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Séminaire Régional Obala 2024

PREFACE

Le scoutisme est un mouvement d'éducation pour jeunes et dont le but tant de


contribuer à leur développement en les aidant à réaliser pleinement leurs possibilités
physiques, intellectuelles, sociales, spirituelles en tant que personne, bon citoyen et
membre du communautés locale, nationale et internationale. Face à ce but, les
ressources adultes devrant encadrer les jeunes doivent passer par le cycle de
formation des chefs d’unité afin d’avoir tous les outils nécessaires pour encadrer les
jeunes. C’est dans cette optique que ce document, élaboré pour le sémianire régional
d’Obala 2024 a été élébaoré pour permettre une mise à niveau ds différents
responsables de la région scoute du Centre afin qu’ils aient tous les outils nécessaires
pour le bon fonctionnement de leurs unités, secteurs, districts et région.
Nous aimerons donc remercier les adultes dont les noms suivent pour tous les efforts
ménagés pour la réussite de cet évènement :
 EBOKA SALUMU Bienfait, Gorille Dévoué (Formateur) ;
 OMBGA François Emmanuel, Coq Agile (Formateur) ;
 MAKANDA Ernest Claude, Fourmi Loup (Formateur Stagiaire) ;
 MENDOUGA Roger, Chien Noir (Formateur Stagiaire) ;
 ATANGANA NOMO Claude François, Oryx (Formateur Adjoint) ;
 EYEBE Cyprien, Corbeau Vipère (Formateur Adjoint) ;
 NGWA Francis, Ours Serviable (Chef d’Unité Stagiaire) ;
 BIDOUNOU ESSIANE Jules Paterne, Tortue Loup (Chef d’Unité Stagiare)…

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Séminaire Régional Obala 2024

Session : SCOUTISME ET DEVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE


1. Objectifs
1. Objectif général :
. Connaître le bien-fondé et les possibilités d'engagement du scoutisme dans la communauté.
1. b Objectifs particuliers
• Connaître les fondements de l'engagement communautaire du scoutisme.
• Faire la distinction entre les concepts suivants: la B.A.Q, l'engagement communautaire, le
service communautaire, le développement communautaire, l'éducation au développement, la
coopération au développement.
• Connaître les possibilités d'engagement communautaire selon les groupes d'âge.
• Savoir intégrer une activité d'engagement communautaire dans le programme des jeunes.
• Connaître les conditions qui favorisent la réalisation d'un projet de service communautaire
et les obstacles à surmonter.
• Connaître les grands axes d'engagement communautaire du scoutisme mondial.
1. Scouts dans la communauté
Le Mouvement scout a pour but de contribuer au développement des jeunes en les aidant à
réaliser pleinement leurs possibilités physiques, intellectuelles, sociales et spirituelles, en tant
que personnes, que citoyens responsables et que membres des communautés locales,
nationales et internationales. (But du scoutisme tel qu’énoncé dans l’article 1.2 de la
Constitution mondiale)
Au début du siècle, comme beaucoup d’autres, B.-P. Était préoccupé par la détérioration de
la qualité de la vie et des perspectives d’avenir des jeunes. Il pensait que la première étape
consistait à améliorer l’individu lui-même. Il mit ses idées à l’épreuve en amenant vingt
garçons, de milieux sociaux différents, pour un camp sur L’ILE DE BROWNSEA.
Les garçons étaient encouragés à prendre eux-mêmes leur vie en main. Les activités
auxquelles ils prenaient part ainsi que la méthode d’éducation par l’action avaient pour but de
leur apprendre des techniques qui les aideraient à se préparer à la vie professionnelle et à
devenir des citoyens responsables dans leur communauté. Une tradition de service Partout,
le scoutisme contribue à l’éducation des jeunes. À la longue, cette éducation profite à la
communauté, car les jeunes grandissent et prennent leur place en tant que citoyens
responsables dans le monde adulte. Mais ce bénéfice peut aussi être immédiat grâce aux
activités de service et de participation au développement. Dans la plupart des pays, les scouts
rendent de services à leur communauté. Dans certains cas, la contribution du scoutisme est
même telle que le Mouvement scout est considéré comme une force majeure dans
l’amélioration de la qualité de la vie. L’engagement au service de la communauté renforce le
programme scout, il le rend plus attrayant pour les jeunes et améliore l’image du Mouvement
scout.
Les avantages
Le service communautaire fournit un cadre idéal pour la mise en application de la méthode
scoute dans la vie de tous les jours.
1. Les jeunes trouvent la possibilité d’acquérir des compétences leur permettant de devenir
de meilleurs citoyens.
2. Leur vision s’élargit au-delà de leur environnement immédiat. Ils comprennent mieux les
autres.

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Séminaire Régional Obala 2024

3. Ils comprennent mieux les préjugés de race, de sexe ou de culture, et ils peuvent mieux
les surmonter.
4. Ils se voient sous un autre angle. Leurs propres problèmes deviennent moins importants et
les buts qu’ils se fixent s’élèvent.
5. Ayant acquis une vision plus « globale », ils ont une meilleure perception de leur propre
situation: besoin d’éducation, d’une formation professionnelle, nécessité d’éviter des
tentations tels la drogue, le décrochage scolaire, les gangs de rue…
6. De plus, il est possible que le service communautaire, en rendant le scoutisme plus visible,
contribue non seulement à améliorer son image, mais aussi à augmenter le nombre de
membres.
Un champ d’action illimité
Pour lutter contre la léthargie, l’apathie ou l’ignorance, il faut aux communautés des gens
énergiques et enthousiastes. Pour répondre à ses besoins fondamentaux, la communauté a
besoin de personnes capables d’entreprendre une action sociale ou économique, disposées à
mettre leurs compétences au service de la communauté. Le scoutisme peut fournir aux jeunes
d’une communauté, ayant acquis une éducation de base et des compétences utiles, le soutien
d’un réseau de jeunes du même âge et de bonnes raisons de rester dans leur communauté
assez longtemps pour que leur propre développement puisse avoir un impact sur celui de la
société.
Les trois moyens suivants conviennent particulièrement bien au scoutisme.
1. Effectuer un service communautaire ou, tout simplement, faire quelque chose pour la
Communauté, celle à laquelle on appartient ou une autre. Un tel service répond à un besoin
Spécifique.
2. Le développement communautaire, processus éducatif de changement, basé sur l’action
collective au sein de la communauté et devant aboutir à une amélioration de la qualité de la
vie, les gens étant à la fois acteurs et objets de ce processus. Exemple :
« Apprends-moi à pêcher, j’aurai à manger tous les jours. »
3. L’éducation au développement ou l’acquisition d’idées, compétences et attitudes
permanentes permettant de mieux comprendre les problèmes du monde et l’interdépendance
de l’humanité. Elle peut conduire à un engagement véritable dans les communautés locale,
nationale et internationale. Exemple : « Nous sommes le monde, nous sommes l’enfant. »
Un intérêt croissant
On remarque un intérêt croissant des jeunes à contribuer à la solution de problèmes qui
affectent ou affecteront leurs vies. De nombreuses associations scoutes cherchent les moyens
de cultiver cet intérêt.
Ainsi, dans plusieurs pays industrialisés, les scouts montrent un intérêt croissant à venir en
aide à ceux des pays en développement.
De nombreux programmes ont été réalisés qui a contribué à fournir les ressources financières
et humaines indispensables pour améliorer les conditions de vie de certaines communautés.
De leurs expériences d’aide à d’autres pays, certains scouts ont tiré des avantages allant au-
delà de la simple charité. Ils ont appris à mieux se connaître eux-mêmes et pris conscience
de certains besoins dans leur propre communauté. Cette prise de conscience s’est traduite
par une action ayant apporté des améliorations dans la communauté, renforcé le programme
scout et incité certains jeunes à rester dans le Mouvement.

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Séminaire Régional Obala 2024

Un défi pour les adultes éducateurs dans le scoutisme. Les principes fondamentaux du
scoutisme ont prouvé leur valeur. Néanmoins, un certain nombre de problèmes freinent son
expansion et diminuent la qualité de l’éducation que le scoutisme offre aux jeunes et son
utilité pour la société.
1. Aujourd’hui encore, le public et bon nombre de responsables considèrent le scoutisme
comme un mouvement purement récréatif.
2. Dans les projets de service communautaire, la méthode scoute est ignorée, d’où l’idée que
les scouts y sont utilisés comme une main-d’œuvre à bon marché.
3. Les projets mis en œuvre dans la communauté n’impliquent que très peu la communauté
ou ne répondent pas du tout à ses besoins les plus importants. Il s’ensuit que le scoutisme
est perçu comme inadapté et très éloigné de la réalité des jeunes et de la communauté.
Toutefois, une vue plus claire du but du Mouvement (le développement de la personne,
première étape vers une société meilleure) rendrait la contribution du scoutisme à la société
plus efficace.
Une activité de service communautaire est un prolongement logique du principe de base faire
une bonne action chaque jour. Pour qu'une telle activité soit réussie, les jeunes doivent
participer à toutes ses étapes, comme le préconise d'ailleurs la pédagogie du projet Selon le
cas, la coopération avec d’autres associations locales, nationales ou internationales ainsi
Qu’avec des responsables de la communauté concernée peut être indispensable pour assurer
l’efficacité du projet et, éventuellement, sa poursuite.
2. Quelques définitions
Parler d’engagement communautaire, c’est d’abord parler de service.
Mais le service peut revêtir plusieurs formes:
• projet unique ou ensemble de projets,
• projet collectif ou individuel,
• projet vraiment utile ou projet plus louable dans ses intentions que dans son efficacité,
• action spontanée ou projet soigneusement planifié.
La BAQ
La forme la plus élémentaire de service dans le scoutisme est la traditionnelle Bonne Action
Quotidienne (la B.A.Q) C'est Baden-Powell lui-même qui a proposé cette pratique, écrivant
notamment: « Par votre Promesse scoute vous vous engagez, sur votre honneur, à faire
chaque jour une bonne Action au profit de quelqu'un. Mais ne croyez pas que les scouts ne
doivent qu'une bonne action Par jour. Ils doivent en faire une, mais s'ils peuvent en faire
cinquante, tant mieux 2. » Pour éviter de confondre la B.A.Q avec d’autres formes de service,
il importe de bien en distinguer Les caractéristiques.
La B.A.Q est un acte spontané, gratuit et utile.
• Spontané signifie que l’initiative vient du jeune et qu’aucune contrainte ne s’exerce sur lui.
• Gratuit signifie qu’aucune récompense ou rémunération ne doit être obtenue en retour.
• Utile signifie que l’acte rend réellement service à quelqu’un.
On parle parfois de B.A. collective, mais cette notion outrepasse généralement la définition,
car il n’est pas toujours vrai qu’un tel service soit spontané. Il est préférable qu’on utilise le
terme Service communautaire.
L’engagement communautaire

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Séminaire Régional Obala 2024

L’engagement communautaire est un terme global pour désigner l’engagement du scoutisme


dans des activités de service ou de développement. C’est donc un terme générique qui englobe
les termes plus spécialisés que nous allons maintenant définir.
Le service communautaire
Le service communautaire signifie simplement faire quelque chose pour sa communauté, son
milieu, ou pour une autre communauté. Le service vise alors à répondre à un besoin précis,
le plus souvent à court terme.
Le développement communautaire
Le développement communautaire est un processus pédagogique de changement, basé sur
une action collective, se déroulant dans le cadre d’une communauté et aboutissant à une
meilleure qualité de vie. Les personnes elles-mêmes sont les acteurs de ce processus, en
utilisant surtout leurs propres ressources. Il n’est pas facile pour le scoutisme d’ici d’imaginer
et de réaliser de véritables projets de développement communautaire, mais c’est un idéal
auquel devraient aspirer les groupes scouts bien structurés et les carrefours de Scouts- Aînés.
L’éducation au développement
L’éducation au développement est basée sur le concept-clé d’interdépendance. C’est un effort
pédagogique destiné en priorité aux habitants des pays industrialisés. Elle se déroule en trois
étapes : prise de conscience des conditions de vie dans les pays en développement, création
d’un comportement solidaire et responsable qui doit déboucher sur un engagement concret.
La coopération au développement
La coopération au développement désigne le partenariat entre deux pays, l’un industrialisé et
l’autre en développement, quand il vise à promouvoir des activités de développement. Il peut
comprendre des activités de coopération organisées par des gouvernements, des
organisations non gouvernementales, des églises, etc… Dans le scoutisme, ce terme se réfère
généralement à la coopération entre une association scoute d’un pays industrialisé et une
association scoute d’un pays en développement.
3. Activités d’engagement communautaire par groupe d’âge:
 7-8 ans L’effort d’engagement communautaire portera surtout sur des activités de service
communautaire dans le milieu immédiat (paroisse, école). On peut également organiser des
activités d’éducation au développement en mettant l’accent sur la sensibilisation des jeunes
à certains aspects du sous-développement: racisme, faim, enfants de la rue…

Les activités devront être présentées sous forme de jeux et, si possible, comporter un volet
en équipes. Autant que possible, on en fera l’évaluation avec les enfants. Dans le programme
annuel de l’unité, on prévoira deux ou trois petits services communautaires et deux ou trois
activités d’éducation au développement.
Des exemples Services communautaires. Décoration d’un local (une salle communautaire par
exemple), nettoyage d’un terrain ou d’un petit cours d’eau, plantation d’arbres, visite de
personnes âgées ou d’enfants handicapés, collecte pour les démunis du quartier ou de la
parution Éducation au développement. Films d’animation sur le racisme, la faim, jeux de
sensibilisation, vente de cartes de vœux de l’Unicef…
 9-11 ans L’effort d’engagement communautaire portera surtout sur des activités de service
communautaire dans le milieu immédiat (paroisse, école, quartier) et sur des activités
d’éducation au développement en mettant l’accent sur la sensibilisation des jeunes à certains
aspects du sous- développement : racisme, faim, enfants de la rue…

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Séminaire Régional Obala 2024

Il ne faut cependant pas s’attendre à ce que les jeunes choisissent spontanément de telles
activités; l’équipe d’animation devra probablement faire des suggestions et assurer une bonne
partie de la préparation. Pour susciter une participation enthousiaste, il faudra en outre mettre
l’accent sur des aspects qui correspondent aux intérêts des jeunes et qui se présentent d’une
manière dynamique : jeux, esprit de fête, rencontres, etc. Dans le programme annuel de
l’unité, on prévoira deux ou trois services communautaires et deux ou trois activités
d’éducation au développement.
Des exemples : Services communautaires. Aide pour la préparation d’une fête paroissiale,
visite de personnes âgées ou d’enfants handicapés et animation (cadeaux, spectacles,
goûté…), nettoyage d’un terrain ou d’un petit cours d’eau, collecte ou vente au profit de
personnes démunies, plantation d’arbres, embellissement d’un local ou d’un site en plein air.
Éducation au développement. Films d’animation ou documentaires conçus pour les jeunes,
rencontre avec un missionnaire ou un coopérant, rencontres de jeunes de culture ou d’origine
ethnique différente, jeux de sensibilisation sur les inégalités, l’injustice, la faim, le racisme,
parrainage d’un missionnaire, jumelage avec une unité d’un pays en développement, vente
de cartes de vœux de l’Unicef, participation à un rallye ou à une marche pour le Tiers-Monde…

 11-14 ans L’effort d’engagement communautaire portera sur la connaissance du milieu


immédiat (paroisse, école, quartier), sur des activités de service communautaire dans ce
milieu et sur des activités d’éducation au développement en mettant l’accent sur la
sensibilisation des jeunes à certains aspects du sous-développement: racisme, faim, enfants
de la rue…
À la préadolescence, le jeune est en mesure de prendre conscience de ce qu’est un besoin
sur le plan social. Quand il était plus jeune, on lui proposait de faire tel ou tel service en lui
disant que c’était important ou nécessaire, que c’était bien. Or, le voici maintenant capable de
découvrir par lui-même certains besoins dans son propre milieu.
C’est pourquoi tout effort d’engagement communautaire chez les 11-14 ans commencera par
la connaissance du milieu. Ainsi les jeunes pourront-ils mieux comprendre le bien-fondé de
l’engagement communautaire scout : ils pourront peut-être proposer eux-mêmes des activités
de service en fonction des besoins qu’ils auront perçus. Les activités de service proprement
dites devront naturellement être attrayantes pour les jeunes et leur réalisation, réellement à
leur portée. Pour renforcer l’attrait, pourquoi pas une fête partagée entre les jeunes et les
bénéficiaires du service? On n’oubliera pas non plus l’évaluation, indispensable pour savoir si
les jeunes ont su intégrer un réel esprit d’entraide à leur action et L’éducation au
développement est une autre dimension de l’engagement communautaire à la portée des 11-
14 ans. Plusieurs jeux de sensibilisation ont été conçus par divers organismes de coopération
internationale (Unicef, Oxfam, Croix-Rouge, Organisation mondiale du Mouvement scout
notamment) à l’intention des jeunes. Les jeunes peuvent par ailleurs développer un intérêt
particulier pour le scoutisme des pays en développement en collectionnant des insignes, des
timbres scouts, en participant au Jamboree sur-les-ondes/Jamboree-sur-Internet, en
correspondant avec des scouts étrangers… Enfin, les 11-14 ans peuvent participer à des
collectes de fonds en faveur de personnes qui se trouvent dans des pays pauvres, mais il
importe que les objectifs de la collecte soient concrets et bien compris des jeunes. Le
programme annuel de l’unité devrait prévoir une ou deux activités de connaissance du milieu,

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deux ou trois services communautaires et deux ou trois activités d’éducation au


développement. Au cours de son passage à la troupe, chaque jeune devrait vivre au moins
une grande activité d’engagement communautaire.
Exemples : Connaissance du milieu. Enquête sociale, enquête technique, rallye
urbain…Services communautaires. Participation-service à une fête paroissiale, animation dans
une résidence de personnes âgées, distribution d’information pour le compte d’un organisme
de bienfaisance, nettoyage d’un terrain, plantation d’arbres…

Éducation au développement. Jeux de sensibilisation, jumelage avec une troupe d’un pays
étranger, participation au Jamboree-sur les-ondes/Jamboree-sur-Internet, rencontre avec un
missionnaire ou un coopérant, rencontres de jeunes de culture ou d’origine ethnique
différente, parrainage d’un missionnaire, vente de cartes de vœux de l’Unicef, participation à
un rallye ou à une marche pour le Tiers-Monde…
 14-17 ans Avec l’adolescence, le champ des possibilités d’engagement communautaire
s’élargit considérablement. Non seulement des jeunes de 14 à 17 ans peuvent-ils rendre des
services réellement utiles à leur entourage, ils peuvent aussi voyager presque partout à
travers le monde, participer à des chantiers régionaux, nationaux et internationaux et même
contribuer à ce qu’on appelle le véritable développement communautaire. Plus que dans les
groupes d'âge plus jeunes, l’initiative doit provenir des jeunes eux-mêmes. Cela suppose une
certaine ouverture aux besoins de la communauté et une volonté d’agir. Le leadership des
pionniers et pionnières plus âgés joue sur ce plan un rôle incontestable. Chaque jeune devrait
vivre au moins une fois au cours de son passage dans la branche une activité d’engagement
communautaire de grande envergure.
Exemples : Services communautaires. Participation-service à une fête paroissiale, organisation
d’une fête dans un centre d’accueil pour jeunes ou pour personnes âgées, nettoyage d’un
terrain public, collecte de fonds au profit d’un organisme de bienfaisance, participation à une
campagne de prévention, distribution de paniers de Noël, service bénévole dans une fête
populaire réparation et don de jouets, aménagement d’un sentier écologique dans une base
de plein air, construction d’une piste d’hébertisme, organisation d’une kermesse pour enfants
défavorisés…
Développement communautaire. Participation continue (au moins un an), au sein d’une
communauté donnée (quartier, village), à un projet destiné à améliorer les conditions de vie
des gens et pris en charge par les gens eux-mêmes. On peut penser à la mise sur pied d’une
maison de jeunes, à l’aménagement d’un terrain de jeux, au fonctionnement d’un comptoir
permanent de redistribution de nourriture…
Éducation au développement. Participation à un jamboree mondial, correspondance avec des
scouts de pays en développement, participation au Jamboree-sur-les ondes/Jamboree-sur
Internet, rencontre avec un missionnaire ou un coopérant, rencontres de jeunes de culture
ou d’origine ethnique différente, parrainage d’un missionnaire, vente de cartes de vœux de
l’Unicef, participation à un rallye ou à une marche pour le Tiers Monde, voyage dans un pays
du Tiers Monde ou accueil de scouts étrangers venus de pays défavorisés…
Coopération au développement. Participation à un chantier international, petits services dans
un pays du Tiers Monde, parrainage financier d’un petit projet dans un pays du Tiers Monde…
 17-21 ans Chez les Scouts-Aînés, l’engagement communautaire devient une raison d’être
permanente.

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Séminaire Régional Obala 2024

Les exemples donnés pour les 14-17 ans pourraient presque tous être repris ici, mais chez
les Scouts-Aînés, l’engagement communautaire est une préoccupation continue plutôt qu’un
projet occasionnel comme c’est le cas souvent chez les pionniers. De plus, les Scouts-Aînés
doivent développer des compétences pour rendre leur action plus efficace.
Ainsi l’engagement communautaire scout peut-il devenir, à cette branche, plus qu’une
succession de projets plus ou moins ponctuels; c’est un véritable esprit, la concrétisation d’un
idéal qui n’est autre que celui que B.-P. A formulé à maintes reprises: travailler à bâtir
un monde meilleur. Le manuel des Scouts-Aînés est d'ailleurs intitulé Servir, tout comme leur
devise. On y trouve un chapitre de 24 pages (le chapitre5), consacré au service
communautaire. Le modèle de déroulement proposé privilégie le partenariat dans la
communauté. Les carrefours peuvent obtenir le badge Oméga, décoration nationale
reconnaissant la réalisation d'un service communautaire remarquable.

4. Comment intégrer une activité d’engagement communautaire dans le


programme jeunes

On peut s’interroger sur la compatibilité entre les activités d’engagement communautaire et


le scoutisme. Bien sûr, nous souhaiterions tous que nos jeunes soient plus serviables, plus
utiles dans leur communauté, plus ouverts aux autres… mais il ne faut pas perdre de vue les
principes et les moyens de l’éducation scoute. En quoi l’engagement communautaire peut-il
être authentiquement scout?
Pourquoi une telle réflexion? On peut facilement donner des exemples d’activités
d’engagement communautaire qui démontrent que :
• les jeunes ne sont pas très intéressés,
• ils sentent qu’on leur impose de telles activités
• il n’y a pas beaucoup de suivi pour de telles activités,
• les activités choisies ne sont pas vraiment très utiles,
• la communauté n’aime pas trop faire appel aux scouts.
Si ces situations se produisent, c’est que les activités d’engagement communautaire ne sont
pas véritablement intégrées dans le programme.

Comment faire alors ?


Voici les questions qu’une équipe d’animation devrait se poser au moment d’envisager un
projet d’activité d’engagement communautaire:
a. Qu’est-ce que l’activité va apporter au développement de chaque scout?
• Qu’apprendra-t-il sur lui-même?
• Que peut-il découvrir sur sa communauté?
• L’activité contribuera-t-elle à le faire cheminer vers un ou plusieurs objectifs du scoutisme?
Lequel ou lesquels?
b. Qu’est-ce que l’activité va apporter à la communauté?
c. L’activité sera-t-elle réalisée conformément à la méthode scoute?
Rappelons ici quelques caractéristiques à mettre en relief: action (les jeunes seront-ils
vraiment actifs?), équipe (les jeunes auront-ils quelque chose à faire en équipe?), pédagogie
du projet (le VCPRÉF), jeu (surtout pour les moins de 14 ans). En outre, il faut que l’activité

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Séminaire Régional Obala 2024

soit au niveau des jeunes et ne requière pas des compétences qu’ils n’ont pas. Il est important
que l'équipe d'animation soit elle-même intéressée et stimulée par le projet.

5. Pour réaliser un bon projet scout de service communautaire


Qu’est-ce qu’un bon projet ?
Les caractéristiques d’un bon projet sont les suivantes:
a) La motivation des participants, soit parce que c’est leur propre projet, soit parce qu’ils ont
pu communiquer leur enthousiasme aux adultes.
b) Pas d’obstacle sérieux sur le plan économique ou financier (attention aux projets trop
coûteux) ni sur le plan social (accord de la communauté dans son ensemble, éviter les risques
de critique de la part d’un groupe social ou d’un autre…).
c) Un projet dont les étapes pourront être respectées et les buts réalisés grâce à:
- une bonne préparation,
- un entraînement spécial des participants,
- une bonne coopération avec d’autres organisations.
d) Un projet qui fait appel aux aptitudes des participants et qui en favorisera même de
nouvelles.
e) Un projet où les jeunes seront totalement impliqués du début à la fin.
f) Un projet où le rôle de chacun est clairement défini et compris.
g) Un projet qui répond à un réel besoin.
h) Un projet qui permet un maximum d’échanges entre les jeunes et la communauté qu’ils
aident.
i) Un projet qui peut être poursuivi grâce aux moyens du Mouvement ou à ceux de la
communauté elle-même.
Des erreurs à éviter
a) Les projets qui paraissent bons mais qui ne correspondent pas aux intérêts et aux besoins
des jeunes ou de la communauté.
b) Les projets décidés par des adultes sans que les jeunes y soient impliqués dès le début.
Les adultes essaient alors de mobiliser des jeunes qui ne sont pas motivés.
c) Les projets annoncés et lancés avec beaucoup d’enthousiasme mais qui ne sont pas
poursuivis; non seulement démobilisent-ils les participants mais ils risquent d’amener de la
mauvaise volonté dans la communauté.
d) Les projets dans lesquels la dépense d’énergie des jeunes est minime et réduite à des
tâches subordonnées.
e) Les projets dans lesquels les contacts ou les échanges avec la communauté sont réduits.

6. Grands axes d’engagement communautaire


Comme mouvement mondial, le scoutisme est engagé sur plusieurs fronts. Il agit d’ailleurs en
coopération avec plusieurs organismes internationaux gouvernementaux et non
gouvernementaux, et il invite régulièrement ses membres à participer à ses initiatives
internationales et à prendre des initiatives similaires sur les plans national et régional.
Mentionnons les champs d’intervention suivants : paix, environnement, droits des enfants,
santé, alphabétisation, handicapés, habitat, aide humanitaire en cas de catastrophe,
coopération internationale et aide au développement. Comme scouts qui souscrivons aux
idéaux du scoutisme, nous avons le devoir non seulement de connaître ce que fait le

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Séminaire Régional Obala 2024

mouvement auquel nous appartenons mais aussi d’agir et de faire agir nos jeunes dans les
différents axes d’engagement communautaire proposés.
Voici maintenant, un peu plus en détail, quelques-uns de ces champs d’intervention. Ce sont
des domaines dans lesquels le scoutisme d’ici est invité à agir, même s’il n’y a pas de
programme national précis ou si un secteur n’apparaît pas comme une priorité. En passant
ces champs d’intervention en revue, on peut mesurer la portée réelle de l’engagement
communautaire du Mouvement scout à tous les niveaux de sa structure.
L’engagement de l’Organisation mondiale du Mouvement scout: promouvoir la paix dans le
monde, favoriser l’éducation à la paix.
ACTIONS: organisation de jamborees mondiaux et de moots mondiaux, du Jamboree-sur les
ondes/ Jamboree-sur-Internet, publication de documents d’éducation à la paix…
L’engagement des groupes et des unités: activités d’éducation à la paix (jeux, règlement de
conflits internes), activités symboliques (marche, chaîne d’amitié
interculturelle)…L’environnement
L’engagement de l’Organisation mondiale du Mouvement scout: promouvoir la protection de
l’environnement et l’utilisation judicieuse des ressources, favoriser l’éducation à
l’environnement.
ACTIONS: Brevet mondial de protection de la nature, publication de nombreux documents
d’éducation à l’environnement, collaboration avec le Programme des Nations Unies pour
l’environnement et avec le Fonds mondial pour la nature.
L’engagement des groupes et des unités : plantation d’arbres, camping écologique, lutte au
gaspillage, réutilisation des ressources, expérimentation d’énergies douces, Brevet mondial de
protection de la nature, nettoyage de terrains ou de cours d’eau, campagnes de promotion de
la protection de l’environnement, adoption d’espèces menacées…
Les droits des enfants
L’engagement de l’Organisation mondiale du Mouvement scout : Promouvoir la Convention
des Nations Unies relative aux droits de l’enfant (adoptée le 20 novembre 1989), inviter les
associations scoutes nationales à faire de même dans leur pays et à favoriser la mise en œuvre
de la Convention.
ACTIONS: appui aux organismes qui ont conçu le projet de Convention et en assurent la
promotion, diffusion de la Convention auprès des associations scoutes nationales.
L’engagement des groupes et des unités : prendre connaissance de la Convention, favoriser
la discussion chez les jeunes en vue de leur faire prendre conscience de leurs droits par rapport
aux droits réels des enfants dans les pays ou les régions défavorisés.
La santé
L’engagement de l’Organisation mondiale du Mouvement scout: promouvoir l’amélioration de
la qualité de la vie des gens partout sur la planète par un meilleur accès à l’eau potable, à
l’hygiène et à des soins de santé. Favoriser la prévention.
ACTIONS: participation à de nombreux projets internationaux d’intervention et de prévention
en collaboration avec des organismes comme l’Unicef et la Croix-Rouge.
L’engagement des groupes et des unités : attention particulière à l’alimentation des jeunes,
prévention du sida et d’autres maladies transmissibles sexuellement (à partir du groupe d’âge
11-14 ans), préoccupation du tabagisme, de l’alcoolisme chez les jeunes et de la
consommation L’engagement de l’Organisation mondiale du Mouvement scout : Favoriser la
participation du plus grand nombre d’associations scoutes nationales à des projets d’entraide

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Séminaire Régional Obala 2024

internationale et de développement communautaire, canaliser des ressources humaines et


financières, promouvoir les échanges scouts entre pays favorisés et pays en développement,
organiser une formation spécifique aux fins de concrétiser les engagements précédents.
ACTIONS: Fonds Universel d’entraide scoute (Fonds U), séminaires internationaux de
formation pour le développement communautaire, collaboration avec des organismes
internationaux pour des chantiers internationaux et la réalisation de projets de développement
communautaire, Charte de Marrakech sur les relations scoutes internationales
(1994)…L’engagement des groupes et des unités : collectes de fonds pour des projets de
développement communautaire en pays du Tiers-Monde ou pour financer des projets de
développement du scoutisme dans des pays en développement, participation à des chantiers
internationaux ou à des activités d’aide communautaire en pays défavorisés, jumelage
international d’unités…
Partenariat : Beaucoup d'organisations visent des objectifs similaires d'aide au
développement.
Les associations scoutes doivent développer des relations avec les organisations non scoutes
et s'y associer pour conduire ou soutenir des projets. Entre elles, les associations scoutes
doivent se considérer comme des partenaires distincts et égaux.
Solidarité : Le fruit du partenariat entre associations scoutes doit renforcer la structure de
chacun des partenaires, afin que chacun puisse agir, dans son milieu, avec plus d'efficacité. Il
est à noter que le scoutisme des pays du Sud ou des pays en développement peut apporter
autant à notre scoutisme que celui-ci peut lui apporter.
Financement : Il faut que les projets d'aide prévoient des moyens de les maintenir ou de les
poursuivre après le retrait de l'association qui a contribué à son financement. La Charte de
Marrakech a été officiellement entérinée par la 34e Conférence mondiale du scoutisme qui a
eu lieu à Oslo en Norvège en juillet 1996.
PÉDAGOGIE
• Donner sa propre définition du « service » dans le scoutisme et comparer cette définition
aux concepts définis dans le présent module.
• Trouver des exemples pour illustrer les concepts de B.A., service communautaire et
éducation au développement.
• Choisir un groupe d'âge et donner des exemples de ce que peuvent faire les jeunes comme
services communautaires.
• Analyser un projet de service communautaire déjà réalisé dans le scoutisme en s'efforçant
d'en dégager les éléments qui en faisaient un « bon » projet et les erreurs qui ont peut-être
nui à sa réussite.
• Avec d'autres adultes du Mouvement, discuter de la place de l'engagement communautaire
dans les programmes d'activités? Faudrait-il qu'il y ait davantage de projets? Quelles sont les
difficultés (pédagogiques, matérielles, financières, communautaires) à surmonter pour
accroître la préoccupation des jeunes (et des adultes) pour l'engagement communautaire ?
• Prendre au moins deux axes d'engagement communautaire privilégiés par OMMS (paix,
environnement, droits des enfants, santé, coopération internationale) et imaginer un projet
local pour chacun de ces axes.

EVALUATION

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Séminaire Régional Obala 2024

• Décrivez en vos propres mots les avantages de l'engagement communautaire pour


l'application de la méthode scoute (au moins trois avantages).
• Illustrez ces avantages à l'aide de quelques exemples.
• Qu'est-ce que la B.A.Q?
• Quels sont les grands axes d'engagement communautaire privilégiés par l’Organisation
mondiale du Mouvement scout? Décrivez-les en quelques mots.
• Nommez une activité d'engagement communautaire possible pour chaque groupe d'âge
(cette activité doit être réalisable dans la communauté locale selon les besoins et ressources
de celle-ci).
• Qu'est-ce qu'un bon projet de service communautaire ?

SESSION : LES PRINCIPES FONDAMENTAUX DU SCOUTISME

Sujets Contenus Durée


1) La Mission du Scoutisme et les Buts du Scoutisme.
- Définir le Scoutisme.
- Expliquer les : But, Principes, Méthode scoute ;
-Donner la Mission du Scoutisme ;
Expliquer en quoi elle consiste, comment et quand elle a été formulée.

2) La Méthode scoute. - Expliquer brièvement les éléments


Constitutifs de la Méthode scoute :
La loi et la promesse
Le système de patrouille
L’action
Le cadre symbolique
La progression personnelle
La nature
L’engagement communautaire

Introduction
Le terme « Principe Fondamentaux » se rapporte aux éléments de base sur lesquels réponse
le mouvement scout ; c’est-à-dire son but, ses principes et sa méthode en plus de sa définition.
Bien que le scoutisme les ait adoptés aux besoins de chaque société. Les principes
fondamentaux constituent les dénominateurs communs qui lient le mouvement dans le Monde
entier.
Ces éléments fondamentaux sont formulés au chapitre I de la Constitution de l’OMMS. Les
principes fondamentaux constituent l’essence du scoutisme.
La formulation actuelle des principes fondamentaux été adoptée par la 26e Conférence
mondiale du Scoutisme tenue à Montréal en 1977. Ajoutons que la 35e Conférence mondiale,
qui a eu lieu à Durban en Afrique du Sud en 1999, a adopté une déclaration de mission du
scoutisme qui s’inspire des principes fondamentaux.

Définition du scoutisme

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Séminaire Régional Obala 2024

Le Mouvement Scout est un mouvement éducatif pour les jeunes, fondé sur le volontariat ;
c'est un mouvement à caractère non politique, ouvert à tous sans distinction d'origine, de
race, de genre, ni de croyance, conformément aux but, principes et méthode tels qu'ils ont
été conçus par le Fondateur et formulés ci-dessous. (Article 1.1 de la Constitution mondiale).
Examinons cette définition en détail : Un mouvement… ce mot évoque un ensemble
dynamique ainsi qu’une série d’activités organisées visant un objectif. Un mouvement implique
un objectif à atteindre et une certaine organisation permettant d’y parvenir.
Pour les jeunes… sans jeunes, il ne saurait y avoir de scoutisme. La méthode scoute a été
conçue pour des jeunes, conseillés par les adultes. En ce sens, il est normal et souhaitable
que le nombre de jeunes dans une association scoute soit plus élevé que celui des adultes…
il est à noter que l’organisation mondiale n’a défini aucune règle stricte en ce qui concerne les
tranches d’âge (ou branches) : il existe bien des tendances générales, mais chaque
organisation scoute nationale détermine les tranches d’âge qu’elle croit les plus appropriées
pour l’application de programmes.
Fondée sur le volontariat, l’adhésion au mouvement scout, tant des adultes que des jeunes
est volontaire. C’est-à-dire sans contrainte ni obligation. Il n’y a pas de scoutisme obligatoire.
Il faut en particulier se montrer vigilant quand, des parents tiennent à tout prix à ce que leur
enfant fasse partie du mouvement.
A caractère non politique, le scoutisme est non politique dans le sens qu’il n’est pas impliqué
dans la lutte du pouvoir qui constitue le point central en politique et qui, normalement, est
reflétée dans le système des partis politiques. Le caractère non politique est une condition
requise par la constitution mondiale pour toutes les associations nationales.
Cette condition ne signifie toutefois pas que le scoutisme doit s’isoler des réalités politiques ;
le scoutisme vise en effet à, aider les jeunes à devenir des citoyens responsables et cette
éducation civique ne peut s’effectuer sans une prise de conscience des réalités politiques au
sein d’un pays. Par ailleurs, le scoutisme est fondé sur des principes qui influent sur le choix
politiques des membres du mouvement.
Ouvert à tous sans distinction d’origine, de race ni de croyance… Le mouvement scout n’exerce
aucune discrimination de classe sociale (c’est le sens du mot « origine ») et ne saurait donc
être réservé à une classe privilégiée ou nantis ; il n’exerce non plus aucune discrimination
raciale ou ethnique et il est ouvert à tous quelle que soit leur religion. (Mais « le devoir envers
Dieu ou la religion est fondamental dans la philosophie et les intentions du mouvement scout
»). Conformément aux but, principes et méthode tels qu’ils ont été conçus par le Fondateur…
Le but, les principes et la méthode sont présentés ci-dessous ; retenons ici la référence au
fondateur Baden-Powell, qui témoigne de la fidélité à l’esprit qui a guidé toute son œuvre.

Le But du scoutisme
« Le mouvement scout a pour but de contribuer au développement des jeunes en les aidant
à réaliser pleinement leurs possibilités physique, intellectuelles, sociales, morales et spirituelles
en tant que personnes, que citoyens responsables et que membres des communautés locales,
nationales et internationales. » (Article 1.2 de la constitution mondiale) :
Contribuer au développement des jeunes… Contribuer signifie que le scoutisme n’est pas le
seul agent éducatif et qu’il agit en complément des autres, principalement la famille et l’école.
En les aidants à réaliser pleinement leurs possibilités… Le scoutisme doit favoriser le
développement harmonieux de toutes les possibilités de chaque jeune. Les dimensions

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Séminaire Régional Obala 2024

mentionnées en suite ne peuvent être développées indépendamment l’une de l’autre. Le


processus du développement d’une personne constitue un tout par définition.
En tant que personne et citoyens responsables… Le scoutisme attache une grande importance
à la personne en tant qu’individu dans sa globalité, mais aussi en tant que citoyen ; c’est-à-
dire membre d’une communauté civile au sein de laquelle il est appelé à assumer des
responsabilités. C’est pourquoi on peut dire que le scoutisme comprend une dimension
essentielle d’éducation à la responsabilité sociale.
Membres des communautés locales, nationales et internationales… Une personne est en tout
premier lieu, un individu. Cet individu est intégré dans sa communauté locale, qui fait elle-
même partie intégrante d’une structure politique plus grande englobée dans un tout qui est
l’Etat souverain ou le pays. Ce dernier est à son tour un membre de la communauté
internationale.
Un citoyen responsable doit être conscient de ses droits et obligations par rapport aux diverses
communautés auxquelles il appartient. Ainsi, la portée du scoutisme est locale à prime à bord,
mais cette portée est également nationale et internationale. Le scout est citoyen du monde,
il appartient à un réseau international de solidarité. Prises ensemble, les activités et les
initiatives du scoutisme ont un retentissement universel.

Les principes du scoutisme


Le mouvement scout est fondé sur les principes suivants ;
 Devoir envers Dieu : L’adhésion à des principes spirituels, la fidélité à la religion qui les
exprime et l’acceptation des devoirs qui en découlent. Ce principe est relié à l’objectif de
développement des possibilités spirituelles du jeune. Un jour on demanda à BP où entrain la
religion dans le scoutisme et le guidisme ; le fondateur du Mouvement répondit : « Elle n’y
entre pas du tout, elle est déjà là. C’est un des facteurs fondamentaux à la base du scoutisme
et du guidisme » (Allocution à la conférence mixte des commissaires, Hig Leigh 1926). Baden
Powell attachait donc une grande importance à la religion, comme en font foi ces trois autres
extraits de son œuvre : « une organisation comme la nôtre manquerait son but si elle ne
donnait à ses membres une connaissance de la religion. Mais en général on se trompe sur
la manière de faire. Si l’on traitait davantage la religion comme faisant partie de la vie
quotidienne, elle n’y perdrait rien de sa dignité et elle n’y gagnerait sur l’emprise des
hommes. »
 Devoirs envers Autrui : la loyauté envers son pays dans la perspective de la promotion de la
paix, de la compréhension et de la coopération sur le plan local, national et international. La
participation au développement de la société dans le respect de la dignité de l’homme et de
l’intégrité de la nature. La dignité humaine, la paix, l’intégrité de la nature sont les trois
termes témoignent de l’orientation humaine du Mouvement scout.
 Devoirs envers Soi-même : La responsabilité de son propre développement.

Mission du scoutisme
La mission du scoutisme, et plus particulièrement les conditions de sa réalisation, est en fait
la transcription « des éléments fondamentaux du scoutisme », en termes concrets permettant
au mouvement de mieux situer son rôle et sa fonction dans le monde d’aujourd’hui pour
apporter une réponse plus satisfaisante aux besoins et aspirations des jeunes. La déclaration
de mission devrait donner à tous un sens plus aigu de direction et d’engagement et renforcer

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Séminaire Régional Obala 2024

le sentiment d’unité, la mobilisation et la motivation. Lors de la conférence mondiale de


l’Afrique du Sud à Durban en 1999, les responsables des organisations scoutes nationales ont
revu la mission du scoutisme et l’ont exprimée comme suit :
« Le scoutisme a pour mission en partant des valeurs énoncées dans la promesse et la loi
scoute de contribuer à l’éducation des jeunes et à la construction d’un monde meilleur peuplé
de personnes épanouis prêtes à jouer un rôle constructif dans la société ». Pour y parvenir :
 Il propose aux jeunes d’entrer, tout au long de leurs années de formation, dans un processus
d’éducation non-formelle ;
 Il utilise une méthode originale selon laquelle chacun est le principal artisan de son propre
développement pour devenir une personne autonome, solidaire, responsable et engagée ;
 Il les aide à développer un système de valeurs bas sur les principes spirituels, sociaux et
personnel exprimés dans la promesse et dans la loi. Décortiquons l’énoncer ci-haut cité :

a) Le scoutisme a pour mission…


La déclaration de la mission du scoutisme s’appuie sur les principes fondamentaux du
mouvement (définition, but, principes et méthode) énoncés dans la constitution de l’OMMS ;
la mission, et plus particulièrement les conditions de sa réalisation, est en fait la transcription
de ces concepts abstrait et intemporels en termes concrets permettant au mouvement de
mieux situer son rôle et sa fonction dans le monde d’aujourd’hui pour apporter une réponse
plus satisfaisante aux besoins et aspirations des jeunes. La déclaration de mission devrait
donner à tous un sens plus aigu de direction et d’engagement et renforcer le sentiment d’unité,
la mobilisation et la motivation.

b) En partant des valeurs énoncées dans la promesse et la loi scoute…


Le scoutisme est fondé sur un système de valeurs. Ceci est très clair dans les principes du
mouvement, sous la forme des trois « devoirs » : devoirs envers Dieu, devoirs envers les
autres et devoir envers soi-même. Pour les jeunes, la loi et la promesse sont l’expression
même du scoutisme et la pierre angulaire de la méthode scoute : il s’agit d’un engagement
pris par chacun de son plein gré (la promesse scoute), engagement à faire de son mieux pour
se conformer à un code de conduite (la loi scoute).

c) De contribuer à l’éducation des jeunes…


L’éducation est un processus jamais achevé qui dure la vie entière. Elle contribue au
développement de ce qu’une personne porte en elle tout au long de sa vie. Le scoutisme
apporte sa contribution à l’éducation des jeunes en proposant aux jeunes un programme
structuré attrayant. Selon la méthode scoute, chacun devient l’acteur principal de son propre
développement. L’éducation non formelle ainsi proposée vient compléter ce qui se fait à l’école
(éducation formelle) ou dans la famille, avec les amis ou à travers les moyens de
communication de masse (éducation informelle). Toutes fois, elle ne saurait en aucun cas
remplacer ces agents d’éducation ni se substituer à eux.

d) Afin de participer à la construction d’un monde meilleur...


Le scoutisme est né du désir de son Fondateur, Lord Baden-Powell, d’améliorer la société.
Selon lui ceci ne pouvait être fait qu’à travers l’amélioration des membres de cette société.
Pour lui la plus grande force d’une nation « c’est le caractère de ses citoyens ». De ce fait, le

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Séminaire Régional Obala 2024

but du scoutisme contribuer au développement des jeunes doit être placé dans un contexte
plus large : contribuer à la construction d’un monde meilleur par l’éducation des jeunes.

e) Peuplé de personne épanouies…


Selon les termes mêmes de BP, il s’agit là du « citoyen heureux, actif et utile, la personne de
caractère », c’est-à-dire de quelqu’un qui sache faire de choix personnels, prendre ses propres
décisions, mener sa vie quelqu’un qui sache se préoccuper des autres et en apporter la preuve
dans ses actes, quelqu’un capable d’assurer les conséquences de ses décisions, de tenir ses
engagements et d’aller jusqu’au bout de ce qu’il/elle entreprend, capable de vivre selon un
système de valeurs et de s’engager pour une cause ou un idéal qu’il/elle juge important.

f) Prêtes à jouer un rôle constructif dans la société…


Le sens d’autrui, le souci des autres font partie de l’éducation au même titre que le sentiment
d’appartenir à une communauté, de faire partie de son histoire et de son évolution.
Pour cela, il faut apprendre à vivre avec les autres et accepter de s’engager dans la
communauté au niveau local, national ou monde meilleur dans lequel chacun(e) apporte sa
contribution et participe à son devenir. C’est BP qui avait dit : « faites-en sorte de laisser ce
monde meilleur que vous ne l’avez trouvé ».

Méthode scoute
La méthode scoute est un système essentiel pour la réalisation de la proposition éducative du
mouvement scout. Elle est définie comme un système d'auto-éducation progressive. C'est une
méthode fondée sur l'interaction d'éléments d'égale importance fonctionnant comme un
système cohérent, et dont la mise en œuvre, d'une manière combinée et équilibrée, donne
au Scoutisme son caractère unique. Ses 8 merveilles sont:
1. La Promesse et la Loi scoutes : un engagement personnel volontaire sur un ensemble
de valeurs partagées, qui est la base de tout ce qu'un scout fait et souhaite être. La Promesse
et la Loi sont au centre de la méthode scoute ;

2. L'apprentissage par l'action : l'utilisation d'actions concrètes (expériences de vie réelles)


et de réflexion(s) pour faciliter l'apprentissage et le développement continus ;

3. La progression personnelle : un parcours d'apprentissage progressif fondé sur la


motivation personnelle et le défi qu'un individu se donne à lui-même pour se développer
continuellement, à travers une grande variété d'opportunités éducatives,

4. Le système des équipes : l'utilisation de petites équipes comme moyen de participer à


un apprentissage collaboratif, dans le but de développer un travail d'équipe efficace, des
compétences interpersonnelles, 2 l'aptitude au leadership et la construction d'un sentiment de
responsabilité et d'appartenance,

5. Le soutien adulte : les adultes jouent un rôle de facilitation et de soutien vis-à-vis des
jeunes pour créer des opportunités d'apprentissage, et pour transformer ces opportunités en
expériences significatives à travers une culture de partenariat.

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Séminaire Régional Obala 2024

6. Le cadre symbolique : une structure unificatrice de thèmes et de symboles pour faciliter


l'apprentissage et le développement d'une identité spécifique en tant que scout,

7. La nature : des opportunités d'apprentissage en plein air qui favorisent une meilleure
compréhension et une meilleure relation à - l'environnement au sens large

8. L'engagement dans la communauté : une découverte active des communautés et du


vaste monde en vue d'un engagement favorisant une meilleure reconnaissance et
compréhension entre les personnes. Le terme « communauté » désigne une unité sociale
dont les membres partagent quelque chose en commun. La communauté d'un scout comprend
les personnes au sein du Scoutisme (par exemple, au niveau de l'Unité, du District, de la
Province, de la Nation) ou à l'extérieur du Scoutisme (par exemple, la famille, l'école et la
nation) et peut être de nature locale ou internationale. L'accent mis sur l'engagement dans la
communauté souligne :
 Les valeurs et les principes partagés du Scoutisme. L'application de la méthode scoute se
produit principalement dans le contexte de la communauté locale, mais elle devient un
moyen important pour sensibiliser les gens aux défis et initiatives au niveau mondial, ainsi
que pour les amener à rejoindre des actions et à assimiler / développer des valeurs partagées
au niveau mondial.
 L'influence de la communauté et des sociétés où les Scouts vivent sur leur processus de
développement personnel. Les activités et le cycle d'action et de réflexion qu'elles induisent
permettent aux jeunes de développer une compréhension plus profonde d'eux-mêmes tout
en apportant une contribution significative aux objectifs généraux de la communauté dans
laquelle ils vivent.
L'engagement dans la communauté permet également aux scouts de vivre des expériences
et de travailler avec des personnes de différentes origines.
 Aux scouts de vivre des expériences et de travailler avec des personnes de différentes
origines. Par conséquent, travailler avec et au sein de la communauté permet aux Scouts
d'accroître leur compréhension interculturelle, d'apprécier les problèmes intergénérationnels
qui entrent en jeu et de s'impliquer davantage dans d'autres domaines de leur vie au sein
de la communauté.
 Toutes les opportunités éducatives dans lesquelles un scout s'engage doivent donc mettre
en valeur les liens possibles avec le service de la communauté. Quand un Scout apprend un
nouveau nœud comme le nœud de chaise, il doit découvrir son utilisation possible pour
sauver une vie. Même lorsqu'un scout expérimente une opportunité éducative qui peut
sembler seulement avoir une utilité individuelle (par exemple, une activité sportive), il faut
réfléchir à la manière dont elle pourrait bénéficier à la communauté (par exemple, un scout
en forme et en bonne santé peut mieux servir la communauté).
 L'engagement dans la communauté favorise une plus grande cohésion et rassemble chaque
membre de la communauté autour du but commun d'améliorer la communauté. Il révèle à
plus de personnes les valeurs et le but du Scoutisme et les mobilise pour soutenir la cause
du Scoutisme. Créer un monde meilleur est un parcours que les Scouts ne peuvent pas
entreprendre tout seul sans impliquer la communauté. Ce doit être un effort collectif quelle
que soit l'ampleur de l'apprentissage dans lequel les Scouts s'engagent. Le service ne doit
pas seulement être perçu comme « faire quelque chose pour les autres », mais à travers

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Séminaire Régional Obala 2024

l'engagement, cela implique certainement de « faire quelque chose avec les autres ».
L'élément méthodologique de l'engagement dans la communauté consiste à aider les Scouts
à créer un monde meilleur. L'accent est mis sur une citoyenneté active et sur la
responsabilité, qui est celle de chaque scout, de découvrir le rôle qu'il peut jouer dans la
communauté.

SESSION : PRESENTATION DE L’ORGANISATION ET LA STRUCTURE AU


MOUVEMENT

Sujets Contenus Durée


1) L’organisation Mondiale du Mouvement Scout (OMMS)
- Présenter l’organisation et la structure au niveau mondial et au niveau régional (Zone
Afrique)
2) La Structure de l'OSN
1. PRESENTATION DE L’ORGANISATION ET LA STRUCTURE AU NIVEAU MONDIAL ET AU
NIVEAU REGIONAL (ZONE AFRIQUE)
L’Organisation Mondiale du Mouvement Scout

Présentation générale
L’Organisation mondiale du Mouvement scout (OMMS) est une organisation indépendante,
non politique et non gouvernementale. Elle assure la promotion, l’unité et la compréhension
du but et des principes du scoutisme en préservant le caractère qui lui est propre. Elle facilite
l’expansion et le développement du Mouvement à l’échelle mondiale
Principales responsabilités
Les responsabilités et modes de fonctionnement de l’Organisation mondiale du Mouvement
scout sont définis dans la Constitution et le règlement additionnel de cette organisation. On
peut résumer ces responsabilités de la façon suivante:
• Promouvoir le Mouvement scout partout dans le monde,
• Déterminer les politiques d’ensemble et les normes du Mouvement et s’assurer de leur
application,
• Admettre les organisations scoutes nationales,
• Conseiller et aider les organisations membres,
• Sauvegarder les intérêts du Mouvement;
• Encourager l’esprit de fraternité mondiale, la coopération et l’assistance mutuelle entre les
organisations scoutes.

Principes d’organisation
Les modes de fonctionnement de l’Organisation mondiale du Mouvement scout sont établis
de façon à fournir les services en relation avec sa mission première. Ils tiennent compte de
contraintes multiples liées à la diversité de ses membres et de leur culture, à l’étendue de la
planète et à sa taille.
L’Organisation Mondiale du Mouvement scout est constituée des trois composantes suivantes:
• La Conférence mondiale du scoutisme,
• Le Comité mondial du scoutisme,

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Séminaire Régional Obala 2024

• Le Bureau mondial du scoutisme.


Par ailleurs, des organisations scoutes régionales regroupent les organisations nationales à
l’intérieur de zones géographiques définies par le Comité mondial. Les responsabilités et la
constitution de chacune de ces composantes sont définies dans la Constitution et le règlement
additionnel de l’OMMS.

La Conférence mondiale
La Conférence mondiale regroupe six délégués de chaque organisation scoute nationale tous
les trois ans. La Conférence mondiale est l’organe suprême qui détermine la politique
d’ensemble et les normes du Mouvement dans le monde et qui prend les mesures propres à
servir le but de l’OMMS.
Le Comité mondial
Le Comité mondial est l’organe exécutif de l’OMMS qui agit au nom de la Conférence mondiale
entre deux assemblées. Il promeut le Mouvement, met à exécution les décisions de la
Conférence, la représente au plan international et national, et aide les organisations membres.
Il recommande les admissions et nomme le Secrétaire général de l’Organisation Mondiale. Il
est composé de membres élus par la Conférence mondiale et d'autres membres qu’il nomme
dont le Secrétaire général, le trésorier et des membres honoraires.

Le Bureau mondial
Le Bureau mondial du scoutisme fait office de secrétariat de l’OMMS et assiste la Conférence
mondiale, le Comité mondial et les organes subsidiaires dans l’exercice de leurs fonctions. Le
Secrétaire général dirige ce Bureau et assure les relations nécessaires pour promouvoir et
sauvegarder les intérêts du Mouvement. Il est constitué de son siège international (à Kuala
Lumpur en Malaisie) et des bureaux régionaux.

Les régions
Les régions ont pour but d’assurer le développement du Mouvement scout sur leur territoire
et assurent la bonne exécution des décisions et directives énoncées par l’OMMS ayant trait à
la région. Elles conseillent les organisations membres. Elles sont constituées de comités
régionaux et de bureaux régionaux.
Il y a six régions: Afrique, Arabe, Asie-Pacifique, Eurasie, Europe, Interaméricaine.
La République Du Cameroun se trouve dans la région Afrique du scoutisme, qui comprend:
• la Conférence Africaine du scoutisme,
• le Comité Africain du scoutisme,
• les Bureaux Africains (Au Sénégal et En Afrique du Sud ou encore sous délégation du
scoutisme).

Le scoutisme dans le monde


La structure du scoutisme supporte en fait un mouvement vraiment universel, une véritable
force éducative à l'œuvre partout sur la planète. Qu'on en juge.
• Selon les statistiques, il y a plus de 25 millions de scouts dans le monde, jeunes et adultes,
garçons et filles, dans 216 pays et territoires.
• L’Organisation mondiale du Mouvement scout (OMMS) reconnaît des organisations scoutes
nationales dans 220 pays.

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Séminaire Régional Obala 2024

• Le scoutisme existe aussi dans 26 territoires, souvent comme branche d’outre-mer


d’organisations membres.
• Dans 34 autres pays, le scoutisme existe sous une forme plus ou moins développée, sans
être encore constitué en organisation scoute nationale membre de l’OMMS (au Mali, Congo
Brazza qui est en processus d’intégré l’OMMS parrainé par la FESCO et au Vietnam par
exemple).
• Il y a sept pays dans le monde où le scoutisme n’existe pas: l’Azerbaïdjan, la République
populaire de Chine, la République populaire démocratique de Corée, Cuba, le Laos, le
Myanmar et le Turkménistan. Il est carrément interdit dans certains d’entre eux, mais dans
d’autres il y a des contacts avec le Bureau mondial du Scoutisme.
• Notons enfin que l’OMMS entretient des relations officielles avec le Saint-Siège, notamment
à travers la Conférence internationale catholique du scoutisme
2) La Structure de l'OSN
Les organes de l’Association sont :
 L’Assemblée Générale (A.G) ;
 Le Conseil National du Scoutisme (C.N.S) ;
 Le Comité National Consultatif et de Discipline (C.N.C.D) ;
 Le Bureau Exécutif du Scoutisme (B.E.S);
 Le Forum National des Jeunes du Scoutisme du Cameroun ([Link]) ;
 Les Structures Déconcentrées (Régionales, districts et secteurs) ;
 Les Structures de Soutien.

SESSION : ADULTE DANS LE SCOUTISME


1.1. PREAMBULE
Dans le document intitulé « Vers une stratégie pour le scoutisme » adopté par la 31ème
Conférence Mondiale du Scoutisme à Melbourne (Australie, 1988), le Comité Mondial du
Scoutisme indiquait ce qui suit, nous citons :
 « De nombreuses associations parviennent difficilement à recruter des responsables
possédant les qualités requises, une formation préalable adéquate, un engagement
sérieux à la tâche, et le désir de développer les compétences et attitudes complémentaires
que leurs fonctions requièrent » ;
 « De nombreuses associations ont de la peine à offrir à leurs responsables une formation
adéquate. »
Ceci peut affecter l’organisation d’activités pour tous les niveaux de responsabilité ou la qualité
et la pertinence des activités de formation proposées ».
 « Beaucoup d’associations ne parviennent pas à contrôler la durée des mandats de leurs
responsables. Dans de nombreux cas, la rotation des responsables est trop rapide alors
que dans d’autres, certains responsables occupant des postes clés y demeurent trop
longtemps ».
En application de la Résolution 2/88 de la 31ème Conférence Mondiale du Scoutisme qui
recommande fermement que tous les niveaux de l’Organisation Mondiale suivent les
indications fournies dans ce document afin de permettre au Mouvement de continuer à grandir
et à offrir de meilleurs services pour le bénéfice des jeunes, le Comité Mondial à la Formation
a préparé un autre document intitulé « Adultes dans le Scoutisme ».

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Séminaire Régional Obala 2024

1.2. DEFINITIONS ET NOTIONS D’ADULTES DANS LE SCOUTISME


1.2.1. Le Scoutisme, un Mouvement de jeunesse
Le Scoutisme est un mouvement de jeunesse dans lequel les adultes accompagnent les jeunes
et leur apportent leur soutien.
Par jeune, nous entendons un garçon ou une fille, âgé de 6 à 21 ans qui adhère au Scoutisme
et qui progresse suivant un programme ; lequel sous-entend :
1. l’ensemble de ce qu’il fait dans le Scoutisme : les activités.
2. la manière dont il le fait : la Méthode scoute.
3. la raison pour laquelle il le fait : le But.
Les Jeunes membres et les jeunes responsables :
Les jeunes responsables sont des jeunes membres qui mettent en œuvre le Programme des
Jeunes en faveur d’autres jeunes membres ; qui soutiennent les autres adultes dans leur rôle
ou leur fonction ; ou qui participent au sein des structures organisationnelles.
Dans ce cas, « responsable » définit le rôle ou la fonction qu’ils exécutent au nom de
l’organisation.
Les chefs de clans (de la branche Rouge par exemple) ne relèvent pas de cette définition.
Cependant, s’ils ont un autre rôle ou fonction comme mentionné ci-dessus, ils pourraient
potentiellement être appelés « jeunes responsables ». On peut citer entre autres, comme
jeunes responsables, les jeunes conseillers, les jeunes membres des Commissions ou
Commissions Adhoc, …
D'autre part par adulte, nous entendons une personne arrivée au terme de sa croissance. Le
législateur le définit comme étant toute personne qui a l’âge fixé par la loi pour pouvoir jouir
du libre exercice de ses droits.
Mais alors, peut-on considérer dans le Scoutisme au niveau de notre OSN qu’un Navigateur
qui atteint l’âge de la majorité est un responsable adulte ? Bien sûr que non, car en plus de
la notion d’âge,
Il existe d’autres critères scouts qui permettent de clarifier ce concept, notamment :
 La position sociale de la personne ;
 Les connaissances, compétences et attitudes scoutes ;
 La fonction de responsabilité exercée en tant que responsable de jeunes ou responsable
d’adultes ;
 L’expérience acquise, la capacité de faire profiter cette expérience aux jeunes ainsi que la
faculté d’utiliser cette expérience pour appréhender certaines réalités et résoudre les
problèmes auxquels les jeunes sont confrontés.
Vu sous cet angle, le jeune qui joue encore au Scoutisme à la Compagnie comme au Clan ne
peut pas être considéré d’office comme un adulte dans le Scoutisme. On considère que ce
jeune-là est tout simplement en progression éducative.
1.2.2. Les Adultes et les Bénévoles dans le Scoutisme
Les adultes dans le Scoutisme sont généralement des personnes ayant dépassées l’âge majeur
; qui possèdent des compétences techniques, professionnelles ou spirituelles et qui assument
des responsabilités variées au sein du Mouvement.
Les Bénévoles dans le Scoutisme sont des personnes impliquées dans différentes activités
sans rémunération monétaire (bien que le remboursement des frais puisse être autorisé).
Cette participation est entièrement entreprise par le libre arbitre de l’individu. Cette implication
doit être motivée par l’intérêt de soutenir le Scoutisme pour réaliser sa Mission plutôt que

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Séminaire Régional Obala 2024

dans le propre intérêt du bénévole (bien que le bénévole peut aussi tirer profit de son
implication).

1.2.3. La Politique des Adultes dans le Scoutisme


La thématique « Adultes dans le Scoutisme » est une approche systématique pour aider les
adultes à améliorer l’efficacité, l’engagement et la motivation de leur qualité de responsables,
afin que de meilleurs programmes soient distribués par et pour les jeunes. Elle renforce
également l’efficacité et la productivité de l’organisation.
La politique des Adultes dans le Scoutisme vise à Augmenter, Gérer et Améliorer les adultes.
« Adultes dans le Scoutisme » est également un ensemble des dispositions et des orientations
relatives à la formation fonctionnelle et personnelle, et à la gestion permanente des
responsables adultes nécessaires à l’accomplissement de la Mission du Mouvement à tous les
niveaux de l’organisation scoute.

1.3. DEVELOPPEMENT PERSONNEL DES ADULTES


1.3.1. Le Scoutisme en tant que Mouvement éducatif des jeunes ne peut être géré avec
efficacité que si les adultes à tous les niveaux sont motivés ; et ce développement tient compte
de la personne en dehors de ses responsabilités scoutes, dans le souci de renforcer son image
de marque.
1.3.2. De tout temps, le Scoutisme a apporté beaucoup de soin à la formation des
responsables, mais cette formation le plus souvent n’a été considérée que sous son aspect
fonctionnel pendant la période de service. Or le développement personnel des responsables
adultes adopte une approche globale tout en étant spécifique dès le départ quant aux
compétences requises afin d’aider chaque responsable à « devenir ce qu’il doit être » et ainsi
à même de répondre de mieux en mieux aux besoins particuliers du Scoutisme (Réf. Manuel
International de Formation, section 200, rubrique 201/5).

1.3.3. L’Adulte qui accompagne le Jeune dans son éducation doit, en plus de ses tâches
fonctionnelles, se préoccuper de son propre développement. Ceci est totalement en accord
avec les Principes Fondamentaux du Scoutisme qui spécifient clairement que le Scoutisme est
également fondé sur le principe que l’homme devrait assumer une certaine responsabilité dans
le développement de ses propres capacités.
Bref, la progression de l’adulte dans le Scoutisme - scout un jour, « scout toujours » se définit
aussi comme étant son cheminement personnel en dehors du Mouvement.
Ce cheminement s’articule autour de deux plans, à savoir :
 Le plan des valeurs qui s’inspirent du But du Scoutisme et qui trouvent leur expression
notamment dans la loi scoute, la Promesse, les principes, les vertus, la devise et la prière.
 Le plan des compétences qui sont à la portée de tout scout adulte et qui l’aident à se faire
dans la vie une carrière utile, à servir la cause de Dieu et de la patrie, à servir la société en
toute circonstance et à s’occuper de son propre développement. Et le scoutisme doit l’aider
à s’y conformer.

SESSION : SCOUTISME ET COMMUNAUTE

Objectif global : connaitre et appliquer un modèle de planification dans le scoutisme

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Séminaire Régional Obala 2024

Objectif de la Session :
 Engager le mouvement dans la communauté Qui est la 8eme méthode scoute «
engagement communautaire »
Objectif éducatif:
 Opportunité éducatif, structure et principe de l’unité, vie en petit groupe. Une activité
communautaire doit être bénéfique à la communauté.
 Structure et principes de l’unité
 Opportunité éducative
 Vie en petit groupe
DEFINITION DES CONCEPTS :
 Scoutisme : est un mouvement d’encadrement et éducatif des jeunes fronder sur le
bénévolat sans discrimination d’aucune à caractère non politique.
 Communauté: c’est un groupement d’individu vivant dans un endroit.
 Action: une activité exercée pat Une communauté ou une société.
 Bonne action : est un service rendu par un jeune scout sans aucune récompense.
Pourquoi la bonne action chez les scouts ?
Elle est la toute première obligation d’un scout durant toute sa vie sur la terre dans la
communauté.
Des bonnes activités donnent une Bonne Image du mouvement à la communauté, la BAQ est
la forme principale de l’action ses Scouts dans la communauté.
Le B.A.Q doit être spontanée, gratuit et utile, dans l’engagement communautaire on a un
service communautaire et le développement communautaire ; on a l’action, la pédagogie du
projet. Tout activité à la Meute les jeux, à la troupe l’aventure, à la compagnie l‘apprentissage
et à la route le projet.
 Un bon projet doit être motivante, pas d’obstacle sur le plan social et économique,
bien préparé et coopératif avec les autres organisations.

SESSION : CYCLE DE VIE D'UN ADULTES DANS LE SCOUTISME

INTRODUCTION
Le Concept « Cycle de vie » est une approche holistique et systématique qui prend en
considération tous les aspects de la vie des adultes dans le Mouvement et qui consiste à faire
venir les adultes dont nous avons besoin et à les assister dans leur rôle ou fonction, les aidant
dans leur développement et dans leurs choix d’avenir.
Le Cycle de vie couvre toutes les étapes et tous les composants de la durée de vie d’un adulte
au sein du Mouvement.
Il se subdivise en trois grandes étapes suivantes :
 Le Recrutement
 La Performance
 La Décision pour l’avenir
Schéma du Cycle de vie des Adultes dans le Scoutismes

2.1. RECRUTEMENT
Pour remplir sa Mission, l’OSN doit disposer des adultes dont elle a besoin pour se développer
et fonctionner efficacement. L’OSN est tellement soucieuse de sa bonne gouvernance qu’elle

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Séminaire Régional Obala 2024

adopte une attitude positive en matière de recrutement de ses cadres. Elle se propose de
mettre en place des procédures de recrutement précises et d’entreprendre des activités de
recrutement des adultes pour chaque rôle ou fonction (recrutement ciblé et non ciblé).
Ce recrutement se fera sur base des fonctions spécifiques clairement identifiées à partir des
descriptions des postes et du profil idéal de la personne que l’on recherche.
Un effort particulier sera fait pour améliorer la diversité des adultes en mettant fortement
l’accent sur l’inclusion (pour ouvrir le Scoutisme à tous les secteurs de la société
camerounaise) conformément aux priorités de l’OMMS.
Ce recrutement, pour la SDC, comprendra désormais la procédure suivante :
 L’Evaluation des besoins
 L’Attractivité et la sélection des Adultes
 L’Intégration des Adultes recrutés
 L’Accord à l’amiable
 La Nomination
2.1.1. Evaluation des besoins
La gestion effective des adultes au sein de notre association exige une intégration de tous les
services et fonctions de nos adultes à l’intérieur d’un ensemble cohérent.
L’Animation, la formation et l’administration ne devraient pas être considérées comme des
éléments séparés que l’on doit traiter distinctement, mais comme des éléments cohérents et
complémentaires d’une même réalité et qu’on doit traiter comme un tout comparé à la
situation réelle de l’encadrement des jeunes. Ce qui mettrait le scoutisme à l’abri d’une
pléthore des cadres qui adhèrent au Mouvement sans aucune responsabilité précise.
L’estimation des besoins prend donc en compte :
 Les postes vacants,
 Les mutations, décès, les départs, transferts ou démissions
 La croissance des SDC à court et moyen terme (création des commissions ad hoc, des
Groupes de travail ...)
La gestion des adultes dans le Scoutisme se base sur une « approche par équipe » et, par
conséquent, l’OSN accordera une certaine souplesse en termes de recrutement. Partout où ils
peuvent intervenir, avec les jeunes au niveau de l’unité ou avec d’autres adultes, les adultes
travaillent en équipe et il ne faut pas s’attendre à ce qu’une seule personne possède
personnellement toutes les compétences requises.
Toutefois, cela doit être atteignable de manière collective auprès de toute l’équipe dans
laquelle les membres se complètent mutuellement.

2.1.2. Attractivité et sélection des adultes


Le recrutement doit se faire conformément à des fonctions spécifiques basées sur des
descriptions de rôles qui définissent clairement les tâches et les fonctions à exécuter au sein
d’une équipe spécifique d’adultes.
Si le Mouvement scout est ouvert à tous les jeunes sans distinction, l’OSN considère que ce
Mouvement n’est pas ouvert à tous les Adultes.
Veiller à ce que seuls les adultes appropriés soient recrutés dans SDC et que ceci soit donc
fonction essentielle du processus de recrutement des adultes.
La SDC prendra en compte quelques critères pour le recrutement de ses adultes :

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Séminaire Régional Obala 2024

 Entre 18 et 25 ans, c’est une étape de la vie marquée par une grande instabilité : les études,
la recherche d’un emploi, la fondation d’une famille etc… Tout cela préoccupe beaucoup
la personne. Nombreux d’entre ces personnes quittent le Mouvement lorsqu’elles fondent
un foyer ou commencent leur vie professionnelle. Nous pensons donc qu’il n’est pas
indiqué de recruter une personne de cette tranche d’âge qui, d’ailleurs, correspond à la
tranche d’âge du jeune à l’unité clan.
 le recrutement des personnes plus âgées ne peut être exclu et nous avons de nombreuses
preuves de leur apport et de leur efficacité au niveau de notre pays. Ces personnes qui
n’investissent pas toute leur énergie dans leur vie professionnelle, désirent également
utiliser leurs loisirs au service des autres et singulièrement des jeunes. Et lorsqu’elles s’y
mettent, elles rendent de loyaux services au scoutisme.
 Peut-on recruter des adultes qui n’ont jamais adhéré au Mouvement ? Bien sûr que oui. En
effet, en dehors des fonctions des responsables des jeunes qui nécessitent un bagage en
matière d’animation de la branche, les autres fonctions sont liées à l’expérience
professionnelle ou associative. On ne refusera pas la responsabilité des finances par
exemple à un expert-comptable pour la simple raison qu’il n’est pas scout. Au contraire,
l'Association saisira l’occasion pour l’aider à le devenir, et son expertise profiterait
beaucoup au scoutisme.
Pour la sélection des professionnels, elle s’effectuera de la manière suivante :
1. l’inventaire des fonctions à pourvoir ;
2. la description des tâches pour chaque fonction ainsi que le profil idéal de la personne
recherchée ;
3. la sélection des candidats par une commission composée d’un président, d’un secrétaire et
de trois membres ayant presque tous des connaissances et/ou compétences dans le domaine
faisant l’objet du recrutement. L’effectif des membres sera impair pour le partage facile des
voix ;
4. le test écrit et l’interview des candidats à la fonction ;
5. la délibération des résultats décidés par tous les membres de la commission à la majorité
simple des voix exprimées ;
6. la communication des résultats aux candidats ;
7. le choix de la personne recrutée.
NB : Remettez une description complète de poste aux candidats postulant pour qu’ils puissent
émettre d’avance leur avis sur leur compétence et/ou disponibilité par rapport aux exigences
de la fonction.
 Les critères de sélection ainsi que les résultats de délibération doivent être classés et gardés
aux archives pour des consultations futures.
 Aucun recrutement ne pourra être fait dans le cadre d’amitié, d’appartenance ethnique,
religieuse ou familiale.
Cas des bénévoles :
Leur sélection se fera soit en suivant le processus ci-haut décrit ; soit en ciblant l’Adulte qu’il
faut au poste vacant. Dans ce cas, l’aval du Comité national (ou provincial ou de district selon
le cas) sera demandé avant de confirmer ce recru.
Remarque importante :
Les adultes recrutés (bénévoles ou salariés) devront recevoir une formation appropriée afin
de se mettre en adéquation avec la Politique nationale de la FESCO « A l’abri de la maltraitance

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Séminaire Régional Obala 2024

» ou autres directives sur la protection des enfants et de la jeunesse. Ceci les éviterait, dans
certaines conditions, à des situations qui pourraient conduire à des accusations de
comportement inapproprié lorsqu’ils sont en contact avec les jeunes.
2.1.3. Intégration des Adultes
La période d’intégration offre à chaque adulte recruté la possibilité de découvrir et d’en
apprendre plus sur le rôle qu’il peut avoir au sein de SDC, d’identifier les possibilités de
développement et de croissance personnels, et de favoriser une meilleure compréhension du
rôle à accomplir au sein des SDC
2.1.4. Accord à l’amiable
Il s’agit d’un engagement réciproque, fondé sur le principe de négociation et qui permettra à
la SDC et aux adultes d’établir un accord clair concernant les délais, les droits et obligations
réciproques entre les deux parties càd la SDC et l’adulte.

SESSION : DEVELOPPEMENT PERSONNEL DES ADULTES DANS LE SCOUTISME

1. Le Scoutisme en tant que Mouvement éducatif des jeunes ne peut être géré avec efficacité
que si les adultes à tous les niveaux sont motivés ; et ce développement tient compte de la
personne en dehors de ses responsabilités scoutes, dans le souci de renforcer son image de
marque.
2. De tout temps, le Scoutisme a apporté beaucoup de soin à la formation des responsables,
mais cette formation le plus souvent n’a été considérée que sous son aspect fonctionnel
pendant la période de service. Or le développement personnel des responsables adultes
adopte une approche globale tout en étant spécifique dès le départ quant aux compétences
requises afin d’aider chaque responsable à « devenir ce qu’il doit être » et ainsi à même de
répondre de mieux en mieux aux besoins particuliers du Scoutisme (Réf. Manuel International
de Formation, section 200, rubrique 201/5).
3. L’Adulte qui accompagne le Jeune dans son éducation doit, en plus de ses tâches
fonctionnelles, se préoccuper de son propre développement. Ceci est totalement en accord
avec les Principes Fondamentaux du Scoutisme qui spécifient clairement que le Scoutisme est
également fondé sur le principe que l’homme devrait assumer une certaine responsabilité dans
le développement de ses propres capacités.
Bref, la progression de l’adulte dans le Scoutisme - scout un jour, scout toujours- se définit
aussi comme étant son cheminement personnel en dehors du Mouvement.
Ce cheminement s’articule autour de deux plans, à savoir :
 Le plan des valeurs qui s’inspirent du But du Scoutisme et qui trouvent leur expression
notamment dans la loi scoute, la Promesse, les principes, les vertus, la devise et la prière.
 Le plan des compétences qui sont à la portée de tout scout adulte et qui l’aident à se faire
dans la vie une carrière utile, à servir la cause de Dieu et de la patrie, à servir la société en
toute circonstance et à s’occuper de son propre développement.
Et le scoutisme doit l’aider à s’y conformer.

SESSION : GESTIONS DES CONFLITS DANS LE SCOUTISME

Suite aux recherches et conformément aux objectifs que nous nous sommes fixé, nous avons
procédé à l'évaluation objective dans les OSN par rapport à sa contribution dans l'Education

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Séminaire Régional Obala 2024

à la paix. Sur ce, nous avons produit un guide d'entretien pour la récolte des données, celui-
ci est en annexe de ce travail.
Tout au long de ce chapitre, nous allons présenter succinctement l'approche scoute dans
l'éducation à la paix, les résultats des recherches et les analyses par le Modèle intégré
d'organisation et analyse SWOT.
1. Approche Scoute dans la gestion de conflit
a. Des caractéristiques des conflits
Les conflits n'ont pas que des conséquences néfastes sur la vie des hommes et des groupes.
Tout en ne les louant pas, nous pensons qu'ils sont normaux et naturels.
Un conflit peut s'avérer constructif car il peut stimuler les membres du groupe à sortir d'une
routine léthargique, augmenter la cohésion du groupe, permettre d'identifier un problème et
favoriser l'émergence du leadership. Dans tous les cas, il faut savoir que les conflits sont
inévitables, subjectifs et générateurs de changement.
b. Facteurs d'un conflit
Plusieurs facteurs peuvent provoquer des conflits. Nous les regroupons en trois catégories :
1. Les facteurs organisationnels dépendant de la dynamique de l'organisation
2. Les facteurs individuels dépendant de l'individu
3. Les facteurs extérieurs ne dépendant ni des individus ni du groupe mais viennent influencer
les interrelations et le climat du groupe.
c. Le cycle d'un conflit
Comme un individu, une organisation ; le conflit naît, vit et meurt. Il faut connaître son cycle
pour savoir le gérer.
1) A la base d'un conflit se trouve, d'après l'approche psychologique, une frustration. L'individu
vit une situation paradoxale.
2) L'interprétation c'est le sens qu'on donne au conflit. La subjectivité entre en jeu.
3) Face à un conflit, un groupe peut adopter diverses stratégies ou de comportements
différents tel que la fuite, l'accommodation, la compétition, le marchandage ou la
collaboration. Le comportement décide de la fin ou de la continuité du conflit
4) Le comportement adopté produit un effet sur les autres qui réagissent en adoptant à leur
tour une stratégie de contournement : comportement- réaction.
5) Le résultat est la façon dont un conflit est réglé et sert de point de départ au prochain
conflit.
- On peut arriver à satisfaire toutes les parties (gagnant-gagnant)
- Une partie peut se sentir lésée (gagnant-perdant, il y a une nouvelle frustration et le début
d'un autre conflit).
Schématiquement on peut avoir ceci :
Frustration
Interprétation
Réaction et Renforcement
Comportement
Résultat
Nouvelle frustration ou Résolution du Conflit
Le cycle recommence
d. Quelques moyens d'intervention dans un cas de conflit

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Séminaire Régional Obala 2024

Pour transformer ou gérer un conflit, dans les OSN ils faut encouragent que ses membres
recourent aux moyens suivants :
i. Le dialogue
C'est une sorte de deux monologues dont la base est fondée sur l'amour de la vérité et le
respect de la dignité humaine. Le scout, et tout autre individu non violent, doit savoir discuter
sans s'énerver, peser le pour et le contre d'une opinion, discuter sans des idées préconçues,
chercher les sources, les causes et les raisons de l'interlocuteur.
Les étapes d'un vrai dialogue ;
D'après Jean Goss (membre du mouvement international pour la réconciliation), le dialogue
requiert 5 grandes étapes :
- La découverte de la vérité de l'adversaire ;
- La découverte de ma propre vérité et ma responsabilité ; - La présentation de l'injustice ;
- Le savoir écouter ;
- L'apport des propositions.
ii. La négociation
D'après William URY, elle est un processus de communication visant à inclure un accord des
interlocuteurs qui ont des intérêts communs et opposés. Selon Christophe Dupont, elle est
une activité mettant face à face deux ou plusieurs acteurs, qui confrontés à des divergences
et se sentant interdépendants, choisissent la recherche effective d'un arrangement pour
mettre fin à cette divergence et ainsi créer, maintenir ou développer une relation entre eux.
Types de négociation :
- Intégrative ou collaborative ou coopérative : les négociateurs collaborent fortement et sont
animés d'un désir de gain collectif ou mutuel. C'est le type gagnant-gagnant.
- Distributive : les négociateurs ont une collaboration faible et sont animés d'un désir de gain
propre. Le résultat est souvent le gagnant-perdant.
- Mixte : elle correspond à un dosage de deux premières.
Cas type de déroulement d'une négociation :
1. Déclenchement du processus d'information et de communication :
· Présentations et généralités ;
· circonscription rapide du problème ; dans les OSN , Guide de l'animateur des jeunes pour
l'éducation à la paix, Op Cit , p. 119
· exploration des négociateurs.
2. Traçage du terrain et ouverture des options :
· Examen des problèmes ;
· Argumentation.
3. Influence :
· Mise en évidence des divergences ;
· Recherche active des solutions.
4. Processus d'ajustement :
· Définition précise de la solution ;
· (ou constat des désaccords).
iii. La médiation
C'est un processus de négociation facilitée selon la volonté des parties en conflit et pour leurs
intérêts. Elle est différente de l'arbitrage où les décisions sont imposées par une tierce partie.

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Séminaire Régional Obala 2024

Le médiateur sert à assister les parties dans l'identification des leurs besoins et intérêts et à
générer des options.
Processus de médiation type
Le médiateur désigné de commun accord entre les parties commence par faire des contacts
séparés et finit par asseoir les protagonistes sur une même table en suivant les étapes ci-
après :
1) Introduction : Création du climat de sécurité :
a. salutation, remerciements ;
b. explication du rôle du médiateur ;
c. établissement des règles de conduite...
2) Ecoute du récit pour identifier les différentes préoccupations des parties :
a. Description de la situation par chaque partie ;
b. Récapitulation résumée par le médiateur ;
c. Mise en évidence des problèmes clés, des responsabilités, des sentiments, des points
communs.
3) Identification des problèmes pour une mise au point et l'établissement d'un
diagnostic commun :
a. Énumération des problèmes par le médiateur ;
b. Valider la liste par les parties ;
c. Rappel du chemin parcouru ;
d. Redéfinition du conflit.
4) La recherche de la solution :
a. Recherche des circonstances et opportunités adéquates pour proposer les solutions
communes ;
b. Encourager les parties à s'accepter et faire des concessions.
5) L'accord / la résolution ou le contrat : poser les bases pour une réconciliation
solide et satisfaisante :
a. Etre claire sur les conclusions ;
b. Etre équilibré et ne point juger.
6) Prévoir la mise en application des solutions.
D'après NKUNDABAGENZI et SANTOPINTO, les causes des conflits politiques sont :
- pluralité ethnique ;
- accumulation excessive d'armes ;
- pauvreté ;
- la prédation ;
- le processus de démocratisation.
1. De l'ancienneté des membres dans les organes dans les OSN :
L'ancienneté des 12 membres de la coordination dans les OSN) varie entre 3 et 6 ans. Quant
au Secrétaire Exécutif Permanent, il est en fonction depuis 1999, soit 9 ans déjà. Cette longue
durée des membres des organes montre de la stabilité de l'organisation et une maîtrise du
champ d'action.
2. Du jugement du fonctionnement et de la performance dans les OSN :
Vu par ses partenaires, l'organigramme des OSN sont très flexibles et sujettes à des
modifications selon les besoins des associations membres. Ainsi par exemple, les réunions

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Séminaire Régional Obala 2024

ordinaires et la présidence sont rotatives, le siège est transférable, les associations sont
égales. La confiance règne entre les associations et il y a une bonne cogestion.
3. De l'impact des activités des OSN sur les individus, les associations et la
communauté :
La participation des scouts aux activités regroupant des personnes d'origines différentes est
porteuse d'espoir dans le changement des comportements, des attitudes et pratiques des
faiseurs des conflits à la base et de leur communauté. Les actions menées conduisent à une
prise de conscience sur la nécessité de solidarité entre les hommes à la place de l'exclusion,
de la tolérance au lieu de l'intolérance; du respect du droit des uns et des autres et de leur
promotion.
4. L'intervention du scoutisme dans le développement :
La vision du scoutisme sur le développement est plus visible dans les travaux d'intérêt
communautaire par la fantastique formule de Bonne Action quotidienne (B.A.Q). Avec les
Associations, la B.A.Q ne se limite plus à la communauté locale mais s'étend aux travaux de
grandes envergures comme des camps chantiers, des camps de solidarité ; ...
Ex: Avec le Projet Amahoro-Amani, les scouts sont parvenus à intervenir financièrement dans
les projets des médiateurs communautaires qui ont été orientés vers :
· L'assistance matérielle aux victimes des conflits ou autres groupes des personnes (réfugiés,
déplacés, malades, prisonniers, enfants de la rue, malades, prisonniers, vieillards, handicapés
physiques, orphelins ...) ;
· La protection et amélioration de l'environnement Reboisement, assainissement,) ;
· La sensibilisation des jeunes ou de la population sur la paix, l’hygiène, l’environnement,) ;
· La promotion du don volontaire de sang ;
· Les visites avec dons et/ou animations éducatives aux personnes vulnérables et autres
personnes marginalisées (malades, orphelins, prisonniers, enfants des rues, déplacés ou
réfugiés) avec des cadeaux symboliques et des animations éducatives ;
· La construction des ponts, d'écoles et des maisons ;
· La culture des champs ;
· La collecte des habits au profit des déplacés.
5. Des innovations aux associations membres :
Par la dynamique sous régionale, les associations membres ont fait des initiatives propres
dans le cadre de l'éducation à la paix. Certaines associations, moins équipées, ont fait des
efforts pour avoir une assise, ainsi l'ASNK et l'ASSK ont actuellement des bureaux bien qu'en
location. L'ASNK construit actuellement ses propres locaux. L'ASSK a ouvert un partenariat
avec des scouts européens...
6. Des leçons tirées par rapport à l'éducation à la paix: De l'intervention décennale
dans les OSN, il a été remarqué que :
- Bien formés et informés, les scouts peuvent contribuer à l'implantation d'une culture de la
paix dans la sous-région ;
- L'organisation des jumelages entre groupes scouts est un moyen efficace pour promouvoir
le retour de la confiance entre les peuples ;
- Le travail en synergie pour le retour de la paix est possible même avec des faibles moyens
;
- Par leurs actions de grande envergure en faveur de l'éducation à la paix et la cohabitation
pacifique, les scouts ont forcé l'estime des dirigeants et créé une confiance autour d'eux ;

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Séminaire Régional Obala 2024

- Les camps, jamborees, concours, rallye, ... sont des occasions idéales pour nouer des
relations durables ;
- L'approche scoute dans l'éducation à la paix est un des meilleurs secteurs d'intervention
dans ce domaine.
7. Des grandes recommandations et propositions des nouvelles stratégies
Après étude sur la participation dans les OSN le programme d'éducation à la paix et lecture
des documents adéquats dans ce domaine, il nous sied de recommander ce qui suit :
- le maintien du programme et renforcement des recherches de fonds par les associations
locales ;
- que l'équilibre des sexes soit bien intercalé dans les conditions de recrutement des
participants à différentes manifestations scoutes de la sous-région.

Les OSN, par ses camps, sorties, formations, forums ... a eu une cible idéale : les jeunes, et
a dans la sous-région à faire preuve de détermination dans la cause de la paix.
Pour la socialisation, les jeunes sont convaincus que l'on peut construire un monde meilleur,
il est essentiel qu'ils comprennent ce qui doit changer et trouver les alternatives nécessaires
pour parvenir au vrai développement.
MISSION :
Promouvoir l'éducation à la paix chez les scouts pour un développement durable de la sous-
région des grands lacs africains
ORGANISATION
Commissions spécialisées
OUTPUTS:
Camps, Formations, Séminaires, Sensibilisations, Jamborees, publications
ENVIRONNEMENT
(La sous-région des grands lacs africains)
3.4 Analyse SWOT dans les OSN
L'analyse SWOT permettra de faire une étude externe de l'environnement les Associations
pour identifier les opportunités et les menaces ainsi qu'une dissection interne pour identifier
les forces et les faiblesses existantes.
j. Analyse externe de l'Association
Cette analyse est dynamique car elle prend en compte la situation réelle (les menaces
existantes et les opportunités non exploitées) ainsi que les tendances et développements
possibles.
Les OPPORTUNITES sont des faits externes pouvant être utilisés pour apporter une
contribution substantielle à la mission des OSN. Elles sont les suivantes :
1. Fonctionnement dans une multi culturalité ;
2. Engagement politique des dirigeants pour la recherche de la paix ;
3. Utilisation des expériences porteuses ;
4. Relance probable des OSN ;
5. Echanges des expériences ;
6. Existence de la conférence internationale sur la région des grands lacs et l'élargissement
de la zone d'action ;
7. Possibilité de conclure le partenariat avec les ONG ou avec les Gouvernements ;
8. Jeunes ayant acquis des connaissances et des outils ;

31
Séminaire Régional Obala 2024

9. Echanges d'expériences vécues avec les participants internationaux ;


10. Contexte de la paix est perçu de la même manière dans la sous-région.
Les MENACES du projet sont des faits externes pouvant influencer négativement les
performances des Associations. Nous pouvons citer entre autres :
1. Apparition du mercantiliste dans l'esprit des jeunes et surtout les adultes ;
2. Poches d'insécurité et le manque de stabilité régionale et nationale ;
3. Désintéressement des associations scoutes membres ainsi que des bailleurs et partenaires
;
4. Manque de financement ;
5. Incompréhension de l'autorité politique ;
6. Inexistence de protection juridique ;
7. Multiplicité des organisations fantômes s'occupant des jeunes et de l'éducation à la paix ;
8. Inoccupation des jeunes qui constituent le groupe cible ;
9. Manque de temps pour les formateurs et autres responsables ;
10. Situation politique tendue dans les relations entre les pays de la zone d'action.
ii. Analyse interne des OSN
L'analyse interne tient compte de la situation existante, présente. Dans le cas d'espèce, nous
chercherons les facteurs critiques internes déterminant les performances des Associations.
Les FORCES sont des caractéristiques internes qui contribuent substantiellement à la mission
des OSN et du scoutisme en général. Elles permettent d'exploiter les opportunités et à
combattre les faiblesses car elles sont des atouts existants.
1. scoutisme est un mouvement international et de grande renommée;
2. Partenaires multiples nationaux, internationaux, soutien des autorités politico -
administratives ;
3. Acceptation et l'encadrement des filles et garçons à la fois ;
4. Acteurs suffisamment imprégnés des objectifs et engagés à leur réalisation ;
5. Dévouement des acteurs (adultes et jeunes) ;
6. Méthodologie spécifique du scoutisme et les valeurs scoutes ;
7. Présences des espaces médiatiques pour certaines associations ;
8. Production des supports audio-visuels et pédagogiques ;
9. Reconnaissance de la CSGL par la population ;
10. Découverte des potentialités des jeunes par les autorités ;
11. Culture du bénévolat et du volontariat ;
12. Coopération nationale, sous régionale et internationale ;
13. Acceptation par la Société Civile ;
14. Transparence dans la gestion ;
15. Des multiples formations ;
16. Nombre accru des membres (plus de 60.000) ;
17. Diversité des compétences des adultes ;
18. Image positive du scoutisme dans la communauté ;
19. Sauvegarde du caractère non politique.
Les FAIBLESSES sont des caractéristiques internes influençant négativement et
considérablement le fonctionnement de l'association. Pour les Associations, nous pouvons citer
:
1. L'absence des locaux propres ;

32
Séminaire Régional Obala 2024

2. Le bénévolat de ses membres ;


3. La modicité des moyens ;
4. L'irrégularité des réunions de la coordination ;
5. La forte dépendance aux appuis externes ;
6. Le non payement des cotisations par les membres ;
7. La non standardisation des suivis des activités.

SESSION : LE PROGRAMME DES JEUNES

Le programme des Jeunes est la totalité des opportunités éducatives dont les jeunes peuvent
bénéficier (le quoi ?), créés pour atteindre le but du scoutisme (le pourquoi ?), et
expérimentées selon la Méthode scoute (le comment ?). Autrement formulé, le Programme
des jeunes est le moyen par lequel le scoutisme s’efforce d’atteindre son but. Il constitue
l’élément essentiel qui attire et retient les jeunes.

Ainsi défini, il en ressort ce système à trois questions qui nous permet de dire que le
Programme des jeunes est également « l’ensemble »
- Du quoi (ce qu’un jeune fait dans le scoutisme ie les activités),
- Du comment il le fait (la méthode scoute) et
- Du pourquoi il le fait (le but). »

Prenons par exemple un tabouret à trois pieds (figures 1 ; 2). Si les trois pieds ont la même
longueur et sont inclinés de la même manière, le tabouret est utile, on peut s’en servir. Mais
si l’un des trois pieds est différent des autres, on ne peut plus se servir du tabouret : il ne sert
plus à rien!

Figure 1 : Illustration du programme des jeunes

Figure 1 : Illustration du programme des jeunes

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La décomposition de ces trois éléments en profondeur nous permet de nous situer sur leur
contenu respectif.

 QUOI ?

Le Programme des jeunes, c’est tout ce que les jeunes font dans le scoutisme. Cela inclut toutes
les activités, qu’elles soient structurées et organisées ou spontanées. On y retrouve aussi certains
éléments connexes comme faire la cuisine ou la vaisselle durant le camp, collecter des fonds pour
une activité, préparer une réunion et remettre en ordre le local après la réunion car ces activités
permettent aux jeunes d’engranger une nouvelle compétence durant sa maturation.

Chacune de ces activités doit être considérée comme un moyen de contribuer à atteindre les
objectifs éducatifs du scoutisme. De ce fait, toutes les activités doivent être présentées de manière
attirante pour les jeunes comme des moyens de mieux grandir et non pas comme un minimum
dont on ne peut se passer.

 COMMENT ?

Le Programme des jeunes se caractérise également par la manière dont les activités, officielles
ou non, sont organisées et menées à bien. Cette manière, c’est la méthode scoute.

Elle est comme un système. Cela implique qu’il faut la concevoir comme un groupe d’éléments
interdépendants formant un ensemble unifié et intégré. Nous parlons de méthode scoute si tous
ces huit éléments sont combinés dans un système éducatif intégré. La méthode scoute comprend
donc huit (08) éléments qui sont :

- La Promesse et une Loi qui est un engagement personnel qui sert également à créer une
cohésion entre les membres du mouvement scout ;
- L’apprentissage par l’action,
- La progression personnelle,
- Le système des équipes,
- Le soutien adulte,
- Le cadre symbolique,
- La nature,
- L’engagement dans la communauté.

 POURQUOI ?

Le Programme des jeunes doit aussi refléter les principes du scoutisme (devoir envers Dieu, devoir
envers autrui et devoir envers soi-même) et avoir été conçu de façon à permettre d’atteindre le
but du scoutisme, (contribuer au développement global de la personne sur les plans physique,
intellectuel, social, spirituel, affectif et caractériel).

Ce que les scouts entreprennent et la manière dont ils le font, c’est-à-dire les deux premiers pieds
du tabouret ne sert pas à grand-chose si le troisième pied, soit le but éducatif du Mouvement,
n’est pas bien en place et correctement relié aux deux autres.

I. Le Pourquoi ou le but
Nous allons maintenant analyser plus en détail chacun des éléments du Programme des jeunes,
en commençant par le pourquoi.

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Séminaire Régional Obala 2024

Il est important de revenir sur chacun de ces domaines, puis de voir comment on peut y associer
des objectifs précis, adaptés à l’âge et au milieu des jeunes.
Les domaines de développement personnel recouvrent les différents aspects de la personnalité
d’un individu, appelés à évoluer, à se développer au fur et à mesure que le jeune grandit. Les six
domaines retenus par le scoutisme comme éléments constitutifs d’une personnalité sont définis
de la manière suivante :
- Spirituel : découvrir la réalité spirituelle qui donne un sens à la vie et la refléter au
quotidien. Développer sa connaissance et sa compréhension de l’héritage spirituel de la
communauté dans laquelle on vit, tout en respectant les choix spirituels des autres.
- Physique : prise en charge de sa propre croissance et du bon fonctionnement de son
corps.
- Intellectuel : développer la capacité de réfléchir, d’innover, d’utiliser des informations de
manière originale et judicieuse.
- Émotionnel : reconnaître ses sentiments et apprendre à les exprimer de manière à parvenir
à une certaine liberté intérieure, un certain équilibre, un degré de maturité.
- Social : prendre conscience de l’interdépendance vis-à-vis des autres, développer la
capacité de coopérer et de diriger.
- Caractère: tous ces domaines unis forment un bon caractère.
Ces cinq domaines sont étroitement imbriqués les uns dans les autres, ils sont complémentaires
et constituent un tout. Ils doivent donc être pris en compte dans leur totalité pour permettre le
plein épanouissement de tout ce potentiel que la personne porte en elle.
L’idéal préconisé par le scoutisme est un être heureux et équilibré, autonome et attentif aux
autres. C’est d’ailleurs cette double capacité (autonomie et solidarité) qui constitue ce que Baden-
Powell appelait souvent « le caractère ».
Un être de caractère est quelqu’un sur qui on peut compter dans une situation donnée, pour
utiliser au mieux et de manière responsable (vis-à-vis de lui-même et des autres) toutes les
ressources dont il dispose dans chacun des domaines de développement personnel.

C’est par rapport à chacun des domaines de développement de la personnalité que le scoutisme
définit des objectifs éducatifs. Ceux-ci sont progressifs dans la mesure où ils correspondent à
diverses tranches d’âge. On distingue trois tranches d’âge chez les SDC :
 Les Louveteaux (6-11 ans),
 Les Eclaireurs (12-16 ans),
 Les Routiers (17-21 ans),
On trouvera dans les modules la PN du PJ qui décrivent les caractéristiques des jeunes dans
chacune des tranches d’âge, tous les éléments pour définir des objectifs éducatifs dans chacun
des domaines de développement. On portera une attention particulière aux attitudes de l’équipe
d’animation qui favorisent la poursuite de tels objectifs.
Rappelons qu’il est essentiel de fixer des objectifs dans les cinq domaines. Par ailleurs, il faut
veiller à ce que les objectifs éducatifs dans les diverses tranches d’âge respectent l’équilibre
indispensable entre le développement des connaissances, des compétences et des attitudes dans
chacun des cinq domaines.
Mentionnons enfin que la plupart des activités dans le scoutisme visent généralement plus d’un
objectif de développement. Il n’y a pas cinq catégories d’activités. Par exemple, un grand jeu
favorisera le développement de certaines aptitudes physiques, mais fera également appel à la

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débrouillardise et à l’esprit d’équipe; il pourra aussi susciter une réflexion de nature à favoriser le
développement spirituel. On pourrait dire la même chose d’un service communautaire, d’un camp
ou même d’une sortie.

II. Le comment ou la méthode scoute


Le scoutisme est un médicament composé de différents ingrédients. Si ceux-ci ne sont pas
mélangés dans les proportions voulues selon l’ordonnance, les usagers ne doivent pas rendre
responsable le docteur quand les effets sur le patient ne sont pas satisfaisants.»
Baden-Powell, revue Jamboree, 1992

Figure 3: Méthode scoute

1. Promesse & Loi scoutes


Un engagement volontaire personnel sur un ensemble de valeurs partagées, qui est la base de
tout ce qu'un scout fait et veut être. La Promesse et la Loi sont au centre de la méthode scoute.
La Promesse Scoute est un engagement personnel qui sert également à créer une unité entre les
membres du mouvement. En faisant sa Promesse Scoute, le jeune prend la décision consciente
et volontaire d’accepter la loi scoute et d’assumer la responsabilité de cette décision par un effort
personnel (« faire de son mieux »). Le fait de faire sa promesse devant ses pairs rend non
seulement l’engagement personnel public, mais il symbolise également un engagement social
envers les autres membres du groupe. Faire sa promesse est donc le premier symbole qui marque
le processus d’auto-éducation. Ce qui est encore plus significatif, c’est que partout dans le monde,

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d’autres jeunes font une promesse similaire, ce qui pour un jeune, constitue un rappel puissant
de l’unité du Scoutisme et de son ampleur. La Loi Scoute est un code de vie - pour chaque Scout
pris individuellement et collectivement pour tous les membres de l’unité - fondées sur les principes
du Scoutisme. En permettant l’expérience pratique d’un code de vie appliqué à la vie quotidienne,
la Loi Scoute fournit un moyen concret (c’est-à-dire non abstrait) et pratique pour les jeunes de
comprendre les valeurs universelles que le Scoutisme propose comme base de sa vie personnelle.
C’est une déclaration d’une grande signification qui nous aide tout au long du parcours de
planification, de mise en œuvre et d’évaluation des aventures du programme. Avec la Loi Scoute,
nous pouvons nous assurer que nos plans correspondent à l’idéal du Scoutisme et vérifier si l’esprit
du Scoutisme est présent tout au long du chemin. Tout au long du parcours du Scoutisme, la
compréhension qu’une jeune personne a de la Promesse et de la Loi va évoluer et s’approfondir.
Ce parcours d’apprentissage est un élément central au développement spirituel et affectif
expérimenté à travers le Scoutisme. La Promesse et la Loi sont considérées comme un seul
élément parce qu’elles sont étroitement liées.
La Promesse et la Loi mettent en lumière les principes fondamentaux du Scoutisme : « le devoir
envers Dieu, le devoir envers soi-même et le devoir envers autrui ». Ainsi, ces éléments rappellent
au jeune sa responsabilité envers Dieu, envers soi-même et envers les autres.
2. Apprentissage par l’action (Learning by Doing)
L'utilisation d'actions concrètes (expériences de vie réelles) et de réflexion (s) pour faciliter
développement continus.
L’apprentissage par l’action est un excellent moyen d’aider les jeunes à se développer en
s’appuyant sur tous les éléments qui ressortent d’une expérience vécue. Le scoutisme se branche
ainsi sur l’énergie même des jeunes, sur leur besoin d’agir, de relever des défis et de vivre des
aventures. Il leur propose un environnement qui les pousse à explorer, à essayer et à découvrir.
L’éducation par l’action donne envie d’aborder la vie de manière concrète, d’affronter directement
les problèmes qui surgissent. Elle aide à prendre conscience de toutes les capacités que l’on
possède et à s’en servir quand il le faut, à se prendre réellement en charge pour être acteur — et
non spectateur — dans la communauté.
3. La progression personnelle
Un parcours d'apprentissage progressif axé, pour chaque personne, sur la motivation et le défi de
se développer toujours plus, à travers une grande variété d'opportunités éducatives.

La progression personnelle est l’élément qui consiste à aider chaque jeune à développer sa
motivation intérieure pour être consciemment et activement impliqué dans la poursuite de son
propre développement. Il permet au jeune de progresser dans son propre développement, à sa
manière, et à son propre rythme, dans la direction générale des objectifs éducatifs appropriés à
sa tranche d’âge.
La reconnaissance de la progression est l’un des ingrédients les plus fréquemment utilisés dans
une opportunité éducative et permet la découverte du caractère unique de chaque jeune par les
valeurs intrinsèques qu’il exprime et ce qu’il révèle de lui-même à travers à ses capacités d’action.
La reconnaissance de ses progrès par ses pairs et par les adultes aide un jeune à gagner confiance
en lui-même et à se développer. Le système progressif de brevets (par exemple, les étapes de
progression, les brevets de compétence ou les brevets de spécialité) est l’outil principal de
reconnaissance utilisé pour soutenir la mise en œuvre de cet élément de la méthode scoute.
Cependant, la progression personnelle peut également être exprimée d’une autre manière, par

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exemple dans la préparation d’un plan annuel, d’un journal d’apprentissage ou d’un plan de
progression personnelle).

4. Le système des équipes


L'utilisation de petites équipes comme moyen de participer à l'apprentissage collaboratif, dans le
but de développer un travail en équipe efficace, des compétences interpersonnelles, une capacité
de leadership ainsi qu'un sens des responsabilités et d'appartenance.
Le système des équipes (ou le système des “patrouilles“ comme on l’appelle souvent) est la
structure organisationnelle de base de l’unité locale, composée de petites équipes de jeunes
soutenues par le responsable adulte.
Le système des équipes, fondé sur la tendance naturelle des jeunes à former de petits groupes,
canalise, dans une direction constructive, l’influence substantielle que les pairs exercent les uns
sur les autres. Il permet aux jeunes de développer leurs capacités personnelles et collectives en
mettant en commun leurs compétences, leurs talents et leur expérience individuels et en
développant un esprit d’équipe et de soutien mutuel afin de résoudre les problèmes de manière
collective. Il offre aux Scouts des occasions de leadership, de soutien mutuel et de découverte du
caractère unique de chaque personne, ce qui les aide à apprécier la diversité. Cela leur permet
également de développer des relations constructives avec d’autres jeunes et adultes et
d’apprendre à vivre selon une forme d’auto-gouvernance démocratique.
5. La Soutien adulte
Des adultes jouant un rôle de facilitateur et de soutien auprès des jeunes pour les aider à
créer des opportunités d'apprentissage et, à travers une culture de partenariat, transformer
ces opportunités en expériences significatives.

Le soutien des adultes, en partenariat avec les jeunes, implique trois aspects qui
correspondent aux trois rôles différents qu’un adulte doit jouer au sein d’une unité scoute :

• L’éducateur : il doit soutenir directement le processus d’auto éducation et s’assurer que


les expériences vécues par un jeune ont un impact positif sur le développement de ses
connaissances, de ses compétences ou de ses attitudes. En d’autres termes, en tant
qu’éducateur, l’adulte doit être en relation avec chacun des jeunes, afin de l’aider à identifier
et accepter ses besoins de développement,
A accepter ces besoins et à s’assurer qu’ils vont être satisfaits de manière adéquate à travers
le Programme des Jeunes. En outre, il est important que l’adulte joue un rôle de « modèle »,
pour influencer positivement les jeunes par des attitudes et des comportements en accord
avec les valeurs Scoutes (éducation par l’exemple).

• Le moniteur d’activités : il veille à ce que chaque opportunité d’apprentissage que le


groupe entreprend soit menée à bien. Bien qu’aucun adulte ne puisse avoir toutes les
compétences requises
par toutes les activités, il est de sa responsabilité de veiller à ce que le soutien et l’expertise
techniques nécessaires soient mis à la disposition du groupe lorsque cela est nécessaire. Dans
ce rôle, l’adulte doit respecter les règles qui permettent de préserver les jeunes de toute
maltraitance.

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• L’animateur de groupe : en se fondant sur un partenariat volontaire entre adultes et


jeunes, les adultes, dans ce rôle, doivent veiller à ce que les relations au sein du groupe soient
positives et enrichissantes pour tous et que le groupe offre un environnement attrayant et
favorable pour un développement continu. Cela implique un riche partenariat d’apprentissage
entre les jeunes et les adultes, fondé sur le respect mutuel, la confiance et l’acceptation des
uns et des autres en tant que personnes.

6. Le cadre symbolique
Une structure unifiante de thèmes et de symboles pour faciliter l'acquisition et le
développement d'une identité spécifique en tant que Scout.

Un symbole peut être décrit comme un élément familier qui renvoie à quelque chose de plus
vaste ou de plus abstrait (par exemple, une idée ou un concept). Les symboles sont souvent
utilisés (par exemple dans la publicité) pour aider les gens à comprendre et à identifier des
concepts grâce à un appel à l’imagination. Dans le Scoutisme, un cadre symbolique est un
ensemble de symboles qui représentent la proposition éducative du Scoutisme pour une
tranche d’âge particulière. Le but du cadre symbolique est de s’appuyer sur la capacité
d’imagination, d’aventure, de créativité et d’inventivité des jeunes d’une manière qui stimule
leur développement, les aide à s’identifier aux orientations de développement et aux valeurs
sous-jacentes au Scoutisme et stimule la cohésion et la solidarité au sein le groupe.
Le nom même du Mouvement, « Scoutisme », est un élément d’un cadre symbolique adopté
par Baden-Powell lorsqu’il a écrit “Éclaireurs“, dans l’intention d’inspirer la jeunesse de son
époque. « Par le terme « Scoutisme » j’entends le travail et les qualités des hommes des bois,
des éclaireurs, des chasseurs et des marins, des aviateurs, des pionniers et des hommes des
frontières ». Le Scoutisme représente l’aventure, la cohésion de groupe, le développement
du pouvoir de l’observation, de la débrouillardise et une vie saine et simple en plein air - toutes
les qualités que Baden-Powell a cherché à promouvoir.
Comme le Scoutisme s’adresse maintenant à une gamme d’âges plus large que lors de sa
création, chaque tranche d’âge a un cadre symbolique distinct qui correspond au niveau de
maturité des jeunes de cet âge, et tient compte de leurs besoins éducatifs spécifiques. Le
cadre symbolique reconnaît la progression personnelle du Programme des Jeunes à travers
des éléments tels que des insignes distinctifs et un uniforme particulier pour chaque tranche
d’âge, etc.

7. La Nature
Des opportunités éducatives en plein air qui favorisent une meilleure compréhension et une
meilleure relation avec l'environnement au sens large.
En raison des immenses possibilités que le monde naturel offre pour le développement du
potentiel physique, intellectuel, affectif, social et spirituel des jeunes, l’environnement naturel
offre un cadre idéal pour la mise en œuvre de la méthode scoute. Inutile d’ajouter qu’il répond
aussi au sens de l’aventure. C’est pourquoi, la plupart des opportunités éducatives offertes
par le Scoutisme doivent permettre un contact direct avec le monde naturel en milieu urbain,
rural et sauvage.
Cependant, l’utilisation de la nature, en tant qu’élément de la méthode scoute, implique plus
que des activités en plein air. Elle implique le développement d’un contact constructif avec la

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nature, en tirant pleinement parti de toutes les possibilités d’apprentissage offertes par le
monde naturel pour contribuer au développement des jeunes.
Bien qu’il se réfère à la forêt, le point de vue qu’avait Baden-Powell de la nature en tant
qu’outil éducatif peut se résumer comme suit : « Pour ceux qui ont des yeux pour voir et des
oreilles pour entendre, la forêt est à la fois un laboratoire, un club et un temple ».

Les activités ou les projets peuvent se concentrer sur différents thèmes, tels que les aventures
extérieures classiques comme la sortie ou le camp, ou sur des projets liés à la conservation
de l’environnement ou à l’éducation environnementale. Dans un monde où les ressources
naturelles sont de plus en plus limitées, le Scoutisme est bien placé pour encourager les jeunes
et la communauté à s’engager dans des activités et des pratiques respectueuses de
l’environnement. Cela aiderait à responsabiliser les jeunes vis-à-vis de leur environnement et
à leur faire comprendre leur rôle vis-à-vis de l’ensemble du monde.

8. L’Engagement communautaire
Une découverte active des communautés et du vaste monde en vue d'un engagement
favorisant une meilleure reconnaissance et compréhension entre les personnes.

Le terme « communauté » désigne une unité sociale dont les membres partagent quelque
chose en commun. La communauté d’un scout comprend les personnes au sein du Scoutisme
(par exemple, au niveau de l’Unité, du District, de la Région, de la Nation) ou à l’extérieur du
Scoutisme (par exemple, la famille, l’école et la nation) et peut être de nature locale ou
internationale. L’accent mis sur l’engagement dans la communauté souligne :
• Les valeurs et les principes partagés du Scoutisme. L’application de la méthode scoute se
produit principalement dans le contexte de la communauté locale, mais elle devient un moyen
important pour amener les gens à prendre conscience des défis et des initiatives qui existent
au niveau planétaire, ainsi que pour les amener à rejoindre des actions et à assimiler /
développer des valeurs partagées au niveau mondial.
• L’influence de la communauté et des sociétés où les Scouts vivent sur leur processus de
développement personnel. Les activités et le cycle d’action et de réflexion qu’elles induisent
permettent aux jeunes de développer une compréhension plus profonde d’eux-mêmes tout
en apportant une contribution significative aux objectifs généraux de la communauté dans
laquelle ils vivent.
L’engagement dans la communauté favorise une plus grande cohésion et rassemble chaque
membre de la communauté autour du but commun d’améliorer la communauté. Il révèle à
plus de personnes les valeurs et le but du Scoutisme et les mobilise pour soutenir la cause du
Scoutisme. Créer un monde meilleur est un parcours que les Scouts ne peuvent pas
entreprendre tout seuls sans impliquer la communauté. Ce doit être un effort collectif quelle
que soit l’ampleur de l’apprentissage dans lequel les Scouts s’engagent. Le service ne doit pas
seulement être perçu comme « faire quelque chose pour les autres », mais à travers
l’engagement, cela implique certainement de « faire quelque chose avec les autres ».
L’élément méthodologique de l’engagement dans la communauté consiste à aider les Scouts
à créer un monde meilleur. L’accent est mis sur une citoyenneté active et sur la responsabilité,
qui est celle de chaque scout, de découvrir le rôle qu’il peut jouer dans la communauté.

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Séminaire Régional Obala 2024

III. Le quoi ou les activités


C’est en ce sens que l’adulte doit explorer le maximum de pistes pour proposer aux jeunes ou
susciter des activités intéressantes. Les idées d’activités peuvent provenir :
 Des jeunes eux-mêmes; la pédagogie du projet est une pédagogie d’écoute qui permet
aux jeunes d’exprimer leurs désirs;
 Des adultes qui les accompagnent et qui puiseront dans leur propre expérience, dans des
livres ou d’autres moyens de communication, ainsi qu’auprès d’autres adultes;
 Du Mouvement scout lui-même, à ses différents niveaux, qui offre de multiples
programmes ou occasions d’activités.

Dans le Scoutisme, les opportunités éducatives comprennent les activités telles que les
réunions, les sorties, les rallyes, les camps dans la nature, le service communautaire, etc. Elles
incluent également les rôles et les actions qui sont nécessaires au fonctionnement de l’unité
et pour faire face aux nécessités de la vie quotidienne, par exemple, acheter de la nourriture
et préparer au camp, voyager vers un lieu d’activité, animer une équipe ou participer à une
discussion pour évaluer la progression personnelle. Ces deux types d’opportunités éducatives
contribuent au processus éducatif et la méthode scoute doit s’appliquer à l’un comme à l’autre.
En effet, les opportunités éducatives fournissent le contexte de soutien pour l’application de
la méthode scoute. Il est important de dire qu’une opportunité éducative, de quelque nature
qu’elle soit, ne constitue pas automatiquement une opportunité éducative scoute. Elle ne
devient une opportunité éducative scoute que lorsque la méthode scoute est appliquée
consciemment, qu’une expérience est acquise et qu’une réflexion a lieu.
Les opportunités éducatives offertes par le Scoutisme doivent être fondées sur les besoins ou
intérêts des jeunes de manière à être divertissantes et attrayantes. Les possibilités
d’apprentissage doivent être conçues avec un objectif éducatif clairement défini; elles doivent
représenter pour les jeunes un défi adapté à leurs possibilités et être perçues par eux comme
utiles. Au fil du temps, une variété équilibrée d’opportunités éducatives doit être offerte.

Conclusion : Le Scoutisme est un mouvement éducatif de jeunes. Il s’adresse à des tranches


d’âge diverses (de 5 à 21 ans chez les SDC), qui présentent des capacités et des rythmes de
développement différents. Les jeunes sont ouverts aux défis, ils sont curieux et impatients
d’apprendre. Cependant, dans le monde d’aujourd’hui, en évolution rapide, et qui offre un si
grand nombre de sources de distractions et tant de défis pour le développement d’une jeune
personne, le rôle du Scoutisme est particulièrement important. Il est donc essentiel de garder
à l’esprit les points suivants :
• La bonne application de la méthode Scoute doit aboutir à une expérience pour les jeunes
qui soit éducative, récréative et divertissante, tout en garantissant leur sécurité physique et
affective.
• Elle doit être flexible et adaptée à notre époque et, en particulier, répondre aux exigences
du XXIe siècle pour tenir compte des besoins changeants des jeunes et de la société.
• Elle doit être adaptée à chaque âge et aux critères de développement pertinents sur le plan
éducatif.
• La réflexion personnelle et collective en tant que mode d’autoapprentissage est le meilleur
outil pour personnaliser les expériences et l’apprentissage et doit être utilisée pour convertir

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Séminaire Régional Obala 2024

les expériences en opportunités éducatives, afin de conduire à l’auto éducation et au


développement personnel.
• La méthode scoute doit donner aux jeunes le pouvoir de jouer un rôle de citoyens actifs, ce
qui se traduit par une expérience d’apprentissage tout au long de la vie.
• La méthode scoute est “ Comment “ le Programme des Jeunes est mis en œuvre dans le
Scoutisme.

Session : Planification des activités scoutes

La planification est le processus de création d'un plan d'action en déterminant les objectifs et
les tâches nécessaires pour les atteindre. Cela implique souvent de déterminer les ressources
nécessaires, les échéances et les responsabilités associées à chaque tâche. Une planification
efficace peut aider à maximiser l'utilisation des ressources disponibles et à améliorer la
productivité. Elle peut également aider à minimiser les risques et à résoudre les problèmes
potentiels avant qu'ils ne se produisent. En outre, la planification peut aider à améliorer la
communication et la coordination entre les membres d'une équipe ou d'une organisation en
établissant des objectifs clairs et en déterminant les rôles et les responsabilités de chacun.
Une activité scoute est un ensemble d’opportunités éducatives permettant l’acquisition de
compétences aux parties prenantes.
En combinant les deux définitions, nous pouvons dire que la planification d’activité est la
manière d’organiser une activité scoute pour garantir son succès en considérant tous les
périmètres.
Les activités scoutes typiques sont des activités organisées par les scouts pour développer des
compétences, renforcer l'esprit d'équipe et promouvoir des valeurs telles que le respect de la
nature et le service aux autres. Ces activités sont conçues pour être amusantes et éducatives,
tout en permettant aux jeunes de se connecter avec la nature et de développer leur confiance
en eux-mêmes.
Les activités scoutes typiques comprennent des sorties, des jeux de groupe ou rallyes, des
compétitions sportives, des camps, des projets de développement communautaire... Les
scouts sont encouragés à participer activement à ces activités et à prendre des responsabilités.
Cela les aide à acquérir des compétences en leadership, en communication et en résolution
de problèmes, tout en favorisant un esprit de camaraderie et de solidarité parmi eux. En
participant à des activités scoutes typiques, les jeunes scouts ont l'occasion de sortir de leur
zone de confort, de relever de nouveaux défis et de découvrir de nouvelles passions. Ces
expériences les aident à grandir en tant qu'individus et à devenir des citoyens responsables
et engagés. Les activités scoutes typiques jouent donc un rôle essentiel dans le
développement personnel et social des jeunes, en leur offrant des opportunités uniques pour
apprendre, grandir et s'épanouir.
I. Objectifs de la planification (pourquoi planifier ?)
1. Clarifier les objectifs
La planification des activités scoutes vise à clarifier les objectifs à atteindre. Il est essentiel de
définir clairement ce que l'on espère accomplir à travers les activités programmées, que ce
soit le développement de compétences, la cohésion du groupe, ou la sensibilisation à des
enjeux citoyens et environnementaux.
2. Optimiser les ressources

42
Séminaire Régional Obala 2024

Un autre objectif important est d'optimiser les ressources disponibles. Cela implique de
planifier des activités qui tirent parti des compétences et des intérêts des membres du groupe,
ainsi que des ressources matérielles et financières à disposition.
3. Encourager la participation
La planification doit également viser à encourager la participation active de tous les membres.
Il est important de concevoir des activités qui suscitent l'engagement, la créativité, et
l'initiative, favorisant ainsi le développement personnel de chacun.
4. Promouvoir la diversité
Enfin, la planification doit viser à promouvoir la diversité des activités, permettant ainsi à
chaque membre du groupe de s'épanouir dans des contextes et des thématiques variés. Cela
favorise l'inclusion et le respect des différences au sein de l’unité scoute.
II. Étapes de la planification (Comment planifier ?)
1. Identification des besoins de l'organisation scoute.
2. Évaluation des ressources disponibles, y compris les adultes formés et le matériel.
3. Analyse des intérêts et des besoins des membres du groupe scout.
4. Planification des activités en fonction des objectifs éducatifs et des intérêts des jeunes.
5. Détermination des lieux appropriés pour les activités, en tenant compte de la sécurité
et de l'accessibilité.
A. Évaluation des besoins et des ressources
1. Analyse des besoins
La première étape de l'évaluation des besoins consiste à mener une analyse approfondie des
besoins des scouts. Cela implique de comprendre les intérêts, les compétences et les
motivations de chaque membre, ainsi que les défis auxquels ils peuvent être confrontés.
L'objectif est de cerner les domaines où un soutien supplémentaire ou des activités spécifiques
pourraient être bénéfiques.
2. Évaluation des ressources disponibles
Après avoir identifié les besoins, il est essentiel d'évaluer les ressources disponibles. Cela inclut
non seulement les ressources matérielles telles que le matériel de camping et les équipements
sportifs, mais aussi les ressources humaines telles que les compétences des adultes. Cette
évaluation permettra de déterminer les moyens nécessaires pour combler les besoins
identifiés.
a) Gestion du temps de la planification d'activités

Lors de la planification des activités, la gestion du temps est une compétence essentielle à
maîtriser pour garantir le bon déroulement de l'activité. La première étape consiste à établir
un calendrier détaillé avec des échéances claires pour chaque tâche à accomplir. Il est
important de définir des priorités et de répartir judicieusement les tâches entre les membres
de l'équipe pour optimiser l'utilisation du temps. En planifiant à l'avance et en prévoyant des
marges de manœuvre pour d'éventuels imprévus, vous pourrez éviter le stress et les retards
de dernière minute. Une bonne gestion du temps implique également de savoir déléguer les
tâches et de faire confiance à son équipe pour les accomplir dans les délais impartis. Il est
essentiel de communiquer efficacement avec les membres de l'équipe pour s'assurer que
chacun comprend bien son rôle et les attentes en termes de timing. En encourageant la
collaboration et en favorisant la transparence, vous pourrez éviter les malentendus et les
retards causés par un manque de communication. Enfin, la gestion du temps lors de la
planification d'activités nécessite une certaine flexibilité pour s'adapter aux imprévus et aux

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Séminaire Régional Obala 2024

changements de dernière minute. Il est important de rester organisé et de garder un œil sur
le calendrier pour pouvoir réagir rapidement en cas de problème. En anticipant les risques
potentiels et en prévoyant des solutions de secours, vous pourrez minimiser les perturbations
et assurer le succès de l'activité. En fin de compte, une bonne gestion du temps vous
permettra de travailler de manière plus efficace et de garantir la satisfaction des participants.
b) Gestion des ressources pour les activités réussis

La gestion des ressources est essentielle pour assurer le succès d'une activité. Les ressources
nécessaires pour organiser une activité peuvent inclure des finances, du personnel, des
fournitures, des équipements, des lieux, et bien plus encore. Il est crucial de planifier
soigneusement l'allocation de ces ressources afin de garantir que l'activité se déroule sans
accroc. La première étape consiste à établir un budget détaillé pour l'activité, en prenant en
compte tous les coûts possibles, tels que la location de l'espace, la restauration, le
divertissement, la publicité, etc. Une fois le budget établi, il est important de gérer
efficacement les ressources humaines nécessaires pour l'activité. Cela peut inclure l'embauche
de personnel pour aider à la planification et à l'exécution de l'activité, ainsi que la coordination
des bénévoles si nécessaire. Il est essentiel de s'assurer que chaque personne impliquée
comprend ses responsabilités et est bien formée pour les remplir. Une communication claire
et une coordination efficace sont essentielles pour garantir que tout le monde est sur la même
longueur d'onde et que l'activité se déroule sans accroc. Enfin, la gestion des ressources
physiques est tout aussi cruciale pour la réussite d’une activité. Cela inclut la réservation et la
coordination de l'espace, la location de matériel et d'équipement, la gestion des fournitures et
des décorations, et bien plus encore. Il est important de planifier à l'avance pour s'assurer
que toutes les ressources physiques nécessaires sont disponibles et prêtes à être utilisées le
jour de l'activité. Une gestion efficace de ces ressources garantira que l'activité se déroule
sans accroc et laissera une impression positive sur les participants.

3) Identification des partenariats éventuels


Enfin, la dernière étape implique l'identification des partenariats potentiels. Cela pourrait
inclure des collaborations avec d'autres groupes scouts, des organisations locales ou des
entreprises qui pourraient fournir un soutien logistique ou financier. Trouver des partenaires
adéquats peut renforcer les capacités et les opportunités des scouts dans la réalisation de
leurs activités.

B. Choix des activités


• Sélection des activités - Les responsables scoutes doivent choisir des activités qui
favorisent le développement des compétences des jeunes, tout en prenant en compte leur
intérêt et leur implication. Cela peut inclure des activités de plein air, des projets
communautaires, des formations, etc. Les activités doivent promouvoir la collaboration, la
créativité et le leadership.
• Adaptation aux besoins - Il est essentiel de sélectionner des activités qui répondent
aux besoins spécifiques des membres de la troupe scoute. Cela peut impliquer des activités
éducatives, des activités axées sur la construction de la confiance, des activités axées sur
la durabilité, etc.

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Séminaire Régional Obala 2024

• Intégration de la diversité - Lors du choix des activités, il est important de prendre en


compte la diversité culturelle, sociale et physique des participants. Les activités doivent
être inclusives et accessibles à tous les scouts, tout en célébrant la diversité.
C. Élaboration du calendrier
1. Recensement des activités
La première étape consiste à recenser toutes les activités possibles pour l'année scoute. Cela
inclut les activités traditionnelles telles que les camps, les formations, les sorties, ainsi que les
activités spéciales ou les nouveautés à considérer.
2. Calendrier prévisionnel
Une fois les activités identifiées, il est temps de créer un calendrier prévisionnel. Cela implique
de fixer des dates potentielles pour chaque activité, en tenant compte des disponibilités des
membres, des saisons, et des contraintes logistiques.

3. Répartition des activités


Enfin, il est crucial de répartir de manière équilibrée les différents types d'activités sur le
calendrier. Il faut tenir compte des périodes de pic d'activité, des temps plus calmes, ainsi que
des moments propices à certaines activités spécifiques.
D. Répartition des tâches
1. Recensement des actions ou tâches
Il est question de faire le tour de tout ce qui doit être fait dans les détails les plus aigus.
2. Assignation des responsabilités
Identifier les responsables pour chaque étape de la planification.
3. Coordination
Assurer la communication et la coordination entre les différents responsables.
La communication efficace avec les participants d’une activité est essentielle pour assurer le
succès de celui-ci. Avant même que l'activité ne débute, il est important de bien informer les
participants de tous les détails pertinents, tels que la date, l'heure, le lieu, et tout autre
information importante. Cela peut se faire par le biais d'invitations formelles, d'e-mails, de
messages sur les réseaux sociaux ou même d'appels téléphoniques pour s'assurer que les
participants ont bien reçu l'information. Pendant l'activité, la communication avec les
participants doit être claire et concise. Il est important de désigner des personnes
responsables de répondre aux questions des participants et de les guider tout au long de
l'activité. Des panneaux d'information, des brochures ou des cartes peuvent également être
utiles pour aider les participants à se repérer et à trouver les différentes activités et points
d'intérêt. Une communication efficace pendant l'activité peut contribuer à créer une
atmosphère positive et à garantir une expérience agréable pour tous les participants. Après
l'activité, il est crucial de recueillir les retours des participants pour évaluer la réussite de celui-
ci et identifier les points à améliorer pour les prochaines activités. Cela peut se faire par le
biais de sondages, de questionnaires ou de rencontres de débriefing. La communication avec
les participants après l'activité permet également de maintenir une relation positive avec eux,
de les remercier pour leur participation et de les informer des prochaines activités à venir. En
résumé, une communication efficace avec les participants tout au long du processus de
planification et d'exécution d’une activité est essentielle pour assurer sa réussite et fidéliser
les participants pour les activités futures.

III. Suivi et ajustements

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Séminaire Régional Obala 2024

Il est préconisé de faire le bilan préparatoire (mi-parcours) des différentes actions question
de checker l’état d’avancement et de corriger ou d’ajuster celles rencontrant des difficultés.
L’idéal lors du suivi est de faire participer le groupe des responsables pour dégager les
solutions au cours des brainstormings.
IV. Evaluation
Après chaque activité scoute, il est important de procéder à une évaluation approfondie pour
identifier les points forts et les domaines à améliorer. Cela peut se faire à travers des
discussions en groupe ou des questionnaires individuels. En identifiant les aspects positifs et
négatifs, l'équipe peut apporter les ajustements nécessaires pour optimiser les résultats des
prochaines activités. Il est essentiel de prendre en considération les besoins et les retours des
membres de manière continue. Pour s'assurer que les activités répondent aux attentes et aux
intérêts de chacun, des ajustements personnalisés peuvent être effectués. Un suivi régulier
permet de garantir que les activités restent adaptées à l'évolution des besoins des membres.
L'évaluation des activités scoutes est un élément crucial pour garantir le succès et l'efficacité
des programmes destinés aux jeunes. En effet, en évaluant les activités scoutes, les adultes
peuvent mesurer l'impact des activités sur les participants, identifier les points forts et les
points faibles, et apporter des ajustements pour améliorer l'expérience globale. Cela permet
également de s'assurer que les objectifs éducatifs et de développement personnel sont
atteints, et que les jeunes bénéficient pleinement des activités proposées. L'évaluation des
activités scoutes peut également aider à renforcer la cohésion du groupe en encourageant la
communication et la réflexion collective. En discutant des succès et des défis rencontrés lors
des activités, les jeunes peuvent apprendre à travailler ensemble, à résoudre des problèmes
et à prendre des décisions en groupe. De plus, en impliquant les participants dans le processus
d'évaluation, ces derniers se sentent valorisés et investis dans leur propre développement, ce
qui renforce leur engagement et leur motivation à participer activement aux activités scoutes.
Enfin, l'évaluation des activités scoutes permet également aux animateurs et aux responsables
de mieux planifier et organiser les futures activités. En analysant les retours des participants
et en tirant des leçons des expériences passées, les animateurs peuvent adapter les activités
en fonction des besoins et des intérêts des jeunes, et ainsi offrir des expériences
enrichissantes et stimulantes. En somme, l'évaluation des activités scoutes est un outil
essentiel pour garantir la qualité et la pertinence des programmes proposés aux jeunes, et
pour favoriser leur développement personnel et social.

SESSION : Feu de camp

Pratique

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Séminaire Régional Obala 2024

SOMMAIRE

session : Scoutisme et developpement communautaire .................................................... 1


session : Les principes fondamentaux du scoutisme ........................................................12
session : Presentation de l’organisation et la structure au mouvement ..............................18
session : Adulte dans le scoutisme.................................................................................20
session : Scoutisme et communaute ..............................................................................22
session : Cycle de vie d'un adultes dans le scoutisme ......................................................23
session : Developpement personnel des adultes dans le scoutisme ...................................26
session : Gestions des conflits dans le scoutisme ............................................................26
session : Le programme des jeunes ...............................................................................33
session : Planification des activites scoutes ....................................................................42
Session : Feu De Camp.................................................................................................46

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