Indispensable à ces systèmes –
De façon à réaliser
L’attaque de la maitresse-tige par le piston moteur, d’où
L’application du principe de la traction directe .
Une telle disposition n’était pas nouvelle. Dès 1749, elle
Avait été imaginée par Hoëll à Schemni tz (Ilongrie) ponr
Les machines d’épuisement à colonne d’eau.
En France, MM. Frimot, Blanc el Canville s’ocenpèrent, vers 1822-1 827, de l’application de
ce principe aux
Mach ines à vapeur. Presque en même temps, elle !’a isait
L’obj et de brevets pris par deux ingéni eurs IJelges,
MU. Devaux et Falchamps. Ce dernier établit sur di\·erses
Mines du pays des appareils de son invention, mais ils ne
Répondirent pas à ses espérances.
C’est à r.l . le docteur Charles Letoret de Mo ns, que
Revient l’honneur de l’application rationnelle du principe
De la traction directe aux machines cl’épu isemenL. En
Septembre ‘1836, il obtenait un breve t pour une machine a
Traction directe à simple effet et sans condensa tion ·
Premier appareil de ce genre fut installé en 1837 an pu’ ilt
11° 3 dit. « Grand Trait )) des Charbonnages de l’ [Link].
Dès 1841, les Charbonnages de Bonne-Fortu ne, à Ans,
Et des Arclinoises (Puits St-Pierre) à Gill,v , avaient adopté
La machi ne à traction directe. Dans le bassin du Cent1·e, le
Premier moteur de ce système fut mon té en 1844, au Cli arbonna.Q
‘-
‘e de Houssu à Haine-Saint-Paul.
Dans la machine à traction directe, le cylindre est
Su pporté par des poutrelles, [Link] du puits, ·de manière
A l’encombrer le moins possible. Le poids généralement
Trop fort, de la maîtresse-tige, est compensé par un
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Ou
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1 re, raccordés à celle-ci pa
Bielles.
Cette
Machine dût sa vogue à sa
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Plutôt qua son économie de combustible, car dès les
Premières appli cations, on fut amené a supprimer la
LES MINES A L’EXPOSITION DE BRUXELLES
1105
Condensation, laquelle était réalisée par une pompe à air
De ‘\iVatt, et, dans ces dernières condi tions, elle ne consommait. Pas moins de 35 kilog. De
vapeur par cheval et par
Heure. Dans le but de réduire ce tte consommation ‘
:M. Letoret installa en 1845, au puits n° 2, di t « La Co ur ».
De l’Agrappe, une machine avec condenseur de son invention, d’u ne construction
particulière, destinée à remplacer
Avantageusement la pompe à air primitive de ‘Watt, dont
Le fonctionuem en l laissait à clési rer.
L’application cle la cléten te dont quelques essais furent
Tentés, notamment en ‘1860 au Grand Hornu, amena la
Nécessité d’augmenter les masses en mouvement ; aussi
L’économie de rnpeur fu t plutôt recherchée par l’utilisation
Du système \Voolf anx machines a traction dirncte, avec
Cylindre côte à cote (Machine de Moresnet) ou en tandem
(dispositif de Quillacq n Anzi n).
Dans tous ces cas, le siniple effet de la vapeur était seul
Ntili é ; dans le bnt de réduire les dépenses d’installation,
On réalisa le double effet dont l’inconvénient principal était
Les accidents dus au tmvail alternatif fi la traction et à la
Compression de la maitresse-tige.
En fin le dernier perfectionnement apporté a ux machines
:’I maitres e-tige, fu t l’utilisa tion d’ un volant el d’ un
Baln ncier, qui pe rmit de réaliser un nombre de tours plus
Grand et par conséquent d’assurer un exhaure plus important. Ces machines, appelées Rotatii
es, eurent leur premi ère application aux Charbonnages des Artistes par la
Société Cockerill, en 1827 ; la vogue de ces dispositifs ne
Date cependant que de 1ô63, après l’installation au sioge
Many des Cli ariJO nnages de Mariliaye d’une machine rotati ve Colson. Le moteur est ,\ nn
s·eu l cv
. li ndre ' ou , pour
Augmenter la délcnte, à deux cylindres ‘\iVooH. Le type des
C,lt arLonnag~s t !e Hascoup, :’I un seul cyli ndre, fit l’objet
Cl une étude 1rnporlan te faite par M. L. Guinotte , en avec clapets, dénommées clans le
Borinage engiens
à buses ou burgs, et mues par les mêmes procédés.
Le premier moleur mécanique emplo_yé pour l'épuisement fut actionné par l'eau; les fosses
établies le long des
cours cl 'eau utilisèrent cette fo rce natu relie et gratuite.
A une roue hydraulique appelée Fl. erisson était adaptée
une manivelle qui, par l'intermédiaire d'une bielle et d'une
combinaison de parallélogrammes, transmettait le mouvement à une certaine distance, à un
varlet en relation avec
les tiges de pompes.
Des machi nes de ce genre furent éta blies à la fosse
Chanthier à Beyne et à Herstal (1650), et une à la fosse
du Burg à \Vasrnes (Borinage) ve rs 1690. Ces pompes
étaient construi tes sur le principe de celles de 1Iarly et de
Versailles, inventées par un ouvrier liégeois, appelé
Rennequin Sualem (1644-1708).
D'autres exploitations, éloignées des cours d'eau, recoururent à la force du vent pour faire
marcher les pompes
d'épuisement. Ces pompes s'appelaient Hernaz à vent
hydraulique. Une machine de ce genre fo nctionna à la
fosse Flairante Vo nne à Jupill e, et à l'exhaure de la veine
Moreau à \Va rquignies (1664).
C'est :\ l'épuisement d'abord que fn ren t appliq nées les
machines à vapeur; on leur donna le nom de p ompes à feu.
Le premi er moteur à vapeur d'ex haure fut la machine
atniospheriqite, inve ntée par Newcomen, en 1705. L'introduction de celte rn acli ine en
Belgique eut li eu en 1722
p~u~ le pays de Li~ge . (Puits Massillon à St-Gilles) et en
1 t2o pour le Hamaut (Charbonnage dn Fayat à Lodelinsart).
·
Ces appa reils, dont la condensation se fa isait dans le
cylindre moteur même, au moyen d'une injection d'eau,
-r
1
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consommaient beaucoup de vapeur : 100 à 140 kilog·. pa r
cheval et par heure.
La machine cle îiîfatt, qui présentait une supériorité
évidente sur le système de Newcomen, fit son apparition en
Belgique en 1774 à la Houillère des Kessales à Jern eppe;
dans le Borinage, elle fut établi e en premie r lieu en 1785,
au Charbonnage des Produits.
La dislribution était effectuée par trois soupapes : 1° la
soupape d'admission; 2° la soupape d'équili bre, qui fa isait
passer la vapeur en-dessous du piston pendant la descente,
par son poids, de la maitresse tige, et 3° la soupape
d'émission ou d'exhaustion, qui s'ouvrait pendant l'admission et envoyait la vapeur au
condenseur.
Ce tte machine permit de réalise r de grandes économi es
de combustible ; la consommation descendit vers 35 à
40 kilog. par cheval et par heure.
Dans le commencement du siècle dernier, les machines
d'épuisement donnèrent lieu à un gTand nombre de perfectionnements dont la plupal'l nous
sont venus cl ' Angleterre
oti fut créé le type cle Co,·nwall. Cette machine à balancie r
et à détente fut in trod ui te en Belgique en 1835; elle était
très économique à cause de la bonne utilisation de la
vapeur; toutefois, elle présenlait des inconvénients résultant de l'irrégularité de marche, cln e
A. la détente mais
combattue par un accroissement des masses en mo uvement.
Ces appareils devenus très coùteux d'i nstallation, furent
abandonnés rapidement; de plus, ils nécessitaient un
emplacement considérable el donnaient li eu à des accidents
onéreux.
Les défauts constatés aux machines d'épuisement
de '\iVatt et de Cornwall amenè1·ent des spécialistes, à
étudi er les moyens de supprimer le balancier - o