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Ordinaire de La Messe Commente Nouvelle Traduction Final

ordinaire de messe

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Ordinaire de La Messe Commente Nouvelle Traduction Final

ordinaire de messe

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2

Imprimi potest
Abbé Émeric COLAS DES FRANCS, sjmv
Modérateur général de la Société Jean-Marie Vianney
Ars-sur-Formans, le 6 février 2022

Imprimatur
Monseigneur Olivier LEBORGNE
Évêque d’Arras, Boulogne et Saint-Omer
Arras, le 17 février 2022

www.sjmv.net
Tous droits de reproduction réservés
© Société Jean-Marie Vianney, Ars-sur-Formans
Textes de la messe : Nouvelle traduction francophone du Missel romain (2021) © A.E.L.F.
Conception : Louis-Emmanuel MEYER – 2nde édition
Photographies : © Séraphin de FOMBELLE & Unsplash freely-usable images

3
La messe c’est l’eucharistie célébrée
L’eucharistie, troisième sacrement du chrétien, est le sacrement par lequel Jésus-
Christ livre pour nous son Corps et son Sang en s’offrant à son Père. Par ce sacrifice,
il rétablit l’Alliance entre Dieu et l’homme voulue à la Création et nous permet de
nous unir à lui dans la communion. Par la communion, nous devenons le Corps du
Christ : l’Église.
Eucharistie veut dire : rendre grâce, remercier.

L’eucharistie est en même temps :


- le Sacrifice de Jésus-Christ par lequel
nous sommes sauvés,
- la Présence réelle de Jésus-Christ
ressuscité.
La messe se déroule en deux grandes
parties :
1- La liturgie de la Parole : Dieu me
parle
2- La liturgie eucharistique : Dieu se
donne à moi
Deux parties qui reprennent la vie même
de Jésus enseignant le salut durant sa vie
publique puis, donnant le salut par son
sacrifice sur la croix.

Pour vous guider, trois symboles :

Les gestes, signes et symboles : le rite.

Le sens.

L’attitude à adopter. ℟ Ce qu’il faut répondre.

Prière préparatoire.
Le prêtre se prépare à la célébration en revêtant les ornements : des
vêtements sacrés réservés au culte.
Chaque fidèle se prépare à vivre la messe.
Recueillement, silence et prière. (Nous éteignons nos téléphones).

4
Ouverture de la célébration
LE CHANT D’ENTRÉE ET LA PROCESSION VERS L’AUTEL :

Le prêtre et ceux qui servent à l’autel s’avancent vers le lieu de la


célébration. Avant d’entrer dans le sanctuaire, ils s’inclinent
profondément devant l’autel et mettent un genou à terre si le
tabernacle est dans le sanctuaire.
La génuflexion est un signe d’adoration pour la présence de Dieu au
tabernacle indiquée par une veilleuse rouge. Le chant, avec sa
musique et ses paroles, donne la tonalité de la messe qui commence.
Tous se lèvent et chantent.

L’ARRIVÉE À L’AUTEL :
Le prêtre vénère l’autel, lieu du
sacrifice, par l’inclination profonde
du corps, en l’embrassant à
l’endroit où se trouvent les reliques
des saints et par l’encensement.
L’autel est le symbole du Christ
mort et ressuscité.
Les reliques : La vie et le sacrifice
des saints sont unis à ceux du
Christ, exemples pour nos vies.
L’encens est le symbole de notre
prière et de nos richesses offertes à
Dieu. Comme dans le Temple de
Jérusalem, l’encens est offert
devant la présence du Seigneur.
À nous d’entrer dans cette messe
avec tout notre cœur, tout notre
esprit, offrant notre quotidien à
Dieu.

5
LE SIGNE DE LA CROIX :
℣ Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. ℟ Amen.

Tous se signent avec le prêtre.


Le signe de la croix est le résumé de notre foi, il nous dit que Dieu
nous aime jusqu’à s’offrir en mourant sur une croix. La messe débute
par le signe de la croix car elle est le sacrifice de la croix rendu
présent.
Nous sommes comme transportés à travers le temps au pied de la
croix.

LA SALUTATION :
Le prêtre salue l'assemblée en étendant les mains et en disant :

℣ La grâce de Jésus, le Christ, notre Seigneur,


l’amour de Dieu le Père,
et la communion de l’Esprit Saint,
soient toujours avec vous.
℟ Et avec votre esprit.

ou
℣ Le Seigneur soit avec vous.
℟ Et avec votre esprit.

Le prêtre signifie ainsi à la communauté rassemblée la présence du


Seigneur. Cette salutation et sa réponse manifestent le mystère de
l´Église rassemblée.

6
Demande de pardon

℣ Frères et sœurs, préparons-nous à célébrer le mystère de l’eucharistie


en reconnaissant que nous avons péché.

À l’invitation du prêtre, après quelques instants de silence, nous


récitons avec lui la prière pour le pardon de nos péchés. Nous sommes
debout.
Tous ensemble nous reconnaissons nos fautes devant Dieu et les
membres de l’Église visible (« et vous aussi frères et sœurs ») et celle
du ciel (anges et saints) pour obtenir le pardon. C’est un acte
personnel qui doit venir du fond du cœur. Au temps pascal, en
souvenir de notre baptême, une aspersion d’eau peut remplacer les
prières suivantes.

Je confesse à Dieu tout-puissant,


je reconnais devant vous, frères et sœurs,
que j’ai péché
en pensée, en parole,
par action et par omission ;
oui, j’ai vraiment péché. On se frappe la poitrine.
C’est pourquoi je supplie
la bienheureuse Vierge Marie,
les anges et tous les saints,
et vous aussi, frères et sœurs,
de prier pour moi
le Seigneur notre Dieu.
ou alors :

℣ Prends pitié de nous, Seigneur.


℟ Nous avons péché contre toi.

℣ Montre-nous, Seigneur, ta miséricorde.


℟ Et donne-nous ton salut.

7
Puis, le prêtre prononce la prière pour le pardon.
Il implore la miséricorde de Dieu pour ses fautes et les nôtres.
℣ Que Dieu tout-puissant
nous fasse miséricorde ;
qu’il nous pardonne nos péchés
et nous conduise à la vie éternelle.

℟ Amen.

Tous ensemble nous chantons « Seigneur prend pitié » ou « Kýrie


eléison ».
Nous appelons à grand cri la miséricorde de Dieu, son pardon infini. Le
« Kýrie eléison » est l’une des seules prières en grec que la liturgie
romaine de la messe ait conservée de ses origines. Un verset peut
introduire chaque invocation.

Seigneur, prends pitié. Kýrie, eléison.


℟ Seigneur, prends pitié. ℟ Kýrie, eléison.
Ô Christ, prends pitié. Christe, eléison.
℟ Ô Christ, prends pitié. ℟ Christe, eléison.
Seigneur, prends pitié. Kýrie, eléison.
℟ Seigneur, prends pitié. ℟ Kýrie, eléison.

8
Gloire à Dieu

Les dimanches, en dehors de ceux de Carême et d’Avent, on chante le


« Gloria » ou « Gloire à Dieu ».
Composé du chant des anges à la naissance de Jésus et d’une hymne de
louange à Dieu Trinité, ce chant date du 4e siècle et s’impose à Rome au
6esiècle.
Gloire à Dieu, au plus haut des cieux, Glória in excélsis Deo
et paix sur la terre aux hommes, qu’Il et in terra pax homínibus
aime. bonæ voluntátis.
Nous te louons, nous te bénissons, Laudámus te,
nous t'adorons, benedícimus te,
nous te glorifions, nous te rendons adorámus te,
grâce, pour ton immense gloire, glorificámus te,
Seigneur Dieu, Roi du ciel, grátias ágimus tibi
Dieu le Père tout-puissant. propter magnam glóriam tuam,
Seigneur, Fils unique, Jésus Christ, Dómine Deus, Rex cæléstis,
Seigneur Dieu, Agneau de Dieu, Deus Pater omnípotens.
le Fils du Père ; Dómine Fili unigénite, Iesu Christe,
toi qui enlèves les péchés du monde, Dómine Deus, Agnus Dei, Fílius Patris,
prends pitié de nous ; qui tollis peccáta mundi, miserére nobis;
toi qui enlèves les péchés du monde, qui tollis peccáta mundi,
reçois notre prière ; súscipe deprecatiónem nostram.
toi qui es assis à la droite du Père, Qui sedes ad déxteram Patris,
prends pitié de nous. miserére nobis.
Car toi seul es Saint, Quóniam tu solus Sanctus,
toi seul es Seigneur, tu solus Dóminus,
toi seul es le Très-Haut : Jésus Christ, tu solus Altíssimus, Iesu Christe,
avec le Saint-Esprit : cum Sancto Spíritu:
dans la gloire de Dieu le Père. in glória Dei Patris.
Amen. Amen.

L’hymne du « Gloria » achevée, le prêtre, invitant à la prière, chante ou


dit :

℣ Prions le Seigneur.

Puis, après un bref silence, il dit la prière du jour (oraison ou collecte).


Dans cette prière, le célébrant « rassemble » l’essentiel de nos prières d’où
son nom de « collecte ». Le prêtre prononce cette prière les bras écartés
9
et levés pour manifester que l’oraison qu’il prie pour le peuple se dirige
vers Dieu, cette collecte se termine habituellement ainsi :
… Par Jésus Christ, ton Fils,
notre Seigneur,
qui vit et règne avec toi dans l’unité du Saint-Esprit,
Dieu, pour les siècles des siècles.

Tous répondent : ℟ Amen.

« Vous dites ‘Amen’. Qui dit ‘Amen’ souscrit à ce qui vient d’être exprimé,
car ‘Amen’ se traduit par ‘c’est vrai’ » dit saint Augustin. En effet « Amen »
vient d’un mot de la langue hébraïque qui signifie « solidité », « fermeté »,
« sûreté ». En disant « Amen », nous exprimons la solidité de ce que vient
de dire le prêtre en le ratifiant.
La prière achevée, tous s’assoient.

Liturgie de la Parole

LA PREMIÈRE LECTURE
Un lecteur se rend au pupitre nommé ambon,
lieu de la Parole. Il proclame la première
lecture.
Ce passage de la Bible est le plus souvent un
texte de l’Ancien Testament (écrits de la Bible
antérieurs à la naissance de Jésus et en
grande partie avec le judaïsme). Dans les lectures,
Dieu nous parle ; à travers l’histoire du peuple
d’Israël nous lisons le désir de Dieu de faire Alliance
avec l’humanité pour nous sauver. Pour indiquer
que Dieu s’adresse à nous, le lecteur ajoute à la fin
de la lecture :

℣ Parole du Seigneur.
Tous répondent : ℟ Nous rendons grâce à Dieu.

10
LE PSAUME
Tous s'associent au psaume par le chant de l'antienne (refrain).
La lecture est la Parole de Dieu adressée à son peuple, le Psaume est une
réponse priante du peuple à l’enseignement de son Dieu. Les Psaumes,
sorte de poèmes, sont le cri de l’homme vers Dieu qui va se faire homme.
Tantôt joyeux, tantôt tristes, ils accompagnent nos sentiments et nos
prières quotidiennes. Jésus, comme tout fils d’Israël, a prié les Psaumes.

DEUXIÈME LECTURE
Elle est toujours extraite du Nouveau Testament (écrits de la Bible
postérieurs à la naissance de Jésus).
℣ Parole du Seigneur.
Tous répondent : ℟ Nous rendons grâce à Dieu.

LECTURE DE L’ÉVANGILE
Vient ensuite le chant d'acclamation de
l'Évangile (habituellement l'Alléluia, sauf
durant le Carême). Pendant ce temps, le prêtre
met de l’encens dans l’encensoir.
Alléluia est un cri de joie qui signifie en hébreu :
« Louez Dieu ! »
Nous nous tenons debout.
Puis le prêtre va s’incliner au centre de l’autel
en disant à voix basse :
Purifie mon cœur et mes lèvres,
Dieu tout-puissant,
pour que j’annonce dignement
ton saint Évangile.

Ensuite, le prêtre (ou le diacre) se rend à


l'ambon, lieu solennel de la lecture,
accompagné par les servants avec l'encens et
les cierges :
L’encens signifie que cette Parole est divine, les cierges, qu’elle est une
lumière pour nos vies.
℣ Le Seigneur soit avec vous.
℟ Et avec votre esprit.

11
Le célébrant trace un signe de croix avec son pouce sur le livre des
évangiles. Puis tous se signent le front, les lèvres, et le cœur.

En nous signant de la croix nous faisons la demande que cette Parole


demeure sur nos lèvres, en nos intelligences et en nos cœurs.
℣ Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (ou Luc,
Matthieu, Jean)
℟ Gloire à toi, Seigneur !

Le prêtre (ou le diacre) proclame l'Évangile et, lorsque cette proclamation


est achevée, il dit ou il chante :
℣ Acclamons la Parole de Dieu.
℟ Louange à toi, Seigneur Jésus !

Ensuite, il embrasse le livre, en disant à voix basse :


Que cet Évangile efface nos péchés.

Nous nous asseyons.

L’Évangile est un mot grec signifiant « Bonne Nouvelle » : Jésus-Christ, qui


est Dieu, est venu sauver les hommes ses frères, pour en faire les enfants
adoptifs de son Père. La lecture de l’Évangile est le point culminant de
cette première partie de la messe.

HOMÉLIE
Dans l’homélie, le prêtre explique les textes entendus pour les appliquer à
notre vie quotidienne.

12
La Profession de Foi

Nous nous levons et prions notre foi.


La profession de foi ou « Credo » (je crois) est la réponse de l’Église à
l’enseignement reçu. Elle exprime la foi en la Trinité et son œuvre pour
sauver les hommes. Nous en gardons deux dans notre liturgie : celui des
Apôtres (1er siècle) et celui fixé aux conciles de Nicée (en 325) et
Constantinople (381). On récite ou chante le « Credo » tous les dimanches.

SYMBOLE DES APÔTRES


Je crois en Dieu, le Père tout-puissant,
créateur du ciel et de la terre.
Et en Jésus Christ, son Fils unique, notre Seigneur,
Tous s'inclinent.
qui a été conçu du Saint-Esprit,
est né de la Vierge Marie,
On se redresse.
a souffert sous Ponce Pilate,
a été crucifié, est mort et a été enseveli,
est descendu aux enfers,
le troisième jour est ressuscité des morts,
est monté aux cieux,
est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant,
d'où il viendra juger les vivants et les morts.
Je crois en l’Esprit Saint,
à la sainte Église catholique,
à la communion des saints,
à la rémission des péchés,
à la résurrection de la chair,
à la vie éternelle. Amen.

13
SYMBOLE DE NICÉE-CONSTANTINOPLE
Je crois en un seul Dieu, Credo in unum Deum,
le Père tout-puissant, Patrem omnipoténtem,
créateur du ciel et de la terre, factórem cæli et terræ,
de l'univers visible et invisible. visibílium ómnium et invisibílium.
Je crois en un seul Seigneur, Et in unum Dóminum Iesum Christum,
Jésus Christ, le Fils unique de Dieu, Fílium Dei unigénitum,
né du Père avant tous les siècles : et ex Patre natum
Il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de ante ómnia sæcula.
la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu, Deum de Deo, lumen de lúmine,
engendré, non pas créé, Deum verum de Deo vero,
consubtantiel au Père, génitum, non factum,
et par lui tout a été fait. consubstantiálem Patri :
Pour nous les hommes, per quem ómnia facta sunt.
et pour notre salut, il descendit du Qui propter nos hómines
ciel ; Tous s'inclinent. et propter nostram salútem
Par l’Esprit Saint, il a pris chair de descéndit de cælis. Tous s'inclinent.
la Vierge Marie, et s'est fait Et incarnátus est de Spíritu Sancto
homme. On se redresse. ex María Vírgine, et homo factus est.
Crucifié pour nous On se redresse.
sous Ponce Pilate, Crucifíxus étiam pro nobis
il souffrit sa passion sub Póntio Piláto ;
et fut mis au tombeau. passus, et sepúltus est,
Il ressuscita le troisième jour, et resurréxit tértia die, secúndum
conformément aux Écritures, Scriptúras,
et il monta au ciel ; et ascéndit in cælum,
il est assis à la droite du Père. sedet ad déxteram Patris.
Il reviendra dans la gloire, Et íterum ventúrus est cum glória,
pour juger les vivants et les morts ; iudicáre vivos et mórtuos,
et son règne n'aura pas de fin. cuius regni non erit finis.
Je crois en l’Esprit Saint, Et in Spíritum Sanctum,
qui est Seigneur et qui donne la vie ; Dóminum, et vivificántem :
il procède du Père et du Fils ; qui ex Patre Filióque procédit.
avec le Père et le Fils, il reçoit Qui cum Patre et Fílio simul adorátur
même adoration et même gloire ; et conglorificátur :
il a parlé par les prophètes. qui locútus est per prophétas.
Je crois en l’Église, une, sainte, Et unam, sanctam, cathólicam
catholique et apostolique. et apostólicam Ecclésiam.
Je reconnais un seul baptême Confíteor unum baptísma
pour le pardon des péchés. in remissiónem peccatórum.
J’attends la résurrection des Et exspécto resurrectiónem
morts, mortuórum,
et la vie du monde à venir. et vitam ventúri sæculi.
Amen. Amen.

14
La Prière universelle

À l'invitation du prêtre, l'assemblée se tourne vers Dieu pour une prière


commune qui s’ouvre aux intentions portées par chacun. Habituellement
quatre intentions sont lues : pour l’Église, pour ceux qui gouvernent, pour
ceux qui souffrent et sont dans la peine, pour nous-mêmes.
Entre chaque intention de prière, un refrain nous permet de faire nôtre
l’intention lue.

15
Liturgie eucharistique

La première partie de la messe vient de s’achever, nous entrons dans la


seconde partie. Nous allons faire mémoire du sacrifice de Jésus sur la croix
et de sa résurrection au jour de Pâques. Par ce mémorial, obéissant aux
paroles même de Jésus-Christ (« vous ferez cela en mémoire de moi »),
nous rendons présent son Corps et son Sang. Cette présence réelle de
Jésus est une force pour attendre son retour à la fin des temps.

Préparation de l’autel
et présentation des dons au Seigneur

Nous sommes assis. C’est la quête, nous offrons notre participation


financière pour la vie de l’Église dans les paniers ou avec
une application.
Pendant un chant, le pain et le vin sont apportés à l’autel.
Les dons de chacun reçus à la quête sont aussi déposés
devant l’autel.
C’est le moment de l’offertoire, nous nous offrons avec le
pain (l’hostie : qui veut dire « victime offerte ») et le vin sur
l’autel, donnant à Dieu nos joies et nos soucis quotidiens.
Toutes les prières qui suivront seront adressées à Dieu le
Père. Le prêtre ne nous parle pas, il s’adresse à Dieu, et
nous aussi à travers lui. Ces prières s’inspirent des
« beraka », prières juives de bénédictions de table.
OFFRANDE DU PAIN
Le prêtre élève l’hostie en rendant grâce à Dieu pour le
pain qui deviendra le Corps de Jésus. Il peut dire ces paroles
à voix haute s’il n’y a pas de chant :
Tu es béni, Seigneur, Dieu de l'univers :
nous avons reçu de ta bonté
le pain que nous te présentons,
fruit de la terre et du travail des hommes ;
il deviendra pour nous le pain de la vie.
℟ Béni soit Dieu, maintenant et toujours !

16
Les hosties sont en pain « azyme », c'est-à-dire sans levain : c’est le pain
utilisé par les Juifs pour la Pâque, comme celui utilisé par Jésus lors de son
dernier repas. Les hosties sont déposées sur un linge le « corporal »,
comme les pains juifs lors de la Pâque sont
enveloppés d’un linge.

OFFRANDE DU VIN
Le prêtre (ou le diacre), verse le vin et un peu
d'eau dans le calice.
L’eucharistie est un repas complet,
nourriture et boisson. Après le pain on offre
le vin mêlé d’eau. Le vin signifie la divinité du
Christ ; l’eau, notre humanité comme
l’exprime la prière dite par le prêtre :

Comme cette eau se mêle au vin


pour le sacrement de l'Alliance,
puissions-nous être unis à la divinité
de Celui qui a voulu prendre notre humanité.

Ensuite, le prêtre prend le calice, il le tient un peu élevé au-dessus de


l'autel et rend grâce en disant :

Tu es béni, Seigneur, Dieu de l'univers :


nous avons reçu de ta bonté
le vin que nous te présentons,
fruit de la vigne et du travail des hommes ;
il deviendra pour nous le vin du Royaume éternel.

℟ Béni soit Dieu, maintenant et toujours !

OFFRANDE DE NOUS-MÊMES
Le prêtre, incliné en signe d’humilité, dit à voix basse :

Le cœur humble et contrit,


nous te supplions, Seigneur,
accueille-nous : que notre sacrifice, en ce jour,
trouve grâce devant toi, Seigneur notre Dieu.

17
Être humble, c’est être à sa vraie place devant Dieu : celle d’une créature
qui doit tout à son Créateur, d’un pécheur qui doit tout à son Sauveur. Le
prêtre dit « nous », nous incluant dans sa demande.

ENCENSEMENT
Le prêtre encense alors le pain et le
vin, la croix, puis l'autel ; enfin les
célébrants et l’assemblée sont
encensés.
Symbole de la prière qui monte vers
Dieu, l’encens est aussi une marque
d’honneur envers ce qui est saint :
Eucharistie, Évangile, Assemblée.
Dans l’encensement de l’Eucharistie,
de l’évangéliaire, des ministres, de
l’assemblée, c’est à chaque fois le
Christ qui est encensé.

Ensuite, le célébrant, sur le côté de


l'autel, se lave les mains, en disant à
voix basse :

Lave-moi de mes fautes,


Seigneur,
purifie-moi de mon péché.

Par ce rite et la récitation d’un verset du psaume 50, le prêtre confesse


son indignité devant l’assemblée et reconnaît que dans son Église, Dieu se
donne gratuitement malgré les péchés de ses prêtres.

18
Revenu au milieu de l'autel, le prêtre s'adresse ensuite à l'assemblée.
Nous nous levons tous.
Nous sommes invités à unir notre prière aux paroles qui vont être
adressées au Père créateur. Être debout : attitude d’intercession et de
prière. Par le baptême nous sommes prêtres : capables de prière et
d’offrande pour le monde ; nous nous offrons chacun dans le sacrifice de
Jésus.

℣ Priez, frères et sœurs : que mon sacrifice, qui est aussi le vôtre,
soit agréable à Dieu le Père tout-puissant.
℟ Que le Seigneur reçoive de vos mains ce sacrifice
à la louange et à la gloire de son nom,
pour notre bien et celui de toute l’Église.

Ou bien :
℣ Prions ensemble, au moment d'offrir le sacrifice de toute
l'Église.
℟ Pour la gloire de Dieu et le salut du monde.

Vient alors la prière sur les offrandes qui se termine habituellement ainsi :

…Par le Christ, notre Seigneur.


℟ Amen.

Dans cette prière on évoque les dons des fidèles, le pain et le vin, mais
surtout l’offrande de notre personne tout entière à Dieu et à sa grâce.

19
La Prière eucharistique

LA PRÉFACE
Eucharistie veut dire « action de grâce ». La prière eucharistique est le
« merci » de toute l'assemblée. Cette prière est adressée à Dieu le Père par
son Fils Jésus. On entre par elle dans le cœur de la messe. Deux thèmes
traversent cette grande prière : le thème de l’offrande du sacrifice (celui
du Christ et le nôtre) et le thème de l’intercession (pour toute l’Église). Le
dialogue qui suit dispose nos cœurs à faire monter vers Dieu ce « merci ».
Nous sommes debout et répondons au prêtre :
℣ Le Seigneur soit avec vous.
℟ Et avec votre esprit.
℣ Élevons notre cœur.
℟ Nous le tournons vers le Seigneur.
℣ Rendons grâce au Seigneur notre Dieu.
℟ Cela est juste et bon.

La préface qui suit se compose de trois parties : l’action de grâce générale,


la raison de ce merci et l’union de notre louange à celle des anges par le
chant du « Sanctus ». Toute la création est unie autour de l’autel. Le texte
de la préface varie en fonction de la période de l’année ou de la fête.
Vraiment, il est juste et bon …

Saint ! Saint ! Saint, Sanctus, Sanctus, Sanctus,


le Seigneur, Dieu de l'univers ! Dóminus Deus Sábaoth.
Le ciel et la terre Pleni sunt cæli et terra glória tua.
sont remplis de ta gloire. Hosánna in excélsis.
Hosanna au plus haut des cieux.
Béni soit celui qui vient Benedíctus qui venit
au nom du Seigneur. in nómine Dómini.
Hosanna au plus haut des cieux. Hosánna in excélsis.

La 1re partie de ce chant vient du prophète Isaïe qui a entendu les anges le
chanter devant le Seigneur trois fois saint.
La 2de partie vient des paroles des enfants de Jérusalem au jour des
Rameaux.
« Hosanna », mot hébreu qui signifie « sauve », est une exclamation de joie
et de louange.

20
Il existe quatre prières eucharistiques majeures dans le rite latin. Le texte
suivant est celui de la 3e prière eucharistique. Les autres prières débutent
par ces mots et se trouvent aux pages indiquées ci-dessous :
« Toi, Père très aimant… » → Prière 1 : p. 33
« Toi qui es vraiment Saint… » → Prière 2 : p. 37
« Père très saint… » → Prière 4 : p. 39
Le prêtre, les mains étendues, commence la
grande prière eucharistique. Nous sommes unis à

T U ES VRAIMENT SAINT, Dieu de l’univers, toute la création dans un


même mouvement de prière
et il est juste que toute la création
proclame ta louange, car c’est toi qui donnes la -Évocation de Dieu Trinité :
vie, Un seul Dieu en trois
c’est toi qui sanctifies toutes choses, personnes : Père, Fils et
par ton Fils, Jésus Christ, notre Seigneur, Esprit-Saint
avec la puissance de l'Esprit Saint ; -Nous sommes rassemblés
et tu ne cesses de rassembler ton peuple, par Dieu pour nous offrir
afin que, du levant au couchant du soleil, unis à son Fils
une offrande pure soit présentée à ton nom. -Nous rappelons chaque
dimanche le cœur de la foi :
Jésus mort et ressuscité. Ce

C ‘est pourquoi nous voici rassemblés devant


toi, Dieu notre Père, et, dans la communion
de toute l’Église,
texte change pour certains
temps liturgiques et fêtes
-Le grand prêtre dans le
nous célébrons le jour Temple des Juifs posait les
mains sur la victime que
où le Christ est ressuscité d’entre les morts.
l’on immolait afin d’obtenir
Par lui, que tu as élevé à ta droite, le pardon des péchés
nous te supplions de consacrer toi-même -Cette consécration est une
les offrandes que nous apportons : action du Père par l’Esprit-
Saint. Les mains étendues
Le prêtre étend les mains sur le pain et le vin et signifient cette action de
trace sur les offrandes le signe de la croix. l’Esprit-Saint
Nous nous mettons à genoux (si nous le
pouvons). -Se mettre à genoux est un
geste d’adoration et
d’humilité
SANCTIFIE-LES par ton Esprit - Est annoncé le mystère de
pour qu'elles deviennent la « transsubstantiation » :
le Corps + et le Sang de ton Fils, le pain devient Corps de
Jésus Christ, notre Seigneur, Jésus, le vin son Sang. Cela
qui nous a dit de célébrer ce mystère. arrive car il l’a demandé

21
Le prêtre prend le pain et s’incline en disant les
paroles de consécration. Nous sommes au cœur
de la messe. Le Christ-prêtre
présente à son Père l’unique
La nuit même où il fut livré, il prit le pain, sacrifice de la Croix. Il est ici
en te rendant grâce il dit la bénédiction, non sanglant mais c’est le
il rompit le pain, et le donna à ses disciples, même sacrifice
en disant : -Le prêtre redit les paroles
que Jésus prononça la veille
« PRENEZ, ET MANGEZ-EN TOUS : de sa Passion, c’est le Christ
CECI EST MON CORPS LIVRÉ POUR VOUS. » lui-même qui prononce ces
paroles à travers le prêtre
dans le récit de l’institution
Il élève l’hostie consacrée puis l’adore en faisant de l’Eucharistie
la génuflexion. -Le Corps de Jésus sous
Nous adorons le Seigneur. l’apparence du pain
Le prêtre prend le calice contenant le vin et consacré est présenté par le
s’incline en disant les paroles de consécration. prêtre à notre adoration.
Regardons l’hostie en disant
De même, après le repas, il prit la coupe ; par exemple dans notre
en te rendant grâce il dit la bénédiction, cœur : « Mon Seigneur et
mon Dieu »
et donna la coupe à ses disciples, en disant :
-Le récit de la Cène, est un
mémorial : un « faire
« PRENEZ, ET BUVEZ-EN TOUS, mémoire » qui rend présent
CAR CECI EST LA COUPE DE MON SANG, et actuel la Pâque du Christ
LE SANG DE L'ALLIANCE NOUVELLE ET ÉTERNELLE, par les Paroles divines de
QUI SERA VERSÉ Jésus
POUR VOUS ET POUR LA MULTITUDE -La consécration séparée du
EN RÉMISSION DES PÉCHÉS. calice nous rappelle le sang
de Jésus versé sur la croix.
VOUS FEREZ CELA EN MÉMOIRE DE MOI. »
Le sang est le principe de vie
pour les Juifs
Il élève le calice contenant le Sang du Christ puis -Le Sang de Jésus sous
l’adore en faisant la génuflexion. l’espèce du vin consacré est
Nous adorons le Seigneur puis nous nous mettons présenté par le prêtre à
debout. notre adoration. Regardons
le calice en disant par
ACCLAMATIONS D'ANAMNÈSE :
exemple dans notre cœur :
« Jésus je t’aime et je
1 ℣ Il est grand, le mystère de la foi :
t’adore »
℟ Nous annonçons ta mort, Seigneur Jésus,
-‘Anamnèse’ veut dire ‘faire
nous proclamons ta résurrection,
mémoire’. Nous redisons en
nous attendons ta venue dans la gloire.
une phrase le cœur de notre
foi et notre espérance dans
la venue du Messie

22
2 ℣ Acclamons le mystère de la foi :
℟ Quand nous mangeons ce Pain et buvons à cette
Coupe, nous annonçons ta mort, Seigneur -Jésus mort et ressuscité
ressuscité, et nous attendons que tu viennes. pour nous est réellement
présent sur l’autel : nous
3 ℣ Qu’il soit loué, le mystère de la foi : l’acclamons en redisant le
℟ Sauveur du monde, sauve-nous ! cœur de notre foi en Dieu
Par ta croix et ta résurrection, tu nous as libérés. qui rétablit, par son
sacrifice ici présent,
4 ℣ Proclamons le mystère de la foi :
l’Alliance rompue par nos
℟ Gloire à toi qui étais mort,
péchés
gloire à toi qui es vivant,
notre Sauveur et notre Dieu :
Viens, Seigneur Jésus !

Le prêtre, étendant les mains, continue. -Le prêtre offre au Père

E
Jésus, le Fils unique
n faisant ainsi mémoire de ton Fils, de sa
réellement présent sur
passion qui nous sauve, de sa glorieuse l’autel, il redit à Dieu ce
résurrection et de son ascension dans le ciel, que nous avons chanté
alors que nous attendons son dernier dans l’Anamnèse
avènement, nous t’offrons, Seigneur, en action
de grâce, ce sacrifice vivant et saint.

Regarde, nous t’en prions, l’oblation de ton -Le sacrifice du Christ


Église, et daigne y reconnaître ton Fils qui, auquel nous communions
veut rétablir l’Alliance
selon ta volonté, s’est offert en sacrifice pour
brisée par le péché. Nous
nous réconcilier avec toi. Quand nous serons désirons retrouver l’unité
nourris de son Corps et de son Sang, et remplis de la création dans l’Église
de l'Esprit Saint, accorde-nous d'être un seul qui est l’humanité
corps et un seul esprit dans le Christ. nouvelle

Q ue l'Esprit Saint fasse de nous une éternelle


offrande à ta gloire, pour que nous
-Dans une nouvelle prière
à l’Esprit Saint, nous
demandons de ressembler
obtenions un jour l’héritage promis, avec tes
au Christ qui s’offre en
élus : en premier lieu la bienheureuse Vierge sacrifice
Marie, Mère de Dieu, avec saint Joseph, son
époux, les bienheureux Apôtres, les glorieux -Le célébrant peut ajouter
martyrs, (saint N.) et tous les saints, qui ne le nom du saint patron de
cessent d'intercéder auprès de toi et nous l’église, du jour, etc.
assurent de ton secours.

23
E t maintenant nous te supplions, Seigneur :
par le sacrifice qui nous réconcilie avec toi,
étends au monde entier le salut et la paix.
La messe est le sacrifice
de toute l’Église : celle du
paradis (les saints) et celle
Affermis ton Église, en pèlerinage sur la terre, de la terre (chaque ordre de
dans la foi et la charité, en union avec ton fidèles est cité : les pasteurs,
serviteur notre pape N., et notre évêque N., les diacres, toute l’assemblée
l’ensemble des évêques, les prêtres, les diacres, du peuple). Tous sont la
et tout le peuple que tu as racheté. famille de Dieu
Écoute, en ta bonté, les prières de ta famille, Une intention spéciale peut
que tu as voulu rassembler devant toi. Dans ta ici être ajoutée pour les
miséricorde, ramène à toi, Père très aimant, baptisés, les nouveaux
confirmés, les mariés…
tous tes enfants dispersés.

P our nos frères et sœurs défunts, et pour


tous ceux qui ont quitté ce monde et
trouvent grâce devant toi, nous te prions : en ta
-La messe est aussi le
sacrifice pour l’Église en
purgatoire : les défunts qui
bienveillance, accueille-les dans ton Royaume, doivent être purifiés des
où nous espérons être comblés de ta gloire, désordres introduits par
tous ensemble et pour l'éternité, par le Christ, leurs péchés. Le prêtre cite
les noms des défunts
notre Seigneur, par qui tu donnes au monde
recommandés à notre prière
toute grâce et tout bien.
-La Prière eucharistique se
Le prêtre, aidé du diacre, élève en même temps le termine par une louange à
Corps et le Sang du Seigneur en chantant : Dieu Trinité en lui
présentant le pain et le vin

P ar lui, avec lui et en lui,


à toi, Dieu le Père tout-puissant,
dans l’unité du Saint-Esprit,
consacrés

-L’Amen final exprime notre


tout honneur et toute gloire, adhésion au sacrifice du
pour les siècles des siècles. Christ qui vient d’être rendu
℟ Amen. présent sur l’autel

24
La Prière du Notre Père

Le prêtre, les mains jointes, nous invite à prier avec les mots enseignés par
Jésus lui-même.
Grâce au sacrifice de Jésus et à sa résurrection nous devenons enfants de
Dieu. Nous pouvons donc, poussés par l’Esprit-Saint, appeler Dieu « Père ».
Comme nous l'avons appris du Sauveur, et selon son
commandement, nous osons dire :
ou bien
Unis dans le même Esprit, nous pouvons dire avec confiance
la prière que nous avons reçue du Sauveur :

N otre Père qui es aux cieux,


que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
P ater noster, qui es in cælis :
sanctificétur nomen tuum ;
advéniat regnum tuum ;
que ta volonté soit faite fiat volúntas tua,
sur la terre comme au ciel. sicut in cælo, et in terra.

Donne-nous aujourd'hui Panem nostrum cotidiánum


notre pain de ce jour. da nobis hódie ;
Pardonne-nous nos offenses, et dimítte nobis débita nostra,
comme nous pardonnons aussi sicut et nos dimíttimus
à ceux qui nous ont offensés. debitóribus nostris ;
Et ne nous laisse pas et ne nos indúcas
entrer en tentation, in tentatiónem ;
mais délivre-nous du Mal. sed líbera nos a malo.

Le prêtre poursuit seul, les mains étendues.


Il appelle de sa prière le secours dans l’épreuve et le retour du Messie.

Délivre-nous de tout mal, Seigneur,


et donne la paix à notre temps :
soutenus par ta miséricorde,
nous serons libérés de tout péché,
à l’abri de toute épreuve,
nous qui attendons que se réalise cette bienheureuse espérance :
l’avènement de Jésus Christ, notre Sauveur.

25
℟ Car c'est à toi qu'appartiennent le règne,
la puissance et la gloire pour les siècles des siècles !

Le prêtre poursuit seul, les mains étendues.


Chaque fois que Jésus apparaît à ses disciples après la résurrection il dit
« La paix soit avec vous ». Nous allons communier à Jésus ressuscité qui
vient affirmer sa victoire sur la mort et le mal. La communion est un avant-
goût de la paix du paradis.
Seigneur Jésus Christ, tu as dit à tes Apôtres :
« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix » ;
ne regarde pas nos péchés mais la foi de ton Église ;
pour que ta volonté s'accomplisse, donne-lui toujours cette paix,
et conduis-la vers l'unité parfaite,
toi qui vis et règnes pour les siècles des siècles.
℟ Amen.

26
Le rite de paix

Le prêtre, les mains étendues, nous souhaite de garder la paix.


℣ Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous.
℟ Et avec votre esprit.

Ensuite, si cela convient, le prêtre


(ou le diacre) ajoute :

Dans la charité du Christ, donnez-vous la paix.

À l’invitation du célébrant nous transmettons un geste de paix à nos


voisins les plus proches conservant le recueillement dû à ce moment de la
messe. En France, il est d’usage de se serrer la main.
C’est Jésus Christ lui-même qui est notre paix. « Voyez comme ils
s’aiment » disait-on des premiers chrétiens : la communion entre nous est
nécessaire pour communier au Corps du Christ.

Les rites de communion

LA FRACTION DU PAIN
Le célébrant rompt l’hostie consacrée. Il en met un fragment dans le calice
(la commixtion), en disant à voix basse :
Que le Corps et le Sang de notre Seigneur Jésus Christ,
réunis dans cette coupe, nourrissent en nous la vie éternelle.
Le corps et le sang du Seigneur séparés lors de sa mort violente sur la Croix
sont réunis à la résurrection. Ce geste est un signe de la résurrection du
Christ qui opère une communion nouvelle dans l’humanité divisée par le
péché. Dans le partage de son Corps, Jésus fait notre unité.

Pendant tout le temps de la fraction, debout, on chante « l’Agnus Dei ».


« Agneau de Dieu » est le nom donné par Jean le Baptiste à
Jésus signifiant ainsi qu’il est la Victime offerte à Dieu pour le pardon de
nos péchés, comme l’agneau sacrifié lors du Passage (la Pâque) de la mer
Rouge pour sauver le peuple des Hébreux. Une nouvelle Alliance est
scellée en son sang.

27
Agneau de Dieu, qui enlèves Agnus Dei,
les péchés du monde, qui tollis peccáta mundi,
prends pitié de nous. miserére nobis.

Agneau de Dieu, qui enlèves Agnus Dei,


les péchés du monde, qui tollis peccáta mundi,
prends pitié de nous. miserére nobis.

Agneau de Dieu, qui enlèves Agnus Dei,


les péchés du monde, qui tollis peccáta mundi,
donne-nous la paix. dona nobis pacem.

COMMUNION
Le prêtre dit ensuite à voix basse l'une des deux prières suivantes :
Pendant la prière du prêtre nous nous préparons dans le silence.

Seigneur Jésus Christ, Fils du Dieu vivant, selon


la volonté du Père et avec la puissance du
Saint-Esprit, tu as donné, par ta mort, la vie au
monde ; que ton Corps et ton Sang très saints
me délivrent de mes péchés et de tout mal ;
fais que je demeure fidèle à tes
commandements et que jamais je ne sois
séparé de toi.

ou bien

Seigneur Jésus Christ, que cette communion à


ton Corps et à ton Sang n'entraîne pour moi ni
jugement ni condamnation ; mais que, par ta
bonté, elle soutienne mon esprit et mon corps
et me donne la guérison.

28
Le prêtre fait la génuflexion, prend le Pain consacré et, le tenant élevé, dit
à voix haute :

℣ Voici l'Agneau de Dieu,


voici celui qui enlève les péchés du monde.
Heureux les invités au repas des noces de l’Agneau !

Nous disons alors avec lui :


℟ Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir ;
mais dis seulement une parole, et je serai guéri.

Comme le Centurion de l’Évangile, nous confessons notre indignité avant


de recevoir Jésus qui seul peut nous en guérir, lui qui est la Parole de Dieu
faite chair et donnée en nourriture. Le Corps de Jésus est un remède
apporté à notre âme.
Le prêtre communie au Corps et au Sang du Christ ; il dit alors à voix
basse :
Que le Corps du Christ me garde pour la vie éternelle.
Que le Sang du Christ me garde pour la vie éternelle.

Ceux qui communient s’approchent alors des lieux de distribution.


On peut recevoir la communion de deux manières : 1) en recevant l’hostie
directement dans sa bouche. 2) en présentant ses mains comme un
plateau pour y recevoir l’hostie.
Recevoir la communion est un acte de foi et un acte libre. Il faut pour cela
être baptisé catholique, croire que Jésus est réellement présent sous
l’apparence du pain consacré, être à jeun depuis une heure avant la
communion, et ne pas avoir sur la conscience de péché grave non confessé.
La communion est une union de toute notre personne au Seigneur. Elle est
aussi un moment de prière pour nos proches et le monde. Un chant
accompagne ce moment : par la communion au Corps du Christ nous
formons un corps invisible, le chant qui unit nos voix le manifeste.
Le ministre élève un peu l’hostie avant de la donner en disant :

℣ Le Corps du Christ.
℟ Amen.

29
Offrande de soi

Reçois Seigneur, toute ma liberté.


Accueille ma mémoire, mon intelligence et toute ma volonté.
Tout ce que j’ai et possède, tu me l’as donné :
je te le restitue totalement,
et le remets à ton entière disposition.
Donne-moi seulement de t’aimer, avec ta grâce,
et je serai assez riche : je ne demande rien de plus.

30
PURIFICATION
Le prêtre récupère ensuite les hosties non consommées et purifie les
coupes qui les ont contenues ainsi que le calice ayant contenu le Sang du
Christ ; il dit alors la prière suivante à voix basse :

Puissions-nous accueillir d'un cœur pur, Seigneur,


ce que notre bouche a reçu,
et trouver dans cette communion d'ici-bas
la guérison pour la vie éternelle.

Chaque parcelle d’hostie est le Corps de Jésus, c’est avec beaucoup de soin
que le prêtre les recueille. Les hosties non-consommées sont conservées
dans le « tabernacle », sorte de coffre ; c’est ici que l’on viendra pour
porter aux malades la communion ou pour prier en dehors de la messe.
Pendant la purification, nous nous recueillons en silence et nous
remercions Dieu de s’être donné à nous. Nous pouvons nous asseoir ou
nous tenir à genoux.

PRIÈRE APRÈS LA COMMUNION

Le prêtre nous invite à nouveau à la prière commune


Nous nous levons tous.
Prions le Seigneur.

Étendant les mains il prononce la dernière prière de la messe qui se


termine habituellement ainsi
… Par le Christ, notre Seigneur.
℟ Amen.

Cette prière nous fait demander à Dieu que la messe porte tous ses fruits
dans notre vie quotidienne en restant unis à Jésus offert et ressuscité pour
nous.
Suivent des annonces sur la vie de notre paroisse.

31
La bénédiction et l’envoi

Étendant les mains le prêtre reformule ce souhait :


℣ Le Seigneur soit avec vous.
℟ Et avec votre esprit.

Enfin il bénit le peuple en disant :


℣ Que Dieu tout-puissant vous bénisse,
le Père, et le Fils + et le Saint-Esprit.
℟ Amen.

Nous traçons sur nous le signe de la croix.


Comme au commencement de la messe, le prêtre nous salue. Il nous bénit
au nom de la Sainte Trinité. Nous nous signons avec la croix car c’est par
le sacrifice de la croix, rendu présent à la messe, que Dieu nous a sauvés
et accordé ses grâces.

Le célébrant (ou le diacre) nous envoie en chantant :


℣ Allez, dans la paix du Christ. (Alléluia, alléluia).
℟ Nous rendons grâce à Dieu. (Alléluia, alléluia).

ou
℣ Allez porter l’Évangile du Seigneur.
℟ Nous rendons grâce à Dieu.

ou
℣ Allez en paix, glorifiez le Seigneur par votre vie.
℟ Nous rendons grâce à Dieu.

ou
℣ Allez en paix.
℟ Nous rendons grâce à Dieu.

Nous sommes envoyés en mission : ce que nous avons reçu, le Corps du


Christ, il faut maintenant en rayonner autour de nous, devenir des
disciples-missionnaires.
Puis le prêtre vénère à nouveau l’autel en l’embrassant et, l’ayant salué, il
se retire pendant le chant ou un morceau de musique.

32
Prière eucharistique 1
Le Canon romain

Le canon (c'est-à-dire : « règle », « modèle ») se constitue du 3e au 4e siècle.


Il est utilisé de manière ordinaire pendant 1.500 ans dans l’Église romaine
jusqu’à nos jours. Son ancienneté se remarque par les saints cités dans son
texte ; on y trouve les Apôtres, puis trois des premiers successeurs de
Pierre, ainsi que des fidèles laïcs, hommes et femmes, martyrisés en
Afrique, en Orient et en Occident durant les premiers siècles.

Le prêtre, écartant les mains, dit :

T OI, PÈRE TRÈS AIMANT, nous te prions et te supplions par Jésus Christ, ton
Fils, notre Seigneur, d'accepter et de bénir + ces dons, ces offrandes,
sacrifice pur et saint, que nous te présentons avant tout pour ta sainte Église
catholique :
Le prêtre joint les mains et fait un signe de croix sur le pain et le vin puis les
étend à nouveau.
accorde-lui la paix et protège-la, daigne la rassembler dans l'unité et la
gouverner par toute la terre ; nous les présentons en union avec ton
serviteur notre pape N., notre évêque N. et tous ceux qui gardent
fidèlement la foi catholique reçue des Apôtres.

S ouviens-toi, Seigneur, de tes serviteurs et de tes servantes (de N. et N.),


Il joint les mains, prie en silence, puis il reprend, les mains étendues :
et de tous ceux qui sont ici réunis, dont tu connais la foi et l'attachement.
Nous t'offrons pour eux, ou ils t'offrent pour eux-mêmes et tous les leurs ce
sacrifice de louange, pour leur propre rédemption, pour la paix, et le salut
qu'ils espèrent ; ils te rendent cet hommage, à toi, Dieu éternel, vivant et
vrai.

U nis dans une même communion, nous célébrons le jour où le Christ est
ressuscité d’entre les morts ; et vénérant d’abord la mémoire de la
bienheureuse Marie toujours vierge, Mère de notre Dieu et Seigneur, Jésus
Christ, et celle de saint Joseph, son époux, des bienheureux Apôtres et
martyrs Pierre et Paul, André, (Jacques et Jean, Thomas, Jacques et Philippe,
Barthélemy et Matthieu, Simon et Jude, Lin, Clet, Clément, Sixte, Corneille et
Cyprien, Laurent, Chrysogone, Jean et Paul, Côme et Damien,) et de tous les
saints, nous t’en supplions : accorde-nous, par leur prière et leurs mérites,
d'être toujours et partout, forts de ton secours et de ta protection. (Par le
Christ, notre Seigneur. Amen.)

33
V oici donc l'offrande que nous présentons devant toi, nous, tes
serviteurs, et ta famille entière : Seigneur, dans ta bienveillance,
accepte-la. Assure toi-même la paix de notre vie, arrache-nous à la
damnation éternelle et veuille nous admettre au nombre de tes élus. (Par le
Christ, notre Seigneur. Amen.)

Le prêtre étend les mains sur le pain et le vin.


Nous nous mettons à genoux (si nous le pouvons).

S EIGNEUR DIEU, nous t’en prions, daigne bénir et accueillir cette offrande,
accepte-la pleinement, rends-la parfaite et digne de toi : qu'elle devienne
pour nous le Corps et le Sang de ton Fils bien-aimé, Jésus, le Christ, notre
Seigneur.
Le prêtre prend le pain et s’incline en disant les paroles de consécration :
La veille de sa passion, il prit le pain dans ses mains très saintes et, les
yeux levés au ciel, le prêtre élève les yeux, vers toi, Dieu, son Père tout-
puissant, en te rendant grâce il dit la bénédiction, il rompit le pain, et le
donna à ses disciples, en disant :

« PRENEZ, ET MANGEZ-EN TOUS :


CECI EST MON CORPS LIVRÉ POUR VOUS. »

Il élève l’hostie consacrée puis l’adore en faisant la génuflexion.


Nous adorons le Seigneur.

Le prêtre prend le calice contenant le vin et s’incline en disant les paroles de


consécration.
De même, après le repas, il prit cette coupe incomparable dans ses
mains très saintes ; et, te rendant grâce à nouveau, il dit la bénédiction,
et donna la coupe à ses disciples, en disant :

« PRENEZ, ET BUVEZ-EN TOUS,


CAR CECI EST LA COUPE DE MON SANG,
LE SANG DE L'ALLIANCE NOUVELLE ET ÉTERNELLE,
QUI SERA VERSÉ POUR VOUS ET POUR LA MULTITUDE EN RÉMISSION DES PÉCHÉS .
VOUS FEREZ CELA EN MÉMOIRE DE MOI. »

Il élève le calice contenant le Sang du Christ puis l’adore en faisant la


génuflexion.
Nous adorons le Seigneur, puis nous nous mettons debout.

34
ACCLAMATIONS D'ANAMNÈSE :

1 ℣ Il est grand, le mystère de la foi :


℟ Nous annonçons ta mort, Seigneur Jésus,
nous proclamons ta résurrection,
nous attendons ta venue dans la gloire.

2 ℣ Acclamons le mystère de la foi :


℟ Quand nous mangeons ce Pain et buvons à cette Coupe,
nous annonçons ta mort, Seigneur ressuscité,
et nous attendons que tu viennes.

3 ℣ Qu’il soit loué, le mystère de la foi :


℟ Sauveur du monde, sauve-nous !
Par ta croix et ta résurrection, tu nous as libérés.

4 ℣ Proclamons le mystère de la foi :


℟ Gloire à toi qui étais mort,
gloire à toi qui es vivant,
notre Sauveur et notre Dieu :
Viens, Seigneur Jésus !

Le prêtre, étendant les mains, continue :

V oilà pourquoi nous, tes serviteurs, et ton peuple saint avec nous, faisant
mémoire de la passion bienheureuse de ton Fils, Jésus, le Christ, notre
Seigneur, de sa résurrection du séjour des morts et de sa glorieuse
ascension dans le ciel, nous te présentons, Dieu de gloire et de majesté,
cette offrande prélevée sur les biens que tu nous donnes, le sacrifice pur et
saint, le sacrifice parfait, Pain de la vie éternelle et Coupe du salut.

Et comme il t'a plu d'accueillir les présents de ton serviteur Abel le Juste, le
sacrifice d’Abraham, notre père dans la foi, et celui que t'offrit Melkisédek,
ton grand prêtre, oblation sainte et immaculée, regarde ces offrandes avec
amour et, dans ta bienveillance, accepte-les.

Incliné, les mains jointes, il dit :


Nous t'en supplions, Dieu tout-puissant : qu'elles soient portées par les
mains de ton saint Ange en présence de ta gloire, sur ton autel céleste, afin
qu'en recevant ici, par notre communion à l'autel, le Corps et le Sang très
saints de ton Fils, nous soyons comblés de la grâce et de toute bénédiction
du ciel. (Par le Christ, notre Seigneur. Amen.)

35
Il se redresse et se signe. Les mains étendues il dit :

S ouviens-toi aussi, Seigneur, de tes serviteurs et de tes servantes (de N. et


N.) qui nous ont précédés, marqués du signe de la foi, et qui dorment
dans la paix.

Il joint les mains et prie en silence, puis il reprend, les mains étendues :
Pour eux et pour tous ceux qui reposent dans le Christ, nous implorons ta
bonté, Seigneur : qu'ils demeurent dans la joie, la lumière et la paix. (Par le
Christ, notre Seigneur. Amen.)

Il se frappe la poitrine, puis étend les mains.

E t nous pécheurs, tes serviteurs, qui mettons notre espérance en ta


miséricorde inépuisable, admets-nous dans la communauté des saints
Apôtres et martyrs, avec Jean Baptiste, Étienne, Matthias et Barnabé,
(Ignace, Alexandre, Marcellin et Pierre, Félicité et Perpétue, Agathe, Lucie, Agnès,
Cécile, Anastasie,) et tous les saints ; nous t’en prions, accueille-nous dans
leur compagnie, sans nous juger sur le mérite mais en accordant largement
ton pardon. Par le Christ, notre Seigneur.

Il joint les mains et continue :


Par lui, tu ne cesses de créer tous ces biens, tu les sanctifies, leur donnes la
vie, les bénis, et nous en fais le don.

Le prêtre (aidé du diacre) élève en même temps le Corps et le Sang du Seigneur


en chantant :

P ar lui, avec lui et en lui, à toi, Dieu le Père tout-puissant, dans l'unité du
Saint-Esprit, tout honneur et toute gloire, pour les siècles des siècles.
℟ Amen.

36
Prière eucharistique 2
Cette prière est une adaptation d’un texte issu de la « Tradition
apostolique », au début du 3e siècle attribuée à saint Hippolyte de Rome.
Adoptée par la liturgie éthiopienne au moyen âge, elle fut réintroduite
dans le rite romain par le Concile Vatican II en 1969. (Pour faciliter une messe
célébrée avec des enfants, nous faisons le choix de faire figurer la préface et de supprimer les
parties propres au dimanche et les choix d’anamnèses).
Le prêtre, les mains étendues, dit :

V raiment, Père très saint, il est juste et bon, pour ta gloire et notre salut,
de t’offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu, par ton Fils
bien-aimé, Jésus, le Christ : Il est ta Parole par qui tu as créé toutes choses ;
c’est lui que tu nous as envoyé comme Rédempteur et Sauveur, Dieu fait
homme, conçu de l’Esprit Saint, né de la Vierge Marie. Pour accomplir
jusqu’au bout ta volonté et rassembler un peuple saint qui t’appartienne, il
étendit les mains à l’heure de sa passion, afin de briser la mort, et de
manifester la résurrection. C’est pourquoi, avec les anges et tous les saints,
nous chantons ta gloire, et d’une seule voix nous proclamons :

Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur, Dieu de l'univers !


Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.
Hosanna au plus haut des cieux.
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.
Hosanna au plus haut des cieux.

T OI QUI ES VRAIMENT SAINT, toi qui es la source de toute sainteté, Seigneur,


nous te prions :
Le prêtre étend les mains sur le pain et le vin et trace sur eux le signe de la croix.
Nous nous mettons à genoux (si nous le pouvons).
Sanctifie ces offrandes en répandant sur elles ton Esprit ; qu'elles
deviennent pour nous le Corps + et le Sang de Jésus, le Christ, notre
Seigneur.

Le prêtre prend le pain et s’incline en disant les paroles de consécration :


Au moment d'être livré et d'entrer librement dans sa passion, il prit le
pain, il rendit grâce, il le rompit et le donna à ses disciples, en disant :
« PRENEZ, ET MANGEZ-EN TOUS : CECI EST MON CORPS LIVRÉ POUR VOUS. »

Il élève l’hostie consacrée puis l’adore en faisant la génuflexion.


Nous adorons le Seigneur.

37
Le prêtre prend le calice contenant le vin et s’incline en disant les paroles de
consécration sur le vin.
De même, après le repas, il prit la coupe ; de nouveau il rendit grâce, et
la donna à ses disciples, en disant :
« PRENEZ, ET BUVEZ-EN TOUS, CAR CECI EST LA COUPE DE MON SANG,
LE SANG DE L'ALLIANCE NOUVELLE ET ÉTERNELLE,
QUI SERA VERSÉ POUR VOUS ET POUR LA MULTITUDE EN RÉMISSION DES PÉCHÉS .
VOUS FEREZ CELA EN MÉMOIRE DE MOI. »
Il élève le calice contenant le Sang du Christ puis l’adore en faisant la
génuflexion.
Nous adorons le Seigneur, puis nous nous mettons debout.
ACCLAMATION D'ANAMNÈSE :
℣ Il est grand, le mystère de la foi :
℟ Nous annonçons ta mort, Seigneur Jésus, nous proclamons ta résurrection,
nous attendons ta venue dans la gloire.

Le prêtre, étendant les mains, continue.

E n faisant ainsi mémoire de la mort et de la résurrection de ton Fils, nous


t'offrons, Seigneur, le Pain de la vie et la Coupe du salut, et nous te
rendons grâce, car tu nous as estimés dignes de nous tenir devant toi pour
te servir.
Humblement, nous te demandons qu'en ayant part au Corps et au Sang du
Christ, nous soyons rassemblés par l'Esprit Saint en un seul corps.

S ouviens-toi, Seigneur, de ton Église répandue à travers le monde : fais-la


grandir dans ta charité en union avec notre pape N., notre évêque N., et
tous les évêques, les prêtres et les diacres.

S ouviens-toi aussi de nos frères et sœurs qui se sont endormis dans


l'espérance de la résurrection, et souviens-toi, dans ta miséricorde, de
tous les défunts : accueille-les dans la lumière de ton visage.

S ur nous tous enfin, nous implorons ta bonté : permets qu'avec la Vierge


Marie, la bienheureuse Mère de Dieu, avec saint Joseph, son époux, les
Apôtres et tous les saints qui ont fait ta joie au long des âges, nous ayons
part à la vie éternelle, et que nous chantions ta louange et ta gloire, par ton
Fils Jésus, le Christ.

Le prêtre, aidé du diacre, élève en même temps le Corps et le Sang du Seigneur


en chantant :

P ar lui, avec lui et en lui, à toi, Dieu le Père tout-puissant, dans l'unité du
Saint-Esprit, tout honneur et toute gloire, pour les siècles des siècles.
℟ Amen.
38
Prière eucharistique 4

La prière eucharistique 4 s’inspire des prières orientales de la messe


appelées « Anaphores ». Elle forme un tout et utilise donc toujours la
même préface, évoquant la contemplation de Dieu lumière et source de
vie. Cette prière est comme le résumé de l’histoire de notre création, de
notre chute, et de notre rédemption par le sacrifice et la résurrection du
Fils de Dieu. Sacrifice qui rétablit l’Alliance tant de fois rompue mais
désormais éternelle sous l’action de l’Esprit-Saint qui nous recrée à l’image
de Dieu le Père.
Le prêtre, les mains étendues, dit :

V RAIMENT, IL EST BON DE TE RENDRE GRÂCE, il est juste et bon de te glorifier,


Père très saint, car tu es le seul Dieu, le Dieu vivant et vrai : toi qui es
avant tous les siècles, tu demeures éternellement, lumière au-delà de toute
lumière. Toi, le Dieu de bonté, la source de la vie, tu as fait le monde pour
que toute créature soit comblée de tes bénédictions, et que beaucoup se
réjouissent de l’éclat de ta lumière. Ainsi, la foule innombrable des anges qui
te servent jour et nuit se tiennent devant toi, et, contemplant la splendeur
de ta face, n'interrompent jamais leur louange. Unis à leur hymne
d'allégresse, avec la création tout entière qui t'acclame par nos voix, Dieu,
nous te chantons (louons) :

Saint ! Saint ! Saint, Sanctus, Sanctus, Sanctus,


le Seigneur, Dieu de l'univers ! Dóminus Deus Sábaoth.
Le ciel et la terre Pleni sunt cæli et terra glória tua.
sont remplis de ta gloire. Hosánna in excélsis.
Hosanna au plus haut des cieux.
Béni soit celui qui vient Benedíctus qui venit
au nom du Seigneur. in nómine Dómini.
Hosanna au plus haut des cieux. Hosánna in excélsis.

Le prêtre, les mains étendues, dit :

P ÈRE TRÈS SAINT, nous proclamons que tu es grand et que tu as fait toutes
choses avec sagesse et par amour : tu as créé l'homme à ton image et tu
lui as confié l'univers, afin qu'en te servant, toi seul, son Créateur, il règne
sur la création.

Comme il avait perdu ton amitié par sa désobéissance, tu ne l'as pas


abandonné au pouvoir de la mort. Dans ta miséricorde, tu es venu en aide à

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tous les hommes pour qu'ils te cherchent et puissent te trouver. Tu as
multiplié les alliances avec eux, et tu les as formés, par les prophètes, dans
l'espérance du salut.

Tu as tellement aimé le monde, Père très saint, que tu nous as envoyé ton
Fils unique, lorsque les temps furent accomplis, pour qu'il soit notre
Sauveur. Dieu fait homme, conçu de l'Esprit Saint, né de la Vierge Marie, il a
vécu notre condition humaine en toute chose, excepté le péché, annonçant
aux pauvres la bonne nouvelle du salut ; aux captifs, la délivrance ; aux
affligés, la joie.

Pour accomplir le dessein de ton amour, il s'est livré lui-même à la mort, et,
par sa résurrection, il a détruit la mort et renouvelé la vie. Afin que
désormais notre vie ne soit plus à nous-mêmes, mais à lui qui est mort et
ressuscité pour nous, il a envoyé d'auprès de toi, Père, comme premier don
fait aux croyants, l'Esprit Saint qui continue son œuvre dans le monde et
achève toute sanctification.

Le prêtre étend les mains sur le pain et le vin et trace le signe de la croix.
Nous nous mettons à genoux (si nous le pouvons).

Qoffrandes : qu'elles
UE CE MÊMEE S
SPRIT , nous t'en prions, Seigneur, sanctifie ces
AINT
deviennent ainsi le Corps + et le Sang de notre
Seigneur Jésus, le Christ, dans la célébration de ce grand mystère, que lui-
même nous a laissé en signe de l'Alliance éternelle.

Quand l'heure fut venue où tu allais le glorifier,


Père très saint, comme il avait aimé les siens
qui étaient dans le monde, il les aima jusqu'au bout :
pendant le repas qu'il partageait avec eux,
il prit le pain, dit la bénédiction,
le rompit et le donna à ses disciples, en disant :

« PRENEZ, ET MANGEZ-EN TOUS :


CECI EST MON CORPS LIVRÉ POUR VOUS. »

Il élève l’hostie consacrée puis l’adore en faisant la génuflexion.


Nous adorons le Seigneur.

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Le prêtre prend le calice contenant le vin et s’incline en disant les paroles de
consécration.

De même, il prit la coupe remplie de vin, il rendit grâce,


et la donna à ses disciples, en disant :

« PRENEZ, ET BUVEZ-EN TOUS,


CAR CECI EST LA COUPE DE MON SANG,
LE SANG DE L'ALLIANCE NOUVELLE ET ÉTERNELLE,
QUI SERA VERSÉ POUR VOUS ET POUR LA MULTITUDE EN RÉMISSION DES PÉCHÉS .
VOUS FEREZ CELA EN MÉMOIRE DE MOI. »

Il élève le calice contenant le Sang du Christ puis l’adore en faisant la


génuflexion.
Nous adorons le Seigneur, puis nous nous mettons debout.

ACCLAMATIONS D'ANAMNÈSE :

1 ℣ Il est grand, le mystère de la foi :


℟ Nous annonçons ta mort, Seigneur Jésus,
nous proclamons ta résurrection,
nous attendons ta venue dans la gloire.

2 ℣ Acclamons le mystère de la foi :


℟ Quand nous mangeons ce Pain et buvons à cette Coupe, nous annonçons ta
mort, Seigneur ressuscité, et nous attendons que tu viennes.

3 ℣ Qu’il soit loué, le mystère de la foi :


℟ Sauveur du monde, sauve-nous !
Par ta croix et ta résurrection, tu nous as libérés.

4 ℣ Proclamons le mystère de la foi :


℟ Gloire à toi qui étais mort,
gloire à toi qui es vivant,
notre Sauveur et notre Dieu :
Viens, Seigneur Jésus !

Le prêtre, étendant les mains, continue :

V oilà pourquoi, Seigneur, nous célébrons aujourd'hui le mémorial de


notre rédemption : en rappelant la mort du Christ et sa descente au
séjour des morts, en proclamant sa résurrection et son ascension à ta droite,
en attendant sa venue dans la gloire, nous t'offrons son Corps et son Sang,
le sacrifice qui est digne de toi et qui sauve le monde entier.

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Regarde, Seigneur, Celui qui s’offre dans le sacrifice que toi-même as
préparé pour ton Église, et, dans ta bonté, accorde à tous ceux qui vont
partager ce Pain et boire à cette Coupe d'être rassemblés par l'Esprit Saint
en un seul corps, pour qu'ils deviennent eux-mêmes dans le Christ une
vivante offrande à la louange de ta gloire.

E t maintenant, Seigneur, rappelle-toi tous ceux pour qui nous offrons le


sacrifice : en premier lieu, ton serviteur notre pape N., notre évêque N.,
et l’ensemble des évêques, les prêtres et les diacres, les fidèles qui
présentent cette offrande, les membres de notre assemblée, le peuple
entier qui t'appartient et tous ceux qui te cherchent avec droiture.

S ouviens-toi aussi de ceux qui sont morts dans la paix du Christ, et de tous
les défunts dont toi seul connais la foi.

nous qui sommes tes enfants, accorde, Père très bon, l'héritage de la vie
À éternelle auprès de la Vierge Marie, la bienheureuse Mère de Dieu,
auprès de saint Joseph, son époux, des Apôtres et de tous les saints, dans
ton Royaume. Nous pourrons alors, avec la création tout entière, enfin
libérée de la corruption du péché et de la mort, te glorifier par le Christ,
notre Seigneur, par qui tu donnes au monde toute grâce et tout bien.

Le prêtre, aidé du diacre, élève en même temps le Corps et le Sang du Seigneur


en chantant :

P ar lui, avec lui et en lui, à toi, Dieu le Père tout-puissant, dans l'unité du
Saint-Esprit, tout honneur et toute gloire, pour les siècles des siècles.
℟ Amen.

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