0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
93 vues24 pages

Environment

Transféré par

Remaidi Mohammed
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
93 vues24 pages

Environment

Transféré par

Remaidi Mohammed
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

FACULTÉ DES SCIENCES

EL JADIDA,MAROC

MASTER MREE

Laboratoire physique de la matière condenser

option ÉNERGIE ET ENVIRONNEMENT

Théme

Techniques de traitement et valorisation des déchets


solides

Par
remaidi mohammed

Encadrent :
Pr. [Link], FSJ;

Soutenu le :04- 08 - 2023


Contents

1 Généralité sur les déchets 4


1.1 Définition du terme "déchet" . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.1.1 Définition environnementale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.1.2 Définition sociologique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.1.3 Définition juridique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.1.4 Définition économique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.2 La typologie des déchets . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.2.1 Déchet urbain . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.2.2 Déchets industriels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.2.3 Les déchets agricoles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.2.4 Les déchets hospitaliers, déchets d’activité de soins ou déchets in-
fectieux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.3 La classification des déchets . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.3.1 Classification des déchets selon leur origine . . . . . . . . . . . . . . 7
[Link] Déchets agricoles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
[Link] Déchets ménagers et assimilés . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.3.2 Classification des ordures ménagères . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
[Link] Déchets biodégradables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
[Link] Déchets non biodégradable . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.3.3 Classification des déchets selon leur toxicité . . . . . . . . . . . . . 8
[Link] les déchets dangereux (DD) . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
[Link] les déchets non dangereux (DND) . . . . . . . . . . . . . 8
[Link] les déchets non dangereux inertes . . . . . . . . . . . . . . 9
1.3.4 Classification des déchets selon leur nature . . . . . . . . . . . . . 9
[Link] Classification basé sur l’état physique . . . . . . . . . . . . 9
[Link] Classification basée sur l’état chimique . . . . . . . . . . . 9
1.4 Impact des déchets . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.4.1 Impact sur La santé humaine. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.4.2 Impact sur l’environnement. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11

1
2 Technique de traitement et valorisation des déchets solides 12
2.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2.2 Le code de l’environnement européen . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2.3 Gestion des déchets solides . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.3.1 La pré-collecte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.3.2 La collecte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.3.3 Le pré-traitement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.3.4 Le centre de transfert . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.3.5 Le traitement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.4 Technique de traitement des déchets solides . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.4.1 Le recyclage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.4.2 Le compostage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.4.3 La méthanisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.4.4 L’incinération . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2.4.5 La pyrolyse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2.4.6 La transformation des déchets en combustible solide de récupération
(CSR) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
2.5 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19

2
List of Figures

1.1 Le plastique qui intègre la chaîne trophique. . . . . . . . . . . . . . . . . . 10

2.1 pré-collecteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

2.2 ramassage des ordures à Colombo. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

2.3 centre de tri manuel Cycléa, île de La Réunion. . . . . . . . . . . . . . . . 14

2.4 logistique des centres de transfert. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15

2.5 le recyclage du matériel informatique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16

2.6 la plateforme de compostage. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17

2.7 la méthanisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18

2.8 Descriptif d’une usine d’incinération des déchets ménagers [8] . . . . . . . 18

2.9 Descriptif d’une usine d’incinération des déchets ménagers [8] . . . . . . . 19

1
Introduction générale
La gestion des déchets solide est un problème local ayant des répercussions à l’échelle
mondiale. À mesure que la population mondiale continue de croître, la quantité de déchets
produits augmente elle aussi. En 2015, le monde a généré 2 milliards de tonnes métriques
de déchets solides. Ce chiffre devrait atteindre 3,4 milliards de tonnes métriques d’ici 2050.
Dans les pays à faibles revenus, la quantité de déchets devrait plus que tripler d’ici 2050
(Kaza et al. en 2018).À mesure que la génération de déchets augmente, l’importance de
la mise en place d’un système efficace de gestion des déchets solides s’accroît. Cependant,
les villes et les gouvernements locaux sont confrontés à de nombreuses difficultés en ce
qui concerne la gestion appropriée de leurs déchets solides. En conséquence, selon les
estimations, au moins 2 milliards de personnes vivent dans des zones où la collecte des
déchets est inexistante et dépendent de décharges non contrôlées (PNUE and ISWA 2015).
Les systèmes de gestion des déchets solides inadéquats présentent des risques graves pour
la santé humaine, l’environnement et les moyens de subsistance de nombreuses villes.

Un déchet correspond à tout matériau, substance ou produit qui a été jeté ou aban-
donné car il n’a plus d’utilisation pré[Link] bien Tout résidu d’un processus de pro-
duction, de transformation ou d’utilisation, toute substance, matériau, produit, ou plus
généralement tout bien meuble abandonné ou que le détenteur destine à l’abandon (article
L.541-1-1 du Code de l’environnement).

Une substance ou un objet issu d’un processus de production dont le but premier n’est
pas la production de cette substance, ou de cet objet, ne peut être considéré comme un
sous-produit, et non comme un déchet au sens de l’article L. 541-1-1, que si l’ensemble
des conditions suivantes est rempli :

• l’utilisation ultérieure de la substance ou de l’objet est certaine

• la substance ou l’objet peut être utilisé directement sans traitement supplémentaire


autre que les pratiques industrielles courantes

• a substance ou l’objet est produit en faisant partie intégrante d’un processus de


production

• la substance ou l’objet répond à toutes les prescriptions relatives aux produits, à


l’environnement et à la protection de la santé prévues pour l’utilisation ultérieure

• la substance ou l’objet n’aura pas d’incidences nocives pour l’environnement ou


la santé humaine. Les opérations de traitement de déchets ne constituent pas un
processus de production au sens du présent article.

2
Il existe une grande variété de déchets. Ils peuvent être classés selon différents critères
: producteur du déchet, propriétés du déchet, secteur où est produit le déchet. Ce classe-
ment permet de distinguer les règles applicables par les acteurs de la gestion des déchets
et de moduler ces règles en fonction des capacités du producteur et des risques associés à
la manipulation du déchet.

Selon le producteur du déchets On distingue deux catégories principales parmi les pro-
ducteur de déchets:

• Les déchets ménagers: Ce sont les déchets qu’on produit dans notre vie quotidi-
enne et familiale (reste de repas, emballages, verre. . . ). La gestion de ces déchets
reviennent aux collectivités territoriales.

• Les déchets d’activités économiques (DAE): Tous les déchets produits par les en-
treprises (industriels, BTP, commerces, artisans, . . . ). Ces déchets sont entièrement
de la responsabilité des entreprises qui doivent s’assurer de leur élimination dans
le respect des normes en vigueur. Pour cela, elles font appel à des prestataires
spécialisés .

ce rapporte contient trois chapitre ,la première est une généralité sur les déchets ,la
seconde cerner au technique de traitement des déchets et finalement la valorisation des
déchets .

3
Chapitre 1

Généralité sur les déchets

1.1 Définition du terme "déchet"

La notion de déchet peut être abordée de plusieurs façons. Elle varie d’un auteur à un
autre, d’un pays à un autre. C’est notamment le cas lors des évolutions qu’il pourra subir
(opérations de collecte, tri, transformation primaire) et qui lui confère des caractéristiques
physiques, chimiques et mécaniques différentes qui lui donne une valeur économique et
écologique.

1.1.1 Définition environnementale

En bonne logique, il faut englober sous le terme « déchet » tous les déchets solides,
liquides, et gazeux, mais cet amalgame n’est pas commode, Il faut en effet distinguer d’une
part les déchets qui sont dilués dans un fluide destiné à les évacuer et d’autre part les
déchets qui sont solides ou bien qui sont confinés dans récipient parce qu’ils sont liquides
ou boueux [1]

1.1.2 Définition sociologique

Les déchets est le témoin de la culture et de ses valeurs. Il est le révélateur du niveau
social des populations et de l’espace dans lequel elles évoluent (zones rurales ou urbaines,
habitat collectif ou individuel). Il est aussi le reflet d’une dépréciation économique ou
sociologique à un moment donné [3]

4
1.1.3 Définition juridique

On distingue une conception subjective, et une conception objective de la définition


du déchet [2]:

• Selon la conception subjective, un bien ne peut devenir un déchet que si son pro-
priétaire a la volonté de s’en débarrasser ; mais tant que ce bien n’a pas quitté
la propriété de cette personne ou l’espace qu’elle loue, cette personne peut à tout
moment changer d’avis. Si le bien a été déposé sur la voie publique ou dans une
poubelle, son prioritaire peut avoir, clairement, signifie la volonté d’abandonner
tout droit de propriété sur ce bien. En fait, ce qui est déposé sur la voie publique
appartient au propriétaire de la voie publique, c’est-à-dire a la municipalité.

• Selon la conception objective, un déchet est un bien dont la gestion doit être con-
trôlée au profit de la protection de la santé publique et de l’environnement, indépen-
damment de la volonté du propriétaire et de la valeur économique du bien. Les biens
recyclables qui sont des matières premières secondaires entrent dans cette définition
objective. Ainsi, le détenteur d’un bien est soumis à la réglementation et il ne peut
se décharger de ses responsabilités envers la gestion de ce déchet sous prétexte de
sa valeur économique

1.1.4 Définition économique

Un déchet est une matière ou un objet dont la valeur économique est nul ou négative,
Pour son détenteur, a un moment et dans un lieu donné, donc, pour s’en débarrasser, le
détenteur devra payer quelqu’un ou faire lui-même le travail (Maystre, 1994).

1.2 La typologie des déchets

Dans la littérature produite sur le sujet, l’établissement d’une classification des déchets
tient compte de plusieurs paramètres : l’origine (la loi française du décret n° 2002- 540
du 18/04/2002 ; Aloueimine, 2006) ; la nature du danger qu’ils font courir à l’homme
ou à son environnement et l’objectif de la classification (Organisation de Coopération et
de Développement Economique « O.E.C.D », 1998) (Aloueimine, 2006). Selon Rogaume,
2006, les déchets peuvent être aussi classés suivant leur origine ou l’activité productrice
de la manière suivante :

5
1.2.1 Déchet urbain

Se décompose en deux groupes

• résidentiel :Les déchets produits en logements par les ménages maisons ou apparte-
ments.

• non résidentiel :se sont soit commercial, institutionnel/services, construction /dé-


molition, et spécial

1.2.2 Déchets industriels

Les déchets industriels, comme leur nom l’indique, sont des déchets provenant des
processus de fabrication, de transformation, d’utilisation, de nettoyage, d’entretien et de
consommation industrielle.

1.2.3 Les déchets agricoles

Déchets produits par le secteur de l’agriculture et de l’agroalimentaire (Moleta, 2009).


Selon Damien (2004) les activités agricoles génèrent principalement 05 types de déchets :

• Les sacs ou bidons vides d’engrais, d’herbicides, de pesticides

• Les produits phytosanitaires non utilisables correspondant au stock de produits


périmés

• Les résidus liés aux activités d’élevage

• Les films agricoles

• Les déchets verts (pailles, pelouses. . . ).

1.2.4 Les déchets hospitaliers, déchets d’activité de soins ou


déchets infectieux

Ce sont les déchets issus des hôpitaux et les autres établissements de soins, les labo-
ratoires et les centres de recherches, les morgues et les centres d’autopsie, les banques de
sang et les services de collecte de [Link] ils génèrent aussi des déchets à risque : objet
coupant et tranchant, piles et batteries, filmes radiologiques...

6
1.3 La classification des déchets

La classification des déchets peut être fait de défirent façon que l’on se base sur cer-
taines caractéristiques : physiques, ou type de matériau concerné sur les différents secteurs
d’activité ou de production Selon Koller [4], le but d’une classification des déchets est peut
être :

• D’ordre technique, afin de mieux maitriser les problèmes de transport, de stockage


intermédiaire, de traitement et d’élimination finale

• D’ordre financier, selon l’application du principe pollueur payeur, tri entre les com-
munes et les entreprises qui sont nombre ou non d’un organisme de gestion des
déchets qui en ont assuré le financement

• D’ordres légaux, afin de cerner les responsabilités relatives à des questions de sécurité
des populations ou de protection de l’environnement.

1.3.1 Classification des déchets selon leur origine

[Link] Déchets agricoles

Selon Koller [5] , les déchets agricoles correspondent aux déchets d’élevage, des cultures
et de l’industrie agroalimentaire.
Selon Damien [6] , les activités agricoles génèrent principalement 05 types de déchets :

• Les sacs ou bidons vides d’engrais, d’herbicides, de pesticides

• Les produits phytosanitaires non utilisables correspondant au stock de produits


périmés

• Les résidus liés aux activités d’élevage.

• Les filme agricoles

• Les déchets verts (pailles, pelouses. . . ).

[Link] Déchets ménagers et assimilés

Correspondant à ceux produit par l’activité domestique des ménages, les déchets as-
similés sont issus des commerces, de l’artisanat, des bureaux et des industries (verre,

7
papiers, emballage, métaux . . . etc.). Ils sont collectés par les municipalités (Koller, 2004)
Il existe des déchets ménagers spéciaux (DMS) : ce sont des déchets toxiques ou dangereux
produits en faible quantité par les ménages (Solvant, peintures, les huiles minérales) et
ne peuvent pas être éliminé.

1.3.2 Classification des ordures ménagères

Selon leur nature, les ordures ménagères peuvent être classées en deux catégories [7]:

[Link] Déchets biodégradables

Ce sont les déchets pour lesquels les facteurs abiotiques assurent seuls leur décompo-
sition ; dans le cas où la décomposition est assurée par les micro-organismes (bactéries ou
champignons), on parle des déchets biodégradables. Exemple la matière organique.

[Link] Déchets non biodégradable

Ce sont les déchets qui proviennent surtout des nouvelles techniques industrielles,
résistent à la décomposition, et se décomposent difficilement. Exemple les sachets et
autres plastiques.

1.3.3 Classification des déchets selon leur toxicité

selon les propriétés du déchet Les déchets peuvent être divisés en trois catégories :

[Link] les déchets dangereux (DD)

Les déchets dangereux font l’objet de règles de gestion particulières en raison des
risques particuliers d’impact environnemental et sanitaire associés à leur [Link]
s’agit des déchets qui présentent une ou plusieurs des 15 propriétés de danger définies au
niveau européen : inflammables, toxiques, dangereux pour l’environnement. . .

[Link] les déchets non dangereux (DND)

il s’agit de déchets qui ne présentent aucune des 15 propriétés de danger définies au


niveau européen.

8
[Link] les déchets non dangereux inertes

parmi les déchets non dangereux, ce sont des déchets qui ne subissent aucune modifica-
tion physique, chimique ou biologique importante, qui ne se décomposent pas, ne brûlent
pas, ne produisent aucune réaction physique ou chimique

1.3.4 Classification des déchets selon leur nature

[Link] Classification basé sur l’état physique

Selon Murat (1981), cette classification comprend :

• Déchets gazeux : Le biogaz de décharges (méthane), les gaz a effet de serre (dioxyde
de carbone,. . . etc.).

• Déchets liquides ou pâteux : Goudrons, huiles usagées, solutionsrésiduaires divers. . .


etc.

• Boues : boues de station d’épuration des eaux urbains ou industrielles, boue d’origine
diverses (hydrocarbures, de peintures, de traitement de surfaces. . . )

• Déchets solides : Ce sont les ordures ménagers (OM), les déchets de métaux, les
déchets inertes (cendre, scories, laitiers,. . . etc.) déchets de caoutchouc, plastiques,
bois et de paille.

[Link] Classification basée sur l’état chimique

D’après Murat (1981), Cette classification comprend :

• Déchets minéraux : Déchets siliceux, déchets de silicates (schiste, déchets de verre,


cendre de centrale thermique. . . etc.), déchets de calcaire (déchets de marbre, car-
bonate de calcium, résiduaire de sucreries).

• Déchets polymériques : Déchets de caoutchouc et le plastique (PVC, PS, PE,


polyuréthane,. . . etc.

• Déchets organiques : solvants usés, huiles usagées, boues d’hydrocarbures, liqueurs


résiduaires phénols,. . . etc.

• Métaux : Ferraille, carcasses de véhicules, déchets de métaux précieux, câbles. . .


etc.

9
• Sels résiduaires : Sulfate de calcium carbonate de calcium, sulfate ferreux,. . . etc.

• Déchets acides : Solution résiduaires, acides divers (HCL, H2SO4, HNO 3, acides
organiques. . . etc.) et les acides à l’état gazeux.

• Déchets basiques : Soudes de potasse résiduaires, liqueurs ammoniacales, et chaux


résiduaire (boues de carbones).

1.4 Impact des déchets

Figure 1.1: Le plastique qui intègre la chaîne trophique.

1.4.1 Impact sur La santé humaine.

La manipulation inappropriée des déchets peut avoir un impact sur la santé humaine
(p. ex., la décomposition des déchets organiques attire les rongeurs, les insectes et les
animaux errants).ce qui attire les insectes et les microbes à l’origine des maladies telles
que la typhoïde et le choléra. Les moustiques sont également source de préoccupations
lorsqu’ils se reproduisent dans les déchets solides (p. ex., pneus usagés) ; les moustiques
peuvent être vecteurs de maladies telles que le paludisme, la dengue et le virus Zika.
Les déchets solides gérés de manière inappropriée et les décharges à ciel ouvert peuvent

10
entraîner une contamination de l’environnement à travers les eaux de surface et les eaux
souterraines qui sont des sources courantes d’eau potable. La combustion incontrôlée
des déchets peut entraîner des émissions de polluants atmosphériques, notamment les
dioxines, le carbone noir, les métaux lourds et les particules, dont beaucoup peuvent
être toxiques pour la santé humaine (ISWA 2015). Ces effets sur la santé peuvent être
particulièrement graves chez les personnes en contact direct avec ces déchets ou vivant à
proximité des sites d’élimination des déchets.

1.4.2 Impact sur l’environnement.

Le contrôle inadéquat de lixiviats, l’eau qui s’infiltre par percolation à travers les
déchets et transporte les produits chimiques, sur les sites d’élimination peut entraîner
une contamination des sols et des plans d’eau, ce qui affecte les écosystèmes locaux (U.S.
EPA 2018d). Les déchets gérés de manière inappropriée constituent également une menace
pour les animaux errants et la faune sauvage, car ces animaux sont susceptibles de manger
les déchets contenant des résidus alimentaires ou des restes de nourriture. La combustion
ouverte des déchets produit des émissions de carbone noir, un composant de matière
particulaire qui a un impact significatif sur la qualité de l’air au niveau régional et le
climat mondial. Les sites d’élimination des déchets libèrent du méthane qui contribue à
la formation d’ozone troposphérique

11
Chapitre 2
Technique de traitement et valorisation des
déchets solides

2.1 Introduction

Un déchet solide est un matériau qui est jeté après avoir effectué un travail ou rempli sa
mission. C’est donc quelque chose qui est devenu inutile, maintenant sorti de la poubelle,
et qui n’a aucune valeur économique pour la plupart des gens.
Il est important de noter que la définition des déchets solides ne se limite pas aux déchets
physiquement solides. De nombreux déchets solides sont des matières liquides, semi-solides
ou gazeuses contenues.

2.2 Le code de l’environnement européen

L’article L541-1-1 du Code de l’environnement indique les définitions suivantes :

• Réemploi: toute opération par laquelle des substances, matières ou produits qui ne
sont pas des déchets sont utilisés de nouveau pour un usage identique à celui pour
lequel ils avaient été conçus.

• Préparation en vue de la réutilisation : toute opération de contrôle, de nettoyage


ou de réparation en vue de la valorisation par laquelle des substances, matières ou
produits qui sont devenus des déchets sont préparés de manière à être réutilisés sans
autre opération de pré-traitement.

• Réutilisation : toute opération par laquelle des substances, matières ou produits qui
sont devenus des déchets sont utilisés de nouveau.

12
2.3 Gestion des déchets solides

2.3.1 La pré-collecte

Elle correspond au transport de déchet préalable à leur prise en charge par les services
publics. Elle est souvent réalisée par des acteurs informels, réunis en groupes plus ou
moins structurés, et rémunérés directement par les habitants. Cette étape existe lorsque
le quartier n’est pas desservi par les services publics de collecte des déchets.

Figure 2.1: pré-collecteur .

2.3.2 La collecte

Elle débute lors de l’enlèvement des ordures par les services publics, généralement en
porte-à-porte ou dans des centres d’apport volontaire. Une collecte sélective permettant
de séparer les différents types de déchets valorisables peut être mise en place, en porte à
porte ou en apport volontaire.

Figure 2.2: ramassage des ordures à Colombo.

13
2.3.3 Le pré-traitement

Cette étape a lieu lorsqu’une ou plusieurs filières de recyclage ou valorisation existent.


Un centre de tri permet d’isoler certains types de matériaux, ou de trier les flux issus de la
collecte sélective. Chaque flux rejoindra ensuite l’infrastructure la plus appropriée à son
traitement. Avec l’augmentation des objectifs de valorisation, le pré-traitement consiste à

Figure 2.3: centre de tri manuel Cycléa, île de La Réunion.

séparer au maximum les matériaux valorisables et recyclables. Il permet un second tri qui
serait trop complexe à réaliser à la source : séparer différents types de plastiques, séparer
le verre coloré de l’incolore, démanteler les différents matériaux de certains composés
électroniques. . .

2.3.4 Le centre de transfert

Les déchets, triés ou non, peuvent être amenés par petits camions jusqu’à un centre
de transfert, où ils seront déversés dans un camion de plus grande capacité. Ce dernier
acheminera les déchets vers un exutoire de traitement final tout en optimisant leur trans-
port.

14
Figure 2.4: logistique des centres de transfert.

2.3.5 Le traitement

Il a pour objectif d’éliminer les déchets. À travers le recyclage ou le compostage,


la matière est transformée et valorisée. L’enfouissement ou l’incinération éliminent la
matière de façon contrôlée. Le tri peut être réalisé à différents niveaux de la chaîne. Les
ménages peuvent eux-mêmes trier leurs déchets pour isoler les fractions valorisables qui
seront ramassées en porte-à-porte, ou les apporter dans des points d’apport volontaire.
Puis, les centres de tri peuvent aussi permettre un tri en aval de la collecte. Il s’agit la
plupart du temps d’unités de tri manuel ou mécanisé installées. Les déchets triés sont
ensuite acheminés vers les exutoires les plus appropriés à leur typologie. Ce processus
permet de limiter les tonnages à transporter et à traiter, mais aussi d’améliorer le taux
de valorisation des matières recyclables ou réutilisables, les matériaux en sortie de centre
étant plus propres et de meilleure qualité. Dans ce cas, on ne parle plus de centre de
transfert mais de centre de tri.

De nombreuses technologies permettent aujourd’hui une valorisation énergétique des


déchets, mais les infrastructures sont coûteuses et exigent des compétences techniques
pointues.

2.4 Technique de traitement des déchets solides

2.4.1 Le recyclage

Recycler, c’est fabriquer un nouvel objet à partir de vieux objets, mais le nouvel objet
obtenu étant différent de l’ancien qui a servi de matière première. Le déchet devient alors
une ressource. Selon la directive européenne 2008/98/CE, le recyclage, contrairement à
la régénération, est toute opération de valorisation par laquelle les déchets sont retraités

15
en produits, matières ou substances aux fins de leur fonction initiale ou d’autres fins.
Cela inclut le retraitement des matières organiques, mais n’inclut pas la valorisation én-
ergétique, la conversion pour l’utilisation comme combustible ou pour des opérations de
remblayage. (Article 3, alinéa 17 de la directive 2008/98/CE du parlement européen et
du conseil du 19 novembre 2008 relative aux déchets et abrogeant certaines directives) *
Le recyclage est la réintroduction directe d’un matériau contenu dans un déchet dans le
circuit économique ou dans le cycle de production dont il est issu, en remplacement

total ou partiel d’une matière première neuve. Il cible principalement les matériaux
suivants : le papier-carton, les emballages, le verre et les métaux dans les pays industriel
et déchets plastiques dans les pays en développement et intervient une fois que le déchet
est créé. Il ne permet donc pas de l’éviter, mais, il a le mérite d’économiser des matières
premières (Adec,2006 L’Agence européenne pour l’environnement, 2003) *.

Figure 2.5: le recyclage du matériel informatique.

2.4.2 Le compostage

Le compostage est un procédé biologique qui permet, sous l’action de bactéries en


milieu aérobie (en présence d’oxygène), la dégradation accélérée de déchets organiques
(déchets alimentaires, déchets verts) pour produire un amendement stable et riche en
composés humiques : le compost. Ainsi, ce traitement ne génère pas de méthane, réduit
l’utilisation d’engrais chimique par l’apport d’amendements organiques sur les sols agri-
coles et limite les quantités de déchets à transporter et à éliminer,parmi leur avantages.

• Stabilisation du déchet pour réduire les pollutions ou nuisances associées à son


évolution biologique

• Réduction de la masse du déchet

16
• Production d’un compost valorisable comme amendement organique des sols.

tous les compostages sont basés sur l’équation globale de bio-oxydation de la matière
organique (MO) suivante :

[Link] + M icro − organismes + O2

Produit ⇒
oxydé(Compost) + CO2 + H2 O + Chaleur

Figure 2.6: la plateforme de compostage.

2.4.3 La méthanisation

La méthanisation est une solution de valorisation anaérobie (sans présence d’oxygène)


qui accélère le processus naturel de décomposition des matières putrescibles par les micro-
organismes, dans des conditions contrôlées (notamment de température). Elle permet
de générer de la matière organique partiellement stabilisée, appelée digestat, qui peut
être ajoutée au sol directement ou après une phase de compostage. La méthanisation
s’accompagne également de production de biogaz riche en méthane qui est valorisé én-
ergétiquement. Après épuration, le biogaz peut se substituer au gaz naturel dans tous ses
usages actuels (production d’électricité, de chaleur ou de carburant pour véhicules).

17
Figure 2.7: la méthanisation

2.4.4 L’incinération

L’incinération à valorisation énergétique ou calorifique utilise la chaleur dégagée lors


de la combustion des déchets pour générer de la vapeur d’eau. Celle-ci va ensuite faire
tourner un alternateur qui produit de l’électricité. Cette énergie va être redistribuée sur le
réseau. Ce type d’installation offre des avantages indéniables en termes de consommation
foncière (emprise plus faible qu’un site de stockage) et d’efficacité dans l’élimination des
déchets.

Figure 2.8: Descriptif d’une usine d’incinération des déchets ménagers [8]

2.4.5 La pyrolyse

La pyrolyse consiste en un traitement thermique par lequel les déchets sont chauffés
à très haute température par un apport extérieur de chaleur, avec peu ou pas d’oxygène,
dans une cuve étanche à l’air et à haute pression. Les déchets sont ainsi transformés
en combustibles solides, liquides ou gazeux qui peuvent être brûlés pour produire de
l’énergie. Le processus est cependant assez complexe et coûteux, et est dépendant de la

18
qualité des déchets entrants et des débouchés pour l’énergie produite. Ce procédé peut
être envisagé comme mode de valorisation, particulièrement pour les déchets secs à fort
pouvoir calorifique (plastiques notamment).

2.4.6 La transformation des déchets en combustible solide de


récupération (CSR)

Les combustibles solides de récupération sont des combustibles préparés à partir de


déchets non dangereux à faible teneur d’humidité et non recyclables. Déchiquetés puis
comprimés, les déchets forment par la suite des granulés, les CSR, dont le pouvoir calori-
fique est très élevé. Riches en énergie, transportable, stockable, les CSR sont la plupart
du temps utilisés pour alimenter les fours des cimenteries ou autres unités de production
d’énergie dédiées, se substituant aux énergies fossiles

Figure 2.9: Descriptif d’une usine d’incinération des déchets ménagers [8]

19
2.5 Conclusion

Le traitement des déchets doit être mis en œuvre en respectant les codes environnemen-
tale , qui privilégie la valorisation matière, puis la valorisation énergétique Le traitement
des déchets débute après les opérations de collecte, de transport et de pré-traitement. Il
est réalisé par des opérateurs privés ou publics, dans le cadre du service public ou dans un
cadre privé. Plusieurs types de traitement existent, ils sont très variables, souvent adaptés
à un type de déchets. Les installations de traitement de déchets sont, pour la plupart,
des installations classées pour la protection de l’environnement et le senté humaine.

20
Bibliography

[1] AINA M.P., 2006-Expertises des centres d’enfouissements techniques de déchets ur-
bains dans les PED : Contribution à l’élaboration d’un guide méthodologique et à sa
valorisation expérimentale sur sites. Thèse, UL-EDSTS, Limoges. 236p.

[2] AINA, M.P. 2006-Expertise des centres d’enfouissement techniques de déchets urbains
dans les PED : contributions à l’élaboration d’un guide méthodologique et à sa vali-
dation expérimentale sur sites, Thèse de doctorat en chimie et microbiologie de l’eau
de l’Université de Limoges. 236p.

[3] ALOUEIMINE S. O., 2006-Méthodologie de caractérisation des déchets ménagers à


Nouakchott (Mauritanie) : Contribution à la gestion des déchets et outils d’aide à la
décision. Thèse, UL-EDSTS, Limoges.195p.

[4] ATOUF F., 1990-Caractérisation du lixiviats de la décharge d’Oued Smar et estima-


tion de son impact sur la nappe souterraine. Projet de fin d’études en vue d’obtention
du diplôme d’ingénieur d’Etat en génie de l’environnement. ENP. 102p.

[5] AUGIER H., 2008-Le livre noir de l’environnement, Ed. Alphée, Jean, Paul, Bernard,
601p.(B)

[6] BAFDEL S., 2010-Etat de gestion et de valorisation des déchets solides au sein d’une
unité de production de gaz à Krechba (In Salah, Algérie), Mémoire d’Ingénieur en
biologie, spécialité Ecologie Végétale et Environnement, U.M.M.T.O.85p

[7] . BALOUL H., 2008-Evaluation des émissions polluantes issues de l’incinération des
déchets spéciaux au niveau de l’entreprise ECFERAL, Mémoire de Magister en Génie
de l’environnement. Enp. 92p.

[8] [Link]
Energetique-desDechets)

21

Vous aimerez peut-être aussi