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Chapitre I Risque Chimique-Converti

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Zakaria Chaalel
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Chapitre I Risque Chimique-Converti

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Chapitre I : Risque chimique

Introduction

Quel que soit le secteur d’activité, les produits chimiques sont omniprésents sur les lieux de
travail. Si l’on ne prend pas conscience de l’impact que peut avoir le risque chimique sur
l’Homme, les installations ou même sur l’environnement, il peut y avoir de lourdes
répercutions.

Les produits chimiques sont divers et variés. En fonction de leurs natures, ils peuvent s’avérer
dangereux pour la santé de l’Homme. Mal utilisés, sans précautions élémentaires ou spéciales,
un grand nombre de produits chimiques peuvent devenir dangereux et sont à l’origine
d’accidents et de maladies. Rejetés dans la nature sans précautions ni traitement, ils polluent
l’environnement et rompe l’équilibre naturel indispensable au développement de la vie sur
terre, dans l’eau et dans l’air.

Certains accidents sont de véritables catastrophes (SEVESO, BOPHAL, FEYZIN,


TOULOUZE,…..) qui ont causé un grand nombre de victimes et qui ont eu un retentissement
mondial.

Les risques chimiques sont susceptibles d’être réduits voire même supprimés, moyennant
quelques précautions et la mise en place de mesures préventives adaptées.

Il existe différentes voies de pénétration pour l’organisme : les voies respiratoires, cutanées
ou digestives. Leurs effets peuvent être immédiats (intoxication aigüe) ou différés
(intoxication chronique). Outre le risque de toxicité pour l’Homme, un mauvais mélange peut
entrainer d’autres risques pour une installation : incendie, explosion, corrosion, surpression,
etc. Il ne faut pas oublier le risque environnemental (rejets liquide, solide ou gazeux).

La réglementation et les textes de loi bornant le risque chimique sont principalement dus à
plusieurs accidents (SEVESO en Italie, BHOPAL en Inde, AZF en France). L’objectif de
l’Union Européenne et de la France au travers ces différents textes est d’empêcher que de
telles catastrophes ne se reproduisent.

La responsabilité de l’évaluation et de la gestion des risques des substances sont désormais


confiées aux entreprises et non plus aux autorités administratives. La communication des
informations tout au long de la chaîne d’approvisionnement et d’utilisation permet à tous les
acteurs d’assumer leurs responsabilités en matière de gestion des risques liés aux substances
chimiques.
Les objectifs d’une démarche de prévention

1. Maîtriser le risque chimique par la mise en place d’une démarche de prévention


concrète
2. Identifier les produits chimiques et les procédés pendant tout le cycle de vie dans
l’entreprise (achat, production, stockage, commercialisation, déchets, transport,….)
3. En tirer les conséquences pour la chaîne d’approvisionnement et les clients.

Détection et évaluation des risques chimiques

Afin de mettre en place les mesures de prévention pour pouvoir effectuer en toute sécurité les
différentes phases des processus industriels, il est indispensable de bien connaître les
paramètres qui les caractérisent qui sont les suivants :

1. Les produits chimiques présents, même à titre de traces et notamment les produits
dangereux,
2. Les processus et mécanismes réactionnels qui sont mis en œuvre, y compris les
réactions secondaires,
3. Les installations et leurs équipements qui permettent d’effectuer les différentes
opérations nécessaires à la production envisagée.

Une bonne connaissance de ces paramètres doit procéder de préférence le choix des produits à
utiliser, des modes opératoires et des installations nécessaires à la production (intégrer la
prévention dès la conception), et pour des installations existantes, la connaissance et la
détermination de ces paramètres peuvent être faites ultérieurement lors du fonctionnement des
installations afin de supprimer les risques existants.

1. Acquisition des connaissances au niveau de la conception et des décisions

Consiste à recueillir la maximum d’informations sur les produits chimiques utilisés ou


susceptibles de se former, sur les réactions chimiques et leurs mécanismes, sur les réactions
secondaires éventuelles, sur les installations et enfin sur les équipements de sécurité à mettre
en place

2. Acquisition des connaissances en cours de fonctionnement (corriger, rectifier)

Phase prend toute son importance dans les situations suivantes :

• Insuffisances et erreurs constatées lors du fonctionnement normal des installations,


• Dysfonctionnements constatés,
• Modifications rendues nécessaires pour des raisons techniques ou économiques,
• Nouveaux risques apparus ou constatés,
• Tendance élevée à l’accidentalité.
Classement des substances et préparations dangereuses

Décret n° 94-181 du 1er mars 1994, articles 1 à 13 codifiés Article R.231-51

Sont considérées comme « dangereuses », les substances et préparations correspondants aux


catégories suivantes :

a) Explosibles
Substances et préparations solides, liquides, pâteuse ou gélatineuse
qui, même sans intervention d’oxygène atmosphérique, peuvent
présenter une réaction exothermique avec développement rapide de
gaz et qui, dans des conditions d’essais déterminées, détonent ;
déflagrent rapidement ou, sous l’effet de la chaleur, explosent en cas
de confinement partiel.
b) Comburantes
Substances et préparations qui, en contact d’autres substances,
notamment inflammables, présentent une réaction fortement
exothermiques.

c) Extrêmement inflammables
Substances et préparations liquides dont le point d’éclair est
extrêmement bas et le point d’ébullition bas, ainsi que les substances
et préparations gazeuses qui, à température et pression ambiante, sont
inflammables à l’air.

d) Facilement inflammable
Substances et préparations :
• Qui peuvent s’échauffer au point de s’enflammer à l’air à
température ambiante sans apport d’énergie ;
• A l’état solide, qui peuvent s’enflammer facilement par une
brève action d’une source d’inflammation et continuer à
brûler ou à se consumer après éloignement de cette source ;
• A l’état liquide, dont le point d’éclair est très bas ;
Ou qui, au contact de l’eau ou de l’air humide, produisent des gaz
extrêmement inflammables en quantité dangereuse.
e) Inflammables
Substances et préparations liquides, dont le point d’éclair est bas.
f) Très toxiques
Substances et préparations qui, par inhalation, ingestion ou
pénétration cutanée en très petites quantités, entraînent la mort ou des
risques aigus ou chroniques.
g) Toxiques
Substances et préparations qui, par inhalation, ingestion ou
pénétration cutanée en petites quantités, entraînent la mort ou des
risques aigus ou chroniques.

h) Nocives
Substances et préparations qui, par inhalation, ingestion ou
pénétration cutanée, peuvent entraîner la mort ou des risques aigus ou
chroniques.

i) Corrosives
Substances et préparations qui, en contact avec des tissus vivants,
peuvent exercer une action destructive sur ces derniers.

j) Irritantes
Substances et préparations non corrosives qui, par contact immédiat,
prolongé ou répété avec la peau ou les muqueuses, peuvent provoquer
une réaction inflammatoire.

k) Sensibilisantes
Substances et préparations qui, par inhalation ou pénétration cutanée,
peuvent donner lieu à une réaction d’hypersensibilité telle qu’une
exposition ultérieure à la substance ou à la préparation produit des
effets indésirables caractéristiques.

l) Cancérogènes
Substances et préparations qui, par inhalation, ingestion ou
pénétration cutanée, peuvent produire le cancer ou en augmenter la
fréquence.
m) Mutagènes
Substances et préparations qui, par inhalation, ingestion ou
pénétration cutanée, peuvent produire des défauts génétiques
héréditaires ou en augmenter la fréquence.
n) Décret n°94-181 du 1er mars 1994, article 1-1°
« Toxiques pour la reproduction » : substances et préparations qui,
par inhalation, ingestion ou pénétration cutanée, peuvent produire ou
augmenter la fréquence d’effets indésirables non héréditaires dans la
progéniture ou porter atteinte aux fonctions ou capacités productives.
a) Décret n°94-181 du 1er mars 1994, article 1-1°
« Dangereuses pour l’environnement » : substances et, si elles
entraient dans l’environnement présenteraient ou pourraient présenter
un risque immédiat ou différé pour une ou plusieurs de ses
composantes.

Une réglementation complexe et évolutive

1. L’étiquetage des produits dangereux imposé par la législation

Les chefs d’entreprises sont confrontés à une réglementation complexe et évolutive. La base
de cette réglementation est l’article L.231-6 du code su travail qui stipule :

« Sans préjudice de l’application des autres dispositions législatives et réglementaires, les


vendeurs ou distributeurs de substances ou de préparations dangereuses, ainsi que les chefs
des établissements où il en est fait usage sont tenus d’apposer sur tout récipients, sac ou
enveloppe contenant ces substances ou préparations une étiquette ou une inscription
indiquant le nom et l’origine de ces substances ou préparations et les dangers que présente
leur emploi. Ces indications doivent être reproduites sur les factures ou bons de livraison.

Les récipients, sacs ou enveloppes contenant les substances ou préparations dangereuses


doivent être solides et étanches.

Cet article montre que l’étiquetage incombe au premier chef, aux distributeurs de produits
chimiques.

Par contre, l’utilisateur qui reçoit un produit mal ou non étiqueté ne peut le mettre en œuvre
avant de l’avoir correctement étiqueté.

De même lorsqu’un utilisateur mélange plusieurs produits, il lui incombe de procéder à


l’étiquetage réglementaire.

2. En pratique, à quoi sert l’étiquette ?

L’étiquette est utile à l’entreprise pendant tout le cheminement des produits.

• L’étiquette est un guide pour l’achat des produits.


• L’étiquette est une aide au stockage.
• L’étiquette conseille sur l’utilisation du produit.
• L’étiquette permet d’éviter les erreurs de manipulation.
• L’étiquette aide à organiser la prévention.
• L’étiquette indique la conduite à tenir en cas d’accident.
• L’étiquette conseille sur la gestion des déchets.
Un modèle d’étiquette

Symboles désignant les


risques

Les plus importants Le peintre

12, avenue Winston


Nom et adresse du churchill 62500 SAINT-
fabricant, OMER
distributeur ou
importateur SOLVANT w.S
Identité du produit
Contient des Xylènes

TRES INFLAMMABLE
Risques principaux
NOCIF PAR INHALATION
Choisis parmi les phrases
Conserver à l’écart de toute source d’ignition
du type R
Ne pas fumer
Conseils de prudence Eviter le contact avec la peau et les yeux
Choisis parmi les phrases Ne pas jeter les résidus à l’égout
du type S

Les phrases de risques correspondant à la nature du produit doivent figurer sur l’étiquette
selon les références R rappelées sur la liste qui suit.

Ces informations sont complétées par des conseils de prudence de référence S, tirés de la liste
ci-après.
Les phrases de risques et les conseils de prudence portés sur l’étiquette

Phrases de risques
R1 Explosif à l’état sec
R2 Risque d’explosion par le choc, la friction, le feu ou autres sources d’ignition
R3 Grand risque d’explosion par le choc, la friction, le feu ou autres sources d’ignition
R4 Forme de composés métalliques explosifs très sensibles
R5 Danger d ‘explosion sous l’action de la chaleur
R6 Danger d’explosion en contact ou sans contact avec l’air
R7 Peut provoquer un incendie
R8 Favorise l’inflammation des matières combustibles
R9 Peut exploser en mélange avec des matières combustibles
R10 Inflammable
R11 Très inflammable
R12 Extrêmement inflammable
R13 Gaz liquéfié extrêmement inflammable
R14 Régit violement au contact de l’eau
R15 Au contact de l’eau, dégage des gaz très inflammables
R16 Peut exploser en mélange avec des substances comburantes
R17 Spontanément inflammable à l’air
R18 Lors de l’utilisation formation possible de mélange vapeur/ air inflammable / explosif
R19 Peut former des peroxydes explosifs
R20 Nocif par inhalation
R21 Nocif par contact avec la peau
R22 Nocif en cas d’ingestion
R23 Toxique par inhalation
R24 Toxique par contact avec la peau
R25 Toxique en cas d’ingestion
R26 Très toxique par inhalation
R27 Très toxique par contact avec la peau
R28 Très toxiques en cas d’ingestion
R29 Au contact de l’eau, dégage des gaz toxiques
R30 Peut devenir très inflammable pendant l’utilisation
R31 Au contact d’un acide, dégage un gaz toxique
R32 Au contact d’un acide, dégage un gaz très toxique
R33 Danger d’effets cumulatifs
R34 Provoque des brûlures
R35 Provoque de graves brûlures
R36 Irritant pour les yeux
R37 Irritant pour les voies respiratoires
R38 Irritant pour la peau
R39 Danger d’effets irréversibles très graves
R40 Possibilité d’effets irréversibles
R41 Risque de lésion oculaire grave
R42 Peut entraîner une sensibilisation par inhalation
R43 Peut entraîner une sensibilisation par contact avec la peau
R44 Risque d’explosion si chauffé en ambiance confinée
R45 Peut cause le cancer
R46 Peut causer des altérations génériques héréditaires
R47 Peut causer des malformations congénitales
R48 Risque d’effet grave pour la santé en cas d’exposition prolongée
R14/15 Réagit violement au contact de l’eau en dégageant des gaz très inflammables
R15/29 Au contact de l’eau dégage de gaz toxiques et très inflammables
R20/21 Nocif par inhalation et par contact avec la peau
R21/22 Nocif par contact avec la peau et par ingestion
R20/22 Nocif par inhalation et ingestion
R20/21/22 Nocif par inhalation, contact avec la peau et par ingestion
R23/24 Toxique par inhalation et par contact avec la peau
R24/25 Toxique par contact avec la peau et par ingestion
R23/25 Toxique par inhalation et ingestion
R23/24/25 Toxique par inhalation, contact avec la peau et par ingestion
R26/27 Très toxique par inhalation et par contact avec la peau
R27/28 Très toxique par contact avec la peau et par ingestion
R26/28 Très toxique par ingestion et ingestion
R26/27/28 Très toxique par inhalation, contact avec la peau et par ingestion
R36/37 Irritant pour les yeux et les voies respiratoires
R37/38 Irritant pour les voies respiratoires et la peau
R36/38 Irritant pour les yeux et la peau

Ces informations sont complétées par des conseils de prudence de référence S tirés de la liste
ci-après.

Conseils de prudence
S1 Conserver sous clé
S2 Conserver hors de la portée des enfants
S3 Conserver dans un endroit frais
S4 Conserver à l’écart de tout local d’habitation
S5 Conserver sous….. (liquide approprié à spécifier par le fabricant
S6 Conserver sous …..(gaz inerte à spécifier par le fabricant)
S7 Conserver le récipient bien fermé
S8 Conserver le récipient à l’abri de l’humidité
S9 Conserver le produit dans un endroit bien ventilé
S12 Ne pas fermer hermétiquement le récipient
S13 Conserver à l’écart des aliments et boissons y compris ceux pour animaux
S14 Conserver à l’écart de … (matières incompatibles à indiquer par le fabricant)
S15 Conserver à l’écart de la chaleur
S16 Conserver à l’écart de toute source d’ignition. Ne pas fumer
S17 Tenir à l’écart des matières combustibles
S18 Manipuler et ouvrir le récipient avec prudence
S20 Ne pas manger et ne pas boire pendant l’utilisation
S21 Ne pas fumer pendant l’utilisation
S22 Ne pas respirer les poussières
S23 Ne pas respirer les gaz, vapeurs, fumées, aérosols (termes appropriés à indiquer par le
fabricant)
S24 Eviter le contact avec la peau
S25 Eviter le contact avec les yeux
S26 En cas de contact avec les yeux, laver immédiatement avec de l’eau et consulter un
spécialiste
S27 Enlever immédiatement tout vêtement souillé ou éclaboussé
S28 Après contact avec la peau, se laver immédiatement et abondamment avec …
(produits appropriés à indiquer par le fabricant)
S29 Ne pas jeter les résidus à l’égout
S30 Ne jamais verser de l’eau dans ce produit
S33 Eviter l’accumulation de charges électrostatiques
S34 Eviter le choc et le frottement
S35 Ne se débarrasser de ce produit et de son récipient qu’en prenant toute précaution
d’usage
S36 Porter un vêtement de protection approprié
S37 Porter des gants appropriés
S38 En cas de ventilation insuffisante, porter un appareil respiratoire approprié
S39 Porter un appareil de protection des yeux /du visage
S40 Pour nettoyer le sol ou les objets souillés par ce produit, utiliser …..(à préciser par le
fabricant)
S41 En cas d’incendie et/d’explosion ne pas respirer les fumées
S42 Pendant les fumigations/pulvérisations porter un appareil respiratoire approprié
(terme(s) approprié(s) à indiquer par le fabricant)
S43 En cas d’incendie utiliser … (moyens d’extinction à préciser par le fabricant. Si l’eau
augmente les risques ajouter : « ne jamais utiliser de l’eau »)
S44 En cas de malaise consulter un médecin (si possible lui montrer l’étiquette)
S45 En cas d’accident ou de malaise, consulter immédiatement un médecin (si possible lui
montrer l’étiquette)
S46 En cas d’ingestion consulter immédiatement un médecin et lui montrer l’emballage ou
l’étiquette
S47 Conserver à une température ne dépassant pas …°C (à préciser par le fabricant)
S48 Maintenir humique avec … (moyens appropriés à préciser par le fabricant)
S49 Conserver uniquement dans le récipient d’origine
S50 Ne pas mélanger avec … (à spécifier par le fabricant)
S51 Utiliser seulement dans les zones bien ventilées
S52 Ne pas utiliser sur de grandes surfaces dans les locaux habités
S53 Eviter l’exposition, se procurer des instructions spéciales avant l’utilisation
S1/2 Conserver sous clé et hors de la portée des enfants
S3/9 Conserver dans un endroit frais et bien ventilé
S7/9 Conserver le récipient bien fermé dans un endroit bien ventilé
S3/7/9 Conserver le récipient bien fermé dans un endroit frais bien ventilé
S7/8 Conserver le récipient bien fermé à l’abri de l’humidité
S20/21 Ne pas manger, ne pas boire et ne pas fumer pendant l’utilisation
S24/25 Eviter le contact avec la peau et les yeux
S36/37 Porter un vêtement de protection et des gans appropriés
S36/39 Porter un vêtement de protection approprié et un appareil de protection des yeux/du
visage
S37/39 Porter des gans appropriés et un appareil de protection des yeux/du visage
S36/37/39 Porter un vêtement de protection approprié ; des gans et un appareil de protection
des yeux/ du visage
S3/14 Conserver dans un endroit frais à l’écart des… (matières incompatibles à indiquer par
le fabricant)
S3/9/14 Conserver dans un endroit frais et bien ventilé à l’écart des… (matières incompatibles
à indiquer par le fabricant)
S3/9/49 Conserver uniquement dans le récipient d’origine dans un endroit frais et bien ventilé
S3/9/14/49 Conserver uniquement dans le récipient d’origine dans un endroit frais et bien ventilé
à l’écart de … (matières incompatibles à indiquer par le fabricant)

3. Assurer la sécurité de stockage, d’emploi et de rejet des résidus des produits


dangereux

L’étiquetage d’un produit est obligatoire et indispensable, mais cette mesure bien que très
utile ne suffit pas pour assurer le niveau de sécurité nécessaire pour le stockage, l’utilisation et
l’élimination des résidus de produits dangereux.

Il faut de surcroit veiller à ce que :

• Le produit ne soit jamais conditionné dans un récipient habituellement employé pour


contenir des matières consommables.
• L’information du personnel utilisateur soit assurée à l’aide d’une fiche de données de
sécurité diffusée, commentée et affichée de préférence sur les lieux d’utilisation du
produit.
• Le mode d’utilisation soit clairement défini en faisant apparaître la nature des risques
éventuels et les mesures de prévention correspondantes (consignes spécifiques de
sécurité et gamme opératoire).

a. La fiche des données de sécurité

La délivrance d’une fiche de données de sécurité à la livraison d’un produit dangereux est
une obligation légale imposée aux fournisseurs.

Elle porte connaissance des utilisateurs les renseignements nécessaires à la prévention des
risques pour la sécurité de transport, de stockage, d’utilisation et d’élimination des résidus du
produit après emploi, pour la protection de l’environnement.

Aucun produit dangereux ne doit être approvisionné et a fortiori employé quand la fiche des
données de sécurité est inexistante.

La fiche des données de sécurité doit être diffusée et commentée au personnel concerné
avant le début des travaux nécessitant l’emploi d’un produit dangereux.
Il est recommandé de l’afficher sur les lieux de stockage du produit et a u poste de travail où
il est fait usage du produit.

La fiche des données de sécurité ne suffit cependant pas à elle seule, elle doit être
accompagnée d’une consigne de sécurité spécifique aux conditions d’emploi et d’une gamme
opératoire précisant la procédure à suivre.

Les informations qui figurent sur la fiche des données de sécurité sont regroupées en 16
rubriques :

1. Identification du produit chimique (appellation commerciale, n=° de la déclaration,


classification, nature de l’emballage) et l’identification de la personne physique ou
morale responsable de sa mise sur le marché,
2. Informations sur les composants (notamment souligner la présence des produits
dangereux et leurs caractéristiques),
3. Identification des dangers (pour les travailleurs et l’environnement),
4. Description des premiers secours apportés en cas d’urgence (à la suite d’un accident
ou d’un incident),
5. Mesures de lutte contre l’incendie (règles de lutte, extincteurs, formation de gaz
toxiques),
6. Mesures à prendre en cas de dispersion accidentelle (fuites, projections, émissions de
gaz et de vapeurs, protection de l’environnement, nettoyage des lieux après
l’accident),
7. Précautions de stockage, d’emploi et de manipulation,
8. Procédures de contrôle de l’exposition des travailleurs et caractéristiques des
équipements de protection individuelle (procédures de surveillance, protection
individuelle),
9. Propriétés physico-chimiques (aspect, odeur, ph, densité,….),
10. Stabilité du produit et réactivité (réactions à chaud, avec l’eau,…..),
11. Informations toxicologiques (effets dangereux sur la santé et les symptômes
éventuels, effets immédiats ou chroniques),
12. Informations éco-toxicologiques (dégradabilité, bioaccumulation, effets sur la faune et
la flore),
13. Informations sur les possibilités d’élimination des déchets (incinération, recyclage,
mise en décharge),
14. Informations relatives au transport,
15. Informations réglementaires,
16. Autres informations.
Fiche de données de sécurité
Risques spécifiques
Explosible Toxique Facilement
Comburant Nocif inflammable
Corrosif Irritant inflammable
1. IDENTIFICATION
1.1. Désignation commerciale
1.2. Fournisseur : - Fabricant - Revendeur (voir cachet ci-dessus)
-Service Tél :
1.3. Types d’utilisation (pour plus de détails, se reporter à la notice technique)
2. COMPOSITION
- Substance : / ou/ préparation :
- Composants apportant un danger

- Impuretés (présentant un danger)


3. PROPRIETES PHYSIQUES
3.1. Etat physique : Solide Pâteux Liquide Gazeux
- à 20°C
- à ….°C
- Couleur : -Odeur :
3.2. Température : - de fusion…°C -initiale de distillation…°C -de décomposition…°C
3.3. PH : -à l’état de livraison :………….- à la dilution d’emploi conseillée :…………….
3.4. Solubilité : -dans l’eau -diluable (g/l) -non miscible
à 20°C ……………………
à ……°C ...………………...
dans les solvants …………………….

3.5. Pression de vapeur : -à 20°C …mbar


Emission de vapeur à surveiller :
3.6. Masse volumique Vapeur Liquide Solide
3
-à 20°C ….kg/m …….g/cm3 ……g/ cm3
3
-à ….°C ….kg/m …….g/cm3 ……g/ cm3
3.7. Autres données :
4. STOCKAGE ET MANIPULATION
4.1. Précautions spéciales en cours de stockage et de manipulation
4.2. Matériaux d’emballage à éviter
4.3. Produits de décomposition dangereux
4.4. Réactions dangereuses avec :
Mesures préventives
4.5. Mesures individuelles de prévention et de protection : masque gans lunettes
Autres :
4.6. Mesures spéciales de protection :

4.7. Mesures après fuite ou déversement accidentel :


4.7.1 Procédés de neutralisation ou de destruction du produit :
4.7.2 Procédés de destruction des emballages souillés :
4.8. Autres recommandations :

5. INFLAMMATION ET EXPLOSION
5.1 Point d’éclair en coupe fermé : …...°C selon norme :
5.2 Température d’auto-inflammation : …°C selon norme :
5.3 Dangers particuliers d’incendie ou d’explosion :
5.4 Moyens d’extinction :
-Recommandés :
-Contre-indiqués :
5.5 Mesures particulières de protection dans la lutte contre l’incendie :
5.6 Autres recommandations :

6. RENSEIGNEMENTS TOXICOLOGIQUES

7. MESURES DU PREMIERS SECOURS

8. PRECAUTIONS PARTICILIERESCONCERNANT LES REJETS DU PRODUIT

9. INDICATIONS PARTICULIERES

La gamme opératoire produit, un exemple

Fournisseur :……………………………………………………………………………………………………………………………

Nom commercial :……………………………………………………………………………………………………………………

Composants : ………………………………………………………………………………………………………………………….

Risques :……………………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………………………………

Conseils de prudence:……………………………………………………………………………………………………………..

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………………………………

Incompatibilités pour le stockage : ………………………………………………………………………………………….

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………………………………
Utilisation Atelier :
Poste de travail
Mode opératoire risques Mesures de prévention

Gestion des déchets

4. Effets sur la santé et la sécurité

Les produits chimiques présentent des dangers pour les personnes, les installations ou
l'environnement : intoxications aiguës, asphyxie, incendie, explosion, pollution… Ils peuvent
aussi provoquer des effets plus insidieux, après des années d’exposition du travailleur à de
faibles doses, voire plusieurs années après la fin de l’exposition. Ces dangers immédiats et
différés doivent être pris en compte dans le cadre d’une même démarche de prévention des
risques chimiques.

Effets sur la santé

La nature des effets des produits chimiques sur la santé dépend de plusieurs paramètres :

• caractéristiques du produit chimique concerné (toxicité, nature physique…)


• voies de pénétration dans l’organisme (respiratoire, cutanée ou digestive)
• mode d’exposition (niveau, fréquence, durée…)
• état de santé et autres expositions de la personne concernée (pathologies existantes,
prise de médicaments, consommation d’alcool ou de tabac, expositions
environnementales…

Ces effets peuvent apparaître :


• en cas d’exposition à un produit chimique sur une brève durée (intoxication aiguë) :
brûlure, irritation de la peau, démangeaison, convulsion, ébriété, perte de
connaissance, coma, arrêt respiratoire…
• après des contacts répétés avec des produits chimiques, même à faibles doses,
(intoxication chronique) : eczéma ou asthme, silicose, cancer (mésothéliome …),
insuffisance rénale, troubles de la fertilité...

Les pathologies dues à des produits chimiques peuvent apparaître plusieurs mois ou plusieurs
années après l’exposition. Dans le cas des cancers professionnels, ils peuvent apparaître 10,
20, voire 40 ans après l’exposition.
Risques d’incendie et d’explosion

Les produits chimiques peuvent jouer un rôle dans le déclenchement d’un incendie par leur
présence dans l’air ambiant ou en cas de mélange avec d’autres produits. Ils peuvent
également aggraver l’ampleur d’un incendie.

De nombreuses substances peuvent également, dans certaines conditions, provoquer des


explosions. Ce sont pour la plupart des gaz et des vapeurs, mais aussi des poussières
inflammables et des composés particulièrement instables.

Réactions chimiques dangereuses

Enfin, le mélange d’agents chimiques incompatibles, l’échauffement de produits, la


dégradation thermique, les frottements ou encore les chocs peuvent provoquer des émissions
massives de vapeurs toxiques, des phénomènes exothermiques se traduisant par une
déflagration, une détonation, des projections de matières ou une inflammation…

GRANDES LIGNES D’UNE DEMARCHE DE PR2VENTION DES RISQUES


CHIMIQUES
5. Approche générale de prévention des risques chimiques

La prévention du risque chimique répond aux mêmes exigences que toute démarche de
prévention. Sa formalisation (évaluer, supprimer ou réduire les risques, informer et former)
est identique à celle mise en œuvre pour l’ensemble des risques professionnels. Elle s’appuie
sur les principes généraux de prévention définis dans le code du travail. Dès lors qu’il y’a
exposition à des risques chimiques, les mesures de prévention à mettre en œuvre tiennent
compte de la gravité du risque, et en particulier des effets cancérogènes, mutagènes ou
toxiques pour la reproduction (CMR).

L’employeur doit en premier lieu évaluer les risques présents dans son entreprise. Pour les
risques chimiques, il s’agit de repérer tous les produits présents ou susceptibles d’être
rencontrés dans l’entreprise qu’il s’agisse de produits utilisés comme tels ou générés par une
activité ou un procédé sous forme de gaz, poussières ou aérosols, d’analyser ensuite les
conditions d’exposition et d’établir un plan d’action.

Les résultats de cette évaluation doivent être consignés dans le document unique et mis à
disposition du médecin du travail, des instances représentatives du personnel ou, à défaut, des
personnes exposées à un risque pour leur santé ou sécurité.

Une fois les risques identifiés, les mesures à mettre en œuvre doivent donner la priorité à la
suppression ou la substitution des produits et procédés dangereux par d’autres produits ou
procédés moins dangereux. Dans le cas où des produits CMR sont utilisés, leur substitution
est une obligation réglementaire quand elle est techniquement possible.

Quand ni la suppression ni la substitution ne sont réalisables, un ensemble d’actions doit


permettre de réduire le plus possible le niveau du risque, les quantités de produits dangereux,
le nombre de salariés exposés ou encore la fréquence ou la durée des expositions.

Ces mesures peuvent être d’ordre organisationnel ou technique. La priorité est toujours aux
mesures de protection collective. Le port des équipements de protection individuelle (EPI)
contre le risque chimique peut être préconisé quand les mesures de protection collective sont
insuffisantes ou impossible à mettre en œuvre.

Des mesures de la concentration des agents chimiques dans l’air peuvent être réalisées pour
vérifier que les niveaux d’exposition sont les plus bas possible, que les valeurs limites
d’exposition professionnelle sont respectées et que les mesures de préventions adoptées sont
efficaces. Ces mesures sont renouvelées notamment lors de tout changement des conditions de
travail.

Toute démarche de prévention des risques chimiques doit nécessairement s’accompagner des
mesures suivantes complémentaires :

- Information et formation des salariés


- Application des mesures d’hygiène (individuelle et collective)
- Définition et diffusion des procédures d’urgence
- Suivi de l’état de santé des salariés exposés

Pour mettre en place et animer l’ensemble de ces mesures de prévention, l’employeur doit
impliquer les instances représentatives du personnel et le service de santé au travail.

1. Evaluation des risques chimiques

L’évaluation des risques constitue le préalable de toute démarche de prévention des risques
chimiques. Bien menée, elle doit permettre de construire un plan d’actions de prévention.
Pour être efficace, il faut la renouveler régulièrement et, notamment, à chaque modification
importante des processus de travail. Les résultats sont à joindre au document unique. Elle se
déroule en 4 étapes :

➢ Repérer les produits et répertorier leurs dangers dans un inventaire


➢ Analyser leur mise en œuvre pour évaluer les conditions d’exposition
➢ Hiérarchiser les risques par priorités d’action
➢ Elaborer un plan d’action
1.1. Repérage des risques chimiques

Ce repérage est la base de l’évaluation. Il permet de disposer :

➢ D’un inventaire tenu à jour des produits utilisés dans l’entreprise,


➢ Des informations sur les dangers que présente chaque produit

Inventaire exhaustif que possible qui doit prendre en compte :

➢ Les matières premières


➢ Les sous-produits (y compris ceux qui sont émis par des procédés ou des opérations :
émissions de fumées, produits de dégradation, brouillard….)
➢ Les produits finis
➢ Les produits de nettoyage ou d’entretien
➢ Les déchets

Caractéristiques des dangers

L’inventaire est suivi d’une recherche et d’une analyse des informations sur les dangers des
produits ou procédés qui ont été repérés. L’exploitation des étiquettes, des FDS et des fiches
d’entreprise peut se révéler utile.

1.2. Analyse des conditions d’exposition aux risques

L’exposition d’un travailleur à un agent chimique peut être estimée de trois manières en
fonction de la voie de pénétration de la substance dans organisme :

• par la concentration dans l’air de l'agent chimique pour l’inhalation,


• par la quantité de substance déposée ou passant à travers la peau pour le contact
cutané,
• par la quantité de substance ingérée pour l’ingestion.

Les expositions peuvent être décrites de différentes manières :

• De façon qualitative pour décrire les expositions par niveau de risque et établir des
priorités : faible exposition, exposition modérée, exposition forte...
• De façon quantitative déterministe, c'est-à-dire en décrivant l’exposition par une
valeur chiffrée déterminée à partir de données ponctuelles ou moyennées. On peut
ainsi exprimer l’exposition d’un salarié en ppm ou mg/m de substance par journée de
travail (8h).
• De façon quantitative probabiliste en décrivant l’exposition comme une distribution
statistique de valeurs possibles ou probables. Cette approche est plus complexe mais
permet de mieux prendre en compte la variabilité des expositions et les incertitudes
liées à sa mesure. C’est ce type de méthode qui a été choisi par le législateur pour le
contrôle technique des valeurs limites d’exposition professionnelle (VLEP).
Expositions dans des conditions normales ou accidentelles

L’analyse des expositions doit se porter bien entendu sur les conditions normales d’utilisation
des produits mais aussi sur les expositions accidentelles possibles.

Voici quelques exemples de situations d’exposition professionnelle à des produits chimiques :

• Utilisation de produits de nettoyage corrosifs pouvant causer des brûlures irréversibles


sur la peau ou les yeux
• Expositions répétées à des solvants de dégraissage pouvant entraîner des troubles de la
mémoire ou de l’humeur (utilisation de white-spirit dans les travaux de peinture)
• Inhalation massive de gaz ou de vapeurs toxiques due à une défaillance technique
(rupture de canalisation, emballement de réaction…)
• Intoxication accidentelle par ingestion de produits chimiques placés dans des
emballages alimentaires (eau de Javel dans une bouteille d’eau minérale…)
• Panne du système de captage des poussières sur une scie à bois
• Asphyxie d’un salarié lors d’opération de maintenance de cuve ou citerne.

Analyse qualitative des expositions

Si le nombre de produits chimiques identifiés lors du repérage des risques est important, il
convient de démarrer cette analyse par les produits qui apparaissent comme les plus
dangereux ou les plus fréquemment utilisés.

Comment les produits sont-ils mis en œuvre dans la pratique ? À quelle température ? Dans
quelles conditions ? Dans quelles quantités ? Différents produits chimiques sont-ils émis au
même moment ? Quels dysfonctionnements sont rapportés (fuites, débordements, émissions
de vapeur, de poussières…) ? Les protections collectives sont-elles toujours utilisées ?
Comment s’effectue la maintenance ? L’ensemble de ces informations permet de préciser le
risque et les principaux facteurs d’exposition.

Le recueil de ces éléments passe nécessairement par une observation de l’activité réelle au
poste de travail et par le questionnement des salariés.

Informations à collecter lors de l’analyse des conditions d’exposition

• Nature des opérations et procédés mettant en œuvre les produits chimiques


• État des produits ou matériaux mis en œuvre (liquide, solide, poudre, fibres, gaz…) et
leur volatilité
• Modes d’émission (projection mécanique, système d’évacuation des gaz,
volatilisation de liquide…)
• Quantités utilisées, produites ou stockées
• Voies d’exposition (inhalation, contact cutané ou ingestion accidentelle)
• Durées et fréquences d’exposition
• Efficacité des moyens de prévention existants (ventilation générale, captage
localisé…)

Analyse quantitative des expositions par mesurage

Une analyse qualitative peut être accompagnée de mesures quantitatives pour évaluer ou
contrôler les niveaux d’exposition aux postes de travail. Les mesures par prélèvement
individuel permettent notamment de vérifier que les valeurs limites d’exposition
professionnelle (VLEP) et les valeurs limites biologiques d’exposition (VLB) soient
respectées.

Hiérarchisation des risques chimiques et outils d’évaluation

Parmi les risques identifiés, lesquels faut-il traiter en priorité ? Différents outils sont
disponibles pour aider les acteurs de l’entreprise à opérer une hiérarchisation des risques. Ils
combinent généralement des données sur les dangers et l’exposition probable.

Outils adaptés à l’entreprise

Les méthodes et outils de hiérarchisation des risques (et plus largement les outils d’aide à
l’évaluation des risques) doivent être choisis en fonction de plusieurs critères :

• taille de l’entreprise,
• compétences de la personne qui sera en charge de l’évaluation (compétences en
chimie, capacité à observer les situations de travail),
• moyens disponibles dans l’entreprise en temps et en personnel : soutien du médecin du
travail, possibilité d’avoir recours à un accompagnement extérieur…

Quelques précautions

Les outils d’aide à l’évaluation ne doivent pas être envisagés comme des outils « clés en main
». Ils nécessitent en effet généralement que l’entreprise se positionne sur le contour de
l’évaluation (faut-il prendre en compte l’établissement en entier ? procéder atelier par atelier
?) ou sur le type de démarche à privilégier (part de l’analyse quantitative et qualitative).

Dans tous les cas, il est souhaitable que les résultats obtenus à l’aide des outils choisis soient
remis dans le contexte de l’entreprise et discutés avec les acteurs de l’entreprise. Les données
à prendre en compte peuvent être complétées par les données issues des contrôles
d’exposition.

Une limite concernant la plupart des outils existants est, d’autre part, à garder en tête : basés
sur la lecture de l’étiquetage, ils prennent rarement en compte les produits non étiquetés. Les
risques liés aux poussières et vapeurs produites lors de mélanges accidentels, ou au cours de
l’activité normale, ainsi que certains risques environnementaux ne doivent pas être ignorés
pour autant. Quand de tels procédés et émanations sont repérés, des recherches
complémentaires sont donc souvent nécessaires.

1.3. Élaboration d’un plan d’action contre les risques chimiques

En matière de prévention des risques chimiques, plusieurs types d’actions sont possibles pour
aboutir à la meilleure maîtrise possible des risques chimiques. Le plan d’action constitué
combine des mesures techniques (suppression ou substitution de produits ou de procédés,
protection collective comme du captage à la source des émissions…) et organisationnelles
(procédures d’urgence, règles d’hygiène…), ainsi que des actions d’information et de
formation des travailleurs. Pour chaque situation de travail présentant des risques, les mesures
à mettre en œuvre sont priorisées par l’employeur en fonction :

• De l’importance des risques qu’elles permettent de limiter (priorité aux mesures


permettant de lutter contre les risques les plus importants et qui touchent le plus de
personnes),
• De l’efficacité des mesures identifiées et de leur stabilité dans le temps
(conformément à la réglementation, priorité à la suppression des risques, à la
substitution des produits dangereux par d’autres qui le sont moins ou à défaut aux
moyens de protection collective),
• De leur rapidité de mise en œuvre,
• Des moyens mobilisables par l’entreprise (organisationnels, humains, techniques, et
financiers).

Planifier les actions

À court terme, il peut être envisageable de faire mieux avec ce qui est déjà en place, c’est-à-
dire d’obtenir le maximum d’efficacité des mesures existantes, ou de mettre en œuvre des
solutions simples de prévention (comme par exemple modifier ou ajouter un dispositif de
captage des émissions sur un poste de travail). De plus, lorsqu’une mesure visant à diminuer
des risques élevés demande un certain délai de mise en place, des mesures provisoires doivent
être adoptées entre temps : par exemple, en attendant qu’un système de travail en vase clos
soit opérationnel, la signalisation des dangers et les limitations d’accès aux zones de travail à
risque sont à renforcer.

À moyen terme, une étude technique, organisationnelle et financière permet de planifier les
actions de prévention plus ambitieuses (substitution d’un produit CMR par exemple).

Le plan d’action de prévention, spécifique à chaque entreprise, précise les mesures de


prévention à adopter. Il fixe :

• les objectifs à atteindre,


• les échéances,
• et les moyens associés devant être mis en place par l’entreprise (organisationnels,
humains, techniques et financiers).

Suivi des actions

Dans tous les cas, le suivi des actions de prévention conduites dans l’entreprise est à prévoir.
Il vise à répondre aux questions suivantes : les actions définies ont-elles été appliquées ?
Portent-elles leurs fruits ? De nouveaux risques sont-ils générés par les modifications
apportées ? Des actions correctives sont-elles nécessaires ?

2. Mettre en œuvre un plan d’actions de prévention


2.1 Suppression ou substitution des produits chimiques dangereux

Dans le cas où des produits cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction


(CMR) sont utilisés, leur substitution est une obligation réglementaire quand elle est
techniquement possible.

Le succès d’une démarche de substitution dépend de la globalité de l’approche du procédé et


de l’implication de tous les partis concernés, dont le responsable de l’entreprise. Dans tous
les cas, l'employeur doit s'efforcer de mettre en œuvre les produits et les procédés les moins
dangereux possibles.

Un projet à part entière

La substitution ne consiste pas simplement à remplacer un produit par un autre produit ou par
un procédé moins dangereux. Chaque situation étant unique, il convient de mener une
analyse propre à l’entreprise prenant en compte non seulement les contraintes de
fonctionnement et de production, mais aussi les conséquences de la substitution envisagée.
Cette démarche peut conduire à des modifications aux postes de travail, à la mise en place de
nouveaux équipements ou procédés.

Elle doit toujours être suivie d’une nouvelle évaluation des risques, entraînant
éventuellement une adaptation des mesures de prévention préexistantes.

Étapes d’une démarche de substitution d’un produit chimique ou d’un procédé


dangereux

• Identifier le problème (caractéristique du produit à substituer, procédé ou équipement


en jeu)
• Créer un groupe de travail en charge de la conduite du projet
• Définir un cahier des charges
• Rechercher des solutions alternatives
• Tester les différentes solutions
• Évaluer les conséquences des solutions retenues
• Comparer les différentes options
• Mettre en application la solution retenue
• Évaluer et valider cette solution

Si la recherche d’une solution est propre à chaque entreprise, une étroite collaboration avec
les fournisseurs, les acteurs de la prévention, les organisations professionnelles ou les
entreprises du même secteur d’activité est le plus souvent indispensable à la réussite d’un tel
projet. Leur expérience ou leurs retours d’expérience permettent d’alimenter la réflexion
interne.

Critères de choix d’un produit ou d’un procédé de substitution

La recherche de solutions alternatives doit prendre en compte les paramètres suivants :

• Dangerosité du nouveau produit ou procédé (pour la santé, la sécurité ou


l’environnement… Il ne s’agit pas en effet de déplacer le risque !),
• Efficacité de la solution,
• Compatibilité éventuelle avec les matériaux utilisés au poste de travail,
• Adéquation avec les équipements en place,
• Conséquences pour la conduite et la maintenance des procédés,
• Impact de la solution sur la protection du personnel et de l’environnement,
• Contraintes éventuelles de la solution pour le personnel,
• Coût de la mise en œuvre

Outils d’aide à la substitution

• Les fiches d’aides à la substitution (FAS) : elles proposent des produits ou procédés
de substitution pour une trentaine de substances cancérogènes émises ou utilisées
dans certaines activités.
• Les fiches toxicologiques de l’INRS : synthèses techniques et réglementaires des
informations concernant les risques liés à un produit ou un groupe de produits
chimiques.
• Les brochures INRS consacrées à des secteurs d’activité spécifiques.
• Les publications des groupes d’experts réunis par l’ANSES.

Pour une aide méthodologique ou technique, il est possible de s’adresser à des spécialistes de
la prévention dans chaque région, notamment dans les services prévention des CARSAT,
CRAM ou CGSS.

Une fois les risques identifiés, l’objectif premier doit être leur suppression. En cas
d’impossibilité, les produits ou les procédés dangereux doivent être substitués par des produits
ou procédés non-dangereux ou moins dangereux.
2.2 Protection collective contre les risques chimiques

Lorsque ni la suppression ni la substitution ne sont réalisables, les mesures de protection


collective doivent être prévues de préférence dès la conception des procédés. Elles
s’appliquent lors de l'utilisation des produits (manipulation, fractionnement,
transvasement…), de leur stockage, des transports ou encore au cours de la gestion des
déchets. Elles ont pour objectifs de :

• Réduire les quantités de produits chimiques dangereux présentes dans l’entreprise,


• Réduire le nombre de salariés exposés,
• Réduire la fréquence et la durée d’exposition des salariés aux risques chimiques.

Ces mesures de protection collective peuvent être d’ordre organisationnel ou technique. Elles
doivent être mises en œuvre en priorité à des mesures de protection individuelle.

EXEMPLES DE MESURES DE PROTECTION COLLECTIVE VISANT À RÉDUIRE LE


RISQUE D’EXPOSITION AU RISQUE CHIMIQUE
Mesures techniques • Mécanisation ou automatisation des
procédés
• Travail en vase clos et encoffrement
• Réduction des émissions
(abaissement de la température,
abattage des poussières par
brumisation...)
• Captage des polluants à la source
• Ventilation générale, assainissement
Mesures organisationnelles • Limitation du temps de travail aux
postes exposés
• Procédures d’achats de produits
chimiques (prise en compte des
quantités et conditionnements adaptés
à l’utilisation)
• Gestion des flux et du stockage des
produits chimiques (stocks inutilisés,
limitation des quantités stockées…)
• Gestion des déchets
• Procédures d’entretien des
installations
• Restriction de l’accès aux locaux

Les installations de protection collective doivent être conçues de façon à permettre un


entretien aisé et à faciliter les interventions (mesures, maintenance, réparations).

L’efficacité des mesures de prévention est à évaluer régulièrement, notamment par le biais
d’actions de mesurage. Il s’agit, par exemple, de contrôler le bon fonctionnement des
installations de captage et si nécessaire de vérifier que les valeurs limites d’exposition
professionnelle, quand elles existent, sont respectées. Si ces exigences ne le sont pas,
l’employeur doit prendre des mesures correctives.

Système clos

Un système clos (ou travail en vase clos) est un système permettant le confinement maximal
des produits ou procédés : tout contact entre les opérateurs et les produits concernés est évité.

Pour que le système soit efficace, toutes les opérations du procédé doivent respecter ce
confinement total : transfert, transport des produits, production, purification, nettoyage et
entretien, échantillonnage, analyse, épuration, élimination des déchets, stockage…

Concrètement, cela peut se traduire par une mécanisation du procédé, une adaptation ou
automatisation de certaines tâches (transfert de produits par voie mécanique ou pneumatique,
prise d’échantillons mécanisée, lavage des cuves sans ouverture…).

Il faut être particulièrement vigilant pour les opérations de maintenance de tels systèmes au
cours desquelles ils peuvent être ouverts et donner lieu à des expositions.

2.3. Ventilation et assainissement de l’air

Les règles générales d’aération et d’assainissement des locaux de travail sont fixées par le
Code du travail. Ces textes prévoient des règles très précises pour les locaux dits « à pollution
spécifique », dans lesquels sont émis des polluants sous forme de gaz, de vapeurs, de
poussières ou d’aérosols liquides. Des contrôles périodiques (techniques, chimiques,
aérauliques) sont prévus par la réglementation et les résultats doivent être reportés dans le
dossier d’installation.

La mise en place de dispositifs de captage des polluants au plus près de leurs points
d’émission permet d’éviter que ceux-ci ne soient mis en suspension dans l’air et inhalés par
les opérateurs. La ventilation générale ne peut être envisagée en tant que technique principale
d’assainissement de l’air que si le recours à une ventilation locale est techniquement
impossible ou lorsque les polluants sont peu dangereux et émis à un très faible débit. En effet,
elle opère par dilution des polluants à l’aide d’un apport d’air neuf afin de diminuer les
concentrations des produits dangereux pour les amener à des valeurs aussi faibles que
possible. Mais elle ne réduit pas la quantité totale de polluants émis dans un atelier. Son
emploi exclusif est généralement non satisfaisant et se traduit par l’existence d’une pollution
résiduelle.

Donc il faut mettre en place des Dispositifs de ventilation, d’aspiration ou de captage sur des
postes ou des procédés à pollution spécifique
Principes du captage des polluants à la source

Le captage à la source est une mesure qui consiste à canaliser le flux de polluants émis vers
une installation de ventilation et d’élimination, évitant ainsi sa diffusion dans l’atmosphère
du local de travail. Cette aspiration doit se faire au plus près du point d’émission, ceci afin
d’optimiser l’efficacité du système et de réduire les débits nécessaires. Elle doit se faire en
utilisant les mouvements naturels des polluants, avec des vitesses d’air suffisantes et bien
réparties, sans courant d’air parasite et avec une entrée d’air de compensation. L’air pollué
doit être rejeté, après filtration éventuelle, en dehors des zones où s’effectue le captage de l’air
neuf, afin d’éviter de réintroduire une partie de la pollution dans le local.

Encoffrement

L’encoffrement consiste à mettre en place des barrières physiques (cloisons, parois,


capotage…) qui empêchent le polluant mis en cause de se propager dans l’atmosphère. Il peut
s’agir d’un :

• encoffrement avec confinement (boîte à gants, sorbonne…),


• encoffrement partiel (simples parois, cabine ouverte…) limitant l’émission.

L’encoffrement doit toujours être couplé à un système de captage : il en augmente l’efficacité.

Mécanisation

Ensachage, ouverture de sacs, chargement de réacteurs, pulvérisation de solvants… Certaines


opérations, non mécanisées, peuvent conduire à des expositions importantes des opérateurs.
La mécanisation ou l’automatisation de telles tâches conduit à la réalisation d’opérations hors
présence humaine.

La mécanisation ou l’automatisation ne dispense pas d’une maîtrise des émissions des zones
mécanisées vers les zones de travail des opérateurs (par exemple dispositifs de captage à
placer au-dessus de robots de soudage).

Stockage des produits chimiques

Un stockage défaillant peut s’avérer lourd de conséquences : réactions chimiques


dangereuses, dégagement important de produits nocifs, voire explosion ou incendie,
intoxication, chute de plain-pied, blessures… De nombreux paramètres jouent un rôle dans la
sécurité du stockage :

• La quantité des produits stockés,


• La présence de produits volatils, inflammables ou incompatibles entre eux ou avec les
matériaux présents,
• La ventilation,
• L’arrimage des emballages,
• La stabilité des produits d'emballage aux variations de température, aux
rayonnements…

Bien entreposer pour protéger

Au-delà de sa fonction de « magasin », le lieu de stockage a pour vocation première de limiter


l’exposition aux risques associés à ces produits chimiques et de soustraire les personnes aux
effets d’un dégagement involontaire ou d’une réaction chimique spontanée.

Afin de limiter les quantités de produits chimiques aux postes de travail tout en garantissant
une activité continue, le stockage peut être organisé en un local central et un ou plusieurs
lieux de stockage dits « tampons » à proximité des postes de travail. L’utilisation des lieux de
stockage doit être soumise à des règles strictes, dont l’application doit être contrôlée
régulièrement par un responsable compétent.

Lieux de stockage des produits chimiques : quelques règles d’organisation

• Limiter l’accès au stockage aux seules personnes formées et autorisées


• Tenir à jour un état du stock
• Subordonner le stockage d’un produit à l’existence de sa fiche de données de sécurité
et de son étiquetage
• Mettre en place un classement rigoureux et connu (affichage d’un plan, interdiction
d’entreposer des emballages volumineux ou lourds en hauteur, pas d’entreposage
d’outillage et de matériel dans le local de stockage de produits chimiques…)
• Instaurer une règle de déstockage « premier entré/premier sorti »
• Respecter les dates de péremption de produits
• Mettre en place une procédure d’élimination des produits inutiles ou périmés
• Interdire l’encombrement des voies d’accès, des issues et équipements de secours

Quelle que soit leur taille, les lieux de stockage sont à concevoir et à aménager en tenant
compte non seulement des propriétés physico-chimiques des produits, mais aussi des types de
contenants qui y seront entreposés, du nombre de personnes devant y avoir accès, de la
quantité de produits consommée… Il faut également anticiper les besoins liés au stockage des
déchets chimiques en vue de leur élimination.

Signalisation

Les lieux de stockage doivent être clairement identifiés. Des panneaux d’avertissement
doivent figurer à l’entrée comme par exemple « Matières inflammables », « Matières
corrosives », « Matières toxiques »…

Outre le plan de stockage (localisation des différents produits, capacité maximale…) peuvent
être également prévus l’affichage d’un récapitulatif de l’étiquetage des produits entreposés et
le rappel des incompatibilités éventuelles.
Séparation des produits incompatibles / réactions dangereuses

Certains produits peuvent réagir les uns avec les autres, provoquant parfois des explosions,
des incendies, des projections ou des émissions de gaz dangereux. Ces produits incompatibles
doivent être séparés physiquement.

D’autres produits encore réagissent violemment avec l’eau : ils doivent être entreposés de
façon à ce que tout contact avec de l’eau soit impossible, même en cas d’inondation.

Enfin, les produits inflammables doivent être stockés à part dans une enceinte dédiée et
constamment ventilée.

Prévention et lutte contre l’incendie

Un local de stockage de produits en quantités importantes doit être isolé du reste du bâtiment,
afin d’éviter la propagation d’un incendie qui s’y déclarerait. De même, il doit être bâti à
l’aide de matériaux durs et incombustibles et muni de systèmes d'évacuation et de lutte contre
le feu appropriés (portes coupe-feu, extincteurs…). L’accès au local doit être facile,
permettant une évacuation rapide en cas d’accident. Une localisation en sous-sol est à
proscrire.

De même, l’installation électrique doit être réduite au minimum indispensable à l’intérieur


du local et, selon les produits entreposés, être adaptée à une zone où peuvent apparaître
accidentellement des atmosphères explosibles (éclairage étanche, par exemple).

Prévention et lutte contre les dispersions accidentelles

Des capacités de rétention doivent être prévues par catégorie de produits. Le local de stockage
doit lui-même être en rétention générale. Un produit absorbant approprié aux produits
stockés (neutralisant, incombustible) doit être disponible dans le local de stockage, afin de
récupérer fuites et gouttes de produits.

Suivant les résultats de l’évaluation des risques, un appareil respiratoire isolant (à entretenir
et vérifier périodiquement) sera disposé à l’extérieur du local et à proximité de l’entrée et une
douche de sécurité ainsi qu’une fontaine oculaire de secours seront accessibles à proximité
immédiate.

Ventilation et conditionnement d’air

Une ventilation mécanique, résistant à la corrosion et assurant un renouvellement d’air de 4


à 6 volumes par heure, doit être prévue. Ce débit doit pouvoir être porté ponctuellement (en
cas de dispersion accidentelle d’un liquide volatil, par exemple) à 20 volumes par heure à
l’aide d’une commande située à l’extérieur du local.

Par ailleurs, le gel peut altérer un certain nombre de préparations et entraîner des ruptures de
conditionnement. À l’inverse, une température élevée favorise des surpressions préjudiciables
aux emballages et dangereuses lors de leur ouverture. En conséquence, des mesures doivent
être prises pour maintenir la température du local à un niveau approprié.

Rayonnages

Les rayonnages doivent être réalisés en matériaux résistant mécaniquement et chimiquement.


Leur stabilisation efficace doit empêcher tout basculement. Leur espacement doit être adapté
à la circulation des personnes, voire d’équipements de manutention.

Les produits doivent être faciles d’accès et bien visibles : un éclairage suffisant (300 lux) est à
prévoir à l’aplomb des allées.

2.4. Mesures d’hygiène pour la prévention des risques chimiques

La prévention de l’exposition à des agents chimiques dangereux passe également par le


respect de mesures d’hygiène, qui viennent en complément des mesures de prévention
technique et organisationnelle.

L’employeur, conseillé par le médecin du travail, est tenu d’informer les salariés des règles
d’hygiène au travail à respecter et contribuant à réduire les expositions aux risques chimiques.
L’employeur doit également s’assurer du respect de ces consignes.

L’employeur doit mettre à disposition des salariés des locaux et des équipements propres et en
bon état, dont des installations sanitaires. Dans certaines situations de travail exposant à des
poussières ou des aérosols, des douches sont mises à disposition sur les lieux de travail.

Des vêtements de travail adaptés sont également fournis gratuitement, nettoyés et remplacés
par l’entreprise. Lorsque ce nettoyage est confié à une entreprise extérieure, l’employeur de
cette dernière doit être averti de la nature des agents chimiques dangereux qui peuvent être
présents sur les vêtements.

Règles d’hygiène

En dehors des consignes spécifiques à chaque entreprise, les règles générales suivantes
peuvent être énumérées :

• Ne pas boire, manger ou fumer sur les lieux de travail et ne pas entreposer d’aliments,
de boissons, de médicaments ou de tabac dans les locaux où un risque chimique a été
identifié.
• Ranger les vêtements de travail séparément des vêtements de ville.
• Ne pas porter des vêtements de travail souillés dans des endroits tels que les bureaux,
salles de séminaire, espaces de détente, restaurants d’entreprise ou cafétérias.
• Ne pas sortir de l’établissement avec les vêtements de travail ou les équipements de
protection individuelle.
• Changer fréquemment de vêtements de travail et à chaque fois que ceux-ci ont été
souillés par des agents chimiques dangereux (à noter que les articles en cuir ou autres
matières poreuses ne sont pas nettoyables : une fois contaminés, ils doivent être
éliminés comme des déchets chimiques).
• Se laver les mains avant chaque pause.
• Le cas échéant, prendre une douche en fin de poste.

Nettoyage des locaux

Afin d’éviter une contamination par contact, la remise en suspension dans l’air ou et le
transfert vers d’autres locaux de polluants chimiques (sous forme de poussières, de fibres,
d’aérosols…), il est important de procéder à un nettoyage régulier des locaux et des postes de
travail.

Le nettoyage par balayage à sec ou soufflage doit être proscrit, car il entraîne la mise en
suspension des particules. L’utilisation d’aspirateurs industriels munis d’un filtre adapté au
type des polluants présents (filtre à particule à haute efficacité) et de machines de nettoyage
des sols ou un nettoyage « à l’humide » doit lui être préféré.

Mesures d’urgence face au risque chimique

En cas d’incident ou d’accident impliquant un ou plusieurs produits chimiques, le personnel et


la direction d’une entreprise doivent réagir rapidement et de manière adéquate. Pour cela, des
mesures d’urgence doivent être définies à l’avance et connues de tous.

Définition des mesures d’urgence

Les mesures d’urgence à appliquer en cas d’accident dû aux produits chimiques doivent être
établies par écrit par le responsable de l’entreprise pour chaque lieu de travail où un risque
chimique a été identifié.

Les mesures d’urgence précisent notamment :

• La conduite à tenir en cas d’accident d’origine chimique,


• Les systèmes d’alarme et d'alerte ou autres systèmes de communication à utiliser,
permettant de déclencher les opérations de secours, d’évacuation et de sauvetage,
• Les personnes à contacter (secours extérieurs, médecin du travail, infirmières du
travail, salariés sauveteurs secouristes du travail, responsables hiérarchiques),
• Les règles de limitation d’accès ou d’évacuation du personnel à appliquer en cas
d’accident,
• Les équipements de premiers secours et de protection individuelle à utiliser.

Elles sont destinées à :

• Etre appliquées sur les lieux de l’accident sans se substituer à la prise en charge
médicale ultérieure,
• Limiter les conséquences de l’accident non seulement pour la victime mais également
pour les autres personnes présentes et pour l’environnement,
• Faciliter l’intervention des services de secours.

Les mesures d’urgence doivent être tenues à disposition des services d’intervention internes
et externes.

Matériel de secours et de première intervention

Les lieux de travail doivent être équipés de matériel de premier secours (douches de sécurité,
rince œil…) et de première intervention (extincteurs, robinets d’incendie armés…), facilement
accessibles et adaptés à la nature des risques. Ce matériel et les consignes à observer doivent
être regroupés dans un endroit précis signalé, à proximité d’un dispositif d’alerte.

Le médecin du travail établit par écrit un protocole précis d’organisation des secours en cas
d’accident. En cas d’intoxication, il est exceptionnel qu’il existe un antidote à administrer
dans l’urgence. Dans tous les cas, il faut se reporter à l’avis du médecin du travail et aux
informations figurant sur l’étiquette du produit (notamment les conseils de prudence) et sur
sa fiche de données de sécurité. Les Centres antipoison et de toxicovigilance peuvent
également être contactés.

Mesures de premiers secours

Sur les conseils du médecin du travail, et, de préférence, en liaison avec les services de
secours (sapeurs-pompiers, SAMU…), chaque employeur doit organiser dans son entreprise
les soins d’urgence. Les modalités d’intervention sont à adapter aux risques propres à
l’entreprise et à l’effectif salarié.

Cette obligation peut impliquer la présence de personnels spécialement formés aux premiers
secours et de préférence au sauvetage secourisme du travail 62.

Il est important de rappeler qu’à la suite de ces mesures d’urgence, le travailleur victime d’un
accident doit être pris en charge médicalement, même en l’absence de signes tels que
symptômes d’intoxication aiguë, lésions (brûlure…) ou perte de conscience.

2.5. Formation du personnel

Chaque salarié reçoit une formation à la sécurité dans le mois qui suit l’affectation à son
poste. Elle comprend entre autres la conduite à tenir en cas d’accident.

Les consignes d’urgence doivent être maîtrisées par les salariés et pour cela faire l’objet
d’actions d’information et de formation. Les sauveteurs secouristes du travail ont
connaissance des risques propres à l’entreprise et sont formé en conséquence.

L’efficacité des mesures d’urgence définies dépend directement du délai de réaction, celui-ci
sera d’autant plus court que le personnel aura été entraîné à les appliquer. Des exercices
doivent donc être pratiqués régulièrement et les sauveteurs secouristes du travail doivent
bénéficier d’un recyclage périodique de leurs connaissances.

2.6. Protection individuelle contre les risques chimiques

Après la mise en place de dispositifs de protection collective, et si un risque résiduel


d’exposition à un produit chimique dangereux persiste, l’employeur doit mettre gratuitement à
disposition de ses salariés des équipements de protection individuelle (EPI) (appareils de
protection respiratoire, gants, lunettes, vêtements de protection…) adaptés aux risques. Il est
tenu également d’en assurer l’entretien et de les remplacer si besoin. Ces équipements doivent
être notamment certifiés CE et adaptés à la tâche à effectuer.

Prendre en compte les contraintes des EPI

Le port d’équipements de protection individuelle sur de longues durées est à l'origine de gêne
ou d'inconfort : poids, chaleur, pression excessive sur une partie du corps, gêne auditive ou
visuelle, perte de dextérité… Afin de faciliter l'acceptation de l'EPI et d’améliorer son
efficacité, il est important de respecter les règles suivantes :

• Choisir un EPI adapté à la nature du risque, aux caractéristiques du salarié


(morphologie) et aux conditions de travail (durée, température ...).
• Associer les utilisateurs aux choix des EPI
• Former les opérateurs à leur utilisation
• Adapter les rythmes de travail pour prendre en compte les contraintes générées par le
port d’EPI
• Demander conseil au médecin du travail pour identifier les EPI adaptés et rechercher
des solutions appropriées pour certains salariés (allergiques, porteurs de lunettes…)
• Tester l’efficacité des EPI au poste de travail

(Appareil de protection respiratoire, Gants, Lunettes, masques ou écran facial, Vêtements de


protection).

Prévention médicale des risques chimiques

Bien que les mesures de prévention techniques, collectives, individuelles ou organisationnelle


permettent de réduire de façon appréciable les expositions professionnelles au risque
chimique et leurs effets sur la santé, il est nécessaire de mettre en place un suivi médical
(clinique et biologique) pour un dépistage précoce des effets sur la santé et l’évaluation des
interactions santé / travail.

Ce suivi médical est réalisé par une équipe pluridisciplinaire comprenant un ou des médecins
du travail, des collaborateurs médecins, des internes en médecine du travail, des intervenants
en prévention des risques professionnels et des infirmiers, après analyse des postes de travail
et des risques professionnels.
Mise en place et suivi des mesures de prévention

L’évaluation des risques sur le terrain est un élément important de l’action des services de
santé au travail :

• Etude de postes et visite des locaux pour affiner le repérage des sources d’exposition
à des agents chimiques (recherche des produits utilisés, des étiquetages et des fiches
de données de sécurité…),
• Dialogue avec les opérateurs et l’encadrement pour rechercher des expositions ou des
modes d’exposition moins apparents (intermédiaires de synthèse, manipulations non
prévues, émissions liées à certaines activités ou procédés…).

Cette action sur le terrain est l’occasion d’évaluer la pertinence des moyens de protection
collective et individuelle existants ou à mettre en place.

DOCUMENTS PERMETTANT D’ASSURER LA TRAÇABILITE DES


EXPOSITIONS AUX PRODUITS CHIMIQUES
Déclaration des expositions Déclaration des expositions Depuis le 1er
janvier 2017, l’employeur déclare aux caisses
de retraite les expositions individuelles à
certains facteurs de risque liés à la pénibilité,
dont les agents chimiques dangereux (y
compris les poussières et les fumées),
répondant aux critères fixés par la
réglementation. Le médecin du travail peut
demander la communication des
informations transmises. Celles-ci sont
conservées dans le dossier médical du salarié
Fiche de prévention des expositions Entre le 1er février 2012 et le 31 décembre
(ancienne fiche pénibilité) 2014, cette fiche était établie par l’employeur
pour chaque salarié exposé sous certaines
conditions à certains facteurs de risques
professionnels liés à la pénibilité (agents
chimiques dangereux, CMR ou non, y
compris les poussières et les fumées). Elle
indiquait les conditions habituelles
d’exposition, la période au cours de laquelle
cette exposition est survenue ainsi que les
mesures de prévention, organisationnelles,
collectives ou individuelles, mises en œuvre
pour faire disparaître ou réduire les facteurs
de risques durant cette période et les résultats
des contrôles d’exposition. Le double de la
fiche était remis au médecin du travail et
conservé dans le dossier médical du salarié.
Cette fiche de prévention des expositions
88 est accessible au salarié et lui est remise à
son départ de l’entreprise.
Fiche d’exposition aux agents chimiques Jusqu’au 31 janvier 2012, cette fiche était
dangereux y compris les agents CMR établie par l’employeur pour chaque salarié
exposé à des agents chimiques dangereux
lorsque le risque était considéré comme non
faible. Un double de cette fiche était transmis
au médecin du travail et joint au le dossier
médical du salarié.
Attestation d’exposition aux agents Pour les expositions antérieures au 1er
chimiques dangereux y compris aux CMR février 2012, l’employeur doit remettre au
salarié à son départ de l’entreprise une
attestation d’exposition. Il l’établit avec le
médecin du travail sur la base de l’ancienne
fiche d’exposition aux agents chimiques
dangereux quand le risque avait été évalué
comme non faible (fiche qui a été remplacée
pour les expositions intervenues à compter
du 1er février 2012 par la fiche de prévention
des expositions décrite ci-dessus).
Fiche d’exposition à l’amiante Cette fiche est établie par l’employeur pour
chaque travailleur affecté à des travaux
exposant à l’amiante

Les déclarations des expositions lorsqu’elles sont nécessaires et les anciennes fiches
d’exposition et fiches de prévention des expositions, sont conservées dans le dossier médical
de chaque salarié. Elles permettent une traçabilité des expositions en vue notamment d'une
reconnaissance de maladie professionnelle, d’une veille sanitaire ou d’études
épidémiologiques. Elles permettent dans certains cas le départ anticipé à la retraite et
contribuent à l’obtention d’un suivi médical post professionnel.

Suivi médical

Les salariés exposés à des risques chimiques doivent faire l’objet d’un suivi individuel de
leur état de santé dont l’objectif est de les informer sur les risques éventuels auxquels les
expose leur poste de travail. Le suivi comprend notamment une visite d’information et de
prévention réalisée par un professionnel de santé, renouvelée régulièrement, ou bien, s’ils sont
exposés à des agents cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR), un
examen médical d’aptitude. Le médecin du travail a également un rôle de conseil auprès de
l’employeur, pour la mise en place d'actions de prévention.

Visite d’information et de prévention

Les salariés exposés à des risques chimiques (en cas d’exposition à des CMR, voir paragraphe
suivi individuel renforcé) font l’objet d’une visite d’information et de prévention (VIP)
réalisée par un professionnel de santé, c’est-à-dire, le médecin du travail ou bien, sous son
autorité, le collaborateur médecin, l'interne en médecine du travail ou l'infirmier.
La VIP doit être réalisée dans un délai qui n’excède pas 3 mois à compter de la prise effective
du poste de travail, sauf pour certains salariés, pour lesquels des dispositions spécifiques sont
prévues (pour les apprentis et les jeunes travailleurs de moins de dix-huit ans, la VIP doit être
effectuée préalablement à leur affectation sur le poste).

La VIP a notamment pour objet d’interroger le salarié sur son état de santé, de l'informer sur
les risques éventuels auxquels l’expose son poste de travail, de le sensibiliser sur les moyens
de prévention à mettre en œuvre et d’identifier si son état de santé ou les risques auxquels il
est exposé nécessitent une orientation vers le médecin du travail.

Dépistage des anomalies de santé

Les examens cliniques et complémentaires doivent permettre de dépister aussi précocement


que possible des effets sur la santé liés :

• A un défaut / inadaptation des mesures de prévention en place


• A un risque non identifié jusque là.

Ces examens aident également à la décision d'aptitude et au dépistage d'affections liées au


travail.

Au cours de l’examen clinique, il est important de rechercher :

• Les effets aigus ou subaigus (lésions cutanées, dyspnée, céphalées...)


• Les effets précoces d'intoxication chronique. Ceux-ci sont souvent difficiles à détecter
car peu spécifiques (douleurs abdominales, fatigue, troubles de l'humeur…). Leur
mise en évidence nécessite un interrogatoire bien conduit et un examen clinique
minutieux.

En ce qui concerne les examens complémentaires, ils dépendront de la nature de l’exposition


globale ou des conditions de travail du salarié, comme par exemple :

• Recherche d’anomalies dans le sang (anémie, élévation de la créatinine…) chez des


salariés exposés à certains solvants,
• Exploration fonctionnelle respiratoire afin d’évaluer la tolérance au port de certaines
protections respiratoires ou de révéler précocement l'effet néfaste de certaines
poussières et vapeurs, avant toute atteinte radiologique ou clinique,
• Tests psychométriques permettant de dépister une atteinte de la mémoire modérée,
encore réversible lors d'expositions à certains solvants organiques.

Dans certains cas, ces examens visant à mettre en évidence des effets néfastes sur les organes
seront accompagnés d’une surveillance biologique des expositions.
Surveillance biologique des expositions aux substances chimiques

Au-delà de ce dépistage, une surveillance biologique peut également être mise en place. C'est
un élément fondamental pour apprécier l'exposition des travailleurs. Elle permet d'affiner
l'évaluation de l'exposition au poste de travail, en donnant un reflet de la quantité de produit
ayant pénétré dans l’organisme. Elle est définie comme « l'identification et la mesure des
substances de l'environnement du poste de travail dans les tissus, les excrétions, les sécrétions
ou l'air expiré des salariés exposés, pour évaluer l'exposition réelle et le risque pour la santé
de chacun d'eux en comparaison à des références appropriées ».

Elle présente un intérêt particulier pour un suivi des expositions, notamment :

• A des substances faiblement volatiles (comme les amines aromatiques) ou à bonne


pénétration cutanée,
• Quand une métrologie dans l'atmosphère n’est pas adaptée (port de protections
individuelles) ou irréalisable (travail en espaces confinés, déplacements fréquents),
• A des substances ayant des effets toxiques cumulatifs.

Information et formation aux risques chimiques

La formation et l’information des salariés font partie des obligations de l’employeur en


matière de prévention des risques chimiques. Elles répondent à deux principaux objectifs :
donner aux salariés une représentation des risques chimiques associés à leur poste de travail et
leur donner les moyens de maîtriser leur environnement en les formant, entre autres, à la mise
en œuvre des équipements de protection collective et individuelle.

Tous concernés

Ces actions concernent tous les salariés intervenant dans l’entreprise :

• Le personnel déjà en poste, plus particulièrement lors de chaque changement dans


l’organisation ou les procédés de travail,
• Les nouveaux embauchés,
• Les personnes nouvellement affectées à un poste,
• Le personnel temporaire (CDD, intérimaires…),
• Les sous-traitants,
• Les personnes qui interviennent de façon occasionnelle dans les activités d’entretien
ou de maintenance…
Un contenu évolutif et adapté aux conditions particulières de l’entreprise

L’employeur décide de la forme que peuvent prendre les actions d’information et de


formation à destination des salariés : réunions de sensibilisation, affichage, procédures
d’accueil des nouveaux embauchés, diffusion de documents écrits, campagnes
d’information…

Néanmoins, le contenu des actions d’information et de formation doit refléter les risques
spécifiques à l’entreprise et être actualisé régulièrement en fonction de l’avancée des
connaissances. Il doit notamment porter sur les aspects suivants :

• Nature des agents chimiques dangereux présents au poste de travail et dans


l’entreprise
• Utilisation et compréhension des informations disponibles sur les risques présentés par
les produits utilisés (étiquetage 96, fiches de données de sécurité,…)
• Risques d’exposition au poste de travail et mesures de prévention à adopter (qui
peuvent être présentés à l’aide de la notice de poste)
• Mesures d’urgence, utilisation des dispositifs de secours et conduite à tenir en cas
d’accident
• Consignes à respecter : règles d’hygiène, modes opératoires, procédures, interdiction
d’accès à certaines zones, utilisation des dispositifs de captage à la source, obligation
de porter des EPI …

La notice de poste est un support d’information incontournable. Elle est établie par
l’employeur pour chaque poste de travail exposant à des agents chimiques dangereux.
Rédigée dans un langage clair, elle informe les salariés des risques auxquels leur travail peut
les exposer et les dispositions prises pour les éviter. Elle découle des conclusions de
l’évaluation des risques et doit être actualisée régulièrement, au minimum à chaque
modification du poste de travail.

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