Projet Nouboue Ok
Projet Nouboue Ok
Promotion EA5
2017-2019
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SOMMAIRE :
TITRES……………………………………………………………………………..PAGES
Sommaire…………………………………………………………………………………..2
I- RESUME DU PROJET……………………………………………………… 4
II- TRAJECTOIRE DE VIE DU PORTEUR DE PROJET............................5-6
III- CONTEXTE ET JUSTIFICATION ………………………………………7-8
SCHEMA I : SITUATION DE REFERENCE………………………………9
IV- EVALUATION TECHNIQUE DU SYSTEME D’EXPLOITATION …...10
IV-1- EVALUATION DES FACTEURS ET DES MOYENS DE
PRODUCTION : SITUATION DE REFERENCE…………………….10-11
IV-2- Objectif du projet……………………………………………………...11
IV-2-1- Objectif global……………………………………………………….11
SCHEMA II : SYSTEME D’EXPLOITATION…………………………...12
VI-2-2-Objectis spécifiques………………………………………………….13
IV-2-3- Résultat attendu……………………………………………………..13
VI-3-Evaluation technique du système d’exploitation……………………..13
VI-4- Evaluation des systèmes de cultures………………………………13-14
VI-5- Description des opérations techniques du système de culture…..14-19
VI-6- Evaluation des ressources à mobiliser pour réaliser les opérations du
système d’exploitation : résultat de la description technique………….19-20
VI-7- Quantité des produits et sous-produit……………………………….21
VI-7- Evaluation du système d’exploitation : description des interactions
entre les composantes……………………………………………………….21
VI-9- Répartition et organisation du travail…………………………….22-23
V- STRATEGIE DE COMMERCIALISATION…………………………24-25
VI- EVALUATION ECONOMIQUE……………………………………….26-28
VII- EVALUATION FINANCIERE…………………………………………29-31
VIII- PLAN DE DECAISSEMENT………………………………………………32
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I- RESUME DU PROJET
Je m’appelle NOUBOUE JEROME EMMILIEN âgé de 30 ans fiancé, et père de deux
enfants. J’ai vu le jour un 1er janvier 1989 à BIALANGUENA dans l’Arrondissement
de MBANGASSINA, Département du Mbam et Kim, Région du Centre. Je suis le fils de
NOUBOUE BARTHELEMY et de BAOUTE MARIE tous vivants et résidants à Talba. Je
suis issu d’une famille monogamique de neuf enfants. Titulaire d’un CEP, j’ai suivi
plusieurs formations dont la dernière est celle d’exploitant agropastoral du programme
PCP-AFOP au CDRT de TALBA. A la fin de cette formation, je suis appelé à présenter un
projet d’insertion qui est appuyé par le Gouvernement. Mon projet porte sur la création de
deux hectares de cacaoyers associés aux Bananier-plantains et agrumes. C’est ainsi que j’ai
choisi comme lieu d’installation pour mon projet à Nguila. Un village situé dans
l’Arrondissement de Ntui, Département du Mbam et Kim, Région du Centre.
A travers mon projet, je pourrais donc lutter contre la pauvreté et améliorer mes conditions
de vie.
Mon objectif est de mettre en valeur deux hectares de terrain en cultivant le
cacao associé au bananier-plantain et les arbres fruitiers. Le choix d’un seul système
permet de bien suivre son évolution pour permettre aux plants de bien se développer et
donner une bonne production en quantité comme en qualité ; afin de concurrencer les
autres producteurs. Pour ce faire, je dois mettre en pratique mes connaissances techniques
de production, la méthode de travail, l’analyse du marché et pouvoir développer son
évolution dans le temps et dans l’espace. Dans les années à venir je me lancerai dans
d’autres secteurs de production tels que l’élevage, la pêche et les cultures vivrières pour
satisfaire mes besoins et ceux des populations.
RECAPITULATIF DES COUTS FINANCIERS DU PROJET
N° Rubriques Montant
1 Coût total du projet en première année 1 600 000
2 Apport personnel 100 000
3 Appui recherché 1 500 000
4 RA 278 662
5 RA/ACTIF 139 331
6 Réinvestissement en deuxième année 501 350
7 Réinvestissement en troisième année 357 100
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Dimension Sociale
Dimension cognitive.
Je commence mon parcours scolaire en classe de la Sil à l’école publique de Talba en 1994
et j’obtiens le CEP en 2004 dans le même établissement. Après mon CEP à Talba, je pars
pour Yaoundé où je fais un apprentissage en mécanique en 2005. Dès 2010 j’obtiens une
attestation en mécanique, en tôlerie, en électricité, en peinture auto et en soudure auto dans
un garage où on apprenait toutes ces métiers. Après mon apprentissage j’ai travaillé dans
un garage où j’ai passé deux ans de 2010 en 2012. En 2012, j’entre dans la vie religieux
à la paroisse Téate-talba et j’entre dans le mouvement ACE COP-MONDE (action
catholique des enfants du monde) et je me fais former comme accompagnateur ACE COP-
MONDE du diocèse de BAFIA à TEATE et j’obtiens une attestation des
accompagnateurs en 2014. De 2018 à 2020, je suis aussi une formation en agriculture et
l’élevage au centre de développement rural de Talba (CDRT) pour le compte du
programme C2D/ AFOP.
Dimension Economique
Les activités antérieures que j’ai menées qui me rapportaient un peu d’argent sont :
La mécanique auto ici, j’étais en formation et je percevais quelques francs suite à une
commission, ce qui me payait le taxi quotidien. J’ai aussi travaillé dans une Fabrique des
parpaings de la place, les revenues m’aidaient à subvenir à mes besoins de base : santé,
logement, habillement et nutrition etc. Après, j’ai encore mené quelques activités
économiques au village. Dès mon retour au village en 2013, je suis recruter à la sous-
préfecture de Mbangassina comme agent d’entretien des véhicules du personnel, ces
revenus m’ont servi à me soigner, à me nourrir et de venir en aide à mes petits frères qui
vont encore à l’école. Après mon retour de Mbangassina, je signe un contrat d’entretien
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d’une plantation cacaoyère d’une superficie d’un hectare à trois-cent mille (300.000) une
année à Talba. Les revenus de mon activité mon servit de me faire une petite maison d’une
chambre et un salon en nattes de raphia et d’assurer ma santé. J’ai aussi commencé une
petite activité agricole avec ces mêmes revenus. Etant en formation en agro pastorale au
CDRT comme EA5, je profitais de mes congés ou des MSP en famille pour faire des
pointages afin de résoudre quelques problèmes financiers.
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CONTEXTE.
NGUILA est situé dans la Région du Centre, dans le Département du Mbam et kim
Arrondissement de NTUI. Nguila est un village autonome il est à quelques kilomètres de
Ntui sur la grande route de Yoko.
Nguila présente Un relief accidenté qui est constitué des collines, des montagnes et des
hautes terres.
Un climat équatorial doté d’une grande saison sèche qui va du 15 Novembre au 15 Mars et
d’une petite saison de pluies qui va du 15 Mars au 15 Juin, la petite saison sèche qui va du
15 Juin au 15 Aout et la grande saison de pluies du15 Aout au 15 Novembre.
La végétation de Nguila est celle de foret. Elle est contournée de plusieurs cours d’eau,
des marécages et des bas-fonds.
Le sol de Nguila est une terre rouge et a des cailloux par endroits. Il est couvert d’une
végétation indicatrice de fertilité.
Les animaux que nous pouvons retrouver dans cette localité sont : Hérissons, biches,
antilopes, rats etc.
Ces populations mènent des activités économiques qui tournent tout autour de
l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et du petit commerce.
JUSTIFICATION.
L’origine de l’idée du Project ici vient de la responsabilité qui m’incombe dans la famille.
Ce projet porte sur la culture du cacaoyer * BP et arbre fruitier.
Le projet est nécessaire en ce moment pour mon autonomisation, mon insertion dans la
société et dans le circuit économique. Une foi le projet réalisé je pourrais résoudre
quelques problèmes sur le plan alimentaire, de la santé, scolarité ; pour tout dire, résoudre
les problèmes de ma famille : devenir autonome et être à l’abri du besoin.
Mes motivations profondes sont sur le prix du kilogramme du cacao qui ne fait que
monter ces jours ; la route NTUI- YOKO qui passe par NGUILA et qui sera bitumée.
Cette route est une opportunité pour moi elle va me permettre d’évacuer ma production.
J’ai acheté deux hectares de terrain à NGUILA. Dont l’attestation d’abandon des droits
coutumier a été signée par le donateur et ces témoins d’une part, de l’acheteur et ces
témoins d’autre part et du chef de village du troisième degré de NGUILA. C’est une forêt
vierge traversée par un cours d’eau. On retrouve par endroit des pentes. Cette parcelle est
réservée uniquement pour la culture du cacaoyer et elle est située à 4 km du centre de
NGUILA et à un kilomètre et demi de la maison d’habitation. Ce terrain n’a jamais été
travaillé. Pour y accéder, on peut le faire par moto et à pied.
b- Le capital :
Pour le moment je fais dans l’entretien d’une cacaoyère de deux hectares et c’est un
contrat que j’ai signé avec le propriétaire du champ pour le partage de la production par
pourcentage. Les revenus de ce contrat vont entrer dans la mise en œuvre de mon projet. Je
compte épargner une somme de 100 000FCFA à la fin du contrat au mois de décembre
2021 et cet argent pourra me servir de capital.
Je dispose à l’heure actuelle le petit matériel tel que: machettes, limes, plantoirs,
décamètre. Ce matériel peut me permettre de commencer la mise en œuvre de mon projet
et li est déjà utilisé.
Comme autre moyen de production, je dispose une pépinière de cacaoyer de 450 plants et
200 plants d’arbres fruitiers en pépinière. Je compte travailler le gombo et le piment que
je vais produit pendant la saison sèche dans un bas-fond la production et les ventes de
gombo et piment vont m’aider à mobiliser mon apport personnel.
d- La main d’œuvre:
L’équipe de mise en œuvre du projet sera constituée du porteur de projet, que je suis et de
mon épouse c’est la main d’œuvre intérieur et familiale. Nous allons superviser le travail,
réaliser certaines activités comme le Plantin des rejets, des plants de cacaoyer et des arbres
fruitiers etc. Il y aura aussi une main d’œuvre temporaire extérieur qui sera sollicitée dans
la réalisation de mon projet pendant des moments d’intenses activités. Elle sera composée
de quatre (04) personnes de sexe masculin. Ils vont réaliser les activités comme la
trouaison, le Plantin des rejets, des plants des agrumes et des plants de cacaoyer sous ma
supervision. Ils pourront aussi faire l’abattage, le brûlis des arbres, le transport des plants et
des rejets.
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Pour le moment, je pratique la culture des arachides associée aux maïs et manioc sur une
superficie 2500m². Je fais aussi dans la culture des ignames. Toutes ces cultures sont mise
en place en fin Mars et début Avril. La distance qui sépare ces parcelles et mon lieu
d’habitation est de 1000m. Nous pouvons y aller à pied ou à moto pendant la saison
pluvieuse ou pendant la saison sèche.
Le petit commerce qui est basé sur l’achat et la vente des mandarines pendant le mois de
septembre peut être considérer comme activité non agricole que nous pratiquons. A cela,
nous pouvons aussi ajouter les activités socio-culturelles qui se limitent à la participation
aux répétitions de la chorale qui se font deux fois par semaine le mercredi et le samedi à
15 heures 30mn.
Mon objectif global est de subvenir à mes besoins personnels de santé, d’habitat et sociaux
par la production et la vente des régimes de bananiers-plantain, des fèves de cacaoyer et
des fruits.
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L’avantage de ce système est qu’il va me permettre de mettre sur le marché deux produits
agricoles qui se vendent bien dans cette localité, la présence des marchés et une population
active, l’accessibilité de la localité avec la route qui sera bitumée permettra l’évacuation
des produits dans les lieux de vente et même, on pourra aussi vendre sur place.
Le cacaoyer est l’espèce choisie. Elle sera constituée de la variété des plants hybrides
à cycle court et plus productifs (1,5 à 2 tonnes à l’hectare) vulgarisée actuellement par le
programme semencier cacao-café (PSCC) et l’Institut de recherche agricole pour le
développement (IRAD). Nous allons acquérir les plants auprès de ces organismes que nous
avons cités plus haut.
L’espèce bananière plantain sera constituée des rejets des variétés locales appréciées
par les consommateurs (l’irrata, Endjoh, BIG EBANGA…) ces variétés s’adaptent mieux à
notre zone agro écologique et sont répandues dans ma localité d’insertion en plus, ce sont
des variétés cultivées par la plus part de nos référents et se vendent mieux. Les cycles de
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production varient entre 10 et 14 mois ce qui nous permettra de disposer des régimes de
plantain à vendre à partir de la 2e année d’activité.
Les arbres fruitiers seront constitués des espèces suivantes : orangers, mandarinier,
avocatiers et safoutiers. Les orangers et les avocatiers seront des plants greffés et les
safoutiers seront des marcottes dont je vais m’en procurer auprès des semenciers
spécialisés de la zone qui font dans la mise en place des pépinières et ont des variétés
améliorées. Ces variétés sont appréciées par la population de la localité et les vendeurs
dans nos différents marchés.
4.4.2- Mode de la combinaison dans l’espace.
Le cacaoyer sera la culture principal il sera planté au écartement de 3m x 3m pour une
densité d’environ 1 111 plants par hectare. Ce qui voudrait dire que, nous aurons besoins
de 2 222 plants de cacaoyer pour les deux hectares que nous allons mettre en place. Le
bananier plantain va suivre le piquetage du cacaoyer et sera toujours planté aux mêmes
écartements et occupera le milieu des quatre plants de cacaoyer ainsi, nous aurons
également le même nombre de rejets que de plants de cacaoyer soit 2 222 rejets. Les
arbres fruitiers seront disposés dans la parcelle à un écartement de 18 m x 18 m pour une
densité de 30 arbres fruitiers par hectare. Ses arbres vont me procurer de l’ombrage. Nous
aurons besoins de 60 plants d’arbres fruitiers pour les deux hectares, nous même nous
allons faire une pépinière de 30 plants et acheter les 30 autres.
1- Choix du site.
Mon choix fut basé sur la nature du site et de la fertilité du sol, la couleur du sol, la
présence d’un cours d’eau et l’accessibilité. Ce choix a déjà été fait par moi-même en
Août 2019.
Pour avoir les plants de bonnes qualités, nous avons pensé faire nous-même une pépinière
sur place dans le lieu d’insertion à NGUILA pour limiter aussi les dépenses sur le
transport. Pour cela, nous comptons lancer une pépinière de 2500 plants au mois de
novembre. Ces plants seront en pépinière de novembre jusqu’au mois d’avril. La
construction de l’ombrière, le remplissage des sachets, le classement des sachets et le semi
des fèves dans les pots sera réalisé avec six personnes pendant trois semaines. Le suivi de
la pépinière qui consiste à l’arrosage, au désherbage et remplacement des fèves qui n’ont
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pas poussées sera réalisé par moi-même et va nous prendre 72 jours en 6 mois. Pour cette
pépinière que nous allons mettre en place, on aura besoin de 2500 sachets, de 120
cabosses, de l’arrosoir, de deux plantoirs, de deux machettes, de deux limes, d’un
décamètre de 100m, d’une ficelle de 100m, d’une Pelle bêche, des poteaux, des lattes.
Cette activité va souvent se répéter chaque année pour la préparation de l’entretien de ma
plantation dans le cadre des remplacements des plants mort.
3- Déboisement.
Il va consister à déboiser en fauchant l’herbe et les arbres de diamètre moyen cette activité
sera faite par trois ouvriers temporaires pendant sept jours au mois de décembre. Il faudra
trois machettes et trois limes. Le déboisement ne sera plus nécessaire en deuxième et
troisième année. Cette activité deviendra le défrichement sous forme d’entretien de la
plantation. Il se fera trois fois par an ceci dans le souci de maintenir les jeunes plants dans
la propreté.
4- Abattage.
Il est question d’éliminer les essences nuisibles pour le cacao et de diminuer l’ombrage en
laissant le nombre d’arbres indiqué par hectare. L’abattage va s’effectuer au mois de
février par un technicien sollicité pendant quatre jours. Nous allons payer sa main
d’œuvre, 20 litres de carburant et 2 litres d’huile. L’élimination des arbres se poursuivra en
fonction de l’évolution de la plantation en deuxième et troisième année nous allons le faire
par le brûlis des arbres que nous allons sélectionner dans la plantation.
5- Tronçonnage.
Pour le tronçonnage, il est question de faire le découpage des arbres et de faire des andains
pour favoriser le piquetage et la disposition des plants et de pouvoir bien se déplacer dans
l’exploitation. Ce travail va se faire toujours au mois de février pendant quatre jours et
avec une personne.
La recherche des jalons va se faire au mois de mars pendant onze jours par une personne.
Ce sont des piquets d’un mètre et demi de hauteur et d’un diamètre de deux centimètres qui
serviront à matérialiser les points de Plantin pendant le piquetage. Nous aurons besoin de
2 222 jalons.
7- Piquetage.
Pour le piquetage, il est question de matérialiser les endroits de plantation à l’aide d’une
ficelle, d’un décamètre, des gabarits et des jalons en respectant des écartements adoptés.
Ce piquetage va se faire au mois de mars durant cinq jours et accompagné de trois
personnes.
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Nous allons acheter nos rejets de bananier plantain auprès des producteurs en activité
installés dans la localité et des référents. Nous allons le faire au mois d’avril et nous seront
seul et pendant cinq jours. Il nous faudra 2 222 rejets pour deux hectares. La deuxième
année, on aura toujours besoin des rejets pour faire le remplacement des manquants. Nous
aurons besoin de 500 rejets que nous faire la commande auprès des producteurs installés. A
la troisième année, nous n’allons faire ces remplacements.
Nous allons transporter les rejets à l’aide d’un véhicule que nous allons prendre en
location. Pendant une journée, nous allons effectuer cette activité avec deux autres jeunes
au mois d’avril. Nous aurons encore à transporter les rejets en deuxième année pendant une
journée.
10- Trouaison.
Pour la trouaison, je vais faire les trous de cacao et de bananier plantain plus arbres
fruitiers. Sur les endroits initialement matérialisés lors du piquetage. Pour le cacao, ces
trous auront la dimension des pots pour faciliter le Plantin. Pour le B.P, nous allons faire
des trous de 30cm x 30cm x 30cm et arbre fruitiers 30cm x 30cm x 30cm dans une
superficie de deux hectares. Cette activité va se faire au mois d’avril et nous allons
employer trois personnes pour une main d’œuvre temporaire pendant sept jours. Le
nombre de trous est de 4 504 trous pour les deux hectares. Cette activité va revenir en
deuxième et troisième année pour le cacaoyer, les arbres fruitiers et le bananier plantain.
12- Plantin.
Pour le Plantin, il est question ici de mettre nos plants et nos rejets en terre en association
comme prévu et chacun dans les trous respectifs. Cette mise en terre des plants et des rejets
va se faire au mois de mai, nous serons accompagnés de deux personnes pendant quatorze
jours. Nous aurons besoin de trois bassines et d’une brouette pour le transport des plants et
des rejets. Nous allons aussi utiliser un litre d’insecticide et de 20 sachets de fongicide
pour traiter les rejets avant de les mette au sol. Nous allons refaire le Plantin en deuxième
année et en troisième année pour faire les remplacements dans le champ.
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13- Défrichement.
Nous allons procéder au premier défrichement de notre parcelle au mois d’août. Cette
activité entrera dans les opérations d’entretien. Pendant dix jours, deux personnes vont le
faire. Ce défrichement va continuer au mois d’octobre toujours avec deux personnes et
pendant dix jours. Pendant la deuxième et la troisième année, nous allons défricher notre
champ pendant trois fois en un an. Le premier défrichement va se passer au mois d’Avril
accompagné des opérations de remplacement des manquants, le deuxième défrichement
aura lieu au mois de Juillet et le dernier au mois d’octobre.
Le remplacement des manquants va se faire pour combler les vides pour les plants qui
seront mort dans le champ pour que celui-ci n’est pas de vide. Cette activité va se dérouler
au mois d’avril mai. Je serais avec mon épouse et nous travaillerons pendant sept jours.
15- La taille.
Nous allons pratiquer la taille de notre jeune cacaoyère pour permettre une bonne
croissance des plants et prévoir un bon rendement. Elle sera effectué au mois de mars et
pendant sept jours, par nous-même.
Nous traiterons nos plants contre les insectes et la pourriture brune des cabosses ce
traitement va commencer au mois de juin je vais faire accompagner de mon épouse
pendant sept jours. On aura besoin de 5 litres d’insecticide et 50 sachets de fongicides. Les
traitements phytosanitaires vont se faire tous les ans en fonction de l’évolution du champ
et des maladies qu’on peut rencontrer.
18- Ecabossage :
Il consistera à casser les cabosses de cacao à l’aide des gourdins, extraire les fèves et se
débarrasser de la coque. Cette activité se fera par moi en 01 jour aux mois d’Octobre,
Novembre et Décembre à chaque séquence de l’année. Nous aurons besoin des cuvettes,
brouette et des sacs pour le transport des fèves.
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19- Fermentation:
La fermentation est indispensable pour diminuer rapidement le pouvoir germinatif des
fèves et développer les précurseurs de l’arôme du chocolat. Les fèves nouvellement
extraites sont déposées à l’intérieur d’une caisse en bois qui sert de bacs de fermentation.
Les fèves sont ensuite recouvertes de feuilles en vue d’une fermentation pendant 07 jours
aux mois d’Octobre, Novembre et Décembre.
20- Séchage :
Pour le séchage il faut éviter de le faire sur une surface goudronnée car les particules de ce
dernier dénaturent la valeur des fèves. Je vais faire sécher mes fèves de cacaoyer sur les
bâches. Le séchage se fera jusqu’à ceux que je constate que les fèves sont bien sec pendant
08 jours aux mois d’Octobre, Novembre et Décembre.
21- Conditionnement et stockage :
Les fèves de cacao seront conditionnées dans les sacs à jute et stocké dans un endroit
prévu à cet effet jusqu’à la vente.
Mois Janv. Fév. Mars Avril Mai Juin Juill. Août Sept. Oct Nov. Déc.
.
QTE de W. HJ 0 24 33 28 14 16 0 0 0 6 10 14
Chart Title
35
30
25
20 H.J.SC1
15
10
0
Janv. Fév. Mars Avril Mai Juin Juill. Août Sept. Oct. Nov. Déc.
Interprétation : l’histogramme du SP montre que les de février, mars, avril sont les mois
plus surchargée. Ce qui signifie que nous allons faire appel à une main d’œuvre temporaire
extérieur payante pour pouvoir avancer rapidement dans la réalisation de mes activités.
Pour réaliser les opérations de mise en œuvre de mon projet il nous faudra un certain
nombre de matériel et équipement. Il s’agit de : quatre (4) machettes ; deux (2) plantoirs ;
un (1) décamètre ; une (1) brouette ; un (1) arrosoir ; un (1) pulvérisateur ; un (1) fut en
plastique ; un(1) sécateur ; un (1) kit de production.
Pour les intrants nous aurons besoins d’un défrichement de deux (2) hectares ; un abattage
plus tronçonnage ; 2500 plants de cacaoyer ; 60 plant des arbres fruitiers ; 2500 rejets de
bananier plantain ; 2 222 trous de cacaoyer et rejet de bananier plantain ; le Plantin de
2 222 plants de cacaoyers et de rejet de bananier ; le Plantin de 60 plants d’arbres fruitiers,
le piquetage sur les deux hectares ; le transport des plants et des rejets et un défrichement.
Nous aurons aussi besoin 20 L de carburant ; 2L d’huile ; un litre d’insecticide ; 5kg
d’engrais foliaire ; 4 limes et de 20 sachets de fongicide.
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Pour le système de production, que nous allons mettre en place, les produits qui sortiront
sont : les régimes de bananier plantain, les fèves de cacaoyer, les fruits. Les sous-produits
sont : les rejets de bananier plantain. Nous avons résumé cette production dans le tableau
ci-dessous sur une période de trois ans.
Tableau des performances du système de culture pour une période de trois ans.
Pour un début, mon système de production est constitué d’un système de culture composé
de trois espèces ou spéculations différentes à savoir le cacao, la banane-plantain et les
arbres fruitiers qui seront en association sur 2ha. Le bananier plantain servira d’ombrage
pour les jeunes plants du cacaoyer à l’aide de son feuillage. Les feuilles de BP mortes
serviront pour la reconstitution de l’humus. Les revenus du BP serviront pour le
financement de certaines activités de l’exploitation. Avant l’entrée en production du
cacaoyer, les revenus du bananier plantain qui commence en deuxième année soutiendront
les activités de l’exploitation. J’associerai à mes activités agropastorales des activités telles
que ; le petit commerce et j’offrirai mes services en tant qu’exploitant agropastorale formé
de qualifié. Le revenu de mes activités non agricole me permettra d’entretenir mon
exploitation à travers l’achat des intrants et le salaire de la main d’œuvre temporaire ;
Survivre durant la 1ère année avant que mon champ n’entre en production.
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Pour acquérir les moyens de production, nous allons faire une prospection des
établissements et quincailleries de nos différentes villes les plus proches que sont NTUI,
OBALA et YAOUNDE. Pour faire une inspection des prix des matériels, équipements et
intrant. C’est dans ces structures que nous allons solliciter que nous allons acheter notre
matériel et équipement.
Le maintien de la fertilité sera assuré par le défrichement manuel que nous allons
appliquer dans l’exploitation, le non pratique du brulis. Nous allons limiter l’utilisation des
herbicides et des produits chimiques dans l’exploitation. Les herbes fauchées pendant le
rabattage seront laissées sur place et vont se décomposer pour une fertilisation des plantes.
Nous allons aussi compléter cette action par l’utilisation raisonnée des engrais chimique à
des doses prescrites.
Evaluation des risques liés au système de production et les moyens d’y faire
face.
Je vais palier ce risque en plaçant au moins un jalon pour chaque plant et en nettoyant
autour de chaque plant avant de commencer le défrichement.
Dans ce cas j’entrerais dans les groupes d’entre-aides pour palier à cette difficulté.
Je vais contourner ce risque en plaçant des tuteurs sur les troncs des bananiers plantains.
Il sera limité par un bon réglage d’ombrage et une bonne aération de la plantation et je
vais acheter un chien qui fera une garde permanente.
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V- STRATEGIE DE COMMERCIALISATION
Les marchés qui me permettront d’évacuer mes produits sont : le marché de NGUILA, le
marché de NTUI, le marché de BATSCHENGA, d’OBALA et de YAOUNDE.
Dans nos marchés nous retrouvons des ménagères, des acheteurs ambulants, des GIC, des
coopératives, les revendeurs et revendeuses ou « Bayam-sellam », qui sont considérés ici
comme les grossistes pour aller revendre dans des grandes villes. Les G.I.C et les
coopératives réunissent leurs marchandises puis trouvent des partenaires et ils discutent sur
les prix et s’ils tombent d’accord les partenaires viennent porter les marchandises sur place.
Comme concurrents, il y’a les autres producteurs qui viennent aussi écouler leurs
marchandises sur ces marchés et qui ont les mêmes produits que moi. Ces produits peuvent
être le manioc et ces dérivés, le macabo, la patate, l’igname. Pour faire face à cette
concurrence, nous allons faire l’effort de mettre sur le marché les produits de bonne
qualité à temps pour gagner la confiance des clients. Pour les fèves de cacao, nous allons
adhérer dans une coopérative de la localité pour mieux vendre.
Le plantain et les fruits se vendent à tout moment car la demande est régulière : cependant,
les périodes de grandes fêtes religieuses sont les moments de forte demande et les périodes
de sècheresse.
Les prix du plantain varient en fonction des périodes et de la production de l’année ; ces
prix varient aussi en fonction de la grosseur du régime et de la qualité.
Mois Janv. Fév. Mars Avril Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc.
Prix 1500 1500 2000 2000 2000 1500 1500 2000 2000 1500 2000 2000
Lorsqu’on analyse ce tableau on constate que le prix moyen du plantain vendu aux
revendeurs est de 1790F ce prix varie aussi lorsqu’on vend directement aux
consommateurs.
Le cacao se vend directement dans notre localité, les exportateurs à travers leurs acheteurs
viennent négocier les prix avec les responsables des coopératives et G.I.C. Ces dernières
années le cacao se vend bien dans notre localité, le tableau ci-dessous donne la variation
des prix observés au sein de notre organisation paysanne.
Pour mieux commercialiser nos produits, nous comptons mettre en pratique un certain
nombre de stratégie à savoir :
Le tableau des consommations intermédiaires montre que, en première année nous aurons
besoin de 321 100FCFA pour les intrants. 118 850 FCFA en deuxième et 81 100FCFA en
troisième année.
Le tableau des investissements biologiques nous montre que ceux-ci s’élève à 1 104 400
FCFA en première année de 372 500FCFA, 225 000 FCFA en deuxième année et
troisième année respectivement.
Le tableau des produits du système de culture un (SC1), montre que nous avons
1 100 000 FCFA de produit brut (PB) en première année, 1 160 000FCFA en deuxième et
4 735 500FCFA en troisièmes année.
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Interprétation : le tableau coût du projet montre un coût total du projet de 1 600 000
FCFA en première année, 1 278 900FCFA seront consacré aux investissements et 321 100
FCFA au fonctionnement (CI). En deuxième et troisième année, nous allons réinvestir par
les revenus de mes activités secondaires telles que la culture du gombo et du piment que je
compte lancer en décembre 2021 dans un bas-fond pour produire à contre saison. Ainsi, le
coût total du réinvestissement en deuxième année est de 501 350FCFA et de
357 100FCFA en troisième année.
LE PLAN DE FINANCEMENT
Année Année 1 Année 2 Année 3
Charges Subventi Apport Autofi Subven Apport Subven
Apport Autofinan Autofina
on personn nance tion person tion
personnel cement ncement
AFOP el ment AFOP nel AFOP
A. CHARGES
D’INVESTISSEME
NTS
Machette 0 0 10 000 0 10 000 0 0 10 000 0
Plantoirs 0 0 10000 0 0 0 0 0 0
Décamètre 0 0 5 000 0 0 0 0 0 0
Ficelle 0 0 5 000 0 0 0 0 0 0
Pelle 0 0 3 500 0 0 0 0 0 0
Brouette 0 0 25 000 0 0 0 0 0 0
Arrosoir 0 0 5 000 0 0 0 0 0 0
Pulvérisateur 0 0 40 000 0 0 0 0 0 0
Fût en plastique 0 0 25 000 0 0 0 0 0 0
Seaux 6 000 0 0 0 0 0 0 6000 0
Cuvette 0 0 10 000 0 0 0 0 10 000 0
Sécateur 0 0 5 000 0 0 0 0 0 0
Combinaison 0 0 25 000 0 0 0 0 25000 0
Déboisement 0 0 80 000 0 0 0 0 0 0
Abattage 90 000 0 0 0 0 0 0
0
+tronçonnage 0
Achat des plants 2 500 0 87 500 0 22 500 0 0 0 0
A.F.
achat rejets 42 500 0 187 500 0 50 000 0
trouaison cacao 0 0 111 100 0 62 500 62 500
trouaison B.P 0 0 111 100 0 25 000 0
Plantin cacao 0 0 111 100 0 62 500 62 500
Plantin B.P 0 0 111 100 0 25 000 0
piquetage 20 000 0 0 0 0 0 0 0
1er défrichement 25 000 0 25 000 0 75 000 75 000
transport des plants 0 0 50 000 0 25 000 25 000
transport des rejets 0 0 50 000 0 25 000 0
BUDGET DE TRESORERIE
BUDGET DE TRESORERIE POUR L'ANNEE travail du CI avec le jeune
Septembr Novembr
ANNEE Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Aout Octobre Décembre
e e
Recettes (Encaissement)
Vente des régimes 0 0 0 0 0 0 0 0 550 000 0 0 550 000
vente de fèves 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
vente des rejets 0 0 0 0 0 0 0 0 60 000 0 0 0
Apport personnel 19 500 0 20 000 16 000 19 500 0 0 0 25 000 0 0 0
Autofinancement 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 71 000
Subvention 155000 109 500 390 000 409 700 307 200 28 600 0 0 0 0 0 100 000
TOTAL
174 500 109 500 410 000 425 700 576 700 28 600 0 250 000 25 000 0 0 421 000
Encaissements
Dépenses de l'exploitation
Investissements 70 000 90 000 674 300 111 100 111 100 70 000 0 0 0 0 72 400 80 000
Consommation Int
0 19 500 0 0 94 000 28 600 154 000 0 25 000 0 0 0
SC1
Annuité 98 435 98 435 98 435
Prélèvements privés 54 165 54 165 54 165 54 165 54 165 54 165 54 165 54 165 54 165 54 165 54 165 54 165
TOTAL
124 165 163 665 728 465 165 265 357 700 152 765 208 165 152 600 79 165 54 165 126 565 232 600
Décaissements
Soldes de trésorerie 50 335 -54 165 -318 465 260 435 219 000 -124 165 -208 165 97 400 -54 165 -54 165 -126 565 188 400
Soldes cumules 50 335 -3 830 -322 295 -61 860 157 140 32 975 -175 190 -77 790 -131 955 -186 120 -312 685 -124 285
Interprétation :
Le budget de trésorerie montre un solde cumulé qui est négatif juste par ce que c’est l’année d’investissement. Les ventes ne peuvent pas encore
couvrir les besoins de l’exploitation. Pendant ces moments difficiles que nous allons traverser, nous comptons sur les revenus qui proviendront du
champ que nous avons pris en pourcentage ; nous allons aussi pratiquer la culture du gombo et du piment en saison sèche dans un bas- fond.
Après la troisième année de mise en place de mon projet, je compte continuer tout
d’abords à l’entretien de mon champ de cacao. Les revenus que je ferai de la vente du
de la banane plantain et des fèves de cacao me permettra de voir comment je pourrais
ouvrir un autre hectare de cacaoyer associé au bananier plantain. Pour ce faire, je
compte engager un ouvrier permanent avec qui, je ferai un contrat annuel en quatrième
année. Je compte faire un bâtiment d’élevage de trois loges pour un élevage de porcs
donc un verrat et deux truies. Je compte sur les bénéfices que je pourrais garder dans
mon compte.
ANNEXE