Ateliers
de sensibilisation à
Ventraide!
Par
Guy Rousseau, M. Se.
Conseiller en rééducation
et
JocelyneenSt-Pierre
Intervenante toxicomanie
WM FORMATION I
270
R6S7
V. ]
INSPÛ - Montréal
3 5567 00006 91
6245 boulevotdCousin.au bmeau 3000
5
' Quebec
saint-Hubert,
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/ DE S.VNTÉ H BLIOIE DU QUÉBEC
deô matièrei CENTRE D£ DOCI'MLNTATÎON
WWIÏÉAL
Formation 1 : Ateliers de sensibilisation à l'Entraide
Introduction
1ère rencontre : Accueil - Faire connaissance
Objectifs d'apprentissage 5
Objectifs de croissance personnelle 5
Comment ça va? 5
Exercice 1 - La chasse aux autographes 6
Exercice 2 - Je me présente 8
Discussion : Planification des rencontres 9
Le mot de la fin 12
Notes aux animateurs 12
Mes notes personnelles 13
2*™ rencontre : La confiance - Explorer l'amitié
Objectifs d'apprentissage 14
Objectifs de croissance personnelle 14
Comment ça va? 14
Exercice 1 - Pense à un secret 15
Exercice 2 - Trois choses mystérieuses 16
Le mot de la fin 18
Notes aux animateurs 18
Mes notes personnelles 19
Fiche de réflexion - La confiance 20
3èma rencontre : Les valeurs - Et moi, qu'est-ce qui est important pour moi?
Objectifs d'apprentissage 21
Objectifs de croissance personnelle 21
Comment ça va? 22
Exercice 1 - Mes valeurs 22
Exercice 2 - L'ordinateur 27
Le mot de la fin 28
Notes aux animateurs 29
Mes notes personnelles 30
Fiche de réflexion - Pour moi, l'important c'est 31
â mattered ii
rencontre : L'écoute - Écouter : l'art d'être disponible
Objectifs d'apprentissage 32
Objectifs de croissance personnelle 32
Comment ça va? 32
Exercice 1 - La rumeur 33
Exercice 2 - Jeux de rôle sur les blocages à la communication
efficace 35
Exercice 3 - Ouvrir les yeux et les oreilles 37
Le mot de la fin 38
Notes aux animateurs 38
Mes notes personnelles 39
Fiche de réflexion - L'écoute efficace 40
Fiche de réflexion - La communication 42
Fiche de réflexion - Blocages à la communication 43
5ÔTO rencontre : Les émotions - Je me sens bien... Je me sens mal
Objectifs d'apprentissage 46
Objectifs de croissance personnelle 46
Comment ça va? 46
Exercice 1 - La charade des émotions 47
Exercice 2 - Les masques 48
Exercice 3 - Devine ce qu'il y a derrière mon dessin 50
51
Le mot de la fin
Notes aux animateurs 52
Mes notes personnelles 53
Fiche de réflexion - Penser et ressentir 54
6*"* rencontre : Écoute - Empathie : Écouter avec son coeur
Objectifs d'apprentissage 55
Objectifs de croissance personnelle 55
Comment ça va? 55
Exercice 1 - Découvrir l'émotion suivant l'idée 56
Exercice 2 - Le courrier du coeur 59
Le mot de la fin 64
Notes aux animateurs 64
Mes notes personnelles 65
iH
'able deô mattered
6ôme rencontre : Écoute - Empathie : Écouter avec son coeur (suite)
Fiche de réflexion - Émotions - Idées 66
Fiche de réflexion - L'écoute empathique et les réponses facili-
69
tant la communication
7ème rencontre : Écoute - Empathie : Écouter, c'est chercher à comprendre
75
Objectifs d'apprentissage
Objectifs de croissance personnelle 75
Comment ça va?
Exercice 1 - Le jeu des questions 76
Exercice 2 - Les réponses facilitant la communication 78
86
Le mot de la fin
Notes aux animateurs 86
Mes notes personnelles 87
Fiche de réflexion - Questions 88
S0™ rencontre : Résolution de problèmes - Il n'y a pas qu'une seule façon
Objectifs d'apprentissage 89
Objectifs de croissance personnelle 89
89
Comment ça va?
Exercice 1 - J'imagine des solutions 90
96
Le mot de la fin
9
Notes aux animateurs ®
97
Mes notes personnelles
Fiche de réflexion - Formation sur la prise de décision 99
9*™ rencontre : Limites-Références-Ressources - Qui peut quoi ou...
Parfois il faut de l'aide
Objectifs d'apprentissage 107
Objectifs de croissance personnelle 107
108
Comment ça va?
Exercice 1 - Mes limites 108
Exercice 2 - La chasse au trésor 111
IV
^JaL(e deâ matières
9*"" rencontre : Limites-Références-Ressources - Qui peut quoi ou...
Parfois il faut de l'aide (suite)
Le mot de la fin ^
11
Notes aux animateurs *
Mes notes personnelles y £
115
Fiche de réflexion - Références
100™ rencontre : Feedback positif - Je réagis... à ce qu'on partage
Objectifs d'apprentissage ^ ]7
1
Objectifs de croissance personnelle 11
Comment ça va?
118
Exercice 1 - Dis-le moi autrement
119
Exercice 2 - La boîte aux lettres
Le mot de la fin
Notes aux animateurs
Mes notes personnelles ^22
123
Fiche de réflexion - Le feedback
128
Références
formation 1
Ateliers de sensibilisation à l'Entraide
Pour cette partie de la formation, nous avons utilisé en grande partie le
document "Les jeunes et l'Entraide" produit par le ministère de la Santé
et des Services Sociaux en collaboration avec le Département de Santé
Communautaire de l'Hôpital Général de Montréal. Ce document est un
guide d'implantation d'un programme de soutien entre pairs chez les
jeunes de 12 à 16 ans.
Dans ce document principal, nous avons remplacé certaines parties du
chapitre "Les ateliers de sensibiSsation à l'entraide" par des extraits
d'autres documents dont nous retrouvons la liste en bibliographie Même
si la forme et le contenu des ateliers de sensibilisation à l'entraide se réfè-
rent en majeure partie au document ci-haut mentionné, nous y mettons
notre touche personnelle lors de l'animation des exercices pratiques et lors
des échanges sur les notions théoriques et leurs applications, tout cela en
plus d'exercices et de textes différents que nous avons construits.
Il est à noter que les textes identifiés "Fiche de réflexion" se retrouvent
dans le document "Cahier de l'élève", document que nous donnons aux
entraidants durant leur formation.
Jocelyne St-Pierre Guy Rousseau
Intervenante en toxicomanie Conseiller en rééducation
>mat Lou 1 2
INTRODUCTION
Ces ateliers veulent sensibiliser les jeunes aux habiletés qui facilitent la
communication et l'entraide Bien que leur contenu ne soit pas très diffé-
rent de celui des autres programmes dont ils s'inspirent, ils ont été adap-
tés pour tenir compte des capacités d'apprentissage et des valeurs des
adolescents. Certaines habiletés plus complexes comme la confrontation,
par exemple, ont été éliminées au profit d'habiletés telles que l'écoute ou
le reflet des émotions, qui sont très facilement saisies par les jeunes.
Enfin, le vocabulaire technique et le "jargon" professionnel ont été éliminés
le plus possible car ils alourdissent inutilement la démarche pédagogique
et surtout, ils ne correspondent pas à la façon dont les jeunes s'expriment
spontanément.
Il y a au total dix (10) ateliers, tous structurés de la même façon. Dans
l'ordre, nous retrouvons à l'intérieur de chacun :
Les objectifs :
Il y a deux niveaux d'objectifs. Les objectifs d'apprentissage précisent
pour chaque atelier les habiletés spécifiques de communication à acquérir.
Les objectifs de croissance personnelle réfèrent au vécu des jeunes et
traduisent les apprentissages à faire dans un langage plus accessible,
concret et vivant.
L'accueil ("Comment ca va?") :
Cette prise de contact, au début de chaque rencontre est très importante
C'est un moment privilégié pour consolider notre relation avec les jeunes
et faire le pont entre les différents ateliers en encourageant les participants
à parler de leurs expériences et de leurs réflexions depuis la dernière ren-
contre Une fois le contact établi, nous pouvons passer directement aux
exercices.
3
>matiovi 1
Les exercices :
Ils viennent immédiatement après l'accueil mais surtout, avant toute expli-
cation de type magistral. La méthode est expérimentée, c'est-à-dire que
les jeunes doivent tirer leur matériel d'apprentissage de leur propre expé-
rience Le retour sur l'exercice est donc une étape cruciale et il ne faut pas
l'escamoter. Nous l'utilisons pour stimuler la discussion entre les jeunes
et pour faire le lien avec les objectifs d'apprentissage Dans le but de
faciliter l'animation, quelques exemples de "questions-réponses" sont
donnés pour chaque exercice
Toutefois, une fois l'échange amorcé, il est préférable de se reguider sur
ce que les jeunes disent plutôt que sur ces points de repère pour orienter
la discussion. Il est souhaitable de participer nous aussi aux exercices, car
cela permet de développer un lien plus étroit avec les jeunes.
L'évaluation rie la rencontre :
C'est également un moment très important de l'atelier. Avant de terminer
la séance, soyons à l'écoute des jeunes, suscitons leurs commentaires et
leurs opinions, encourageons-les à exprimer leurs réactions aux exercices.
Nous pouvons aussi leur demander de remplir un court questionnaire
d'évaluation, ce qui nous permettra d'obtenir plus d'information sur ce
qu'ils ont aimé ou trouvé difficile, sur ce qu'ils ont appris ou ressenti
pendant la rencontre L'évaluation peut se faire aussi à la fin de la journée
et des deux jours si la formation s'étale sur plusieurs heures de suite
Le mot de la fin :
Il contient, résumé en quelques phrases, les idées-clé de la rencontre afin
de nous aider à "boucler la boucle" avant de terminer la séance
Les notes aux animateurs :
Elles contiennent parfois des trucs d'animation, parfois des explications
additionnelles, parfois aussi des suggestions de liens à faire avec les
autres ateliers. Ces "notes" sont tirées de notre expérience personnelle
des programmes de soutien entre pairs. Avec le temps, nous désirerons
probablement ajouter nos propres observations et réflexions sur les
4
mat ion 1
différentes activités ainsi que sur l'animation des rencontres. C'est
pourquoi nous avons réservé quelques lignes supplémentaires à cette fin.
De façon générale, les ateliers ont été planifiés pour se dérouler à l'in-
térieur d'un intervalle de 90 minutes. Si nous ne disposons que de courtes
périodes, il est préférable d'étaler le contenu de l'atelier sur un plus grand
nombre de séances qui pourront alors être plus courtes. Il est déconseiller
d'essayer d'accélérer l'apprentissage en faisant une plus grande quantité
d'exercices en moins de temps. Pour bien intégrer les exercices, les jeunes
doivent avoir suffisamment de temps pour approfondir leur expérience.
S'ils sont faits "à la sauvette", les exercices ne seront pas utiles. Donner
la formation lors d'une journée complète est idéal.
Nous n'avons pas inclus des devoirs à faire à la maison. Bien sûr, ça peut
être une bonne idée d'encourager les jeunes à tenir un journal de bord
mais il faut faire bien attention de ne pas les décourager et de ne pas
alourdir inutilement les exigences pédagogiques. Cherchons surtout des
modalités susceptibles d'amener les jeunes à mettre leurs habiletés en
pratique dans leur vie de tous les jours.
Il est à noter que pour alléger le texte et pour sa bonne compréhension,
nous utilisons le genre masculin, mais dans tout les cas, il désigne autant
le féminin que le masculin.
ère 5
/ rencontre
ACCUEIL FAIRE CONNAISSANCE
OBJECTIFS D'APPRENTISSAGE
Prendre conscience de la façon dont on réagit quand on rencontre de nou-
velles personnes. Commencer à se dégêner et à se connaître les uns les
autres en apprenant les noms de chacun et en ayant l'occasion de parler
de soi. Commencer à exprimer son point de vue et à planifier les autres
rencontres.
OBJECTIFS DE CROISSANCE PERSONNELLE
Prendre conscience du mélange de gêne et de curiosité qu'on ressent
quand on entre dans un groupe et qu'on rencontre de nouvelles per-
sonnes.
On est tous plus ou moins préoccupés par l'impression qu'on donne aux
autres et encore plus à l'adolescence, parce qu'on rencontre beaucoup de
gens nouveaux et qu'on veut, bien sûr, être apprécié. Se retrouver en
groupe, ça peut être parfois gênant. Mais il faut savoir qu'on est plusieurs
à partager cette gêna Et que c'est aussi en même temps, une occasion
de connaître de nouvelles personnes. Le groupe nous offre l'occasion de
voir ce qui est unique à nous et qui nous distingue des autres. On peut
donc se sentir soi-même et être apprécié de ses semblables, tout en étant
différent.
COMMENT ÇA VA?
Durée : 15 minutes
Mot de bienvenue Les animateurs accueillent chaque participant de façon
personnalisée et créent une atmosphère chaleureuse Ils expliquent aux
jeunes qu'il n'y aura jamais de théorie avec les exercices et qu'ils auront
l'occasion de discuter tous ensemble de leur expérience après.
6
2ènus rencontre
EXERCICE 1
Durée : 20 minutes
L A CHASSE AUX AUTOGRAPHES
But
Faciliter le contact afin de se connaître les uns les autres.
Matériel
- Fiche de travail sur les autographes pour chaque participant. [CE:3i
- Crayon pour chaque participant.
Démarche
- Passer les fiches de travail.
- Lire la consigne au groupe et demander à ce qu'ils se déplacent pour
interroger les autres et recueillir leur signature.
- L'important est de poser des questions pour connaître un peu plus les
autres.
13
2ènus rencontre
EXERCICE 1
Directives
Choisir dix (10) éléments dans cette liste et faire un "X" dans l'espace ré-
servé devant chacun d'eux. Durant la période destinée à la chasse aux
autographes, vous devez interroger les gens pour trouver une personne
qui correspond à chacun des dix (10) éléments choisis par vous. Faites
signer cette personne dans l'espace approprié. Une signature différente
vis-à-vis chacun des éléments.
1. Né(e) sous mon signe astrologique
2. Semble sympathique
3. Joue d'un instrument de musique
4. Lit des livres de science-fiction
5. Travaille le week-end
6. Pratique un sport
7. Aime la compétition
8. Dort dans un lit d'eau
9. Possède un animal domestique
10. Aime le Hard-rock
11. Peut-être m'intimide-t-il(elle)
12. Me semble compréhensif(sive)
13. Aime le hasard
14. Préfère rester seul(e)
15. Croit aux phénomènes paranormaux
16. Semble timide
17. Aime manger des fruits de mer
18. Demeure dans un appartement
19. Possède une bicyclette
20. Est enfant unique
ère
/ rencontre 8
RETOUR SUR L'EXERCICE 1
- Ce qu'ils pensent de l'exercice
- Ce qu'ils ont appris.
- Ce qu'ils ont découvert.
- Demander ce qu'ils ont choisi comme élément dans la liste
EXERCICE 2
Je ME PRÉSENTE Durée : 20 minutes
Démarche
En commençant par nous-mêmes, nous invitons chacun à se présenter en
redisant son prénom, en dévoilant son surnom s'il en a un, et en révélant
quelque chose qui le caractérise (quelque chose qu'on ne sait pas). Ça
peut être une qualité, une activité, un hobby, etc..., quelque chose qu'il
a le goût de dire au groupe Les autres peuvent poser des questions pour
en savoir davantage Nous donnons un exemple pour les guider dans cet
exercice, quelque chose comme :
«Je m'appelle Stéphane, mon surnom c'est "Steph " puis, je
m'intéresse à la musique rock».
Les autres peuvent poser des questions dans le genre de :
• «Stéphane, quel est le musicien (ou le groupe) que tu pré-
fères?»
• «Las-tu déjà vu en spectacle?»
• « Veux-tu qu'on t'appelle par ton surnom?»
Après nous être présentés comme animateurs, nous attendons qu'un
jeune se porte volontaire, sinon nous désignons amicalement quelqu'un.
Tous devraient avoir l'occasion de parler d'eux.
2ènus rencontre 9
RETOUR SUR L'EXERCICE 2
Nous engageons la discussion en demandant aux jeunes d'exprimer leurs
réactions. Nous pouvons nous inspirer des questions suivantes :
• «Comment as-tu réagi en apprenant que tu devais parler de
toi?»
(ex. : j'étais un peu gêné).
• «Comment t'es-tu senti quand les autres t'ont posé des ques-
tions?»
(ex. : j'ai senti qu'Us s'intéressaient à moi).
• «Comment t'es-tu senti quand tu as posé des questions aux
autres?»
(ex. : j'étais curieux de savoir ce qu'ils allaient répondre,
j'avais l'impression de les connaître un peu plus).
Les animateurs terminent la période de questions et de discussion par une
réflexion comme :
«Ce n'est pas toujours facile de se dévoiler à des gens qu'on ne connaît
pas beaucoup. Toutefois, quand on sait que les gens ne nous jugent
pas, qu'ils s'intéressent à nous, on a envie de surmonter notre gêne et
de se faire apprécier pour ce qu'on est. D'un autre côté, c'est agréable
d'aller vers les gens qu'on a envie de connaître, d'en savoir plus sur
eux.»
DISCUSSION : PLANIFICATION DES RENCONTRES
Durée : 20 minutes
Démarche
1. Nous faisons une table ronde et invitons les jeunes à discuter ensemble
de leur vision respective de la communication, de l'amitié et de l'en-
traide Nous leur demandons à tour de rôle, de faire part aux autres de
leurs attentes vis-à-vis le groupe C'est une bonne façon de connaître
leurs besoins et d'en tenir compte pour la préparation des autres ren-
contres. Nous ouvrons la discussion en disant, par exemple :
2ènus rencontre 10
«Étant donné qu'on veut tous profiter au maximum de notre expérien-
ce, si on décide aujourd'hui de se joindre à un groupe, ce serait bien de
prendre te temps de parier ensemble de ce que ça peut nous apporter.
En vous inscrivant, est-ce que vous vous êtes fait une idée de ce que
vous pourriez venir chercher dans ce groupe?... Pouvez-vous m'en par-
ler un peu? Toi? (Dire le prénom du participant) Et toi, as-tu un autre
point de vue?»
2. Nous leur présentons ensuite notre vision personnelle et les invitons à
partager leurs réactions à ce que nous venons de dire Nous pouvons
nous inspirer du texte suivant si nous le désirons :
«On est tous impliqués tous les jours dans une foule de relations avec
d'autres personnes : nos parents, nos amis, nos professeurs, etc... Ce
que toutes ces relations ont en commun, c'est qu'elles ont le pouvoir
de nous rendre heureux ou tristes, d'être agréables ou désagréables.
Mais qu'est-ce qui fait que certaines relations sont plus agréables que
d'autres? Ce n'est rien de très compliqué mais plutôt, une façon
d'écouter et de communiquer, ou encore, des petites attentions qui
font toute la différence pour ceux qui les reçoivent : mettre le bras
autour de l'épaule d'un(e) copain (copine) qui ravale ses larmes, remar-
quer qu'un compagnon a bien joué au volley-ball et le lui dire, faire un
sourire à un nouveau un peu gêné, etc... On pourrait donner bien d'au-
tres exemples.»
«La série de rencontres qu'on vous propose veut vous donner l'occa-
sion d'apprendre à mieux communiquer avec les autres : à mieux les
écouter et les comprendre, mais aussi, à échanger avec eux sur leurs
idées et leurs sentiments. Elle veut vous offrir la possibilité de devenir
pour d'autres, les amis et les confidents que vous aimeriez avoir, vous
aussi. Elle veut vous amener à profiter au maximum de vos relations
avec les autres, dans ce qu'elles ont de plus agréable.»
Tout en discutant et en échangeant nos points de vue respectifs, souli-
gnons les similitudes entre notre vision personnelle et les attentes que les
jeunes nous ont exprimées plus tôt.
2ènus rencontre 11
3. Finalement, nous discutons ensemble de comment chacun souhaiterait
que s'organise et s'effectue le déroulement des rencontres (fréquence,
lieu, moment de la semaine, durée, etc...). Entendons-nous sur ce à
quoi nous nous engageons mutuellement (ex. : respecter les différences
d'opinion, avertir en cas d'absence, se présenter à l'heure, le dire aux
autres quand quelque chose ne vas pas, faire en sorte que ce qui se dit
dans le groupe reste dans le groupe, etc...) Nous insistons sur la con-
fidentialité de la discussion. Pendant toute la rencontre, laissez de la
place pour leurs questions et leurs commentaires, car c'est un bon
moyen de savoir ce qui les intéresse ou les préoccupa N'oublions pas
que ces ateliers doivent leur ressembler. Nous mentionnons aux jeunes
qu'ils ne seront pas obligés de parler, de partager leurs réflexions ou
leurs expériences personnelles s'ils ne le veulent pas. Ils n'auront pas
à se comparer ou à compétitionner. Ils sont différents avec leurs forces
et leurs faiblesses. Ils sont là pour apprendra Voici un exemple de la
manière dont nous pourrions animer cette dernière partie de la ren-
contre :
«H faudrait aussi qu'on discute de comment on va organiser tes ren-
contres. Nous, en tant qu'animateurs, on s'engage à être à l'heure, à
respecter vos opinions, à vous avertir en cas d'absence, à être dispo-
nibles si vous avez besoin de nous, à garder pour nous les choses que
vous nous dites, etc... Et vous, à quoi êtes-vous prêts à vous enga-
ger?»
4. Retour sur la discussion
Nous faisons un petit résumé de la discussion. Pour inciter les jeunes
à participer davantage et à prendre leur place dans les rencontres, nous
pouvons aussi leur demander, à tour de rôle, de dire ce qu'ils ont rete-
nu de la discussion qu'ils viennent d'avoir. Profitons de cet échange
pour nous donner des règles de fonctionnement ou une sorte de "code
d'éthique" (par exemple, respecter les autres, être discret sur ce qui se
dit de personnel dans le groupa etc...). Pour aider à briser la glace,
nous pouvons demander à chacun d'inscrire son nom et son numéro
de téléphone sur une feuille qui sera ensuite photocopiée et distribuée
à tous les participants. Nous pouvons aussi, si nous le souhaitons, dis-
cuter avec les jeunes de la possibilité de consigner leurs réflexions ou
leurs idées en rapport avec les thèmes des ateliers dans un journal de
bord.
ère
/ rencontre 12
LE MOT DE LA PIN
Être amical, c'est d'abord vouloir être accueillant. Le point de départ d'une
bonne communication, c'est d'être capable de mettre les gens à l'aise en
manifestant le désir de les connaître et en les acceptant comme ils sont.
NOTES AUX ANIMATEURS
Nous ne saurions trop insister sur l'importance de créer un climat de con-
fiance dans le groupe et ce, dès la première rencontre II est important
d'introduire, dès la première rencontre, la notion de confidentialité et de
discrétion comme règle de fonctionnement du groupe Nous y reviendrons
plus longuement dans l'atelier qui suit.
ère
/ rencontre
MES NOTES PERSONNELLES
2ènus rencontre 14
LA CONFIANCE E X P L O R E R L'AMITIÉ
OBJECTIFS D'APPRENTISSAGE
Prendre conscience des qualités qui nous méritent la confiance de quel-
qu'un et devenir plus sensibles aux caractéristiques de l'amitié. Prendre
conscience de nos attitudes lorsqu'on amorce une conversation avec des
compagnons qu'on ne connaît pas. S'en servir pour mieux comprendre
comment les autres peuvent se sentir quand ils nous parlent pour la
première fois.
OBJECTIFS DE CROISSANCE PERSONNELLE
Mieux comprendre ce qu'est pour nous l'amitié et réfléchir à l'importance
qu'elle a dans notre vie II vient un moment où c'est naturel et important
pour nous tous de rencontrer des gens nouveaux, de s'attacher à d'autres
personnes en dehors de notre famille, d'aimer et d'être aimés. En dévelop-
pant nos amitiés, on crée de nouveaux liens et on développe notre con-
fiance en nous-mêmes et dans les autres. On apprend à apprécier les
autres pour ce qu'ils sont et en même temps, on apprend à tolérer nos
différences. Nos relations avec les copains ont souvent des répercussions
sur notre humeur. C'est pourquoi c'est important de comprendre ce qu'on
attend de l'amitié en général.
COMMENT ÇA VA?
Durée : 15 minutes
Les animateurs font un bref retour sur la rencontre précédente Ils s'en-
quièrent auprès des jeunes de leurs réflexions et de leurs expériences suite
à la première rencontre Si les jeunes ont choisi de tenir un journal de
bord, ils peuvent s'inspirer de leurs "notes" pour discuter. Les animateurs
suggèrent ensuite aux jeunes de prendre un moment pour vérifier s'ils se
souviennent des noms de chacun et pour se les redemander si nécessaire
2ènus rencontre 15
EXERCICE 1
PENSE À UN SECRET Durée : 30 minutes
Matériel
Papier et crayons.
Démarche
Nous invitons les participants à penser quelques secondes à un de leurs
secrets; à quelque chose qu'ils n'ont jamais dit à personne ou à très très
peu de gens. Nous spécifions que personne n'aura à révéler son secret.
Nous leur demandons ensuite d'inscrire, en un mot ou une phrase, les
qualités que devraient avoir les membres du groupe pour qu'ils puissent
arriver à leur confier ce secret Puis, sans que personne ne s'identifie,
avec l'aide d'un volontaire, nous recueillons les papiers et inscrivons
toutes les remarques au tableau ou sur un grand carton, même celles qui
disent que le secret ne peut pas être partagé.
Nous discutons ensuite du sens des mots et découvrons ensemble ce
qu'ils impliquent. Disons par exemple :
«Les mots qui semblent revenir le plus souvent sont : qui comprend,
qui ne juge pas, qui écoute, qui a vécu une expérience semblable, qui
respecte nos idées, intéressé, digne de confiance, tolérant, discret,
chaleureux, etc... En quoi ces mots sont-ils semblables ou différents les
uns des autres? Qu'est-ce qu'on peut en retenir? (ex. : ce sont des
qualités vis-à-vis d'autres personnes, des qualités qu'on a dans les
relations avec d'autres, plutôt que des caractéristiques très générales
comme être beau, intelligent, talentueux, etc...).»
2ènus rencontre 16
RETOUR SUR L'EXERCICE 1
Nous orientons la discussion en posant des questions comme :
• «Est-ce que c'est important pour toi d'avoir certaines des quali-
tés qui ont été mentionnées?»
• «Est-ce que tu en possèdes déjà quelques-unes?»
• «Est-ce que tu pourrais en développer d'autres?»
• «Qu'est-ce que ça prend pour avoir ces qualités-là?»
(ex. : rien de spécial, il suffit de s'intéresser aux autres, ou de
faire pour les autres ce qu'on voudrait qu'Us fassent pour
nous).
• «As-tu remarqué qu'on n'a pas parlé de race, de sexe, d'âge,
d'expérience, de métiers, etc...?»
• «Qu'est-ce que ça nous apprend sur la capacité des gens à
être des amis et des confidents pour les autres?»
(ex. : que tout le monde peut-être un bon ami ou un confident).
• «L'amitié et l'entraide ont-elles des points en commun? Les-
quels?»
(ex. : la plupart des qualités mentionnées plus tôt, etc...).
• «En quoi ça peut être utile de partager un secret avec quel-
qu'un?»
(ex. : on se sent moins seul),
m «Pourquoi certaines personnes s'ouvrent facilement et d'autres
préfèrent garder pour elles leurs secrets?»
(ex. : parce qu'elles n'ont pas eu les mêmes expériences dans
le passé, parce qu'elles n'ont pas la même confiance dans les
autres, etc...).
• «Est-ce important pour toi d'avoir de bon(ne)s ami(e)s? D'être
un(e) bon(ne) ami(e) pour les autres?»
EXERCICE 2
TROIS CHOSES MYSTÉRIEUSES Durée : 30 minutes
Démarche
Nous disons aux participants que, lorsque nous leur en donnerons le
signal, ils devront aller vers un compagnon qu'ils ne connaissent pas
beaucoup pour jaser une dizaine de minutes. Nous leur disons que le sujet
2ènus rencontre 17
est libre, qu'ils peuvent parler de ce qu'ils aiment, de ce qu'ils font, de ce
qui est important pour eux, etc...
Nous leur donnons comme tâche d'essayer de découvrir mutuellement, au
cours de la conversation, trois (3) caractéristiques particulières de leur
partenaire, trois (3) choses qu'ils ne connaissaient pas (ex. : il est sportif,
il aime le cinéma, il a un chien, etc...).
Au bout de quelques minutes nous réunissons le groupe pour discuter.
RETOUR SUR L'EXERCICE 2
Nous demandons à chacun, à tour de rôle, de raconter comment ça s'est
passé, comment ils se sont sentis. Il ne s'agit pas de faire un résumé de
la conversation. Nous mettons l'accent sur la manière avec laquelle ils ont
pris contact avec l'autre, sur ce qu'ils lui ont dit ou demandé, sur les
réactions, etc... Nous leur demandons ensuite de présenter au groupe les
trois (3) caractéristiques "mystères" de leur partenaire Voici quelques
exemples de questions que nous pourrions poser :
• «Comment as-tu fait pour te choisir un partenaire?»
• «Avais-tu des craintes en allant vers lui?»
(ex. : j'étais un peu gêné mais j'avais en même temps envie
de le connaître).
• «Comment as-tu commencé la conversation?»
• «Qu'elle était l'attitude de ton partenaire et comment y as-tu
réagi?»
(ex. : il avait l'air content et ça m'a dégêné).
• «Comment ça s'est passé au cours de la conversation? Est-ce
que certaines choses ont changé?»
(ex. : je me suis senti de plus en plus à l'aise avec lui,; etc...).
• «Y a-t-il eu des moments de silence? Comment te sentais-tu
dans ces moments-là? Qu'est-ce que tu as fait?»
(ex. : je me sentais pas mal à l'aise, j'attendais qu'il continue
de parler).
• «Qu'as-tu appris au sujet de ton partenaire?»
3ènw rencontre 18
Nous pouvons consolider l'exercice par une réflexion comme :
«Lorsqu'on aborde quelqu'un pour lui parler et l'écouter, il est bien
important que notre intérêt soit réel. C'est en étant sincère que vous
inviterez l'autre personne à prendre confiance en elle et à s'ouvrir à
d'autres gens.»
LE MOT DE LA FIN
En parlant de soi, en se laissant aller à des expériences nouvelles, on ma-
nifeste un début de confiance envers les autres. Pour que cette confiance
puisse rester et grandir, le respect et la discrétion sont essentiels. C'est
comme un secret qui nous est confié.
NOTES AUX ANIMATEURS
Ces exercices ont tous pour objectif de faire expérimenter aux jeunes les
conditions dans lesquelles peut s'établir une bonne communication et une
bonne relation. C'est important de leur faire identifier ces conditions à
partir de leur propre expérience et non de leur faire mémoriser une liste de
qualités liées à une bonne communication. C'est important aussi de reve-
nir sur la discrétion et la confidentialité comme règle de fonctionnement
du groupe Tout ce qui se dit de personnel dans le groupe doit rester dans
le groupe
ème
rencontre
<2 ènw rencontre 20
FICHE DE RÉFLEXION LA CONFIANCE
Vous savez jusqu'à quel point nous avons tendance à juger quelqu'un
selon son apparence physique Est-ce là un critère suffisant pour décider
de lui faire confiance ou non? Tout comme le dentifrice ou le parfum, l'en-
veloppe extérieure est souvent trompeuse La confiance n'apparaît pas de
façon magique II n'y a pas de recette-miracle
La confiance se mérite à travers les risques pris un à un dans une relation.
Lorsque nous faisons confiance à une autre personne, nous prenons des
risques, c'est-à-dire que nous augmentons notre vulnérabilité face à cette
personne Faire confiance, c'est se laisser affecter par le comportement
de l'autre et pour ce, nous devons croire que l'autre veut et est capable
de se comporter de façon à ne pas nous blesser. Autrement dit, nous
croyons qu'elle nous respecte
Nous avons peu, sinon aucun contrôle sur l'aptitude de l'autre à faire
confiance C'est pourquoi il nous faut souvent prendre le risque de dé-
voiler un petit peu de soi en premier, pour gagner la confiance de l'autre
et l'amener à s'ouvrir. L'important est d'apprendre à parler de soi de façon
progressive Dans une relation saine, il faut d'abord s'exprimer.
2ènus rencontre 21
LES VALEURS ET MOI, QU'EST-CE QUI EST
IMPORTANT POUR MOI?
OBJECTIFS D'APPRENTISSAGE
Apprendre à se centrer sur soi-même, à identifier ses propres valeurs et
à reconnaître leur rôle dans les décisions que l'on prend et les choix que
l'on fait. Apprendre à reformuler un problème en terme de but à atteindre,
en fonction de ce qu'on souhaite et de ce qui est important pour nous.
OBJECTIFS DE CROISSANCE PERSONNELLE
Savoir un peu plus qui on est et apprendre à se confier aux autres pour
mieux les comprendre quand ils se confient à nous. Prendre conscience
de nos propres valeurs, de ce qui est important pour nous et qui détermine
nos choix, nos décisions et notre façon d'être
À chaque nouvelle chose qu'on découvre, nos idées sont confrontées et
changent parfois un peu, parfois beaucoup. Nos parents, nos professeurs,
les gens de notre entourage ont été les premiers à nous apprendre des
choses et à nous transmettre leurs valeurs mais, maintenant, on est de
plus en plus prêt à faire nos propres choix. Face aux nombreuses in-
fluences qui s'exercent sur nous (ex. : ami(e)s, parents, média, publicité,
etc...), on doit sans cesse faire des choix qui correspondent à nos valeurs,
à ce qu'on croit, aux idées auxquelles on tient. Parfois, c'est difficile de
choisir parce qu'on ne connaît pas toutes les possibilités et toutes leurs
conséquences. Il est souvent plus simple de savoir ce qu'on ne veut pas.
Pourtant, chaque jour, en faisant les choses d'une manière plutôt que
d'une autre, on prend des décisions.
2 2
2ènus rencontre
COMMENT ÇA VA?
Durée : 15 minutes
Les animateurs reviennent sur la rencontre précédente et interrogent les
jeunes sur ce qu'ils ont expérimenté et pensé depuis la dernière rencontre
Ont-ils réfléchi davantage à l'amitié? Aux qualités qui nous méritent la
confiance des autres? Si les jeunes tiennent un journal de bord, ils peuvent
l'utiliser comme base d'échange
EXERCICE 1
MES VALEURS
Durée : 30-40 minutes
Matériel :
- Papier et crayons.
- Feuille d'exercice [CE:9.10.1U
2ènus rencontre 23
EXERCICE 1
LA CHASSE AUX AUTOGRAPHES Durée : 20 minutes
Démarche
Nous te demandons d'imaginer que tu disposes de 2,000.00$ et d'une
liste de 34 façons possibles de les dépenser.
Dans l'espace laissé en blanc à droite de chacune des suggestions, inscris
la somme d'argent que tu serais prêt à y consacrer. N'attribue une somme
qu'aux souhaits que tu aimerais voir réaliser mais dépenses la totalité des
2,000.00$, ni plus, ni moins. Par exemple, tu peux attribuer 5,00$ à l'un
des souhaits, 100.00$ à un autre et ne rien attribuer à ceux qui ne te
plaisent pas. Tout comme tu peux dépenser les 2,000.00$ pour un seul
montant.
Somme
1. Débarrasser le monde des préjugés
2. Aider les malades et les indigents
3. Devenir un personnage célèbre
(vedette de cinéma ou de sport)
4. Découvrir un moyen de tripler les bénéfices de
ton entreprise
5. Un massage quotidien et la meilleure cuisine
du meilleur cuisinier du monde
6. Une parfaite compréhension du sens de la vie
7. Un vaccin rendant impossible la corruption et le
mensonge
8. La possibilité d'établir tes propres conditions
de travail
3ènw rencontre 30
9. Devenir la personne la plus riche du monde
10. Atteindre les fonctions politiques les plus élevées
11. Connaître la liaison amoureuse parfaite
12. Avoir une maison donnant sur le plus beau paysage
du monde et remplie de tes oeuvres d'art préférées
13. Être la personne la plus séduisante du monde
14. Vivre jusqu'à 100 ans en parfaite santé
15. Te faire psychanalyser gratuitement par un spécialiste
de génie
16. Disposer de la bibliothèque la plus complète pour ton
usage personnel
17. Vivre en harmonie avec Dieu et accomplir ses desseins
18. Débarrasser le monde de l'injustice
19. Disposer de ressources suffisantes pour faire don d'un
million d'onces d'or à l'oeuvre de ton choix
20. Être élu au titre de personnalité la plus remarquable
de l'année et recevoir les louanges de tous les
journaux du monde
21. Maîtriser la profession de ton choix
22. N'avoir rien d'autre à faire que de t'amuser, tes
besoins et tes désirs étant automatiquement satisfaits
23. Être la personne la plus sage du monde
24. Trouver un moyen d'introduire un «sérum de vérité»
dans l'eau de boisson partout dans le monde
25. Pouvoir faire ce que tu veux, quand tu veux
^encontre
26. Avoir une grande chambre remplie de pièces d'un
dollar en argent
27. Être le maître de la destinée de 500,000 personnes
28. Bénéficier de l'amour et de l'admiration du monde
entier
29. Pouvoir voyager autant que tu le veux et assister à
des concerts, pièces de théâtre; opéras ou ballets
que tu désires voir
30. Une garde-robe complète du couturier de ton choix,
une nouvelle coiffure et deux semaines dans une
station de soins de beauté
31. Devenir membre d'un bon club de conditionnement
physique
32. Avoir la pilule anticomplexe
33. Posséder un ordinateur omniscient mettant à ta dis-
position toutes les connaissances qui t'intéressent
34. Passer tout le temps désiré avec le personnage reli-
gieux que tu admires le plus
Valeur(s). par priorité :
8.
10,
4. 11.
5. 12.
6. Autre(s)
7.
2ènus rencontre 26
EXERCICE 1 - CORRIGÉ A ET B
Maintenant selon fa somme d'argent allouée à chaque numéro, classe en
numérotant de 1 à ... ce qui est le plus important en allant vers le moins
important. Ensuite, tu peux déterminer ce que chaque choix signifie.
Chacun des 34 souhaits est associé à une valeur bien définie. La liste qui
suit t'indiquera quelles sont les valeurs associées à tes souhaits.
1 et 18 Justice, reconnaissance et respect des droits et du mérite de
chacun
2 et 19 Philanthropie, amour de l'humanité
3 et 20 Célébrité, désir d'être important
4 et 21 Réalisation, épanouissement dans l'accomplissement d'une
tâche
5 et 22 Plaisir, satisfaction ou contentement
6 et 23 Sagesse, pénétration, bon sens, jugement
7 et 24 Honnêteté
8 et 25 Esprit d'indépendance
9
10etet26
27 Richesse matérielle
Puissance, désir d'autorité ou d'influence sur les autres
11 et 28 Amour
12 et 29 Sens esthétique, culturel (harmonie globale)
13 et 30 Attrait physique
14 et 31 Santé
15 et 32 Équilibre émotif, absence d'anxiété, paix d'esprit
16 et 33 Savoir
17 et 34 Foi religieuse (spiritualité)
2ènus rencontre 27
RETOUR SUR L'EXERCICE 1
Durée : 15 minutes
- Qu'avez-vous appris sur vous-mêmes par cet exercice?
- Y a-t-il eu des surprises après avoir examiné votre liste?
- Suite à cet exercice, pouvez-vous identifier certaines de vos valeurs?
Lesquelles?
EXERCICE 2
L'ORDINATEUR Durée : 30 minutes
Matériel :
- Papier et crayons.
Démarche :
Nous demandons aux jeunes de s'imaginer qu'il existe une nouvelle sorte
d'ordinateur. Cet ordinateur peut prendre des décisions pour les autres.
Pour décider à leur place, il a besoin de savoir un minimum de choses sur
ce que les gens aiment ou n'aiment pas, veulent ou ne veulent pas (par
ex. : aimer être avec d'autres gens ou aimer être seul, préférer "réussir"
ou avoir du plaisir, vouloir faire de l'argent ou faire quelque chose qui nous
passionne, etc...). Nous poursuivons en posant aux jeunes la question
suivante :
• «Si tu devais laisser l'ordinateur prendre trois (3) décisions
personnelles à ta place, grandes ou petites, et faire ensuite ce
qu'il a choisi pour toi, qu'est-ce que tu lui laisserais décider?»
(ex. : ce que je vais faire plus tard, ce que je vais demander
pour mon anniversaire, etc..).
Sur une feuille, nous leur demandons d'inscrire les trois (3) décisions qu'ils
laisseraient prendre à l'ordinateur ainsi que les renseignements à leur sujet
dont ce dernier aurait besoin pour choisir dans leur meilleur intérêt (leurs
valeurs, ce qui est important pour eux, leurs désirs, etc...). Nous disons
aux jeunes qu'ils ne seront pas obligés de partager ce qu'ils ont écrit avec
les autres s'ils ne le veulent pas.
2ènus rencontre 2 8
Sur une autre feuille, nous leur demandons cette fois d'écrire trois (3)
décisions qu'ils aimeraient garder pour eux et qu'ils n'aimeraient pas que
l'ordinateur prenne à leur place
RETOUR SUR L'EXERCICE 2
Nous interrogeons les jeunes en leur demandant, par exemple :
• «Lesquelles de ces décisions étaient les plus difficiles à choisir :
celles que tu voulais donner à l'ordinateur ou celles que tu vou-
lais garder? Veux-tu nous en parler?»
• «Comment as-tu choisi quelles décisions donner à l'ordinateur?
(ex. : les moins importantes, celles qui ont moins de conséquen-
ces)
et «Quelles décisions garder pour toi?»
(ex. : les plus importantes, celles qui ont des conséquences à long
terme).
m «Quand tu as un problème à régler, est-ce que tu penses parfois
à ce qui est très important pour toi? À ce que tu serais prêt à
négocier? Aux concessions que tu pourrais faire?»
• «Selon toi, la plupart des gens aiment-ils que les autres décident
pour eux?»
(ex. : la plupart veulent prendre leurs propres décisions mais ils
aiment être soutenus ou encouragés pour bien envisager toutes les
possibilités et toutes les conséquences de leurs choix...).
• «As-tu découvert quelque chose à propos de tes valeurs et de
ce qui est important pour toi? Veux-tu partager ce que tu as dé-
couvert avec tes compagnons?»
Nous leur parlons de la théorie des verres fumés dont la couleur change selon
ce qu'on a vécu, ce qui amène une opinion différente d'une personne à
l'autre
LE MOT DE LA FIN
Quand on a soi-même eu à clarifier ses valeurs ou à prendre des décisions,
il est plus facile de comprendre et d'aider un ami à le faire
2ènus rencontre 29
NOTES AUX ANIMATEURS
C'est important de laisser aux jeunes la décision de s'impliquer dans les
exercices de la façon qui leur conviennent le mieux, par exemple, en
choisissant de parler d'une situation fictive plutôt que d'une situation qu'ils
ont personnellement vécue À la fin de la rencontre, il nous revient d'aider les
jeunes à faire les liens entre le contenu de cet atelier et ceux qui précèdent
ou qui suivent.
ème
rencontre
3ènw rencontre 31
FICHE DE RÉFLEXION POUR MOL L'IMPORTANT C'EST...
Dès notre très bas âge, nous sommes quotidiennement confrontés à
établir nos priorités. Notre façon de réagir à une situation est largement
teintée par nos valeurs personnelles. Nos valeurs, tout comme nos
attitudes et croyances, se développent à travers un processus de
communication interpersonnelle Elles sont toutes apprises en relation
avec d'autres individus qui nous côtoient chaque jour.
Nos valeurs sont la perception de ce qui est bon ou mauvais relativement
aux choses, aux gens et aux événements de notre vie Nos croyances
représentent notre vision du monde, ce que nous pensons qui est vrai et
ce avec quoi nous sommes en accord. Enfin, nos attitudes sont les
résultats de nos valeurs et nos croyances. Elles reflètent nos réactions.
Toutes les valeurs, les attitudes et les croyances sont apprises, elles
peuvent être également désapprises, c'est-à-dire changées. Cependant,
certains changements sont difficiles à effectuer. Nos valeurs se sont
formées suite à notre appartenance à un groupe que nous chérissons,
donc, nous pouvons développer des préjugés favorables ou défavorables
envers tel genre de personne. De plus, quand nous disons d'une personne
qu'elle est comme ceci ou comme cela, nous portons un jugement de
valeur sur cette personne Mais attention, les étiquettes ne peuvent
aucunement définir ces mêmes gens. Si une chose est bonne pour un
individu, cela ne veut pas dire pour autant qu'elle soit bonne pour toutes
les autres personnes, ne l'oublions pas.
3ènw rencontre 32
L'ÉCOUTE ÉCOUTER : L'ART D'ÊTRE DISPONIBLE
OBJECTIFS D'APPRENTISSAGE
Apprendre à écouter attentivement; avec les oreilles, avec les yeux, avec
le coeur.
Reconnaître les caractéristiques d'une bonne écoute et commencer à
identifier les obstacles à la communication.
OBJECTIFS DE CROISSANCE PERSONNELLE
Prendre conscience de son propre besoin d'être écouté et du plaisir qu'on
ressent quand on rencontre des gens qui s'intéressent à ce qu'on pense,
dit, connaît...
L'adolescence est une période où on a parfois de la difficulté à se faire
entendre des adultes. Si on a des soucis, des joies ou des idées impor-
tantes à partager, nos ami(e)s sont les personnes vers qui on se tourne le
plus souvent pour se confier et pour avoir du soutien. Quand ils(elles) se
rendent disponibles et nous écoutent sincèrement, on sent qu'on a quel-
que chose de très précieux. En parlant à nos ami(e)s de ce qu'on pense
et de ce qu'on ressent, on apprend aussi à mieux se connaître
COMMENT ÇA VA?
Durée : 15 minutes
Les animateurs font un retour sur la rencontre précédente et demande aux
jeunes ce qu'ils ont appris de nouveau sur eux-mêmes, sur leurs valeurs,
sur ce qui est important pour eux. Ont-ils eu l'occasion de réfléchir à tout
ça depuis la dernière fois? Ont-ils quelque chose d'autre à ajouter? Si les
jeunes tiennent un journal de bord, ils peuvent utiliser leurs notes pour
enrichir la discussion.
3ènw rencontre 33
EXERCICE 1
LA RUMEUR Durée : 30 minutes
Matériel :
- Message (à préparer d'avance).
- Papier et crayons.
Démarche
Nous demandons aux jeunes de se retirer de la pièce sauf l'un d'entre eux.
Nous lisons à ce dernier, un message qui porte sur un problème d'adoles-
cence, ou un échange entre deux jeunes. Nous pouvons nous inspirer de
l'exemple présenté plus bas. Puis, nous rappelons un deuxième jeune dans
la pièce et demandons au premier de lui répéter le message qu'il a reçu de
nous. L'exercice se poursuit ainsi jusqu'à ce que tous aient entendu le
message et soient revenus dans la pièce. Les autres restent silencieux et
ne doivent pas influencer celui dont c'est le tour de transmettre le
message. Par contre; ils peuvent devenir des observateurs (attitude de
celui qui parle, position où, difficulté à retransmettre le message). Le
dernier à recevoir le message l'enregistre (ou l'écrit) et le fait ensuite
écouter (ou le lit) aux autres.
Voici un exemple de message concernant un malentendu entre jeunes :
«Tu sais Nicole, je n'ai pas compris ce qui s'est passé et aujourd'hui,
je suis vraiment toute triste. Comme ça nous arrive souvent de le faire,
Caroline m'a laissé un message à la maison. Elle m'écrivait que j'avais
été vraiment méchante de parler dans son dos, que ça lui prendrait un
bon bout de temps avant qu'elle me confie quelque chose, et même,
avant qu'elle me reparle. Elle disait que ça, elle ne me le pardonnerait
pas. Je ne sais pas du tout de quoi elle veut parler mais Martin m'a dit
qu'il y avait une rumeur à propos des parents de Caroline et qu'elle
était certaine que c'était moi qui l'avait commencée. J'ai essayé de
l'appeler hier soir, mais son frère m'a dit qu'elle ne voulait plus me
parler. // m'a dit que si je voulais m'expliques; Caroline m'attendrait à
ème 34
4 rencontre
la danse vendredi. C'est l'anniversaire de ma mère ce jour-là puis on
fait une fête chez nous, j'étais pas supposée sortir. Je ne sais vraiment
pas quoi faire puis, je ne veux pas perdre ma meilleure amie. En fait, si
tu y allais à ma place je pourrais te demander de lui remettre un mot de
ma part...?»
RETOUR SUR L'EXERCICE 1
Durée : 15 minutes
En groupe, nous comparons ensuite le premier et le dernier message reçu.
Nous offrons à ceux qui observaient de partager avec les autres ce dont
ils ont été témoins. Nous amorçons la réflexion par des questions sem-
blables à celles-ci :
• «Qu'est-ce qui était difficile dans cet exercice?»
• «Comment tu t'y es pris pour tenter d'écouter et de retenir le
message?»
• «Quelle information as-tu perdue? Laquelle s'est ajoutée?
Laquelle s'est déformée?.»
• «Qu'est-ce qui a pu faire obstacle à ta compréhension du
message reçu?»
(ex. : inattention, distraction, tentative de "mémoriser" au dé-
triment de ta compréhension du message, accent sur certains
détails, nervosité, etc...).
Nous expliquons ensuite ce que sont les "filtres" en disant par exemple :
«H s'agit d'une tendance que nous avons à retenir certains détails et à
en laisser passer d'autres ou à les déformer, à cause de nos humeurs,
de la situation, de notre personnalité, de nos valeurs, etc... Pour diffé-
rentes raisons, nous avons parfois tendance à négliger des choses qui
sont peut-être essentielles à une bonne écoute. Par exemple, si nous
n'aimons pas les situations tragiques, nous aurons peut-être tendance
à retenir surtout les éléments positifs d'un message (et vice-versa) et
à négliger la réalité de l'autre. Si nous aimons les détails, nous allons
peut-être délaisser le message principal, etc...»
35
3ènw rencontre
Nous poursuivons en ramenant les jeunes à leur expérience et en posant
une question comme celle-ci :
«Comment filtres-tu les messages (ce que tu as tendance à retenir
et ce que tu as tendance à négliger dans un message)?»
Nous faisons le lien avec les rencontres d'entraide où il y a risque de filtrer
les messages.
EXERCICE 2
JEUX DE RÔLE SUR LES BLOCAGES Durée : 30 minutes
À LA COMMUNICATION EFFICACE
Théorie :
- Voir fiche de réflexion. IP.40] - [CE:16.17]
Matériel :
- 10 à 20 cartes (rôle). Chacune avec un rôle différent sur les styles de
communication inefficace Plusieurs sujets de discussion pour les
jeunes.
Démarche :
Nous formons un groupe (8 à 10 jeunes) afin de discuter d'un sujet géné-
ral (collecte de fonds, vie étudiante, vandalisme, etc...). L'animateur
introduit le sujet. Nous donnons à chaque membre du groupe une carte
décrivant un des blocages à la communication. Après qu'ils ont lu leurs
cartes, nous leur demandons de la mettre de côté pour que personne ne
voit ce qui est écrit sur la carte de l'autre Nous leur demandons de jouer
le rôle du style de communication qui lui a été assigné. Après 5-10
minutes, nous demandons aux jeunes de discuter de leurs réactions aux
rôles joués par les autres.
eme 36
4 rencontre
• «Pouvez-vous deviner qui jouait que! rôle?»
• «Que! était votre réaction lorsqu'on vous répondait dans ces
différents styles?»
• «Le rôle que vous aviez à jouer était-il confortable?.»
Nous donnons à chacun une nouvelle carte décrivant un blocage (s'assu-
rer que chacun a un nouveau rôle et que les rôles sont tous différents).
Nous demandons aux jeunes de continuer la discussion ou nous assignons
un nouveau sujet. Nous répétons les étapes mentionnées plus haut.
RETOUR SUR L'EXERCICE 2
En grand groupe, nous disons quelque chose comme :
«Assez souvent, la façon dont nous répondons à quelqu'un déterminera
la façon qu'il nous répondra (par exemple, si j'abaisse quelqu'un, il
pourrait se fâcher, être silencieux, être blessé, être insulté, etc...).»
Nous discutons n'importe quelle des réactions des élèves à l'exercica
• «Comment était-ce pour vous (chacun)?»
m «Comment vous sentiez-vous lorsque vous mettiez des
blocages?»
• «Comment vous sentiez-vous lorsque vous receviez des
blocages (défensive, fâché, coupable, etc...)?»
• «Pouvez-vous réaliser comment quelqu'un se sent face à des
blocages?»
• «Qu'avez-vous remarqué du groupe et/ou de un des membres
du groupe pendant le jeu de rôle (comportement, progrès du
groupe, etc...)?»
3ènw rencontre 37
EXERCICE 3
OUVRIR LES YEUX ET LES OREILLES Durée : 30 minutes
Matériel :
- Foulards et bandeaux.
Démarche :
Nous demandons aux jeunes de se mettre deux par deux, avec quelqu'un
qu'ils ne connaissent pas beaucoupi Nous leurs proposons de discuter
d'un thème qui touche les jeunes en général ou qui leur tient particulière-
ment à coeur (ex. : relation avec les parents, amitiés, amours, études,
sorties, etc...). Pendant que l'un parle, l'autre, qui écoute, se cache les
yeux avec un bandeau en se concentrant sur ce que dit son partenaire Au
bout de deux ou trois minutes, celui qui écoute retire son bandeau et
bouche ses oreilles, se concentrant maintenant sur ce que son partenaire
fait, l'expression de son visage, etc... Nous encourageons les jeunes à se
concentrer sur leur expérience Puis nous faisons échanger les rôles et
recommençons le processus.
RETOUR SUR L'EXERCICE 3
Nous réunissons le groupe pour discuter de leurs impressions et observa-
tions. Nous pouvons nous inspirer des questions suivantes :
• «Au cours de la conversation, comment t'es-tu senti quand
tu parlais?»
• «Comment t'es-tu senti lorsque tu écoutais?»
• «Qu'est-ce que chaque sens t'a permis de découvrir au sujet
de ton partenaire?»
• «Quels renseignements perdrais-tu si tu te privais d'un de tes
sens?»
3ènw rencontre 38
Nous terminons par un commentaire semblable à celui-ci :
«H y a deux grandes catégories d'expression : verbale (ce qu'on dit
avec des mots, ou avec le ton de notre voix) et non verbale (ce qu'on
dit avec nos gestes, notre posture, nos mimiques, à travers notre
corps, nos yeux, nos soupirs, nos silences, etc... Bien qu'on ne le
réalise pas souvent, les yeux comme les oreilles peuvent servir à
écouter. Si une personne ne nous regarde pas ou si elle se bouche les
oreilles, on comprend vite qu'elle n'est pas disposée à communiquer.
Lorsqu'on a la chance de les avoir, l'ouïe et la vue peuvent toutes les
deux nous permettre de mieux comprendre ou deviner une personne.
Nos sens nous permettent de prêter attention aux autres, c'est donc un
atout que de savoir les utiliser dans la communication.»
LE MOT DE LA FIN
Par différentes façons de porter attention, on peut permettre à un(e) ami(e)
de nous dire ce qu'il(elle) pense, ressent, connaît. En écoutant vraiment,
on peut aussi lui communiquer qu'il(elle) est unique et important(e).
NOTES AUX ANIMATEURS
Il peut arriver que les jeunes aient de la difficulté à garder leur sérieux
pendant l'exercice 3 (ouvrir les yeux et les oreilles). Si c'est le cas, nous
pouvons utiliser une variante où nous demandons aux jeunes de se mettre
dos à dos, un des jeunes devant donner à sa partenaire des directives pour
exécuter un dessin. Nous pouvons utiliser cet exercice pour faire prendre
conscience aux jeunes de l'importance d'écouter attentivement.
En guise de conclusion, nous pouvons résumer les caractéristiques d'une
écoute qui facilite la communication. Pour ce faire nous pouvons repren-
dre toutes les idées pertinentes amenées plus tôt par les jeunes pendant
les exercices et la discussion.
••encontre
3 è n w rencontre 40
FICHE DE RÉFLEXION L'ÉCOUTE EFFICACE
«La nature a pourvu les humains d'une seule langue, mais de
deux oreilles afin que nous puissions écouter les autres deux
fois plus que nous ne parlons»
Zénon d'Élée
Le fait d'entendre est un processus naturel, pourvu que nos oreilles et
notre cerveau fonctionnent normalement. Nous avons peu de contrôle sur
ce processus; nous ne pouvons faire autrement qu'entendre Cependant,
nous ne pouvons écouter que lorsque nous le voulons bien. Le processus
d'écoute peut être contrôlé par la personne Parfois nous décidons de
"fermer le volume", parfois nous écoutons mais notre pensée oscille entre
ce que la personne est en train de nous dire et nos propres pensées.
Souvent, nous écoutons mal.
L'écoute est une habileté et, comme toute habileté, pour être acquise et
maintenue, elle requiert une certaine pratique Écouter, c'est posséder la
créativité nécessaire pour trouver un sens réel à ce qu'une personne nous
communique Cela implique un respect fondamental de l'autre personne
Il importe d'accorder notre attention, notre temps ainsi que notre énergie
à comprendre l'autre Écouter activement une personne c'est essayer de
la comprendre sans la juger ou la critiquer, c'est refléter ce qu'elle dit de
façon à lui indiquer que l'on a bien saisi ses sentiments. Le reflet nous aide
à bâtir un climat de confiance La personne se sent en sécurité, elle se
sent comprise Du même coup, son émoi diminue et elle redevient capable
de faire face à son problème
Notre façon d'écouter influence les autres. Notre attitude détermine la
qualité d'écoute que nos interlocuteurs nous accorderons en retour. Pour
être efficace nous devons écouter à deux niveaux : le verbal et le non-
verbal. Au niveau verbal, nous devons être attentifs au contenu de la
discussion. Au niveau non verbal, nous devons être attentifs aux divers
signes émis lorsqu'une personne s'exprime : le ton de la voix, la posture,
les gestes, les expressions faciales, etc... Le niveau de langage nous
donne beaucoup d'informations sur les sentiments de la personne Une
mauvaise perception des indices donnés par le non-verbal peut nous faire
passer complètement à côté de ce que la personne nous communique
vraiment.
eme
4 rencontre 41
Afin de t'aider à améliorer ton efficacité d'écoute, voici quelques bonnes
habitudes à adopter :
- se concentrer sur le message;
- écouter avant de juger;
- chercher les idées principales;
- empêcher les distractions lorsque c'est possible;
- identifier le langage non-verbal et s'en servir pour une meilleure
compréhension du message verbal.
3ènw rencontre 42
FICHE DE RÉFLEXION LA COMMUNICATION
Notions théoriques
1. Émetteur-récepteur : pour communiquer, il faut nécessairement qu'il y
ait deux individus :
a) l'émetteur : c'est celui qui parle; qui donne un message;
b) le récepteur : c'est celui qui écoute, qui reçoit le message.
Dans une communication normale, on est tour à tour émetteur et récep-
teur. Lorsque l'on perçoit un message (récepteur), on l'interprète, on le
décode, on lui donne une signification; puis on prépare une réponse et
on devient émetteur à notre tour.
2. Communication verbale et non-verbale : la communication est compo-
sée de deux parties :
a) le verbal : ce sont les mots, le contenu;
b) le non-verbal : ce sont tous les autres aspects mis à part le langage
des mots, qui peuvent donner un message : par exemple le regard,
la mimique, la position du corps, les silences, etc...
Lorsque l'on écoute quelqu'un, il faut toujours détecter autant que
possible le message verbal et le message non-verbal. Les deux aspects
nous donnent de l'information sur la situation et nous sommes ensuite
en mesure de mieux la comprendra
La plupart des gens sont habitués de comprendre le message verbal.
C'est moins évident pour le message non-verbal. Les exercices visent
à se familiariser avec ce dernier type de message II visent aussi à
réaliser qu'il y a différentes façons de réagir à quelqu'un qui nous parla
Ainsi, certaines de nos attitudes encouragent l'autre à parler et à se
confier. Par contre, d'autres peuvent être des obstacles à une bonne
communication. Une bonne part de l'action des pairs aidants se fera au
niveau de l'écouta Lorsque nous écoutons, nous sommes récepteurs.
Mais nous sommes aussi émetteurs dans le sens où nous donnerons
une réaction souvent non-verbale, par notre attitude II est donc
important de prendre conscience de nos réactions en vue d'être de
bons écoutants, tout en étant attentifs au message non-verbal de
l'émetteur.
3ènw rencontre 43
FICHE DE RÉFLEXION BLOCAGES À LA COMMUNICATION
1. Donner des ordres, commander
• «Tu dois...» / «H faut que tu...» / «Tu vas...».
- peut produire de la peur ou de la résistance;
- invite la réaction;
- encourage des comportements de révolte, vengeance..
2. Avertir - menacer
• «Si tu ne..., alors...» / «T'es mieux de..., ou...».
- peut produire la peur, la soumission;
- invite la réaction ou des conséquences menaçantes;
- peut produire le ressentiment, la rage, la rébellion.
3. Moraliser - prêcher
• «Tu devrais...» / «C'est ta responsabilité...».
- crée des sentiments d'obligation ou de culpabilité;
- peut faire que la personne défend son point encore plus;
- communique le manque de confiance sur le sens de responsabilité
de la personne
4. Donner des conseil - solutions
• «Ce que je ferais c'est...» / «Pourquoi ne pas...».
- peut suggérer que la personne ne solutionne pas ses problèmes;
- arrête la personne de réfléchir à son problème, à considérer les al-
ternatives et les essayer;
- peut causer de la dépendance ou de la résistance
3ènw rencontre 44
5. Persuader avec une logique - s'obstiner
• «Voici pourquoi tu es mai..» / «Les faits sont que...» / «Oui,
mais..».
- provoque une position défensive et un contre-argument;
- fait souvent arrêter la personne d'écouter,
- peut faire sentir la personne inférieure, inadéquate
6. Juger - critiquer - blâmer
• «Tu n'es pas mature de penser...» / «Tu es paresseux...».
• implique l'incompétence, la stupidité, le mauvais jugement;
- coupe la communication par la peur de jugements négatifs;
- personne accepte souvent les jugements («je suis mauvais») ou
se révolte («t'es pas mieux»).
7. Louanoer - être d'accord
• «Je trouve que tu fais un beau travail» / «Tas raison...».
- indique des attentes élevées;
- peut être vu comme de la manipulation afin d'encourager les
comportement désirés;
- peut causer de l'anxiété lorsque la perception de soi de la
personne ne coïncide pas avec celle des autres.
8. Appeler des noms - ridiculiser
• «Bébé» / «O.K. le fin-fin».
- peut faire sentir la personne pas aimée;
- peut causer du dommage sur l'image de soi;
- provoque souvent des vengeances verbales/physiques.
3ènw rencontre 45
9. Analyser - diagnostiquer
• «Ce qui ne vas pas c'est...» / «Tu es seulement fatigué...» / «Tu ne
veux pas vraiment dire cela...».
- peut être menaçant et frustrant;
- la personne peut se sentir prise, exposée;
- bloque la communication de peur d'être exposé ou mal compris.
10. Rassurer - sympathiser
• «Ne t'inquiètes pas» / «Tu te sentiras mieux» / «Encourages-toi».
• la personne se sentira incomprise;
- réveille des sentiments d'hostilité;
- la personne comprendra le message : «C'est pas O.K. de ne pas
bien te sentir».
11. Examiner et questionner
• «Pourquoi...» / «Qui...» / «Qu'est-ce que tu as...» /«Comment..».
- puisque répondre à des questions résulte souvent à recevoir des
critiques ou des solutions, les gens apprennent souvent à
répliquer avec une non-réponse, de l'évitement, des demi-vérités
ou des mensonges puisque les questions indiquent rarement ce
que la personne veut, l'autre peut devenir anxieux et avoir peur;
- la personne peut perdre son problème de vue lorsqu'elle répond
aux questions.
12. Détourner - sarcasme - retrait
• «Parlons de choses plaisantes...» / «Pourquoi n'essaies-tu pas de
mener le monde». / Rester silencieux, se détourner.
- suggère que les problèmes doivent être contournés plutôt que
réglés;
- peut suggérer que les problèmes de quelqu'un ne sont pas impor-
tants;
- empêche la personne d'être ouverte lorsqu'elle vit des difficultés.
2ènus rencontre 46
LES ÉMOTIONS JE ME SENS BIEN...
JE ME SENS MAL
OBJECTIFS D'APPRENTISSAGE
Apprendre à identifier nos propres émotions et reconnaître nos façons de
les manifester : dans notre corps, dans nos gestes, dans nos paroles ou
nos silences.
Apprendre à reconnaître les indices que quelqu'un nous donne à travers
ce qu'il dit ou ce qu'il fait, pour nous faire comprendre comment il se sent.
OBJECTIFS DE CROISSANCE PERSONNELLE
Prendre conscience de ses propres émotions et de sa façon de les expri-
mer. L'adolescence est une période particulièrement intense et chargée
d'électricité émotive; parfois positive, parfois non. Bien des choses sont
à conquérir, à apprivoiser, à redécouvrir. Devant tant de nouvelles expé-
riences, il arrive que la panique ou la détresse nous prenne et qu'on ait
plein de sensations étranges dans notre corps : "noeuds" dans le ventre,
mains moites, gorge serrée; etc... À d'autres moments, pour toutes sortes
de raisons, on déborde d'excitation, de joie, d'émerveillement. Entre ces
deux extrêmes, il y a une foule d'émotions. Apprendre à les reconnaître,
c'est apprendre à mieux se connaître
COMMENT ÇA VA?
Durée : 15 minutes
Les animateurs font un retour sur les habiletés d'écoute et s'informent des
expériences vécues au cours de la semaine en rapport avec la rencontre
précédente Les jeunes ont-ils observé des changements dans leur façon
d'écouter les autres? Ont-ils remarqué comment les autres les écoutaient
quand ils parlaient? On passe ensuite directement aux exercices.
2ènus rencontre 47
EXERCICE 1
LA CHARADE DES ÉMOTIONS Durée : 30 minutes
Matériel :
- Fiches préparées à l'avance
Démarche :
Nous inscrivons une émotion différente sur autant de fiches séparées qu'il
y a de participants, par exemple peur - joie - peine - euphorie - dégoût -
paix - colère - fierté - frustration - satisfaction - indifférence - etc... Nous
faisons piger une carte à chacun, au hasard. Nous leur demandons de ne
pas la montrer aux autres et d'essayer de se rappeler, chacun de son côté,
un moment où ils ont ressenti l'émotion indiquée sur la carte Nous les
invitons à se rappeler ce qu'ils ont ressenti exactement à ce moment-là
(sensations physiques et pensées) et ce qu'ils ont fait. Ensuite, nous
faisons mimer à chacun, à tour de rôle et devant le groupe, l'émotion
indiquée sur la carte, telle qu'ils l'ont déjà vécue, ou sinon, telle qu'ils
l'imaginent. Les autres doivent deviner de quelle émotion il s'agit. Après
que tous aient mimé et fait comprendre leur émotion, les jeunes peuvent
raconter leur souvenir aux autres membres du groupe
RETOUR SUR L'EXERCICE 1
Nous demandons aux jeunes d'expliquer comment ils ont fait pour décou-
vrir quelles émotions étaient mimées :
• «Sur quoi t'es-tu basé pour reconnaître l'émotion qui était
mimée?»
(ex. : expression du visage, position du corps, mouvement,
etc...).
• «Y a-t-il un point commun dans la façon d'exprimer les
émotions?»
(ex. : s'expriment par le comportement, par les réactions du
corps, etc...).
3ènw rencontre 48
• «Y a-î-H des émotions qui semblent plus difficiles à recon-
naître que les autres?»
(ex. ; les émotions contrôlées ou contenues, etc...).
• «Quels sont les mots et les gestes que tu utilises le plus sou-
vent pour décrire tes émotions, tes sensations?»
(ex. : "flippé, écoeuré", etc...).
• «Pourrais-tu reconnaître des signes d'émotions chez les au-
tres?»
EXERCICE 2
LES MASQUES Durée : 20 à 30 minutes
Démarche : Fantaisie dirigée Dernier événement
Un des animateurs dirige de la façon suivante :
«Prends le temps de prendre la position la plus confortable possible,
pour te détendre...» (Les faire un peu relaxer au début, respiration...).
«Respire profondément, détends-toi, tu as l'impression d'être très dé-
tendu.»
Puis, plus lentement :
«Je fais graduellement un retour dans le temps, dans te passé. Hier, la
semaine dernière, il y a deux semaines, un mois, la dernière fois où tu
t'es retrouvé dans une situation sociale gênante ou inconfortable, une
situation difficile, une situation où tu as vécu une certaine insatisfac-
tion : tu n'étais pas bien. Prends le temps de voir où ça se passe (à la
maison, au collège, aux loisirs), dans quelles circonstances? Quels sont
les gens autour de toi? Quelles sont tes émotions à ce moment-là?
Comment te sens-tu? Qu'elles sont tes réactions? Prends le temps de
bien revivre cette situation, de revoir les gens, le lieu. Comment tu te
sens à ce moment-là? Qu'as-tu fait? Que s'est-il passé? As-tu fait
quelque chose pour cacher ton embarras? As-tu cherché à échapper à
la situation? As-tu essayé de dissimuler tes émotions? Comment ça
s'est passé, comment tu as agi, comment t'as vécu cette situation-là?»
3ènw rencontre 49
«H arrive parfois, pour différentes raisons, qu'on se sente mai à l'aise,
gêné par nos émotions et qu'on ait envie de les cacher, de les faire
passer inaperçues ou même de montrer le contraire de ce qu'on
ressent. Ce sont comme des masques qu'on porte pour essayer de dé-
guiser nos faiblesses, nos émotions; pour contenir nos sentiments, pour
effacer nos peurs. Sûrement que tu en vois des masques, les gens en
ont dans certaines situations. Pourrais-tu nommer des masques, des
choses que les gens font ou des airs qu'ils prennent pour camoufler
leur inconfort?»
«Est-ce qu'il t'arrive parfois de porter des masques? Dans la situation
que tu as en tête présentement, as-tu cherché à contenir tes émotions
en faisant le contraire de ce que tu ressentais, en faisant le bouffon, le
dur, ou en prenant une autre attitude. Tu avais des émotions. C'est
quoi qui t'a empêché de les exprimer? Si tu les a exprimées, comment
ça s'est passé?»
«C'est vrai qu'il y a des émotions plus difficiles que d'autres : c'est
correct de prendre des façons de se protéger. Mais souvent, il est bon
d'exprimer vraiment ce que l'on ressent. Ça clarifie et on se sent mieux
après.»
«Dans le futur, il est fort possible que tu revives une situation sem-
blable : vas-tu réagir de la même façon? Ou prendras-tu d'autres
moyens afin d'être bien avec toi-même? Lesquels?»
«Les gens ne portent pas tous des masques. Ils ont des personnalités
différentes et des raisons pour être ce qu'ils sont. H y a des timides,
des exubérants, des gens drôles, des gens plus tristes. Ils essaient tous
comme toi d'exprimer leurs émotions comme ils peuvent et, au fond,
souhaitent que les autres les acceptent comme ils sont. Toi, t'es-tu
accepté dans cette émotion-là?»
«H est important d'apprendre d'abord à s'accepter comme on est et ça,
ce n'est pas facile. Mais ça n'empêche pas aussi de changer ce qu'on
n'aime pas. Les émotions, ce n'est pas facile. Ça nous "pogne" par en-
dedans. Des fois c'est vrai, on a des masques mais c'est aussi le fun
de l'enlever, si on se donne des chances, si on s'écoute.»
«Avant d'être entraidant pour les autres, il est primordial de l'être
d'abord pour soi-même, c'est-à-dire se comprendre, être compréhensif
pour soi-même, se donner des chances.»
3ènw rencontre 50
«Tout en revenant dans le temps, tu t'arrête à une situation où tu étais
heureux, où tu vivais des émotions agréables,. Est-ce plus facile pour
toi? Vois les gens autour de toi. Prends le temps de voir la joie, l'amour,
la paix. Est-ce plus facile pour toi? As-tu tendance à la cacher ou si
c'est plus facile de l'exprimer. Comment te sens-tu? Tranquillement tu
reviens dans le temps avec l'émotion que tu as vécu. Tu reviens dans
le temps (1 mois, 2 semaine, la semaine dernière, hier, aujourd'hui) et
tu reviens dans le présent, dans le local et lorsque tu es prêt, tu ouvres
les yeux et tu commences à bouger très lentement, à ton rythme : tu
as le temps.»
RETOUR SUR L'EXERCICE 2
Comment as-tu vécu ça? (tes commentaires, tes émotions, tes masques).
EXERCICE 3
DEVINE CE QU'IL Y A DERRIÈRE MON DESSIN Durée : 30 minutes
Matériel :
- Papier et crayons de couleur.
Démarche :
À partir d'une liste d'émotions (nous pouvons utiliser les fiches de l'exer-
cice 1), nous demandons aux jeunes d'en choisir une et de dessiner un
animal ou un objet qui correspond, selon eux, à cette émotion. Au bout de
quelques minutes, quand tout le monde a terminé, nous réunissons le
groupe et agrafons ensemble les dessins, les uns à côté des autres, sur un
mur. Nous stimulons les jeunes à apprécier et à commenter leur exposition
pendant un petit bout de temps. Nous demandons ensuite aux jeunes de
deviner quelle émotion est exprimée par chacun des dessins. Nous essa-
yons aussi de faire expliquer aux auteurs des dessins pourquoi ils ont
3 èm
* rencontre 51
choisi cet animal ou cet objet Nous leur donnons des exemples pour les
aider dans cet exercice si cela est nécessaire : on peut associer la joie à
un oiseau, la peine à un nuage gris, la colère à un lion qui rugit, la timitidé
à un "trou de souris", etc... Une variante de cet exercice consiste à asso-
cier aux émotions non pas un animal ou un objet, mais une couleur. Les
autres doivent alors deviner quelle est l'émotion exprimée par cette cou-
leur.
RETOUR SUR L'EXERCICE 3
Nous soulevons quelques questions comme :
• «Comment c'est d'essayer d'exprimer une émotion par un
dessin (ou une couleur)?»
• «Est-ce que certaines émotions sont plus faciles ou plus diffi-
ciles que les autres à exprimer? Lesquelles?»
• «Comment c'est d'essayer de comprendre les émotions des
autres à travers leurs dessins?»
LE MOT DE LA FIN
Ce sont les émotions qui donnent de la couleur et de l'intensité à ce qu'on
dit, à ce qu'on fait Lorsque quelqu'un parle avec nous, on doit se servir
des indices qu'il nous donne, physiquement ou autrement, pour arriver à
comprendre ses sentiments. Un ami se sent mieux écouté si on a porté
attention aux sentiments qu'il y a derrière ce qu'il dit.
3ènw rencontre 52
NOTES AUX ANIMATEURS
Souvent, les jeunes n'ont pas conscience de leurs propres émotions et ne
connaissent pas le vocabulaire pour les exprimer. C'est une bonne idée de
dresser une liste de mots qui désignent des émotions agréables et désa-
gréables et de leur en donner une copie pour qu'ils apprennent à les identi-
fier. C'est important d'inclure les émotions désagréables comme la colère
ou la frustration au même titre que les émotions agréables pour trans-
mettre aux jeunes le message que toutes les émotions, positives et néga-
tives, sont humaines et légitimes. Ce ne sont pas les émotions qui sont
inacceptables mais certaines façons de les exprimer (ex. : violence à
l'égard d'autrui).
3ènw rencontre 53
MES NOTES PERSONNELLES
•v •-•v.'v.SVVv''-'
3ènw rencontre 54
FICHE DE RÉFLEXION PENSER ET RESSENTIR
As-tu déjà remarqué que certaines personnes parient beaucoup de leurs
émotions, tandis que d'autres personnes agissent comme si elles ne
ressentaient rien à l'intérieur d'elles-mêmes? En réalité, tout le monde
ressent des émotions, mais une partie d'entre-nous n'y portent pas atten-
tion parce que nous privilégions un mode d'expérience basé sur le rai-
sonnement logique (pensée).
Le raisonnement logique, c'est ce que tu utilises lorsque tu penses.
Comme tu vois, ce mode d'expérience est très largement favorisé à l'école
puisqu'on te demande continuellement de réfléchir, d'articuler tes idées et
de mémoriser des connaissances.
Pourtant, ta vie n'est pas faite uniquement d'idées et de connaissances
mémorisées. Il y a aussi toutes les émotions que tu ressens à chaque se-
conde en jasant avec quelqu'un que tu aimes ou en réalisant un travail dé-
sagréable En fait, il y a des émotions pour tout ce qui peut t'arriver et
elles font toutes partie de ta vie au même titre que tes idées.
Nous aimerions te faire comprendre aussi que les émotions et les idées
sont interdépendantes puisqu'elles s'influencent réciproquement. Par
exemple une idée peut produire une émotion et vice-versa. Tu n'as qu'à
penser à un rendez-vous avec quelqu'un (une idée) pour ressentir une
émotion agréable ou désagréable selon que tu aimes ou non la personne
De même, tu peux commencer par avoir une émotion pour que s'ensuive
une idée Par exemple, si tu t'ennuies en lisant ceci (émotion), il te viendra
peut-être le goût d'appeler quelqu'un de drôle (idée).
L'important dans tout cela, c'est que tu comprennes que les émotions
sont aussi importantes que les idées pour bien gérer ta vie Tu peux
apprendre à utiliser tes émotions en portant ton attention sur ce que tu
ressens à un moment précis. Ensuite, tu pourras réfléchir à ce que cela
signifie pour toi.
ème 55
Ô rencontre
ÉCOUTE - EMPATHIE ÉCOUTER AVEC SON COEUR
OBJECTIFS D'APPRENTISSAGE
Se servir de sa propre expérience ou de sa capacité à se mettre à la place
de quelqu'un d'autre pour s'imaginer comment la personne en face de
nous peut se sentir, dans sa situation. Apprendre à identifier le contenu
d'un message et à montrer qu'on comprend les émotions qui y sont
rattachées.
OBJECTIFS DE CROISSANCE PERSONNELLE
Prendre conscience du plaisir que ça fait quand quelqu'un s'intéresse à ce
qui nous arriva Réaliser aussi à quel point il n'est pas facile d'expliquer
aux autres ce qu'on ressent.
Quand on se met à vivre des choses qu'on n'a jamais vécues avant, qu'on
soit jeune ou moins jeune, il est difficile de savoir ce qu'on ressent, encore
moins facile de l'expliquer aux autres. On voudrait que les autres puissent
se mettre "dans notre peau" quelques secondes, qu'ils comprennent et
devinent comment on peut se sentir.
COMMENT ÇA VA?
Durée : 15 minutes
Les animateurs font un retour sur la dernière rencontre et demandent aux
jeunes s'ils ont porté attention à leurs émotions depuis la dernière fois.
Ont-ils eu plus de facilité à identifier leurs émotions et celles des autres?
3ènw rencontre 56
EXERCICE 1
DÉCOUVRIR L'ÉMOTION SUIVANT L'IDÉE Durée : 30 minutes
Objectif :
- Mieux saisir le lien de cause à effet entre l'idée et l'émotion.
- Aider les participants à mieux se comprendre eux-mêmes et les autres.
- Aider les participants à devenir plus conscients de leur langage intérieur
et de ses effets, c'est-à-dire la création des émotions.
Matériel :
- Crayon.
- Feuilles polycopiées pour chaque participant. [CE:27.28]
- Craie
- Tableau.
Démarche :
- Faire (au tableau) une démonstration de la façon de cerner les émotions
correspondant aux idées formulées précédemment.
- Selon le rythme du groupe cet exercice peut se réaliser individuelle-
ment ou en petites équipes de deux à quatre participants.
- Une fois la tâche terminée, on se retrouve en grand groupe et un
échange s'amorce sur les émotions choisies par les participants.
- S'assurer de la concordance entre l'idée et l'émotion. Se référer au
corrigé de l'activité.
6em3rencontre 57
EXERCICE 1
Identifie l'émotion engendrée par les phrases intérieures dites à l'occasion
de certaines situations (B. la phrase intérieur / C. l'émotion à compléter).
1. B. Il ne devrait pas m'engueuler.
C.
2. B. J'aurais dû travailler davantage
C.
3. B. S'il fallait que je ne réussisse pas mon examen, ce serait terrible
4. B. C'est dommage que je n'ai pas le même professeur que l'an der-
nier, il me comprenait bien.
C.
5. B. Je ne suis qu'un bon à rien, j'ai eu 20 fautes dans mon examen.
C.
6. B. Il faut que ça marche, je vais sûrement manquer de temps pour
réaliser ce projet.
C.
7. B. Stéphane est bien meilleur que moi.
C.
8. B. Le chien pourrait me mordre
C.
9. B. Il n'y a personne qui danse mieux que moi. Je suis le meilleur.
ème 58
Ô rencontre
10. B. Caroline va venir au restaurant avec moi. Bravo!
C. :
11. B. Cette soupe est dégueulassa
C.
12. B. Si je rate mon examen, ça prouvera que je ne vaux pas grand
chose
C.
13. B. Les étudiants ne devraient pas m'écoeurer et me bousculer.
C.
14. B. J'aurais dû demander à mes parents avant de partir.
C.
15. B. On va avoir un accident. Ça va être épouvantable
16. B. Il est tellement gentil avec moi!
C.
17. B. Je ne devrais pas arriver en retard à mes cours.
C.
18. B. Je suis capable de réussir cet examen.
C.
19. B. Mes parents ne devraient pas me refuser cette sortie
C.
20. B. Je peux lui raconter ce que je pense II ne le répétera pas.
6em3rencontre 59
EXERCICE 1 - CORRIGÉ
1. Hostilité 8. Peur 15. Anxiété
2. Culpabilité 9. Supériorité 16. Amour
3. Anxiété 10. Joie 17. Culpabilité
4. Tristesse 11. Mépris - Haine 18. Assurance
5. Dépression 12. Anxiété 19. Hostilité
6. Anxiété 13. Hostilité 20. Confiance
7. Infériorité 14. Culpabilité
RETOUR SUR L'EXERCICE 1
Nous poursuivons par une réflexion semblable à la suivante :
«Montrer qu'on a reconnu l'émotion vécue par une autre personne,
c'est une des qualités de la communication la plus importante mais
aussi, la plus négligée. On pense souvent, à tort, qu'il vaut mieux ne
pas parler de ses émotions. Pourtant, si une personne se rend compte
qu'on a compris ce qu'elle ressent, elle va se sentir plus proche de
nous. Si on se trompe, elle va probablement nous le dire, tout simple-
ment, et on pourra mieux comprendre ensuite.»
EXERCICE 2
Le COURRIER du COEUR Durée : 30 minutes
Matériel :
- Découpures de journaux, type "Courrier du coeur".
- Papier.
- Crayons.
- Tableau.
- Craie
ème 60
Ô rencontre
Démarche :
Nous demandons aux jeunes de faire circuler une petite boîte dans laquelle
nous aurons mis des découpures de "courrier du coeur". Nous les invitons
à se regrouper deux par deux puis à décider qui des deux racontera son
histoire et qui écoutera. Celui qui raconte pige une découpure et la lit à
l'autre Puisqu'il s'agit d'un jeu de rôle, il devra faire comme si ce
problème était le sien et celui qui écoute devra agir comme une personne
à qui on se confie
Le but de l'exercice est que celui qui écoute en arrive à découvrir quel est
le problème de celui qui parle : qui est impliqué dans ce problème; où et
quand il se produit et comment la personne y réagit (nous inscrivons ces
directives au tableau de sorte qu'elles demeurent visibles pour tous). Si
ces informations ne figuraient pas dans la découpure, le conteur peut im-
proviser tout en restant fidèle au problème Celui qui écoute peut répondre
en utilisant les habiletés qu'il connaît : écoute attentivement et commu-
nique au conteur qu'il comprend comment il se sent (ses sentiments, ses
émotions).
Au bout de quelques minutes, même si tout n'est pas fini, nous deman-
dons à ceux qui écoutaient de noter sur un papier ce qu'ils ont appris
(quoi, qui, où, quand, comment). Nous remettons les découpures dans la
boîte, les redistribuons et nous faisons échanger les rôles et recommen-
çons l'exercice pour un autre bout de temps. Par exemple, la découpure
de journal peut raconter l'histoire d'une jeune fille (qui) arrivée dans une
nouvelle ville (où) depuis le début de l'année (quand) et qui vit beaucoup
de solitude (quoi). Comme elle est timide et qu'elle craint de ne pas se
faire d'ami(e)s, elle a tendance à s'isoler de plus en plus (comment).
em3
6 rencontre 61
COURRIER DU COEUR EXEMPLES DE JEUX DE RÔLE
Jeu de rôle
Tes parents t'ont toujours laissé assez libre mais dernièrement, ils
ont commencé à te surveiller. Ils n'aiment pas tes amis, ils veulent
savoir où tu vas, ils veulent savoir ce que tu fais de ton temps, te
disent ce qu'ils aimeraient (veulent) que tu fasses lorsque tu finiras
l'école, etc.
Tu aimes bien tes parents, tu veux qu'ils te laissent tranquille et tu
aimerais savoir pourquoi ce changement soudain. Tu ne sais pas
quoi faire.
Jeu de rôle
Dernièrement, un de tes amis semble découragé. De plus en plus,
il parle du suicide. Il en parle en farce mais de plus en plus ça
t'inquiéta Tu ne sais pas quoi faira
Jeu de rôle
Ta famille déménage en California Ta famille est très unie et tes
parents veulent que tu déménages avec eux mais ils ne te
forceront pas. Si tu veux rester, tu peux vivre avec ton oncle et ta
tanta
Quelles sont les raisons pour t'en aller (nouvelle place, nouvelle
école, la famille, etc...)?
Quelles sont les raisons pour rester (aime la ville, amis, école,
etc...)?
em
6 * rencontre 62
Jeu de rôle
Ton jeune frère de 12 ans fume de la marijuana continuellement.
Il fume avant l'école. Tu es la seule personne qui le sait. Tes
parents savent qu'il y a quelque chose qui ne va pas, mais quoi?
Tu ne sais pas quoi faire
Jeu de rôle
Tu viens d'apprendre que ton père a eu une promotion à son
travail et que vous déménagez en Colombie Britannique à la fin de
l'année scolaire
Jeu de rôle
Tes parents mettent beaucoup de pression pour que tu décides ce
que tu feras lorsque tu termineras l'école
Jeu de rôle
Un de tes amis (depuis 5 ans) prend beaucoup de drogue dernière-
ment. Il t'a emprunté de l'argent et en a emprunté à d'autres amis
aussi pour s'acheter de la drogue II s'endette de plus en plus et
il semble que tu n'auras jamais ton argent. Tu es fâché pour
l'argent et inquiet pour ton ami.
Jeu de rôle
Tu viens d'apprendre que tes parents se séparent (et probablement
divorcent). Ils te laissent le choix avec qui tu veux rester : ta mère
ou ton père
eme
Ô rencontre 63
Jeu de rôle
Deux amis, l'un visite l'autre à l'hôpital. La personne à l'hôpital
vient d'apprendre que plutôt que de sortir demain, elle devra rester
et subir une opération. Elle est découragée et inquiète
Jeu de rôle
Ta mère boit régulièrement et boit trop. Chaque fois que tu arrives
à la maison, elle est endormie ou écoute la télévision. La maison
est en désordre, pas de repas et aussitôt que tu arrives, elle
commence à te chicaner.
Jeu de rôle
Tu trouves difficile de te faire des ami(e)s. Ça fait deux ans que tu
vas à la même école mais tu connais très peu de gens. Il semble
que la seule chose que tu dis et entends c'est : «Allô, comment ça
va?» Tous les autres semblent être populaires et ont beaucoup
d'ami(e)s.
Jeu de rôle
Depuis aussi longtemps que tu te rappelles, tes parents ont
toujours voulu que tu travailles dans l'entreprise familiale Lorsque
tu gradueras, ils s'attendent à ce que tu commences à travailler
avec eux. Mais tu ne sais pas si c'est cela que tu veux.
Quelles sont les bonnes raisons pour le faire (connaît l'entreprise,
faire beaucoup d'argent, sécurité, etc...)?
Quelles sont les bonnes raisons pour ne pas le faire (liberté de
choisir, essayer autre chose voyager, etc...)?
ème 64
Ô rencontre
RETOUR SUR L'EXERCICE 2
Nous invitons les participants à s'exprimer sur les points suivants :
• «En quoi cet exercice était-il difficile?»
(ex. : demande beaucoup d'attention pour écouter, pour sai-
sir le contenu du message et les émotions; exige la capacité
à comprendre un problème qui n'est pas le sien, etc...)
m «Comment t'es-tu senti dans le rôle de celui qui écoute?
Dans le rôle du conteur?»
m «Comment t'es-tu rendu compte que ton partenaire t'écou-
tait? Qu'il comprenait (les signes)?»
• «À quels moments t'es-tu senti moins (ou plus) écouté, com-
pris...?»
• «Est-ce différent de reconnaître ses propres émotions et
d'essayer d'identifier celle des autres? En quoi est-ce diffé-
rent?»
• «Qu'est-ce qui est le plus facile? Pourquoi?»
LE MOT DE LA FIN
Les humeurs et les émotions sont des signes, elles traduisent un état
d'âme, une réaction à une situation. Elles peuvent nous dire qu'il y a un
problème à résoudre, une joie à partager, un défi à rencontrer, une pré-
occupation dont il faut tenir compte, etc... Reconnaître les émotions d'une
autre personne et savoir montrer qu'on les a comprises, c'est lui ouvrir la
porte pour nous communiquer ce qu'elle vit. Nous nous référons à la théo-
rie sur la fiche de réflexion. IP:66.67.68] - [CE:29.30.3I]
NOTES AUX ANIMATEURS
Cet atelier est un bon moment pour revenir sur la notion de discrétion ou
de confidentialité. Nous expliquons aux jeunes que quand un ami nous
parle ou nous confie quelque chose, c'est qu'il a confiance en nous. Si on
rapporte ses confidences à quelqu'un d'autre, on trahit sa confiance. Nous
insistons sur le fait que l'amitié est une relation très précieuse dont il faut
prendre soin.
ènte
Ô rencontre 65
M E S NOTES PERSONNELLES
7rencontre 66
FICHE DE RÉFLEXION ÉMOTIONS - IDÉES
Émotions semblables Idées sous-jacentes
- Admiration, émerveillement - "X" est une personne ou une
chose exceptionnellement
valable
- Amour, amitié, affection, atta- - Telle chose ou personne est
chement, tendresse la cause de ma joie.
- Anxiété, angoisse, appréhen- - Telle chose ou personne est
sion, crainte, effroi, inquié- ou peut être dangereuse
tude (déplaisante) pour moi.
- Je suis plus ou moins incapa-
ble de me défendre contre
elle
- Assurance, confiance (en - Je suis capable d'obtenir le
soi). résultat que je désira
- Aversion, répugnance; répul- - Cette personne ou cette
sion. chose est mauvaise, désavan-
tageuse pour moi.
- Confiance (en un autre). - Cette personne ne me trom-
pera pas, ne me laissera pas
tomber.
- Culpabilité, remords. - Je n'aurais pas dû faire ce
que j'ai fait. J'aurais dû faire
ce que je n'ai pas fait.
- Découragement, écoeure- - Je n'arriverai pas (jamais) à
ment, désespoir. accomplir ou acquérir telle
chose qui serait avantageuse
pour moi.
- Dépression. - Ma valeur baisse, diminue
- Désappointement, déception. - C'est dommage que cette
chose agréable que j'atten-
dais n'arrive pas.
ème 67
Ô rencontre
Émotions semblables Idées sous-jacentes
- Désir, aspiration, attirance, - Telle personne ou chose est
attrait, envie; goût, souhait. avantageuse, bonne pour
moi.
- Espoir, espérance. - Cette chose que je désire arri-
vera.
- Horreur. - "X" est une personne ou une
chose exceptionnellement
mauvaise
- Hostilité, agressivité, animo- - Cette personne ne devrait
sité, colère, fureur, impa- pas, n'aurais pas dû faire ce
tience, indignation, irritation, qu'elle fait ou a fait.
rage, ressentiment. - Cette personne devrait faire
ce qu'elle n'a pas fait.
- Infériorité. - Ma valeur personnelle est
plus basse que celle d'un
autre
- Joie; allégresse, contente- - Ce qui m'arrive (m'est arrivé,
ment, entrain, gaieté, ravisse- va m'arriver) est bon, avan-
ment tageux pour moi.
- Méfiance, doute, jalousie - Cette personne me trompera
ou pourrait bien me tromper,
me nuire
- Mépris, dédain, dégoût. - "X" est une misérable per-
sonne ou chose (sans valeur).
- Peur, affolement, appréhen - Cette personne ou cette
sion, crainte effroi, épou- chose est dangereuse (déplai-
vante, frayeur, inquiétude sante) pour moi.
terreur.
- Pitié, attendrissement, - Ce qui arrive à "X" est une
commisération, sympathie bien mauvaise affaire pour lui.
compassion.
- Regret, nostalgie repentir. - J'aurais été mieux de faire ce
que je n'ai pas fait.
/ 0em* rencontre 68
Émotions semblables Idées sous-jacentes
- Résignation. - Ce qui est arrivé, arrive, arri-
vera, devait, doit, devra arri-
ver.
- Révolta - Ce qui arrive ne devrait pas
arriver.
- Soulagement. - C'est bon pour moi que cette
chose désagréable que je
croyais devoir m'arriver,
n'arrive pas.
- Supériorité. - Ma valeur personnelle est
plus élevée que celle d'un
autra
- Surprise, étonnement, stupé- - Telle chose ou telle personne
faction. est exceptionnelle et inatten-
due
- Tristesse, affliction, amer- - Ce qui m'arrive m'est arrivé
tume, ennui, mélancolie; ou va m'arriver est une
peina mauvaise affaire pour moi.
69
/ 0em* rencontre
FICHE DE RÉFLEXION L'écoute empathique
et les réponses
facilitant la communication
L'ÉCOUTE EMPATHIQUE
Lorsque l'on sera amené en tant que pairs aidants à intervenir auprès de
quelqu'un qui a besoin d'aide, la principale chose à faire au début sera de
l'écouter pour bien saisir son problème; et de lui faire voir qu'on le com-
prend bien. C'est dans la mesure où la personne se sentira comprise,
qu'elle développera un sentiment de confiance et de réceptivité par
rapport à notre intervention.
Notions de base
L'empathie peut être définie comme étant la capacité que nous avons
comme pairs aidants de nous mettre à la place de l'autre, de saisir ce que
la personne peut ressentir dans la situation où elle se trouve. L'empathie
est différente de la sympathie Cette dernière implique que nous vivons
nous-mêmes les sentiments de l'autre et que nous en sommes donc affec-
tés personnellement au même titre que l'autre ("brailler avec"). Avec
l'empathie, nous nous mettons simplement dans la peau de l'autre pour
essayer de la comprendre, mais sans en être affecté personnellement, ce
qui, dans ce cas, nous rendrait plus difficilement disponible pour l'aider.
L'empathie implique de ne pas porter de jugement de valeur. Elle exclut de
se référer à ses normes sociales ou morales pour juger de la gravité des
problèmes de l'autre Elle implique qu'on ne tienne pas compte de nos pro-
pres sentiments à l'égard de l'autre, pour plutôt essayer de se mettre dans
sa peau à elle On peut communiquer de façon verbale et non-verbale
Pour bien écouter et comprendre l'autre, on doit autant que possible
utiliser les deux aspects. Mais il y a aussi deux types de messages à
entendre :
a) Le message conceptuel : c'est le sujet dont parle la personne, le
contenu du message;
b) Le message affectif : c'est ce que ressent le sujet à propos de ce
dont il parle
7rencontre 70
Exemples
«Je suis invité à une soirée en fin de semaine (message conceptuel);
ça m'excite beaucoup» (message affectif).
La démarche de l'écoute empathique se déroule à la fois sur le plan in-
tellectuel (comprendre) et sur le plan émotif (ressentir). D'une part nous
devons saisir les deux types de messages (conceptuel et affectif). D'autre
part, nous devons exprimer à l'autre que nous comprenons autant le con-
tenu de ce qu'il dit que les sentiments qu'il éprouve dans sa situation.
On doit donc faire savoir trois choses à l'autre :
1. Qu'il sache que nous l'avons écouté de façon active et que nous
tentons de comprendre ce qu'il ressent.
2. Nous assurer avec lui que nous avons bien compris ce qu'il a dit et
ressentit en lui donnant une réaction.
3. L'inciter à continuer de contribuer lui-même activement à la
démarche de clarification de sa situation.
Quand écouter avec empathie
• Pour mettre sur pied une relation de confiance et d'affection.
• Pour aider les autres à se comprendre mieux et à entrer en contact
avec leurs émotions et leurs attitudes.
• Lorsque l'on a du mal à comprendre ce que dit l'autre ou qu'on ne
sait pas ce qu'il veut dira
• Pour en apprendre davantage sur quelqu'un.
• Lorsque nos idées et celles de l'autre sont différentes.
• Pour passer le temps lorsque l'on n'est pas certain du style de
commentaires à employer.
Quand ne pas écouter avec empathie
• Lorsque l'autre recherche uniquement des renseignements ou qu'il
faut agir sans délai.
• Lorsque le comportement de l'autre n'est pas à-propos (injure,
séduction, agression).
• Lorsque l'autre parle tout le temps pour vous bousculer ou pour évi-
ter de parler de quelque chose d'important qui devrait être discuté.
7rencontre 71
• Lorsque l'autre n'est pas en contact avec la réalité (ex. : intoxiqué,
déprimé).
• Lorsque l'écoute empathique ne produit plus de nouveaux rensei-
gnements.
Comment écouter avec empathie
• Avoir une bonne présence (regarder l'autre, expression, disposition).
• Écouter attentivement ce que l'autre dit et la façon dont il le dit.
• Surveiller les indices non-verbaux des émotions.
• Se souvenir du contenu (ce qu'il dit) et des émotions (ce qu'il
ressent).
• Répondre. Employer des termes qui décrivent le contenu et les émo-
tions. Répondre à ce qu'on entend mais rien de plus, ce n'est pas
encore le moment.
• Ne pas cesser d'écouter. Accorder toute notre attention à l'autre.
Erreurs fréquentes en écoute empathique
• Avoir l'air d'un perroquet, d'un robot.
• Ne parler que du contenu en négligeant les émotions.
• Donner des conseils faciles.
• Manquer de présence physique
• Faire porter l'attention sur soi-même Parler au lieu d'écouter.
• Manquer d'énergie. Les paroles doivent avoir la même intensité et
les mêmes accents que l'autre.
• Plaisanter, faire des jugements, rassurer.
• Employer l'écoute empathique lorsque ce n'est pas la meilleure
méthode
Comment commencer une réplique empathique
Il est parfois difficile de savoir comment commencer une réplique empa-
thique Si vous avez des motifs de croire que la personne à qui vous parlez
est réceptive et désire être comprise voici quelques locutions qui peuvent
servir à introduire une réponse empathique :
/ 0em* rencontre 72
Tu sens...
De ton point de vue...
Il te semble..
Selon ton expérience..
D'après toi...
Selon toi...
Tu penses...
Tu crois...
Tu est en... (nommer l'émotion : colère, triste, surexcité)
Je perçois...
Tu calcules que..
Tu veux dire...
Voici quelques locutions qui sont utiles lorsque vous avez du mal à re-
connaître ce que l'autre ressent ou dit ou lorsqu'il vous semble que l'autre
personne pourrait ne pas être réceptive à vos communication :
Se pourrait-il que...
Je me demande si...
Je ne suis pas certain de bien te suivre, mais accepterais-tu l'idée
suivante...
Ce que je devine entendre, c'est que..
Corrige-moi si je me trompe mais...
Est-il possible que..
Est-ce que cela pourrait être ceci qui se passe..
D'ici, il me semble que c'est ce que je crois t'entendre dire..
Tu semble ressentir...
Il semble que tu...
Peut-être sens-tu...
Est-il convenable que..
- Je peux me tromper lourdement, mais je ne suis pas certain de te
suivre; veux-tu dire...
Ce que j'entends, c'est que tu...
... Est-ce bien cela?
... Est-ce bien ce que tu veux dire?
... Est-ce bien cela que tu ressens?
Voyons si j'ai bien compris; tu...
- J'ai l'impression que..
- Je suppose que tu...
7rencontre 73
Lignes directrices pour l'écoute empathique*
• Donnez l'attention complète
• Laissez la personne établir le rythme, n'accélérez pas plus que la
personne ne le veut.
• Ne vous sentez pas comme si vous deviez régler le problème... la
meilleure solution doit venir de la personne
• Vous êtes là pour aider la personne à mieux se comprendre.
• Écoutez ce que la personne dit et comment elle le dit.
• Surveillez les indices non-verbaux de sentiments. Utilisez vos yeux
aussi bien que vos oreilles pour écouter.
• Soyez conscient du contenu et des sentiments de ce que la per-
sonne dit.
• Répondez... Utilisez des mots pour décrire le contenu et les senti-
ments. Répondez à ce que vous entendez et rien de plus.
• Soyez honnête... Laissez savoir à la personne si vous l'avez perdue
ou si vous ne comprenez pas quelque chose qui est dit.
• Concentrez-vous à écouter.
Pourquoi l'écoute empathique fonctionne"
• L'autre personne établit le rythme
Vous la laissez prendre la direction de la conversation. Vous ne la
poussez pas plus vite qu'elle ne veut aller. Ça bâtit la confiance
• L'autre personne est complètement libre d'être naturelle
C'est une opportunité rare L'autre personne va probablement pren-
dre avantage de cela en relaxant et en agissant de façon plus réelle
et honnête Lorsque vous montrez que vous êtes fiable, les autres
personnes sont libres de vous parler de leurs malaises, leurs secrets
et leurs ambitions. Le résultat... vous pouvez vraiment les
connaître
* Adapté avec la permission de Peavy, V. Empathie Ustenino Workbook. Victoria, B.C. : Adult Counselling
Project. University of Victoria, 1977.
•• Peavy, V. 1977.
7rencontre 74
• L'autre personne se comprend mieux
Dans un miroir, vous pouvez voir des choses de votre aspect phy-
sique que vous ne pourriez voir autrement. De la même façon,
l'écoute empathique sert de miroir pour que la personne voit ses
comportements et ses attitudes plus complètement. Ceci l'aide à
mieux se comprendre en l'obligeant à décider si elle s'aime de la
façon qu'elle est ou si elle veut changer.
• Écouter de façon empathique c'est donner quelque chose de valable
L'écoute empathique est beaucoup de travail et l'autre personne le
sait. Lorsque vous écoutez avec empathie, vous prouvez à l'autre
personne que vous avez de la sollicitude.
• Ça vous éloigne du trouble
Lorsque vous écoutez avec empathie, vous ne faites rien de punitif,
ou qui fait du mal à la personne
• L'écoute empathique clarifie et réduit la confusion
• L'écoute empathique crée une atmosphère relaxée, de confiance et
réduit les menaces
• L'écoute empathique encourage la communication "branchée"
em3 75
6 rencontre
ÉCOUTE - EMPATHIE ÉCOUTER, C'EST CHERCHER
À COMPRENDRE
OBJECTIFS D'APPRENTISSAGE
Découvrir de quelle façon on peut poser des questions pour mieux com-
prendre ce que quelqu'un nous raconte et pour stimuler la conversation.
Découvrir aussi que pour bien comprendre, il faut chercher à voir les
choses du point de vue de l'autre.
OBJECTIFS DE CROISSANCE PERSONNELLE
Prendre conscience de nos réactions lorsqu'on se fait questionner, et se
servir de ces observations pour mieux communiquer avec les autres. Les
gens ne savent pas toujours comment s'y prendre pour nous poser des
questions et nous encourager à parler de nous. On aime bien qu'ils s'in-
téressent à ce qui nous arrive mais pas n'importe comment, et c'est
normal.
Prendre conscience aussi du besoin qu'on a d'être compris quand on par-
tage quelque chose d'important. Il nous est tous déjà arrivé d'avoir
l'impression de ne pas se faire bien comprendre. Chaque personne est
unique et ses expériences ne peuvent jamais être tout à fait pareilles à
celles de quelqu'un d'autre. Il arrive que des gens qui ont déjà eu des
expériences qui ressemblent aux nôtres veuillent nous imposer leur façon
de voir ou leurs solutions. Si on perd parfois l'envie de se confier parce
qu'on sent que les autres ne nous comprennent pas vraiment, en revanche
on sait combien c'est agréable quand notre entourage fait l'effort d'é-
couter et de comprendre notre point de vue.
Ô ème
rencontre 76
COMMENT ÇA VA?
Durée : 15 minutes
Les animateurs font un retour sur la rencontre précédente en demandant
aux jeunes s'ils ont essayé, depuis la dernière fois, de se mettre à la place
de quelqu'un d'autre pour mieux comprendre ses émotions. Sont-ils
parvenus à reconnaître les sentiments d'une autre personne? Cela a-t-il
facilité la communication?
EXERCICE 1
Le JEU DES QUESTIONS Durée : 30 minutes
Démarche
Nous faisons vivre l'expérience de poser et de se faire poser des ques-
tions. Les jeunes se regroupent par trois :
1. L'un d'entre eux parle brièvement de quelque chose qu'il aime ou
n'aime pas à propos de lui-même, de sa vie à l'école, à la maison
ou ailleurs.
2. Un autre jeune est désigné pour poser des questions à celui qui
parle afin d'essayer de mieux le connaître et de mieux comprendre
ce qu'il pense, ce qu'il ressent, etc...
3. Le troisième participant joue le rôle d'observateur. Il note les
questions qui sont posées, remarque si ces questions semblent ou
non stimuler l'ouverture en se basant sur les réactions du conteur.
Les jeunes changent de rôle aux cinq minutes.
ème 77
Ô rencontre
RETOUR SUR L'EXERCICE 1
Nous revenons en groupe et faisons discuter les participants en posant
des questions comme :
• «Quelles sont les questions auxquelles tu as préféré ré-
pondre?»
• «Certaines questions font-elles aidé à mieux comprendre ce
que tu vis?»
• «Vont-elles permis de mieux développer tes idées?»
• «Qu'avaient-elles de différent des autres questions?»
• «Quelles sont les questions auxquelles tu as aimé le moins
répondre? Pourquoi?»
• «Comment te sens-tu quand tu es avec des personnes qui ne
te posent jamais de questions à propos de toi, de tes senti-
ments, de tes activités...?»
(ex. : j'ai l'impression qu'elle ne s'intéressent pas à ce qui
m'arrive).
• «Comment te sens-tu quand tu es avec des personnes qui te
posent trop de questions?»
(ex. : j'ai l'impression d'avoir affaire à des policiers).
Identifiez les questions fermées et les questions ouvertes.
Nous expliquons ensuite ce que sont les questions fermées et ouvertes :
Question fermée :
Une question fermée est une question qui amène généralement une
réponse courte et précise ("oui" ou "non", en un mot ou une phrase). On
la pose pour avoir des informations spécifiques. Les questions fermées
sont parfois nécessaires à la compréhension de ce que l'autre nous
raconte; elles permettent de clarifier certaines choses. Par exemple :
«T'entends-tu bien avec tes parents? C'est qui ton professeur de
français?» Par contre, si on pose trop ce genre de question, à la longue,
on peut donner l'impression de vouloir satisfaire notre propre curiosité et
de s'intéresser plus aux détails qu'à la personne elle-même. Les
"pourquoi" sont particulièrement à déconseiller parce qu'ils nous donnent
l'air de critiquer et mettent la personne qui parle sur la défensive Par
exemple : «Pourquoi tu ne le lui as pas dit?» Il est préférable d'utiliser les
"Comment".
ème 78
Ô rencontre
Question ouverte :
Une question ouverte est une question qui, par sa forme, encourage
l'autre à parler de lui et à partager ses sentiments personnels et ses
pensées. Elle l'invite à parler plus longtemps, à développer sa réponse de
la façon qui lui convient le mieux. On la pose quand on veut essayer de
mieux connaître et comprendre celui qui nous parle. Il est bon de leur
accorder beaucoup de place dans une conversation. Par exemple :
«Qu'est-ce que tu aimerais faire cet été? Comment as-tu choisi ce que tu
aimerais faire plus tard? Peux-tu m'en parler un peu plus?»
EXERCICE 2
LES RÉPONSES FACILITANT LA COMMUNICATION Durée : 30 minutes
Démarche :
Cet exercice en est un écrit. C'est la seule fois où on parle d'abord de
théorie pour les besoins de l'exercice, mais c'est aussi une théorie qui fait
suite aux exercices précédents alors que nous mettons des noms sur des
habiletés particulières à l'écoute et à l'empathie. Les pairs aidants sont
divisés par groupe de quatre (4).
1. On passe le texte "Les réponses facilitant la communication" et un
questionnaire "Exercices d'intervention". [CE:40.41.42.43.44.45.46]
2. On lit d'abord le texte en donnant des précisions si nécessaire.
3. À l'aide des données du texte, chaque groupe répond au question-
naire.
4. On revient ensuite ensemble et on discute des réponses.
ème
Ô rencontre 79
LES RÉPONSES FACILITANT LA COMMUNICATION
Il existe quatre (4) types de réponses destinées à faciliter et à instaurer
une bonne communication d'aide. Voici brièvement décrite chacune de
ces habiletés :
a) Les interventions exploratoires
Celles qui encouragent, qui donnent de l'espoir à l'autre, qui l'inci-
tent à la participation active et l'invitent à prendre des responsabi-
lités.
Moyens : Utiliser des questions ouvertes suscitant des réponses
élaborées pour éviter les "oui" ou les "non".
Exemple : «Qu'est-ce qui t'amène à croire que tes parents t'en
veulent? Peux-tu m'aider à mieux comprendre la situation.»
b) Les interventions d'écoute
Celles qui communiquent un intense désir de comprendre et qui in-
citent à la clarification et à l'observation de soi.
Moyens : Reformuler les phrases complexes. Clarifier les phrases
ambiguës. Chercher à obtenir des réponses brèves.
Exemple : «Tu viens de me dire beaucoup de choses. Ce que je
dégage de tout cela, c'est que tes parents cherchent à contrôler tes
sorties.» «Je vois deux (2) aspects distincts dans ce que tu me dis.
H y a... et... Quel aspect te semble le plus important?»
ème 80
Ô rencontre
c) Les interventions affectives
Celles qui s'adressent aux sentiments, aux attitudes et aux valeurs,
tant chez l'aidé que chez l'aidant. Elles passent aussi par la tonalité
et le non-verbal qui ajoutent au verbal et incitent à la conscience de
soi.
Moyens : Identifier le sentiment relié au discours. Explorer les
sentiments. Décrire et partager ses propres sentiments.
Exemple : «La situation te trouble beaucoup. Comment te sens-tu?»
d) Les interventions d'identification honnête
Celles qui sont directes, droites, honnêtes, sans être brutales. Elles
incitent l'autre à se remettre en question et l'amènent à une rapide
intensité d'analyse Ces interventions sont à éviter autant que
possible car il faut être très prudent lorsqu'on confronte.
Moyens : Traiter de façon engagée et directe les thèmes énoncés.
Traiter de façon engagée et directe le processus en cours.
Exemple : «Tu veux me dire que tu n'aimes pas ma façon de te
parler; t'as peur de perdre la face.»
EXERCICE D'INTERVENTION EXPLORATOIRE
Au cours de l'exercice qui suit, vous devez lire la phrase écrite comme si
elle vous était adressée verbalement, et ensuite écrire une réponse illus-
trant le mode spécifique d'intervention suggéré. Cela devrait vous aider à
distinguer les divers modes d'interventions et à formuler une réponse faci-
litante en vos propres mots.
ème
Ô rencontre 81
1. «Je ne sais pas ce qui est arrivé. Tout semblait aller si bien et tout d'un
coup H (elle) est parti(e). Il(elle) a pris la porte, vous savez, j'ai dû faire
quelque chose... ou dire quelque chose...»
Un exemple d'intervention exploratoire serait :
2. «J'ai fait tout ce qu'ils m'ont demandé de faire. J'ai même essayé de
changer mon attitude parce que je savais qu'ils voulaient que je sois
positif(tive). Mais me voilà encore où j'ai commencé... H n'y a rien qui
semble marcher pour moi» (ferme les yeux, secoue la tête).
Un exemple d'intervention exploratoire serait :
3. «Je n'ai jamais été aussi embarrassé dans toute ma vie. Mon pro-
fesseur m'appelle et me dit de me rendre à cette réunion immédiate-
ment. Lorsque j'arrive-tà, tout le monde veut savoir où est mon rapport.
Je me demande "Quel rapport? " Personne ne veut croire qu'on ne m'en
a jamais soufflé mot.»
Un exemple d'intervention exploratoire serait :
4. «H me dit des choses comme "Sois poli" ou pire encore "Quand vas-tu
devenir un adulte?" Pouvez-vous imaginer ce que c'est? Comment je
me sens?»
Un exemple d'intervention exploratoire serait :
ème
Ô rencontre 82
EXERCICE D'INTERVENTION D'ÉCOUTE
1. «Je ne sais pas quoi dire. J'ai le goût de parler à quelqu'un de ce qui
m'est arrivé, mais je ne sais comment commencer. Je ne sais pas ce
qui est le plus important... Je ne veux pas que vous pensiez que je suis
fou(folle). Je pense bien que c'est ça qui embrouille tout»
Un exemple d'intervention d'écoute serait :
2. «Je ne veux pas faire de trouble à personne, c'est tout. Si je pouvais
passer sans déranger personne, faire ma petite affaire, vous savez. Je
serais bien heureux(se), mais je finis toujours par me faire embarquer...
C'est bien embêtant»
Un exemple d'intervention d'écoute serait :
3. Une jeune fille : «Depuis que j'ai déménagé dans cet appartement, je
me sens si seule et si triste. Je pleure beaucoup et je ne sais pas
pourquoi... Peut-être que je n'aurais pas dû déménager? Je ne sais
pas... Est-ce que ça arrive souvent aux gens qui déménagent beau-
coup? Je veux dire, pensez-vous que c'est normal?»
Un exemple d'intervention d'écoute serait : ,
4. Une jeune fille : «Je sais que les gens m'aiment, spécialement les
garçons et c'est bien. Mais parfois, je souhaiterais être moins populaire.
Ça devient un fardeau... Les gens finissent par toujours compter sur
vous pour du support...»
ème 83
Ô rencontre
Un exemple d'intervention d'écoute serait :
EXERCICE D'INTERVENTION AFFECTIVE
1. «Ça me fait mai au coeur de penser à tout ce temps perdu; quand je
pense à toutes les chances que j'aurais eues de faire quelque chose...
Je les ai toutes laissées passer.»
Un exemple d'intervention affective serait :
2. «Avant, je réussissais très bien à l'école. Maintenant, je ne sais plus ce
qui m'arrive. On dirait que je peux juste m'asseoir et fixer dans l'es-
pace; je ne peux pas étudier, je ne peux pas manger, rien ne m'inté-
resse. Je pense que je deviens fou(folle).»
Un exemple d'intervention affective serait :
3. «Savez-vous ce qu'il m'a dit ce professeur-là? H m'a dit que si je ne fais
pas ce qu'il me dit de faire en classe, il va me mettre à la porte. Com-
ment vous trouvez-ça? C'est comme si j'étais une bête de somme qu'il
fallait dompter!»
Un exemple d'intervention affective serait :
em
6 * rencontre 84
4. «Tout le monde rit de moi quand je parle dans la classe, alors je me
tais. Mais ça ne veut pas dire que je ne pense pas ou bien que je n'ai
pas de sentiments. Je suis une personne humaine moi aussi, vous
savez.»
Un exemple d'intervention affective serait :
EXERCICE D'INTERVENTION D'IDENTIFICATION HONNÊTE
1. «Qui sait ce qui va arriver? Mais pour une fois dans ma vie, j'aimerais
être capable de faire ce que je veux plutôt que ce que les autres me
disent. Pour qui ils se prennent ceux qui me disent quoi faire, des
dieux?»
Un exemple d'intervention d'identification honnête serait :
2. Une jeune fille : «Je l'ai frappé. J'ai juste pris mon élan puis je lui ai
donné une bonne gifle. Mon dieu qu'il était surpris. Et puis
franchement, moi aussi.»
Un exemple d'intervention d'identification honnête serait :
3. «Bien sûr que j'aime mes professeurs en tant que personnes, mais je
n'apprends pas beaucoup d'eux... Ils parlent... parlent jusqu'à ce que
je m'ennuie à mort, et ensuite ils sont blessés si je ne leur donne pas
la bonne réponse. Maudite vie!»
7rencontre 85
Un exemple d'intervention d'identification honnête serait :
4. «Maudit, queiie sorte de fous mènent ce monde-ci? Même à l'école, il
n'y a personne qui a l'air de savoir ce qu'il fait, et puis ils sont
indifférents.»
Un exemple d'intervention d'identification honnête serait
7rencontre 86
RETOUR SUR L'EXERCICE 2
Durée : 15 minutes
Discussion :
- Qu'as-tu trouvé de difficile? De facile?
LE MOT DE LA FIN
Poser des questions, c'est donner à l'autre l'occasion de nous en dire plus
sur lui-même. En écoutant l'autre répondre à nos questions, on découvre
une partie de son univers. En en sachant davantage, on devient plus en
mesure de comprendre pour quelles raisons il se sent ou agit de telle ou
telle manière.
Notre façon de répondre à quelqu'un détermine souvent sa façon de nous
parler. L'important, ce n'est pas d'avoir raison mais de chercher à com-
prendre le point de vue de l'autre, ou en d'autres mots, le respecter.
NOTES AUX ANIMATEURS
L'objectif de la rencontre est d'apprendre aux jeunes à poser des ques-
tions qui facilitent la communication. Il est important toutefois de les
mettre en garde : trop de questions, quelles qu'elles soient, se transfor-
ment vite en interrogatoire et incommodent celui qui parle. Il vaut donc
mieux ne pas en abuser. Simplement montrer, par un mot ou par un geste,
qu'on comprend ce que l'autre ressent, est souvent moins menaçant et
peut l'amener à parler plus librement de ce qui est important pour lui.
Nous pouvons terminer la rencontre en discutant avec les jeunes des ma-
nières d'agir qui peuvent constituer des obstacles à une bonne communi-
cation (par exemple contredire quelqu'un ou lui couper la parole, prendre
trop de place, juger, critiquer, ridiculiser, moraliser, etc...). Cela peut être
une bonne façon de les amener à réfléchir sur ce qu'ils pourraient amé-
liorer dans leur communication avec autrui.
rencontre
MES NOTES PERSONNELLES
7rencontre 88
FICHE DE RÉFLEXION Questions
1. Les questions "Quoi" et "Comment" sont, dans la plupart des cas,
préférables à des questions "Pourquoi".
2. Les questions ouvertes encouragent la personne à explorer ses pensées
et ses sentiments en la laissant libre de répondre de plusieurs façons
différentes.
3. Les questions fermées obligent une réponse spécifique.
Questions ouvertes*
Les phrases suivantes sont des exemples de questions ouvertes :
- «Comment te sens-tu avec ça?»
- «Peux-tu m'en dire plus à propos de...?»
«Comment te sens-tu actuellement?»
- «Aimerais-tu parler de...?»
«Par quoi aimerais-tu commencer?»
- «Comment te sens-tu maintenant à propos de...?»
«Peux-tu me dire ce que ça veut dire pour toi?»
«Comment aimerais-tu voir les choses?»
«Qu'as-tupensé de...?»
• « Que serait-il... ?»
- «Comment vois-tu les choses changer?»
«Qu'aimerais-tu à propos de...?»
«Je me demande... ?»
«Que penses-tu?»
«Qu'est-ce qui est le plus important pour toi maintenant?»
* Adapté avec la permission de Drader, Vicki, et al. On the Line : A Guide to Listening and Bevand.
Victoria, B.C. : Need-Victoria's Crisis Line
7rencontre 89
RÉSOLUTION DE PROBLÈMES IL N'Y A PAS QU'UNE
SEULE FAÇON ê
OBJECTIFS D'APPRENTISSAGE
Chercher différentes façons de faire face à un problème Savoir choisir une
solution ou prendre une décision en fonction de ses valeurs et en sachant
prévoir les conséquences.
OBJECTIFS DE CROISSANCE PERSONNELLE
Prendre conscience de notre façon personnelle de faire face à un problème
et de prendre des décisions.
À l'adolescence, on commence à décider pour soi, on prend de l'autono-
mie. Mais on fait tellement de nouvelles expériences qu'on ne sait pas
toujours comment prendre ses décisions. Souvent, on fonce tête baissée,
parce qu'on craint que de trop réfléchir nous empêche de faire des choses
le fun. On oublie peut-être que "réfléchir" n'est pas synonyme de "s'em-
pêcher de faire des choses". Réfléchir, c'est plutôt envisager différents
choix possibles et ce qui peut se passer après, pour augmenter nos
chances de prendre une décision qui nous convient vraiment. C'est aussi
se rendre compte qu'il n'y a pas qu'une seule façon de faire les choses,
qu'il peut y avoir plusieurs bonnes décisions et que l'important, c'est
d'avoir confiance dans sa capacité de les prendre
COMMENT ÇA VA?
Durée : 15 minutes
Les animateurs reviennent sur la rencontre précédente en demandant aux jeunes
s'ils ont porté attention aux questions qu'on leur posait et à celles qu'ils posaient
aux autres. Ont-ils remarqué s'ils étaient capables d'écouter et de respecter un
autre point de vue que le leur? Qu'est-ce que la rencontre précédente leur a
appris sur eux-mêmes? Ont-ils commencé à découvrir leurs forces mais aussi les
choses qu'il leur faudrait travailler davantage?
90
7rencontre
EXERCICE 1
J'IMAGINE DES SOLUTIONS Durée : 60 minutes
Matériel :
- Fiches.
- Histoires (à préparer à l'avance) ou articles de journaux.
- Feuilles "Prise de décision réfléchie". [CE:50.51.52]
Démarche
Nous distribuons aux participants des fiches (fiches"Courrier du coeur" -
6ème rencontre) qui relatent de courtes histoires concernant des jeunes
aux prises avec des problèmes divers (ex. : solitude, drogue, sexualité,
violence, avenir, problèmes scolaires, familiaux, etc...). Nous pouvons
aussi utiliser des articles de journaux ou de magazines qui portent sur le
même sujet. Nous séparons les participants en deux (2) ou trois (3) petits
groupes. Nous demandons à un volontaire dans chaque groupe, de lire sa
fiche ou son article aux autres. Nous leur disons d'utiliser les feuilles "Prise
de décision réfléchie" et de les remplir selon les étapes qui suivent :
1. Définition du problème
Nous leur demandons d'essayer, entre eux, de résumer le problème en
mots concrets.
2. Recherche de solutions
Nous les invitons à imaginer le plus grand nombre possible de solutions
à ce problème (même les plus farfelues, et sans essayer de trouver la
meilleure) et à en dresser la liste sur une feuille.
3. Vérification des solutions
Nous leur demandons de prendre les solutions une à une et d'essayer
de prévoir les conséquences de chacune (positives ou négatives) en se
posant la question : «Qu'est-ce qui pourrait arriver si...»
7rencontre 91
4. Choix de la meilleure solution
Finalement nous les invitons à choisir la solution qui leur semble la plus
intéressante (il peut y en avoir plus d'une).
5. Mise en oeuvre
Quand et comment utiliser cette solution.
Nous échangeons les rôles et recommençons le processus jusqu'à ce que
chaque participant ait eu l'occasion de présenter "son" problème. Nous
pouvons leur donner un exemple comme :
«Sébastien a beaucoup de difficultés à l'école, surtout en maths, il
pense aux solutions suivantes :
1. quitter l'école pour de bon et trouver du travail;
2. changer d'école, car il croit que c'est peut-être plus facile ailleurs;
3. prendre des cours de rattrapage scolaire.
H pense ensuite aux conséquences de chacune :
1. dans l'immédiat, il va être soulagé mais ses parents ne vont pas
être contents et il ne pourra pas continuer au Cégep comme il aurait
voulu;
2. Il va perdre ses amis et va devoir s'en faire d'autres. En plus, il n'a
pas de garantie que ce sera vraiment plus facile ailleurs;
3. ce n'est pas la solution la plus tentante, mais il ne sera pas obligé
de laisser ses amis et si ça marche, il pourra aller au Cégep. De
plus, un de ses amis lui a offert de l'aider et ses parents vont lui
offrir une récompense s'il a de bonnes notes jusqu'à la fin de
l'année scolaire.
Sébastien opte donc pour la troisième solution en se disant qu'il va
l'essayer et voir ce que ça donne Si ça ne marche pas, H pourra
toujours modifier sa décision.»
em3
6 rencontre 92
L A PRISE DE DÉCISION RÉFLÉCHIE
1. Définition du problème
Quels sont les éléments importants dans ce problème?
ème
Ô rencontre 93
2. Recherche de solutions
Sans juger les idées, trouvez le plus grand nombre possible de solu-
tions.
3. Vérification des solutions
Pour chacune des solutions que vous avez trouvées, identifiez les avan-
tages et les inconvénients (conséquences) que cela impliqua
Solution Avantages Inconvénients
9
em
6 * rencontre 94
4. Choix de la meilleure solution
5. Mise en oeuvre
Quand et comment vas-tu utiliser cette solution?
ème 95
Ô rencontre
RETOUR SUR L'EXERCICE 1
Nous les incitons à se poser quelques questions et à partager leurs
impressions en leur demandant par exemple :
• «C'est quoi ta difficulté à imaginer des solutions à un pro-
blème?»
(ex. : il faut avoir bien compris le problème; il faut s'empê-
cher d'éliminer des possibilités trop vite, ne pas se dire d'a-
vance que ça ne marchera pas, etc...).
• «C'est quoi la difficulté quand on examine les conséquen-
ces?»
(ex. : on doit se résigner à laisser tomber des solutions moins
réalistes ou qui feraient du tort à d'autres personnes; on doit
anticiper les obstacles possibles, etc...).
• «Y a-t-il des avantages à être plus d'une personne quand on
essaie de résoudre un problème?»
(ex. : on peut imaginer plus de solutions; les autres peuvent
nous faire voir des choses auxquelles on n'avait pas pensé;
on se sent supporté, etc...).
• «Es-tu satisfait de la solution que ton groupe a choisi?
Qu'est-ce qui fait que tu l'es ou que tu ne l'es pas? Avez-
vous eu de la difficulté à vous mettre d'accord?»
C'est souvent le problème qui est difficile à cerner, à définir et c'est essen-
tiel avant de trouver des solutions.
À ce stade-ci, il est possible d'aborder des notions de thérapie de la réalité
pour leur aider dans les résolutions de problèmes et dans la connaissance
de leurs limites. On peut leur suggérer des questions à poser dans le
style :
• «Que veux-tu?»
• «Quels moyens as-tu pris à date?» (Auto-évaluation)
• «Qu'est-ce qui a marché dans le passé?»
• «Quels autres moyens prendras-tu pour atteindre ce que tu
veux?»
Ô ème
rencontre 96
LE MOT DE LA FIN
Derrière chaque problème, il y a une décision à prendre. Parfois c'est diffi-
cile parce qu'il y a plusieurs possibilités et qu'on ne sait laquelle prendre.
Par contre, plus on a de choix, plus on a de chances de trouver une solu-
tion qui nous convient vraiment. Une bonne façon de devenir plus habile
à prendre des décisions, c'est d'être plus conscient des conséquences,
agréables ou désagréables, qu'elles peuvent avoir pour nous-mêmes et
pour notre entourage.
NOTES AUX ANIMATEURS
Nous aidons les jeunes à faire le lien entre cette rencontre et les
précédentes. En leur disant, par exemple, que les décisions ou les façons
de faire face à un problème correspondent aux valeurs des individus ou
encore, qu'une décision qui semble bonne à quelqu'un peut sembler
mauvaise à quelqu'un d'autre. Tout dépend de ce qui est important pour
nous.
Nous saisissons aussi l'occasion pour dire aux jeunes que si on peut aider
un ami à chercher des solutions, on ne peut pas décider à sa place. Nous
soulignons la différence importante qu'il y a entre "aider à chercher des
solutions" et "donner des conseils". Même si leurs amis leur demandent
parfois des conseils et qu'il peut sembler naturel et valorisant de leur en
donner, il y a malgré tout les inconvénients : ça devient vite pesant pour
ceux qui les donnent et ça n'aide pas ceux qui les demandent à trouver
leurs propres solutions.
Il est possible que les jeunes soient surpris et même déçus lorsque nous
aborderons cette question. Il se peut qu'il perçoivent les conseils comme
une bonne façon d'aider leurs amis. Nous les laissons expérimenter et tirer
leurs propres conclusions sur les effets des conseils, que ce soit sur ceux
qui les donnent ou sur ceux qui les reçoivent.
8èm* rencontre
MES NOTES PERSONNELLES
ème
Ô rencontre 98
7rencontre 99
FICHE DE RÉFLEXION FORMATION SUR LA
PRISE DE DÉCISION
Le modèle de prise de décision de Dalis est une représentation schéma-
tique des différentes choses qui peuvent se passer dans notre tête lorsque
nous nous trouvons dans une situation où on a un choix à faire, un pro-
blème à régler.
L'enseignant peut expliquer ce modèle en l'illustrant d'une décision qu'il
a prise récemment ou encore en utilisant l'exemple ci-après. Si
l'enseignant choisit un exemple personnel, il est important d'illustrer
chaque case du schéma.
SITUATION
Il s'agit des circonstances qui se présentent et où on a un choix à faire ou
un problème à régler :
Au début de l'année scolaire, Éric se demande s'il devrait s'inscrire
dans l'équipe de ballon volant inter-scolaire de son école. H aimerait
bien aussi faire du théâtre.
EST-CE QUE JE DOIS PRENDRE UNE DÉCISION?
Pour bien répondre à cette question, on doit préciser s'il y a problème. En
effet, il est difficile de prendre une décision tant qu'on n'a pas bien situé
le problème Pour ce faire, il faut en définir les différents aspects. Est-ce
important? Quels sont les enjeux? Que se passera-t-il si je ne prends pas
de décision? Autant de questions qui se posent avant de prendre une déci-
sion.
Éric doit donner sa réponse dans trois (3) jours au plus tard. Son plus
grand ami, Sébastien, est déjà inscrit au ballon volant. L'activité théâtre
débute dans une semaine. Découvrir une nouvelle activité serait
agréable, surtout avec Valérie. Quoi faire?
Trois réponses sont possibles face à la question : «"Est-ce que je dois
prendre une décision?» :
ème
Ô rencontre 100
a) Je choisis de ne pas décider
Lorsque le problème ne me préoccupe pas vraiment et n'est pas im-
portant pour moi, je n'ai pas à décider. Il se peut aussi que je sois
vraiment indécis face à ce problème, ou bien incapable d'y faire
face. Je laisse alors les circonstances ou les autres décider à ma
place. Lorsque je dis par exemple : «Si Valérie y va, je vais y aller
moi aussi.» Dans ce cas, je laisse une autre personne décider pour
moi. Il est important de réaliser que de ne pas décider, c'est aussi
décider. Il s'agit alors d'une décision par défaut. En prenant cette
approche, on n'a aucun contrôle sur les événements. Souvent, dans
ce genre de décision, on est moins porté à assumer la responsabilité
de ce qui résulte en bout de ligna Si ça tourne mal, on mettra la
faute sur les autres ou sur les circonstances.
Éric n'a pas tellement envie de s'embarquer dans un horaire contrai-
gnant de pratiques. H met de côté cette question et s'occupe de
toutes sortes d'autres choses sans donner de réponse. Après quel-
ques jours, l'équipe est complète; il n'y a plus de place pour lui H
dira probablement à Sébastien que ce n'est pas de sa faute si tout
le monde s'est jeté sur cette activité et qu'il n'a pas eu le temps de
s'inscrire.
b) Je choisis de décider plus tard
Il se peut que nous n'ayons pas le temps maintenant de régler le
problème Si nous reportons à plus tard notre décision, il faut se
garder assez de temps pour y réfléchir avant l'échéance, sinon cela
revient à laisser les circonstances ou le temps décider pour nous.
Éric n'a pas le temps aujourd'hui de penser à ça. H promet à
Sébastien de prendre sa décision demain matin.
c) Je choisis de décider
En faisant ce choix, j'assume l'entière responsabilité de ce qui
résultera de ma décision. Cette décision peut être de trois types
différents :
7rencontre 101
1. Décision impulsive
Sans réfléchir je fais mon choix sur l'impulsion du moment.
Éric peut décider de s'inscrire tout de suite pour faire plaisir à
Sébastien. Mais il regrettera peut-être plus tard d'être trop pris
par les pratiques et les tournois.
2. Décision par habitude
S'il s'agit d'une situation que nous avons déjà vécue ou qui lui
ressemble, nous pouvons adopter la même décision qu'antérieu-
rement, sans nous poser de question.
Éric peut décider machinalement de s'inscrire à nouveau, puis-
qu'il faisait partie de l'équipe l'an dernier. Cependant, si sa
situation ou ses goûts changent, il se peut que cette année, cet
arrangement ne fasse pas son affaire.
3. Décision réfléchie
Dès qu'un choix peut avoir des conséquences importantes ou
qu'on a affaire à une nouvelle situation, il est préférable d'adop-
ter une démarche plus systématique pour prendre notre déci-
sion. Une telle approche ne signifie pas que l'on doive accorder
de l'importance seulement aux aspects rationnels, logiques, de
la situation. Il est très important de tenir également compte des
facteurs affectifs qui jouent dans cette situation : nos senti-
ments, nos goûts, nos valeurs, c'est-à-dire ce qui est important
à nos yeux. Une décision réfléchie garde un équilibre entre ces
deux aspects de notre personnalité.
La prise de décision réfléchie suit un certain nombre d'étapes qui per-
mettent de faire un choix éclairé.
a) Définition du problème
Il s'agit de préciser les différents aspects du problème qui sont
importants à nos yeux.
/ 0em* rencontre 102
Dans fa situation qui le préoccupe, Éric a identifié plusieurs facteurs
qui sont importants pour lui : le désir de s'approcher de Valérie, la
peur de perdre son ami Sébastien, le plaisir d'appartenir à une é-
quipe sportive, le risque de déplaire à l'entraîneur, le goût de déve-
lopper une nouvelle habileté, la crainte de ne pas être un bon comé-
dien, la possibilité d'être trop pris et de manquer de temps.
b) Recherche de solutions
Cette étape de la démarche de décision réfléchie vise à trouver le
plus grand nombre possible de solutions. Il ne faut pas se contenter
des deux (2) ou trois (3) solutions qui nous viennent immédiatement
à l'esprit. Il est important de laisser aller notre imagination, sans
porter de jugement sur les idées qui surgissent (remue-méninges).
Parfois, une idée loufoque nous fait penser à une solution originale
que nous n'aurions jamais trouvée si nous avions été trop raison-
nable. Lorsqu'on fait cette recherche de solutions avec une ou plu-
sieurs personnes, on trouve en général plus d'idées. Ces personnes
sont différentes de nous et ainsi, elles peuvent nous apporter un
éclairage nouveau. Il est bon de parler de notre problème avec des
personnes variées (amis, parents, adultes, etc...).
À première vue, Éric pense à quatre solutions possibles :
1. s'inscrire au ballon volant;
2. s'inscrire au théâtre;
3. s'inscrire aux deux activités;
4. ne s'inscrire à aucune des activités.
Il décide d'en parler d'abord avec son entraîneur de ballon volant.
Celui-ci est bien respectueux du choix d'Éric. H trouve dommage de
perdre un bon joueur, cependant, H lui offre la possibilité de servir
de substitut si jamais un joueur se blessait pendant la saison, à
condition de participer occasionnellement aux pratiques pour garder
la main.
Éric est aussi allé parler de son dilemme au professeur de théâtre,
surtout en ce qui regarde ses doutes sur ses dons de comédien. Le
professeur lui dit que ce n'est pas grave. S'il n'est vraiment pas à
l'aise comme acteur, il pourrait être très utile en s'occupant des
décors, de l'éclairage ou du son.
8em* rencontre 103
c) Vérification des solutions
Cette étape consiste à prendre chacune des solutions que nous
avons trouvées et à les évaluer en fonction de certains critères qui
sont importants pour nous. Il s'agit d'essayer de voir les avantages
et les inconvénients ou risques qui sont rattachés à chaque solution
possible.
Dans la situation qui nous préoccupe, il faut déterminer ce qui est
le plus important pour nous. Ainsi, on pourra examiner chaque solu-
tion pour voir si elle respecte ou non ces différents aspects impor-
tants à nos yeux. Comme nous sommes tous différents, face à une
même situation, la bonne décision sera souvent différente d'une
personne à une autre parce que nos valeurs peuvent être diffé-
rentes.
Éric est rendu à rétape de vérifier tes alternatives qui s'offrent à lui
à la lumière de ce qu'il a identifié comme étant important à ses
yeux. En y pensant bien, il classe par ordre d'importance les
facteurs qui vont lui permettre de juger chaque solution. En
première place vient le coeur de Valérie, en deuxième, son amitié
pour Sébastien. Ensuite viennent l'appartenance à une équipe et la
découverte d'une nouvelle expérience.
Éric examine chacune de ses solutions :
1. S'inscrire au ballon volant satisfait seulement deux (2) critères
sur quatre (4), son amitié pour Sébastien et l'appartenance à
une équipe.
2. S'inscrire au théâtre satisfait aussi deux (2) critères seulement,
être proche de Valérie et faire une nouvelle expérience. Même
s'il s'avérait un mauvais comédien, il pourrait rester dans la
troupe comme appariteur.
3. S'inscrire aux deux activités satisfait tous ses critères, mais il
risque d'être surchargé; il peut y avoir des conflits d'horaire. Ses
études peuvent en souffrir, ce qui amènerait des problèmes
avec ses parents.
4. Ne s'inscrire à aucune des activités ne satisfait aucun de ses
critères, mais lui laisserait plus de temps pour sortir.
ème 104
Ô rencontre
5. Être substitut au ballon volant satisferait assez bien son besoin
de garder des liens avec l'équipe et d'être avec Sébastien. De
plus, cela lui permettrait de s'inscrire au théâtre. Dans ce cas,
tous ses critères seraient satisfaits sans risque d'être trop
occupé.
d) Choix de la meilleure solution
Après avoir examiné chacune des solutions possibles en fonction
des critères que nous nous sommes fixés, il devrait y avoir une
solution qui nous apparaît meilleure que les autres. Il peut arriver
que plusieurs solutions puissent être choisies simultanément parce
qu'elles se complètent et permettent de régler le problème de la
façon la plus satisfaisante possible
Éric opte finalement pour la solution 5. H accepte d'être substitut au
ballon volant et de s'inscrire à l'activité théâtre.
MISE EN OEUVRE DE ia DÉCISION
Le fait de prendre une décision, qu'elle soit impulsive, par habitude ou
réfléchie, n'aura des chances de régler le problème qu'à partir du moment
où l'on prend des actions concrètes pour mettre en oeuvre notre décision.
Il est important de préciser où, quand et comment on va actualiser notre
décision.
Il se peut qu'en cours de route, nous rencontrions des obstacles inatten-
dus ou que nous prenions conscience de nouveaux éléments auxquels
nous n'avions pas pensé. Il est important alors de réévaluer notre décision
et de se donner le droit de changer d'idée.
Dans cette partie, les élèves pratiquent en petits groupes les trois (3)
premières étapes du processus de la prise de décision réfléchie, à partir
d'un problème vécu par plusieurs d'entre eux : les pressions qu'ils
subissent de la part de leurs parents pour qu'ils s'acquittent de leurs
devoirs et leurs leçons à la maison. Souvent ces situations sont vécues de
façon désagréable autant pour les parents que pour les jeunes. L'exercice
pratique de groupe consiste donc à appliquer le processus de prise de
décision réfléchie pour trouver des solutions acceptables afin d'éviter ce
genre de conflit parents-adolescents.
ème
Ô rencontre 105
a) Définition du problème
Cette étape est probablement la plus difficile pour les jeunes. Il
s'agit de déterminer quels sont les éléments importants qui
constituent le problème, les enjeux. Il est bon de donner quelques
exemples ( 1 -2) de facteurs qui sont impliqués dans le problème que
nous proposons. En voici un certain nombre à titre indicatif :
manque de confiance de la part des parents;
éviter des chicanes;
- être autonome et responsable;
avoir de bons résultats;
avoir de bonnes communications avec les parents;
- s'acquitter de ses tâches;
plaire aux parents;
éviter des punitions.
b) Recherche de solutions
Il s'agit en fait d'un exercice de remue-méninges. Il est très
important de souligner qu'on doit accepter toutes les idées sans les
juger. Le fait de laisser libre cours à notre imagination peut nous
aider à trouver des solutions originales.
c ) Vérification des solutions
Normalement, il faut examiner chacune des solutions trouvées à la
lumière des critères importants à nos yeux. Ces critères se retrou-
vent dans la définition du problème Le peu de temps dont nous dis-
posons pour cet exercice ne permettra probablement pas aux élèves
de vérifier toutes les solutions qu'ils auront trouvées. Ceux qui
seront particulièrement intéressés par le problème en question
pourront toujours continuer la démarche après le cours.
Étant donné que le choix de la solution idéale peut varier considéra-
blement d'une personne à une autre, nous limitons la pratique en
groupe aux trois (3) premières étapes. Chaque élève pourra faire un
choix personnel de la meilleure solution pour lui, s'il le désire.
7rencontre 106
Si jamais le sujet proposé ne correspondait pas aux intérêts d'une
classe en particulier, on peut demander aux élèves de suggérer tout
autre problème relativement commun à l'ensemble de la classe.
Pour en savoir plus...
DALI S, G.T.. STRASSER. B.a (1977) Teaching strategies for values awareness and decision-making in
Health Education. Throfare : Charles & Slack, 165p.
FREUDMANN, L (1983) La prise de bonnes décisions. Sunburst Communications, 55p.
FREUDMANN, L. 91985) La prise de décisions : Vous pouvez apprendre. Sunburst Communications, 39p.
em3
6 rencontre 107
LIMITES - REFERENCES - QUI PEUT QUOI O U -
RESSOURCES PARFOIS IL FAUT DE L'AIDE
OBJECTIFS D'APPRENTISSAGE
Apprendre à faire la différence entre la confidentialité comme règle de
fonctionnement du groupe, et les situations où il faut faire exception à la
règle et parler d'un problème qui nous dépasse à une personne plus expé-
rimentée. Apprendre à identifier quand, comment et auprès de qui aller
chercher de l'aide quand on en a besoin. Repérer dans notre entourage,
les personnes en qui on a confiance et qui peuvent nous aider. Savoir
diriger un ami vers des personnes-ressources disponibles.
OBJECTIFS DE CROISSANCE PERSONNELLE
Prendre conscience de nos propres limites mais aussi, de nos ressources
(les moyens à notre disposition, nos sources d'aide, etc...).
Il arrive parfois qu'on vive des choses difficiles. Dans ces moments-là, on
a souvent tendance à vouloir régler nous-mêmes et toute seule, nos diffi-
cultés. Il arrive aussi que certains de nos amis aient des problèmes et qu'il
ne connaissent pas d'autres personnes que nous pour les aider. On vou-
drait bien partager ces problèmes avec quelqu'un d'autre mais on craint
de briser le secret. Toutefois, quand on prend trop de responsabilités sur
nos épaules, ça devient trop lourd pour nous, il y a des cas où il faut
mieux reconnaître ses limites et faire appel à des personnes en qui on a
confiance, des personnes plus expérimentées que nous et plus aptes à
savoir ce qu'il faut faire. En partageant les problèmes avec elles, on peut
refaire nos énergies et en même temps, continuer d'aider nos amis. Quand
on se sent dépassé, il vaut mieux consulter quelqu'un d'autre que
d'attendre et prendre le risque que la situation se détériore.
7rencontre 108
COMMENT ÇA VA?
Durée : 15 minutes
Les animateurs reviennent sur la rencontre précédente en demandant aux
jeunes s'ils ont eu des décisions à prendre. Ont-ils eu l'occasion de
réfléchir à la façon dont ils s'y prennent quand ils doivent décider quelque
chose? Ou quand ils essaient d'aider un ami à prendre une décision?
Envisagent-ils les conséquences de ces décisions? Ont-ils tendance à
donner ou à demander des conseils?
EXERCICE 1
M E S LIMITES Durée : 30 minutes
Matériel :
- Cartes décrivant des problématiques compliquées ou à risque élevé.
Démarche
Nous formons des équipes de 3 ou 4 jeunes. Ils auront à jouer une mise
en situation; le rôle de la personne qui vit le problème. Ils pourront
individuellement ou en groupe, essayer d'aider cette personne.
Pendant qu'une équipe joue, les autres observent. Ceux qui jouent le rôle
ne montrent pas leurs cartes. Nous rencontrons à part ceux qui jouent le
rôle pour leur dire d'être intense et de n'accepter aucune solution sauf
d'aller voir un spécialiste mais qu'ils se laissent convaincre seulement
qu'après avoir hésité.
7rencontre 109
Mise en situation
Annie a perdu son père il y a six (6) mois; elle y pense encore sou-
vent. Il y a trois (3) semaines, son chum l'a laissée et avant-hier, elle
a appris qu'elle était refusée au Cégep. Elle ne mange presque plus
et dort mal. Elle pleure souvent. Elle n'a plus le goût de vivre et
envisage de mourir.
Mise en situation
Éric se sent seul; il n'a pas d'amis ou presque. Depuis le primaire, il
se sent "reject". On s'est toujours moqué de lui : on le traite de
"tapette", de "puant", etc... C'est vrai qu'il n'est pas bon dans les
sports et qu'il a beaucoup de boutons, mais il a de bonnes notes à
l'école. Il essaie d'éviter ceux qui l'achallent. Il se sent malheureux
et pense par bout à partir.
Mise en situation
Sabrina se prostitue à l'occasion pour se faire un peu d'argent. Elle
vit seule avec sa mère sur le B.S.. Jadis, elle a été victime d'inceste
de l'âge de 7 ans à 11 ans jusqu'à ce qu'elle en parle à l'école et que
sa mère se sépare. Vers l'âge de 13 ans, elle s'est fait violée par
deux (2) gars qui étaient supposément des amis de sa gang. Elle con-
somme de la drogue depuis un bout de temps et pense quitter l'é-
cole. Par bout elle est toute mêlée et ne sait plus quoi faire.
Mise en situation
Nicole ne se sent pas aimée chez elle On est toujours sur son dos.
À l'école, elle change souvent d'ami(e)s; elle dit qu'on parle souvent
dans son dos. Elle se trouve laide, pas intelligente..; elle se déva-
lorise beaucoup. Elle a un chum qui la rabaisse souvent devant ses
amis mais elle l'aime Elle se présente comme une victime impuissan-
te à s'en sortir. Elle va dire souvent : "Oui, mais...".
7rencontre 110
RETOUR SUR L'EXERCICE 1
• Nous faisons ressortir les limites dans chaque mise en situation.
• Nous définissons les limites.
Comment les identifier?
1. Connaissance de soi, connaître :
- ses capacités et connaissances personnelles;
- ses valeurs, ses principes, sa sensibilité;
- ses problèmes personnels non réglés;
- un certain malaise intérieur, une certaine difficulté à saisir le
problème.
2. Identification des problématiques demandant des interventions thé-
rapeutiques par des spécialistes :
- problématiques trop graves devenant à risque élevé
(ex. : suicide)
ou trop profondes
(ex. : inceste);
- problématiques compliquées laissant entrevoir des problèmes
d'ordre psychologique
(ex. : siphonne beaucoup d'énergie, fabulations, psychoses,
névroses).
Les entraidants ne sont pas là pour faire de la thérapie. Il leur faut être
authentiques dans leurs limites et savoir quand référer aux ressources spé-
cialisées.
Quand à savoir comment référer, la fiche de réflexion de cette rencontre
est très utile
7rencontre 111
EXERCICE 2
LA CHASSE AU TRÉSOR Durée : 30 minutes
Matériel :
- Petit cahier ou carnet.
- Liste (préparée à l'avance) des ressources de la région pour les jeunes
ainsi que des personnes à contacter dans chacune de ces ressources. *
Démarche :
1. Nous invitons les jeunes à se faire un petit bottin de ressources. Nous
commençons par leur proposer d'écrire dans ce cahier le nom des
personnes ou des endroits qu'ils connaissent déjà et où ils savent qu'ils
peuvent trouver de l'aide en cas de besoin.
2. Ensuite, nous leur demandons de faire la liste des problèmes pour les-
quels des jeunes de leur âge seraient susceptibles d'avoir besoin d'aide
(ex. : problèmes scolaires ou familiaux, MTS, grossesse, violence,
dépression, drogue, suicide, etc...) et nous identifions avec eux des
personnes et des ressources de notre région qui seraient susceptibles
de leur venir en aide pour chacun de ces problèmes.
3. Nous leur distribuons la liste des ressources que nous avons identifiées
au préalable et nous leur donnons le nom des personnes qu'ils
pourraient consulter au besoin.
* Le Conseil de la Santé et des Services Sociaux de la région de Montréal métropolitain a publié au début
de l'année 1990, un Répertoire de ressources pour jeunes et adultes aidants. Conçu dans une
perspective préventive promotionnelle, ce répertoire présente plus de 1300 ressources qui couvrent un
éventail large de secteurs tels que la santé, l'éducation, les loisirs, la culture, la justice ou les
communications. Bien que la majorité des ressources répertoriées soient à caractère local (groupées par
secteur de CLSC), le document en présente aussi un bon nombre à vocation régionale et provinciale On
y trouve également une liste d'outils (programmes d'intervention, matériel écrit et audio-visuel) pour la
prévention de l'alcoolisme et des toxicomanies. À notre point de vue, ce répertoire dépasse largement
la problématique des toxicomanies et peut être utile à tout intervenant qui travaille auprès des jeunes et
veut leur offrir du soutien. Où que vous habitiez, ce répertoire peut constituer un bon outil de références
pour structurer votre propre bottin de ressources.
7rencontre 112
4. Nous les invitons à inscrire ces informations dans leur bottin. Nous
stimulons les jeunes à référer à ce bottin chaque fois qu'ils en auront
besoin, pour eux-mêmes ou pour leurs amis.
LE MOT DE LA FIN
Parfois, les problèmes deviennent trop lourds et on se sent démunis. Il faut
alors se rappeler qu'il y a des gens autour de nous qui peuvent nous aider.
Bien connaître les ressources de son entourage (ex. : personnes plus ex-
périmentées, professionnels, organismes divers, etc...), ça peut dépanner.
NOTES AUX ANIMATEURS
Si la chose est possible, nous pensons rendre l'exercice 2 (la chasse au
trésor) encore plus vivant, concret et utile en faisant visiter aux jeunes
certaines des ressources et en leur faisant rencontrer certaines des per-
sonnes que nous aurons identifiées. De cette façon, nous pourrons plus
facilement démystifier ces ressources et éliminer les barrières entre les
jeunes et les personnes que nous sommes susceptibles de les encourager
à contacter (ex. : conseillers d'orientation, psychologies, animateurs de la
maison de jeunes, etc...), cela facilitera aussi grandement la référence si
elle s'avère nécessaire Nous faisons de ces visites ou de ces rencontres
autant d'occasions d'explorer davantage les préoccupations des jeunes et
de répondre à leurs questions.
Reparlez aussi avec les jeunes des circonstances où il est indiqué de réfé-
rer des ami(e)s sans bris de confidentialité, des situations où l'intérêt, le
bjen_être ou la sécurité des ami(e)s doivent passer en premier (ex. : problè-
me sérieux comme des idées suicidaires ou une situation de violence fami-
liale, etc...).
Profitez-en aussi pour leur expliquer la façon de procéder pour référer
quelqu'un (ex. : ils peuvent proposer d'accompagner leurs amis à la pre-
mière rencontre pour les encourager) et identifiez avec eux des personnes
et des ressources de votre région qui seraient susceptibles de leur venir en
em
6 * rencontre 113
aide pour chacun de ces problèmes. Distribuez-leur la liste des ressources
que vous avez identifiées au préalable et donnez-leur le nom des per-
sonnes qu'ils pourraient consulter au besoin. Invitez-les à inscrire ces
informations dans leur bottin. Stimulez les jeunes à référer à ce bottin
chaque fois qu'ils en auront besoin, pour eux-mêmes ou pour leurs
ami(e)s.
) enw rencontre
MES NOTES PERSONNELLES
7rencontre 115
FICHE DE RÉFLEXION RÉFÉRENCES*
Quand réfères-tu? Chaque fois que quelqu'un d'autre est plus en mesure
d'aider. Ça peut être parce que le client requiert de l'aide professionnelle,
par exemple un docteur, un avocat, un psychologue, un travailleur social,
un conseiller marital, etc... ou parce que tu manques d'habiletés né-
cessaires pour ce type de problème. Tu peux trouver le client trop hostile
ou trop gêné et tu ne peux pas travailler avec lui. En résumé, aller plus loin
serait dépasser tes limites et quelqu'un d'autre peut mieux aider.
Comment
• Si la personne accepte une référence directe :
- Donnez-lui le nom de la source de référence et dites-lui comment faire
le contact, et à quoi s'attendre. Toujours dire à quoi s'attendre
lorsque vous référez.
• Si la personne hésite :
- Vous pouvez explorer l'hésitation avec elle et l'aider à trouver une
façon de s'en occuper ou vous pouvez faire le contact avec l'agence
et vous occuper que l'agence la rappelle
• Si la personne hésite beaucoup :
- Vous pouvez suggérer de faire un rendez-vous et de l'accompagner.
Assurez-vous que la source de référence est d'accord.
• Si la personne refuse d'être référée :
- Vous pouvez expliquer vos limites et ainsi voir si elle veut travailler
avec vous et vos limites, ou confrontez-la avec vos limites et refusez
de travailler avec elle Dans ce cas, ça peut devenir le problème de
l'aidant.
Adapté de Willihnganz, R.C., Paraprofessional Counselling : A manual of Basic Helping and Crises Inter-
vention Skills. Counselling Centre; University of Victoria.
7rencontre 116
C'est un fait que certaines personnes sont motivées à chercher de l'aide
mais pas assez pour faire l'effort ou prendre le risque d'explorer le
problème à fond. Dans ce cas, il y a deux (2) problèmes. Le premier est
de vous rendre plus loin que votre limite et le deuxième est de refuser de
façon à laisser savoir à la personne que si elle change d'idée, vous êtes
prêt à l'aider ou à la référer à une bonne source de référence. Comme
avec n'importe quel client, rappelez-vous que même si vous ne pouvez
vous en occuper de façon optimale, il est important qu'il se rappelle que
vous et votre entourage allez essayer d'aider.
La même philosophie s'applique au "farceur". Soyez ferme mais doux.
Lorsque le "farceur" aura besoin d'aide, il ira vous voir. D'une façon il
vous a mis à l'épreuve et vous avez démontré que vous étiez capable. Il
n'y a pas d'excuse pour être hostile ou impoli avec les clients.
/ Q ème rencontre 111
FEEDBACK POSITIF JE RÉAGIS... À CE QU'ON PARTAGE
OBJECTIFS D'APPRENTISSAGE
Vivre l'expérience de donner et recevoir un message positif, c'est-à-dire
un commentaire fait à une autre personne d'une façon positive, dans le
but de lui dire comment on la voit et quel effet elle a sur nous. Savoir
utiliser la métaphore ou la comparaison pour faciliter la compréhension de
notre message.
OBJECTIFS DE CROISSANCE PERSONNELLE
Réaliser à quel point ça fait plaisir quand une personne nous dit ce qu'elle
apprécie de nous.
À l'adolescence, on vit tellement d'expériences nouvelles qu'on n'a pas
toujours une idée claire de qui on est et de comment les autres nous
voient. Les gens qui savent nous dire avec sensibilité comment ils nous
voient et ce qu'ils pensent de nous, peuvent nous aider à comprendre cer-
tains aspects de nous-mêmes. On se sent mieux quand on a compris quel-
que chose de nous qu'on ne comprenait pas nécessairement avant. C'est
important de savoir quelle impression on laisse à notre entourage : si on
est plaisant à côtoyer, quelles sont nos forces, ce qu'on pourrait améliorer,
etc... Beaucoup de nos efforts sont utilisés à montrer aux autres "qu'on
vaut la peine". On voudrait tous savoir si on est apprécié et, sans souffrir,
apprendre ce qu'on pourrait faire pour l'être davantage
COMMENT ÇA VA?
Durée : 15 minutes
Les animateurs reviennent sur la rencontre précédente en demandant aux
jeunes s'ils ont pris conscience de leurs limites. Ont-ils été capables de les
identifier? Ont-ils eu l'occasion de référer? Ont-ils commencé à se faire un
bottin de ressources? Se sentent-ils mieux outillés pour référer?
7rencontre 118
EXERCICE 1
DIS-LE MOI AUTREMENT Durée : 30 minutes
Objectif :
Apprendre à donner un feedback constructif.
Démarche
1. Dans un premier temps, nous demandons aux participants de se rappe-
ler un feedback négatif qu'ils ont reçu à un moment donné ou encore
un feedback qu'ils n'aimeraient vraiment pas recevoir. Mais d'abord
leur expliquer ce qu'est un feedback.
2. Nous les invitons à inscrire, en une phrase, les propos négatifs (feed-
back) qu'ils ont reçus ainsi qu'une brève description de la situation
dans laquelle ils ont reçu le feedback négatif. Nous précisons qu'ils
n'ont pas à s'identifier.
3. Lorsque chacun des participants a rédigé son récit, nous ramassons les
feuilles puis nous redistribuons de façon à ce que personne n'ait la
sienne
4. Nous regroupons les participants en triade et nous les invitons à lire les
textes qu'ils ont en main et à partager leurs réactions s'il recevaient ce
même feedback.
5. Nous leur demandons de reformuler les feedback pour les rendre accep-
tables.
/0em*rencontre 119
RETOUR SUR L'EXERCICE 1
Chaque équipe présente ses reformulations et explique au groupe pour-
quoi, d'après eux, le feedback est devenu plus acceptable.
EXERCICE 2
LA BOÎTE AUX LETTRES Durée : 30 minutes
Matériel :
- Papier et crayons.
Démarche :
Nous réunissons les participants en grand groupe. Puis, nous proposons
d'écrire un message positif à chacun des autres membres du groupe, quel-
que chose qu'ils pensent vraiment. Nous insistons sur l'importance de
faire référence à quelque chose de spécifique qu'ils apprécient chez
chacun de leurs compagnons, et à dire les raisons qui font qu'ils l'appré-
cient. Nous leur demandons d'écrire le nom de leur destinataire et d'écrire
le message au "je". Nous leur donnons un exemple pour les orienter dans
cet exercice, quelque chose comme :
«Maîhilde, j'aime ça que tu sois si souriante quand tu viens aux ren-
contres; ça me met à l'aise et de bonne humeur et je sens que tu nous
aime bien.»
Les participants peuvent signer leurs messages mais ce n'est pas obliga-
toire. Une fois les messages écrits, nous faisons plier les papiers en deux
et inscrire à l'extérieur le nom du destinataire puis nous les mettons à un
endroit qui sera désigné par le groupe comme étant leur "boîte aux
lettres". Nous distribuons le courrier et laissons chacun lire ses messages.
/ 0em* rencontre 120
RETOUR SUR L'EXERCICE 2
Quand tout le monde a terminé de lire ses "douceurs", nous les invitons
à partager leurs messages avec les autres. Nous animons la discussion en
posant quelques questions comme :
• «Comment t'es-tu senti en écrivant les messages?» En lisant
les tiens?»
• «Comment c'est d'avoir à identifier les forces ou les qualités
de quelqu'un? Comment t'y es-tu pris pour le faire?»
Nous leur expliquons ensuite un peu plus en profondeur ce qu'est un
message positif, en leur disant par exemple :
«D'abord, on doit dire de façon spécifique, ce que l'autre fait ou dit et
qu'on apprécie (pas une généralité comme "tu es beau " ou "tu es fin ",
mais quelque chose de plus précis comme "j'aime ça quand tu fais le
clown " ou "je trouve que tu as de bonnes idées pour organiser des
fêtes"). Puis on essaie de trouver les mots qui décrivent le plus
précisément possible comment on se sent face à ça et ce que ça nous
fait (ex. : "Ça me met de bonne humeur, ça me donne le goût
d'organiser des activités avec toi").»
«Quand on fait un commentaire à quelqu'un, c'est une bonne idée de
se demander comment on se sentirait si on nous disait la même chose.
Ça peut nous aider à prévoir la réaction de l'autre et à changer notre
façon de le dire pour être plus diplomate et ne pas risquer de blesser ou
d'être mal compris. On peut se demander comment on aimerait qu'on
nous le dise à nous, et on le reformule différemment si nécessaire.»
«Finalement, il faut dire que certaines circonstances se prêtent mieux
que d'autres à exprimer une opinion. Si une personne n'a pas demandé
notre avis, un commentaire peut être moins bienvenu. H faut parfois
savoir attendre le moment propice pour dire à quelqu'un ce qu'on
pense.»
Il est important de souligner les progrès, les moyens trouvés en relation
d'aide Un encouragement sincère est très bon.
4enu*rencontre 121
LE MOT DE LA FIN
On sait ce qu'on aimerait que les autres nous disent. En retour, on peut
dire la même chose aux autres. Ce dont on a besoin, il faut penser que la
plupart des gens en ont besoin aussi. Les messages positifs peuvent
rapprocher les gens en rendant la communication plus ouverte. Nos
commentaires, lorsqu'ils sont bien formulés, peuvent être utiles aux autres
en leur disant comment on les voit et pourquoi on les apprécie.
NOTES AUX ANIMATEURS
Dans cette rencontre, nous avons choisi de nous limiter aux messages po-
sitifs et de ne pas aborder les messages critiques ou la confrontation, qui
demandent des habiletés de communication plus avancées. Le message
positif facilite l'ouverture et permet aux jeunes de développer une image
positive d'eux-mêmes. La confrontation risquerait au contraire d'accentuer
leurs tendances à s'auto-critiquer et à se dévaloriser.
Nous terminons cette dernière rencontre en leur demandant s'il y a des
sujets ou des thèmes sur lesquels ils veulent revenir ou approfondir pour
plus de précision. S'il y a d'autres sujets qu'ils voudraient aborder dans le
futur.
N'oublions pas aussi de faire avec eux une évaluation globale des dix
rencontres.
jQème rencontre
122
M E S NOTES PERSONNELLES
4enu*rencontre 123
FICHE DE RÉFLEXION LE FEEDBACK
«Nous ne pouvons pas ne pas communiquer. La nature de la
communication est telle qu'elle est inévitable.»
(Myers, Myers, 1984}
Nous pouvons nous empêcher de communiquer avec des mots (communi-
cation verbale), mais nous ne pouvons éviter la communication non-
verbale Ne pas parler est une forme de communication. Nos mouve-
ments, nos expressions faciales expriment quelque chose. Quand deux (2)
individus sont réunis, la communication est inévitablement présente
puisque tout comportement verbal ou non-verbal a une valeur de commu-
nication. Les mots donnent l'information sur le contenu alors que les
mouvements et les expressions faciales transmettent une gamme d'émo-
tions et de sentiments que nous n'exprimons pas toujours avec des mots.
Les messages non-verbaux sont habituellement plus révélateurs que les
messages verbaux (ex. : «Je ne suis pas choqué» mais en même temps,
je frappe sur la table).
Que les messages reçus soient verbaux ou non, nous avons une réaction
et nous retournons de l'information verbale ou non-verbale à notre interlo-
cuteur. Ce retour d'information se nomme le feedback. Le feedback est un
instrument qui permet le maintien d'une relation entre l'émetteur et le
récepteur. Lorsque je suis dans la position de l'émetteur, le feedback est
l'instrument par lequel j'envoie mon message d'appréciation. Quand je suis
dans la position du récepteur, le feedback constitue l'instrument qui me
permet d'apprendre comment les gens me voient et comment ils réa-
gissent à moi.
Il existe trois (3) types de feedback :
- descriptif;
- évaluatif;
- expérientiel.
Un feedback descriptif est une description objective des faits, l'individu
exprime uniquement ce qu'il a vu et entendu.
4enu*rencontre 124
Le feedback évaluatif (ou interprétatif) est ni plus ni moins qu'un jugement
de valeur, une interprétation pure et simple des faits.
Un feedback expérientiel constitue l'expression des sentiments qu'une
action verbale ou non provoque chez moi : «Je suis peiné, cette situation
m'agace. »
Types de feedback
Évaluatif Expérientiel Descriptif
Le groupe ne veut Je me sens seul à Personne ne se
pas... travailler propose pour...
La compétition est Je n'ai pas le goût de Chacun travaille de
présente dans le proposer quoi que ce son côté. Le partage
groupe. soit. est absent.
Tu es indépendant. Je me sens ignoré. Je ne l'ai jamais vu
sourire.
Lorsque nous donnons du feedback, nous devons essayer de nous
concentrer sur le "quoi" plutôt que sur le "pourquoi". Le "quoi" d'un
comportement est habituellement quelque chose d'observable et qui peut
être vérifié avec exactitude
Le "pourquoi" est une voie d'exploration qui nous conduit dans le domaine
des intentions, des émotions. Le "pourquoi" agit sensiblement de la même
façon qu'un jugement de valeur; il attaque la personne.
• Pour donner un feedback utile, on doit :
- être conscient de ses préjugés;
- fonder ses observations sur des faits précis;
- se centrer sur ce qui peut être amélioré.
• Un feedback est constructif lorsqu'on :
- ne critique pas ou ne blesse pas;
- ne punit pas ou ne prend pas sa revanche;
- aide l'autre à comprendre ses points faibles;
- motive l'autre à l'amélioration.
rencontre 125
• Pour que le feedback reçu soit constructif, on doit :
- écouter en essayant de comprendre et non chercher à se justifier, à
se défendre;
- poser des questions et explorer avec notre interlocuteur les points
mentionnés;
- revenir aux faits concrets lorsque les points mentionnés ne nous
semblent pas clairs;
- être prêt à voir ce qui peut être amélioré.
LIGNES DIRECTRICES POUR DONNER DU FEEDBACK*
1. Parlez de comportements que vous pouvez voir.
2. Soyez spécifique
3. Assurez-vous que c'est significatif.
4. Ça n'a pas besoin d'être sur le champ, mais aussitôt que possible
5. Ça devrait être donné directement, pas caché ou filtré à travers une
tierce partie
6. Donnez la chance à l'autre personne de s'expliquer.
7. Ayez de la sollicitude.
8. Du feedback n'est pas du feedback si ça blesse... C'est seulement
une attaque
9. Ne blâmez pas la personne pour son comportement à moins qu'elle
ne vous dise qu'elle veut votre aide
10. Évitez de porter des jugements (surveillez le "bien" et le "mal").
11. Nous ne sommes pas compétents pour définir le pourquoi d'un com-
portement... seulement ce que nous voyons.
Peavy, 1977.
fQème renc0ntre
126
12. La façon que vous vous sentez face au comportement de quelqu'un
d'autre est authentique et originale. Dites comment vous vous sentez.
13. Soyez direct.
14. Évitez le sarcasme ou l'abaissement lorsque vous donnez du feed-
back.
15. Partagez le positif aussi.
16. Ne donnez pas de conseils, seulement des réactions.
Définition opérante du feedback : «Le feedback, c'est dire à une personne
comment ses mots et actions nous affectent. En d'autres mots, laisser
savoir à l'autre comment nous ta percevons.» Le feedback aide la
personne à réaliser comment ses mots et ses actions affectent les autres.
LIGNES DIRECTRICES POUR RECEVOIR DU FEEDBACK*
1. Demandez-la
2. Recevez-le ouvertement.
3. Ne faites pas d'excuses.
4. Reconnaissez sa valeur.
5. Ne restez pas là à ne rien faire.
6. Exprimez de l'appréciation parce que l'autre avait assez de sollicitude
pour vous donner du feedback.
7. Discutez-en. Ne dites pas "Merci" puis l'oublier.
8. Voyez le feedback comme de l'exploration continue.
Peavy, 1977.
4enu*rencontre 127
9. Indiquez ce que vous vous attendez d'en faire.
10. Ne devenez pas défensif.
11. Essayez de ne pas vous fâcher, chercher la vengeance, ou ignorer ce
qui est dit.
12. Ne cherchez pas de motifs ou de messages cachés.
13. Cherchez la clarification.
14. Pensez-y et agissez en conséquence.
éférenceô 128
FiSET,Claude Programme de pairs aidants et prévention de la toxicomanie.
Société du Canada, 1992.
Fondation JEVI pour la prévention du suicide chez les jeunes. Guide de gestion
d'un programme d'entraide par les pairs. Cahier 1.
GUILLEMETTE,Claire, PENSER, Claire Vivre heureux, activités émotivo-rationnelles
pour adolescents et jeunes adultes. CIM, 1988.
LAURENDEAU, Marie-Claire, PERREAUU, Robert, ALLARD, Martin. Les jeunes et
l'entraide. Guide d'implantation d'un programme de soutien entre pairs chez
les jeunes de 12 à 16 ans, Gouvernement du Québec, Ministère de la Santé
et des Services Sociaux, en collaboration avec le D.S.C. de l'Hôpital Général
de Montréal, 1993, 135 pages.
SAUNDERS, Gregs, ROY, Carr. Co-conseil Peer Counselling. University of Victoria,
British Columbia, 1989.
K 12,305
Vol.1
Ex.2