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Arithmétique des entiers de Gauss et réseaux

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Ce problème porte sur les sommes de deux carrés de nombres entiers. On note Partie I. Arithmétique des entiers de Gauss.

2 2 2
1. a. Montrer que

Σ = x + y , (x, y) ∈ Z
On appelle entier de Gauss un nombre complexe dont la partie réelle et la partie imaginaire
∀z ∈ Z[i], |z|2 ∈ N; ∀(z, z 0 ) ∈ Z[i]2 , |zz 0 |2 = |z|2 |z 0 |2
sont des entiers relatifs. On note Z[i] l'ensemble des entiers de Gauss.
Z[i] = x + yi, (x, y) ∈ Z2 b. Montrer que, pour tout entier n,


n ∈ Σ ⇔ ∃u ∈ Z[i] tel que n = |u|2

En déduire que le produit de deux éléments de Σ est dans Σ.


c. Soit u 6= 0 et z dans Z[i]. Montrer que si u G-divise z alors |u|2 divise |z|2 .
(divisibilité dans Z)
2. Un entier de Gauss u est dit G-inversible si et seulement si il existe v ∈ Z[i] tel que
uv = 1.
a. Montrer que 1, −1, i, −i sont G-inversibles, préciser les entiers de Gauss inverses.
b. Soit u un entier de Gauss G-inversible, montrer que |u|2 = 1. En déduire l'en-
semble des éléments G-inversibles.
3. Un entier de Gauss non nul et non G-inversible z est dit G-irréductible si et seulement
si, pour tout G-diviseur v de z , |v| = 1 ou |v| = |z|.
a. Étudier le caractère G-irréductible de 1 + i, de 5, d'un élément de Σ.
b. Montrer que tout entier de Gauss non nul et non G-inversible est G-divisible par
un entier de Gauss G-irréductible. En déduire qu'il est le produit d'un G-inversible
et de G-irréductibles.
4. G-division euclidienne.
Fig. 1: Représentation des entiers de Gauss a. Montrer que, pour tout x ∈ R, il existe a ∈ Z tel que |x − a| ≤ 21 .
b. Soit u 6= 0 et z dans Z[i], montrer qu'il existe q et r dans Z[i] tels que
Question préliminaire.
Vérier que Z[i] est un sous-anneau de C contenant Z c'est à dire que z = qu + r avec |r|2 < |u|2
Z ⊂ Z[i], ∀(z, z 0 ) ∈ Z[i]2 : z + z 0 ∈ Z[i] et zz 0 ∈ Z[i]
(On pourra considérer le nombre complexe uz .)
On introduit dans Z[i] des dénitions arithmétiques analogues à celles de Z ; on convient
de les noter en préxant par un  G- . Par exemple : Partie II. Réseaux.
 Soit u 6= 0 et v deux entiers de Gauss, on dit que u G-divise v si et seulement si il
existe w ∈ Z[i] tel que v = uw. Dans ce problème, un réseau est une partie de Z[i] stable pour l'addition. Autrement dit,
 Soit u un entier de Gauss, on note Z[i]u l'ensemble des G-multiples de u. une partie R de Z[i] est un réseau si et seulement si
Z[i]u = {wu, w ∈ Z[i]} ∀(z, z 0 ) ∈ R2 , −z ∈ R et z + z 0 ∈ R

1
Il est évident que Z[i] est stable par conjugaison et multiplication par i. On dénit les
applications c, s et r de Z[i] dans Z[i] par :
∀z ∈ Z[i], c(z) = z, s(z) = i z, r(z) = iz

Un réseau R est dit 4-symétrique si et seulement si il est stable par r c'est à dire :
∀z ∈ R, r(z) = iz ∈ R

Soit n ≥ 2 un entier naturel. On dénit Sn et Tn par :


Sn = {z ∈ Z[i] tq Re(z) ≡ Im(z) mod n} , Tn = {z ∈ Z[i] tq Im(z) ≡ 0 mod n}

1. Vérier que s ◦ c = −c ◦ s = r.
2. Soit u ∈ Z[i]. Montrer que Z[i]u est un réseau et qu'il est 4-symétrique.
Un réseau R est dit carré si et seulement si il existe u ∈ Z[i] tel que R = Z[i]u.
Comment peut-on justier ce terme ?
3. Soit n ≥ 2 un entier naturel. Montrer que Sn et Tn sont des réseaux. Pour quelles
valeurs de n le réseau Sn est-il 4-symétrique ? Fig. 2: Un réseau carré.
4. On se propose de montrer que tout réseau 4-symétrique est carré.
Soit R un réseau 4-symétrique non réduit à 0. b. Montrer2 que R0 = Tp et que R1 = Sp .
a. Soit u ∈ R. Montrer que tout G-multiple de u est dans R. c. Soit a et b dans Z, montrer que
b. Montrer qu'il existe u0 ∈ R non nul tel que Ra = Rb ⇔ a ≡ b mod p
∀v ∈ R, v 6= 0 ⇒ |u0 |2 ≤ |v|2 2. On suppose que a 6≡ 0 mod p. On dit dans ce cas que Ra est un satin.
a. Montrer qu'il existe a0 ∈ Z tel que aa0 ≡ 1 mod p.
c. Montrer que R = Z[i]u0 . Dans quel cas a-t-on |u0 | = 1 ?
b. Montrer que c(Ra ) = R−a et que s(Ra ) = Ra0 .
c. Montrer que si a0 ≡ −a mod p alors Ra est carré.
Partie III. Armures et satins.
d. Le réseau de la gure 2 est un satin. Déterminer p et a et vérier qu'il est bien
Dans cette partie 1 , p désigne un nombre premier et a ∈ Z. On dénit Ra par carré.
3. a. Montrer que
Ra = xp + yip + z(1 + ia), (x, y, z) ∈ Z3

∀(z, z 0 ) ∈ Z[i]2 , Im(zz 0 ) ∈ Z
b. Montrer que
∀(u, u0 ) ∈ R2a , Im(u u0 ) ≡ 0 mod p
1. a. Montrer que Ra est un réseau.
1 D'après
En déduire que Ra 6= Z[i].
La géométrie des tissus d'Édouard Lucas. L'armure est le mode d'entrecroisement des ls de
chaîne et des ls de trame. Les armures peuvent être représentées par des réseaux Ra . 2 Notations T pour toile et S pour serge : des types particuliers de tissus.

2
c. Montrer que, dans un satin Ra , il existe u et u0 tels que Im(u u0 ) = p. Partie V. Congruences modulo 4.

4. On suppose qu'il existe a ∈ Z tel que a + 1 ≡ 0 mod p.


2
Cette partie utilise la dénition de Pc de la partie IV mais aucun des résultats démontrés
a. Montrer que Ra est carré. dans les parties précédentes.
Soit p > 2 un nombre premier et I = J1, p − 1K.
b. Montrer que p est la somme de deux carrés d'entiers.
1. Soit x ∈ I . Préciser l'unique élément de I congru à −x modulo p. Montrer qu'il existe
dans I un unique élément noté x0 tel que xx0 ≡ 1 mod p. Cette notation est valable
Partie IV. Sommes de deux carrés. dans toute la partie.
2. On dénit dans I une relation ./ par :
Notons Pc l'ensemble des nombres premiers p pour lesquels −1 est un carré modulo p
c'est à dire tels que ∀(x, y) ∈ I 2 , x ./ y ⇔ (x4 + 1)y 2 ≡ (y 4 + 1)x2 mod p
∃a ∈ Z tel que a2 + 1 ≡ 0 mod p
Montrer que ./ est une relation d'équivalence.
Notons Pc0 l'ensemble des nombres premiers qui ne vérient pas cette propriété. On forme
3. a. L'équation x ≡ −x mod p admet-elle une solution dans I ?
ainsi une partition de l'ensemble P de tous les nombres premiers.
b. Déterminer les x ∈ I tels que x = x0 .
1. a. Montrer que Pc ⊂ Σ.
c. On considère l'équation x = p−x0 avec x ∈ I . Déterminer l'ensemble des solutions
b. Soit n entier naturel non nul. On considère sa décomposition en facteurs premiers. dans le cas où il existe a ∈ I tel que a2 + 1 ≡ 0 mod p.
Montrer que si les valuations vp (n) sont paires pour les diviseurs premiers dans Que se passe-t-il lorsqu'il n'existe pas un tel a ?
Pc0 , alors n ∈ Σ.
4. Factoriser
2. Soit p un nombre premier dans Σ avec p = x2 + y 2 pour x et y non nuls dans Z. (x4 + 1)y 2 − (y 4 + 1)x2
a. Montrer qu'il existe λ et µ dans Z tels que λx − µy = 1. On pose a = λy + µx. En déduire la classe d'équivalence pour ./ d'un x ∈ I .
b. Exprimer x et y en fonction de λ, µ, a. 5. Montrer que p ∈ Pc si et seulement si p ≡ 1 mod 4.
c. Montrer que (λ2 + µ2 )p = 1 + a2 . En déduire que p ∈ Pc .
3. Montrer que tout p ∈ Pc0 est G-irréductible. En déduire, pour tout nombre premier p,
l'équivalence entre les trois propositions.

p ∈ Σ ⇔ p ∈ Pc ⇔ p n'est pas G-irréductible

4. a. Présenter un G-algorithme d'Euclide et justier sa terminaison.


b. Dénir une notion de G-pgcd et énoncer un G-théorème de Bezout.
c. Calculer un G-pgcd de 5 + 5i et de −3 + 4i.
5. a. Énoncer et démontrer un G-théorème de Gauss.
b. Soit n ∈ Σ et p ∈ Pc0 un diviseur premier de n. Montrer p2 divise n et que le
quotient est dans Σ. En déduire que vp (n) est pair.

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