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DROIT INTERNATIONAL PUBLIC

Il est question dans cette introduction de définir le cours, de mentionner les doctrines qui ont
concouru à la formation de cette branche du droit et enfin de faire le lien entre le droit
international et le droit interne.

1. Définition
Si nous partons de la division classique du droit public et privé, cet enseignement fait parti du
droit public. Le droit public est divisé en droit public interne et en droit public international.
Parmi les branches du droit international réside :
- Le droit international public ;
- Le droit international pénal ;
- Le droit de l’environnement ;
- Le droit des droits de l’homme ;
- Le droit des réfugiés ;
- Etc.

Si le droit international coïncide avec la naissance de l’État comme discipline scientifique,


c’est vers la fin du 18e siècle qu’apparaît une nouvelle branche du droit « le droit international »
enseigné dans les universités d'Europe. L'on doit l’expression « droit international » au
philosophe anglais JEREMY BERTHAM. C’est lui qui utilise pour la 1ère fois, dans la suite de ce qui
était en latin la « ius gentium » (c’est-à-dire le droit des états ou le droit des peuples). Le
qualificatif « public » sera ajouté plus tard et renvoie à la nature des rapports qui sont régis où
réglementés par le droit.

Définir le droit international public comme l’ensemble des règles qui régissent le rapport entre
les sujets des droits internationale et ces sujets sont principalement les États que l’on considère
comme sujet originaire et les autres sujets sont les organisations internationales qui sont
considérés comme sujets dérivés.

Le droit international public a pour objectif premier, de réguler la coexistence des états qui
forment « une communauté internationale ». Et parmi les règles qui concrétisent cette
régulation, il y a la coopération que les états entretiennent de façon bilatérale ou multilatérale ou
dans le cadre des organisations créé à cet effet. Ainsi, les états devront mettre les voies et
moyens pour résoudre les questions d’intérêt commun qui dépassent les frontières nationales.
On comprend ainsi que l’individu n’est pas sujet du droit international mais il en est l’acteur.
Notamment concernant le comportement des individus, dans ce cas, on peut étendre la portée
du droit international à l’individu. (Pour crime de guerre, de génocide, etc.)

2. Notion de l’ordre juridique international


Un ordre juridique se définit par un ensemble des lois constituant le droit positif possédant une
force contraignantes dont la méconnaissance ou la violation entraîne des sanctions organisées
spécifiques. L’ordre juridique contient également les dispositifs destinés à produire les normes.
L’ordre juridique contient plusieurs normes qui ont une force obligatoire. Elles sont
contraignantes et forme la 1ère catégorie. Parmi les normes, nous pouvons citer :
- Les traités ;
- Les conventions ;
- Les accords ;
- La coutume internationale ;
- Les principes généraux du droit international ;
- Les décisions rendues par les juridictions internationales.
La 2ème catégorie est formée des règles non contraignantes et contrair

Tout en reconnaissant les imperfections de l’ordre juridique international, KELSEN


le conçoit également comme un ensemble des normes au dessus desquelles se
trouvent une norme fondamentale constituée par le principe “Pacta sunt Servanda”
respect aux accords librement conclus. Il est conscient des difficultés de l’application
du droit international. Il juge cependant d’assurer son efficacité de droit international
à travers ses sanctions.

2* POSITIVISME SOCIOLOGIQUE

Cette école prend le contrepied du volontarisme juridique ou de l’approche formaliste


du droit qui fonde le droit sur la volonté et l’autorité de l’Etat.
Pour Léon DUGUIT, qui est partisant de cette école, le droit est fondé sur les normes
sociales destinées à la préservation des sociétés humaines. La violation de ces normes
entraînant un désordre social doit être sanctionné par le droit.
Ce droit objectif qui s’adresse aux individus est indépendant du volontarisme étatique.
Pour DUGUIT, la solidarité qui unit les membres d’une société doit aller au delà des
frontières étatiques.
Georges SCELLE reprend également cette théorie en définissant le droit comme un
impératif social né de la solidarité naturelle. Les sociétés étant constituées des
individus qui sont sujets de l’organisation juridique interne, ces sociétés sont des
sujets de l’organisation juridique international, ordre qui est un droit créé par les
sociétés étatiques.

IV. SPÉCIFICITÉ DE L’ORDRE JURIDIQUE INTERNATIONAL


L’ordre juridique international fait face à plusieurs réalités (particularités ou
spécificités).
La première spécificité se heurte à:
- La souveraineté de l’Etat : la charte de l’ONU garantit la charge de la souveraineté
de l’Etat.
- L’absence d’un acte juridique ayant valeur d’une constitution s’imposant à tous les
États du monde.
- existence de plusieurs normes non hiérarchisées, certaines sont contraignantes et
d’autres non.
- L’exercice d’un pouvoir exécutif et législatif international.
- L’absence de juridiction obligatoire. Le consentement des États est indispensable en
droit international tant pour définir la compétence de l’organe juridictionnel qui sera
saisi que pour appliquer des décisions de cet organe.

V. LE DROIT INTERNATIONAL ET LE DROIT INTERNE (Rapports)


Pour répondre à cette question, deux théories réagissent:
- le monisme
-le dualisme
Nb: la RDC est moniste du fait que une fois les traités ratifiés, on n’a pas besoin d’une
autre norme.
a) le monisme : théorie soutenue par KELSEN. Il considère que le droit
international et le droit interne font partie du même ordre juridique . Cette théorie a
pour conséquence “le droit international s’appliquant directement dans l’ordre
juridique interne. Il s’applique directement dans les relations entre les individus et
peut être invoqué devant le juge.

b) Le dualisme
Théorie soutenue par JELLINEK et TRIEPEL, les normes internes et internationales
n’ont pas les mêmes objets et s’adressent aux mêmes objets.
Les normes internationales sont élaborées par les États alors que les normes internes
sont élaborées par les institutions étatiques. Par conséquent, les normes internationales
ne peuvent pas directement être incorporées dans l’ordre juridique interne. Elles
doivent d’abord être réceptionnées et transformées aux normes juridiques internes
avant d’être appliqué. Ce qui alors l’adoption au niveau au interne des mesures
législatives et réglementaires tout en respectant les conditions d’application dans les
normes juridiques internes. Les art 215 et 216 en parlent.

PLAN SU COURS

Le cours a trois parties :


1ere partie : SOURCES DU DROIT INTERNATIONAL

Titre 1 : LES SOURCES CONVENTIONNELLES : les traités principalement


CHAP 1 : LES NOTIONS DES TRAITÉS
CHAP 2 : MODE DE CONCLUSION DES TRAITÉS
CHAP 3 : LES EFFETS DES TRAITÉS
CHAP 4 : L’EXTINCTION DES TRAITÉS

Titre 2 : LES SOURCES NON CONVENTIONNELLES


CHAP 1 : COUTUME INTERNATIONALE
CHAP 2 : LES SOURCES SUBSIDIAIRES
CHAP 3 : L’ÉQUITÉ

II ème partie : SUJETS DU DROIT INTERNATIONAL


CHAP 1 : LES ÉTATS (sujets originels du droit international).
CHAP 2 : LES ORGANISATIONS INTERNATIONALES (sujets dérivés du droit
international)
CHAP 3 : LES ACTEURS DES RELATIONS INTERNATIONALES

III ème partie : MODE DE RÈGLEMENT DES DIFFÉRENDS

CHAP 1 : MODE PACIFIQUE DE RÈGLEMENT DES DIFFÉRENDS


CHAP 2 : MODE DE RÈGLEMENT JURIDICTIONNEL
CHAP 3 : RESPONSABILITÉ INTERNATIONALE DES ÉTATS

1 ère partie : SOURCES DU DROIT INTERNATIONAL


Comme tout type de droit, le DIP connaît deux types de sources :
 Les sources matérielles
 Les sources formelles

Les sources matérielles: cause de formation des règles juridiques, cause résultant des
divers ordres (économique, social, politique, idéologique, etc) et peut aussi résulter
des croyances, des exigences d’ordre religieux ou moral, des nécessités sociales, des
systèmes de valeurs et ses éléments variés conduisent un moment donné à
l’établissement de l’ordre juridique en droit.
Les sources formelles: ce sont des modes par lesquels sont établies ou constatées,
élaborées les règles du droit applicable. Il faut noter cependant que l’existence des
sources en droit international a une base juridique; c’est l’art 38 de la CIJ annexé à la
charte de l’ONU qui mentionne les sources. La cour dans sa mission de dire le droit
international en vue de régler les différends qui lui sont soumis :
a) les conventions soit générales, soit spéciales établissent les règles expressément
reconnues par les États en litige.
b) La coutume internationale comme preuve acceptant le droit
c) Les principes généraux de droit reconnus par les nations civilisées.
d) Les décisions judiciaires de juridictions internationales et la doctrine des
publicistes les plus qualifiés de différentes nations comme moyen auxiliaire de
détermination des règles de droit. A ne pas confondre avec la jurisprudence car
cette dernière contient le raisonnement.

TITRE 1 : les sources conventionnelles


Parmi ces sources, les traités tiennent une place particulièrement importante. Sur la
plan quantitatif, ils ont pris une extension considérable couvrant tous les domaines des
relations internationales et traitent toutes les questions.
Aujourd’hui, on peut considérer les traités comme source contribuant à l’évolution du
droit international et à la formation des normes qui régissent la communauté
internationale (qui n’est qu’une caricature).

CHAP 1 : LES TRAITÉS : Les notions générales

Section 1 : La notion des traités


Celle-ci renvoie à un accord de volonté émanant des sujets du droit international,
ayant pour but de produire des effets du droit international.
§ 1 : La terminologie
La pratique en droit international consacre une grande variété de termes, tous tenus
au regard des traités pour équivalent ou interchangeables les traités, la convention,
l’accord, le protocole, la charte, l’acte, la constitution.
La doctrine définit un traité comme une manifestation de volonté imputable à
plusieurs sujets de droit et destinée à produire les effets de droit selon les règles du
droit international. L’art 2 de la convention de 1969 ainsi que l’art 2 de la
convention de Vienne du 21/03/1986 défissent les traités de manière ci-après :
Un accord international quelle que soit sa dénomination particulière entre États, entre
un État et une O.I ou entre OI et régi par le droit international.
Il existe en droit international plusieurs types de traités :
 Les traités bilatéraux qui ne concernent que deux sujets de droit
international
 Les traités multilatéraux qui lient plusieurs sujets du droit international
 La doctrine ajoute une autre distinction des traités, ce qui consiste à les
différencier selon leur contenu. D’une part les traités-contrats qui traitent
des droits et obligations à caractère subjectif et des traités-lois qui posent les
règles générales.

§ 2 : ÉLÉMENTS CONSTITUTIFS OU COMMUN DES TRAITÉS


1. l’existence d’un document écrit (prévisible, accessible, précis et claire).
Nb: l’engagement peut aussi être verbal(d’un chef envers sa population).
2. Accords entre sujets de droit international
3. Accords ayant pour objet de produire les effets du droit
4. Les accords soumis au droit international

SECTION 2 : LE DROIT DE TRAITÉS


Il existe deux catégories de règles qui s’appliquent aux traités ( les règles du droit
interne et les règles du droit international).

§ 1 : Les règles de droit interne


Nous avons 3 catégories :
- les textes constitutionnels
- les textes législatifs et réglementaires
- les principes généraux de droit élaborés par les juges

1. Les textes constitutionnels


Dans notre constitution, les articles 213 à 217, il y a donc un titre qui ne parle
uniquement que des traités.
2. Les textes législatifs et réglementaires
En matière des traités, le règlement c’est l’ordonnance du président qui fixe les
attributions des ministres. Seul le ministère des affaires étrangères est reconnu comme
représentant d’un Etat sur le plan international.

3. Les principes généraux de droit


Ils sont soit communs des États où ils relèvent de l’œuvre du juge du droit
international dans leur interprétation.

CHAP II : LA CONCLUSION DES TRAITÉS


Elle peut être appréhendée de deux façons :
 Plan formel : c’est à dire, au regard du lien conventionnel. Tous ces types de liens
entrent dans le cadre du droit international qui régissent des traités. Au départ,
d’origine coutumière, ces règles du droit international relatifs au traités ont été
codifiées à travers la convention de Vienne sur le droit des traités en 1969
appelé « traité des traités ».
SECTION 1 : FORMATION DU LIEN CONVENTIONNEL
On va distinguer ces 2 aspects : procédures auxquelles les sujets de droit peuvent
recourir pour conclure les traités.

§ 1 : La procédure d’engagement
Les sujets de droit recourent généralement à trois types de procédures d’engagement :
- la courte procédure
- La longue procédure
- Certaines spécificités procédurales

I. LA LONGUE PROCÉDURE
A ce stade nous avons 4 phases :
a. l’échange de plein pouvoir : elle n’intervient que lorsque ceux qui… ne sont pas
des représentants de l’Etat. En effet, ils sont appelés en droit international comme
potentiels porteurs de plein pouvoir qui les habilitent d’agir au nom de l’Etat
représenté.
b. La négociation : il s’agit des discussions entre représentants d’Etat devant
conclure à la conclusion des traités. Ces discussions peuvent se faire de plusieurs
façons. Elles sont menées de façon bilatérale, multilatérale dans le cadre d’une
conférence diplomatique sous les hospices d’une OI, ou encore d’un médiateur.
Pour négocier, il faut être représentant de m’Etat ou pleini potentiel.
Le cadre de négociation varie selon les personnes en présence. En cours de
négociation, les parties dont des propositions, des contes propositions ou
amendements. Le texte négocié peut être voté à l’inimitié selon le mode de vote
établi. On peut aussi faire appel au consensus. Les négociations choisissent également
la langue de négociation.
c. La signature : en droit international, la signature ne crée pas le lien juridique
entre les États parties. Cependant, la signature représente une triple signification :
- Elle permet l’authentification du texte ou le contenu du traité (qui prouve qu’en
signant, tout le monde est d’accord).
- la signature sert de consécration du consentement des représentants d’Etats ou
plénipotentiaires, qui ont participé ou ont pris part de la négociation.
- elle sert à la fixation du lieu et de la date du traité pour les désigner ou les nommer
(les traités).
d. L’engagement définit ou la ratification : elle marque l’engagement de l’Etat
d’être lié par le traité négocié ou signé par ses représentants plénipotentiaires.
Chaque État organise son système juridique de ratification. En RDC, c’est le
président qui représente la spécificité de l’art 214 de la constitution.
La ratification marque l’engagement définitif de l’Etat d’être lié par les traités.
Pour les traités déjà en vigueur, les autres parties vont tout simplement adhérer, les
approuver ou les accepter. L’Ethiopie est le seul pays africain à avoir adhéré dès sa
création.
A partir de là ratification, le traité produit des effets juridiques vis à vis des
contractants.

II. LA PROCEDURE COURTE


Conclus selon une procédure courtes, les traités sont qualifiés en droit international
d’accords en forme simplifiée. Il se caractérise par un manque de solennité comme
dans la procédure longue. Cette procédure se caractérise par :
- l’es accords sont obligatoires par la simple signature ( qui sert à l’authentification
du texte)
- la signature sert à la précision du lieu et de la date
- le consentement de représentants d’Etats ou plénipotentiaires
- la signature à une force obligatoire et elle produit à l’immédiat les effets du
droit.

III. LE PRINCIPE PROCÉDURAL


Pour certains traités, il est prévu des procédures spécifiques. C’est le cas des traités
multilatéraux. Cette spécificité concerne les procédés d’élaboration, la qualité des
membres ou de hautes parties contractantes, les modalités de dépôts, d’instruments de
ratification et l’entrée en vigueur. Concernant l’élaboration, il y a des traités qui ne
sont élaborés que dans le cadre de l’O.I.T ( travail).
Comme spécificité procédurale, dans les traités, nous avons aussi la qualité des
membres. Les membres originels ont donc le statut d’observateur.
Les modalités de dépôt de ratification font aussi partie des spécificités auprès de
qui on va ratifier et l’entrée en vigueur. Chaque traité prévoit les modalités de sa
vigueur. Généralement c’est après qu’on aura atteint un nombre donné des ratifiés.
Les traités conclus les OI contiennent aussi des spécificités procédurales. les traités
ont pour spécificité d’être enregistré et d’être publié.
Tous les traités conclus par les sujets de droit international doivent être enregistrés
auprès du SG de l’ONU aux termes de l’art 102 de la charte. La sanction du non
enregistrement et l’inopposabilité de ce traité ne peut être invoqué devant une instance
internationale.

§ 2 : Portée de l’engagement
Il s’agit d’analyser la portée matérielle d’engagement et portée spéciale
d’engagement à l’instar de celle matérielle est tout simplement le lien juridique créé
par les traités au regard de l’objet et du contenu. « Qu’est ce que vous avez voulu à
travers le traité »
Il convient de noter que les traités organisent les mécanismes de réserver celles-ci
permettent aux hôtes parties contractantes de ne pas appliquer certaines dispositions
du traité. La convention de Vienne sur le droit des traités prévoit les formes en ses art
19 et 20. En effet, les réserves ne peuvent être…ne doivent pas être en contradiction
avec l’objet du traité et doivent être (…)L’art 22 prévoit la possibilité de retirer une
réserve. Sur le plan spécial, l’engagement ou le lien conventionnel produit des effets
sur l’ensemble du territoire.

SECTION 2 : LA VALIDITÉ DU LINE CONVENTIONNEL

Pour qu’un traité soit considéré comme validé sur le plan international requiert que les
parties en aient la capacité. Ce traité doit être exempt de tout vice de consentement et
son objet doit être licite. Il doit être compatible avec toutes les normes formant l’ordre
juridique international.

§ 1 : La capacité des parties


On distingue la capacité des Étais et des O.I.
1. La capacité des États
Jouissant de la souveraineté et de la personnalité juridique, les États ont tous la
capacité de conclure des traités. Ce que l’on appelle en droit international « Treaty
making power »

A côté de l’Etat comme personne morale qui a la capacité de conclure les traités il y
a la capacité de conclure les traités. Autrement, ils disposent des pouvoirs appropriés
en matière de conclusion des traités. La convention de Vienne sur le droit des traités
en son art 47, les représentants d’Etats qui ont la capacité de conclure les traités.
Autrement : ils disposent des pouvoirs appropriés en matière de conclusions des
traités. Ils peuvent exprimer le consentement de l’Etat d’être lié par les traités.

2. La capacité des OI
Les OI ont aussi la compétence de conclure les traités. En d’autres termes, il dispose
du treaty making power. Cependant, contrairement à celui de l’Etat, il est limité pour
les OI ( les OI ont des compétences limitées.
§ 2 : La réalité du consentement
1. La violence : invoquée dans deux hypothèses ( contre les sujets de droit, contre
les représentants de l’Etat).

A. VIOLENCE CONTRE LES SUJETS DE DROIT


Exercée soit sur un État, soit sur une organisation internationale. Elle est souvent
exercée par la force ou le plan politique par la forme de diktat (imposition).
B. VIOLENCE CONTRE LES REPRÉSENTANTS DE L’ÉTAT
Entraîne la nullité du traité. Elle s’exerce sur les représentants sous forme de
contrainte au moyen de la force au menace. L’art 51 de la convention de Vienne sur le
droit des traités.
2. Le dol
Le droit international admet rarement l’hypothèse du dol dans la mesure où le traité
est conclu par le représentant de l’Etat censé agir au nom de leur État. Le dol ici est
une conduite frauduleuse d’une partie au traité constituant de vice de consentement.
Art 49 de la convention de Vienne. Ce dol peut être attaché à la corruption (art 50 de
la cvdt).
3. L’erreur
On distingue ici l’erreur de droit et des faits. La CVDT ne retient que l’erreur des
faits. Voire art 48 de la convention de Vienne. Pour qu’elle soit retenue, elle doit être
d’une gravité suffisante. Elle doit être de nature à affecter la réalité du consentement
et l’Etat victime ne doit pas avoir contribué par son comportement à cette erreur, ni en
avoir été informé en temps utile.

§ 3 : liceité de l’objet des traités


L’art 53 de la convention de Vienne a introduit la notion de la norme impérative « Jus
congens » à laquelle un traité ne peut déroger sous peine de nullité. Au delà de cette
norme, le traité doit être conforme à toutes les autres normes formant l’ordre juridique
international peu importe leur nature, qu’elle soit contraignante ou non contraignante.
La liceité de l’objet des traités impose, aux États aussi de conclure des traités dans
le respect de leurs obligations comme membre de la communauté internationale. C’est
le cas en matière de droit et liberté de la personne.
Le traité illicite engage la responsabilité des États concernés. Il appartient aux
autres États membres de la communauté internationale de mettre en mouvement les
actions pour des faits internationalement illicites.

§ 4 : Compatibilité d’un traité avec l’ordre juridique international


Un traité ne peut pas être en contradiction avec l’ordre juridique international. Il ne
peut donc pas déroger aux principes généraux du doit international. Il est possible que
la responsabilité des États concernés engagée.
A défaut de de la nullité, le traité doit être abrogé ou on peut l’adapter ou le rendre
conforme à l’ordre juridique international, ou soit on peut recourir au juge pour
constater ou établir son incompatibilité et le déclarer nul.

CHAP III : LES EFFETS DES TRAITÉS


Conclu entre sujets de droit international qui s’engagent librement et acceptent
d’être lié, les traités produisent des effets entre parties. A cette étape, on invoque le
principe de la relativité des traités.
En principe, les tiers ne sont pas concernés par les traités. Cependant, ils ne sont
pas tenus de le respecter. Néanmoins, notons que ce principe n’est pas absolu.
Certains traités sont susceptibles de produire des effets vis-à-vis des tiers.

SECTION 1 : LES EFFETS DES TRAITÉS ENTRE LES PARTIES

§ 1 : Application et exécution des traités


Les traités ont une force contraignante. Cependant, il est possible que ce caractère
obligatoire connaisse quelques limites. Donc dans leurs exécutions, les traités doivent
se conformer aux conditions d’application dans le temps et dans l’espace.
1. Caractère obligatoire des traités : ce principe est traduit du droit coutumier
« Pacta sunt servanda » c’est à dire, qui n’étais pas encore codifié. Ce principe est
consacré la CVDT.
Les parties aux traités sont tenus d’exécuter les traités de bonne foi et
raisonnement. En rapport à ce caractère obligatoire, l’Etat a aussi des obligations qui
lui incombent comme sujet du droit international. En effet, au nom de la continuité de
l’Etat, le traité doit être exécuté même lorsqu’il y a changement de régime politique.

Question : quelle est la valeur des traités conclus par l’URSS ?


Dans certains cas, les clauses des traités ont primauté sur le droit international. C’est
le cas du droit communautaire. On invoque à ce sujet, la primauté du droit
international sur le droit interne. De ce fait, les États sont tenus de prendre en compte
cette obligation. Il y a également des traités qui imposent aux États l’obligation
de prendre des mesures internes pour permettre leur exécution.

Question : est ce que les traités produisent des effets vis à vis des individus ?

On ne peut parler des effets sur les individus que lorsqu’il s’agit des droits humains.
Lorsque les traités sont violés, les individus vont dénoncer devant des instances. Soit
on est protégé comme individu, soit on engage sa responsabilité.
2. Les limites du caractère obligatoire des traités
Certaines circonstances peuvent justifier la non-exécution d’un traité. Le droit
international distingue à ce sujet :
- les limites des principes généraux de droit
- Les limites fondées sur une institution juridique.
- Les limites fondées sur les considérations politiques.
Parmi les limites résultant des principes généraux de droit, on peut citer le cas de
la force majeure ou l’exception de légitime défense. On ne peut parler de la
démence ou de la capacité comme en droit privé. Pour cette dernière, dans l’exercice
de représailles ou contre mesure, sont considérées comme des réponses illicites aux
actes illicites dans le bey d’obtenir le redressement du doit international. Déduite des
considérations politiques, on mentionne généralement l’état de nécessité. On suppose
ici qu’on protège un intérêt essentiel ou vital en face d’un péril grave et imminent.
3. Conditions d’exécution des traités
L’application des traités dans le temps est soumis au principe de non rétro-
activité. C’est à dire que le traité ne produit ses effets que sur les faits postérieurs.
(Art 28 de CVDT). Quant aux conditions d’application dans l’espace le traité
s’applique sur tous les territoires des États parties. (Art 29 de CVDT).
Mais pour les États qui n’ont pas des limites territoriales, on y ajoute les clauses
territoriales. Ex : la France et les territoires d’Outremer.

§ 2 : les garanties d’exécution des traités


1. La bonne foi des États : à défaut de la bonne foi, la non exécution constitue un
acte illicite pouvant engager la responsabilité internationale de l’État. Ainsi, toute
attitude illicite devra faire objet de réparation.
2. L’existence des procédés conventionnels: pour assurer l’application des traités,
ces procédés existent dans les traités eux-mêmes. Il s’agit :
 les procédés de la garantie : on les trouve souvent dans les traités de paix. A côté
de 2 parties au traité, un troisième se porte garant en cas d’inexécution des traités
par les deux parties.
 La réaction collective : c’est le cas du chapitre de la charte de l’ONU qui prévoit
une réaction collective face au non respect d’une obligation conventionnelle
reprise dans la charte par un État membre.
 Les sanctions : ex la suspension, l’exclusion pour certaines organisations.
 L’organisation d’un contrôle : certaines OI prévoient le mécanisme de contrôle et
mettent en place des organes permanents pour assurer ses contrôles. ex :
Organisation mondiale du commerce.

§ 3 : l’interprétation des traités


Il y a ici l’autorité compétente d’une part et d’autre part les méthodes d’interprétation.
Les autorités compétentes sont les hôtes parties contractantes. Ceux qui ont signé et
ratifié le traité. On recourt par l’arbitrage ou règlement judiciaire.
Les méthodes d’interprétation sont prévues dans la CVDT voire l’art 31. Il faut
tenir compte du sens ordinaire des termes, recourir au contexte d’élaboration du traité
et tenir également compte de la pratique. Pour ce faire, on peut recourir aux travaux
préparatoires et aux circonstances dans lesquelles les traités ont été conclus.
Lorsqu’on recourt au juge pour régler les différends, ce denier interprète les traités
selon 3 procédés :
* l’interprétation extensive : sortir de la lettre pour entrer dans l’esprit.
* l’interprétation évolutive : s’adapter aux concepts nouveaux.
*l’interprétation téléologique : on cherche à éliminer les lacunes en donnant le sens le
liant aux objectifs et aux buts contenus dans les traités.
En principe, les traités ne produisent les effets qu’à l’égard des parties et ces effets
comprennent des droits et obligations. Cependant, il existe des nombreuses exceptions
à ces principes. D’après les exceptions, les traités peuvent aussi produire des effets à
l’égard des tiers.

§ 1 : Principe de la relativité des traités


Un État ou tout autre sujet du droit international ne peut pas de prévaloir d’un traité
conclu par d’autres sujets de droit international. Concrètement, il ne peut en tirer les
droits, ni être soumis à des obligations par rapport à ces traités. Ce principe est
clairement formulé à l’art 34 de la CVDT.

§ 2 : Les exceptions à ce principe.


1. Les traités bénéficiant aux États tiers
On distingue d’une part les traités bénéficiant automatiquement aux États tiers et
d’autre part les traités bénéficiant aux États tiers en vertu des clauses
conventionnelles.
A. Bénéficiant aux États tiers
Les traités relatifs aux voies de communication, bénéficiant automatiquement à tous
les États. C’est le cas de l’affaire Wimbledon.
- La cour permanente de justice internationale
- Organe judiciaire de la société des nations
Ce principe a été affirmé au nom de la liberté de passage dans le canal de Kiel en
Allemagne (affaire de 1923)
B. Les traités bénéficiant aux États en vertu d’une disposition préalable.
Ici il y a deux hypothèses :
•La clause de la nation la plus favorisée
•La stipulation pour autrui

La clause de la nation la plus favorisée : il s’agit d’une disposition d’un traité ou


d’une convention par laquelle un État partie à un traité ou plusieurs autres parties
contractantes s’engagent à faire bénéficier à d’autres États ou à un autre État les
avantages du traité où lui-même bénéficie déjà.
La stipulation pour autrui : c’une clause d’un traité ou d’une convention énonçant
d’une … dont le bénéficiant est un État tiers. S’il est tiers, accepte le bénéfice de cette
convention. La clause ne peut être modifiée dans son consentement. Voire art 36 de la
CVDT.

II. LES TRAITÉS OBLIGATOIRES AUX ÉTATS TIERS


Ces effets produisent. On les regroupe en 4 catégories :
1. LES TRAITÉS CRÉANT DES SITUATIONS OBJECTIVES
Ils s’imposent à tous les États. Ex: le traité créant un statut territorial, une politique
internationale. « Le traité de cession de territoire d’un État à un autre » Portugal et
Belgique. Ici, il doit donc s’agir d’une cession consentie et non de force. Le statut
politique dont on parle ici c’est la politique de neutralité. Ex le cas de la Suisse.
Autrement dit, l’internationalisation de certaines parties du monde qui ne font pas
l’objet d’appropriation d’un État. Ex: l’Antarctique.
Il est de même des traités relatives aux voies de communication internationale. Ils
sont liés aux questions à la navigation.
2. LES TRAITÉS DE CODIFICATION
Vont passer les normes coutumières aux normes conventionnelles. Les États tiers
en vertu de l’art 38 de la CVDT sont liés par ces traités de codification même s’ils
n’ont pas pris part aux négociations ayant conduit à la codification.
3. LES TRAITÉS CONCLUS PAR UNE O.I
Qu’il s’agisse d’une OI de coopération ou d’intégration, les traités conclus par
ces sujets dérivés du droit international s’imposent aux États parties de ces O.I.
Pour les OI de coopération, les traités conclus doivent se conformer à leurs
objectifs ou leurs buts. C’est déjà décrit dans l’acte constitutif des organisations.
Quant aux traités conclus par les OI d’intégration, ils doivent être l’œuvre d’organe
à qui on a transféré de compétences. C’est le cas le la commission qui a un niveau de
l’UE, la compétence de conclure les traités avec d’autres sujets du droit international.
4. L’ART 2§6 DE LA CHARTE DE L’ONU ( Claude négociée par les États parties)
5. Fait le libellé comme suite : « l’organisation fait en sorte que les États qui ne
sont pas membres de l’ONU agissent conformément à ses principes dans la mesure
nécessaire au maintien de la paix et de la sécurité internationale.

CHAP IV : L’EXTINCTION OU DISPARITION DES TRAITÉS


Il ne s’agit pas ici de la cessation provisoire ou de la suspension des effets des
traités mais il s’agit de l’extinction, la disparition ou la fin. On distingue la fin du
traité par la volonté des parties ou encore en dehors de la volonté des parties.

Section 1 : L’EXTINCTION D’UN TRAITÉ PAR LA VOLONTÉ DES PARTIES


Cette volonté peut être exprimée par les parties à travers une clause
conventionnelle et précise le contenu dans le traité ou peut être exprimé par un
accord postérieur au traité. (L’avenant).
§ 1 : L’EXPRESSION DE LA VOLONTÉ DES PARTIES DANS LES TRAITÉS
Les parties peuvent exprimer leur volonté de mettre fin aux traités dans les
hypothèses ci-après reprises dans les clauses conventionnelles :
1. L’échéance ou l’arrivée du terme
2. L’exécution du traité
3. La survenance d’une condition résolutoire : Cette condition survient dans deux
(2) cas : d’une part, un événement donné futur et incertain entraîne l’extinction du
traité s’il se produit. D’autre part, les dispositions d’un traité cesseront de produire des
effets si un événement donné ne se produit pas.
4. La dénonciation ou le retrait : Cette manifestation de volonté unilatérale de
l’une des parties doit avoir été prévue soit expressément, soit implicitement dans le
traité (art 56 de la CVDT).
5. La révision ou amendement

§ 2 : L’ACCORD POSTÉRIEUR DES TRAITÉS


Les parties aux traités peuvent conclure un accord postérieur en mettant en place les
modalités d’extinction du traité existant. Cet accord peut être expresse. C’est à dire
prévu dans le traité. Dans ce cas, le traité existant va être abrogé par le traité
postérieur. Voire l’art 59 de la CVDT.

Quel est le sort d’un traité dont on prévoit l’abrogation mais les parties ne
prennent pas en considération la date prévue ? Le traité continuera de produire
ses effets et les parties doivent continuer à l’appliquer.

Section 2 : L’EXTINCTION DES TRAITÉS EN DEHIRS DE LA VOLONTÉ


DES PARTIES
Les traités peuvent cesser de produire les effets en dehors de la volonté des parties.
Le droit international reconnaît dans ce cas plusieurs hypothèses d’extinction ou de la
disparition d’un traité :
- La désuétude : c’est le fait pour les parties de ne plus appliquer blé traité soit par
oublié ou involontairement pendant une longue période au point que le traité tombe
dans l’oublie dans les relations internationales entretenues par les parties.
-La renonciation au bénéfice d’un traité
-La caducité d’un traité : c’est l’extinction ou la disparition d’un traité par la suite
d’un événement ou d’un accord autre que le traité lui-même. En d’autre terme, le
traité existant perd des bases ou d’assise juridique par l’événement d’un fait ou d’un
accord nouveau.
Ex: L’acte constitutif de l’OUA LE 25/05/1953, le traité devient caduc car il n’y a
polis de cadre juridique qui maintient cet acte.
-Le changement de circonstance
-Les effets de conflits armés sur les traités.
-L’entrée en vigueur d’une norme impérative contraire au traité. (Art 53 de la
CVDT).
Qu’est ce que les normes impératives de droit international peuvent être
invoquées devant le juge international.

Oui on peut invoquer mais pour y arriver, on ne peut le faire que partant de
l’application des traités. Art 38 CVDT.

TITRE 2 : LES SOURCES NON CONVENTIONNELLES

CHAP I : la coutume internationale


La coutume est une pratique générale acceptée comme étant le droit du statut de la
cour internationale de justice art 38.
Nb : Une règle de droit international peut exister en l’absence de tout accord formel
entre États. En conséquence la répétition dans certaines conditions d’un
comportement ou d’une pratique dans la relation internationale peut donner naissance
à l’existence à l’existence d’une règle.

Section 1 : Éléments constitutifs de la coutume internationale


De façon classique, on considère que la coutume internationale requiert 2 éléments :

- matériel
-Psychologique ou normal
Les éléments pris ensemble de façon cumulative forment la coutume internationale.
§ 1 : Élément matériel : la pratique
La coutume internationale née d’un usage fondé sur des précédents positifs ( les
actions ) ou négatifs. ( Omission ou abstention). Cette usage doit être répété dans le
temps de façon constante et pendant une longue période.
Nb: Étant donné qu’il s’agit d’un comportement au niveau des États, la pratique doit
être générale.
1. L’usage
Il y a ici d’une part, les actes étatiques et les actes inter-étatiques. Les actes étatiques
ouvrent les pratiques gouvernementales et diplomatiques. Dans ces pratiques
étatiques, il y a également les lois internes qui accordent les immunités aux
représentants du peuple exerçant le pouvoir dans le cadre du mandat.
Les actes inter- étatiques. On peut mentionner les usages telles que :
- le recours à l’arbitrage
- l’extradition
- la coopération judiciaire
- Certaines pratiques consulaires
En particulier, celles qui consistent à nommer un non rational comme consul chargé
d’aider aux intérêts des nationaux à l’étranger. C’est aussi la délivrance des passeports
à l’étranger aux non nationaux pour qu’ils fassent rayonner l’image de leur pays
donné.
2. La continuité de l’application de l’usage de la pratique dans le temps
Cette continuité va de paire avec la constante.
3. La généralité dans l’espace …
La coutume internationale implique une participation très large et représentative des
États. A ce titre, on distingue les coutumes universelles , les coutumes régionales ou
locales.
Ex : qu’à RDC qui a sa coutume locale.

§ 2 : l’élément psychologique ou l’opinio juris

L’élément psychologique a 3 composantes :


- La reconnaissance : du caractère obligatoire de la pratique ou de l’usage.
- l’absence de réaction contraire de la part des États intéressés par la coutume et les
réactions prennent la forme de protestation.
- L’acceptation du caractère obligatoire de la norme coutumière impliquant une
sanction en cas de violation concrètement, un État qui viole une norme coutumière
engage sa responsabilité internationale et peut faire objet de sanction.

Section 2 : La codification de la coutume internationale

Elle n’est rien d’autre que systématisation des règles coutumières de droit
international public. Elle peut être conventionnelle c’est à dire une coutume reprise
dans un traité ou une convention. Elle peut être aussi non conventionnelle. Dans ma
cas, elle relève de l’invention doctrinale possédant à l’énoncée du droit coutumier
international.
Actuellement, la codification est essentiellement entreprise par l’ONU à travers 2 de
ses organes subsidiaires.
- la commission du droit international
-la commission de Nations Unies pour le droit international.
La première créée en 1947, composée de 34 membres spécialistes du droit
international désignés par l’assemblée générale. La deuxième est composée de 60
membres désignés par l’assemblée générale contrairement aux membres de la
première qui agissent à titre personnel, les 2 agissent au nom de leurs États respectifs.

CHAP II : LES SOURCES SUBSIDIAIRES

Certaines d’entre elles ont été énoncées dans l’art 38 du statut de la CIJ. D’autres sont
nées de la pratique des sujets de droit international et des juges appelés à trancher des
différends internationaux.
Les sources subsidiaires énumérées part l’art 38 sont :
- l’es principes généraux du droit
- Décisions judiciaires
- la doctrine
Les sources nées de la pratique des sujets de droit international sont des actes
unilatéraux. Celles qui émanent des juges c’est l’équité.

Section 1 : Actes unilatéraux


Un acte unilatéral en droit international, est un acte par lequel un sujet de droit
international pose, élabore ou adopte des normes génératrices des droits et des
obligations dans le rapport juridique entre Etats ou les relations qu’il entretient avec
d’autres sujets de droit international.
Les actes unilatéraux ont 3 caractéristiques ci-après :
- la manifestation de volonté d’un seul sujet du droit international
- indépendance vis à vis d’autre manifestation de volonté
- La production des faits de droit ou des faits juridiques
§ 1 : Classification des actes unilatéraux
On distingue des actes unilatéraux des États et les actes unilatéraux des OI
1) Les Actes unilatéraux des États : ils sont imputables aux auto étatiques. Investis
du pouvoir de représenter l’Etat au niveau interne et international. Les autorités
peuvent prendre des actes internationaux créateurs d’obligations ou reconnaissants de
droit.
Ex : - la reconnaissance d’un État ou d’un gouvernement
- l’adhésion dans une OI
- La dénonciation d’un traité
2) Les actes unilatéraux des OI
Les OI en principe, ne créent pas des normes ayant force obligatoire dans l’ordre
juridique international. Cependant, à titre exceptionnel et en rapport aux objectifs
ou aux buts des OI, certaines de leurs normes revêtent une force obligatoire,
produisent des effets de droit et s’imposent aux sujets de droit international.
Ex : Les décisions, les recommandations, les propositions, les résolutions, les actes,
les avis, les actes de suspension ou d’exclusion des normes, les actes de privation de
droit aux membres , les actes d’exemption d’obligation des membres.

Il s’agit des actes unilatéraux des OI. Ils prennent la forme d’un document écrit et la
CIJ admet à titre exceptionnel quE les actes unilatéraux des États peuvent prendre la
forme verbale lorsqu’ils émanent des représentants d’Etat tel que le chef de l’Etat ou
le chef du gouvernement.
Nb: qu’il s’agisse des États ou des OI, les actes unilatéraux sont pris lorsqu’il existe
un intérêt à agir.

Section 2 : LES PRINCIPES GÉNÉRAUX DE DROIT

Au sens du statut de l’art 38 de la CIJ. Ce sont des principes généraux tirés de la


convergence des normes juridiques existant au sein des différents systèmes juridiques
nationaux.
Ex : non bis in idem.
Par ailleurs, d’autres principes généraux sont nés du travail du juge international dans
l’interprétation des normes, objet de différends comme sujet de droit international. Il y
a également les principes généraux de droit d’ordre conventionnel.

Section 3 : La doctrine et le jurisprudence comme source subsidiaire


§ 1 : la doctrine
La doctrine dont il est qu’est aujourd’hui est constituée par l’œuvre critique des
spécialistes de droit international comprenant les avis où les positions sur des
organisations internationales ou d’autres entités.
Ex : la Commission de droit international, la commission de droit commercial
international des organisations internationales, la commission sur le changement, etc.

§ 2 : La jurisprudence
La cour permet au juge de se référer à d’autres juridictions. Ces juridictions sont spécialisées, elle
ne tranche pas les litiges dans le domaine précis du droit international. Elles sont des valeurs
légales et sont appliquées selon le litige.

CHAP III : L’ÉQUITÉ


Le recours à l’équité vise à appliquer une jurisprudence idéale dans un différend donné où le juge
ne trouve pas de solution dans les normes du droit conventionnel et les normes du droit non
conventionnel. En d’autres termes, on attends du juge de trancher des litiges par intuition partant
de ce qui est juste.
II eme PARTIE : LES SUJETS DU DROIT INTERNATIONAL
Titre 1 : L’ÉTAT
Le mot État vient du latin status qui veut dire forme du gouvernement. C’est principalement à
Nicolas Machiavel, homme d’Etat et écrivain que l’on doit la notion moderne entendue comme
pouvoir souverain. La sociologue Allemand Max Weber a donné une définition largement
acceptée de l’Etat qui demeure comme une communauté humaine qui, dans les limites d’un
territoire déterminé , la notion de ses territoires étant une de ces caractéristiques, revendique
avec succès pour son propre compte le monopole de la violence physique. L’Etat est aussi défini
comme une organisation politique que dispose le pouvoir exclusif de contrainte légitime sur une
population se trouvant sur un territoire déterminé. Le caractère exclusif de son pouvoir est la
conséquence de sa souveraineté c’est à dire l’autorité suprême originel du droit international ou
l’acteur principal de la vie internationale.

CHAP 1 : LES ÉTATS


SECTION 1 : Les éléments constitutifs de l’Etat
Les États modernes sont différents par leur taille, leur force, leur capacité militaire économique,
leur démographie, la forme de leur gouvernement ainsi que l’organisation administrative.
La convention de Montévidéo de 1933 définit les éléments constitutifs de l’Etat en déterminant
trois éléments objectifs qui permettent de qualifier l’Etat :
- Le territoire
- La population
- Le gouvernement effectif doté de la souveraineté
Dans son avis n° 1, la commission d’arbitrage constituée en 1991 par la conférence européenne
pour la paix en Yougoslavie a rappelé que l’Etat est communément défini comme une collectivité
qui se compose d’un territoire et d’une population soumis à un pouvoir politique organisé qui se
caractérise par la souveraineté.

SECTION 1 : Les territoires étatiques


Il convient de noter que l’essentiel des territoires est aujourd’hui soumis à la souveraineté des
États. Il n’y a plus de territoire vacant qu’on a appelé res tulius. Ils ont fait l’appropriation par
l’accès colonial à l’indépendance. Le territoire de l’Etat est d’abord terrestre mais aussi maritime
et aérien.
Le territoire terrestre est délimité par les frontières. La frontière est définie en droit international
comme une ligne séparatrice des compétences étatiques. La délimitation des frontières est un
acte juridique. Elle s’opère de plusieurs façons :
- soit conventionnelle
- soit de façon unilatérale
- soit de façon arbitrale ou juridictionnelle.
Au delà de ces délimitations, le droit reconnaît également la délimitation des frontières multiple.
Il y a des éléments naturels (les rivières, les cours d’eau, les montagnes), il a les éléments
géographiques, etc.
Le principe Uti possidetis ou principe d’intengibilité des frontières ( né en Amérique latine) signé
par l’Espagne et le Portugal.

Le territoire maritime : les aux intérieures sont partie du territoire terrestre. Cependant, le droit
international règlemente une autre partie des compétences des États sur les territoires
maritimes. Cette réglementation est faite à travers des conventions. Dans ce cadre, plusieurs
conventions ont été signés, formant ce qu’on appelle le droit de la mer. La dernière convention
sur le droit de la mer est adopté sous les hospices de l’ONU le 10/12/1982 et est entrée en
vigueur le 7/11/1994. C’est la convention de Montego Bay ( Jamaïque).
Nb: Les règles applicables aux territoires maritimes relèvent du droit interne en ce qui concerne
les eaux internes et les autres relèvent du droit international en ce qui concerne les autres parties
:
- La mer territoriale : cet espace constitue le prolongement du territoire terrestre. L’art 3 de
de la convention de Montego fixe l’étendue de la mer territoriale et cette étendue, l’Etat exerce
sa souveraineté. L’Etat côtier exerce ses compétences souveraines tant du point de vue
économique que celui sécuritaire. Toutefois, il est tenu au respect du droit de passage inoffensif
des navires civils et commerciaux d’autres États.
- la zone contiguë : cet espace est prévu à l’art 33 de la convention de Montego. Elle se situe
au delà de la mer territoriale et a la même longueur que la mer territoriale qui est de 12 mille
marins ( soit 22 kilomètres).
Nb : l’état côtier ne dispose pas de la souveraineté mais dispose d’une compétence de contrôle
en vue de réprimer les attractions commises sur son territoire ou dans la mer territoriale.
- La zone économique exclusive ( ZEE) : elle s’étant jusqu’à 200 mille marins. L’État côtier y
exerce le droit de pêche exclusif. Il est tenu à respecter sur cet espace maritime, certaines libertés
d’autres États se survole, de poser des câbles ou de poser des sous marins, la liberté de
navigation.
Nb: l’Etat côtier exerce sur cet espace le droit souverain exclusif mais limité à certaines choses:
l’exploitation, l’exploration, la conservation des ressources naturelles, biologiques et non
biologiques.
- Le plateau continental : l’art 76 de la convention de Montego définit le plateau continental.
On l’entend comme étant le fond marin et le sous-sol au delà de la mer territoriale d’un État
côtier. Il constitue le prolongement de la masse terrestre de l’Etat côtier.
- La haute mer : le régime juridique de la haute mer se caractérise par l’absence de
souveraineté étatique. En d’autres termes , aucun État ne peut soumettre une haute mer, c’est à
dire souveraineté. L’article 87 de cette convention énumère les libertés reconnues à tous les États
de la communauté internationale sur la haute mer. On peut citer : la liberté de pêche, poser des
câbles five Line , sous marin, construire des villes artificielles, procéder des rachètes scientifiques
qui n’appartiennent à personne.

Tous les États exercent également sur la haute mer les compétences exclusives sur les navires
battant leur pavillon. Ces États peuvent aussi exercer mutuellement un droit de visite ou (de
contrôle) sur les navires ne battant pas leur pavillon, lorsqu’il y a présomption de piraterie, de
fraude de pavillon, d’émission des radios ou télévision non autorisée ou encore étranger en
temps moderne. De même les États possèdent des droits de poursuivre en haute mer quand une
infraction a été commise si un territoire ou une zone où les États exercent leur souveraineté.

La CIJ n’a pas la compétence de régler les différends sur les zones de haute mer mais
se règle sur l’arbitrage conventionnel.

Le territoire aérien : c’est l’espace qui supplante le territoire terrestre et le territoire


maritime. Il est soumis au régime juridique des États et il correspond où il coïncide
avec des frontières terrestres et maritimes. Les États qui exercent la souveraineté
complète et exclusive, le droit international qualifié ces territoires aériens d’espace
atmosphérique.

La convention de Chicago du 7/12/1944 entrée en vigueur le 4/04/1947,


territorialise l’espace aérien. Cette convention est relative à l’aviation civile et
internationale. Elle reconnaît aux États le droit réglementer et même d’interdire le
survole de cet espace aérien à tout aéronef étranger. Tout survole étranger va être
considéré comme une violation aérienne de l’Etat concerné sur son espace aérien.
Cette convention a créé une organisation internationale chargée de définir et de mettre
en œuvre une réglementation sur la navigation civile et internationale. Il s’agit de
l’organisation de l’aviation civile internationale (OACI) à Chicago.

A côté de l’espace atmosphérique, il y a l’espace extra - atmosphérique caractérisé par


le régime d’internationalisation, c’est à dire la non appropriation et la liberté
d’utilisation. Il y a une convention en la matière. C’est le traité sur les principes
régissant l’activité des États en matière d’exploitation, d’utilisation de l’espace
atmosphérique communément appelé traité sur l’espace conclu le 27 Juin 1967
entrées vigueur le 10/-0/1967.

CHAP II : LA POPULATION

L’Etat est aussi défini comme une communauté humaine. Cette communauté humaine
c’est la population. Cette collectivité ne se confond pas en droit international avec
l’ensemble des habitants sur le territoire de l’Etat. Elle ne comprend pas seulement les
personnes qui sont rattachées à l’Etat par un lien de nationalité. Sur le territoire,
plusieurs catégories d’habitants coexistent avec les nationaux comme les étrangers
(passagers ou temporaires), les apatrides et les réfugiés. Cette coexistence est
organisée par l’Etat.
Attention : il y a des éléments de droit interne qui sont sociologiques comme : la
nation et la nationalité.
Le droit international par rapport à la population règle des gestions relatives à la
nationalité pour les minorités, aux peuples autochtones, aux étrangers et aux apatrides.
Il en est de même aux déplacés internes et immigrés. Une autre question du droit
international par rapport à la population est celle de la démographie. Il est considéré
en droit international comme une question constitutive de la puissance de l’Etat. En
d’autres termes, la population peut être considérée comme un facteur de puissance en
droit international et dans les relations internationales, la question de la démographie
accorde un droit ou une considération aux États. C’est ainsi qu’on va parler des pays
émergents comme la chine, l’Inde, le Nigéria, etc

En droit international et dans les les relations internationales, une population jugée
peu nombreuse peut être considérée comme un facteur de faiblesse politique, facteur
de fragilité économique. En droit international, la question de la population est
également traitée au niveau des organisations internationales.
Ex : l’ONU avec la politique de la croissance avec l’éradication de la pauvreté et le
développement durable.

Question : Quelle est la question que le droit international n’a pas encore trouvé
solution ? la question de migration

III. L’organisation politique


C’est le troisième élément constitutif de l’Etat. En tant que personnalité morale
d’ordre public. L’Etat s’organise sur le plan politique et répartit le pouvoir ou les
fonctions sur le plan politique entre organes ou les institutions, organise légalement
son organisation politique. Dans cette organisation politique, c’est l’exercice du
pouvoir qui est l’élément essentiel.
Le droit international n’exige pas une forme donnée d’organisation ou d’exercice du
pouvoir. Ce qui importe en droit international c’est l’effectivité du pouvoir politique
et son exclusivité. Ce pouvoir doit être imputable aux représentants de l’Etat.

SECTION 2 : La souveraineté de l’Etat

La souveraineté de l’États est un attribut essentiel de l’Etat. Elle est un attribut


essentiel de l’Etat. Elle permet à l’Etat d’être acteur de la scène internationale,
d’entretenir des relations avec d’autres sujets de droit international de façon légale, de
conclure des traités et accords internationaux, de se constituer en entité politique
organisée établie sur un territoire donné, disposant d’une population et un
gouvernement.
Elle permet à l’Etat d’agir librement. Elle donne à l’Etat ce que l’on qualifie en droit
international : la compétence de la compétence, c’est à dire l’Etat déterminé et fixe
librement son pouvoir.
I. La souveraineté et ses conséquences
Les implications de la souveraineté peuvent être appréhendées de deux manières :
Dans un sens positif elle désigne la puissance la plus élevée dans les territoires où elle
s’exerce.
Dans un sens négatif, la souveraineté est une puissance qui n’est soumise à aucune
autorité extérieure ou internationale.

La souveraineté implique l’indépendance. L’Etat reste libre et n’est subordonné à


aucune autorité supérieure. C’est ainsi que l’art 2 § 1 de la charte de l’ONU énumère
l’égalité souveraine quelle que soit l’impuissance : le fait qu’un État soit souverain
ne le délie pas de ses engagements internationaux conclus librement. L’Etat doit s’y
conformer.
Qu’elle soit positive ou négative, elle a 3 implications :
-l’indépendance, la conséquence ou le corollaire.En 1928, dans l’affaire de l’île de
là Palmas lest EUA des pays bas, l’arbitre unique de la cour permanente d’arbitre a
exprimé ce qui suit dans la sentence arbitrale : « la souveraineté entre les États
signifie l’indépendance. L’indépendance est le droit d’exercer à l’exclusion de tout
autre État, les fonctions étatiques ». L’indépendance est donc une conséquence
directe de la souveraineté.
- La souveraineté implique l’égalité souveraine de l’Etat. La charte de l’ONU a
l’art 2 §4.
- La souveraineté est tempérée ou relative au droit international c’est à dire qu’il y
a certaines règles du droit international qui peuvent…

§ 2 : l’Etat comme sujet du droit international


En doit international, la souveraineté s’accompagne des droits et des obligations dans
l’exercice des compétences qui sont reconnues à l’Etat dans l’organisation juridique
internationale. Parmi les droits dont dispose l’Etat, il y a la possession de la
personnalité juridique internationale qui confère l’existence à ce dernier. Dans ses
compétences du droit international, l’Etat à la capacité d’établir les relations
diplomatiques, consulaires, commerciales, culturelles, … ce qu’on appelle le droit de
légation. C’est à dire, il crée des relations… Partant de ses compétences, l’État peut
produire des actes juridiques internationaux.

Quel type d’actes juridiques internationaux ?


Les traités, les accords, des actes unilatéraux

Question : Quels sont les actes produits par les OI ? Les actes unilatéraux, les actes
bilatéraux, prennent des propositions.

Dans l’exercice de ses compétences, l’Etat peut se voir imputé d’un fait
internationalement illicite. On peut en demander donc de réparer, de reconnaître sa
faute.

II. La limitation de la souveraineté

La souveraineté implique l’indépendance. Chaque État a le devoir de respecte


l’existence juridique d’autres États et leur souveraineté. L’Etat est tenu de respecter
l’ordre juridique international.
Nb: les limites à la souveraineté n’affectent pas celles-ci. Cependant, l’Etat est tenu de
respecter l’existence juridique d’autres États ou leur personnalité juridique
internationale. Ces limites sont de diverses natures :

§ 1 : les limites découlant du droit international


Le droit international apparaît comme le cadre juridique qui permet aux États de
coexister de manière pacifique. Les coexistences pacifiques apportent certaines
limites à la souveraineté du point de vu du droit international. Parmi ces limites nous
avons :

A. Le respect de l’organisation juridique internationale


Les États ont la capacité de conclure les traités et les accords internationaux.
Cependant, ils sont tenus de respecter l’organisation juridique internationale. Par
exemple la reconnaissance du fleuve Congo.

B. La réglementation du recours à la force et la notion de l’agression


Le droit international reconnaît à un État le droit légitime de se défendre lorsqu’il fait
l’objet d’une agression de la part d’un autre État, d’une organisation non étatique.
Nb: le droit international interdit le recours à la force pour régler les différends
internationaux. Dans les limites de la souveraineté, par le biais de la réglementation,
le droit international reconnaît également aux États, la possibilité de recourir à des
contres mesures : il s’agit ici des représailles. On répond à un acte illicite antérieur
par un autre acte illicite. L’objectif ici est de faire pression à respecter le droit
international.
Ex : Rupture des relations, le rappel de l’ambassadeur diplomatique, le non
renouvellement d’accord, la suspension de l’aide au développement humanitaire.

Tout en admettant les représailles, comme moyen de limitation de la souveraineté, le


droit international pose tout de même certaines conditions :
Les représailles doivent être proportionnées à l’acte illicite commis , doivent
représenter le seul moyen de satisfaction. On peut recourir aux représailles qu’après
une mise en demeure infructueuse.

Dans le cadre de limitation de la souveraineté en droit international, ce dernier a


l’obligation de régler les différends. Art 2 §4 de la charte de l’ONU. Il convent
également de noter que dans le même cadre l’imitation de la souveraineté, les États
sont soumis au principe de la non ingérences des affaires internes d’autres États.
Cependant, cette limitation est relative ou tempérée dans certaines circonstances.
C’est le cas d’une intervention sollicitée par l’Etat lui-même.

L’ingérence humanitaire constitue également une atténuation égale dans le principe de


non ingérence dans les affaires internes ou l’on appelle aussi le principe
d’intervention humanitaire.

La protection des populations civiles constitue également une atténuation du principe


de non ingérence dans les affaires internes.

§ 2 : limites découlant de l’appartenance à une organisation internationale


Un État qui adhère à une OI est tenu de respecter les objectifs de cette organisation,
les principes contenus dans l’acte constitutif y compris les obligations.
Ex : On peut pas émettre des réserves.

III. Les attributs de souveraineté en droit international


En doit international, la souveraineté confère à l’Etat les compétences sur son
territoire et par rapport à ses nationaux. On les nomme les compétences territoriales
ou personnelles de l’Etat.

§ 1 : Les compétences territoriales de l’État

L’Etat est souverain sur son territoire. Il exerce une autorité sur les biens et sur les
personnes et sur toutes les actions ou activités.

Sur son territoire, l’Etat exerce ses compétences de façon pleine. C’est à dire que ses
compétences interviennent dans tous les domaines. Elles sont potentiellement
illimitées. L’Etat a donc la plénitude des compétences. La compétence de l’Etat doit
être également exclusive. En dehors du territoire, l’Etat peut également exercer sa
souveraineté dans le cadre de régime de protectorat ou de mandat.
§ 2 : La compétence personnelle de l’Etat
C’est le pourquoi juridique qui est reconnu à l’Etat d’agir à l’égard de ses nationaux
se trouvant sur le territoire ou à l’étranger. Cette compétence concerne tant les
personnes physiques que morales y compris certains bien tels que : les navires,
aéronefs, les immeubles, les ambassades les engins spéciaux.
Il y a donc un lien juridique et entre les personnes et ces biens ou l’Etat : la nationalité
ou le lien juridique qui crée une extension de son territoire.

Sur les personnes physiques , la compétence de l’Etat se détermine par le fait que
c’est lui qui le protège sur territoire ou à l’étranger. A l’étranger il le protège au nom
de la protection diplomatique de ses nationaux. Principe du droit coutumier
international non conventionnel.
En cas de conflit de nationalité, la CIJ reconnaît à l’Etat avec lequel la personne
concernée a plus de rattachement d’exercer sa protection en cas de conflit de la
personnalité. L’Etat détermine les critères d’octroi de la nationalité ou de déchéance.

Les personnes morales sont également attachées à l’Etat par un lien juridique. Les
critères d’octroi sont fixés par le droit interne.

La compétence de l’Etat sur les biens


Les biens qui ont des liens avec les espaces internationaux où les territoires
internationaux.

SECTION 3 : Les modifications territoriales de l’Etat


Les États naissent ou apparaissent, il retient le mode ci-après :
 la décolonisation et le droit des peuples à disposer eux-mêmes.
 La sécession
 La dissolution pacifique

§ 1 : la décolonisation et le droit des peuples à disposer eux-mêmes ou le droit à l’auto


détermination

Un mouvement qui débute au lendemain… les puissances coloniales. Il est connu


dans le continent asiatique, d’Amérique du Sud et l’Afrique. Dans le système de
l’ONU, la décolonisation se fonde sur le droit droit des peuples à disposer eux-mêmes
mentionné à l’article 1 §2 et à l’art 55 de la charte de l’ONU. Consécutivement à
ces dispositions de la charte, plusieurs résiliant été adoptées dans le cadre de l’ONU
notamment :
Question : qu’est ce qu’une résolution ?
En droit international, une résolution fait référence à une décision ou déclaration
officielle prise par une organisation internationale, telle que l'ONU, pour traiter des
questions spécifiques, souvent liées à la paix, à la sécurité ou aux droits de l'homme.
Ces résolutions sont contraignantes pour les membres de l'organisation et visent à
orienter les actions des États membres.

La résolution du 14/12/1960 relative à la déclaration sur l’octroi de l’indépendance


aux pays et aux peuples coloniaux.

La résolution du 27/11/1961 qui crée le comité spécial de la décolonisation.

La résolution 21-29 qui déclare la persistance du régime colonial met en danger la


paix et la sécurité internationale.

La résolution 26-25 du 24/10/1960 pourtant déclaration relative aux principes du


droit international.

§ 2 : la sécession
La sécession porte atteinte à l’intégrité d’une région. Cependant, elle n’est admise que
lorsqu’elle est précédée d’un accord préexistant ou encore lorsqu’elle est prévue par le
droit interne. C’est le cas du Soudan du Sud en 2011.

§ 3 : la dissolution ou dissolution
Elle se définit comme l’éclatement d’un État ou plusieurs États nouveaux.
Ex: ex URSS amatir de 1991, 16 nouveaux Etats. La Tchécoslovaquie 1992 en deux
nouveaux États.

§ 4 : l’association ou unification pacifique


Deux (2) ou plusieurs États peuvent décider de manière pacifique, pour former un seul
État. Il peut être fédéral ou unitaire.

L’acquisition des territoires en droit international

Nous avons 2 types de territoires d’acquisition :


- l’acquisition des territoires étatiques
- l’acquisition des territoires non étatiques
§ 1 : l’acquisition des territoires non étatiques
Ce procédé coïncide avec la persuadé de grandes découvertes vers le XV eme S. On
découvre l’Amérique. C’est ainsi que le 07/06/1494, il est signé entre Tordesiltas,
l’Espagne et le Portugal sous les hospices du pape Alexandre VI sous le partage de
l’Amérique latine. Ce même mode d’acquisition de territoire est adopté à l’issue de la
conférence de Berlin où il est signé le partage de l’Afrique le 26/02/1885.

Exemple personnel sur le territoire non étatique : Un exemple de territoire non étatique est
la région du Cachemire, qui est l'objet d'un différend territorial entre l'Inde et le Pakistan. Les
deux pays revendiquent la souveraineté sur cette région, mais le contrôle effectif est divisé entre
eux, avec une partie sous administration indienne et une partie sous administration pakistanaise.
Cette situation crée une complexité juridique et politique, et le statut final du Cachemire
demeure une question litigieuse sur la scène internationale.

§ 2 : l’acquisition des territoires étatiques


Un traité peut prévoir une cession de territoire. Cette opération permet de céder à un
autre État des droits de son territoire. Ce traité peut prendre la forme d’une vente ou il
peut comporter une clause conventionnelle de restitution de territoire.
L’acquisition d’un territoire peut aussi résulter d’une conquête. Elle permet la
conquête à un État vainqueur d’étendre sa souveraineté sur la partie conquise du
territoire de l’Etat vaincu.
L’ONU n’admet pas l’acquisition d’un territoire par agression. Elle rejette en
particulier ce mode.

III. la reconnaissance en droit international


Si l’existence de l’Etat ou sa formation est réunie par 3 éléments à savoir :
- le territoire
- la population
-le gouvernement

Sa pérennité de l’ordre juridique international dépend en l’absence d’une autorité


supérieure de la volonté d’autres États. En d’autres termes, l’Etat doit être reconnu et
accepté par d’autres États.

§ 1 : la reconnaissance de l’Etat
En doit international, la reconnaissance est l’acte par lequel l’Etat admet qu’il lui soit
opposé une situation ou un fait juridique auquel il n’a pas participé mais dont il
accepte les conséquences. La reconnaissance de l’Etat est un acte discrétionnaire.
Un État peut aussi refuser de reconnaître un autre État, la reconnaissance d’un État
n’est pas soumise à des conditions particulières. Le droit international reconnaît 3
types de reconnaissance d’un État :

1. reconnaissance individuelle ou collective : très souvent, cela reconnaissance


individuelle qui est connue. Exceptionnellement, la reconnaissance collective est
souvent reconnue des OI.

2. La reconnaissance expresse ou tacite :


- Expresse : lorsqu’elle se manifeste par un acte solennel
- Tacite ou implicite : lorsqu’une instruction ou organisation étatique d’un État donné
agit vis à vis d’un autre État comme si cet État est déjà reconnu par lui.

3. Le droit international reconnaît enfin la reconnaissance des droits et la


reconnaissance des faits (facto). La reconnaissance du droit est définitive, pleine
et entière. Par contre la reconnaissance des faits est provisoire révocable.

§ 2 : La reconnaissance des gouvernements

La reconnaissance des gouvernements a de nombreuses ressemble et peut peut être


individuelle ou tacite, individuelle ou collective, de jure ou de facto.

La différence réside dans les faits, que la reconnaissance de l’Etat est définitive
lorsqu’elle est de droit. Tandis que la reconnaissance du gouvernement est provisoire
et peut être révoqué à tout moment.

La reconnaissance permet d’établir des relations entre les États à travers leurs
gouvernements mais sans reconnaître son gouvernement.

IV. La succession d’Etats


En droit international, la succession d’Etats réside d’une mutation territoriale. C’est à
dire du remplacement d’un État par un autre État. Chacun possédant d’une
personnalité juridique distincte. Ce changement a des conséquences sur des personnes
physiques et les personnes morales de droit privé, sur le domaine public de l’Etat et
des relations avec d’autres sujets de droit international.

Sur les personnes physiques, on aura le droit privé. La compétence personnelle


s’applique immédiatement sur des questions telles que la nationalité, les fonctions le
droit d’accès aux fonctions publiques ou le droit d’accès aux juridictions.
Dans le domaine public, le droit interne reconnaît l’ensemble des biens meubles et
immeubles des prédécesseurs passe énormément à… l’Etat.

Dans l’ordre juridique international, la succession d’Etats doit consentir des traités
signés par l’Etat au nom du principe de la relativité des traités. Si l’Etat n’exprime
pas son consentement, il procède par la dénonciation des traités.

§ 1 : les notions générales des OI


Les OI qui sont apparues cers la fin du 19e S sont multipliées au 20 e S.

 les premières OI furent les commissions fluviales internationales institués pour


régler le problème de navigation sur les fleuves internationaux à savoir l’Europe
et les Danube.
 La commission centrale de navigation sur le Rhin est créée en 1815 lors de la
conférence de Vienne.
 La commission centrale sur le Danube est quant à elle créée par le congrès de
Paris en 1856

 Ensuite vont apparaître des unions administratives internationales qui ont pour
tâche de canaliser, de façon permanente et institutionnalisée l’action concertée de
leurs États membres dans certains secteurs techniques et spécifiques de
communication. Il est créé en 1865

 l’union télégraphique internationale en 1874, il est institué l’union Postale


universelle.
 En 1883, il est créé l’union pour la protection internationale de la propriété
industrielle
 En 1890, il est créé le bureau central internationaux par chemin de fer
 En 1907 il est institué l’office international d’hygiène publique
 En 1913, il est créé le bureau de statistique international. Au niveau régional, la
conférence de washingtone de 1890 a institué un bureau commercial qui porta
le nom d’union panaméricaine.
Ces commissions fluviales et les unions internationales forment généralement des PI
se caractérisant par la coordination économique et technique introduisant un élément
d’institutionnalisation et de permanence par l’établissement d’un bureau ou d’un
secrétariat chargé de veiller au quotidien ces de première génération.

C’est à partir de 1919 qu’apparaît une deuxième génération des OI. Il s’agit des OI à
caractère universel ainsi que le traité de Versailles conclus en 1919 prévoit la
création des sociétés des nations (SDN) et l’organisation internationale du travail
(OTT).

La SDN jusqu’en 1938 comptais 54 États membres dont un État africain qui est
l’Ethiopie . Elle disposait des compétences générales. Parmi ses buts,il y avait : le
maintien de la paix universelle et le développement de la coopération entre les
nations.

La SDN va favoriser la création d’autres OI à caractère technique et économique


telles que : l’organisation économique et Gignac, le bureau de coopération
intellectuelle. Elle se dote d’organes permanents en l’occurrence : le conseil de
nations, un secrétariat, une assemblée et même un organe judiciaire (la cour
permanente de justice internationale).

A la fin de la deuxième guerre mondiale, on va enregistrer un accroissement


considérable des Oqi. L’ONU est créée en 1945, vont apparaître également des OI au
niveau régional. A côté de l’ONU, les États vont instituer également d’autres OI à
vocation universelle mais à compétence limitée sur des domaines précis.

On peut définir une OI en s’inspirant de Michel Virally. Il considère qu’une OI est


une association volontaire d’États constituée ou établie par un accord
international entre les membres et dotée d’organes permanents, propres et
indépendants chargés de gérer ses intérêts collectifs et ont la capacité d’exprimer
une volonté juridique distincte de celle des membres.

Il ressort de cette définition 4 éléments fondamentaux :


- Une composition essentielle inter étatique : les OI sont dans leur composition
essentiellement étatique c’est à dire constituée essentiellement des États souverains.
-Une base juridique conventionnelle : les OI sont des sujets dérivés ou secondaires
du droit internationale c’est à dire qu’elles doivent un acte juridique préalable et
extérieur à l’organisation. Cet acte juridique prend généralement la forme d’un traité
multilatéral négocié dans le cadre d’une conférence intergouvernementale.

L’accord portant création d’une OI prend généralement une forme solennelle et reçoit
une appellation selon son importance. On peut l’appeler : charte, pacte, constitution,
acte constitutif, convention, etc.

Cette base conventionnelle permet de distinguer des OI d’autre organisations telles


que les organisations gouvernementales qui sont créées sur base soumis aux règles de
droit privé sans traité, sans accord international, il n’y a pas des OI.
Attention ! : Une OU ne peut en aucun cas créer une autre OI. Les ONG, en dépit de
leur implantation ne font en aucun cas partie des OI car elles ne produisent pas des
effets régis par le droit international.

- Une structure organique permanente et indépendante : toutes les OI comportent


des organes permanents. Ce qui permet de les distinguer des conférences
internationales qui elles, sont non permanentes.
Ex: Cup 21.

La permanence est une activité quotidienne lorsqu’on prend en compte des fonctions
administratives. Ces organes permanents sont distincts et indépendants de ceux des
États membres et ils sont chargés de gérer les intérêts collectifs. Ils reçoivent à cet
effet, les compétences et les moyens nécessaires.

Nb: Il n’existe pas une structure organique uniforme dans les OI à cause de leur
diversité. De façon contraire, on retrouve une plénière à laquelle participent tous les
États membres des organes restreints et un secrétariat chargé de l’administration et la
gestion quotidienne. L’assemblée plénière et l’organe restreint sont généralement
composés des représentants d’Etats tandis que le secrétariat est composé des
fonctionnaires internationaux.

- la personnalité juridique : les OI se caractérisent par l’existence d’une personnalité


juridique distincte de celle des États et nécessaire point réaliser les objectifs pour
lesquels elles ont été créées. Cette personnalité juridique confère aux OI la capacité
d’être titulaire des droits et d’obligations non seulement avec les autres sujets du droit
international, mais aussi dans l’exercice ou l’accomplissement de leur mission.

Nb: Cette personnalité juridique existe de plein droit. Qu’elle soit ou non mentionnée
dans l’acte constitutif. Ces actes constitutifs sont nécessairement des multilatéraux.

CLASSIFICATION
Il convient à présent de classifier et la doctrine en la matière retient trois critères de
classification :
- selon le but
- selon la composition
- selon la compétence
a. Selon le but
Les OI à finalité générale et les OI à finalité spécifique.
Les OI à finalité générale : celles dont les activités ne sont pas limitées à un domaine
spécifique. C’est pourquoi elles exercent leurs activités qui sont limitées à la
coopération et qui peuvent juger toutes les matières jugées utiles soit sans aucune
limitation, c’est le cas de l’ONU, soit en excluant expressément certaines activités
comme les questions de défense, les questions économiques, les questions financières.
Cependant, la majorité des OI sont créées pour réaliser des objectifs spécifiques. Dans
ce cas, elles exercent des activités dans les domaines bien définis. On parle dans ce
cas, des OI à finalité spécifique.

Le domaine d’activité peut être militaire ou sécuritaire.


Ex : Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN). D’autres OI peuvent ouvrir
les activités financières. Le cas de la banque mondiale. Il y a également les OI qui
ouvrent des activités commerciales (organisation mondiale du commerce). Il y a aussi
des OI qui ouvrent des secteurs sociaux, culturels et humanitaires : organisation
internationale du travail, organisation des nations unies pour la science et la
culture (UNESCO), organisation mondiale de la santé (OMS).

Il y a des OU dont le secteur d’activité concernent les questions techniques et


scientifiques.
Ex : Union postale universelle, union internationale de télécommunication,
organisation maritime internationale, organisation de l’aviation civile internationale,
le bureau central des transports internationaux par chemin de fer, l’agence
internationale de l’énergie atomique (les activités scientifiques), l’agence spatiale
européenne, l’organisation mondiale de la météorologie.

b. Selon leur composition


Les OI universelles et les OI régionales. Les OI à vocation universelle relèvent de la
catégorie du système de l’ONU, elles sont ouvertes à tous les États du monde. Le
principe est la non exclusion et l’ouverture à tous. C’est le cas de l’ONU elle-
même, de l’OIT, l’OMC.
D’autres OI à vocation universelle existent en dehors de l’ONU.
Ex: Organisation maritime internationale, organisation de l’aviation civile
internationale.

Les OI à vocation régionale ne regroupe que les États parties qui sont
géographiquement ou localisés dans ces régions du monde.
Ex : - l’union Africaine, - l’organisation des États Américains , - l’Union européen, -
le conseil de l’Europe

c. Selon leur compétence


Les OI de coopération et les OI d’intégration.
Les OI de coopération constituent la minorité des OI dans le monde car dans le but
conserver sa souveraineté par rapport aux intérêts qu’expriment les États. Dans ces
OI, les États exercent la fonction de coopération des actions coordonnées et
concertées à leurs membres en vu de réaliser les objectifs ou les intérêts collectifs.

NB : la coopération est strictement inter étatique

La coopération s’exerce dans son schéma traditionnel ou classique. Les États


conservant leur souveraineté sont dans des cas exceptionnels.

Quant aux OI d’intégration ou d’unification, elles visent l’intégration ou


l’unification de leurs États membres. Elles sont d’apparition des OI après la 2eme
guerre mondiale. Des OI apparaissent en Europe. Elles supposent le transfert de
compétences des États aux organes communs des OI.

Par conséquent, ces organes vont agir de façon indépendante et leurs décisions
s’imposent aux États. Le droit véhiculé par ces OI d’intégration a le droit de primauté
sur les États membres.

SECTION 2 : Statuts juridique des OI et les principales manifestations de la


personnalité juridique des OI

§ 1 : Le statut juridique des OI


Les OI ne sont pas seulement un cadre de coopération ou d’intégration ou encore
d’unification ou de solidarité. Elles sont des sujets du droit international tout en étant
des sujets dérivés (créées par la volonté des États)

Les OI ont également une existence juridique distincte de celle des États qui les
composent. Ce qui leur permet d’avoir des relations avec des autres sujets et même
avec les autres acteurs de relation internationale. Les OI ont la capacité de réaliser des
objectifs que leur ont assignés par les autres États d’exprimer une volonté autonome
dont les conséquences éventuelles leur sont imputables.
Les OI possèdent une personnalité juridique. La capacité de posséder certains droits et
régime d’assumer certaines obligations au niveau régional et interne.
Nb: toutefois, contrairement aux États, sujets du droit international qui ont une
personnalité juridique pleine et entière, la personnalité juridique interne des OI est
affectée par … leur personnalité juridique est limitée aux fonctions et objectifs qui
leur ont été confiés, lesquels sont énoncés dans les actes constitutifs et développé dans
la pratique.

Les OI sont créées par un acte juridique multilatéral, un accord négocié. l’entrée de
cet accord dépend des conditions inscrites. Ces conditions diffèrent d’une
organisation en une autre.

En règle générale, l’entrée en vigueur est subordonnée à la ratification du traité par


un nombre déterminé d’Etats. Le nombre varie d’une OI à une autre. Une fois que le
traité entre en vigueur parce que l’OI n’a de territoire, il va signer les accords de siège
avec les États membres pour s’établir sur leurs territoires nationaux.
Ex : l’OUA

Les organes des OI sont caractérisés par la permanence et sont destinés à agir
durablement. Il peut arriver qu’en cours de son fonctionnement qu’une OI
nouvellement créée succède une OI préexistante. Dans ce cas, la nouvelle OI va
automatiquement exercer les fonctions et les compétences de l’OI préexistante. Elle
va également hériter de son patrimoine. En d’autres termes, au niveau des OI il y a la
succession comme la succession des États.
Ex: la création de l’OUA le 25/05/1963 à Adis Abeba. Contrairement aux États, les
OI peuvent connaître une fin. En d’autres termes, le OI peuvent aussi disparaître
et les raisons de dissolution sont diverses :

- Une peut disparaître à l’issue d’un conflit comme la société des nations.
- la dissolution peut aussi être envisagée par l’acte constitutif
- l’es difficultés financières peuvent également causer la dissolution d’une OI.
les modalités de dissolution d’une OI sont généralement prévues dans l’acte
constitutif.

§ 2 : Principales manifestations de la personnalité juridique

Les OI ont les compétences nécessaires pour exercer les fonctions ou réaliser les buts
fixés ou déterminés par leur fondateur tels qu’ils sont énoncés ou découlent
implicitement des règles propres à chaque OI.

Rappelons qu’à la différence des États qui ont des compétences pleines et limitées,
celles des OI sont délimitées. Cependant, les objectifs et les fonctions des OI ne sont
pas identiques. Il es est de même de l’étendue de leur personnalité juridique
international. La CIJ reconnaît dans son avis du 11/11 1949 que les les sujets de droit
dans un système juridique ne sont pas nécessairement identiques quant à leur nature
ou l’étendue de leurs droits.

En dépit de la diversité de leur fonction et de leur compétence, on retrouve tout de


même des éléments communs ou les principales manifestations de la personnalité
juridique des OI.

1. Le droit de conclure des traités et des accords (première manifestation)

Les OI peuvent conclure avec les États membres ou d’autres OI ces accords ou traités
portant sur divers domaines. Ils reflètent la participation actuelle des OI dans les
relations internationales ou dans la vie internationale. Ces accords et traités
internationaux dans lesquels les OU exercent les fonctions qui les amène mnt à agir et
à nouer des relations conventionnelles avec tiers généralement par voie de traités ou
accords bilatéraux. Ces accords peuvent être multilatéraux. La capacité d’une OI de
conclure des traités est régie par …

Il faut donc se référer aux actes constitutifs de ces OI. La capacité pour les États de
signer les traités : Treaty making power. Cette capacité peut être expressément
énoncée dans les traités où elle peut découler implicitement de l’exercice ou de
réalisation des objectifs, des buts, des missions ou des fonctions de l’OI.

Qu’elle soit implicite ou explicite, ce qui est nécessaire c’est la capacité dont jouissent
les OI de conclure des traités conformément aux traités fondateurs… Ces traités
conclus par les PI produisent des effets sur les organisations elles-mêmes et sur les
États membres. Il y a ici une sorte d’extension du principe de relativité des traités.

Question : pourquoi les traités signés par les OI produisent les effets sur des
États membres ? Les États ont donné une certaine compétence de conclure les
traités. C’est à dire qu’on accepte les conséquences qui découlent des accords signés
par les OI.

⚠ même si cela n’est pas dit dans la charte, une OI peut conclure les traités d’une
manière implicite.

2. Le droit d’établir les relations internationales


Les OI possèdent le droit de légation passive et active c’est à dire, la faculté de
recevoir et d’envoyer des représentants diplomatiques. Sur le plan de la manifestation
de ces droits, les OI établissent les représentations diplomatiques au sein des
organisations ou des États membres.

Nb : Dans le cas du droit d’établissement des relations du droit international, les OI ne


se limitent qu’à envoyer ou recevoir des diplomatiques. Ces diplomatiques
représentent soit les intérêts de leurs États ou des OI. En d’autres termes, dans les
relations internationales que les OI entretiennent avec les États ou entre elles, seul le
droit diplomatique est appliqué et non le droit conciliaire.

3. Le droit de participer aux procédures de règlement des différends


internationaux entre les États membres et les acteurs non étatiques

Il se peut qu’à l’exercice de ses fonctions, dans la sphère internationale qu’une


organisation internationale soit en désaccord avec un autre sujet de droit international
sur un point de droit de fait, soit en contradiction ou en opposition de points de vues
ou d’intérêt.

Pour être résolu, un tel différend doit être soumis aux procédures de règlement des
différends. Ces procédures sont :
- La négociation
- L’enquête
- La médiation
- La conciliation
- L’arbitrage ou le règlement judiciaire (art 33 de la charte de l’ONU

La faculté d’intervenir dans les procédures de règlement des différends internationaux


est aujourd’hui nettement reconnu aux OI. Voire les arts 65 et 66 de la CVDT entre
États et OI ou entre OI du 21/03/1986(pas encore en vigueur)

Les désaccords peuvent aussi survenir dans l’exercice des fonctions ou de


compétence des organes des OI. En pareil cas, il faut examiner les clauses
conventionnelles des traités constitutifs pour voir s’il est prévu le mode de
règlement de ces types de différends.

Les conflits peuvent aussi surgir entre une OI et les États tiers. Dans ce cas, on recourt
toujours aux mêmes procédures de règlement de différends. A l’exception des
règlements judiciaires.
4. Le droit de participer au contentieux de la responsabilité internationale

Les OI possèdent la capacité générale de participer activement… qui né d’une


violation, d’une obligation internationale d’origine coutumière, conventionnelle ou
autres. Lorsque le fait illicite qui est à l’origine du manquement est imputable aux
manquements de l’OI, le tiers peut invoquer la responsabilité de l’OI et vice-versa.

La doctrine en doit international est favorable à la capacité des PI d’être sujet actif ou
passif dans le contentieux de la responsabilité internationale. L’art 74 de la CVDT
admet également cette responsabilité.

5. Les privilèges et immunités


Les OI et leurs agent goûtent d’une série de privilèges et immunités visant à garantir
l’indépendance nécessaire à leur fonction. Ils sont par conséquent, limités par le le
principe de la spécialité. Ce qui signifie qu’ils couvrent les immunités pour réaliser
les objectifs explicitement énoncés ou imputés par les règles.

Pour l’ONU , ces privilèges et immunités sont énoncés à l’art 105 de la charte. Ils sont
aussi énoncés dans tous les actes constitutifs des OI.

Parmi les privilèges accordés aux OI, il y a l’inviolabilité de leurs locaux et de leurs
archives, d’autres privilèges sont naturellement financières et fiscales.
Ex : la possibilité d’avoir des fonds propres, de transférer des devises aux étrangers,
de bénéficier des fonctions fiscales et de la franchise douanière.

Les OI jouissent également de facilité en matière d’immigration de registre des


étrangers, traitement favorable en matière de communication. Elles jouissent aussi des
immunités de juridiction qui leur permettent de ne pas être attrait devant les
tribunaux nationaux. Les fonctionnaires internationaux jouissent égal de cette
immunité.

SECTION 3 : La participation dans les OI, la structure de et la formation de la


volonté dans les OI

§ 1 : Participation dans les OI

La participation à une OI est un acte volontaire et libre. Il n’existe aucune règle du


droit international qui contraigne un État d’adhérer à une OI déterminée. L’acte
d’adhésion dans une OI est un acte unilatéral des États relevant de leur pouvoir
discrétionnaire. Si la participation est un acte volontaire, les conditions de perte des
membres d’une OI peuvent relever de la volonté de l’Etat ou de la volonté de l’OI
elle-même.

C’est le cas d’un membre qui est exclu de la l’organisation. Il convient de noter
toutefois que la participation à une OI peut constituer selon une certaine modalité à
laquelle correspondent des régimes juridiques différents. L’ensemble des règles de
l’OI prévaut une participation plénière, celle de plein droit de tous les membres ou
une participation restreinte liée à certaines conditions.

Les États ont donc droit d’accéder aux OI à travers ces deux modes de participation. Il
en est de même des acteurs non étatiques.

1. La participation plénière
Celle des membres de plein droit d’une OI auxquels sont applicables des droits et des
devoirs qui découlent de l’acte constitutif. Le droit international prévoit dans ce cas,
les conditions d’acquisition de la qualité des membres d’une part et celle relative de
perte de la qualité de membre d’autre part.

a. L’acquisition de la qualité de membre d’une OI


Il y a deux situations pour acquérir la qualité de membre d’une OI :
- Les États fondateurs qui ont participé à la création de l’organisation en prenant une
part active dans la négociation en étant… et les États qui ont fini par les ratifier dans
les actes constitutifs des OI, on les appelle membres originaires. Art 3 de la charte
de l’ONU. Souvent ces membres originaires s’octroient des privilèges.

Ex : le droit de s’opposer à l’adhésion d’un nouveau membre comme l’OTAN, c’est


l’a cas de la Turquie contre la Suède.

- La deuxième situation est celle qui a lieu après création de l’organisation. Dans ce
cas, il faut remplir les conditions prévues dans l’acte constitutif.

A la différence de la première situation où les États ont manifesté la volonté


unilatéralement, dans cette deuxième, le processus d’administration requiert le
concours de deux volontés : celle de l’Etat qui présente sa candidature et celle de
l’OI qui doit l’accepter.

L’acte constitutif à cet effet fixe les conditions de fond et les procédures de contrôle;
les conditions de fond exigées des candidats dépendent de chaque OI et obéissent à
des facteurs divers.
Ex : la vocation universelle ou régionale de l’organisation, finalité générale ou
particulière, objectif de l’organisation… les conditions d’adhésion ou procédures sont
également prévues dans l’acte constitutif. Elles diffèrent des OI.

Ex : l’UE, pour y adhérer il faut une demande

Toutefois, on devient membre d’une OI qu’il s’agisse des membres originaires ou


ceux qui ont adhéré ont des droits et des obligations. Le principe qui les régit est celui
de l’égalité des droits et d’obligations. Ce principe peut être tempéré dans certaines
organisations en matière de vote, le cas des institutions financières où le vote est
pondéré selon la contribution ou la cotisation des États. C’est aussi le cas de l’UE où
le vote est pondéré selon la la démographie des États.

Parmi les droits des États, on peut citer :


- le droit de participer aux activités de l’organisation
- le droit de vote (principe) et la pondération de vote (comme exception)

Quant aux obligations, on peut citer :


- Les membres ont l’obligation de participer à la réalisation des objectifs de
l’organisation
- l’obligation de prendre des mesures pour assurer l’exécution de leur obligation
- l’obligation de s’abstenir de tout acte qui pourrait mettre en péril les buts de la
réalisation de l’organisation.
- l’obligation de participer au budget de l’organisation en payant les cotisations, ces
participations se font aux moyens dont dispose l’Etat.

b. Perte de la qualité de membre


Un État peut perdre la qualité de membre d’une OI volontairement en se retirant
. Il manifeste dans ce cas sa liberté en édictant un acte unilatéral qui est le retrait.
Cette possibilité peut être prévue dans la convention ou relever du doit coutumier
dans le cas où aucune mention ne … expressément concernant le retrait dans l’acte
constitutif.

A côté du retrait, il existe un autre procédé de perte de qualité de membre d’une OI.
C’est le cas de l’exclusion.
c’est un cas rare dans la pratique.

Cependant, ces procédés de perte de qualité de membre existe dans plusieurs actes
constitutifs des OI. Le plus souvent, ce procédé est ménagé. D’où la distinction entre
l’exclusion temporaire qui est la suspension (une mesure fréquente) et l’exclusion
définitive (mesure rare).

Nb: la suspension temporaire est souvent prise à tire de sanction pour non
conformité aux dispositions des traités de l’OI concernée.

2. La participation restreinte
Les actes constitutifs des OI prévoient plusieurs modes de participation restreinte ou
limitée. Ces modes ont aussi été développées par la pratique. Les situations de
participation restreinte varient d’une OI à une autre et sont désignées de différentes
manières.

On distingue à cet effet : les membres associés et les membres qui ont le statut
d’observateurs. Ils ne sont pas soumis à tous les droits et n’ont pas les mêmes
obligations que les membres effectifs qui sont les membres originaires ou adhérents.

Le statut de membre associé permet aux États qui n’ont qu’un intérêt limité aux
activités de l’organisation de collaborer avec celle-ci. Par conséquent, ils ne prendront
part aux activités de l’organisation que par rapport à leurs intérêts limités.

Quant au statut d’observateur, il est prévu dans plusieurs actes constitutifs des OI.
On peut le reconnaître aux États, à d’autres OI, aux entités non étatiques telles que les
territoires autonomes comme la Palestine, le Taïwan, le mouvement de libération et
qui lutte pour l’indépendance, les organisations non gouvernementales ayant des
activités dans plusieurs États.

Ce statut permet de de participer aux réunions et travaux des OI, aux institutions
spécialisées dès OU. La possibilité de reconnaître aux États ou entités non étatiques,
le statut d’observateur peut être prévu dans l’acte constitutif ou non.

§ 2 : Structure et formation de volonté dans les OI


Rappelons que les États dotent, les OI créent les ornâtes propres, permanents et
indépendants, chargés d’exercer leur fonction en vu de la réalisation d’objet et
d’intérêt commun. Ces organes incarnent par leu structure institutionnelle la … En
même temps, ils reflètent l’indépendance des OI à l’égard des États membres. Il
n’existe pas une structure institutionnelle commune à toutes les OI. Cependant, il y a
des organes que l’on retrouve au sein de toutes les OI.
1. Les organes des OI
a. Mode de création des organes
En règle générale, les organes sont créés par l’acte constitutif ou traité fondateur. Les
actes contiennent des dispositions attribuées, c’est le cas de l’art 7§1 de la charte de
l’ONU. La doctrine distingue plusieurs critères pris en compte pour la création des
organes.

La décision de créer les organes est prévue dans l’acte constitutif. Certaines traités
comme la charte de l’ONU permet de créer des organes subsidiaires. Par contre au
niveau de l’UA, il n’y a qu’un seul organe principal qui, seul peut créer des oranges
subsidiaires .

Il est également possible que les organes des OI sont créés par un accord additionnel
(protocole). La doctrine distingue également les catégories d’organes au sein des OI .
Pour ce faire, la doctrine a identifié une série de critères qui permet de catégoriser les
organes des OI, le 1 critère retenu est celui de la composition des organes composés
des représentants des États membres ou organes intergouvernementaux. Ils expriment
la volonté de leurs États respectifs :
Ex: conseil de sécurité de l’ONU, l’assemblée générale, etc.

D’autres organes sont composés d’experts indépendants. Ils agissent par le compte de
leurs organisations et sont donc des agents. On y a également des organes ne
contenant pas des gouvernementaux et n’anéantît pas d’experts et ont des agent
administratifs , des personnels politiques.
Ex : parlement Européen, le parlement de l’UA
Un autre critère établit par la doctrine est celui de représentativité où elle distingue
dans les OI, les organes où tous les membres sont représentés et les organes où il y a
une représentation restreinte. Ces organes où tous les membres sont représentés dans
les assemblées, les conférences, les congrès, etc. Et le dernier critère retenu se fonde
sur la fonction principale exercée par les organes. Il y a des organes chargés
d’exécution des décisions de gérer les OI au quotidien, pour trancher les différends
des Etats membres voir même entre organes. Les OI ont aussi des organes consultatifs
auprès de qui on sollicite les avis.
Schématiquement on peut catégoriser :
- L’es organes délibérants
- les organes de décision
- Les organes administratifs chargés de la gestion quotidienne.
- Les organes de contrôle
- Les organes consultatifs

2. La formation de la volonté dans les OI


Les OI ont une existence juridique distincte de celle des États. Ce qui leur confère
une personnalité leur permet d’exprimer leur volonté de façon indépendante des
volontés exprimées par les États. Cette volonté se concrétise par divers actes pris par
les OI. C’est l’exemple des résolutions, les règlements des directives, des avis et les
propositions, ce sont ces actes qui forment de droit des OI qui est le droit dérivé.
La formation de volonté s’exprime à travers plusieurs procédés. Elle se regroupe dans
ce qu’on appelle le mode d’expression de la formation de la volonté ou le mode de
vote.
On distingue 3 types de vote :
Le vote par unanimité
Le vote à la majorité
Le vote par consensus

a) vote par unanimité : l’unanimité veut que tout le monde soit d’accord. Si un seul état
n’est pas d’accord, la décision est directement caduc. L’unanimité confère à chaque état membre
le droit de blocage ou droit de veto.

b) Vote par majorité : Cette majorité peut être simple (la moitié des votes)+1, elle
peut être qualifiée le 2/3 de vote. C’est donc un vote démocratique.

c) Le vote par consensus : on l’appelle aussi en droit international, l’accord général


qui consiste dans l’adoption d’une décision au sein des organes des OI dans recourir
formellement à un vote. La décisions est adoptée par consensus quand il n’y a aucune
objection soulevée tout le monde finit par être d’accord.
Inconvénient : chacun vient avec ses divergences (sa position).

SECTION 4 : LE MOYEN MATÉRIEL D’ACTION DES OI (LES AGENTS


INTERNATIONAUX ET RESSOURCES FINANCIÈRES) ET LES MOYENS
JURIDIQUES D’ACTION DES OI (LE DEOIT DES OI).

§ 1 Le moyen matériel d’action des OI

Pour exercer leur fonction, les OI ont été dotées des moyens d’action de nature
juridique c’est à dire la capacité d’adopter et d’élaborer les actes juridiques, elles ont
aussi été dotées de moyen d’action de nature matérielle à l’occurrence les moyens
humains c’est à dire les agents et les personnes physiques par lesquelles ils agissent,
elles ont aussi été doté de moyens financiers pour faire les dépenses de
fonctionnement découlant des missions et les objectifs qui leur sont assignés. Il existe
au sein des OI, des administrations c’est à dire un corps d’agents au service
d’administration fonctionnant de façon continue ou temporaire, corps qui permet à
l’organisation d’exercer ses activités au quotidien.

1. LES AGENTS OU LES FONCTIONNAIRES INTERNATIONAUX

Les OI ont besoin en tant que sujet de droit international des personnes pouvant agir
et ces personnes physiques sont appelées agents ou fonctionnaires internationaux, ces
derniers peuvent travailler de façon continue au sein d’une organisation, ils peuvent
aussi travailler de façon temporelle.

Dans son avis consultatif du 11/01/1949 relatif à la réparation des dommages subis au
service des nations unies, la CIJ a défini un agent des OI comme quelconque
fonctionnaire rémunéré ou non employé à titre permanent ou non a été choqué par un
organe d’organisation à exercer l’une des fonctions de celles-ci, bref toute personne
par qui l’organisation agit.

On trouve cependant plusieurs catégories de ces agents internationaux. :

- les représentants élus par les organes politiques de l’inorganisation (secrétaire


général)
- Les représentants élus des organes judiciaires de l’organisation.
- les collaborateurs occasionnels, ces derniers sont placés sous régime contractuel.
- les fonctionnaires internationaux proprement dit, on les considère comme des agents
cupides au service d’une institution internationale ou OI chargée pour eux dans un
régime juridique particulier.

On en étend par statut particulier des fonctionnaires internationaux l’ensemble des


règles qui régissent leur droit et les obligations ainsi que les garanties qui leur sont
accordées et ces règles figurent dans l’acte constitutif de toutes les OI, elles figurent
également dans le statut du personnel qui précise de façon détaillée les droits et les
obligations des fonctionnaires. Elles peuvent aussi être mentionnées dans le contrat
d’employer.

Parmi les obligations imposées aux fonctionnaires internationaux, on peut citer :


remplir avec diligence les fonctions qui leur ont été assignées, respecter la hiérarchie,
le secret professionnel, œuvrer dans l’intérêt exclusif des OI et s’abstenir d’exercer
toute activité professionnelle lucrative qui n’a pas été expressément autorisée, ne pas
accepter de distinction honorifique ou de décoration proviennent des États sauf, si
cela est autorisé. Parmi les droits accordés aux fonctionnaires internationaux, on peut
citer :

- le droit de rémunération fixé selon les catégories ou grades, recevoir des


rémunérations spéciales telles que les allocations (indemnités de scolarité le droit de
prendre le congé annuel, le statut juridique de fonctionnaire international assorti des
garanties qu’on peut regrouper en 3 :
Le premier groupe est assorti de garantie administrative, elle s’articule dès les organes
de type administratif chargé de connaître et de régler des différends entre les
fonctionnaires et l’OI
La deuxième catégorie s’inspire sur les procédures de conciliation chaque fois qu’il y
a différé entre fonctionnaires internationaux et l’OI.
La troisième se fonde sur les recours que les fonctionnaires introduisent devant les
juridictions spécialisées, ces juridictions sont les tribunaux administratifs au niveau de
l’ONU, il y a le tribunal administratif et du contentieux.

2. LES RESSOURCES FINANCIÈRES

Le fonctionnement des OI engendre des dépenses qui doivent être financées, ces
dépenses proviennent du fonctionnement de l’appareil administratif administratif et de
l’activité fonctionnelle et réparationelle de l’organisation.
Ex : pour l’ONU, les dépenses découlant des opérations de maintien de paix coûte un
milliard de dollars ( qu’on donnait aux casques bleues).

Pour couvrir toutes ces dépenses, les OI sont financées et ces financements
proviennent des États au moyen de contributions obligatoires et volontaires.

A côté des contributions volontaires ou obligatoires, certaines OI disposent des


ressources propres. Il s’agit généralement des OI d’intégration et non de coopération,
c’est de l’UE, celle-ci relève les fonds sur le droit de douane à l’entrée et à la sortie au
sein de l’Union. Sur le tarif douanier que l’union applique aux États tiers, le produit
des amendes imposées européennes étrangères, aux violations des règles de la
concurrence.

Il convient de noter que les dépenses et recettes sont consignés dans un budget élaboré
et adopté selon le mécanisme propre à chaque OI.

§ 1 : Le moyen juridique d’action ou le droit des OI


Les OI possèdent la personnalité juridique internationale et la capacité juridique
internationale et la capacité d’agir au plan internationale. Leur action est régie par les
règles de droit international, cependant en tant que sujet de droit international, les OI
peuvent aussi créer leur droit, ce que l’on appelle de droit le droit des OI. Elles
expriment dans ce cas, leur volonté distincte et indépendante de celle des États et les
actes juridiques qu’elles vont élaborer leur sont directement imputables. Dans ce cas,
elles vont élaborer les actes juridiques se fondant sur le principe de spécialité, de
subsidiarité et d’attribut.

Le principe de spécialité signifie que les OI sont des sujets dérivés du droit
international créé pour atteindre les objectifs fixés par les États membres et c’est la
réalisation de ces objectifs qui déterminent leur compétence.

Le principe de subsidiarité signifie que les OI n’interviennent que lorsque les objectifs
de l’action envisagée ne peuvent pas être réalisés de manière suffisante par les États
membres et en raison de dimension où les effets des actions envisagées, elle peut être
bien envisagée qu’au niveau de l’action.

Le principe d’attribut signifie que les OI n’ont que les compétences d’attribution et
leurs actions ne se limitent que dans le cadre des compétences qui leur sont attribuées
implicitement et dans ce cas, elles édictent et élaborent plusieurs pactes juridiques à
l’occurrence :
- les traités
- les accords
- les recommandations
- les décisions
- les propositions
- les avis
- les résolutions

Les OI peuvent aussi participer à l’élaboration, à la préparation des traités. c’est le cas
de l’ONU en ce qui concerne la quasi totalité des traités internationaux des droits
humains. Elles peuvent aussi servir d’assise aux conférences internationales, c’est le
cas de la conférence internationale tenue en 1994 qui a conduit à l’adoption du statut
créant la cour pénale internationale (CPI).

5e Organe : La cour internationale de justice


C’est l’organe judiciaire de l’ONU. Ses membres sont tenus par un double vote de
l’assemblée générale et du conseil de sécurité par un mandat de 9 ans renouvelable. Les juges
sont choisis parmi les personnalités jouissant de la plus haute considération morale et possédant
une compétence notoire en matière de droit international. En plus, ils sont désignés en tenant
compte de la représentation des grandes formes de civilisation et des principaux systèmes
juridiques dans le monde. Les membres de la CIJ qui siègent à La Haye. Ils jouissent des principes
ci-après : l’ inamovibilité et l’indépendance. Ils possèdent également des privilèges et des
immunités. La cour est composée de 15 juges (5 membres proviennent automatiquement des
états sui sont membres permanents au conseil de sécurité, les 10 autres sont élus en tenant
compte également de la représentation géographique des différentes régions ou continent entre
les états non membres et les états membres).
La cour a deux types de compétences :
- Compétence contentieuse, lorsqu’elle tranche les différents entre états membres ;
- Compétence consultative, qu’elle exerce lorsqu’elle est sollicitée pour donner son avis sur une
question de droit international.
NB : Selon l’article 96 de la charte, l’assemblée générale ou le conseil de sécurité peut demander
à la cours de donner un avis sur toutes questions de droit international. Cette même disposition
indique également que tout autre organe de l'ONU ou une institution spécialisée peuvent se voir
autoriser par l’assemblée générale de solliciter un avis auprès de la CIJ sur des questions de droit
international qui se poserait dans le cas de leurs activités. Les arrêts de la
cour sont obligatoires pour les parties en vertu de l’article 94 de la charte. En cas de l’inexécution
de ces arrêts, le conseil de sécurité peut-être saisi pour faire exécuter les arrêts de la cour. Dans
ce cas il procédera par les moyens du juge approprié pour faire exécuter l’arrêt de la cour dans le
chef de l’état récalcitrant. Pendant la session annuel de l’assemblée générale, le président de la
CIJ présente un rapport annuel d’activité.

6. Le secrétariat général
Il est composé du secrétaire général et des fonctionnaires internationaux. D’après la charte, le
secrétaire générale est désigné par l’assemblée générale sur recommandation du conseil de
sécurité. Cependant, la pratique au niveau de l'ONU a fait que le secrétaire générale est
doublement élu par l’assemblée générale et le conseil de sécurité. Les candidats secrétaires
généraux sont présentés par les groupes régionaux. La charte prévoit son élection pour un
mandat de 5 ans renouvelable, cependant la pratique a limité le renouvellement une seule fois.
D’après la charte, le secrétaire générale est le plus haut fonctionnaire de l'ONU. Il dirige le
secrétariat qui est un organe de l’ONU, il n’est pas le secrétaire de toute l’organisation et il
nomme les fonctionnaires internationales. Il exécute les décisions des différents organes de
l’ONU. Il peut attirer l’attention du conseil de sécurité sur toutes questions qui a son avis pourrait
menacer ou mettre en danger la paix et l sécurité internationale. Chaque année il présente un
rapport annuel d’activité à l’assemblée générale. Il est assisté des secrétaires généraux adjoint et
des sous-secrétaire généraux qu'il nomme. Il nomme également les hauts
commissaires de l'ONU au droit de l’homme. La charte le considère comme le dépositaire de tous
les traités et accords internationaux. Il est chargé de les enregistrer et de les publier. A ce jour, les
nations unis ont connus 9 secrétaires généraux depuis 1946. Chacun d’eux a joué un rôle
déterminant dans la résolution des différents et a également largement contribué a la réalisation
de buts, des objectifs et des principes de L'ONU, chacun d’eux a également contribué à
l’évolution du droit international.
Les secrétaires généraux de l'ONU sont :
- Trygve Lie, Norvège (1946-1952)
- Dar Hammarskjöld, Suède (1953-1961)
- U Thant, Birmanie (1961-1971)
- Kurt Waldheim, Autriche (1972-1981)
- Javier Perez de Cuellar, Pérou (1982-1991)
- Boutros Boutros-Ghali, Egypte (1992-1996)
- Koffi A.Annan, Ghana (1997-2006)
- Ban Ki-moon, Corée (2007-2016)
- António Guterres (2017-Aujourd'hui)
SECTION 4 : LES ORGANES SUBSIDIAIRES
L’article 4 de la charte qui énumère les organes principaux dispose que : « les organes subsidiaires
qui se relèveraient nécessaire, pourraient être créer conformément à la présente charte, excepté
la cour internationale de justice et le secrétariat ». Dans la pratique tous les organes principaux
de l'ONU ont créé des organes subsidiaires. Ils sont créés pour accompagner les organes
principaux dans la réalisation de leurs compétences ou de leurs fonctions.
Parmi ces organes subsidiaires, on peut citer :
- Les tribunaux pénaux internationaux pour l'ex Yougoslavie et le Rwanda.
- Le tribunal administratif de l’ONU ;
- Le conseil de droit de l’homme créé par l’assemblée générale
- La commission de droit international crée par l’assemblée générale ;
- La conférence des nations unis sur le commerce et le développement (CNICET) créé
par L'ECOSOP ;
- Le programme de nations unis pour le développement (PNUD) créé par l'ECOSOP ;
- L’institut des nations unis pour la formation et la recherche (UNITAR) créé par l’assemblée
générale ;
- Le Haut Commissariat des Nations Unis pour les réfugiés crée par l’assemblée générale (HCN) ;
- Le Conseil Mondial de l’Alimentation crée par l'ECOSOP ;
- Le Fonds des Nations Unis pour l'Enfance (UNICEF) créé par l'ECOSOP
- Le Programme Alimentaire Mondiale de la FAO et de l'ONU créé par l’assemblée générale ;
- L'Office des secours et des travaux pour les réfugié des Palestine dans le proche Orient créé par
l’assemblée générale ;
- Le centre des nations unis pour les établissements humains créé par l’assemblée générale ;
- Le fond des nations unis pour la population ;
- Le programme des nations unis pour l’ environnement.

SECTION 5 : LES INSTITUTIONS SPÉCIALISÉES DES ORGANISATIONS


INTERNATIONALES

Elles constituent des organisations internationales autonomes par rapport à l'ONU. Elles ont
pour base juridique l’article 57 de la charte de l’ONU combiné avec l’article 63 de cette
même charte. Il s’agit ici des organisations internationales indépendantes créé par la volonté
des états mais qui ont un lien avec l’ONU dans la mesure où elle réalise certaines missions
particulières de l’ONU dans les domaines de ses compétences générales. Elles sont liées avec
l’ONU par un accord ou un traité passer entre ces institutions et le conseil économique et
social. En d’autres Termes, ces institutions spécialisées travaillent indirectement dans
l’accomplissement des missions de l'ONU. Elles sont également créées par les états membres
de l'ONU. On peut citer :
- Organisations Internationales du travail (OIT) ;
- La Banque Mondiale ;
- L’Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) ;
- L’organisation des nations unis pour l’alimentation et l’agriculteur (FAO) ;
- Le Fonds monétaire international (FMI) ;
- L’organisation mondiale de la santé (OMS) ;
- Union Postale Universelle UPU) ;
- L’union internationale
- L’organisation maritime international (OMI)
- Organisation météorologique mondiale (OMM)
- Organisations mondiales de la propriété intellectuelle (OMPI)
- Le fond international du développement agricole (FIDA)
- Organisations des nations unis pour le développement industriel (ONUDI)

SECTION 6 : LES ORGANISATIONS AUTONOMES


Sans avoir la qualité d’institutions spécialisées, 2 organisations sont reliées à l’ONU par le biais
d’accord particulier. Il s’agit de l’organisation mondiale du commerce (OMC) et de l’agence
internationale de l’énergie atomique. L'OMC a pour tâche de libéraliser le commerce
international et mettre fins aux obstacles qui entravant ce commerce et de faire accepter à tous
ses états membres la règle de base de l'OMC qui est la clause de la nation la plus favorisée.
L'OMC est la seule organisation internationale qui a pour vocation de s’occuper ses règles qui
régissent le commerce international c’est à dire le commerce entre états. Dans ce cas il admet
parfois ses membres même les territoires non autonomes. C’est-à-dire des entités non
étatiques qui prennent part au commerce international (TAIWAN et HONG-KONG).

Quant à l’agence international de l’énergie atomique qui a son siège à vienne, elle a pour objectif
l’utilisation Pacifique de l’énergie nucléaire et la protection contre la radioactivité. L’agence
enquête également sur la fabrication et la possession d’armes nucléaires et des destructions
massives. Et elle envisage la création d’un monde exempté d’armes nucléaires.

CHAPITRE 4 : LA PLACE DE L’INDIVIDU EN DROIT INTERNATIONAL

Pour mieux appréhender la place de l’individu en droit international, il faut se poser la question si
ce dernier peut-être considérer comme sujet de droit international. A cette question, la majorité
de la doctrine estime que l'individu n’est pas sujet de droit international. Les sujets originaires
sont les Etats et les organisations internationales sont des sujets dérivés
nés de la volonté des états. Les individus existent comme communauté établi sur le territoire
d’un état. La volonté des états n’intervient pas dans l’existence des individus, par conséquent, on
ne peut pas affirmer qu’ils sont sujets de droit international. Toutefois, cette partie majoritaire de
la doctrine admet que les individus peuvent, dans une certaine mesure, être considérée comme
des acteurs dans les relations qu’entretiennent les sujets de droit international. Et cette
admission est limité dans 2 domaines :
- Le domaine de la protection internationale des droits de l’homme ;
- Le domaine de la responsabilité pénale internationale des individus.
C’est dans ces deux domaines que la doctrine analyse la place de l’individu en droit international.
En dehors de ces domaines, les individus subissent ou bénéficient des règles de droit
international général par le biais de leurs états.

SECTION 1 : LA PROTECTION INTERNATIONALE DES INDIVIDUS

Les bases de cette protection internationale sont mise en place avec la société des nations qui
organisent un système de protection des minorités, dès lors que ces dernières se retrouvent dans
2 ou plusieurs états. Les états peuvent conclure des traités pour les protéger ou les minorités
pouvaient adresser des plaintes aux organes de la société des nations. A côté de la société des
nations, l’organisation internationale du travail a également mis en place un système de
protection des travailleurs. En effet ces derniers étaient habilités à saisir les organes de l’OIT si ils
avaient des prétentions
de méconnaissance ou de violation de leurs droits dans les états où ils sont nationaux. L’ONU
partira de ces 2 fondements pour élargir le champs de protection internationale des individus tel
que énuméré à l’article 1 paragraphe 3 de la charte. Celle-ci vise désormais tous les individus sans
discrimination. Pour réaliser cet objectifs, l'ONU va se doter d’instruments d’une part et d’autres
part elle mettra en place des mécanismes de protection de droit reconnus aux individus dans les
instruments. Les régions du monde vont également suivre le même cheminement en renforçant
le travail de l'ONU au regard de leurs spécificités.

Paragraphe 1 : L'ONU et la protection internationale de l’individu

Sous ses auspices, plusieurs traités et autres textes ont été adopté dans ce domaine. La quasi-
totalité de ces textes garantissent des droits et libertés et mettent en place les mécanismes de
protection pour veiller à ce que le droit et les libertés garanties soient respectées par les états qui
ratifient ces textes.
1. Les instruments de l'ONU en matière de protection de l’individu
On a d’une part les instruments généraux et d’autres part les instruments spécifiques.
A. Les instruments généraux
- La déclaration des droits de l’homme : C’est le premier instrument qui garantit aux individus des
droits et libertés sur le plan international, réalisant ainsi le but fixé à l’article 1er paragraphe 3 de
l'ONU. Ce texte s’inspire de plusieurs textes adoptés au niveau interne en Occident,
respectivement au royaume uni, aux états unis d’Amérique et en France. Il s’inspire également
des textes adoptés au niveau interne au Mexique et en ex URSS.
De l’Angleterre, elle s’inspire des textes ci-après : la grandes chartes de 1215, la pétition des
droits de 1628, la Habeas corpus de 1679 et le Bill of rights de 1689.
Des Etats-Unis, elle s’inspire des textes ci-après : la déclaration d’indépendance des 13 colonies
d’Amérique du 04 juillet , de la constitution de l’état de Virginie, de la constitution de Philadelphie
du 17 septembre 1787.
De la France, elle s’inspire de : L’édit de Nantes de 1598 et de la déclaration française des droit de
l’homme et des citoyens du 26 août 1789.
De l'URSS, elle s’inspire de : La constitution de 19218.
Du Mexique, elle s’inspire de la constitution de 1919.
La déclaration des droits de l’homme est adoptée du 10 décembre 1948, elle est proclamée
comme un idéal à atteindre en matière de droit de l’homme. Les droits
proclamés sont à la fois celle de la première et de la deuxième génération, c’est à dire d’un côté
les droits civils et politiques et de l’autre côté les droits économiques socio et culturels.
- Le pacte international relatif aux droits économiques, socio et culturels : Adopté par l’assemblée
générale le 16 décembre 1966, il est entré en vigueur le 3 janvier
1976, il ne garantit que le droit de la deuxième génération c’est-à-dire les droits économiques
socio et culturels. Il reconnaît également les droits des peuples à l’auto détermination
- Le pacte international relatif aux droits civils et politiques : Il est également adopté à
l’assemblée générale de l'ONU le 16 décembre 1966 et entre en vigueur le 23 février 1976. Il a la
particularité ne garantir que les droits civils et politiques. Il proclame également le droit des
peuples à l’auto-détermination.

B. Les textes d’ordres spécifiques


On les qualifie comme tel parce qu’il garantisse des droits dans des domaines spécifiques et ne
sont pas d’ordre général. Il y en a plusieurs mais nous ne citerons que les textes pertinents.
- La convention sur la répression du crime de génocide : Adopté le 9 décembre 1948, elle entre
en vigueur le 13 janvier 1951. Elle a le mérite d’ériger pour la 1ère fois des faits dont l’humanité
est victime en crimes internationaux. Ici il s’agit du génocide. Le génocide définit comme
l’intention de détruire en tout ou en partie un groupe racial, ethnique, national ou religieux. La
convention détermine également les
éléments matériels du génocide. Elle propose pour la 1ère fois la création d’une cour criminelle
internationale chargée de juger les génocidaires, principaux coupables, coauteurs ou complices.
La convention jette les bases de la compétence universelle en dotant les juridictions des états
partis de la compétence de juger les génocidaires dès lors qu’ils se trouvent sur leurs territoires.
- La convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale : Le
texte est adopté par l’assemblée générale de l'ONU, le 21
décembre 1965 et entre en vigueur en 1969. Il fait un lien entre le maintien de la paix et de la
sécurité internationale et l’interdiction du racisme, fléau pouvant constituer une menace contre
la paix et la sécurité. Le texte considère comme fausse, toute
doctrine qui fait l’exaltation du racisme. Le texte considère le racisme comme contraire aux
objectifs de l'ONU et comme un fait moralement condamnable. Il
impose aux états partis de prendre toutes les mesures nécessaires pour l’éradication du racisme
en droit et en fait (de jure et de facto).
- La convention internationale sur l’élimination de toutes formes de discrimination
à l’égard des femmes : elle impose aux États l’obligation de prendre toutes les mesures au niveau
interne en vue d’éliminer les discriminations dont souffrent les femmes sur le plan de droit et sur
le plan des faits.
La convention vise également à établir une parfaite égalité entre l’homme et la femme dans tous
les secteurs de la vie. La convention garantit des droits à la femme comme être vulnérable en vue
de son autonomie et de son épanouissement. La convention protège également l’intégrité
physique de la femme.

4. La convention internationale relative aux droits de l’enfant : le texte est adopté le 20/11/1989,
il est entré en vigueur le 2/11/1990. L’enfant y est défini comme tout être âgé de moins de 18
ans. Il est aussi considéré comme un être vulnérable qui an encore besoin de adultes pour
exercer certains de ses droits.
Aux termes de la convention, dans tout ce qui l’intéresse, son intérêt supérieur doit être pris en
compte. La convention reconnaît à l’enfant des civils, économiques, sociaux et culturels. Il exerce
ces droits comme un être humain apart entière. Pour certains de ses droits, il a besoin de
l’accompagnement des adultes. La convention insiste sur sa protection au regard des pratiques
qui portent atteinte à son intégrité physique. Le cas de la prostitution, le travail des enfants, la
vente d’enfants, l’enrôlement d’enfants dans les armées ou tous les groupes non étatiques
organisés aussi sous forme d’armée.
5. La convention internationale contre la torture et autres peines ou traitements cruels,
inhumains ou dégradants. Adopté le 10/12/1984 et entre en vigueur le 26/06/1987.
Cette convention définit la torture comme toute souffrance aiguë infligée à une personne
physiquement ou moralement ou à l’un de ses proches en vue d’obtenir des informations ou des
Av.

Souffrance infligée par les agents de l’Etat ou les acteurs non étatiques.

Cette convention a également le mérite de qualifier et de préciser l’exercice de la compétence


universelle en matière de poursuite et de répression, de la torture, de traitements cruels ou la
peine inhumaine et dégradants. Les États parties sont compétents pour juger les présumés
coupables y compris les complus et les coauteurs. Soit que ces derniers sont sur le même
territoire ou sur le territoire d’un État particulier. Certaines États comme la Belgique ont légiféré
au plan national sur la question de la compétence universelle en la matière.
6. La convention internationale sur le droit des travailleurs migrants et les membres de leur
famille.
Adoptée le 18/12/1990 et entrée en vigueur le 01/07/2003. Cette convention vise à protéger les
travailleurs migrants en se sondant sur plusieurs conventions de l’organisation internationale du
travail dans le même domaine. La convention garantit les mêmes droits aux travailleurs migrants
que les travailleurs nationaux. En d’autres termes, elle lutte contre la discrimination dont
souffrent les travailleurs migrants et les membres de leur famille et sur tout sur le plan social.
7. La convention internationale relative aux droits des personnes handicapées
Adopté le 13/12/2006, entrée en vigueur le 03/05/2008. Le but principal de cette convention et
que les personnes en situation d’handicap puissent exercer leur droit dans les mêmes conditions
que les personnes valides ou non handicapées. A ce titre, elle reconnaît aux personnes
handicapées à la fois les droits civils et politiques, les droit économiques et les droits sociaux
culturels.

B. LES MÉCANISMES DE PROTECTION


Au niveau de l’ONU, deux types de mécanisme de protection et de mise en liberté ont été mises
en œuvre. Il y a d’une part, les mécanismes conventionnels et de l’autre, les mécanismes non
conventionnels.

1. Mécanismes conventionnels : on les appelle comme tel parce qu’ils sont prévus dans la
matière. Il s’agit généralement des comités d’experts sur les thèmes précis des droits de
l’homme, qui sont chargés de veiller à l’application des ses conventions par les États parties. C’est
à dire ceux qui les ont Dans leur mission les comités plaident à la fois pour la promotion et la
protection des droits de l’homme.
À ce titre, ils reçoivent le rapport sur la façon dont les États parties appliquent ces conventions
d’après une certaine périodicité. Ils reçoivent également des plainte inter étatiques es provenant
des États parties à l’encontre des autres États partie pour non respect des clauses
conventionnelles. Ce comité reçoit également des plaintes individuelles, provenant des
personnes placées sous les juridictions des États parties, alléguant que ces derniers ont violé une
ou plusieurs dispositions d’une convention donnée. En d’autres termes, ces États mettent en
mouvement les actions entre parties auprès d’une instance internationale à condition de puiser
les voies de recours internes. C’est en rapport … cette mise en jeu des actions contre les États en
matière des droits de l’homme que certains auteurs ont considéré que l’individu pouvait être
compté ou faire partie parmi les sujets du droit international.
2. Les mécanismes non conventionnels : on les appelle comme tel parce qu’ils ne sont pas prévus
dans le mis conventions énumérés ci haut. Par contre, ces ils ont été mis en place par les organes
principaux dont deux interviennent en matière des droits de l’homme. Il s’agit de de l’assemblée
générale et de l’ECOSOC
Parmi ces mécanismes, il y a lieu de citer les conseils des droits de l’homme, organe subsidiaire
de l’assemblée générale, les hauts commissaires de l’ONU en droit de l’homme, fonctionnaires de
l’ONU dont les mandats ont été établis depuis 1993 pour s’occuper de toutes les questions des
droits de l’homme dans le système de l’ONU en partenariat ou en collaboration avec les États
membres de l’ONU. Le conseil économique et social à également créé les mécanismes non
conventionnels. Le premier organisme créé fut le droit de l’homme. Il a fonctionné de 1946 à
2006. Remplacé par le droit de l’homme, devenu assemblée générale en 2006. Au sein de ses
mécanismes dépendant de l’ECOSOC, il y a les rapporteurs spéciaux. Parmi eux on distingue les
rapporteurs spéciaux thématiques, on compte environ une trentaine des rapporteurs spéciaux
par thème.
Ex : le rapporteur spécial sur la protection des défenseurs des droits de l’homme, rapport spécial
sur l’intolérance religieuse, le rapporteur spécial sur l’indépendance des juges, le rapporteur
spécial sur les peuples autochtones.
On a également les rapporteurs spéciaux par État. On en compte aujourd’hui moins d’une
dizaine.
Section 2 : la protection régionale de la personne
Pour renforcer la protection internationale telle qu’organisée au sein du système de l’ONU, les
états se sont dotés au niveau de régions, leur propre système de protection compte tenu de
particularités ou spécificités régionales.
De 5 régions qui existent dans le monde et reconnues par l’ONU, 3 se sont dotées d’un d’un
système de protection de droits de l’homme. Il s’agit de l’Amérique, l’Europe et l’Afrique.

Paragraphe 1: l’Europe
L’organisation régionale regroupant tous les états européens et le conseil de l’Europe il est créé
par le traité de Londres le 1 mai 1949. Conseil devenu fonctionnel à partir du 3/08/1949. Au
niveau de cette organisation, le système de protection mis en place est établi par la convention
européenne de sauvegarde des droits et des libertés connus sur le nom de la convention
européenne des droits de l’homme. Elle est adoptée à Rome le 4 /11/1950 et entre en vigueur le
3/9/195. En ce jour, on dénombre 16 protocoles additionnels à cette convention. Cette
convention proclame essentiellement le droit de la première génération, à savoir les droits civils
et politiques d’inspiration occidentale. Comme mécanisme chargé de protéger le droit au niveau
européen, il est mis en place un organe judiciaire : la cour européenne des droits de l’homme.
Elle a une double compétence :
Contentieuse et consultative.

Sur le plan contentieux, la cour européenne des droits de l’homme reçoit deux types de
requêtes : d’une part les requêtes inter étatiques provenant des États parties à la convention ( il
est à noter que tous les États européens, membres du conseil de l’Europe sont partis à la
convention européenne du droit de l’homme).

En effet, un État partie peut alléguer des violations des droits et libertés garanties dans la
convention au détriment de ses nationaux à l’encontre d’un autre État partie.

Le deuxième type de requête introduit par la cour drop est formé des requêtes individuelles. Tout
individu placé sous la juridiction d’un état partie à la convention peut après avoir épuisé toutes
les voies de recours internes, il peut directement saisir la cour sur la prétention des violations
d’un droit prévu dans la convention ou le protocole. La cour se décide alors par voie d’arrêt
obligatoire.

Sur le plan consultatif, la cour peut être saisie par les états parties ou les organes du conseil de
l’Europe sur une question des droits de l’homme ou de liberté.

Paragraphe 2 : l’Amérique
L’organisation régionale créée en Amérique s’appelleOrganisation des États américains créé le
30/04/1948 par le traité de Bogota. Cette organisation regroupe tous les États de l’Amérique du
Nord, central et l’Amérique Latine. Le système de protection des droits de l’homme trouve au
départ son départ son fondement dans la déclaration américaine des droits de l’homme et des
devoirs du citoyen adopté le 2/05/1948.

La déclaration des droits de l’homme est différente des traités car elle n’est pas contraignante,
tout le monde y adhère. L’art 53 de la CVDT donne la réponse : la norme impérative.
L’autre texte adopté au niveau de ce continent est contraignant contrairement au premier. Il s’agit
de la convention Américaine relative aux droits de l’homme. Adopté à San Jose Costarica le
22/11/1969, entrée en vigueur le 18/07/1978. Cette convention établit d’une part : la
commission interne américaine des droits de l’homme et d’autre part, la cour inter Américaine
des droits de l’homme.

Paragraphe 3 : l’Afrique

L’organisation régionale créée en Afrique fut au départ l’unité africaine créée à Addis-Abeba le
25/07/1963. C’est cette organisation qui va élaborer le système de protection des droits de
l’homme à travers la charte africaine des droits de l’homme le 25/06/1981, entrée en vigueur le
21/10/1986. La charte a la particularité de proclamer à la fois les droits civils et politiques,
certains droits économiques, sociaux et culturels et les droits des peuples ( droit de solidarité ou
de la troisième génération). La charte fait également la promotion des valeurs positives
africaines. Elle impose aux individus, aux peuples et à l’Etat des devoirs. Pour promouvoir les
droits de l’homme et des peuples garantis, la charte a créé la commission africaine des droits de
l’homme et des peuples qui reçoit les rapports des États, la communications individuelles et les
communications inter étatiques. Tous les États Africains, membres de l’union africaine sont partis
à la charte. Par conséquent, les personnes placées sous leur juridiction peuvent saisir pr voie de
requête individuelle après avoir épuisé les voies de recours interne et conformément aux articles
dispositions de la charte. Par la suite, un protocole adopté le 10/06/1998, entré en vigueur le
25/01/2004 a créé la cour africaine des droits de l’homme et des peuples pour compléter le
travail de la commission en matière de protection des droits de l’homme et des peuples. A côté
de la charte africaine, deux autres instruments ont été adoptés en Afrique. Il s’agit de la charte
africaine que le droit et le bien être de l’enfant adoptée le 11/07/1990, entrée en vigueur le
29/11/1999. Il y a également le protocole à la charte africaine que le droit de femme en Afrique.
Adopté le 11/07/2003, entrée en vigueur le 25/11/2005.

Section 3 : La responsabilité pénale internationale de l’individu.

Dans l’ordre juridique international, l’individu n’a pas que des droits , il y a aussi des devoirs
parmi lesquels, il doit respecter les droits des autres. Ce non respect des droits des autres peut
aboutir à la mise en cause de la responsabilité pénale de l’individu dès lors que les derniers, dans
le non respect de ses droits commet des crimes internationaux. Cet individu peut-être dès lors
passible des juridictions internationales même si les tribunaux demeurent aussi compétents.
L’action engagée contre l’individu dans ce cas, met en moi mouvement le droit international.
Cette responsabilité pénale ne peut être établie qu’en rapport aux crimes internationaux

Paragraphe 1 : les crimes internationaux


Ils sont pour la première fois définies dans les statuts de deux tribunaux militaires à savoir :
Le statut du tribunal militaire de Nuremberg du 8 août 1945 et le statut du tribunal militaire de
Tokyo le 18/12 1946. Les deux tribunaux étaient chargés de des principaux auteurs de la
deuxième guerre mondiale, qualifiés de grands criminels. Ces statuts ont érigé les faits commis
pendant la 2eme guerre mondiale en 3 catégories de crimes internationaux :
- crime contre la paix, ayant comme élément constitutif, le déclenchement d’une guerre
d’agression ( l’Allemagne et le Japon)
- Les crimes de guerre : c’est la violation des lois et des coutumes de la guerre. (1945 et 46) Ceci
concerne les règles de la guerre proprement dite, la conduite des hostilités mais aussi la
protection des populations civiles, des blessés, des prisonniers, des malades, etc
- Les crimes contre l’humanité : il comprend ici l’assassinat, l’extermination, la réduction en état
d’esclave, le déportation de tout acte inhumain commis contre les populations civiles avant ou
pendant la guerre ou bien les persécutions pour des motifs politiques ou de religion à lui ou en
liaison avec les crimes rentrant dans la compétence de ses tribunaux.
À ces 3 crimes, il va être ajouté un 4 eme crime : le crime de génocide qui est défini à l’art 2 de la
convention du 19/12/1948 comme étant tout acte commis dans l’intention de détruire en tout ou
en partie un groupe national, ethnique, racial ou religieux en temps de paix ou en temps de
guerre.

À ces 4 crimes internationaux repris en détail et clarifiés au niveau des éléments constitutifs, le
statut de Rome va ajouter un 5 eme crime : crime d’agression ( voire statut modifié de 2010 entré
en vigueur en 2017, en son article 8bis).

Les crimes internationaux ainsi définis, sont réprimés au niveau international par les juridictions
mis en place soit dans le cadre de l’ONU, soit dans le cadre de la communauté internationale ou
encore en accord entre les États et l’ONU où d’autres États et organisations internationales.

Paragraphe 2 : les juridictions internationales chargées de réprimer les crimes internationaux

A. Les tribunaux pénaux internationaux créés par l’ONU. Ils sont tous créés par le conseil de
sécurité comme organe subsidiaire.

La résolution du conseil de sécurité 808 du 22/02/1993, en application du chapitre 7 de la charte,


crée le tribunal pénal international pour l’ex Yougoslavie.

La résolution 955 du conseil de sécurité, du 08/11/1994 crée le tribunal pénal international pour
le Rwanda en application du chapitre 7 de la charte.

Les deux tribunaux ont siégé à la Haye et l’arucha avaient pour rôle de juger les principaux
responsables des conflits dans le Balkan et dans la région des grands lacs. Pour la Yougoslavie de
1991 à 1993, pour le Rwanda de janvier 1994 à décembre 1994.

Outre les 4 crimes internationaux, ces deux tribunaux avaient aussi pour mission de juger les
principaux auteurs des crimes internationaux coupables de violations de règles du droit
international humanitaire d’origine conventionnelle ou coutumière. Depuis 2016, ces deux
juridictions ont cessé de fonctionner.

B. LES JURIDICTIONS PÉNALES MIXTES ( créées les États et l’ONU).

Ces juridictions ont un caractère hybride ou mixte faisant intervenir à la fois les éléments de droit
interne et les éléments de droit international. Elles ont en commun leur lien avec l’ONU. Elles ont
été créée soit par résolution de l’ONU soit par un accord entre l’état concerné et l’ONU. Ces
juridictions ont été créées pour juger les responsables des graves violations du droit international
humanitaire. Se fondant sur le droit conventionnel ou le droit coutumier.
Parmi elles, on peut citer :

a. Le tribunal spécial pour la Sierra Leon créé entre l’ONU et sierra léonais le 16/01/2002.

b. Le tribunal mixte du Cambodge : il est aussi créé par accord entre l’ONU et l’état du cabotage
daté du 6/06/2001. Ce tribunal est chargé de juger les coupables des crimes internationaux
commis entre 1975 et 1979. Ces crimes ayant occasionné la mort d’environ 2 millions des
personnes soit un tiers de la population. Il a rendu ses premiers arrêts en 2010 et en 2012, il a
cessé de fonctionner et les coupables sont décédés.

c. Les chambres spéciales pour les crimes graves du Timor oriental. Elles ont été mis en place par
l’administration transitoire des nations unies au Timor oriental et par résolution du conseil de
sécurité 1272 du 25/10/1999. Ces chambres avaient pour mission les violations graves des droits
de l’homme, commis pendant les conflits du Timor oriental.

d. Les chambres spéciales de Kosovo. Elles sont également créées par l’administration de l’ONU
au Kosovo et sont rattachées aux juridictions internes avec pour mission de juger les violations
graves des droits de l’homme pendant l’âme conflit opposant la Serbie et le Kosovo au sujet de
revendication de l’indépendance du Kosovo qui fut tout de même proclamée.

Différence entre une résolution du conseil de sécurité et celle de l’assemblée générale.


Celle du conseil de sécurité a une force obligatoire vis à vis de l’Etat. Et celle de l’assemblée
générale ne l’est pas du tout.
La différence entre un arrêt et une résolution du conseil
Les résolutions s’imposent à tous les États et …

e. La chambre spéciale de Bosnie Herzégovine créée au conseil d’Etat de ce pays, chargée de


juger les crimes commis en Bosnie pendant la guerre de sécession et suivie de la déclaration de
l’indépendance.

f. Le tribunal spécial pour le Liban. Le conseil de sécurité de l’ONU a adopté le 30/05/2007 dans le
cadre du chapitre 7, la résolution du 1757 qui impose la création d’un tribunal à caractère
international pour juger les principaux responsables de l’assassinat en Février 2005 de l’ancien
premier ministre Libanais Rafiq Hariri et la résolution étant la compétence de ce tribunal aux
attentats commis au Liban en 2004.

Paragraphe 3 : les juridictions pénales créées par les autres OI.

Le seul exemple de ce type de juridiction c’est la chambre spéciale créée par l’union africaine
pour juger l’ancien président tchadien Hissène Habré condamné à perpétuité pour torture,
élément constitutif des crimes contre l’humanité.

Paragraphe 4 : les juridictions autonomes


Cas de la CPI.
1. Composition
Elle est composée de 18 juges répartis en 3 sections.
La section d’appel, la section d’instance et la section préliminaire.
Les juges sont désignés selon une répartition géographique.
2. La compétence de la cour
La cour a une compétence complémentaire ou subsidiaire à celle des États. En principe, ce sont
les États qui sont habilités à juger.
- La compétence ratione temporis est définie à l’art 11 du statut
- La compétence territoriale est définie à l’art 12
- Les Art 5 à 8 définissent la compétence matérielle.
3. La saisine de la cour
La cour peut être saisie par un État partie, le conseil de sécurité ou d’office par le procureur près
la cour si les plaintes lui ont été transmises en accord avec la chambre préliminaire.

III eme PARTIE : MODE DE RÈGLEMENT DES DIFFÉRENDS ET L’OBLIGATION DE RÉGLER


PACIFIQUEMENT LES DIFFÉRENDS

CHAP 1:mode de règlement des différends internationaux

L’idée de faire triompher la paix dans le monde apparaît vers la fin du 19eme S. C’est ainsi que se
tient la première concerne internationale sur la paix à la Haye en 1899.
La deuxième conférence internationale sur la paix se tient également à la Haye au début du 20e S
en 1907.
La troisième conférence internationale sur la paix se tient à Paris en 1919. C’est la plus
importante de ces conférences internationales dans la mesure où faisant suite à l’armistice
mettant fin à la guerre signé le 11/11/ pour mettre fin à la première guerre mondiale, l’a
conférence de paix à Paris aboutit à la signature du traité du traité de Versailles qui prévoit la
création de la société des nations et de l’OIT. La première chargée de maintenir la paix universelle
dans le monde. Dans l’entre temps, d’autres nations occidentales vont conclure un traité bilatéral
pour maintenir la paix. C’est le cas du traité Pacte Aristide Briand et Franck KELLOGG, tous des
ministres des affaires étrangères de la France et de Les États Unies d’Amérique. Ce pacte est signé
le 27/03/1928. C’est la carte de l’ONU qui va progressivement affirmer le principe de maintient
de la paix et de la sécurité internationale interdisant au même moment le recours à la force sauf
en cas de légitime défense obligeant également les États membres de l’ONU de régler
pacifiquement leur différends internationaux.

S1 : notions des différentes internationaux et l’obligation de régler pacifiquement les différends

Paragraphe 1: notions des différends internationaux

Dans son arrêt du 30/08/1924, la cour permanente de justice internationale mentionne qu’un
différend international est un désaccord sur un point de droit ou de fait, une contradiction, une
opposition de thèse juridique ou d’intérêt entre deux sujets de droit international. En droit
international, la doctrine considère que le différend né d’une réclamation d’un sujet de droit
international à l’encontre d’un autre sujet de droit international qui refuse d’y faire droit. Et le
droit international considère que les différends internationaux sont très variés. On distingue des
différends politiques des différends juridiques.

C’est ce différend international qui doit être réglé pacifiquement. Les parties peuvent se convenir
de régler ces différends elles ou recourir à un arbitre ou à un juge.

Paragraphe 2 : l’obligation de régler pacifiquement les différends.

Cette obligation trouve son origine dans les principes de l’interdiction du recours à la force prévu
à l’art 2 $ de la charte de l’ONU. Dès lors, les États règlent leur différends internationaux par les
moyens pacifiques afin de préserver la paix et la sécurité internationale. Si la prolongation de leur
différends menace la paix et la sécurité internationale, les États concernés doivent chercher la
solution par des moyens pacifiques dont certain sont énumérés à l’art 33 §1 de la charte.
L’obligation de régler pacifiquement les différends dih que les États ne peuvent pas recourir à la
force pour régler les différends.
Les États ont une obligation de négocier, il doivent agir et se comporter de bonne foi. C’est à dire
avec l’intention d’aboutir à un règlement. S’il sont tenus de négocier pour aboutir à un accord. Ils
n’ont pas l’obligation d’accepter un règlement dont le contenu leur paraissait inacceptable

Nb: En cas d’échec de négociation, si la prolongation du différend menace la paix et la sécurité


internationale, l’intervention du conseil de sécurité de l’ONU pourrait être justifiée. Il convient de
noter que les parties aux différends internationaux ont le choix de moyens de les régler
pacifiquement . Art 33 de la charte de l’ONU.
En droit international, le mode de règlement de différends devrait être classé en deux catégories,
selon qu’ils aboutissent ou non aux conditions obligatoires des parties.
On distingue :
Par le mode diplomatique
Par le mode juridictionnel
Le point commun entre ces modes de règlement des différends est qu’ils s’inscrivent dans les
relations internationales qu’entretiennent les États et dans certains cas, ces modes sont prévus
dans les traités qui fondent les organisations internationales.

Paragraphe 3: le mode diplomatique des règlements des différends internationaux

Ces modes ont des caractères généraux, ils ont aussi des particularités. Parmi ces modes, il y’a la
négociation, les bons offices, la médiation, l’enquête et la conciliation.

A. Les caractères généraux des modes diplomatiques

* Ces modes n’aboutissent jamais à une solution obligatoire pour les États parties aux différends.
Ce qui les distingue des juridictions de modes juridictionnels
* Ces modes visent à rapprocher les parties aux différends internationaux pour les conduire à une
solution acceptable pour elles.
* Ils sont utilisés pour régler les différends juridiques ou les différends politiques. Ils font appel au
droit mais aussi à l’équité. Ils peuvent aboutir à une transaction sans considération d’une règle de
droit déterminée.
* Les parties détiennent l’entière maîtrise du processus. Elles sont libres du choix du mon retenu.
Ex: sans intervention d’un tiers, la négociation directe, avec l’intervention d’un tiers dont les
parties elles-mêmes déterminent elles les conditions et les mandats y compris d’autres modes
diplomatiques.
* les parties sont également libres d’accepter la solution retenue. Elles n’ont que l’obligation
d’examiner de bonne foi, dans un délai raisonnable la proposition retenue ou la transaction.
Celle-ci ne deviendra obligatoire que si les parties aux différends l’acceptent. Soit chacune
unilatéralement, soit par la conclusion d’un accord d’un accord d’un traité l’entérinant. Dans ce
cas, l’obligation née par l’acceptation des États, du contenu de l’accord, objet du règlement
diplomatique.
* Ces modes peut suffire à résoudre les différends internationaux. Toutefois, ils peuvent aussi
être suivis d’une procédure juridictionnelle.
* Ces modes sont appréciés par les États en raison de leur souplesse et de la liberté qui leur
laisse. Ils sont utilisés pour régler les différends mineurs mais aussi des différends politiquement
importants pour la solution de quelle les parties souhaitent y acter une forte emprise ou
mainmise

B. LES DIFFÉRENTS MODES DE RÈGLEMENTS DIPLOMATIQUES

a. La négociation : la négociation est considérée comme un préalable aux autres modes de


règlement des différends internationaux auxquels les États pourront avoir recours si elle a
échoué. Au sein de l’ONU , il existe une obligation de négocier et cette obligation est d’origine
conventionnelle, voire art 2 de la charte.
Nb: on considère en droit international que la négociation est obligatoire même sans texte ( ça
devient une coutume internationale). C’est une obligation de comportement et non une
obligation de résultats.
Les États doivent mener leur négociation de bonne foi et la poursuivre en vue d’aboutir. Mais ils
ne sont pas tenus de conclure un accord. Dans son arrêt du 20/02/1967, affaire de plateau
continental de la mer du nord. La cour de la CIJ note que les parties ont l’obligation de se
comporter de telle manière que la négociation ait un sens. Ce qui n’est pas le cas lorsque l’une
d’entre elles insiste sur sa propre position sans envisager aucune modification. Il a noter que la
négociation est un préalable aux autres modes de règlement de différends internationaux. Elle
permet de définir l’objet du différend, pourquoi on négocie. Le mode de règlement que les
parties décident de mettre en œuvre et les modalités pratiques de ces règlements. En pratique,
les négociations se présentent comme une répression directe entre les parties ou les États qui
acceptent de se mettre autour d’une table pour régler les différends. Cela suppose que les États
qui acceptent de se rencontrer entretiennent encore des relations diplomatiques. Si ces États
n’ont plus de relation, la négociation devient impossible. Les négociations peuvent être
bilatérales ou multilatérales. Elles sont généralement menées par les représentants d’Etats. Si les
négationnistes aboutissent, les États ont la faculté de finaliser les résultats de leur négociation
dans un texte écrit sous formes de déclaration commune ou d’accord.

b. Les bons offices : les bons offices sont d’origine coutumière. Ils ont été codifiés par la
convention de la Haye pour le règlement pacifique des différends internationaux du 29/07/1899.
Dans les bons offices, on désigne l’action amicale d’une tierce personne physique ou morale qui,
spontanément à la demande des États aux différends cherche à les rapprocher et à les amener à
entreprendre des négociations ou à recourir à tout autre méthode de règlement pacifique pour
mettre fin aux différends internationaux qui les oppose. La différence majeure par rapport à la
négociation, réside dans l’apparition d’une tierce personne dans le processus des règlements du
différend.
Nb: la tierce personne ne propose pas de solution, son intervention ou son implication s’achèvent
dès lors que les parties acceptent de se rencontrer pour négocier.
Les OI peuvent aussi faire œuvre des bons offices. Il en est de même des représentants d’Etat.

c. La médiation : par médiation, on désigne l’action d’un État ou de plusieurs États, d’une OI ou
exceptionnellement d’une personne privée qui, à la demande ou au consentement des États aux
différends internationaux, cette tierce cherche parfois des dissuasions à les rapprocher et à
préparer à lui-même un arrangement amiable. Le médiateur intervient en proposant une solution
de fond.

d. L’enquête : l’art 9de la convention de la Kate du 18/10/1907 sur le règlement des différends
internationaux dispose : dans les litiges d’ordre international n’engageant ni l’honneur ni des
intérêts essentiels et provenant d’une divergence d’appréciations sur des points des faits, les
puissances contrantes jugent utile et désirable que les parties qui n’auraient pas pu se mettre
d’accord par les voies diplomatiques instituent tant que les circonstances le permettront une
commission d’enquête internationale chargée de faciliter la solution à ses litiges en éclaircissant
par un examen impartial et consciencieux des faits. Le but de l’enquête est de rétablir les faits à
l’origine des différends.
Parfois, cela peut permettre à résoudre rapidement les différends et éviter à ce qu’ils prennent
une ampleur disproportionnée. Dans certains cas, l’établissement des faits permet ensuite
d’adopter une solution convenable pour les parties. L’enquête apparaît également comme un
moyen complémentaire à un règlement diplomatique ou juridictionnel. L’enquête peut être
pratiquée par commission indépendante constituée pour l’occasion. La composition de la
commission d’enquête dépend des parties aux différends. Elle peut être opposée de nationaux
des États parties des différends ou des tiers choisis en raison de leur compétence. Il est possible
que ces modes de règlement des différends soient prévus par les traités. C’est le cas de la
convention européenne de la prévention de la torture qui crée un comité composé d’experts
indépendants chargés de mener des enquêtes périodiques et publier des rapports sur la situation
dans les lieux publics de détention des États membres.
Au niveau de l’ONU, les orages principaux peuvent mettre en place des commissions d’enquête
sur des situations de violation de droit de l’homme. Le CS peut demander au SG de créer une
commission d’enquête pour enquêter sur les violations graves du droit international humanitaire
ou encore sur les violations de droit de l’homme.
e. La conciliation : ces modes de règlement des différends internationaux, consiste à le faire
examiner par un organe constitué à cet effet ou accepté par les parties est chargée de faire à
celle-ci des proposions d’un arrangement ou d’une solution. Dans ce cas, on parle de la
procédure de conciliation, d’organisation de conciliation ou de commission de conciliation.
La différence avec le médiation réside dans le fait que ce mode est prévu dans un traité, où il
peut faire l’objet d’un accord entre les parties. Dans ce cas, chaque fois qu’il y a litige, les parties
doivent recourir à ce procédé.

Section 2 : mode juridictionnel des règlements des différends internationaux


On distingue à ce sujet, deux modes de règlement des différends internationaux. D’une part
l’arbitrage et d’autre part, le règlement judiciaire.

Paragraphe 1 : l’arbitrage
L’arbitrage est un mode de règlement des différends juridictionnels. Les parties y dont recours
après une négociation soit directement, soit après que les modes diplomatiques aient échoué. Il
permet à un individu ou un organe de prendre une décision obligatoire. Il est différent des modes
diplomatiques. L’arbitre tranche des différends internationaux en appliquant le droit. Pour
recourir à l’arbitrage, il faut le consentement ou la volonté des parties. L’arbitrage est une
institution ancienne des règlements de différends d’origine coutumière, il va être codifié par la
convention de la Haye pour le règlement pacifique des conflits de 1889. La convention de la Haye
sur la même question de 1907 crée la cour permanente d’arbitrage, possède une liste d’arbitres
auquel les parties à un litige peuvent faire appel. L’arbitrage est utilisé par les États pour régler les
différends internationaux qui naissent entre eux. L’arbitre peut aussi être utilisé pour régler les
différends qui opposent les États aux entités non étatiques. L’arbitrage est aussi utilisé pour régler
les différends relatifs aux activités économiques exercées par les États et les autres acteurs non
étatiques ( les firmes multinationales, les grandes sociétés, etc.)

A. FONDEMENT DE L’arbitrage
L’arbitrage a pour fondement la volonté ou le consentement des parties aux différends. Ce
consentement peut être donné ou cette volonté peut être manifestée avant la naissance du
différent ou après l’existence du différent. Après la baisse du différend, les parties peuvent
décider ensemble de recourir à l’arbitrage pour régler les différends. Dans ces cas, les parties
vont conclure ce que l’on appelle en DI un compromis d’arbitrage. Il s’agit d’un traité, une
convention ou un accord qui précise l’objet du différend soumis à l’arbitre ou encore aux arbitres
ou à l’organe arbitral. Ce traité précise également l’organisation que l’organe arbitral créait, il
désigne les arbitres, mentionne les règles de procédure et de fond que devront suivre arbitres.
C’est à travers ces compromis arbitral que les parties saisissent l’arbitre, les arbitres ou l’organe
arbitral. Ce qui fait qu’il n’y a pas une procédure arbitrale unique. Cependant, les États peuvent
aussi prévoir le recours à l’arbitrage pour les différends internationaux éventuels à naître ( avant
la naissance des différentes) dans ce cas, ils vont manifester leur consentement dans ce qui est
appelé en droit international « une clause compromissoire » c’est une clause d’un accord qui
prévoit qu’en cas de différends relatifs au traité répartis auront recours à l’arbitrage. Les parties
peuvent également manifester leur consentement dans un traité d’arbitrage dont l’objet est
exclusivement le recours à l’arbitrage en cas de différends. Lorsque les États donnent leur
consentement avec la naissance des différends, ils sont dans l’obligation de recourir à l’arbitrage
une fois le différend né. i le traité n’a pas prévu les modalités d’arbitrage, les États devront
conclure un autre traité sur ces questions, traités que l’on appelle en droit international
« compromis d’arbitrage ». Il permet de rendre effectif l’arbitrage dont le principe a été dans une
clause compromissoire ou le traité d’arbitrage.

B. L’ORGANE ARBITRAL
L’arbitrage peut être rendu par un arbitrage unique. Jadis c’était les chefs d’Etats et des
gouvernements. Aujourd’hui ce sont des experts auxquels les parties appellent en raison leur
compétence et de leur impartialité. L’arbitre peut être aussi généralement un organe collégial,
départagé en nombre impair. L’organe arbitral peut aussi faire l’objet d’institutionnalisation. C’est
le cas de Cour permanente d’arbitrage. Une fois désigné, l’arbitre ou l’organe arbitral va tracer les
différends conformément aux règles établies dans le compromis d’arbitrage. On ne peut aller au
delà de ce qui lui a été demandé.

C. LA SENTENCE ARBITRALE
Elle est rendue par l’arbitre unique ou élue à la majorité de l’organe arbitral. Cette sentence
présentes certaines caractéristiques :
- elle est obligatoire : elle est revêtue de l’autorité de la chose jugée. Elle s’impose aux parties
sans besoin d’un acte supplémentaire parce que les parties l’ont accepté dans le compromis
d’arbitrage. Elles doivent donc exécuter la sentence
Nb: cette sentence n’est obligatoire que vis-à-vis des parties aux différends et aussi pour le seul
différend en cause
- le sentence arbitrale est définitive. Elle n’est pas susceptible d’appel. Toutefois, il existe des
voies de recours extraordinaires. C’est le cas où lorsqu’il y a des accords entre parties dans le sens
ou la signification de la sentence. Dans ce cas, un recours en interprétation est possible devant
l’arbitre, les arbitres ou l’organe arbitral. Il sera rendu dans ce cas, une sentence interprétative. La
sentence arbitrale peut aussi l’objet de recours pour réformation. En cas d’erreur de fait ou de
droit commise par l’arbitre, les arbitres ou l’organe arbitral. La sentence arbitrale peut aussi
l’objet de recours en révision lorsqu’il y a découverte d’un fait des faits nouveaux qui ont une
incidence sur la décision s’ils étaient portés à la connaissance de l’arbitre, des arbitres ou de
l’organe arbitral.
- La sentence arbitrale n’est pas exécutoire. C’est à dire, il n’est pas possible de recourir à la force
pour obliger son exécution. Les parties doivent l’exécuter volontairement en application du
compromis d’arbitrage et en se fondant sur un autre principe général du droit des traités, celui de
la bonne foi. Dans la pratiquer, ces pratiques sont souvent respectées et rarement contestées.
- Une fois la sentence arbitrale rendue, le tribunal arbitral disparaît.
Paragraphe 2 : le règlement judiciaire
Il est essentiellement l’œuvre des juges, professionnels de droit. Il se différencie de l’arbitrage par
le caractère permanent de l’organe judiciaire. La procédure est préétablie dans un statut et il
existe en dehors de la volonté des parties. Cet organe judiciaire fonctionne conformément à son
statut et son règlement intérieur. La CIJ est la seule juridiction internationale à caractère universel
et à compétence générale. C’est le seul organe judiciaire de l’ONU. Son statut est annexé à la
charte dont il fait partie intégrante. Par conséquent, tous les membres de l’ONU sont
automatiquement partie de la CIJ.
1. COMPOSITION DE LA CIJ
Elle est composée de 15 juges représentant les différends systèmes juridiques et choisis selon
une représentation géographique. Parmi les 15 juges, 5 proviennent automatiquement des pays
qui sont membres permanents et les restes viennent du reste du monde. Ils sont élus par
l’assemblée générale et le conseil de sécurité. Lorsqu’un État partie n’a pas un juge de sa
nationalité, il peut désigner un juge ad hoc. Ce qui permet d’assurer à cette partie que son point
de vue sera pris en compte.
2. LE FONCTIONNEMENT DE LA CIJ
Elle siège en séance plénière avec un… de 9 juges
Elle peut aussi siéger en chambre restreinte, temporairement ou permanente.

3. Fondement de la compétence de la CIJ


La cour tranche les différends que les États dans leur souveraineté acceptent de lui soumettre. Le
consentement des parties constitue le fondement de la compétence de la CIJ et détermine son
mode de saisine. Les parties au statut de la CIJ doivent accepter sa compétence pour qu’un
différend auquel elles sont parties puisse être tranché par elle. Ils peuvent le faire à deux
moments différents :
Après ou avant la survenance du différend.
Les modes d’acception de la compétence de la CIJ a des conséquences sur sa saisine et la façon
dont le différend sera porté devant elle.

a. Acception de la compétence de la cour après la naissance du différend. Voire art 36§1 du statut
prévoit la compétence de la cour pour les différends que les parties lui soumettront. Les parties
vont dans un même acte, accepter la compétence de la cour et la saisir. Elles le font par un traité
qu’on appelle en droit international « un compromis judiciaire ». Par ce traité, les parties
saisissent la cour, définissent l’objet de leur différends et peuvent demander la constitution d’une
chambre.

Nb : dans la pratique, il est admis qu’un État aux différends avec un autre État puisse déposer une
requête en se fondant sur le consentement non encore donné ou manifesté à l’Etat contre lequel
la requête est formée. Si par la suite le consentement se manifeste, la cour sera alors
compétente. Si le consentement n’est pas manifesté, la cour ne va statuer sur le fond de l’acte ou
de la demande.

b. L’acceptation de la compétence de la CIJ avant la naissance du différend


Dans ce cas, les États parties acceptent pour l’avenir de porter leurs différends éventuels devant
la CIJ et cette acceptation est exprimée au moment de la ratification de la charte de l’ONU qui a
en annexe le statut de la CIJ; c’est l’a cas de la France, des États Unis, de l’Angleterre. Cet
engagement de peut être contenu dans une clause d’un traité appelé « clause de juridiction ».
L’acceptation de la compétence peut aussi résulter d’un traité appelé traité de juridiction, dont
l’object ne consiste qu’à prévoir les compétences de la cour en cas de litige entre les parties.
L’acceptation de la compétence de la cour peut aussi être exprimée dans une déclaration
facultative des juridictions obligatoires prévues à l’art 36§2 du statut de la CIJ. C’est un acte
unilatéral qu’un État va prendre et une fois que cette acte est pris, l’agate engage l’Etat à accepter
la compétence de la cour.

Les arrêts de la cour sont obligatoires. Ils sont adopté à la majorité des juges présents avec voie
prépondérante du président. La procédure à suivre est fixée dans l’acte de la procédure de la CIJ.
La procédure se déroule en deux phrases

Phase écrite: consiste en l’échange de mémoire et éventuellement des répliques, des pièces et
d’autres documents
Phase orale : il a lieu devant le juge, en face des parties, elles-mêmes ou représentées de diverses
natures. Les arrêts de la cours ne sont pas susceptibles d’appel. Toutefois, il peut faire l’objet
d’une demande de révision ou d’une demande en interprétation.
L’art 94 de la charte dote le conseil de sécurité d’intervenir en cas d’inexécution de la cour.

CHAP II : les modes non pacifique des règlements des différends internationaux
Le recours à la force du monopole des États a longtemps été le mode traditionnel de règlements
des différends internationaux. De l’antiquité à ce jour, l’histoire de l’humanité est jalonnée
d’innombrables cas de conflits de différends ou de guerre entre nations. C’est ainsi que le droit
international va essayer de limiter le recours à la force comme mode de règlement de différends.
Le droit international va également réglementer les usages et pratiques que doivent observer les
belligérants pendant les conflits armés. Depuis la première moitié du 20e siècle, les conflits entre
États sont de plus en plus rares et les États sont confrontés aux conflits armés avec des acteurs
non étatiques tels que les groupes rebelles, les organisations terroristes et d’autres acteurs. La
compréhension de mode de règlement non pacifique des différends nécessite d’analyser les
limites du recours à la force et les procédés pour assurer son respect d’une part, et d’autre part
l’analyse des règles relatives à l’usage de la force dans les relations internationales ou inter
étatiques.

Section : limitation de recours à la force et les procédés d’en assurer le respect.


Nous allons mentionner ici les engagements limitant le recours à la force, les procédés pour en
assurer le respect, le règlement international sur l’armement.

Paragraphe 1 : les engagements limitant le recours à la force.


I. Avant l’organisation des nations unies
A. Le pacte de la SDN (1919)
D’après le pacte de la SDN, le recours à la guerre n’est licite qu’après le recours à des procédures
et l’expiration d’un délai de 3 mois.
B. Les traités multilatéraux
- Traité de Locarno excluant la guerre entre l’Allemagne, la Belgique et la France.
- Le pacte Briand et KELLOGG de 1928 a été dit de façon générale le recours à la guerre, il fait
l’objet de nombreuses adhésions. Il est encore en vigueur jusqu’à ces jours.
II. A partir de la charte de l’ONU
La charte interdit tout recours à la force. Ce principe s’impose tant aux États membres et aux
États non membres de l’ONU. Il connaît cependant quelques exceptions. C’est le cas de la
légitime défense et le cas du chapitre 7 de la charte de l’ONU.

Paragraphe 2: la réaction collective contre le recours illicite à la force

En droit international on distingue les procédés des réactions sans contrainte et les réactions
collectives avec contrainte.
Parmi mes procédés de réactions collectives sans contrainte on peut citer :
L’appel à la communauté internationale qui est interpellée ou pris à témoins face à une situation
du recours à la force. Cet appel peut être suivi de recommandation. C’est le cas de la
recommandation de la santé générale accordée en 2022 appelant la Russie à mettre fin à
l’agression de l’Ukraine.
Un autre type de procédés de réactions collectives sans contrainte et celui qui consiste à ne pas
reconnaître le résultat obtenu par la force tel que l’occupation du territoire d’un État, son
annexion ou encore la création des États sur le territoire d’autres États membres de l’ONU. Le cas
de la Russie qui a créé des États autonomes en Ukraine et va annexer ce territoire.
Parmi les procédés de réactions collectives avec contrainte, on peut citer :
L’assurance de l’Etat agressé sur le plan militaire. C’est le cas de l’UE ou l’OTAN. Il y a des
sanctions économiques financières et autres types de sanctions contre les États agressés.

D’autres types de procédés ont été mis en œuvre dans la pratique de l’ONU. C’est le cas de
l’isolement diplomatique ( la Corée du nord) le blocus ou l’embargo économique, la coordination
d’une action de légitime défense, l’autorisation de recourir à la force comme en 1991 en Irak.

Comme autres procédés : les opérations de maintien de paix avec les observateurs ou avec
l’envoie des forces.
Paragraphe 3 : la réglementation internationale des armements.
Jusqu’en 1939, les États ne sont pas intéressés par la réglementation internationale des
armements. C’est à partir se 1945, que les États prennent conscience de la nécessité d’une
réglementation internationale sur les questions d’armement. C’est ainsi que plusieurs traités vont
être signés. Certains portent sur les zones démilitarisées comme l’Antarctique, d’autres portent
sur des espaces qui ne peuvent plus faire l’objet d’expérience nucléaire. Il y a des traités qui vont
réglementer l’utilisation de certaines armes. Certains traités vont interdire l’utilisation d’une
certaine catégorie d’amers telles que : les armes de destruction massive, les armes
bactériologiques, les armes chimiques, les armes biologiques.

Il y a les traités qui vont interdire la non stockage et la non utilisation des armes.
Les États vont également conclure des traités interdisant l’utilisation d’armes ayant un impacte
sur l’environnement. Ils ont aussi conclu des traités concrets la fabrication et le trafique illicite
d’armes à feu, de leurs éléments et munitions.
D’autres traités portent sur le commerce des armes dans le monde.

Section 2 : les règles relatives à l’usage de la force dans les relations inter étatiques
Ces règles sont élaborées dans le cadre d’un droit international spécifique appelé jadis « le droit
des conflits armés » et depuis 1945, le droit international humanitaire. D’autres règles ont été
élaborées par le juge dans son œuvre de répression des crimes internationaux.

Paragraphe 1 : l’élaboration du droit international humanitaire à partir de 1977

Le processus d’élaboration des règles du DIH est annoncée après la première moitié du 19e s. Il
est renforcé au début du 20e S. C’est en 1949 que ce processus connaît la codification de
l’essentiel des règles de droit humanitaire par l’adoption le 12/08/1949 de 4 conventions de
Genève.
La première sur la protection des malades et des blessés de forces armées en compagne, la
deuxième porte sur la protection des malades, blessés et naufragés par les forces armées et la
troisième sur le traitement des prisonniers de guerre et la quatrième porte sur la protection de
population civile.

L’autre vague d’élaborations des règles de DIH débute en 1977


Paragraphe 2 : l’élaboration du DIH à partir de 1977
Trois protocoles sont adoptés pour renforcer la protection de la population civile. Les deux
premiers protocoles adoptés en 1977, définissent également les types de conflits et mentionne
les règles applicables à ces conflits.

Protocole numéro un : s’applique aux conflits armés internationaux


Le protocole numéro 2 : relatif aux conflits armés non internationaux.
Le protocole 3 adopté en 2005 ajoute l’emblème du cristal rouge aux emblèmes déjà existants. Le
croissant rouge et croix rouge.
Paragraphe 3 : la répression de la violation des règles de DIH

Dans le processus de répression de violation de ces règles il y a deux phases :


- consiste à ériger certains faits commis au niveau international en crimes internationaux. Il y a
donc les crimes d’agression, crimes de guerre, crimes contre la paix, crimes de guerre et les
crimes de génocide
- Celle de la répression proprement dite. Elle s’effectue au niveau nation et au niveaux
international. Au niveau national, les juges poursuivent et répriment les crimes internationaux au
nom de la compétence universelle. Par contre, au niveau international, les juridictions établies de
façon temporaire excepté la cour pénale internationale, ont réprimé les crimes internationaux sur
base de principe de subsidiarité ou de complémentarité. Les seuls cas connus de la primauté de
juridiction nation sur les juridictions internationales, en matière des crimes internationaux sont :
les tribunaux militaires de Nuremberg et de Tokyo, le tribunal pénal international pour l’ex
Yougoslavie et le tribunal pénal international pour le Rwanda. Dans leur œuvre de répression, ces
juridictions ont établis des normes classées parmi celles qui forment l’œuvre du juge intervenant
dans l’action des États, de régler leur différends internationaux par des moyens non pacifiques.

CHAP III: la responsabilité internationale des États

Section 1: généralités sur la responsabilité internationale des États

Paragraphe 1 : champ d’action de la RI des États

Pour définir la responsabilité internationale des États, on recours à la commission internationale


des États. Dans son rapport de 1971 sur la question, il est mentionné : « par l’emploi du terme
responsabilité internationale, elle entend désigner globalement et sans prendre position toutes
les formes des relations juridiques nouvelles qui peuvent naître en droit international du fait
illicite d’un État, que ces relations se limitent à un rapport entre l’Etat auteur du fait illicite et
l’Etat directement lésé ou qu’elles s’étendent aussi à d’autres sujets du droit international et
qu’elles soient centrées autour de l’obligation pour l’Etat coupable de rétablir l’Etat lésé dans son
droit et de réparer les préjudices causés, ou bien aussi autour de la faculté pour l’Etat lésé lui-
même ou pour d’autres sujets d’infliger à l’Etat coupable une sanction admise par le droit
international »

Paragraphe 2 : les sources des règles relatives à la responsabilité internationale des États ( art 38
de la CIJ c’est la source ou le soubassement du droit international).

A ces jours, il n’existe pas des traités qui régissent..le projet de texte de la responsabilité des États
composé par la C.D.I. n’est pas encore entré en vigueur.

Toutefois, c’est sur pieds de la coutume internationale que les États engagent des responsabilités
illicites qu’ils commettent.
Section 2: origine et éléments de la responsabilité internationale des États.

La responsabilité internationale des États a pour origine le droit international lui-même. Ce soir
régit le rapport entre Etats et entre États et les les autres sujets du droit international.
Pour qu’on puisse établir cette responsabilité internationale, dans son texte, la C.D.I. mentionne
que l’existence d’un fait internationalement illicite et par conséquent la mise en jeu de la
responsabilité internationale de l’Etat, soit réunir trois conditions cumulatives :
- le fait doit être imputable à l’Etat
- Ce fait soit être en contradiction avec une obligation existence à l’égard de ce même État.
- L’illiceité de ces faits ne doit pas être couvertes ou justifiés par les circonstances l’excluant.

paragraphe 1 : L’imputabilité du fait international illicite à l’Etat


C’est un élément subjectif. Il est imputable à l’Etat à travers ses organes, ses représentants par le
biais de ceux qui exercent les prérogatives de puissance publique. Ceux qui contrôlent certaines
activités de l’Etat ou encore ceux qui agissent au nom de l’Etat en apparence. Ce fait
internationalement illicite va mettre en cause la responsabilité internationale de l’Etat.

Paragraphe 2 : violation d’une obligation internationale ( élément objectif)

Le fait imputable à l’Etat doit être en contradiction avec le droit international.

Paragraphe 3 : les circonstances excluant l’illiceité

- le consentement de l’Etat victime : doit être valable d’après les règles du droit international, il
doit être clairement établi, il doit être réellement exprimé, on ne peut pas le présumer, il doit
être attribuable à l’Etat, il doit être donné antérieurement à la commission du fait
internationalement illicite.
- La légitime défense : doit être proportionnelle, doit être une réponse à une agression armée
effectivement déclenchée. Elle doit avoir un caractère nécessaire. C’est à dire, l’usage de la force
doit être le seul moyen disponible pour stopper l’agression. On fait appel ici au principe de
proportionnalité.
- Les contre-mesures ( les représailles): elles sont constituées des mesure illicites répondant aux
actes internationalement illicites imputables à un ou plusieurs États étrangers. Pour prendre en
compte des contre-mesures, il faut la réunion d’un certains nombre de conditions :
* Ne peut être acceptée que s’il existe au préalable un fait internationalement illicite.
* Une sommation préalable doit avoir été adressée à l’Etat pour s’acquitter de ses obligations
internationales et celle ci doit demeurer infructueuse ( sans réaction)
* La décision de prendre une contre-mesure doit être notifiée
* La contre-mesure doit être proportionnelle aux faits internationalement illicite
* Elle ne doit pas être en contradiction avec une norme impérative de doit international
* Elle ne peut être adoptée si les États ont conclu par accord, à l’avance que devant un tel
différend, ils doivent recourir à un organe juridictionnel ou encore, ils doivent négocier
- la force majeure et le cas fortuit : elle doit être effectivement irrésistible et la survenance d’un
élément extérieur doit être impérativement imprévue. Autrement dit, l’Etat ne doit avoir aucune
possibilité réelle de se soustraire aux effets d’une telle force ou d’un tel événement. Il faut que
l’Etat en question n’ait pas contribué intentionnellement ou par sa négligence à la survenance de
la situation d’impossibilité matérielle qui l’empêche de se conformer à ses obligations
internationales ou de s’apercevoir de la non conformité de son comportement par rapport à ses
obligations internationales. Le cas fortuit est souvent invoqué dans les mêmes conditions que la
force majeure.
- La détresse : par détresse on entend une situation de péril extrême dans laquelle l’organe
étatique, l’agent ou le représentant de l’Etat qui adopte un tel comportement et n’a au moment
même d’autres moyens de se sauver d’autres personnes confiées à sa garde que celui d’agir de
manière non conforme aux prescriptions de l’obligation internationale en question. Pour retenir
la détresse comme cause d’exemption il faut réunir deux conditions : d’une part le représentant
de l’Etat n’ait pas à sa disposition un autre moyen excepté celui de violer une obligation
internationale. Il faut cette violation soit justifiée pour sauver sa propre vie ou celle des autres
placée sur sa garde. En d’autres termes, l’intérêt sacrifié doit être inférieur à l’intérêt sauvegardé.
L’Etat ne doit pas lui-même contribuer à la situation de détresse.
- L’Etat de nécessité : c’est la situation dans laquelle se trouve un Etat n’ayant absolument pas
d’autres moyens de sauvegarder un intérêt menacé pour un péril grave que celui d’adopter un
comportement non conforme à ce qui est requis de lui par une obligation internationale envers
un autre État. Pour retenir l’Etat de nécessité, il faut réunir des conditions cumulatives ci-après : il
doit s’agir du seul moyen à la disposition de l’Etat ou de la nécessité. Ce moyen doit être utilisé
pour sauvegarder un intérêt essentiel. Cet intérêt essentiel doit être menacé par un péril grave et
imminent. C’est à dire une menace réelle. L’intérêt essentiel sauvegardé doit être plus important
que l’intérêt sacrifié. L’Etat ne doit continuer par son comportement à la survenance de la
situation d’état de nécessité.
- Le respect des normes impératives :

Section 3: les conséquences du fait internationalement illicite : la mise en jeu de la responsabilité


internationale de l’Etat
Paragraphe 1 : le principe
C’est un principe de de droit international que la violation d’un engagement international
entraîne l’obligation de réparer dans une formes adéquate. Le principe est que tout préjudice ou
dommage injustement causé doit être intégralement réparé.

Paragraphe 2 : les modalités de la réparation


- la remise des choses en l’état ou le principe de la réparation intégrale. On rétablit les faits
autant que possible dans sa réalité et intégré de départ conformément au contenu ou à défaut,
on restitue l’objet qui a été violé.
- La réparation par équivalence ou l’indemnisation : on paie l’argent en contre partie
- La satisfaction : c’est tout simplement la reconnaissance des faits internationalement illicite de
l’Etat auteur exigé par l’Etat victime qui s’en trouve satisfait sans une autre demande. Parfois,
l’Etat victime peut solliciter le paiement d’une somme symbolique.

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