en poids peut être ignorée pour le classement.

1701. Sucres de canne ou de betterave et saccharose chimiquement pur, à l'état solide

Le sucre de canne est extrait du jus des tiges de la canne à sucre et le sucre de betterave
du jus de la racine de la betterave à sucre.

Les sucres bruts de canne ou de betterave se présentent sous forme de cristaux bruns ou
sous d’autres formes solides, cette coloration étant due à la présence d'impuretés. Leur
teneur en poids en saccharose, à l'état sec, correspond à une lecture au polarimètre infé-
rieure à 99,5 (voir la Note 1 de sous-position). Ils sont généralement destinés à subir des
traitements afin d'être transformés en sucres raffinés. Toutefois, les sucres bruts peuvent
être d'un degré de pureté susceptible de les faire utiliser, en l'état, pour l'alimentation hu-
maine, sans avoir à subir de raffinages.

Les sucres de canne ou de betterave raffinés sont obtenus par traitement complémentaire
du sucre brut. Ils se présentent généralement sous la forme de cristaux blancs commercia-
lisés suivant divers degrés de finesse ou sous la forme de petits cubes, de pains, de pla-
ques, de bâtons ou en morceaux réguliers moulés, sciés ou coupés.

Outre les sucres bruts et les sucres raffinés décrits ci- dessus, cette position comprend les
sucres bruns constitués par du sucre blanc mélangé à de faibles quantités de caramel ou
de mélasse, par exemple, et les sucres candis formés de cristaux volumineux obtenus par
la cristallisation lente de sirops de sucre suffisamment concentrés.

Il est à remarquer que les sucres de canne ou de betterave ne relèvent de la présente po-
sition que s'ils sont présentés à l'état solide (même sous forme de poudre); ces sucres
peuvent être additionnés d'aromatisants ou de colorants.

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1701

Les sirops consistant en solutions aqueuses de sucre de canne ou de betterave sont clas-
sés au no 1702 lorsqu'ils ne sont pas additionnés d'aromatisants ou de colorants et, lors-
qu'ils en contiennent, au no 2106.

La présente position couvre également le saccharose chimiquement pur, à l'état solide,


quelle que soit son origine. En est toutefois exclu le saccharose (autre que le saccharose
chimiquement pur) provenant d'autres végétaux que la canne à sucre ou la betterave
(no 1702).

1701.1100/1200
Le sucre brut de canne commercialisé actuellement a une teneur en sucre interverti excé-
dant 0,1 %, tandis que la teneur en sucre interverti du sucre brut de betterave est généra-
lement inférieure à 0,1 %. Une distinction peut également être établie entre ces deux types
de sucre en procédant à une épreuve olfactive, après avoir laissé au repos pendant une
nuit, un échantillon de chaque sucre dilué dans de l'eau et placé dans un récipient hermé-
tiquement fermé.

Notes explicatives suisses

On entend par "non travaillé" au sens de ce numéro, le sucre brut et cristallisé qui n’a subi
aucun traitement mécanique ultérieur (p. ex. mouture), qu’il présente de petits ou de gros
cristaux et pour autant qu’il n’ait été ni coloré, ni aromatisé. Le sucre brut ou cristallisé non
travaillé se distingue par le fait qu’il est formé de cristaux entiers bien formés n’ayant pas
été endommagés par un traitement mécanique ultérieur (aspect mat, arêtes brisées, coins
arrachés). Le sucre en morceaux, barres et autres formes, obtenu à partir de sucre brut ou
cristallisé (par moulage, pressage, sciage, débitage, etc.) est considéré comme travaillé.

Sont également classés ici les sucres contenant une faible quantité d’additifs autres que
des aromatisants ou des colorants. Ces additifs peuvent répondre à une nécessité techni-
que, mais ils peuvent également conférer au sucre certaines propriétés qui le rendent spé-
cialement adapté à des usages bien définis. Le produit doit toutefois conserver le carac-
tère essentiel d’un sucre au sens de ce numéro. En outre, la part des additifs ne doit géné-
ralement pas dépasser 3 % en poids.
Exemple: sucre cristallisé (saccharose) contenant un peu d’acide citrique et de pectine
(ensemble max. 3 %), destiné à être utilisé comme sucre gélifiant pour la fabri-
cation de confitures.
Ne sont pas classés ici les édulcorants synthétiques contenant une part quelconque de
sucre du chapitre 17 (généralement 2106).

1701.9110 Par "sucre candi" au sens de ce numéro, on entend le sucre candi additionné de colorant
(p. ex. caramel). Le sucre candi coloré dont la coloration (en règle générale jaune à brune)
provient de la caramélisation dans le procédé de fabrication relève, en raison du texte tari-
faire légal, de la position 1702.

1702. Autres sucres, y compris le lactose, le maltose, le glucose et le fructose (lévulose)


chimiquement purs, à l'état solide; sirops de sucres sans addition d'aromatisants ou
de colorants; succédanés du miel, même mélangés de miel naturel; sucres et mé-
lasses caramélisés

La présente position comprend les autres sucres à l'état solide, les sirops de sucre, ainsi
que les succédanés du miel et les sucres et mélasses caramélisés.

A. Autres sucres
o
La présente partie couvre les sucres, autres que les sucres du n 1701 et les sucres chimi-
o
quement purs du n 2940, à l'état solide (même sous forme de poudre), additionnés ou non
d'aromatisants ou de colorants. Parmi les produits qui entrent ici, on peut citer:

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1702

1) Le lactose, appelé également sucre de lait (C12H22O11), qui se trouve dans le lait et est
tiré industriellement du lactosérum. Cette position couvre aussi bien le lactose com-
mercial que le lactose chimiquement pur. Ces produits doivent contenir plus de 95 %
en poids de lactose, exprimé en lactose anhydre, calculé sur matière sèche. Aux fins
du calcul du pourcentage en poids de lactose contenu dans un produit, l’expression
”matière sèche” doit être considérée comme excluant l’eau libre et l’eau de cristallisa-
tion. Les produits obtenus à partir de lactosérum et contenant en poids 95 % ou moins
de lactose, exprimé en lactose anhydre, calculé sur matière sèche, sont exclus (ils re-
lèvent généralement du no 0404).
Le lactose commercial, lorsqu'il a été raffiné, se présente sous la forme d'une poudre
cristalline blanche et légèrement sucrée. Le lactose chimiquement pur, anhydre ou
hydraté, forme des cristaux durs et incolores qui absorbent les odeurs.
Le lactose est largement utilisé, en mélange avec le lait, dans la fabrication de prépa-
rations pour l'alimentation des enfants; il est également utilisé en confiserie, en confi-
turerie ou en pharmacie.

2) Le sucre interverti, principal constituant du miel naturel. Industriellement, on l'obtient


surtout par hydrolyse de solutions de sucre raffiné (saccharose); il se compose de
glucose et de fructose, en parties égales. Il se présente parfois à l'état solide, mais
plus souvent sous la forme d'un sirop dense (voir la partie B ci-après). On l'utilise en
pharmacie, en brasserie ou dans la fabrication des conserves de fruits ou de succé-
danés du miel ainsi que dans la fabrication de pain.

3) Le glucose, qui existe à l'état naturel dans les fruits et dans le miel. Associé en parties
égales au fructose, il constitue le sucre interverti.
Sont à considérer comme relevant de la présente position le dextrose (glucose chimi-
quement pur) et le glucose commercial.
Le dextrose (C6H12O6) se présente sous la forme d'une poudre cristalline blanche. Il
est utilisé dans les industries alimentaires ou pharmaceutiques.
Le glucose commercial est obtenu par hydrolyse d'amidon ou de fécule,effectuée par
voie acide ou par voie enzymatique ou en combinant les deux procédés. Il contient
toujours, outre le dextrose, une proportion variable de di-, de tri- et autres polysaccha-
rides (maltose, maltotriose, etc.). Sa teneur en sucres réducteurs, exprimée en dex-
trose, sur matière sèche, est égale ou supérieure à 20 %. Il se présente sous la forme,
soit d'un liquide incolore, plus ou moins consistant (sirop de glucose - voir la partie B
ci-après), soit de morceaux, de pains (glucose massé) ou de poudre amorphe. Il est
utilisé principalement dans l'industrie alimentaire, en brasserie, dans l'industrie des ta-
bacs comme produit de fermentation et en pharmacie.

4) Le fructose ou lévulose (C6H12O6), qui se trouve en abondance dans les fruits sucrés
et dans le miel, mélangé au glucose; on le fabrique industriellement à partir de glu-
cose commercial (sirop de maïs, par exemple), de saccharose ou par hydrolyse de
l'inuline extraite des racines tubéreuses du dahlia ou du topinambour. Il se présente
sous forme de poudre cristalline blanche ou de sirop très dense (voir la partie B ci-
après); il est plus doux que le sucre ordinaire (saccharose) et convient particulière-
ment aux diabétiques. Cette position comprend aussi bien le fructose commercial que
le fructose chimiquement pur.

5) Le saccharose provenant d'autres végétaux que la betterave et la canne à sucre. Le


plus important est le sucre d'érable, extrait de la sève de différentes variétés d'érables
dont les plus importantes sont l'Acer saccharum et l'Acer nigrum, croissant principa-
lement au Canada et au Nord-Est des Etats-Unis. La sève est généralement concen-
trée et cristallisée telle quelle, afin de préserver certains des constituants autres que le
sucre qui donnent au sucre d'érable sa saveur particulière. Il est commercialisé éga-
lement sous forme de sirop (maple syrup) (voir la partie B ci-après). D'autres sirops de
saccharose (voir partie B ci-après) sont extraits du sorgho sucrier (Sorghum vulgare
var. saccharatum), des caroubes ou de certains palmiers, notamment.

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1702

6) Les malto-dextrines (ou dextri-maltoses), obtenues par le même procédé que le glu-
cose commercial. Elles contiennent, en proportions variables, du maltose et autres po-
lysaccharides. L'hydrolyse étant toutefois moins poussée, leur teneur en sucres réduc-
teurs est inférieure à celle du glucose commercial. On ne range toutefois dans cette
position que les produits de l'espèce dont la teneur en sucres réducteurs, exprimée en
dextrose sur matière sèche, excède 10 % mais est inférieure à 20 %. Ceux d'une te-
neur n'excédant pas 10 % relèvent du no 3505. Les malto- dextrines se présentent le
plus souvent sous la forme d'une poudre blanche, mais elles sont commercialisées
également sous forme liquide (sirop) (voir la partie B ci-après). Elles sont employées
principalement pour la fabrication d'aliments pour enfants ou d'aliments diététiques à
faible teneur en calories, comme diluants pour substances aromatisantes ou colorants
alimentaires ou dans l'industrie pharmaceutique comme excipient.

7) Le maltose (C12H22O11), produit industriellement par hydrolyse de l'amidon en pré-


sence de la diastase du malt. Il se présente sous forme d'une poudre cristalline blan-
che utilisée en brasserie. La présente position comprend aussi bien le maltose com-
mercial que le maltose chimiquement pur.

B. Sirops

Cette partie comprend les sirops des sucres de toute nature (y compris les sirops de lac-
tose ainsi que les solutions aqueuses autres que celles des sucres chimiquement purs du
no 2940) pourvu qu'ils n'aient pas été aromatisés ou additionnés de colorants (voir la Note
explicative du no 2106).

Outre les sirops mentionnés dans la partie A ci-dessus [à savoir, le sirop de glucose (sirop
d'amidon), le sirop de fructose, les sirops de malto-dextrines, le sirop de sucre interverti
ainsi que les sirops de saccharose], la présente partie comprend:
1) Les sirops simples provenant de la dissolution de sucres du présent Chapitre dans
l'eau.
2) Les jus et sirops obtenus au cours de l'extraction du sucre de canne à sucre, de bette-
rave à sucre, etc.; ils peuvent contenir des impuretés telles que la pectine, des subs-
tances albuminoïdes, des sels minéraux.
3) Les sirops de table ou à usages culinaires, contenant du saccharose et du sucre in-
terverti. Ces produits sont fabriqués, soit à l'aide du sirop restant après cristallisation
et séparation du sucre raffiné, soit en partant du sucre de canne ou de betterave par
l'interversion d'une partie du saccharose ou par l'addition du sucre interverti.

C. Succedanés du miel

On désigne sous cette dénomination des mélanges à base de saccharose, de glucose ou


de sucre interverti, généralement aromatisés ou colorés en vue d'imiter le miel naturel. La
présente position comprend également les mélanges de miel naturel et de succédanés du
miel.

D. Sucres et mélasses caramélisés

Ce sont des substances brunes, incristallisables et d'odeur aromatique. Elles se présen-


tent sous la forme, soit d'un liquide plus ou moins sirupeux, soit à l'état solide (générale-
ment en poudre).

On les obtient par pyrogénation, plus ou moins prolongée, à des températures de 120 °C à
180 °C, de sucres (glucose ou saccharose généralement) ou de mélasses.

Selon le processus de fabrication, on obtient toute une gamme de produits allant des su-
cres (ou mélasses) caramélisés proprement dits dont la teneur en sucres, sur matière sè-

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1702

che, est généralement élevée (de l'ordre de 90 %) aux caramels dits colorants dont la te-
neur en sucre est très faible.

Les premiers sont utilisés pour l'aromatisation, notamment dans la confection des desserts
sucrés, des crèmes glacées ou de produits de pâtisserie; les autres, du fait de la transfor-
mation assez élevée des sucres en mélanoïdine (matière colorante), sont utilisés comme
colorants, notamment, en biscuiterie, en brasserie ou pour la fabrication de certaines bois-
sons non alcooliques.

Notes explicatives suisses

La Note explicative suisse de la position 1701 relative aux sucres contenant une faible
quantité d’additifs s’applique également à la position 1702.

Les masses sirupeuses épaisses, entièrement ou partiellement cristallisées, opaques, ain-


si que les sucres présentés à l'état pâteux sont à classer comme les sucres correspon-
dants à l'état solide.

1702.4021, 6021, 9031


Par "sirops de table" au sens de ces numéros, on entend tous les sirops importés en vue
de la consommation directe tels que les sirops conditionnés pour la vente au détail (en boî-
tes, en verres, etc.), de même que les sirops autrement conditionnés utilisés comme "si-
rops de table".

Les précédentes Notes explicatives du SH du no 1702, let. B, ch. 3, ne sont pas applicable
aux sirops de table du no 1702.9031. Les produits caramélisés (caramel, sauces dessert,
etc.) ne sont pas considérés comme sirops de table au sens de ces numéros.

1702.4021/29, 6021/28, 9031/32, 9034/38


Sont également réputés sirops de sucre au sens de ces numéros les jus ou concentrés
rectifiés de fruits ou de plantes obtenus par déminéralisation, désaromatisation, désacidifi-
cation, décoloration, etc. de jus ou concentrés de fruits (p. ex. jus de raisin, jus de poire,
jus d’agave). En raison du retrait de presque tous les constituants sauf les sucres, ils ont
perdu le caractère de jus de plantes ou de fruits des numéros 1302 ou 2009. Les produits
de ce genre ne sont pour l’essentiel plus composés que de sucres et, en allemand, sont
souvent aussi désignés « Fruchtsüsse ».

1702.4029, 6022, 6028, 9032, 9038


On entend par sirops de sucre, au sens de ces numéros:
- les sirops de sucre caramélisés, le caramel présenté à l'état liquide de même que la
mélasse caramélisée, sans égard à leur conditionnement et à leur emploi.
- sirops de sucre conditionnés en emballages de gros, bruts ou purifiés, mais non aro-
matisés ni colorés artificiellement, non encore prêts à l'usage, mais devant être travail-
lés ultérieurement ou destinés à l'affouragement, par exemple les sucres qui sont di-
rectement produits sous forme de sirops, comme les sirops de glucose (sirops d'ami-
don), les sirops simples, obtenus par dissolution de sucre dans l'eau; les jus et sirops
obtenus au cours de l'extraction du sucre de betterave, de canne, etc., excepté le ré-
sidu de cette fabrication dénommé mélasse, non caramélisé.

1702.5000 On entend par "fructose chimiquement pur", au sens de ce numéro, exclusivement les
produits solides (poudres et similaires). Le sirop de fructose relève des positions
1702.6021/6028 même si du fructose chimiquement pur a été utilisé pour sa fabrication.

1702.9022, 9033/9034
La matière de base est déterminante pour le classement de sucre de betterave ou de
canne caramélisé, resp. de sirop caramélisé de sucre de betterave ou de canne au sens

5/8 (Etat: 1.4.2011)


1703

de ces numéros. Elle doit être constituée au minimum de 50 % de sucre de betterave ou


de sucre de canne (saccharose). Lors du processus de caramélisation, le saccharose est
partiellement ou totalement éliminé (principalement par division en glucose et fructose).
Contrairement au colorant caramel, les sucres caramélisés, resp. les sirops de sucres ca-
ramélisés présentent un goût sucré (v. Notes explicatives du SH, position 1702, lettre D,
3e paragraphe).

1703. Mélasses résultant de l'extraction ou du raffinage du sucre

Les mélasses de la présente position résultent uniquement de l'extraction ou du raffinage


du sucre. Il s'agit le plus souvent de sous-produits de la fabrication ou du raffinage du su-
cre de canne ou de betterave, ou de la production de fructose à partir de maïs. Ce sont
des substances visqueuses, brunes ou noirâtres, contenant encore une quantité apprécia-
ble de sucre difficile à cristalliser. Elles peuvent également se présenter sous forme de
poudre.

Les mélasses de betterave ne sont normalement pas consommables en l'état, mais certai-
nes formes raffinées de mélasses de canne ou de maïs le sont, notamment à l'état de si-
rops purifiés (treacle). Les mélasses sont surtout utilisées comme produit de base en distil-
lerie pour obtenir des alcools et des boissons alcooliques (le rhum notamment, qui provient
de la mélasse de canne) ou pour la préparation d'aliments du bétail ou de succédanés de
café. On en extrait aussi du sucre.

Les mélasses de la présente position peuvent être décolorées, aromatisées ou artificielle-


ment colorées.

o
1703.10 Les mélasses de canne peuvent se distinguer des autres mélasses du n 1703 par leur
odeur et leur composition chimique.

Notes explicatives suisses

1703.1010, 9010
Par "mélasses de table" on entend toutes les mélasses importées en vue de la consom-
mation directe telles que les mélasses conditionnées pour la vente au détail (en boîtes, en
verres, etc.), de même que les mélasses autrement conditionnées utilisées comme "mé-
lasses de table".

1704. Sucreries sans cacao (y compris le chocolat blanc)

Cette position couvre la plupart des préparations alimentaires sucrées, solides ou semi-
solides, prêtes, en général, pour la consommation immédiate et communément désignées
sous le nom de sucreries ou de confiseries.

Parmi ces produits on peut citer:


1. les gommes, y compris la gomme à mâcher sucrée (chewing- gum et similaires);
2. les bonbons (y compris ceux contenant de l'extrait de malt);
3. les caramels, les cachous, le nougat, les fondants, les dragées, les rahat loukoum;
4. le massepain;
5. les préparations, présentées sous forme de pastilles pour la gorge ou de bonbons
contre la toux, constituées essentiellement par du sucre (même additionné d'autres
substances alimentaires telles que gélatine, amidon ou farine) et des agents aromati-
sants (y compris des substances