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CCP 2020 MP M2 Corrige

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SESSION 2020

CONCOURS COMMUN POLYTECHNIQUE (ENSI)

FILIERE MP

MATHEMATIQUES 2

EXERCICE I
Q1. La matrice A est symétrique réelle et donc diagonalisable dans M3 (R) d’après le théorème spectral.
 
1 1 1
rg (A − I3 ) = rg  1 1 1  = 1 (car les trois colonnes sont égales et non nulles). D’après le théorème du rang,
1 1 1
dim (Ker (A − I3 )) = 3 − 1 = 2. Donc, 1 est valeur propre de A d’ordre au moins 2 et même exactement 2 car A est
diagonalisable.
La dernière valeur propre λ est fournie par la trace de A : λ + 1 + 1 = Tr(A) = 6 et donc λ = 4. Ainsi,

Sp(A) = (1, 1, 4) et χA = (X − 1)2 (X − 4).

   
1 1
E1 (A) est le plan d’équation x + y + z = 0. Donc, E1 (A) = Vect (U1 , U2 ) où U1 =  −1  et U2 =  0  (U1 et U2
0 −1
sont deux vecteurs non colinéaires du plan E1 (A) et donc (U1 , U2 ) est une base de E1 (A)).
On sait que les sous-espaces propres d’une matrice
 symétrique
 réelle sont orthogonaux (pour le produit scalaire usuel).
1

Donc, E4 (A) = (E1 (A)) = Vect (U3 ) où U3 =  1 . Ainsi,
1
 
1 1 1
A = PDP−1 où D = diag(1, 1, 4) et P =  −1 0 1 .
0 −1 1

Déterminons P−1 (pour la suite de l’exercice). Notons B = (E1 , E2 , E3 ) la base canonique de M3,1 (R) et B ′ la base
B′ B
(U1 , U2 , U3 ). On a P = PB et donc P−1 = PB ′ . Or,


 1
  
 E1 = (U1 + U2 + U3 )
 U1 = E1 − E2  E2 = E1 − U1 
 3
1
U2 = E1 − E3 ⇔ E3 = E1 − U2 ⇔ E2 = (−2U1 + U2 + U3 )
  
 3
U3 = E1 + E2 + E3 U3 = E1 + (E1 − U1 ) + (E1 − U2 ) 
 E3 = 1 (U1 − 2U2 + U3 )

3
et donc
 
1 −2 1
1
P−1 =  1 1 −2 .
3
1 1 1

Q2. Soit B = P∆P−1 où ∆ = diag(1, 1, 2). Alors, B2 = P∆2 P−1 = PDP−1 = A. Déterminons B explicitement.

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      
1 1 1 1 0 0 1 −2 1 1 1 2 1 −2 1
1 1
B = P∆P−1 = −1 0 1  0 1 0  1 1 −2  =  −1 0 2   1 1 −2 
3 3
0 −1 1 0 0 2 1 1 1 0 −1 2 1 1 1
 
4 1 1
1
= 1 4 1 .
3 1 1 4
 
4 1 1
1
Si B =  1 4 1 , alors B2 = A.
3
1 1 4

Q3. Soit n ∈ N.

   
1 1 1 1 0 0 1 −2 1
1
An = PDn P−1 =  −1 0 1   0 1 0  1 1 −2 
3
0 −1 1 0 0 4n 1 1 1
 n
 
1 1 4 1 −2 1
1
=  −1 0 4n   1 1 −2 
3
0 −1 4n 1 1 1
 n
4 + 2 4n − 1 4n − 1

1
=  4n − 1 4n + 2 4n − 1  .
3
4n − 1 4n − 1 4n + 2
 n
4 + 2 4n − 1 4n − 1

1
Pour tout n ∈ N, An =  4n − 1 4n + 2 4n − 1 .
3
4n − 1 4n − 1 4n + 2

Q4. µA est un diviseur unitaire de χA d’après le théorème de Cayley-Hamilton, admettant toute valeur propre de A
pour racine et à racines simples car A est diagonalisable. Donc,

µA = (X − 1)(X − 4).

Soit n ∈ N. La division euclidienne de Xn par µA s’écrit Xn = Qn × µA + an X + bn (∗) où Qn ∈ R[X] et (an , bn ) ∈ R2 .


Puisque µA est un polynôme annulateur de A, en évaluant en A, on obtient

An = an A + bn I3 .
an + bn = 1 (I)
Déterminons an et bn . En évaluant les deux membres de l’égalité (∗) en 1 et 4, on obtient et
4an + bn = 4n (II)
4n − 1 4 − 4n
donc an = ((II)-(I)) et bn = (4(I)-(I)). Donc,
3 3
4n − 1 4 − 4n
Pour tout n ∈ N, An = A+ I3 .
3 3

EXERCICE II
1 1
Q5. Pour p ∈ N∗ , posons Ap = In . Pour tout p ∈ N∗ , Ap ∈ GLn (R) (car det (Ap ) = n 6= 0).
p p
La suite (Ap )p∈N∗ est une suite convergente, de limite 0n qui n’est pas inversible
Ainsi, il existe une suite convergente d’éléments de GLn (R) qui converge et dont la limite n’est pas dans GLn (R). Donc,

GLn (R) n’est pas fermé dans Mn (R).

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Q6. On sait que l’application d : A 7→ det(A) est continue sur Mn (R) à valeurs dans R. De plus, GLn (R) =
{A ∈ Mn (R)/ det(A) ∈ R∗ } = d−1 (] − ∞, 0[∪]0, +∞[). ] − ∞, 0[∪]0, +∞[ est un ouvert de R en tant que réunion de
deux ouverts de R. Donc, GLn (R) est un ouvert de Mn (R) en tant qu’image réciproque d’un ouvert par une application
continue.

GLn (R) est ouvert dans Mn (R).

Q7. Soit M ∈ Mn (R). M admet un nombre fini de valeurs propres non nulles et on peut considérer ρ = Min {|λ|, λ ∈ Sp(M) \ {0}}.
Par construction, pour tout λ ∈]0, ρ[, λ n’est pas valeur propre de M et donc M − λIn ∈ GLn (R).
Soit ε > 0. On munit Mn (R) de la norme k k∞ . Il existe λ ∈]0, ε[ tel que la matrice N = M − λIn soit inversible. De plus,
kM − Nk∞ = kλIn k∞ = λ < ε. Ainsi,

∀M ∈ Mn (R), ∀ε > 0, ∃N ∈ GLn (R)/ kM − Nk∞ < ε.


Ceci montre que

GLn (R) est dense dans Mn (R).

2
Q8. Soit (A, B) ∈ (Mn (R)) . On suppose d’abord A inversible :

 1
χAB = det (XIn − AB) = det A (XIn − BA) A−1 = det(A) × det (XIn − BA) × = det (XIn − BA)
det(A)
= χBA .

On suppose maintenant A quelconque. Puisque GLn (R) est dense dans Mn (R), il existe une suite (Ap )p∈N de matrices
inversibles, convergente, de limite A.

 
χAB = det (XIn − AB) = det lim (XIn − Ap B)
p→+∞

= lim det (XIn − Ap B) (par continuité du déterminant)


p→+∞

= lim det (XIn − BAp ) (car Ap ∈ GLn (R))


p→+∞

= det (XIn − BA) = χAB .

On a montré que

∀(A, B) ∈ (Mn (R))2 , χAB = χBA .

A = E1,1 ∈ M2 (R) et B = E2,1 ∈ M2 (R). AB = 02 et BA = E2,1 = B.


Puisque AB = 02 , µAB = X. Puisque B 6= 0 et B2 = 0, µBA = X2 . A et B sont un exemple de matrices telles que AB et
BA n’aient pas même polynôme minimal.
Q9. Si GLn (R) est connexe par arcs, par continuité du déterminant et d’après le théorème des valeurs intermédiaires,
det (GLn (R)) =] − ∞, 0[∪]0, +∞[ est un connexe par arcs de R ce qui est faux (car les connexes par arcs de R sont les
intervalles). Donc,

GLn (R) n’est pas connexe par arcs.

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PROBLEME
Partie I - Exemples, propriétés
Q10. On note B la base canonique de R2 et on munit R2 de sa structure euclidienne canonique. Soit u l’endomorphisme
 1 2 
√ √ √
de R2 canoniquement associé à A. A = 5B où B =  5 5 
1 .

2
−√ √
5 5
Soit v l’endomorphisme de R2 canoniquement associé à B. La matrice de v dans la base orthonormée B, à savoir B, est une
matrice orthogonale car ses deux colonnes sont unitaires
√ et orthogonales (pour le produit scalaire canonique de M2 (R)).
Donc v est un automorphisme orthogonal et u = 5v. Puisque v est un automorphisme orthogonal, pour tout x dans E,
√ √ √
ku(x)k = 5v(x) = 5kv(x)k = 5kxk.

A est la matrice d’une similitude de rapport 5.
    
1 2 2 4
Q11. Puisque = , le point M ′ a pour coordonnées (4, −3). De même, les points N ′ et P ′ ont
−2 1 1 −3
pour coordonnées respectives (6, −7) et (8, −6).

Pb
2

b b
1
M N

0
0 1 2 3 4 5 6 7 8
−1

−2

M′
−3 b

−4

−5

−6 b
P′

−7 b

N′
MN × NP 2×1
aire (MNP) = = = 1. D’autre part,
2 2
1  −−−→ −−−→ 1 
2 4

′ ′ ′ ′ ′ ′ ′
aire (M N P ) = abs det M N , M P = abs = 5.
2 2 −4 −3
√ 
Donc, aire (M ′ N ′ P ′ ) = 5 aire (MNP).

Q12. Soit u ∈ Sim(E). Il existe k > 0 tel que pour tout x ∈ E, ku(x)k = kkxk. Si pour x ∈ E, on a u(x) = 0 alors
1
kxk = ku(x)k = 0 et donc x = 0. Ceci montre que Ker(u) = {0} puis que u est injectif. Puisque dim(E) < +∞, on en
k
déduit que u ∈ GL(E).

Sim(E) ⊂ GL(E).

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Vérifions maintenant que Sim(E) est un sous-groupe de GL(E).


• Pour tout x ∈ E, kIdE (x)k = kxk = 1kxk avec 1 > 0. Donc IdE est un élément de Sim(E).
2
• Soit (u, u ′ ) ∈ (Sim(E))2 . Il existe (k, k ′ ) ∈ (R+∗ ) tel que pour tout x ∈ E, ku(x)k = kkxk et ku ′ (x)k = k ′ kxk.
Mais alors, pour tout x ∈ E,

ku ◦ u ′ (x)k = ku(u ′ (x)k = kku ′ (x)k = kk ′ ku(x)k.


Puisque kk ′ > 0, ceci montre que u ◦ u ′ ∈ Sim(E).
• Soit u ∈ Sim(E). Soit k > 0 tel que pour tout x ∈ E, ku(x)k = kkxk. Alors, pour tout x ∈ E,

kxk = u u−1 (x) = k u−1 (x)
1 1
et donc u−1 (x) = kxk. Puisque > 0, ceci montre que u−1 ∈ Sim(E).
k k
En résumé, Sim(E) est contenu dans GL(E), contient IdE , est stable pour la loi ◦ et pour le passage à l’inverse. Ceci montre
que Sim(E) est un sous-groupe de (GL(E), ◦) et donc que

(Sim(E), ◦) est un groupe.

Q13. Posons B = (e1 , . . . , en ) et A = (ai,j )16i,j6n . Pour (i, j) ∈ J1, nK2 , ai,j est la i-ème coordonnée de u (ej ) dans la
base B.

n
X
t
AA = In ⇔ ∀(i, j) ∈ J1, nK2 , ak,i ak,j = δi,j
k=1
⇔ ∀(i, j) ∈ J1, nK2 , hu (ei ) , u (ej )i = δi,j (car B est orthonormée)
⇔ u(B) est une base orthonormée de E
⇔ u ∈ O(E) (d’après un théorème de cours).

On a montré que u ∈ O(E) ⇔ MatB (u) ∈ On (R).


1 1 1 1
Soit u une similitude de rapport k > 0. Pour tout x ∈ E, u(x) = ku(x)k = kxk et donc u ∈ O(E) puis MatB (u) ∈
k k k k
1 1
On (R). Inversement, si MatB (u) ∈ On (R), alors u ∈ O(E) et donc u est une similitude de rapport k. Dit autrement,
k k

u est une similitude de rapport k si et seulement si MatB (u) = kM avec M ∈ On (R).

Q14. En notant C1 , C2 et C3 les trois colonnes de A, on a kC1 k = kC2 k = kC3 k = 3 et hC1 , C2 i = hC1 , C3 i = hC2 , C2 i = 0.
1
Donc, A ∈ O3 (R) puis l’endomorphisme de matrice u dans la base canonique de R3 est une similitude de rapport 3. Soit
3
1 
v = u de sorte que v ∈ O R3 et u = 3v.
3
1
Soit f ∈ O(E). u−1 ◦ f ◦ u = × 3v−1 ◦ f ◦ v = v−1 ◦ f ◦ v ∈ O(E) car (O(E), ◦) est un groupe.
3
Q15. Par hypothèse, l’image par u de la sphèreunité et une certaine sphère de centre 0 et de rayon r > 0. Soit x ∈ E \ {0}.
1 1 1 1
Alors, x = kxk = 1. Donc, u x = r puis ku(x)k = r et finalement, ku(x)k = rkxk ce qui reste vrai
kxk kxk kxk kxk
pour x = 0.
Ainsi, il existe k > 0 (à savoir k = r), tel que pour tout x ∈ E, ku(x)k = kkxk et donc u est une similitude de E.
Partie II - Assertions équivalentes
1
Q16. Soit u une similitude de rapport k > 0. Soit v = u. Alors v ∈ O(E) et u = kv = (kIdE ) ◦ v. u est donc la composée
k
d’une homothétie non nulle de E et d’un élément de O(E).
Inversement, soient α un réel non nul et v ∈ O(E) puis u = (αIdE ) ◦ v. Si α > 0, u = αv est une similitude de rapport
α. Si α < 0, on écrit u = α ′ v ′ où α ′ = −α > 0 et v ′ = −v ∈ O(E) (car si A est la matrice de v dans une certaine base
orthonormée de E, alors A ′ = −A est la matrice de −v dans cette même base puis t A ′ A ′ = t AA = In ).

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Q17. On munit R2 de sa structure euclidienne canonique et de son orientation canonique. On note B la base canonique
de R2 . On note u l’endomorphisme de R2 canoniquement √ associé
√ à A.
√ √

1/ √5 2/√5
kC1 k = kC2 k = 5 puis A = 5M où M = . Les colonnes de M sont unitaires et orthogonales et
−2/
 5 1/ 5
donc M ∈ O2 (R. det(M) = 1 et donc M ∈ SO R2 . On sait alors que M est la matrice dans B d’une certaine rotation
1 2 i π h
v. Soit θ la mesure élément de ] − π, π], de l’angle de v. Alors cos(θ) = √ > 0 et sin(θ) = − √ < 0. Donc, θ ∈ − , 0
    5 5 2
2 2
puis θ = Arcsin − √ = − Arcsin √ .
5 5

 
2
u est la composée de l’homothétie de rapport 5 et de la rotation d’angle − Arcsin √ .
5
Q18. Soit (x, y) ∈ E2 .

kx + yk2 − kx − yk2 = kxk2 + 2hx, yi + kyk2 − kxk2 − 2hx, yi + kyk2 = 4hx, yi


 

1
kx + yk2 − kx − yk2 .

et donc hx, yi =
4
Supposons que pour tout (x, y) ∈ E2 , hu(x), u(y)i = k2 hx, yi. En particulier, pour tout x ∈ E, ku(x)k2 = k2 kxk2 puis
ku(x)k = kkxk (en supposant que l’énoncé sous-entend que k > 0). Donc, u est une similitude de rapport k.
Réciproquement, soit u une similitude de rapport k > 0. Alors, pour tout (x, y) ∈ E2 ,

1  1
ku(x) + u(y)k2 − ku(x) − u(y)k2 = ku(x + y)k2 − ku(x − y)k2

hu(x), u(y)i =
4 4
2 1 2 2
 2
=k × kx + yk − kx − yk = k hx, yi.
4
On a montré que

u est une similitude de rapport k > 0 si et seulement si pour tout (x, y) ∈ E2 , hu(x), u(y)i = k2 hx, yi.

Q19. Soit u une similitude de rapport k. Soit (x, y) ∈ E2 tel que hx, yi = 0. Alors, hu(x), u(y) = k2 hx, yi = 0. Donc, u
conserve l’orthogonalité.
Inversement, soit u un endomorphisme de E conservant l’orthogonalité. Soit (i, j) ∈ J1, nK2 .
2 2
hei + ej , ei − ej i = kei k − kej k = 1 − 1 = 0.
On en déduit que

0 = hu (ei + ej ) , u (ei − ej )i = hu (ei ) + u (ej ) , u (ei ) − u (ej )i = ku (ei )k2 − ku (ej )k2
et donc que ku (ei )k = ku (ej )k. Posons alors k = ku (e1 )k = . . . = ku (en )k.
Si k = 0, alors pour tout i ∈ J1, nK, ku (ei )k = 0 puis u (ei ) = 0. u s’annule sur une base de E et donc u = 0. Dans ce cas,
u n’est pas une similitude.
1
Si k > 0, alors pour tout i ∈ J1, nK, u (ei ) = 1. D’autre part, puisque u conserve l’orthogonalité, les vecteurs u (ei )
k  
1 1 1
sont deux à deux orthogonaux et il en est de même des vecteurs u (ei ). En résumé, la famille u (e1 ) , . . . , u (en )
k k k
est une base orthonormée de E.
1 1
Puisque l’endomorphisme u transforme une base orthonormée en une base orthonormée, on sait que u est un auto-
k k
morphisme orthogonal et donc u est une similitude de rapport k. En résumé,

Pour tout endomorphisme non nul u, u est une similitude si et seulement si u conserve l’orthogonalité.

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Q20. Soient (x, y) ∈ E2 et (λ, µ) ∈ R2 .

2
ku (λx + µy) − λu(x) − µu(y)k = hu (λx + µy) − λu(x) − µu(y), u (λx + µy) − λu(x) − µu(y)i
= hu (λx + µy) , u (λx + µy)i + λ2 hu(x), u(x)i + µ2 hu(y), u(y)i
− 2λhu (λx + µy) , u (x)i − 2µhu (λx + µy) , u (y)i + 2λµhu (x) , u (y)i
= k2 hλx + µy, λx + µyi + λ2 hx, xi + µ2 hy, yi
−2λhλx + µy, xi − 2µhλx + µy, yi + 2λµhx, yi)
2
= k2 k(λx + µy) − λx − µyk = 0

et donc u (λx + µy) = λu(x) + µu(y). Ceci montre que u ∈ L (E). Mais alors, d’après la question Q18, si u 6= 0, u est une
similitude de rapport k.

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