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L'amour dans la littérature française

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La vision de l’amour dans la

littérature française pendant les siècles

Travail de recherche 2B
Présenté par Alexandra PETRE

Dans le cadre de l’UE FRLE-B6372


Année académique 2023-2024

Sous la supervision de Nathalie LEMAIREE


Département de Traduction et d’Interprétation

1
Table de matières

Introduction………………………………………………………………………………………………2
L’amour dans le contexte précieux du XVIIe siècle……………………….…………………………
4
L’amour au siècle des
Lumières………………………………………………………………………..6
L’amour philosophique au XXe siècle…………………………………………………………………
7
De l’amour traditionnel à l’amour
moderne………………………………………………………….8
Conclusion…………………………………………………………….………………………………..11
Références bibliographiques…………………………………………………………………..……..12

2
Introduction

« L’amour est un sentiment très vif qui pousse à aimer quelqu’un, à vouloir du bien, à
aider en s'identifiant plus ou moins et qui procure du plaisir. » (Le Petit Robert 2017)
L’amour a été toujours une émotion qui a guidé les gens, tout au long de leurs vies.
C’est un sentiment très fort qui peut même conduire les hommes vers la folie. On le sent
d’une manière intense, sans trop y penser, lorsqu’on rencontre d’autres gens, ou même des
animaux, qui commencent à faire partie de notre vie à un moment donné. De mon point de
vue, l’amour est la deuxième plus forte émotion humaine, après la peur. Chaque personne a
expérimenté l’amour au moins une fois dans la vie. Plus que ça, l’amour ne peut pas être
contrôlé quand il arrive.
L’amour représente l’un de trois grands passages, à côté de la naissance et la mort.
Cette émotion est mise sur le même plan que les deux seules certitudes de l’existence. Étant
donné cela, on peut extraire le fait que l’amour est en effet trop important pour l’humanité,
sans lequel on ne peut pas vivre.
Ce sentiment-là a eu du pouvoir et a inspiré les gens depuis l’humanité existe. Ainsi,
on pourrait partir de la crucifixion du Jésus Christ : sa mère, la vierge Marie, a ressenti la
douleur, due à son amour inconditionné pour son fils. Ça se passe encore avec toutes les
mères du monde, mais l’amour est également ressenti dans un couple, par exemple, par les
hommes et par les femmes, n’importe quoi. On voit ça partout : dans la vie réelle, dans l’art,
dans la littérature, etc. Par exemple, l’amour représente l’un de grands thèmes d’une œuvre
littéraire, à côté de la nature, de la société et beaucoup d’autres. Les écrivains ont toujours
écrit sur l’amour et ils vont écrire encore.
Mais quelle est leur vision à propos de ce thème ? Pourquoi l’amour est-il un sujet si
débattu dans la littérature de tout le monde ?
Je voudrais l’analyser en prenant en considération la littérature française pendant les
siècles, notamment les XVIIe, XVIIIe et XXe siècles. Ainsi, l’amour est vu de trois manières
différentes, en comptant les problématiques historiques, sociales, politiques et
démographiques de chaque époque. D'abord, au XVIIe siècle, dans La Princesse de Clèves
(La Fayette 1678), l'amour est un amour négatif, qui conduit à l'inévitable mort : d'abord pour
le mari de la princesse, Monsieur de Clèves, qui meurt de chagrin après découvrir que sa
femme aime un autre homme. La passion amoureuse est liée au tourment, au désespoir et à la

3
jalousie. L'amour est éphémère et inconstant. Enfin, cette vision pessimiste de l'amour tombe
sur la princesse elle-même qui meurt à la fin du roman. Puis, l'œuvre L’Histoire du chevalier
des Grieux et de Manon Lescaut (Prévost 1731), de la première moitié du XVIIIe siècle,
exprime un amour proprement dit, entre un homme et une femme. C’est un sentiment pur et
innocent, en harmonie avec la nature, mais c’est également tragique, à cause de la mort de
Manon, chose qui met fin à leur amour. Enfin, au XXe siècle, il est apparu L'Étranger
(Camus 1942), où l'amour est lié à la révolte et à l'absurde. Cet amour est en fait l'amour de
l'homme pour soi puisqu'il compte seulement sur lui-même, c'est une sorte d'amour athée.
Dans l’amour camusien, l'homme transcende dans un monde indépassable de la condition
humaine, sans pouvoir lui échapper. C’est la valeur de la vie de l’homme, de la terre au ciel,
de la valeur individuelle jusqu'à valeur cosmique.
J’ai choisi d’analyser ces trois œuvres, car elles sont des livres représentatifs de leur
siècle et puisque chacune d’entre elles présente une vision unique de l’amour, très différente
des deux autres. Ainsi, je peux voir quelle est l’évolution de l’amour pendant les siècles, dans
la littérature française, et comment la modernisation et l’influence des mouvements littéraires
l’ont modifié.
En d’autres mots, je vais analyser de façon objective certains chapitres extraits des
livres de critique littéraire.

4
L’amour dans le contexte précieux du XVIIe siècle

Tout d’abord, au XVIIe siècle, les œuvres de la littérature française expriment la


supériorité de l’homme devant la femme. C’était encore une vision traditionnelle et ancienne,
influencée par le Moyen Âge. L’homme était la figure intellectuelle et les femmes étaient
souvent moquées, comme montre aussi la notion de préciosité, en soulignant que les femmes
de l’époque étaient considérées comme des objets seulement, courtisées par des hommes. Les
romans précieux s’inspirent de la littérature courtoise, par exemple les chansons de geste. La
préciosité a aussi un vocabulaire précieux, considéré aujourd’hui ridicule : « Châtier la langue
» ou « Donner un amour permis ». (Alexandrescu 2022)
Une scène qui montre bien ce fait est la scène de l’aveu, où la Princesse avoue à son
mari qu’elle aime un autre homme. La soumission des femmes apparaît ici dans les
comportements du Monsieur de Clèves et de la Princesse : c'est d'abord une scène tendue,
Monsieur de Clèves en s'écriant et en posant des questions à sa femme. Elle se tait au début,
puis prend la parole, en regardant son mari, et, en se jetant aux genoux, elle lui avoue à
travers des larmes qu'elle aime un autre homme. Monsieur de Clèves embrasse et puis relève
sa femme. Il est jaloux et veut connaître l'identité de cet homme. La scène est très bien faite
par les didascalies et les silences notés avec précision. Mais elle est encore plus puissante par
le fait que Madame de La Fayette n'a offert pas jusque-là trop de paroles à la princesse : «
C’est une très jeune femme, intimidée par le monde dangereux de la cour, gênée devant un
mari plus âgé ». Elle commence avec cette scène à prendre des paroles : jusque-là passive,
l'héroïne décide à actionner. Il semble que le personnage principal veut échapper de la
narratrice et veut se libérer, en étant plus courageuse.
Ici, l’amour n’est pas décrit de manière réelle, mais il est idéalisé. Les romans
précieux ont fait connue une hypostase de la belle âme.
D’ailleurs, la passion provoque aux personnages un amour comme une tragédie, en
conduisant à l’inévitable mort. D'abord pour le mari de la princesse, Monsieur de Clèves, qui
meurt de chagrin après découvrir que sa femme aime un autre homme. La passion amoureuse
est liée au tourment, au désespoir et à la jalousie. L'amour est éphémère et inconstant. Enfin,
cette vision pessimiste de l'amour tombe sur la princesse elle-même qui meurt à la fin du
roman.

5
L’amour des romans précieux n’est pas sauvage ou irrationnel. Il est une appréciation
de la personne aimée. Aussi, il est platonique, en opposition de celui classique. Il y a une
auto-idéalisation de chacun d’entre les amoureux précieux.
Puis, le roman contient du drame, comme le théâtre. Un exemple serait la scène entre
la princesse et Monsieur de Nemours, où ils sont très bien décrits, lorsqu'il lui fait une autre
déclaration d'amour. Cette scène est l’un des moments les plus célèbres et les plus intenses.
La déclaration d’amour exprime une passion interdite, soumise aux normes sociales. En
dehors de la multitude des monologues lyriques et pathétiques, le roman nous montre l'amour
impossible, une passion qui nourrit elle-même et qui brûle ceux qu'elle touche. C'est pourquoi
lui convient la définition de la tragédie offerte par Racine : « Une action simple, chargée de
peu de matière [...], et qui, s'avançant par degrés vers sa fin, n'est soutenue que par les
intérêts, les sentiments et les passions des personnages ».
Un autre exemple qui suggère le dramatisme pourrait être la souffrance pathétique
du Monsieur de Nemours, générée par le refus du mariage. Mademoiselle de Chartres
n'épouse pas le duc de Nemours, car elle est convaincue qu'il ne va plus l'aimer : « Je ne vous
épouserai pas, parce que je vous aime ».

6
L’amour au siècle des Lumières

L’amour dans les œuvres littéraires du XVIIIe siècle est dominé par une haute
sensibilité, qui dépasse les normes sociales et explore soi-même dans le domaine sentimental.
(Mihăilă 2022)
L’Histoire du chevalier des Grieux et de Manon Lescaut est une incomparable histoire
d’amour de cette époque-là, où les contraintes sociales dictent les destins de deux
protagonistes et leurs parcours dans la vie. Notre roman exprime en égale mesure la
complexité de l’homme.
Le roman de l'abbé Prévost s'inscrit dans une époque où l'amour et la vertu étaient le
cœur des préoccupations littéraires. D'une part, l'amour est souvent représenté comme un
idéal inaccessible, tandis que la vertu est vue comme une exigence morale nécessaire,
impliquant parfois le renoncement à la passion. Pourtant, contrairement aux classiques, Des
Grieux ne voit pas l'idéal comme inaccessible, mais cherche activement à le vivre, à dépasser
des limites à travers son amour absolu pour Manon. Son amour pour Manon le pousse à
transgresser les normes sociales et morales. La fuite initiale d'Amiens représente le premier
pas dans cette transgression, marquant le passage d'un monde ordonné et vertueux à un
monde d'amour passionné et de désordre.
Des Grieux sacrifie son honneur, sa fortune et même sa foi pour rester avec Manon,
illustrant ainsi le conflit entre l'amour individuel et les conventions sociales. Son amour
devient une forme de vertu à part entière. Cela exprime la folie que l’amour donne aux
hommes.
La problématique du mariage est un thème central dans le roman, car elle illustre les
défis auxquels les protagonistes sont confrontés à cause de la société et de leurs familles. Des
Grieux se trouve dans l’impuissance de sauver Manon pour vivre une histoire d’amour.
Enfin, la réconciliation finale entre l'amour et la vertu se fait dans la mort de Manon,
où Des Grieux retrouve une certaine forme de paix intérieure.

7
L’amour philosophique au XXe siècle

La littérature française du XXe siècle met à côté les conventions romantiques de


l’amour et se concentre plutôt sur une conception moderne de celui-ci, à travers des moyens
plus complexes.
L'œuvre de Camus se concentre sur l'idée de l'humanisme athée. L'athéisme, par sa
définition, signifie une conception contre Dieu, ne pas croire en lui. Tout au long de son
œuvre, l'athéisme n'est pas une question pour Camus. (Corbic 2003 : 227).
C’est pourquoi l'œuvre de Camus est dominée par l'absurde. On peut extraire de cet
absurde un certain amour athée. Cet amour est en fait l'amour de l'homme pour soi puisqu'il
compte seulement sur lui-même. L'absurde du Camus représente une introduction pour son
humanisme, où l'homme transcende dans un monde indépassable de la condition humaine,
sans pouvoir lui échapper. Ainsi, la vie humaine n'est jamais éternelle, donc elle doit faire
face à l'absurde. En prenant la conscience de l'absurde, l'homme revient à lui-même et trouve
sa dignité : « Camus veut rendre l’homme à soi-même en le délivrant de la consolation liée à
l’espérance illusoire d’une autre vie qui l’empêche de reconnaître et d’assumer l’absurde
comme tel ». (Corbic 2003 : 232). On dépasse le fantastique pour entrer dans un monde
étrange, merveilleux.
Un autre trait important de l'œuvre de Camus c'est la révolte. Ceci est la révolte contre
l'absurde, en jugeant l'homme à sa juste mesure. Il part « de la révolte solitaire contre
l’absurde à la révolte solidaire contre le mal dans l’histoire ». Cette idée met la révolte dans la
solidarité et pas dans le nihilisme ou la haine, choses qui juste montrent le ressentiment à la
place d'amour. Pour pouvoir être considérée une valeur, la révolte doit avoir un point
d'origine : et ce point peut être seulement dans l'amour. Chez Camus, la révolte est donc liée
obligatoirement à l'amour. Cela c'est pourquoi l'homme doit préserver la valeur de sa vie, de
la terre au ciel, de la valeur individuelle jusqu'à valeur cosmique, en niant le mal et l'absurde.

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De l’amour traditionnel à l’amour moderne

On a vu comment l’amour a été perçu dans la littérature française du XVIIe, XVIIIe et


XXe siècles, à travers trois de plus connues œuvres littéraires d’autrefois, c’est-à-dire La
Princesse de Clèves (La Fayette 1678), L’Histoire du chevalier des Grieux et de Manon
Lescaut (Prévost 1731), respectivement L’Étranger (Camus 1942).
Ce serait inutile de les comparer, car la vision de l’amour est trop différente dans
chaque époque-là, à cause des normes sociales, du contexte historique, du statut social.
Néanmoins, il y en a visiblement une évolution, qui reflète des changements sociaux,
culturels, philosophiques et artistiques. Ainsi, on voit que l’amour passe de l’amour
traditionnel à un amour moderne. En d’autres mots, on change l’amour vieux, qui prend en
considération d’autres personnes aussi ou la société, avec l’amour philosophique, qui se
concentre sur soi-même.
Premièrement, bien qu’il soit une évolution significative dans l’amour du XVIIIe
siècle, comparant avec celui du XVIIe siècle, on voit quand même des similitudes. Mais, ce
n’est pas le cas avec le XXe siècle, qui est totalement différent. Donc, La Princesse de Clèves
et L’Histoire du chevalier des Grieux et de Manon Lescaut montrent tous les deux la
conception de l’amour qui suggère qu’il faut être senti de manière romantique, dans un
couple, par deux personnes, lorsqu’on fait part de la société, pendant que L’Étranger marque
plutôt un amour de soi-même, en dépassant les normes sociales.
Au XVIIe siècle et au XVIIIe siècle, l’amour représente un thème central dans les
œuvres littéraires, mais non pas au XXe siècle. Cela est dû à la modernisation, à
l’émancipation et à l’évolution elle-même de la société. Les gens évoluent rapidement dans
les tous points de vue, ils deviennent plus indépendants, ils possèdent plus de ressources pour
vivre. Les écrivains français reflètent cela dans leurs œuvres, à travers leurs personnages.
Ainsi, les mouvements sociaux ont toujours inspiré les arts, parce qu’elles sont
développées en fonction de la réalité que nous entoure. Même si les œuvres littéraires sont
dans la majorité des cas fictionnelles, elles contiennent quelque part un peu de réalisme.
L’amour passe du courtois au galant au moderne, de la raison à la sensibilité à
l’existentialisme, des contraintes sociales à la quête de liberté à la quête de sens, de
l’idéalisation à la critique sociale à la complexité humaine et enfin de la tragédie à l’absurde à
la condition humaine.

9
Ainsi, au XVIIe siècle, l’amour courtois, influencé par l’époque médiévale, vénérait la
femme et mettait l’accent sur le respect et la loyauté. La préciosité montrait cette vénération
de la dame à travers les femmes précieuses, qui se sont révoltées contre le système et qui
voulaient prendre la parole. La cause est la différence majeure entre l’homme et la femme, où
l’homme était considéré comme supérieur, en étant le chef de la famille, la personne qui
travaille et qui décide tout, pendant que la femme était traitée comme un objet, en étant le
sexe faible, seulement beau. Les précieuses n’acceptent plus cette chose. Les relations
amoureuses étaient souvent idéalisées, mais elles deviennent plus terre-à-terre au XVIIIe
siècle. L'amour devient un jeu de pouvoir et de stratégie.
Cependant, il y a de grandes similitudes entre ces deux siècles-là. D’un côté c’est la
passion brûlante : l’action simple est soutenue par les passions des personnages. D’un autre
côté c’est le thème du mariage : le mariage représente un défi que les amoureux doivent
rencontrent.
Dans un autre ordre d’idées, au XXe siècle, l'amour prend une tournure plus moderne,
où les relations deviennent de l’égal à l’égal et les rôles traditionnels de genre sont mis à part.
La communication et l'individualité se trouvent en relief.
Puis, au XVIIe siècle, la littérature mettait souvent l’accent sur la raison et l'honneur
comme des valeurs morales, encore une fois, influencée par le passé. Les personnages étaient
souvent confrontés à des situations morales et devaient respecter les normes sociales. Au
XVIIIe siècle, en revanche, avec l'émergence du roman sentimental, la sensibilité devient un
thème central, où les écrivains explorent les émotions intenses. Les personnages se trouvent
entre leurs désirs passionnés et les normes sociales. Au XXe siècle, l'amour est représenté
plutôt dans le contexte de l’existentialisme, en décrivant les dilemmes existentiels. Il y a plein
de désillusion, d'absurdité et de solitude, et les personnages cherchent un sens de vivre dans
un monde incertain et inutile.
Troisièmement, au XVIIe siècle, les relations amoureuses étaient dans la plupart
soumises aux contraintes sociales, tel que le mariage arrangé. Il fallait que les gens sacrifient
leur plaisir et même le soi au nom du devoir familial ou de l'intérêt social. Le devoir social
triomphait jadis. Au XVIIIe siècle, l’amour connaît plus de liberté et plus de légèreté. Il
échappe de ces contraintes strictes liées au devoir. Au XXe siècle, l'amour est plutôt
philosophique. Les écrivains cherchent le sens de la vie et ils remettent en question les
normes sociales, comme les conventions du mariage. Les relations amoureuses sont aussi

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vues d’une autre lumière, plus abstraite. L’accent est mis encore une fois sur l’idée de
trouver un sens dans un monde chaotique et absurde.
En outre, au XVIIe siècle, l'amour était souvent idéalisé dans la littérature, présenté
comme source de bonheur et d'accomplissement personnel. Les histoires d'amour étaient
présentées en tant qu’idylles, de façon romantique proprement dit, en négligeant totalement la
réalité. Au XVIIIe siècle, les œuvres de la littérature française deviennent beaucoup moins
idéales et les écrivains commencent même à faire des critiques à cette idéalisation utopique .
Au XXe siècle, l'amour est exploré dans toute sa complexité humaine. Les écrivains
remettent en question les idéaux romantiques et approfondissent les aspects sombres et
ambigus de l'amour. Tout devient plus réaliste, n’est plus embelli et le monde et la société
sont présentés en tant que tels, avec le bien et le mal.
Enfin, au XVIIe siècle, la littérature était dominée par la tragédie, avec des amours
impossibles, où les personnages devaient confronter les prototypes sociaux ou familiaux. Les
fins étaient le plus souvent tragiques ou tendues. Au XVIIIe siècle, une transition vers la
légèreté commence. C’est-à-dire, on met à côté l’amour romantique pour aller
progressivement vers un amour absurde qu’on voit au XXe siècle. On commence aussi à
étudier peu à peu la condition humaine. Au XXe siècle, il y a le sommet des mouvements
philosophiques, comme l'existentialisme. Ici, l'amour est parfois représenté dans un contexte
d'absurdité et de désillusion. Les écrivains se concentrent sur l'âme, dans un monde
constamment en évolution. Tous ces aspects se cachent derrière une grande complexité
psychologique.
En somme, il y a un changement visible entre la vision de l’amour au XVIIe siècle et
au XXe siècle. On part d’un amour contrait par les normes sociales et limité par la famille et
on arrive à une vision si philosophique de l’amour, qu’on se demande si le sentiment existe
encore ou pas. Cette transition assez linéaire est due à la réalité en fait, car c’est la réalité qui
inspire les œuvres littéraires fictionnelles : on a de la vraisemblance et de la bienséance. On
part de la rigueur d’une monarchie absolue, où on devait respecter minutieusement les règles,
et on arrive à une liberté totale, grâce à la démocratie.
Le Moyen Âge avec sa littérature médiévale a beaucoup influencé le XVIIe siècle, et
puis, graduellement, elle disparaît complètement, au point qu’il paraît que les gens du XXe
siècle l’ont totalement oublié.

11
Conclusion

Pour conclure, en analysant trois grands livres de la littérature française, La Princesse


de Clèves (La Fayette 1678), L’Histoire du chevalier des Grieux et de Manon Lescaut
(Prévost 1731) et L’Étranger (Camus 1942), on peut extraire une évolution précise de
l’amour.
Fort sentiment, source de folie, mais aussi de dépassement de limites, l’amour passe
d’un amour contrait à un vrai amour. On a réussi enfin à le vivre sans peur et sans être
clôturé.
Ceux qui ont beaucoup analysé cette émotion vive sont les écrivains. Âmes sensibles
par définition, les auteurs sont des êtres créatifs et subjectifs. La plupart d’entre eux ont
toujours débattu l’idée de l’amour comme thème littéraire. Chacun a proposé sa propre
définition et sa propre vision, influencées évidemment par leur expérience de vie.
La réalité est celle qui a inspiré les œuvres littéraires fictionnelles, à travers les
contextes sociaux, historiques, politiques ou démographiques. On prend aussi en compte les
règles de la vraisemblance et de la bienséance.
J’ai exploré de nombreux aspects fascinants de ce sujet complexe. À travers mon
analyse, j’ai mis en lumière les différents facteurs qui influencent l’amour dans la littérature
française pendant les siècles. Il est évident que ce sentiment-là dénote une importance
cruciale sur l'expérience humaine. De la passion tragique du XVIIe siècle à l'amour pur et
innocent du XVIIIe siècle et puis à l'absurde et la révolte au XXe siècle, chaque époque a
apporté sa propre vue de l'amour. La modernisation a changé radicalement l’amour dans la
littérature et ses perceptions.
L'amour, comme évoqué dans les œuvres littéraires analysées, dépasse les frontières
du simple sentiment pour devenir un véritable élément de l'existence humaine. Bien que
l’amour transcende les limites de la société, il est plus qu’une émotion individuelle.
Avoir en vue les œuvres commentées ci-dessus, c’est clair que l’amour ne relève pas
seulement de représentations littéraires, mais également la société et la raison humaine.
Ainsi, à travers l'analyse de ces œuvres symboliques, on est en mesure de mieux
comprendre l'impact de l'amour sur notre vie quotidienne et sur notre perception du monde.
L'amour, avec sa complexité et sa richesse, est l'un des sujets les plus étudiés et discutés dans
la littérature de tout le monde, en reflétant ainsi sa place centrale dans l'expérience humaine.

12
En résumé, cette étude met en évidence l'importance de l’amour pour tout
l’humanisme en fait. En tirant parti de ces connaissances, nous pouvons progresser vers une
compréhension plus approfondie de ce domaine si intéressant.

Références bibliographiques

ALEXANDRESCU, Vlad (prof.), le cours donné aux étudiants dans l’année académique
2021-2022, Université de Bucarest, Faculté de Langues et Littératures Étrangères.
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234.
DELESALLE, Simone, « Lecture d’un chef-d’œuvre : Manon Lescaut », Annales, XXVI,
n°3-4, 1971, pp. 723-740.
DELON Michel et MALANDAIN Pierre, Littérature française du XVIIIe siècle, Paris, PUF,
1996, coll. « Premier Cycle », chap. 4 « Inventivité de la fiction en prose ».
GARAPON, Jean, « La Princesse de Clèves et l’esthétique de la tragédie », Littératures
classiques. Supplément au n° 12, 1990 : Mme de Lafayette, La Princesse de Montpensier, La
Princesse de Clèves, pp. 21-32.
GOLDZINK, Jean, Histoire de la littérature française du XVIIIe siècle, Bordas, 1988, pp. 85-
93.
JUNQUA, Christophe, « Regard sur L’Étranger de Camus », Inflexions, n° 34, 2017/1, pp.
161-170.
Le Petit Robert de la langue française, juin 2017, imprimé en Italie par Rotolito Lombarda,
Dictionnaires Le Robert.
MESNARD, Jean, « Morale et métaphysique dans La Princesse de Clèves », Littératures
classiques. Supplément au n° 12, 1990 : Mme de Lafayette, La Princesse de Montpensier, La
Princesse de Clèves, pp. 65-78.
MIHĂILĂ, Ileana (prof.), le cours donné aux étudiants dans l’année académique 2022-2023,
Université de Bucarest, Faculté de Langues et Littératures Étrangères.
MOUNIER, Emmanuel, Malraux, Camus, Sartre, Bernanos. L’espoir des désespérés, chap. «
Albert Camus ou l’appel des humiliés », Paris, Éditions du Seuil, 1953.
TUREKOVA, Andrea, « Amour et limites ou amour sans limites dans Manon Lescaut »,
Sens Public, 19 septembre 2006.

13
VAN DER SCHUEREN, Éric, « Le portrait dans La Princesse de Clèves. Lectures
pascaliennes », Littératures, n° 40, printemps 1999, pp. 95-134.

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