Cours de procédure civile : Licence 3 FAD Animateur : Dr.
Thierno Amadou NDIOGOU
UNIVERSITÉ CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR
Faculté des Sciences Juridiques et Politiques
LICENCE 3 FAD
Support de cours
1
DROIT JUDICIAIRE PRIVE
Par
Dr Thierno Amadou NDIOGOU
Enseignant-chercheur au Département de Droit privé
FSJP-UCAD
thiernondiogou@[Link]
Année universitaire 2021-2022
Année universitaire 2021-2022
Cours de procédure civile : Licence 3 FAD Animateur : Dr. Thierno Amadou NDIOGOU
Introduction
À titre introductif, nous allons mettre l’accent sur la notion de procédure civile, sa
spécificité, ses caractères, le contenu de ses règles et enfin, ses sources.
I. La notion de procédure civile
Le terme de procédure vient du verbe latin « procedere » qui signifie littéralement « aller
en avant ». Il désigne en français courant, une manière de faire pour aboutir à un certain résultat ;
il inclut donc un mouvement, une marche à suivre, comme le suggère son étymologie latine.
Juridiquement il recouvre deux réalités distinctes. D’abord, dans un sens large, identique à celui
du langage courant, il évoque une série de formalités à accomplir pour atteindre un résultat
déterminé indépendamment de tout contentieux, de toute idée de conflit 1. Ensuite, dans un sens
plus étroit, il désigne l’ensemble des formalités par lesquelles une difficulté d’ordre juridique
peut être soumise à un tribunal, pour aboutir à une solution juridictionnelle 2.
Ainsi, si tout procès implique une procédure, il peut y avoir des procédures sans procès.
Mais dans la procédure du procès qui nous intéresse, il y a un double aspect : du côté des
plaideurs, les formes qu’ils doivent suivre pour obtenir la justice ; on discerne ici le droit d’accès
à la justice et du côté des tribunaux, celles qu’ils doivent respecter pour rendre justice ; on peut 2
y voir le droit à un procès équitable. La procédure évoque la réalisation contentieuse des droits,
donc plusieurs types de procédures existent selon la nature des droits, soit la procédure pénale
soit la procédure administrative soit la procédure civile.
La procédure civile3, jus actionum4, s’occupe traditionnellement de l’organisation des
tribunaux, de la détermination du statut des magistrats5 et des auxiliaires de justice, de la
répartition des litiges entre les diverses juridictions et du déroulement du procès (l’instance, le
1
Il y a une procédure à suivre pour se faire inscrire à l’université, par exemple.
2
V°. G. COUCHEZ et X. LAGARDE, Procédure civile, Sirey, 17ème éd., 2014, p. 1.
3
Nous laissons de côté la procédure criminelle qui recherche un équilibre entre la protection sociale et la
sauvegarde des libertés individuelles. Mais cela n’exclut que nous puissions prendre des exemples dans cette
procédure afin d’étayer des propos relatifs à la procédure civile, notamment l’exception d’incompétence
concernant la composition d’une Cour criminelle en territoire chinois.
4
Pour une étude approfondie de la procédure civile en droit romain, V°. R. MONIER, Le manuel élémentaire de
droit romain, tome 1, Ed. Domat Montchrestien, 1947, pp. 126 et s.
5
V°. Loi organique n° 92-27 du 30 mai 1992 portant statut des magistrats modifiée par Loi organique n° 2005-21
du 5 août 2005 abrogeant et remplaçant les dispositions de l’article 69 et celle de 2016 portant réforme de l’article
65 sur statut des magistrats. Pour le statut des magistrats coloniaux, V°. Le décret du 22 août 1928 (D. 1929, 1, p.
2) qui détermine notamment leurs conditions de recrutement, leurs traitements et leur avancement. Dans le même
sens, V°. P. DARESTE, Traité de droit colonial, Sirey, p. 398, § 164.
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jugement et les voies de recours)6. Pour ne pas être « l’apanage des plaideurs mesquins »7, la
procédure civile a pour objet de poser les règles relatives aux voies d’exécution, à savoir les
saisies, d’où l’appellation de « Procédures civiles d’exécution ». Au sens étroit la procédure
civile est définie comme étant l’ensemble des règles que le titulaire d’un droit doit suivre pour le
faire valoir en justice8 ; ici devant une juridiction de nature civile9.
II. La spécificité de la procédure civile
Quand on analyse la procédure civile, il faut toujours avoir à l’esprit que son objet est
le règlement des litiges nés entre particuliers 10. C’est pourquoi, la procédure civile présente
certaines particularités que sont :
- L’initiative privée
La conduite du procès dépend de la volonté des parties et non des juges. À l’absence de cette
initiative, le juge ne peut pas exercer son activité. Le juge ne peut pas se saisir d’office.
- La conduite de l’instance civile
Le déroulement du procès dépend des parties. Si ces dernières s’abstiennent, la procédure ne
peut pas évoluer car les charges de ladite procédure leurs incombent.
3
- La possibilité de mettre à terme l’instance civile
Les parties ont la liberté de mettre fin à l’instance avant qu’elle ne s’éteigne par l’effet du
jugement ou en vertu de la loi : le désistement, par exemple.
III. Les caractères de la procédure civile
La procédure civile se caractérise par deux traits qui, bien que distincts, sont unis par
d’étroits rapports : c’est un droit impératif, et un droit formaliste 11. Il est normal que les règles
de procédure aient un caractère impératif car on ne peut pas abandonner aux plaideurs le choix
6
Compte tenu du fait que le terme de procédure, entendu dans son sens technique, est inapte à englober toutes les
matières habituellement traitées sous ce vocable, d’autres dénominations ont été suggérées : c’est ainsi notamment
qu’il a été proposé de parler de droit judicaire privé.
7
Expressions empruntées à S. GUINCHARD, F. FERRAND et C. CHAINAIS, Procédure civile - Droit interne
et droit communautaire, Dalloz, 2009 29ème éd.
8
V°. S. THIAM, « L’histoire de la procédure civile au Sénégal (1823 – 1964) », in Rev. Sénégalaise de Droit, Ed.
Sciences Sociales de Toulouse 1, n° 5, novembre 2006, p. 96.
9
On entend par juridictions « civiles » (au sens large), « les juridictions de l’ordre judiciaire statuant en matière
civile, commerciale ou sociale » (formule empruntée au CPC, art. 749).
10
Lorsqu’on parle de procédure administrative, il s’agit, par exemple, d’un litige opposant l’administration à un
particulier.
11
V°. G. COUCHEZ et X. LAGARDE, Procédure civile, op. cit., p. 4.
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de la juridiction à saisir, des formalités à accomplir, etc. Ce caractère se traduit par
l’intervention de la notion d’ordre public 12. Il y a également le caractère formaliste de cette
branche du droit. Le formalisme est entendu comme une protection contre l’arbitraire du juge,
comme une garantie de la liberté de la défense.
La procédure civile a une double appartenance au droit privé et au droit public : au
second parce qu’elle touche à l’organisation du service public de la justice ; au premier parce
qu’elle vise à la défense des intérêts des particuliers, plus exactement des personnes physiques
et morales en tant que ces intérêts ressortent au droit privé.
Elle est en quelque sorte l’aboutissement des autres règles de droit. Pour que la force
publique puisse intervenir il faut que la réalité du droit et son atteinte soient avérées. Pour cela,
un rôle essentiel est joué par les juridictions. C’est ainsi qu’un certain nombre de règles ont été
édictées pour s’assurer que le juge chargé de départager les parties va exécuter sa mission de
façon indépendante et satisfaisante. Lorsqu’il y a une pluralité de tribunaux, il va falloir préciser
celui qui devra connaitre du litige d’une part.
D’autre part, il va falloir déterminer l’identité des personnes aptes à s’adresser au
tribunal. C'est-à-dire la détermination des personnes ayant la qualité de justiciable. En effet, il 4
faut permettre à chacune des parties d’être entendue, de présenter ses arguments, de produire
des pièces justificatives et de discuter la pertinence des pièces présentées par l’autre.
Il faut aussi prévoir des mesures d’instructions destinées à éclairer le juge, à lui
permettre d’apprécier la réalité de la situation litigieuse lorsqu’elle est l’objet d’une discussion
contradictoire de la part des parties. Aussi il va falloir déterminer la façon par laquelle le juge
devra trancher par écrit ou oralement seul ou en collégialité avec ou sans motivation et aussi
définir l’étendue des pouvoirs du juge, enfin prévoir le sort réservé à la décision, effet immédiat
ou non et définir les modalités d’une telle voies de recours. Les règles de procédure civile sont
des règles d’organisation de ce service public que constitue la justice 13. Ces règles
d’organisation également sont celle du droit public même si elles sont destinées à régler le
fonctionnement de la justice à l’occasion d’un litige de droit privé.
12
Sur le déclin de l’ordre public en procédure civile (envisagé au regard de la notion de moyen d’ordre public,
dans le cadre d’une étude qui n’est d’ailleurs pas limitée au contentieux civil), V°. A. DORSNER-DOLIVET et
T. BONNEAU, « L’ordre public, les moyens d’ordre public en procédure », D. 1986, Chron. 59.
13
V°. G. COUCHEZ et X. LAGARDE, Procédure civile, op. cit., p. 5.
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IV. Le contenu des règles de procédure civile
Les règles de procédure civile ont trois (03) objets :
Les conditions à réunir : c’est le problème de l’action en justice.
La répartition des affaires entre les juridictions : c’est le problème de la compétence
matérielle et de la compétence territoriale.
La manière de saisir les juridictions mais également la manière dont les juridictions
rendent les décisions : c’est le problème de l’instance civile.
Au surplus, il importe de préciser que le procès civil n’est pas l’unique biais par lequel
les particuliers peuvent faire valoir leurs prétentions. En cas de procès pénal, le code de
procédure pénale prévoit la possibilité, à certaines conditions, de déposer des demandes civiles
devant le juge pénal. De même, il existe des méthodes alternatives de résolution des conflits
entre privés ; on peut citer l’arbitrage et la conciliation.
V. Les sources de la procédure civile
Les dispositions qui régissent la procédure civile sont de la compétence du pouvoir
réglementaire dans la mesure où de la combinaison des articles 67 et 76 de la constitution du 5
22 janvier 2001 qui déterminent les domaines respectifs de la loi et du règlement, il résulte que
la procédure civile n’est pas de la compétence du pouvoir législative mais règlementaire. Ainsi,
les dispositions de la source usuelle 14 ou du Code de procédure civile (CPC) sont issues du
décret n° 64-572 du 30 juillet 1964 entré en vigueur le 1er novembre 196415. Ce CPC est une
copie du CPC français qui était lui-même mal rédigé16. Ce qui explique les tares originelles du
Code sénégalais que des réformes successives ont entendues corriger. C’est ainsi que le Décret
a été modifié plusieurs fois17 mais les changements les plus importants ont été apportés par les
Décrets n° 2001-1151 du 31 décembre 2001 18 et n° 2013-1071 du 06 Août 201319.
14
À distinguer des sources impérieuses (la loi, la constitution, les traités, Accords ou Conventions).
15
V°. JORS du 28 septembre 1964, pp. 1289 et s.
16
V°. G. COUCHEZ et X. LAGARDE, Procédure civile, op. cit., pp. 6 et s.
17
V° Décret n° 86-060 du 13 janvier 1986, JORS n° 5105 du 15 février 1986 pp. 63 et s.
18
JORS n° 6052 du 22 juin 2002, pp. 1288 et s.
19
JORS, n° 6753, du 12 octobre 2013, pp. 991 et s.
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Le Décret n° 2001-1151 du 31 décembre 2001 a constitué une étape décisive dans
l’évolution du système processuel sénégalais 20. Ce texte majeur a apporté des améliorations
techniques importantes au droit judiciaire privé 21 « pour lui permettre de remplir davantage
son objet qui est de donner aux justiciables des règles claires et efficaces pour la mise en œuvre
de la reconnaissance ou de la constitution de leurs droits »22.
C’est en ce sens que l’institution du juge de la mise en état23 a, sans nul doute, constitué
la pièce maîtresse de ladite réforme de 2001. Ainsi pour mettre un terme aux lenteurs inhérentes
à l’instruction des affaires civiles et vaincre les manœuvres dilatoires des parties, l’option a été
prise d’introduire en droit sénégalais le juge de la mise en état chargé de veiller à la régulation
de l’instance en exerçant une tutelle sur l’instruction24. Ce nouveau « gestionnaire de l’instance
civile »25 a un rôle plus prégnant dans le déroulement loyal de la procédure pour les besoins du
traitement diligent des dossiers 26.
Cependant, ce Décret de 2001 portait en lui-même les germes d’un « emballement de la
temporalité judiciaire »27. Il a été constaté que le bilan de la réforme de la mise en état au
Sénégal fût amer28 ; en effet, les réflexions menées sur le thème de la gestion du temps du
procès ont permis de constater que les délais de traitement des procédures sont encore très
6
20
V°. Nd. DIOUF, A. BA et I. SAMB, « Regards de Ndiaw DIOUF, Amady BA et Ibrahima SAMB sur le Décret
n° 2001-1151 en date du 31 décembre 2001 modifiant le code de procédure civile », in Revue sénégalaise de droit
des affaires (RSDA), n° 1, jan-juin 2003, p. 235.
21
V°. S. THIAM, « Les exceptions, les fins de non-recevoir et la péremption d’instance », in Revue internationale
de droit africain (EDJA), n° 58, p. 39.
22
Le rapport de présentation du décret du 31 décembre 2001modifiant le Code de procédure civile.
23
V°. M. DIOUF, La mise en état dans le droit judicaire sénégalais, Mémoire de master 2, FSJP-UCAD, 2013-
2014, pp. 8 et s.
24
V°. CPC, Art. 54-4.
25
V°. M. DOUCHY-OUDO, « La scission des phases de l’instance : la mise en état », in Mélanges Georges
WIEDERKEHR, Dalloz 2009, p. 237.
26
V°. M. KANE, « Le rôle du juge de la mise en état devant les tribunaux régionaux », Revue EDJA, n° 58, juillet,
août septembre 2003, p. 11 et s ; V°. A. NDIAYE, « La mise en état devant la Cour d’appel. L’office du Conseiller
de la mise en état », Revue EDJA, n° 58, juillet, août septembre 2003, p. 32 et s.
27
Selon la formule du Professeur F. OST, « L’accélération du temps juridique », in, L’accélération du temps
juridique, Ph. GERARD, F. OST et M. VAN DE KERCHOVE (Dir.), Bruxelles, Facultés Universitaires Saint-
Louis, 2002, p. 9 et s.; V°. J. NORMAND, « Les facteurs d’accélération de la procédure civile », Mélanges Pierre
DRAI, Paris, Dalloz, 2000, p. 427.
28
V°. P. A. TOURE, « Le décret n° 2013-1071 du 6 août 2013 modifiant le décret n° 64-572 du 30 juillet 1964
portant code de procédure civile : entre l’accélération de la cadence judiciaire et la préservation des droits des
parties au procès », Rev. EDJA, n°102, juillet-août-septembre 2014, pp. 49 et s.
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longs29 et les lenteurs dans la mise en état des affaires et l’encombrement anormal des rôles
d’instance toujours réels30.
À en croire au magistrat Papa Assane TOURE31, « c’est dans ce contexte que le
Ministère de la Justice a mis en place un groupe de travail composé de professionnels du droit
(magistrats, huissiers de justice, avocats, notaires) chargé d’engager la réflexion sur une
réforme en profondeur du code de procédure civile32. Ces travaux ont abouti à l’adoption par
le Conseil des Ministres en sa session du 18 juillet 2013 du décret n° 2013-1071 du 6 août 2013
modifiant le décret n° 64-572 du 30 juillet 1964 portant code de procédure civile » 33. Mais
certaines dispositions applicables à la procédure civile ne se trouvent pas dans ces Décrets. Il
en est ainsi des règles relatives à l’organisation judiciaire. Nous pouvons citer notamment 34 :
la loi 2014-26 du 3 novembre 2014 35 abrogeant et remplaçant la loi n° 84-19 du 2
février 198436 sur l’organisation judiciaire au Sénégal. Suivant l’exposé des motifs cette
loi, « les grandes réformes de l’organisation judiciaire opérées en 1984 et 1992, en
dépit de leurs ambitions proclamées, n’ont pas atteint tous les objectifs escomptés pour
l’avènement d’une justice égale pour tous, plus proche des justiciables, plus rapide et
plus accessible. En effet, l’étude de notre organisation judiciaire a révélé des goulots
7
d’étranglement et des facteurs de blocage nuisant à l’efficacité globale du système.
C’est pourquoi, il est apparu nécessaire de réformer en profondeur l’organisation
judiciaire pour asseoir un système moderne et plus performant. La nouvelle
organisation judiciaire, repose essentiellement sur trois innovations :
29
Sur cette question, V°. M. DIOUF, « Le temps de travail et les temps morts : quelles mesures pour la réduction
des retards ? », in Atelier sur la gestion du temps du procès, Palm Beach, Saly, 15, 16 et 17 avril 2010.
30
V°. Session de formation du 27 novembre au 1er décembre 2006, CFJ, 2006, p. 14 ; V°. Séminaire sur la mise
en état des affaires liées au contentieux économique, commercial et financier, Cour d’Appel de Dakar, janvier
2011 ; V°. Circulaire n° 111/PPPCAD/BN du Premier Président de la Cour d’Appel de Dakar du 28 janvier 2011.
31
Il est également Docteur en droit privé et Sciences criminelles.
32
Sur cette question, V°. B. M. H. DIONE, « Présentation du projet de réforme du code de procédure civile », in
Atelier national portant sur l’étude relative à la réforme du contentieux économique et financier et la protection
des investisseurs et sur l’examen du projet de décret portant modification du code de procédure civile, Saly
Portudal, 3 au 5 mai 2013, p. 3..
33
V°. P. A. TOURE, « Le décret n° 2013-1071 du 6 août 2013 modifiant le décret n° 64-572 du 30 juillet 1964
portant code de procédure civile : entre l’accélération de la cadence judiciaire et la préservation des droits des
parties au procès », op. cit., p. 51.
34
V°. La loi organique sur le statut des magistrats ; l’Ordonnance sur le conseil supérieur de la magistrature, la loi
relative à l’ordre des avocats, etc.
35
JORS, n° 6818, spécial, du 10 novembre 2014, p. 1359 et s.
36
JORS, n° spécial, du 03 mars 1984, p. 124.
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- La définition d’une nouvelle carte judiciaire avec comme corollaire la création de
tribunaux d’instance à la place des tribunaux départementaux et de tribunaux de grande
instance à la place des tribunaux régionaux37 ;
- Une nouvelle répartition des compétences pour faire des tribunaux d’instance de
véritables juridictions de proximité ;
- La création de chambres criminelles au niveau des cours d’Appel et des tribunaux de
grande instance.
Il est prévu, en même temps la création, dans les juridictions d’instance, de grande
instance et d’Appel, de chambres spécialisées en matière civile, commerciale et
pénale… ».
le décret n° 2015-1145 du 03 août 2015 fixant la composition et la compétence des
Cours d’appel, des Tribunaux de Grande Instance (TGI) et des Tribunaux d’Instance
(TI)38 qui a abrogé et remplacé le Décret n° 84-1194 du 22 Octobre 1984 fixant la
composition et la compétence des Cours d’appel, des tribunaux régionaux et des
tribunaux départementaux39.
À côté de ces sources nationales, nous pouvons citer des sources internationales :
8
Au niveau continental : la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples ;
Au niveau communautaire : le Règlement de Procédure de la Cour Commune de Justice
et d’Arbitrage (CCJA), le Règlement d’Arbitrage de la CCJA, le Traité de
l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA),
l’Acte Uniforme sur les Procédures Simplifiées de Recouvrement et Voies d’Exécution
(AUPSRVE) et l’Acte Uniforme relatif au droit de l’Arbitrage (AUA).
Plan du cours
Dès lors comment saisir les juridictions ? Quels sont les moyens de défense que l’on peut
invoquer ? Quels sont les principes qui gouvernent le déroulement du procès ? Comment les
décisions de justice sont-elles rendues ? Voilà des questions fondamentales que tout code de
procédure doit régler. C’est ce qui explique que le plan du cours sera bâti autour de l’action en
justice (1ère Partie), les principes directeurs de l’instance civile (2ème Partie) et des procédures
devant les juridictions civiles (3ème Partie).
37
V°. Loi 2014-26 du 3 novembre 2014 abrogeant et remplaçant la loi 84-19 du 2 février 1984 fixant l’organisation
judiciaire au Sénégal, JORS n° 6818 du 10 novembre 2014, p.1360, Art. 4
38
JORS, n° 6869, spécial, du 18 août 2015, pp. 797 et s.
39
JORS, n° 5031, spécial, du 23 Octobre 1984, pp. 687 et s.
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RÉFÉRENCE DE LECTURE INDICATIVE
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AMRANI MEKKI (S.) et STRICKLER (Y.)
Procédure civile, Paris, PUF, 2014.
CADIET (L.) et JEULAND (E.)
Droit judiciaire privé, Paris, LexisNexis, 8ème éd. 2013.
CADIET (L.), NORMAND (J.), AMARANI MEKKI (S.)
Théorie générale du procès, Paris PUF, coll. Thémis, 2ème éd. 2013.
COUCHEZ (G.) et LAGARDE (X.)
Procédure civile, Sirey, 17ème éd., 2014.
GUINCHARD (S.) et alii
Droit et pratique de la procédure civile, Paris, Dalloz, 8ème éd. 2014.
JEULAND (E.)
Droit processuel général, Paris, LGDJ, 3ème éd. 2014.
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BA (M. L.)
« Pour une relecture de l’article 33 du nouveau code de procédure civile issu de la réforme du
31 décembre 2001 », R.S.D.A., n° 5, 6, 7, 8, 2005-2006, pp. 113 et s.
CISSE (A)
« Nouvelles compétences du juge des référés », EDJA, n° 58, juillet, août, septembre 2002, pp. 9
24 et s.
DIOUF (Nd.), BA (A.) et SAMB (I.)
« Regards de Ndiaw DIOUF, Amady BA et Ibrahima SAMB sur le décret n° 2001-1151 du 31
décembre 2001 modifiant le Code de procédure civile », R.S.D.A., n° 5, 2005, pp. 241 et s.
THIAM (S.)
« L’histoire de la procédure civile au Sénégal (1823 – 1964) », in Rev. Sénégalaise de Droit,
Ed. Sciences Sociales de Toulouse 1, n° 5, Novembre 2006, p. 96.
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