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Arrêt Contradictoire sur Bail Commercial

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KF/BZSAD/AE

REPUBLIQUE DE CÔTE D’IVOIRE


-------------------
COUR D’APPEL DE COMMERCE
D’ABIDJAN
---------------
RG N° 0232/2018 AUDIENCE PUBLIQUE ORDINAIRE DU JEUDI
-------- 29 NOVEMBRE 2018
ARRÊT CONTRADICTOIRE
du 29/11/2018 -----------------------
---------
1ÈRE CHAMBRE
------------
La Cour d’Appel de Commerce d’Abidjan, en son
Affaire : audience publique ordinaire du jeudi vingt-neuf
--- novembre de l’an deux mil dix-huit tenue au siège de
1°- MONSIEUR YAPO FRANCK ladite Cour, à laquelle siégeaient :

2°- MONSIEUR BEUGRE GUY CLAVER Docteur KOMOIN François, Premier Président de la
3°- MONSIEUR YAO EUGÈNE Cour d’Appel de Commerce d’Abidjan ;

4°- MADAME ADOUKO VÉRONIQUE


Madame RAMDÉ Assetou épouse OUATTARA,
5°- MONSIEUR BILA LCHLAKA Messieurs NIAMKEY K. Paul, TALL Yacouba et
ATTOUNGBRÉ Gérard, Conseillers à la Cour,
6°- MONSIEUR BA MONI
Membres ;
7°- MONSIEUR ASOUMOU YAH ROSE
Avec l’assistance de Maître KOUTOU A. Gertrude
8°- MONSIEUR OUEDRAOGO YACOU
(SCPA ORÉ-DIALLO-LOA & Associés) épouse GNOU, Greffier ;

Contre
A rendu l’arrêt dont la teneur suit dans la cause ;
LA SOCIÉTÉ IVOIRIENNE DE
DÉVELOPPEMENT IMMOBILIER ENTRE :
(IDI)
(Maître Alain KOFFI)
-------------- 1°- MONSIEUR YAPO FRANCK, locataire et gérant
ARRÊT
------------
d'un maquis à l'espace « Maison Blanche », demeurant
Contradictoire à Bingerville ;
---------

En la forme 2°- MONSIEUR BEUGRE GUY CLAVER, locataire


et gérant d'un magasin à l'espace « Maison Blanche»
Déclare recevable l’appel interjeté par demeurant à Bingerville ;
Messieurs YAPO Franck, BEUGRE Guy
Claver, YAO Eugène, BILA Ichaka, BA Moni,
OUEDRAOGO Yacou et Mesdames ADOUKO 3°- MONSIEUR YAO EUGÈNE, locataire et gérant
Véronique et ASSOUMOU Yah Rose contre
l’ordonnance de référé RG N° 1439/2018
d'un maquis à l'espace « Maison Blanche» demeurant à
rendue le 15 mai 2018 par le juge des référés Bingerville ;
du tribunal de commerce d’Abidjan;

Au Fond 4°- MADAME ADOUKO VÉRONIQUE, locatrice et


gérante d'un restaurant à l'espace « Maison Blanche»
Les y dit bien fondés ; demeurant à Bingerville, en son domicile ou en tout
Infirme l’ordonnance querellée en toutes ses autre lieu ;
dispositions ;

1
5°- MONSIEUR BILA ICHIAKA, locataire et gérant
Statuant à nouveau ;
d'un magasin à l'espace « Maison Blanche» demeurant
Dit que la juridiction des référés du Tribunal à Bingerville ;
de Commerce d’Abidjan est incompétente
pour prononcer la résiliation du bail
commercial liant les parties au profit du juge 6°- MONSIEUR BA MONI, locataire et gérant d'une
du fond de ce tribunal ; boutique à l'espace « Maison Blanche» à demeurant à
Bingerville ;
Condamne la Société Ivoirienne de
Développement Immobilier dite IDI aux
dépens de l’instance. 7°- MADAME ASOUMOU YAH ROSE, locataire et
gérante d'un magasin à l'espace « Maison Blanche»
demeurant à Bingerville ;

8°- MONSIEUR OUEDRAOGO YACOU, locataire


et gérant d'un magasin à l'espace « Maison Blanche»
demeurant à Bingerville ;

Appelants,

Représentés et concluant par leur conseil, la SCPA


ORÉ-DIALLO-LOA et Associés, Avocats à la Cour
d'Appel d'Abidjan, y demeurant Commune du Plateau,
Angle Avenue Marchand Boulevard CLOZEL,
Résidence GYAM, 7ème étage, Porte D7, Tél. :
[Link], Tél/Fax : [Link] ;

D’UNE PART ;

ET ;

LA SOCIÉTÉ IVOIRIENNE DE
DÉVELOPPEMENT IMMOBILIER (IDI), Société à
Responsabilité Limitée, au capital de 5.000.000 de F
CFA dont le siège social se situe à Abidjan Commune de
Cocody Il Plateaux, 2ème tranche, immeuble IDI, lot n°
2337/g, ilot n° 204 bis, 06 BP 6486 Abidjan 06, Tél. :
(00225) [Link], Fax. : (00225) [Link],
agissant aux poursuites et aux diligences de son gérant,
Monsieur KONAN KOUACOUD Roger, demeurant à
Abidjan pour qui domicile est élu audit siège et ayant:
tout pouvoir à cet effet ;

Intimée,

Représentée et concluant par son conseil, Maître Alain


KOFFI, Avocat près la Cour d’Appel d’Abidjan, y
demeurant, Grand Bassam Mockeyville, place

2
« MTN », immeuble « Bon Berger », Escalier E, 2ème
étage, porte à gauche, BP 706 Grand Bassam, Tél. :
[Link], Cell. : [Link], en son cabinet, email. :
kalain648@[Link] ;

D’AUTRE PART ;

Sans que les présentes qualités puissent nuire ni


préjudicier en quoi que ce soit aux droits et intérêts
respectifs des parties en cause, mais au contraire et
sous les plus expresses réserves des faits et de droit ;

La juridiction présidentielle du Tribunal de Commerce


d’Abidjan statuant en la cause en matière de référé a
rendu le 15 mai 2018 une ordonnance N° 1439/2018
qui a ordonné l’expulsion de Messieurs YAPO Franck,
BEUGRE Guy Claver, YAO Eugène, BILA Ichaka, BA
Moni, OUEDRAOGO Yacou et Mesdames ADOUKO
Véronique et ASSOUMOU Yah Rose de la parcelle de
terrain d’une superficie de 2.586 m2 sise à Bingerville ;

Par exploit du 12 octobre 2018 de Maître DADIÉ Digra


Sylvain, huissier de justice à Abidjan, Messieurs YAPO
Franck, BEUGRE Guy Claver, YAO Eugène, BILA
Ichaka, BA Moni, OUEDRAOGO Yacou et Mesdames
ADOUKO Véronique et ASSOUMOU Yah Rose ont
interjeté appel de l’ordonnance susénoncée et ont
assigné la Société Ivoirienne de Développement
Immobilier dite IDI à comparaître par-devant la Cour
de ce siège à l’audience publique du 25 octobre 2018
pour s’entendre infirmer ladite ordonnance ;

Enrôlée sous le N° 232 du rôle général du greffe de la


Cour, la cause a été appelée le 25 octobre 2018 et
renvoyée au 08 novembre 2018 pour toutes les parties
et retenue ;

À la date de renvoi, l’affaire a été mise en délibéré pour


le 29 novembre 2018 ;

Advenue cette audience, la Cour a vidé son délibéré en


rendant l’arrêt suivant :

3
LA COUR

Vu les pièces du dossier ;

Ouï les parties en leurs demandes, fins et conclusions ;

Après en avoir délibéré conformément à la loi ;

FAITS, PROCÉDURE, PRÉTENTIONS ET


MOYENS DES PARTIES

Par exploit du 12 octobre 2018 de Maître DADIE Digra


Sylvain, Huissier de justice à Abidjan, comportant
ajournement au 25 octobre 2018, Messieurs YAPO
Franck, BEUGRE Guy Claver, YAO Eugène, BILA
Ichaka, BA Moni, OUEDRAOGO Yacou et Mesdames
ADOUKO Véronique et ASSOUMOU Yah Rose ont
relevé appel de l’ordonnance non signifiée RG N°
1439/2018 rendue le 15 mai 2018 par le juge des
référés du Tribunal de Commerce d’Abidjan, lequel en
la cause a statué comme suit :
« Statuant publiquement, contradictoirement à
l’égard de Monsieur YAPO Franck, Mesdames
ADOUKO Véronique et ASSOUMOU Yah Rose et par
défaut en ce qui concerne les autres défendeurs, en
matière de référés et en premier ressort ;

Au principal, renvoyons les parties à se pourvoir ainsi


qu’elles aviseront ;

Dès à présent, vu l’urgence et par provision ;

Recevons la société Ivoirienne de Développement


Immobilier dite IDI en son action ;

L’y disons bien fondée ;

Prononçons la résiliation du contrat de bail liant les


parties ;

Ordonnons en conséquence, l’expulsion de Messieurs


YAPO Franck, BEUGRE Guy Claver, YAO Eugène,
BILA Ichaka, BA Moni, OUEDRAOGO Yacou et
Mesdames ADOUKO Véronique et ASSOUMOU Yah
Rose de la parcelle de terrain d’une contenance de
2.586 m² sise à Bingerville, objet du titre foncier

4
N°32.362 qu’ils occupent tant de leur personne, de
leurs biens que de tous occupants de leur chef ;

Mettons les dépens à la charge des défendeurs. » ;

Des énonciations de l’ordonnance querellée et des


pièces du dossier, il ressort que par exploit du 26 mars
2018, la société Ivoirienne de Développement
Immobilier dite IDI a fait servir assignation à
Messieurs YAPO Franck, BEUGRE Guy Claver, YAO
Eugène, BILA Ichaka, BA Moni, OUEDRAOGO Yacou
et Mesdames ADOUKO Véronique et ASSOUMOU Yah
Rose d’avoir à comparaitre devant le juge des référés
du Tribunal de commerce d’Abidjan à l’effet de voir
prononcer la résiliation du contrat de bail les liant ;

Au soutien de son action, elle a exposé qu’elle a acquis


en pleine propriété des mains de Monsieur OGOU
Gbalou Jean-Marie Didier une parcelle de terrain d’une
superficie de 2586 m² sise à Bingerville sur laquelle ce
dernier avait consenti des contrats de bail aux
susnommés ;

Elle a ajouté que du fait de la vente intervenue, elle a,


conformément à l’article 110 de l’acte uniforme portant
sur le droit commercial général, entrepris de leur
notifier l’acte de mutation à son profit du certificat de
propriété foncière de ladite parcelle, afin que ceux-ci
s’acquittent désormais des loyers entre ses mains ;

Toutefois, a-t-elle précisé, en dépit de cette notification


et de la mise en demeure à eux faite à cet effet, ceux-ci
ont refusé de s’exécuter ;

Messieurs YAPO Franck, BEUGRE Guy Claver, YAO


Eugène, BILA Ichiaka, BA Moni, OUEDRAOGO Yacou
et Mesdames ADOUKO Véronique et ASSOUMOU Yah
Rose n’ont, quant à eux, ni comparu, ni conclu ;

Pour statuer comme il l’a fait, le premier juge a indiqué


que du fait de la vente intervenue, la société Ivoirienne
de Développement Immobilier est substituée dans les
droits et actions du précédent bailleur, de sorte que le
non-paiement de plusieurs mois de loyers par lesdits
locataires en dépit de la mise en demeure à eux faite,
justifie sa demande en résiliation du contrat de bail les
5
liant et leur expulsion des lieux qu’ils occupent tant de
leurs personnes, de leurs biens que de tous occupant de
leurs chefs ;

En cause d’appel, Messieurs YAPO Franck, BEUGRE


Guy Claver, YAO Eugène, BILA Ichaka, BA Moni,
OUEDRAOGO Yacou et Mesdames ADOUKO
Véronique et ASSOUMOU Yah Rose font grief au
premier juge d’avoir statué de la sorte, alors que la
vente de la parcelle dont se prévaut la société IDI est
contestée par les héritiers de Feu OGOU Gbaloué
Gregoire qui ont saisi le Tribunal de première instance
d’Abidjan Plateau en annulation de ladite vente ;

Ils précisent donc avoir arrêté de payer les loyers suite


au courrier à eux adressé par voie d’huissier par lesdits
ayants droit ;

Ils relèvent par ailleurs qu’il n’existe aucun contrat de


bail entre la société IDI et eux, de sorte que celle-ci est
mal fondée à leur réclamer le paiement de loyers ;

Aussi, concluent-ils à l’infirmation de l’ordonnance


querellée ;

En réplique, la société IDI sollicite la confirmation de


ladite ordonnance en faisant valoir que d’une part, la
procédure pendante devant le tribunal de première
instance d’Abidjan ne concerne nullement les
appelants puisqu’elle n’a pas été initiée à leur encontre
et d’autre part, du fait de la vente intervenue, elle est
substituée de plein droit dans les droits et obligations
de l’ancien bailleur ;

Soulevant d’office l’exception d’incompétence du juge


des référés à connaitre du présent litige au profit du
juge du fond du tribunal de commerce d’Abidjan, la
Cour d’appel de céans a, conformément à l’article 52
alinéa 4 du code de procédure civile, commerciale et
administrative, invité les parties à présenter leurs
observations sur ce moyen ;

SUR CE

En la forme

6
Sur le caractère de la décision

L’intimée ayant comparu et conclu, il y a lieu de statuer


contradictoirement ;

Sur la recevabilité de l’appel

L’appel de Messieurs YAPO Franck, BEUGRE Guy


Claver, YAO Eugène, BILA Ichaka, BA Moni,
OUEDRAOGO Yacou et Mesdames ADOUKO
Véronique et ASSOUMOU Yah Rose a été introduit
conformément aux forme et délai prescrits par la loi ;

Qu’il y a lieu de le déclarer recevable ;

Au fond

Sur la compétence du juge des référés en


matière de résiliation de bail commercial

Considérant que l’article 133 de l’acte uniforme portant


sur le droit commercial général dispose que : « le
preneur et le bailleur sont tenus chacun en ce qui le
concerne au respect de chacune des clauses et
conditions du bail sous peine de résiliation. La
demande en justice aux fins de résiliation du bail doit
être précédée d'une mise en demeure d'avoir à
respecter la ou les clauses ou conditions violées. La
mise en demeure est faite par acte d'huissier ou
notifiée par tout moyen permettant d'établir sa
réception effective par le destinataire.

À peine de nullité, la mise en demeure doit indiquer la


ou les clauses et conditions du bail non respectées et
informer le destinataire qu'à défaut de s'exécuter dans
un délai d'un mois à compter de sa réception, la
juridiction compétente statuant à bref délai est saisie
aux fins de résiliation du bail et d'expulsion, le cas
échéant, du preneur et de tout occupant de son chef.

Le contrat de bail peut prévoir une clause résolutoire


de plein droit. La juridiction compétente statuant à
bref délai constate la résiliation du bail et prononce, le
cas échéant, l'expulsion du preneur et de tout occupant
de son chef, en cas d'inexécution d'une clause ou d'une
condition du bail après la mise en demeure visée aux

7
alinéas précédents.

La partie qui entend poursuivre la résiliation du bail


doit notifier aux créanciers inscrits une copie de l'acte
introductif d'instance. La décision prononçant ou
constatant la résiliation du bail ne peut intervenir
qu'après l'expiration d'un délai d'un mois suivant la
notification de la demande aux créanciers inscrits. » ;

Qu’il s’en infère que la juridiction compétente pour


trancher les difficultés en matière de bail commercial
est « la juridiction compétente statuant à bref délai » ;

Considérant que l’acte uniforme n’ayant pas désigné


ladite juridiction, il convient de se référer au droit
national de chaque État partie pour déterminer à quelle
juridiction renvoie cette notion ;

Considérant que la résiliation du bail commercial est la


sanction attachée à l’inexécution de ce contrat ;

Que sa mise en œuvre nécessitant la recherche des


manquements aux obligations contenues dans ce
contrat et leur imputabilité, conduit le juge à
s’immiscer dans l’exécution dudit contrat et à apprécier
comment les parties ont exécuté leurs obligations
respectives ;

Considérant que le code de procédure civile,


commerciale et administrative ivoirien distingue deux
types de juridiction que sont d’une part, le juge des
référés et d’autre part, le juge du fond, la différence
fondamentale étant que la compétence du premier est
liée à l’urgence et à l’évidence, interdiction lui étant
faite de préjudicier au principal ;

Considérant que les questions liées à la résiliation d’un


contrat de bail telles que sus indiquées amènent à
examiner le contrat liant les parties et les modalités
d’exécution de leurs obligations respectives ;

Que dans ces conditions, elles vont au-delà de


l’évidence, touchant au principal de ce qui lie les
parties, relevant ainsi de la compétence du juge du
fond qui doit statuer dans la célérité ;

8
Que dès lors le juge des référés ne peut en connaitre,
sauf s’il existe entre les parties un contrat de bail écrit
prévoyant une clause résolutoire de plein droit dont il
se contente seulement de voir si elle a joué, lui
permettant ainsi de constater la résiliation du bail déjà
acquise par l’effet de cette clause ;

Considérant qu’en l’espèce, il est constant comme


résultant des déclarations des parties que les appelants
et le précèdent bailleur était liés par des contrats de
bail verbaux ;

Que la société IDI soutenant avoir acquis la propriété


de ladite parcelle, sollicite la résiliation desdits contrats
pour non-paiement par les locataires susnommés de
plusieurs mois de loyers ;

Qu’ainsi, en prononçant la résiliation desdits contrats,


le Président du Tribunal de Commerce d’Abidjan
statuant en matière de référés, a outrepassé ses
attributions légales ;

Qu’il convient dans ces conditions, d’infirmer


l’ordonnance querellée en toutes ses dispositions et
statuant à nouveau, dire que le juge des référés est
incompétent pour connaitre dudit litige ;

Sur les dépens

L’intimée succombant, il y a lieu de mettre à sa charge


les dépens de l’instance ;

PAR CES MOTIFS

Statuant publiquement, contradictoirement et en


dernier ressort ;

En la forme

Déclare recevable l’appel interjeté par Messieurs YAPO


Franck, BEUGRE Guy Claver, YAO Eugène, BILA
Ichaka, BA Moni, OUEDRAOGO Yacou et Mesdames
ADOUKO Véronique et ASSOUMOU Yah Rose contre
l’ordonnance de référé RG N° 1439/2018 rendue le 15
mai 2018 par le juge des référés du tribunal de
commerce d’Abidjan;

9
Au Fond

Les y dit bien fondés ;

Infirme l’ordonnance querellée en toutes ses


dispositions ;

Statuant à nouveau ;

Dit que la juridiction des référés du Tribunal de


Commerce d’Abidjan est incompétente pour prononcer
la résiliation du bail commercial liant les parties au
profit du juge du fond de ce tribunal ;

Condamne la Société Ivoirienne de Développement


Immobilier dite IDI aux dépens de l’instance.

Ainsi fait, jugé et prononcé publiquement les jour, mois


et an que dessus.

ET ONT SIGNÉ LE PREMIER PRÉSIDENT ET


LE GREFFIER./.

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