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Filtration

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FILTRATION DE L’AIR EN VENTILATION

A- QUALITE DE L’AIR ET REGLES DE CONCEPTION

1 – QUALITE DE L’AIR
2 – REGLES DE CONCEPTION

B- ETUDE GENERALE DE LA FILTRATION

1 - ETUDE DES PARTICULES EN SUSPENSION DANS L'AIR


1.1 - Origines des particules
1.2 - Nature des particules
1.3 - Caractéristiques des particules

2 - LES MECANISMES DE FILTRATION

3 - CARACTERISTIQUES DES FILTRES

4 - CLASSEMENT DES FILTRES

5 - TECHNOLOGIE DES FILTRES

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A- QUALITE DE L’AIR ET REGLES DE CONCEPTION

1 - QUALITE DE L’AIR

Pour préserver la qualité de l’air dans les bâtiments, il convient de bien connaître les sources
potentielles d’émission des polluants et de respecter un certain nombre de règles dans la
conception des installations .

Parmi les facteurs à l’origine du « syndrome des bâtiments malsains », on peut citer :
▪ Les facteurs liés à l’humidité de l’air
▪ L’incidence du recyclage de l’air
▪ Les matériaux constitutifs du bâtiment ou du mobilier

LES FACTEURS LIES A L'HUMIDITE DE L'AIR

L’humidité est responsable de deux types de pathologies :


- Celles liées aux rétentions d’eau dans les installations de distribution d'air qui sont à l’origine
de la légionellose : ces bactéries se développent de préférence dans les eaux chaudes
stagnantes (distribution d’eau chaude sanitaire – tours réfrigérantes - laveur à eau recyclée)
- Celles liées à l’humidité relative de l’air intérieur : elle doit rester inférieure à 85 % pour éviter le
développement de moisissures et rester dans une plage de 40 % à 70% de façon à prévenir
les affections respiratoires (rhinites – asthmes - …)

MESURES PREVENTIVES

La prévention technique est, dans son principe, simple puisqu’elle consiste à éliminer toute
possibilité d’eau stagnante. Parmi les dispositions à prendre, on peut citer :
- La collecte des eaux résiduaires, au plus près de leur source en canalisations fermées avec
acheminement direct à l’égout et le traitement de ces collectes contre l’invasion de mousses et
des algues
- La visite périodique des pulvérisateurs et aérateurs avec, le cas échéant, ,nettoyage

INCIDENCE DU RECYCLAGE D'AIR

Le recyclage de l’air consiste à réintroduire dans les locaux, pour en récupérer l’énergie, une partie
de l’air repris (cet air est donc pollué). Cette pratique pose des problèmes d'hygiène, car, malgré la
filtration et le traitement de l'air recyclé, certains contaminants et notamment les contaminants
gazeux ne peuvent être éliminés : de plus. Il y a possibilité de contamination de la surface
intérieure des conduits

MESURES PREVENTIVES

Il convient d'être vigilant sur un certain nombre de points et notamment :


- Proscrire les gaines maçonnées, source de pollution et d’empoussièrement de l’air
- En exploitation, réserver de préférence le recyclage aux périodes de non-occupation en
privilégiant le tout air neuf durant les périodes d'occupation ;
- En maintenance, vérifier régulièrement le bon fonctionnement des volets d’entrée d’air neuf
- Prohiber tout recyclage d'air en provenance des locaux à pollution spécifique, ce qui signifie
que, au cours de la vie du bâtiment, les affectations de ces locaux ne doivent pas être
modifiées sans précautions.

MATERIAUX CONSTITUTIFS DU BATIMENT OU DU MOBILIER

Les matériaux utilisés pour le mobilier, les revêtements ou lors de la construction, peuvent donner
lieu à des émanations de contaminants chimiques devant être évacués par le système de
ventilation
Dans les immeubles tertiaires, les machines (photocopieuses, tireuses de plan ,etc … ) émettent
fréquemment de l’ozone , de l'ammoniaque ou des solvants volatils nuisibles à la santé : les locaux
qui les abritent doivent donc être classés dans la catégorie des locaux à pollution spécifique et ne
peuvent en tout cas donner lieu à recyclage
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2 - REGLES DE CONCEPTION

PRISE D’AIR NEUF

La prise d’air neuf doit être disposée de façon à ne pas permettre l’introduction d’air contaminée :
- Elle ne doit pas être située trop près du sol de façon à éviter l’introduction de gaz
d’échappements, ni trop près des rejets d’air du bâtiment ou d’un bâtiment voisin
- Elle doit, en outre, être conçues pour arrêter la pluie et la neige tout en évacuant l’eau
stagnante

CENTRALE DE TRAITEMENT D'AIR

Les centrales de traitement d’air sont implantées dans des locaux spécifiques qui ne doivent pas
servir de lieu de passage ou de stockage.
De façon à limiter les entrées d'air vicié, il est conseillé de mettre ces locaux en légère surpression
par rapport aux locaux environnants et les centrales, y compris les portes de visite, doivent
présenter des caractéristiques d’étanchéité à l’air adéquates.

BATTERIE DE DESHUMIDIFICATION

II est souvent nécessaire de prévoir une batterie de déshumidification : II convient alors de prévoir
un système de drainage efficace accompagné d'un système pare-gouttelette lorsque la vitesse
d'air est supérieure a 2,5 [m/s].

FILTRES

En diminuant la concentration en particules dans l’air, la filtration protège d’une part les occupants
des locaux climatisés contre les poussières et les aérosols porteurs de particules biologiques et,
d’autre part, les équipements contre l’encrassement ou l'introduction de particules nuisibles à leur
bon fonctionnement .

La qualité d’une filtration dépend du choix des filtres et de leur installation


- L’étanchéité latérale doit faire l’objet d’une réalisation soignée : une mauvaise installation
conduit à des fuites latérales qui réduisent à néant la qualité de la filtration.
- Les filtres doivent impérativement être protégés de l’humidité en provenance des appareils de
climatisation (humidificateurs, batteries froides) ou de l’extérieur (pluie, neige)

Les recommandations UNICLIMA préconisent :


- En 1er rang (Entrée d’air) : des filtres de classe EU6 à EU7
- En 2ème rang (Sortie CTA) : des filtres de classe EU8 à EU13 selon les besoins en aval
- La filtration de l’air recyclé sera traitée comme l’air neuf : filtres de classe EU6 B EU7 disposés
au niveau de la reprise d'air elle-même
On notera que sauf une mise en place d’éventuels absorbeurs du type charbon actif. Cette
prescription ne protège ni contre les particules de fumée, ni contre les polluants gazeux recyclés

ACCESSIBILITE POUR NETTOYAGE

Les composants qui nécessitent des opérations de maintenance devront être facilement
accessibles et remplaçables. Outre les parties constitutives des réseaux de soufflage et
d’extraction, ceci concerne notamment :
· les ventilateurs centrifuges pour lesquels des ouvertures doivent permettre le nettoyage des
parois internes du caisson.
· les batteries froides de façon à éviter le développement de bactéries ou moisissures

RECUPERATEURS DE CHALEUR

Les échangeurs à plaques exigent la mitoyenneté des deux flux d'air et ne sont donc pas
totalement exempts de risque de fuite :
2
Les échangeurs rotatifs dont le rotor passe alternativement dans les deux conduits
conduisent à un certain recyclage d'air qui peut être combattu en respectant la bonne hiérarchie
des pressions

En cas de présence de récupérateur de chaleur sur l'air extrait, la conception de l'installation doit
permettre de se prémunir contre le risque de recirculation de l’air extrait vers l’air de soufflage ce
qui peut être obtenu soit par un circuit de transfert comportant un double échangeur Air / Eau, soit.
Dans le cas d’un échangeur Air / Air, en concevant l’installation de façon que la pression de l’air
soufflé reste en permanence supérieure à celle de l’air extrait.

B- ETUDE GENERALE DE LA FILTRATION

L'énorme variété des filtres à air et des dispositifs actuels d'épuration de l'air ne permet pas
d'établir une classification générale cohérente de l'ensemble de ces nombreux systèmes.

❑ CLASSIFICATION

On peut classer ces différents matériels en deux catégories de base :

• Les systèmes et procédés de filtration de l'air

Il s'agit de faire passer l'air à travers un média filtrant (sec ou visqueux) susceptible, suivant le cas,
d'arrêter les particules plus ou moins lourdes ou de séparer toutes les particules fines et ultra-fines
en suspension dans l'air.

• Les systèmes et procédés d'épuration de l'air

Il s'agit de rendre l'air soufflé plus pur et plus sain en réduisant au maximum son taux de pollution
et en le débarrassant non seulement des impuretés physiques ou chimiques qu'il contient mais
aussi des éléments biologiques susceptibles d'être nuisible à l'organisme humain.

Il est donc nécessaire de bien connaître les catégories des particules à traiter ainsi que la
destination de l'air filtré ou épuré pour choisir le système adéquat.

Par exemple, dans les salles informatiques, on n'admet aucune particule d'un diamètre donné
alors qu'en milieu hospitalier, on est beaucoup plus concerné par le degré pathogène que par la
taille des particules.

❑ FONCTIONS DES FILTRES

Les filtres assurent plusieurs fonctions :


- protection de l'organisme
- protection des produits et des machines
- protection des composants des installations de ventilation et de climatisation
- protection de l’environnement des rejets d'air (panache de poussières)

❑ REGLEMENTATION

En France, la réglementation résulte des décrets du 07 / 12 / 1984 sur l’Aération et


l'Assainissement des locaux de travail :
- conditions nécessaires de filtration de l'air neuf et de l'air recyclé
- teneur en poussière des ambiances en fonction du temps d'exposition
- efficacité minimale des filtres

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1 - ETUDE DES PARTICULES EN SUSPENSION DANS L'AIR

1.1 - ORIGINES DES PARTICULES

❑ Origine naturelle : - érosion due au vent


- évaporation des eaux
❑ Activité humaine : le schéma suivant indique le nombre de particules de plus de 0,5 [m]
par un individu selon son activité

❑ Processus industriels : - combustions et fumées


- exploitations minières et agricoles
- etc ...

1.3 - CARACTERISTIQUES DES PARTICULES

❑ DIMENSIONS
Elles varient sur une gamme très étendue : de 1 [mm] (1000 [µm] ) pour des gouttes de pluie ou
des poussières lourdes à 0,01 [µm] pour certaines suies ou la fumée de tabac , voire 0,001 [µm]
pour certaines poussières métallurgiques .

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2 - LES MECANISMES DE FILTRATION

Les filtres sont généralement constitués d'une couche ou d’un ensemble poreux ou fibreuse

Le nom de Filtre est réservé aux appareils conçus pour traiter des gaz peu chargés en poussières
(moins de 20 [mg] de poussière par mètre cube d’air) : pour des concentrations plus importantes,
on utilise des Dépoussiéreurs

Les filtres peuvent agir selon plusieurs mécanismes ou effet : effet de tamisage, d’inertie,
d'interception ou effet de diffusion

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Le but de la filtration étant d'arrêter les petites particules, on va favoriser l'effet de diffusion ce
qui impose une vitesse faible dans le média de filtration : pour avoir, à la fois, une vitesse frontale
suffisante et une vitesse faible dans le média filtrant, on a recours à des formes plissées ou
poches .

Le profil des poches est essentiel pour un bon fonctionnement :


- répartition homogène de la charge en poussière
- répartition de la perte de charge
- écoulement homogène de l'air

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3 - CARACTERISTIQUES DES FILTRES

Pour caractériser les filtres, on procède à des essais normalisés et on mesure trois quantités :
• I : quantité de poussières ou d’aérosol incident (AVANT le filtre : en AMONT)
• R : quantité de poussières ou d’aérosol retenu (DANS le filtre)
• E : quantité de poussières ou d’aérosol émergent (APRES le filtre : EN AVAL)

A partir de ces trois mesures, on détermine trois termes caractéristiques :


• Le RENDEMENT DU FILTRE R% : R % = 100 x ( I - E ) / I
• La PERMEANCE DU FILTRE P% : P % = 100 x E / I
• Le COEFFICIENT D’EPURATION CE : CE = I / E

R% P% CE
80 20 5
95 5 20
99,97 0,03 3 333
99,99 0,01 10 000
99,999 0,001 100 000
99,9998 0,0002 500 000

Le coefficient d’épuration est le paramètre le plus représentatif des trois .

L'efficacité des filtres varie en fonction du type de particules à arrêter. Plusieurs méthodes d'essai
normalisées sont donc utilisées : méthode gravimétrique, méthode opacimétrique , méthode
photométrique , méthode fluorimétrique

IL FAUT DONC TOUJOURS PRECISER LA METHODE D'ESSAI SI ON VEUT CARACTERISER CORRECTEMENT


UN FILTRE PAR SON EFFICACITE.

4 - CLASSEMENT DES FILTRES (ANCIENNE NORME)

Afin de permettre une comparaison et un choix correct, les caractéristiques d’essai (débit d’air
[m3/h] et perte de charge [Pa] ) doivent obligatoirement accompagnées la classe d’un filtre

CLASSIFICATION EUROVENT 4 / 5 CLASSIFICATION EUROVENT 4 / 4


CLASSE EFFICACITE CLASSE EFFICACITE
EU 1 A < 65 % GRAV EU 10 95,0  EI < 99,9 % DOP
EU 2 65  A < 80 % GRAV EU 11 99,9  EI < 99,97 % DOP
EU 3 80  A < 90 % GRAV EU 12 99,97  EI < 99,99 % DOP
EU 4 A  90 % GRAV EU 13 99,99  EI < 99,999 % DOP
EU 5 40  E < 60 % OPA EU 14 EI  99,9 % DOP
EU 6 60  E < 80 % OPA METHODE D’ESSAI DES FILTRES
EU 7 80  E < 90 % OPA GRAV : méthode gravimétrique
EU 8 90  E < 95 % OPA OPA : méthode opacimétrique
EU 7 E  95 % OPA DOP : méthode phoométrique

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4 - CLASSEMENT DES FILTRES (NOUVELLE NORME)

Le système de classification est lié aux performances du filtre selon trois tailles de particules
(PM10, PM2,5 et PM1) qui sont également utilisées comme paramètres d’évaluation de la qualité
de l’air en particules par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) et par d’autres organismes.

Définitions :
PM1 = masse des particules de 0,3 à 1 µm
PM2,5 = masse des particules de 0,3 à 2,5 µm
PM10 = masse des particules de 0,3 à 10 µm

La norme exige qu’un filtre doit avoir une efficacité minimum de 50% pour le classer dans une
catégorie. Par exemple, si un filtre retient plus de 50% de particules PM2,5 il sera classé en tant
que filtre ISO ePM2,5. Sa référence normalisée comprend également son niveau d’efficacité dans
la classe par incrément de 5% (ISO ePM2,5 50%, ISO ePM2,5 55%, etc.).

Nom de la classe Exigences

ePM1, min ePM2,5, min ePM10

ISO grossier x % - - < 50%

ISO ePM10 x % - - ≥ 50 %

ISO ePM2,5 x % - ≥ 50 % -

ISO ePM1 x % ≥ 50 % - -

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Les filtres dont l’efficacité est inférieure à 50% sur les PM10, sont référencés en ISO grossiers
x%, avec x leur efficacité de dépoussiérage sur la masse de particules.

Aucune corrélation directe n’existe entre


l’ancienne classification et la nouvelle. Un
temps d’adaptation de 18 mois en Europe a
été prévu avant la transition définitive
(annulation de la EN779).

Les méthodes d’essais n’étant pas comparables, il n’existe pas de corrélation directe entre l’ancien
classement EN 779, où un filtre ne rentrait que dans une seule catégorie, et la nouvelle
classification ISO 16890 où un filtre peut avoir une classification en ePM1, ePM2,5 et ePM10.
Cependant par expérience et concaténation des données bibliographiques sur les différents
médias, des tableaux indicatifs sont parus. Ces tableaux font référence auprès de plusieurs
fabricants de filtres pour ventilation générale.

Classes ISO ePM1 ISO ePM2,5 ISO ePM10 ISO Grossier

G3 - - - ≥ 80 %

G4 - - - ≥ 90 %

M5 - - ≥ 50 % -

M6 - ≥ 50 % ≥ 60 % -

F7 ≥ 50 % ≥ 65 % ≥ 85 % -

F8 ≥ 65 % ≥ 80 % ≥ 90 % -

F9 ≥ 80 % ≥ 95 % ≥ 95 % -

En conséquence, un filtre F7 suivant l’ancienne norme EN779, pourra être remplacé, par exemple,
avec un filtre étiqueté « ISO ePM1 60% » ou « ISO ePM2,5 70% » ou « ISO ePM10 85% » avec la
nouvelle norme.

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5 - TECHNOLOGIE DES DIFFERENTS FILTRES

Les filtres peuvent être distingués en cinq catégories selon leur utilisation ou leur technologie
particulière :

▪ 1ERE CATEGORIE : LES FILTRES EN CELLULE

Ils se présentent en panneaux plats quadrangulaires, montés en


glissière ou en tiroir dans les composants de ventilation : leurs
dimensions est de l’ordre de 0,50 x 0,50 à 0,60 x 1,00 [m] et leur masse
les rend d'une manipulation aisée.

Ils sont prévus :


- Pour des applications de confort ne réclamant qu'une efficacité
courante.
- Pour des débits d’air unitaires réduits : de 600 à 2 500 [m3/h].
- Avec des matériaux de filtrage divers tels que la soie de verre
(fibres longues ) , les fibres métalliques humectées d'huile , le papier ou les matières plastiques
à action électrostatique du fait de leur diélectricité .
- Avec des pertes de charge minimes : de l'ordre de 1,5 à 5,0 [daPa].

▪ 2EME CATEGORIE : LES FILTRES A POCHES

Ils sont également fabriqués en modules et peuvent se juxtaposer en batterie et sont utilisés :
- pour des efficacités nettement supérieures aux filtres plats :
filtrage fin , systèmes de conditionnement tout air par exemple
- pour des débits d’air de 600 à 2 500 [m3/h] mais pratiquement
sans limites en batterie.

Le média filtrant est constitué de poches réalisées en textile


artificiel comme le Tergal, ou en matière plastique ; I'effet de choc
est largement complété par la traversée du media de grande
surface, donc impliquant des vitesses de passage lentes < 1 [m/s]
De ce fait. leur perte de charge est élevée de l'ordre de 10 à 15
[daPa]

▪ 3EME CATEGORIE : LES FILTRES AUTOMATIQUES OU A DEROULEMENT

Ils sont constitués par un rouleau de média filtrant


se déplaçant entre deux axes pris dans un bâti,
lequel est intercalé dans un réseau de ventilation
ou dans une chambre d'aspiration ; ce
déroulement est commandé :
- par un dispositif chronologique lorsque l'air à
filtrer à une charge d'impuretés constante,
- par un pressostat lorsque la différence de
pression, consécutive à un encrassement de la
surface. Atteint une valeur prédéterminée
correspondant à un colmatage donné.

Ils sont utilisés :


- En ventilation de confort ou dans un système exigeant une filtration plus poussée : il suffit
d'adapter la nature du média a dérouler
- Pour des débits d’air importants : c’est en fait leur principal objectif. ils se substituent aux filtres
en cellules qu'il faut nettoyer ou remplacer selon leur nature , prestation qui devient vite
fastidieuse lorsque le module élémentaire a un débit nominal moyen de 1 500. [m3/h]

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Cette catégorie de filtres est économique à partir de 15 000 à 20 000 [m3/h] : il suffit simplement
de remplacer la bobine de filtre empoussiéré par un rouleau neuf ; certains constructeurs livrant
même des bobines avec contact de fin d’utilisation, déclenchant une alarme sonore ou visuelle
avertissant du moment de rechange !
La perte de charge est fonction de la rétention et de la surface filtrante ; à noter que par suite de
l'emploi d'un pressostat, le filtre peut être utilisé jusqu'au seuil de charge en poussières considéré
comme optimal .

▪ 4EME CATEGORIE : LES FILTRES EN DIEDRE

Ils sont conçus pour des installations de filtration ultra-fines


qualifiée d'absolue et nécessitent des vitesses d'écoulement très
faibles , de l'ordre de 0,2 à 0,5 [m/s] : pour éviter que les
équipements qui doivent les recevoir soient de dimensions
imposantes ( s’ils étaient montés en batteries ) , les
constructeurs se sont ralliés à cette forme géométrique de dièdre

Ils ont été mis au point :


- pour des mises en œuvre où la qualité de la filtration constitue un impératif absolu : salles
branches, fabrication de vaccins et de produits pharmaceutiques, industrie nucléaire, etc.

Ils sont constitués


- en papier cellulosique spécialement traité à cet effet : le papier étant imperméable aux
poussières ultra-fines ,
- en surfaces de synthèse,

Dans ce type de filtres. l’étanchéité entre cellules en dièdre et chassis-support est primordiale : les
plans de joint font donc l'objet d'une attention particulière notamment au niveau de leur planéité et
de leur propreté.

Compte tenu de leur rendement élevé de l'ordre de 99 % , les débits admis par cellule sont de
l'ordre de 150 à 300 [m3/h] pour des surfaces de traversée de 25 à 140 [m²] : on atteint de telles
valeurs. en réalisant des plissages profonds et tourmentés du média
Leur perte de charge est relativement faible : 15 [daPa] environ , mais il est préconisé de réserver
15 à 25 [daPa] pour prendre en compte le colmatage.
Ces filtres sont souvent précédés de filtres primaires ayant le rôle de préfiltres retenant les
poussières de l'ordre de 0,3 à 0,5 [m] .

▪ 5EME CATEGORIE : LES FILTRES DIVERS

Ces filtres peuvent être circulaires, à cartouches, à bain d’huile, à média démontables, à lavage
programmé, etc. et sont utilisés dans les divers systèmes de climatisation usuels .

Par exemple, les filtres électroniques désignés également par électrofiltres dont le principe de
rétention est basé sur l'ionisation des particules indésirables au voisinage de fils d'émission
alimentés sous tension élevée de l’ordre de 12 000 à 15 000 [V] en courant continu : les
poussières chargées électriquement dans la zone d'ionisation passent entre des plaques chargées
elles aussi électriquement mais de polarité contraire ( à ce stade , elles sont soumises à deux
forces : leur vitesse et le champ électrique engendré qui les attire vers les plaques de dépôt (

La résultante de ces deux forces permet aux particules de se déposer et leur trajet, avant de
rencontrer ces plaques, est d'autant plus court que la charge est plus forte : ; les particules les plus
grosses se déposant les premières : la longueur du parcours dépend de la vitesse de l’air dans le
caisson de filtration ; celle-ci étant de l'ordre de 1,5 à 2,0 [m/s

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