République Démocratique du Congo
Ministère de l’Enseignement Supérieur et Universitaire
« [Link] »
B.P. 70/Kananga
Faculté de Médecine
«Fréquence de lésions traumatiques secondaires
aux accidents de trafic routier à l’Hôpital
Provincial de Kananga de 2019 à 2021 »
Travail de fin de cycle présenté en vue de
l’obtention du grade de gradué en Sciences
Biomédicales
Rédigé par
Ismaël MUTOMBO NGOYI
Janvier 2022
République Démocratique du Congo
Ministère de l’Enseignement Supérieur et Universitaire
« [Link] »
B.P. 70/Kananga
Faculté de Médecine
«Fréquence de lésions traumatiques secondaires
aux accidents de trafic routier à l’Hôpital
Provincial de Kananga de 2019 à 2021 »
Travail de fin de cycle présenté en vue de
l’obtention du grade de gradué en Sciences
Biomédicales
Rédigé par Ismaël MUTOMBO NGOYI
Dirigé par Docteur ILUNGA MUTSHIPAYI Zed
Professeur
Encadré par Dr NSANGA MUAMBI Madeleine
Assistante
Janvier 2022
I
Table des matières
Table des matières .......................................................................... I
EPIGRAPHE ............................................................................... III
DEDICACE ................................................................................. IV
REMERCIEMENTS .................................................................... V
LISTE D’ABREVIATION ......................................................... VI
LISTE DE TABLEAUX ............................................................ VII
RESUME .................................................................................. VIII
SUMMARY ................................................................................ IX
INTRODUCTION ......................................................................... 1
Première Partie : REVUE DE LA LITTERATURE ..................... 3
CHAPITRE I. EPIDEMIOLOGIE SUR LES LESIONS
TRAUMATIQUES DUES AUX ACCIDENTS DE TRAFIC
ROUTIER.......................................................................................... 4
Deuxième Partie : .......................................................................... 8
CHAPITRE II. METHODOLOGIE .............................................. 9
II.1. CADRE D’ETUDE ............................................................... 9
II.1.1. Historique ........................................................................... 9
II.1.2. Situation géographique ....................................................... 9
II.2. TYPE ET PERIODE D’ETUDE ......................................... 10
II.3. ECHANTILLONNAGE ...................................................... 10
a) Taille de l’échantillon .................................................... 10
b) Technique d’échantillonnage ........................................ 10
II.4. CRITERES DE SELECTION ............................................. 10
a. Critère d’inclusion.......................................................... 10
b. Critère de non-inclusion................................................. 10
II.5. VARIABLES D’ETUDE .................................................... 11
II.5. TECHNIQUES DE COLLECTE DES DONNEES ............ 11
II.6. PLAN DE TRAITEMENT ET D’ANALYSE DES
DONNEES ...................................................................................... 11
II
II.7. CONSIDERATIONS ETHIQUES ...................................... 11
CHAPITRE III. PRESENTATION DES RESULTATS ............ 12
CHAPITRE IV. DISCUSSION................................................... 20
1. Fréquence ........................................................................... 20
2. Fréquence annuelle ............................................................ 20
3. Tranche d’âge .................................................................... 20
4. Sexe .................................................................................... 20
5. Etat civil ............................................................................. 21
6. Adresse .............................................................................. 21
7. Diagnostic posé.................................................................. 21
8. Localisation de la lésion traumatique ................................ 22
9. Circonstance de survenue .................................................. 22
10. Traitement reçu ................................................................ 22
11. Evolution du malade ........................................................ 23
CONCLUSION ........................................................................... 24
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES .................................... 25
III
EPIGRAPHE
« S’il y a tant d’accidents sur les routes, c’est parce que nous avons des
voitures de demain, conduites par des hommes d’aujourd’hui sur des
routes d’hier ».
Pierre-Jean Vaillard.
IV
DEDICACE
Nous dédions ce travail, fruit de nos sacrifices et des nos efforts à mes
deux parents Arthur NGOYI MUNANGA et Immaculé MUJINGA KASONGO
pour leur amour et leur soutien durant mes premiers jours de vie jusqu'à ce jour de
mon existence.
V
REMERCIEMENTS
Nous remercions avant tout notre Père qui est dans les
cieux et son fils, notre seigneur et sauveur Jésus-Christ, pour nous
avoir gardé, assisté, protégé et fortifié tout au long de notre vie
socio-professionnelle. Que tout l’honneur, la gloire et la majesté Lui
soit rendu pour toute l’éternité.
Nos remerciements s’adressent particulièrement à notre
Directeur de travail le CT Docteur Zed ILUNGA MUTSHIPAYI pour
avoir disposé son temps à la direction de notre travail de fin de cycle
en sciences biomédicales.
Nous remercions également l’assistant Dr NSANGA
Madeleine qui nous a encadré pour la réalisation et l’achèvement de
ce présent travail, et aussi pour sa rigueur dans le travail.
Nos sentiments de gratitude vont aussi vers tous les
membres de ma grande famille : frères, cousins, cousines, oncles,
tantes, et grands-parents, pour leur affection envers nous, leur
réconfort à notre égard pendant le temps de joie et même pendant le
temps de difficulté de ma vie, et aussi pour leur sens d’humour qui
fait de l’ambiance dans la famille.
Nous devons aussi remercier nos amis, proches et
connaissances : Michée ILUNGA, Marie NGANDU, Jean-Paul
BASHALA, Priscille NTANGA, Ruth NTUMBA, Héritier BEYA,
Gaston BAKATUAMBA… pour tout ce qu’ils ont fait pour nous
depuis le jour de notre rencontre jusqu’à maintenant, et surtout
pour leur encouragement et accompagnement dans notre vie.
Nous remercions aussi tous ceux qui de loin ou de prêt,
nous ont soutenu tant sur le plan matériel que moral pour la
réalisation de ce présent travail.
VI
LISTE D’ABREVIATION
ATR : Accident du Trafic Routier
AVP : Accident de la Voie Publique
CHK : Complexe Hospitalier de Kananga
DRC : Democratic Republic of Congo
HPK : Hôpital Provincial de Kananga
OMS : Organisation Mondiale de la santé
RDC : République Démocratique du Congo
RTA : Road Trafic Accident
VII
LISTE DE TABLEAUX
Tableau I. Fréquence des cas de lésions traumatiques dues aux ATR
Tableau II. Répartition de cas selon la fréquence annuelle
Tableau III. Répartition de cas selon la tranche d'âge de malades
Tableau IV. Répartition de cas selon le sexe des malades
Tableau V. Répartition de cas selon l’état civil des malades
Tableau VI. Répartition de cas selon l’adresse des malades
Tableau VII. Répartition de cas selon le diagnostic posé
Tableau VIII. Répartition de cas selon la localisation de la lésion
traumatique
Tableau IX. Répartition de cas selon la circonstance de survenue de
l'accident
Tableau X. Répartition de cas selon le traitement reçu
Tableau XI. Répartition de cas selon l’évolution du malade
VIII
RESUME
Les traumatismes dus aux accidents de la circulation routière
représentent la 8e cause de décès dans le monde et la 1ère cause de décès
chez les jeunes âgés de 15 à 20 ans.
Nous avons réalisé une étude épidémiologique
observationnelle descriptive au cours d’une période allant de 2019 à 2021.
Elle a porté sur 70 cas de lésions traumatiques dues aux ATR enregistrés
au service de chirurgie de l’HPK. Notre objectif est de déterminer la
fréquence les lésions traumatiques secondaires aux accidents de trafic
routier à l’HPK au cours de cette période d’étude.
Nos données collectées à partir des registres d’enregistrement des
malades, ont été traitées avec le logiciel SPSS version 2.0 et Excel 2013.
Notre étude montre que les cas de lésions traumatiques
secondaires aux ATR représentent 6,1% de tous les cas enregistrés au
service de chirurgie de l’HPK au cours de notre période d’étude. La
tranche d’âge la plus touchée est celle de 21 à 30 ans avec 30,0% de cas,
avec une prédominance du sexe masculin (75,7%). L’année de 2019 a eu le
plus de cas soit 68,6%. La plus part de patients présentés comme
diagnostic les plaies (28,6%) et les fractures (28,6%) concernant le corps
entier dans 24,3% de cas. Plusieurs patients ont été victime des accidents
de moto (51,4%), qui ont reçu un traitement médical dans 91,4% de cas, et
la majorité est sortie guérie de l’hôpital (95,7%).
Les traumatismes dus aux ATR demeurent un problème de
Santé Publique dans le monde et même dans notre pays, la RDC vu
leur fréquence, leur gravité et aussi leurs séquelles qu’ils sont capable
d’entrainer. Aussi le Kasaï Central et même la ville de Kananga sont
confrontés à ce problème qui touche de nombreuses familles.
Mots clés : Lésions traumatiques, accident, trafic routier.
IX
SUMMARY
Road traffic injuries are the 8th leading cause of death in the
world and the leading cause of death among young people aged 15 to 20.
We carried out a descriptive observational epidemiological study
over a period from 2019 to 2021. It covered 70 cases of traumatic injuries
due to RTAs recorded in the surgery department of the HPK. Our objective
is to determine the frequency of these traumatic injuries secondary to road
traffic accidents to the HPK over the period of our study.
Our data collected from patient registration registers were
processed with SPSS software version 2.0 and Excel 2013.
Our study shows that cases of traumatic injury secondary to
RTAs represent 6.1% of all cases registered in the HPK surgical
department during our study period. The most affected age group is that of
21 to 30 years with 30.0% of cases, with a predominance of the male sex
(75.7%). The year of 2019 had the most cases at 68.6%. The majority of
patients presented for diagnosis are wounds (28.6%) and fractures (28.6%)
concerning the whole body in 24.3% of cases. Several patients were
victims of motorcycle accidents (51.4%), who received medical treatment
in 91.4% of cases, and the majority was discharged from hospital (95.7%).
Trauma due to RTA remains a Public Health problem in the
world and even in our country, the DRC given their frequency, their
severity and also their after-effects that they are capable of causing. Also
Kasaï Central and even the city of Kananga are facing this problem which
affects many families.
Keywords: Traumatic injuries, accident, road traffic.
~1~
INTRODUCTION
Les traumatismes dus aux accidents de la circulation routière
représentent la 8e cause de décès dans le monde et la 1e cause de décès chez
les jeunes âgés de 15 à 20 ans. Ces traumatismes constituent l’un des
principaux motifs d’admission dans les services de réanimation, et des
dizaines de millions de traumatisés passent chaque années dans les services
d’urgence. Les traumatisés sont souvent admis dans les services de
réanimation avec des éléments de gravité qui assombrissent le pronostic vital.
1,2
Le rapport rédigé par l’OMS en 2013 a montré que plus de 1,24
millions de personnes meurent chaque année et entre 20 et 50 millions sont
blessés de suite d’accidents de la route. Sur la base des tendances actuelles, il
devrait être la 5e cause de décès dans le monde d’ici 2030. 3
En Inde, près de 80.000 personnes meurent et 340.000 sont blessés
chaque année à propos de 300.000 accidents sur le réseau routier de
2.200.000 km. On note un accident chaque minute et une mort chaque huit
minutes. La majorité des patients ont subi des blessures multiples suivies de
blessures aux membres inférieurs. Une majorité a déclaré que la visibilité
réduite et la fatigue étaient la cause de l’accident. 4
Chaque jour en Afrique, environ 2.400 personnes meurent de
blessures dont la principale cause de blessures est due à des accidents de la
route. Dans les pays africains, les décès dus aux accidents de la route sont
40% plus élevés que dans tous les autres pays à revenu faible et intermédiaire
et 50% plus élevés que la moyenne mondiale. 5
Au Mali, on a noté 147 cas de traumatismes sur 4705 consultations
liées aux accidents de la circulation routière. La tranche d’âge de 15 à 30 ans
était la plus touché soit 42,2% 6
La République Démocratique du Congo n’est pas non plus épargnée
face à ce fléau. Selon une étude réalisée à Kisangani, les traumatismes par
accident du trafic routier représentent 17,8% de la totalité des urgences
admises durant la période allant du mois de juillet à celui de décembre 2012.
Tous les âges sont concernés, avec une prédominance de la tranche d’âges 15
à 44 ans, soit 61,14% ; le sex ratio hommes/femmes est de 2. 7
~2~
Les traumatismes dus aux ATR demeurent un problème de santé
publique dans le monde et même dans notre pays, la RDC vu leur fréquence,
leur gravité et aussi leurs séquelles qu’ils sont capable d’entrainer.
Nous avons fait le choix de ce sujet afin de pouvoir rendre
disponible une base de données qui aidera à la meilleure prise en charge de
traumatisés de suite d’accidents du trafic routier.
Ainsi, pour atteindre ce but, nous nous sommes fixés comme
objectifs :
Objectif principal :
Décrire la fréquence des lésions traumatiques secondaires aux
accidents de trafic routier à l’Hôpital Provincial de Kananga de 2019 à 2021.
Objectifs spécifiques :
1) Déterminer la fréquence de traumatismes liés au trafic routier ;
2) Déterminer les caractères socio-démographiques des patients ;
3) Déterminer les circonstances de survenue les plus évoquées ;
4) Déterminer le type de lésion le plus rencontré ;
5) Evaluer le traitement et l’évolution après le traitement.
A part l’introduction et la conclusion, notre travail est subdivisé en
ces points :
L’épidémiologie sur les lésions traumatiques liées aux ATR ;
La méthodologie ;
Les résultats ;
La discussion.
~3~
Première Partie : REVUE DE LA LITTERATURE
~4~
CHAPITRE I. EPIDEMIOLOGIE SUR LES LESIONS
TRAUMATIQUES DUES AUX ACCIDENTS DE TRAFIC
ROUTIER
L’accident de la voie publique ou accident de la route ou accident
de la circulation est une collusion non désirée, non prévue et mal anticipée
qui a lieu sur le réseau routier entre un engin d’une part et tout autre chose ou
personne, fixe ou mobile d’autre part qui engendre des blessures humaines
et/ou des dégâts matériels. Les traumatismes dus aux accidents de la
circulation routière représentent la 8e cause de décès dans le monde et la 1e
cause de décès chez les jeunes âgés de 15 à 20 ans. Ces traumatismes
constituent l’un des principaux motifs d’admission dans les services de
réanimation, et des dizaines de millions de traumatisés passent chaque années
dans les services d’urgence. 1, 6
Le rapport rédigé par l’OMS en 2013 a montré que plus de 1,24
millions de personnes meurent chaque année et entre 20 et 50 millions sont
blessés de suite d’accidents de la route. Sur la base des tendances actuelles, il
devrait être la 5e cause de décès dans le monde d’ici 2030. 3
La base de données européenne sur les blessures a estimé que dans
les pays de l'Union européenne (UE)-27, les accidents de la route
représentent 10 % de toutes les blessures traitées aux urgences ou admises à
l'hôpital, soit 4,2 millions de victimes chaque année. 8
Selon une étude faite en Roumanie, 2 782 patients ont été traités
aux urgences, dont 718 (25,8 %) étaient dus aux accidents de la route. Le
ratio hommes-femmes était de 2:1. Le pourcentage le plus élevé de patients
ont été blessés dans des voitures particulières (49 %), suivies des motos (16,7
%). Pour les deux types d'usagers de la route, la majorité des patients étaient
âgés de 18 à 29 ans. Les accidents de piétons représentaient 14,6 %, dont un
tiers étaient des enfants jusqu'à 17 ans et 40 % étaient des adultes et des
personnes âgées de plus de 50ans. La majorité des patients ont été blessés en
raison d'un contact avec un objet en mouvement (48,1 %), suivi d'un contact
avec un objet statique (23,5 %), puis d'une chute, d'un trébuchement, d'un
saut ou d'une poussée (19,6 %). Les contusions et les ecchymoses (54,9 %)
étaient le diagnostic le plus courant, suivis des fractures (20,1 %) et des plaies
ouvertes (10,2 %) pour toutes les catégories d'usagers de la route. La partie
du corps la plus souvent blessée pour toutes les catégories d'usagers de la
route était la région de la tête (42,3 %). 8
~5~
L'Inde a l'un des taux d'accidents de la route les plus élevés au
monde. Une étude faite en 2013 démontre que la majorité des victimes des
AVP étaient des hommes, 177 (83,5 %), tandis que 35 (16,5 %) étaient des
femmes. Les jeunes adultes, dans la tranche d'âge de 25 à 34 ans,
constituaient le groupe d'âge le plus atteint (28,77 %), suivis des adolescents,
âgés de 15 à 24 ans (24,52 %). Le groupe le plus vulnérable était les piétons
suivis des utilisateurs de deux-roues, y compris les motards. Près de 80 % des
accidents de la route ont été causés par des piétons, des conducteurs de deux-
roues, des motards et des cyclistes. La consommation d'alcool a été signalée
par 46,22 % des victimes de blessures. La plupart des accidents (35,37 % ont
eu lieu après le coucher du soleil), c'est-à-dire de 20 heures à minuit. Le plus
grand nombre d'accidents de la route se sont produits sur une route à sens
unique (47,2 %), suivis de 14,2 % à un carrefour, 12,7 % sur une route
rectiligne. Les blessures multiples étaient les plus courantes (54,24 %),
suivies des blessures aux membres inférieurs (38,67 %). La fracture des os
(71,69 %) était la nature la plus fréquente des blessures. La cause la plus
fréquemment citée pour avoir rencontré un accident était une mauvaise
visibilité (14,62 %), suivie de la fatigue (11,79 %). Peu se sont plaints de
vertiges (1,41 %) comme cause de l'accident. Une majorité (72,16 %) ne
l'attribuait à aucune cause précise. 4
Chaque jour en Afrique, environ 2.400 personnes meurent de
blessures dont la principale cause de blessures est due à des accidents de la
route. Dans les pays africains, les décès dus aux accidents de la route sont
40% plus élevés que dans tous les autres pays à revenu faible et intermédiaire
et 50% plus élevés que la moyenne mondiale. 5
Une étude faite à Douala, au Cameroun ressort que le sexe masculin
46 (75,4%) était prédominant avec un sex-ratio Homme /Femme de 3. Les
victimes étaient majoritairement âgées de 25 à 45 ans (47,55%). L’âge ≥ 45
ans était associé à une forte létalité. La tête était le siège des lésions chez 55
des victimes (90%). Les lésions les plus rencontrées étaient celles des parties
molles avec une prédominance des plaies chez 60(98,4%), suivies des
fractures fermées chez 19(31,1 %). Le motif d’admission le plus fréquent
était la détresse neurologique dans 87% des cas. Le tableau clinique le plus
fréquent était le polytraumatisme 41(67,2%), suivi du traumatisme crânien
isolé 20(32, 8%) des cas. La létalité globale dans cette série était de 46%. Les
décès avaient lieu dans les 24 premières heures dans 46% des cas. 2
Dans son étude, M. Baba TRAORE 6 a colligé 147 cas de
traumatismes sur 4705 consultations liés aux accidents de la circulation
~6~
routière (3,12%). La tranche 15 à 30 ans était la plus représentée soit 42,2 %
suivie de celle 0 à 14 ans avec 21,7 %. Le sexe masculin dominait avec
74,1% soit un sexe ratio de 2,86. Selon la circonstance de l’accident le type
Moto dérapage dominait dans cette série d’étude soit 27,9 %. Les
traumatismes des membres inférieurs étaient les plus fréquents avec 26,5%
suivis de ceux des membres supérieurs avec 21,8%. Les lésions les plus
rencontrées étaient les plaies, 70 sur 147 patients soit 47,6%. La majorité de
patients (135 patients sur 147) a reçu un traitement médical soit 91,8 %. Le
reste des patients qui n’a pas fait de traitement médical était des décès
constatés à l’arrivée et des cas de décharge avant traitement. Sur 147 patients
seulement 11 ont bénéficié d’un traitement orthopédique (pause de plâtre)
soit 7,5 %. Environ la moitié de patients soit 75 cas ont reçu un traitement
chirurgical répartis comme suit : 62,7% de suture, 33,3% de pansement
simple et 4,0% d’amputation. Les patients ayant une évolution favorable ont
été majoritaire soit 69,4 % et 8,8% de patients ont été référé, 3,4% de
patients étaient des cas de décès constatés.
Une étude faite au Tchad révèle que sur 5772 patients admis aux
urgences chirurgicales, 2575 étaient victimes d’AVP soit une fréquence de
44,6 %. L’âge moyen était de 28,5 ans avec des extrêmes de 16 et 75 ans. Le
sexe masculin représentait 77% et le sex ratio était de 3,4. Une moto était
impliquée chez 70,3% des cas. Les motocyclistes étaient les victimes les plus
concernées (76%). Les principaux facteurs associés aux accidents de la voie
publique étaient l’excès de vitesse et la transgression du code de la route dans
respectivement 23% et 21% des cas. Les lésions de moindre gravité
(écorchures, plaies superficielles) étaient les plus nombreuses (52%). Les
lésions principales étaient surtout localisées au crane (21%). Le casque n’était
pas utilisé par les victimes. La mortalité hospitalière était de 4,1%. 9
La République Démocratique du Congo n’est pas non plus épargnée
face à ce fléau. Les traumatismes crâniens ont été plus représentés avec 53% ;
suivis des traumatismes des membres inférieurs et facials respectivement
dans 21,4 et 9,5%. 67,4% des patients avaient bénéficié d’un dosage du taux
d’hémoglobine, 45,6% d’une radiographie standard, le groupage sanguin
dans 16% de cas et 0,8% d’une échographie abdominale. L’attitude
thérapeutique prise dans la majorité des cas était médicale et chirurgicale
combinée. Les complications infectieuses ont été observées dans 9% des cas,
suivies de choc par anémie hémorragique dans 7% de cas, de cal vicieuse
dans 3,4% de cas, et de raideur articulaire dans 0,9% de cas. 6 décès soit
2,6% de cas ont été retrouvé, tous dus aux traumatismes cranio-encéphalique.
10
~7~
Sur 1084 malades enregistrés aux Cliniques Universitaires de
Kisangani, département de chirurgie durant la période de cette étude, 193 cas
des traumatisés par ATR ont été dénombrés; soit une prévalence de 17,8%.
Les sujets âgés de 15 à 44 ans étaient les plus touchés avec 118 cas (61,14%)
suivi de ceux âgés de moins de 15 ans avec 38 cas (19,69%). Le sexe ratio
hommes/femmes était de 2. Les traumatisés par ATR étaient majoritairement
des taximan vélo et moto (64,7%). La majorité des ATR était causée par les
motos et vélos, avec 150 cas sur 193, soit 77,8% des cas. La lésion la plus
fréquente est le traumatisme crânio-encéphalique avec 67 cas sur 193, soit
34,7% ; suivi des lésions cutanéo-muqueuses avec 31,6% des cas, la
commotion cérébrale est le type de TCE le plus fréquent avec 47,8% des cas.
La moitié des sujets est sortie de l’hôpital complètement guérie avec 102 sur
193 cas soit 52,8%. 7
~8~
Deuxième Partie :
~9~
CHAPITRE II. METHODOLOGIE
II.1. CADRE D’ETUDE
Nos recherches ont été réalisées à l’Hôpital Provincial de Kananga
(HPK) sur le sujet : « Fréquence des lésions traumatiques secondaires aux
accidents de trafic routier de 2019 à 2021 ».
II.1.1. Historique
L'hôpital provincial de Kananga autrefois appelé Complexe
Hospitalier de Kananga (CHK) est une structure sanitaire existant depuis
soixante-neuf (69) ans; il a vu jour depuis 1951, qui est l'année de son
inauguration.
Il avait commencé d'abord par être un dispensaire et maternité de
Luluabourg pendant le régime colonialiste Belge vers 1942, il existait, en son
temps, la maternité, le service de pédiatrie et un bloc pour les tuberculeux ; la
direction étant assurée par un médecin et son équipe composée des blancs et
des noirs.
En 1945, pour l'entreprise de l'entrepreneur EREDE CATTELIS,
de concert avec la population autochtone et la société faramineuse du Kasaï
Occidental (actuel Kasaï Central), la construction de cette formation médicale
était amorcée et cette œuvre avait abouti à ce qu'on appelait « Hôpital noirs
du Congo » ; la construction était achevée puis l'Hôpital inauguré en 1951
pour le truchement du médecin directeur Didier HEMPTINE.
Le Complexe Hospitalier de Kananga est une structure sanitaire
étatique de référence secondaire créé par l'arrêté provincial
n'01/10/CAB/GB/K-OCC/04/01 du Kasaï Occidental par la mise en commun
de trois structures à savoir: l'Hôpital Général de Référence, la polyclinique et
le laboratoire provincial.
II.1.2. Situation géographique
Notre cadre d'étude se situe dans la ville de Kananga, chef lieu de la
province du Kasaï Central, dans la commune de Kananga, quartier
Tshinsambi, sur l'avenue de cimetière, dans la Zone de Santé de Kananga.
~ 10 ~
Il est borné:
A l’Est par l’avenue Du Cimetière ;
A l’Ouest par l’avenue Dispensaire ;
Au Nord par l’avenue Dispensaire et son croisement avec
l’avenue du cimetière ;
Au Sud par l’avenue Bangira.
II.2. TYPE ET PERIODE D’ETUDE
Nous avons réalisé une étude épidémiologique observationnelle
descriptive au cours d’une période allant de 2019 à 2021, soit 3 ans d’étude.
II.3. ECHANTILLONNAGE
a) Taille de l’échantillon
Nous avons travaillé sur un échantillon de 70 patients présentant des
lésions traumatiques dus aux ATR sur les 1146 cas enregistrés au service de
chirurgie de l’HPK.
b) Technique d’échantillonnage
Pour notre étude, nous avons utilisé la technique d’échantillonnage
non probabiliste de commodité (ou convenance).
II.4. CRITERES DE SELECTION
a. Critère d’inclusion
Tout patient ayant consulté le service de chirurgie de l’HPK, pour
cause d’une lésion traumatique due aux AVP, et dont toutes les données
étaient enregistrées dans le carnet et/ou sur la fiche de malade de ce service
durant la période de notre étude et dont les dossiers étaient complets.
b. Critère de non-inclusion
- Tout patient enregistré dans le carnet et/ou fiche de malade du
service de chirurgie de l’HPK pour autre problème qu’une lésion
traumatique due aux ATR ;
- Tout patient venu pour cause, une lésion traumatique due aux
ATR mais dont ses données n’étaient pas enregistrées au complet
dans le registre et/ou sur la fiche de malade du service de
chirurgie.
~ 11 ~
II.5. VARIABLES D’ETUDE
- Age du malade ;
- Sexe du patient ;
- Etat civil du patient ;
- Adresse du malade ;
- Année d’admission du malade ;
- Diagnostic posé sur le malade ;
- Localisation de la lésion ;
- Circonstance de survenue
- Traitement reçu ;
- Evolution après traitement.
II.5. TECHNIQUES DE COLLECTE DES DONNEES
Nous avons collecté nos données à partir de registres
d’enregistrement de malades, et de fiches de consultation de malades.
II.6. PLAN DE TRAITEMENT ET D’ANALYSE DES DONNEES
Après la collecte des données, nous les avons traités à l’aide du
logiciel SPSS version 2.0 et Excel 2013. Nous les avons représentés dans des
tableaux. La fréquence, la moyenne, l’écart-type et la médiane ont été
calculées.
II.7. CONSIDERATIONS ETHIQUES
Avec autorisation du chef de pool de chirurgie de l’HPK, nos
résultats seront préservés dans la stricte confidence.
~ 12 ~
CHAPITRE III. PRESENTATION DES RESULTATS
Tableau I. Fréquence des cas de lésions traumatiques dues aux ATR
Fréquence Pourcentage Pourcentage
cumulé
Lésions traumatiques 70 6,1 6,1
dues aux ATR
Autres cas enregistrés 1076 93,9 100,0
dans le service de
chirurgie
Total 1146 100,0
Tableau II. Répartition de cas selon la fréquence annuelle
Fréquence Pourcentage Pourcentage
cumulé
2019 48 68,6 68,6
2020 6 8,6 77,1
2021 16 22,9 100,0
Total 70 100,0
Moyenne 23,33
Ecart-type 21,939
~ 13 ~
Tableau III. Répartition de cas selon la tranche d'âge de malades
Fréquence Pourcentage Pourcentage
cumulé
0-10 ANS 2 2,9 2,9
11-20 ANS 15 21,4 24,3
21-30 ANS 21 30,0 54,3
31-40 ANS 14 20,0 74,3
41-50 ANS 11 15,7 90,0
51-60 ANS 4 5,7 95,7
61 ans et plus 3 4,3 100,0
Total 70 100,0
Statistiques
Moyenne 31,60
Médiane 27,00
~ 14 ~
Tableau IV. Répartition de cas selon le sexe des malades
Fréquence Pourcentage Pourcentage
cumulé
Masculin 53 75,7 75,7
Féminin 17 24,3 100,0
Total 70 100,0
Tableau V. Répartition de cas selon l’état civil des malades
Fréquence Pourcentage Pourcentage
cumulé
Célibataire 38 54,3 54,3
Marié(e) 27 38,6 92,9
Divorcé(e) 2 2,9 95,7
Veuf(ve) 3 4,3 100,0
Total 70 100,0
~ 15 ~
Tableau VI. Répartition de cas selon l’adresse des malades
Fréquence Pourcentage Pourcentage
cumulé
KANANGA 40 57,1 57,1
KATOKA 8 11,4 68,6
NGANZA 3 4,3 72,9
NDESHA 4 5,7 78,6
EN DEHORS DE LA 15 21,4 100,0
VILLE DE KANANGA
Total 70 100,0
~ 16 ~
Tableau VII. Répartition de cas selon le diagnostic posé
Fréquence Pourcentage Pourcentage
cumulé
Algies post 15 21,4 21,4
traumatique
Plaies 20 28,6 50,0
Ecorchures 6 8,6 58,6
Fractures 20 28,6 87,1
Contusions 4 5,7 92,9
Commotion 2 2,9 95,7
cérébrale
Luxation 3 4,3 100,0
Total 70 100,0
~ 17 ~
Tableau VIII. Répartition de cas selon la localisation de la lésion
traumatique
Fréquence Pourcentage Pourcentage
cumulé
Tête et cou 16 22,9 22,9
Membres supérieurs 14 20,0 42,9
Membres inférieurs 16 22,9 65,7
Ceinture pelvienne 2 2,9 68,6
Ceinture scapulaire 2 2,9 71,4
Tronc 3 4,3 75,7
Générale 17 24,3 100,0
Total 70 100,0
~ 18 ~
Tableau IX. Répartition de cas selon la circonstance de survenue de
l'accident
Fréquence Pourcentage Pourcentage
cumulé
Accident de moto 36 51,4 51,4
Accident de voiture 18 25,7 77,1
Traversée de la route 11 15,7 92,9
marche sur le 3 4,3 97,1
trottoir
Cou volontaire 2 2,9 100,0
Total 70 100,0
Tableau X. Répartition de cas selon le traitement reçu
Fréquence Pourcentage Pourcentage
cumulé
Traitement 48 68,6 68,6
médical
Traitement 22 31,4 100,0
chirurgical
Total 70 100,0
~ 19 ~
Tableau XI. Répartition de cas selon l’évolution du malade
Fréquence Pourcentage Pourcentage
cumulé
Guérison 67 95,7 95,7
Mort 1 1,4 97,1
Transfert vers un autre 2 2,9 100,0
service
Total 70 100,0
~ 20 ~
CHAPITRE IV. DISCUSSION
1. Fréquence
Du Tableau I, il ressort que la fréquence des lésions traumatiques
dues aux ATR sur le total de cas enregistrés au service de chirurgie à l’HPK
(1146) est de 70 soit 6,1%.
Diana Rus Ma et al. (8), dans son étude, note sur 2 782 patients
traités aux urgences, 718 soit 25,8% cas dus aux accidents de la route.
Moussa Kalli et al. (9) ressort dans son étude 2575 cas victimes d’AVP sur
les 5772 patients admis aux urgences chirurgicales soit 44,6%.
2. Fréquence annuelle
Du Tableau VI, nous faisons ressortir 68,6% de cas en 2019, 22,9%
de cas en 2021 et 8,6% en 2020, avec une moyenne de 23,33 et un écart type
de 21,939.
Nous constatons que l’année 2019 était plus représentée avec 48
cas, soit 68,6%. A ceci, nous ne possédons pas d’explication précise, nous
l’avons constaté et c’est tout.
3. Tranche d’âge
Du Tableau II, il ressort que la tranche d’âge de 0 à 1 ans représente
2,9% de tous les cas de traumatismes dus aux accidents de trafic routier, celle
de 21 à 30 ans représente 30,0%, celle de 31 à 40 ans représente 20%, celle
de 41 à 50 ans représente 15,7%, celle de 51 à 60 ans 5,7% et celle de 61 ans
et plus 4,3%, et la moyenne d’âge est de 31,6.
Nous remarquons dans ce tableau que la tranche d’âge la plus
touchée est celle de 21 à 30 ans avec une fréquence de 21 soit 30,0%, cela du
probablement à ce désir de se faire remarquer qu’on retrouve chez les jeunes
gens par les excès de vitesse…
Ces résultats s’approchent de ceux de M. Baba Traoré (6) qui a noté
42,2% dans la tranche d’âge de 13 à 30 ans.
4. Sexe
Nous faisons ressortir du Tableau III que le sexe masculin est
représenté par 75,7%, et le sexe féminin seulement 24,3%, avec un sex-ration
homme/femme de 3,1.
~ 21 ~
Il se fait remarquer de ce tableau que le sexe masculin domine avec
un effectif de 53 sur les 70 cas rencontrés au cours de notre étude, soit 75,7%,
cela du au fait que les hommes sont plus actifs que les femmes.
Pankaj B. et al.(4), a noté 83,5% des hommes ; Najall C. et al.(2)
note dans son étude 75,4% des hommes avec un sex-ratio homme/femme de
3.
5. Etat civil
Le Tableau IV fait un ressortir 54,3% pour les célibataires, 38,6%
pour les mariés, 4,3% pour les veufs et 2,9% pour les divorcés.
Nous remarquons que les célibataires sont les plus nombreux dans
notre étude soit 38 cas (54,3%), cela, probablement parce que les célibataires
sont peu soucieux de leur vie par rapport aux autres catégories, vu qu’ils
n’ont pas de charge familiale (enfants, femme…).
6. Adresse
Du tableau V, il ressort que la commune de Kananga est plus
représentée (57,1%), suivie de ceux venus en dehors de la ville de Kananga
(21,4%), la commune de Katoka (11,4%), la commune de Ndesha (5,7%) et
la commune de Nganza (4,3%).
Nous pouvons constater que la majorité de patients venaient de la
commune de Kananga (40, soit 57,1%). Ceci s’explique dans le sens que
l’Hôpital Provincial de Kananga se situe dans la commune de Kananga, et
cette proximité de l’hôpital par rapport aux habitants de cette commune.
7. Diagnostic posé
Le Tableau VII fait un ressortir 28,6% de plaies, 28,6% de fractures,
21,4% des algies post traumatiques, 8,6% des écorchures, 5,7% de
contusions, 4,3% de luxation, et 2,9% de commotion cérébrale.
Nous remarquons que les plaies et les fractures représentaient le
grand pourcentage, avec chacun 28,6%.
M. Baba Traoré (6), fait ressortir dans son étude que les lésions les
plus rencontrées étaient les plaies dans 47,6%.
~ 22 ~
8. Localisation de la lésion traumatique
Nous faisons ressortir du tableau VIII : 24,3% une localisation
générale c'est-à-dire concernant tout le corps, suivi de la tête et cou 22,9%,
les membres inférieurs 22,9%, les membres supérieurs 20,0%, le tronc 4,3%,
la ceinture pelvienne 2,9% et la ceinture scapulaire 2,9%.
Nous remarquons que le corps tout entier (Général) est concerné
dans 17 cas soit 24,3%, cela est du par le fait que le corps entier est exposé
lors des accidents, même avec des algies post traumatiques seulement.
Selon Najall C. et al (2), la tête était le siège des lésions dans 90%
de cas. Talona L. et al, (7) note dans son étude que la lésion la plus fréquente
était le traumatisme cranio-encéphalique dans 34,7% de cas.
9. Circonstance de survenue
Le tableau IX fait ressortir 51,4% des accidents de moto, 25,7% des
accidents de voiture, 15,7% de traversée de la route, 4,3% de marche sur le
trottoir, et 2,9% de cou volontaire.
Les accidents de moto sont la circonstance la plus noté dans notre
étude (36 cas soit 51,4%), cela parce que notre ville de Kananga est remplie
de moto que ce soit dans le transport personnel que collectif.
Dans l’étude réalisée par Talona L. et al. (7), on note que la majorité
des ATR était causée par les motos et vélos dans 77,8% de cas.
10. Traitement reçu
Il ressort du tableau X que le traitement médical est administré dans
68,6% de cas, et le traitement chirurgical dans 31,4% de cas.
Nous constatons que le traitement médical est plus administré dans
nos cas d’étude soit à 48 patients (68,6%).
Nos résultats correspondent à ceux de M. Baba Traoré (6) qui note
dans son étude le traitement médical dans 91,8% de cas.
~ 23 ~
11. Evolution du malade
Du tableau XI, il ressort que 95,7% de cas est sorti guéri de
l’hôpital, 2,9% a été référé vers un autre service, et 1,4% est décédé.
Nous remarquons de ce tableau que 95,7% de patients ayant été
traités à cet hôpital suit à un traumatisme du trafic routier a reçu sa guérison.
M. Baba Traoré (6), fait ressortir dans son étude 69,4% de cas ayant
une évolution favorable (guérison), 8,8% de patients référés.
~ 24 ~
CONCLUSION
Nous voici à la fin de notre étude menée à l’ HPK, dans la ville de
Kananga. Au cours de ce travail, nous avons noté que :
- La fréquence des lésions traumatiques dues aux ATR était de
6,1% ;
- La tranche d’âge de 21 à 30 ans était le plus touchée ;
- Le sexe masculin était plus représenté que le sexe féminin ;
- L’année 2019 a eu la majorité de cas ;
- Les plaies et les fractures étaient notées dans la plus part de cas ;
- Le corps entier était touché dans la majorité de cas ;
- Les accidents de moto étaient la circonstance de survenue la plus
déclarée ;
- La plus part de patients ont reçu un traitement médical ;
- L’évolution vers la guérison était notée dans la majorité de cas.
Vu ces données, nous suggérons ce qui suit :
Aux autorités politico-administratives
L’intégration des notions de sécurité routière et
d’éducation civique dans le programme scolaire depuis la
base ;
L’aménagement de trottoirs ;
L’interdiction absolue de téléphone portable au volant et
au guidon ;
Exigence d’un permis de conduire pour les motocyclistes
avec une plus grande rigueur dans sa délivrance
notamment au niveau de l’âge ;
De réalisation une campagne de sensibilisation sur le code
de la route.
Au personnel de la santé :
De placer les soins des patients dans leur première
préoccupation ;
De disponibiliser les médicaments des urgences.
Au grand public et aux conducteurs :
De respecter le code de la route ;
De respecter le port de casques ;
Le respect de passage des piétons ;
L’interdiction d’utilisation de téléphone portable au volant
et au guidon.
~ 25 ~
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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la sécurité routière dans le monde. Genève, Suisse : OMS 2021.
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factors in patients with severe trauma admitted in intensive care at La
quitinie hospital in Douala. SARAF. 2012 Cité le 1 mai 2013 ; tom 14
(n°13) : 17. Disponible : Https://[Link].
3) World Health Organisation. Global status report on road safety:
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4) Pankaj B, Bhawalkar JS, Jadhav SL, Banerjee A. Profile of non-fatal
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International journal of critical illness and injury science. 2013; 3(1): 9.
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accidents de la circulation routière pris en charge dans le CS Réf de
Niono Thèse de Docteur en Médecine en ligne. Bamako : Université des
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9) Moussa Kalli, Andjeffa Valenti, Seid Younous, Adjougoulta Bonté, Bruno
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