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Exposé de Chimie

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Exposé de chimie analytique Université de Mbujimayi

UNIVERSITE DE MBUJIMAYI
Fondation Cardinal J.A MALULA

FACULTE DES SCIENCES APPLIQUEES


Département des Mines
B.P 225

MBUJIMAYI

INTRODUCTION A LA CHIMIE ANALYTIQUE


ENVIRONNEMENTALE: PRELEVEMENT,
TRAITEMENT ET CONSERVATION DES
ECHANTILLONS

Présenté par : MGENI MIGHA Peter

Promotion : Grade I Génie Minier

ANNEE ACADEMIQUE 2017 - 2018

Peter MIGHA Page 1


Exposé de chimie analytique Université de Mbujimayi

I. INTRODUCTION

Pour bien mener notre travail, nous nous sommes vus obligés de commencer par une
étude de notre champ de recherche. Par définition, la chimie analytique est une science qui
permet d'acquérir des informations concernant un matériau ou un échantillon et d'en tirer une
composition chimique (élémentaire ou moléculaire) à l'aide de méthodes scientifiques.

En effet, lorsque la chimie analytique est appliquée à l’environnement, elle aura pour
objectif :

 De nous permettre à mesurer des milliers de substances jusqu’alors inconnues


afin d’évaluer leurs risques environnementaux,

 D’utiliser les outils analytiques adaptés afin de fournir des valeurs fiables de
composition chimique qui permettront le suivi de la qualité de l’environnement,
 D’établir une évaluation réelle des impacts et par la suite d’amener à des prises
de décisions sereines et acceptées.

II. CHIMIE DE L’ENVIRONNEMENT


La notion d’environnement est apparue seulement depuis quelques années, accolée à
quelques autres notions du monde scientifique ; exemple : « chimie analytique de
l’environnement » ou « génie chimique appliqué à l’environnement ». Particulièrement la
Chimie de l’environnement constitue une jeune discipline au sein de la chimie, qui nécessite
une délimitation par rapport à d’autres disciplines scientifiques. Sous la dénomination chimie
de l’environnement, nous voulons désigner ce domaine de la chimie qui traite des aspects
chimiques, des processus intervenant dans l’environnement.
Pour approfondir cette définition, la chimie de l’environnement traite des sources et
des puits, du transport (des cycles), de la distribution ainsi que des réactions et des effets des
substances dans l’eau, le sol et l’air et leurs impacts sur le monde vivant, donc sur les
hommes, les animaux, les plantes et les microorganismes, ainsi que sur des choses inertes
telles que les bâtiments et les matériaux. Au cœur de la chimie de l’environnement, on trouve
donc les propriétés des composés, leur répartition dans l’environnement et les connaissances
qu’on peut en déduire sur les processus complexes se situant entre origines et effets.
Autrefois, sur un plan chimique, quand il s’agissait d’environnement, il était habituel de
n’avoir qu’une vision locale, la « chimie de la vie autour de nous », la chimie de tous les jours
; mais aujourd’hui il est devenu primordial de porter son regard beaucoup plus loin, de façon

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plus globale et ceci à cause de la distribution plus étendue des substances qui posent problème
pour l’environnement. Le « réacteur où se déroulent les réactions du globe terrestre » est
aujourd’hui au centre de l’intérêt que portent les hommes à leur environnement.

III. L’ECHANTILLONNAGE A DES FINS D’ANALYSES ENVIRONNEMENTALES


L’échantillonnage à des fins d'analyses environnementales regroupe une série des
étapes traitant de façon spécifique un échantillon. Ces étapes décrit un ensemble de bonnes
pratiques qui régissent la planification et la réalisation des travaux d'échantillonnage et vise
ainsi à assurer la qualité des prélèvements d'échantillons ainsi que la validité des données
scientifiques qui en découlent.
3.1 LA PLANIFICATION D’UNE CAMPAGNE D’ECHANTILLONNAGE
L’objectif de l’échantillonnage à des fins d’analyse environnementales est
d’obtenir des renseignements sur un milieu donné à l’aide des échantillons représentatifs.
Une bonne planification de la campagne d’échantillonnage est nécessaire pour
éviter les pertes de temps et les erreurs. Elle doit tenir compte du contexte et des objectifs du
projet dans lequel l’échantillonnage doit avoir lieu.
La planification d’une campagne d’échantillonnage à des fins d’analyse
environnementales peut s’inscrire dans des contextes suivant :
 Une surveillance environnementale ou industrielle,
 Une catastrophe environnementale,
 Une connaissance d’un milieu,
 Une évaluation du rendement de certains équipements et épurateurs, etc.
Et les objectifs dans lesquels la planification d’une campagne
environnementale peut s’inscrire sont :
 Réduire ou harmoniser les impacts sur un milieu,
 Evaluer l’efficacité ou les effets d’une intervention ou d’un procédé de
traitement,
 Vérifier le respect d’une règlementation,
 Améliorer la connaissance d’un milieu, etc.
Tout dépendra alors du contexte et des objectifs assignés à un projet. Pour cela,
nous voyons que la planification de la campagne d’échantillonnage peut se faire en tenant
compte des éléments suivants :

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 Faire ressortir le ou les buts visés et élaborer un programme adéquat


d’assurance et de contrôle de la qualité des résultats,
 Se procurer des renseignements concernant les matières premières utilisés, le
procédé de fabrication employé, les polluants susceptibles d’être rejetés, la réglementation
applicable,
 Etablir une liste de tous les paramètres qui devront être analysés et des aspects
logistiques associés, etc.
3.2. LA MANIPULATION DES OBJETS SERVANT A L’ECHANTILLONNAGE
Les résultats d’une campagne d’échantillonnage peuvent être entachés de
plusieurs erreurs reliées aux manipulations effectuées lors de l’échantillonnage. Une série de
technique relativement simples permettant de réduire au minimum le nombre de ces erreurs
sont :
 Le rinçage des équipements,
 Le lavage des équipements d’échantillonnage,
 Le lavage des contenants d’échantillon,
 L’enregistrement des échantillons,
 La conservation des échantillons,
 Avoir les notes de terrain.

IV. L’ECHANTILLONNAGE DES SUBSTANCES


4.1. L’ECHANTILLONNAGE DES SOLS
L’objectif de l’échantillonnage du sol est de fournir un petit volume de sol à
des fins d’analyse qui est représentatif du volume entier du sol dans la zone à intérêt. Il y a
plusieurs façons d’atteindre cet objectif. Pour cela, dans notre travail nous parlerons des
quelques étapes primordiales à suivre afin d’aboutir à l’échantillonnage des sols.
4.1.1 Types d’échantillons
Lors de l’échantillonnage des sols, deux types d’échantillons peuvent
être prélevés pour des fins d’analyse environnementales dont : les échantillons ponctuels et les
échantillons composés.
 L’échantillon ponctuel est prélevé à un emplacement précis sur le terrain. Il
permet d’avoir une idée précise de la contamination à différents endroits sur le terrain et de
définir la variabilité de la contamination dans l’espace,

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 L’échantillon composé est, pour sa part, constitué d’un ensemble de sous-


échantillons individuels, combinés en proportions égales ou de façon proportionnelle au poids
ou au volume du secteur ou du lot que chaque sous-échantillon représente. Contrairement à
l’échantillon ponctuel, ce type d’échantillon ne fournit qu’une valeur moyenne de la
contamination pour un volume donné de sol.
La décision de procéder à un échantillonnage ponctuel ou composé dépend de
plusieurs facteurs comme le degré d’homogénéité des sols, le type d’échantillonneurs, le
degré de volatilité de la contamination, l’objectif poursuivi par la campagne d’échantillonnage
et ainsi de suite.
4.1.2 Méthodes d’échantillonnage
Une méthode d’échantillonnage de sol pour analyse environnementale
doit permettre de prélever un échantillon représentatif qui n’a subi qu’un minimum
d’altérations découlant de son prélèvement. L’échantillon doit être représentatif d’un
emplacement précis et avoir un volume suffisant pour les besoins d’analyse. On recommande
que la taille de l’équipement de prélèvement tienne également compte du diamètre des plus
grosses particules à prélever.
Les méthodes d’échantillonnage peuvent également être divisées en
trois catégories à savoir :
 L’échantillonnage de faible profondeur ;
 L’échantillonnage dans une tranchée ;
 L’échantillonnage à partir d’un forage.
Les différents types d’échantillonneurs seront utilisés en fonction de la
méthode d’échantillonnage et de la granulométrie des sols échantillonnés.
1o L’échantillonnage de faible profondeur

L'échantillonnage de faible profondeur s’effectue à moins d’un


mètre de profondeur. Il nécessite l’utilisation des techniques simples et d’un équipement
facilement disponible et transportable. Les échantillons peuvent être prélevés rapidement à
l’aide de ces trois échantillonneurs de prélèvement :

 Pelle et truelle

Lorsque l'échantillon à prélever se situe très près de la surface, une pelle ou une
truelle est utilisée. La méthode d'échantillonnage consiste essentiellement à creuser un trou à
l'aide de la pelle ou de la truelle et à prélever le volume désiré de sol. Le trou doit avoir une
bonne surface avec des parois stables afin d’éviter que les sols de surface ne retombent dans

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le fond et qu’ils soient prélevés. L’échantillon doit alors être prélevé de préférence sur les
parois, à une profondeur bien définie. Le préleveur doit procéder de la façon la plus
systématique possible afin de pouvoir reproduire les mêmes conditions d'échantillonnage d'un
emplacement à l'autre. Cette méthode a comme principal inconvénient de remanier
considérablement le sol lors de l'échantillonnage et ainsi de favoriser l’évaporation des
composés volatils.

 Tarière manuelle
Ce système d'échantillonnage comprend une tarière, une rallonge et une
poignée en T, reliées ensemble au moyen de raccords permettant de les démonter facilement.
Des modèles de tarières sont conçus pour prélever des échantillons dans différents types de
sols, allant de sableux à argileux. Leur utilisation est cependant plus difficile dans les sols
compacts ou rocailleux.

Le prélèvement d'un échantillon de sol à l'aide d'une tarière se fait en enfonçant


manuellement la tarière dans le sol par un mouvement de rotation dans le sens des aiguilles
d'une montre. Généralement, deux ou trois révolutions permettent d'enfoncer la tarière
d'environ 10 cm. Une fois la tarière enfoncée sur toute sa longueur, elle est retirée du sol et
l'échantillon est recueilli en renversant la tarière. L'échantillon ainsi prélevé est remanié

Figure 1 : Tarière manuelle

 Tube d’échantillonnage
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Cette méthode consiste à prélever un échantillon en enfonçant un tube dans le


sol en partant de la surface. Une fois enfoncé au maximum, le tube est ressorti et l'échantillon
de sol est récupéré.
Il existe différents modèles de tubes d'échantillonnage sur le marché, selon les
types de sols. La longueur du tube proprement dit varie de 20 à 52 cm, selon le modèle. La
figure 2 présente deux exemples de tubes d'échantillonnage. Le modèle (a) est ouvert sur sa
longueur, ce qui permet une observation des couches de sols directement sur le terrain. Le
modèle (b) est conçu de façon à pouvoir exercer une pression avec le pied, permettant ainsi un
échantillonnage dans des sols plus compacts. Ce modèle permet l'utilisation de manchons
(membranes intérieures en forme de tube), fabriqués généralement de plastique résistant, qui
peuvent être retirés du tube d'échantillonnage, bouchés et acheminés directement au
laboratoire. Le matériau utilisé dans la fabrication du manchon doit toutefois être en mesure
de résister aux propriétés du contaminant.
Figure 2 : Tubes d’échantillonnage de sol

L'utilisation de tubes d'échantillonnage permet de prélever des échantillons peu


remaniés, ce qui facilite l'identification des couches de sols obtenus. En outre, cette
particularité est intéressante lorsque les sols sont prélevés pour l'analyse de composés volatils,
puisque les risques d’évaporation lors du prélèvement sont minimisés.

2o L’échantillonnage dans une tranchée

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Une tranchée est une excavation qui permet d’échantillonner à des


profondeurs pouvant aller jusqu'à 7 m. Cette méthode d'échantillonnage requiert l'utilisation
d'une excavatrice ou d'une pelle hydraulique, selon la profondeur désirée.

À l'intérieur d'une tranchée, le sol peut être échantillonné directement


sur la paroi lorsque la profondeur et les pentes d'excavation permettent au préleveur d'y
descendre sans danger. Dans ce cas, il est recommandé de faire une excavation excédant de 30
cm la profondeur à échantillonner et de prélever l'échantillon de sol sur une seule des parois
de la tranchée d'exploration. Avant d'échantillonner, le préleveur doit enlever la couche de sol
(environ 2 cm) qui a été en contact avec l'équipement d'excavation. Il doit également éviter
que la zone qui a été dégagée ne soit recouverte de nouveau par les sols environnants.

En plus de permettre l'échantillonnage de sol, cette méthode offre


l'avantage de pouvoir examiner en détail la stratigraphie des sols en place et de faire des
observations sur la présence de résidus ou d’autres contaminants. Pour ces raisons, cette
méthode est fréquemment utilisée lors de campagnes d'échantillonnage.

Lorsqu'il n'est pas possible de descendre dans la tranchée, l'échantillon


peut être prélevé à l'aide d'une truelle dans le godet de l'excavatrice en prenant soin toutefois
d'enlever la couche de sol qui a été en contact avec le godet. Dans ce cas, l'échantillonneur et
le manipulateur de l'équipement d'excavation doivent tenter d'échantillonner les sols
provenant d'une profondeur bien précise. Puisque dans la pratique il est difficile de déterminer
précisément la profondeur d'un échantillon prélevé de cette façon, une note à l'effet que
l'échantillon a été prélevé dans le godet doit être ajoutée au rapport d'échantillonnage.

3o L’échantillonnage à partir d’un forage

L'échantillonnage de sols à partir d'un forage requiert l'utilisation


d'équipement de forage et d'échantillonneurs adaptés. L'utilisation d'une foreuse permet
d'échantillonner les sols à des profondeurs supérieures à celles atteintes lorsqu'on a recours
aux méthodes décrites précédemment. Cette méthode a aussi l'avantage de moins perturber les
lieux que l'échantillonnage en tranchées.

Lors d'une campagne d'échantillonnage de sols, l'équipement de forage


choisi doit permettre de prélever des échantillons de bonne qualité, non mélangés avec
d'autres produits et représentatifs d'une profondeur précise.

4.1.3 Prélèvement de l’échantillon

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Les échantillons pour analyses environnementales doivent être prélevés de


façon à limiter les possibilités de contamination lors de leur prélèvement. D'une part,
l'échantillonnage doit s'effectuer autant que possible à partir de l'endroit le moins
contaminé jusqu’à l'endroit le plus contaminé. Ceci a pour effet de minimiser les risques
de contamination liés à l'équipement d'échantillonnage. D'autre part, lors du prélèvement
des échantillons, il est nécessaire d'utiliser du matériel approprié, nettoyé de façon
adéquate, et selon un protocole bien établi. Le respect de ces précautions particulières
permet d’éliminer en grande partie les possibilités de contamination entre les
prélèvements.

Une fois prélevé, l'échantillon de sol est transféré dans un contenant approprié
pour être conservé et transporté au laboratoire dans les meilleurs délais.

De plus, les échantillons doivent être décrits et identifiés correctement surtout


pour éviter les ambiguïtés lors de l'analyse au laboratoire ou lors de l’interprétation des
résultats. La localisation de la station d’échantillonnage (point) est également nécessaire
pour pouvoir associer le résultat analytique à un emplacement précis sur le site dans le but
ultime de gérer adéquatement les sols. Finalement, les échantillons doivent être conservés
et manipulés de façon adéquate.

4.1.4 Traitement de l’échantillon sur terrain

Le traitement de l’échantillon de sol sur le terrain doit généralement comporter


le minimum de manipulations afin de conserver l'intégrité de l'échantillon en limitant les
risques d'altération liée aux conditions environnantes. Dans le cas d’un échantillonnage de
faible profondeur, le prélèvement s’effectue en enlevant la partie visible de la végétation (ex. :
pelouse, graminées) mais en prenant soin de conserver la partie organique sous la végétation.
Le traitement d'un échantillon composé, d'un échantillon en duplicata, d'un échantillon pour
l'analyse de composés volatils et d’un échantillon de matériaux grossiers comporte toutefois
certaines particularités, que nous décrirons dans la suite de notre travail.

1o L’échantillon composé
Un échantillon composé est constitué d'un ensemble d'échantillons
ponctuels, combinés en proportions égales ou de façon proportionnelle au poids ou au volume
du secteur ou du lot que chaque échantillon représente.
Un échantillon composé peut être traité sur le terrain ou au laboratoire,
en utilisant un récipient en matière inerte, propre et suffisamment grand. Il s’agit d’abord de

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prélever chacun des sous-échantillons selon la même méthode d'échantillonnage, de bien


mélanger les sous-échantillons dans le récipient pour n’en former qu’un seul et de transférer
ensuite l'échantillon composé dans un contenant approprié pour conservation et transport au
laboratoire. Dans le cas où les conditions de terrain (climatiques ou autres) ne permettent pas
l'homogénéisation sur le terrain, il faut indiquer une note spéciale au laboratoire, lui
demandant spécifiquement une homogénéisation avant l'analyse.
2o L’échantillon en duplicata
Un duplicata est un échantillon prélevé en double sur le terrain dans un
but de contrôle et d'assurance de la qualité. Il permet d’établir la réplicabilité (si analysé dans
le même laboratoire) ou la reproductibilité (si analysé dans deux laboratoires différents) des
travaux d’échantillonnage. Le duplicata doit donc être le plus représentatif possible de
l'échantillon original et les échantillons dupliqués doivent être expédiés au laboratoire sous
deux identifications différentes.

Toutefois, la contamination étant rarement répartie de façon homogène,


le prélèvement en double sur le terrain peut conduire à l'obtention de résultats très différents
et à des conclusions peu fiables quant à la réplicabilité des travaux d'échantillonnage. Dans ce
cas, il est préférable de définir un duplicata de terrain comme étant deux sous-échantillons
provenant d'un seul échantillon homogénéisé, qu'il soit ponctuel ou composé.

Ainsi, une façon d’obtenir des échantillons en duplicata consiste à


effectuer le quartage de l’échantillon mélangé. Un quart complet sera alors utilisé pour
l’échantillon et le quart opposé pourra servir à réaliser un duplicata.

3o L’échantillon pour composés volatils

Une attention spéciale doit être accordée aux échantillons prélevés pour
l'analyse des composés volatils. Le prélèvement sur le terrain doit être fait de façon à
minimiser le contact de l'échantillon avec l'atmosphère. Ainsi, on doit accorder la priorité aux
méthodes d'échantillonnage qui nécessitent le moins de remaniement des sols. Puisque le
mélange d'un échantillon permet la libération de composés volatils, aucun échantillon
composé ne doit être effectué.

Pour une meilleure conservation des composés volatils dans


l'échantillon de sol, le contenant doit être rempli à sa pleine capacité, de façon à limiter les
espaces d'air au-dessus de l'échantillon, puis fermé hermétiquement. Lorsque le sol est soumis
à plusieurs types d'analyse, l'utilisation d'un contenant individuel pour effectuer l'analyse des

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composés volatils est recommandée afin de minimiser les risques de perte de produits volatils
lors de la manipulation de l'échantillon au laboratoire.

4o l’échantillon de sols grossiers


Les sols sont constitués de particules minérales de grosseurs différentes
dans des proportions qui varient selon l'histoire géologique du dépôt. Chacune des grosseurs
de particules peut être associée à une classe particulière

La problématique reliée à l'échantillonnage des sols grossiers est en


partie associée au fait que, dans le domaine de l'environnement, on ne considère généralement
que la fraction fine des échantillons, c'est-à-dire celles correspondant aux particules dont le
diamètre est inférieur à 2 mm. Cette situation permet d'identifier la concentration mesurée
dans la fraction fine car c'est à cette fraction que sont surtout exposés des récepteurs humains
ou écologiques.

4.1.5 Conservations des échantillons

Une fois prélevés, les échantillons de sols doivent être conservés au frais à
environ 4o C (utiliser des agents réfrigérants) dans des contenants conformes et hermétiques
de façon à assurer l'intégrité de l'échantillon et, dans la mesure du possible, à l'abri de la
lumière. Ils doivent être emballés adéquatement puis transportés au laboratoire dans les plus
brefs délais. Aucun agent de conservation n'est requis pour la conservation des échantillons de
sols.

Selon les paramètres à analyser, le contenant peut être un sac de plastique ou


un contenant de verre ou de plastique rigide. De façon générale, les contenants de plastique ne
sont acceptables que lorsque les sols sont analysés pour des contaminants inorganiques, alors
que l'utilisation de contenants de verre est prescrite pour l'analyse de contaminants
organiques. Le contenant doit être muni d'un dispositif ou d'un bouchon permettant de le
fermer hermétiquement. Et chaque contenant doit être clairement identifié et l'identification
choisie doit correspondre à un emplacement précis sur le terrain, autant en plan qu'en
profondeur. De plus, un formulaire de demande d'analyse doit être rempli.

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4.2. L’ECHANTILLONNAGE DE LIQUIDE ET DE L’EAU

4.2.1 Types, méthodes d’échantillonnage et prélèvement d’échantillon


Nous distinguons deux types d’échantillonnages de liquide et l’eau dont :
 L’échantillonnage instantané ;
 L’échantillonnage composé.
1o L’échantillonnage instantané

Les échantillons instantanés sont prélevés en milieux dynamiques en une seule


prise dans un intervalle généralement inférieur à 15 minutes. Les échantillons instantanés sont
principalement utilisés lorsque l’on veut :

 Déterminer les variations temporelles des concentrations ou des paramètres;


 Connaître la qualité d’un effluent à un instant donné;
 Connaître les variations des concentrations;
 Prélever des échantillons de volumes variables;
 Comparer les résultats d’analyse avec ceux des échantillons composés.
Le prélèvement d’échantillons instantanés se fait habituellement par la
méthode manuelle. Cette méthode nécessite peu d’équipement. Les échantillons sont prélevés
par immersion d’un contenant dans l’effluent à échantillonner. L’ouverture du contenant doit
être face au courant de l’effluent et sous la surface du liquide. Il faut maintenir le contenant
par l’autre extrémité de façon à garder les mains aussi loin que possible de l’ouverture (porter
des gants si nécessaire). Le contenant peut également être fixé à une tige d’échantillonnage ou
à un instrument autre pour faciliter le prélèvement lorsque l’effluent est difficile d’accès.
Il est également possible de prélever un échantillon instantané par
l’intermédiaire d’un échantillonneur automatique. L’échantillon est aspiré par l’appareil
directement dans les bouteilles qui seront expédiées au laboratoire.

Le volume de prélèvement minimal suggéré pour un échantillon instantané est


d’environ un litre, peu importe le volume requis pour l’analyse au laboratoire, et ce, afin
d’avoir un volume d’échantillon représentatif du liquide. Par exemple, si un contenant de 250
ml doit être expédié au laboratoire, il est recommandé de prélever tout de même un volume
d’environ un litre à l’aide d’un contenant intermédiaire. L’échantillon peut être prélevé dans
la bouteille fournie par le laboratoire seulement si son volume est d’environ un litre et si le
contenant ne contient pas d’agent de conservation.

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On prélève des échantillons instantanés lorsque les paramètres à analyser


peuvent être altérés tels que le pH, le chlore résiduel libre, combiné ou total, les paramètres
microbiologiques ou toxicologiques, les composés organiques volatils, les sulfites, les sulfures
et les cyanures.

2o l’échantillonnage composé

Un échantillon composé est obtenu en combinant dans un même contenant des


échantillons instantanés prélevés périodiquement en fonction du temps ou du débit en
respectant l’égalité des proportions. Un échantillon composé peut se prélever
automatiquement ou manuellement.

On obtient un échantillon composé en fonction du temps en prélevant des


échantillons de même volume à intervalles de temps réguliers. On obtient des échantillons
composés en fonction du débit en prélevant des échantillons proportionnellement au débit des
eaux. Un échantillon composé couvre une période de temps définie en fonction des besoins
(généralement de 24 heures).

Un prélèvement composé en fonction du débit s’effectue normalement en


utilisant un échantillonneur automatique asservi à un débitmètre selon le principe de volume
fixe, à intervalles de temps variables. L’échantillonneur doit être ajusté en fonction du débit
pour obtenir un volume équivalent à au moins six prélèvements par heure. Pour atteindre cet
objectif, il faut obtenir les renseignements nécessaires pour estimer le débit moyen journalier.

Un prélèvement composé en fonction du temps s’effectue généralement en


utilisant un échantillonneur automatique qui prélève et combine des volumes égaux
d’échantillons à des intervalles de temps égaux n’excédant normalement pas 10 minutes, soit
au moins six échantillons par heure. Dans le cas où l’installation d’un échantillonneur
automatique se révélerait difficile ou impossible (comme dans le cas de sites difficiles d’accès
ou d’un effluent avec trop de matières solides qui risquent d’obstruer les pompes de
l’échantillonneur automatique), des installations particulières peuvent être nécessaires.

Le choix de la méthode à utiliser dépend des objectifs du plan


d’échantillonnage. Il peut s’avérer opportun d’utiliser la méthode en fonction du débit, mais
en divisant, par exemple, la période de 24 heures en trois périodes de huit heures, lorsque les
débits, la nature ou les effluents eux-mêmes sont variables. Le débit des effluents doit

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toujours être mesuré durant la période de prélèvement, peu importe la méthode utilisée, si le
calcul de la charge polluante est nécessaire.

Le volume minimal de chacun des prélèvements pour former un échantillon


composé est d’au moins 50 ml afin de s’assurer de la représentativité de l’échantillon prélevé.
Dans tous les cas, le volume total prélevé ne doit pas être inférieur à 1,5 fois le volume
nécessaire pour effectuer toutes les analyses.

4.2.2 Traitement de l’échantillon

Lors du traitement de l’échantillon, tous les outils de prélèvement et de


traitement de même que les surfaces de tous les équipements d'échantillonnage (tubes, godets,
contenants, etc.) qui entrent en contact avec les échantillons doivent être propres, c’est-à-dire
exempts de contamination et être compatibles aux analyses envisagées.

Une fois prélevés, les échantillons doivent être transférés dans des contenants
également appropriés aux analyses envisagées dans le respect des consignes du laboratoire.
Les bouchons doivent permettre la fermeture hermétique des contenants.

Ainsi, lorsque les échantillons liquides doivent être filtrés avant l'analyse de
certains composés (ex. : métaux dissous), il est préférable de le faire immédiatement sur le
site d'échantillonnage avec des filtres ayant une porosité de 0,45 μm. Les agents de
conservation prescrits (le cas échéant) sont ajoutés au filtrat. Lorsque la filtration sur le terrain
est impossible, l'échantillon peut être transmis au laboratoire, mais sans les agents de
conservation.

Dans ce cas, il est important d’aviser à l’avance le laboratoire, car les analystes
devront filtrer l'échantillon et ajouter les agents de conservation requis dans les 24 heures
suivant la réception de l’échantillon. Par contre, les résultats d'analyse seront représentatifs
des caractéristiques de l'échantillon lors de la filtration et non lors de l'échantillonnage. Le
moment de la filtration doit être spécifié dans le rapport d'échantillonnage.

En définitif, il est primordial d’enregistrer correctement et adéquatement


l’ensemble des renseignements pertinents pour décrire et identifier tous les échantillons
prélevés.

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4.2.3 Conservation de l’échantillon

La conservation des échantillons prélevés doit être conservés dans un


environnement d'environ 4o C entre le prélèvement et l'analyse (utiliser des glacières et agents
réfrigérants ou glace), sauf avis contraire. La quantité de glace doit toujours être suffisante
pour conserver le milieu ambiant aux environs de cette température. La glace et l'eau ne
doivent pas contaminer les échantillons.

Lorsque les prélèvements s’étendent sur une période supérieure à une heure
(échantillon composé), les échantillons doivent aussi être refroidis pendant cette période.
Dans ces cas, les échantillons peuvent être maintenus dans un environnement d’environ 4o C à
l’aide d’un échantillonneur possédant un système de refroidissement ou à l’aide d’un
réfrigérant adéquat (ex. : glace).

Les échantillons soumis à plusieurs types d'analyse peuvent être combinés dans
un même contenant pourvu que les agents de conservation soient identiques et que les types
de contenants permis soient compatibles. Dans ce cas, la quantité d'échantillons doit être
suffisante pour faire les analyses demandées. Les laboratoires peuvent toutefois avoir des
exigences différentes en ce qui concerne les quantités d'échantillons combinés. Pour éviter la
confusion, il vaut mieux communiquer avec le laboratoire concerné.

4.3 L’ECHANTILLONNAGE DE GAZ ET DE L’AIR

La contamination de l’atmosphère est principalement causée par les émissions


des particules gazeuses, des procédés industriels, de la combustion de combustibles, de
l’incinération des déchets et d'autres sources semblables.
Et de ce qui précède, Une source fixe d’émission peut se définir comme
l’ensemble des points d’émission à l’atmosphère d'une source autre qu’un véhicule
automobile, un aéronef, un navire ou une locomotive. À titre d'exemple, il peut s’agir de
cheminées ou d’évents de toit d’une usine.
En effet, pour notre travail, nous nous sommes beaucoup appesantis sur
l’échantillonnage de gaz émis d’une source fixe.
4.3.1 Méthodes et prélèvement de l’échantillon
Avant d’échantillonner un contaminant ou un groupe de contaminants
provenant d'un point d’émission, il faut connaître avant tout d’abord la température, la vitesse,
le poids moléculaire et l'humidité du gaz émis par celui-ci. Ces données préliminaires servent

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à calculer les paramètres pour l'ajustement de la pompe durant le prélèvement et le diamètre


de la buse qui permet le prélèvement.
En effet, Les principaux contaminants recherchés dans les sources fixes
sont les particules, les composés inorganiques (métaux, NOx, SO2, HCl, etc.) et les composés
organiques (composés organiques volatils, semi-volatils, etc.). Ces contaminants sont
responsables de la dégradation de la qualité de l’atmosphère. Pour les doser, différentes
méthodes d’échantillonnage sont disponibles. Selon leur principe méthodologique, il est
possible de classer les méthodes en deux catégories : méthodes avec absorption et méthodes
instrumentales.
D'une manière générale, les méthodes avec absorption consistent à
prélever un échantillon du flux gazeux et à le faire circuler à travers un filtre et une série de
barboteurs destinés à retenir les contaminants, qui seront analysés ultérieurement dans un
laboratoire. En mesurant la quantité de gaz prélevé et en analysant les contaminants piégés
dans la ligne de prélèvement pour en connaître la masse, il est possible d’obtenir la
concentration du contaminant dans l'effluent gazeux. De plus, les mesures effectuées pendant
la caractérisation préliminaire et répétées lors des essais d'échantillonnage permettent
d'évaluer les taux d'émission des contaminants rejetés dans l'atmosphère. Selon la nature
gazeuse ou particulaire du contaminant, la technique de prélèvement sera différente. En effet,
lorsque le contaminant est considéré comme solide ou liquide, le prélèvement doit se faire à la
même vitesse que la vitesse de circulation du gaz dans la conduite afin d'éviter une
discrimination de masse causée par l'inertie de la particule solide ou liquide; ceci constitue la
définition d'un prélèvement isocinétique.
Quant aux méthodes instrumentales, celles-ci consistent généralement à
prélever et analyser en continu un échantillon du flux gazeux pour évaluer la concentration
des contaminants. Les analyseurs permettent d’obtenir le résultat analytique sur le site
d’échantillonnage.
Les méthodes de prélèvement énumèrent précédemment consiste
essentiellement qu’au prélèvement de l’échantillon gazeux provenant d’une source d’émission
fixe. Ainsi pour le cas d’échantillonnage de l’air dans un espace clos, il existe trois différentes
méthodes dont :
 Par prélèvements ponctuels : c’est la façon la plus simple consiste à
prélever de l’air en une fois dans un récipient, ou à faire passer un volume d’air connu à
travers un matériau absorbant. Les récipients, qui doivent être imperméables au gaz recherché,

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peuvent se présenter sous la forme de bouteilles en matière plastique, de sachets en Mylon ou


en Tedlar, ou de tubes de verre remplis d’absorbants.
 Par prélèvements accumulés dans le temps : Il est postulé que les
effets de beaucoup de polluants, y compris ceux de la masse totale des particules en
suspension et ceux du radon et de ses descendants, sont proportionnels aux concentrations
moyennes de ces polluants sur une longue période, et on préfère dans leur cas des techniques
de mesure qui permettent de connaitre aussi leur concentration accumulée avec le temps. Le
plus souvent, on mesure la concentration moyenne, sur 24 heures ou davantage, des particules
en suspension recueillies sur un papier filtre à travers lequel on a fait passer une quantité d’air
connue.
 Par une surveillance continue en temps réel : Les mesures en temps
réel sont possibles grâce aux appareils d'analyse en continu qui peuvent déterminer, de façon
spécifique, la présence d'un ou plusieurs polluants déterminés. De tels appareils existent, entre
autres, pour SO2, NOx [NO et NO2], O3, CO, CO2, particules en suspension PM10 (leur
dimension entre 0.1 à 10μm) et PM2, 5 (leur dimension entre 0.1 à 2.5μm), etc. …. La
détection, dans les appareils, est basée sur une propriété physico-chimique du polluant. Les
appareils d'analyse aspirent, en continu, l'air à travers une chambre de réaction et délivrent en
permanence un signal de mesure représentatif de la concentration instantanée.
Cependant certains appareils ne donnent qu’une valeur moyenne pour
une durée minimale de quelques minutes. Dans la plage de mesure de l'appareil, le signal de
mesure varie de façon linéaire avec la concentration présentée. Ce système offre des
avantages évidents lorsque les concentrations de crête sont élevées, ou bien lorsque la
puissance des sources ou les taux d’infiltration varient dans le temps, mais s’assortit aussi de
nombreux inconvénients. Le matériel consomme beaucoup d’énergie électrique, il est
encombrant et couteux, et il exige de nombreuses manipulations. Comme la surveillance
continue exige de la compétence et du soin, qu’elle est encombrante et couteuse, elle ne sert
en général qu’à la recherche.
4.3.2 Traitement de l’échantillon
Au niveau du site d’échantillonnage, toutes les précautions doivent être
prises pendant la manipulation et la récupération des échantillons pour assurer leur intégrité.
Le laboratoire qui a la responsabilité de l’analyse doit étiqueter les contenants de façon à
permettre de retrouver facilement les échantillons prélevés. L'intégrité des échantillons doit
également être assurée pendant l'étape de conservation et celle du transport.

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Les échantillons prélevés qui nécessitent des analyses doivent être


confiés à un laboratoire qui répond aux exigences du Programme d'accréditation des
laboratoires d'analyse (DR-12-PALA). Toutefois, lorsque des paramètres analytiques ne sont
pas couverts par ce programme d'accréditation, les analyses doivent être réalisées en
respectant les méthodes disponibles qui proviennent d'organisations reconnues.
4.3.3 Conservation de l’échantillon
Les échantillons de gaz et d’air qui seront destinés à des fins d’analyse
environnemental, sont conservés dans des :
 Sacs d’échantillonnage : ils servent à recueillir certains gaz. Les
phénomènes de diffusion à travers les parois et d'adsorption sur les parois du sac influencent
le choix des matériaux pour un composé donné et la durée de conservation de l'échantillon. Ils
sont fabriqués de différents matériaux polymérisés et sont disponibles en différents volumes.
Les prélèvements s’effectuent dans des sacs aluminés 5 couches de 2 ou 5 litres. Cependant,
dû à la diffusion ou la stabilité de certains gaz réactifs, ce type de sac d’échantillonnage n’est
pas recommandé notamment pour le sulfure d’hydrogène (H2S), le dioxyde de soufre (SO2) et
le dioxyde d’azote (NO2).
 Tubes adsorbants : ils sont utilisés pour conserver des échantillons sous
forme de gaz et de vapeurs tels les vapeurs de solvants, certains gaz et acides. Ce sont des
tubes de verre contenant deux sections d’adsorbant. Ces tubes peuvent contenir du charbon
actif, du gel de silice ou certains polymères.

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CONCLUSION

Cet exposé a porté sur « l’introduction à la chimie analytique environnementale:


prélèvement, traitement et conservation des échantillons ». Cet exposé a pour objectif de
parvenir à connaitre les différentes techniques et méthodes de prélèvement, de traitement et de
conservation des échantillons destiné à des fins d’analyse environnementale afin d’obtenir des
renseignements sur un milieu donné à l’aide des échantillons représentatifs.

Pour arriver au terme de notre travail et d’obtenir les résultats attendus, nous avons
recouru aux techniques scientifiques.
En effet, l’échantillonnage de substances destinées à des fins d’analyses
environnementales devra s’inscrire dans le cadre du contexte et des objectifs dans lequel le
projet l’échantillonnage est élaboré. Ceci nous permettra à déterminer aisément les techniques
et méthodes inscrites pour chaque type des substances.
Nous sommes loin de prétendre que cet exposé a été parfaitement réalisé, car étant un
être humain et imparfait, notre nature est toujours entachée de petites erreurs dans la
réalisation d’un travail. Notre souhait majeur est que d’autres travaux soient réalisés dans le
même ordre d’idée afin d’approfondir les recherches sur le techniques et méthodes
d’échantillonnages des substances destinés à des fins d’analyse environnementale.

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