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Introduction aux Fonctions Multivariables

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Fonctions de Plusieurs Variables

Toujours à méditer, souvent à adopter :


.

Les seules choses qui sont impossibles à finir sont celles que l'on ne commence pas.
Lynn Johnston

Pré-réquis :

1. Pages de calculs
2. Rappels d’analyse, dérivation
3. Fonctions usuelles, logarithme, exponentielle
4. Primitives, calcul d’intégrales

Résumé du cours :
1. Introduction, Généralités, Représentation graphique, Changements de coordonnés
2. Dérivées partielles, Applications
3. Gradient, Divergence, Rotationnelle
4. Intégrales curvilignes
Fonctions de Plusieurs Variables
FONCTIONS DE PLUSIEURS Oz = {(0, 0, z) / x ∈ ℝ} sont les 3 axes de base de l’espace à 3
VARIABLES dimension.
On a aussi xOy = {(x, y, 0) / x, y ∈ ℝ},
I – GENERALITES xOz = {(x, 0, z) / x, z ∈ ℝ} et yOz = {(0, y, z) / x ∈ ℝ}sont
I – 1 Introduction - Définitions les 3 plans de base de l’espace à 3 dimension.
On rencontre dans l’étude des sciences et techniques de Dans le graphe ci-dessus, on pose Mx(x, 0, 0), My(0, y, 0) et
nombreux phénomènes dépendant de deux ou plusieurs Mz(0, 0, z).
variables. Ils s’expriment sous forme de formules comme par OM1MMz d’une part et OMxM1My d’autre part sont des
exemple : parallélogrammes.
1
V= πR2h (volume d’un cône)
3 Exemple
1 1°/ Dans un repère orthogonal, placer les points A(1 ; 2 ; 3),
S = bh (surface d’un triangle)
2 B(2 ; 1 ; 0), C(-2 ; -1 ; 3), D(3 ; 2 ; 1), E(-1 ; -2 ; 3), F(1 ; -2 ; 4)
et G(-2 ; 1 ; 3)
R = ρ (résistance d’un conducteur)
2°/ Déterminer les coordonnées des points suivants
P = RI2 (puissance)
Les mesures de ces grandeurs s’expriment alors comme images
de fonctions de deux variables:
1
(R, h) a p R2h
3
1
(b, h) a bh
2
(ρ, S) a ρ
(ρ, S, I) a ρ I2

Soit D une partie de ℝ2 (resp. ℝ3). Définir une fonction


numérique de D vers ℝ, c’est faire correspondre à chaque couple
(x, y) (resp. triplet (x, y, z)) de D un réel et un seul noté
z = f(x, y) (resp t = f(x, y, z))
Ainsi, pour les fonctions suivantes, le domaine de définition, que
l’on notera encore D, est :
z = f(x, y) = ln (x, y) D ={(x, y) Є ℝ2 / x + y > 0}
t = f(x, y, z) = exy+z D = ℝ3
Surface représentative:
Ces notions se généralisent facilement aux fonctions à n D’une façon générale, la représentation graphique dans un repère
variables. quelconque, de la fonction z = f(x, y) est l’ensemble des points
M(x, y, z) avec z = f(x, y) tels que le couple (x, y) soit un
I-2 Représentation d’une fonction à deux variables :
élément du domaine de définition D (partie de ℝ2) de la fonction.
Seules les fonctions à une variable ou à deux variables peuvent
C’est généralement une surface S appelée surface représentative
être facilement représentées. On verra deux formes de
de la fonction z = f(x, y) et dont la relation f(x, y) – z = 0 en est
représentation graphique d’une fonction à 2 variables.
une équation.
Localisation d’un point dans l’espace à 3 dimensions

On a Ox = {(x, 0, 0) / x ∈ ℝ}, Oy = {(0, y, 0) / y ∈ ℝ}et


Fonctions de Plusieurs Variables
Exemples: 4 de la fonction suivante :
* L’équation cartésienne d’un plan dans l’espace à 3 z = f(x ; y) = 5 – 2x + 3y
dimensions est donnée par ax + by + cz = d. 2°/ Déterminer puis tracer les courbes de niveaux 0 ; 1 ; 2 et 4 de
Si c ≠ 0, on peut l’exprimer sous la forme d’une équations à 2 la fonction suivante :
1 z = f(x ; y) = −x − y + 4x + 6y + 3
variables z = (d – ax – by)
c
dont la représentation graphique est le plan cité ci-dessus. I – 3 Changements de coordonnées:
Pour représenter un plan, on détermine ses points d’intersections Coordonnées polaires
avec les axes de base et on relie ces points. Le passage en coordonnées polaires, valable en dimension 2, se
traduit par les changement de variables:
* L’équation d’une sphère de centre Ω(a, b, c) est donnée par x = rcosθ et y = sinθ
(x – a)2 + (y – b)2 + (z – c)2 = R2 tels que si M est de coordonnées (x, y) en coordonnées
ce qui conduit à 2 fonctions à 2 variables qui sont rectangulaires (ou cartésiennes) alors
z = f(x, y) = c + R 2 -(x -a)2 -(y-b) 2 et r = OM et θ = xÔM
On utilise alors les coordonnées polaires (r, θ) à la place des
z = f(x, y) = c – R 2 -(x -a)2 -(y-b) 2 coordonnées rectangulaires (x, y) pour localiser le point M dans
le plan.
dont les représentations graphiques sont respectivement les
demi-sphères supérieures et inférieures de la sphère ci-dessus.

Exemple
1°/ Représenter graphiquement les plans dont les équations sont
les suivantes :
P1 : x + 2y + 3z = 4 ; P2 : x + 3y – 2z = 1 ; P3 : x – 2y = 3
P4 : 2x – 3y + z = 5 ; P5 : y – 3z = 4
2°/ On donne la surface définie comme suit
S : z = −x − y + 4x + 6y + 3
a/ Justifier que S est une demi-sphère dont on donnera les
éléments caractéristiques. On notera Ω son centre.
b/ Compléter les données suivantes pour avoir des points sur
S. On donnera toutes les possibilités. (Eventuellement, i peut On utilise généralement les coordonnées polaires à la place des
prendre les valeurs 1 ou 2) coordonnées rectangulaires, si l’objet considérer admet un axe de
A(… ; … ; 4) ; Bi(2 ; … ; 0) ; Ci(… ; 3 ; 0) ; Di(0 ; … ; 0) ; révolution.
Ei(… ; 0 ; 0) ; Fi(1 ; … ; 1) ; Gi(… ; 3 ; 2)
c/ Placer dans un repère orthonormé Ω, A, Bi, Ci, Di, Ei, Fi, Gi Exemple :
puis donner l’allure de la surface représentative de S. 1°/ Dessiner puis exprimer en coordonnées polaires un demi-
3°/ On donne la surface définie comme suit cercle de centre O et de rayon R défini pour x ≥ 0 (resp. y ≤ 0)
2°/ Dessiner puis exprimer en coordonnées polaires une droite
S : z = - −x − y + 2x + 2y + 7 parallèle et au dessus de l’axe des abscisses (resp. passant par
a/ Justifier que S est une demi-sphère dont on donnera les l’origine)
éléments caractéristiques. On notera Ω son centre. 3°/ Dessiner puis exprimer en coordonnées polaires :
b/ Compléter les données suivantes pour avoir des points sur C1 : x2 + y2 – 4x = 0 ; C2 : x2 + y2 – 4y + 3 = 0
S. On donnera toutes les possibilités. . (Eventuellement, i peut
prendre les valeurs 1 ou 2) Coordonnées sphériques
A(… ; … ; -3) ; Bi(1 ; … ; 0) ; Ci(… ; 1 ; 0) ; Di(0 ; … ; 0) ; Le passage en coordonnées sphériques, valable en dimension 3,
Ei(… ; 0 ; 0) ; Fi(1 ; … ; -1) ; Gi(… ; 1 ; -2) se traduit par les changement de variables:
c/ Placer dans un repère orthonormé les points Ω, A, B, C, D, x = rcosφcosθ; y = rsinφcosθ et z = rsinθ
E et F puis donner l’allure de la surface représentative de S.

Lignes de niveaux:
On peut aussi représenter la distribution des valeurs de la
fonction f à l’aide de plusieurs courbes, chacune de ces courbes
étant l’ensemble des points du domaine de définition D en
lesquels f prend une valeur donnée et fixée K. Cet ensemble est
donc la courbe de D d’équation f(x, y) – K = 0. On l’appelle la
courbe de niveau K
L’ensemble des lignes de niveau gradué suivant les valeurs de K,
caractérise la représentation de la fonction. Pour faciliter la
lecture, on prend des valeurs de K distribuées de façon régulière.
On remarque que la ligne de niveau K est la projection sur le
plan x0y de la section de la surface représentative de la fonction
z = f(x, y) par le plan de côte K.

Exemple :
1°/ Déterminer puis tracer les courbes de niveaux -1 ; 0 ; 1 ; 2 et
Fonctions de Plusieurs Variables
tels que si M est de coordonnées (x, y, z) en coordonnées 2°/ On donne f(x ; y) = . Est-ce-que f admet une limite en
rectangulaires (ou cartésiennes), M1 de coordonnées (x, y, 0) i.e.
M1 est la projection orthogonale de M sur le plan xoy, alors (0 ;0) ? (On pourra étudier selon les directions x = 0 et y = 0)
r = OM; φ = xÔM’ et θ = M’ÔM ( )
3°/ On donne f(x ; y) = . Vérifier que f admet
On utilise alors les coordonnées sphériques (r, θ, φ) à la place des
coordonnées rectangulaires (x, y, z) pour localiser le point M une limite à l’infini.
dans l’espace.
II – DERIVEES PARTIELLES
Exemple : II – 1 Définitions – Théorème d’inversion
1°/ Dessiner puis exprimer en coordonnées sphériques : (1) Etant donné la fonction de deux variables f(x; y), on définit
au point M0(x0; y0) deux fonctions à une variable qui sont:
a/ Une demi-boule centrée en O de rayon R telle que x ≥ 0.
F(x) = f(x; y0) (y0 est fixé)
b/ Une demi-boule centrée en O de rayon R telle que y ≥ 0 et G(y) = f(x0; y) (x0 est fixé)
z ≥ 0. On appelle dérivée partielle de f par rapport à x au point
2°/ Un cône d’axe Oz et de sommet O. M0(x0; y0) le nombre dérivé F’(x0), si elle existe, de la fonction F
au point d’abscisse x0. On la note:
I – 4 Limite – Continuité ¶f
Définitions F’(x0) = fx’(x0; y0) = (x0; y0)
¶x
(1) On pose MM0 = d[(x; y); (x0; y0)] = ( x - x 0 ) 2 + ( y - y0 ) 2 On définit de même la dérivée partielle de f par rapport à y au
point M0(x0; y0)
la distance euclidienne entre deux points M(x; y) et M0(x0; y0).
¶f
Dans le cas de trois variables, on pose G’(y0) = fy’(x0; y0) = (x0; y0)
¶y
MM0 = d[(x; y; z); (x0; y0; z0)] = ( x - x 0 ) 2 + ( y - y0 )2 + ( z - z 0 ) 2
(2) Si ces dérivées existent dans un voisinage de M0(x0; y0), elles
(2) Soit f une fonction de 2 variables, définie sur D et M0(x0; y0) définissent à leur tour deux fonctions de deux variables, les
un point à la frontière de D. fonctions dérivées partielles fx’(x; y) et fy’(x; y).
On dit que f admet pour limite l au point M0(x0; y0) ssi: Ces dernières peuvent encore admettre des dérivées partielles par
rapport à x et y que l’on appellera les dérivées partielles
∀ε > 0, ∃ α > 0 tel que d[(x; y); (x0; y0)] £ α ⇒ │f(x; y) - l│ £ ε
secondes de f(x; y) et on les note:
On note alors lim f(x; y) = l
( x ; y) ® ( x 0 ; y 0 ) ¶2
f '' 2 ( x; y ) = f(x; y) dérivée partielle seconde par rapport à x
Littéralement, on dira aussi que si petit soit le réel ε > 0, il existe x
¶x 2
une partie de D contenant le point M0(x0; y0) dont l’image soit de la dérivée partielle première par rapport à x.
contenue dans [l – ε; l + ε]. ¶ ¶
f ' 'xy ( x; y) = ( f(x; y)) dérivée partielle seconde par rapport
On pourra aussi dire plus simplement que de quelque façon que ¶y ¶x
(x; y) tend vers (x0; y0) (dans ℝ2 ) alors f(x; y) s’approche de l. à y de la dérivée partielle première par rapport à x.
On a une définition analogue dans le cas de trois variables. ¶ ¶
f ' ' yx ( x; y) = ( f(x; y)) dérivée partielle seconde par rapport
(3) On dit qu’une fonction f(x; y) définie sur D est continue au ¶x ¶y
point M0(x0; y0) de D ssi: à x de la dérivée partielle première par rapport à y.
lim f(x; y) = f(x0; y0)
( x ; y) ® ( x 0 ; y 0 ) ¶2
f '' ( x ; y) = f(x; y) dérivée partielle seconde par rapport à y
y2 ¶y 2
La fonction f est continue sur le domaine D ssi elle est continue
en tout points de D. de la dérivée partielle première par rapport à y.

Propriétés: Théorème: (de Schwarz)


(1) Toute fonction polynomiale à coefficients réels et à deux Si, dans un voisinage de M0(x0; y0), la fonction f admet des
variables réelles est continue sur ℝ2 dérivées partielles premières continues et si les dérivées
(2) Toute fonction rationnelle à coefficients réels et à deux partielles secondes f ' 'xy ( x; y) et f ' ' yx ( x; y) existent et sont
variables réelles est continue sur son ensemble de définition continues, alors on a:
f ' 'xy ( x 0 ; y 0 ) = f ' 'yx ( x 0 ; y 0 )
Limite infinie:
On dit qu’une fonction de deux variables f admet pour limite L Pour une fonction t = f(x, y, z) à trois variables, on doit avoir,
quand (x; y) tend vers l’infini ssi: pour les mêmes conditions que précédemment,
∀ε > 0, ∃ A > 0 tel que OM ≥ A ⇒ │f(x; y) - L│ £ ε f' ' xy (x 0 ; y 0 ; z 0 ) = f' ' yx (x 0 ; y 0 ; z 0 )
Autrement dit, de quelque façon que la distance OM devient de
f' ' xz (x 0 ; y 0 ; z 0 ) = f' ' zx (x 0 ; y 0 ; z 0 )
plus en plus grande, f(x; y) s’approche de L.
f' ' yz (x 0 ; y 0 ; z 0 ) = f' ' zy (x 0 ; y 0 ; z 0 )
Les définitions et résultats précédents se généralisent au cas de On généralise facilement ce résultat au cas de fonctions à plus de
trois ou plusieurs variables. trois variables.

Exemple : Exemple :
0 si (x; y) = (0; 0) 1°/ On donne f(x ; y) = (x2 + 2xy + y2) x + y. Calculer toutes les
1°/ On donne f(x ; y) = ( )
sinon dérivées premières et secondes de f. Que remarque t-on ?
Etudier la continuité de f en (0 ; 0)
Fonctions de Plusieurs Variables
3°/ Si Δ = 0, on ne peut pas encore conclure, il faut une étude
2°/ On donne f(x ; y ; z) = . Calculer toutes les dérivées
plus approfondie (p.e. étudier le signe de f(x; y) – f(x0; y0) dans
premières et secondes de f. Que remarque t-on ? un voisinage de M0)
III – APPLICATIONS Exemple :
III – 1 Dérivée d’une fonction composée
On va considérer le cas de fonctions à 2 variables mais la notion On donne la fonction f(x ;y) = . Etudier les
suivante se généralise facilement. Soit f(x; y) une fonction des éventuels extrémums de f.
deux variables x et y mais telle que x et y sont aussi fonctions
d’une même variable t (cas de courbes paramétrées) telle que III – 4 Plan tangent en un point d’une surface
x = u(t) et y = v(t). On rappelle que l’équation d’un plan non parallèle à Oz sous
La fonction F(t) = f(u(t); v(t)) est d’une seule variable t dite forme d’une fonction à deux variables est de la forme:
fonction composée de t par l’intermédiaire des fonctions u et v. z = g(x; y) = ax + by + c
Si f admet des dérivées partielles par rapport à x et à y et si u et v Ainsi en tout point M(x; y) du plan xOy, on a:
sont dérivables, alors on démontre la formule suivante: g’x(x; y) = a; g’y(x; y) = b
F ‘(t) = fx’(u(t); v(t)) x u ‘(t) + fy’(u(t)); v(t)) x v ‘(t) Alors, si f(x; y) est une fonction définie sur le domaine D du plan
Pour des raisons de commodités et pour ne pas multiplier les xOy, si M0(x0; y0) dans D et si fx’(x; y), fy’(x; y) sont définies
notations, on écrira souvent f ‘(t) au lieu de F ‘(t) et on retiendra dans un voisinage de M0 alors la surface z = f(x; y) admet
la formule précédente sous la forme suivante: comme plan tangent au point N0(x0; y0; f(x0; y0)) le plan dont
f t‘ = fx’ x xt’ + fy’ x yt’ l’équation est de la forme
z = fx’(x0; y0)x + fy’(x0; y0)y + c
Exemple :
et passant par le point N0(x0; y0; f(x0; y0)).
Calculer de deux manières la dérivée de la fonction composée de
On démontre que c’est le plan d’équation
t 2 +1
t suivante: f(x; y) = ln(x + 2y) avec x = e et y = t2 + 1 z – z0 = fx’(x0; y0)(x – x0) + fy’(x0; y0)(y – y0)
avec z0 = f(x0; y0).
III – 2 Dérivée d’une fonction implicite Exemple :
Soit f(x; y) une fonction à deux variables. On suppose que pour
On donne z = f(x ; y) = x + y . Vérifier que le plan tangent en
tout x0 d’une partie D de ℝ2, l’équation f(x0; y) = 0 (1) admet un point quelconque de la surface représentative de f passe par
toujours une solution y. On dit que (1) définit sur D, y comme l’origine.
fonction implicite de x (y = u(x)) et ainsi pour tout x de D, on a
f(x; u(x)) = 0. III – 5 Différentielle
Si f est continue et admet des dérivées partielles continues, avec Définitions
fy’(x; y) ≠ 0, alors on a: (1) On va donner la définition d’une différentielle pour une
- f x ' ( x; y ) fonction à trois variables f(x; y; z). h, k et l étant trois réels, on
y ‘ = u ‘(x) =
f y ' ( x; y) appelle différentielle de la fonction f la fonction des 6 variables
x, y, z, h, k et l définie et notée comme suit:
Exemple :
¶f ¶f ¶f
Retrouver à l’aide de la dérivée d’une fonction implicite la df = h + k + l
¶x ¶y ¶z
dérivée de la fonction y = arctan(x). (2) Par commodité d’écriture, si on écrit u = f(x; y; z),
Indication : on rappelle que y = arctan(x), x ∈ ℝ, ssi du = df(x; y; z) et h = dx, k = dy et l = dz, alors on note:
π π df = fx‘dx + fy‘dy + fz‘dz = du = ux‘dx + uy‘dy + uz‘dz
x = tan(y), y ∈ ] ; [
(3) Soit p, q et r trois fonctions des trois variables x, y et z.
L’expression p dx + q dy + r dz est dite une différentielle. Elle
III – 3 Recherche d’extrémums est dite différentielle totale exacte (D.T.E) ssi il existe une
Théorème: conditions nécessaires
fonction de trois variables f(x; y; z) telle que
Soit f(x; y) une fonction de deux variables. Si f admet un
df = fx‘ dx + fy‘ dy + fz‘ dz = p dx + q dy + r dz
extremum en M0(x0; y0) alors:
fx’(x0; y0) = fy’(x0; y0) = 0 Propriétés
Remarque: Cette condition ne suffit pas pour que le point (1) Pour de petites variations de x, y et z, c’est-à-dire de petites
M0(x0; y0) soit un extremum pour la fonction f(x; y). Si l’on veut valeurs de dx, dy et dz, df = du donne une valeur approchée de la
vérifier que M0(x0; y0) est un extremum, il faut étudier le signe variation Δf = Δu de u = f(x; y; z).
de f(x; y) – f(x0; y0) dans un voisinage de M0 avec M(x; y)
(2) Soit p, q et r trois fonctions des trois variables x, y et z (resp.
Théorème: conditions suffisantes p et q deux fonctions des deux variables x et y) alors
Soit f(x; y) une fonction de deux variables et M0(x0; y0) un point p dx + q dy + r dz (resp. p dx + q dy) est une D.T.E ssi
vérifiant fx’(x0; y0) = fy’(x0; y0) = 0. py’ = qx’; pz’ = r x’ et qz’ = ry’ (resp. py’ = qx’ (= uxy’’))
On pose A = f ' 'x 2 ( x 0 ; y 0 ) B = f ' 'xy ( x 0 ; y 0 ) C = f ' ' 2 ( x 0 ; y0 ) et
y
Exemple:
Δ = AC – B2 appelé le discriminant. Alors, 1°/ Si f(x; y; z) = x3yz2, si x = y = 1, z = 2 et dx = dy = dz = 10 –3
1°/ Si Δ > 0, M0 est un extremum, à savoir un maximum si A < 0 alors on trouve
(ou C < 0), un minimum si A > 0 (ou C > 0). du = df = 12 x 10 –3 + 4 x 10 –3 + 4 x 10 –3 = 0,02 alors que
2°/ Si Δ < 0, M0 n’est pas un extremum. Δf = Δu = (1,001)3(1,001)(1,001)2 – 4 ≈ 0,02004
Fonctions de Plusieurs Variables
-x 2 Propriétés
2°/ Vérifier que dω = 2x dx + 2 dy est une D.T.E. puis (1) Les fonctions gradient, divergence et rotationnel sont
y y
linéaires. Ces propriétés découlent de la linéarité de la dérivée. Si
déterminer une fonction f(x ; y) telle que df = dω les opérations ont un sens, on a,
® ® ®
IV – GRADIENT – DIVERGENCE – ROTATIONNEL grad (αf + βg) = α grad f + β grad g
Définitions ® ® ® ®
(1) Soit f(x; y; z) une fonction de trois variables définie sur une div (α f + β g ) = αdiv f + βdiv g
® ® ® ® ® ® ®
partie D de ℝ3. Alors, on dit que f est un champ scalaire sur D. rot (α f + β g ) = α rot f + β rot g
® ®
(2) Soit f (x; y; z) une fonction vectorielle des trois variables x, (2) Si f(x; y; z) est une fonction constante, alors grad f = 0.
®
®
y et z définie sur une partie D de ℝ3 c’est-à-dire que f est ®
(3) Si f (x; y; z) est un vecteur constant, alors div f = 0 et rot
®

définie par la donnée de ses trois cordonnées X, Y et Z qui sont ® ®


toutes les trois des fonctions des trois variables x, y et z qui sont f = 0 .
® ® ® ® ® ®
en même temps définies sur D. Alors, on dit que f est un (4) rot ( grad f) = 0 div( rot f ) = 0
champ vectoriel sur D.
On note que la donnée d’un champ vectoriel correspond à la V – INTEGRALES CURVILIGNES
donnée de trois champs scalaires qui sont ses coordonnées. V – 1 Définitions
®
Un champ scalaire f et un champ vectoriel f sont tous les deux Soit donnée une forme différentielle ω = P(x; y)dx + Q(x; y)dy.
des fonctions du point M(x; y; z) de D. On notera alors souvent On considère une courbe (C) contenue dans D intersection des
® domaines de définition de P et Q et joignant 2 points A et B. On
f(M) ou f (M). peut définir la courbe (C) par une représentation paramétrique
(3) Un point M de D est dit régulier pour le champ scalaire f x = x(t) y = y(t) avec a ≤ t ≤ b
®
(resp. pour le champ vectoriel f ) ssi f et ses dérivées partielles telles que A(x(a); y(a)) et B(x(b); y(b)). On appelle alors
Ç
premières sont toutes continues en M (resp. les coordonnées X, intégrale curviligne sur l’arc AB de la forme différentielle
®
Y et Z de f et leurs dérivées partielles premières sont toutes ω = P(x; y)dx + Q(x; y)dy l’intégrale notée par
continues en M).
® òw = ò P(x; y)dx + Q(x; y)dy définie par
Autrement, M est dit point singulier pour f (resp. f ) Ç
AB
Ç
AB
(4) Soit f(x; y; z) un champ scalaire. On appelle gradient de f,
®
noté grad f le champ vectoriel de coordonées:
ò
Ç
P(x; y)dx + Q(x; y)dy =
AB
fx’(x; y; z), fy’(x; y; z), fz’(x; y; z) b
®
(5) Soit f (x; y; z) champ vectoriel de coordonnées X, Y et Z.
® ®
ò
a
[P(x(t); y(t))x ‘(t) + Q(x(t); y(t))y ‘(t)]dt
On appelle divergence de f le champ scalaire noté div f défini
® En effet, d’après les règles des fonctions composées et de
¶X ¶Y ¶Z
par: div f = + + changement de variables pour les calculs d’intégrales,
¶x ¶y ¶z
® ® ®
On appelle rotationnel de f , noté rot f , le champ vectoriel de
ò
Ç
P(x; y)dx + Q(x; y)dy ne dépend pas du paramètre choisi sur
AB
¶Z ¶Y ¶X ¶Z ¶Y ¶X
coordonnées: - , - , - Ç
¶y ¶z ¶z ¶x ¶x ¶y l’arc AB mais uniquement de la forme différentielle
Ç
(6) Soit f(x; y; z) une fonction scalaire admettant des dérivées ω = P(x; y)dx + Q(x; y)dy et de l’arc AB .
secondes. On appelle Laplacien de f, noté Δf le champ scalaire
¶ 2f ¶ 2f ¶ 2f Exemple:
défini par: Δf = + +
ò
2
¶x ¶y 2
¶z 2 Calculer l’intégrale curviligne I = (x + y)dx + (y – x)dy si
(7) Une fonction (ou champ) scalaire est dite harmonique ssi son C
Laplacien est nul. a/ C est le quart de cercle centré en O, de rayon 1, défini pour x
positif et y positif avec le paramétrage suivant:
Exemple: p
® x = cosθ et y = sinθ , 0 ≤ θ ≤ (dans le sens direct).
2 2
1°/ Soit f(x; y; z) = x y +z x. Déterminer grad f et Δf. 2
® ® ® ® b/ C est le même quart de cercle centré en O, de rayon 1, défini
2°/ Soit f (x2y; y3z; xz). Déterminer div f (x; y; z) et rot f pour x positif et y positif avec le paramétrage suivant:
1 y= 1- x 2 , x variant de 1 à 0 (dans le sens direct).
3°/ Vérifier que la fonction f(x; y; z) = est une
2 2 2
x +y +z c/ C est le segment qui va du point (1; 0) au point (0; 1).
fonction harmonique. p
2
Remarque
Toutes les notions définies précédemment sont encore valables
a/ I =
ò
0
[(cosθ + sinθ)(- sinθ) + (sinθ – cosθ)cosθ] dθ =

en dimension 2 sauf le rotationnel.


Fonctions de Plusieurs Variables
p y
2 a/f(x; y) = x □ b/f(x; y) = ln( x )□ c/f(x; y) = ln( )□ d/ autre□
y y x
-
ò
0
dθ = - π .
2 3°/ La fonction f(x; y) = ln( 1+ x + y ), alors
0
(-x) a/ fx’(x; y) = 1 □ b/ fx’(x; y) = x □ d/ autre□
b/ I =
ò [x + 1- x 2 + ( 1- x 2 – x)(
1- x 2
)]dx = - π .
2
2+ 2x +2y 2+ 2x +2y
1 c/ f(x; y) est définie seulement pour x + y ≥ 0 □
c/ Le segment peut s’écrire x = x et y(x) = - x + 1 avec x variant 4°/ Pour la fonction f(x; y) = 1 , le point O(0; 0) est un
0 1+ x 2 + y 2
de 1 à 0. D’où I =
ò
1
[(x – x + 1) + ( -x + 1– x)(- 1)] dx = - 1.
a/ minimum□ b/ maximum□ c/point non extrémum□ d/autre□
5°/ f(x; y) = 2 1 2 . Alors,
V – 2 Propriétés x +y
Propriétés 8xy - 8xy 8
L’intégrale curviligne est linéaire et vérifie la relation de a/fxy’’= □ b/fxy’’= 2 2 3 □ c/fxy’’= □
(x 2 + y2)3 (x + y ) (x 2 + y 2)3
Chasles.
6°/ f(x; y) = 1 . Alors,
Théorèmes x2 + y2
(1) Si ω = P(x; y)dx + Q(x; y)dy est une différentielle totale a/ f admet une limite à l’infini □ b/ f admet une limite à l’origine □
exacte i.e il existe une fonction F(x; y) telle que
c/ f n’admet de limite ni à l’infini ni à l’origine □ d/ autre□
ω = P(x; y)dx + Q(x; y)dy est la différentielle de F(x; y) alors
7°/ f(x; y) = 2 1 2 . Alors,
ò
Ç
P(x; y)dx + Q(x; y)dy = F(B) – F(A) x +y
AB a/ f admet un minimum □ b/ f admet un maximum □
Ç
Le résultat ne dépend pas de l’arc AB mais uniquement des c/ f n’admet pas d’extremum □ d/ autre□
points A et B et de la fonction F(x; y). x2
(2) Théorème de Green-Riemann 8°/ On donne f(x; y) = , alors
y
Si P(x; y) et Q(x; y) sont définies, continues et admettent des
¶ 2f 2x □ b/ ¶ f (x; y) = x □ c/ ¶ f (x; y) = 2 □
2 2
dérivées partielles continues dans un domaine D limité par la a/ (x; y) =
courbe fermée C, alors ¶x 2 y ¶y 2 2y ¶x 2 y
¶P ¶Q
+
ò
P(x; y)dx + Q(x; y)dy =
D
( -
¶y ¶x òò
) dxdy 9°/ On donne f(x; y) =
x2
y
, alors
C
La notation C+ signifie que l’on parcourt C à partir d’un point A ® ® -x 2
pour revenir à A après avoir décrit C dans le sens direct. a/ grad (f) ( 2x ; 2 ) □ b/ grad (f) = ( 2x ; 2 )□
y y y y

Exemple: ® -x 2
c/ grad (f) = ( 2 ; 2 )□ d/ autre□
On donne dω = (x + y)dx + (x – y)dy. y y
1°/ Calculer I = ò dω dans chacun des cas suivants :
10°/ On donne f(x; y) =
x2
, alors f(x; y)
C y
a/ C est le quart de cercle centré en O, de rayon 1, défini pour x
positif et y positif avec le paramétrage suivant: a/ est une fonction harmonique □ b/ n’est pas une fonction
x = cosθ et y = sinθ , 0 ≤ θ ≤
p
(dans le sens direct). harmonique □ c/ est une fonction périodique □ d/ autre□
2
b/ C est le même quart de cercle centré en O, de rayon 1, défini
pour x positif et y positif avec le paramétrage suivant:
y= 1- x 2 , x variant de 1 à 0 (dans le sens direct).
c/ C est le segment qui va du point (1; 0) au point (0; 1).
2°/ Vérifier que dω est une D.T.E puis retrouver I.

QCM
Cet exercice est un questionnaire à choix multiples. Pour chaque
question, trois réponses sont proposées. Une seule des réponses
proposées est exacte. On justifiera les réponses.

1°/ La fonction f(x; y) = ln( 1 ):


1+ x + y
a/ admet une limite à l’origine□ b/ admet une limite à l’infini □
c/ n’admet pas de limite à l’origine□ d/ autre□
dy
2°/ df = -dx + est la différentielle de la fonction:
x y

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