Prise de mesure technologique
Les verres progressifs
A partir de 40 ans environ, l’œil est de moins en moins capable d’adopter l’accommodation
pour une vision de près, nette et simple. Ce défaut appelé presbytie peut se compenser par
des verres uni focaux en vision de près. En revanche si l’on désire les mêmes lunettes pour
voir simultanément net de loin et de près il faudra des verres multifocaux (double foyer,
triple foyer, progressif).
Le verre progressif est le seul verre permettant de voir net à toute distance, de l’infini à
environ 40cm, suivant les zones utilisées. Conçus et développés entre 1959 et 1964, par
Bernard Maitenaz, en Europe essentiellement. Conçu par Essilor et dénommé Varilux, il sera
développé en différentes générations dont chaque géométrie offre au porteur un meilleur
confort de vision.
Le principe de base de la surface progressive est que la puissance dioptrique est appropriée
à chaque distance pour que la vision soit nette et simple à toute distance, sans aucun saut
d’image (changement brutal d’image).
La puissance augmente au près à mesure que les rayons de courbure diminuent à la verticale
et à l’horizontale.
Varilux est le 1er verre progressif ; Verres multi design entre 1970 et 1990 avec surfaçage
mécanique ; en 2016 surfaçage laser (point par point)/numérique/furoforme.
Au fur et à mesure de l’évolution des verres progressifs, les champs de vision se sont élargis.
Les premières géométries faisaient référence à des symétries. L’étape suivante a été les
géométries asymétriques, et aujourd’hui nous sommes en présence de géométries
asymétriques avec des symétries horizontales.
N N
Vision de l’œil droit floue Vision binoculaire en VL possible N
si regard vers la gauche ;
vision binoculaire quasi
impossible en vision
latérale
Prisme d’allègement :