Af 503
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DOCUMENTATION
19/09/2008
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∫
1
1 + d v 2
forme d’un problème d’optimisation, ce qui conduit à la méthode de ED ( v ) = A ------- – 1 dx , ∀v ∈ V
Ritz, que nous ne développerons pas ici. 0 d x
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avec A coefficient de proportionnalité strictement positif. En résumé, l’espace V des déplacements admissibles est inclus
dans l’espace W défini par :
L’énergie potentielle E P est donnée par :
dv
∫
1 V ⊂ W = v ∈ L2 ( [ 0, 1 ] ), ------- ∈ L2 ( [ 0, 1 ] )
EP ( v ) = – fv dx , ∀v ∈ V dx
0
cet espace W étant défini dans la littérature comme l’espace de
le signe négatif traduisant l’antagonisme entre l’énergie interne du Sobolev d’ordre 1 noté traditionnellement par H 1 ( [ 0, 1 ] ) , notation
système et l’énergie potentielle. que nous conserverons désormais dans toute la suite. De plus, le
Par conséquent, l’énergie totale E ( v ) s’écrit : déplacement de la corde étant nul en les points x = 0 et x = 1,
l’espace V des déplacements admissibles est donc :
∫ ∫
1 2 1
E(v) = A 1 + ------
dv
- – 1 dx – fv dx , ∀v ∈ V
0 dx dv
0 V = v ∈ L2 ( [ 0, 1 ] ), ------- ∈ L2 ( [ 0, 1 ] ), v ( 0 ) =v ( 1 )= 0
d x
soit encore, en adoptant des notions plus générales :
∫ ∫
1 1
E(v) = A 1 + ∇v 2
– 1 dx – fv dx , ∀v ∈ V Soit : V = v ∈ H 1 ( [ 0, 1 ] ) , v ( 0 ) = v ( 1 ) = 0
0 0
avec ∇v = grad ( v ) gradient de la fonction v. cet espace est également noté H 01 ( [ 0, 1 ] ) dans la littérature et on a
l’inclusion :
Or, on a fait l’hypothèse des petits déplacements, c’est-à-dire que
dv H 01 ( [ 0, 1 ] ) ⊂ H 1 ( [ 0, 1 ] ) ⊂ L2 ( [ 0, 1 ] )
l’on a supposé que la fonction v ainsi que ses variations ------- sont
dx
Remarque
petites ; si nous posons ε = ------- , sous l’hypothèse précédente, on
dv 2
dx À ce stade de l’exposé, on peut effectuer une première remarque
qui peut être omise en première lecture. En effet, sans vouloir insis-
ε 1 dv 2
a donc 1 + ε – 1 ≈ --- = --- ------- et, dans ce contexte, E ( v ) est rem- ter exagérément sur les notions d’analyse fonctionnelle [2], il
2 2 dx convient de noter que les espaces H 1 ( [ 0, 1 ] ) et H 01 ( [ 0, 1 ] ) possè-
placée par la fonctionnelle J ( v ) définie par : dent, comme l’espace L2 ( [ 0, 1 ] ) , une structure d’espace de Hilbert,
c’est-à-dire une structure d’espace vectoriel normé complet, cette
∫ ∫
1
d
2 1 dernière propriété signifiant simplement que toute suite de Cauchy
------- dx –
A v
E ( v ) ≈ J ( v ) = ---- fv dx , ∀v ∈ V
0 dx
2 admet une limite qui appartient à l’espace. Il convient de préciser
0
que l’espace L2 ( [ 0, 1 ] ) d’une part et les espaces H 1 ( [ 0, 1 ] ) et
H 01 ( [ 0, 1 ] ) ne sont pas munis, en tant qu’espaces vectoriels normés,
Notons que, plus généralement, on peut écrire J ( v ) sous la
de la même norme ; en effet on note par :
forme :
∫
1 2
v ( x ) dx
∫ ∫
A 1 2 1 v 0, [ 0, 1 ] =
J ( v ) = ---- ∇v dx – fv dx , ∀v ∈ V 0
2 0 0
la norme définie dans l’espace L2 ( [ 0, 1 ] ) , et par :
Pour terminer la modélisation du problème précédent d’élasticité,
∫
1
v 2(x) + d v 2
nous allons essayer de préciser au plan mathématique la définition v = ------- dx
0 dx
1, [ 0, 1 ]
de l’espace des déplacements admissibles V, en reliant ce dernier
aux espaces fonctionnels les plus classiques qui prennent en
compte la réalité physique du problème considéré, en particulier le celle définie dans les espaces H 1 ( [ 0, 1 ] ) et H 01 ( [ 0, 1 ] ) .
plus simple d’entre eux, l’espace L2 ( [ 0, 1 ] ) des fonctions de carré En fait, l’espace L2 ( [ 0, 1 ] ) des fonctions de carré intégrable est
intégrable sur [ 0, 1 ] dont nous rappelons la définition : construit, dans les cours de mathématiques, comme le complété de
l’espace C ( [ 0, 1 ] ) des fonctions continues sur l’intervalle [ 0, 1 ] ;
par ailleurs, l’inclusion H 1 ( [ 0, 1 ] ) ⊂ C ( [ 0, 1 ] ) est vraie en dimension
∫
1 2
L2 ( [ 0, 1 ] ) = v v ( x ) dx < +∞ un, mais n’est pas vraie en général quelle que soit la dimension
0 d’espace. Ces considérations ne sont pas superflues ; elles donnent
des indications sur la régularité des fonctions manipulées, régula-
Si l’on considère la première intégrale définissant J ( v ) , on rité qui aura un impact sur la qualité de l’approximation obtenue
constate que l’énergie de déformation sera finie à condition que lorsque l’on discrétise des équations aux dérivées partielles par la
dv méthode des éléments finis. Le lecteur est renvoyé à [3] pour un
------- ∈ L2 ( [ 0, 1 ] ) ; de plus, en utilisant l’inégalité de Cauchy-Schwarz, complément d’information.
dx
on peut majorer l’expression de l’énergie potentielle par : On peut à présent formuler le problème de détermination du
déplacement de la corde comme le problème d’optimisation sans
contraintes suivant :
∫ ∫ ∫
1 1 2 1 2
EP ( v ) = fv dx f dx v dx
0 0 0
déterminer u ∈ H 0 ( [ 0, 1 ] ) tel que :
1
et, par conséquent, l’énergie potentielle du système aura un sens si (1)
les fonctions f et v sont des fonctions de carré intégrable sur [ 0, 1 ] . J ( u ) J ( v ), ∀v ∈ H 01 ( [ 0, 1 ] )
Remarque
Dans la majoration précédente, nous avons utilisé l’inégalité de Posons :
Cauchy-Schwarz par abus en supposant implicitement que l’espace
∫ ∫
1 du dv 1
des déplacements admissibles était un espace préhilbertien, ce que a ( u, v ) = A ------- ------- dx et L ( v ) = fv dx
l’on peut vérifier à postériori. 0 dx dx 0
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où l’application ( u, v ) → a ( u, v ) est une forme bilinéaire symétrique Or, u étant solution du problème (2), le terme a ( u, v – u ) – L ( v – u )
définie sur H 01 ( [ 0, 1 ] ) × H 01 ( [ 0, 1 ] ) et v → L ( v ) est une forme est nul, donc :
linéaire définie sur H 01 ( [ 0, 1 ] ) .
1 1
Avec ces notations, on a alors : J ( v ) = J ( u ) + --- a ( v – u, v – u ), ∀v ∈ H 0 ( [ 0, 1 ] )
2
1 or :
J ( v ) = --- a ( v, v ) – L ( v )
2
∫
1
d (v – u) 2
--------------------- dx 0, ∀v ∈ H 0 ( [ 0, 1 ] )
1
a ( v – u, v – u ) = A
Il peut être difficile de travailler directement sur le problème de 0 dx
minimisation ; c’est pourquoi, dans la suite, nous allons donner deux
formes équivalentes de ce même problème, l’une permettant de et, par conséquent, cette quantité étant positive, on a J ( u ) J ( v ) ,
caractériser la solution du problème de minimisation et l’autre
1
d’interpréter la solution de ce problème comme celle d’une équation ∀v ∈ H 0 ( [ 0, 1 ] ) , et u est bien solution du problème de minimi-
aux dérivées partielles linéaire.
sation (1). Pour terminer, il convient de noter que J ( v ) = J ( u ) si
1 d( v – u )
Théorème 1. Toute solution du problème d’optimisation (1) a ( v – u, v – u ) = 0 , pour v ∈ H 0 ( [ 0, 1 ] ) , ce qui entraîne --------------------- = 0 ,
dx
est solution du problème suivant :
soit ( v – u ) ( x ) = Cte pour tout x ∈[ 0, 1 ] ; or ( v – u ) ( 0 ) = ( v – u ) ( 1 ) = 0 ,
donc la constante est nulle et on a donc J ( v ) = J ( u ) lorsque v = u , ce
déterminer u ∈ H 0 ( [ 0, 1 ] ) tel que :
1
∫
ble ; de même les dérivées des fonctions u et w étant de carré intégra- 1 2
v→ v = v 2(x) + d------- dx
v
ble, la dérivée de v est également de carré intégrable ; comme de plus
0 dx
1, [ 0, 1 ]
v ( 0 ) = ( u + ε w ) ( 0 ) = 0 et que, de même v ( 1 ) = ( u + ε w ) ( 1 ) = 0 , il
en résulte que v ∈ H 01 ( [ 0, 1 ] ) ; u étant solution du problème d’optimi-
introduite dans les espaces H 1 ( [ 0, 1 ] ) et H 01 ( [ 0, 1 ] ) , correspond en
sation et v une fonction quelconque de H 01 ( [ 0, 1 ] ) , on a, compte tenu
fait, à un coefficient de proportionnalités près, à la forme bilinéaire
de la symétrie de la forme bilinéaire :
introduite dans la formulation faible associée à l’équation.
2
ε
J ( u ) J ( u + ε w ) ⇒ J ( u ) J ( u ) + ε a ( u, w ) – L ( w ) + ----- a ( w, w ),
2 Corollaire 1. Si la solution du problème (1) existe, elle est
unique.
∀w ∈H 01 ( [ 0, 1 ] )
soit encore :
Preuve ♦ Il suffit de raisonner par l’absurde et de supposer que u 1
ε
2 et u 2 , avec u 1 ≠ u 2 , sont solutions du problème ; en reprenant la fin
0 ε a ( u, w ) – L ( w ) + ----- a ( w, w ), ∀w ∈ H 0 ( [ 0, 1 ] )
1
2 de la preuve du théorème précédent, on conclut que :
∫ ∫
1 du dv 1
J ( v ) = J ( u ) + a ( u, v – u ) – L ( v – u ) + --- a ( v – u, v – u ), ∀v ∈ H 0 ( [ 0, 1 ] )
1 1
A ------- ------- dx =
1
fv dx , ∀v ∈ H 0 ( [ 0, 1 ] )
2 0 dx dx 0
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On peut calculer la première intégrale en effectuant une intégra- l’unicité de la solution du problème de minimisation (1) ; cette ques-
tion par parties, ce qui conduit à : tion peut cependant ne pas être abordée en première lecture, auquel
cas le lecteur est renvoyé au paragraphe 4. De plus, les critères que
∫ ∫
du ( 1 ) du ( 0 ) 1 d 2u 1 1 nous dégagerons seront utiles dans la suite de l’exposé. Nous
A ---------------- v ( 1 ) – A ---------------- v ( 0 ) – A ----------2- v dx = fv dx , ∀v ∈ H 0 ( [ 0, 1 ] ) aurons besoin, pour minimiser une fonctionnelle, de calculer sa
dx dx 0 dx 0
dérivée ; nous donnons ci-dessous la définition de la dérivée géné-
1 d u ralisée valable dans des espaces de dimension infinie, ce qui corres-
∫
2
1
⇒ – A ----------2- – f v dx = 0, ∀v ∈ H 0 ( [ 0, 1 ] ) pond au cas considéré dans la mise sous forme variationnelle d’une
0 dx EDP.
ce qui entraîne :
Définition 1. Soient E et F deux espaces vectoriels normés et J
d u
2
une application définie sur un domaine D ⊂ E et à valeurs dans
– A ----------2- = f , ∀x ∈ ]0, 1[ (4) F. L’application J est F-différentiable (ou différentiable au sens
dx
de Fréchet) en tout point u de l’intérieur du domaine D, s’il existe
1 un opérateur linéaire continu A de E dans F, tel que
Comme, de plus, u ∈ H 0 ( [ 0, 1 ] ) , on a u ( 0 ) = u ( 1 ) = 0 et u est bien
solution du problème (3).
J ( u + h ) = J ( u ) + < A, h > + h E ε ( h ) , ∀h ∈ E
Réciproquement considérons l’équation (4) ; multiplions cette
relation par v ∈ H 10 ( [ 0, 1 ] ) et intégrons par rapport à x ∈ [ 0, 1 ] ; en
remontant les calculs précédents, c’est-à-dire en effectuant une inté- avec lim ε(h) F =0
h →0
gration par parties, il vient : E
∫ ∫
du ( 0 ) du ( 1 ) 1 du dv 1 1 au point u et sera noté J′( u )
A ---------------- v ( 0 ) – A ---------------- v ( 1 ) + A ------- ------- dx = fv dx , ∀v ∈ H 0 ( [ 0, 1 ] )
dx dx 0 dx dx 0
1 Remarque
Or v ∈ H 0 ( [ 0,
1 ] ) , ce qui entraîne v ( 0 ) = v ( 1 ) = 0 , et u est donc
bien solution du problème (2). ♦ On montre que si l’application J est F-différentiable au point u,
Remarque elle est alors continue en ce point. De plus on montre que la F-déri-
vée, si elle existe, est unique (voir [4]).
Les problèmes (1),(2) et (3) sont donc équivalents. Pour la formu-
lation (3), qui nécessite des hypothèses de régularité plus fortes, on
dit que u est solution au sens fort du problème. Dans la formulation Définition 2. Soit Ω un ouvert de l’espace vectoriel E. On dit
(2) du problème, les dérivées secondes des fonctions n’apparaissent que l’application J : Ω ⊂ E → F est dérivable dans Ω , si elle est
pas ; cette formulation (2) a donc un sens même si u n’est pas deux F-différentiable en tout point u de Ω .
fois continûment différentiable. On a donc affaibli le problème et la
solution du problème (2) est dite solution faible du problème.
On définit de manière analogue les dérivées d’ordre supérieur ; en
Remarque fait, nous n’aurons besoin que de la notion de dérivée seconde :
La formulation (2) du problème s’appelle aussi formulation varia-
tionnelle du problème. La démarche suivie au cours de la récipro-
que du théorème 2, à savoir multiplication de l’équation aux Définition 3. Soit J : Ω ⊂ E → F une application F-dérivable sur
dérivées partielles par une fonction test appropriée et intégration l’ouvert Ω . Si l’application dérivée J′ est F-différentiable en un
par partie sur tout le domaine Ω où est définie l’EDP, constitue la point u ∈ Ω , sa dérivée, notée J″ ( u ) , est appelée F-dérivée
mise sous forme variationnelle du problème. Cette démarche est seconde de l’application J au point u, et on dit que l’application
préalable à l’approximation par la méthode des éléments finis d’une J est deux fois F-différentiable au point u.
équation aux dérivées partielles. Nous verrons dans les sous-para-
graphes suivants le caractère général de la démarche. Exemple 1. Soit a(.,.) une forme bilinéaire symétrique de E × E dans
Remarque et L(.) une forme linéaire de E dans ; soit J une fonctionnelle de E
dans définie par :
Pour construire des schémas aux différences finies, on utilise la
formulation forte du problème. Pour construire des schémas aux 1
éléments finis, on utilise la formulation faible du problème. J ( v ) = --- a ( v ,v ) – L ( v )
2
alors on a :
1
J ( v + h ) = J ( v ) + a ( v ,h ) – L ( h ) + --- a ( h ,h )
3. Analyse mathématique 2
du problème ce qui implique, par les définitions précédentes, que :
<J ′ ( v ), h > = a ( v ,h ) – L ( h ) et <J″ ( v ) ⋅ h, h> = a ( h ,h )
On a implicitement supposé, lors de l’énoncé des théorèmes 1 Ces expressions seront très utiles pour l’étude des problèmes
et 2, que la solution du problème existait ; on a ensuite montré avec d’EDP mis sous forme variationnelle.
le résultat du corollaire 1 que, si elle existait, cette solution était uni-
que. C’est un aspect important qui est ici soulevé, car cela permet Par ailleurs nous définissons, également, des propriétés de régu-
une validation partielle du modèle retenu dans la mesure où le phy- larité de la fonctionnelle à minimiser.
sicien considère toujours empiriquement que le phénomène qu’il
étudie a une solution unique. Il est certain que l’étude de l’existence
et de l’unicité de la solution d’un problème d’EDP est difficile et Définition 4. Un ensemble D 0 est convexe si et seulement si :
dépasse largement le cadre de cet article. Cependant, dans le cas du
problème modèle, on peut déduire, relativement simplement, grâce ∀x ∈ D 0, ∀y ∈ D 0, ∀θ ∈ [ 0, 1 ] ⊂ ( θ x + ( 1 – θ )y ∈ D 0 )
à l’équivalence des formulations du problème étudié, l’existence et
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∫
1 du dv
a ( u ,v ) = A ------ ------ dx
∀u ∈ D 0 , ∀v ∈ D 0, ∀θ ∈ ]0, 1[ ⊂ , 0 dx dx
J ( θ u + ( 1 – θ )v ) θ J ( u ) + ( 1 – θ )J ( v )
1
et L(.) une forme linéaire de H 0 ( [ 0 ,1 ] ) dans . Un calcul direct simple
— strictement convexe sur le domaine convexe D 0 si :
permet de constater que pour θ ∈ ] 0 ,1 [ , on obtient :
∀u ∈ D 0 , ∀v ∈ D 0, u ≠ v, ∀θ ∈ ]0, 1[ ⊂ , θ(1 – θ)
θ J ( u ) + ( 1 – θ )J ( v ) – J ( θ u + ( 1 – θ )v ) = --------------------a ( u – v ,u – v )
J ( θ u + ( 1 – θ )v ) < θ J ( u ) + ( 1 – θ )J ( v ) 2
1
— uniformément convexe sur le domaine convexe D 0 s’il En travaillant dans l’espace H 0 ( [ 0 ,1 ] ) , on est dans les hypothèses
existe une constante c > 0 , telle que : du lemme 1 et on peut appliquer l’inégalité de Poincaré ; en effet on a :
∀u ∈ D 0 , ∀v ∈ D 0, ∀θ ∈ ]0, 1[ ⊂ , a ( u – v ,u – v ) = A d (u – v) 2 A d( u – v )
= ---- -------------------
2 A (u – v)
+ ---- d
2
-------------------- 2 - 2 -------------------
-
dx 0, [ 0 , 1 ] dx 0, [ 0 , 1 ] dx 0 , [ 0 ,1 ]
θ J ( u ) + ( 1 – θ )J ( v ) – J ( θ u + ( 1 – θ )v ) c θ ( 1 – θ ) u – v
ce qui implique la minoration suivante :
où . désigne la norme sur E.
a ( u – v ,u – v ) inf ---- , ---------------------- u – v
A A 2 2
= c u–v
2 2C [ 0 ,1 ] 1, [ 0 , 1 ] 1, [ 0 , 1 ]
Remarque
ce qui implique bien l’uniforme convexité de la fonctionnelle J ( v ) .
La notion de convexité correspond à une propriété de régularité
de la fonctionnelle, moins particulière que la notion de linéarité.
Définition 6. Une fonctionnelle J : D 0 ⊂ E → est infinie à
Remarque l’infini si lim J ( v ) = +∞ .
v →∞
Il est clair que la convexité uniforme entraîne la convexité stricte
qui, à son tour, entraîne la convexité ; la réciproque n’est pas vrai.
Cette propriété est importante car elle garantit l’existence d’un
Nous aurons besoin, dans la suite, d’un résultat technique classi- minimum de J (cf. [4]), et nous admettrons le résultat suivant.
que, connu sous le nom d’inégalité de Poincaré :
Théorème 3. Soit E un espace vectoriel normé et J : E →
Lemme 1. Soit v une application continue et dérivable, dont la une fonctionnelle continue. Alors si J est infinie à l’infini, J
dérivée est continue, et définie sur l’ensemble Ω = [ a ,b ] ⊂ . Si admet au moins un minimum sur E.
v ( a ) = v ( b ) = 0 ou si v ( a ) = 0 ou encore v ( b ) = 0, il existe
une constante notée C ( Ω ) telle que :
1
Exemple 3. Soit J une fonctionnelle de E = H 0 ( [ 0 ,1 ] ) dans défi-
v 0, [ a, b ] C ( Ω ) d v
------- 1
dx 0, [ a, b ] nie par J ( v ) = --- a ( v ,v ) – L ( v ) où a(.,.) est une forme bilinéaire symé-
2
2 1 1
où . 0, [ a, b ] désigne la norme dans L ( [ a, b ] ) . trique de H 0 ( [ 0 ,1 ] ) × H 0 ( [ 0 ,1 ] ) dans définie par :
∫
1 du dv
Preuve ♦ En effet, dans les deux premiers cas, on a a ( u ,v ) = A ------ ------ dx
0 dx dx
∫
x dv
v(x) = ------- dt 1
a dt et L(.) une forme linéaire de H 0 ( [ 0 ,1 ] ) dans donnée par
∫
1 2
soit encore en appliquant l’inégalité de Cauchy-Schwarz : L(v) = f v dx , où f ∈ L ( [ 0 ,1 ] ) . En appliquant l’inégalité de Cauchy-
0
∫ ∫ ∫
x b b 2
v(x) dv dt dv dt b – a dv 2 dt = C ( Ω ) dv
------- ------- ------- ------- L(v) L(v) f 0 , [ 0 ,1 ] v 0, [ 0 , 1 ] f 0 , [ 0 ,1 ] v 1, [ 0 , 1 ]
a dt a dt a dt dx 0, [ a, b ]
2 1
En élevant au carré et en intégrant par rapport à x, il vient : car la définition des normes dans L ( [ 0 ,1 ] ) et H 0 ( [ 0 ,1 ] ) implique évi-
demment v 0, [ 0 , 1 ] v 1, [ 0 , 1 ] . De plus, grâce au résultat développé
∫
2 b 2 2 v 2
v 0, [ 0, 1 ] = v ( x ) dx ( b – a ) d
------- 2
a dx 0, [ a, b ] dans l’exemple 2, on a : a ( v ,v ) c v 1, [ 0 , 1 ] et, par conséquent :
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Le problème de l’existence d’un minimum de la fonctionnelle J ( v ) Ce résultat s’applique à notre problème modèle ; en effet, on a
étant résolu, il reste à régler celui de l’unicité, ainsi que celui de la indiqué que H 01 ( [ 0, 1 ] ) , muni de la norme v → v 1, [ 0, 1 ] est un
caractérisation de la solution ; citons le résultat suivant (cf. [4]) : espace de Hilbert. Grâce à l’inégalité de Poincaré, on peut vérifier
que la forme bilinéaire a ( u, v ) est coercive par un raisonnement
analogue à celui développé dans l’exemple 2 ; de plus la continuité
Théorème 4. Soit J ( v ) une fonctionnelle strictement convexe ; découle trivialement de l’inégalité de Cauchy-Schwarz. Enfin on
alors la solution du problème : vérifie que la forme linéaire L ( v ) est continue de la même façon que
celle abordée lors de l’étude de l’exemple 3. Ce qui permet de
retrouver l’existence et l’unicité de la solution du problème modèle.
déterminer u ∈ H 0 ( [ 0, 1 ] ) tel que :
1
J ( u ) J ( v ), ∀v ∈ H 01 ( [ 0, 1 ] )
est unique. De plus si la fonctionnelle est F-dérivable, la solution 4. Formulation variationnelle
u est caractérisée par l’équation d’Euler suivante :
pour diverses EDP
J′ ( u ) = 0
monodimensionnelles
L’application de ce résultat au problème modèle est immédiate
car, J ( v ) étant uniformément convexe grâce au résultat présenté
Lors de la mise sous forme variationnelle du problème modèle
dans l’exemple 2, elle est strictement convexe. De plus, compte
d’élasticité, on a transformé le problème en un problème équivalent,
tenu du résultat établi dans l’exemple 1, l’équation d’Euler se
les deux problèmes admettant la même solution. La formulation
résume ici à :
faible ne comporte pas apparemment de conditions aux limites ;
a ( u, v ) = L ( v ), ∀v ∈ H 01 ( [ 0, 1 ] ) celles-ci sont en fait incluses dans le choix de l’espace H 01 ( [ 0, 1 ] ) des
fonctions tests associées au problème considéré. Comme cela a été
qui correspond à la formulation variationnelle du problème d’EDP. Il indiqué précédemment, la démarche est générale et comporte, après
convient de noter que les résultats précédents impliquaient implici- le choix de l’espace E des fonctions tests en fonction du problème
tement que la forme bilinéaire a(.,.) soit symétrique. Le théorème de considéré, la multiplication de l’équation aux dérivées partielles par
Lax-Milgram que nous admettrons sans démonstration (cf. [5]), une fonction de E et une intégration par partie. Considérons des situa-
donne un résultat d’existence et d’unicité. Ce résultat nécessite tions distinctes de celle du problème de Poisson avec conditions aux
l’introduction de deux notions nouvelles. limites de Dirichlet homogènes considérées au paragraphe 2.
Dans la suite de ce paragraphe, f désignera une fonction de carré
Définition 7. Une forme bilinéaire a ( u, v ) définie sur un intégrable.
espace de Hilbert E est continue si :
■ Soit, à présent le problème de Poisson avec conditions aux limites
a ( u, v ) M u v , ∀u ∈ E, ∀v ∈ E de Neumann non homogènes suivant :
avec M constante indépendante de u et de v,
. norme sur E. d 2u(x)
– -------------------
2
+ q ( x )u ( x ) = f ( x ), q ( x ) q 0 > 0 , x ∈ ]0, 1[
dx (5)
Définition 8. Une forme bilinéaire a ( u, v ) définie sur un du ( 0 ) du ( 1 )
---------------- = g 0 , ---------------- = g 1
espace de Hilbert E est coercive (ou E-elliptique) si : dx dx
2
a ( v, v ) α v , ∀ v ∈ E
avec g 0 et g 1 données du problème caractérisant l’intensité
avec α constante indépendante de v, du flux en chacune des extrémités,
. norme sur E. q0 constante positive donnée.
Pour mettre ce problème sous forme variationnelle, on a choisi,
dans l’exemple précédent, l’espace H 01 ( [ 0, 1 ] ) , qui incluait les
Définition 9. Une forme linéaire L ( v ) définie sur un espace de conditions aux limites de Dirichlet homogènes dans sa définition :
Hilbert E est continue si : dans la situation du problème (5), on va choisir également comme
L ( v ) c v , ∀v ∈ E espace de travail un espace E de type H 1 ( [ 0, 1 ] ) . On pourrait penser
à définir comme espace de fonctions tests un espace du type :
avec c constante indépendante de v,
. norme sur E.
dv ( 0 ) dv ( 1 )
E = v ∈ H 1 ( [ 0, 1 ] ), ---------------- = g 0 , ---------------- = g 1
dx dx
On peut à présent, énoncer le théorème de Lax-Milgram :
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Cependant, ce choix n’est pas possible. En effet, sans rentrer dans ■ Considérons un problème de type Poisson un peu plus général,
des détails théoriques : défini dans un domaine Ω = [ 0, 1 ] , à coefficients non homogènes et
— d’une part, sauf si g 0 = g 1 = 0, l’espace E n’est pas un espace comportant des conditions aux limites de type Fourier (ou de Robin) :
vectoriel, condition rendue nécessaire pour l’utilisation du théo-
rème de Lax-Milgram ; d d u(x)
— d’autre part, si v est une fonction quelconque de H 1 ( [ 0, 1 ] ) , sa – ------- c ( x ) ----------------- + u ( x ) = f ( x ), x ∈ ]0, 1[
dx dx
dérivée est simplement continue par morceaux et sa valeur en un (9)
point précis (par exemple, x = 0 ou x = 1 ) peut ne pas être défi- d u(0) d u(1)
nie. c ( 0 ) ----------------- + k u ( 0 ) – g 0 = 0, c ( 1 ) ----------------- + k u ( 1 ) – g 1 = 0
dx dx
C’est pourquoi, faute de pouvoir introduire explicitement les
1
conditions aux limites de type Neumann dans l’espace du travail on avec k > 0 , c ( x ) ∈ C ( [ 0, 1 ] ) (espace des fonctions continûment déri-
choisit E = H 1 ( [ 0, 1 ] ) comme espace de fonctions tests. Soit v une vables sur [ 0, 1 ] ) et 0 < c 0 c ( x ) c 1 . On choisit E = H 1 ( [ 0, 1 ] )
fonction de H 1 ( [ 0, 1 ] ) ; multiplions la première équation par v et comme espace de fonctions tests. Soit v une fonction de H 1 ( [ 0, 1 ] ) ;
intégrons par partie ; il vient, compte tenu de la définition des multiplions la première équation par v et intégrons par parties ; il
conditions aux limites de Neumann non homogènes : vient :
∫
1
c(x) d u(x) d v(x)
----------------- ---------------- + uv dx
∫ ∫
1 1
d------- ------- + q ( x )uv dx =
u dv
fv dx + g 1 v ( 1 ) – g 0 v ( 0 ), ∀v ∈ H ( [ 0, 1 ] )
1
0 dx dx
0 dx dx 0
∫
1 d u(1) d u(0)
= fv dx + c ( 1 ) ----------------- v ( 1 ) – c ( 0 ) ----------------- v ( 0 ), ∀v ∈ H 1 ( [ 0, 1 ] ) ,
Posons : 0 dx dx
∫ ∫
1
d
1 et, compte tenu de la définition des conditions aux limites :
------- ------- + q ( x )uv dx et L ( v ) =
u dv
a ( u, v ) = fv dx + g 1 v ( 1 ) – g 0 v ( 0 )
0 dx dx
∫
1
c(x) d u(x) d v(x)
----------------- ---------------- + uv dx
0
∫
1
= fv dx + k ( g 1 – u ( 1 ) )v ( 1 ) – k ( g 0 – u ( 0 ) )v ( 0 ), ∀v ∈ H 1 ( [ 0, 1 ] )
déterminer u ∈ H 1 ( [ 0, 1 ] ) tel que : 0
(6)
a ( u , v ) = L ( v ) , ∀ v ∈ H 1 ( [ 0, 1 ] ) Comme précédemment, posons :
∫
1
c(x) d u ( x ) dv ( x )
On peut, à partir de la formulation (6), retrouver le problème (5) a ( u, v ) = ---------------- --------------- + uv dx + ku ( 1 )v ( 1 ) – ku ( 0 )v ( 0 )
par simple remontée des calculs et identification. 0 dx dx
∫
1
mêlées de type Dirichlet-Neumann : L(v) = fv dx + kg 1 v ( 1 ) – kg 0 v ( 0 )
0
∫ ∫
1 du dv 1 du ( 0 ) du ( 1 ) (11)
------- ------- dx = fv dx + g 1 v ( 1 ) , ∀v ∈ E ---------------- = ----------------
0 dx dx 0 dx dx
u ( 0 ) = u ( 1)
Posons :
∫ ∫
1 du dv 1
Choisissons comme espace de fonctions tests l’espace suivant :
a ( u, v ) = ------- ------- dx et L ( v ) = fv dx + g 1 v ( 1 )
0 dx dx 0
E = { v ∈ H 1 ( [ 0, 1 ] ) , v ( 0 ) = v ( 1 ) }
le problème (7) s’écrit :
La mise sous forme variationnelle du problème (11) conduit, par
déterminer u ∈ E tel que : des techniques similaires, à la formulation suivante :
(8)
a ( u, v ) = L ( v ), ∀ v ∈ E
déterminer u ∈ E tel que :
et, comme précédemment, par simple remontée des calculs, les (12)
problèmes (7) et (8) sont équivalents. a ( u, v ) = L ( v ), ∀ v ∈ E
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∫ ∫
1
du
1 déterminer u ∈ H 2 ( [ 0, 1 ] ) tel que :
------- ------- + quv dx et L ( v ) =
dv
a ( u, v ) = fv dx 0
0 dx dx 0 (16)
dv ( 1 ) dv ( 0 ) 2
a ( u, v ) = L ( v ) + β ---------------- – α ----------------, ∀v ∈ H 0 ( [ 0, 1 ] )
les problèmes (11) et (12) étant, dans ce cas, encore équivalents. dx dx
(14)
a ( u, v ) = L ( v ), ∀v ∈ H 01 ( [ 0, 1 ] )
Soit m un entier naturel, définissant la dimension d’espace du
avec : problème d’équation aux dérivées partielles considéré. On consi-
dère la situation où Ω ⊂ m (en pratique m = 2 ou m = 3 ) ; on
∫ ∫
1 1
a ( u, v ) = du
------- ------- + c -------v + buv dx et L ( v ) =
dv du
fv dx note de manière générale ∂ Ω la frontière de Ω , qui correspond à
0 dx dx dx 0 une variété de dimension m – 1 ; on supposera dans la suite que
d’une part Ω est borné, c’est-à-dire qu’il peut être inclus dans une
et l’on peut vérifier directement l’équivalence des problèmes (13) et boule de rayon fini et que d’autre part ∂ Ω est « régulière », par
(14). exemple continue et à variation continue et ne comportant pas de
points de rebroussement.
■ Pour terminer considérons la formulation variationnelle d’un
problème de double laplacien suivant : Dans ce paragraphe, nous allons étendre aux équations aux dérivées
partielles définies dans un domaine Ω ⊂ m les résultats obtenus aux
d 4u(x) d 2u(x) paragraphes précédents pour des problèmes en dimension 1 ; le pro-
-------------------
4
– -------------------
2
+ u ( x ) = f ( x ), x ∈ ]0, 1[ blème considéré sera transformé en une formulation faible de manière
dx dx à pouvoir utiliser le théorème de Lax-Milgram. Cette transformation a
u(0) = u(1) = 0 (15) été obtenue en dimension 1 grâce à l’utilisation systématique de la for-
2 2
mule d’intégration par parties ; il sera donc nécessaire de généraliser
d u(0) d u(1) cette formule au cas d’une dimension supérieure à 1. De la même
-------------------
2
= α , -------------------
2
= β
dx dx façon, il sera nécessaire de définir, dans ce cas, les espaces de Sobolev
et, en particulier, les dérivées d’ordre élevé qui apparaissent dans ces
2 espaces de fonctions tests dont la définition est nécessaire à l’écriture
On introduit les espaces de Sobolev d’ordre 2, notés H ( [ 0, 1 ] ) et
H 02 ( [ 0, 1 ] ) et définis par : de la formulation variationnelle associée à l’équation aux dérivées par-
tielles considérée. On mesure la difficulté théorique à laquelle on est
2
confronté et, en toute rigueur, il faudrait utiliser la théorie des distribu-
2 2 dv 2 d v 2
H ( [ 0, 1 ] ) = v v ∈ L ( [ 0, 1 ] ), ------- ∈ L ( [ 0, 1 ] ), ----------2 ∈ L ( [ 0, 1 ] ) tions, ce qui compliquerait l’exposé pour présenter la méthode des élé-
dx dx ments finis à des ingénieurs non mathématiciens.
La façon la plus simple de généraliser la formule d’intégration par
2 2
H 0 ( [ 0, 1 ] ) = { v v ∈ H ( [ 0, 1 ] ) , v ( 0 ) = v ( 1 ) = 0 } parties est d’utiliser la formule de Green suivante, qui se déduit de
2
la formule d’Ostrogradski :
Multiplions (15) par v ∈ H 0 ( [ 0, 1 ] ) et intégrons deux fois par par-
ties le terme du quatrième ordre, une fois par parties le terme du m
1 d
∫ ∫
2 2
u d v du dv 1 dv ( 1 ) dv ( 0 ) x = ( x 1, …, x m )
----------2- ----------2 + ------- ------- + uv dx = fv dx + β ---------------- – α ----------------,
0 dx dx dx dx 0 dx dx
et :
2
∀ v ∈ H 0 ( [ 0, 1 ] ) m 2
∂ u(x)
Posons :
∆u ( x ) = ∑ -----------------
2
-
i=1 ∂x i
1 d ∂u
∫ ∫
2 2 1
u d v du dv avec n normale dirigée vers l’extérieur, ------ est la dérivée
a ( u, v ) = ----------2- ----------2 + ------- ------- + uv dx et L ( v ) = fv dx ∂n
0 dx dx dx dx 0
normale définie par :
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m
∂u(x) ∂u(x)
∑ --------------
1
--------------- =
∂n ∂ xi
- cos ( Ox i , n ) = ∇u(x) ⋅ n déterminer u ∈ H 0 ( Ω ) tel que :
i=1
a ( u, v ) = L ( v ), ∀v ∈ H 01 ( Ω )
et :
∂u(x) ∂u(x) t
∇u ( x ) = ---------------, …, --------------- Remarque
∂x 1 ∂x m
On montre que les espaces H 1 ( Ω ) et H 01 ( Ω ) munis du produit
scalaire :
On peut écrire la formule de Green, en écriture condensée comme m
∫∫∫ ∫∫∫
∂u(x) ∂ v(x)
suit : <u, v > =
Ω
u ( x )v ( x ) dx + ∑ Ω
--------------- --------------- dx
∂x i ∂x j
∫∫∫ ∫∫∫ ∫∫
∂u(x) ∂ v(x) ∂u de Lax-Milgram (cf. [3]).
Ω
∑ --------------
∂ xi ∂ xi
- --------------- dx = –
Ω
v∆u dx +
∂Ω
v ------ ds
∂n ■ Considérons, toujours dans un domaine Ω bidimensionnel, le
i=1
problème aux limites comportant des conditions aux limites de
et lorsque m = 2 , on obtient : Neumann non homogènes suivant :
2
∫∫ ∫∫ °∫
∂u(x) ∂ v(x) ∂u – ∆u ( x ) + u ( x ) = f ( x ), sur Ω 0
Ω
∑ --------------
∂ xi ∂ xi
- --------------- dx = –
Ω
v∆u dx +
∂Ω
v ------ ds
∂n
i=1 ∂u ( x ) (18)
--------------- = g ( x ), sur ∂ Ω
∂n
■ Si l’on considère le problème analogue au problème de la corde
étudié au paragraphe 2, mais cette fois-ci en dimension m = 2 , cor- 2 2
où f ( x ) ∈ L ( Ω ) et g ( x ) ∈ L ( ∂ Ω ) ; la mise sous forme variationnelle
respondant à la situation où l’on calcule le déplacement u ( x ) d’une
s’effectue comme précédemment. On choisit ici E = H 1 ( Ω ) ; on
membrane élastique occupant au repos un domaine Ω de frontière
multiplie l’équation définie dans le domaine Ω par une fonction test
∂Ω , fixée sur sa frontière ∂Ω et soumise à une force f ( x ) perpendi-
v de H 1 ( Ω ) et on intègre sur tout le domaine Ω ; l’application de la
culaire au plan x 1 Ox 2 , on est amené à résoudre le problème de
formule de Green conduit à la relation :
Poisson avec conditions aux limites de Dirichlet homogènes
suivant :
∫∫ °∫
∇u ( x ) ⋅ ∇v ( x ) + u ( x )v ( x ) dx – ∂u ( x )
v ( x ) --------------- ds
Ω ∂n
0
– ∆u ( x ) = f ( x ), sur Ω ∂Ω
(17)
∫∫
u ( x ) = 0, sur ∂ Ω = f ( x )v ( x ) dx , ∀v ∈ H 1 ( Ω )
2 Ω
avec f(x) ∈ L (Ω) ,
0 soit, compte tenu des conditions aux limites :
Ω intérieur du domaine Ω .
∫∫
1
On considère l’espace H ( Ω ) , défini par : ∇u ( x ) ⋅ ∇v ( x ) + u ( x )v ( x ) dx =
Ω
∂v
°∫ ∫∫
1 2 2
H ( Ω ) = v v ∈ L ( Ω ), -------- ∈ L ( Ω ), i = 1, …, m v ( x )g ( x ) ds + f ( x )v ( x ) dx , ∀v ∈ H 1 ( Ω )
∂ xi ∂Ω Ω
1 Posons :
et l’espace E = H 01 ( Ω ) , sous-espace de H ( Ω ) dont les fonctions
sont nulles sur le bord ∂ Ω . Soit v une fonction test élément de
H 01 ( Ω ) ; multiplions le laplacien par v et intégrons sur Ω . Compte
tenu de la formule de Green, il vient, dans le cas m = 2 :
a ( u, v ) =
∫∫ Ω
∇u ( x ) ⋅ ∇v ( x ) + u ( x )v ( x ) dx
et
∫∫ ∫∫ °∫
∂u ( x )
v ( x )∆u ( x ) dx = ∇u ( x ) ⋅ ∇v ( x ) dx – v ( x ) --------------- ds
°∫ ∫∫
–
Ω Ω ∂Ω ∂n L(v) = v ( x )g ( x ) ds + f ( x )v ( x ) dx
∂Ω Ω
=
∫∫ Ω
f ( x )v ( x ) dx , ∀v ∈ H 01 ( Ω )
avec ces notations, le problème (18), est alors transformé en un
problème variationnel :
Or v ∈ H 01 ( Ω )
et la trace de cette fonction sur le bord ∂Ω est nulle ;
donc l’intégrale curviligne disparaît. Posons : a ( u, v ) = L ( v ), ∀ v ∈ H 1 ( Ω )
∫∫ ∫∫
Réciproquement, partant de la relation précédente, on peut
a ( u, v ) = ∇u ( x ) ⋅ ∇v ( x ) dx et L ( v ) = f ( x )v ( x ) dx remonter les calculs et, via l’utilisation de la formule de Green, on
Ω Ω
obtient la formulation forte (18). Finalement, par ce biais, on vérifie
la relation précédente s’écrit alors : donc l’équivalence du problème (18) avec le problème variationnel
suivant :
a ( u, v ) = L ( v ), ∀v ∈ H 01 ( Ω ) 1
déterminer u ∈ H 0 ( Ω ) tel que :
Réciproquement, partant de la relation précédente, et en remon- a ( u , v ) = L ( v ), ∀ v ∈ H 1 ( Ω )
tant les calculs, grâce notamment à l’utilisation de la formule de
Green, on constate que le problème (17) est équivalent au problème pour lequel, sous les hypothèses précédentes, le théorème de Lax-
variationnel suivant : Milgram est applicable.
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2
■ Soit le domaine borné Ω ⊂ , de frontière ∂ Ω ; on suppose de
plus que ∂Ω = Γ 0 Γ 1 ; on considère le problème de Poisson avec déterminer u ∈ E tel que :
conditions aux limites mêlées de type Dirichlet-Neumann suivant : a ( u, v ) = L ( v ), ∀ v ∈ E
– ∆u ( x ) = f ( x ), sur Ω 0 Remarque
Compte tenu, d’une part, de la définition de l’espace des fonctions
u ( x ) = 0, sur Γ 0
(19) tests et, d’autre part, de celle de la forme bilinéaire a(.,.) et de la
∂u ( x ) forme linéaire L(.), le problème variationnel associé au problème de
--------------- = g ( x ), sur Γ 1
∂n
Poisson avec conditions aux limites mêlées de type Dirichlet-Neu-
mann rentre, sous les hypothèses précédentes, dans le cadre de
2 2 l’utilisation du théorème de Lax-Milgram ; cependant la vérification
où f ( x ) ∈ L ( Ω ) et g ( x ) ∈ L ( Γ 1 ) . La mise sous forme variationnelle des hypothèses de ce résultat reste délicate et nécessite l’utilisation
du problème (19) nécessite la définition d’un espace de travail E d’estimations fines d’analyse fonctionnelle (cf. [3]).
adapté à la situation, notamment compte tenu des conditions aux
limites considérées ; on choisira comme espace E un sous-espace ■ Le dernier type de conditions aux limites rencontrées pour les
de H 1 ( Ω ) . La condition aux limites de Dirichlet homogène sur Γ 0 équations aux dérivées partielles elliptiques sont les conditions de
pourra être introduite dans l’espace de travail ; cependant la condi- Fourier (ou de Robin) ; considérons donc le problème suivant, défini
tion aux limites sur Γ 1 définit la valeur de la dérivée normale sur dans un domaine borné Ω ⊂ 2 , de frontière ∂ Ω :
cette partie de la frontière et ne peut être définie pour toutes les
fonctions de l’espaces H 1 ( Ω ) . On travaillera donc sur l’espace : – ∆u ( x ) + u ( x ) = f ( x ), sur Ω 0
∂u ( x ) (20)
E = { v v ∈ H 1 ( Ω ), v ( 0 ) = 0 sur Γ 0 } --------------- + b 0 u ( x ) = g ( x ), sur ∂ Ω
∂n
Soit v une fonction test appartenant à E ; on multiplie l’équation 2 2
avec b 0 > 0 , f ( x ) ∈ L ( Ω ) et g ( x ) ∈ L ( ∂ Ω ) . Compte tenu des condi-
définie dans le domaine Ω par une fonction test v de E et on intègre tions portant sur la dérivée normale, on choisit, comme espace de
sur tout le domaine Ω ; l’application de la formule de Green conduit travail, l’espace E = H 1 ( Ω ) . On opère de manière analogue à ce qui
à la relation suivante : a été établi précédemment ; soit v une fonction test de l’espace
H 1 ( Ω ) ; on multiplie par v et on intègre sur Ω ; compte tenu de la
∫∫ °∫ ∫∫
∂u ( x )
∇u ( x ) ⋅ ∇v ( x ) dx – v ( x ) --------------- ds = f ( x )v ( x ) dx , ∀v ∈ E formule de Green, on obtient :
Ω ∂Ω ∂n Ω
∫∫ °∫
∇u ( x ) ⋅ ∇v ( x ) + u ( x )v ( x ) dx – ∂u ( x )
Or, en appliquant les résultats classiques sur la théorie de l’inté- v ( x ) --------------- ds
gration, on peut décomposer l’intégrale curviligne en la somme de Ω ∂Ω ∂n
deux intégrales curvilignes définies respectivement sur Γ 0 et Γ 1 ,
soit : =
∫∫ Ω
f ( x )v ( x ) dx , ∀v ∈ H 1 ( Ω )
°∫ °∫ °∫
∂u ( x ) ∂u ( x ) ∂u ( x )
v ( x ) --------------- ds = v ( x ) --------------- ds + v ( x ) --------------- ds
°∫
∂n Γ0 ∂n Γ1 ∂n ∂u ( x )
∂Ω Or, sous le signe , la dérivée normale --------------- est égale à
∂n
Or v appartenant à l’espace E, l’intégrale curviligne définie sur Γ 0 g ( x ) – b 0 u ( x ) ; on a donc :
est nulle ; de plus, la dérivée normale de la fonction u sur Γ 1 est
égale à g ( x ) ; donc :
∫∫ ∇u ( x ) ⋅ ∇v ( x ) + u ( x )v ( x ) dx + b
°∫ v ( x )u ( x ) ds
°∫ °∫ °∫
∂u ( x ) ∂u ( x ) Ω 0
v ( x ) --------------- ds = v ( x ) --------------- ds = v ( x )g ( x ) ds, ∀v ∈ E ∂Ω
∂Ω ∂n Γ1 ∂n Γ1
Posons :
∫∫ ∇u ( x ) ⋅ ∇v ( x ) dx =
∫∫ F ( x )v ( x ) dx +
°∫ v ( x ) g ( x ) ds , ∀ v ∈ E
∫∫ °∫
Ω Ω Γ1 a ( u, v ) = ∇u ( x ) ⋅ ∇v ( x ) + u ( x )v ( x ) dx + b v ( x )u ( x ) ds
Ω 0
∂Ω
Posons
et
a ( u, v ) =
∫∫ ∇u ( x ) ⋅ ∇v ( x ) dx
∫∫
L(v) = f ( x )v ( x ) dx +
°∫ v ( x )g ( x ) ds
Ω
Ω ∂Ω
et
La transformation considérée, conduit au problème variationnel
∫∫ °∫
suivant :
L(v) = f ( x )v ( x ) dx + v ( x )g ( x ) ds
Ω Γ1
a ( u, v ) = L ( v ), ∀ v ∈ H 1 ( Ω )
on a donc la relation suivante :
Comme lors des études précédentes, on peut partir de la relation
a ( u, v ) = L ( v ), ∀ v ∈ E précédente, et via l’utilisation de la formule de Green, remonter les
calculs pour retomber sur le problème (20), ce qui montre l’équiva-
Réciproquement, de la même façon que lors de l’étude des pro- lence de ce problème avec le problème variationnel suivant :
blèmes précédents, et grâce à la formule de Green, on aboutit, en
partant de la relation précédente et en remontant les calculs, à la for- déterminer u ∈ H 1 ( Ω ) tel que :
mulation forte (19) et on vérifie l’équivalence de ce problème avec le
problème variationnel suivant : a ( u, v ) = L ( v ), ∀ v ∈ H 1 ( Ω )
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qui, sous les hypothèses précédentes, rentre dans le cadre formel On considère, à présent les espaces fonctionnels suivants :
du théorème de Lax-Milgram.
Remarque ∂v ∂ v
2
2 2 2 2
H ( Ω ) = v v ∈ L ( Ω ), ------- ∈ L ( Ω ), ---------------- ∈ L ( Ω ), i, j = 1, …, n
Ce contexte d’étude peut bien évidemment être étendu à des
∂x i ∂x i ∂x j
situations plus générales d’opérateurs elliptiques généraux du
second ordre, définis dans des domaines bornés Ω ⊂ m ; soit A un
opérateur aux dérivées partielles du type :
2 2 ∂v
H 0 ( Ω ) = v v ∈ H ( Ω ), v = 0 et ------ = 0 sur ∂ Ω
m m
∂ ∂u ( x ) ∂ n
Au = – ∑ ∑ ∂ xi bi, j ( x ) --------------
∂x j
- + b 0 ( x )u ( x )
i = 1j = 1 2
Soit v une fonction test de H 0 ( Ω ) ; en multipliant l’équation
avec b i, j ( x ) et b 0 ( x ) fonctions continues et bornées sur le biharmonique (21) définie sur Ω , puis en intégrant sur Ω , on
domaine Ω . obtient :
On suppose de plus vérifiées les hypothèses d’ellipticité suivantes :
∫∫ ∫∫
b 0 ( x ) β 0 > 0, ∀ x ∈ Ω ∆ ∆u ( x ) v ( x ) + u ( x )v ( x ) dx = 2
f ( x )v ( x ) dx , ∀v ∈ H 0 ( Ω )
m m m Ω Ω
∫∫ ∫∫ °∫
tion définie sur ∂ Ω , frontière du domaine Ω ; soit C un opérateur ∂( ∆u ( x ) )
∆ ∆u ( x ) v ( x ) dx = – ∇ ∆u ( x ) ∇ v ( x ) dx + ------------------------ v ( x ) ds,
différentiel linéaire défini sur ∂ Ω et décrivant l’une quelconque des Ω Ω ∂Ω ∂n
conditions aux limites précédemment rencontrées. On considère le 2
problème suivant : ∀v ∈ H 0 ( Ω )
0
Au = f , sur Ω 2
et comme v ∈ H 0 ( Ω ), v = 0 sur le bord et par conséquent l’inté-
Cu = g , sur ∂ Ω grale curviligne s’annule. Appliquons de nouveau la formule de
Green au terme précédent, il vient, ∀v ∈ H 02 ( Ω ) :
et soit E un espace de fonctions tests convenablement choisi,
E ⊆ H 1 ( Ω ) et muni d’une norme identique à celle de l’espace
H 1 ( Ω ) ; on peut associer au problème différentiel précédent une for-
mulation variationnelle du type :
∫∫ Ω
∆ ∆u ( x ) v ( x ) dx = –
∫∫ Ω
∇ ∆u ( x ) ∇ v ( x ) dx
∫∫ °∫
∂v ( x )
a ( u, v ) = L ( v ), ∀ v ∈ E = ∆u ( x )∆v ( x ) dx – ∆u ( x ) -------------- ds
Ω ∂Ω ∂n
où :
∂v ( x )
∫∫∫ ∫∫∫
∂u(x) et comme -------------- = 0 sur le bord, par conséquent l’intégrale curviligne
a ( u, v ) = Au ( x )v ( x ) dx + ---------------v ( x ) ds ∂n
Ω ∂Ω ∂n s’annule. Finalement l’équation aux dérivées partielles (21) se trans-
avec : forme alors comme suit :
m m
∂u(x) ∂u(x)
∑ ∑ bi, j ( x ) --------------
- cos ( Ox i ⋅ n )
∫∫ ∆u ( x ) ∆v ( x ) + u ( x )v ( x ) dx =
∫∫
--------------- = 2
∂n ∂x j f ( x )v ( x ) dx , ∀v ∈ H 0 ( Ω )
i = 1j = 1 Ω Ω
avec n normale à Ω , dirigée vers l’extérieur, qui correspond à la formulation variationnelle associée au problème
( Ox i , n ) angle entre l’axe Ox i et n . de plaque. Posons :
Compte tenu de l’expression de l’opérateur A, on peut transfor-
mer la forme bilinéaire a ( u, v ) comme suit :
m m
a ( u, v ) =
∫∫ Ω
∆u ( x )∆v ( x ) + u ( x )v ( x ) dx
∫∫∫
∂u ( x ) ∂v ( x )
a ( u, v ) = ∑ ∑ b i, j ( x ) --------------- -------------- + b 0 ( x )u ( x )v ( x ) dx et
Ω ∂ x ∂ x
∫∫
i j
i = 1j = 1 L(v) = f ( x )v ( x ) dx
+ termes de bords Ω
∫∫∫
on aboutit donc à l’écriture standard :
L(v) = f ( x )v ( x ) dx + termes de bords
Ω 2
a ( u , v ) = L ( v ), ∀ v ∈ H 0 ( Ω )
■ Pour terminer, considérons l’équation d’une plaque encastrée,
soumise à des charges et dont la déformation u ( x ) est donnée par Et, comme précédemment, en partant de cette écriture et en
l’équation biharmonique suivante : remontant les calculs, on vérifie l’équivalence entre le problème (21)
et le problème suivant :
0 2
∆ ( ∆u ( x ) ) + u ( x ) = f ( x ), sur Ω ⊂
u ( x ) = 0, sur ∂ Ω 2
(21) déterminer u ∈ H 0 ( Ω ) tel que :
∂u ( x )
- = 0, sur ∂ Ω
-------------- a ( u, v ) = L ( v ), ∀v ∈ H 02 ( Ω )
∂n
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Références bibliographiques
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