Année Universitaire 2021/2022 ENSAM Casablanca
Correction de la série N ◦1 d’Algèbre 1
Exercice 1
Enoncer la négation des assertions suivantes
1. ∀ε > 0, ∃q ∈ Q+ tel que 0 ≤ q < ε.
2. 3 < 2 ⇒ i2 = −1.
A
3. ∃!y ∈ N, y < 1.
Solution
NC
1. On a e(∀ε > 0, ∃q ∈ Q+ tel que 0 ≤ q < ε) ⇔ e(∀ε > 0, ∃q ∈ Q+ , 0 ≤ q et q < ε) ⇔ ∃ε > 0, ∀q ∈ Q+ ,
q ∈] − ∞, 0[ [ε, +∞[. 3
S
r
2. Il est clair que e(3 < 2 ⇒ i = −1) ⇔e e(3 < 2) ∨ (i = −1) ⇔ (3 < 2) ∧ (i2 , −1). 3
2 2 r
LA
3. On a ∃!y ∈ N, y < 1 ⇔ ∃y ∈ N, y < 1 et ∀z ∈ N, ∀t ∈ N, (z < 1 et t < 1) ⇒ (z = t) . Par conséquent
e(∃!y ∈ N, y < 1) ⇔ ∀y ∈ N, y ≥ 1 ou ∃z ∈ N, ∃t ∈ N, z < 1 et t < 1 et z , t . 3r
B
Exercice 2
Soit A ⊂ N∗ contenant 1 telle que
SA
i) ∀n ∈ A , 2n ∈ A .
ii) ∀n ∈ N∗ , n + 1 ∈ A ⇒ n ∈ A .
1. Montrer que ∀a ∈ N, 2a ∈ A .
CA
2. En déduire que A = N∗ .
Solution
1. On procède par récurrence. Pour a = 0, on a 20 = 1 ∈ A assertion vraie. Pour a ∈ A , montrons
que 2a ∈ A ⇒ 2a+1 ∈ A . D’après l’hypothèse i), on a 2a ∈ A ⇒ 2 × 2a = 2a+1 ∈ A . Par conséquent
M
∀a ∈ N, 2a ∈ A . 3
r
2. Il esl clair que A ⊂ N∗ . Reste à montrer que N∗ ⊂ A . Par absurde, on suppose qu’il existe au moins
n ∈ N∗ tel que n < A . D’après l’hypothèse ii), on déduit que n + 1 < A . On en déduit que ∀k ∈ N∗ ,
SA
n + k < A . Donc j < A , ∀ j > n. En particulier, pour j = 2n > n, on a j = 2n < A . Contradiction avec
la première question car 2n ∈ A . Alors n ∈ A . Ainsi A = N∗ . 3 r
Exercice 3
EN
Soient A, B et C trois parties d’un ensemble E.
1. Simplifier l’ensemble suivant (A ∩ B) ∪ (CEA ∩ B) ∪ (CEA ∩CEB ).
2. On suppose que A ∪ B ⊂ A ∪C et A ∩ B ⊂ A ∩C. Montrer que B ⊂ C.
Solution
1/9 A. Tsouli
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1. On a
\ [ S
(A ∩ B) ∪ (CEA ∩ B) ∪ (CEA ∩CEB ) = (A B) CEA CEA CEB
T S T T
(A B) B
| {z }
S A T [ B T =B
= (B CE ) (B CE ) (B CEA )
S
| {z }
=E
= B CEA . 3
S
r
A
2. Montrons que A ∪ B ⊂ A ∪C et A ∩ B ⊂ A ∩C ⇒ B ⊂ C. Soit x ∈ E tel que x ∈ B. Montrer que x ∈ C.
Par disjonction des cas, on a
NC
Cas 1. Si x ∈ A, alors x ∈ A B, ce qui implique que x ∈ A C. Ainsi x ∈ C.
T T
Cas 2. Si x < A, alors x ∈ A B, ce qui implique que x ∈ A C. Par suite x ∈ C (puisque x < A).
S S
D’où l’implication désirée. 3
r
Exercice 4
LA
Soit f une application de E dans F. Montrer que ∀A, B ∈ P(E) et ∀C, D ∈ P(F), on a
1. A ⊂ B ⇒ f (A) ⊂ f (B).
S S
2. f (A B) = f (A) f (B).
3. f (A B) ⊂ f (A)
B
T T
f (B).
4. C ⊂ D ⇒ f −1 (C) ⊂ f −1 (D).
SA
5. f −1 (C D) = f −1 (C)
S S −1
f (D).
6. f −1 (C D) = f −1 (C)
T T −1
f (D).
f −1 (C)
CA
7. f −1 (CFC ) = CE .
Solution
1. Soit y ∈ F tel que y ∈ f (A). Montrons que y ∈ f (B). Comme y ∈ f (A), alors ∃x ∈ A tel que y = f (x).
Par ailleurs A ⊂ B, implique que x ∈ B, donc y = f (x) ∈ f (B). 3
r
M
2. Soit y ∈ F. On a y ∈ f (A B) ⇔ ∃x ∈ A B, y = f (x) ⇔ (∃x ∈ A, y = f (x)) ou (∃x ∈ B, y = f (x))
S S
⇔ y ∈ f (A) ou y ∈ f (B) ⇔ y ∈ f (A) f (B). 3
S
r
3. Soit y ∈ F tel que y ∈ f (A B). Montrons que y ∈ f (A) f (B). On a y ∈ f (A B) ⇒ ∃x ∈ A B, y = f (x)
T T T T
SA
⇒ (∃x ∈ A, y = f (x)) et (∃x ∈ B, y = f (x)) ⇒ y ∈ f (A) et y ∈ f (B) ⇒ y ∈ f (A) f (B). 3
T
r
4. Soit x ∈ E tel que x ∈ f −1 (C). Montrons que x ∈ f −1 (D). Comme x ∈ f −1 (C), alors f (x) ∈ C ⊂ D.
Ainsi x ∈ f −1 (D). 3
r
EN
5. Soit x ∈ E. On a x ∈ f −1 (C D) ⇔ f (x) ∈ C D ⇔ f (x) ∈ C ou f (x) ∈ D ⇔ x ∈ f −1 (C) ou x ∈ f −1 (D)
S S
⇔ x ∈ f −1 (C) f −1 (D). 3
S
r
6. Soit x ∈ E. On a x ∈ f −1 (C D) ⇔ f (x) ∈ C D ⇔ f (x) ∈ C et f (x) ∈ D ⇔ x ∈ f −1 (C) et x ∈ f −1 (D)
T T
⇔ x ∈ f −1 (C) f −1 (D). 3
T
r
f −1 (C)
7. On a x ∈ f −1 (CFC ) ⇔ f (x) ∈ CFC ⇔ f (x) ∈ F et f (x) < C ⇔ x ∈ E et x < f −1 (C) ⇔ x ∈ CE .3
r
2/9 A. Tsouli
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Exercice 40
Soient f : E −→ F une application et A, B ⊂ E; C ⊂ F.
1. Montrer que f (A ∩ B) = f (A) ∩ f (B) ⇔ f est injective.
f (A)
2. Montrer que f est bijective ⇔ ∀A ⊂ E, f (CEA ) = CF .
3. Montrer que f (A f −1 (C)) = f (A) C.
T T
Solution
A
1. Soient A, B ∈ P(E).
— Montrons que f (A ∩ B) = f (A) ∩ f (B) ⇒ f est injective. Soient x, y ∈ E tels que f (x) = f (y).
NC
Montrons que x = y. Par absurde, on suppose que x , y (ie., {x} {y} = 0).
T
/ Alors
{ f (x)} = { f (y)} = f ({x}) = f ({y}),
ce qui implique que
LA
\ \
{ f (x)} = f ({x}) = f ({x}) f ({y}) = f ({x} {y}) = f (0)
/ = 0,
/
c’est-à-dire f (x) ∈ 0,
/ ce qui est absurde. Ainsi x = y. Par conséquent f (A ∩ B) = f (A) ∩ f (B) ⇒ f
est injective.
B
— Montrons que f est injective ⇒ f (A ∩ B) = f (A) ∩ f (B). D’après le troisième point de l’Exercice
3, on a f (A B) ⊂ f (A) f (B). Il suffit pour cela de montrer que f est injective ⇒ f (A) ∩ f (B) ⊂
T T
SA
f (A ∩ B). Soit y ∈ F tel que y ∈ f (A) f (B). Montrons que y ∈ f (A ∩ B). On a y ∈ f (A) ∩ f (B)
T
implique que y ∈ f (A) et y ∈ f (B), alors (∃a ∈ A, y = f (a)) et (∃b ∈ B, y = f (b)), c’est-à-dire
y = f (a) = f (b), a ∈ A, b ∈ B. Comme f est injective, alors a = b ∈ A B, y = f (a) = f (b), c’est-à-
T
dire y ∈ f (A B). 3
T
r
CA
f (A)
2. Montrer que f est bijective ⇔ ∀A ⊂ E, f (CEA ) = CF .
f (A)
— Montrons que ∀A ⊂ E, f (CEA ) = CF ⇒ f est bijective. En particulier, pour A = 0,
/ il vient
f (0)
/
f (CE0/ ) = CF ⇒ f (E) = CF0/ = F.
Ainsi f est surjective. Montrons maintenant que f est injective. Soient A, B ⊂ E. On a
M
T T
f (A) f (B) f (A) [ f (B) f (A B)
T
CEB ) = f (CEA B
[ [
CF = CF CF = f (CEA ) f (CEB ) = f (CEA ) = CF .
SA
T T
Par suite f (A) f (B) = f (A B). Donc f est injective. 3 r
f (A)
— Montrons que f est bijective ⇒ ∀A ⊂ E, f (CEA ) = CF . Il est clair que
\ \
f (CEA ) f (A) = f (CEA A) = f (0)
/ = 0,
/
EN
puisque f est injective. Par ailleurs, on a
[ [
f (CEA ) f (A) = f (CEA A) = f (E) = F,
f (A)
puisque f est surjective. Ainsi CF = f (CEA ). 3
r
3/9 A. Tsouli
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3. — Montrons que f (A f −1 (C)) ⊂ f (A) C.
T T
Soit y ∈ F tel que y ∈ f (A f (C)). Comme y ∈ f (A f −1 (C)), alors ∃x ∈ A f −1 (C), y = f (x),
T −1 T T
ce qui implique que (x ∈ A, y = f (x)) et (x ∈ f −1 (C), y = f (x)), c’est-à-dire y ∈ f (A) et y ∈ C. Donc
y ∈ f (A) C. Autrement dit f (A f −1 (C)) ⊂ f (A) C.
T T T
T −1
— Montrons que f (A) C ⊂ f (A f (C)). Soit y ∈ F tel que y ∈ f (A) C. On a
T T
\ \
y ∈ f (A) C ⇒ y ∈ f (A) et y ∈ C ⇒ (∃x ∈ A, f (x) = y) et y ∈ C ⇒ y ∈ f (A) et y ∈ C ⇒ y ∈ f (A) C.
T −1
A
T
Par conséquent f (A f (C)) = f (A) C. 3
r
Exercice 400
NC
Soit E un ensemble non vide. On considère une application f de E dans R telle que
(i) : f (0)
/ = 0.
(ii) : f (E) = 1.
LA
S T
(iii) : f (A B) = f (A) + f (B) si A B = 0,
/ A et B étant deux parties quelconques de E.
(iv) : ∀A ⊂ E, f (A) ≥ 0.
1. Soit A ⊂ E. Exprimer f (A) en fonction de f (A), où A désigne le complémentaire de A dans E.
B
2. Montrer que ∀A, B ⊂ E, f (A B) = f (A) + f (B) − f (A B).
S T
3. En déduire que A ⊂ B ⇒ f (A) ≤ f (B).
SA
4. En déduire que ∀A ⊂ E, 0 ≤ f (A) ≤ 1.
Solution
CA
1. On a 1 = f (E) = f (A A) = f (A) + f (A). Donc f (A) = 1 − f (A). 3
S
r
2. Ici, on écrit A B = A (B CEA ) et on obtient
S S T
[ \
f (A B) = f (A) + f (B CEA ).
M
Puis on écrit B = (B A) (B CEA ) pour déduire
T S T
\ \
f (B) = f (B A) + f (B CEA ).
SA
En rassemblant ces deux égalités, on obtient le résultat. 3
r
3. On a
EN
[
f (B) = f (A (B\A)) = f (A) + f (B\A),
| {z }
≥0
/ Donc A ⊂ B ⇒ f (A) ≤ f (B). 3
T
puisque A (B\A) = 0. r
4. D’après (iv), on a ∀A ⊂ E, f (A) ≥ 0. Par ailleurs f (A) ≤ f (E) = 1, puisque A ⊂ E. Donc ∀A ⊂ E,
0 ≤ f (A) ≤ 1. 3
r
4/9 A. Tsouli
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Exercice 4000
Montrer que l’application suivante
f : N × N −→ N
(a, b) 7−→ 2a+b+5 + 2b ,
est injective.
Solution
A
Soient (a, b), (c, d) ∈ N2 tels que f (a, b) = f (c, d). Montrons que (a, b) = (c, d), c’est-à-dire a = c et b = d.
Par absurde, on suppose que b , d. Pour cela, nous allons traiter deux cas.
NC
Cas 1. Si b < d, alors
>0
z }| {
2 a+b+5 b
+2 = 2 c+d+5 d b a+5
+ 2 ⇒ 2 (2 d d+5
+ 1) = 2 (2 + 1) ⇒ a+5
2| {z+ 1} = 2d − b (2d+5 + 1) .
| {z }
LA
nombre impair nombre pair
Ce qui est impossible.
Cas 2. De la même manière on trouve une contradiction pour d < b.
Donc b = d. De plus, on a
B
2a+b+5 + 2b = 2c+d+5 + 2d ⇒ 2a+b+5 + 2b = 2c+b+5 + 2b ⇒ 2a = 2c ⇒ a = c.
SA
Ainsi f est injective. 3
r
Exercice 5
On pose P = {z ∈ C; Im z > 0} et D = {z ∈ C; |z| < 1}. On note f l’application définie pour tout z , −i par
CA
z−i
f (z) = . Montrer que f réalise une bijection de P sur D.
z+i
Solution
— Montrons que f est injective. Soient z1 , z2 ∈ P tels que f (z1 ) = f (z2 ). Montrons que z1 = z2 . On a
M
z1 − i z2 − i
f (z1 ) = f (z2 ) ⇒ = ⇒ z1 z2 + iz1 − iz2 + 1 = z1 z2 + iz2 − iz1 + 1 ⇒ z1 = z2 .
z1 + i z2 + i
SA
Ainsi l’application f est injective. 3 r
— Montrons que l’application f est surjective. Soit z ∈ D. Montrons qu’il existe au moins z1 ∈ P tel
que f (z1 ) = z. Il est facile de voir que z1 = i(z+1)
1−z . De plus, pour z = a + ib avec a, b ∈ R, on déduit
2
+b ) 2
que Im z1 = 1−(a . Comme |z| < 1, alors a2 + b2 < 1. Ainsi Im z1 > 0, autrement dit z1 ∈ P. On en
EN
(1−a)2 +b2
déduit que l’application f est surjective. 3
r
Par conséquent, f est bijective de P sur D. 3
r
Exercice 6
Soient E, F et G trois ensembles, f : E −→ F et g : F −→ G deux applications. Montrer que
5/9 A. Tsouli
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1. g ◦ f est injective ⇒ f est injective.
2. g ◦ f est surjective ⇒ g est surjective.
Solution
1. Soient x, y ∈ E tels que f (x) = f (y). Comme g est une application, alors
g( f (x)) = g( f (y)) = g ◦ f (x) = g ◦ f (y) ⇒ x = y,
puisque g ◦ f est une application injective. Donc g ◦ f est injective ⇒ f est injective. 3r
A
2. Soit z ∈ G. Comme g ◦ f est surjective, alors ∃x ∈ E, g ◦ f (x) = g( f (x) ) = z. Ce qui montre que
|{z}
=y∈F
NC
∀z ∈ G, ∃y ∈ F, g(y) = z.
Donc g est une application surjective. 3
r
Exercice 7
Soit f une application d’un ensemble E dans lui même et vérifiant f ◦ f ◦ f = IE .
LA
Montrer que f est bijective et déterminer son inverse.
Solution
B
Posons g = f ◦ f . Il est clair que g est une application définie de E dans lui même. De plus, on a
g ◦ f = f ◦ g = IE .
SA
Donc f est bijective et son inverse f −1 = g. 3
r
Exercice 8
CA
Le but de l’exercice est de déterminer l’ensemble F des applications f ∈ NN vérifiant :
∀n ∈ N, f ◦ f (n) < f (n + 1).
1. Soit f ∈ F . Démontrer que pour tout entier p ∈ N, la demi-droite D p = {k ∈ N; k ≥ p} est stable par
f , c’est-à-dire f (D p ) ⊂ D p .
2. En déduire que f est strictement croissante et que pour tout entier n ∈ N, f (n) < n + 1.
M
3. Déterminer f .
Solution
SA
1. Par récurrence pour p = 0, l’assertion f (D0 ) = f (N) ⊂ N = D0 est vraie. Supposons que f (D p ) ⊂
D p , p > 0 et montrons que f (D p+1 ) ⊂ D p+1 . Soit y ∈ f (D p+1 ). Alors ∃x ∈ D p+1 , y = f (x). On a
− 1} ≥ p. Alors f (x − 1) ∈ D p . En utilisant le fait que f (D p ) ⊂ D p , on obtient
x ≥ p + 1, c’est-à-dire |x {z
EN
∈D p
p ≤ f ( f (x − 1)) = f ◦ f (x − 1) < f (x) = y.
Ainsi y ≥ p + 1, c’est-à-dire y ∈ D p+1 . Donc d’après le principe de récurrence, on déduit que pour
|{z}
∈N
tout p ∈ N, f (D p ) ⊂ D p . 3
r
6/9 A. Tsouli
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2. Soit n ∈ N. Il est clair que f (n) ∈ D f (n) (puisque f (n) ∈ N et f (n) ≥ f (n)). Comme f (D f (n) ) ⊂ D f (n) ,
alors f ( f (n)) ∈ D f (n) , c’est-à-dire
f ◦ f (n) = f ( f (n)) ≥ f (n).
Donc f (n + 1) > f (n), c’est-à-dire f est une application strictement croissante. Montrons maintenant
que ∀n ∈ N, f (n) < n + 1. Par absurde, on suppose ∃p ∈ N, f (p) ≥ p + 1. Comme f est strictement
croissante, alors
f (p + 1) > f ( f (p)) = f ◦ f (p) ≥ f (p + 1),
A
ce qui est absurde. D’où ∀n ∈ N, f (n) < n + 1. 3
r
3. On a f (0) < 1. Alors f (0) = 0 et 0 = f (0) < f (1) < 2, c’est-à-dire f (1) = 1. Soit p ∈ N tel que f (p) = p.
NC
|{z} |{z}
∈N ∈N
Montrons que f (p + 1) = p + 1. On a
p = f (p) < f (p + 1) < p + 2.
LA
| {z }
∈N
Ainsi f (p + 1) = p + 1. D’après le principe de récurrence, on déduit que ∀n ∈ N, f (n) = n, c’est-à-dire
f = IdN . 3
r
B
Exercice 9
On définit la relation binaire R sur R2 par :
SA
(x, y)R(a, b) ⇔ x2 + y2 = a2 + b2 .
1. Montrer que R est une relation d’équivalence sur R2 .
CA
2. Déterminer (−2, 2) et (0, 0).
3. Déterminer R2 /R .
Solution
1. Montrons que R est une relation d’équivalence sur R2 .
— Il est clair que pour tout (x, y) ∈ R2 , x2 + y2 = x2 + y2 . Alors (x, y)R(x, y). Ainsi R est une relation
M
réflexive.
— Soient (x, y), (a, b) ∈ R2 . On a x2 + y2 = a2 + b2 ⇒ a2 + b2 = x2 + y2 . Autrement dit (x, y)R(a, b) ⇒
SA
(a, b)R(x, y). Par suite R est une relation symétrique.
— Soient (x, y), (a, b), (c, d) ∈ R2 . On a x2 + y2 = a2 + b2 et a2 + b2 = c2 + d 2 ⇒ x2 + y2 = c2 + d 2 .
Autrement dit (x, y)R(a, b) et (a, b)R(c, d) ⇒ (x, y)R(c, d), c’est-à-dire la relation R est une
relation transitive.
EN
Par conséquent R est une relation d’équivalence sur R2 . 3 r
√ √
On a (−2, 2) = (x, y) ∈ R , x + y = (−2) + 2 = 8 = (2 2)2 = C ((0, 0), 2 2). De plus (0, 0) =
2 2 2 2 2
2.
(x, y) ∈ R2 , x2 + y2 = 02 + 02 = 0 = {(0, 0)}.
√
3. Soit (a, b) ∈ R2 avec (a, b) , (0, 0). On a (a, b) = (x, y) ∈ R2 , x2 + y2 = a2 + b2 = C ((0, 0), a2 + b2 ).
√
Donc R2 /R = {C ((0, 0), a2 + b2 ), (a, b) , (0, 0)} {(0, 0)}. 3
S
r
7/9 A. Tsouli
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Exercice 90
Soit A un ensemble défini par A = {0, 4}; {1, 5}; {1, 3}; {2, 3, 5}; {0, 5, 6, 7} , munit de la relation inclusion
⊂.
1. Déterminer les éléments maximaux et les éléments minimaux de A.
2. L’ensemble A admet-il un plus grand élément ou un plus petit élément ?
Solution
1. Tous les éléments de A sont des éléments maximaux et des éléments minimaux. 3
r
A
2. L’ensemble A n’admet ni plus grand élément ni plus petit élément. 3
r
Exercice 900
NC
On munit R2 de la relation notée ≺ définie par
(x, y) ≺ (x0 , y0 ) ⇔ x ≤ x0 et y ≤ y0 .
LA
1. Démontrer que ≺ est une relation d’ordre sur R2 . L’ordre est-il total ?
2. Le disque fermé D(O, R) de centre O = (0, 0) et de rayon R = 1 a-t-il des majorants ? un plus grand
élément ? une borne supérieure ?
Solution
B
1. Montrons que ≺ est une relation d’ordre sur R2 .
— Il est clair que pour tout (x, y) ∈ R2 , x ≤ x et y ≤ y. Autrement dit (x, y) ≺ (x, y). Ainsi ≺ est une
SA
relation réflexive.
— Soient (x, y), (a, b) ∈ R2 . On a (x ≤ a et y ≤ b) et (a ≤ x et b ≤ y) ⇒ (x, y) = (a, b). Autrement dit
(x, y) ≺ (a, b) et (a, b) ≺ (x, y) ⇒ (a, b) = (x, y). Par suite ≺ est une relation antisymétrique.
— Soient (x, y), (a, b), (c, d) ∈ R2 tels que (x ≤ a et y ≤ b) et (a ≤ c et b ≤ d). Il est clair que (x ≤ c
CA
et y ≤ d). Autrement dit (x, y) ≺ (a, b) et (a, b) ≺ (c, d) ⇒ (x, y) ≺ (c, d), c’est-à-dire la relation ≺
est une relation transitive.
Par conséquent ≺ est une relation d’ordre sur R2 . 3 r
2
En particulier pour (1, 2), (2, 1) ∈ R , on a (1, 2) ⊀ (2, 1) et (2, 1) ⊀ (1, 2). Donc la relation d’ordre ≺
n’est pas total (relation d’ordre partiel). 3 r
M
2. Soit (x, y) un majorant de D(O, 1). Alors (1, 0) ≺ (x, y) et donc x ≥ 1. De même, (0, 1) ≺ (x, y) et
donc y ≥ 1. Ainsi, on a x ≥ 1 et y ≥ 1. Réciproquement, soit (x, y) ∈ R2 tel que x ≥ 1 et y ≥ 1.
Alors (x, y) est clairement un majorant de D(O, 1), puisque tout élément (x0 , y0 ) de D(O, 1) vérifie
SA
x02 + y20 ≤ 1, et donc x0 ≤ 1 et y0 ≤ 1. On en déduit que l’ensemble des majorants de D(O, 1) est
M = {(x, y) ∈ R2 ; x ≥ 1 et y ≥ 1}. De plus, il est clair que D(O, 1) n’admet donc pas de plus grand
élément, puisque les majorants de D(O, 1) ne sont pas dans D(O, 1). En revanche, D(O, 1) admet
une borne supérieure qui est (1, 1), le plus petit des majorants de D(O, 1). 3 r
EN
Exercice 10
Soit E un ensemble non vide muni d’une loi de composition interne ∗, associative et commutative. On
suppose de plus que pour tout x de E, x ∗ x = x. Soit R une relation binaire sur E définie par
xRy ⇔ x ∗ y = y, ∀x, y ∈ E. (1)
8/9 A. Tsouli
Année Universitaire 2021/2022 ENSAM Casablanca
1. Montrer que R est une relation d’ordre sur E.
2. Montrer alors que pour tous éléments x, y de E, sup{x, y} = x ∗ y.
Solution
1. Montrer que R est une relation d’ordre sur E.
• Pour tout x de E, on a x ∗ x = x, c’est-à-dire xRx : la relation R est réflexive.
• Soient x, y dans E tels que xRy et yRx. Alors x ∗ y = y et y ∗ x = x. Or la loi ∗ est commutative. On
en déduit que x = y. La relation R est alors antisymétrique.
A
• Soient x, y, z dans E tels que xRy et yRz. On a donc
NC
x ∗ y = y; y ∗ z = z.
La loi ∗ étant associative, on en déduit que
x ∗ z = x ∗ (y ∗ z) = (x ∗ y) ∗ z = y ∗ z = z.
LA
Autrement dit xRz : la relation R est transitive.
• Conclusion : R est une relation d’ordre sur E. 3
r
2. On montre tout d’abord que x ∗ y est un majorant de {x, y}. Par symétrie, il suffit de vérifier que
B
xR(x ∗ y) et yR(x ∗ y). Cela résulte de x ∗ x = x. En effet
SA
x ∗ (x ∗ y) = (x ∗ x) ∗ y = x ∗ y
et
y ∗ (x ∗ y) = (y ∗ x) ∗ y = (x ∗ y) ∗ y = x ∗ (y ∗ y) = x ∗ y.
CA
Enfin soit z un majorant de x et de y, c’est-à-dire
x ∗ z = z; y ∗ z = z.
Il reste à montrer que z est un majorant de x ∗ y. En effet
M
(x ∗ y) ∗ z = x ∗ (y ∗ z) = x ∗ z = z.
Donc pour tous x, y dans E, x ∗ y est la borne supérieure de {x, y} par la relation R. 3
r
SA
EN
9/9 A. Tsouli