Méthodologie de Calcul du Taux d'Exécution
Méthodologie de Calcul du Taux d'Exécution
FRATERNITE-JUSTICE-TRAVAIL
-&-&-&-&-&-&-&-&-
-&-&-&-&-&-&-&-&-
Janvier 2013
1
SOMMAIRE
SOMMAIRE .................................................................................................2
LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS ...................................................................4
LISTE DES TABLEAUX ....................................................................................6
LISTE DES ILLUSTRATIONS ..............................................................................6
PREFACE...................................................................................................7
RESUME EXECUTIF .......................................................................................8
INTRODUCTION ......................................................................................... 12
1. OBJECTIFS DE L’ETUDE, INTERÊT ET UTILITE DU TEP DANS LE PROCESSUS............
DE GESTION DU DEVELOPPEMENT ........................................................... 13
1.1 Objectifs et résultats de l’étude .................................................... 13
1.2 Intérêt et utilité du TEP dans le processus de gestion du développement . 14
2. APPROCHE METHODOLOGIQUE DE L’ETUDE ............................................... 15
2.1 Phase 1 : Cadrage, recherche documentaire et élaboration des outils...... 15
2.2 Phase 2 : Elaboration des grilles de déclinaison des activités en tâches ... 19
2.3 Phase 3 : Conception de la méthodologie de calcul du TEP .................... 20
2.4 Phase 4 : Elaboration du document portant "méthodologie harmonisée ...
de calcul du TEP" et des modules de formation ...................... 20
3. ETAT DES LIEUX ET HARMONISATION DES CONCEPTS .................................... 21
3.1 Etat des lieux du calcul du TEP dans les ministères de l’échantillon ........ 21
3.2 Analyse diagnostique des méthodes de calcul du TEP actuellement utilisées
dans les 16 ministères de l’échantillon ............................................ 26
3.3 Harmonisation des concepts .......................................................... 28
4. GRILLES INDICATIVES DE DECLINAISON DES ACTIVITES EN TÂCHES ................... 30
4.1 Grilles indicatives de déclinaison des activités transversales à tous .........
les ministères ............................................................................ 31
4.2 Grilles indicatives de déclinaison des activités spécifiques à certains .......
sous-secteurs............................................................................. 39
5. METHODOLOGIE HARMONISEE DE CALCUL DU TAUX D’EXECUTION PHYSIQUE ...... 43
5.1 Démarche méthodologique de calcul du TEP d’une activité ................... 43
5.2 Démarche méthodologique de calcul du TEP d’une action ..................... 44
5.3 Démarche méthodologique de calcul du TEP d’un programme ..................
du Budget-Programme ................................................................. 49
5.4 Démarche méthodologique de calcul du TEP ........................................
d’un résultat attendu (extrant) et d’un objectif spécifique ................... 53
5.5 Démarche méthodologique de calcul du TEP du Budget-Programme ......... 54
5.6 Démarche méthodologique de calcul du TEP d’un projet inscrit au PIP ..... 56
2
5.7 Démarche méthodologique de calcul du TEP du PIP au niveau ...................
du département ministériel........................................................... 58
5.8 Démarche méthodologique de calcul du TEP du PIP au niveau national ..... 59
6. SUGGESTIONS ET RECOMMANDATIONS...................................................... 60
6.1 Conditions préalables à la mise en œuvre de la méthodologie ..................
de calcul du TEP......................................................................... 60
6.2 Suggestions et recommandations .................................................... 61
CONCLUSION ............................................................................................ 62
ANNEXES ................................................................................................ 63
ANNEXE1 : LISTE DES PERSONNES RENCONTREES PAR MINISTERE ............................... 63
ANNEXE2 : REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ....................................................... 64
ANNEXE3 : EQUIPE DE REDACTION DU DOCUMENT ................................................ 65
3
LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS
4
MFASSNHPTA : Ministère de la Famille, des Affaires Sociales, de la Solidarité Nationale,
des Handicapés et des Personnes de Troisième Âge
MICPME : Ministère de l’Industrie, du Commerce et des Petites et Moyennes
Entreprises
MISPC : Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et des Cultes
MJLDH : Ministère de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme
MJSL : Ministère de la Jeunesse, des Sports et Loisirs
MRAI : Ministère de la Réforme Administrative et Institutionnelle
MS : Ministère de la Santé
MTFP : Ministère du Travail et de la Fonction Publique
MTPT : Ministère des Travaux Publics et des Transports
PAP : Programme d’Actions Prioritaires
PCC : Plan de Consommation de Crédits
PPBS : Planification, Programmation, Budgétisation et Suivi
PPM : Plan de Passation des Marchés
PR : Présidence de la République
PTA : Plan de Travail Annuel
SCRP : Stratégie de Croissance pour la Réduction de la Pauvreté
TBI : Tableau de Bord des Indicateurs
TDR : Termes de Référence
TEF : Taux d’Exécution Financière
TEP : Taux d’Exécution Physique
5
LISTE DES TABLEAUX
6
PREFACE
La formulation des politiques socio-économiques appropriées pour améliorer les conditions
de vie des populations et les progrès vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le
Développement, requiert la mise en place d’un système d’informations fiable et d’un
mécanisme de suivi et d’évaluation adéquats.
Au nombre des produits que mon département ministériel élabore, figure le rapport
d’avancement du Programme d’Investissements Publics. Ce document élaboré
trimestriellement et annuellement de concert avec les ministères sectoriels, est un outil
de référence au niveau national en matière de suivi physique et budgétaire de la mise en
œuvre du PIP.
Cette méthodologie se veut être un cadre auquel tous les acteurs de la chaîne de
Planification, Programmation, Budgétisation et Suivi (PPBS) doivent se référer pour
appréhender le niveau d’exécution physique des activités et actions réalisées dans chaque
secteur et domaine.
Sa réalisation n’aurait été possible sans l’appui de la GIZ à travers le projet Appui-Conseil
Macro-Economique pour la Réduction de la Pauvreté (ACMERP) qui ne cesse de déployer
d’inlassables efforts aux côtés des autres Partenaires Techniques et Financiers (PTF) pour
améliorer le dispositif de suivi et d’évaluation au niveau national.
Le défi de rendre disponibles les TEP fiables et en temps réel ne saurait être relevé si les
acteurs de la chaîne PPBS à tous les niveaux ne mettent pas de la rigueur dans
l’appropriation et l’utilisation de ladite méthodologie.
Puisse le présent outil mettre un terme aux divergences dans le calcul du TEP et combler
les insuffisances dans le cadre du suivi des projets et programmes.
7
RESUME EXECUTIF
Le Programme d’Investissements Publics (PIP) est l’un des instruments
d’opérationnalisation des politiques nationales et sectorielles de développement
économique et social du Bénin. Il comprend l’ensemble des programmes et projets que
l’Etat envisage de réaliser au cours d’une période donnée.
La première cause de cet état de choses est l’inexistence d’une méthodologie harmonisée
de calcul de cet indicateur.
La présente étude est réalisée pour combler cette insuffisance et permettre aux
utilisateurs des données de suivi de la DGSPP de disposer désormais des données, tant du
suivi budgétaire que du suivi physique. Ainsi, le but de l’étude est de contribuer à
l’amélioration du mécanisme de suivi et d’évaluation de la SCRP. De façon spécifique, elle
permettra d’améliorer la qualité des rapports d’avancement du PIP à travers
l’approfondissement des analyses sur le TEP et l’appréciation objective des écarts entre le
TEP et le Taux d’Exécution Financière (TEF).
Dans le cadre de la réalisation de l’étude, les investigations ont porté sur un échantillon de
seize (16) ministères suivant la représentativité par secteur. Ces investigations ont permis
d’établir un état des lieux dont l’analyse diagnostique a permis de retenir l’approche de
pondération basée sur le consensus.
Pour ce faire, se fondant sur les acquis des travaux précédemment réalisés, des grilles de
déclinaison des activités en tâches suivies de pondérations ont été actualisées. De même,
un complément de grilles a été effectué pour les sous-secteurs des mines, de l’énergie et
hydrocarbures.
Ainsi, à partir des grilles ou de la déclinaison des activités en tâches, le TEP d’une activité
au cours d’une période est la somme des poids des tâches exécutées sous cette activité au
cours de la période.
S’agissant des autres niveaux du Plan de Travail Annuel (PTA), l’approche de pondération
s’est inspirée de la Loi de Pareto dénommée "Loi 20/80" qui stipule que "80% des effets
sont le produit de 20% de causes".
En conséquence, la détermination des poids des activités au sein d’une action consiste
d’abord à recenser les activités clés ou critiques dont la réalisation permet la mise en
8
œuvre réelle de l’action. En appliquant la Loi de Pareto à l’étude, la somme des
pondérations des activités clés ou critiques doit être supérieure ou égal à 80. De ce point
de vue, pour le reste des activités, la somme de leur pondération serait au plus 20.
Lorsque les poids des activités au sein de l’action sont déterminés, le TEP de l’action est la
moyenne pondérée des TEP des activités.
avec
et
avec
La détermination des poids des actions au sein du programme suit la même démarche que
celle des activités au sein d’une action. En effet, il s’agira de s’interroger sur les actions
du programme dont la réalisation effective permettrait d’atteindre rapidement les cibles
fixées pour les indicateurs de performance du programme. Une fois la liste de ces actions
constituée, la somme de leurs pondérations doit être supérieure ou égale à 80.
Cette approche ci-dessus décrite permet d’appréhender les TEP des extrants (résultats
attendus) et des objectifs spécifiques du programme. Les formules permettant de les
calculer sont :
9
Au niveau du B-P, son TEP est la moyenne pondérée des TEP des programmes.
En ce qui concerne, les projets inscrits au PIP, leur TEP est calculé à partir des TEP des
actions. Trois cas de figures se présentent à savoir :
le projet dont toutes les activités sont regroupées sous une seule action d’un
programme du B-P ;
le projet comprenant plusieurs actions, toutes regroupées dans un seul programme
du B-P et,
le projet à caractère transversal dont les actions sont réparties à travers plusieurs
programmes du B-P.
Le TEP du PIP d’un département ministériel est la moyenne pondérée des TEP de chaque
projet.
Le poids de chaque projet dans l’ensemble du PIP du ministère est généré à partir des
poids des actions de chaque projet et des poids des programmes.
10
En ce qui concerne le TEP du PIP national, il est appréhendé en faisant la moyenne
arithmétique simple des TEP enregistrés au niveau du PIP de chaque ministère.
avec
11
INTRODUCTION
Le Programme d’Investissements Publics (PIP) est l’un des instruments
d’opérationnalisation des politiques nationales et sectorielles de développement
économique et social du Bénin. Il comprend l’ensemble des programmes et projets que
l’Etat envisage de réaliser au cours d’une période donnée.
Ainsi, le suivi et l’évaluation du PIP requièrent une attention particulière car ils
renseignent les décideurs sur les progrès accomplis ou non dans l’atteinte des objectifs
nationaux de développement.
La non disponibilité d’informations fiables sur le TEP est due à l’inexistence d’une
méthodologie harmonisée de calcul de cet indicateur.
La présente étude commanditée par la DGSPP et financée par la GIZ est envisagée pour
combler cette insuffisance et permettre aux utilisateurs des données de suivi de la DGSPP
notamment la DGIFD, la DGAE, la DGB et la CSPEF de disposer désormais des données, tant
du suivi budgétaire que du suivi physique, en vue d’améliorer les simulations effectuées
lors des travaux de prévisions macroéconomiques et budgétaires.
Le présent document est structuré en six parties. La première partie aborde les objectifs
de l’étude et son utilité dans le processus de gestion du développement. La deuxième
partie présente l’approche méthodologique ayant conduit à la réalisation de l’étude. La
troisième partie fait l’état des lieux des méthodologies actuellement utilisées dans
certains ministères et débouche sur une analyse critique des différentes approches
recensées.
12
La quatrième partie de ce document propose des grilles de déclinaison des activités en
tâches. Quant à la cinquième partie, elle décrit la méthodologie proprement dite suivie
des illustrations.
Cette partie est consacrée à la présentation des objectifs de l’étude et de l’intérêt qu’elle
revêt dans le processus de gestion du développement.
Ainsi, l’utilisation de cette méthodologie harmonisée par les ministères leur permettra de
calculer aisément le TEP et de le rendre disponible en temps opportun. Au niveau de la
DGSPP, cela est d’une grande utilité car, elle aidera à appréhender le TEP du PIP au niveau
national.
une grille de déclinaison des activités en tâches, suivie de pondération est mise à la
disposition de tous les ministères ;
la méthodologie harmonisée de calcul du TEP des activités, des actions, du projet,
du programme, du B-P, du PIP sectoriel et du PIP national est élaborée et mise à la
disposition de tous les ministères ;
les modules de formations nécessaires à une meilleure appropriation de cette
méthodologie par les acteurs de la chaîne PPBS sont élaborés et rendus disponibles.
13
1.2 Intérêt et utilité du TEP dans le processus de gestion du
développement
La consommation des crédits mesurée à travers le TEF ne suffit pas pour apprécier la
réalisation d’une activité, d’une action, d’un projet, etc. Elle doit être complétée du suivi
physique mesurée via le TEP. L’utilité du suivi physique réside dans l’appréciation du
niveau réel de réalisation des activités, des actions, des projets, voire du B-P.
La non disponibilité du TEP ne permet pas de mieux évaluer les performances enregistrées
à travers la mise en œuvre des activités, des actions, des projets voire, du PIP. Cet état de
choses ne participe guère d’une amélioration du processus décisionnel.
En aval, une fois les données sur les TEP disponibles, elles permettront à la DGSPP
d’effectuer des analyses approfondies sur les écarts entre le TEP et le TEF du PIP. De
même, la qualité des rapports de tournées de suivi physique sera améliorée, en
confrontant les données transmises par les ministères et les réalités du terrain.
Comme pour la DGSPP, ces analyses sont également primordiales pour la Direction
Générale des Affaires Economiques (DGAE), la Direction Générale du Budget (DGB) et la
Direction Générale des Investissements et du Financement du Développement (DGIFD) afin
d’affiner et d’améliorer davantage la qualité des produits que sont, entres autres, (i) le
cadrage macroéconomique, (ii) les notes d’orientation du PIP et du Budget Général de
l’Etat (BGE), (iii) le Cadre de Dépenses à Moyen Termes (CDMT) et (iv) le PIP.
Par ailleurs, eu égard au rôle dévolu à la DGSPP dans le mécanisme de suivi et d’évaluation
de la SCRP 2011-2015, le rapport annuel d’avancement des projets et programmes
contribue à l’élaboration du rapport annuel d’avancement de la SCRP coordonnée par la
Cellule de Suivi des Programmes Economiques et Financiers (CSPEF).
14
2. APPROCHE METHODOLOGIQUE DE L’ETUDE
Une première séance de prise de contact s’est tenue le mercredi 31 octobre 2012 avec
les cadres de la Cellule d’Analyse et de Synthèse des Performances des Projets et
Programmes (CASPPP) de la DGSPP.
A l’issue de cette séance, il a été mis à la disposition des consultants un premier lot de
documents. L’exploitation de cette documentation ainsi que les orientations de la séance
de cadrage tenue le lundi 05 novembre 2012, ont permis à l’équipe d’experts
d’approfondir certains éléments de leur proposition technique. L’approfondissement a
porté en particulier sur :
Cette liste a été établie sur la base de la représentativité des ministères ou institutions
dans leurs secteurs respectifs. Le Programme d’Investissements Publics (PIP) compte trois
catégories de secteurs (les secteurs productifs, les secteurs sociaux et l’administration)
dont les deux premiers sont décomposés en plusieurs sous-secteurs.
Ainsi, seize (16) ministères ont été retenus pour faire l’objet d’une attention particulière
au cours des investigations de terrain. Ils constituent l’échantillon de base.
Le tableau n°1 ci-après indique le processus d’identification des ministères sur lesquels
l’étude s’est focalisée :
16
Tableau 1 : Ministères de l’échantillon de base
SANTE MS MS MS
MEMP
EDUCATION MESRS; MEMP; MESFTPRIJ MESRS; MEMP; MESFTPRIJ
TOTAL GENERAL 29 29 16
Le tableau n°2 suivant présente par ministère retenu, le nombre de projets ainsi que le montant de leur prévision.
Tableau 2 : Point du nombre de projets et des prévisions financières 2012 des
ministères de l’échantillon
Nombre de Prévision
N° Ministères / Institutions
Projets (en milliers de FCFA)
La liste des personnes rencontrées par ministère est présentée dans l’annexe 1 du rapport.
19
L’élaboration et l’appropriation de ces grilles étant le point de départ de la conception de
la méthodologie harmonisée, des concertations avec les sectoriels ont permis de procéder
à des corrections nécessaires.
Ainsi, sept étapes se sont révélées nécessaires pour élaborer cette méthodologie.
La première étape a consisté à calculer le TEP des activités. La deuxième étape est
consacrée au calcul du TEP d’une action. La 3ème étape est relative à l’approche de
détermination du TEP d’un projet inscrit au PIP.
Au niveau de cette 3ème étape, deux options sont envisagées. Il s’agit du cas des projets
transversaux c’est-à-dire des projets finançant des actions de plusieurs programmes du
Budget-Programme (B-P) et le cas des projets dont l’ensemble de leurs actions sont dans
un seul programme du B-P.
La 4ème étape a permis de proposer la méthode de calcul du TEP du PIP au niveau d’un
département ministériel. Quant à la 5ème étape, elle s’est appesantie sur la démarche
devant conduire à la détermination du TEP d’un programme du Budget-Programme. La 6ème
étape a permis de définir comment calculer le TEP d’un B-P.
La 7ème et dernière étape a consisté à définir une approche qui devrait permettre à la
DGSPP, une fois les données sur le TEP des projets ou programmes et du PIP sectoriel
disponibles, de calculer aisément le TEP du PIP au niveau national. Cette dernière
approche est conçue de façon à dégager des TEP par secteur conformément à la
nomenclature du PIP.
A chacun de ces niveaux, la démarche a été explicitée avec les formules de calcul y
afférentes.
Il est question, de façon spécifique, de décrire niveau par niveau, étape par étape, cas par
cas et dans un langage très accessible, l’approche constituant la démarche
méthodologique. Des illustrations (cas pratiques) sont données à tous les niveaux pour
faciliter l’appropriation de la méthodologie.
20
Le rapport préliminaire élaboré a été soumis à tous les acteurs de la chaîne Planification,
Programmation, Budgétisation et Suivi (PPBS), y compris ceux ne faisant pas partie de
l’échantillon. Cet examen a été effectué à travers des concertations sectorielles qui se
sont déroulées du 12 au 14 décembre 2012 au Chant d’Oiseau de Cotonou.
A l’issue de ces concertations, les observations ou amendements formulés ont été pris en
compte pour la finalisation et le dépôt du rapport provisoire. Ce dernier a fait l’objet d’un
atelier de validation nationale organisée le mercredi 30 janvier 2013 à l’INFOSEC de
Cotonou.
La présente partie fait le point des constats au niveau des 15 ministères visités dans le
cadre du calcul du TEP. De même, il est exposé le contenu de tous les concepts utiles pour
une meilleure compréhension de la méthodologie.
Le tableau n°3 ci-après présente des méthodes de calcul du TEP par ministère ainsi que les
recommandations formulées par les personnes rencontrées.
Ministères /
N° Etat des lieux en matière de calcul du TEP Recommandations
Institutions
21
Ministères /
N° Etat des lieux en matière de calcul du TEP Recommandations
Institutions
- L'accent est beaucoup mis sur les actions que sur les
- Prendre en compte les
activités;
variables coût et temps dans
- Toutes les actions sont pondérées à 100;
la méthodologie à
- Les activités sont pondérées au sein des actions en fonction
développer;
de leur importance et indépendamment du coût sur la base
- Elaborer les grilles
d'un consensus;
harmonisées de déclinaison
- La somme des pondérations des tâches donne le poids de
des activités en tâches;
l'activité;
- Indiquer une clé de
3 MICPME - Chaque projet est assimilable à une action;
répartition pour déterminer
- Le TEP du PIP sectoriel est la moyenne des TEP des
les poids de chaque
projets;
programme du Budget-
- Le TEP du Programme du Budget-Programme est la
Programme en s'inspirant
moyenne des TEP des actions;
par exemple du cadre
- Le TEP du Budget-Programme est la moyenne des TEP des
institutionnel des
programmes;
départements ministériels
- La grille de déclinaison des activités en tâches utilisée est
(AOF).
celle du MDAEP.
- Toutes les tâches ont la même importance avec l'hypothèse
que la durée d'exécution d'une tâche ne doit pas excéder un
mois;
- Le TEP d'une activité est le rapport du nombre de tâches
exécutées sur le nombre de tâches prévues;
- Le TEP d'une action est la moyenne pondérée des TEP des
activités;
- Le poids d'une activité au sein d'une action est déterminé de
- Prendre en compte les
façon consensuelle en tenant compte de son coût et de son
propositions faites dans le
4 MCTIC importance au sein de l'action;
guide de suivi-évaluation
- Le même principe est utilisé au niveau des projets;- Le TEP
élaboré par l'ETARB.
du PIP sectoriel est la moyenne des TEP des projets;
- Le TEP des structures ou du fonctionnement d'un
programme du B-P est la moyenne des TEP des structures; -
Le TEP du programme du Budget-Programme est la moyenne
pondérée (indexation de coût) du TEP fonctionnement et du
TEP du PIP;
- Le TEP du Budget-Programme est la moyenne des TEP des
programmes.
22
Ministères /
N° Etat des lieux en matière de calcul du TEP Recommandations
Institutions
- Réaliser une étude
spécifique pour les sous-
secteurs des travaux publics
- Le calcul du TEP reste une préoccupation au niveau du
et des BTP;
secteur et le TEP n'est pas encore appréhendé;
5 MTPT - Proposer une méthode
- Le TEP d'un projet sera calculé à partir de la grille à rendre
permettant d'apprécier les
disponible par les acteurs.
efforts consentis dans
l'accomplissement de la
mission d'un ministère.
- Le calcul du TEP d'une activité est la somme des poids des
tâches exécutées;
- La grille de déclinaison des activités en tâches est celle
élaborée par le MDAEP;
6 MCAAT
- A partir des TEP des activités, les TEP des actions, des
projets, du PIP sectoriel, des programmes du Budget-
Programme et du Budget-Programme sont déterminés par la
méthode d'indexation de coût.
- Tenir compte de la
spécificité du sous-secteur de
- Inexistence d'une méthode standardisée de calcul du TEP la santé pour l'étude car il
d'une activité ; comprend 32 projets au titre
- Le TEP d'un projet est la moyenne des TEP des actions qui du PIP gestion 2012 avec
7 MS le composent; des domaines de
- Le TEP du PIP sectoriel est la moyenne des TEP des compétence très variés;
projets; - Indiquer comment cette
- L'exercice de calcul du TEP n'est pas fait pour les méthode pourra être utilisée
programmes du Budget-Programme et pour le Budget- pour évaluer les lettres de
Programme. mission.
8 MEMP ND ND
- La déclinaison des activités en tâches est laissée à la
discrétion des structures et des coordonnateurs de projets;
- Le TEP d'une activité est laissée à la discrétion des
structures;- Le TEP d'une action est la moyenne pondérée des
TEP des activités;
- Disposer d'une grille
- Le poids retenu est un poids moyen qui est égal à la somme
harmonisée de déclinaison
des poids financier et temporel divisée par 2;
9 MEHU des activités en tâches;-
- Le TEP du programme est la somme des TEP des structures
Harmoniser les méthodes au
et des projets rapportée à la somme du nombre de structures
niveau national.
et de projets;
- Le TEP du PIP sectoriel est la moyenne des TEP des
projets;
- Le TEP du Budget-Programme est la moyenne des TEP des
programmes.
23
Ministères /
N° Etat des lieux en matière de calcul du TEP Recommandations
Institutions
24
Ministères /
N° Etat des lieux en matière de calcul du TEP Recommandations
Institutions
- Le TEP du Budget-Programme est la moyenne des TEP des
programmes.
25
3.2 Analyse diagnostique des méthodes de calcul du TEP
actuellement utilisées dans les 16 ministères de l’échantillon
Il ressort de l’analyse du tableau n°4 ci-dessus qu’en dehors du MS, tous les autres
ministères visités disposent d’une méthodologie plus ou moins standardisée à l’échelle de
leur département. Certains ministères comme le MAEP, le MFASSNHPTA, le MDGLAAT et
dans une moindre mesure le MDAEP, ont réalisé des guides ou manuels pour leur dispositif
de suivi-évaluation dans lesquels les préoccupations relatives au TEP ont été évoquées.
Ce tableau met également en exergue les points communs ainsi que les points de
divergence des méthodologies utilisées.
De plus, au niveau d’un même ministère, la démarche de calcul du TEP n’est pas la même
de l’activité au B-P en passant par les actions, le projet, le PIP sectoriel et le programme
du B-P.
S’agissant des points communs, la plupart des ministères visités utilisent dans une certaine
mesure les pondérations, bien que ces dernières diffèrent d’un ministère à un autre et
selon le niveau où l’on se trouve dans le Plan de Travail Annuel (PTA). Les trois grandes
tendances relevées sont l’indexation des coûts, la pondération consensuelle et la
pondération basée sur le poids financier et le poids temporel. L’analyse du document
intitulé "Guide méthodologique d’élaboration, de mise en œuvre et de suivi-évaluation
des Budgets-Programmes2" édité par l’ETARB en juin 2012 confirme également l’intérêt
des pondérations dans le calcul du TEP sans indiquer comment l’obtenir.
L’une des insuffisances de la méthode d’indexation de coûts est que l’importance d’une
activité ou d’une action n’est pas forcément liée au montant y alloué. En effet, il existe
des activités ou des actions sans coût et qui mobilisent des ressources humaines et du
temps et sans lesquelles, les autres activités ou actions ne sauraient connaître un début de
réalisation. Avec cette méthode d’indexation de coût, soit ces activités ou actions ne sont
pas programmées ou bien dans le cas échéant, elles ne sont pas prises en compte dans le
calcul du TEP. Aussi, convient-il d’indiquer, que même dans un projet d’infrastructures,
des activités d’ordre administratif et d’importance, relativement moins onéreuses sont
programmées pour assurer la célérité dans l’exécution des travaux.
Ainsi, bien qu’il s’agisse d’une méthode moins complexe, elle est source de beaucoup de
biais dans l’appréciation du calcul du TEP.
2 Il s’agit d’un document réalisé par l’ETARB et financé par le projet ACMERP de la GIZ.
26
d’évaluation. Selon les acteurs rencontrés, tous les paramètres (coût, durée…) sont pris en
compte dans la détermination du poids. Mais, comment scientifiquement ce poids est-il
appréhendé ? La réponse n’est pas évidente, montrant ainsi toute la subjectivité qui
caractérise cette méthode.
Ainsi, plus le nombre d’acteurs est élevé, plus le consensus n’est pas facile à établir. Ce
consensus dépend également de la sensibilité des acteurs et est facilement influençable
par les opinions des acteurs dominants. De plus, le fait d’accorder plus d’importance à un
élément (activité, action, projet, programme….) du dispositif pourrait également
influencer le niveau de ressources financières à y accorder les années à venir.
Pour ce faire, bien qu’étant subjective, il s’avère indispensable que cette approche
consensuelle s’appuie sur des directives pour encadrer la définition des poids. Dans ce
cadre, le MEF a effectué des travaux qui méritent d’être approfondis. Au niveau de ce
ministère par exemple, des pondérations ont été données par grande masse (nature de
dépenses) en fonction du type de projets.
la durée d'une action n'est pas forcément égale à la somme des durées des activités
qui la composent et ;
la durée de la mise en œuvre du PTA d'un programme du Budget-Programme ne
doit pas excéder le nombre de mois (12) que comporte un exercice budgétaire.
En effet, selon les hypothèses de cette approche, le poids d’une action est égal à la
somme des poids financier et temporel divisée par 2. Le poids temporel de l’activité est le
rapport de la durée de ladite activité sur celle du PTA, la durée du PTA étant la somme
des durées de toutes les activités qui la composent. Cette approche de détermination des
durées fait que la durée d’un PTA d’un programme dépasse largement 12 mois.
De plus, selon cette approche, les activités ou actions de montants élevés ou celles
répétitives durant l’année auront toujours plus d’importance au détriment des autres.
Par ailleurs, il faut souligner que les pondérations doivent être des paramètres qui,
lorsqu’ils sont déterminés à la programmation, ne doivent plus être modifiés à
l’évaluation. Or, dans le cas d’espèce, ces paramètres sont des variables puisqu’ils
changent en fonction des dépenses effectuées et des durées réelles d’exécution des
activités ou des actions.
27
En dehors de ces trois grandes tendances, certaines pratiques sont observées dans les
ministères et méritent une attention particulière. Elles concernent :
le regroupement des activités d’un projet sous une seule action (MEF, MICPME…) ;
le principe selon lequel la durée d’une tâche ne doit excéder un mois pour leur
attribuer la même importance (MCTIC) ;
l’introduction de la notion de chantier dans le calcul du TEP (MISPC).
Mais, il existe des projets d’envergure ou des projets intégrés à caractère transversal pour
lesquels, cette pratique n’est pas adaptée. Par exemple, toutes les activités d’un projet
d’appui institutionnel qui renforce les capacités de plusieurs structures3 intervenant dans
plusieurs programmes du B-P ne sauraient être regroupées sous une seule action d’un seul
programme. Il en est de même des projets intégrés à plusieurs composantes dont leur
nature ne permet pas de les loger dans un seul programme du B-P.
Ainsi, il est important de tenir compte de ces spécificités lorsque ces cas se présentent.
L’hypothèse selon laquelle, la même importance serait attribuée à toutes les tâches d’une
activité car leur durée ne doit pas excéder un mois, n’est pas plausible. Le principe de
pondération doit être également appliqué à ce niveau.
Dans le cadre de la présente étude et s’inspirant des précédents travaux effectués par la
DGSPP, l’ETARB, le MRAI et de la pratique dans les ministères, le rappel des définitions de
certains concepts est nécessaire pour faciliter l’appropriation de la méthodologie par tous
les acteurs de la chaîne PPBS et son adaptation à tous les contextes.
Vu la multiplicité des sources d’information, des théories et des auteurs et tenant compte
de la dynamique des travaux, il est apparu nécessaire de situer les acteurs de la chaîne
PPBS sur les définitions de base sur lesquelles repose la démarche méthodologique.
3 Le Projet d’Appui Institutionnel finance les activités de plusieurs structures intervenant dans les
différents programmes du B-P.
28
Le tableau n°4 ci-après indique les définitions de quelques concepts, lesquels ont servi de
base aux travaux de la présente étude.
1 Tâches Les tâches constituent le dernier niveau de déclinaison des activités. Il s’agit
d’un travail à faire dans un délai relativement court qui contribue à la
réalisation d’une activité.
2 Activités Les activités sont des dérivés des actions. Il s’agit d’un ensemble de tâches
séquentielles, interdépendantes et planifiées dont l’exécution devra contribuer
à la production d’un extrant. Ainsi, l’activité est une opération qui concourt à
la transformation de ressources en produits et/ou en services. De ce point de
vue, les activités servent de base à la détermination des ressources nécessaires.
29
N° Intitulé du concept Approche de définitions
domaine donné.
9 Efficacité Mesure dans laquelle les objectifs souhaités sont atteints. Mesure dans laquelle
une organisation s’acquitte de sa mission et atteint ses objectifs.
10 Efficience Mesure dans laquelle les résultats sont obtenus en minimisant les ressources
utilisées. Degré auquel une organisation génère ses produits et services en
utilisant un minimum d’intrants.
Source : Auteurs, divers documents et Etude sur la mise en œuvre de GAR au Bénin (MRAI, juin 2011).
Cette partie aborde les grilles de déclinaison des activités en tâches. Ces grilles indicatives
constituent une source d’inspiration pour les acteurs lors de la programmation. Elles
pourront, selon le contexte et la spécificité de l’activité, subir des modifications sans pour
autant influer négativement sur les grandes tendances en matière de pondération. En
effet, il appartient à chaque acteur de l’adapter en fonction de la nature et de la
spécificité de l’activité à programmer.
Ainsi, ces grilles sont présentées d’une part pour les activités transversales à tous les
ministères et d’autre part pour des activités spécifiques à certains sous-secteurs.
Remarque :
Les poids des tâches sont en pourcentage.
La somme des poids des tâches composant une activité est rigoureusement égale à 100.
30
4.1 Grilles indicatives de déclinaison des activités transversales à tous
les ministères
Les grilles ci-après sont une actualisation des travaux réalisés en février 2010 par la DGSPP
et un récapitulatif des compléments effectués par certains ministères parcourus. La liste
n’est pas exhaustive. Il ne s’agit que d’un guide.
NB: Seul l'avis de la CCMP est requis car il s'agit des marchés dont les montants sont
inférieurs au seuil (60 millions pour les prestations intellectuelles des firmes et 40 millions pour
les prestations intellectuelles des consultants individuels). Dans le cas d'une demande de
cotation, il s'agit d'un avis motivé de la CCMP.
Poids
Poids cumulé
N° Description des tâches (%) (%)
1 Elaboration des TDR 10% 10%
Observations et amendements par un Comité technique de la structure en
2 charge 5% 15%
3 Finalisation des TDR 3% 18%
4 Approbation par un comité technique sectoriel 2% 20%
5 Elaboration et Lancement DAO 10% 30%
6 Ouverture, Analyse et Evaluation des offres Adjudication 10% 40%
7 Avis favorable de la CCMP 1,5% 41,5%
8 Avis favorable de la DNCMP 1,5% 43%
9 Attribution, Négociation et Signature du marché 2% 45%
10 Réalisation de l'étude 50%
10.1 -Dépôt Rapport Intérimaire 1 15% 60%
10.2 -Validation du Rapport Intérimaire 1 5% 65%
10.3 -Dépôt du Rapport Intérimaire 2 15% 80%
10.4 -Validation du Rapport Intérimaire 2 5% 85%
10.5 -Dépôt du Rapport définitif 10% 95%
31
11 -Approbation du Rapport définitif par les acteurs concernés 5% 100%
NB: Dans ce cas, l'avis de la DNCMP doit être requis car il s'agit des marchés dont les
montants sont supérieurs au seuil (60 millions pour les prestations intellectuelles des firmes et
40 millions pour les prestations intellectuelles des consultants individuels).
Poids
Poids cumulé
N° Description des tâches (%) (%)
1 Elaboration des TDR 10% 10%
Observations et amendements par un Comité technique de la structure en
2 charge 5% 15%
3 Finalisation des TDR 3% 18%
4 Approbation par un comité technique sectoriel 2% 20%
5 Elaboration et Lancement de l'Appel à manifestation d'intérêt 5% 25%
Ouverture, Analyse, Evaluation des offres et Sélection des Consultants
6 shortlistés 5% 30%
7 Approbation par un comité technique sectoriel 3% 33%
8 Elaboration et lancement de la demande de Proposition 5% 38%
9 Ouverture, Analyse et Evaluation des offres 5% 43%
10 Avis favorable de la CCMP 3% 46%
11 Attribution, Négociation et Signature du marché 2% 48%
12 Réalisation de l'étude 47%
12.1 -Dépôt Rapport Intérimaire 1 15% 63%
12.2 -Validation du Rapport Intérimaire 1 5% 68%
12.3 -Dépôt du Rapport Intérimaire 2 15% 83%
12.4 -Validation du Rapport Intérimaire 2 5% 88%
12.5 -Dépôt du Rapport définitif 7% 95%
13 -Approbation du Rapport définitif par les acteurs concernés 5% 100%
NB: Seul l'avis de la CCMP est requis car il s'agit des marchés dont les montants sont
inférieurs au seuil (60 millions pour les prestations intellectuelles des firmes et 40 millions pour
les prestations intellectuelles des consultants individuels). Dans le cas d'une demande de
cotation, il s'agit d'un avis motivé de la CCMP.
Poids
Poids cumulé
N° Description des tâches (%) (%)
1 Elaboration des TDR 10% 10%
Observations et amendements par un Comité technique de la structure en
2 charge 5% 15%
3 Finalisation des TDR 3% 18%
4 Approbation par un comité technique sectoriel 2% 20%
5 Elaboration et Lancement de l'Appel à manifestation d'intérêt 5% 25%
Ouverture, Analyse, Evaluation des offres et Sélection des Consultants
6 shortlistés 5% 30%
7 Approbation par un comité technique sectoriel 3% 33%
8 Elaboration et lancement de la demande de Proposition 5% 38%
9 Ouverture, Analyse et Evaluation des offres 5% 43%
10 Avis favorable de la CCMP 1,5% 44,5%
32
11 Avis favorable de la DNCMP 1,5% 46,0%
12 Attribution, Négociation et Signature du marché 2% 48%
13 Réalisation de l'étude 47%
13.1 -Dépôt Rapport Intérimaire 1 15% 63%
13.2 -Validation du Rapport Intérimaire 1 5% 68%
13.3 -Dépôt du Rapport Intérimaire 2 15% 83%
13.4 -Validation du Rapport Intérimaire 2 5% 88%
13.5 -Dépôt du Rapport définitif 7% 95%
14 -Approbation du Rapport définitif par les acteurs concernés 5% 100%
NB: Dans ce cas, l'avis de la DNCMP doit être requis car il s'agit des marchés dont les
montants sont supérieurs au seuil (60 millions pour les prestations intellectuelles des firmes et
40 millions pour les prestations intellectuelles des consultants individuels).
Poids
Poids cumulé
N° Description des tâches (%) (%)
1 Elaboration des TDR 10% 10%
2 Elaboration projets de textes 1 30% 40%
3 Examen et validation 10% 50%
4 Elaboration projets de textes 2 15% 65%
5 Examen et validation 10% 75%
6 Finalisation du texte 15% 90%
7 Edition du texte 5% 95%
8 Dissémination du texte 5% 100%
Poids
Poids cumulé
N° Description des tâches (%) (%)
1 Elaboration des TDR 10% 10%
Observations et amendements par un Comité technique de la structure
2 en charge 5% 15%
3 Finalisation des TDR 3% 18%
4 Approbation par un comité technique sectoriel 2% 20%
5 Elaboration et lancement de l'Appel à manifestation d'intérêt 5% 25%
Ouverture, Analyse, Evaluation des offres et Sélection des Consultants
6 shortlistés 5% 30%
7 Approbation par un comité technique sectoriel 3% 33%
8 Elaboration et Lancement de la demande de Proposition 5% 38%
Ouverture, Analyse et Evaluation des offres et Sélection de la meilleure
9 offre 5% 43%
10 Avis favorable de la CCMP 3% 46%
11 Attribution, négociation et signature du marché 2% 48%
12 Réalisation de l'étude 47%
12.1 -Dépôt du Rapport Intérimaire 1 12% 60%
12.2 -Validation du Rapport Intérimaire 1 3% 63%
33
12.3 -Dépôt du Rapport Intérimaire 2 12% 75%
12.4 -Validation du Rapport Intérimaire 2 3% 78%
12.5 -Dépôt du Rapport définitif 17% 95%
13 -Approbation du Rapport définitif par les acteurs concernés 5% 100%
NB: Seul l'avis de la CCMP est requis car il s'agit des marchés dont les montants sont
inférieurs au seuil (60 millions pour les prestations intellectuelles des firmes et 40 millions
pour les prestations intellectuelles des consultants individuels).
Poids
Poids cumulé
N° Description des tâches (%) (%)
1 Elaboration des TDR 10% 10%
Observations et amendements par un Comité technique de la structure
2 en charge 5% 15%
3 Finalisation des TDR 3% 18%
4 Approbation par un comité technique sectoriel 2% 20%
5 Elaboration et lancement de l'Appel à manifestation d'intérêt 5% 25%
Ouverture, Analyse, Evaluation des offres et Sélection des Consultants
6 shortlistés 5% 30%
7 Approbation par un comité technique sectoriel 3% 33%
8 Elaboration et Lancement de la demande de Proposition 5% 38%
Ouverture, Analyse et Evaluation des offres et Sélection de la meilleure
9 offre 5% 43%
10 Avis favorable de la CCMP 1,5% 44,5%
11 Avis favorable de la DNCMP 1,5% 46,0%
12 Attribution, négociation et signature du marché 2% 48%
13 Réalisation de l'étude 47%
13.1 -Dépôt Rapport Intérimaire 1 12% 60%
13.2 -Validation du Rapport Intérimaire 1 3% 63%
13.3 -Dépôt du Rapport Intérimaire 2 12% 75%
13.4 -Validation du Rapport Intérimaire 2 3% 78%
13.5 -Dépôt du Rapport définitif 17% 95%
14 -Approbation du Rapport définitif par les acteurs concernés 5% 100%
NB: Dans ce cas, l'avis de la DNCMP doit être requis car il s'agit des marchés dont les
montants sont supérieurs au seuil (60 millions pour les prestations intellectuelles des
firmes et 40 millions pour les prestations intellectuelles des consultants individuels).
Poids
Poids cumulé
N° Description des tâches (%) (%)
1 Elaboration et lancement DAO pour la construction 5% 5%
2 Lancement DAO pour la construction 2% 7%
3 Ouverture, Analyse, Evaluation et Sélection des offres 5% 12%
4 Avis favorable de la CCMP 5% 17%
5 Attribution, négociation et signature du marché 2% 19%
34
4
6 Exécution des travaux 70% 89%
7 Réception provisoire 5% 94%
8 Levée des réserves 1% 95%
9 Réception définitive 5% 100%
NB: Seul l'avis de la CCMP est requis car il s'agit des marchés dont les montants sont
compris entre 60 et 200 millions. Dans le cas de la demande de cotation, il s'agira d'un avis
motivé de la CCMP.
Poids
Poids cumulé
N° Description des tâches (%) (%)
1 Elaboration et lancement DAO pour la construction 5% 5%
2 Lancement DAO pour la construction 2% 7%
3 Ouverture, Analyse, Evaluation et Sélection des offres 5% 12%
4 Avis favorable de la CCMP 2,5% 14,5%
5 Avis favorable de la DNCMP 2,5% 17,0%
6 Attribution, négociation et signature du marché 2% 19%
7 Exécution des travaux 70% 89%
8 Réception provisoire 5% 94%
9 Levée des réserves 1% 95%
10 Réception définitive 5% 100%
NB: L'avis de la DNCMP doit être requis car il s'agit des marchés dont les montants sont
supérieurs ou égaux à 200 millions
4 Il ne s’agit pas d’une tâche mais de l’ensemble des tâches nécessaires à la réalisation de
l’ouvrage. La déclinaison dépend aussi bien du secteur que du type d’ouvrage à réaliser.
35
NB: Seul l'avis de la CCMP est requis car il s'agit des marchés dont les montants sont compris
entre 20 et 80 millions. Dans le cas de la demande de cotation, il s'agira d'un avis motivé de la
CCMP.
Poids
Poids cumulé
N° Description des tâches (%) (%)
1 Identification des spécifications et élaboration des TDR 10% 10%
Observations et amendements par un Comité technique de la structure en
2 charge 5% 15%
3 Finalisation des TDR 3% 18%
4 Approbation par un comité technique sectoriel 2% 20%
5 Appel à manifestation d'intérêt 5% 25%
Ouverture, Analyse, Evaluation des offres et Sélection des entreprises
6 shortlistées 5% 30%
8 Elaboration et lancement DAO pour l'acquisition 8% 38%
9 Ouverture, Analyse, Evaluation des offres et Adjudication 10% 48%
10 Avis favorable de la CCMP 3% 51%
11 Attribution, négociation et signature du marché 2% 53%
12 Livraison de l'équipement 33% 86%
13 Installation et essai 3% 89%
14 Réception provisoire 5% 94%
15 Levée des réserves 1% 95%
16 Réception définitive 5% 100%
NB: L'avis de la DNCMP doit être requis car il s'agit des marchés dont les montants sont
supérieurs ou égaux à 80 millions
36
Remarque fondamentale : Les seuils indiqués supra sont seulement applicables à l’administration
publique et aux organismes publics. Ils sont différents de ceux applicables aux sociétés, offices
d’Etat et établissements publics.
Poids
N° Description des tâches Poids (%)
cumulé (%)
1 Identification des besoins de financement 40
1.1 - Organisation des réunions préparatoires 10 10
- Réception et examen des fiches de projets
1.2 en fonction des priorités nationales et des 20 30
domaines d'intervention des partenaires
1.3 -Arbitrage des demandes de financement 10 40
2 Harmonisation du calendrier de rencontre 5 45
37
avec les PTF
Organisation administrative du cadre de
3
coopération 10 55
4 Tenue du cadre de concertation 40 95
Signature et transmission des procès-
5
verbaux 3 98
6 Rapport de la concertation 2 100
Poids
N° Description des tâches Poids (%)
cumulé (%)
Elaboration et validation des termes de
1 référence de la mission 15 15
2 Organisation des réunions préparatoires 20 35
3 Organisation des réunions de briefing 5 40
4 Encadrement des réunions sectorielles 25 65
5 Encadrement des visites de terrain 25 90
6 Organisation des réunions de débriefing 5 95
7 Rapport de la mission (aide-mémoire) 5 100
Poids
N° Description des tâches Poids (%)
cumulé (%)
1 Organisation des réunions préparatoires 20 20
2 Préparation administrative des revues 15 35
3 Préparation technique 30 65
4 Tenue des revues 25 90
5 Rapport des revues 5 95
Suivi de la mise en œuvre des
6 recommandations 5 100
Poids
N° Description des tâches Poids (%)
cumulé (%)
1 Organisation des réunions préparatoires 10 10
Elaboration et traduction des documents
2 techniques 40 50
3 Organisation des missions de plaidoyer 25 75
4 Tenue de la table ronde 10 85
5 Rapport sur les résultats de la table ronde 5 90
Mobilisation des annonces faites à la table
6 ronde 10 100
38
j- Organisation des visites officielles de coopération
Poids
N° Description des tâches Poids (%)
cumulé (%)
1 Préparation des visites officielles 40
1.1 -Préparation administrative des visites 15 15
1.2 - Préparation technique des visites 20 35
1.3 - Recentrage de la préparation technique 5 40
2 Déroulement des visites 35
2.1 - Gestion de la logistique 15 55
2.2 - Encadrement des réunions techniques 15 70
2.3 - Rapport des visites 5 75
Mise en œuvre et suivi des
3 25 100
recommandations découlant desdites visites
Poids
N° Description des tâches Poids (%)
cumulé (%)
Réception et examen des demandes de
20
1 bourse 20
2 Sélection des candidats 40
2.1 - Préparation administrative 10 30
2.2 - Choix des bénéficiaires de bourses 25 55
2.3 - Rapport de la sélection 5 60
3 Notification de l'attribution 5 65
4 Transmission des dossiers au partenaire 5 70
5 Mise en route des stagiaires 10 80
Délivrance des attestations de mise et de fin
6 de stage 5 85
Règlement des problèmes en cours de
7 formation 15 100
39
4.2.1 Grilles indicatives spécifiques au sous-secteur de l’énergie et des mines
Poids
Poids
cumulé
(%)
N° Description des tâches (%)
1 Elaboration des termes de référence 5 5
2 Obtention autorisation ou ordre de mission 5 10
3 Préparation matérielle 5 15
4 Organisation de la mission sur le terrain 5 20
5 Recrutement de manœuvres 15 35
6 Nettoyage des lieux 5 40
7 Extraction de l'argile 25 65
8 Façonnage des briques 10 75
9 Séchage des briques 10 85
10 Cuisson des briques 10 95
11 Production de rapport de mission 5 100
Poids
Poids
cumulé
(%)
N° Description des tâches (%)
1 Elaboration des termes de référence 5 5
2 obtention autorisation ou ordre de mission 5 10
3 Préparation matérielle 5 15
4 Organisation de la mission sur le terrain 5 20
5 Recrutement de manœuvres 15 35
6 Nettoyage des lieux 5 40
7 Abatage de matériaux (marbre) 35 75
8 Ramassage, transport et concassage 20 95
9 Production de rapport de mission 5 100
Poids
Poids
cumulé
(%)
N° Description des tâches (%)
1 Elaboration des termes de référence 5 5
2 obtention autorisation ou ordre de mission 5 10
3 Préparation matérielle 5 15
4 Organisation de la mission sur le terrain 5 20
5 Recrutement de manœuvres 15 35
6 Nettoyage des lieux 5 40
7 Abatage de matériaux (marbre ou calcaire) 30 70
8 Cuisson des moellons (chaux vive) 20 90
9 Extinction de la chaux vive (chaux éteinte) 10 100
40
b- Activité de recherche de substances minières
Poids
Poids
cumulé
(%)
N° Description des tâches (%)
Poids
Poids
cumulé
(%)
N° Description des tâches (%)
1 Elaboration des termes de référence 5 5
Observations et amendements par un comité technique de la structure en
2 charge 2 7
3 Finalisation des TDR 3 10
4 Envoi des correspondances aux promoteurs concerné par l'activité 10 20
5 obtention autorisation ou ordre de mission 5 25
6 Préparation matérielle 15 40
7 Organisation de la mission sur le terrain 50 90
8 Production de rapport de mission 10 100
Poids
Poids
cumulé
(%)
N° Description des tâches (%)
1 Réception de courrier des sociétés pétrolières 5 5
2 Mise en place de l'équipe chargée du prélèvement et de l'analyse 10 15
3 Préparation matérielle 10 25
4 Organisation de la mission de prélèvement 35 60
5 Analyse du prélèvement par un laboratoire privé 20 80
6 Paiement de la facture de la prestation 5 85
7 Notification des résultats d'analyse à la société pétrolière 5 90
8 Production de rapport de la session de prélèvement et analyse 10 100
41
c- Etude et autorisation des dossiers d'ouvertures des stations-services
Poids
Poids
cumulé
(%)
N° Description des tâches (%)
Envoi des dossiers d'ouverture de stations conformément à l'arrêté régissant le
1 secteur 10 10
2 Convocation des membres de la commission inter-ministériel 25 35
3 Ouverture et analyse des dossiers 35 70
4 Avis et production de PV 15 85
5 Notification au promoteur 15 100
Poids
Poids
cumulé
(%)
N° Description des tâches (%)
1 Elaboration des termes de référence 5 5
2 Elaboration et lancement DAO 8 13
3 Ouverture, analyse et évaluation des offres 10 23
4 Sélection du consultant adjudicataire 5 28
5 Attribution, Négociation et signature du marché 2 30
6 Réalisation de l'étude 50 80
7 Dépôt du rapport provisoire 5 85
8 Validation du rapport provisoire 10 95
9 Dépôt et approbation du rapport définitif 5 100
Poids
Poids
cumulé
(%)
N° Description des tâches (%)
1 Elaboration des termes de référence 5 5
Observations et amendements par un comité technique de la structure en
2 charge 5 10
3 Finalisation des TDR 5 15
4 obtention autorisation ou ordre de mission 10 25
5 Préparation matérielle 15 40
6 Organisation de la mission en mer 50 90
7 Production de rapport de mission 10 100
Poids
Poids
cumulé
(%)
N° Description des tâches (%)
1 Elaboration des termes de référence 5 5
2 Elaboration et lancement DAO 5 10
3 Ouverture, analyse et évaluation des offres 10 20
42
4 Avis favorable de la DNMP/CPMP 3 23
5 Sélection du consultant adjudicataire 5 28
6 Attribution, Négociation et signature du marché 2 30
7 Exécution des travaux 50 80
8 Réception provisoire 10 90
9 levée des réserves 5 95
10 Réception définitive 5 100
Dans cette partie, il est question de présenter l’approche de calcul du TEP applicable à
toutes les structures de l’Etat, qu’elles soient des ministères ou des institutions de l’Etat.
Dans la section relative à l’harmonisation des concepts, six niveaux sont recensés dans un
programme du B-P. Du bas vers le haut, il s’agit des tâches, des activités, des actions, des
résultats attendus (extrants), des objectifs et du programme lui-même. En plus de ces six
niveaux, il existe des niveaux intermédiaires que sont le projet et le PIP du département
ministériel.
A tout cela, s’ajoute le niveau d’agrégation que constitue le PIP au niveau national.
Il ressort des analyses effectuées au niveau de l’état des lieux, une convergence vers
l’option consensuelle, du moins de l’activité jusqu’au Budget-Programme. En effet, le fait
d’adopter une grille de déclinaison des activités en tâches suivie de pondération indique
déjà l’option retenue depuis la base et il est important que ce principe de pondération soit
respecté jusqu’au niveau du B-P. Toutefois, des directives objectives d’établissement du
consensus sont nécessaires. Ce faisant, l’approche consensuelle prend en compte
indirectement l’approche d’indexation de coût car, plus on accorde de l’importance à une
activité, action, projet, programme du B-P, plus l’unanimité sera faite autour du niveau de
ressources à lui accorder, compte tenu de sa contribution à l’obtention des résultats de la
structure.
43
a= activité et pi= poids d’une tâches, i=1,…k.
Question fondamentale : Pourquoi l’accent a été mis sur les tâches exécutées ?
L’accent a été mis sur les tâches exécutées car au cours de la mise en œuvre du PTA, il
est plus aisé au niveau des DPP de vérifier la conformité du niveau du TEP de l’activité à
celui communiqué par les responsables de structures ou les coordonnateurs de projet. Ceci
permet aussi de s’assurer au niveau sectoriel, de la fiabilité des informations
communiquées par les acteurs.
Soit "a" une activité relative à une session de formation comprenant les tâches indiquées
ci-après (selon la grille) :
Poids
N° Description des tâches (%)
1 Elaboration des TDR 10%
Observations et amendements par un Comité technique de la
2 structure en charge 3%
3 Finalisation des TDR 5%
4 Approbation par un comité technique sectoriel 2%
5 Elaboration des projets de documents de formation 15%
6 Examen et validation 10%
7 Finalisation et reproduction des documents de formation 10%
8 Préparation matérielle 10%
9 Invitation 5%
10 Organisation de la session de formation 20%
11 Production Rapport de formation 5%
12 Distribution Rapport de formation 5%
Au 30 juin de l’année 2012, après avoir finalisé les TDR, seuls les projets de modules de
formation ont été élaborés et la structure commanditaire n’a pas encore examiné lesdits
documents.
Question fondamentale : Comment déterminer les poids des activités au sein d’une action ?
44
Pour déterminer les poids des activités au sein d’une action, la démarche à suivre consiste
d’abord à recenser les activités clés ou critiques5 dont leur réalisation permet la mise en
œuvre réelle de l’action. Ces activités sont celles qui serviraient de leviers à la réalisation
de l’action. De ce point de vue, la somme des poids à attribuer auxdites activités doit être
supérieure ou égale à 80. En conséquence, la somme des poids des activités non critiques
doit être au plus égale à 20.
Cette démarche s’est inspirée de la Loi de Pareto indiquée dans l’encadré ci-après. Dans
l’application de cette loi au calcul du TEP, les 20% d’activités servant de levier auront un
poids supérieur ou égal à 80 et l’importance relative des 80% restants serait au plus 20.
Selon cette loi encore appelée principe des 20/80, « 80 % des effets sont le produit de 20 % des
causes ».
C’est ensuite que Joseph Juran, spécialiste de la qualité, a traduit la règle des 80/20 de la manière
suivante : “Dans tout groupe de choses contribuant à un effet commun, la majeure partie de
l’effet est attribuable à un nombre relativement faible de ces choses”.
C’est pourquoi on énonce aujourd’hui la Loi de Pareto de la manière suivante : 80% des effets sont
générés par seulement 20% des causes ou, dans l’autre sens, 20% des causes génèrent 80% des
effets.
La loi de Pareto est donc un outil simple qui permet d’identifier l’importance relative à différentes
catégories d’événements afin de se concentrer sur les quelques causes essentielles qui ont le plus d’impact,
plutôt que de se perdre dans le traitement d’une multitude de causes ayant des effets moindres.
L’utilisation de la Loi de Pareto permet donc de déterminer rapidement quelles sont les priorités
d’actions. Si on considère que 20 % des causes représentent 80% des occurrences, agir sur ces 20 % aide
à solutionner un problème avec un maximum d’efficacité.
Cette Loi de Pareto est donc applicable dans tous les domaines de la vie notamment dans l’efficacité
d’une organisation. Ainsi, pour être efficace, il est important de se concentrer sur les
tâches/activités/Actions qui rapportent le plus. Autrement dit, pour plus d’efficacité, il s’agit d’identifier
à tous les niveaux, les 20% des tâches, activités, actions ou projets pouvant servir de levier pour l’atteinte
5 Dans le document, ce vocable désigne les 20% de causes indiquées dans la Loi de Pareto. De
même, il ne faut pas confondre le vocable « critique » utilisé dans le document à « critique » pour
signifier le chemin critique en gestion de projets.
45
des 80% de vos résultats.
La proportion de 80/20 se constate fréquemment, mais pas systématiquement. Il est donc important de
comprendre que l’on ne choisit pas d’appliquer la Loi de Pareto, elle s’impose d’elle-même. Dans la
recherche de causes d’un problème, il est possible de tenter d’utiliser cette loi sans qu’il soit possible de
trouver un rapport 80/20 significatif.
La loi de Pareto est un bon indicateur pour lequel il faut toujours regarder le contexte afin de ne pas tout
baser sur un seul paramètre et ainsi prendre une mauvaise décision.
avec
et
46
Illustration n° 2 : Calcul du TEP d’une action
Soit A une action comportant cinq (05) activités qui se présente comme suit :
Coûts des
Imputation activités
Période Poids Structure Structure Mode
CODE Résultat/Actions/Activités/Tâches budgétaire (milliers Sources Observation
d'exécution (%) Responsable associée d'exécution
(Chap. arti.) de francs
CFA)
Question fondamentale : Comment dans la pratique, le consensus peut-il être établi sur les
différents poids à attribuer aux activités ?
Dans le cas d’espèce, les Comités de Gestion des Programmes (CGP) du B-P pourraient être
mis à contribution. En dehors du Comité de Pilotage de la Réforme Budgétaire (CPRB), les
CGP sont chargés de :
Le CGP est présidé par le Chef de file nommé par le Ministre. Les membres du CGP sont les
points focaux des structures ou des UGP participant à la mise en œuvre du programme. Le
Chef de file est assisté d’un rapporteur désigné parmi les points focaux, lui-même aussi
nommé par le Ministre.
Ainsi, lorsque la responsabilité d’une action incombe à une seule structure ou UGP, cette
dernière est chargée de proposer au CGP, la répartition des pondérations suivant les
critères énoncés supra. Par contre, quand plusieurs structures ou UGP participent à la
réalisation d’une action, la détermination des poids des activités se fera au sein du CGP.
Aussi, importe-t-il de souligner que tous ces travaux doivent être organisés sous
l’encadrement technique de la DPP afin de garantir que le processus ne souffre d’aucune
insuffisance.
48
5.3 Démarche méthodologique de calcul du TEP d’un programme du
Budget-Programme
Un programme du B-P étant un ensemble d’actions, son TEP est la moyenne pondérée des
TEP des actions composant le programme.
Question fondamentale : Comment déterminer les poids des actions au sein d’un programme ?
La démarche de détermination des poids des actions au sein d’un programme est similaire
à celle de détermination des poids des activités au sein d’une action. Mais, dans le cas
d’espèce, deux options sont possibles.
Pour la 1ère option, il est question de recenser toutes les actions d’investissements6 et les
actions financées sur les crédits de fonctionnement.
Ainsi, la somme des poids des actions d’investissements doit être supérieure ou égale à
80 et la somme des poids des actions financées sur les ressources de fonctionnement
serait au plus égale à 20.
6 Le vocable "action d’investissement" signifie les actions financées sur les crédits
d’investissements.
49
Remarque fondamentale : Il existe des ministères ou institutions dont la majorité de leurs
importantes actions est réalisée sur les crédits de fonctionnement. C’est le cas par exemple, des
institutions de l’Etat, de la Primature, du MCRI, etc.
De même, il existe des actions financées à la fois sur les crédits de fonctionnement que sur les
crédits d’investissements.
Par ailleurs, en se référant à la section 3.2 ci-dessus, la détermination des poids est faite
indépendamment du coût.
C’est cette remarque qui fonde la nécessité d’une 2ème option. Pour cette dernière, il
s’agira de s’interroger sur les actions du programme dont la réalisation effective
permettrait d’atteindre rapidement les cibles fixées pour les indicateurs de performance
du programme. Une fois la liste de ces actions constituée, la somme de leurs
pondérations doit être supérieure ou égale à 80.
L’utilisation des résultats de la section 5.2 permet de calculer le TEP d’un programme du
B-P.
50
Illustration n° 3 : Calcul du TEP d’un programme
Coûts des
Imputation
activités Période Poids Structure Structure Mode
CODE Résultat/Actions/Activités/Tâches budgétaire Sources Observation
(milliers de d'exécution (%) Responsable associée d'exécution
(Chap. arti.)
francs CFA)
Action : Coordination et
2.1.1 supervision de toutes les activités 365 439 10 SGM
du Ministère
Action 1.1.1 : 39% ; Action 1.1.2 : 22% ; Action 1.1.3 : 46% ; Action 2.1.1 :18% ; Action
2.1.2 : 9% ; Action 2.1.3 : 43% ; Action 2.2.1 : 0% ; Action 2.2.2 :52%.
Question fondamentale : Comment dans la pratique, le consensus peut-il être établi sur les
différents poids à attribuer aux actions ?
Comme indiqué au niveau de la section 5.2, la détermination des poids des actions au sein
du programme se fera au sein de chaque CGP avec l’encadrement technique de la DPP.
Le TEP d’un résultat attendu est la moyenne pondérée des TEP des actions rapportée
au poids du résultat attendu.
53
Le TEP d’un objectif spécifique est la moyenne pondérée des TEP des actions
rapportée au poids de l’objectif spécifique.
Question fondamentale : Si le calcul du TEP d’un résultat attendu (extrant) ou d’un objectif
spécifique est possible, comment pourrait-on l’interpréter ?
Il ressort de l’illustration n°4 qu’au cours de la période sous revue, les actions contribuant
à l’atteinte de l’objectif spécifique 2 sont en moyenne exécutées à 25,43%. Au cours de la
même période, celles participant à l’obtention du résultat 1.1 sont en moyenne exécutées
à 32,33%.
En dépit de cet important rôle, ce sont les actions des autres programmes qui assurent la
visibilité réelle du ministère et partant sa contribution à l’atteinte des objectifs nationaux
de développement.
54
De ce point de vue, la pondération du programme relatif à l’administration et à la gestion
des services ne saurait excéder 20. La somme des pondérations des autres programmes
serait alors supérieure ou égale à 80.
Pour les autres programmes, la base de pondération pourrait être le nombre d’indicateurs
clés du ministère retenus dans les documents de référence du pays (SCRP et PAP) ou les
indicateurs à partir desquels, la contribution du ministère au processus de gestion du
développement peut être appréciée. Dans un cas comme dans l’autre, le poids d’un
programme peut être proportionnel au nombre d’indicateurs7 du programme sur le
nombre clés retenu.
Ainsi, le TEP du B-P est la moyenne pondérée des TEP des programmes.
Soit un B-P comportant trois programmes P1, P2 et P3. Le programme P3 est relatif à
l’administration et à la gestion des services. Alors, son poids est 20.
La somme des poids des programmes 1 et 2 est égale à 80. Il existe cinq indicateurs clés du
ministère. P1 comporte 3 et P2 comporte 2.
Ainsi, le poids de P1 est égal à 3*80/5, soit 48. Pour le P2, le poids est égal à 2*80/5, soit
32.
7 Les cadres logiques ou cadres de résultats des programmes du B-P doivent être revues pour que les
indicateurs de performances respectent les normes et standards en la matière.
55
5.6 Démarche méthodologique de calcul du TEP d’un projet inscrit au PIP
En se référant à la définition du projet indiquée au point 3.3, un projet est un ensemble
d’actions. Il ressort de l’état des lieux, trois cas de figures à savoir :
le projet dont toutes les activités sont regroupées sous une seule action d’un
programme du B-P ;
le projet comprenant plusieurs actions, toutes regroupées dans un seul programme
du B-P ;
le projet à caractère transversal dont les actions sont réparties à travers plusieurs
programmes du B-P.
1er cas : Toutes les activités du projet sont regroupées sous une seule action d’un
programme du B-P
Pour ce cas, se référer à la méthode de détermination du TEP d’une action (5.2). Ainsi, la
somme des poids des activités permettant d’atteindre les objectifs du projet doit être
supérieure ou égale à 80. Les pondérations des activités d’appui au fonctionnement du
projet sont au plus égales à 20.
2ème cas : Projet comprenant plusieurs actions, toutes regroupées sous un seul
programme du B-P
La démarche consiste à faire le point de toutes les actions financées par le projet suivies
de leurs pondérations au sein du programme. Les pondérations de ces actions au sein du
projet seront proportionnelles à leurs poids au sein du programme en considérant 100
comme la base du projet.
Supposons que par rapport au programme défini précédemment, le projet comporte deux
actions à savoir les actions 1.1.1 et 1.1.3. Les actions sont respectivement pondérées à 25
et 10 au sein du programme.
Connaissant déjà les TEP des actions, le TEP du projet est égal à
(71,43*39%+28,57*46%)/100 = 41,00%.
56
3ème cas : Projet comprenant plusieurs actions réparties à travers plusieurs programmes
du B-P
Lorsque les actions du projet sont réparties entre plusieurs programmes du B-P, la
démarche comporte trois étapes. Il s’agit :
Le TEP du projet est la moyenne pondérée des TEP des actions le composant.
Illustration n° 7 : Calcul des pondérations des actions d’un projet réparties entre
plusieurs programmes du B-P
Soit un projet X comportant trois actions réparties chacune dans les programmes définies
supra.
L’action 1.1 inscrite dans le programme 1 a un poids de 25. L’action 2.1 inscrite dans le
programme 2 a un poids de 30 et l’action 3.1 inscrite dans le programme 3 avec un poids
de 15.
Les TEP des actions sont 39% pour action 1.1, 41% pour l’action 2.1 et 27% pour l’action
3.1.
Rappelons que les trois programmes P1, P2 et P3 ont respectivement pour poids 48, 32 et
20.
Les nouvelles pondérations des actions par rapport aux projets sont :
57
action 3.1 : 3*100/ (12+9,6+3) = 12,20.
Illustration n° 8 : Calcul du TEP d’un projet dont les actions sont réparties entre
plusieurs programmes du B-P.
Le poids de chaque projet dans l’ensemble du PIP du ministère sera généré à partir des
poids des actions de chaque projet et des poids des programmes.
Le poids de chaque projet au sein du B-P du ministère est calculé à partir des produits des
poids des actions et des programmes. A l’issue de cet exercice, tous les poids des projets
sont déterminés proportionnellement en considérant 100 l’ensemble du PIP du ministère.
58
Illustration n° 10 : Calcul du poids du projet dans le PIP du ministère
Soit un ministère disposant seulement de deux projets dans son portefeuille actif (PIP
ministère). Le projet X (cf. illustration n°7) et le projet Y comportant une seule action
dans le programme 1 (cf. illustration n°5). L’action du projet Y est l’action 1.1.2 avec pour
poids 30 (cf. illustration n°3).
Selon l’illustration n°8, le TEP du projet X est 38,34%. Soit 41,50% le TEP du projet Y.
Une fois que le TEP du PIP de chaque ministère est déterminé selon la démarche décrite
aux sections précédentes, il n’est point nécessaire d’utiliser des critères pour différencier
chaque entité ministérielle. Le TEP du PIP au niveau d’un département ministériel est un
indicateur de performance que l’on peut directement comparer à celui d’un autre
ministère.
Le fait d’accorder plus d’importance à un ministère cacherait les performances d’un autre.
De même, le nombre de projets et le montant du PIP des ministères ne peuvent pas
utilisés pour les différencier. En effet, le montant prévisionnel du PIP d’un ministère peut
être élevé avec un nombre très réduit de projets. Aussi, compte tenu des insuffisances
déjà relevées dans la section 3.2 par rapport à la méthode d’indexation de coût, le
montant prévisionnel du PIP ne saurait un paramètre à prendre en considération.
59
De ce point de vue, la même importance a été accordée à tous les ministères. Ainsi, le
TEP du PIP national est la moyenne arithmétique simple des TEP enregistrés au niveau
du PIP de chaque ministère.
avec
Cette méthode a été préférée à celle de score. Selon cette dernière, un score serait
attribué à chaque ministère selon que son TEP se trouve dans un intervalle prédéfini. Le
score final serait la moyenne des scores obtenus. Ainsi, même avec cette méthode, la
même importance est accordée à tous les ministères. De plus, le but de l’étude est de
déterminer un TEP pour le PIP national et non un score.
6. SUGGESTIONS ET RECOMMANDATIONS
Cette partie rappelle quelques conditions de succès et propose des recommandations dont
la mise en œuvre permettrait de pérenniser les acquis et de renforcer le mécanisme de
suivi et d’évaluation au niveau national.
60
dans la colonne "poids", afficher les poids des tâches, des activités et des actions
respectivement au sein des activités, des actions et du programme ;
la mise en place au sein de chaque ministère, d’un dispositif permettant de rendre
disponibles à temps, les données fiables sur les performances financières et
physiques des projets et programmes.
61
CONCLUSION
L’appropriation par tous les acteurs de la chaîne PPBS de cette méthodologie au niveau
national est gage d’une amélioration du suivi physique et de la qualité des données qui en
découleraient. Cet état de chose permettra de mieux apprécier la mise en œuvre du PIP et
ainsi de disposer des informations pour davantage expliciter l’atteinte ou non des objectifs
de développement.
Aussi, convient-il de préciser que l’utilisation des résultats de ladite étude par tous les
acteurs concernés contribuera efficacement au renforcement du système national de suivi
et d’évaluation.
62
ANNEXES
ANNEXE1 : LISTE DES PERSONNES RENCONTREES PAR MINISTERE
63
ANNEXE2 : REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
64
ANNEXE3 : EQUIPE DE REDACTION DU DOCUMENT
COMITE D’ORIENTATION
COORDINATION TECHNIQUE
EQUIPE DE CONSULTANTS
PERSONNES RESSOURCES
Romain AKPO, Christian EYEBIYI, Oscar METEHOUE, Gérard YEDO, André Kpadonou AYI, Bignon
BATONON, Marleine SOUDE épouse GNACADJA, Simon GANHOUNOUTO, Michel DOSSOU,
Innocent AFFOGBOLO, Adrien ZOUNON, Obed CHOUCHOU, Serges AKOHA, Clément
HOUESSOUKPE, Ibrahim BAGUIDI.
65