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Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

Chapitre 1 : Introduction et Rappels

1. Les fluides hydrauliques


a). Définition d’un fluide : les fluides sont des corps dont les molé cules sont
trè s mobiles les unes par rapport aux autres.
Un fluide prend automatiquement la forme du ré cipient qui le contient
On peut classer les fluides en deux groupes : des liquides et des gaz.
Les liquides ont un volume propre tant disque les gaz occupent tout le volume
qui lui sont offert
b). Compressibilité des fluides : on appelle un fluide incompressible lorsque la
masse volumique ρ est indé pendante de la pression P et de la tempé rature T. les
liquides sont trè s peu compressibles.
Pratiquement ; on considè re que les liquides sont incompressibles et les gaz
sont compressibles.
c). Fluide parfait- fluide réel
Un fluide parfait est un fluide dont les molé cules se dé placent sans aucun
frottement les uns par rapport aux autres, donc sans viscosité μ=0, (c’est
thé orique) [1].
Un fluide est ré el lorsque la viscosité μ0
2. Les différents types de fluides hydrauliques:
Les huiles hydrauliques les plus utilisé s sont :
2.1. Huile minérale [2]
· H : Huiles hydrauliques sans additifs. Ces huiles sont de moins en moins
utilisé es en hydraulique
· HL: Huiles miné rales + proprié té s anti-oxydantes et anticorrosion
particuliè res. Elles pré sentent un bon comportement vis-à -vis de l'eau. Elles sont
pré conisé es dans les installations à moyenne pression (jusqu’à 200 bar) lorsque
des additives anti-usures ne sont pas né cessaires.
· HM : Fluides HL + proprié té s anti-usure particuliè res (pression > 200bar)
· HV : Fluides HM + proprié té s viscosité /tempé rature amé lioré es.

~1~
Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

Fluides difficilement inflammables [2] :


HFA et HFB : Fluides difficilement inflammables à base d’é mulsion d’eau et
d’huile.
HFC : Fluide à base d’eau et glycol.
HFD : Fluide synthè se (sans eau), ester phosphorique ou hydrocarbure chloré .
Ces fluides né cessitent l’utilisation de joints spé ciaux, ils posent des problè mes
pour la protection de l’environnement.
Additifs:
Une huile ayant les proprié té s demandé es pour une utilisation donné e est
constitué e : d'une huile de base (miné rale, synthé tique ...) et d'un certain
nombre d'additifs, ajoutant chacun une proprié té particuliè re.
Voici quelques exemples de proprié té s et d'additifs :
· Anti oxydant : protè ge les parties mé talliques de la corrosion.
-Dé tergent: tensio-actif é vitant les dé pô ts (particules, charbons ...).
· Anti é mulsion : é vite le mé lange de fluides é trangers avec l'huile (de l'eau par
exemple) et favorise la dé cantation de l'ensemble.
· Dé saé rant : favorise la sé paration des gaz de l'huile.
· Indice de viscosité : des additifs permettent d'augmenter celui-ci.
· Additif extrê me pression : renforce la tenue de l'huile pour des utilisations où le
film d'huile a du mal à se former (engrenages en particulier).
· Anti friction : diminue l'usure des surfaces lubrifié es.
· Compatibilité avec les é lastomè res.
2.2. Huiles de synthèse:
Ces huiles sont radicalement diffé rentes des huiles miné rales.
- Pour la production d'huile miné rale on extrait du pé trole certaines caté gories
de molé cules. Mais le procé dé n'est pas parfait: les molé cules obtenues sont de
tailles diffé rentes, ce qui nuit à l'homogé né ité de l'huile et limite ses
possibilité s d'application. Des produits indé sirables restent é galement dans
cette huile de base (par exemple : paraffines, solvants lé gers...)[2].

~2~
Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

- Dans le cas de l'huile synthé tique, au contraire, on fabrique la molé cule dont
on a pré cisé ment besoin, si bien que l'on obtient une huile de base dont le
comportement est voisin de celui d'un corps pur. En cré ant un produit dont les
proprié té s physiques et chimiques sont pré dé terminé es, on fait mieux que la
nature. On rajoute ensuite les additifs né cessaires pour ré pondre à un service
voulu.
Ces huiles ont des performances é levé es, en particulier pour des objectifs et des
conditions de service difficiles. De plus, le choix d'un lubrifiant synthé tique
dé pend du problè me posé . Les mé langes d'huiles de base d'origines diffé rentes
sont parfois possibles, toutefois une huile dite "synthé tique" doit contenir moins
de 15% d'huile miné rale.
3. Contrôle, surveillance et analyse des huiles :
La surveillance des huiles en fonctionnement a deux buts essentiels:
- Surveiller l'huile pour vé rifier son é tat conforme.
-Surveiller, à travers l'huile, l'é tat de l'installation. C'est souvent le but principal.
3.1. Contrôle de l'eau :
La pré sence d'eau dans un circuit hydraulique provoque des dé gâ ts graves:
oxydation, destruction des additifs, colmatage des filtres... Cette eau provient
gé né ralement d'une condensation (dans la bâ che, par exemple), mais aussi de
pé né tration par les joints (vé rins, arbres de moteur...). La teneur maximale
gé né ralement tolé ré e est de 0,05% [2].
3.2. Maintenance
Afin d’assurer une maintenance de qualité il est né cessaire d’effectuer une
analyse du fluide hydraulique ré guliè rement (basé sur un temps de
fonctionnement ou sur une pé riodicité ) pour suivre l’é volution de l’usure des
composants. Pour ce faire, il est important de mettre à niveau les centrales et
circuits hydrauliques [2].

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Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

On devra
· S’assurer de l’é tanché ité du circuit et du ré servoir (joint de couvercle)
· S’assurer au niveau du ré servoir, qu’aucun orifice ne doit ê tre en liaison directe
avec l’exté rieur (le filtre à air doit ê tre un filtre bien nettoyé ).
· supprimer le bouchon de remplissage et le remplacer par un raccord rapide, le
remplissage sera effectué par l’intermé diaire d’un groupe de remplissage et de
filtration, car l’huile distribué e par les fabricants est pollué e
· À installer conformé ment à la norme, une prise d’é chantillon pour pouvoir
effectuer un pré lè vement dynamique.
4. Rôle des fluides hydrauliques :
Les fluides hydrauliques ont pour rô le de transmettre l’é nergie fournie par la
pompe aux organes ré cepteurs tels que les vé rins et les moteurs hydrauliques.
Ils doivent pré senter des qualité s suffisantes pour assurer un bon
fonctionnement avec un rendement optimum :
Le fluide a donc deux fonctions possibles :
• Transmettre l’é nergie
• Lubrifier et proté ger.
Pour remplir ses deux fonctions L’huile doit avoir les caracté ristiques suivantes :
5. Les caractéristiques des fluides hydrauliques
• Viscosité approprié e ;
• Variation de la viscosité , en fonction de la tempé rature, la plus faible possible;
• Pompabilité à la tempé rature minimale d’utilisation;
• Faible compressibilité due à la pré sence d’air;
• Absence de moussage;
• Dé saé ration rapide ;
• Proprié té s anti-usure ;
• Proprié té s anti-rouille, anti-corrosive et ré sistance à l’oxydation ;
• Stabilité des proprié té s ;
• Ré sistance à l’oxydation ;
• Ré sistance au cisaillement.

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Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

6. Choix d'un fluide hydraulique


Le choix d’un fluide est trè s important afin d’obtenir de son installation une
efficacité , un rendement et une longé vité optimaux. Le fluide devra ré pondre aux
exigences de sé curité , du maté riel et de la maintenance.
Les critères de sélection sont :
· Danger d’incendie,
· Tempé rature de service continu et de pointe avec é galement la tempé rature de
dé marrage (viscosité approprié e),
· Pré sence d’eau,
· Compatibilité avec le maté riel (mé taux sensibles à la corrosion),
· Toxicité ,
· Environnement,
· Coû t.
7. Facteurs de maintenance d'une huile
Pour qu’une huile puisse ê tre efficace dans le temps, afin d’é viter une
dé té rioration pré maturé e de l’installation, elle doit conserver au maximum ses
proprié té s. Pour cela il convient de respecter certaines rè gles de maintenance
suivantes [2] :
· Eviter le contact avec l’exté rieur si ce n’est à travers le filtre à air du ré servoir
(propre),
· Eviter une tempé rature excessive de l’huile dans l’installation (pré voir un
refroidisseur),
· Respecter la filtration imposé e par le constructeur,
· Changer ré guliè rement les filtres,
· Vé rifier le niveau d’huile (entre mini et maxi),
· Faire l’appoint d’huile à travers un groupe de filtration (conserver la mê me
huile),
· Prendre des é chantillons pour analyse,
· Utiliser des flexibles et des joints compatibles avec le fluide,
· Contrô ler la teneur en eau pour des fluides de caté gorie HFA - HFB - HFC.

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Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

8. Propriétés des fluides hydrauliques


Le respect des performances pré vues, la duré e de vie, la sé curité de
fonctionnement et en dé finitive la rentabilité d’une installation hydraulique sont
directement influencé s par le choix du fluide hydraulique.
Les fluides de base sont les suivants :
· Les huiles miné rales
· Les huiles vé gé tales
· Les huiles synthé tiques
· L’eau
Ils sont utilisé s sous forme de liquides homogè nes (solution) ou d’é mulsion.
Les principales missions d’un fluide hydraulique sont les suivantes :
· Transmission de la puissance hydraulique de la pompe jusqu’au ré cepteur,
· Graissage de toutes les piè ces en mouvement,
· Protection contre la corrosion des surfaces mé talliques humidifié es,
· Evacuation des impureté s : boues, eau, air, etc.
· Dissipation des calories dues aux pertes provoqué es par les fuites et
frottements.
9. Grades normalisés et services
Normes ISO
Plus particuliè rement destiné es aux huiles dites "industrielles" monogrades.
La norme ISO - NF dé signe une huile par un grade et un service rendu par cette
huile (ou domaine d'application). La dé signation indiqué e ci-aprè s est succincte
et ne donne pas toutes les caracté ristiques d'une huile. La norme complè te et les
indications du fabricant sont donc souvent né cessaires [2].

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Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

La viscosité indiqué e dans le grade est fixé e à 40°C avec une tolé rance autour de
cette valeur mé diane (voir le tableau ci-dessous [2]). Les grades sont espacé s par
un facteur multiplicatif de 1,5 (changer de 1 grade = varier de ± 50% en
viscosité ).

10. Viscosité

La viscosité caracté rise la ré sistance à l’é coulement d’un fluide. Cette ré sistance
ré sulte d’une apposition de dé placement relatif des molé cules les unes sur les
autres.

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Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

La viscosité d’un fluide varie avec :


· La nature du fluide,
· La tempé rature,
· La pression.
La viscosité est doublé e pour une pression de 300 à 350 bars [3].

• Coefficient de viscosité dynamique « μ » : exprimé dans le systè me international


en Poiseuille (Pl) ou en Pascal seconde (Pa.s).
 Coefficient de viscosité ciné matique «ν» : exprimé dans le systè me international
en mè tre carré par seconde (m²/s). On utilise souvent le stokes (St).
D’où : 1st=10-4m²/s.
μ
ν
ρ
Avec ρ est la masse volumique du fluide.
Unités de viscosité
· Le centistoke ou mm2/s,
· Seconds SAYBOLT universal (USA),
· Seconds REDWOOD (Grande Bretagne).
L’é chelle couramment employé e est le Centistoke (CST) ou mm2/s.
11. Influence de la température sur la viscosité

 Pour les liquides : si la tempé rature T° augmente, la viscosité ʋ diminue.


 Pour les gaz : si la tempé rature T° augmente, la viscosité ʋ augmente aussi.

12. Le régime d’écoulement

Expérience : soit un courant d’eau qui circule dans une conduite à section
circulaire. On introduit un filet de colorant dans l’axe de la conduite. Suivant la
vitesse d’é coulement de l’eau, on peut observer les phé nomè nes suivants [3] :

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Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

1) Régime laminaire : (cas a) le fluide s’é coule en couches cylindriques


coaxiales ayant pour axe le centre de la conduite.
2) Régime transitoire : (cas b) c’est une transition entre le ré gime laminaire
et ce lui turbulent.
3) Régime turbulent : (cas c) formation du mouvement turbulent dans le
fluide. Cette expé rience est faite par Reynolds en faisant varier le diamè tre de la
conduite, la tempé rature le dé bit etc...) pour des divers fluides.
13. Le nombre de Reynolds

La dé termination du ré gime d’é coulement se fait par le calcul d’un nombre sans
dimensions appelé nombre de Reynolds Re :

Re 
D.u.ρ Du
μ  ν

Avec :
D : Diamè tre de la conduite (en m) ;
U : Vitesse moyenne d’é coulement (en m/S)
ρ: Masse volumique du fluide (en kg/m3)
μ : Coefficient de viscosité dynamique (en Pa.S)
ν : Coefficient de viscosité ciné matique (en m2/S)
 Si
Re 2000, le ré gime est laminaire.
 Si
Re 3000 , le ré gime est turbulent.
 Si
2000Re 3000, le ré gime est transitoire.

~9~
Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

Remarque : si la section n’est pas circulaire, on dé finit le diamè tre é quivalent

(De) par : D  4 .la section de la conduite


e
le périmètre mouillé par fluide
le

14. Théorème de Bernoulli pour un fluide réel

Lorsque le fluide est ré el la viscosité est non nulle, alors au cours de


dé placement du fluide, les diffé rents couches frottent les unes contre les autres
et contre les parois qui n’est pas parfaitement lisses d’où il y a une perte sous
forme de dé gagement d’é nergie; cette perte est appelé e perte de charge.

La relation de Bernoulli s’é crit sous la forme suivante :


2 2
V P V P
 Z2  ΔH1,2
Z1  1
 1 2
 2

2g ρg 2g ρg

ΔH1,2 : C’est l’ensemble des pertes de charges entre (1) et (2) exprimé en hauteur.

Les pertes de charge peuvent ê tre exprimé es en pression :


ΔP1,  ρgΔH1,2
15. Les pertes de charges 2

Les pertes de charge sont à l’origine :

 Des frottements entre les diffé rentes couches de liquide et des frottements
entre le liquide et la paroi interne de la conduite le long de l’é coulement :
ce sont les pertes de charge ré guliè res (liné aire).
 De la ré sistance à l’é coulement provoqué par les accidents de parcours
(vannes, coudes, etc…) ; ce sont les pertes de charges singuliè res ou
localisé s
a) Les pertes de charge régulières : ΔHr

Soit un é coulement permanant d’un liquide dans une conduite de diamè tre D.
La perte de charge entre deux points sé paré s d’une longueur L, est de la forme:

~ 10
Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

D V2
ΔHr  λ .
L 2g

Avec :
V : Vitesse moyenne du fluide
λ: Coefficient de perte de charge ré guliè re
Pour dé terminer le coefficient de perte de charge ré guliè re, on fait souvent
appel à des formules empiriques [3], tel que :
64
 Si l’é coulement est laminaire, nous avons la loi de Poiseuille : λ 
Re
 Si l’é coulement est turbulent, on a deux cas :
1
 4
-Turbulent, R 105 , on a la loi de Blasius : λ  0,316.R
e e

ε
- Turbulent, R 105 , on a la loi de Biench : λ  0,79.
e
D
Avec : ɛ est la hauteur moyenne des aspé rité s (mm). En pratique pour les tubes
en acier soudé s ɛ ≈ [0.15 ; 0.25]

b) Les pertes de chargé singulières Hs


2
ΔH s  k. V
2g
K : est en fonction des caracté ristiques gé omé triques et du nombre de Reynolds.
16. la filtration
Le but de la filtration est de sé parer les constituants d’un mé lange liquide-solide
par passage à travers un milieu filtrant. Cette opé ration est beaucoup plus
rapide que la sé dimentation: elle est donc plus utilisé e.
On ré cupè re aprè s filtration soit le solide (aprè s une cristallisation), soit le
liquide (ré cupé ration d’eaux usé es avant traitement et aprè s sé dimentation), soit
le liquide et le solide (opé ration de recristallisation) [4].

~ 11
Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

16.1. Les différents procédés de filtration: On distingue:


• La filtration par gravité: le mé lange est soumis uniquement à la pression
atmosphé rique. Le liquide passe à travers le support filtrant, qui peut ê tre du
sable par exemple, tandis que le solide est ré cupé ré sur le support filtrant.
• La filtration par surpression: la suspension arrive sous pression dans le
filtre.
• La filtration sous pression réduite: le mé lange est soumis d’un cô té du filtre
à la pression atmosphé rique, et de l’autre cô té , où sort le filtrant, à une
dé pression ré alisé e grâ ce à une pompe à vide.
Lors du passage d’une suspension à travers un milieu filtrant, le fluide circule à
travers les ouvertures tandis que les particules sont arrê té es. En s’enchevê trant,
ces derniè res finissent par former un second milieu filtrant pour les autres
particules qui se dé posent d’une maniè re continue sous forme de gâ teau dont
l’é paisseur va en croissant au fur et à mesure de l’é coulement de la suspension.
La diffé rence de pression entre l’amont et l’aval (perte de charge) a une grosse
importance car elle rè gle la vitesse de filtration. On peut concevoir deux types de
filtration:
• La filtration à pression constante: on ré gule la diffé rence de pression amont-
aval à une valeur constante. L’é paisseur du gâ teau augmentant au cours du
temps, la vitesse de filtration va donc diminuer sous l’effet de l’augmentation de
la perte de charge. C’est la filtration la plus utilisé e dans l’industrie.
• La filtration à débit constant : on augmente au cours du temps la diffé rence
de pression amont-aval pour garder un dé bit constant malgré l’augmentation de
perte de charge.
17. L’humidité de l’air

L'air ambiant d'un local, quel qu'il soit, contient une certaine quantité d'eau,
pré sente sous forme de vapeur ; on a par consé quent affaire à un mé lange
binaire d'air sec et de vapeur d'eau.

Air humide : Air sec + vapeur d’eau = mélange de gaz parfaits

~ 12
Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

Dans un bâ timent, cette quantité de vapeur est variable suivant les piè ces et
leur occupation.
On peut d'ailleurs la caracté riser de diverses maniè res [5]:
 Soit par la teneur en eau de l'air (Humidité absolue)
 Soit par le degré hygromé trique de l'air (Humidité relative)
 Soit par la pression partielle de la vapeur contenu dans l'air d'un local

La teneur en eau

La teneur en eau de l'air d'un local est é galement appelé e l'humidité absolue ou
encore humidité spé cifique de l'air de ce local.
Elle est noté e r ou rS. On trouve é galement les notations: x ou w.
Il s'agit du rapport de la masse de vapeur d'eau à la masse d'air sec:

rS  m
v

mas

Le degré hygrométrique
Le degré hygromé trique de l'air d'un local est é galement appelé humidité
relative On compare en fait la teneur en eau d'un air ambiant à la teneur en eau
qu'il aurait s'il é tait saturé , c’est-à -dire s'il ne pouvait plus contenir d'eau sous
forme de vapeur, à la tempé rature θs:

Hr 
rS
S
D'où l'appellation d'humidité relative! rsat
18. Contamination de l’air par des particules solides
Définition : Il existe un grand nombre de termes utilisé s couramment pour
dé crire la pollution particulaire.
On appelle poussiè re les particules solides de dimensions et de provenances
diverses pouvant rester un certain temps en suspension dans un gaz.

~ 13
Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

Ces particules ont des diamè tres aé rodynamiques moyens inferieur


respectivement à 10 et 2.5µm, c’est sur cette caté gories de particules qui posse
essentiellement la surveillance depuis des anné es, car elles correspondent aux
particules respirables par l’ê tre humain et utilisable comme comburons dans les
moteurs. C’est pour cette raison l’accent est mis aujourd’hui à la filtration [6].
19. Les différents types de filtre à air
Le procé dé de filtration peut ê tre continu ou discontinu.
Filtre discontinu: dans les filtres discontinus, l’opé ration a lieu par charge,
c’est à dire que l’alimentation de la suspension et le chargement du solide se
font par intermittence. La filtration est arrê té e quand la capacité au-dessus de la
surface filtrante est remplie ou que le colmatage du filtre atteint une valeur
limite.
Filtre presse: c’est le plus ré pandu. Les é lé ments du filtre (plateaux et cadres)
sont serré s avec une presse. Les toiles filtrantes sé parent les plateaux et les
cadres. Le filtre fonctionne sous pression (quelques bars). On peut alors
procé der au lavage du plateau en faisant circuler le liquide de lavage dans le
filtre.
Ces filtres sont simples; par contre ils né cessitent beaucoup de main d’œuvre.
Filtre de Nütsche: Ce filtre fonctionnant sous vide est l’é quivalent industriel du
Buchner de laboratoire.
Filtre continu: Dans les filtres continus, la surface filtrante fermé e sur elle-
mê me se dé place lentement devant l’alimentation; le gâ teau atteint une certaine
é paisseur et dè s qu’il sort de la partie filtrante il est dé taché par un systè me
raclant. Un cycle de lavage puis d’essorage est souvent adjoint. Ces filtres
constituent un investissement plus important mais ils ont un coû t de
fonctionnement moindre: Ils conviennent donc aux productions importantes.
On trouve principalement des appareils fonctionnant sous vide: On peut citer les
filtres rotatifs à tambour et les filtres à bande. Ils ont les mê mes applications
mais les filtres à bande traitent des bouillies plus é paisses (jusqu’à 50 % de
solide).

~ 14
Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

Filtre rotatif à tambour: Il est constitué par deux tambours cylindriques


coaxiaux; le tambour exté rieur supporte une toile filtrante. Il est divisé en
plusieurs zones:
- Zone de filtration: le liquide est aspiré et le gâ teau se dé pose sur le filtre.
- Zone de lavage: le gâ teau est lavé grâ ce à un arrosage par de l’eau.
- Zone d’essorage du gâ teau.
- Zone de sé chage et dé collage: l’air comprimé est introduit par les canalisations;
du dé roulement devant des chambres sous dé pression.

Filtre à bande sans fin: Une bande sans fin horizontale en caoutchouc
synthé tique tourne sur deux tambours dont l'un est moteur. La bande de
caoutchouc est perforé e à intervalles ré guliers d'orifices allongé s qui passent au
fur et à mesure du dé roulement devant des chambres sous dé pression. Elle est
revê tue d'une toile de filtration adapté e au mé lange liquide-solide à sé parer. On
retrouve les zones de filtration, lavage et sé chage.

20. Les grandeurs hydrauliques


a)- La Pression
Lorsqu’une force s’exerce sur une surface, nous parlerons de la notion de
pression.
La formule qui permet de dé finir la pression hydraulique :

Pression(bar)  Force (daN)


Section (cm2 )
1bar  1daN/cm2

b)- Le Débit :
Le volume du fluide dé placé par unité de temps est appelé le dé bit.
En hydraulique le dé bit caracté rise la rapidité de mouvement [3].
C’est le volume de fluide qui s’é coule pendant l’unité de temps.

Volume V
Débit 
déplacé , on note Q 
V
Temps : t

~ 15
Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

En unité usuelle :
Le dé bit s’exprime en litre par min (L/mn)
Le volume s’exprime en Litre
Le temps s’exprime en mn

c)- La puissance :
En mé canique la puissance s’exprime : P = F . V
Par analogie la Puissance hydraulique s’é crit :
QV (l/mn). p(bar)
P(kw) 
600

~ 16
Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

Chapitre 2 : les pompes et les compresseurs

I. Les pompes
1. Classification

Il existe diffé rentes pompes qui peuvent se classer en deux grandes familles :
• Les pompes centrifuges
• Les pompes volumé triques
L’utilisation d’un type de pompes ou d’un autre dé pend des conditions
d’é coulement du fluide. De maniè re gé né rale, si on veut augmenter la pression
d’un fluide on utilisera plutô t les pompes volumé triques, tandis que si on veut
augmenter le dé bit on utilisera plutô t les pompes centrifuges [7].

2. Les Pompes Centrifuges


Définition
La pompe centrifuge est une machine tournante qui grâ ce à un rotor à aubes
convenablement orienté es, augmente l’é nergie ciné tique et projette à l’aide de la
force centrifuge le liquide à la pé riphé rie sur la volute.
A la sortie et à l’aide d’un divergent, un grande partie de l’é nergie ciné tique se
transforme en pression motrice.
Constitution
Les pompes centrifuges sont de construction trè s simple en version de base.
Elles sont essentiellement constitué es d’une piè ce en rotation le rotor appelé e
aussi roue ou hé lice qui tourne dans un carter appelé e corps de pompe ou
volute.

~ 17
Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

Ces machines comprennent donc :


• Un distributeur (arrivé e du liquide)
• L’ouïe d’aspiration
• Le corps de la pompe ou volute
• Le refoulement qui va s’é largir
• L’ouïe de refoulement

Figure (1) : Pompe centrifuge monocellulaire (coupes) [8].

~ 18
Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

2.1. Le principe de fonctionnement


On peut dé composer le fonctionnement en deux é tapes :
• L’aspiration :
Le liquide est aspiré au centre du rotor par une ouverture appelé e distributeur
dont le rô le est de conduire le fluide depuis la conduite d’aspiration jusqu’à la
section d’entré e du rotor.
La pompe é tant amorcé e, c’est à dire pleine de liquide, la vitesse du fluide qui
entre dans la roue augmente et par consé quent la pression dans l’ouïe diminue
et engendre ainsi une aspiration et maintient l’amorçage.
• L’accélération
Le rotor transforme l’é nergie mé canique appliqué e à l’arbre de la machine en
é nergie ciné tique. A la sortie du rotor, le fluide se trouve projeté dans la volute
dont le but est de collecter le fluide et de le ramener dans la section de sortie. La
section offerte au liquide é tant de plus en plus grande, son é nergie ciné tique se
transforme en é nergie de pression.
2.2. Les différents montages
Il existe deux types de montage
• En aspiration
• En charge
2.3. Caractéristiques
Les hauteurs manomé triques totales fournies ne peuvent dé passer quelques
dizaines de mè tres. Pour dé passer ces valeurs on utilise des pompes centrifuges
multicellulaires où plusieurs roues sont monté es en sé rie sur le mê me arbre. Le
refoulement d'une des pompes communique avec l'aspiration de la pompe
suivante.
Il est é galement possible de coupler en sé rie plusieurs de ces pompes.
Le rendement est de l'ordre de 60 à 70 %: il est infé rieur à celui des pompes
volumé triques. Les pompes centrifuges vé rifient des lois (lois de similitude) qui
à partir d'une courbe caracté ristique é tablie pour une vitesse de rotation N de la
roue de la pompe permettent d'obtenir la caracté ristique pour une vitesse de
rotation N' quelconque.

~ 19
Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

Si on connaît pour une vitesse N, le dé bit QvN, la hauteur manomé trique totale
HtN et la puissance absorbé e PN, on sait qu'il existe deux courbes
caracté ristiques (Ht en fonction de Qv et P en fonction de Qv). Pour la vitesse N'
Les lois de similitude permettent de dé terminer QvN', HtN' et PN' [8].

QvN'
 .N
QvN '
N
2
 N' 
HtN'  HtN . 
N
3
PN'  PN . N' 
 N
On peut ainsi reconstruire point par point les caracté ristiques pour la vitesse de
rotation N’, en prenant des points diffé rents des caracté ristiques é tablies pour la
vitesse N.
2.4 Avantages et inconvénients
Avantages
• Ces machines sont de construction simple et demande peu d’entretien,
• Prix modé ré s et coû t de maintenance faible,
• Maté riaux de construction trè s varié s (fluide corrosif possible),
• Pompes compactes et peu encombrantes,
• Bons rendements,
• Le dé bit est continu,
• En cas de dysfonctionnement du circuit de refoulement (colmatage), la pompe
ne subit aucun dommage.
Inconvénients
• Elle n’est pas auto-amorçante,
• Elle ne fonctionne avec des fluides trop visqueux,
• Elle né cessite des dispositifs d’é quilibrage.

~ 20
Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

Lorsque la roue tourne, l’é quilibre mé canique doit ê tre parfait. Or, au cours du
fonctionnement, la roue subit de la part du fluide une dé pression qui tend à
faire dé placer l’axe du rotor vers l’aspiration (forte poussé e). Dans certains cas,
une buté e ne suffit pas et on peut dé té riorer l’axe du rotor (les paliers).
Pour é viter ce problè me on é quipe la pompe d’un disque d’é quilibrage, ou on
monte sur le mê me arbre des roues dos à dos ou encore on perce des petits
trous au voisinage du moyeu de maniè re à é quilibrer les pressions de part et
d’autre sur la paroi.
2.5. Les différents types de pompes centrifuges
Il existe diffé rentes formes de roues et d’aubes qui induisent une classification
de ces machines
• Des rotors fermé s ou rotors ouverts.
• On peut monter plusieurs roues sur le mê me arbre ce qui permet d’augmenter
la pression de refoulement.
On les appelle pompes multicellulaires ou multi-é tagé es [9].

Figure (2) : Pompes multi-étagées [9]


3. Les Pompes Volumétriques
3.1. Définition et principe
Le dé placement du fluide est dû aux transports d’un volume Vo à chaque
rotation.

~ 21
Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

Les pompes volumé triques ou à capacité variable sont des pompes dans lesquels
l’é coulement du fluide ré sulte de la variation d’une capacité occupé e par le
fluide.
On distingue deux grands types de pompes volumé triques :
• Les pompes alternatives
• Les pompes rotatives
4. Les pompes alternatives ou à pistons axiaux
Les pompes à piston constituent l’un des plus anciens types de pompes et
demeurent parmi les plus ré pandues. Comme son nom l’indique la pompe à
piston utilise les variations de volumes occasionné es par le dé placement d’un
piston dans un cylindre.
Ces machines ont donc un fonctionnement alternatifs et né cessite un jeu de
soupapes ou de clapets pour obtenir tantô t l’aspiration dans le cylindre tantô t
son refoulement.
Il existe diffé rentes types de pompes à piston :
• Pompes à simple effet : le refoulement et l’aspiration n’a lieu que pour un
sens de dé placement du piston

Figure (3) : Pompes à simple effet

~ 22
Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

• Pompes à double effet : Le piston travaille dans les deux sens

Figure (4) : Pompes à double effet [9]

• Pompes à plusieurs pistons déphasés

Figure (5) : Pompes multi-pistons [9]

4.1. Réglage de débit et de pression: En fonctionnement, la pompe est en


cylindré e maximum jusqu’à ce que la pression du circuit atteigne la valeur de la
ré gulation de pression. La cylindré e va donc diminuer jusqu’à trouver le dé bit
consommé par le circuit sous une valeur de pression correspondant au tarage
de la ré gulation. Ce type de ré gulation est aussi appelé annulation de cylindré e à
pression maximum, ou encore pression constante [10].

~ 23
Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

Figure (6) : Réglage de débit et de la pression [10].


Remarque : Soit S la surface du piston, L sa course, V0 le volume de liquide
dé placé est é gale à S.L. Si le piston effectue N allers retours en 1 seconde alors
le dé bit volumique thé orique d’une pompe à piston simple est donné e par la
relation suivante :
Qv  N . S . L

5. Les pompes à membrane (variante des pompes à piston)


Dans ce type de pompe, le fluide n’entre pas en contact avec le piston. Il est
sé paré par une membrane souple ou diaphragme.

Figure (7) : Pompe à piston [8]

~ 24
Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

6. Les pompes rotatives


Définition et principe :
Deux rotors tournent en roulant l’un sur l’autre sans glisser pour é viter les
frottements et dé placent un volume de fluide.
Il existe diffé rentes pompes rotatives:
6.1. Pompes à engrenages
Les pompes hydrauliques volumé triques à engrenage sont de constitution
simple parce qu'elles ne possè dent que peu de piè ces mobiles internes. Ce type
de pompe pré sente l'avantage d'ê tre celui le moins coû teux.
Comme le nom l'indique, les pompes à engrenage renferment deux roues
denté es qui s'engrè nent (s'engagent) l'une dans l'autre.
Il existe deux caté gories de pompes à engrenage [8] :
• Les pompes à engrenage externe.
• Les pompes à engrenage interne.

Figure (8) : Pompes à engrenage [8].

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Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

6.2. Pompes à lobes :

Figure (9) : pompe à deux lobes [9]


6.3. Pompes à pistons radiaux : Les pistons sont disposé s radialement au
stator, leurs axes sont perpendiculaires à l’arbre d’entraînement principal. Une
bielle-excentrique de forme particuliè re communique un mouvement alternatif
aux pistons permettant ainsi les phases d'admission et de refoulement du fluide.

Figure (10) : Pompe à pistons radiaux [9]

6.4. Pompes à vis : Deux vis dont l’une est motrice, tournent en sens inverse,
cré ant ainsi d’un cô té une zone d’aspiration et de l’autre une zone de
refoulement. Cette pompe existe aussi avec trois vis dont un est central [9].

~ 26
Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

Figure (11) : Pompe à Vis [9]

6.5. Pompes à rotor hélicoïdal excentré

Figure (12) : Pompe à rotor hélicoïdal excentré [9]

6.6. Pompes à palettes rigides ou souples : La rotation du rotor entraîne celle


des palettes dont les extré mité s sont continuellement en contact avec le stator,
grâ ce à la force centrifuge. Outre, des ressorts de compression poussent les
bases des palettes.

~ 27
Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

Figure (13). Pompes à palettes [9]


7. Avantages et
inconvénients Avantages
• Construction robuste ;
• Pompage possible de liquide trè s visqueux ;
• Rendement é levé ;
• Amorçage automatique en fonctionnement normal ;
• Obtention de faibles dé bits facile à mesurer sous pression é levé e (pompes
doseuses alimentaires).
Inconvénients
• Appareils plus lourds et plus encombrants ;
• Dé bit pulsé ce qui né cessite l’installation d’appareils spé ciaux (anti coup de
bé lier) ;
• Impossibilité d’obtenir de gros dé bits sous faible pression ;
• Danger de surpression dans le circuit de refoulement d’où la pré sence
indispensable de sé curité s (by-pass et soupape de sû reté ) ;
• Impossibilité en gé né ral de pomper des liquides chargé s ;
• Prix d’achat plus é levé ;
• Frais d’entretien plus é levé s.

~ 28
Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

II. Les moteurs hydrauliques :


Frè res jumeaux des pompes, ce sont probablement les composants qui font
apparaitre de la façon la plus spectaculaire les é normes possibilité s des
techniques hydrauliques, ce sont les moteurs (avec les vé rins) qui concré tisent
la puissance mise en œuvre.
Par consé quent, à l’inverse des pompes, les moteurs sont des composants qui
retransforment la puissance hydraulique (pression x dé bit) en puissance
mé canique (couple x vitesse de rotation). On peut ajouter que l’inté rê t principal
des moteurs hydrauliques ré side dans le rapport puissance/encombrement
particuliè rement avantageux par rapport aux autres types de moteurs, qu’ils
soient é lectriques ou thermiques.
Ces moteurs entraînent des systè mes mé caniques. Si le couple ré sistant devient
trop important, la pression monte. Quand elle atteint la valeur de ré glage du
limiteur de pression, le dé bit retourne au ré servoir.
Leur avantage c’est qu’ils dé veloppent une grande puissance pour un
encombrement ré duit.
1. Principaux types de moteurs hydrauliques :
Les moteurs sont classé s en deux familles [9] :
-Les moteurs rapides (les moteurs à palettes, les moteurs à engrenages, les
moteurs à pistons axiaux, et les moteurs à pistons radiaux).
-Les moteurs lents (cylindré e é levé e).
2. Moteur à palettes:
L’huile sous pression provoque la rotation des palettes implanté es sur le rotor.
Avantages : ré alisation simple
Inconvénients : puissance transmise relativement faible.
3. Moteur à pistons axiaux :
Les pistons en communication avec la haute pression se dé placent en tournant.
Avantages : couple trè s important, possibilité de varier la cylindré e, vitesse
importante.
Inconvénient: coû teux.

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Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

4. Moteur à pistons radiaux :


Contrairement aux pompes à pistons radiaux, les pistons peuvent tourner sur
une came (Stator) permettant d’avoir plusieurs courses par tour. Le nombre des
pistons est impair pour la continuité de dé bit et l’é quilibrage.
Avantages : Couple trè s important.
Inconvénients : Vitesse faible, encombrant, coû teux, problè mes d’é tanché ité
pour la distribution.
5. Moteur à engrenage :
Mê me conception que la pompe à engrenage, la pression du fluide entraîne en
rotation les roues dont l’une est motrice.
Avantages : Encombrement trè s ré duit, é conomique.
Inconvénients: Rendement limité .
6. Formule de détermination :
a) Vitesse de rotation d’un moteur :
Elle est donné e par la relation :
Q
N η
qth V

Relation dans laquelle Q est le dé bit d’alimentation des moteurs, qth la capacité

thé orique ou cylindré e du moteur et V le rendement volumé trique du moteur.


Formule pratique [9] :
3
Ntr/min 10 l/min
q ηV
th cm / tr 3

b) Calcul du couple :

Δ[Link] .ηm
C 2π
Avec :
Δp : La diffé rence de pression entre l’entré e et la sortie du moteur ;
m : rendement mé canique du moteur.

~ 30
Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

Formule pratique [9] :

ΔPbar .qth
Cdan.m  cm3 /tr
.ηm
62
8
c) Calcul de puissance :

P  C.ω  C.2.π.n
Avec ω : la vitesse angulaire

Formule pratique :

P  102 C . .n
kw dan.m tr/min
60

III. Les compresseurs


1. Généralités
La qualité de l’air respiré par le plongeur est une donné e primordiale de
sé curité .
- Le rô le du compresseur est de fournir de l’air à haute pression non toxique.
-Son principe de fonctionnement est une application directe de la
compressibilité des gaz (Loi de Boyle-Mariotte) [11].
Description
Il existe plusieurs sortes de compresseurs diffé rencié s par :
- Leur dé bit (en litres/minute ou m3/heure),
- Leur systè me de compression (piston ou membrane),
- Leur mode d’entraînement (moteur é lectrique ou thermique),
- Leur systè me de refroidissement (à air, à eau ou mixte).
1.1. Principe de fonctionnement
Contrairement aux solides et aux liquides, trè s peu compressibles, les gaz
peuvent se comprimer aisé ment.

~ 31
Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

- Cette opé ration consiste à rapprocher les molé cules pour en faire tenir un plus
grand nombre dans un mê me volume en plongé .
- Les compresseurs que nous pré sentons compriment l’air pour l’amener
progressivement de la pression atmosphé rique à la pression dé siré e : 176, 200,
230 ou 300 bars.
2. Piston et cylindre

Figure (14) : Schéma de principe du compresseur [11]

Le cœur du mé canisme est un ensemble de plusieurs pistons en mouvement,


chacun à l’inté rieur d’un cylindre; lorsque le premier piston descend, cela ouvre
un clapet d’aspiration par lequel l’air ambiant s’engouffre jusqu’à la limite de
course du piston (point mort bas) [11].
3. Soupapes de sécurité :
Les soupapes de sé curité sont interposé es entre chaque é tage du compresseur
pour é viter toute monté e excessive en cas de dysfonctionnement des clapets
d’admission ou de refoulement.

~ 32
Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

4. Principe de fonctionnement : le principe est simple le clapet est maintenu


sur son siè ge par un ressort taré à une force lé gè rement supé rieure à la
pression maximale attendue, si cette pression est dé passé e, le clapet se soulè ve
et l’air s’é chappe.

Figure (15) : Schéma de principe de la soupape de sécurité [11]

La lubrification :
Des piè ces mé talliques en mouvement ne peuvent fonctionner sans lubrification;
- L’huile servant à lubrifier le compresseur é tant au contact avec l’air respiré
doit ê tre non toxique et adapté e aux contraintes thermiques qu’elle subit (huile
spé cifique : miné rale ou synthé tique);
- Les caracté ristiques de cette huile garantissent une faible pré sence dans l’air
produit (faible toxicité ), tout en conservant un pouvoir lubrifiant à haute
tempé rature (faible dé pô t, pas de calaminage dans les clapets, bonne protection
anti-corrosion);
- Le coû t de cette huile, dont le niveau doit ê tre contrô lé avant chaque
utilisation, est relativement é levé .

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Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

5. Clapets anti-retour - Manomètres


En fin de compression, des clapets anti-retour (ou non-retour) empê chent que
l’air provenant des bouteilles chargé es ne soit refoulé dans le compresseur;
- Le contrô le des pressions de refoulement (inter-é tage) est effectué par des
manomè tres qui é quipent parfois chaque é tage de compression;
- Il existe mê me des manomè tres pour surveiller les pressions d’huile aux points
importants des circuits.
6. Rampe de chargement
- Des soupapes de sé curité sont obligatoires entre le dernier é tage et la rampe de
chargement pour les groupes fixes, ou le flexible de chargement pour les
groupes portables;
- Ces soupapes (couplé es à un dé tendeur) doivent é viter de dé passer la pression
de service d’un compresseur pouvant ê tre bien supé rieure à celle des bouteilles
(ex : 176 bars) [11].
Les moteurs
Un compresseur peut ê tre entraîné :
- Par un moteur é lectrique (monophasé ou triphasé ),
- Par un moteur thermique (essence ou diesel);
La principale caracté ristique d’un moteur est sa puissance, l’unité normalisé e
est le Watt, on utilise souvent le Kilowatt (kW) et parfois encore le Cheval
Vapeur (CV); la relation entre ces unité s est simple, 1 CV = 736 watts.
- Pour donner une idé e, il faut un moteur d’environ 1 cv pour comprimer en une
heure 2 m3 d’air à 350 bars;
- Dans les mê mes conditions il faut donc environ 20 CV ou 15 kW pour un
compresseur de 40 m3/heure.
7. Le compresseur de base à un étage
 Selon la figure ci-dessous, le compresseur à un é tage se compose :
 d’un cylindre;
 d’un piston;
 d'un clapet d’aspiration;

~ 34
Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

 d'un clapet de refoulement;


 d'une bielle;
 d'un volant d'entraînement.
Remarques:
1. Le clapet et son siè ge constituent une soupape. Le clapet est la partie
mobile, le siè ge la partie fixe. Dans le langage courant, on utilise souvent le mot
clapet au lieu de soupape pour dé signer l'ensemble (c'est l'inverse dans le
langage automobile).
2. Les soupapes sont contenues dans la culasse qu'on appelle plus
gé né ralement boîte à clapets [12].

Figure (16) : Principe de fonctionnement du compresseur, phase d’aspiration [12]

~ 35
Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

Figure (17) : Principe de fonctionnement du compresseur, phase de refoulement [12]

8. Compression polytropique
Ce cas est thé orique parce que sans espace morte le piston touche le cô té
supé rieure ce qui provoquera des dé bris. Nous utilisons ce cycle pour calculer le
travail de compression. Le travail de compression est repré senté par la surface
ABCDA [13].
Donc :

Figure (18) : Compression polytropique en cycle PV


C

W  Vdp
B

et ceci pour une course arbitraire donc un polytrope

~ 36
Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

PV n  PV n
1 1

On aura :
W   P 1 V dp
P2P n -n1

  1 

1

P  1 n1


n  P2  n 
W  P1V1    1
n1 P 


 1

Le travail de compression dé pend donc de :


 Les é tats initial et final
 Type de changement d'é tat, exposant n
 Type de gaz
9. Cycles de compression
Les cycles de compression repré senté s dans la figure suivante montrent
l'é volution de la pression en fonction des dé placements du piston.

Figure(19). Les cycles de compression [12].

~ 37
Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

Débit engendré
C'est le produit de la cylindré e du premier é tage du compresseur par la
vitesse de rotation.
10. Rendement volumique
C'est le rapport du volume aspiré sur le volume engendré . Ce rendement varie
avec la pression qui rè gne dans l'espace mort en aval de l'é tage, lorsque le piston
est au point mort haut. (Tout le volume comprimé ne franchit pas le clapet de
refoulement). Cette pression empê che le clapet d'aspiration de s'ouvrir
immé diatement, dè s que le piston commence à redescendre.
On en dé duit le rendement volumique :

Va
η  Ve
 Va : le volume aspiré en litres par tour ;
 Ve : le volume engendré en litres par tour ;
Vm  Pav 
η1 1
 
Ve Pam  
 Pam : la pression en amont du clapet d'aspiration en bar ; (Gé né ralement
1 bar pour le premier é tage).
 Pav : la pression en aval du clapet d'aspiration en bars ; (En fait elle est
é gale à la pression de refoulement)
 Vm : le volume mort en litres.

11. Le compresseur multi étagé

Il y a plusieurs avantages à utiliser des compresseurs multi é tages :

1. Le rendement volumé trique est supé rieur.


2. La puissance absorbé e est plus faible.
3. Les tempé ratures en sortie de chaque é tage sont moins é levé es.

~ 38
Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

Figure (20) : Compresseur multi-étages [12].

12. Taux de compression

Le faible taux de compression possible avec un compresseur à un é tage conduit


à disposer plusieurs é tages en sé rie.

Si on appelle  , 2 , 3...Le taux respectif de chaque cylindre, le taux


1
ré sultant sera :

  1.2 .3
La pression de sortie maximum sera :

Psortie  P
entrée .τ

Il est cependant rare de dé passer 5 é tages car, cela augmente considé rablement
la complexité mé canique et diminue le rendement en raison des pertes de
charges qui ne manquent pas de se produire dans les diffé rentes parties du
compresseur.

~ 39
Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

Chapitre 3 : LES VERINS PNEUMATIQUES

1. Introduction:
Les chapitre est de dé crire les principaux types de vé rins pneumatiques et
les é lé ments de lignes pneumatiques que l’on peut rencontrer systè mes
automatisé s qui mettent en œuvre des actionneurs pneumatiques sont
nombreux dans les secteurs industriels automatisé s. L’objet de ce
fré quemment sur un systè me automatisé .
2. Définition:
Un vé rin pneumatique est un actionneur qui permet de transformer
l’é nergie de l’air comprimé en un travail mé canique. Un vé rin
pneumatique est soumis à des pressions d’air comprimé qui permettent
d’obtenir des mouvements dans un sens, puis dans l’autre. Les
mouvements obtenus peuvent ê tre liné aires ou rotatifs [13].

Les vé rins sont constitué s d’un cylindre, fermé aux deux extré mité s, à
l’inté rieur duquel coulisse un ensemble tige piston. On distingue donc
deux chambres:
- La chambre arriè re est la partie du cylindre ne contenant pas la tige du
vé rin.
- La chambre avant est la partie du cylindre contenant la tige du vé rin.

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Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

Figure (21) : constitution d’un vérin


3. Classification des vérins
On distingue les familles de vé rins suivantes [13] :
• Les vérins simple effet:
• Les vérins double effets:
 les vérins télescopiques
 les vérins rotatifs
4. Les vérins pneumatiques à simple effet
Ce sont des vé rins qui effectuent un travail dans un seul sens. Ils
permettent soit de pousser soit de tirer une charge, exclusivement. Seules
les positions extrê mes sont utilisé es avec ce type de vé rin.
Un vé rin pneumatique à simple effet n’a qu’une seule entré e d’air sous
pression et ne dé veloppe un effort que dans une seule direction.
La course de retour à vide est ré alisé e par la dé tente d’un ressort de
rappel incorporé dans le corps du vé rin.

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Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

-Le vé rin simple effet ne peut ê tre alimenté que dans une seule chambre, c’est
gé né ralement la chambre arriè re.
-Lorsque l’on cesse d’alimenter en pression cette chambre, le retour s’effectue
sous l’action d’un ressort situé dans la chambre opposé e.
-Celui-ci ne possè de donc qu’une seule position stable.
-La chambre contenant le ressort est ouverte à l’air libre afin de ne pas contrarier
le dé placement du piston.

Alimentation:
L’alimentation d’un vé rin simple effet est obtenue à l’aide d’un distributeur 3/2.

5. Exemple d’utilisation d’un vérin simple effet:


Emballage de piè ces arrivant sur un tapis roulant :

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Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

Figure (22) : application d’un vérin simple effet pour l’emballage des pièces

Vé rin simple effet commandé par un distributeur 3/2

6. Les vérins pneumatiques doubles effets (V.D.E.)

Les vé rins doubles effets ont deux alimentations possibles: soit par la chambre
arriè re, soit par la chambre avant [14].
Lors de l’alimentation en pression de la chambre arriè re le piston se dé place vers
l’avant, celui-ci pousse l’air de la chambre avant.
Lors de l’alimentation en pression de la chambre avant le piston se dé place vers
l’arriè re, celui-ci pousse l’air de la chambre arriè re.
L’air de la chambre à l’é chappement doit pouvoir ê tre é vacué afin de ne pas
s’opposer au dé placement du piston.
Dans un vé rin double effet les chambres se trouvent donc alternativement mises
à la pression et à l’é chappement.

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Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

7. Exemple d’utilisation d’un vérin double effet:


Porte manœuvré e par un vé rin pneumatique:

Figure (23) : Utilisation d’un vérin double effets pour la fermeture et l’ouverture
des portes [15].

Vé rin double effet commandé par un distributeur 5/2

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Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

8. Vérin double tige :


Ce type de vé rin absorbe mieux les forces laté rales grâ ce au double palier de la
tige [16].

9. Vérin à tige télescopique : simple effet et gé né ralement hydraulique, il


permet des courses importantes tout en conservant une longueur replié e
raisonnable.

Figure (24) : Vérin simple effet à tige télescopique [16]


10. Vérin rotatif : l’é nergie du fluide est transformé e en mouvement de
rotation; par exemple, vé rin double effet entraînant un systè me pignon
cré maillè re.
L’angle de rotation peut varier entre 90 et 360°. Les amortissements sont
possibles.

Figure (25) : Exemple de réalisation d’un vérin rotatif [16]


11. La raideur d’un vérin
L’effort du piston sur le ressort en A et celui du nez avant sur le ressort en B;
lors de la sortie du piston [17].

~ 45
Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

Connaissant la course du vé rin (é crasement du ressort), la longueur du ressort


libre Lo et la force de rappel max F; on dé termine la raideur k de ce ressort par
la formule suivante :
F
k
f
avec : f  L0  L et FP . S
L : La longueur du ressort aprè s é crasement
P : La pression à la tê te du piston
S : La section du piston
12. Résistance au flambage : Sous l’action d’une charge axiale, la tige du vé rin
est sollicité e au flambage. Plus la course est longue et le diamè tre de tige petit,
plus le flambage est é levé [18].

Le diagramme de la page suivante permet de dé terminer les limites de course


admissibles en fonction de la charge axiale.

~ 46
Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

Figure (26) : Diagramme permettant de déterminer les limites de la course admissibles du


piston en fonction de la charge axiale [18].

~ 47
Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

13. L’amortissement pneumatique


L’amortissement est ré alisé par le travail de la force d’une contre-pression
s’appliquant sur le cô té du piston situé à l’é chappement. Il est inté gré au vé rin
et est ré glable.
En fin de mouvement, le piston emprisonne un volume d’air qui doit s’é chapper
par un trou calibré ré glable.

Figure (27) : Principe de l’amortissement pneumatique réglable [19]


La pression augmente donc et provoque ainsi le ralentissement du piston. Ce
dispositif fournit initialement une grande force de ralentissement qui diminue
rapidement au fur et à mesure que la vitesse diminue.
14. Détermination et calculs de dimensionnement
Effort thé orique disponible sur la tige, à sa sortie:

F  P.S
Avec F : l’effort (daN), P: la pression (bar), et S la surface du piston (cm²).
Rappel: 1 bar = 1 daN/cm²
15. Effort pratique utilisable
Avec cette formule de calcul, les frottements dus aux joints du piston et aux
joints de tige sont né gligé s.
Ainsi, afin d’é valuer l’effort ré el obtenu, nous utilisons un coefficient appelé
Taux de charge t.

~ 48
Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

1er cas: L’effort est obtenu lors d’un dé placement (effort dynamique):

Le taux de charge utilisé dans cette configuration est de 0.6 [14].


2ème Cas: L’effort est obtenu sans dé placement (effort statique):

Le taux de charge utilisé dans cette configuration est de 0,8 [14].


Voyons maintenant des applications de ces calculs dans deux cas où l’on dé sire
connaître l’effort fourni par un vé rin:
16. Application n°1 :
Soit un vé rin de dé placement, la course est de 200mm, la pression est de 6bar,
le diamè tre du piston D est 32mm, le diamè tre de la tige d est de 10mm.
1- Calculer l’effort fourni lors de la sortie de la tige ?
2- Calculer l’effort fourni lors de la rentré e de la tige ?

Solution
1- Calcul de l’effort fourni lors de la sortie de la tige.
𝐷2 3.22
𝐹 = 𝑃 . 𝑆 . 𝑟 == 𝑃. 𝜋 . . 𝑟 = 6 . 3,14 . . 0,6 = 29𝑑𝑎𝑁
4 4
2- Calcul de l’effort fourni lors de la sortie de la tige.

(𝐷2 − 𝑑2) (3.22 − 12)


𝐹 = 𝑃. 𝑆. 𝑟 = 𝑃. (𝑆1−𝑆2 ). 𝑟 = 𝑃. 𝜋. .𝑟 = 0.8 = 34.81𝑑𝑎𝑁
4
6.3,14. 4
17. Application n°2:
Un vé rin se dé place avec une course de 100mm, la pression est de 6bar, le
diamè tre du piston D est 50mm, le diamè tre de la tige d est de 20mm.

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Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

1- Calculer l’effort fourni lors du serrage comme le montre la figure.

Solution
Calcul de l’effort fourni lors du serrage :
. 𝐷2 3,14 . 52
𝐹 = 𝑃. 𝑆. 𝑟 == 𝑃. .𝑟 = 6 . 0.8 = 188,5𝑑𝑎𝑁
4 4

18. Distributeurs : Le tableau suivant regroupe les distributeurs les plus utilisé s [20].

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Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

19. Les commandes : Les commande les plus reconnues sont :[20]

20. Les types de pilotage les plus courants [20]

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Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

21. Les accessoires : Le tableau suivant expose les dé fé rents types d’accessoires les
plus reconnus [20].

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Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

Exemple de circuit complet

Figure (28) : Exemple d’un cirrcuit pneumatique

1 : Groupe motopompe : Pompe hydraulique à cylindré e fixe à un sens de flux et


moteur é lectrique
2 : Vé rin simple effet à rappel par ressort
3 : Ré servoir à l’air libre
4 : Conduite flexible
5 : Raccord rapide avec clapet de non-retour
6 : Distributeur 3/3 à commande par levier et rappel par ressort
7 : Cré pine
8 : Filtre monodirectionnel au retour
9 : Ré gulateur de pression

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Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques

Chapitre 4 : Canalisations hydrauliques


1. Introduction
L’hydraulique est la science qui traite des problè mes posé s par l’emploi des
fluides en mouvement ou au repos. Ses bases scientifiques, é tablies par Blaise
Pascal et par Isaac Newton, remontent au 17ème siè cle. C’est d’ailleurs à cette
é poque que le mot « hydraulique » apparaît dans la langue française. Autrefois,
une machine hydraulique é tait toujours mue par l’eau, aujourd’hui, le terme
dé signe tout engin dont le fonctionnement fait intervenir un liquide.
2. Définition :
On comprend par l’Hydraulique Industrielle, la discipline qui é tudie la
transmission de l’é nergie par un liquide en transformant l’é nergie mé canique en
é nergie Hydraulique, moyennant des composants qui vé hiculent et ré gulent
cette é nergie.
Les deux composants de l’é nergie hydraulique sont la Pression et le Dé bit.
3. Comparaison de L’hydraulique à la Pneumatique
Hydraulique : P (jusqu’à 300 bars)
Pneumatique : P (jusqu’à 10 bars)
- Force supé rieure à 50 000 N.
- Force infé rieure à 50 000 N.
- Positionnement intermé diaire et
- Installation peu coû teuse (production
pré cis des vé rins.
centralisé e de l’air comprimé )
- Vitesse d’avance ré guliè re (car
- Transport du fluide plus simple et
l’huile est incompressible).
beaucoup plus rapide (maxi de 15 à 50
m/s contre 3m/s pour l’hydraulique).
• Avantages pour l’hydraulique

Dé velopper des trè s grandes puissances (grands efforts) ;


Faible encombrement ;
La fidé lité et la pré cision ;
Fiabilité et long duré e de vie de maté riels constitutifs du circuit hydraulique;
• En contre partie
Un circuit hydraulique requiert un niveau de surveillance et de contrô le ;
La né cessité d’inté grer un circuit de filtration et de refroidissement ;

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Systèmes Hydrauliques et

Les accidents d’hydraulique ont des consé quences plus graves.


4. Canalisation
Une canalisation est un tuyau ou un canal destiné à l'acheminement de
matiè res gazeuses, liquides, solides ou poly phasiques [21].
Lorsqu’il s'agit d'un tuyau, le diamè tre nominal d'une canalisation peut aller de
trente millimè tres environ (un pouce un quart) pour des fluides spé ciaux jusqu'à
plus de trois mè tres vingt (soixante-huit pouces) pour les adductions d'eau.
Le terme anglais pipeline est é galement couramment utilisé . Lorsqu'une
canalisation a un trè s petit diamè tre (moins de trente millimè tres environ), on
parle plutô t de tuyauterie.
5. Types de canalisation
Le type et le nom d'une canalisation dé pendent des caracté ristiques physiques
et des conditions d'acheminement du produit à dé placer.
 Pour le gaz naturel, on parle de gazoduc ;
 Pour le pé trole, on parle d'olé oduc ;
 Pour l'eau industrielle ou alimentaire, on parle de canal, d'aqueduc - dans
lesquels l'é coulement se fait à l'air libre - de conduite, de conduite
hydraulique ou d'é missaire constitué de tuyaux.
 Pour les eaux d'é gouttage on parle d'é gout.
 Pour l'eau salé e, on utilise le terme de saumoduc ;
 Pour l'oxygè ne, on utilise le terme d'oxygé noduc ou d'oxyduc ;
 Pour l'hydrogè ne, on utilise le terme d'hydrogé noduc.
 De maniè re gé né rale, le suffixe d'origine latine "ductus", dé rivé de "ducere"
qui veut dire "conduire", permet ainsi de construire le nom français d'une
canalisation spé cialisé e pour l'acheminement d'un type de produit particulier [21].
6. Tuyaux, tubes, boyaux et raccords :
Qu'elles soient rigides ou souples, les conduites assurent le transport de
l'é nergie dé livré e par la pompe hydraulique vers les composantes de
transformation et vers les actionneurs qui exé cutent le travail.

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Systèmes Hydrauliques et

Nous devons retenir que les deux facteurs physiques q v, et p qui influencent la
puissance agissent sur le choix de tuyauterie.
La sé lection des conduites hydrauliques s’effectue selon deux critè res :
- Le dé bit qu’elles doivent porter.
- La pression qu’elles doivent supporter.
7. Tuyau d’acier rigide :
Pour ê tre de bonne qualité , le tuyau ou la conduite doit ê tre fabriqué en acier
é tiré à froid par exemple de toute soudure ou joint. Souvent, on tolè re le tuyau
d'acier noir (utilisé gé né ralement pour l'eau) avec joint soudé . Or, l’utilisation
d'un tel tuyau n'est faite que dans un seul but : é conomiser.
Ce choix s'avè re dangereux puisque la soudure du joint peut briser à tout
moment. C'est pour cette raison que l'é tude portera uniquement sur les tubes
rigides sans soudure.
Les tubes se mesurent d'aprè s leur diamè tre exté rieur et d'aprè s l'é paisseur de
leur paroi. Le diamè tre inté rieur (diamè tre exté rieur moins deux fois l'é paisseur
de la paroi) nous dé termine le diamè tre d'é coulement. Cette donné e essentielle
pour ré gler la vitesse d'é coulement et du dé bit.
Suivant la formule on a : le dé bit = la vitesse du fluide par la section.

QV  V.A
8. Tube et raccords :
Dans un systè me hydraulique, il faut tenir compte des é normes variations de
tempé rature du fluide qui y circule car la tempé rature du fluide en mouvement,
augmente et provoque une dilatation du mé tal de la conduite.
Pour raccorder des tubes aux composants du systè me hydraulique, on utilise
deux types de raccords :
- Les raccords pour tubes é vasé s.
- Les raccords pour tubes non é vasé s.

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Systèmes Hydrauliques et

9. Boyaux :
Les canalisations souples, plus souvent appelé es boyaux, sont utilisé es en
hydraulique pour raccorder des composantes relativement mobiles l’une par
rapport à l’autre. On les utilise aussi dans les endroits où se produit une
vibration [22].

Figure (29) : les différents composants d’un boyau

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Systèmes Hydrauliques et

10. Limiteur de pression


Le limiteur de pression est l’organe de sé curité d’une installation hydraulique, il
intervient pour proté ger le circuit contre les surpressions (surcharges).

a. Fonctionnement
Les limiteurs de pression sont du type normalement fermé .
Ils sont commandé s par la pression du circuit et dirigent le dé bit issu de la
pompe vers le ré servoir, lorsque la pression maximale pré dé terminé e par le
tarage de la Soupape est atteinte.
11. Le Limiteur de pression à action direct simple

Figure (30) : Limiteur de pression à action directe [22].


12. Le Limiteur de pression à action indirecte
Limiteur de pression a action piloté e est un appareil normalement fermé , monté
en dé rivation, piloté sur l’entré e, ré glable, drainé interne.

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Systèmes Hydrauliques et

Symbole :

1 - Etage pilote à ré glage manuel.


2- Etage principal du type é quilibré hydrauliquement.
3- Gicleur cré ant la variation de pression d’ouverture de l’é tage principal.
4- Gicleur de stabilisation.
13. Réducteur de pression
a. Définition et fonction
Les soupapes de ré duction de pression sont des appareils du type normalement
ouvert. Elles permettent de dé livrer une pression ré duite sur un circuit
secondaire à partir d’un circuit primaire haute pression [22].
Symbole :

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Systèmes Hydrauliques et

b. Technologie

Figure (31) : Schéma d’un réducteur de pression [22].

14. Les appareils de pression :


a. La soupape antichoc
Les soupapes antichocs sont des soupapes de sû reté permettant de proté ger le
ré cepteur (vé rin ou hydromoteur) de toute surpression, provoqué e par une force
exté rieure.
c. La soupape de séquence de mouvement
Cet appareil permet donc d’alimenter un circuit secondaire -P2- lorsqu’une
certaine pression -P1- est atteinte dans le circuit primaire.
Symbole :

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Systèmes Hydrauliques et

C. La soupape d’équilibrage
La soupape d’é quilibrage dont la technologie est pratiquement la mê me que
celle d’un limiteur où une sé quence est destiné e à contrô ler une charge motrice
relié e à la machine à commander (coulisseau de presse vertical, treuil a charge
pendue par exemple). L’appareil est du type normalement fermé , drainé externe,
et monté en sé rie sur la ligne d’alimentation.
Sa symbolisation de base est celle d’un limiteur de pression.

Figure (32): Symbolisation d’une soupape d’équilibrage


d. La soupape de
freinage Définition et
fonction
La soupape de freinage, comme la soupape d’é quilibrage ont pour fonction de
contrô ler une charge motrice relié e à la machine à commander.
Symbole :

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Systèmes Hydrauliques et

15. Les réducteurs de débit unidirectionnel (RDU):


Ces composants sont destiné s à ré gler le dé bit d’air, les RDU sont
unidirectionnels. Ils doivent assurer le freinage du dé bit d’air dans un sens
(sens N°1) et le plein passage dans l’autre sens (sens N°2). Le clapet anti retour
obstrue le passage dans le sens N°1 et l’oblige à passer par l’é trangleur [22].
Symbole :

16. Régulateurs de débit :


a. Régulateur de débit à une voie :
Les ré gulateurs de dé bit servent à maintenir le dé bit constant par rapport à une
valeur pré dé terminé e [22].

Figure(33) : Régulateur de débit [22]


b. Régulateur de débit à deux voies :
Le ré gulateur doit ê tre sensible aux variations de viscosité et aux fluctuations de
pression. Pour é viter les changements dans la viscosité du fluide, le ré gulateur
est pourvu d’un orifice variable à paroi mince. Pour contrer les variations de
pression, on incorpore un tiroir de balance de pression au ré gulateur.

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Systèmes Hydrauliques et

Dans les ré gulateurs à deux voies, la balance de pression est monté e en sé rie
avec l’é tranglement, de plus l’é trangleur de ré glage est ouvert au repos.

c. Régulateurs de débit à trois voies :


Lorsqu'on utilise un appareil de contrô le du dé bit comme ceux dé crits
pré cé demment, le problè me vient toujours de l'é vacuation du dé bit en trop (sauf
en cas d'alimentation par une pompe autoré gulé e) [22].
Il existe donc une version ré gulateur/diviseur de dé bit qui sé pare le dé bit
d'alimentation en deux, le dé bit ré gulé + l'é vacuation à la bâ che du complé ment.

17. Les accumulateurs


Un accumulateur hydropneumatique est un appareil capable d’emmagasiner
sur les circuits hydrauliques une grande quantité d’é nergie sous un faible
volume.
a. Principe de fonctionnement
Si la trè s faible compressibilité des fluides rend difficile le stockage de leur
é nergie dans des volumes restreints, elle leur permet en revanche de
transmettre des efforts importants. A l’inverse, le taux de compressibilité é levé
des gaz permet de stocker une é nergie considé rable sous un faible volume.
L’accumulateur hydropneumatique ré alise l’association de ces deux proprié té s.
b. Fonctions : Les accumulateurs sont capables de justifier les fonctions
suivantes [23] :

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Systèmes Hydrauliques et

1- Anti-bélier
Consiste, pour l’accumulateur, à emmagasiner l’é nergie ciné tique engendré e par
une colonne de fluide en mouvement lors d’une fermeture brutale du circuit
(vanne, é lectrovanne,…) ou, plus gé né ralement, lors d’une variation brutale de
pression dans le circuit.
2- Dilatation thermique
L’augmentation de volume due à l’é lé vation de tempé rature sera absorbé e par la
mise en place d’un accumulateur.
3- Amortissement de choc
L’accumulateur par son rô le d’amortisseur, diminue la fatigue des composants
hydrauliques. Exemple : é lé vateur, chariots de manutention, machines
agricoles, engins de TP., etc.
4- Récupération et restitution d’énergie
L’é nergie fournie par la descente d’une charge peut ê tre absorbé e par
l’accumulateur et restitué e à un ré cepteur hydraulique pour assurer un
mouvement mé canique. Exemple : Fermeture des trappes de wagons.
5- Compensation de fuites
Une fuite dans un circuit hydraulique peut entrainer une chute de pression.
L’accumulateur compense alors la perte de volume et maintient ainsi une
pression sensiblement constante dans le circuit.
6- Amortissement de pulsations
L’adjonction d’un accumulateur sur un circuit hydraulique permet de limiter le
taux d’irré gularité des pompes ; il s’en suit un meilleur fonctionnement de
l’installation, protection et augmentation de la duré e de vie des é lements du
circuit, ainsi q’une diminution sensible du niveau sonore. Exemple : pompes
doseuses.
7- Transfert
L’accumulateur rend possible le transfert entre deux fluides incompressibles.
C’est la membrane qui assure la sé paration entre les deux fluides.

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Systèmes Hydrauliques et

Chapitre 5 : Exemples pratiques


1. Commande d'un moteur pneumatique
On dé sire commander un vé rin double effets avec un distributeur 5/2 par une
commande pneumatique. Etablir le sché ma de commande pour les deux cas
(tige rentre et tige sort).

Figure(34) : schéma de commande d’un vérin double effets commandé par un distributeur
5/2, tige en position rentrée et en position sortie.
Application:
Soit le circuit ci-contre : Le vé rin doit fournir une force F de 7500 daN sur une
course de 50cm parcourue en 2.5 secondes. La pression en sortie de la pompe
est 111bar et le rendement du vé rin est =0.86.
- Quelle est la section S du vé rin ?
- Quel est le dé bit Q de la pompe ?
- Quelle est la puissance P absorbé e
par la pompe si le rendement total
de celle-ci est de 0.85 ?
On ne tiendra pas compte des pertes
de charge.

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Systèmes Hydrauliques et

Solution
1- On peut é crire que la pression en sortie de la pompe est telle que :
F
P F
 S
S . ηV P . ηV
7500
S   78.5cm2
2
cm
111 . 0,86
2- La vitesse V de dé placement du vé rin est :
déplacement
V
0,50 V  0.20m/s
temps 2,5
3- le dé bit Q de la pompe est donc à partir de : Q  V . S

Ql/min  6
. 0,20 . 78,5  l/min
94
4- La puissance absorbé e par la pompe est :
111
Pkw 94,2 .  20.5kw
 600 . 0,85

2. Commande d'un moteur hydraulique à deux sens de rotation


La plupart des moteurs sont pré vus pour tourner dans les deux sens. Pour
inverser le sens de rotation, il suffit d’inverser l’alimentation et le retour au
ré servoir [24].
a) : Réglage sur l’entrée du moteur : Ce dispositif ne peut ê tre utilisé seul, si le
couple ré sistant risque de devenir moteur.

b) : Réglage en sortie du moteur :


Ce dispositif quant à lui, peut ê tre utilisé dans tous les cas, mê me si le couple
devient moteur.

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Systèmes Hydrauliques et

c) : Drainage des moteurs hydrauliques: Pour les moteurs à pistons les fuites
peuvent causer des perturbations de fonctionnement (accumulation d’huile
derriè re les pistons). Pour cette raison il faut pré voir un circuit de retour de ces
fuites vers le ré servoir appelé circuit de drainage [24].

Figure(35) : Circuit de drainage des moteurs hydrauliques [24].

3. Réglage de la vitesse d’une tige de vérin


La vitesse de la sortie de la tige du vé rin est contrô lé e par un limiteur de dé bit
sur le retour au bac de la petite chambre du vé rin qui ne laisse passer qu’un
dé bit q.

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Systèmes Hydrauliques et

Configuration

La vitesse de sortie de la tige est donné e par :

Vtige
q q
 S1  s
Application : On alimente simultané ment les cô té s d’un vé rin à une pression
P=100bar par un dé bit q=100l/min. Quel est le comportement du vé rin ?
-Calculer alors la force dé veloppé e par le vé rin et la vitesse du dé placement de la
tige. On donne D=80mm et d=40mm.

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Systèmes Hydrauliques et

Solution
Comportement du vé rin : sortie de la tige

La tige de vé rin est soumise à deux forces de pression


π.D2 π.d 2
F1  P.S F2  avec : S  et s 
4 4
P.s
et
Donc la force dé veloppé e par le vé rin est :
π(D2 - d 2 )
F  p.  37,7kN
4

La vitesse du dé veloppement de la tige est : Vtig Q2



Q1  s
e
S

Or : Q1
Q d’où Vtig  Q  33,14m/min  0.552m/s
S-
Q2 e
s
4. Dimensionnement du diamètre du piston d’un vérin
: Application
Soit un vé rin servant au transfert de piè ces, sous une pression de 6 bars. A
l’issue des calculs de statique et de dynamique, l’effort que doit dé velopper le
vé rin est de 118 daN en poussant, avec un taux de charge de 0,5.

Transfert

Dimensionner le diamè tre d’un vé rin ?


Solution

Calcul de La force nécessaire : F


Fnécessaire 
t

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Systèmes Hydrauliques et

Dans notre exemple, avec un taux de charge de 0,5, le vé rin devra ê tre capable
de dé velopper en poussant :

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Systèmes Hydrauliques et

F 118
F    236daN
nécessaire
t 0,5

Calcul de diamètre:
 Pour calculer le diamè tre D de l’alé sage, il faut d’abord calculer la section S,
avec Fnécessaire et la pression p de l’air comprimé :
Fnécessaire

S
p
 Dans le cas du transfert de piè ces, la section du vé rin devra donc ê tre au
moins é gale à :
Fnécessaire 236
S   39,33cm²
p 6

La section S s’é crit en fonction du diamè tre D : D²


S  
On en dé duit le diamè tre : 4
D

4 S

D’où , pour notre exemple, le diamè tre D né cessaire :
4  39,33
D  7,08cm  71mm

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Systèmes Hydrauliques et

Il va ensuite falloir choisir le diamè tre parmi les diamè tres normalisé s du
tableau suivant :
D Vérin
8 10 12 16 20 25 32 40
(mm)
d Tige (mm) 4 4 6 6 10 12 12 18

D Vérin
50 63 80 100 125 160 200 250
(mm)
d Tige (mm) 18 22 22 30 30 40 40 50

Dans notre exemple, nous choisirons un diamè tre D é gal à 80 mm, ce qui nous
donnera un taux de charge t de 0,39.
F F
t  118  0,39
pS 
p  6  
D² 8²

4 4
5. Réalisation d’un circuit hydraulique
L’huile circule du ré servoir vers la pompe. Cette huile est refoulé e, puis dirigé e
vers le distributeur qui oriente l’huile sous pression vers une chambre du vé rin.
Le distributeur reçoit en retour l’huile sans pression de l’autre chambre du vé rin
qui retourne au réservoir appelé é galement « bâ che ».

Remarque : Dans le cas de circuit fermé , la circulation de l’huile se fait de la


pompe vers l’actionneur et de l’actionneur vers la pompe [24].

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Systèmes Hydrauliques et

Configuration

Figure (36) : Exemple de réalisation d’un circuit hydraulique [24]

~ 80
Systèmes Hydrauliques et

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