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Cest Bien

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C’est bien Fiche 1

Présentation du livre

Prénom : ____________________

Faisons connaissance avec le livre….

1 Remplis la carte d’identité du livre

Titre du livre : ________________________

Auteur : _____________________________

Editeur : ____________________________

Collection : __________________________

Illustrateur __________________________

Nombre de chapitres : _________________

Nombre de pages : ____________________

Genre littéraire : ______________________

2 Lis la 4ème de couverture et complète

La vie est faite de tous ces ________________________________________ ,

doux, souvent légers et toujours simples.

Savourer ________________________________ pour retrouver le __________

_______________________________________ , c’est vraiment __________ .

3 Et pour toi ? Qu’est-ce qui est bien ?

1 ) _________________________________________________________________

2 ) _________________________________________________________________
La Trousse de Sobelle

3 ) _________________________________________________________________

4 ) _________________________________________________________________
C’est bien Fiche 2
Chapitres 1, 2, 3, 4

1 Choisis une de 3 premières nouvelles que tu as lues

Titre de la nouvelle choisie : _________________________________________

Résume ta nouvelle : _______________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

__________________________________________________________________

2 Prends la 4ème nouvelle

1) Titre : ___________________________________________________________

2) Quelle est destination du car que prend la classe ?

* le stade municipal * la piscine

* un musée * le stade de tennis

3) Qui gagne le 1er match auquel les élèves assistent ? ___________________

Qui gagne le match du tournoi des champions ? ______________________

4) De quoi se compose un pique-nique ? Complète la phrase :

Il y a des sandwichs au __________________ , au _______________ , et au

___________________ , et _________ canettes de ____________________ .

5) Que fait-on entre les deux matches ?

* on pique-nique sur l’herbe


La Trousse de Sobelle

* on pique-nique sur les bancs

* on fait le tour aux boutiques de souvenirs

* on fait un tour sur les manèges

3 Quel titre pourrait-on regrouper les 4 nouvelles

___________________________________________________________________
C’est bien Fiche 3
Chapitres 5, 6, 7, 8

1 Plonger dans un pot de confiture

1) En regardant le pot de confiture, que fait le narrateur ?


* Il a envie de tout manger * Il se prend à rêver
* Il croit survoler un glacier rouge * Il imagine qu’il plonge dans le pot

2) A quelle pierre précieuse la gelée de groseille est-elle comparée ?

___________________________________________________________________

3) Qu’oublie le narrateur en faisant glisser le pot vers lui ?

a) L’auréole du __________ à la place ________________________________

b) Le contact un peu _____________ de ______________________________

c) Les m________________

d) On ne voit plus le rapport entre le pot et le ______________ ou le

__________________________ .

4) Aujourd’hui, on dit « produits bio » (biologiques). Quelles expressions

emploie-t-on dans le texte ?

a) ______________ b) ______________________ c) ________________________

5) Que fait la mère du narrateur au début de l’histoire ?


La Trousse de Sobelle

___________________________________________________________________

Qu’annonce-t-elle à la fin ? __________________________________________

6) Quelle confiture préfère le narrateur ?

* la confiture bio * la confiture du supermarché


* la confiture « Bonne Maman » * la marmelade

2 Relie la sucrerie au titre de la nouvelle qui correspond

Des fraises de guimauve * * Choisir un parfum de glace


Une glace à la framboise * * Faire un canard
Un sucre * * Acheter des bonbons chez
la boulangère
C’est bien Fiche 4
Chapitres 9, 10, 11, 12

1 Pêcher la friture
1) Quel est le passe-temps du narrateur
* le bowling * les billes * la pêche à la ligne
* les quilles * le billard * le flipper

2) Quels poissons attrape-t-on en eau douce avec une ligne ?

Des goujons * des gardons * des sardines * des ablettes

3) Quels appâts peut-on mettre à l’hameçon ?

___________________________________________________________________

4) A quoi servent les petits plombs sur le fil de nylon (2 réponses possibles)

* A donner du poids à la ligne pour redresser le bouchon

* A ce que les poissons puissent repérer l’asticot

* A rien, c’est juste pour faire joli

* A mettre le bouchon à la verticale dans l’eau.

5) Comment appelle-t-on une pêche composée de tous les petits poissons ?

Une _______________________________________________________________

6) Que fait le bouchon quand un poisson mord ?

___________________________________________________________________

7) Dans la pêche, qu’est-ce qui est important ? Retrouve les voyelles de ce


message.

L S S C S S S
La Trousse de Sobelle

N R V S S M L

D V G T R N Q L L

2 Quel titre général peut-on donner à ces quatre nouvelles


___________________________________________________________________
C’est bien Fiche 5
Chapitres 13, 14, 15, 16

Lire un livre qui fait peur – Être abonné à un magazine


1) Dans ces nouvelles, le narrateur dévoile une partie de sa personnalité.
Entoure deux réponses qui lui correspondent.
* Il aime se faire un peu peur à condition d’être à l’abri
* C’est un garçon rêveur aimant le mystère.
* Une seule chose lui fait peur : l’obscurité.
* Il est plutôt turbulent et préfère la bagarre.

2) Quel genre de personnages trouve-t-on dans l’île au trésor ?

___________________________________________________________________

3) Dans cette liste, barre l’intrus (celui qui n’est pas un personnage)

* Pew * Jim Hawkins * Sherlock Holmes


* Droopy * Agatha Christie

4) Pourquoi le garçon ne choisit pas les aventures de Sherlock Holmes ?

___________________________________________________________________

5) Quel est le handicap du vieux Pew ? Fais une phrase.


___________________________________________________________________

6) Quel champion est interviewé dans le magazine auquel est abonné le


narrateur ?

___________________________________________________________________

7) Entoure le type de magazine qui n’a pas été cité dans le texte.

* Un hebdomadaire * un mensuel

* un bimensuel * un quotidien
8) Pourquoi le magazine n’arrive-t-il pas à la date prévue ?

___________________________________________________________________

9) Pourquoi le narrateur ne pense-t-il plus à son magazine de tennis le


lendemain ?
La Trousse de Sobelle

___________________________________________________________________

10) Dans les deux cas, où le héros préfère-t-il lire ?

* Sur le canapé * dans la cabane du jardin * dans sa chambre


C’est bien Fiche 6
Chapitres 17, 18, 19, 20

1 Les 4 histoires :
1) Elles ont deux points communs. Lesquels ?
* Les boissons * les sports * la nourriture
* Les liquides * l’argent * la foule

2) Quel titre général a été retenu par le majorité des CM2 ?


___________________________________________________________________

2 Aller dans un fast-food


1) En français pour dire fast-food on dit RONAISUTATER DIAPRE. Remets les
lettres dans l’ordre.

___________________________________________________________________

2) Relie le nom des fruits en anglais et en français


Strawberry * * mûre noire
Blackberry * * fraise
Lemon * * pomme
Apple * * citron

3) Que portent les serveuses sur la tête ?

___________________________________________________________________

4) Les couleurs gaies attirent le jeune client. Barre l’intrus.

* orangé * rouge * vert printemps * jaune brillant * blanc

5) De quoi se compose le repas du narrateur ?

* ________________________ dans une coque en plastique

* ________________________ dans un étui en carton

* ________________________ dans un pot avec un couvercle


La Trousse de Sobelle

6) Quelles sont « les deux merveilles » qui restent gravées dans la tête du
narrateur ?

* Un _______________ invisible et sa _______________ de _______________

* Un _______________ de _______________ à __________________________


C’est bien Fiche 7
Chapitres 21, 22, 23, 24

1 Les 4 histoires :
1) Dans chaque histoire, si le narrateur est un acteur et actif écris A, s’il
est spectateur et passif écrit P

_____ Aller au cinéma _____ Le jour où on joue une pièce de théâtre

_____ Faire un feu d’artifice _____ Faire une séance de marionnettes

2) Quel titre général a été retenu par le majorité des CM2 ?


___________________________________________________________________

2 Faire une séance de marionnette


1) Quel genre d’attraction est proposé à Léa et aux élèves de sa classe ?

___________________________________________________________________

2) Qui est la reine de la petite fête ? Pourquoi ?

___________________________________________________________________

3) Quels personnages sont mis en scène ? Entoure les bonnes réponses.

Polichinelle – Gnafron – La souris Minnie – La mère Michu –

Une souris avec un chapeau - Guignol

4) Qui fabrique les décors et écrit le scénario ?

___________________________________________________________________

5) A la fin, les acteurs posent les bonnes questions : Celles où il faut


répondre par oui ou par non. A ton tour, réponds en entourant oui ou non

a) Les spectateurs sont au moins une dizaine. oui non

b) Les petits s’assoient sur le lit et par terre. oui non


La Trousse de Sobelle

c) Les acteurs changent de voix. oui non

d) Les acteurs inventent les répliques. oui non

e) A force de manipuler, ils ont mal aux mains. oui non


C’est bien Fiche 8
Chapitres 25, 26, 27, 28

1 Les 4 histoires :
Sous quel titre général peut-on regrouper ces 4 histoires ?
___________________________________________________________________

2 Quand il fait très froid


1) Deux détails inhabituels donnent l’alerte. Lesquels ?
* Un drôle de petit bruit métallique se fait entendre contre les persiennes.
* La nuit n’est pas aussi noire que d’habitude.
* La voiture ne veut pas démarrer.
* Les volets sont collés par le givre.

2) Pourquoi le narrateur est-il soulagé de ne pas aller à l’école ?

* Parce qu’il a perdu son cahier.


* Parce qu’il n’a rien compris à sa leçon.
* Parce qu’il n’a pas bien appris sa leçon.

3) Quelles catastrophes arrivent au cours de la journée ?

a) La voiture _______________________________________________________
b) Le chauffage ______________________________________________ parce
que papa _______________________________________________________ .

4) Réponds à chaque question par une phrase.


a) Comment les personnages se réchauffent-ils dans la cuisine ?
___________________________________________________________________
b) Comment se protègent-ils du froid la nuit suivante ?
___________________________________________________________________
c) Comment maintiennent-ils la température dans la chambre ?
___________________________________________________________________

5) Comment le pauvre sèche-cheveux rend-il l’âme ? Remets les mots dans


l’ordre : chauffage, papa, conduites, a essayé, dégeler, les, de, de
La Trousse de Sobelle

___________________________________________________________________

6) Pour qui se prend le narrateur ?

Il imagine qu’il est un ______________________ de ______________________ .


C’est bien Fiche 9
Chapitres 29, 30, 31, 32

Voyager sur un planisphère - Aller à l’étranger


1) Quel est le point commun à ces nouvelles ?
___________________________________________________________________

2) Complète ces listes de lieux. Indique le nom des pays pour la ligne a)

a) Lille (en ________________ ), Bruges, Ostende (en ________________ ) se

situent sur le continent ______________________________ .

b) Le Burkina Faso, Addis-Abeda, Dar es-Salaam, le Sahara et l’archipel de

Zanzibar appartiennent au continent _____________________________ .

c) Baltimore, Détroit, Boston, Belo Horizonte, Medellin se situent sur le

continent _________________________ .

3) Afin de clore la liste des continents, écris pour chacun trois noms de
pays « qui te font rêver. »

* En Asie : __________________________________________________________

* En Océanie : _______________________________________________________

4) Quelle sorte de noms de lieux le narrateur aime-t-il entendre ou lire ?

* Des mots incompréhensibles * des mots aux sonorités étranges

* Des mots français * des mots en hiéroglyphes

5) Le narrateur associe la ville de Lille à des pensées particulières. Entoure


les bonnes réponses.

à une rivière – à une marche dans la boue un soir d’hiver –

au bulletin des notes qui va arriver – à du charbon –

à un café plein de lumière et de fumée – à un port très froid.

6) Le narrateur attribue des émotions aux couleurs du planisphère. Relie.


La Trousse de Sobelle

Le vert pâle des plaines et des forêts * * la peur du dentiste

Le jaune citron du désert * * l’angoisse du bulletin de notes

Le bleu des océans * * l’amour, la douceur, la tranquillité


C’est bien Fiche 10
Chapitres 33, 34, 35, 36

1 Les 4 histoires :
1) Elles ne semblent pas avoir de point commun. Pourtant, dans chacune, un
sens est plus particulièrement concerné.
Ecris : la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût ou le toucher

* L’autoroute la nuit : ____________


* Discuter avec sa grand-mère : ____________
* Sentir Noël : ____________
* Avoir un téléphone portable : ____________

2) Quels sont les deux sens qui n’ont pas été évoqués.
___________________________________________________________________

2 Discuter avec sa grand-mère


1) De quoi parle le narrateur avec sa grand-mère ?
* Ils parlent de leurs souvenirs de jeunesse
* Ils s’entretiennent parfois de l’école.
* Ils discutent d’une émission de télé ou d’un chanteur.
* Ils bavardent du sport qu’elle fait pour se maintenir en forme.

2) Que ne dit pas la grand-mère du narrateur à propos de la lecture ?

___________________________________________________________________
Mais que dit-elle pour l’inciter à lire ?
___________________________________________________________________

De quel roman parle-t-elle ? Qui en est l’auteur ?


___________________________________________________________________

3) A quel moment le narrateur trouve-t-il sa grand-mère la plus jolie ?


___________________________________________________________________

4) Remets les groupes de mots dans l’ordre pour retrouver une phrase de
la grand-mère du narrateur. N’oublie pas la majuscule et le point.
La Trousse de Sobelle

pour plaire – pour ne pas déplaire – quand on est veille, - on se fait belle –
quand on est jeune, - on se fait belle

___________________________________________________________________

___________________________________________________________________
C’est bien Fiche 11
Chapitres 37, 38, 39, 40,41

1 Dormir dans le jardin


1) Pourquoi « dormir dans le jardin » a-t-il été retenu ?
* C’est le plus long et le plus riche en vocabulaire
* Il permet le débat sur l’autonomie et la prise de responsabilités.
* Il ouvre la discussion sur le rôle des adultes.
* Il autorise toutes les libertés aux enfants.

2) Au début de l’histoire, pour qui les enfants ne parviennent-ils pas à se


prendre ?

___________________________________________________________________

3) Entoure en rouge le nom des personnes qui sont contre le projet des
enfants et en jaune ceux qui sont pour.

La mère * le père * la grand-mère * le grand père

4) qu’est-ce qui a troublé la nuit des campeurs ?


a) La fraicheur vers minuit
b) La stridulation des grillons
c) La chatte Brimbelle
d) Le froid à quatre heures et demie du matin
e) Un voleur qui rôdait autour de la cabane
f) La dureté des matelas pneumatiques

5) Au matin, qui se moque gentiment des jeunes campeurs ?

___________________________________________________________________

6) A quelle heure ont-ils quitté la tente ?

___________________________________________________________________

2 Les 5 histoires :
Sous quel titre général peut-on regrouper ces histoires ?
___________________________________________________________________

Laquelle as-tu préféré ? Pourquoi ? ___________________________________


La Trousse de Sobelle

___________________________________________________________________

Raconte de quoi elle parle.


___________________________________________________________________
___________________________________________________________________
C’est bien Chapitre 1

Faire ses devoirs sur la table


de la cuisine
Pas tous les jours ; parfois on préfère être seul, dans sa chambre. Mais
certains soirs d'hiver, par exemple, quand il fait déjà̀ nuit dehors, juste après le
goûter. Sur la toile cirée, on installe le désordre des cahiers, des crayons de
couleur, des gommes et des bouquins. Les devoirs traînent un peu. On a
commencé par le plus dur, le problème de maths, mais la troisième question est
difficile.
Avec un doigt, on suit le dessin de la toile cirée : il y a des carreaux rouges et à
côté des petits carreaux bleus qui représentent des moulins de Hollande. Ce
serait bien d'aller là-bas, très loin, au nord. On reviendrait de l'école en patins
à glace.

- Dépêche-toi un peu ! Après, tu seras débarrassé, tu pourras lire, ou jouer.


Maman dit des petites phrases comme ça, de temps en temps, entre un navet
et une carotte à éplucher - on lui a déjà̀ mangé deux carottes crues et elle a
fait semblant de se fâcher. Mais on n'a pas vraiment envie d'être débarrassé.

Il fait si bon dans la cuisine, et puis il y a ces odeurs qui se mélangent : l'orange
du goûter, les légumes de la soupe... Tant pis pour les maths. On y reviendra
plus tard. On attaque la leçon d'histoire. Noblesse, clergé́, tiers état. Les mots
coulent bien. Sur le dessin, la Bastille n'est pas si terrible. Par contre, au Jeu de
paume, tous les hommes noirs et gris ont des yeux farouches, et la scène est
plutôt lugubre. - Allons, tu dois la savoir, maintenant ! Je t'interroge.

- Attends encore un peu !


On s'en fiche, des états généraux. Ce qui est bien, c'est de rester sur l'image en
rêvant vaguement à l'ambiance de cette époque- là. Pourquoi faut-il qu'on cuise
les navets ? Pourquoi faut-il apprendre les révolutions ? On prend une gousse
d'ail. La peau fripée mauve, rose et blanche tombe sur le livre, légère. On ne sait
plus vraiment quelle heure il peut être. Le diner est encore loin. Dans la maison,
il y a une agitation tranquille, des petites phrases sur la journée :
-Tu as vu... ?

On n'écoute pas vraiment ce que les parents disent. On n'apprend pas vraiment
ses leçons. On se sent un peu flottant, comme si on n'existait plus, comme si on
devenait la toile cirée, les légumes de la soupe, le livre d'histoire - comme si on
devenait un soir d'hiver à la maison. C'est bien, dans les cuisines.
La Trousse de Sobelle
C’est bien Chapitre 2

Quand on vient d’annoncer une


mauvaise note
On avait tellement attendu avant d'en parler qu'on pensait ne plus pouvoir se
décider. Il fallait au moins avoir un bon résultat à donner en même temps, mais
justement on n'avait eu que 10 à l'interro de vocabulaire qu'on croyait réussie,
alors ce 3 en maths restait tout seul, en travers de la gorge.

Toute la vie en était changée. D'un côté́, cela faisait vivre les choses plus fort. On
se disait : " je vais profiter à fond de mon mercredi chez Sébastien. Et le soir, au
repas, je dirai ma note. "

Mais l'après-midi chez Sébastien n'avait pas été extraordinaire : il pleuvait, on


avait dû faire un Trivial Pursuit au lieu de jouer dans le jardin. Le soir, on n'aurait
pas pu parler des maths, de toute façon des amis étaient restés pour le dîner.

Au début, ce n'était pas trop grave, un problème raté, ça arrive, mais les jours
passaient, et le 3 se promenait sur toutes les idées, tous les moments :
" Mon dernier cours de piano avant d'annoncer mon 3."
" Mon dernier poulet rôti- frites avant d'annoncer mon 3."

Bien sûr, on se répète les phrases des parents, faute avouée est à moitié
pardonnée, il ne faut rien cacher à ceux qu'on aime, etc. Mais ça, ce sont des
mots, et plus on les répète dans sa tête, plus ils paraissent froids et vides,
inutiles. Si seulement les parents pouvaient se contenter de vous punir, dans ces
cas-là. Mais on sait bien. Ils disent :
- Au prochain contrôle en dessous de 5, tu seras privé de télé́ le mardi soir !

S'ils tenaient le contrat, ce ne serait pas terrible. On serait embêté, sans plus. Ça
serait comme un marché ; on aurait même l'air d'être la victime Mais les parents
ne tiennent pas souvent parole. Ils oublient de vous punir, et vous, vous restez là,
avec tout le remords. Ils ont de la peine, et vous, vous n'êtes qu'un enfant gâté
qui ne sera même pas privé de télé́. En fait, le mieux, c'est quand ils vous disent :
- je veux que ce soit la dernière fois, c'est entendu ?

On fait très vite " oui, oui ", la tête rentrée dans les épaules. On a l'air lourd,
immobile, mais à l'intérieur on se sent tout léger.
Au lieu de vivre derniers moments, on va vivre, tout simplement. On va s'endormir
sans problème, avec un album de BD et il n'y aura plus tous ces 3 en maths qui
rentraient dans le bureau de Gaston, chaque fois que Fantasio se mettait en
colère. C'est bien, quand on vient d'annoncer une mauvaise note.
La Trousse de Sobelle
C’est bien Chapitre 3

Juste avant la rentrée des


classes
On n’a plus vraiment envie d’être en vacances, on n’a plus vraiment envie de
soleil, de mer ou de montagne. On n’a plus vraiment envie d’être loin de sa vie.
Huit jours avant la rentrée, c’est bien de retrouver le papier à fleurs de sa
chambre et cette petite tache juste à côté du poster d’Obélix.

Avant de partir, on avait rangé beaucoup mieux que d’habitude : les albums de
Tintin, d’Astérix et du Marsupilami paraissent tout neufs et puis, ça fait
longtemps qu’on ne les a pas lus. On reprend l’Etoile mystérieuse, et c’est très
bien, cette atmosphère un peu étrange au début, avec la chaleur anormale qui
règne dans la ville. Milou reste les pattes collées dans l’asphalte avant que
Tintin ne vienne le délivrer.

Dehors, il pleut, on entend de grosses gouttes qui s’écrasent contre les vitres.
On est allongé sur son lit avec l’album de Tintin et on n’a même pas tellement
envie d’avancer dans l’histoire – seulement de rester comme ça, avec
l’ambiance très forte du début. Près de soi, on a son ours qui regarde fixement
l’armoire. Bien sûr, on est trop grand pour le prendre partout en vacances,
mais on voit bien : cela lui fait plaisir qu’on soit rentré et son silence est très
doux.

Tout à l’heure, on ira faire des courses de rentrée. C’est un peu comme l’album
de Tintin : tout revient vers d’autres couleurs, le blanc, le marron, le jaune pâle.
Maman a dit :
- Ne compte pas sur moi pour t’acheter tous ces gadgets hors de prix !

Mais ce n’est pas tellement des gadgets et mots publicitaires sur les trousses
ou les cahiers de textes qui font envie. Non, ce qui est bien, c’est le bleu léger
des lignes sur les cahiers où l’on n’a rien écrit encore, c’est l’odeur de la colle
blanche et les tubes de peinture neufs, toujours blancs avec une petite bande
de couleur au milieu. On a du mal à dévisser le capuchon noir la première fois,
pour regarder si la couleur est vraiment celle de la bande. Rose tyrien, terre de
Sienne, bleu cobalt.

On verra peut-être une copine


ou un copain, rentrés de
vacances, eux aussi.
Aujourd’hui ce serait bien,
parce qu’on est encore un peu
bronzé.
Pour la première fois depuis
longtemps, on a mis un pull
qui gratte les avant-bras
– dessous on a encore un tee-
shirt. Mais c’est bon de
La Trousse de Sobelle

mettre le pull de laine vert


foncé quand on est loin
encore de la fin de l’été –
qu’on est si près déjà de la
rentrée…
C’est bien Chapitre 4

Aller à Roland-Garros

Ça paraît incroyable, mais avec toute la classe on va aller à Roland-Garros.


Oui, à la place d'une journée d'histoire, de grammaire et d'orthographe ! Ce qui
est bien, d'abord, c'est de prendre le car.

Très tôt, à sept heures, mais, ce matin, pas de problème pour se réveiller !
Dans son sac à dos, on a des super sandwichs au pain de mie, un avec du
concombre, un autre avec du jambon, un troisième au fromage, tous emballés
dans du papier d'aluminium. Deux canettes de Coca ; on se dit qu'on attendra
d'être au stade pour boire la première, mais ça va paraître long !
Heureusement, dans le car, on est à côté d'une bonne copine. Elle ne sait pas
compter les points au tennis, alors on lui explique et on se sent très important,
mais ce n'est pas facile.
- Pourquoi quinze, trente, quarante ?
- Parce que c'est comme ça.

On regarde sa montre. Papa a prévenu que les matchs commençaient à onze


heures, et en se rapprochant de Paris on roule de moins en moins vite, et
parfois plus du tout. Mais on arrive dans le stade à onze heures moins le quart.
Ce n'est pas un stade en fait, plutôt comme une ville avec des gens qui se
déplacent dans tous les sens... La maîtresse nous rassemble et nous dit :
- Là, on est sur la place des Mousquetaires. Quelqu'un sait qui sont les
Mousquetaires ?

Louis croit faire le malin en répondant que c'est un roman d'Alexandre Dumas,
et on est très fier de dire « Non non, les Mousquetaires sont des vieux
champions de tennis français ».
- Voilà, reprend la maîtresse. Mais Louis a raison quand même. Si par hasard
vous perdez le groupe, rendez-vous à 16h30 au plus tard à côté de cette statue-
là, celle de Jean Borotra. Vous vous rappellerez ? Vous avez tous une montre ?
Mais, rassurez-vous, on va rester ensemble.

Au début on est un peu déçu parce qu'on n'a pas le droit d'aller sur le court
central celui qu'on voit à la télé avec les terrasses des commentateurs. Mais la
maîtresse nous emmène sur un court où on est assis tout près des joueurs. En
plus, il y a un jeune Français qui gagne en trois sets, et comme il n'y a pas trop
de monde il signe des autographes à toute la classe à la fin du match. On a
bien fait de prendre un petit carnet.

Après, on pique-nique sur les bancs, et on a le temps de faire un tour aux


boutiques de souvenirs. Ils vendent une balle jaune géante. On a juste assez
d'argent de poche pour l'acheter. L'après-midi, on va sur un autre court où il y a
plus de monde parce que ce sont des grands champions du passé qui font leur
tournoi à eux, juste pour le plaisir. Il y en a un dont Papa parle souvent quand
on joue avec lui : « Regarde mon revers à la McEnroe ! » II paraît que McEnroe
avait mauvais caractère quand il était jeune, mais là il accepte de signer avec
La Trousse de Sobelle

un feutre sur la balle géante. Il faut dire qu'il a gagné le match, et on a beau se
répéter qu'il fait ça surtout pour s'amuser, on a du mal à le croire quand on
voit ses coups. Ce soir, en regardant la balle jaune, c'est Papa qui va être
surpris !
C’est bien Chapitre 6

Plonger dans un pot de confiture


D’habitude, on ne fait pas vraiment attention aux objets posés sur la table ; le
petit-déjeuner est trop rapide, trop bousculé en mangeant sa tartine, on révise
dans sa tête la leçon d'histoire. Mais, un dimanche, on se lève le dernier et dans
la cuisine on est seul, bien tranquille. Maman a même coupé la radio avant
d'aller prendre son bain. Alors on prend d'une main le pot de gelée de groseilles
- oui, on a une grand-mère qui fait encore de la gelée de groseilles - et on le
fait glisser vers soi. Tout d'un coup on oublie les miettes, l'auréole de café à la
place du bol de Papa, on oublie le contact un peu collant de la toile cirée quand
tout le monde a déjà pris son petit-déjeuner. On a l'impression que le pot de
confiture n'est plus quelque chose d'utile, de raisonnable, on ne voit plus le
rapport qu'il a avec le beurre ou le grille-pain. C'est comme si le temps
s'arrêtait, comme si le monde entier s'engloutissait dans le pot de confiture.
La gelée de groseilles est très bien pour rêver comme ça. Pour les tartines, on
préfère la « fausse » confiture d'abricots, celle du supermarché.
Cela semble toujours faire de la peine à Maman, mais la confiture du commerce
est plus sucrée, plus douce, et puis on préfère l'abricot - c'est comme un soleil
chaud qui glisse dans la gorge. Évidemment, la gelée de groseilles vient du
jardin, elle est sûrement plus naturelle, meilleure pour la santé - rien que du
fruit et du sucre. Difficile d'avouer à Maman que pourtant sa gelée de groseilles
est légèrement acide, et puis surtout qu'on ne tient pas tellement à ce qui est
naturel. Difficile de dire qu'on préfère même l'étiquette « Confiture Bonne
Maman », avec des lettres rondes imprimées qui imitent une vraie écriture, à
l'étiquette « Groseilles. Jardin 2007 », à l'encre violette. L'étiquette imprimée
est plus nette, plus froide, mais justement ça va bien avec le chaud et le doux
de l'abricot.
Les adultes sont un peu énervants avec leur façon de préférer toujours ce qui
est vrai, fait maison, naturel. Ils disent que c'est mieux. Ils le disent tellement
que ça devient du mieux seulement pour les grands. Mais la gelée de groseilles
est mieux pour une chose au moins : pour plonger dedans. On regarde d'abord
d'un peu haut, d'un peu loin, et on a l'impression d'être en avion au-dessus d'un
glacier rouge, immense. Peu à peu, on s'approche, comme si on voulait se poser.
Aucun alpiniste ne grimpe sur ces pentes, aucun autre avion ne vole dans ce
ciel. Les montagnes de groseilles sont étranges : elles paraissent à la fois
dures comme un rubis la petite pierre précieuse qu'on découvre en démontant
une montre - et molles comme de la gélatine. En secouant le pot, on pourrait
les faire bouger. Mais il ne faut rien secouer, rien toucher, car tout s'enfuirait
aussitôt. Il faut juste survoler le glacier en évitant les gouffres d'ombre où le
rouge devient presque noir et donne le vertige. Il y a plein de petites facettes
qui ont été taillées par le passage de la cuillère, et la lampe de la cuisine donne
à chaque surface une lumière différente. Aucune n'est assez grande pour qu'on
puisse atterrir.
De toute façon, il ne faut pas trop s'approcher. On a sous ses ailes ce pays
chaud et glacé à la fois, et c'est comme ça qu'on est bien. On ne s'imagine pas
en train d'escalader ces pics de glace à la groseille. C'est plutôt comme si on
La Trousse de Sobelle

devenait le paysage. Oui, on devient soi-même cet univers de froid brûlant, et


on ne sait plus très bien si l'on est une mer, une montagne, un océan ou un
glacier. On se sent immense et calme, et on est rouge et presque transparent,
un peu sucré, un peu acide. On a un grand silence rubis dans la tête. C'est
comme si le temps avait disparu, et la voix de Maman qui annonce que la salle
de bains est libre semble sortir d'un autre monde.
C’est bien Chapitre 11

Pêcher la friture

Pas la pêche au gros poisson, avec un moulinet, les jambes dans l'eau et une
longue attente. Non, ce qui est bien, c'est la friture : goujons, ablettes, petits
gardons. Pas besoin d'un matériel bien compliqué : une seule ligne suffit, avec
une canne pas trop longue de toute façon, on va pêcher à un mètre du bord,
deux au maximum s'il y a des racines.

On achète des asticots dans une boîte en plastique transparente, avec de la


sciure. Mais on prend du Mystic aussi, un appât miracle qui ressemble à de la
colle rouge, dans un petit tube: il paraît que les poissons croient que c'est du
sang. Ce qui est important, c'est de bien choisir le flotteur, le bouchon. Ils sont
si jolis, les bouchons pour la pêche. Il y en a des minces, effilés, d'autres tout
ventrus et courts. En général, les couleurs sont très voyantes - c'est fait
exprès. Mais ce n'est pas du fluo comme pour les crayons-feutres, par exemple.
C'est du rouge cerise, un vert brillant presque bleu, un jaune acidulé, comme les
sucettes au citron.

Quand on jette la ligne à l'eau, le bouchon reste horizontal et refuse de se lever.


Il faut écarter les petits plombs sur le fil de Nylon, ou même en rajouter un.
Alors le bouchon se redresse, et ça n'a l'air de rien, mais c'est un bon moment,
quand le bouchon se lève, pas tout à fait au début de la coulée, mais presque.
On a l'impression que le monde entier vous obéit, et que tout est tranquille, que
l'après-midi entier est frais et obéissant comme le bouchon qui glisse dans
l'eau. Évidemment, au bout de deux ou trois coulées, on a envie que quelque
chose se passe, qu'un poisson morde. Si ça ne marche pas à l'asticot, on essaie
au Mystic. Le Mystic, c'est très collant : difficile d'en mettre juste une goutte
autour de l'hameçon.

Il faut faire plusieurs tours, et ça s'attache


toujours aux mains - après, il faut les essuyer
dans l'herbe. Mais souvent les poissons aiment
ça, et on a sa première touche. Ça, c'est
magique aussi : c'est très nerveux, ces petites
saccades du bouchon qui s'agite. En fait, c'est
le contraire de la rivière paisible, du bouchon
obéissant : c'est comme si on avait construit
toute cette tranquillité pour que quelque
chose la déchire. Après quelques touches, on
attrape un premier poisson, un gardon avec
des nageoires orangées. C'est incroyable
comme un petit gardon, c'est lourd et vivant,
quand ça frétille au bout d'une ligne !

Ce qui est bien, c'est quand on prend comme


ça sept ou huit poissons. Si ça ne mord pas du
tout, on s'ennuie, et si c'est trop facile, ça n'a
La Trousse de Sobelle

plus de valeur. On regarde le bouchon cerise


et citron, on ne pense plus à rien. On fait
semblant d'aimer le voyage tranquille du
bouchon, mais ce qu'on aime, c'est les deux :
les secousses nerveuses au milieu du voyage
tranquille.
C’est bien Chapitre 13

Lire un livre qui fait peur

On est dans sa chambre, c'est l'hiver. Les volets sont bien fermés. On entend le
vent qui souffle au-dehors. Les parents sont allés se coucher, eux aussi. Ils
croient qu'on a éteint depuis longtemps. Mais on n'a vraiment pas envie de
dormir. On a juste gardé la lumière de la petite lampe de chevet qui fait un
cercle jusqu'au milieu des couvertures.

Au-delà, l'obscurité de la chambre est de plus en plus mystérieuse. On a hésité


longtemps avant de choisir le livre. Agatha Christie ne fait pas peur, on suit
trop l'enquête et on ne fait pas attention au reste. Les aventures de Sherlock
Holmes, c'est mieux, avec les brouillards, les chiens, les chemins de fer parfois.
Mais il y a trop de dialogues, et Sherlock est si sûr de lui - on ne peut pas
penser qu’il va être vaincu.

Finalement, on a choisi L'ile au trésor. On a bien fait. Dès le début du livre, il y a


une ambiance extraordinaire, avec cette auberge près d'une falaise. C'est
toujours la tempête là-bas ; on a l'impression que c'est toujours la nuit aussi,
avec la mer qui gronde tout près. Et puis Jim Hawkins, le héros, se retrouve vite
seul avec sa mère à L'Amiral Benbow. À sa place, on serait mort de terreur. Le
vieux pirate réclame du rhum et se met en colère sans qu'on sache pourquoi.

Mais le plus effrayant, c'est quand les autres pirates débarquent dans le pays
à la recherche de leur ancien complice. C'est une nuit de pleine lune, et l'aveugle
donne des coups de canne sur la route blanche en criant :
- N'abandonnez pas le vieux Pew, camarades ! Pas le vieux Pew !

Il y a une illustration en couleur avec cette image, du noir, du mauve, du blanc.


C'est un livre un peu vieux, avec seulement quelques images - il n'y en aura pas
d'autres avant au moins trente pages.

On reste longtemps à regarder celle-là. Parfois, quand on s'endort, on a peur


de devenir aveugle pendant la nuit, alors on se met dans la peau du vieux Pew -
et c'est étrange, parce qu’en même temps, on a peur qu'il vous donne un coup
de canne. Heureusement, près de soi, on a la petite lumière bleue du radio-réveil
et le poster de Droopy, mais on a l'impression qu'ils sont partis en Angleterre
eux aussi, au pays du rhum, de la colère et des naufrages.

C'est dangereux de s'endormir là-bas, maison voudrait quand même - on dort si


bien près du danger ; et les draps sont si chauds, près de la pluie. C'est bien de
se faire peur en lisant L'ile au trésor.
La Trousse de Sobelle
C’est bien Chapitre 14

Être abonné à un magazine

Pas un magazine quotidien – c’est trop facile de savoir qu’il va être là chaque
jour dans la boîte aux lettres, comme dans un distributeur automatique. Pas
même un hebdomadaire, parce qu’alors il arrive toujours le même jour de la
semaine, et ce n'est plus une surprise. Mais un mensuel, c'est bien. Chaque fois,
on se dit :
- Je vais faire semblant d'avoir oublié que j'étais abonné. Comme ça le journal
arrivera par magie, un matin.

Mais un mois, c'est long, et chaque fois on est obligé d'y repenser, de trouver
que c'est bizarre, un peu inquiétant, cette attente infinie - est-ce que Papa a
bien pensé à envoyer le bulletin de réabonnement à prix réduit qu'on avait
rempli soi-même et posé en évidence sur le bureau ?

En même temps, c'est bien d'attendre, parce qu'on se demande ce qu'il va y


avoir dans le numéro. Ce mois-ci, bien sûr, c'est Wimbledon, alors il y aura peut-
être une interview de Roger Federer - on dit qu'il ne sourit pas beaucoup, mais,
quand on le connait, on voit très bien la joie sur son visage, comme à la fin du
match contre Nadal, la dernière fois.

En tout cas, il y aura des essais de nouvelles raquettes, et on pourra rêver un


peu - mème si on n'en change pas encore, on pourra mettre un grip vert fluo
sur le manche de la vieille.
Un jour, on se dit qu'il y a vraiment un problème. Maman ajoute même :
- C'est normal, il y a des grèves dans le tri du courrier, à Paris.

Le lendemain, on ne pense mème plus au magazine de tennis parce qu'on a eu


une mauvaise note au contrôle de maths, et fait comme un grand nuage gris
dans la tête. Bien sûr, c'est ce jour-là que le magazine vous attend, un peu
caché dans la boite par les petites annonces gratuites mais on reconnaît bien
le petit bout qui dépasse.

C'est ce moment-là qui est le meilleur. On savoure la petite étiquette avec son
nom et son adresse tapés à la machine, comme si on était un personnage
officiel. On monte dans sa chambre. Maman lance dans l'escalier :
- Il y avait quelque chose au courrier ?
Et on répond avec un ton détaché :
- Non, rien, juste mon magazine de tennis.
On attend encore un peu pour déchirer le
plastique transparent, mais on a lu à
travers les lettres noires bordées de blanc :
La Trousse de Sobelle
C’est bien Chapitre 20

Aller dans un fast-food

Les parents n'aiment pas trop ça. Ils disent que la nourriture n'est pas bonne,
mais on sent bien que ce n'est pas cela qui les ennuie le plus. Non, ce qu'ils
n'aiment pas, c'est les couleurs, le style, la vie américaine. On n'insiste pas trop
- c'est très bon de sentir que les parents détestent cet endroit : du coup, on a
beaucoup plus envie d'y aller soi-même. Et puis un jour, en sortant du cinéma, il
est déjà tard pour aller dans un vrai restaurant, il n'y a rien à manger à la
maison, et voilà, les parents sont d'accord pour le fast-food - on n'aurait
jamais pensé qu'ils se laisseraient faire aussi facilement.

Au fast-food, tout est bien, et même déjà, cette façon de faire la queue en
plusieurs rangs. On a tout le temps de choisir sur les panneaux entre les
différents hamburgers et de lire les noms de ces desserts mirobolants :
strawberry sundae, lemon sundae. Au bout de chaque file, il y a une serveuse
avec un képi en papier, vraiment comme dans certains films américains - s'il n'y
avait pas les couleurs chaudes et gaies, on pourrait se croire dans une histoire
policière. Tout est orangé, rouge, jaune brillant - difficile de croire que dans la
rue c'est l'hiver et la nuit.

Ce qui est très dur, au fast-food, c'est de choisir vite entre grand Coca, Coca
normal, grande portion de frites, petite portion. On n'avait pas fait attention à
toutes ces différences, et c'est quand on se trouve juste devant la serveuse
qu'il faut se décider. Enfin voilà, on a son plateau avec le hamburger
curieusement emballé dans une sorte de coque en plastique. Mais le mieux, c'est
peut-être les frites.

Elles sont disposées dans un étui en carton qui ressemble à une boîte de
cigarettes, et elles n'ont plus du tout l'air de frites habituelles. Pour le Coca,
c'est pareil. On a bien fait de prendre un grand Coca. Le pot de carton rouge et
blanc est protégé par un couvercle. Avec une paille coudée, on perce le
couvercle au centre - il y a une petite croix au bon endroit.

Quand on remue le pot, on entend des glaçons qui s'entrechoquent. C'est comme
un trésor de Coca mystérieux et glacial si on attend pour le boire. On se trouve
une petite table libre sous une lampe qui descend très bas. On mange, on boit,
ça passe un peu trop vite, mais on garde ces deux merveilles dans la tête : un
Coca invisible et sa banquise de glaçons, un étui de frites à cigarettes.
La Trousse de Sobelle
C’est bien Chapitre 23

Faire un spectacle de
marionnettes

On a une copine qui a une petite sœur, Léa. Pour les cinq ans de Léa, il y a une
fête chez elle, un goûter, avec une dizaine d'élèves de sa classe. Et là, on a une
idée. Si on leur préparait une séance de marionnettes ? On arrive chez Léa au
début de l'après-midi. Les petits jouent à la balle au prisonnier dans le jardin.
Ils ont les joues toutes rouge parce qu'il fait froid, malgré le soleil. Avec la
sœur de Léa, on monte dans une chambre, sans rien dire aux petits, c'est un
secret. On a retrouvé une vieille marionnette de la mère Michu et une autre de
Gnafron, qui n'ont pas servi souvent.

La sœur de Léa a un Guignol et une souris avec un chapeau jaune et noir pas
tout à fait une marionnette, mais on peut mettre la main dedans. Sur l'armoire,
au-dessus des boîtes de jeux de société, on va chercher le castelet avec ses
rideaux rouges. On l'installe sur le bureau, et on commence à inventer une
histoire. On n'a pas besoin d'imaginer tous les détails. Il faut juste savoir que
c'est Guignol qui commence le spectacle, et Gnafron arrive en disant qu'il a vu
un monstre qui ressemble à une grande souris avec un chapeau pointu, mais
Guignol lui répond qu'il a trop bu... La suite, ça viendra tout seul, il faut juste
imaginer la réaction de la mère Michu.

Ce qui serait bien, c'est d'avoir un décor, ou plutôt deux : une rue avec des
immeubles, un réverbère, et puis un autre avec une salle d'auberge, des poutres
au plafond. En les punaisant derrière, sur l'armoire, juste à la bonne distance,
ça ferait de l'effet. Heureusement, on trouve des grandes feuilles de papier à
dessin et on fait chacun son décor, à la gouache - le sien est beaucoup mieux. Il
faut se dépêcher, car les petits sont déjà rentrés pour le goûter. Quand Léa
vient juste de souffler ses cinq bougies, on descend dans la salle et on leur
annonce le spectacle. Ils poussent tous des cris de joie, enfin presque tous,
parce que, avec le grand air et les gâteaux, certains paraissent un peu fatigués
déjà. Mais ils nous suivent dans la chambre. On les installe sur le lit et sur des
chaises - il ne faut pas qu'ils soient assis par terre, sinon ils nous verraient
par-dessous.

C'est génial de jouer le spectacle de marionnettes.


On change de voix pour les personnages, et, quand
le dialogue devient trop rapide, on oublie de
changer, mais on se rattrape vite. Au début, on pose
des questions qui ne marchent pas :
- Qu'est-ce que vous en pensez, les enfants ?
Mais, après, on pose les bonnes questions, celles où
il faut répondre oui ou non :
- Alors vous l'avez vue, la souris au chapeau pointu ?
À la fin, on commence à avoir mal au bras et au dos,
mais on se sent très pro, très grand, et on pose de
plus en plus de questions. C'est la première fois
La Trousse de Sobelle

qu'on joue vraiment avec des marionnettes. C'est


bien d'avoir un public.
C’est bien Chapitre 28

Quand il fait très froid

Ça commence dans la nuit, un drôle persiennes. On se rendort, mais au matin,


surprise, les volets sont collés ! C'est de la glace qui est tombée en averse
toute la nuit. Maintenant, le jour est presque levé, mais ça ne fondra pas. Il
paraît même qu'il fait encore plus froid.
- Pourquoi tu ne m'as pas réveillé ? J'ai cours à huit heures.
- Ils ont dit à la radio que les cars de ramassage ne passeraient pas. Il n'y a
pas d'école aujourd'hui.

Ça, on a du mal à y croire. Et puis ça tombe vraiment bien - on n'avait pas trop
appris ses leçons. Les parents n'ont pas l'air réjoui, par contre. La voiture ne
démarre pas, et Maman s'inquiète pour le chauffage - Papa a oublié de mettre
de l'antigel dans le fioul. Mais, pour les enfants, c'est merveilleux. On met trois
gros pulls l'un sur l'autre, et on sort faire un tour. Dehors, c'est encore plus
beau que quand il a neigé. On rencontre des copines et des copains. Il y a trop
de glace pour faire une glissade - on ne peut pas prendre son élan. Mais on se
pousse un peu, on chahute - pas longtemps, parce que ça fait vraiment mal de
tomber.

Il n'y a pas grand-chose à faire, par ce temps étrange. On avance à tout petits
pas, comme des vieux. Le paysage est tellement extraordinaire qu'au bout d'un
moment on a surtout envie de se taire, et de regarder. Chaque branche d'arbre
est enfermée dans une colonne de glace. De temps en temps, on entend un bruit
sec et il faut vite s'écarter c'est une branche qui vient de tomber. Le ciel est
tellement bleu qu'on se croirait en plein été - en même temps, on a les oreilles
qui piquent, et le bout du nez. On a l'impression d'avoir les yeux qui tremblent.

Quand on revient à la maison, catastrophe, il n'y a plus de chauffage ! C'est


bien, cette catastrophe. Tout l'après-midi, Maman laisse le four allumé pour
réchauffer la cuisine. Ça serait idiot de le faire brûler pour rien, alors elle en
profite pour faire trois gâteaux.

On rapproche la table de la cuisinière. Jusqu'au


soir, on joue au Cluedo en mangeant des gâteaux.

Après le dîner, les parents sont désolés et de


mauvaise humeur - Papa a essayé de dégeler les
conduites de chauffage avec un sèche-cheveux ;
c'est le sèche-cheveux qui a brûlé. Mais c'est quand
même la fête : on couche tous ensemble dans la
même chambre - il n'y a qu'un seul radiateur
électrique ! On gonfle les matelas pneumatiques,
on se recouvre de tous les duvets, toutes les
couvertures qu'on peut trouver.

On imagine qu'on est un soldat de Napoléon


pendant la bataille de Moscou. Pourvu qu'il fasse
La Trousse de Sobelle

froid très longtemps !


C’est bien Chapitre 29

Quand il fait très froid

Le planisphère est accroche au mur de la classe, à gauche du tableau. C'est une


carte qui paraît immense, parce qu'elle représente le monde entier, avec des
lignes arrondies vers les deux pôles. C'est une carte magique, car elle voudrait
être ronde et elle reste parfaitement plate. C'est comme si elle était à la fois
ronde et plate, à la fois immobile et pleine de vertige.

Cela fait longtemps sans doute que le planisphère est accroché là. Il paraît
que, depuis, la Haute-Volta s'appelle Burkina Faso, mais c'est le monde quand
même. Les lacs et les rivières sont bleu pâle, et les océans plus pâles encore.
Les montagnes sont jaune moutarde, les déserts jaune citron. En vert, ça doit
être les forêts, mais les plaines aussi en France !

Tous les pays, tous les continents sont enfermés dans un quadrillage de lignes
bleu foncé - les méridiens et les parallèles. Le planisphère est accroché là, mais
on ne s'en sert presque jamais. C'est peut-être pour ça qu'on a presque oublié
qu'il est là pour la géographie. En fait, le planisphère, c'est ce qu'on regarde en
rêvassant quand on a terminé un devoir. Pendant les leçons aussi, quelquefois,
on se met à voyager sur ces couleurs et sur ces noms : Antananarivo, Addis-
Abeba, Zanzibar, Dar es-Salaam.

Pour l'Amérique, un des noms qu'on préfère est Belo Horizonte, et aussi Medellín,
qui n'a pas du tout l'air d'un nom de là-bas. Detroit, Boston, Baltimore... mer des
Tchouktches, mer de Baffin, îles Aléoutiennes... Au début, on pense encore au
nord, au sud, à la chaleur ou à la glace. Mais, peu à peu, on y met des choses
qu'on a dans la tête. Ce grand désert jaune citron, près de la Méditerranée,
c'est le rendez-vous chez le dentiste, mercredi prochain, et la peur du dentiste
devient jaune citron, aussi grande et aussi enfermée que le Sahara. Le vert pâle
qui couvre une bonne partie de l'Europe se met à flotter. Vert pâle on est un peu
amoureux, c'est si doux, si tranquille sur la carte, à peine acidulé.

Sur le planisphère, rien à craindre, personne ne se moquera de vous ; on peut


rester longtemps amoureux sur tout l'espace d'un continent, on peut rester
longtemps vert pâle, heureux et un peu triste. À côté, il y a un océan. C'est le
bulletin de notes qui va arriver à la fin du trimestre, avec toutes les mauvaises
notes qu'on n'a pas encore annoncées. Il faudrait arrêter la fonte des glaces,
et que le vert pâle soit plus fort que le bleu de l'océan.
La Trousse de Sobelle
C’est bien Chapitre 31

Aller à l’étranger
Évidemment, ce n'est pas une grande aventure de passer de France en Belgique,
mais les parents ont beau dire qu'on s'en aperçoit à peine, c'est quand même
magique. Dès qu'on est en Belgique, ce qui est extraordinaire, c'est de voir que
tout a changé d'un seul coup: la route est belge, et l'herbe, et même les nuages
gris dans le ciel. Au bord du petit canal qui longe la route, des pêcheurs sont
abrités sous de grands parapluies complètement belges, et la patience des
pêcheurs est tout à fait belge, elle aussi.

Si tout bascule tout à coup dans un univers différent, c'est bien sûr à cause des
idées qu'on a en tête, mais pas seulement : ce sont les panneaux indicateurs qui
transforment tout. Oui, les panneaux métalliques sagement plantés sur le bas-
côté ont un pouvoir étrange. Au premier croisement, l'un d'eux indique « Rijsel »,
dans la direction que l'on quitte.
- Qu'est-ce que c'est, « Rijsel » ?

Et la, c'est incroyable : on vous dit que « Rijsel », en fait, c'est « Lille », Oui, «
Lille », ce nom tellement français qui fait surgir aussitôt des images familières
à la fois chaudes et sombres, l'image d'une rivière, du charbon, et d'un café
plein de lumière et de fumée. Mais « Rijsel » ne peut pas vraiment être « Lille ».
C'est forcément autre chose, une autre façon de vivre dans les villes, et même
une autre ville.

« Rijsel », c'est à la fois plus fruité et plus rugueux que « Lille », c'est beaucoup
mieux, beaucoup plus fort, puisque c'est différent, que c'est ailleurs. Peu à peu,
on s'habitue aux panneaux bleu et blanc de l'autre vie. Mais il reste quand
même, au-delà des couleurs, un petit écart dans le mot lui-même, et c'est ça qui
fait tout le mystère du voyage. On devait aller à Bruges et à Ostende. En fait,
on va à « Brugge » et à « Oostende ».

« Brugge », c'est beaucoup plus dur que « Bruges », et « Oostende », c'est


beaucoup plus au nord qu'« Ostende », c'est beaucoup plus un port très froid où
une rafale de vent peut vous précipiter dans la mer. Pour Bruges, on préfère le
nom français, parce que la brume est douce, le long des canaux. Mais, à «
Oostende », on picore dans de petites assiettes de poisson au goût belge très
fumé, tout en marchant le long de la mer. On loue un petit chariot à pédales
particulièrement belge. On s'éloigne un peu des parents, seul devant la mer,
dans un pays si différent ! C'est magique de franchir la frontière.
La Trousse de Sobelle
C’est bien Chapitre 34

Discuter avec sa grand-mère

C'est bien de discuter avec sa grand-mère. Pas assis dans le salon, mais en
faisant un trajet avec elle, par exemple en rentrant du marché. On croit
toujours que les gens âgés aiment parler de leurs souvenirs, du temps passé.
En fait, on ne parle jamais de ça avec sa grand-mère. Parfois, elle pose des
questions sur l'école, mais ça ne devient pas un interrogatoire - on n'aimerait
pas ça. Non, parler avec sa grand-mère, ce n'est pas rappeler l'immense
différence d'âge que l'on a avec elle : C'est tout le contraire.

On avance, on porte le sac le plus lourd. Elle a protesté un peu, mais elle s'est
laissé faire. De temps en temps, on prend une cerise - on ne les mange pas
toutes quand même. On n'a pas besoin de chercher des sujets de conversation.
Ça vient tout seul, comme si c'était une copine, mais c'est juste un peu plus
grave, un peu plus doux. C'est comme si on entendait sous chaque phrase : on
peut papoter comme ça sans effort simplement parce qu'on s'aime beaucoup.

On parle d'une émission de télé ou d'un chanteur. Elle connaît, parce qu'elle a le
temps de regarder la télévision ou d'écouter la radio, même si elle préfère lire
le journal. Elle ne fait pas de morale en disant « Il faudrait absolument que tu
lises davantage » mais plutôt : « Tiens, l'autre jour, je relisais Le Petit Prince. Je
me disais que ça te plairait peut-être. En tout cas, tu es capable de le lire
maintenant. »

Du coup, on a très envie de lire Le Petit Prince, déjà pour pouvoir en parler une
autre fois en rentrant du marché. Il suffit de commencer à parler d'un sujet, et
ça s'en va dans tous les sens, tranquillement.
Il y a des grands-mères qui font plein d'activités, beaucoup de sport, et qui
disent tout le temps qu'il faut rester jeune et être en forme. On n’a pas de
grand-mère comme ça. On n’a pas une grand-mère qui dit : « Il faut. »

Juste une grand-mère qu'on trouve très jolie quand elle vient d'aller chez le
coiffeur, et quand on lui en parle elle répond :
- Quand on est jeune, on se fait belle pour plaire ; quand on est vieille, on se fait
belle pour ne pas déplaire.
On proteste, bien sûr, en lui disant qu'elle sera toujours jeune, et en fait on le
pense vraiment. On n'est pas vieille quand on parle comme ça avec ses petits-
enfants. On n'est pas vieille quand aller faire le marché est comme une petite
fête, même si on s'arrête un peu sur un banc parce qu'il fait chaud. On ne sait
plus trop quelle heure il est. On ne sait plus trop que le temps passe. On peut
même se taire. On est vraiment ensemble.
C'est bien, l'amitié d'une grand-mère.
La Trousse de Sobelle
C’est bien Chapitre 37

Dormir dans le jardin


On voulait faire une vraie cabane. Une cabane avec des planches clouées, un
toit. Mais ce n'est pas facile de faire une cabane dans un jardin. Dans une
forêt, on trouve des branches recourbées qui font une espèce de tente, et on
ajoute des feuillages pour recouvrir les vides. Mais là on n'a pas déniché grand-
chose : des planches beaucoup trop larges et trop longues - en fait, des
morceaux d'un ancien lit cassé qui dormaient dans un coin.

On les a posés sur les côtés - le fond, c’était le mur du jardin - et on a demandé
à Grand-Mère si elle n'avait pas des vieux draps pour faire le toit. Les grands-
mères sont fabuleuses pour ça : elles ne jettent rien, et elles ont toujours des
bouts de tissu qu'elles gardent sans doute exprès pour les jeux des enfants : La
cabane n'était pas formidable. Il ne fallait pas trop chahuter, sinon tout
s'écroulait à chaque fois. Difficile d'imaginer qu'on était des trappeurs du Grand
Nord ! Mais on a eu une idée géniale : y passer la nuit ! On a d'abord parlé entre
nous, en secret. On pensait que les parents n'accepteraient jamais. Mais, au
dîner, on a été très surpris. Bien sûr, Maman a dit tout de suite : Vous savez,
vers quatre heures du matin, vous allez avoir très froid ! Mais Grand-Père a
répondu :
- Mais non ! Les nuits sont douces. Moi, si je n'avais pas mes rhumatismes, j'irais
bien dormir dans votre cabane !

Ça, on a trouvé que c'était une super idée, et on voyait que Grand-Père était
vraiment tenté, mais Grand-Mère s'est fâchée tout rouge en disant qu'il allait
attraper la mort. Un peu penaud, Grand-Père a renoncé en bougonnant. Du
coup, on a changé de sujet, et, pour nous, c'était gagné. Le soir, les adultes sont
restés longtemps sous les étoiles. Pour une fois, on aurait bien aimé qu'ils
aillent se coucher tôt, mais on aurait dit qu'ils faisaient exprès de prendre le
frais très tard, comme s'ils étaient presque jaloux de nous. Pendant ce temps-
là, on gonflait les matelas pneumatiques, on prenait des plaids à carreaux
dans les voitures, et les couvertures de nos lits, en promettant qu'on les
referait nous-mêmes. Et puis voilà. On s'est retrouvés seuls dans la nuit. Au
début, on a raconté des histoires et on a pris des fous rires.

- Si on veillait jusqu'à minuit ?


Ce n'était pas un grand exploit - il était déjà onze heures quand les adultes
étaient partis se coucher - mais ça paraissait quelque chose
d'extraordinairement défendu. En fait, on a eu du mal à atteindre minuit. On
n'avait plus d'histoires drôles et on avait sommeil. Le matelas pneumatique,
c'est dur et ça sent le caoutchouc. Mais surtout, ce qui empêchait de dormir,
c'étaient les bruits... Incroyable comme il peut y avoir du bruit dans un jardin la
nuit ! Les grillons sont assourdissants, ils n'arrêtent pas une seconde. Mais le
plus impressionnant, ce sont les chats. On avait l'impression qu'un voleur
tournait autour de la cabane, et 'était Brimbelle, la petite chatte des voisins.
Tout d'un coup, on a vraiment eu envie de rentrer dans la maison. Mais on
aurait eu l'air de quoi ? On a fini par s'endormir. Enfin… jusqu'à quatre heures et
demie du matin, car, là, il faisait tellement froid qu'on se sentait pâles, vides,
tremblante. Mais on a quand même tenu le coup jusqu'à sept heures. Quand
La Trousse de Sobelle

Maman est descendue dans la cuisine, on est arrivés en s'étirant comme si on


avait passé une nuit parfaite.
- Vous y revenez la nuit prochaine, alors ? a demandé Maman avec une petite
lumière au fond de l'œil.
C’est bien Fiche 1
Présentation du livre

Prénom : ____________________

Faisons connaissance avec le livre….

1 Remplis la carte d’identité du livre

Titre du livre : C’est bien

Auteur : Philippe Delerm

Editeur : Sed

Collection : Parcours lecture

Illustrateur Vivilablonde

Nombre de chapitres : 41

Nombre de pages : 157

Genre littéraire : Nouvelles

2 Lis la 4ème de couverture et complète

La vie est faite de tous ces petits instants de bonheur, doux, souvent

légers et toujours simples.

Savourer quelques pages pour retrouver le goût des plaisirs de tous les

jours, c’est vraiment bien .

3 Et pour toi ? Qu’est-ce qui est bien ?

1 ) _________________________________________________________________

2 ) _________________________________________________________________
La Trousse de Sobelle

Correction individuelle
3 ) _________________________________________________________________

4 ) _________________________________________________________________
C’est bien Fiche 2
Chapitres 1, 2, 3, 4

1 Choisis une de 3 premières nouvelles que tu as lues


1) Titre de la nouvelle choisie : Faire ses devoirs sur la table de la cuisine

Résume ta nouvelle : Faire ses devoirs dans la cuisine, en se laissant


distraire par les odeurs, les légumes, en pensant à l’hiver et ne pas
comprendre le problème de maths ou pourquoi il faut apprendre la
Révolution.

2) Titre de la nouvelle choisie : Quand on vient d’annoncer une mauvaise


note

Résume ta nouvelle : D’abord on hésite, on attend le dernier moment,


mais tout rappelle ce 3 qui traine dans la tête. Mais le pire c’est que
même si les parents menacent de vous punir, ils le font rarement, au
mieux ils vous disent que ça doit être la dernière fois. Mais nous, on est
triste de leur avoir fait de la peine. Finalement, une fois que c’est fait, on
se fait tout petit et on va se coucher le cœur léger.

3) Titre de la nouvelle choisie : Juste avant la rentrée des classes

Résume ta nouvelle : On n’a plus envie d’être en vacances, on est


vraiment contents d’être rentrés. On ressort son Tintin, on va faire la
courses de rentrée. Toutes les objets, les cahiers, la colle, les tubes de
peinture. On retrouve ses copains ou copines. On est encore un peu
bronzé, mais on a mis un pull.

2 Prends la 4ème nouvelle


1) Titre : Aller à Roland-Garros
2) Quelle est destination du car que prend la classe ?
* le stade municipal * la piscine
* un musée * le stade de tennis
3) Qui gagne le 1er match auquel les élèves assistent ? Un jeune français
Qui gagne le match du tournoi des champions ? Mc Enroe
4) De quoi se compose un pique-nique ? Complète la phrase :
La Trousse de Sobelle

Il y a des sandwichs au concombre , au jambon , et au fromage , et deux


canettes de Coca .
5) Que fait-on entre les deux matches ?
* on pique-nique sur l’herbe
* on pique-nique sur les bancs
* on fait le tour aux boutiques de souvenirs
* on fait un tour sur les manèges

3 Quel titre pourrait-on regrouper les 4 nouvelles


Autour de l’école
C’est bien Fiche 3
Chapitres 5, 6, 7, 8

1 Plonger dans un pot de confiture

1) En regardant le pot de confiture, que fait le narrateur ?


* Il a envie de tout manger * Il se prend à rêver
* Il croit survoler un glacier rouge * Il imagine qu’il plonge dans le pot

2) A quelle pierre précieuse la gelée de groseille est-elle comparée ?

Elle est comparée au rubis.

3) Qu’oublie le narrateur en faisant glisser le pot vers lui ?

a) L’auréole du café à la place du bol de papa.

b) Le contact un peu collant de toile cirée.

c) Les miettes

d) On ne voit plus le rapport entre le pot et le beurre ou le grille-pain .

4) Aujourd’hui, on dit « produits bio » (biologiques). Quelles expressions

emploie-t-on dans le texte ?

a) naturelle b) meilleure pour la santé c) rien que du fruit et du sucre

5) Que fait la mère du narrateur au début de l’histoire ?

Elle prend son bain.


La Trousse de Sobelle

Qu’annonce-t-elle à la fin ? Elle annonce que la salle de bain est libre.

6) Quelle confiture préfère le narrateur ?


* la confiture bio * la confiture du supermarché
* la confiture « Bonne Maman » * la marmelade

2 Relie la sucrerie au titre de la nouvelle qui correspond

Des fraises de guimauve * * Choisir un parfum de glace


Une glace à la framboise * * Faire un canard
Un sucre * * Acheter des bonbons chez
la boulangère
C’est bien
Lecture Fiche 4
suivie CM2
Chapitres 9, 10, 11, 12
Prénom : ________________
1 Pêcher la friture
1) Quel est le passe-temps du narrateur
* le bowling * les billes * la pêche à la ligne
* les quilles * le billard * le flipper

2) Quels poissons attrape-t-on en eau douce avec une ligne ?

Des goujons * des gardons * des sardines * des ablettes

3) Quels appâts peut-on mettre à l’hameçon ? Un asticot, du Mystic

4) A quoi servent les petits plombs sur le fil de nylon (2 réponses possibles)

* A donner du poids à la ligne pour redresser le bouchon

* A ce que les poissons puissent repérer l’asticot

* A rien, c’est juste pour faire joli

* A mettre le bouchon à la verticale dans l’eau.

5) Comment appelle-t-on une pêche composée de tous les petits poissons ?

Une friture

6) Que fait le bouchon quand un poisson mord ?

Il plonge

7) Dans la pêche, qu’est-ce qui est important ? Retrouve les voyelles de ce


message.

L E S S E C O U S S E S

N E R V E U S E S A U M I L I E U

D U V O Y A G E T R A N Q U I L L E

2 Quel titre général peut-on donner à ces quatre nouvelles


Des divertissements
C’est bien
Lecture Fiche 5
suivie CM2
Chapitres 13, 14, 15, 16
Prénom : ________________
Lire un livre qui fait peur – Être abonné à un magazine
1) Dans ces nouvelles, le narrateur dévoile une partie de sa personnalité.
Entoure deux réponses qui lui correspondent.
* Il aime se faire un peu peur à condition d’être à l’abri
* C’est un garçon rêveur aimant le mystère.
* Une seule chose lui fait peur : l’obscurité.
* Il est plutôt turbulent et préfère la bagarre.

2) Quel genre de personnages trouve-t-on dans l’île au trésor ?

Dans l’île au trésor on rencontre des pirates.

3) Dans cette liste, barre l’intrus (celui qui n’est pas un personnage)

* Pew * Jim Hawkins * Sherlock Holmes


* Droopy * Agatha Christie

4) Pourquoi le garçon ne choisit pas les aventures de Sherlock Holmes ?

Parce qu’il y a trop de dialogues et que Sherlock Holmes est trop sûr de lui.

5) Quel est le handicap du vieux Pew ? Fais une phrase.


Il est aveugle.

6) Quel champion est interviewé dans le magazine auquel est abonné le


narrateur ?

Roger Federer

7) Entoure le type de magazine qui n’a pas été cité dans le texte.

* Un hebdomadaire * un mensuel

* un bimensuel * un quotidien
8) Pourquoi le magazine n’arrive-t-il pas à la date prévue ?

Parce qu’il y a une grève du tri postal à Paris.

9) Pourquoi le narrateur ne pense-t-il plus à son magazine de tennis le


lendemain ?

Parce qu’il a eu une mauvaise note.

10) Dans les deux cas, où le héros préfère-t-il lire ?

* Sur le canapé * dans la cabane du jardin * dans sa chambre


C’est bien
Lecture Fiche 6
suivie CM2
Chapitres 17, 18, 19, 20
Prénom : ________________

1 Les 4 histoires :
1) Elles ont deux points communs. Lesquels ?
* Les boissons * les sports * la nourriture
* Les liquides * l’argent * la foule

2) Quel titre général a été retenu par le majorité des CM2 ?


Nourritures

2 Aller dans un fast-food


1) En français pour dire fast-food on dit RONAISUTATER DIAPRE. Remets les lettres
dans l’ordre.
Restauration rapide

2) Relie le nom des fruits en anglais et en français

Strawberry * * mûre noire


Blackberry * * fraise
Lemon * * pomme
Apple * * citron

3) Que portent les serveuses sur la tête ?


Un képi en papier

4) Les couleurs gaies attirent le jeune client. Barre l’intrus.

* orangé * rouge * vert printemps * jaune brillant * blanc

5) De quoi se compose le repas du narrateur ?


* Un hamburger dans une coque en plastique
* Des frites dans un étui en carton
* Un coca dans un pot avec un couvercle

6) Quelles sont « les deux merveilles » qui restent gravées dans la tête du
narrateur ?
* Un coca invisible et sa banquise de glaçons
* Un étui de frites à cigarettes
C’est bien
Lecture Fiche 7
suivie CM2
Chapitres 21, 22, 23, 24
Prénom : ________________

1 Les 4 histoires :
1) Dans chaque histoire, si le narrateur est un acteur et actif écris A, s’il
est spectateur et passif écrit P

P Aller au cinéma A Le jour où on joue une pièce de théâtre

A Faire un feu d’artifice A Faire une séance de marionnettes

2) Quel titre général a été retenu par le majorité des CM2 ?


Le spectacle

2 Faire une séance de marionnette


1) Quel genre d’attraction est proposé à Léa et aux élèves de sa classe ?

Un spectacle de marionnettes

2) Qui est la reine de la petite fête ? Pourquoi ?

C’est Léa la reine de la petite fête parce que c’est son anniversaire.

3) Quels personnages sont mis en scène ? Entoure les bonnes réponses.

Polichinelle – Gnafron – La souris Minnie – La mère Michu –

Une souris avec un chapeau - Guignol

4) Qui fabrique les décors et écrit le scénario ?

Le narrateur et la sœur de Léa

5) A la fin, les acteurs posent les bonnes questions : Celles où il faut


répondre par oui ou par non. A ton tour, réponds en entourant oui ou non

a) Les spectateurs sont au moins une dizaine. oui non

b) Les petits s’assoient sur le lit et par terre. oui non

c) Les acteurs changent de voix. oui non

d) Les acteurs inventent les répliques. oui non

e) A force de manipuler, ils ont mal aux mains. oui non


C’est bien
Lecture Fiche 8
suivie CM2
Chapitres 25, 26, 27, 28
Prénom : ________________

1 Les 4 histoires :
Sous quel titre général peut-on regrouper ces 4 histoires ?

Le temps qu’il fait

2 Quand il fait très froid


1) Deux détails inhabituels donnent l’alerte. Lesquels ?
* Un drôle de petit bruit métallique se fait entendre contre les persiennes.
* Les volets sont collés par le givre.

2) Pourquoi le narrateur est-il soulagé de ne pas aller à l’école ?


* Parce qu’il n’a pas bien appris sa leçon.

3) Quelles catastrophes arrivent au cours de la journée ?


a) La voiture ne démarre pas.
b) Le chauffage ne s’allume pas parce que papa a oublié de mettre de
l’antigel dans le fioul.

4) Réponds à chaque question par une phrase.


a) Comment les personnages se réchauffent-ils dans la cuisine ?
Maman laisse le four allumé.
b) Comment se protègent-ils du froid la nuit suivante ?
Ils se recouvrent de tous les duvets et de toutes les couvertures qu’ils
peuvent trouver.
c) Comment maintiennent-ils la température dans la chambre ?
Ils dorment tous ensemble dans la même chambre.

5) Comment le pauvre sèche-cheveux rend-il l’âme ? Remets les mots dans


l’ordre : chauffage, papa, conduites, a essayé, dégeler, les, de, de

Papa a essayé de dégeler les conduites de chauffage.

6) Pour qui se prend le narrateur ?

Il imagine qu’il est un soldat de Napoléon.


C’est bien
Lecture Fiche 9
suivie CM2
Chapitres 29, 30, 31, 32
Prénom : ________________
Voyager sur un planisphère - Aller à l’étranger
1) Quel est le point commun à ces nouvelles ?
Le voyage à l’étranger

2) Complète ces listes de lieux. Indique le nom des pays pour la ligne a)
a) Lille (en France), Bruges, Ostende (en Belgique) se situent sur le
continent européen.
b) Le Burkina Faso, Addis-Abeda, Dar es-Salaam, le Sahara et l’archipel de
Zanzibar appartiennent au continent africain.
c) Baltimore, Détroit, Boston, Belo Horizonte, Medellin se situent sur le
continent américain.

3) Afin de clore la liste des continents, écris pour chacun trois noms de
pays « qui te font rêver. »

* En Asie : __________________________________________________________
L’enseignant de
corriger
* En Océanie : _______________________________________________________

4) Quelle sorte de noms de lieux le narrateur aime-t-il entendre ou lire ?

* Des mots incompréhensibles * des mots aux sonorités étranges

* Des mots français * des mots en hiéroglyphes

5) Le narrateur associe la ville de Lille à des pensées particulières. Entoure


les bonnes réponses.

à une rivière – à une marche dans la boue un soir d’hiver –

au bulletin des notes qui va arriver – à du charbon –

à un café plein de lumière et de fumée – à un port très froid.

6) Le narrateur attribue des émotions aux couleurs du planisphère. Relie.

Le vert pâle des plaines et des forêts * * la peur du dentiste

Le jaune citron du désert * * l’angoisse du bulletin de notes

Le bleu des océans * * l’amour, la douceur, la tranquillité


C’est bien
Lecture Fiche 10
suivie CM2
Chapitres 33, 34, 35, 36

Prénom : ________________

1 Les 4 histoires :
1) Elles ne semblent pas avoir de point commun. Pourtant, dans chacune, un
sens est plus particulièrement concerné.
Ecris : la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût ou le toucher
* L’autoroute la nuit : la vue
* Discuter avec sa grand-mère : l’ouïe (la vue)
* Sentir Noël : l’odorat
* Avoir un téléphone portable : l’ouïe

2) Quels sont les deux sens qui n’ont pas été évoqués.
Le goût, le toucher

2 Discuter avec sa grand-mère


1) De quoi parle le narrateur avec sa grand-mère ?
* Ils parlent de leurs souvenirs de jeunesse
* Ils s’entretiennent parfois de l’école.
* Ils discutent d’une émission de télé ou d’un chanteur.
* Ils bavardent du sport qu’elle fait pour se maintenir en forme.

2) Que ne dit pas la grand-mère du narrateur à propos de la lecture ?

Il faudrait absolument que tu lises davantage


Mais que dit-elle pour l’inciter à lire ?
Tu es capable de lire

De quel roman parle-t-elle ? Qui en est l’auteur ?


Le petit Prince d’Antoine de Saint Exupéry

3) A quel moment le narrateur trouve-t-il sa grand-mère la plus jolie ?


Quand elle vient d’aller chez le coiffeur

4) Remets les groupes de mots dans l’ordre pour retrouver une phrase de
la grand-mère du narrateur. N’oublie pas la majuscule et le point.

pour plaire – pour ne pas déplaire – quand on est veille, - on se fait belle –
quand on est jeune, - on se fait belle
Quand on est jeune on se fait belle pour plaire ; quand on est vieille, on se
fait belle pour ne pas déplaire.
C’est bien
Lecture Fiche 11
suivie CM2
Chapitres 37, 38, 39, 40,41
Prénom : ________________

1 Dormir dans le jardin


1) Pourquoi « dormir dans le jardin » a-t-il été retenu ?
* C’est le plus long et le plus riche en vocabulaire
* Il permet le débat sur l’autonomie et la prise de responsabilités.
* Il ouvre la discussion sur le rôle des adultes.
* Il autorise toutes les libertés aux enfants.

2) Au début de l’histoire, pour qui les enfants ne parviennent-ils pas à se


prendre ?
Des trappeurs du grand nord

3) Entoure en rouge le nom des personnes qui sont contre le projet des
enfants et en jaune ceux qui sont pour.

La mère * le père * la grand-mère * le grand père

4) qu’est-ce qui a troublé la nuit des campeurs ?

a) La fraicheur vers minuit


b) La stridulation des grillons
c) La chatte Brimbelle
d) Le froid à quatre heures et demie du matin
e) Un voleur qui rôdait autour de la cabane
f) La dureté des matelas pneumatiques

5) Au matin, qui se moque gentiment des jeunes campeurs ?


La maman

6) A quelle heure ont-ils quitté la tente ?


à 7 heures

2 Les 5 histoires :
Sous quel titre général peut-on regrouper ces histoires ?
Le repos

Laquelle as-tu préféré ? Pourquoi ? ___________________________________


___________________________________________________________________
A l’enseignant de
Raconte de quoi elle parle. corriger
___________________________________________________________________
___________________________________________________________________

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