Dans les grandes catégories, l'arme à « pointe sèche » a été remplacée par une arme électrique
dont le bout se termine par une « tête de pointe » (sorte de bouton métallique sur ressort) qui,
reliée à l'appareil, permet d'indiquer les touches pendant l'assaut.
Au fleuret, il faut 500 grammes de pression sur le bouton pour qu'une lampe s'allume
indiquant que l'adversaire a été touché (soit verte ou rouge dans une partie valable ou blanche
dans une partie non valable).
la poignée du fleuret est en forme de pistolet
Philippe Omnès, célèbre fleurettiste français des années 1980-1990, définit ainsi son arme
favorite : « À mon sens, le fleuret est l'arme de référence de l'escrime. La maîtrise technique
que nécessite sa pratique est tout d'abord un handicap, mais à terme se retrouve être un atout
pour profiter pleinement de l'escrime. Car c'est à travers la technique du fleuret qu'apparaît le
mieux la phrase d'armes, véritable conversation entre les tireurs par l'intermédiaire des lames.
Le rythme des assauts de fleuret peut être retenu, comme à l'épée, ou au contraire très vif,
comme au sabre »7.
Épée
Article détaillé : Épée (escrime).
En rouge, aire de touche à l’épée.
L’épée moderne a été inventée au XIXe siècle afin de se battre en duel. C’est une arme d’estoc
uniquement. On utilisa auparavant, à partir du XVIe siècle, la rapière, qui a ensuite évolué en
épée de cour sous Louis XIV.
Assaut d'épée aux Championnats d'Europe d'escrime
2007.
L'action offensive de cette arme s’exerce donc par la pointe et par la pointe seule. C'est une
arme plus lourde — 750 g pour une longueur de 110 cm maximum (poignée d'une longueur
de 20 cm maximum) — et moins flexible que le fleuret, et sa lame est de section triangulaire.
La surface valable comprend tout le corps du tireur, y compris ses vêtements et son
équipement.
Lorsque les deux tireurs sont touchés simultanément, et que l'appareil enregistre valablement
ces deux touches (pas plus de 0,25 seconde d’écart entre les deux touches), il y a « coup
double », c’est-à-dire un point pour chacun.
L’épée possède deux fils électriques, tous les deux collés à la lame, qui connectent le bouton à
l’extrémité de l’épée aux deux des trois prises qui se trouvent à l’intérieur de la coque.
Cette arme est dite « non conventionnelle » car elle n’obéit pas à des règles de priorité comme
le fleuret et le sabre : les conditions et les règles du combat sont donc très similaires à celles
des anciens duels.