Installation des réacteurs à eau sous pression
Installation des réacteurs à eau sous pression
DOCUMENTATION
30/09/2008
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
© Techniques de l’Ingénieur, traité Génie nucléaire BN 3 260 − 1
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
BN 3 260 − 2 © Techniques de l’Ingénieur, traité Génie nucléaire
27
20
La Meuse
7 9
3 2 6 11
10
4 14 15
5 8
13
28 21 22
7 9
3 1 6 11
20
29 10
4 14 15
5 8
12
13
10 Portique de manutention
16
11 Salle des machines
25 18 12 Bâtiment des auxiliaires généraux
23 13 Transformateur auxiliaire
24 14 Plate-forme stockage CO2 et H2
15 Transformateur principal
16 Bâtiment de traitement des effluents
26 17 Station de pompage - tranche 1-2
18 Déminéralisation
17 19 Prise d'eau en Meuse
20 Réfrigérant atmosphérique
1 Bâtiment réacteur - tranche 1 21 Sous-unité de contrôle
2 Bâtiment réacteur - tranche 2 22 Sous-unité de contrôle
3 Bâtiment combustible 23 Poste d'accès principal
4 Bâtiment des auxiliaires nucléaires 24 Bâtiment de sécurité
5 Bâtiment d'exploitation 25 Sous-unité technique
6 Bâtiment électrique et 26 Sous-unité technique
19 des auxiliaires de sauvegarde 27 Poste CERT
7 Réservoir PTR 28 Bâtiment intertranche
8 Bâtiment du groupe électrogène voie A 29 Bâtiment arrêt de tranche
La Meuse 9 Bâtiment du groupe électrogène voie B
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
© Techniques de l’Ingénieur, traité Génie nucléaire BN 3 260 − 3
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
BN 3 260 − 4 © Techniques de l’Ingénieur, traité Génie nucléaire
concevoir la cinématique de manutention pour que l’énergie tions sont adaptées aux caractéristiques et mouvements présumés
potentielle qui serait libérée pendant la chute, soit la plus faible du sol pour assurer la stabilité des ouvrages. Le mode de fixation
possible. L’assemblage est transporté à un niveau le plus bas pos- et le spectre d’excitation des points d’ancrage des matériels impor-
sible tout en évitant qu’il puisse heurter d’autres équipements. tants pour la sûreté (cuve du réacteur, générateurs de vapeur,
L’évacuation du combustible usé fait appel au concept d’évacua- pompes, réservoirs) sont déterminés par des études de simulation.
tion sous fosse. L’emballage de transport (château) est placé direc- (3) Le SMS se déduit du séisme maximal historiquement vraisemblable (SMHV) par la
relation donnée par la Règle fondamentale de sûreté (RFS) no 1.2.c :
tement sous la piscine de stockage. L’accostage réalisé est
ISMS = ISMHV + 1 (en unité d’intensité MSK)
étanche ; l’intérieur du château étant mis en communication avec
le fond de la piscine de stockage, un dispositif de transfert descend Par ailleurs, il est vérifié que les équipements non calculés au
alors directement l’assemblage dans le château de transport, au séisme ne peuvent pas, par leur ruine ou leur chute, agresser des
travers du plancher d’un compartiment de la piscine. On évite ainsi équipements importants pour la sûreté.
d’avoir à lever le château au niveau du plancher de service de la
piscine, à l’y plonger, puis à effectuer la manœuvre inverse avec un Exemple : la ruine de la salle des machines, lors d’un séisme, ne
château chargé d’assemblages usés. L’évacuation sous fosse sup- doit pas empêcher la fermeture des vannes d’isolement sur l’eau d’ali-
prime donc le risque de chute, réduit la capacité du pont de manu- mentation des GV et sur la vapeur.
tention et allège les structures du BK.
2.1.3.3 Chute d’avions
2.1.3 Agressions d’origine externe La parade à la chute d’avion est l’éloignement des équipements
redondants pour éviter leur endommagement simultané. Pour les
Les agressions d’origine externe (tableau 2) à prendre en équipements non redondants (enceinte de confinement, salle de
compte dépendent du site, lequel peut être plus particulièrement commande), les calculs de résistance prennent en compte la chute
soumis à un risque d’origine naturelle (séisme, inondation, tasse- d’un avion de l’aviation générale du type Cessna 210 monomoteur
ment, cyclone, vent extrême) ou humaine (circulation terrestre, de 1,5 t ou Lear Jet 23 bimoteur de 5,7 t (en référence à la RFS
aérienne ou fluviale, exploitation industrielle dangereuse à proxi- no 1.2.a).
mité).
2.1.3.4 Protection contre les actes de malveillance
Des clôtures spécifiques sont prévues pour séparer les diffé-
Tableau 2 – Agressions d’origine externe. rentes zones, de sorte qu’il faudrait franchir plusieurs barrières
Dispositions d’installation surveillées avant d’arriver au contact d’un matériel sensible (équi-
pement électrique par exemple) et les accès sont contrôlés. De
Risque Dispositions d’installation requises plus, selon la sensibilité des locaux à une agression, une protection
spécifique peut être mise en œuvre.
Inondation ............................. Calage hors d’eau du niveau de la
plate-forme
2.1.4 Critère de défaillance unique
Séisme................................... Calcul des structures
Pour s’assurer que la conception d’un système important pour la
Chute d’avion........................ Éloignement des bâtiments les uns sûreté est suffisamment homogène et robuste, on applique succes-
des autres, murs épais sivement, à chaque équipement de ce système ou des systèmes
Malveillance .......................... Séparation des zones et contrôle auxiliaires nécessaires à son fonctionnement, une défaillance uni-
des accès que et on vérifie que la fonction de sûreté demeure assurée(4).
(4) Pour la définition complète du critère de défaillance unique et son application,
conformes à la réglementation, le lecteur se reportera à la RFS no 1.3.a.
Dans la définition d’un standard, il est considéré une enveloppe Ce critère conduit, a minima, à doubler systématiquement les
des risques économiquement acceptables pour le palier technique. fonctions de sûreté du réacteur et à concevoir l’installation de telle
Des dispositions techniques particulières sont prises, le cas manière qu’un défaut sur une voie ne puisse se propager à l’autre
échéant, pour tout site qui présenterait un risque plus élevé. voie.
2.1.3.2 Séisme
2.2.1 Installation du circuit primaire principal
Le séisme majoré de sécurité(3) (SMS) du site servant de base au
dimensionnement des bâtiments est déduit des études géologi- L’évacuation de la puissance résiduelle générée par le cœur à
ques, géophysiques et sismotectoniques. En particulier, les fonda- l’arrêt du réacteur en l’absence de fonctionnement des pompes
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
© Techniques de l’Ingénieur, traité Génie nucléaire BN 3 260 − 5
primaires demande que les générateurs de vapeur soient installés La réglementation de la radioprotection (tableau 3) demande
à une hauteur suffisante par rapport à la cuve, pour que la circula- notamment que les matériels et procédés soient conçus et exploi-
tion de l’eau primaire puisse s’établir par thermosiphon. tés, et le travail organisé de sorte que les expositions profession-
nelles restent inférieures aux limites prescrites et aussi basses que
raisonnablement possible.
2.2.2 Installation des groupes de pompage
Le fonctionnement correct des pompes aspirant de l’eau à une
température proche de l’ébullition nécessite qu’elles soient instal-
lées à une cote bien inférieure à celle du réservoir dans lequel elles Tableau 3 – Radioprotection - Dispositions d’installation
aspirent [critère de NPSH : Net Pressure Suction Head (hauteur
de charge nette à l’aspiration)]. Les pompes aspirant dans des Risques Dispositions d’installation requises
volumes situés au niveau le plus bas des bâtiments (puisards,
Zones de radioprotection
condenseur) sont ainsi installées dans des puits et les tuyauteries
de liaison sont courtes pour éviter les pertes de charges à l’aspira- Rayonnement Protection biologique par écrans et murs épais
tion. Manutention sous eau
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
BN 3 260 − 6 © Techniques de l’Ingénieur, traité Génie nucléaire
Exemple : les zones vertes sont à accès permanent : il n’est pas 2.4 Regroupement des équipements
nécessaire d’en contrôler le temps de séjour, ni de prendre des mesu-
res particulières de protection ; le débit de dose y est inférieur à dans les bâtiments
0,025 mSv/h. Les zones rouges sont, sauf cas exceptionnel, interdites
d’accès ; elles sont signalées par un balisage d’interdiction et L’affectation des équipements dans les bâtiments et dans les
condamnées physiquement. différents locaux est fondée sur des exigences de confinement et
de regroupement fonctionnel.
■ Impact de la radioprotection sur l’installation
Au cours des études de conception et d’installation des maté- 2.4.1 Confinement
riels, il est vérifié que les voies d’accès et les zones de travail sont
situées dans des zones à faible débit de dose. Des écrans de pro- Les circuits fortement radioactifs sont implantés dans le BR qui
tection biologique sont mis en place si les équipements ne peuvent assure le confinement des matières radioactives, notamment en
pas être déplacés. cas d’accident.
Les systèmes de ventilation desservant la zone contrôlée sont Dans les autres bâtiments, les matériels susceptibles d’être
séparés de ceux desservant les zones non contrôlées. En zone contaminés (robinetteries présentant un risque de fuite le long de
contrôlée, le flux d’air circule des locaux les moins contaminés la tige) sont rassemblés dans des locaux particuliers équipés d’une
vers les locaux les plus contaminés avant d’être aspiré, filtré puis ventilation spécifique. C’est en particulier le cas :
rejeté après contrôle. — pour la partie hors pression du circuit de contrôle volumé-
trique et chimique implanté dans le BAN ;
— pour les circuits de pompage et de refroidissement du fluide
2.3.2 Accessibilité primaire en situation accidentelle, implantés dans le BAS. La réin-
jection, dans le BR, des effluents actifs collectés en cas de fuite est
prévue.
Les locaux à accès contrôlé sont regroupés géographiquement
pour faciliter les formalités de contrôle et d’accès.
Un compromis est recherché entre une circulation facile, permet- 2.4.2 Regroupement fonctionnel
tant la réduction des temps d’intervention, et les contraintes résul-
tant du confinement ou de l’implantation en casemates destinés à Le regroupement dans un même bâtiment, des composants et
limiter la propagation de la contamination atmosphérique et le des circuits participant à une même fonction permet de diminuer
débit de dose. la longueur des liaisons et donc les coûts ; les opérations de mise
en service, d’exploitation et de maintenance sont aussi facilitées
Pour permettre la surveillance et l’exploitation des équipements, (pour les équipements électriques par exemple). Le regroupement
les bâtiments sont toujours accessibles, à l’exception du BR qui ne est systématique, sous réserve qu’il ne s’oppose pas à l’application
l’est qu’à l’arrêt du réacteur(5). Dans une même centrale, toutes les d’un critère de sûreté (critère de séparation par exemple).
tranches sont identiques, se déduisant l’une de l’autre par transla-
tion de manière à reproduire à l’identique les conditions d’accès et Certaines fonctions particulières occupent un bâtiment complet,
d’intervention sur les équipements. comme le bâtiment de traitement des effluents (BTE), la station de
pompage et l’huilerie.
(5) Rendre le BR accessible en service aurait été techniquement possible, mais aurait
présenté des risques pour le personnel. La solution retenue est plus satisfaisante pour la
sûreté du confinement.
2.4.3 Contrôle-commande centralisé
La législation du travail impose des règles de conception pour
les itinéraires d’accès et de dégagement : hauteur et largeur de Pour garantir les conditions d’ambiance nécessaires à leur bon
passage, nombre et longueur maximale des itinéraires. La section fonctionnement, en faciliter la maintenance et la protection contre
de passage minimale est de 2 m × 0,8 m. Le passage ne doit pas les agressions et actes de malveillance, les matériels électriques
être entravé par des tuyauteries circulant au sol, des câbles électri- sont installés, de préférence, dans des locaux spécialisés. En
ques, des volants de vannes, des pièces de supportage ou autres contrepartie, cette disposition impose un volume de câblage
obstacles qui pourraient causer des blessures. En conséquence, les important entre les équipements dispersés dans la centrale et le
tuyauteries cheminent de préférence au voisinage des parois. bâtiment électrique.
Lorsqu’elles croisent un itinéraire d’accès, elles sont alors instal-
lées au plafond. Les itinéraires de circulation dans les bâtiments ne 2.4.3.1 Installation des équipements électriques
doivent pas franchir de limites entre zones contrôlée et non
contrôlée. On s’efforce de les rendre aussi courts que possible. Les équipements électriques sont installés, par type de matériel,
dans des locaux séparés à l’intérieur du bâtiment électrique.
Pour limiter les risques de propagation d’incendie, les câbles
2.3.3 Maintenance pénètrent dans les armoires par le bas, ce qui conduit à disposer
les entreponts de câblage directement sous ces locaux. Les orifices
de passage des câbles dans les parois sont obturés par un maté-
L’optimisation de la maintenance au niveau du plan de masse
riau coupe-feu.
concerne essentiellement l’aménagement des voies de circulation
et la disposition des moyens de manutention pour le convoyage
des gros composants. 2.4.3.2 Installation des câbles
Au niveau des bâtiments, la maintenance impose des aires de Pour limiter le risque de propagation d’incendie vers d’autres
démontage. équipements, les câbles électriques sont regroupés pour former
des axes de câblage qui sont installés de préférence dans des
Exemple : aires pour le tubage d’un condenseur, ou la dépose du locaux séparés : gaines techniques, galeries ou entreponts. Les
couvercle de la cuve. tablettes sont spécialisées et affectées à un seul type de câble.
L’affectation ordonnée pour un chemin de câblage horizontal,
Lorsque l’exploitant est amené à soulever une charge supérieure considérée du bas vers le haut est la suivante : câbles de puissance
à 25 kg, l’installation sur ces aires d’un moyen de manutention fixe moyenne tension, puis basse tension, services généraux, contrôle
est à envisager. et mesures.
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
© Techniques de l’Ingénieur, traité Génie nucléaire BN 3 260 − 7
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
BN 3 260 − 8 © Techniques de l’Ingénieur, traité Génie nucléaire
T
3.3 Calages en niveaux
Salle des machines
Le niveau de la plate-forme principale est fixé de sorte que la
centrale soit protégée de la crue maximale définie par application
des critères de sûreté (cf. § 2.1.3). Le choix définitif du niveau vise
J aussi à réaliser l’équilibre déblais-remblais. Les bâtiments de l’îlot
Z nucléaire sont calés de manière invariante par rapport à la plate-
forme.
V
La salle des machines peut avoir un calage variable d’un site à
l’autre par rapport à l’îlot nucléaire. Son niveau est essentiellement
fonction de la source froide : rivière, mer ou aéroréfrigérants.
D
A A
L Voie A 4. Installation générale
W
des bâtiments
D
Voie B
L’organisation des bâtiments est présentée sur les figures 3 et 4.
PTR R
N
4.1 Bâtiment réacteur (BR)
Le stockage des assemblages usés n’a pas été implanté dans le
bâtiment réacteur, car l’enceinte étanche aurait alors été d’un dia-
mètre plus important et donc nettement plus coûteuse. Il aurait
N
fallu aussi rendre ce bâtiment normalement accessible pendant le
K fonctionnement du réacteur pour permettre les actions de sur-
veillance et d’exploitation à réaliser sur le combustible usé.
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
© Techniques de l’Ingénieur, traité Génie nucléaire BN 3 260 − 9
Bâtiment BAS/BL
Salle de
commande
Accumulateurs RIS
Pompes primaires
Générateurs
de vapeur
Générateurs
de vapeur
Bâche Cuve Zone A
PTR
Préssuriseur
Pompes primaires
Accumulateurs RIS
Zone B
Compartiment
désactivation
Compartiment
transfert
Un espace de 1,80 m de large sépare ces deux parois et permet En cas d’accident sur la chaudière nucléaire, et tout particu-
la récupération des fuites de la paroi interne par mise en dépres- lièrement, en cas de perte de refroidissement primaire (APRP),
sion. Ce procédé constitue un confinement dynamique. l’enceinte assure la protection de l’environnement extérieur en
La paroi externe protège la paroi interne (épaisse et résistant à constituant une barrière étanche aux produits radioactifs solides,
la pression) des intempéries et des variations d’ensoleillement. Elle liquides et gazeux libérés au cours de l’accident. Des organes
peut être dimensionnée pour participer à la résistance aux agres- d’isolement sont disposés sur toutes les traversées (tuyauteries
sions externes (chute d’avion). ou gaines de ventilation). En cas d’accident, ces traversées sont
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
BN 3 260 − 10 © Techniques de l’Ingénieur, traité Génie nucléaire
Piscine de
stockage
Équipements
électriques
du
combustible
Cuve
Équipements
mécaniques
Réservoir de Échangeur RRA Casemates des Entreponts Équipements
décharge du pompes RIS et EAS de cablage électriques
pressuriseur 6,6 kV
et 380 V
fermées de manière à reconstituer la continuité de la barrière de annexes en situations normales et accidentelles. Réalisées en
confinement. béton d’un mètre d’épaisseur, elles permettent au personnel
d’accéder au bâtiment (cf. § 4.1.1). La « jupe » des structures inter-
nes constitue la barrière de protection de l’enceinte de confine-
4.1.3 Circuit primaire du réacteur ment contre les missiles qui seraient émis par le circuit primaire.
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
© Techniques de l’Ingénieur, traité Génie nucléaire BN 3 260 − 11
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
BN 3 260 − 12 © Techniques de l’Ingénieur, traité Génie nucléaire
Elle contient également la centrale de ventilation des auxiliaires ment à l’alimentation des circuits de sauvegarde RIS et EAS en cas
nucléaires. d’accident sur le réacteur.
La zone B contient : Pour limiter la longueur de la liaison avec les pompes RIS et
— des matériels du circuit de traitement des effluents primaires EAS, ce bâtiment est situé à côté du BAS, contre le BR.
(TEP) ;
— des purges de générateurs de vapeur (APG) ;
— des réservoirs intermédiaires ou de contrôle. 4.9 Bâtiment de traitement des effluents
(BTE)
4.5 Salle des machines Le BTE, commun à toutes les tranches, regroupe :
— les installations de traitement des effluents liquides usés (TEU)
Le groupe turboalternateur est constitué d’une turbine tournant
et des effluents solides (TES) ;
à 1 500 tr/min entraînant directement le rotor d’un alternateur tri-
phasé de puissance nominale apparente de 1 650 MVA. — les systèmes de rejet des effluents liquides (KER, TER, SEK) ;
— l’atelier de décontamination ;
La turbine comporte : — la laverie ;
— quatre admissions de vapeur vive (avec chacune vanne d’arrêt — des systèmes auxiliaires (réfrigération intermédiaire TRI et
et robinet d’admission séparés) disposées coté BR pour diminuer ventilation DVQ, engins de manutention).
la longueur des tuyauteries vapeur ;
— un corps haute pression à double flux ; Il comprend également des locaux électriques et des vestiaires
— trois corps basse pression à double flux ; d’accès.
— six soutirages vapeur pour l’alimentation des réchauffeurs et
de la bâche alimentaire du poste d’eau ;
— deux séparateurs-surchauffeurs utilisés pour le séchage et la
surchauffe de la vapeur sortant du corps haute pression avant son
admission dans les corps basse pression. 5. Le concept européen EPR
L’axe du groupe turboalternateur est orienté vers le BR pour limi-
ter, d’une part, les risques d’impacts sur le BR et, d’autre part, les
Le concept européen EPR (European Pressurized Water Reactor )
efforts sur les barillets vapeur - les tuyauteries principales vapeur
a été développé conjointement par les industriels et les électriciens
ayant alors un tracé symétrique.
français et allemands pour répondre aux spécifications des électri-
ciens des deux pays en satisfaisant aux exigences des autorités de
sûreté de France et d’Allemagne (cf. article [BE 3 102] Réacteurs à
4.6 Station de pompage eau ordinaire sous pression. Le projet EPR du présent traité).
La station de pompage assure la prise d’eau, sa filtration et son De nouvelles propositions sont faites concernant l’installation.
pompage.
L’implantation et la cote des circuits d’eau doivent permettre
d’assurer l’alimentation en eau, une bonne dilution thermique et 5.1 Concept à quatre trains
une dilution des effluents.
Les fonctions de sauvegarde du réacteur sont assurées par qua-
tre trains physiquement indépendants, mais de capacité moindre
4.7 Bâtiment des groupes électrogènes que dans le concept à deux trains (4 × 50 % en général au lieu de
2 × 100 %). Dans ce concept, au moins deux trains doivent rester
L’alimentation électrique des auxiliaires importants pour la opérationnels, ce qui conduit à des dispositions d’installation
sûreté est réalisée, en cas de perte du réseau électrique, par deux différentes : ainsi, le plan de masse propose une disposition à qua-
groupes électrogènes à moteur Diesel situés chacun dans un bâti- tre bâtiments BAS disposés autour de l’enceinte de confinement.
ment. Les deux bâtiments spécifiques à une tranche sont géogra- Les matériels électriques sont installés dans les niveaux supérieurs
phiquement séparés et implantés de part et d’autre du BL. de chacun des BAS.
Les bâtiments Diesel ont leurs fondations et leurs structures
indépendantes de celles des bâtiments adjacents. 5.2 Prévention des accidents graves
Pour la protection contre l’incendie, chaque bâtiment est divisé
en deux parties : Une chambre de récupération est disposée sous la cuve du réac-
— une fosse étanche et enterrée contenant la citerne de teur afin d’assurer le confinement d’un cœur fondu (corium) qui
combustible (autonomie 3,5 jours) et une bâche de recueil des aurait percé la cuve du réacteur.
égouttures ; Le fond du BR est un réservoir d’eau disponible pour le remplis-
— le groupe électrogène, le local électrique et un réservoir sage de la piscine (correspondant au réservoir PTR). Cette eau est
journalier de stockage (autonomie 70 min à pleine puissance). Sur également disponible pour le refroidissement du corium.
la toiture-terrasse sont disposés les aéroréfrigérants et les silen-
cieux d’échappement des gaz, protégés par une structure en béton
armé. 5.3 Dose collective annuelle
Pour améliorer les conditions d’exploitation et de maintenance
4.8 Bâtiment du réservoir de stockage des équipements actifs, l’objectif de la dose collective annuelle a
d’eau de la piscine (PTR) été fixée à 0,50 (homme × Sv)/an. Cette contrainte forte a initié
l’étude de systèmes automatiques faisant appel à la robotique,
Ce bâtiment contient le réservoir métallique de stockage de l’eau pour réaliser des taches complètes de contrôle et de maintenance
de la piscine du bâtiment réacteur. Cette réserve d’eau sert égale- sur un équipement primaire (cuve ou générateur de vapeur).
Toute reproduction sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie est strictement interdite.
© Techniques de l’Ingénieur, traité Génie nucléaire BN 3 260 − 13