Polycope VIBRATION
Polycope VIBRATION
VIBRATIONS MECANIQUES
Par
Pr Abdelhamid El Amri
2023-2024
Vibrations Mécaniques
Chapitre I
I- Introduction
On désigne par vibration Mécanique les petits mouvements autour d’une position de
références. L’origine de ces petits mouvements peut être très diverse (jeu, desserrage,
déséquilibre…)
Une partie de l’énergie fournie va être consommer pour effectuer ces mouvements
ce qui va entraîner une modification de la répartition de l’énergie initialement prévue pour
effectuer la tâche demandée, cela peut nuire au bon fonctionnement des installations.
Ces petits mouvements sont indésirables sont la cause des modifications des
contraintes dans la structure qui peuvent entraîner à la longue la rupture du matériau, les
chocs causent l’usure du matériau. En fin ces mouvements vont émettre des bruits dans le
milieu environnent souvent nuisible à l’Homme travaillant à côté d’une machine.
Les vibrations d’origine Mécanique sont souvent néfastes pour l’Homme et la
machine elles sont donc indésirables »
Rôle de l’Ingénieur
3
Vibrations Mécaniques
La plus simple des vibrations c’est la vibration périodique, c’est-à-dire qui se répète,
égal à lui-même, après un temps T appelé période.
Le plus simple mouvement est le mouvement harmonique. Il joue un rôle
prépondérant en dynamique générale des vibrations Il s’introduit tout naturellement dès
qu’un système élastique oppose à une force extérieure, une force ou un couple de rappel
proportionnel à la valeur instantanée de variable définissant sa position.
X(t)= X0sin(t+
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Vibrations Mécaniques
X(t)= X0sin(t+
X(t) : amplitude instantanée
X0 : amplitude maximale
la pulsation elle exprime le nombre de tours par second l’unité est le rd/s
la phase à l’origine
T : la période du mouvement c’est la durée d’un cycle ‘’s’’
N : la fréquence elle exprime le nombre de cycle effectué par seconde.
Les trois paramètres T, et N sont liés
1 ω
N
T 2π
Ainsi, un son de fréquence 20 000 cycles par seconde, qui ne déplace que d’’ un micron
les tranches d’air qui le véhiculent leur communiquent une oscillation d’amplitude
X0 2= 10-6.4 2.4 108 ≈ 16 000 m/sec2
soit environ 1600 fois l’accélération de la pesanteur.
En effet si F(t) est périodique on développe F(t) en série de FOURIER de la façon suivante:
5
Vibrations Mécaniques
F( t) a 0 (
k 1
a k c o s k t a k s in k t )
T T T
avec a 0 1 F( t)dt ak 2 F(t)cosktdt bk 2 F(t)sinktdt
T0 T0 T0
a- Représentation graphique
b- Représentation complexe
Pour les applications numériques, la méthode précédente est moins bien adaptée,
parce qu’il est de toute façon nécessaire de passer finalement par les composantes
verticales et horizontales des vecteurs tournants. Les nombres complexes peuvent alors
présenter plus d’intérêt. Dans la représentions complexe du vecteur tournant, on peut dire
que le mouvement est représenté par la partie réelle du nombre complexe Z=x(t)+jy(t),
donc l’association de y(t) partie imaginaire du nombre complexe permet de représenter la
vibration dans le plan complexe par le point P. Sachant que P*( Z*=x(t) – j y(t)) on peut
déterminer x(t).
x(t)=1/2(Z+Z*)
et x(t) =Re(Z)=Re(Aexpjt
6
Vibrations Mécaniques
1 1
F(t) a0 (an jbn)e jnt (an jbn)e jnt
2 n 1 2 2
a 1
qui s’écrit F(t) 0
( c * e j nt c n
* * j nt
e )
2 n 1 2 n
ou encore F(t) c ejnt
n
où
T / 2
c 0
1
a 0
1
cn (an jbn)
cn F ( t ) e j n td t
2 2 T / 2
fréquence (Hz)
fréquence (Hz)
temps
fréquence (Hz)
1-Système linéaire
a- Définition :
Un système mécanique est dit linéaire lorsque son mouvement est régit par une
équation ou un système d’équations différentielles linéaire du second ordre à coefficient
constant.
b- Exemple :
On considère un système mécanique constitué d’une masse m et d’un ressort de
masse négligeable, la masse est supposée en équilibre stable lorsque x=x0, et ayant une
énergie potentielle E 0. Lorsque le système est perturbé en écartant la masse m de la
position d’équilibre celle se trouve animé d’un mouvement oscillatoire.
1 Ep 1 ²Ep
Ep(x ) E0 (x x 0 )( )(x x0 ) (x x 0 )²( ) ........
1! x 2! x² (x x 0 )
1
E p (x ) E 0 K (x x 0 )²
2 !
Sachant que l’énergie mécanique totale Em=Ec+Ep est constante au cours du temps pour
un système conservatif
on obtient en dérivant l’expression de Em par rapport au temps
..
m x K(x x 0 ) 0
Nous avons obtenu par linéarisation de la fonction énergie potentielle autour de la
position d’équilibre x0, une équation différentielle linéaire du second ordre.
On peut déterminer l’expression de la force dérivant de la fonction énergie potentielle
Sachant que : F(x) -grad(Ep(x)) -K(x-x 0 )ex
On remarque que la force est linéaire en x et elle est proportionnelle à l’écart (x-x0)(du
paramètre du mouvement x par rapport à la position d’équilibre x0 et elle est précédée du
signe moins révélateur de la nature de la force de rappel
En effet si :
1-F(x) >0 alors x<x0
2-F(x)=0 alors x=x0
3-F(x)<0 alors x>x0
Ceci montre bien que la nature de la force.
2-Définitions : Raideur et amortissement visqueux
Raideur : elle est définie comme le rapport entre la force F0 appliquée au ressort et la
valeur X0 de la déformation qui en résulte K F0 (N/m)
X0
Amortisseurs visqueux : il est défini comme le rapport entre la force nécessaire pour
déplacer un amortisseur et la vitesse du mouvement qui en résulte
f : coefficient d’amortissement f F (N.s/m)
X
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Vibrations Mécaniques
Caractéristiques des ressorts
F F
F
ا
x x
x
Processus de linéarisation
Raideurs de flexion
Les raideurs de flexion (translation) et de torsion sont données pour quelques systèmes mécaniques simples.
Elles peuvent être obtenues en utilisant les résultats du cours de RDM. Par exemple, la déformation statique
d'une poutre sur appuis simples chargée par une masse M se calcule par
10
Vibrations Mécaniques
Tableau de constants élastiques et pulsations propre de masse très faible devant la masse
m considérée comme systèmes vibratoires linéaires à un seul degré de liberté
fs K 02
11
Vibrations Mécaniques
12
Vibrations Mécaniques
Masse équivalente
Si u est la vitesse de la masse concentrée m, il est naturel de supposer que la vitesse d’un
élément ressort situé à une abscisse x (mesurée à partir de la partie fixe) est proportionnelle
x
à x et égale à, si L est la longueur du ressort, u
L
L’énergie cinétique du système est ainsi, si mres est la masse totale du ressort,
2
1 Lm x 1 1 mres 2 1
Ec res u dx mu 2 u mu 2
2 0 L L 2 2 3 2
13
Vibrations Mécaniques
Chapitre II
Exemple :
- Un solide en mouvement dans l’espace peut avoir six degrés de liberté
3 paramètres de translation
3 paramètres de rotation (angles d’Euler)
-Soit un train qui se déplace sur un rail dans le plan XOY son mouvement dans ce cas par
deux paramètres X et Y si par contre le train se déplace selon une seule direction, un seul
paramètre permet de décrire entièrement son mouvement à tout instant.
-Soit une poutre déformable, elle peut être décomposée en n élément de masse m reliées
entre eux par l’intermédiaire de ressort de raideur K on dit dans ce cas que le mouvement
de la poutre est à n degré de libertés : (x1, x2,x3,x4,…xn) représentent le mouvement de
chaque masse m. En faisant tendre n vers l’infini la poutre considérée se trouve régie par les
lois de la mécanique des milieux continues.
1 - Vibrations libres
14
Vibrations Mécaniques
Le mouvement Libre est obtenu à partir de l’équation sans second membre. C’est une
équation différentielle linéaire à coefficients constants. Recherchons une solution du type
Si on pose k
m ; est appelée pulsation propre ou naturelle du système ou encore
pulsation de résonance du système.
2-Vibrations forcées
X(t)=Asint+Bcost
x(t)
Nous remarquons qu’en absence d’excitation excitation =1
x0
15
Vibrations Mécaniques
et que lorsque est identique à x(t) ® ¥
x0
x(t)
et enfin si est très grande par rapport à ® 0
x0
Nous remarquons de plus que le passage par s’accompagne par un changement de
phase 0→
Cela se traduit par :
Si , x et F en phase
Si x et F en opposition de phase
C’est très souvent que nous rapporterons la réponse du système à l’élongation statique
correspondant à une excitation harmonique et que nous étudierons ce rapport en fonction
de appelé encore intervalle d’excitation. Nous devons bien insister sur la résonance
0
Lorsque i 1 c’est-à-dire la fréquence de la force excitatrice est identique à la
0
16
Vibrations Mécaniques
L’équation générale s’écrit alors x f x k x F ( t )
m
1- Résolution de l’équation du mouvement
a-Vibrations libres
Considérons l’équation sans second membre
f x k x 0
m x
Soit x f
m x k
m x0
En posant 0
k
m : pulsation propre du système non amorti, nous recherchons une
solution de la forme Aexprt,
L’équation caractéristique S’écrit
f k
mr²+fr+k=0 ou encore r²+( )r+ =0
m m
r 1,2 f ( mf )² 4 ( mk )
les solutions en r sont m
Appelons fc l’amortissement critique défini par
( fc
m
)² 4 ( mk ) 4ω20
Introduisons appelé coefficient d’amortissement du système :
Alors fc/m=2 0 et (f/m)= 2 0
2
x 0 x 0 ²x 0
L’équation s’écrit
et les racines en r
r 12 - 0 ²0 ² ²0)
ou encore r - 0 ( ² 1)
12
0
= 1, dans ce cas l’amortissement est égal à l’amortissement critique ffc , la solution
prendra la forme : x(t)=exp(- 0 t)[At+B]
Représentation graphique
Dans ce cas le mouvement est dit apériodique amorti limite ou régime critique du
système et le retour se fait rapidement à une position très proche de la position d’équilibre.
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Vibrations Mécaniques
0 t
0t ² 1 0 t ² 1
x(t ) e A e Be
représentation graphique
Dans ce cas le mouvement est dit apériodique amorti, le retour à la position d’équilibre se
fait au bout d’un temps infini.
Remarquons que pour les deux premiers cas le système ne présente pas de mouvement
oscillatoire.
< 1, dans ce cas l’amortissement est inférieur à l’amortissement critique, la solution
prendra la forme suivante :
Contrairement au deux premiers cas ( = 1 et > 1) le mouvement pris par la masse m est
un mouvement oscillatoire mais amorti, ce mouvement est pseudo-périodique de pseudo-
période
T = 2p 1
w0 1- a ²
T0 2π
si le cas ou il n'y a pas d’amortissement on retrouve la période ω0
Considérons deux maxima successifs. Ils sont distants dans le temps d’une Pseudo-période
T 2π 1 2π
ω0 1α ² ω
On appelle décrément logarithmique le logarithme népérien du rapport de deux
maxima successifs Xm(t) et Xm(t+T)
La mesure de deux maxima successifs nous permet donc de calculer le coefficient
d’amortissement du système ; En effet
(t)
e t
ln e 0T 0 T
Xm
δ ln ln 0
Xm (t T)
( t T)
e 0
Si est petit 2
On doit résoudre m x f x k x F ( t )
La solution générale est la somme de la solution générale de l’équation sans second
membre (régime transitoire ci-dessus) et d’une solution particulière de l’équation avec
second membre. du fait de la disparition au bout d’un temps plus ou moins long du régime
transitoire, la solution particulière est appelée le régime permanent des oscillations forcées.
Prenons, comme nous l’avons déjà fait, une fonction excitatrice F(t) harmonique :
F(t)=Fcos t.
En utilisant les mêmes notations que précédemment, nous avons à étudier la réponse x(t)
d’un système à l’attaque F(t) d’une force vibromotrice quelles que soient la fréquence et
l’amplitude de cette dernière
2 0 x 20 x
x F
m
cos t
introduisons l’élongation statique x0 que nous avons déjà rencontré.
F
Alors : m F
k
k
m
x 0
2
0
x 20
0
A e x p j
soit ( ² 2 j 0 02 )
on obtient en calculant le module
x 2 x 2
A
0
0
0
0
( ² 2 j 2 ) ( ² 2 )² 4 2
2
2
0
0 0 0
on obtient f( i )
1 et tg 12i²i
(1 i ²)² 4 2 i 2
Etude de la réponse en fréquence
Il est clair que la réponse du système est liée à la valeur de pulsation vibromotrice.
Il existe une valeur de cette pulsation, donc une valeur de l’intervalle d’excitation i pour
laquelle le régime permanent étant établi, l’amplitude de x est maximale.
A en fonction des différentes valeurs de . Toutes les courbes
Etudions le graphe de f ( i ) x 0
Dans les vibrations mécaniques, l’excitation est le plus souvent due a des forces
20
Vibrations Mécaniques
d’inertie qui sont proportionnelles au carré de la fréquence d’excitation.
Prenons par exemple un système masse-ressort-amortisseur, excité par une masse non
équilibrée en rotation. Le balourd m est à la distance e du centre de gravité de la grosse
masse M.
Appelons M la masse de l’ensemble. Le principe fondamental de la mécanique
appliqué à la masse qui se déplace de x autour de sa position d’équilibre nous donne.
x (xecost)
(M m) d 2 m d kx f dx
2 2
dt dt
2
dt
x
M d 2 kx f dx me²cost
2
dt dt
y 2 ω 0 α y ω 02 y m e Ω ² s in Ω t []
M
on construit le nombre complexe Z=x+jy=Aexpj(t+)
Z =x+jy= Aexpj( t )
Z j Aexpj( t ) j Z
Z ²Aexpj( t ) - ²Z
Z 2 0 Z 02 Z m e ² e x p j t
M
2
( ² 2 j 0 0 )Z m e ² e x p j t
M
avec Z= Aexpj(t+)
on obtient A e x p j m e ²
M ( ² 2 j 0 02 )
en posant
i et x0 me
0 M
A
et en posant f( i ) x 0
21
Vibrations Mécaniques
i²
on obtient f ( i )
(1 i² ) ² 4 2 i²
et tg 2 i
1 i ²
Etudions le graphe de f(i) en fonction des différentes valeurs de .
Toutes les courbes partent de 0, lorsque i=0 et tendent vers 1 quand i tend vers l’infini.
Pour =0, il y a toujours résonance st i = 1.
22
Vibrations Mécaniques
f k F
L’équation [1] deviendra Z Z Z
m m m
k f
l’équation [2] deviendra [( ) j ]Z T
m m
T 02 2 j0
soit en calculant le rapport
F (02 2 ) 2 j0
Le module de ce rapport vibration transmise/excitation est appelé rapport de
T 1 4 ²i ²
transmissibilité du système :
F (1 i ²)² 4 ²i ²
Le graphe de la réponse a alors la forme suivante
On remarquera que toutes les courbes passent par i = 2 . si i > 2 tendra
d’autant plus vite vers zéro que sera faible. Il ne sera donc pas nécessaire dans ce cas,
contrairement à ce que l’on pourrait penser, d’augmenter l’amortissement pour diminuer
la vibration transmise.
23
Vibrations Mécaniques
ici encore, si i > 2 plus l’amortissement sera faible, plus la vibration transmise sera faible.
Remarques
On a intérêt pour limiter les transmissions d ‘efforts à utiliser :
1-Une suspension dure (k grand) avec un amortissement grand on travaille alors au
voisinage de i =0) (cas des machines outils)
2-Une suspension souple (k faible) avec un amortissement faible. i est alors supérieur à 2 .
(cas de suspensions voitures) c’est le cas des moteurs d’automobiles sollicités par un
balourd des éléments mobiles, bielles, pistons, qui ont des mouvements de plus en plus
grand au fur et à mesure que le régime se ralentit. Au contraire, aux grandes vitesses du
moteur, ce dernier ne bouge plus.
Equation du mouvement
En appliquant le principe fondamental de la dynamique à la masse m.
Les forces appliquées à m sont :
la force du ressort : F k(x l 0)ex
Le poids de la masse m : P mg mgex
La résultante : mF P
d² x
En projetant selon l’axe vertical ascendant on obtient m k(x l0) mg []
dt ²
24
Vibrations Mécaniques
d² x dx
Lorsque le système est en équilibre x=l1 , 0 et 0
dt ² dt
L’équation [] devient –k(l1-l0)+mg=0
mg
et enfin l1 l0
k
On appel fs =l1-l0 la flèche statique qui représente le déplacement supplémentaire du
ressort soumis à l’action de son poids.
d² x
En reprenant l’équation du mouvement m k(x l0) mg
dt ²
mg
Avec l 0 l1
k
d² x mg
m k(x l1 ) mg
dt ² k
d² x
m k(x l1) mg mg
dt ²
d² x
m k(x l1) en faisant le changement de variable suivant X=x-l1
dt ²
dX dx d ² X d² x
et
dt dt dt ² dt ²
d² X
donc en reprenant l’équation du mouvement m kX
dt ²
cette équation n’est autre que l’équation différentielle régissant le mouvement de la
masse m dont la solution X(t) =Acos(t+) qui représente le mouvement oscillatoire de la
masse m par rapport à la position d’équilibre.
k g
avec fs l1-l0 et 02
m fs
Donc en déterminant la flèche statique on peut calculer la pulsation propre ou naturelle du
système.
Conclusions
o La nature du mouvement est oscillatoire
o La pesanteur n’a pour effet que le déplacement de la position d’équilibre
mais n’affecte pas la nature du mouvement qui reste toujours un mouvement oscillatoire
ce qui nous permettra par la suite de ne pas représenter le poids à condition de prendre
comme origine des mouvements : la position d’équilibre.
o La détermination de la flèche nous permet de calculer la première pulsation
propre du système considéré.
Le tableau suivant montre les constantes élastiques et les pulsations propre des poutres de
masse très faibles devant la masse m qu’on considère comme des systèmes discrets à un
degré de liberté.
25
Vibrations Mécaniques
Chapitre III
m1 m2
k1 k2
k3
A B
Etude du couplage par la raideur
26
Vibrations Mécaniques
mouvement de la seconde masse et vis versa.
Posons alors1 et 2
k1 k 2 k k2
12 et 22 3
m1 m2
1 et 2 sont appelé les pulsations fondamentales du système, elles représentent
chacune la pulsation du mouvement de l’une des masses si l’autre masse est immobilisée.
avec
1 k1k2 2 k3k2 2 k 2 k
2 2 2
et 2
m1 m1 m1 m2
( ² 1 ² ) x 1( t ) ² x 2( t ) 0
( ² 2 ² ) x 2 ( t ) ² x 1( t ) 0
27
Vibrations Mécaniques
Influence du couplage sur les pulsations :
On étudiera la fonction f(²) définie par :
f ( ²) ( ² 1²)( ² 22 ) K 0 12 22
les pulsations 1 et 2 sont celles définies précédemment tel que 1 < 2,
si 0 la fonction f ( 0 ) ( 1 K 0 ) 12 22
si ∞ la limite de la fonction est une valeur positive
d’autre part on a f( 12 ) et f( 22 ) qui sont inférieures à zéro
ou encore
2k k
x1(t) m x1(t) m x 2(t) 0
2k k
x 2(t) x 2(t) x1(t) 0
m m
r² 2mk m
k
k
m r² 2mk
pour avoir des solutions non nulle on doit avoir c'est-à-dire
(r² 2mk)²(m
k
)²0
28
Vibrations Mécaniques
3k
r1 j k
m
et r2 j m
x1(t) a1 cos( k
m
t 1) a1' cos( 3k
m
t 2)
x2(t) a2 cos( k
m
t 1) a2' cos( 3k
m
t 2)
remarque : les constantes peuvent être déterminées à partir des conditions initiales (vitesse
et déplacement)
En remplaçant dans le système d’équation différentielle les solutions ainsi
déterminées on obtient
( k 2k ) a1cos ( k t 1) ( 3k 2k )a1' cos ( 3 k t 2) k a2cos ( k t 1) k a' cos ( 3 k t 2) 0
m m m m m m m m m 2 m
k k
( ) a1cos( k t 1) ( )a' cos( 3 k t 2) k a2 cos( k t 1) k a' cos( 3 k t 2) 0
m m m 1 m m m m 2 m
par identification
a1 1
( k ) a1 k a2 0 et
m m a2
a1'
(
k ' k '
)a a 0 et
1
m 1 m 2 a2'
et les solutions prennent la forme suivante :
k t 1) a' cos( 3k t 2)
x1(t) a1cos( m 1 m
x2(t) a1cos( k t 1) a' cos( 3k t 2)
m 1 m
29
Vibrations Mécaniques
Revenant à notre système.
Pour obtenir un mouvement oscillatoire avec la pulsation 1 k , il faut supposer que les
m
masses m1 et m2 sont écartées à l’instant t=0 d’une même quantité a et abandonnées
avec une vitesse initiale nulle.
Qu’on formule de la manière suivante
: x1(0) = x2(0) = a et v1(0) = v2(0) = 0
Avec ces conditions initiales le système d’équation différentielle
k t 1) a' cos( 3k t 2)
x1(t) a1cos( m 2 m
x2(t) a1cos( k t 1) a' cos( 3k t 2)
m 1 m
Devient
alors a1' 0
dans ces conditions les solutions prendront la forme suivante
k
x1(t) a cos m t
x2(t) a cos k t
m
c’est le premier mode propre de vibration le mouvement des deux masses harmonique de
k
pulsation 1 m et avec une phase à l’origine nulle.
30
Vibrations Mécaniques
Qu’on formule de la manière suivante : x1(0) =a, x2(0) = -a et v1(0) = v2(0) = 0
Avec ces conditions initiales le système d’équation différentielle
x1(t) a1 cos( k
t 1) a2' cos( 3k
t 2)
m m
x2(t) a1 cos( k
m
t 1) a1' cos( 3k
m
t 2)
devient
[1] a a1'cos(2)
2=0 et a a1'
[4] 0 a1'2 sin(2)
31
Vibrations Mécaniques
V-ETUDE DU MOUVEMENT FORCEE
Nous supposons que la première masse est soumise à l’action d’une force
sinusoïdale, F(t) F0cos t , nous allons rechercher la réponse en régime permanent.
Les équations du mouvement deviennent :
2k k F(t)
x1(t) m x1(t) m x 2(t) m
2k k
x 2(t) x 2(t) x1(t) 0
m m
et cherchons des solutions de la forme xi(t ) xi ,0 exp jt
en remplaçant dans le système d’équation différentielle
( Ω² 2k )x1.0
k x2.0 F0
m m m
k
x1.0 ( Ω² 2k )x2.0 0
m m
l’amplitude x1,0
F0 k
m m
F0
0 ( ² 2 k ) ( ² 2 k )
m m m
X 1 ,0 2 k k
( ² )² ( )² ( ² k )( ² 3 k )
m m m m
et l’amplitude x2.0
F0
( ² 2k )
m m
k F0 k
0
x2, 0 m
mm
( ² 2 k )² ( k )² ( ² mk )( ² 3mk )
m m
Remarque : si la
pulsation de la force excitatrice est égale à l’une des pulsations propres du système couplé
les amplitudes deviennent infinies et on obtient la résonance.
32
Vibrations Mécaniques
mx1(t) 2kx1(t) kx2(t) 0
mx 2(t) 2kx 2(t) kx1(t) 0
m 0 x 1 2 k k x 1 0
0
m x 2 k 2 k x 2 0
M m0 0
m , M est appelée matrice dinertie
M K
k 2 k
m m
1
M K
1
donc (-I ² M K )X 0 on obtient l’équation aux valeurs propre de la matrice
1
-I ² M K 0 avec ² : valeur propre
33
Vibrations Mécaniques
k 3k
1 1 q1 m m q1 0
q2 0
1 -1 q 2
k - 3k
m m
en faisant les calculs on obtient deux équations
1 q
q 2 k q1 3k q2 0 []
m m
q 2 k q1 3k q2 0
1 q []
m m
1 k q1 0 dont la solution et q1 Q1cos
{[]+[]}/2 nous donne q m
k
t
m
2 3k q2 0 dont la solution et q2 Q2 cos
{[]-[]}/2 nous donne q
3k
m
t
m
Cette méthode nous a permis de trouver un jeux de paramètre totalement découplé
Pour remonter aux variables initiales x1(t) et x2(t) il suffit d’utiliser la matrice de passage qui
n’est autre que la matrice des modes
1 1
: e st a p p e lé e m a tric e d e s m o d e s
1 -1
Equation de mouvement
34
Vibrations Mécaniques
CHAPITRE IV
I -GENERALITES
Les qi seront donc des petites variations autour de cette position que l’on supposera définie
par q1 =0 pour tout i.
2D f i, j x i x j x f x
i j
M
x f x K x Q
M : est la matrice de masse ou d’inertie
f : est la matrice de dissipation ou de frottement visqueux
K : est la matrice de rigidité ou de raideur
En reprenant les équations de lagrange
d
d t x T x D x V Q
on obtient les équations de mouvement et en utilisant les formes quadratiques des énergies
cinétique et potentielle :
x M x et x K x
M x K x Q
Dans cette écriture les équations de mouvements sont évidemment couplées notre but est
de chercher à découpler ces équations ce qui constitue le principe de la méthode
d’analyse modale.
Les matrices M et K ayant les propriétés requises c’est-à-dire elles sont carrées symétriques
définies positives ou semi-positives, elles admettent donc pour un système à N degrés de
35
Vibrations Mécaniques
liberté N valeurs propres et N vecteurs propres linéairement indépendants.
C’est l’équation aux valeurs propres avec ² , la détermination de : valeurs propres est
faite en calculant le déterminant l²- M-1Kl=0
Soit i et j deux pulsations propres distinctes solutions de l’équation aux valeurs propres.
i et j avec i ≠ j soit i et j les deux modes propres (ou encore vecteurs propres
correspondant)
i²Mi=Ki [1]
j²Mj=Kj [2]
en pré multipliant la première équation par tj
et
la seconde équation par t i
on obtient alors
i²t j M i =t j K i [1]’
j² t i M j = t i K j [2]’
les matrices M et K sont symétriques donc tM=M et tK=K en calculant le transposé de [1]’ :
t{i²tjM i }=t{tj K i}
i² ti M j=ti K j [3]’
i² -j²) ti M j=0 comme les deux valeurs propres sont distinctes
i² -j²) ≠ 0
36
Vibrations Mécaniques
donc on peut conclure que
Les relations ainsi obtenues sont appelées relations d’orthogonalités des modes propres
de vibrations par rapport aux matrices d’inertie et de raideur. Il en résulte que si est la
matrice carré regroupant tous les modes
alors les matrices tM et tK sont diagonales.
Ils vérifient
K1=0
K2=0
i²Mi=Ki i=3,4,5,…N
t
K KK
t
t
K K K
t
ainsi les modes du corps solide peuvent entraîner des termes différents de zéro dans la
matrice tM
t iK i ki
2
i
t iM i mi
avec ki et mi raideur et masse modale associées aux modes i , i
-Amortissement visqueux
La matrice tf est une matrice symétrique. Par ailleurs, si f peut se mettre sous la forme
f=aM+bK
b-hypothèse de Basile
avec a et b des constantes, la matrice dans ce cas est dite proportionnelle. Alors
tifi= a tiMi + b tiKi=fi
fi=ami+bki
on peut introduire par analogie avec un système à un degré de liberté le facteur
37
Vibrations Mécaniques
fi
d’amortissement modal i
fic
Cette propriété permet d’obtenir une solution découplée lors de la réponse
modale des systèmes et de définir les facteurs d’amortissement modaux.
c-Exemple d’application :
Utilisation de la méthode d’analyse modale
On considère le système mécanique suivant :
I2
I1 I3
K 1 K 2
K 3
3
2
( 1 ) ( 2 ) ( 3 )
avec K1, K2 et K3 les raideurs des arbres et I1, I2 et I3 sont les inerties des volants ( 1 ),(
2 ), ( 3 ).
1(t) , 2(t) et 3(t) les positions angulaires instantanée par rapport aux positions de
références.
Equations de mouvements
En utilisant les théorèmes généraux :
Nous allons déterminer les équations de mouvement en utilisant les équations de Lagrange
appliquées aux coordonnées généralisées qi = et
d
d t
q
T
q
V Q
dans notre cas Qi=0 car nous étudions le mouvement libre
énergie cinétique 2T=2T2 = I112 + I2 22 + I3 32
énergie potentielle 2V = K11²+K2(²+K3(²+K4²
38
Vibrations Mécaniques
écriture matricielle
I1 0 0 1
2 T 1, 2 , 3 0
I2 0 2
0 0 I3 3
Κ1 Κ2 K2 0 θ1
2V θ1, θ2, θ3 Κ2
0 Κ2 Κ3 Κ3
θ2
Κ3 Κ3 Κ4 θ3
Nous avons ainsi obtenu un système d’équation différentielle régissant le mouvement des
volants ( 1 ), ( 2 ) et ( 3 ) en absence d’excitation extérieure
M K 0
M : matrice d’inertie
K : matrice des raideurs
: matrice colonne des positions angulaires
Nous allons chercher à les pulsations propres et les modes propres de vibration de ce
système par la méthode d’analyse modale.
Pour cela nous allons supposer que les solutions ont la forme i(t)=i, 0 expjt
I1² K1 K 2 10 - K220 0 0
- K210 I ² K
2 2 K 3 20 K 320 0 Po
0 K 320 I3² K 3 K 4 30 0
ur simplifier les calculs nous supposons que les arbres ont la même raideur K1=K2=K3=K4=K et
les volants ont la même inertie I1=I2=I3
I² 2K 10 - K20 0 0
- K210 I² 2K 20 K20 0
0 K20 I² 2K 30 0
Pour que ce système d’équation ait des solutions différentes de zéro il faut que le
déterminant correspondant soit nul.
I ² 2K ] K 0
K I² 2K K 0
0 K I² 2 K
soit en développant
[ I ² 2 K ] K K 0
[ I ² 2 K ]* K 0
K [ I ² 2 K ] K [ I ² 2 K ]
soit enfin
[ I ² 2 K ] -I ² (2 - 2 ) -I ² (2 2 ) 0
Nous avons obtenu l’équation aux pulsations de lagrange
Les solutions sont
[ I ² 2K] 0 , 2 2 K 2 0
I
-I² (2- 2) 0, 1 (2- 2) 0 ,
39
Vibrations Mécaniques
-I² (2 2) 0, 3 (2 2) 0 .
Les pulsations propres sont classées dans l’ordre 1<2<3
En remplaçant dans le système d’équations on détermine les modes propres, de la
manière suivante :
1 (2- 2) 0
K
[I(2 2) I 2K] 10 K 20 0
K 20 [I(2 2) K 2K] 30 0
I
1
2
10 2 30 2 20 ce qui nous donne le vecteur propre à une constante près
1
Mode propre
Pulsation propre
correspondant
1
1 (2- 2)0 2
1
1
,1 2K 20, 0
I 1
1
3 (2 2)0 2
1
A partir du résultat précédent on peut construire la matrice des modes constitués par les
vecteurs colonnes ainsi déterminés.
1 1 1
2 0 2
1 1 1
soit son transposé
1 2 1
t 1 0 1
1 2 1
40
Vibrations Mécaniques
la recomposition de la solution se fera aisément
1 q 1 q 2 q 3 θ 2 2 (q 1 q 3 ) θ 3 q1 q 2 q 3
K (t )
1 (8 4 2 )
4q q1 1
I I
(t)
2 4 K q 2 1
2q
I I
(t )
3 (8 4 2 ) K q 3 1
4q
I I
ou encore
41
Vibrations Mécaniques
q
1 2 2
K
I
(t)
q1 1
4I
2 2 K q 2 1(t )
q
I 2I
(t)
3 (2 2 2 ) K q 3 1
q
I 4I
la détermination des solutions q1(t), q2(t) et q3(t) nous conduit par la suite en utilisant la
matrice des modes de remonter aux solution1(t), 2(t) et 3(t).
42
Vibrations Mécaniques
ChapitreV
I-Introduction
Il est clair que la détermination exacte des pulsations et des modes propres de
vibration que ça soit par la méthode directe ou par la méthode d’analyse modale
devient compliqué quand on passe aux systèmes mécaniques à plusieurs degrés de
liberté ; Les méthodes dites approchées peuvent être utilisées pour déterminer les
pulsations propres et les modes propres de vibrations parmi ces méthodes nous allons
étudier.
2V p[ ]K p [ ]K p²
et en utilisant les équations de Lagrange
d
dt T V 0
q
q
en choisissant p(t) de la forme p(t) = p0 expj t
on obtient
[ ]M p
[ ]K p 0
43
Vibrations Mécaniques
[ ] K
2
[ ] M
on aura alors
2 2
ra y
on montre que ray exacte , avec exacte la pulsation propre obtenue par la
méthode directe ou par la méthode d’analyse modale.
La méthode de Rayleigh permet de déterminer d’une manière approchée et
par excès de la plus basse pulsation propre d’un système conservatif.
p1(t)
p2(t)
n
q(t) ( ipi) 1 , 2 , 3 , 4 ,.... n p3(t)
i 1 ....
pn(t)
avec n« N
ou encore
p 1(t )
p 2(t )
q(t ) p 3(t ) p(t )
....
p n(t )
le mouvement est supposé stationnaire
Cela veut dire que le vecteur déplacement q(t)est développable en série, les fonctions
i sont des vecteurs peuvent être des fonctions orthogonales constituant une base
même partielle.
44
Vibrations Mécaniques
On aura donc :
2 T p [ ]M p
et
2 V p [ ]K p
et les équations de Lagrange s’écriront :
d
dt
q
T
q
V 0
M p
(t ) K p(t ) 0
p1 x1
p2 x2
... 1 x1 2 x2 .... ..
.. ..
pn xn
avec xi(t)=x0iexp(jt+i)
x1
x2
n
q(t) ( ipi) 1 , 2 ..... . n ..
i 1 ..
xn
remarquons que cette méthode est proche de la méthode d’analyse modale seulement
les déformées choisis ne sont pas tout à fait les modes exacts.
c-Méthode Itérative
45
Vibrations Mécaniques
Cette méthode approchée n’est applicable que pour les petits systèmes.
la connaissance de la matrice M et K permettent à partir d’un calcul par itération de
déterminer simultanément les pulsations propres et les modes correspondant.
M q K q 0
on défini d’une manière artificielle les matrices D et D-1=S
qu’on appelle : D =K-1M matrice statique
et D-1 =M-1K matrice dynamique
soit une pulsation propre et le mode correspondant
-1
1
K M φ φ
²
M K φ ² φ
-1
et de la même façon
Considérant alors les pulsations propres 1 2 3 .. . n
D φ (m) = c 2 φ 2 + c 3 φ 3 +. c n φ n
2m 2m 2 m
2 3 n
46
Vibrations Mécaniques
Si on itère un nombre suffisant de fois, on arrive à :
D φ(m) c 1
φ 1
1
2 m
on laissera tomber 2….n puis qu’on sait que l’on recherche seulement la plus basse
des pulsation.
D φ(m1) =
c 1
2 m 2 φ 1
1
d' où
D φ (m ) 2
1
D φ (m 1 )
c1
en réalité on s’arrangera pour ne pas traîner le coefficient à chaque itération et on
12
prendra uniquement la colonne des modes rapportée au premier terme égale à 1.
D 1
φ ( m ) c n 2
n φ n
avec n
d'où
1
D φ (m 1) 2
n
1
D φ (m)
47
Vibrations Mécaniques
Si φ1 représente le mode 1
On va déduire une relation entre les composantes de φ(1)vecteur d’essai. Cette relation
peut s ‘écrire
1
Appelons S1 la matrice que l’on a introduite. On sera amené à faire DS1 φ(1) = φ(1)
²
cela va converger vers φ2 et 2
Le deuxième vecteur d’essai φ(1) doit être cette fois orthogonal à φ1 et φ2 .
On détermine une nouvelle matrice S2 et on recommence autant d’itérations qu’il est
nécessaire. Il est certain que dans ce type de relation systématiques l’ordinateur peut
jouer un grand rôle.
48
Vibrations Mécaniques
III-Exemple d’utilisations des méthodes approchées pour la détermination des modes
propres et des pulsations propres
K I K I K I/2
Les pulsations propres et les modes propres déterminer parla méthode d’analyse modale
sont
mode propre
Pulsation propre
correspondant
1
1 (2- 3 ) 0 3
2
1
2 2 0, 0
1
1
3 (2 3 ) 0
3
2
avec 0
K
I
a- méthode de Rayleigh
On cherche comme déformée statique celle qui correspond à des couples agissant
simultanément sur chaque disque proportionnellement à chaque moment d’inertie.
Déterminons l’énergie cinétique
2I2 2I3 23
2T 2T2 I1
1 2
2 2 I
2T 2T2 I1 I 2 32
2
49
Vibrations Mécaniques
écriture matricielle
I 0 0
1
2T , 2 , 3 0 I 0 2
1
I 3
0 0
2
2K K 0 θ1
2V θ1, θ2 , θ3
K 2K Κ
θ2
0 Κ Κ θ3
2 1 0 1 1
K 1 2 -1 2 1
0 -1 1 3 1/ 2
2 1 0 1 1
1 2 -1 2 1
0 1 K 1/ 2
-1 3
s t a t iq u e s t
K
2 1 0 1 1
1 2 -1 2 1
0 K
-1 1 3
1/ 2
2 1 2 0
1 22 - 3 1
- 2 1/2
3
1 5 / 2
2 4
9 / 2
3
1 5/2 1 .555
2 4 8/5 .888
9/2 9/5 1
3
1
nous allons utiliser comme déformée statique 8 / 5
9/ 5
50
Vibrations Mécaniques
1
et le changement de variable sera (t ) p(t ) 8 / 5 p (t )
9 / 5
(t) 1.4Kp(t) 0
5.18Ip
1.4 K K
ray
2
0.270
5.18 I I
1
K
ray 0.5198 et le mode correspondant 8 / 5
I 9/ 5
51
Vibrations Mécaniques
I 0 0
1 1 .6 1 .8 p 1( t )
2 T p 1(t ), p 2( t ) 0 I 0 p 2( t )
1 2 3
0 0 I / 2
5 .1 8 I 6 .9 I
p 1( t )
2 T p 1( t ) , p 2( t )
6 .9 I 9 . 5 I p 2( t )
en calculant le déterminant
5.18I² 1.4K 6.9I² 1.8K
0
6.9I² 1.8K 9.5I² 3K
1 .6 I² 4
4 IK ² 0 .9 6 K ² 0
2
1.6 ² 4 0.96 0 avec
0
on obtient
1 0.5237 0, 2 1.478 0,
c- méthode itérative
2K K 0
I 0 0
M 0 I 0
, K K 2K K
I
0 K K
0 0
2
déterminons la plus basse pulsation propre et le mode correspondant
52
Vibrations Mécaniques
I 0 0
1 1 1 1 1 0.5
1 0 I 0 I
D =K-1M= 1 2 2 1 2 1
K K
1 I
2 3 0 0
1
2 1.5
2
1 1
Soit D1 1 2.5 1.6 2.5 2
1 1.8
1
D 2 3.5 1.714 3.5 3
1.9714
1
D 3 3.6997 1.72707 3.6997 4
1.996
1
D 4 3.72507 1.731548 3.72507 5
1.99946
1
D 5 3.7312802 1.7319
1.999
On remarque que 5 ne varie plus par application de la matrice D on peut donc arrêter
le processus d’itération
K K 1
12 0.268 0.51769
I et 1 1.7319
,
On obtient donc I soit 1
1.999
53
Vibrations Mécaniques
0 1 .7 13 1 9 0 .9 9 5
1(1) 1(1)
(1) 2(1) 0 1 0 2 (1)
3(1) (1)
3
0 0 1
S1
0.9993378
détermination de la plus grande pulsation propre et le mode correspondant
1 0 0 2 1 0
K
D-1 M-1K 0 1 0 1 2 1
I
0 0 2 1 1
0
54
Vibrations Mécaniques
2 1 0
K
D-1 M-1K 1 2 1
I
0 2 2
1
On prenant comme vecteur (1) 0
0
1 2
-1
-1
D
(1) D 0 1
0 0
-1 1
D 0.5
0
en itérant 17 fois on obtient
K 1
3 1.933
I et 3 .1.7314
,
1.9989
55
Vibrations Mécaniques
CHAPITRE VI
Généralités et notations
Considérons une poutre droite de ligne moyenne Gx (axe longitudinal). Découpons une
tranche de longueur dx, séparée par les sections S et S’
z S S
’
Convention utilisée :
l’effort tranchant et le moment fléchissant sont dus aux forces situées droite de S
Les forces appliquées en S ont pour résultante générale - (x) et pour
R
moment résultant en G :- C (x) . Sur S’, la résultante est (xdx) et
R
le moment (xdx) soit respectivement
C
R (x) C (xdx)
R (x) dx C (x) dx
x et x
Nx Mx
R (x) xyz Ty C (x) xyz My
Tz Mz
R (x)
-R (x)R (x) dx pdx0
x
C (x)
-C (x)C (x) dx (dx R) dx 0
x
56
Vibrations Mécaniques
Mx
Nx x0
px 0 x (4)
x (1)
My
Ty y Tz 0
py 0 x (5)
x (2)
Mz
Tz z Ty 0
pz 0 x (6)
x (3)
1-Vibrations longitudinales.
Fextdx
Nx Nx dx
Nx x
Abscisse : x x+dx
u
Deplacement: u u d x
x
: masse volumique
S : section droite
Nx
Nx dx : influence de la poutre à droite
x
- Nx : influence de la poutre à gauche
E : module d’Young
Fextdx : force extérieure sur l’élément dx si Fext est la force extérieure par unité de longueur
Px est la densité linéique des forces d’inertie :
px(S) ²U
t²
²U Nx
on a d’après (1) : ( S) Fext
t ² x
U
soit Nx ES
x
Nx ²U
et ES
x x ²
²U ²U
S ES Fext
t ² x ²
57
Vibrations Mécaniques
2-Vibrations transversales
y
G’
Mz+dMz
-Ty
G Ty+dTy
-Mz
x x+dx x
initialement, la poutre a son axe élastique confondu avec l’axe des x. On appelle I le
moment d’inertie de la section droite par rapport à l’axe des z. Soit Fext la force extérieure
par unité de longueur. L’équation (2) nous donne :
Ty ²V
Fext S
x t ²
en statique, si la déformée V est connue, Mz est donnée dans le cas où la courbure n’est
pas trop grande par :
²V
Mz EI
x ²
Mz
l’équation des moments (6) en statique nous donne Ty : Ty 0
x
Mz 3
V Ty ² Mz 4
V
si S est constante Ty EI 3 et EI 4
x x x x² x
58
Vibrations Mécaniques
Vibrations de torsion
Mx+dMx
-Mx
+d
x x+dx
Mx ²
conduit à : Mtext I
x t ²
En introduisant la rigidité à la torsion GJ, où G est le module de coulomb ou module
d’élasticité transverse et J est l’inertie polaire de la section droite, on obtient une relation
liant Mx a :
x
E
Mx GJ avec G où
x 2(1 )
lecoefficient de Poisson,
G : le module de coulomb
E : le module d’ young
² ²
Mext GJ I
t
On a finalement :
x ² t ²
cette équation est du même type que celle des vibrations longitudinales. J et I sont reliés
simplement dans le cas d’une poutre à section droite circulaire. On I = J , si est la
masse volumique.
Dans ce cas seulement, et si il n’y a pas de moment des forces extérieures, on peut écrire :
² ²
G
x ² t ²
²U ²U
ES S ( équation du mouvement d’une poutre en vibration longitudinales)
x ² t ²
59
Vibrations Mécaniques
d²U d²F(t)
ESF(t) SU
dx ² dt ²
Nous avons à gauche une fonction de x seule, à droite une fonction de t seule. Ceci ne
peut donc être égal qu a une constante que l’on choisit négative car nous étudions les
petits mouvements vibratoires.
E 1 d²U 1 d²F(t)
² U(x)=Ccos ( x)+Bsin ( x)
U dx ² F(t) dt ² E E
Pour donné, on a donc
F ²F 0 F(t)=Acost+Bsint
² U 0
U U(x)=Ccos
x +Bsin x
E E E
La solution générale est donc
U (x, t) = [Ccos x +Bsin x ][ Acost+Bsint]
E E
EXEMPLE I
Prenons une poutre encastrée libre. Les conditions s’écrivent :
U(o,t) o
Nx(L,t)=ES U L,t= o
x
U (0,t) = 0 C=0
Ux
A cos t B sin t D cos x
x E E
Ux
x
L, t 0 cos
E
L0
E
L = (2k 1) (k =1.2…..)
2
E
On obtient alors : k
2L
2k 1
60
Vibrations Mécaniques
E 3 E
soit 1 et 2
2L 2L
Les solutions générales ont alors la forme suivante
(2k 1) x
U(x, t) Ak cos kt Bk sin kt sin
k 1 2L
x 3 x
Les modes successifs sont 1(x) sin 2(x) sin
2L 2L
Remarque I
E est de l’ordre de 5 000 dans le cas d’un matériau métallique, ce qui
donne 1~ 8500/L, donc des pulsations et des fréquences très élevées.
Remarque 2
Dans le cas des vibrations de torsion, on peut reprendre pour une barre cylindrique à
section circulaire exactement le même développement. On trouverait :
G
k
2L
2k 1
E
Ceci donne des fréquences plus basses puisque G
2(1 )
La solution serait identique pour la torsion.
V S ²V 0
4
x 4 EI t ²
On cherche une solution stationnaire de la forme
d V F SV d²F 0
4
4
dx EI dx²
4
dx EI
Cherchons pour la 2ème équation une solution de la forme V (x)= exp(rx) et posons
S ²
4
EI
Il vient r 4-= 0 c’est -à-dire r²= ±
d’où
61
Vibrations Mécaniques
r V(x)=C1 cos( x)+C2 sin( x)+C3ch( x)+C4sh( X)
j
j
EXEMPLE 2
On trouve
1 cos L ch L 0
ou
1
cos L
ch L
1
Les racines de cos x sont donc données par
chx
62
Vibrations Mécaniques
S ²k
xk 4 L avec xk kL
EI
xk ² S ²k
L² EI
xk EI
k ²
L S
On trouverait par exemple pour une poutre encastrée-libre
X1²=3.516
X2²=22.03
X3²=61.69
X4²=120
……
Pour une poutre sur 2 appuis,
X1² = 9,869
X2²=39,48
X3²=88.83
X4²=158
……
Appelons :
1(x) : le mode correspondant à 1,
2(x) : le mode correspondant à 2,
….
d dU
ES S ²U
dx dx
d d1
Soit : ES S121
dx dx
d d 2
ES S22 2
dx dx
63
Vibrations Mécaniques
d d j
ES S j2 j
dx dx
calculons :
L L L L L
d d i d i d i d j
0 j dx ES dx dx 0 j Si idx 0 Si i jdx jES dx 0 0 ES dx dx dx
2 2
On trouverait
L L
d j d i
S j2 j idx ES dx
0 0
dx dx
L
La différence de ces 2 expressions nous donne i
2 2
j S j idx 0
0
comme i j alors
L L
d j d i
S j idx 0
0
et ES dx
0
dx
dx 0
d d i
Partons de ES Si2 i
dx dx
En multipliant par i et en intégrant le long de la poutre, on obtient
L L L
d d i
0 dx dx
0 i i
i Si dx
2 2 2
i ES dx S dx
2
64
Vibrations Mécaniques
L
d i
ES dx ²dx
i2 0
L
S
2
i dx
0
L
d i
ES dx ²dx :
0
est appelé raideur modale
S
2
i dx : est appelé masse modale
0
d²qn(t)
d²
(x) E qn(t) (x) F(t)f(x)
1
n dt ² 1 dx² n
on pré-multiplie les deux termes de l’équation par s et on intègre le long de la poutre
L d²qn(t) L
d² L
s
0 1
n
(x)
dt ²
dx E s qn(t)
0 1 dx ² n
(x)dx sF(t)f(x)dx
0
s ²
0
dt ²
dx E
0
(x) ²q s(t)dx sF(t)f(x)dx
dx n 0
d²qs(t) L
L
d
L
dt ² s ² dx qs(t) E
0 0
(x) ²dx sF(t)f(x)dx
dx n 0
Ms Ks Fs
d²qs(t)
Ms q s(t)Ks Fs
dt ²
et la réponse devient
Fs
qs(t) sin t
Ks Ms ²
65
Vibrations Mécaniques
Fs
U(x, t) sin t
s Ks Ms ²
Si la pulsation excitation est égale à l’une des pulsations propres du système , on aura le
terme au dénominateur nul et l’amplitude deviendra infinie .
Energie cinétique et potentielle
Energie cinétique d’une poutre en vibration longitudinales
L 2
dU
2T S dx
0 dt
Energie potentielle d’une poutre en vibration longitudinales
L
N U
dV Ndu dxdx
0
x
x
L L L
N U
V Ndu dxdx
0 0 0
x
x
L L L L 2
U U 1 U
V Ndu ES dxdx ES dx
0 0 0 x x x 2 0 x
L 2
U
donc 2V ES dx
0 x
Considérons maintenant une poutre en flexion
EI Vy S ²Vy
2 2
2 2
x x
avec Vy=V(x) f(t), f(t) étant harmonique
d EI d Vy S ²Vy
2 2
2 2
dx dx
Considérons maintenant deux modes distincts i(x)et j(x)
correspondant à i,j
on peut écrire :
d EI d i S ²i i
2 2
2 2
dx dx
d EI d j S ² j j
2 2
2 2
dx dx
Calculons
L L
d d
2 2
j 2 EI 2 i dx S ²i j idx La première intégrale s’intègre une première fois par
0 dx dx 0
parties et donne
L
j d 2
EI d i L d 2 d j
EI d i
L
dx S ²i j idx
dx dx 2 0 0 dx
dx
2 dx
0
66
Vibrations Mécaniques
flèche nulle 0
Extrémité encastrée d
pente nulle 0
dx
e ffort tranchant n ul Ty 0 d EI d ²
dx dx ²
Extrémité libre moment nul Mz 0 EI
d²
dx ²
Quelques soient les conditions aux limites, la quantité toute intégrée est toujours nulle. On
peut donc écrire :
L L 2 d j
S ² i j idx d EI d i dx
2 dx
0 0 dx dx
On intègre une nouvelle fois par partie le terme de droite :
i d ² j L d ² j d ² i L
d EI EI dx S ² i j id x
dx
d x ² 0 d x ² dx²
0
Le premier terme pour les mêmes raisons que précédemment est toujours nul.
On peut donc écrire :
L d² j d² i L
dx ² EI dx ² dx S ²i j idx
0 0
L d ² i d ² j L
E I
dx² dx²
d x S ² j j id x
0 0
La différence de ces deux expressions nous conduit à :
L d ² i d ² j L
E I
dx² dx²
d x S ² j ² i j id x 0
0 0
L
Soit S j id x 0 car j i
0
L d² i d² j
et par suite EI dx 0
dx ² dx ²
0
67
Vibrations Mécaniques
L d² i 2
EI dx
dx ²
²i 0
2
L i
S dx
0
L d² i 2
EI dx est appelé raideur modale
0 dx ²
2
L i
S dx x est appelé masse modale
0
4
V ²V
EI S Fext
x 4 t ²
en posant V(x, t) V (x)qn(t)
1
n
4
d d²qn(t)
E qn(t) 4
(Vn(x)) (x) F(t)f(x)
1
dx 1
n dt ²
on pré-multiplie les deux termes de l’équation par Vs(x) et on intègre le long de la
poutre
4
L
d L d²qn(t) L
EI Vs(x) qn(t) 4
Vn(x)dx S Vs(x) Vn(x) dx Vs(x)F(t)f(x)dx
0 1
dx 0 1 dt ² 0
0 EIVs( x)
4
s 0 dt ²
dx 0 VsF(t)f(x)dx Fs
dx
L
d² L
d²q s(t) L
0 dx ² V s s
EI ( x) ² q (t)dx S 0 Vs ²
dt ²
dx 0 VsF(t)f(x)dx Fs
68
Vibrations Mécaniques
L
d² d²q s(t) L L
qs(t) EI
dx ²
(
Vs x) ² dx
dt ²
S 0 Vs ² dx 0 VsF(t)f(x)dx Fs
0
Ks Ms
d²qs(t)
Ms q s(t)Ks Fs
dt ²
et la réponse devient
Fs
qs(t) sin t
Ks Ms ²
Si la pulsation excitation est égale à l’une des pulsations propres du système , on aura le
terme au dénominateur nul et l’amplitude deviendra infinie .
L V(x, t)
2T S ²dx
0 t
énergie potentielle
L L L M
2V dV Md d
0 0 0
or on a
d V ( x ) dx ² V ( x ) dx
x x x²
donc
L
V ²V(x, t) ²V(x, t)
EI x
0
x ² x ²
dxdx
L
²V(x, t) 2
2V EI dx
0 x ²
69
Vibrations Mécaniques
²V(x, t)
avec Mf EI
x ²
L
²V(x, t) 2
2V EI dx
0 x ²
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Vibrations Mécaniques
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Vibrations Mécaniques
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Vibrations Mécaniques
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