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FGE - Circuits et Composants Linéaires

Introduction au cours d’Electricité


1- L’électricité pour le transport d’énergie
L’électricité représente une forme intermédiaire d’énergie très intéressante par sa facilité de
transport et de distribution, ceci aussi bien à l’échelle d’un continent qu’à l’intérieur des
appareils. Elle est produite presque à 100% dans des centrales, par une conversion
mécanique électrique au moyen d’alternateurs.
L’énergie mécanique provient :
• des turbines hydrauliques ou d’éoliennes, elles-mêmes entraînées par des chutes d’eau
ou par le vent (énergies mécaniques).
• des turbines à vapeur ou à gaz, l’énergie thermique étant produite à partir d’énergie
chimique (combustion de mazout, de gaz, de bois ou de déchets ménagers) ou d’énergie
nucléaire (fission d’uranium).

L’électricité est distribuée à l’échelle continentale par un réseau extrêmement dense de


lignes aériennes et de câbles souterrains jusque vers les consommateurs. Dans les
bâtiments, elle est distribuée plus finement encore vers les différents appareils et
machines. Au moment de sa consommation, l’énergie électrique est reconvertie en énergie
mécanique, thermique, lumineuse ou chimique, ceci pour répondre à chaque besoin.

1
La production d’électricité

L’énergie sous toutes ses formes et leurs processus de conversion

 Centrales hydrauliques à accumulation

2
 Centrales hydrauliques au fil de l’eau

 Centrales thermoélectriques à énergie fossile

Ces centrales convertissent par combustion l’énergie chimique en énergie thermique, qui
est ensuite convertie en énergie mécanique, et finalement en énergie électrique. Il faut
relever que seule une partie de l’énergie thermique est transformée en énergie mécanique,
à cause d’une loi incontournable de la physique (principe de Carnot). Le solde de l’énergie
est dissipé dans l’environnement, en chauffant soit l’eau d’un cours d’eau, soit l’atmosphère
au travers d’une tour de refroidissement.
De ce fait, le rendement de ces centrales ne dépasse guère 40% environ
Leur technologie est bien maîtrisée et présente peu de risque. Elles sont construites à
proximité des centres urbains et industriels.
Toutefois, la combustion dégage énormément de gaz à effet de serre (CO, CO 2).

3
 Centrales nucléaires

Le principe est le suivant : Lorsqu’un neutron frappe un atome d’U235, celui-ci se partage en
2 atomes plus légers appelés produits de fission, tout en éjectant 2 à 3 neutrons et en
dégageant de l’énergie thermique.
Après ralentissement par des modérateurs, chaque neutron peut faire éclater un autre
atome d’U235, ce qui crée un effet de réaction en chaîne. Des barres de réglages
absorbent des neutrons et en réduisent le nombre de manière à éviter l’effet d’emballement
qui produirait la destruction du réacteur.

 Énergies renouvelables

-
Éoliennes
Une éolienne
consiste en une
hélice orientable
entraînée par le vent,
couplée à un
alternateur. Son
rendement est bon,
mais la puissance
fournie est
relativement faible.

- Solaire
La transformation de l’énergie lumineuse en énergie
électrique se fait directement à l’aide de cellules
photoélectriques, sans passer par la forme mécanique
de l’énergie. Ces cellules sont fabriquées à base de
semi conducteurs.

4
Chiffres clés SENELEC (oct. 2017)
Données du site [Link] visité en oct.
Milliards
Capital 175 2017 (chiffres de 2012)
de FCFA Réseau interconnecté :
634,56MW (2012)
Puissance Installée MW 1024 968,58MW (2017) (prod. kWh 97F->44F)

Pointe maximale du
MW 606  Production propre de Senelec : 475,68
réseau MW
o Production Diesel : 464,43
Production totale GWH 3920  Production privée : 413,9 MW
o APR Energy :150
Achats d'énergie GWH 1780 o Hydroélectrique Manantali: 66
o GTI KP: 119,5
Energie livrée au réseau GWH 3867
o SOCOCIM :14
 Solaire Photovoltaïque (oct.2017)
Ventes d'énergie GWH 3179
:142MW
Milliards o Méouane : 30MW
Chiffre d'affaires 430 o Bokhol : 20MW
de FCFA
o Malicounda :22MW
o Ten Marina :30MW
Prix moyen du kWh Francs 101
o Kahône : 20MW
o Sakal :20MW
Nombre de clients U 1 332 075

Effectif U 2 948 Réseau non interconnecté : 78,25 MW


Les sites
 Bel-air
 Cap des Biches
 Sites Régionaux
 La production privée
Transport
Le réseau national comprend : Le réseau supranational comprend
- 327,5 kms de lignes 90 kV 945 kms de la ligne 225 kV Manantali –
- 8 postes de transformation 90/30 kV Matam – Dagana – Sakal - Tobène.
d’une puissance Il alimente le poste 225/90 kV de Tobène
installée totale de 1127 MVA, répartis (2x75 MVA)
comme suit : et les postes 225/30 kV suivants :
o Bel Air : 362 MVA o Matam : 1x20 MVA
o Hann : 240 o Dagana : 1x20
o Mbao : 80 o Sakal : 1x50
o Cap des Biches : 25
o Thiès Thiona : 80 Le réseau de distribution est constitué de
o Mbour : 40+20 : 13 sous stations 30/6.6 kV
o Tobène : 2 x 20  7627 km de lignes MT ( 6.6 et 30
o Touba :80 kV)
o Kaolack :80  6761 kms de lignes basse tension
- 1 poste de répartition HT : Sococim  3511 postes de transformation
MT/BT

5
UN GROUPE DE PRODUCTION C4 CAP DES MOTEUR ASYNCHRONE TRIPHASE
BICHES SENELEC

??? ????

6
2- Conducteurs- Isolants
L’atome d’aluminium par exemple comporte un noyau central autour duquel gravitent
13 électrons sur des orbites concentriques définies. La couche interne est complète
avec 2 électrons. La couche intermédiaire est très compacte et très stable avec 8
électrons. Enfin, la couche périphérique ne compte que 3 électrons.
Ces 3 électrons étant très peu retenus par le noyau sont relativement libres. Dans un
échantillon d’aluminium, ils sautent continuellement d’un atome à un autre dans
toutes les directions. On les appelle électrons libres par opposition à ceux qui
restent liés au noyau. Cette dernière couche est appelée couche de valence. Elle
est dite saturée si elle comporte 2 électrons (s’il n’y a qu’une seule couche) ou 8
électrons (s’il y a plusieurs couches, les couches intérieures étant remplies).

Un corps est un conducteur si sa couche de valence ne comporte que peu


d’électrons, et qu’il possède ainsi des électrons libres. L’aluminium en a 3, le cuivre
en a 1 seul et le fer 2. En général, tous les métaux sont dans cette situation et font
partie des conducteurs, ainsi que le carbone et certains liquides comme le mercure.

Si par contre la couche de valence est proche de la saturation, l’élément ne libérera


pas d’électrons. Au contraire, elle cherchera à en capturer pour atteindre l’état de
saturation. Un tel élément est un isolant, comme l’air, le caoutchouc, le verre, la
porcelaine et les matières synthétiques. Un isolant interposé entre deux conducteurs
s’oppose à tout échange d’électrons entre eux.

3- Courant électrique
Pour produire (ou générer) de l’électricité, il faut changer le peuplement relatif des
électrons entre deux points. Les dispositifs capables de créer un tel surplus
d’électrons en un point et un manque en un autre point sont appelés générateurs ou
sources d’électricité. Cette répartition inégale des électrons peut être provoquée de
plusieurs manières. On peut le faire :
• chimiquement, comme dans les piles et les accumulateurs,
• mécaniquement, par exemple en frottant une peau de chat (électricité statique),

7
• par effet électromagnétique, comme dans les dynamos et alternateurs,
• par effet thermique, comme dans les thermocouples,
• par effet optique, comme dans les cellules photoélectriques.
Dans chaque cas, le point (ou borne) ayant un manque d’électrons possède une
charge positive, donc une polarité positive (+). Inversement, le point ayant un
surplus d’électrons aura une charge négative, et par conséquent, une polarité
négative (-).

DÉFINITION: L’intensité i du courant électrique est la mesure du mouvement


d’ensemble des électrons libres dans un conducteur, résultant d’une différence de
charges.

Convention de signe : Un courant positif est celui qui s’établit entre la borne positive
et la borne négative d’un générateur lorsqu’un conducteur y est connecté. Il faut
relever que ce sens conventionnel du courant, qui a été choisi arbitrairement avant
l’établissement de la théorie électronique du courant électrique, est l’inverse du sens
de déplacement des électrons.

o Tension et différence de potentiel


On dit qu’il existe une tension u entre deux bornes d’un appareil lorsqu’elles
présentent un manque (borne +), respectivement un excès (borne -) d’électrons
libres. La tension est appelée également différence de potentiel, ou force
électromotrice (f.e.m.).

o Loi d’Ohm, résistance


DÉFINITION: La résistance R d’un corps conducteur est le rapport constant entre la
tension appliquée à ce corps conducteur et le courant qui le parcourt.

8
o Résistivité
DÉFINITION: La résistivité ρ est le coefficient de proportionnalité qui apparaît entre
les dimensions d’un barreau et sa résistance.

La résistivité est une caractéristique du matériau qui constitue ce barreau. En effet, la


difficulté avec laquelle le courant y circule, donc sa résistance, dépend du nombre
d’électrons libres, caractéristique du matériau. Cette résistivité est d’autant plus petite
que le courant passe facilement.
La résistivité est une propriété qui varie avec la température du matériau, et cette
variation est généralement non linéaire. Toutefois, pour les métaux utilisés dans la
plage de température industrielle, une approximation linéaire est presque toujours
suffisante. On définit alors :

DÉFINITION: Le coefficient de température α (de la résistivité) exprime la variation


de résistivité en fonction de la variation de température.

Pour une résistance de composition et température homogènes, le coefficient de


température s’applique également à sa valeur ohmique :

Le tableau ci-dessous donne la résistivité et le coefficient de température de


quelques matériaux à température ambiante.

9
Certains d’entre eux ont des propriétés intéressantes :
• Le cuivre est, hormis l’argent qui est beaucoup plus cher, le matériau qui présente
la résistivité la plus faible. C’est la raison pour laquelle ce matériau est utilisé dans
presque tous les appareils électriques ainsi que pour le transport de l’électricité.
• L’aluminium présente une résistivité plus élevée. Toutefois, ce matériau est
environ 3 fois plus léger que le cuivre. Il est souvent utilisé à la place du cuivre pour
cette raison.
• Le constantan, un alliage de cuivre et de nickel, présente une résistance plus
élevée, mais un coefficient de température presque nul. C’est pourquoi il est utilisé,
entre autre, pour les jauges de contraintes.

La résistivité peut varier dans de très fortes proportions avec l’état physique du
matériau ou des sollicitations extérieures (photo résistances sensibles à la lumière).
Plusieurs matériaux présentent aussi une propriété intéressante à très basse
température, pour laquelle leur résistivité devient rigoureusement nulle. On parle
alors de supraconductivité.

o La résistance comme composant électrique


Ces composants sont fabriqués à l’aide de divers matériaux : constantan, platine,
carbone, etc. Lorsqu’on souhaite réaliser un corps de chauffe, on utilise
généralement du fil de constantan, bobiné autour d’un cylindre ou d’un support en
céramique (isolant). En électronique, on utilise également des résistances à fil
métallique bobiné, de très petites tailles, ou des résistances à masse de carbone.

10
Code de couleurs des résistances électriques (exemple : 2,40 MΩ ±10%)

o Effet Joule
Le mouvement d’ensemble des électrons libres dans un conducteur est lent car leur
chemin est obstrué par des atomes qui les font dévier. Ces chocs et frottements
produisent un dégagement de chaleur. Une partie de l’énergie électrique transportée
par le conducteur est transformée en énergie thermique.

DÉFINITION: On dénomme pertes Joule ou pertes ohmiques l’énergie thermique


produite dans un conducteur par le passage d’un courant électrique.

Loi de Joule :
La puissance électrique transformée en chaleur par un courant circulant dans une
résistance est proportionnelle au carré de ce courant, et à la valeur de cette
résistance.

11
o Puissance électrique

Convention de signe : La puissance d’un circuit


électrique vu depuis ses deux bornes A et B est
positive si, la tension entre A et B étant positive, le
courant pénétrant dans le circuit par la borne A est
également positif. Ainsi définie, cette puissance est
consommée par le circuit : Elle « entre » dans
l’appareil considéré.
• La batterie fournit de la puissance électrique,
car, si l’on désigne par « A » sa borne positive, la
tension entre A et B est positive, et le courant entrant
dans le générateur par cette borne A est négatif. Cependant, la puissance électrique
ne vient pas de nulle part : Elle est fournie par la batterie qui transforme de l’énergie
chimique en énergie électrique.
• La charge (résistance) absorbe de la puissance électrique, car, la tension entre
ses bornes A et B étant positive, le courant entrant dans cette charge par sa borne A
est positif. Cependant, la puissance électrique absorbée par la résistance ne
disparaît pas : Elle est transformée en chaleur (énergie thermique).

Convention de signe pour la puissance électrique


o Emplois des lois d’Ohm et de Joule

Relations entre R, iR(t), uR(t) et PR(t)

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Remarque : Dans un circuit électrique, il est important de distinguer :
• La puissance d’un appareil, qui est la puissance électrique absorbée ou fournie
par cet appareil. Un tel appareil convertit l’énergie électrique en une autre forme, ou
vice versa. Ainsi, un moteur qui transforme de l’énergie électrique en énergie
mécanique sera caractérisé par sa puissance. Pour des appareils comme des
moteurs et des batteries, la puissance absorbée peut être positive ou négative.
• Les pertes ohmiques, ou pertes Joule, qui correspondent à la puissance
électrique transformée en chaleur lors du transport de l’électricité ou du processus de
conversion. Ces pertes correspondent toujours à une puissance positive.
Transformées en chaleur, elles sont souvent non récupérables et perdues. Il en va
de même, par exemple, pour les pertes par frottement d’un système mécanique en
mouvement.
Rendement
Le rendement d’un appareil est une caractéristique très importante. Pour un moteur,
le rendement sera le rapport de la puissance disponible à l’arbre et de la puissance
électrique qui lui est fournie. Un mauvais rendement produit des effets négatifs
comme par exemple :
• élévation de la température ambiante, nuisible au bon fonctionnement des appareils
électriques comme des éléments mécaniques ;
• échauffement du moteur ; cette chaleur transmise aux parties mobiles provoquera
des dilatations qui altéreront la précision d’une machine-outil ou influenceront un
processus chimique ;
• coût supplémentaire de l’énergie consommée.

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4- Appareils de mesures électriques : principes
 Appareils analogiques
Un appareil de mesure analogique comprend généralement un ou plusieurs
inducteurs fixes ( aimant permanant ou électroaimant) agissant sur un équipage à
cadre mobile autour d’un axe fixe.

Principe appareil magnétoélectrique / Principe appareil ferromagnétique

 Appareils numériques
Le schéma synoptique général d’un appareil de mesure numérique est donnée par le
schéma fonctionnel suivant :

Schéma synoptique d’un appareil numérique


Sources :
 Support cours institut d’automatisation industrielle de heig-vd (Suisse), Bernard SCHNEIDER et Alain BEURET
 [Link]

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