Filières : Licence 1 – IGL/RIT
SYSTEME D'INFORMATION
&
BASE DE DONNÉES
PROFESSEUR : M. KONATE Ibrahima
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SOMMAIRE
Chapitre 4 : Le modèle logique de données (relationnel) ............................................................................. 3
1. Introduction ....................................................................................................................................... 3
2. Le modèle relationnel............................................................................................................................ 3
3. Règles de passage du modèle entité - association au modèle relationnel. .......................................... 6
3.1. Une entité se transforme en une relation (table) .......................................................................... 6
3.2. Relation binaire aux cardinalités (X,1) - (X,n), X= {0 ou 1} .............................................................. 6
3.3. Relation binaire aux cardinalités (X,n)-(X,n), X= {0 ou 1} ............................................................... 7
3.4. Relation n-aire (quelles que soient les cardinalités). ..................................................................... 8
3.5. Association Réflexive .................................................................................................................... 10
3.6. Relation binaire aux cardinalités (0,1) - (1,1). .............................................................................. 12
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Chapitre 4 : Le modèle logique de données (relationnel)
1. Introduction
Après avoir conçu le Modèle Conceptuel de Donnée (MCD), l’étape
suivante est de le transposer en Modèle Logique de Données
Relationnelles (MLDR). Ce MLD est en fait le dernier pas vers le
Modèle Physique de donnée (MPD), c'est à dire la description de la
base qui va être créée. Après avoir définis les notions de clé
primaire et de clé étrangère, nous appliquons les règles
nécessaires et suffisantes pour passer d'un MCD à un MLD
relationnel.
2. Le modèle relationnel.
Ce modèle crée par le mathématicien CODD s’inspire du concept
mathématique de relation.
Une relation ℜ est représentée comme un tableau de données, d’où
l’appellation de table.
Toute colonne d’une relation s’appelle attribut (ou encore champ).
Un attribut est, également, caractérisé par un nom.
Exemple. Considérons les domaines Couleur = {Rouge, Vert, Bleu} et
Constructeur = {Fiat, Renault, Volvo, Opel}. Considérons la
relation Voiture définie par Voiture = {(Rouge, Fiat), (Rouge,
Renault), (Vert, Opel), (Bleu, Opel)}. Cette relation peut
s’écrire, encore, sous la forme :
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Cette relation a le nom Voiture et les attributs Couleur_Voiture
et Marque. L’attribut Couleur_Voiture est un sous - ensemble du
domaine Couleur et l’attribut Marque est un sous - ensemble du
domaine Constructeur. Une ligne de la table s’appelle tuple (ou n-
uplet) ou encore, par abus de langage, enregistrement ou
occurrence.
Une relation est représentée par son nom suivi de la liste de ses
attributs. Par exemple la relation Voiture s’écrit :
Voiture(Couleur_Voiture, Marque).
Clé : On entend par clé un ou plusieurs attributs permettant
d’identifier un tuple unique de la
relation. Deux tuples ne peuvent pas avoir une même valeur pour la
clé.
Exemple. Redéfinissons la relation Voiture de la manière suivante
:
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Cette relation a comme clé l’attribut N_Immatriculation. Il est
évident qu’il n’existe pas
deux voitures ayant un même numéro d’immatriculation.
Une clé peut être constituée de plusieurs attributs.
Exemple :
La clé de cette relation est {CodeEtudiant, CodeCours} On écrira
la relation ainsi :
SuivreCours(CodeEtudiant, CodeCours, Date). La clé est soulignée.
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3. Règles de passage du modèle entité - association au
modèle
relationnel.
3.1. Une entité se transforme en une relation (table)
Toute entité du MCD devient une relation du MLDR, et donc une table
de la Base de Données. Chaque propriété de l'entité devient un
attribut de cette relation, et dont une colonne de la table
correspondante. L'identifiant de l'entité devient la Clé Primaire
de la relation (elle est donc soulignée), et donc la Clé Primaire
de la table correspondante.
3.2. Relation binaire aux cardinalités (X,1) - (X,n),
X= {0 ou 1}
La Clé Primaire de la table à la cardinalité (X,n) devient une
Clé Etrangère dans la table à la cardinalité (X,1) :
Exemple :
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3.3. Relation binaire aux cardinalités (X,n)-(X,n), X=
{0 ou 1}
Il y a création d'une table supplémentaire ayant comme Clé Primaire
une clé composée des identifiants des 2 entités. On dit que la Clé
Primaire de la nouvelle table est la concaténation des Clés
Primaires des deux autres tables.
Si la relation est porteuse de donnée, celles-ci deviennent des
attributs pour la nouvelle table.
Exemple :
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3.4. Relation n-aire (quelles que soient les
cardinalités).
Il y a création d'une table supplémentaire ayant comme Clé Primaire
la concaténation des identifiants des entités participant à la
relation.
Si la relation est porteuse de donnée, celles-ci deviennent des
attributs pour la nouvelle table.
Exemple :
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3.5. Association Réflexive
• Premier cas : cardinalité(X,1) -(X,n), avec X={0 ou 1}.
La Clé Primaire de l'entité se dédouble et devient une Clé
Etrangère dans la relation ou nouvelle table. Exactement comme si
l'entité se dédoublait et était reliée par une relation binaire
(X,1)-(X,n)(Cf règle 2).
Exemple
Une société est organisée de manière pyramidale : chaque employé a
0 ou 1 supérieur hiérarchique direct. Simultanément, chaque employé
est le supérieur hiérarchique direct de 0 ou plusieurs employés.
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NParent est l'identifiant (NPersonne) d'un ascendant direct de la
personne. idEnfant est l'identifiant (NPersonne) d'un descendant
direct de la personne.
La table PARENTE sera en fait l'ensemble des couples (parents-
enfants) présents dans cette famille.
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3.6. Relation binaire aux cardinalités (0,1) - (1,1).
La Clé Primaire de la table à la cardinalité (0,1) devient une Clé
Etrangère dans la table à la cardinalité (1,1) :
Exemple :
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