IAF MD 5:2023 - Temps d'Audit Systèmes
IAF MD 5:2023 - Temps d'Audit Systèmes
Version 4 (3)
(IAF MD 5: 2023)
Version : 14 juin 2023 Date d’application : 7 mai 2020 IAF MD 5: 2023 Version 4 (3)
L’International Accreditation Forum, Inc. (IAF) favorise les échanges commerciaux et soutient l’industrie
et les autorités réglementaires par la mise en œuvre d’un accord international de reconnaissance mutuelle
entre les organismes d’accréditation (OA), de sorte que les résultats émis par les organismes d’évaluation de
la conformité (OEC) par les membres d’IAF puissent être reconnus à l’échelle mondiale.
L'accréditation réduit le risque commercial et celui de ses clients en leur garantissant que les OEC accrédités
sont compétents pour réaliser les prestations qu’ils effectuent dans le cadre de leur portée d'accréditation.
Les OA membres de l'IAF et leurs OEC accrédités doivent satisfaire aux exigences des normes
internationales applicables et des guides IAF pour l'application cohérente de ces normes.
Le MLA d’IAF est hiérarchisé en cinq niveaux : le niveau 1 spécifie les critères obligatoires applicables à
tous les organismes d’accréditation, ISO/IEC 17011. La combinaison des activités du niveau 2 et des
documents normatifs correspondants de niveau 3 est appelée le principal domaine d’application du MLA, et
la combinaison du niveau 4 (si applicable) avec le niveau 5 (documents normatifs applicables) est appelée
un sous-domaine du MLA.
Le domaine principal du MLA inclut des activités telles que la certification des produits et les
documents d’exigences associés, comme l’ISO/IEC 17065. Les attestations émises par les OEC à ce
niveau sont reconnues comme étant tout aussi fiables.
Le sous-domaine de MLA inclut des critères d’évaluation de la conformité tels que l’ISO 9001 et
les schémas d’exigences spécifiques applicables, comme par exemple l’ISO 22003-1. Les attestations
émises par les OEC à ce niveau sont considérées équivalentes.
Le MLA d’IAF donne la confiance dont le marché a besoin pour accepter les résultats des évaluations de
conformité. Un certificat délivré, dans le domaine du MLA par un organisme accrédité par un organisme
d’accréditation signataire du MLA peut être reconnu dans le monde entier, facilitant ainsi le commerce
international.
.
Version : 14 juin 2023 Date d’application : 7 mai 2020 IAF MD 5: 2023 Version 4 (3)
© International Accreditation Forum, Inc. 2023
IAF MD 5:2023 International Accreditation Forum, Inc. Page 3 of 31
Sommaire
0 INTRODUCTION 5
1 DEFINITIONS 6
2 APPLICATION 8
5 SURVEILLANCE 13
6 RENOUVELLEMENT DE LA CERTIFICATION 14
9 SITES TEMPORAIRES 16
Version N°4
Préparé par : IAF Technical Committee
Approuvé par : IAF Members Date : 17 décembre 2018
Date d’édition : 14 juin 2023 Date d’application : 07 mai 2020
Pour tout renseignement, contacter : Eva NILSEN, Secrétaire IAF
Contact: Phone: +1613 454 8159
Email: [email protected]
Version : 14 juin 2023 Date d’application : 7 mai 2020 IAF MD 5: 2023 Version 4 (3)
© International Accreditation Forum, Inc. 2023
IAF MD 5:2023 International Accreditation Forum, Inc. Page 4 of 31
Le terme « devrait » est employé dans ce document pour indiquer les moyens reconnus pour remplir les
exigences de la norme d’accréditation. Un organisme d’évaluation de la conformité (OEC) peut satisfaire à
ces exigences d’une manière équivalente à condition qu’il puisse le démontrer à un organisme
d’accréditation. Le terme « doit » est utilisé dans ce document pour indiquer les dispositions qui, reflétant les
exigences des normes applicables, sont obligatoires.
Version : 14 juin 2023 Date d’application : 7 mai 2020 IAF MD 5: 2023 Version 4 (3)
© International Accreditation Forum, Inc. 2023
IAF MD 5:2023 International Accreditation Forum, Inc. Page 5 of 31
0 INTRODUCTION
0.1 La détermination correcte du temps d’audit initial (Étape 1 + Étape 2) fait partie intégrante de la
revue de la demande de tout organisme client.
0.2 Ce document donne des lignes directives et des recommandations et définit les dispositions
obligatoires auxquelles doivent se conformer les OEC pour développer leurs propres processus
permettant de déterminer le temps nécessaire à l’audit d’organisations de taille et de niveaux de
complexité différents sur un large éventail de secteurs d’activité. L’intention est d’apporter une
cohérence dans la détermination des temps d’audit entre les organismes de certification ainsi qu’entre
les clients d’un même organisme certificateur.
0.3 Les organismes de certification doivent identifier les temps d’audit des étapes 1 et 2 des audits
initiaux, de surveillance et de renouvellement de certification pour chaque client ou certifié.
0.4 Ce document d’exigences donne un cadre général qui doit être utilisé dans les processus de l’OEC
pour déterminer le temps approprié d’audit des systèmes de management, en tenant compte des
spécificités du client qui doit être audité.
0.5 Bien que le présent document concerne la certification des systèmes de management de la qualité,
des systèmes de management environnemental et des systèmes de management de la santé et de la
sécurité au travail (SMQ/SME/SMSST), un certain nombre de ses éléments peuvent s’appliquer aux
autres programmes de certification basés sur la norme 17021-1. C’est le cas des éléments portant sur le
temps d’audit et les journées d’audit, ainsi que sur le nombre réel d’employés.
0.6 Nonobstant les lignes directives fournies dans ce document, le temps d’audit du système de
management d’un client donné devrait être suffisant pour inclure la planification et à la réalisation d’un
audit complet et efficace de son système de management
Version : 14 juin 2023 Date d’application : 7 mai 2020 IAF MD 5: 2023 Version 4 (3)
© International Accreditation Forum, Inc. 2023
IAF MD 5:2023 International Accreditation Forum, Inc. Page 6 of 31
1 DEFINITIONS
1.2 Client
Site (physique ou virtuel) où un client (1.2) travaille ou propose un service de manière constante.
Site virtuel où un client travaille ou propose un service au moyen d’un environnement en ligne,
permettant ainsi à des personnes d’exécuter des processus depuis n’importe quel emplacement physique.
Note 1 : on ne peut pas parler d’emplacement virtuel lorsque les processus doivent être exécutés dans
un environnement physique, par ex. : entreposage, fabrication, essais physiques en laboratoire,
installation ou réparation de produits physiques.
Note 2 : un site virtuel (par ex. : réseau intranet d’entreprise) est considéré comme un site à part
entière pour le calcul du temps d’audit.
Site (physique ou virtuel) où un client (1.2) travaille ou propose un service sur une période déterminée
et qui n’est pas destiné à devenir un site permanent (1.3).
Partie du temps d’audit (1.6) consacrée à la réalisation d’activités d’audit, de la réunion d’ouverture à la
réunion de clôture incluse.
Version : 14 juin 2023 Date d’application : 7 mai 2020 IAF MD 5: 2023 Version 4 (3)
© International Accreditation Forum, Inc. 2023
IAF MD 5:2023 International Accreditation Forum, Inc. Page 7 of 31
La durée d’une journée d’audit est normalement de 8 heures. Elle peut ou non inclure le temps de pause
déjeuner, selon la législation locale.
Le nombre réel d’employés comprend tous les employés (permanent, temporary, and part-time) dont les
activités entrent dans le domaine de la certification, y compris ceux effectuant un travail « posté ». Il doit
également inclure les employés intérimaires lorsqu’ils sont impliqués dans les activités de la portée de la
certification.
Pour les SMSST, il doit également inclure le personnel des sous-traitants et sous-traitants de second rang
effectuant des travaux ou des activités liées au travail qui sont sous le contrôle ou l'influence de l'organisme,
qui peuvent avoir un impact sur les performances du SMSST de l'organisme.
Pour les systèmes de management de la qualité, les dispositions du présent document s’appuient sur trois
niveaux, en fonction des risques encourus en cas de non-conformité du produit ou du service du client. Ces
niveaux sont les suivants : risque élevé, risque moyen, risque faible. Les activités à haut risque (nucléaire,
médical, pharmaceutique, alimentaire, construction) nécessitent généralement un temps d’audit plus long.
Les activités à risque moyen (fabrication simple), un temps d’audit moyen pour réaliser un audit efficace,
et les activités à risque faible, un temps d’audit plus court. (Voir Annexe A, Tableau SMQ 2)
Pour les systèmes de management environnemental, les dispositions définies dans ce document sont
basées sur 5 niveaux de complexité basés sur la nature, le nombre et la gravité des aspects
environnementaux qui ont une influence sur le temps d’audit (Voir Annexe B, Tableau SME 2).
Version : 14 juin 2023 Date d’application : 7 mai 2020 IAF MD 5: 2023 Version 4 (3)
© International Accreditation Forum, Inc. 2023
IAF MD 5:2023 International Accreditation Forum, Inc. Page 8 of 31
Pour les SMSST, les dispositions spécifiées dans ce document sont basées sur trois niveaux de complexité
principaux basés sur la nature, le nombre et la gravité des risques SST d'un organisme qui affectent
fondamentalement la durée de l'audit (voir Annexe C, Tableau SMSST 2).
2 APPLICATION
2.1.1 Le temps d’audit pour tout type d’audit inclut le temps total passé sur site (physique ou virtuel)
du client (1.7) et le temps hors site pour la planification, la revue documentaire, les échanges avec le
client et la rédaction du rapport.
2.1.2 La durée d’audit de certification d’un système de management (1.7) ne devrait pas être réduite à
moins de 80% du temps d’audit calculé selon la méthodologie du chapitre 3. Ceci s’applique aux audits
initiaux, de surveillance et de renouvellement de certification.
2.1.3 Les temps de trajets (pour se rendre sur les sites ou entre les sites) et les pauses, de quelque nature
que ce soit, ne sont pas inclus dans la durée des audits de certification des systèmes de management sur
site.
Note : voir 1.8. Selon la législation locale, il est possible que les pauses déjeuner soient incluses.
2.2.1 Les tableaux SMQ 1,SME 1 and SMSST 1 présentent les temps moyens des audits de certification
des systèmes de management calculés en journées d’audit. Des ajustements du nombre de journées
d’audit peuvent être nécessaires au niveau national pour être en conformité avec la législation du travail,
sur les temps de trajet, de repas, de travail, pour arriver au même nombre de journées d’audit que les
tableaux SMQ 1, SME 1 and SMSST 1..
2.2.2 Lors des phases de planification, il est interdit de réduire le nombre de journées d’audit prévues
en prévoyant des journées de travail plus longues. Il est néanmoins envisageable de prévoir des heures
supplémentaires pour permettre un audit convenable des activités « postées ».
2.2.3 Si, après calculs, le résultat obtenu est un nombre décimal, le nombre de jours devrait être arrondi
à la demi-journée la plus proche (par ex. : 5,3 jours d’audit devient 5,5 jours d’audit, et 5,2 jours
d’audit devient 5 jours d’audit).
2.2.4 Pour garantir l’efficacité de l’audit, l’OEC devrait également tenir compte de la composition et
de la taille de l’équipe d’audit (par ex. : une demi-journée d’audit avec deux auditeurs ne sera peut-être
pas aussi efficace qu’une journée d’audit avec un auditeur, ou une journée d’audit avec un responsable
d’audit et un expert technique sera peut-être plus efficace qu’une journée d’audit sans expert technique).
Version : 14 juin 2023 Date d’application : 7 mai 2020 IAF MD 5: 2023 Version 4 (3)
© International Accreditation Forum, Inc. 2023
IAF MD 5:2023 International Accreditation Forum, Inc. Page 9 of 31
Note 1 : les organismes d’accréditation peuvent demander à un OEC de démontrer que le temps d’audit
moyen de clients spécifiques n’est ni considérablement supérieure ou inférieure au temps calculé à partir
des tableaux SMQ 1, SME 1 and SMSST 1.
Note 2 : les temps d’audit moyens des OEC spécialisés dans les secteurs complexes ou à haut risque sont
susceptibles d’être plus élevés que ceux présentés dans les tableaux, et inversement pour les OEC
spécialisés dans les secteurs à risque faible, qui sont susceptibles d’être plus faibles que ceux présentés
dans les tableaux.
2.3.1 Le nombre réel d’employés, tel que défini ci-dessus, est utilisé comme base pour le calcul du
temps d’audit des systèmes de management. Les critères à prendre en considération pour déterminer le
nombre réel d’employés incluent notamment le nombre d’employés à temps partiel et le nombre
d’employés dont les activités entrent partiellement dans le domaine de la certification, le nombre
d’employés travaillant en horaires d'équipe (ou « postés »), le nombre d’employés administratifs, toutes
catégories confondues, le nombre d’employés non qualifiés (parfois important dans certains pays) et
réalisant des tâches similaires ou répétitives (voir 2.3.4).
En cas d'opérations saisonnières (par exemple, activités de récolte, villages de vacances et hôtels, etc.), le
calcul du nombre reel d’employés est basé sur le personnel généralement présent dans les opérations de
haute saison.
Les réductions dues à l'emploi d'un grand nombre de personnel non qualifié ne doivent pas être effectuées
sans tenir compte du risque SST associé (voir 2.3.6).
2.3.2 Les éléments permettant de justifier le nombre réel d’employés doivent être tenus à la disposition
du client et de l’organisme d’accréditation de sorte à ce qu’ils puissent s’y référer lors des évaluations et
sur demande.
2.3.3 Nombre d’employés à temps partiel et nombre d’employés dont les activités entrent partiellement
dans le domaine de la certification
Selon le nombre d’heures travaillées, le nombre d’employés à temps partiel et le nombre d’employés
dont les activités entrent partiellement dans le domaine de la certification, peut être réduit ou augmenté
et converti en « équivalents temps plein » (par ex. : 30 employés à temps partiel travaillant
4 heures/jours équivaut à 15 employés à temps plein).
Pour SMQ et SME,lorsqu’un pourcentage élevé du personnel effectue des tâches ou occupe des postes
considérés comme répétitifs (par ex. : nettoyage, sécurité, transport, ventes, centres d’appels, etc.), il est
possible d’appliquer une réduction seulement au cas par cas, dans le cadre de la portée de certification
et de façon raisonnée. Les méthodes de réduction à appliquer devront être documentées et inclure la prise
en compte des risques liés aux tâches/postes concerné(e)s.
Version : 14 juin 2023 Date d’application : 7 mai 2020 IAF MD 5: 2023 Version 4 (3)
© International Accreditation Forum, Inc. 2023
IAF MD 5:2023 International Accreditation Forum, Inc. Page 10 of 31
L’OEC doit déterminer la durée et les créneaux horaires de l’audit de sorte à pouvoir évaluer au mieux
l’efficacité du système de management mis en place pour l’ensemble des activités du client. Il peut donc
juger nécessaire de procéder à l’audit en dehors des horaires de travail normaux ou selon les horaires de
certaines équipes. Cela doit faire l’objet d’un accord avec le client.
L'OEC doit veiller à ce que toute variation de la durée de l'audit ne compromette pas l'efficacité des audits
(voir également la clause 3.7)
Pour SMQ et SME, il est alors possible, dans pareils cas, de réduire le nombre réel d’employés.
Toutefois, on prendra davantage en considération les processus que le nombre d’employés. Ce type de
réduction est rare et les justificatifs y afférents doivent être conservés et tenus à la disposition de
l’organisme d’accréditation.
Pour les SMSST, cette réduction doit en principe être considérée comme non applicable car l'emploi de
personnel temporaire non qualifié peut être une source de risques pour la santé et la sécurité au travail. Si,
dans des cas exceptionnels, une réduction est opérée, la justification de cette réduction doit être
enregistrée et mise à la disposition de l'OA.
Version : 14 juin 2023 Date d’application : 7 mai 2020 IAF MD 5: 2023 Version 4 (3)
© International Accreditation Forum, Inc. 2023
IAF MD 5:2023 International Accreditation Forum, Inc. Page 11 of 31
3.1 La méthode utilisée comme base pour le calcul du temps d’audit de systèmes de management pour
un audit initial (étape 1 + étape 2) nécessite d’interpréter les tableaux et les figures de l’annexe A pour les
audits SMQ, de l’Annexe B pour les audits SME et de l’annexe C pour les audits SMSST, respectivement.
L’annexe A (SMQ) est établie sur le nombre d’employés (voir la clause 2.3 sur le calcul du nombre réel
d’employés) et sur le niveau de risque, mais ne prévoit pas de temps d’audit minimum ou maximum. En
complément du nombre réel d’employés, l’annexe B (SME) ajoute un facteur lié à la complexité
environnementale de l’entreprise et ne prévoit pas de temps d’audit minimum ou maximum.
L'Annexe C (SMSST) est basée sur le nombre effectif de personnel et le niveau de complexité du risque de
SST associé au secteur d'activité de l'organisme et ne fournit pas de temps d'audit minimum ou maximum.
Le tableau SST et SST 2 montre le lien entre les secteurs d'activité et les niveaux de complexité SST en
fonction des risques SST.
Note : en pratique, l’étape 2 prend généralement plus de temps que l’étape 1.
3.2 En utilisant un coefficient adéquat, ces mêmes tableaux et figures peuvent être utilisés comme base
de calcul pour les temps d’audit des audits de surveillance (clause 5) et de recertification (clause 6).
3.3 L’organisme de certification doit avoir des processus pour allouer le temps nécessaire à l’évaluation
des processus concernés du client. L’expérience a montré qu’outre le nombre d’employés, le temps
nécessaire pour mener un audit efficace dépend d’autres facteurs en SMQ, en SME et en SMSST. Ces
éléments sont développés dans la clause 8.
3.4 Ce document d’exigences liste les dispositions qui devraient être prises en compte pour déterminer
le temps nécessaire pour effectuer un audit. Ces facteurs ainsi que d’autres nécessitent d’être examinés lors
de la revue de la demande par l’organisme de certification, après l’étape 1 et tout au long du cycle de
certification et de renouvellement de certification ; quant à leur impact potentiel sur la détermination du
temps d’audit, quel que soit le type d’audit. Ainsi, les tableaux, graphiques et diagrammes pour les SMQ,
SME et SMSST qui montrent la relation entre le nombre réel d’employés et le niveau de complexité ne
peuvent être utilisés indépendamment. Ces tableaux et figures donnent le cadre pour la planification des
audits et en conséquence, nécessitent des ajustements pour la détermination de la durée d’audit, pour tout
type d’audit.
3.5 Pour les audits SMQ, le graphique SMQ 1 est un guide visuel permettant les ajustements à partir de
du temps d’audit calculé selon le tableau SMQ 1, et fournit un cadre pour la méthodologie qui devrait être
appliquée pour la planification des audits en partant d’un point basé sur le nombre réel d’employés pour
l’ensemble des équipes.
3.6 Il convient pour un audit SME de baser le temps d’audit sur le nombre réel d’employés de
l’organisation et sur la nature, le nombre et la gravité des aspects environnementaux d’une organisation
type de ce secteur d’activités. Les tableaux EMS1 et EMS 2 fournissent le cadre pour le processus qui
devrait être utilisé pour la planification d’audit. Le temps d’audit de systèmes de management devrait
ensuite être ajusté en fonction de tout facteur significatif qui s’applique spécifiquement à l’organisation à
auditer.
Version : 14 juin 2023 Date d’application : 7 mai 2020 IAF MD 5: 2023 Version 4 (3)
© International Accreditation Forum, Inc. 2023
IAF MD 5:2023 International Accreditation Forum, Inc. Page 12 of 31
Pour un audit SST, il convient de baser la durée de l'audit sur le nombre effectif de personnel de
l'organisme et la nature, le nombre et la gravité des risques SST de l'organisation typique dans ce secteur
industriel. Les tableaux SMSST 1 et SMSST 2 fournissent un cadre pour le processus qui devrait être
utilisé pour la planification. La durée de l'audit des systèmes de management doit ensuite être ajustée en
fonction de tout facteur significatif qui s'applique uniquement à l'organisation à auditer.
3.7 Le point de départ pour déterminer le temps d’audit de systèmes de management doit reposer sur
le nombre réel d’employés, puis être ajusté en fonction des facteurs significatifs s’appliquant au client à
auditer et en attribuant à chaque facteur une pondération « additive » ou « soustractive » pour modifier le
chiffre de base. Pour toute situation, l’établissement du temps d’audit de systèmes de management y
compris les ajustements effectués, doivent être consignés. L’organisme de certification devrait veiller à
ce que la variation du temps d’audit n’affecte pas l’efficacité de celui-ci.
Pour SMQ et SME, quand la réalisation d’un produit ou service se fait sur la base d’un travail en équipes,
la portée de l’audit réalisé par l’organisme de certification dépend des processus de chaque équipe et du
niveau de contrôle de chaque équipe tel que le client peut le démontrer. Pour un audit optimal de
l’efficacité du système de management en place, au moins l’une des équipes doit être auditée. Les
justifications pour ne pas auditer les autres équipes (par ex. horaires décalés) doivent être justifiées et
documentées.
Pour les SMSST, où les processus de réalisation de produits ou de services fonctionnent sur une base de
quart de travail, l'étendue de l'audit de chaque quart de travail par l'OEC dépend des processus effectués à
chaque quart de travail, en tenant compte des risques SST associés, et du niveau de contrôle de chaque
quart de travail. cela est démontré par le client. Pour auditer une mise en œuvre efficace, au moins un des
quarts de travail à l'intérieur et un en dehors des heures normales de bureau doivent être audités au cours
du premier cycle de certification. Lors des audits de surveillance des cycles suivants, l'OC peut décider de
ne pas auditer le deuxième quart de travail en fonction de la maturité reconnue du SMSST de l'organisme.
Des ajustements pour retarder l'heure de début de l'audit sont recommandés chaque fois que possible, afin
de couvrir les deux quarts de travail au cours de la journée d'audit. La justification de ne pas auditer les
autres équipes doit être documentée en tenant compte du risque de ne pas le faire.
3.8 Le temps d’audit de systèmes de management déterminé en utilisant les tableaux et graphiques en
annexes A, B et C ne doivent pas inclure le temps d’auditeurs juniors, d’observateurs ou d’experts
techniques.
3.9 La réduction du temps d’audit ne doit pas dépasser 30% des durées indiquées dans les tableaux
SMQ 1, SME 1 ou SMSST 1.
Note : La clause 3.9 peut ne pas s’appliquer aux situations décrites dans l’IAF MD1 pour les sites
individuels d’une organisation multi-sites. Dans ce cas, un nombre limité de processus sont présents sur
de tels sites et la mise en œuvre de l’ensemble des exigences correspondantes aux normes de systèmes de
management peut être vérifiée.
Version : 14 juin 2023 Date d’application : 7 mai 2020 IAF MD 5: 2023 Version 4 (3)
© International Accreditation Forum, Inc. 2023
IAF MD 5:2023 International Accreditation Forum, Inc. Page 13 of 31
4.1 La détermination du temps d’audit consacré aux activités associées hors site (clause 2.1) ne devrait
pas réduire la durée totale de l’audit de systèmes de management sur site à moins de 80% du temps d’audit
calculée à partir des tableaux selon la méthodologie du chapitre 3. Si plus de temps est nécessaire pour la
planification et/ou la rédaction des rapports, ceci ne peut pas justifier la réduction de la durée de l’audit de
systèmes de management sur site.
4.2 Les tableaux SMQ 1, le tableau SME 1 et le tableau SMSST 1 fournissent un point de départ pour
calculer le temps d’audit d’un audit initial (étape 1 + étape 2) pour les audits SMQ,SME et SMSST
respectivement.
4.3 Les temps d’audit déterminés par l’organisme de certification ainsi que les justifications associées
doivent être enregistrées. Ce calcul doit inclure des détails sur le temps à allouer pour couvrir l'ensemble
du périmètre de la certification
4.4 L’OEC doit fournir la détermination du temps d’audit et les justificatifs au client. Ceux-ci font partie
intégrante du contrat et doivent être tenus à disposition de l’organisme d’accréditation.
4.5 Les audits de certification peuvent inclure les techniques d’audit à distance comme une collaboration
Internet interactive, des réunions en ligne, téléconférences et/ou vérification électronique des processus de
l’organisation du client (voir IAF MD4). Ces activités doivent être identifiées dans le plan d’audit et le
temps qui leur est consacré peut être considéré comme une partie de la durée totale d’audit sur site de
systèmes de management.
Pour les SMSST, ces activités se limiteront à l'examen des documents / enregistrements et à l'interview du
personnel et des travailleurs. En outre, pour les SMSST, le contrôle des processus et le contrôle des risques
en matière de SST ne peuvent pas être audités à l'aide de techniques d'audit à distance.
5 SURVEILLANCE
Pour le cycle d’audit initial de certification de trois ans, le temps d’audit pour les audits de surveillance
pour une organisation donnée devrait être proportionnel au temps d’audit consacré à l’audit initial (étape 1
+ étape 2), la durée totale du temps passé par an sur la surveillance étant environ égale au 1/3 du temps
d’audit passé sur l’audit initial. Dans le cadre de chaque audit de surveillance, l’OEC devra recevoir une
mise à jour des données du système de management du client. Le temps d’audit prévu pour un audit de
surveillance doit être revu au moins à chaque audit de surveillance et au renouvellement de la certification,
afin de tenir compte des changements au sein de l’organisation, de la maturité du système, etc. Les preuves
de cette revue comprenant les ajustements du temps d’audit de systèmes de management doivent être
consignées.
Note : il est peu probable que la durée d’un audit de surveillance soit inférieure à une (1) journée d’audit.
Version : 14 juin 2023 Date d’application : 7 mai 2020 IAF MD 5: 2023 Version 4 (3)
© International Accreditation Forum, Inc. 2023
IAF MD 5:2023 International Accreditation Forum, Inc. Page 14 of 31
6 RENOUVELLEMENT DE LA CERTIFICATION
Le temps d’audit pour un audit de renouvellement devrait être calculé sur les bases des informations du client
mises à jour et est en général égale à 2/3 du temps qui serait nécessaire à l’audit initial (étape 1 + étape 2) de
cette organisation s’il était réalisé au moment où cette dernière doit faire l’objet d’un audit de renouvellement
(et non les 2/3 du temps d’audit d’origine consacré à l’audit initial). Le temps d’audit de systèmes de
management doit prendre en compte le résultat du rapport de performance du système (ISO/IEC 17021-1).
La revue de la performance du système ne constitue pas en lui-même un élément du temps d’audit pour les
audits de renouvellement.
Note : il est peu probable que la durée d’un audit de renouvellement de certification soit inférieure à une
(1) journée d’audit.
Pour le second cycle de certification et les cycles suivants, l’organisme de certification peut choisir de
développer un programme individuel de surveillance et de réévaluation (voir IAF MD3 Document
d’exigences IAF des procédures avancées de surveillance et de renouvellement - ASPR), avec l’approbation
de l’organisme d’accréditation. Si une approche ASRP n’est pas choisie, le temps d’audit de systèmes de
management devrait être calculé comme indiqué dans les clauses 5 et 6.
Pour SMSST, ces exigences ne sont pas applicables.
Les facteurs suivants doivent être pris en compte, mais ne sont pas limités à :
i) Augmentation du temps de tout audit de systèmes de management :
a) Une logistique compliquée concernant plus d’un bâtiment ou site comme lieu de réalisation
des travaux, par exemple, si un centre de conception séparé doit être audité ;
b) Un personnel parlant plus d’une langue (exigeant la présence d’un ou de plusieurs
interprètes ou empêchant les auditeurs de travailler de manière indépendante) ;
c) Un site très grand par rapport au nombre d’employés (par exemple, une forêt) ;
d) Un secteur très réglementé (industrie alimentaire et médicale, aérospatiale, énergie
nucléaire, etc.) ;
e) Un système couvrant des processus hautement complexes ou un nombre relativement
important d’activités uniques ;
f) Des activités qui impliquent de visiter les sites temporaires afin de valider les activités du
(des) site(s) permanent(s) dont le système de management fait l’objet de la certification ;
Version : 14 juin 2023 Date d’application : 7 mai 2020 IAF MD 5: 2023 Version 4 (3)
© International Accreditation Forum, Inc. 2023
IAF MD 5:2023 International Accreditation Forum, Inc. Page 15 of 31
iv) Augmentation du temps d'audit des systèmes de management pour les SMSST uniquement :
a) Point de vue des parties intéressées,
b) Taux d'accidents et de maladies professionnelles supérieur à la moyenne du secteur des
entreprises,
c) Si des membres du public sont présents sur le site de l'organisation (par exemple hôpitaux,
écoles, aéroports, ports, gares, transports publics),
d) L'organisation fait face à des procédures judiciaires liées à la SST (en fonction de la gravité
et de l'impact du risque encouru),
e) La forte présence temporaire de nombreuses entreprises de (sous) sous-traitants et de leurs
employés entraînant une augmentation de la complexité ou des risques pour la SST (par
exemple, les fermetures périodiques ou le redressement de raffineries, d'usines chimiques,
d'usines de fabrication d'acier et d'autres grands complexes industriels),
f) Lorsque des substances dangereuses sont présentes en quantités exposant l'installation au
risque d'accidents industriels majeurs, conformément à la réglementation nationale
applicable et / ou à la documentation d'évaluation des risques,
g) Sites inclus dans le périmètre dans d'autres pays que le pays d'origine du site (si la
législation et la langue ne sont pas bien connues).
Version : 14 juin 2023 Date d’application : 7 mai 2020 IAF MD 5: 2023 Version 4 (3)
© International Accreditation Forum, Inc. 2023
IAF MD 5:2023 International Accreditation Forum, Inc. Page 16 of 31
Activités considérées à faible risque (non applicable pour les SMSST) : Pour SMQ, voir Annexe A, Tableau
SMQ 2 pour des exemples et pour SME, voir Annexe B, Tableau SME 1). Toutes les caractéristiques du
système, des processus et produits/services du client devraient être considérées et un ajustement pertinent
devrait être réalisé en fonction des facteurs qui pourraient justifier une baisse ou une augmentation du temps
d’audit en vue d’obtenir un audit efficace. Des facteurs d’augmentation peuvent être compensés par des
facteurs de réduction.
Toute décision prise en rapport avec les exigences de la présente clause doit être justifiée et consignée.
Note 1 : tout facteur soustractif ne peut être utilisé qu’une seule fois pour chaque calcul et chaque
client.
Note 2 : Des facteurs supplémentaires sont listés dans le document IAF MD11 pour le calcul du
temps d’audit de systèmes de management intégré.
9 SITES TEMPORAIRES
9.1 Si l’organisation candidate ou certifiée fournit des produits ou services sur des sites temporaires, les
sites doivent être intégrés dans les programmes d’audits.
Version : 14 juin 2023 Date d’application : 7 mai 2020 IAF MD 5: 2023 Version 4 (3)
© International Accreditation Forum, Inc. 2023
IAF MD 5:2023 International Accreditation Forum, Inc. Page 17 of 31
9.2 Les sites temporaires peuvent être des sites principaux de management de projet comme des petits
sites de service / installation. Le besoin de visiter ces sites et la taille de l’échantillonnage devrait être basé
sur l’évaluation des risques d’un défaut du SMQ à contrôler les sorties (produits ou services) ou du SME à
contrôler les aspects et impacts environnementaux ou du SMSST pour maîtriser les risques SST associés aux
activités du client.
Pour SMQ et SME, l’échantillonnage devrait être représentatif de la portée de la certification du client, de
la diversité des besoins en compétence de l’organisation et de la variété des services, compte tenu de la taille
et du type d’activités, ainsi que des différentes étapes des projets en cours et des aspects et impacts
environnementaux associés.
Pour les SMSST, les sites inclus dans l’échantillonnage doivent représenter le périmètre de certification du
client, les tailles et types d’activités et de processus, le type de dangers impliqués et les risques SST
associés et les étapes des projets en cours.
9.3 Des visites spécifiques des sites temporaires devraient être réalisées. Toutefois, les méthodes
suivantes pourraient être utilisées comme alternative à ces audits sur site :
i) Interviews ou réunions d’avancement avec le client ou son fournisseur (de visu ou via
téléconférence).
ii) Revue documentaire des activités du site temporaire.
iii) Accès à distance à des sites électroniques qui contiennent des données ou d’autres informations
pertinentes pour l’évaluation du système de management et du(des) site(s) temporaires.
iv) Utilisation de la vidéo et de la téléconférence et d’autres technologies qui permettent de conduire à
distance un audit efficace.
Pour les SMSST, les méthodes ci-dessus pourraient être considérées comme des alternatives pour remplacer
uniquement les parties des audits sur site non liées à l'observation du contrôle de processus et d'autres
contrôles des risques SST.
9.4 Pour chaque cas, la méthode d’audit devrait être entièrement documentée et justifiée en termes
d’efficacité.
Pour les SMSST, la décision de savoir si l'échantillonnage sur site est autorisé ou non, doit être basée sur
l'évaluation du niveau de risques SST associé aux activités et processus réalisés dans chaque site inclus
dans le périmètre de certification. Les enregistrements de ces évaluations et la justification des décisions
prises doivent être mis à la disposition de l’organisme d'accréditation.
10.2 Les exigences relatives à la certification des systèmes de gestion multi-sites sont couvertes par
l'IAF MD 1 “Document d’exigences IAF pour l’audit et la certification d’un système de management
Version : 14 juin 2023 Date d’application : 7 mai 2020 IAF MD 5: 2023 Version 4 (3)
© International Accreditation Forum, Inc. 2023
IAF MD 5:2023 International Accreditation Forum, Inc. Page 18 of 31
11.1 Lorsqu’une organisation sous-traite une partie de ses fonctions ou processus, il est de la
responsabilité de l’OEC d’obtenir la preuve que ladite organisation a effectivement déterminé le type et
l’ampleur des contrôles à mettre en œuvre pour s’assurer que les fonctions ou processus externalisés n’ont
pas d’impact négatif sur l’efficacité des SM, y compris sur la capacité de l’organisation à fournir des
produits et services conformes à ses clients ou à contrôler ses aspects environnementaux ou à contrôler ses
risques SST et ses engagements à se conformer aux exigences réglementaires.
11.2 Pour SMQ et SME, l’organisme de certification auditera et évaluera l’efficacité du système de
management du client eu égard à la gestion des activités externalisées, ainsi que les éventuels problèmes
rencontrés en termes de réalisation des objectifs, de service à la clientèle et de conformité. Cette évaluation
peut nécessiter la collecte d’informations sur le niveau d’efficacité auprès des fournisseurs. Néanmoins,
aucun audit du système de management du fournisseur n’est exigé, étant donné qu’il est inclus dans la
portée du système de management de l’organisation. Seul le contrôle qu’effectue l’organisation des
activités externalisées sera évalué, et non les performances des activités elles-mêmes. En fonction des
risques évalués, du temps additionnel d’audit devra être déterminé.
11.3 Pour les SMSST, l'OEC auditera et évaluera l'efficacité de la SST de l'organisme dans la gestion de
toute activité fournie et le risque que cela représente pour la performance de la SST de ses propres activités
et processus et les exigences de conformité.
a) Cela peut inclure la collecte de commentaires sur le niveau d'efficacité des fournisseurs, sur la base
:
• sur les critères appliqués par l'organisme pour l'évaluation, la sélection, le suivi des performances et
la réévaluation de ces prestataires externes en fonction de leur capacité à fournir des fonctions ou des
processus conformément aux exigences spécifiées, conformément aux exigences légales ; et
• sur le risque que les prestataires externes puissent nuire à la capacité de l’organisation à contrôler ses
propres risques SST.
b) Bien que le système de management du fournisseur ne doive pas être audité, l'OEC doit auditer les
contrôles que l'organisation a mis en œuvre pour les processus ou fonctions inclus dans le champ
d'application du SMSST de l'organisation, qui ont été externalisés à des fournisseurs externes pour un
audit efficace.
Le personnel de l’entrepreneur qui opère dans les locaux de l’organisme, sur des processus inclus dans
le champ d’application de la SST et du SGS de l’organisation, sera interrogé pour évaluer sa
sensibilisation à la SST.
Version : 14 juin 2023 Date d’application : 7 mai 2020 IAF MD 5: 2023 Version 4 (3)
© International Accreditation Forum, Inc. 2023
IAF MD 5:2023 International Accreditation Forum, Inc. Page 19 of 31
Version : 14 juin 2023 Date d’application : 7 mai 2020 IAF MD 5: 2023 Version 4 (3)
© International Accreditation Forum, Inc. 2023
IAF MD 5:2023 International Accreditation Forum, Inc. Page 20 of 31
Note 1 : Le nombre d’employés indiqué au tableau SMQ 1 devrait être considéré comme une suite
continue au lieu d’une progression par palier. C'est-à-dire que sous forme graphique, la courbe
commencerait avec les valeurs les plus basses de l’intervalle pour finir avec les extrémités de
chaque intervalle. La valeur de départ du graphique serait donc : 1,5 jour pour 1 employé. Voir la
clause 2.2 concernant les journées d’audit correspondant à des nombres décimaux.
Version : 14 juin 2023 Date d’application : 7 mai 2020 IAF MD 5: 2023 Version 4 (3)
© International Accreditation Forum, Inc. 2023
IAF MD 5:2023 International Accreditation Forum, Inc. Page 21 of 31
Version : 14 juin 2023 Date d’application : 7 mai 2020 IAF MD 5: 2023 Version 4 (3)
© International Accreditation Forum, Inc. 2023
IAF MD 5:2023 International Accreditation Forum, Inc. Page 22 of 31
Les niveaux de risques ci-après ne sont pas exhaustifs. Il s’agit seulement d’exemples sur lesquels les
organismes de certification peuvent s’appuyer pour déterminer le niveau de risque d’un audit.
Risque élevé
Risque moyen
Lorsque la non-conformité du produit ou du service est susceptible de causer des blessures ou maladies.
Exemples de secteurs (liste non exhaustive) :
Structures et éléments non porteurs, activités de construction simples, produits fabriqués et métaux de
base, produits non métalliques, mobilier, matériel optique, services personnels et de loisirs.
Risque faible
Lorsque la non-conformité du produit ou du service n’est pas susceptible de causer des blessures ou
maladies. Exemples de secteurs (liste non exhaustive) :
Note 1 : le temps d’audit des activités considérées à risque faible peut être inférieur à celui calculé à
l’aide du tableau SMQ 1. Le temps d’audit des activités considérées à risque moyen devrait
correspondre à celui calculé à l’aide du tableau SMQ 1 et le temps d’audit des activités à haut risque
est généralement supérieur.
Note 2 : lorsqu’une entreprise propose des activités de diverse nature (par ex. : entreprise construisant des
ouvrages simples [risque moyen] et des ponts [risque élevé]), il revient à l’OEC de déterminer le temps
d’audit adéquate, en se basant sur le nombre réel d’employés impliqués dans chacune des activités.
Version : 14 juin 2023 Date d’application : 7 mai 2020 IAF MD 5: 2023 Version 4 (3)
© International Accreditation Forum, Inc. 2023
IAF MD 5:2023 International Accreditation Forum, Inc. Page 23 of 31
Tableau SME 1 - Relation entre nombre réel d’employés, complexité et temps d’audit
Note 1 : Le temps de l’audit est indiqué pour les audits de complexité élevée, moyenne, faible ou
limitée.
Note 2 : Le nombre d’employés indiqué au tableau SME1 devrait être considéré comme une suite
continue au lieu d’une progression par palier. C'est-à-dire que sous forme graphique, la courbe
commencerait avec les valeurs les plus basses de l’intervalle pour finir avec les extrémités de
chaque intervalle. La valeur de départ du graphique serait donc : 1,5 jour pour 1 employé. Voir la
clause 2.2 concernant les journées d’audit correspondant à des nombres décimaux.
Version : 14 juin 2023 Date d’application : 7 mai 2020 IAF MD 5: 2023 Version 4 (3)
© International Accreditation Forum, Inc. 2023
IAF MD 5:2023 International Accreditation Forum, Inc. Page 24 of 31
Tableau SME 2 - Exemple de lien entre les secteurs d’activités et les niveaux de complexité des
aspects environnementaux
Version : 14 juin 2023 Date d’application : 7 mai 2020 IAF MD 5: 2023 Version 4 (3)
© International Accreditation Forum, Inc. 2023
IAF MD 5:2023 International Accreditation Forum, Inc. Page 25 of 31
Version : 14 juin 2023 Date d’application : 7 mai 2020 IAF MD 5: 2023 Version 4 (3)
© International Accreditation Forum, Inc. 2023
IAF MD 5:2023 International Accreditation Forum, Inc. Page 26 of 31
Les présentes directives reposent sur cinq niveaux de complexité primaires concernant la nature et la
gravité des aspects environnementaux d’une organisation qui influencent fortement la durée d’audit.
Ces niveaux sont :
Elevé – aspects environnementaux de nature et de gravité importantes (en général, des organisations de
production ou de traitement dont plusieurs aspects environnementaux présentant un impact important) ;
Moyen – aspects environnementaux de nature et de gravité moyennes (en général, des organisations de
production dont certains aspects environnementaux présentent un impact important) ;
Faible – aspects environnementaux de nature et de gravité peu importantes (en général, des
organisations dont l’activité principale est le montage et présentant peu d’aspects importants ;
Limité – aspects environnementaux de nature et de gravité limitées (en général, des organisations
présentant des activités de bureau) ;
Particulier –ce niveau exige une attention supplémentaire et spécifique au moment de la phase de
planification de l’audit.
Le tableau SME 1 couvre les quatre premiers niveaux de complexité : élevé, moyen, faible et limité.
Le tableau SME 2 établit le lien entre les cinq niveaux de complexité susmentionnés et les secteurs
industriels qui entreraient normalement dans chaque niveau.
L’organisme de certification devrait reconnaître que les organisations d’un secteur spécifique ne
vont pas toujours se retrouver dans le même niveau de complexité. L’organisme de certification
devrait prévoir une certaine flexibilité au niveau de sa revue de la demande afin d’assurer que les
activités spécifiques de l’organisation sont prises en compte dans la détermination du niveau de
complexité. Par exemple, même si beaucoup d’entreprises du secteur chimique doivent en théorie,
être considérées comme de “haute complexité”, une entreprise chimique qui a une activité de
mélange n’ayant pas de réactions ou d’émissions chimiques, et/ou d’opérations commerciales, peut
alors être classée comme de niveau “moyen” ou “bas”. L’organisme de certification doit alors
documenter tous les cas concernés par une réduction du niveau de complexité d’une entreprise
appartenant à un secteur spécifique.
Le tableau SME 1 ne couvre pas les cas particuliers et les temps d’audit de systèmes de management
doivent être mis au point et justifiés au cas par cas.
Version : 14 juin 2023 Date d’application : 7 mai 2020 IAF MD 5: 2023 Version 4 (3)
© International Accreditation Forum, Inc. 2023
IAF MD 5:2023 International Accreditation Forum, Inc. Page 27 of 31
Note 1 : la durée de l’audit est indiquée pour les audits à risques SST élevés, moyens et faibles.
Note 2 : le nombre d’employés dans le tableau SMSST 1 doit être considéré comme formant un continuum
plutôt qu’une série de seuils. Si le tableau était représenté sous la forme d’un graphique, la ligne devrait
commencer avec les valeurs les plus faibles. Le point de départ du graphique serait un nombre réel
d’employés de 1 nécessitant 2,5 jours d’audit. Voir la clause 2.2 pour traiter des parties de la journée.
Version : 14 juin 2023 Date d’application : 7 mai 2020 IAF MD 5: 2023 Version 4 (3)
© International Accreditation Forum, Inc. 2023
IAF MD 5:2023 International Accreditation Forum, Inc. Page 28 of 31
Tableau SMSST 2 : exemples de liens entre les secteurs d’activité et les niveaux de complexité des
risques SST
Niveaux de
complexité
des risques Secteur d’activité
SST
pêche (en haute mer, dragage côtier et plongée)
industries minières et extractives
cokéfaction et fabrication de produits pétroliers raffinés
Élevé
extraction de pétrole et de gaz
tannage de textiles et de vêtements
défibrage du papier, y compris recyclage
raffinage du pétrole
produits chimiques (y compris les pesticides, les piles et les batteries) et
pharmaceutiques
fabrication de fibre de verre
production, stockage et distribution de gaz
production et distribution d’électricité
énergie nucléaire
stockage de grandes quantités de matières dangereuses
transformation de produits minéraux non métalliques comme la céramique, le béton, le
ciment, la chaux, le plâtre, etc.
production de métaux primaires
formage à chaud et à froid et fabrication de produits métalliques
fabrication et assemblage de structures métalliques
chantiers navals (peut être de niveau moyen en fonction des activités réalisées)
industrie aérospatiale
industrie automobile
fabrication d’armes et d’explosifs
recyclage de déchets dangereux
traitement des déchets dangereux et non dangereux, par ex. incinération etc.
traitement des effluents et des eaux usées
construction et démolition industrielles et civiles (y compris les travaux d’achèvement
des bâtiments : activités d’installation électrique, hydraulique et de climatisation)
abattoirs
transport et distribution de marchandises dangereuses (par voie terrestre, aérienne et
maritime)
activités de défense/gestion de crise
soins de santé/hôpitaux/médecine vétérinaire/aide sociale
aquaculture (la reproduction, l’élevage et la récolte de plantes et d’animaux dans tous
types d’environnements aquatiques)
Version : 14 juin 2023 Date d’application : 7 mai 2020 IAF MD 5: 2023 Version 4 (3)
© International Accreditation Forum, Inc. 2023
IAF MD 5:2023 International Accreditation Forum, Inc. Page 29 of 31
Niveaux de
complexité
Secteur d’activité
des risques
SST
pêche (la pêche en haute mer est de niveau élevé)
Moyen agriculture/sylviculture (peut être de niveau élevé en fonction des activités réalisées)
transformation des produits alimentaires, des boissons et du tabac
textiles et habillement hors tannage
production de bois et d’articles en bois, y compris fabrication de panneaux et
traitement/imprégnation du bois
production de papier et de produits en papier hors défibrage
transformation de produits minéraux non métalliques comme le verre, la céramique,
l’argile, etc.
ingénierie mécanique générale et assemblage
fabrication de produits métalliques
traitement de surface et autres traitements chimiques de produits métalliques, hors
production de métaux primaires, et pour l’ingénierie mécanique générale (peut être de
niveau élevé en fonction du traitement et de la taille du composant)
production de circuits imprimés nus pour l’industrie de l’électronique
moulage par injection, usinage et assemblage de caoutchouc et de plastique
assemblage d’appareils électriques et électroniques
fabrication de matériel de transport et réparation de ce matériel pour le transport routier,
ferroviaire et aérien (peut être de niveau élevé en fonction de la taille de l’équipement)
recyclage, compostage et enfouissement (de déchets non dangereux)
prélèvement, épuration et distribution d’eau, y compris gestion des cours d’eau (noter
que le traitement des effluents commerciaux est classé dans le niveau élevé)
vente en gros et au détail de combustible fossile (peut être de niveau élevé en fonction
du volume de combustible)
transport de passagers (par voie aérienne, terrestre ou maritime)
transport et distribution de marchandises non dangereuses (par voie terrestre, aérienne et
maritime)
nettoyage industriel, hygiène, nettoyage à sec dans le cadre de services généraux aux
entreprises
recherche et développement dans les sciences naturelles et techniques (peut être de
niveau élevé en fonction du secteur d’activité) essais techniques et laboratoires d’analyse
hôtels, services de loisir et services personnels hors restaurants
services éducatifs (peut être de niveau élevé ou faible en fonction de l’objet des activités
d’enseignement)
activités et gestion des entreprises et des sièges sociaux et gestion des sociétés holding
vente en gros et au détail (peut être de niveau moyen ou élevé en fonction du produit, ex.
le carburant)
Faible services généraux aux entreprises hors nettoyage industriel, hygiène, nettoyage à sec et
Version : 14 juin 2023 Date d’application : 7 mai 2020 IAF MD 5: 2023 Version 4 (3)
© International Accreditation Forum, Inc. 2023
IAF MD 5:2023 International Accreditation Forum, Inc. Page 30 of 31
Niveaux de
complexité
Secteur d’activité
des risques
SST
services éducatifs
services de gestion du transport et de la distribution sans flotte à gérer
services d’ingénierie (peut être de niveau moyen en fonction du type de services)
télécommunications et services postaux
restaurants et campings
immobilier commercial, gestion immobilière
recherche et développement dans les sciences sociales et humaines
administration publique, autorités locales
institutions financières, agences de publicité
Les dispositions présentées dans ce document sont basées sur trois niveaux principaux de complexité des
risques en matière de santé et de sécurité au travail indiquant la portée, le nombre et la gravité de ces risques
pour une entreprise, risques qui ont une influence fondamentale sur la durée de l’audit. Ces niveaux sont les
suivants :
Élevé : risques relatifs à la santé et à la sécurité au travail d’une portée et d’une gravité
significatives (par exemple la construction, l’industrie lourde ou les entreprises de transformation) ;
Moyen : risques relatifs à la santé et à la sécurité au travail d’une portée et d’une gravité moyennes
(par exemple des entreprises de l’industrie légère avec quelques risques majeurs) ; et
Faible : risques relatifs à la santé et la sécurité au travail d’une portée et d’une gravité faibles (par
exemple les entreprises faisant du travail de bureau).
Le tableau SMSST 1 couvre les niveaux de complexité des risques en matière de santé et de sécurité au
travail décrits ci-dessus.
Le tableau SMSST 2 montre le lien entre ces trois niveaux de complexité de risques SST ci-dessus et les
secteurs d’activité qui rentrent généralement dans chacun de ces niveaux.
L’OEC doit cependant avoir conscience que toutes les entreprises d’un secteur particulier ne rentrent pas
toujours dans le même niveau de complexité de risques en matière de santé et de sécurité au travail. Il doit
prévoir de la flexibilité dans sa procédure d’examen des contrats afin de s'assurer que les activités spécifiques
de l’entreprise sont prises en considération lors de la détermination du niveau de complexité des risques en
matière de santé et de sécurité au travail.
Version : 14 juin 2023 Date d’application : 7 mai 2020 IAF MD 5: 2023 Version 4 (3)
© International Accreditation Forum, Inc. 2023
IAF MD 5:2023 International Accreditation Forum, Inc. Page 31 of 31
Par exemple, même si de nombreuses entreprises de construction navale doivent être classées dans le niveau
de complexité élevé, une entreprise qui ne construit que des petites embarcations en fibre de carbone dans
le cadre d’activités peu complexes peut être classée dans le niveau de complexité moyen.
L’OEC doit documenter tous les cas où il décide de baisser le niveau de complexité des risques en matière
de santé et de sécurité au travail d’une entreprise appartenant à un secteur d’activité spécifique.
Note : le niveau de complexité des risques en matière de santé et de sécurité au travail peut aussi être lié
aux conséquences d’une défaillance du SMSST dans le contrôle des risques :
Élevée : une défaillance dans le contrôle des risques peut mettre des vies en danger ou entraîner des
blessures ou des maladies graves ;
Moyenne : une défaillance dans le contrôle des risques peut entraîner des blessures ou des maladies ;
Faible : une défaillance dans le contrôle des risques peut entraîner des blessures légères ou des
maladies bénignes ;
Fin du document d’exigences IAF relatif à la détermination du temps des audits de SMQ,SME et
SMSST.
Informations complémentaires
Pour de plus amples informations sur ce document ou sur tout autre document IAF, veuillez contacter l’un
des membres IAF ou le secrétariat.
Pour obtenir les coordonnées des membres IAF, veuillez consulter le site Web IAF - http://www.iaf.nu
Secretariat -
IAF Corporate Secretary,
Telephone +1613 454-8159
email <[email protected]>
Version : 14 juin 2023 Date d’application : 7 mai 2020 IAF MD 5: 2023 Version 4 (3)
© International Accreditation Forum, Inc. 2023