Audit Comptable: Normes, Fraudes et Bonnes Pratiques
Audit Comptable: Normes, Fraudes et Bonnes Pratiques
DE REVISION COMPTABLE
Session de juillet 2011
CORRIGE INDICATIF
EPREUVE DE REVISION COMPTABLE
PREMIERE PARTIE
1 – L’examen des indicateurs financiers montre une dégradation des résultats et des
capitaux propres (suite probablement à une distribution de dividendes). Le fait de
travailler avec le seuil de 2008 est nécessaire, mais il faut actualiser les données à
l’achèvement en fonction des chiffres 2009. Le seuil de signification planifié de
175 000 D représente 2,78 % des revenus de 2008.
Rubrique 2009 Fourchette Min Max Moyenne
Capitaux propres (avant résultat) 6 414 400 3à5% 192 432 320 720 256 576
Toutefois, selon la NCT 7 relative aux placements, à la date de clôture, il est procédé
à l'évaluation des placements à long terme à leur valeur d'usage. Les moins-values par
rapport au coût font l'objet de provision. Pour déterminer la valeur d'usage, il
convient de tenir compte de plusieurs facteurs tels que la valeur de marché, l'actif net,
les résultats et les perspectives de rentabilité de l'entreprise émettrice ainsi que la
conjoncture économique et l'utilité procurée à l'entreprise.
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Le cumul avec la mission de compilation est possible en assurant l’application de
mesures de sauvegarde.
Le montant est presque celui planifié dans l’étude de rentabilité du projet (Business-
plan), donc aucun montant n’est à provisionner. Dans tous les cas, on ne provisionne
pas une perte, mais une situation nette. La subvention (300.000) couvre 80% de la
perte (280.000), la situation nette a baissé de 50.000 dont 40.000 reviennent à A.
(0,25)
Parallèlement, selon l’ISA 540, le cabinet « Audit & Audit » doit vérifier la façon
dont la direction à procédé aux estimations comptables et les données sur lesquelles
elles sont basées. Dans le cadre de ses vérifications, l'auditeur doit apprécier si :
(i) la méthode d'évaluation utilisée est appropriée en la circonstance ; et
(ii) les hypothèses retenues par la direction sont raisonnables au regard des objectifs
d'évaluation du référentiel comptable applicable. (0,25)
2- Selon l’ISA 240, si l’auditeur détecte une fraude ou obtient des informations
indiquant la possibilité qu’une fraude ait été commise, il doit en faire communication
dès que possible à la direction, au niveau hiérarchique approprié. L’équipe d’audit
n’a communiqué qu’avec le président du conseil qui est lui-même une partie prenante
dans la transaction et ne constitue pas un niveau approprié. (0,25)
Si l’auditeur soupçonne une fraude impliquant la direction (ce qui est le cas), il doit
faire part de ses soupçons aux responsables de la gouvernance et s’entretenir avec
eux de la nature, du calendrier et de l’étendue des procédures d’audit nécessaires pour
achever la mission. Du fait de la nature et du caractère sensible d'une fraude mettant
en cause le président du conseil, l'auditeur rend compte de ces faits dès que possible à
l’ensemble du conseil d’administration et peut s'interroger sur la nécessité de le faire
également par écrit. (0,25)
L'auditeur peut considérer approprié d'obtenir un avis juridique pour l'aider à décider
des mesures appropriées qu'il convient de prendre.
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3- La mission spéciale confiée ne doit pas être un signe de remerciement au deuxième
avis exprimé.
Le cabinet « XY » ne doit pas accepter une mission d’arrêté des états financiers car il
prend la place de la direction. La direction est responsable de la préparation et de la
présentation fidèle des états financiers, en conformité avec le référentiel d'information
financière applicable. Selon l’ISA 200 (clarifiée), un audit effectué selon les Normes
ISA est mené sur la prémisse que la direction et, le cas échéant, les personnes
constituant le gouvernement d'entreprise, reconnaissent et comprennent la
responsabilité de l'établissement des états financiers conformément au référentiel
comptable, y compris, le cas échéant, leur présentation sincère. Si le cabinet « XY »
se charge également d’une responsabilité de la direction.
La lettre d’affirmation ne doit pas être signée par un des associés du cabinet « XY »
en tant que responsable financier et comptable. (0,25)
Les bonnes pratiques consistent à ne pas s’impliquer dans le processus d’arrêté des
états financiers, à respecter les dispositions des normes ISRS (délivrer un simple
constat avec zéro assurance) et ne pas signer la lettre d’affirmation. Selon l’ISA 580,
l’auditeur doit demander des déclarations écrites des dirigeants ayant des
responsabilités appropriées relatives à l'établissement des états financiers et la
connaissance des questions concernées. (0,25)
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Le cabinet doit mettre en place de mesures de sauvegarde nécessaire. Parmi ces
mesures de sauvegarde figurent par exemple :
- la modification du programme d'audit ;
- l'affectation à l’équipe d’audit de personnes dotées d'une stature suffisante par
rapport à la personne ayant rejoint le client ;
- l'intervention d'un professionnel comptable pour revoir les travaux effectués par cet
ancien membre de l’équipe d’audit. (0,25)
5 - La mission est une mission d’audit spécial du condensé des états financiers 2008
objet de l’ISA 800. Cette mission ne peut être réalisée que par l’auditeur qui a
exprimé une opinion sur les états financiers desquels les états condensés ont été
extraits. En effet, selon l’ISA 800, l'auditeur ne doit accepter une mission ayant pour
but d'émettre un rapport sur des états financiers résumés, selon les Normes ISA, que
s'il a été nommé pour effectuer un audit selon les Normes ISA des états financiers à
partir desquels les états financiers résumés seront extraits. (0,25)
Les bonnes pratiques consistent à ne pas accepter une telle mission sous aucun
prétexte s’il n’était pas l’auditeur en 2008. (0,25)
6 - La réserve porte sur un désaccord avec une disposition du référentiel IFRS, alors
que l’opinion exprime une conformité au référentiel système comptable des
entreprises. La réserve, telle que formulée, est donc sans objet. Elle risque d’être
interprétée comme une volonté, par le cabinet, d’exercer une pression sur la direction
pour l’amener à renouveler la mission, d’autant plus que la relation semble se
dégrader. (0,25)
Pour le cabinet « Audit & Audit » : ne pas enlever des réserves dans l’unique objectif
de « garantir » le renouvellement de la mission. (0,25)
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Rubrique 2009 2008 Variation % Variation
Capitaux propres (avant résultat) 6 414 400 6 957 970 -543 570 -7,81
Coût des ventes 3 133 456 3 567 564 -434 108 -12,17%
Résultat des activités ordinaires (avant I.S) 282 940 343 570 -60 630 -17,65
DEUXIEME PARTIE
Référentiel : IAS18
• Les produits des activités ordinaires générés par la vente des produits fabriqués
sont comptabilisés lorsque l’ensemble des critères suivants sont remplis (0,5
point à répartir 0,25 pour le point 3, et 0,25 pour le reste) :
1. L'entité a transféré à l'acheteur les principaux risques et avantages inhérents
à la propriété.
2. L’entité ne continue ni à être impliquée dans la gestion, telle qu’elle
incombe normalement au propriétaire, ni dans le contrôle effectif des biens
cédés.
3. Les coûts encourus ou à encourir concernant l'opération peuvent être
mesurés de façon fiable
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4. Le montant des produits des activités ordinaires peut être mesuré de façon
fiable.
5. Il est probable que des avantages futurs associés à l'opération iront à l'entité
(IAS18-§14).
• D’après l’énoncé, SMI n’a pas fabriqué ce type d’engin auparavant et n’est pas
en mesure d’évaluer de façon fiable les coûts à encourir pour réparer les
défaillances qui apparaitraient au cours de la première année de son utilisation.
D’après les ingénieurs de la SMI, il est très probable que ces défaillances
soient importantes. En conséquence, le coût (couru et à encourir) de cet engin
ne peut pas être mesuré de façon fiable et la vente n’est pas reconnue (0,5
point). Le montant encaissé (500.000 DT) par SMI constitue une avance
(passif) et les coûts encourus (350.000) des stocks à l’extérieur.
Comptabilisation :
Fin 2010 (0,25 point)
L’étudiant peut utiliser « charges comptabilisées d’avance » au lieu de stock en annulant les charges (crédit).
-Les actifs de support sont des actifs, autres que le goodwill, qui contribuent aux flux
de trésorerie futurs tant de l’unité génératrice de trésorerie examinée que d’autres
unités génératrices de trésorerie. (0,25 point)
Pour procéder à un test de dépréciation d’une UGT, une entité doit identifier tous les
actifs de support liés à l’UGT examinée. Si une partie de la valeur comptable d’un
actif de support :
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(a) peut être affectée à cette unité sur une base raisonnable, cohérente et permanente,
l’entité doit comparer la valeur comptable de l’unité, y compris la partie de la valeur
comptable de l’actif de support affectée à l’unité, à sa valeur recouvrable. Toute perte
de valeur doit être comptabilisée.
(b) ne peut pas être affectée à cette unité sur une base raisonnable, cohérente et
permanente, l’entité doit :
Pondération 1 2
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Test de dépréciation de la société TFA (0,5 point)
Valeur comptable de la société après dépréciation des 2 UGT : 3.900.000
Valeur du bureau administratif : 300.000
Total VC : 4.200.000
Valeur recouvrable TFA : 5.200.000
Dépréciation sur TFA : 0
Total dépréciation : 1.130.000 + 0 1.130.000
TROISIEME PARTIE
I–
1- DETERMINATION DE LA VALEUR DE L’ACTION « CM » SELON DEUX APPROCHES
2ème solution possible : La valeur ainsi déterminée 4.454.073 constitue la valeur des actifs
opérationnels à laquelle il faut ajouter les immobilisations financières (titres EM) évalués à 195MD
et déduire la dette initiale au 31.12.2010 nette de trésorerie (1.688 – 205) soit une valeur de
3.166.073 et une valeur unitaire de l’action de 211,072
Moyenne des bénéfices des 3 dernières années : 352,5 + 450 + 660 / 3 = 487.500 DT
0,25
Rémunération apport : - Augmentation du capital 2.720 x 100 = 272.000
- Prime de fusion 2.720 x 306,250 = 833.000
II –
Première question
1/ Etapes et opérations juridiques à accomplir par la société « CM » (1 point)
Les étapes et opérations juridiques à accomplir par la société absorbante « CM » sont les
suivantes :
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• La détermination de la parité d’échange des droits sociaux, le montant de la
soulte, la prime de fusion…,
• la détermination des droits des associés, des salariés et des dirigeants
• La détermination de la méthode retenue pour l’évaluation et les motifs du
choix effectué.
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- Convocation de l’AGE des détenteurs des actions ordinaires et de l’assemblée
spéciale des détenteurs de CI selon les conditions du délai et de forme prévues par les
statuts.
- Mise à la disposition des actionnaires deux mois avant la date de la réunion du :
• projet de fusion,
• rapport du commissaire aux apports,
• rapport du commissaire aux comptes,
• rapport de gestion des trois derniers exercices,
• rapports des conseils d’administration,
• états financiers nécessaires à l'information des associés,
• Modifications à apporter aux statuts de la société.
- réunion de l’AGE et de l’assemblée spéciale des détenteurs de CI. Le quorum à la
première réunion est d’au moins 50%, à défaut le quorum devient au minimum le
tiers. Les décisions sont prises à la majorité d’au moins les 2/3 des actionnaires
présents ou représentés ayant droit aux votes.
- Enregistrement des PV de l’AGE et de l’assemblée spéciale
- Dépôt au greffe du tribunal du PV de l’AGE et de l’assemblée spéciale,
- Publicité au JORT et aux deux quotidiens.
NB : Le candidat aura la note complète s’il énonce 4 des 8 étapes précitées
Deuxième question
L’apport net de « EM » est évalué à 1.105 MD [1.300 x 85%] donnant lieu à l’émission de
2.720 titres, répartis comme il est indiqué dans les tableaux suivants : (0,5 point)
CM 1.440 144.000
A 3.300 3.000 330.000 1.100 1.000
B 3.000 300.000 0 1.000
Aut. Act 1.860 186.000 620
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