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Méthode de dissertation en éducation

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Edward Hiaro
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1

METHODE DE DISSERTATION AU
CAP/EP
1°-Il faut
comprendre le sujet : lire lentement le sujet et poser les questions suivantes :
-De quoi s’agit-il ? / (1) Inona no voalaza ao ? Tsipihina ny valin’io fanontaniana io ao anaty
laza adina
-Qu’est-ce qu’on demande ?/(2) Inona no takiana amiko ?
*La réponse de la 1ère question permet de connaître les domaines dans lesquelles se situent les problèmes
particuliers qu’on va traiter.
Exemple : Est-ce qu’un domaine de conception de l’éducation ou un problème de finalité de l’éducation
ou une question de méthode pédagogique ou de dixipline ou de correction………
*La 2ème réponse permet de connaître ce qu’on doit traiter, expliquer, commenter, discuter, justifier,
donner votre avis, appliquer dans votre classe, …………………
2°-Ne traiter ce qu’on ne demande et traiter tout ce qu’on demande.
En général, le sujet se divise en 2parties : a)-l’énoncé du sujet ( ny filazana lay laza adina )
b)-les questions auxquelles on doit répondre ( ny fanontaniana
izay apetrany amiko )
3°-Traiter le sujet.
La dissertation comprend 3parties : l’introduction, le développement et la conclusion.
A-INTRODUCTION

C’est une partie très importante car c’est la partie par laquelle les correcteurs donnent ses 1ères
impressions : est-ce que le candidat traitera le sujet ou est-ce qu’il va hors sujet ?
Elle doit comprendre 3parties :
A1-Partir d’une opinion généralement partagée ou d’une connaissance tirée de la lecture ou d’une
situation de la vie courante ou de la pratique. 2 ou 3 phrases au maximum.
A2-Introduire le sujet en écrivant en totalité s’il est court ou en partiel s’il est long en mettant dans un
guillemet (« …… »).Après, glisser les problèmes ou poser les problèmes à résoudre.
A3-Annoncer un plan à suivre c’est-à-dire les différentes parties du développement.

B-DEVELOPPEMENT

Il doit obligatoirement suivre le plan annoncé dans l’introduction. Chaque idée forme un petit paragraphe.
Prévoir une phrase de transition qui résume ou annonce la fin d’une grande division développée et qui introduit
l’autre.

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Les divisions de la dissertation dépendent du sujet et aussi les termes suivants. Donc, il faut comprendre ces
termes :
Expliquer : c’est donner l’éclaircissement des idées de l’auteur.
Le candidat doit rester toujours avec l’auteur, il remplace l’auteur. Il n’introduit pas ses idées personnelles, il
garde toujours l’idée de l’auteur.
Commenter : on explique l’idée de l’auteur mais en plus de l’explication, on développe son idée. On
peut aller jusqu’à la source de l’idée de l’auteur et on peut ajouter l’explication par l’idée de candidat qui
renforce ou développe ces idées de l’auteur.
Justifier, confirmer, approuver : le candidat doit d’abord expliquer. Après l’explication, il doit
trouver des preuves qui justifient ce qui est dit par l’auteur.
Discuter / êtes-vous d’accord ?/ êtes-vous de cet avis ? : le candidat doit d’abord expliquer, après
donner « le pour » et « le contre », afin de trouver « le juste milieu » qui est le moment de donner le
point de vue personnel.
A ce moment-là, la discussion se divise en 3 parties :
**On peut d’accord avec l’auteur, on explique pourquoi on est pour ? Donner des preuves (THESE)
**On n’est contre ou n’est pas d’accord à 100% avec l’auteur. Expliquer sur quel point on n’est pas
d’accord (ANTITHESE)
**Le candidat est appelé à présenter son point de vue personnel en essayant de voir le juste milieu
(SYNTHESE)
C-CONCLUSION
Le but est de démontrer au correcteur qu’on a traité et qu’on peut traiter un autre problème qui soit
le prolongement de ce qu’on vient de traiter.
Elle comprend 2 parties :
-Bref rappel ou résumé des grandes idées développées.
-Elargissement : une question qui introduit un autre problème qui soit le prolongement du
sujet traité.

APPLICATION TRAVAIL SUR BROUILLON


« On dit que l’école doit être pour l’enfant une seconde famille ».
- Comment comprenez-vous cette affirmation ?
-Quelles sont les conditions nécessaires pour y parvenir ?
-------------------------------------------------------------------------------
Inona no voalaza ao ? L’école / l’enfant / une seconde famille
Hevitra ankapobeny l’école forme (donne, est) une seconde famille pour l’enfant
La valeur (importance) de l’école pour l’enfant
Problèmatique : *Quelle est l’importance (la valeur) de l’école pour l‘enfant ?
*Est-ce que l’école est importante pour l’enfant ?
*Est-ce que l’école a une valeur pour l’enfant ?
Inona no takiana amiko ? Partie I : la compréhension de cette affirmation
Partie II : les conditions nécessaires pour y parvenir

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PLAN DETAILLE
Partie I : la compréhension de cette affirmation
-Définition des mots clés :*l’école
*l’enfant
*une famille
Résumé de cette définition pour avoir l’idée en générale du sujet
-Explication du sujet pour avoir que l’école est vraiment une seconde famille pour l’enfant
Famille Ecole
Les parents sont les premiers éducateurs de leur L’école continue l’éducation commencée au foyer :
enfant : la marche, la parole, la politesse, la la politesse, la propreté, la bonne habitude
propreté, la bonne habitude, la responsabilisation, (discipline en classe), la responsabilisation
…. (répartition des tâches en classe),….
Les parents donnent de l’amour, de la tendresse Le maître donne aussi de l’amour et de tendresse
que l’enfant en a besoin de leur élève par les activités faites
Eduque physiquement (se laver, se brosser les Eduque physiquement(EPS), moralement
dents, donner de nourriture), moralement et (éducation civique), intellectuellement pour avoir
socialement (la vie ensemble avec ses sœurs et des connaissances et surtout socialement
frères dans la maison) (réalisation du travail de groupe à une séance
d’apprentissage)

Partie II : les conditions nécessaires pour y parvenir


- Collaboration étroite entre parents et maître pour connaître l’éducation reçue par l’enfant à leur
foyer afin que ce dernier la continue en classe
- Bonne relation du maître et les élèves
- Maître modèle sur le plan comportement et parole devant les élèves

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------

INTRODUCTION

L’école est un lieu où on peut transmettre les connaissances aux élèves. C’est le maître qui les
fait aux enfants. Alors, il devient comme les parents à l’école. Voilà pourquoi notre sujet dit que :
« l’école doit être pour l’enfant une seconde famille ». Est-ce que l’école a une valeur pour l’enfant ?
C’est notre problématique qui se pose. Pour répondre cette question, essayons de voir en premier lieu la
compréhension de cette affirmation. En deuxième lieu, abordons aux conditions nécessaires pour y
parvenir.

Par définition, l’école est un lieu où l’enfant acquiert des savoirs comme (la politesse) ou la
parole de respect aux autrui, la numération ou le calcul, la connaissance de leur corps humain et l’animal
aussi. C’est vraiment que le maître les donne tout ça aux élèves.
L’enfant, est un individu qui n’est pas encore mûr sur le corps que l’âme. Il est tout petit sur le plan
physique. Son énergie est faible. Il est indépendant, voilà pourquoi qu’il est toujours sous les yeux de
leurs parents.

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La famille est l’ensemble de personnes qui vivent dans un même toit et unies par un sang comme le père,
la mère et les enfants.
C’est dans une famille qu’un enfant sort avant d’entrée à l’école. La famille donne sa première éducation
comme la marche et la parole, la propreté de son corps, le balayage de la cour, le peigne de ses cheveux
que le coupage des ongles et surtout la politesse en disant ou en faisant de bonjour à quelqu’un.
Mais s’il entre à l’école, l’établissement continue ses éducations pour que l’enfant soit préparé bien son
avenir. Elle conduit à la politesse au lieu de faire un gros mot, l’enfant balaie la classe qui est la suite de
balayer la cour de ses maisons.
D’après notre sujet, nous pouvons dire que seule la famille est la première responsable d’avoir un bon
enfant ou au contraire un mauvais enfant. Et l’éducation à l’école est la suite de l’éducation reçue à la
maison ou à sa famille.
De plus, les parents offrent de l’amour, de la tendresse que l’enfant en a besoin par le biais de parole, des
plusieurs gestes à la maison comme faire un petit bisou à chaque vu après quelques tâches que sa maman
le demande. Et les maîtresses donnes aussi de l’amour et de tendresse de leur élève par les activités faites
en travers des encouragements et des appréciations donnés aux élèves. Ces disciples sont très motivés
avec ces beaux mots venant du maître.
Ensuite, la famille éduque physiquement les enfants comme se laver, se brosser les dents, donner de
nourriture suffisant que leur corps a besoin pour avoir un corps sain et robuste. Elle élève moralement et
socialement ces petits que par la vie ensemble avec ses sœurs et frères dans la maison. La famille les
enseigne la tolérance devant ses alentours. Par suite, l’école aussi les éduque physiquement par
l’enseignement de l’EPS durant l’heure prévu pour cette discipline en classe. Et elle enseigne aussi
moralement par l’éducation civique. L’école instruit intellectuellement pour avoir des connaissances
solides et surtout, elle prépare la vie en société par la réalisation du travail de groupe à une séance
d’apprentissage fait.
D’après notre explication, nous voyons que l’école est vraiment une seconde famille pour l’enfant parce
que tout ce que les actions fait par la famille pérenne à l’école. Donc l’école ne travaille pas seul mais
elle a besoin de l’aide envers les parents d’origine de chaque élève enseigné. Cela est nécessaire pour
atteindre à une éducation efficace.
Voilà notre explication, passons maintenant aux conditions nécessaires pour parvenir que l’école est une
seconde famille pour l’enfant.
D’abord, la collaboration étroite entre parents et maître sont indispensables afin de connaître l’éducation
reçue par l’enfant à leur foyer. La connaissance de cette éducation obtenue facilite le travail du maître de
donner la maximum éducation à l’école dont les enfants sont utiles dans la vie quotidienne. N’oublions
pas qu’il existe un enfant qui est malin, c’est-à-dire, il fait un mauvais caractère à la maison mais il cache
son défaut en classe ou devant ses camarades de classe. Alors c’est l’existence de relation résout ces
problèmes.

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Ensuite, une bonne relation du maître et les élèves est essentiel car l’amour vient automatique s’il y a une
relation fréquente entre eux. Si l’amour est là, tout est possible : le conseil, le dressage, l’acceptation de la
différente commande ou ordre demandé.
En fin, une chose très importante c’est ce que le maître est modèle sur le plan comportement et parole
devant les élèves. Car si ce n’est pas le cas, les enfants n’écoutent rien ce que le maître a demandé à lui.
Donc, il n’y a plus d’éducation pour améliorer ce que l’enfant a obtenu à leur famille. Alors, l’école est
inutile pour l’enfant.

En guise de conclusion, nous pouvons déduire que l’école est utile pour chaque enfant. Il y va
pour recevoir des bonnes éducations que des connaissances. Il ne les a pas si la relation entre parents et
maître est nulle. C’est notre première division de notre devoir. Mais des conditions nous doivent exiger
pour atteindre notre but comme la coopération entre les deux pôles (parents et maître). Ces deux entités
sont inséparables si nous envisageons une bonne éducation aux enfants. De plus, les enfants et le maître
aussi doivent créer une bonne ambiance à l’école que par des gestes et des mots prononcés par le maître à
chaque chose qu’ils font en classe. Ce qui compte d’une vue générale c’est notre comportement en tant
qu’enseignant et éducateur modèle.

A-L’EDUCATION
1. Définitions
1-L’éducation c’est l’ensemble des actions (des efforts) et des influences volontairement
exercés par des adultes sur les enfants en vue de développer leur personnalité (physique,
morale, intellectuel) et de les intégrer dans le milieu social ou dans la société.

2- L’éducation c’est l’action de former quelqu’un. Il s’agit de développer sa personnalité c’est-à-dire


développer ses aptitudes physiques, intellectuelles, morales, sociales et culturelles.

3- L'éducation est la transmission d'une génération à l'autre d'un corpus de connaissances et de valeurs
considérées comme essentielles de la culture à laquelle on veut faire adhérer le futur citoyen.
Il s’agit d’amener à maturité l’enfant qui nous est confié d’en faire un adulte tout entier au service de sa
vocation humaine. L’enfant n’est pas encore mur, il est encore fragile (immaturité physique,
intellectuelle, morale et sociale)

Développer l’enfant c’est-à-dire assurer sa croissance, faire grandir :


 Développer le corps de l’enfant c’est surveiller le développement normal de son corps, sa
croissance, veiller à sa santé par la pratique de l’hygiène, éduquer les sens et la motricité afin d’apprendre
à l’enfant à maîtriser son corps et l’utiliser à bon escient.

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 Développer son intelligence c’est éveiller sa conscience c’est-à-dire éveiller la perception, la
connaissance de son existence et de celle du monde extérieur, le sentiment intérieur qui le pousse à porter
un jugement de valeur sur ses propres actes, le sens du bien et du mal.
 En d’autres termes, il s’agit d’offrir à l’enfant beaucoup d’occasion de réfléchir car le savoir
n’est qu’un moyen pour permettre à l’intelligence de remplir sa fonction qui est de s’adapter à l’action et
de conduire sa vie.
 Développer son sens morale et social c’est faire de l’enfant un être morale c’est-à-dire un être
responsable conscient de ses droits et de ses devoirs, ayant le sens de la dignité humaine.
 Assurer le développement artistique de l’enfant c’est lui donner le sens du beau, le sens de
l’esthétique par la pratique de l’art plastique (sculpture, peinture), l’art poétique (poème, poésie), la
rhétorique (discours), la musique (classique, autres) ,la danse, le folklore , le théâtre, l’art culinaire.
**Les notions d’éducation et d’enseignement sont souvent confondues.
Si enseigner est donc éduquer, éduquer n'est pas forcément enseigner.
L'éducation ne se limite pas à l'instruction relative seulement aux purs savoirs et savoir-faire. Elle vise
également à assurer la bonne insertion sociale du citoyen c’est-à-dire un être morale, un être adapté aux
diverses conditions de la vie du milieu où il se trouve ; qui ne se sent pas étranger au milieu de ses
semblables :

- de s’insérer activement dans les groupes qui constituent la communauté humaine,


- de s’ouvrir au dialogue avec l’autrui
- d’adopter de bon cœur leur contribution à la réalisation du bien commun
2. Développement de la personnalité : Forme de l’éducation
a)-Développement physique
L’éducation physique c’est le développement harmonieux du corps pour obtenir la santé,
la force et la bonté.
b)-Education intellectuelle
L’éducation intellectuelle vise à développer le sens de l’intelligence, la mémoire, l’attention,
l’imagination, le jugement, l’esprit critique,…….
c)-Education morale
L’éducation morale c’est la formation du caractère : volonté, patience, fermeté, esprit de
décision,……… acquisition des valeurs morales : sens du bien et du mal, vertus personnelles
et sociales.

3. But de l’éducation
Le but de l’éducation est le développement dans l’individu toute la personnalité parce que la
société a besoin des personnalités fortes et d’une grande richesse humaine.
Le développement de l’individu et l’intégration de l’individu dans la société sont les deux
aspects de l’éducation.

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4. Finalité
L’homme que l’éducation veut réaliser en nous, ce n’est pas l’homme tel que la nature l’a fait
mais tel que la société veut qu’il soit.
5-Les sources de l’éducation
*L’école : elle éduque non seulement les enfants mais aussi les adultes et le milieu social.

L’école est le prolongement de la famille :


*La famille : Les parents sont les premiers éducateurs de leur enfant. L’enfant, pour son
épanouissement, a besoin d’amour et de compréhension. Il doit, autant que possible, grandir sous la
sauvegarde et la responsabilité de ses parents et dans une atmosphère d’affectation et de sécurité dans le
respect de sa liberté, de sa dignité.
C’est donc aux parents de poser les premiers jalons d’une éducation qui doit continuer par l’école.
En confiant leurs enfants à l’école, les parents donnent au maître le droit et le pouvoir de continuer
l’éducation commencée au foyer. Le maître sera donc appelé à compléter et plus souvent encore à
rectifier les premières habitudes prises au village qui ont déjà marqué profondément la vie de l’enfant. En
plus, l’Etat lui confie la jeunesse du pays pour transférer les jeunes enfants en citoyens conscients de leurs
droits mais surtout de leurs devoirs vis-à-vis de la collectivité.
Il s’agit pour le maître d’amener à maturité l’enfant qui nous est confié, d’en faire un adulte, un
citoyen éclairé, un acteur de développement.
*Le milieu social : les camarades, l’association, les villageois,….. C’est-à-dire le milieu social est
façonné (volavolaina) par le milieu géographique.
L’éducation par le milieu n’est pas volontaire ni consciente .Le milieu s’exerce dans la formation de
l’homme dès sa naissance à sa mort.

Notons que l’action éducatrice du milieu peut combattre celle de l’école.

A- ROLE DE L’ECOLE :
L’école primaire joue le rôle majeur :
-D’une part, l’école sert à instruire les élèves c’est à dire (ce qui veut dire) qu’elle apporte les
instruments nécessaires à la vie dans une société moderne. A travers ses programmes, l’école cherche à
transmettre à l’enfant une connaissance objective (fahalalana mirija) du monde. En d’autres termes, il
s’agit de donner les moyens d’acquérir des connaissances et les processus qui lui permettent d’apprendre
ce qui lui sera nécessaire : l’armer pour la vie (la vie est une lutte)
- D’autre part, l’école a pour fonction d’éduquer les enfants qui la fréquentent, de les conduire à un
épanouissement total et équilibré (harmonieux = mirindra). En d’autres termes, il s’agit de former des
hommes : la personnalité de l’élève de façon à développer leur esprit d’analyse, l’esprit de synthèse, leur
aptitude à prendre des décisions et leur aptitude à appliquer les décisions prises : à agir.

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Ainsi, l’école est donc un lieu de prise de conscience, d’échange, de découverte, de la solidarité et
d’éducation au développement humain. C'est-à-dire, faire réfléchir les élèves afin qu’ils puissent lutter
contre les égocentrismes de toutes sortes et à développer en eux le sens de l’altruisme (fitiava-namana).
L’école est un vivrier des citoyens d’avenir :
- Préparer les enfants, les hommes de demain, des citoyens éclairés aimant leur patrie (patriotisme).
L’école est un pôle (ivon-toerana) de la vie communautaire dialoguant avec les familles. Il s’agit de
préparer les enfants à la vie active. Si transmettre les connaissances à toujours été l’objectif de l’école,
l’époque actuelle commande cependant d’enseigner dans un but de développement : développement
rapide et durable.
C’est parce que l’école joue un rôle si important que le droit à l’éducation s’est imposé comme
fondamental. Ce droit est une conquête progressive dans l’histoire. L’Etat s’intéresse de près à l’école au
point de proclamer l’obligation scolaire dans la majorité des pays. De l’école « loisir » on est passé à
l’idée de l’école servant à « élever » à hisser (mampakatra) les élèves dans la société des adultes.
Ainsi, la mission de l’école est donc de former des gens instruits c'est-à-dire qui ont fait des études,
acquis des connaissances mais surtout des hommes de caractère, de devoir, d’idéal, qui ont reçu en plus
de l’instruction, une formation physique, morale, sociale et artistique. En d’autres termes, l’école doit
munir ses élèves une somme de connaissances mais sauvegardant (protégeant) cependant le droit de la vie
et l’humanité. Ainsi, , des jeunes gens ayant bien compris le sens et toute la valeur de leur mission
sortiront de nos écoles

B- OBJECTIF DE L’ECOLE :

- Sur le plan physique : rendre l’élève souple, robuste, sain et pratique.


- Sur le plan intellectuel : Former un être de raison, un être volontaire, un être consciencieux ayant
une conduite justifiée, un être autonome.
- Sur le plan moral : Former un être conscient, un être libre dans l’expression, dans la pensée, dans
l’action. Former le jugement et la conscience, former un être disponible prêt à s’adapter à toutes
circonstances.
- Sur le plan social : Former un être responsable de ses actes dans la société.
- Sur le plan esthétique : Développer le sens du beau, de l’agréable.
- Sur le plan pratique : Développer l’initiative, l’esprit de créativité.
Comment faire pour atteindre ces objectifs ?
La bonne éducation conduit l’enfant à agir par lui-même, à ce donner la loi de son activité, à devenir
un être de volonté, une personne libre à travers les disciplines scolaires (matières) :

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Dans l’enseignement littéraire (malagasy, français) :
Compréhension, assimilation, expression orale et écrite ; pour ce faire, créer une situation
permettant à l’élève de s’exprimer, d’inventer. L’enfant a des idées, des opinions à faire connaître à toute
la classe
Dans l’enseignement moral et civique (FFMOM)
 Aux petites classes (11°-10°)- acquisition des bonnes habitudes nécessaires à la vie social en
classe : attitudes, gestes, hygiène, comportement, relation avec les camarades, avec ses paires.
 Aux grandes classes :(9°-8°-7°)- compréhension, assimilation par l’observation des réalités
quotidiennes.
-réflexion sur les réalités
-raisonnement
-jugement : voir les bons et les mauvaises cotés.
-retenue et application par :
-décision : l’enfant décide de faire des bonnes actions
-action pratiques : activité consciente, réfléchie, volontaire, libre.

Dans l’enseignement scientifique : (calcul, C.U, géographie)


-développement de l’esprit scientifique
-développement de l’amour du vrai, du juste.
-affirmation de l’esprit critique, de la raison, du jugement, de la réflexion, de la logique
à partir de l’observation des phénomènes ;
-analyse des faits vécus, synthèse pour dégager les lois ; application pratique pour
améliore ; évaluation.
Dans l’enseignement artistique (dessin, récitation, chant, écriture, musique, danse)
-faire admirer le beau
-inviter l’élève à produire, à créer, à inventer.
-développer l’esprit d’initiative, de créativité.
-vivre dans la joie et le plaisir dans le travail.
Dans l’enseignement des activités manuelles et pratiques (Fanabeazana ny hetsika aman-
tsampa, sahan’asa)
-responsabiliser les élèves.
-apprendre à l’enfant à prévoir (faire un projet, un devis, une exploitation, une
évaluation des objets produits.
-évaluer les produits quantitativement et qualitativement.
Dans l’enseignement de l’éducation physique et sportive (E.P.S)
-faire passer des épreuves de l’effort, du courage, de la patience, de la persévérance,
de résistance (endurance)
-développer l’esprit d’équipe, l’esprit sportif.
-faire respecter le règlement.

10
CONCLUSION

Le rôle de l’école est vaste, difficile mais noble. Toutes activités pédagogiques à l’école se prête
à former à l’autonomie et vivre à la vie : l’école au service du développement.
Il faut dons que l’école devienne un milieu d’activité, de travail et de vie dans lequel l’enfant se
trouve entraîné, animé, enthousiasmé.
SUJET :
1-On dit que l’école doit être pour l’enfant une seconde famille.
- Comment comprenez-vous cette affirmation ?
-Quelles sont les conditions nécessaires pour y parvenir ?
2-L’école doit faire connaître le milieu dans lequel l’enfant évolue.
- Quels sont les raisons ? Comment faites-vous pour y prendre ?
-Quelles sont les conditions requises pour faire connaître le milieu ?
-Des obstacles entravent l’enquête. Lesquels ?
Sujet 1 - « L’école joue un rôle important sur la vie des enfants. »
-Expliquez
-Justifiez à l’aide des exemples précis les différentes activités pour atteindre ces buts.
-------------------------------------------------------------------
Problématique : Qu’est-ce que nous attendons vraiment par l’école ?
Partie I : Explication
L’école est à la fois un lieu de la transmission des connaissances et celui de l’apprentissage à la
citoyenneté.
L'école a pour mission de préparer les enfants à la vie, à leur vie sociale et à leur vie personnelle; elle le
conduit d'une part vers leurs futurs métiers dont elle assume au moment venu, l’apprentissage, d'autre
part vers leur accomplissement individuel.
L’école a pour but d’offrir un enseignement de qualité à tous les individus quelque soit leur origine sociale
et culturelle en donnant à tous des chances égales de réussite.
-L’école va alors enseigner une culture commune à tous les enfants. Tous auront les mêmes chances de
réussite.
- De plus, l’école construit les individus. C’est un lieu de socialisation où l’individu entoure son groupe de
pair pour la première fois.
-Enfin, l’école prépare à la vie active, elle offre une formation et les capacités pour permettre de trouver un
emploi par la suite grâce au diplôme obtenu.
-L’école joue un rôle fondamental dans la formation des futures citoyennetés par :
- les règles de vie en commun à faire acquérir aux élèves au sein du groupe classe et de l’école,
initiant le processus de socialisation
- les règlements intérieurs des écoles font généralement apparaître les droits et devoirs
Partie II: Justification suivi des exemples
La bonne éducation conduit l’enfant à agir par lui-même, à ce donner la loi de son activité, à devenir
un être de volonté, une personne libre à travers les disciplines scolaires (matières) :
Dans l’enseignement littéraire (malagasy, français) :

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Compréhension, assimilation, expression orale et écrite ; pour ce faire, créer une situation
permettant à l’élève de s’exprimer, d’inventer. L’enfant a des idées, des opinions à faire connaître à toute
la classe

Dans l’enseignement moral et civique (FFMOM)


 Aux petites classes (11°-10°)- acquisition des bonnes habitudes nécessaires à la vie social en
classe : attitudes, gestes, hygiène, comportement, relation avec les camarades, avec ses paires.
 Aux grandes classes :(9°-8°-7°)- compréhension assimilation par l’observation des réalités
quotidiennes.
-réflexion sur les réalités
-raisonnement
-jugement : voir les bons et les mauvaises cotés.
-retenue et application par :
-décision : l’enfant décide de faire des bonnes actions
-action pratiques : activité consciente, réfléchie, volontaire, libre.
Dans l’enseignement scientifique : (calcul, C.U, géographie
-développement de l’esprit scientifique
-développement de l’amour du vrai, du juste.
-affirmation de l’esprit critique, de la raison, du jugement, de la réflexion, de la logique
à partir de l’observation des phénomènes ;
-analyse des faits vécus, synthèse pour dégager les lois ; application pratique pour
améliore ; évaluation.
Dans l’enseignement artistique (dessin, récitation, chant, écriture, musique, danse)
-faire admirer le beau
-inviter l’élève à produire, à créer, à inventer.
-développer l’esprit d’initiative, de créativité.
-vivre dans la joie et le plaisir dans le travail.
Dans l’enseignement des activités manuelles et pratiques (Fanabeazana ny hetsika aman-
tsampa, sahanasa)
-responsabiliser les élèves.
-apprendre à l’enfant à prévoir (faire un projet, un devis, une exploitation, une
évaluation des objets produits.
-évaluer les produits quantitativement et qualitativement.

Dans l’enseignement de l’éducation physique et sportive(E.P.S)


-faire passer des épreuves de l’effort, du courage, de la patience, de la persévérance, de résistance
(endurance)
-développer l’esprit d’équipe, l’esprit sportif.
-faire respecter le règlement.
CONCLUSION

Le rôle de l’école est vaste, difficile mais noble. Toute activité pédagogique à l’école se prête à
former à l’autonomie et vivre à la vie : l’école au service du développement.
Il faut donc que l’école devienne un milieu d’activité, de travail et de vie dans lequel l’enfant se
trouve entraîné, animé, enthousiasmé.

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12
Sujet 2 - « La recherche et la correction des erreurs incombent aux élèves et non pas au maître. »
-Apres avoir expliqué cette affirmation, dites les objectifs de la correction de devoir écrit
-A l’aide d’un exemple précis, dites comment corrigez-vous le devoir écrit de vos élèves.
------------------------------------------
Problématique : Quelle est l’utilité (l’importance) de la correction faite par les élèves ?
Partie I : Explication de l’affirmation
L’erreur désigne une réponse ou un comportement de l’élève, qui ne correspond pas totalement ou
partiellement à la réponse ou au comportement attendu.
Corriger les erreurs : c’est de chercher et de repérer les fautes commises et de les corriger. C’est pour les
élèves de chercher, de trouver ses erreurs et de les rectifier ses fautes.
Causes de l’erreur :
- l’insuffisance des apprentissages antérieurs de l’élève ;
- l’incompréhension des consignes ;
- les conditions psychosociologiques non apparentes ;
- la fatigue ;
- le stress ;
- la précipitation
La correction ne s’agit pas seulement de corriger l’erreur constatée, mais d’en rechercher les causes
C’est tout d’abord la recherche des fautes commises par les élèves et les rectifier.
Le maître ne cherche pas les fautes, les erreurs de ses élèves mais c’est aux élèves eux même de les
trouver.
Partie II : Les objectifs de la correction de devoir écrit :
-de repérer les fautes et les raisonner
-rectifier les fautes
-éviter la répétition (reprise) de ses erreurs
-évaluer l’acquisition de connaissances
Partie III : La façon de corriger le devoir écrit de nos élèves
-recherche des erreurs des élèves dirigée par le maître c’est à dire la découverte de bonne réponse
-rectification des erreurs individuelles pour chaque élève
-vérification de la correction par le maître
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Sujet 3 - « L’environnement scolaire a des impacts sur l’apprentissage des élèves. »


-Comment comprenez- vous cette affirmation
-Proposez des solutions pour avoir une réussite scolaire
-------------------------------------------------------------
Problématique : Est-ce vraie que l’environnement scolaire est important à l’apprentissage de
l’élève ?
Partie I : Compréhension de cette affirmation
-Définitions : **L’environnement : L’environnement est l’ensemble des éléments naturels (la
forêt, le soleil, le vent,…..) et artificiels (la maison, la rizière, le lac, …..) qui entourent l’être
vivant et constituent son cadre de vie. C’est-à-dire c’est tout ce qui nous entoure.
**L’environnement scolaire : c’est tout ce qui entoure l’établissement comme les
bâtiments ou les infrastructures, les salles de classe, le bureau du directeur, le jardin, la cour de
récréation, le terrain de sport, le latrine, les bornes fontaines ou points d’eau, la fosse à ordure, les
élèves et le personnel de l’établissement, les matériels didactiques utilisés, …..

13
-Explication : Cela veut dire que si l’environnement scolaire est beau, propre, bien aéré, embelli, il
y a des ambiances à l’école surtout sur l’exécution du travail scolaire, à l’apprentissage tant qu’aux
élèves et aux enseignants qui réalisent leur tâche. Tout cela entraîne la réussite à l’école.
De plus sur la relation (la cohésion) entre maître et élève, elle a une suite des conditions d’efficacité
à l’école comme l’aide morale que physique faite par les enseignants.
Donc, l’école a pour mission de faire un lieu de réussite, d’autonomie et d’épanouissement, un lieu
d’éveil à l’envie et au plaisir d’apprendre, à la curiosité intellectuelle, à l’ouverture d’esprit.

Partie II : Proposition des solutions


 Relation étroite entre les parents et les enseignants pour faire la clôture de l’établissement scolaire
par le biais de la réunion
 Sensibilisation des élèves de faire planté des fleurs pour décorer la cour de récréation et aussi de
faire de bacs à ordure pour jeter tout ce qui est inutile
 Le chef d’établissement envisage d’acheter les outils pédagogiques nécessaires à la réalisation de
l’enseignement de chaque classe
 Il aussi partage les élèves de son établissement le tour de nettoyer le W.C par exemple, ou la cour
par semaine
----------------------------------------

B-CONNAISSANCE GENERALE SUR L’EDUCATION ET


ENSEIGNEMENT
Définitions des divers termes utilisés à l’Education et l’Enseignement /Apprentissage

ACQUIS
Ensemble des savoirs et savoir-faire dont une personne manifeste la maîtrise dans une activité
professionnelle, sociale ou de formation.
Les acquis exigés pour suivre une formation constituent les pré-requis.
APPRENDRE
1. Transformation : de connaissances, de comportements, d’attitudes.
2. Processus continuel : se doter d'outils supplémentaires en vue d'accéder à d'autres données et ainsi
élaborer davantage sa physionomie interne.
3. Relations et synthèse : saisir la raison des choses, les interpréter, les relier et vérifier leur valeur.
APPRENTISSAGE
Ensemble d'activités qui permettent à une personne d'acquérir ou d'approfondir des connaissances
théoriques et pratiques, ou de développer des aptitudes.
APPRENANT
Individu en situation d’apprentissage.
COMPÉTENCE
Savoir-faire en situation, lié à des connaissances intériorisées et/ou à l’expérience.
Combinaison de capacités mises en œuvre par un individu pour atteindre ses objectifs professionnels dans
un contexte donné.

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Une compétence, c'est un ensemble de savoirs et de savoir-faire nécessaires pour accomplir une activité
généralement complexe (Ex : exploiter l'outil informatique).
Les compétences sont évaluables.
On ne peut observer la compétence d’un individu que par la réalisation des tâches demandées au moment
d’une évaluation (performance ou comportement observable).
Pour définir le terme de compétence, il est souvent pris en compte trois rubriques :
- Les savoirs,
- Les savoir-faire
- Les savoir-être.
La compétence est inséparable de l’action et elle ne peut être véritablement appréhendée qu’au travers de
l’activité par laquelle elle s’exprime et dont elle permet la réalisation.
CONSIGNE
*Ordre donné pour faire effectuer un travail.
*Énoncé indiquant la tâche à accomplir ou le but à atteindre.
La consigne apparaît pour orienter, pour contraindre le questionnement de l’élève. Elle participe de la
mise en évidence de la situation problème à résoudre.
Sa formulation doit être très précise car elle conditionne la réaction de l’élève. De la qualité de la
consigne dépend en partie la qualité du travail effectué.
DIDACTIQUE D’UNE DISCIPLINE
Réflexions et propositions sur les méthodologies à mettre en œuvre pour permettre l’appropriation des
connaissances dans une discipline ou un enseignement donné.

ENSEIGNER
Communiquer un ensemble organisé d'objectifs, de savoirs, d'habiletés et/ou de moyens, et prendre les
décisions qui favorisent au mieux l'apprentissage d'un sujet dans une situation pédagogique.
ÉVALUATION
1. Général : Action de mesurer, à l'aide de critères objectifs, des acquis, des compétences, de la
progression d'un individu face aux objectifs assignés.
2. Scolaire : Procédure qui permet de porter un jugement de valeur sur le travail fourni par un élève, à
partir d'un objectif d’apprentissage précis et en vue de prendre une décision pédagogique, laquelle peut
être :
* de passer à la séquence suivante;
* de proposer de nouvelles activités;
* de revoir la stratégie de la séquence;
* de revoir les modalités d'évaluation;
* de revoir l'objectif ou de l'abandonner.

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MÉTHODE
Définition étymologique : chemin à suivre.
La méthode est un chemin à suivre dans le cas d’une tâche pédagogique. La méthode est la démarche qui
permet d’aboutir au but fixe. Puis, c’est l’ordre que l’on suit pour enseigner la vérité. Donc, la méthode
est l’ensemble des procédés, des moyens organisés rationnellement pour arriver à un résultat. C’est aussi
une organisation codifiée de technique et de moyen mise en œuvre pour atteindre un objectif.( lalana
izorana ahafahana mampita sy handraisan’ny mpianatra fahalalana)

LES TECHNIQUES
C’est un moyen pour mettre en œuvre la méthode. C’est un ensemble de démarches préétablis à effectuer
dans un certain ordre et éventuellement dans un contenu plus ou moins contraignant (pour faire
l’apprenant tout agit)
Voici quelques techniques : étude de cas, jeux de rôles, simulation, brainstorming, débat, discussion, Q/R.
MOYEN PÉDAGOGIQUE

Tout procédé, matériel ou immatériel, utilisé dans le cadre d'une méthode pédagogique : lecture
d'ouvrages, étude de cas, mise en situation, utilisation de films, de jeux ...
PROCEDES

C’est la méthode d’exécution ou la manière d’agir ( fomba fanatanterahana na fihetsehana). Donc, les
procédés sont les diverses pratiques que l’on emploie dans l’application de la méthode. Pour bien
expliciter (rendre clair) prenons par exemple dans une leçon de grammaire, le maître part avec des
exemples pour arriver à la règle, donc il suit une méthode. Et s’il donne à faire ensuite quelques
exercices d’application, en vue de s’assurer que la règle a été comprise, alors, il a recours à un
procédé.

PÉDAGOGIE

1. Art et science de l'éducation, plus précisément de l'enseignement.


N.B. : dans son sens étymologique, le mot s'applique à l'enseignement aux enfants par opposition à
andragogie qui s'applique à l'éducation des adultes.
2. Domaine qui étudie la relation entre l'enseignement et l'apprentissage ; un système pédagogique est un
ensemble d'éléments qui ont pour but de faire apprendre d'une manière formelle.
La pédagogie s'appuie sur des théories spécifiques.
PRÉ-REQUIS
Acquis préliminaires, nécessaires pour suivre efficacement une formation déterminée.
Ensemble organisé et hiérarchisé des connaissances et compétences que l’élève doit maîtriser avant d’être
admis dans un niveau supérieur.

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C- LA PEDAGOGIE
I-Définition
-La pédagogie est l’art (la manière, la façon) d’éduquer, d’instruire ou d’enseigner les enfants.
-C’est une science qui étudie la manière d’enseigner/de transmettre de connaissance aux élèves.
Si l’éducation vise à former des êtres intelligents, la pédagogie donne les règles à suivre pourqu’on ait un
être intelligent.
La pédagogie a pour but d’éduquer l’enfant par des moyens adaptés à ses possibilités.
Bref, la pédagogie est un moyen qui facilite l’acquisition du savoir ; un moyen utilisé pour faire
développer et épanouir la nature humaine de l’enfant.

II-Différentes types de pédagogie

Beaucoup de spécialistes ont fait des études approfondies pour améliorer la pédagogie .Cela entraîne des
différentes formes de pédagogies :
 La pédagogie différenciée
1- Définitions
La pédagogie différenciée est une pédagogie qui :
- Privilégie l’enfant, ses besoins et ses possibilités.

- Se différencie selon les besoins des enfants.

- Lui propose des situations d’apprentissage et des outils variés.

- Ouvre à un maximum d’enfants les portes du savoir, du savoir-faire, du savoir-être.


Tout enseignant constate, dans la pratique quotidienne, combien le groupe d’élèves (la classe) est
hétérogène : hétérogénéité d’âge, de niveau de développement (moteur, cognitif, affectif), d’origine
socioculturelle.
La pédagogie différenciée est une pédagogie proposant des apprentissages qui respectent l’évolution de la
pensée enfantine, respectueuse du type d’intelligence de chaque enfant, afin que chacun, par des voies qui
lui sont propres, puisse atteindre le maximum de responsabilités.
Elle est un moyen et non une fin en soi.
Elle est une diversification des supports et des modes d’apprentissage pour un groupe d’apprenants aux
besoins hétérogènes mais aux objectifs communs
Différencier, c’est avoir le souci de la personne sans renoncer à celui de la collectivité, s’appuyer sur la
singularité pour permettre l’accès à des outils communs, en un mot : être en quête d’une méditation
toujours plus efficace entre l’élève et le savoir

17
2- Pourquoi différencier ?
Il n'y a pas deux apprenants qui :
a. apprennent à la même vitesse,

b. apprennent au même moment,

c. utilisent les mêmes techniques d'étude,

d. résolvent les problèmes de la même manière,

e. possèdent le même répertoire de comportements,

f. ont le même profil d'intérêts,

g. sont motivés par les mêmes buts.

3- Qu'est-ce qu'un dispositif de pédagogie différenciée ?


L’enseignant, ou l'équipe d’enseignants:
 repère un objectif à atteindre pour l'ensemble du groupe d'élèves,

 choisit une grille d'analyse des difficultés des élèves,

 élabore des stratégies pédagogiques en fonction de ces difficultés,

 organise sur une ou plusieurs classes les activités en regroupant les élèves par type de stratégies
4- Comment différencier ?
1. connaitre chaque élève et les regrouper selon ses bases de connaissance

2. créer des situations d’apprentissage adaptées à chaque groupe et conforme aux objectifs visés

3. concevoir une évaluation formative après chaque situation d’apprentissage

5- A quel moment différencier ?


a) Avant l’apprentissage.
Effectuer un test pour évaluer le pré requis
Tenir compte les différences individuelles et les difficultés de chacun en vue de constituer des groupes et
d’élaborer de contenus et des situations d’apprentissage

b) Pendant l’apprentissage
Il faut tenir compte :
1. de la vitesse d’apprentissage de l’élève

2. de la qualité de travail

3. des difficultés rencontrées

4. des erreurs commises (la mère du succès c’est l’échec)

5. de sa façon d’apprendre, dans le choix des démarches et des méthodes à entreprendre

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c) A la fin de l’apprentissage
Il faut :
-Évaluer individuellement pour déterminer les acquis effectifs en vue de remédiation et de rattrapage
-Diversifier la manière d’évaluer
d) Après l’apprentissage
Remédiation et réajustage .Consolidation des acquis
 Pédagogie par Objectif (PPO)
La PPO est une approche centrée sur l’atteinte des objectifs. Un enseignement n’est efficace que dans la
mesure où il atteint un objectif primordial .S’il n’y parvient pas, il est stérile.
Tous les objectifs sont mentionnés dans les programmes scolaires (objectifs de la classe, objectifs de la
matière, objectifs généraux, objectifs spécifiques, ...). Ils sont les invariables.
Les différents types d’objectifs : il existe plusieurs types d’objectifs :
-La finalité : une grande orientation que le système éducatif dans son ensemble doit réaliser .La
définition de finalité de l’éducation est de la compétence des autorités politiques.
-Objectifs généraux : ce sont des compétences à acquérir à la fin d’une période donnée.
EX : année scolaire, cycle, niveau,. . . .
Les objectifs généraux sont en accord avec les décisions politiques (finalités).La définition des
objectifs généraux est de la compétence des autorités pédagogiques.
-Objectifs spécifiques : ce sont des objectifs destinés pour une matière (discipline) dans un
chapitre bien déterminée.
-Les objectifs opérationnels : c’est une compétence à acquérir après une leçon ou à la fin d’un
apprentissage.
Pour mieux appliquer la PPO, les cohérences suivantes sont à exiger :
*Cohérence verticale
C’est la relation entre les finalités, les objectifs de l’enseignement primaire, les objectifs de la matière, le
profil de sortie de l’élève par matière à la fin de l’enseignement primaire, l’objectif de l’enseignement de
chaque matière à l’école primaire, les objectifs généraux, les objectifs spécifiques et l’évaluation
*Cohérence horizontale
C’est la relation entre les objectifs, les contenus, les activités, les moyens et les stratégies.
*Triple cohérence : C’est la relation entre les objectifs de l’apprentissage, les contenus et l’évaluation.

Ce que la pédagogie par objectif exige :


Il exige de :
-connaître les savoirs et les savoirs faire antérieur de l’élève dont on a besoin pour débuter la nouvelle
leçon et savoirs et savoir-faire permettra la construction de nouveau.
Il faut faire une évaluation diagnostique ou prédictive

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-Définir l’objectif à atteindre, choisir la méthode, les démarches et les moyens utilisés pour atteindre
l’objectif visé.
-Motiver les élèves à participer à l’apprentissage ou à la leçon.
-Vérifier l’acquisition progressive de savoirs nouveaux en cours de leçon. Ce c’est qu’on appelle
évaluation formative
-Prévoir à la fin de leçon une évaluation terminale
Alors, elle permet au maître de :
-planifier son enseignement
-choisir les démarches et les moyens pédagogiques
-se centrer sur l’élève ou susciter (manaitaitra)
-évaluer l’efficacité de son enseignement

Avantages de la ppo
La Pédagogie Par Objectif :
- facilite le travail des enseignants ;
- met les apprenants au cœur de l’apprentissage ;
- améliore la qualité de l’apprentissage ;
- est praticable à la vie quotidienne des apprenants.
Donc, la Pédagogie Par Objectif vise l’acquisition des savoirs, des savoir-faire et aboutit au savoir-être

 La pédagogie de maîtrise
La pédagogie de la maîtrise est une pédagogie qui cherche à donner à chacun la maîtrise de savoirs
nouvellement acquis .Elle cherche à donner l’égalité du résultat.
Le temps nécessaire à la maîtrise de l’objectif varie d’un individu à l’autre. La vitesse de l’apprentissage
dépend de l’aptitude spécifique d’une matière et de l’aptitude des individus à comprendre l’enseignement
et surtout de la qualité de l’enseignement.
Donc, il faut différencier l’enseignement et améliorer la qualité de l’enseignement
 La pédagogie frontale ou magistrale :( méthode traditionnelle ou méthode centrée sur l’activité
du maître)
C’est la forme de travail qui évoque l’image du maître qui fait face à ses élèves, qui fait front -ou
affronte le groupe classe. Le maître parfois resté sur une estrade, est l’objet de l’attention des élèves,
assis sur des tables bancs rangées les unes derrière les autres. La quasi-totalité des informations part du
maître en direction de l’ensemble des élèves. Le maître joue un rôle important, il est une véritable
autorité, responsable des résultats.
Dans cette situation, la différence de rôle est bien marquée, le maître détient le savoir et il est chargé de
le transmettre directement à l’élève par des moyens appropriés. Cette pédagogie est nommée de
différentes manières : pédagogie traditionnelle, pédagogie magistrale, pédagogie dogmatique

20
Avantage:
-Elle permet de passer le maximum des connaissances dans un minimum de temps
-Facile à appliquer
-Sécurisante pour l’enseignant qui sait ce qui se passe en classe, il domine les élèves.
Inconvénients :
-Chez les élèves, engendre la passivité et l’ennuie (miteraka fidonanam-poana sy fahasorenana hoan’ny
mpianatra )
-Chez le maître, il ne sait pas comment l’enfant apprend.

 La pédagogie active :( méthode participative ou méthode centrée sur l’activité des élèves)
- La pédagogie active est la pédagogie centrée sur l’élève
-La pédagogie active est la pédagogie d’action. Ainsi, en partant du connu pour aller à l’inconnu, du
concret à l’abstrait. La démarche pédagogique comporte QUATRE phases :

 Observation du réel
 Analyse, synthèse.
 Fixation
 Application
D’où la nécessité d’habituer l’apprenant à l’action.

Avantages:
-Cette méthode engendre chez l’élève la motivation et l’intérêt à l’activité (miteraka fihetsiketsehana sy
fahalianana amin’ny asa atao )
-Elle développe l’initiative et l’autonomie (mampivelatra ny fanehoan-kevitra sy ny fahaleovan-tenany )
- Elle développe les relations entre les élèves qui sont habituellement amenés à évaluer le travail de leurs
camarades donc à se situer dans le groupe classe.
DONC le maitre devient un conseiller, un animateur, un médiateur, un organisateur. (Il doit mettre
ses élèves dans les conditions psychologiques, relationnelles, matérielles telles qu’ils puissent produire
par eux-mêmes .Il doit gérer les activités de ses élèves, veiller à l’organisation, à la progression de ces
activités et à l’utilisation des matériels et documentations, donner à l’enfant l’envie d’apprendre suivant
ses besoins.)

ET l’élève devient l’élément dominant de la situation pédagogique, il acquiert une grande autonomie
qui risque d’entraîner un effacement du maître .Les élèves sont responsables de leur progression et
qu’ils évoluent à leur rythme

Inconvénients :
-Demande à l’enseignant plus de travail à tout le niveau (préparation, évaluation, correction ou
régulation ;. . . . .)

21
-Elle demande beaucoup de temps
-Exige quelque condition : faible effectif, salle de classe, outils scolaires appropriés . . . .

 Pédagogie interrogative ou centrée sur les contenus:(méthode centrée sur les contenus)
Celle qui utilise des questions pour faire découvrir par des élèves certaine connaissance ou verité.
( fitarihana ny zaza amin’ny alalan’ny fanontaniana mba hahalalany ny valiny marina sasany)
Avantage:
L’élève est en relation directe avec le savoir qui a été préparé à son intention (finiavana) .Alors la relation
maître et élève est pratiquement inutile. Donc l’élève travaille d’une manière organisée sans pression et à
son propre rythme.

Inconvénients :
L’apprentissage individuel peut apparaître à la solitaire.
 La pédagogie de groupe (P.D.G)
La pédagogie de groupe s’appuie sur le travail de groupe. Elle permet d’apporter une solution à la
difficulté rencontrée par les enseignants pour donner à tous les élèves le temps et la qualité de
l’enseignement qu’ils ont droit de recevoir

QU’EST-CE QUE LE TRAVAIL DE GROUPE ?

 C’est une technique pédagogique qui permet de faire participer, d’intéresser, de prendre en compte
et en considération tous les élèves d’une classe sans aucune exception.
 C’est une façon de faire qui favorise l’efficacité de l’enseignement même dans une classe
multigrade ou dans une classe à effectif élevé, en responsabilisant chaque élève par rapport à son
apprentissage sous le guidage de l’enseignant.
 Le travail de groupe est un gain et des multiplications du temps et de l’énergie. Au sein des
groupes, les apports de l’enseignant peuvent être repris et expliqués par un membre à des
camarades en difficulté pour que ces derniers puissent participer activement au travail demandé.
 C’est un gain et des multiplications des ressources et des capacités : l’enseignant ne détient pas
seul le savoir ; Les enfants eux même sont là, avec toute leur capacité intellectuelle, pour relayer,
le compléter et mettre à profit son enseignement au sein du groupe.
 C’est une organisation des élèves en groupe qui permet de favoriser :
-L’aide et l’entraide entre les élèves pour réfléchir et mettre en commun des compétences afin d’atteindre
un objectif
-La recherche collective de solution face à des situations problèmes qui favorisent la construction du
savoir : les élèves cherchent, réfléchissent et émettent des hypothèses qu’ils confrontent entre eux et
tendent de vérifier.

22
-La structuration des savoirs ou la fixation c'est-à-dire comprendre ne suffit pas toujours à rendre une
connaissance active. Etre amené à défendre une idée permet à l’enfant d’organiser ses arguments et se
propres connaissances, de les structurer, de les fixer.
-La responsabilisation de l’enfant : l’élève a le devoir de participer à la réflexion collective, d’aider un
camarade en difficulté.
-Le travail de groupe vise à l’éducation à la citoyenneté et prépare les jeunes en les rendant autonomes,
responsable et capable de mobiliser leur savoir pour résoudre des situations concrètes (situation vécue de
l’enfant)
-La socialisation, l’acceptation d’autrui avec ses qualités, ses défauts, ses opinions particulières et ses
goûts propres. L’habitude de travailler en groupe développe chez l’enfant l’esprit de tolérance
indispensable à toute vie sociale et développe des échanges constructifs.
-Le travail de groupe demande l’utilisation d’une grande ardoise. En plus, l’utilisation rationnelle de
l’espace avec des tables bancs disposés face à face ou en U, l’utilisation de la cour lorsque les salles de
classe ne sont pas suffisamment vastes pour permettre aux élèves de se réunir de manière fonctionnelle en
groupe de travail sont nécessaires (grande ardoise, gestion de l’espace, table banc disposé en U, en rond
pour faciliter la communication)

III-LES TERMES RELATIFS A LA PEDAGOGIE


 Pédagogue : Personne qui s’occupe de la pédagogie, qui maîtrise la science de l’éducation, qui
instruit et élève les enfants, adolescents
 La méthodologie
C’est l’étude des méthodes des différentes sciences : C’est aussi une démarche suivie ou encore une
procédure de recherche et de travail.
Ex : Nouveau manuel : j’observe →j’expérimente → je retiens →je m’exerce.

 Les techniques
C’est un moyen pour mettre en œuvre la méthode. C’est un ensemble de démarches préétablis à
effectuer dans un certain ordre et éventuellement dans un contenu plus ou moins contraignant (pour
faire l’apprenant tout agit)
Voici quelques techniques : étude de cas, jeux de rôles, simulation, brainstorming, débat, discussion,
Q/R.
 Procédés
C’est la méthode d’exécution ou la manière d’agir ( fomba fanatanterahana na fihetsehana). Donc, les
procédés sont les diverses pratiques que l’on emploie dans l’application de la méthode. Pour bien
expliciter (rendre clair) prenons par exemple dans une leçon de grammaire, le maître part avec des
exemples pour arriver à la règle, donc il suit une méthode. Et s’il donne à faire ensuite quelques

23
exercices d’application, en vue de s’assurer que la règle a été comprise, alors, il a recours à un
procédé.

*La Procédé de La Martinière : (PLM)


Elle se fait en trois temps :
1- Poser la question à toute la classe.
2-La réponse est écrite sur l’ardoise en gros caractère.
3-Au troisième signal, tous les élèves montrent leurs ardoises .Le maître vérifie rapidement
l’exactitude des réponses.

 Les stratégies
C’est une organisation de techniques et de moyens mis en œuvre pour atteindre un objectif. Elle se
diffère de la méthode par le terme codifié. Donc, c’est un ensemble coordonné des méthodes, des
démarches, des techniques sensées être pertinentes à l’égard de l’objectif poursuivi.
 Approche pédagogique
Le mot approche est une démarche par laquelle le chercheur essaie de cerner le sujet.
Donc, l’approche pédagogique, c’est une démarche appliquée à la pédagogie.
Voici les approches déjà appliquées dans l’enseignement :
-Approche thématique (thème) : méthode traditionnelle
-P.P.O (Pédagogie Par Objectif) : centré sur l’objectif (1992) (OHERIC)
-A.P.C (Approche Par Compétence) : démarche scientifique + Intégration (2002) : centré sur les
compétences (mobilisation des acquis pour résoudre les problèmes quotidiens
-A.P.S (Approche Par Situation) : centré par la situation (source : Canada). Mais la méthodologie
est la différence entre APC et APS.

D-LE MODE D’ENSEIGNEMENT


I-Définition
Le mode d’enseignement est la manière de régler la marche générale d’une école ou le groupement des
élèves appelés à suivre un enseignement
(lalana anakiray izay izorana mba entina hanatanterahana ny fampianarana ,fandaminana ankapobeny ny
sekoly iray )
II-Différent modes d’enseignement
a)-Mode individuel : 1 E – M
Le maître ne s’occupe que d’un seul élève ou bien dans une classe, il s’occupe de chaque élève à tour de
rôle.

24
b)-Mode mutuel : (mifamaly) E---E
Les élèves s’instruisent eux-mêmes les uns les autres. On utilise quelquefois de moniteur (mpanolon-
tsaina) pour faire répéter la leçon déjà expliquée ou déjà faite.
c)-Mode simultané : (miaraka) M---E
L’enseignement est donné à toute la classe
d)-Mode d’enseignement mixte :
Le mode d’enseignement mixte consiste à une combinaison de 3modes
***La méthode d’enseignement

En pédagogie, la méthode consiste à choisir (quantité-qualité), à disposer (ordre progression), à exposer


(procédés) les éléments voulus pour amener l’enfant à connaître la vérité.
C’est la voie à suivre pour donner un enseignement efficace (mahomby) dans les meilleures conditions pour
obtenir du succès.
C’est aussi l’ensemble des règles générales d’enseignement se rapportant à toutes disciplines.
Làlana arahina mba hampahomby ny [Link]’ny fitsipika ho enti-mampianatra amin’ny
taranja rehetra.
 Intérêt de la méthode:
Elle permet d’avoir un enseignement efficace et écarte le tâtonnement.
Elle donne aux élèves des habitudes de réflexion, de précision, de l’ordre et de logique.
Elle contribue puissamment au succès des études

La méthode pédagogique est une manière spécifique d’organiser les relations entre l’instituteur, l’élève
et les savoirs. C’est-à-dire la manière d’organiser les activités du maître, celles des élèves et les contenus
de l’enseignement.
 Principe (fondement) de la méthode appliquée à l’enseignement
 L’enseignement doit être précis: L’enseignant faudra enrichir ses connaissances, se tenir au
courant des modifications, des perfectionnements apportés par les découvertes faites dans tous le
domaine.
 L’enseignement doit être gradué et coordonnée: Il faudra aller du simple au composé, du
facile au difficile, du connu à l’inconnu… Respecter l’ordre logique.
 L’enseignement doit être lent: Il s’agit d’avancer au rythme des possibilités des enfants, sans
brûler les étapes.
 L’enseignement doit veiller à exercer l’activité de l’enfant: On peut traiter pendant plusieurs
séances un même sujet; il faudra faire observer, juger, raisonner, parler les élèves.
 L’enseignement doit être adapté: L’enseignement devra être adapté à l’âge intellectuel des
enfants, au milieu où il vit, à l’objectif que l’on propose.

25
 L’enseignement doit être varié: L’enseignant doit changer de temps en temps l’activité en
utilisant des matériels et prévoyant des petits moments de délassement.

LES DIFFERENTS METHODES D’ENSEIGNEMENT


-Méthode expositive ou magistrale ou frontale :(méthode centrée sur l’action du maître)
-Méthode intuitive ou participative ou active :(méthode centrée sur l’activité des élèves)
-Méthode interrogative ou centrée sur les contenus:(méthode centrée sur les contenus)
Sujet 1:
« Le travail de groupe apporte à tous les élèves et à l’enseignant un précieux moyen de
communication et de travail. »
-Expliquer cette affirmation
-Quel dispositif prenez-vous pour la mise en œuvre du travail de groupe dans votre classe. (En 2008)
Sujet 2 :
« Certains élèves ne se sentent pas à l’aise à l’école. »
- D’après-vous quelles en sont les causes ?
-Quelles solutions proposez-vous pour que l’élève s’adapte à l’école ? C.A.P./E.P 1999
Sujet 3 :
« Les maîtres sont tentés à s’occuper exclusivement des bons élèves, de s’intéresser moins à la
masse et très peu aux médiocres. »
-Que pensez-vous de cette affirmation ?
-Dites comment procédez-vous dans votre classe pour que tous les élèves travaillent ? CAP 2001
Sujet 4 :
« L’école doit faire connaître le milieu dans lequel l’enfant évolue. »
- Quels sont les raisons ? Comment faites-vous pour y prendre ?
-Quelles sont les conditions requises pour faire connaître le milieu ?
-Des obstacles entravent l’enquête. Lesquels ?

« Certains élèves ne se sentent pas à l’aise à l’école. »


- D’après-vous quelles en sont les causes ?
-Quelles solutions proposez-vous pour que l’élève s’adapte à l’école ?
------------------------------------------------
PLAN
Problématique : Est-ce que l’école est vraiment un lieu de la vie pour les élèves ?

PARTIE I : Les causes de cette mal à l’aise


-Définition :
*école : le mot école signifie : « loisir ». Autrefois seuls fréquentaient l’école, ceux qui avaient du
temps et de l’argent. Actuellement l’école n’apparaît plus comme un loisir mais comme une obligation.
L’école ne soit pas seulement un milieu pour apprendre ce qu’est la vie, il faut que ce soit la vie

26
-Les causes sont :
-L’école ne les attirent rien que son environnement que la dedans de la salle : sans décoration, pas de haie
vive que jardin, polluée,…………..
-Les élèves restent de bras croisés durant la séance réalisée, ils ne travaillent plus pendant l’explication du
maître qui est trop longue
-Le maître est méchant, il ne les encourage pas à toute activité faite, il les punit toujours
-Leçon abstraite sans une utilisation de matériel didactique, difficile à comprendre et surtout ne
correspond pas au milieu où ils vivent
L’école a le devoir de contribuer activement à offrir un environnement satisfaisant, à la fois sur le plan physique et
sur le plan social pour que les enfants sont motivés d’y aller.
Les bâtiments scolaires et leurs espaces extérieurs doivent être adaptés à tous les élèves
PARTIE II : Les solutions proposées pour que l’élève s’adapte à l’école

Sur le plan pratique :

 Assurer la continuité, la progression de l’apprentissage


 Gérer le temps de travail.
 Diversifier les méthodes d’enseignement ;
 Faire travailler collectivement (travail de groupe), individuellement (travail autonome)
 Pratiquer l’approche ludique : jeu de rôle, simulation….
 Pratiquer des cours intra-muros, de classe promenade, découverte, visite, enquête, entretien…..
 Organiser une journée de porte ouverte.
Sur le plan relationnel : (M /E, E/E)

 Bonne entente, climat affectif, travaillé dans la joie : dans la confiance.


 Impartial, cordial, compréhensif
 Instaurer une équipe éducative au niveau de l’école.
 Sensibiliser et conscientiser les parents d’élèves.
------------------------------------------------------
« Le travail de groupe apporte à tous les élèves et à l’enseignant un précieux moyen de
communication et de travail. »
-Expliquer cette affirmation
-Quel dispositif prenez-vous pour la mise en œuvre du travail de groupe dans votre classe.
---------------------------------------------------
PLAN
Problème : Quelle est la nécessité du travail de groupe dans la vie humanitaire ?
PARTIE I-Explication de cette affirmation
-Définition :

 Un groupe s'agit d'un ensemble de personnes qui ont en commun un objectif, un projet ou encore
la réalisation d'une tâche particulière.
 Le travail de groupe : est une technique pédagogique qui permet de faire participer, d’intéresser,
de prendre en compte et en considération tous les élèves d’une classe sans aucune exception.
Lors du travail de groupe, les élèves travaillent dans des groupes de trois à cinq sur une tâche, de
façon responsable et collaborative. Le travail de groupe développe particulièrement les
compétences sociales, mais poursuit également l’objectif d’intensifier l’apprentissage
disciplinaire.

27
 Communication : C’est l’interaction verbale ou non entre le maître et les élèves durant
l’apprentissage
 Le travail : ce sont les activités faites par les élèves durant la séance réalisée comme la lecture, le
devoir écrit ou le travail individuel
-Avantages du travail de groupe :

DU POINT DE VUE DE L’ÉLÈVE


—Les groupes de travail bien organisés et collaboratifs constituent une méthode de travail appréciée par
de nombreux élèves. Ils peuvent s’entraider, lier et consolider des contacts et ne se sentent pas mis sous
pression par l’enseignant.
—Les élèves programment, apprennent selon leur propre organisation. Ils peuvent, au sein du groupe, se
charger de tâches correspondant à leurs talents et leurs intérêts.
—Dans le groupe, les élèves développent un sens aigu de la confiance en soi. Ils ont davantage de
confiance et ont moins peur des erreurs.
—Les groupes transmettent aux enfants et aux adolescents l’idée que l’on peut surmonter ensemble des
tâches et des problèmes qui vous dépassent quand vous êtes seul.
DU POINT DE VUE DE L’ENSEIGNANT
—Dans un cours actionnel, le travail de groupe a une signification particulière, car il encourage le
principe d’apprendre en faisant. Les nouvelles connaissances acquises de façon théorique sont ici mises
en pratique.
—Un bon travail de groupe encourage le développement de compétences à plusieurs niveaux.
Les compétences spécifiques, de jugement, méthodologiques et sociales peuvent être mises en œuvre dans
le même processus de travail, avec à chaque fois des changements de perspectives.
—Dans le monde du travail, pouvoir travailler en équipe est devenu une des qualités les plus importantes.
Elle n’est pas seulement primordiale pour une vie professionnelle réussie, mais offre également la
garantie qu’une personne ne souffre pas dès le plus jeune âge d’isolement social.
Donc nous pouvons dire qu’en général, l’enseignant qui planifie le travail de groupe, mais il laisse aux
élèves leur propre espace d’application. Pendant le travail, l’enseignant se met en retrait et se contente
d’observer, de conseiller et d’évaluer la qualité du travail. Il est essentiel de différencier le travail de
groupe avec document commun et celui avec documents complémentaires. De nombreuses formes
d’organisation ont été développées pour la méthodologie du travail de groupe et des présentations
d’élèves, elles permettent un apprentissage orienté vers l’acquisition de compétences et de former des
classes au travail collaboratif en équipes
Le travail en groupe doit être intégré dans le déroulement du cours. En règle générale, il est nécessaire de
commencer par une phrase expliquant les conditions préalables pour bien effectuer le travail.

PARTIE II-Dispositif utilisé pour la mise en œuvre en classe

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La pédagogie de groupe s’appuie sur le travail de groupe. Elle permet d’apporter une solution à la
difficulté rencontrée par les enseignants pour donner à tous les élèves le temps et la qualité de
l’enseignement qu’ils ont droit de recevoir. Donc il faut :
- un réseau de communication homogène, dans lequel chaque participant est tenu d’échanger avec les
autres. Mais n’oublie pas qu’il y a de filles et garçons dans chaque groupe
- les matériaux de travail, les informations, les éléments ou les données nécessaires à l’élaboration du
projet doivent être distribués de manière à ce que sa réalisation requière en elle-même la participation de
chacun.
- un mode de fonctionnement impliquant chacun à la tâche commune, de telle façon que cette implication
soit un moyen d’accès à l’objectif que l’on se propose d’atteindre.
-----------------------------------------

F-LA LECON OU TRAVAIL ( DEVOIR) ECRIT


1-L’importance :
- Il conduit l’élève à acquérir des qualités morales précieuses (propreté, soin, sens de l’effort, goût du
travail bien fait)
- Il permet de mettre au point de son savoir, de réaliser l’œuvre personnelle de réflexion, de jugement,
d’imagination, d’intelligence. Il fixe le savoir, consolide les mécanismes.
- Il permet au maître de connaître (mesures) le niveau réel de sa classe, les connaissances acquises
(assimilées).
2-La préparation des devoirs écrits :
Il est bien à noter que le travail écrit ne s’improvise pas. Il demande une préparation sérieuse du
maître. Les exercices qu’on donne aux élèves doivent
- Exiger l’effort personnel des élèves ;
- Etre sérieusement distingués des exercices ;
- Etre préparés ;
- Etre adaptés au niveau de la classe (pas trop facile ni trop difficile). Un devoir est trop facile quand il
est réussi très rapidement par tous les élèves. Il est trop difficile quand la moitié des élèves de la
classe n’est pas capable d’une réussite moyenne ;
- Etre variés ;
- Etre motivés, attrayants et éveillent l’intérêt et la curiosité des élèves. Un devoir trop long est un
devoir bâclé, les élèves n’arrivent pas à le terminer mais ils baillent tout le temps. S’il est trop court,
les élèves n’auront pas d’intérêt à le faire. Pour cela, les devoirs seront préparés en fonction de la
classe.
Il est bien d’exiger les qualités des devoirs que leurs quantités. C’est à dire, le devoir ne dépasse
pas la durée déterminée qui correspond aux conditions psychologiques des élèves.

3-La correction des devoirs écrits :


Tous travaux donnés doivent être contrôlés pendant l’heure de classe. Un devoir non corrigé est
équivalent au devoir non fait.

29
4-Rôle de la correction :
La correction est une action de constater les fautes des élèves, de repérer et rectifier les erreurs. Elle
est une deuxième application.
5-Formes :
Il y a deux formes de correction :
- Correction individuelle : Le maître corrige les devoirs par élève, un à un (ex ; On ramasse les
cahiers des élèves).
- Correction collective : Correction du devoir en commun et en classe. Il faut que les élèves
constatent leurs fautes et les rectifier immédiatement. Pour les fautes commises par la plupart des
élèves, les maîtres ou un élève va au tableau noir et donne à tous des explications
complémentaires.
La correction peut être faite oralement en classe de CP1 et CP2 ;
Tous les devoirs doivent être corrigés.
Le devoir est corrigé en classe et en présence des élèves avec leur concours actif.
* L’auto correction (par l’élève lui-même) est toujours infiniment préférable à la correction
magistrale.
Il faut que le maître vérifie l’auto correction.
Le devoir écrit est une vérification des connaissances acquises.
II-Qualités d’une bonne leçon
 Elle doit faire naître l’intérêt
On peut éveiller l’attention des élèves si on tient compte des principes suivantes : l’enfant s’intéresse au
concret, à l’action, au nouveau, à l’agréable.
→Elle doit conserver l’attention. L’attention de l’enfant est instable. Il faut susciter (sokirina) la
curiosité de l’enfant, car il est d’un naturel curieux.
Cette curiosité l’amène à poser des questions et à se poser des questions. Il faut maintenir en éveille cette
curiosité et surtout l’entretenir et la développer.
→En effet, pendant la leçon, on laisse à l’élève la liberté de parole. Le rôle du maître consiste donc à le
guider .Il favorise l’activité visant la démarche de la pensée orientée vers la recherche.

 Elle doit laisser une trace durable


Le maître doit écrire au tableau les résultats des travaux de recherche. Il faut vérifier par des exercices
oraux et écrits (évaluation).

 La leçon doit être brève


L’exposé du maître ne doit pas dépasser 15mn au plus pour que l’élève écoute jusqu’au bout (limite de
l’attention)

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 La parole du maître doit l’animer, le faire vivre.
Les explications, le ton de la voix qu’il saura varier selon les circonstances, ses gestes, son regard.

 Elle doit être bien ordonnée (tsara rindra) c’est-à-dire pas de fouillis (désordre na
misavoritaka), pas de verbiage (blabla) ; de la clarté, une ordonnance logique. Il ne faut pas
répéter 10 fois la même idée aux élèves sous formes différentes.
-------------------------------------------
« La recherche et la correction des erreurs incombent aux élèves et non pas au maître. »
-Apres avoir expliqué cette affirmation, dites les objectifs de la correction de devoir écrit
-A l’aide d’un exemple précis, dites comment corrigez-vous le devoir écrit de vos élèves.
------------------------------------------
Problématique : Quelle est l’utilité (l’importance) de la correction faite par les élèves ?
Partie I : Explication de l’affirmation
L’erreur désigne une réponse ou un comportement de l’élève, qui ne correspond pas totalement ou
partiellement à la réponse ou au comportement attendu.
Corriger les erreurs : c’est de chercher et de repérer les fautes commises et de les corriger. C’est pour les
élèves de chercher, de trouver ses erreurs et de les rectifier ses fautes.
Causes de l’erreur :
- l’insuffisance des apprentissages antérieurs de l’élève ;
- l’incompréhension des consignes ;
- les conditions psychosociologiques non apparentes ;
- la fatigue ;
- le stress ;
- la précipitation
La correction ne s’agit pas seulement de corriger l’erreur constatée, mais d’en rechercher les causes
C’est tout d’abord la recherche des fautes commises par les élèves et les rectifier.
Le maître ne cherche pas les fautes, les erreurs de ses élèves mais c’est aux élèves eux même de les
trouver.
Partie II : Les objectifs de la correction de devoir écrit :
-de repérer les fautes et les raisonner
-rectifier les fautes
-éviter la répétition (reprise) de ses erreurs
-évaluer l’acquisition de connaissances
Partie III : La façon de corriger le devoir écrit de nos élèves
-recherche des erreurs des élèves dirigée par le maître c’est à dire la découverte de bonne réponse
-rectification des erreurs individuelles pour chaque élève
-vérification de la correction par le maître
-------------------------------------------------------------

G-LA NECESSITE DE LA PREPARATION


D’une manière générale, une fiche de préparation est, pour l’enseignant, un outil efficace lui
permettant de mieux réaliser toutes ses activités en classe .Elle constitue :
- un moyen d’organisation des cours.
- un guide de travail pour l’enseignant

31
- une arme tranchante pour éviter les tâtonnements et la routine.
- un moyen de libération de la mémoire et de l’esprit pendant chaque leçon.
En classe, il est aussi nécessaire que l’enseignant sache :
-où il va : des objectifs lui sont à atteindre
-ce qu’il va transmettre c'est-à-dire le contenu de la leçon.
- à qui il va transmettre cette leçon c'est-à-dire la population cible.
- comment sont les matériels à utiliser pour faciliter aux élèves l’acquisition des leçons.
-quelles évaluations à faire en vue d’atteindre les objectifs.
Bref, les nécessités ci-dessus nous permettraient de voir de plus près cette activité.
La préparation assure le savoir large et solide du maître
« Pour enseigner peu, il faut savoir beaucoup »
Elle permet de vivifier l’esprit, mettre l’instituteur au courant de l’évolution
Elle donne de précision, des clartés et de sûreté au maître pour éviter toute hésitation et perte de temps et
de donner des fausses notions
Donc la préparation est un garant du maître qui porte atteinte à la personnalité du maître.

La préparation assure la transmission du savoir car elle adapte l’enseignement au niveau des élèves
(accommode le savoir au niveau et au goût des élèves et de rendre assimilable à son esprit)
(azo ampiasaina)

Elle prévoit le déroulement de la leçon (méthode, procédés, gestion de temps, choix des matériels,
délimitation de la taille de la leçon)

***LES DIFFERENTS TYPES DE PREPARATION

L’enseignant doit préparer minutieusement (soigneusement : am-pitandremana ) sa classe s’il veut


réussir ou avoir de succès. C’est une obligation.
1) PREPARATION LOINTAINE

Réflexion sur les instructions officielles


Connaissance du programme et analyse
Répartition des savoirs a transmettre (des notions à enseigner : mensuelle, hebdomadaire …)
Recherches des documents (livre, revue, journaux,…)
Recherche et confection des matériels didactiques
Contacte avec les personnes ressources
Enquête préalable (lieu, ….)
Acquisition et enrichissement des connaissances (conservation) concernant le programme.
2) PREPARATION IMMEDIATE

 Préparation écrite
-classement des matériels utilisés dans un endroit visible.

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-préparation du tableau

-préparation des cahiers des élèves pour (11°)

- Préparation écrite :-élaboration du journal de classe et de fiche de préparation

 Préparation mentale

Mémorisation du plan de la leçon (déroulement) ou du dialogue ou de récitation et de chant

LES PREPARATIONS ECRITES : journal de classe et fiche de préparation.

a) Le journal de classe

 Définition : Le journal de classe est un schéma détaillé des travaux à réaliser dans la journée plus
de référence au page de manuel ou au fiche pédagogique pour éviter toute improvisation.

 Nécessité : Le cahier de journal est le fruit de la réflexion de l’enseignant sur ce qu’il doit
enseigner le lendemain et de ne rien laisser à l’improvisation.
Un journal de classe bien fait est un témoignage de conscience professionnelle de l’instituteur

b)-Fiche de préparation
Celle-ci constitue un précieux outil pour un Enseignant digne de lui. C’est un document, permettant
à la fois, de contribuer à la bonne organisation des cours et à la maîtrise des contenus à enseigner. Ainsi,
le commentaire suivant va nous aider à mieux saisir la raison d’être de ce document de base.
Sur les fiches de préparation, l’enseignant écrit les leçons détaillées qu’il prépare afin de retrouver
lorsqu’ il le désignera et de le compléter peu a peu (retoucher et améliorer)

 Les composantes d’une fiche de préparation


Une fiche de préparation contient :
a- en-tête qui se trouve en haut de page
 Sur le coté gauche sont marqués les types de disciplines, la sous disciplines, le thème, le titre
de la leçon, les objectifs, les documents et les matériels
 Sur le coté droit, on peut indiquer la date, la classe, la durée, le nombre total des séances à
envisager et le rang de la fiche
Tout cela permet de nous informer sur l’identification globale de la leçon à faire acquérir
Notons que toutes ces informations permettraient à l’enseignant d’éloigner à tous dérapages et
de ne plus ignorer ce qu’il va enseigner car dit-on : « il faut connaître à la fois ce que l’on
enseigne et ce que l’on instruit »( ALAIN)
b- les corps de la fiche
C’est sur celui-ci que repose la raison d’être d’une fiche de préparation. Il s’est fait sous forme de
tableau qui mentionne les éléments suivants :
 Les étapes de la leçon que constituent la révision et la nouvelle leçon

33
 Le déroulement de la leçon composé à la fois les activités à faire pendant la leçon, les
stratégies et moyen à adopter, les matériels à utiliser
 L’observation à faire sur les difficultés, les succès et les techniques après la leçon
En ce qui concerne l’ACTIVITES suscitées, elles peuvent être accomplies en 06 phases bien
distinctes pendant la nouvelle leçon, à savoir :
- Mise en situation ( fanolorana/ fampidirana) : une petite introduction pour pouvoir
énoncer le titre et l’ objectif de la leçon
- Présentation (fanehoana) : c’est le moment de présenter les matériels collectifs que
l’enseignant prépare préalablement permettant à l’élève d’acquérir de nouvelles
connaissances .L’élève regarde et observe ces matériels
- Exploitation- analyse ( famakafakana) : a l’ aide des consignes données par l’
enseignant, l’ élève énumère, manipule , utilise et exploite ces matériels en vue d’ aboutir à
une synthèse, à une règle à retenir ou à une formule à mémoriser
- Résumé ( tsoan- kevitra- famitinana) : c’est une synthèse, une règle à retenir ou une
formule à mémoriser que l’ élève construit avec le guide de l’ enseignant
- Fixation ( fandraiketana- fandetehana) : c’est une phase de mémorisation des acquis
découverts dans les phase précédentes. Elle permet la bonne fixation des notions acquises
et cela à l’aide de questions variées, précises et faciles à comprendre. Elle ne devra être
minimisée car elle et garante de la réalisation de la phase qui suit
- Application ( fampiharana : c’est la phase finale d’une leçon. C’est un moyen de juger
les résultats de son enseignement et travail personnels des élèves. Elle permet d’évaluer
l’atteinte des objectifs définis, de reconnaître l’efficacité de la leçon à travers la
compréhension et la maîtrise de la leçon chez les élèves. Il ne faut jamais minimiser cette
phase car toute le réussite de la leçon doit dépendre de sa réalisation. Elle est strictement à
considérer car dit- on « une leçon sans évaluation est une leçon inachevée »
Les stratégies et les moyens : il est nécessaire de savoir comment on va s’y prendre et
comment faire pour mobiliser les méthodes à adopter .A cet effet, les bon choix des procèdes
et techniques et la connaissances de moyen a mettre en œuvre contribueraient à l’amélioration
de l’enseignement
Les matériels : pour accomplir cette activité, il doit d’ abord observer et manipuler du
matériel afin de l’exploiter par des moyens adéquats après
Dans tout l’enseignement, la participation effective des élèves doit dépendre des expériences de
l’enseignant à animer sa classe. Les matériels sont aussi un élément de base dans l’acquisition et la
maîtrise des connaissances

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Les documents
L’enseignement est une activité complexe. Il ne doit pas se faire à la routine. La meilleure façon de le
préparer c’est de se documenter, c’est à dire chercher à travers de manuels pédagogiques ou, d’autres
documents toutes les instructions afférentes aux leçons.
Observation : elle permet de mentionner les difficultés rencontres pendant la leçon en vue
d’une remediation, les succès et les techniques après la leçon
3-LA PREPARATION MATERIELLE : Selon la leçon à faire.
A chaque leçon faite nécessite une application orale ou écrite, pour évaluer les connaissances
acquises par les apprenants
 L’ORDRE ET LA DISCIPLINE SCOLAIRE
1° Définition. : La discipline est l’ensemble des mesures adoptées pour assurer l’ordre, le travail et la
moralité à l’école.

2° But :

La discipline vise à apprendre aux enfants à se diriger eux-mêmes en leur faisant contracter de bonnes
habitudes. Elle concerne le maître tout autant que l’élève.

a) Le maître et la discipline.
S’il demande de la ponctualité, de l’ordre, du soin, il sera lui-même ponctuel, ordonné, soigneux.
Le maître, pour faire comprendre la nécessité d’une obligation, doit s’y mettre lui-même le premier. Il
fera preuve :
 d’exactitude (heure de rentrée et de sortie scrupuleusement respectées),
 d’ordre (respect de l’emploi du temps, des programmes)
 de soin (armoire, bureau bien rangés, local bien tenu)
 de courage :(préparation de classe, correction régulière de cahiers) La préparation est le meilleur
facteur de discipline.
Les élèves qui travaillent de façon suivie selon les directives réfléchies et prévues par la préparation,
ne sont jamais indisciplinés.
FREINET a écrit : « N’organisez point la discipline, organisez le travail, la perfection de la discipline
naîtra dans la perfection du travail. »
b) L’élève et la discipline.

L’enfant, par le fait qu’il entre dans la société scolaire, réalise très vite que le temps de la liberté
complète est écoulé.
Il y a 2sortes de disciplines :

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° Discipline imposée :(petites classes) On ne peut faire appel à la raison du jeune enfant pour lui
faire comprendre la nécessité du règlement. Il convient de lui imposer certaines habitudes, certaines
règles.
°Discipline consentie :(grandes classes) marimaritra iraisana
Quand l’enfant sera un peu plus âgé, la discipline imposée fera progressivement remplace à la
discipline consentie.
c) Qualité d’une bonne discipline
Elle doit être :
a) constatée et non livrée au caprice de l’instituteur
b) ferme, mais large ; facilement supportable et éloignée de la contrainte
c) souple, elle admettra des exceptions
d) librement consentie par l’enfant
d) Conseil pratique pour obtenir une bonne discipline en classe
Le maître doit :
-aimer ses élèves. « Sans amour aucune éducation n’est possible »
-être ferme (hentitra), n’abuser de menace (le punir pour son bien) ; se montrer sévère et exigeant
pendant les premières semaines (prise en main)
- être calme : S’il y a un défaut qu’il faut éviter quand on enseigne, c’est bien la colère.
- avoir un caractère régulier.
- être raisonnable. (Réfléchir avant d’agir) et donner des bons exemples.
- être juste « être juste c’est appliquer la loi à tout le monde, c’est éviter la partialité (fitongilanana»
- apprendre rapidement le nom des élèves pour pouvoir interpeller sans hésitation les fautifs
- éloigner le plus possible, les causes de la distraction, du désordre, du va et viens, des objets qui
l’entourent
-éviter de tourner le dos trop longtemps et éviter les temps morts
-parler peu mais interroger beaucoup
-n’abuser pas des réponses collectives
-élaborer et afficher un règlement
REMARQUE : Ne pas confondre « disciplines » matières enseignées à l’école et « discipline »
règlement dans une société.
CONCLUSION :Ne proposez pas à l’élève d’être un camarade, il ne veut pas d’un camarade, il veut
un maître. Sachez, surtout que vous n’aurez guère à punir si vous savez faire vivre votre classe, si
vous savez l’intéresser, la faire travailler.

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 Comment faire acquérir l’esprit de discipline ?
Dès les plus jeunes âges, on fait acquérir des bonnes habitudes, d’obéissance, d’ordre, de
propreté, de politesse, d’exactitude par des petits incidents de la vie quotidienne pour aboutir au chef
de gouvernement qui fait appel à la volonté

 Qu’est-ce qu’obéir ?
Obéir c’est exécuter un acte commandé ou un ordre. C’est satisfaire la volonté d’autrui. Un acte
de celui qui exécute un ordre mais c’est la soumission et la disposition d’esprit qui porte à obéir.

L’obéissance comprend différentes étapes :

a) obéissance forcée qui est obtenue par la crainte et la force (coup, surveillance trop…)
b) obéissance consentie qui est obtenue par la perception ou par affection ou par la raison ou par les
sentiments de l’honneur
c) Obéissance voulue est obtenue par sa propre volonté ou par la conscience de l’impératif
Soumission : état d’esprit ( fomba fanatanterahana) ; obéissance : exécution d’un acte

**LA GESTION DE GRAND GROUPE (Classe à grand effectif +70)

Définition
C’est une classe où il y a plusieurs élèves sous la responsabilité d’un enseignant.

Définition de la classe :
- La classe est un lieu de vie
- La classe est un lieu d’enseignement/apprentissage
- La classe est un groupe
- La classe est un lieu où les partenaires communiquent
- C’est un lieu propice au développement de la coopération
- La classe est un lieu potentiel de conflit de pouvoir
La gestion de classe :

1- La gestion de classe consiste dans des pratiques éducatives utilisées par l’enseignant pour atteindre un
objectif: celui de développer les compétences chez ses élèves en maximisant le temps d’apprentissage
2- C’est la capacité à organiser un environnement propice à l’apprentissage:
-gérer un climat de travail et un esprit de groupe
-gérer l’espace et le matériel
-gérer un code de vie
3- C’est aussi la capacité à gérer des situations pédagogiques:
- habileté à communiquer

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- à gérer l’action en classe
- à gérer les transitions
- à questionner
- à gérer différentes structures de classe
Stratégies
-Discipline
- L’emploi d’un moniteur
- L’emploi de matériels didactiques
- L’installation de Coin d’apprentissage
- Travail de groupe

Déroulement
-Recherche collective
- Classement
-Exploitation
-Association des idées
-Discussion constructive
-Synthèse
**LA GESTION DE GROUPE
Critères: Le groupe doit être hétérogène et mixte. Le nombre minimum d’un groupe est 3.
Le nombre maximum d’un groupe est impair (7 ou 9)
Le groupe possède: Un chef de groupe- Un secrétaire- Un rapporteur- Un responsable matériel
- Un chronométreur

**SPECIFIQUE POUR LA CLASSE MULTIGRADE

Classe multigrade : une classe à plusieurs niveaux tenue par un enseignant. (Exemple : classe de 10ème et
8ème)

**GESTION D’UNE CLASSE MULTIGRADE :

- Organiser simultanément les activités orales et écrites (Exemple : 10ème : Fanazarana hiteny,
8ème : Fanazarana hanoratra), les matières compatibles (qu’on peut traiter en même temps) et les activités
communes : chant, sahanasa,
- Etudier la place des matières en tenant compte de l’alternance des leçons nécessitant la présence
du maître (Enseignement Face à Face ou EFF) et celle permettant le travail autonome des élèves soit
individuel (Travail Autonome ou TA), soit par groupe (Activité Auto Dirigée ou AAD: existence du
moniteur ou du tuteur)

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**LA GESTION DU TABLEAU
L’emploi de tableau nécessite un soin particulier de la part de l’enseignant.
C’est un matériel commun pour l’enseignant et l’apprenant. Il reflète le comportement des enseignants.
Le contenu du tableau sera présenté sur trois volets essentiellement différents.
Le 1er volet: Consacre pour le dessin, schémas. Lieu réservé à l’observation/ plan général
Le 2e volet: S’affiche la synthèse, le résumé.
Le 3e volet: Plus vaste est utilisé pour expliquer la leçon

**LA GESTION DES MATERIELS DIDACTIQUES


Ce sont des matériels destinés pour une situation d’enseignement et d’apprentissage.
Critères: Simple, intéressant, attrayant, adéquat à la discipline, facile à trouver, pas trop cher.
Un bon dispositif de communication: émetteur- message- récepteur
Tenir compte l’attention et la motivation des élèves

Stratégies:
Emploi des méthodes actives- Considère l’enfant comme acteur principal

K-LA PUNITION (fanasaziana )


Toute punition vise à améliorer l’enfant et à les conduire dans la bonne voie. Punir l’enfant
c’est de l’atteindre dans son amour propre. C’est un remède.

Définition

La punition c’est la suite d’une faute commise par un élève ou de groupe d’élèves après la non réalisation
des activités demandées chez lui.

 Le rôle de la punition
C’est pour redresser les fautes graves. Les fautifs doivent être conscients de leur faute et conscient
de l’impératif de soumission à la règle ou à l’exécution d’un devoir.

 Comment faut-il punir ?


Durkheim a dit : « la punition n’a pour but que de réaffirmer le devoir au moment où il est
violé ».

Donc, il faut bien choisir les punitions. N’utilisez pas les châtiments corporels, les punitions
collectives, celles qui ne correspondent pas à la faute.
- Evitez toutes punitions pouvant nuire à la santé, par exemple la privation de recréation

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- Il faut infliger (ordonner) la punition au bon moment, c’est-à-dire au moment où la règle est violée
- Ne jamais infliger la punition avec la colère.
- Les punitions doivent être correctives mais non pas défensive ou même une vengeance.

L-L’EMULATION (fifaninanana )
Définition
C’est le sentiment qui excite ( anime, incite : manetsika )à mieux faire et pousse l’être humain
à égaler ou à surpasser les autres, c’est l’amour propre qui agit.
Avantages
Secoue ( agite :mampihetsika ) les paresseux-Stimule les médiocres- L’excellence
(achèvement : ahatratrarana ) de résultats -Pousse à l’effort

Les inconvénients: Fait naître la vanité ( fireharehana ) et la concurrence


Les moyens de développement: Le W de G, la compétition

Notion sur l’interdisciplinarité


L’interdisciplinarité est la mise en relation des contenus disciplinaires en vue de focaliser
l’apprentissage sur l’atteinte d’un objectif.
La définition de l’interdisciplinarité vue par l’UNESCO :
« Le concept d’interdisciplinarité se situant sur le plan épistémologique, on peut considérer qu’il se
réfère à la coopération de disciplines diverses, permettent l’émergence et le progrès de nouveaux
savoirs. »
« La combinaison ou intégration de disciplines dans la résolution de problème ».
Exemple : Sur le thème « le marché », l’enseignant peut l’intégrer dans différentes disciplines.
Mathématiques : le budget familial, les échanges…
Français : Au marché ; demander /discuter le prix, les marchandises…
CU : Les aliments, l’hygiène…

La pédagogie de groupe

C’est une démarche visant l’autonomie des élèves, basée sur la dynamique de groupe en faisant
mobiliser l’interaction, l’entraide, la solidarité entre les élèves durant la réalisation des activités
d’enseignement/apprentissage. Elle met en œuvre le principe de socioconstructivisme pour la
construction des connaissances par les élèves eux-mêmes d’où la répartition en groupe de travail.

C’est une solution adéquate surtout pour les classes à effectif pléthorique.

40
GESTION DES ERREURS ET LA REMEDIATION
1. Définitions :
L’erreur désigne une réponse ou un comportement de l’élève, qui ne correspond pas totalement ou
partiellement à la réponse ou au comportement attendu.
La faute est un manquement à la règle morale, au devoir
2. Les causes de l’erreur
Les causes de l’erreur peuvent être multiples. Certaines erreurs sont liées à (aux) :
- l’insuffisance des apprentissages antérieurs de l’élève ;
- la surcharge cognitive : la charge mentale de travail didactique ;
- l’incompréhension des consignes ;
- les conditions psychosociologiques non apparentes ;
- la fatigue ;
- le stress ;
- la précipitation
- …..
3. Types d’erreurs
On distingue quatre groupes d’erreurs :
 des erreurs d’inattention ou erreurs de performance : l’élève connaît la règle qu’il devait appliquer, et
est capable de corriger son erreur ;
 des erreurs de compétence : elles sont commises tant que les représentations dont elles procèdent ne
seront pas déjouées. Ce sont des erreurs que l’élève est incapable de corriger, mais il est capable
d’expliquer la règle qu’il a appliquée ;
 des erreurs profondes : elles sont liées à des ratés d’apprentissage ou à de non acquisitions. Elles sont
répétitives et susceptibles d’entraver les apprentissages ultérieurs ;
 des erreurs contingentes et transitoires : elles sont liées à la rencontre d’une situation nouvelle, d’un
nouveau domaine de connaissance. La réduction de ce type d’erreur sera le résultat d’un nouvel
apprentissage.

4. Traitement de l’erreur
Avant de procéder au traitement d’une erreur, il faut d’abord l’analyser, c’est-à-dire en identifier la nature
et en rechercher la (les) cause (s).
L’analyse de la pratique de la classe met en évidence trois types de traitement :
- la correction : il ne s’agit pas seulement de corriger l’erreur constatée, mais d’en rechercher les causes ;
- le traitement unificateur de l’erreur : il consiste à réexpliquer sous une autre forme la consigne sans
partir de la réaction de l‘élève ;

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- le traitement différencié : il s’agit de partir de la réponse de l’élève, de lui indiquer clairement sur quoi
porte le désaccord et de lui apporter une aide pour l’amener à se corriger lui-même.

5. Activités de remédiation
5.1. Définition
La rémediation est le réajustement des apprentissages en fonction des lacunes ou difficultés que
l’enseignant a diagnostiquées à la suite d’une évaluation.
5.2. Les stratégies de remédiation
Désormais, l’activité est simplifiée pour alléger les enseignants et pour gagner plus de temps à la
remédiation. (Il suffit en première étape de les classer suivant les critères et relever après, le groupe de
besoins)
Voici la démarche à suivre:
❶Regroupement ou classification des productions par critère non maîtrisé :
- définir clairement les objectifs à atteindre,
- déterminer précisément les contenus,
❷Élaboration de liste d’élèves à remédier par groupe de niveau (groupe de besoin) ;
- indiquer exactement les niveaux de l’élève,
- consacrer une partie du temps de la leçon au sous-groupe des élèves ayant les mêmes difficultés pendant
que les autres élèves poursuivent leur travail,
❸Conception et élaboration de dispositif de remédiation approprié à chaque critère non maîtrisé.
- indiquer de façon précise la partie du cours à réétudier
- varier les présentations des contenus à remédier,
- multiplier des exercices similaires

Éducation Inclusive
C’est un processus / une approche éducative basée sur la valorisation de la diversité comme élément
enrichissant du processus d’enseignement/apprentissage et par conséquent favorisant le développement
humain.

Afin de mettre en place une éducation inclusive, l’école toute entière doit réfléchir aux mesures à prendre
pour être accessible à tous les enfants (y compris aux enfants handicapés).

L'Éducation Inclusive a pour objectif d’assurer à ces enfants l’égalité de droit et de chance en matière

d'éducation.

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LES DIFFERENTS TYPES D’EVALUATION
Rubriques Evaluation prédictive Evaluation formative Autoévaluation
C’est un test de rappel C’est un contrôle sous- C’est un test construit et
Définition forme d’exercice effectué par l’individu
d’application lui-même
Avant l’apprentissage Pendant, à la fin et après Après les situations
l’apprentissage d’apprentissage/de
Moment d’évaluation
formation et/ou les
exercices d’application
-Identification des -Détection des difficultés Psycho-physique :
prérequis à utiliser pour le (lacunes) d’apprentissage -Affaiblissement de
nouvel apprentissage des élèves /participants frustration
-Classification des -Découverte des stratégies -Création d’une confiance
participants/élèves suivant : (pratiques pédagogiques) à mutuelle entre
 Leur niveau d’aptitude adopter pour les l’enseignant /formateur et
(capacité et compétence) remédiations l’apprenant/ participant
Utilité  Leurs caractéristiques -Renseignements sur le
psycho-socio-affectives degré de maîtrise des
objectifs pédagogiques par
les apprenants.
-Adaptation de
l’enseignement/ formation
aux différences
individuelles
-Identifier les objectifs -Identifier les objectifs Demander à
pédagogiques à mesurer pédagogiques à mesurer : l’élève/participant
-Formuler le test relatif à -Formuler l’exercice de d’imaginer, de construire
chaque objectif contrôle relatif à chaque et d’inventer un test de
Construction des
pédagogique sous-forme objectif pédagogique simulation
instruments
de questions : sous-forme de questions -Faire effectuer le test
d’évaluation
 Ouvertes ou fermées  Ouvertes ou fermées construit
 Ecrites ou orales  Ecrites ou orales -Demander aux élèves
 Pratiques ou théoriques /participants de s’auto-
corriger entre eux

DEVOIR :
Un pédagogue contemporain s’adressant aux maîtres dit : « N’organisez point la discipline, organisez le
travail, la perfection de la discipline naîtra de la perfection du travail »
Essayez de justifier cette affirmation et dites comment l’appliquer à l école primaire.
« Les maîtres sont tentés à s’occuper exclusivement des bons élèves, de s’intéresser moins à la masse
et très peu aux médiocres. »
-Que pensez-vous de cette affirmation ?
-Dites comment procédez-vous dans votre classe pour que tous les élèves travaillent ?
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PLAN

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Problématique : Est-ce que la considération du maître ou non des élèves a des impacts sur

l’apprentissage ?

PARTIE I-Explication de l’affirmation

-Définition : * élève : c’est le jeune écolier qui arrive à l’école pour recevoir des connaissances transmises
par le maître
*enseignant : est la personne qui est le premier responsable de transmettre ou partager les
connaissances aux élèves qui viennent de
*bons élèves : ce sont les jeunes écoliers qui ont de bonnes notes à tous ce qu’ils font en
classe
*médiocre : c’est tout à fait le contraire, ce qui a toujours une mauvaise note à tout ce qu’il
fait
-Les causes de cette mauvaise inclinaison
 Manque de formation
 Méconnaissance de la psychologie de l’enfant car il ne saurait y avoir d’enseignement de
qualité sans une bonne connaissance de l’enfant, de l’enfant dans sa famille comme de l’enfant dans
la communauté d’aujourd’hui.
 Il est injuste c’est-à-dire il n’a pas la morale professionnelle en tant que discipline concerne
l’éducateur, la vie privée de l’instituteur, la neutralité scolaire, les devoirs envers les élèves, les
devoirs à l’égard des familles, la relation avec les collègues et les devoirs envers les autorités.
Cela veut dire que si un maître méconnait ou ignore tout simplement la psychologie de l’enfant, il a une
tendance de faire cette mauvaise mentalité. Alors il entre ses classes sans entendre de problème de
différents niveaux des élèves. Donc il a une inclinaison envers ses élèves.

PARTIE II-Le procédé utilisé pourque tous les élèves travaillent

 Pratiquer la méthode active


 Motiver ou encourager les élèves disons médiocre ou faible
 Adopter le travail de groupe qui favorise l’entraide envers eux

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