LE CYTOSQUELETTE
Reseau formee de trois types de proteines filamenteuses:
Filaments d’actine
Microtubules
Filaments intermediaires
DIMENSIONS (DIAMETRES)
les microfilaments (5-9 nm - filaments d'actine)
les filaments intermédiaires (10nm)
les microtubules (25nm)
MICROFILAMENTS D’ACTINE
2 formes d’organisation:
actine G – forme globulaire
actine F – forme fibrilaire
Il existe 7 types moleculaires d’actine :
4 isoformes de -actine
muscles striés squelettiques et cardiaque et les muscles lisses)
2 isoformes de -actine
muscle lisse entérique et dans les tissus non musculaires
1 type de -actine, m. lisse intestinal
non musculaire
Actine globulaire
- 1 polypeptide PM 45000 Da,
- 6 nm / 4 nm.
- sites de couplage pour:
- profiline (protéine inhibitrice pour la polymérisation),
- pour Ca, Mg – contrôle de la polymérisation,
- pour ATP (énergie pour la polymérisation)
- myosine (tete).
Actine fibrillaire s’obtient
- par polymérisation de l’actine G,
- demande ATP, Ca, Mg
L’actine G se polymérise en présence d’ATP (lié à l’actine) et le filament formé est
une structure polaire.
Il a une extrémité à croissance rapide (nommée « + ») puisque environ 1000
monomères peuvent être ajoutés par seconde et une extrémité à croissance lente,
voire très lente, (nommée « - » ).
De nombreuses protéines (ARP2/3= Actin Related Proteins ; CapZ) initient la
polymérisation alors que la gelsoline peut créer une scission du filament et éviter la
repolymérisation
Protéines associées a l’actine pour assemblage des filaments:
fimbrine
α-actine
filamine
LES MYOSINES
Les propriétés contractiles des filaments d'actine sont dûes à une famille de
protéines motrices spécifiques : les myosines
La myosine
- proteine abondente dans l’organisme (7 -14 classes)
- deux chaînes lourdes (dimère) de 2 000 acides aminés dont les extrémités C-
terminales en hélice α sont surenroulées, ce qui confère à la myosine la forme
rigide d'un bâtonnet de 180 µm, et dont les têtes N-terminales de 190 acides
aminés constituent les domaines moteurs.
- deux paires de chaînes légères : une paire de chaînes légères dites
essentielles (ELC), et une paire de chaînes légères dites régulatrices (RLC)
qui stabilisent la longue hélice près du domaine N-terminal (tête), dans la
région du cou qui forme le ‘bras de levier’.
La myosine = protéine qui joue un rôle fondamental dans les mécanismes de la
contraction musculaire.
Elle se rencontre donc dans les cellules à activité contractile des vertébrés, telles les
cellules musculaires.
Structure de la myosine
La myosine II est une molécule allongée de 2x240 kDa composée de deux chaînes
lourdes (environ 200 kDa chacune) et de quatres chaînes légères (environ 20 kDa
chacune).
Chaque chaîne lourde est constituée par
- une queue C-terminale allongée et fibrillaire en hélice alpha,
- une tête globulaire N-terminale enzymatique à activité ATPasique associée à
- deux chaînes légères et
- un domaine cervical déformable reliant les deux extrémités.
La tête globulaire et partie cervicale forment la méromyosine lourde,
La partie fibrillaire caudale formant la méromyosine légère.
Les queues allongées de deux chaînes lourdes de myosine s'enroulent l'une autour
de l'autre en une superhélice, les deux têtes globulaires se trouvant côte à côte
INTERACTION ACTINE-MYOSINE
La contraction – regulée par 4 proteines accessoires:
- Tropomyosine
- 3 troponines, type C, I, T.
Tropomyosine (Tm)
- 40 nm;
- Chaine continue a travers le filament d’actine
- Chaque Tm - 7 sites pour l’actine.
Troponines
- la troponine-T est responsable de la liaison troponine-tropomyosine;
- la troponine-I possède une activité inhibitrice de l'activité ATPasique de la
myosine;
- la troponine-C possède 4 sites de fixation pour le calcium qui, lorsqu'ils sont
occupés, lèvent l'action de la troponine I
Plusieurs centaines de molécules de myosines II s'assemblent pour former un
filament épais.
Les parties caudales de ces molécules sont rassemblées parallèlement.
Les têtes globulaires dépassent en périphérie de ce filament et sont donc disponibles
pour pouvoir se fixer aux filaments d'actine.
Les molécules de myosine étant disposées en deux groupes tête-bèche, la partie
centrale du filament (correspondant à la strie M) est dénudée, c'est à dire dépourvue
de tête globulaire
Phases de la contraction
Phase 0
- Situs de couplage ATP – nu
- Tete de myosine couple a l’actine
Phase 1
- ATP couple la myosine
- Tete myosine – enlevée
- Hydrolyse ATP- ADP+Pi
- Site ATP – fermeture
- Pliage tete myosine sur le prochain monomere d’actine
Phase 2
- Couplage myosine –prochaine actine
- Delivrer Pi, ADP
- Traction filament d’actine
Phase 3
Delivrer ADP
Revenir au position initiale
MICROTUBULES
Les microtubules sont présents dans l’ensemble des cellules eucaryotes.
Ils peuvent être fortement représentés dans certains types cellulaires comme les
neurones où ils ont un rôle fondamental dans
- le transport axonal des vésicules,
- ou dans des cellules à forte activité sécrétoire
Constitution :
Ils sont constitués de dimères de tubuline α et β.
Chaque monomère peut s’associer au GTP mais seule
la tubuline β peut échanger son GTP. C’est une protéine
globulaire comme l’actine
Assemblage :
Microtubules = structures polaires avec
- une extrémité (+) à croissance rapide dirigée
vers la périphérie de la cellule et
- une extrémité (-) qui est associée au
centrosome.
Le centrosome est un complexe protéique situé près du
noyau et il est constitué de deux centrioles eux-mêmes
constitués de tubuline α, β, γ, δ et ε.
Assemblage - etapes:
- polymérisation de dimères de tubuline a et b (chargées de GTP). Les
dimères s’associent tête bêche pour former un protofilament. Après
polymérisation le GTP de la tubuline b est hydrolysé en GDP.
- formation d’un fragment de microtubule par association latérale de 10 à
15 protofilaments et repliement du feuillet pour donner une structure rigide.
- élongation du microtubule par polymérisation (ajout de dimères) à
l’extrémité (+)
Centres organisateurs des microtubules (MTOC).(centrosomes)
- réseau radiaire perinucleaire pour organiser les microtubules
- au niveau du MTOC, les microtubules presentent l’extremite (-), pour
croissance radiaire.
MTOC comprend une paire de centrioles.
MOTEURS MOLECULAIRES – associées aux microtubules
FILAMENTS INTERMEDIAIRES
- Diamètre (10 nm) intermédiaire entre les microfilaments d’actine (7 nm) et les
microtubules (24 nm).
- FI extrêmement stables
- Structures fibrillaires -héliçages s’assemblant en des filaments
- FI n’ont las la capacité de coupler des nucléotides
ROLES DU CYTOSQUELETTE
JONCTIONS CELLULAIRES
Introduction
• Comment passer d'une cellule fragile à un cheval ou un arbre ?
• Les organismes pluricellulaires sont constitués d’organes (foie, rein, estomac,
intestin, poumons…) et chaque organe est constitué de différents tissus qui
sont eux-mêmes composés de différents types de cellules différenciées .
• Toute cellule d’un tissu est en contact avec :
- un réseau complexe de macromolécules sécrétées : la matrice
extracellulaire (=tissu conjonctif) qui remplit l’espace intercellulaire
- une cellule contiguë
• L’ensemble de ces interactions cellule-matrice extracellulaire et cellule-cellule
est dû à des protéines de la membrane plasmique : les molécules
d’adhérence (Cell Adhesion Molecules= CAM).
Plan général du cours
1. Propriétés générales des molécules d’adhérence
2. Les types d’interactions entre cellules et molécules d’adhérence
3. Jonctions cellule-cellule et cellule-matrice
4. Principales familles de molécules d’adhérence et de jonctions
5. Les Pathologies
1. Propriétés générales des molécules d’adhérence
Permettre la reconnaissance (identification) spécifique entre deux cellules
ou entre une cellule et la matrice extracellulaire (MEC).
Assurer la structure tridimensionnelle (cohésion) des tissus en permettant
la formation de contacts stables entre deux cellules ou entre une cellule et la
MEC. Cette forme d’adhérence est structurelle.
Transmettre des signaux intracellulaires qui vont modifier la structure, via
le cytosquelette, ou les fonctions de la cellule. Cette forme d’adhérence est
fonctionnelle.
2. Les types d’interactions entre cellules et molécules d’adhérence
Selon les cellules
o cellules qui adhèrent – de même type = interaction homotypique
o cellules qui adhèrent – de types différents = interaction hétérotypique
Selon les molécules d’adhérence
o molécules d’adhérence – de même type = interaction homophylique
o molécules d’adhérence – de types différents = interaction
hétérophylique
JONCTIONS - definition
Agrégats denses et organisés de molécules d’adhérence entre les cellules ou entre
les cellules et la matrice extracellulaire.
3 types de jonctions
- les jonctions étanches cellule-cellule (tight junctions)
- les jonctions d’ancrage
- cellule-cellule (jonctions adhérentes et desmosomes)
- cellule-matrice (hémidesmosomes et contacts focaux)
- les jonctions communicantes cellule-cellule
3. Jonctions cellule-cellule et cellule-matrice
A. LES IMMUNOGLOBULINES
Super famille de protéines qui ont une structure moléculaire caractéristique (brins
anti-parallèles, stabilisés par des ponts bisulfures)
Structure:
- le domaine extracellulaire
- 5 domaines immunoglobuline-like
- 2 domaines fibronectine de type III.
- adhérence indépendante du Ca++ extracellulaire
Roles:
- fonctions très diversifiées
- rôle majeur dans la réponse immunitaire (immunoglobulines, HLA)
- rôle comme molécules d’adhérence
- la N-CAM (Neural Cell Adhesion Molecule)
- les protéines d'adhérence endothéliales
A1. - la N-CAM (Neural Cell Adhesion Molecule)
- expression dans les neurones, les cellules musculaires et les lymphocytes.
- 3 isoformes (180, 140 et 120kDa).
- Interactions homophiles – homotyopes
A2. - les proteines d'adherence endotheliales
ICAM1, 2, 3 (intercellular adhesion molecule):
- interactions de type hétérotypique et hétérophylique.
Exemple : ICAM1 est exprimée par la cellule endothéliale et interagit avec l’intégrine
αL/β2 du neutrophile pour permettre son adhérence et sa migration vers le site
inflammatoire.
VCAM (vascular cell adhesion molecule)
- interactions de type hétérotypique et hétérophylique.
Exemple: Comme ICAM1, elle est exprimée par la cellule endothéliale et interagit
avec l’intégrine α4/β1 du neutrophile afin de permettre son adhérence.
B. LES CADHÉRINES
Une trentaine de membres dont l’expression est spécifique du tissu.
Dénommées par une lettre qui rappelle le tissu où elles ont été découvertes et où
elles sont exprimées de façon préférentielle.
Structure:
- le domaine extracellulaire
- 5 domaines EC1à EC5 ayant une homologie de structure avec les
immunoglobulines
- adhérence dépendante du Ca++ extracellulaire
Ca + 5 domaines EC dimérisation
Interactions: homophylie et homotypie
1. Les cadhérines « classiques »:
- la E-cadhérine – c. épithéliales
- la N-cadhérine – neurones (N)
- la P- cadhérine - placenta (P) et épidermes.
- la VE cadhérine : Vascular Endothelial cadherine
Localisation membranaire: jonctions adhérentes des épithéliums - ceintures qui
encerclent chacune des cellules.
Interaction avec le cytosquelette: le domaine cytosolique est associé à des
caténines ( α et β ) qui sont elles mêmes associées aux microfilaments (actine) du
cytosquelette
Autre rôle : transmission d’un signal intracellulaire (prolifération cellulaire) qui peut
se résumer ainsi :
Dans les conditions normales, les cadhérines initient une voie de signalisation par
l’intermédiaire de la β caténine qui leur est associée dans le domaine intracellulaire
2. Les cadhérines « non classiques »
- desmogléines 1 et 3
- desmocollines
Localisation membranaire : dans les desmosomes - dans les tissus soumis à un
stress mécanique (épiderme, épithélium intestinal, muscle cardiaque, muscle utérin,
gencive)
Interaction avec le cytosquelette : le domaine cytosolique est associé à des
protéines (desmoplakines I&II et plakoglobine) qui forment une plaque fibreuse à
laquelle sont liés les filaments intermédiaires (kératines) du cytosquelette.
Les desmosomes permettent de relier les cytosquelettes des cellules adjacentes.
C. LES INTÉGRINES
Constituent une superfamille de récepteurs.
Structure:
- hétérodimères 18 ch. α et 8 ch. β
- grande diversité combinatoire
Interactions:
- Essentiellement cellule – MEC
- collagène, fibronectine, laminine,
vitronectine – proteines MEC
- polysaccharidiques
(protéoglycanes sulfate d’héparane)
- adhérence dépendante du Ca++
Liaison – avec des protéines qui comprend des sequences
- RGD (Arg-Gly-Asp),
- DGEA (Asp-Gly-Glu-Ala),
- LVD (Leu-Val-Asp)
Il existe 3 types de liaison entre intégrines et la matrice extracellulaire
1er type:
Différentes intégrines - une même molécule de la
MEC.
Ex: les intégrines α1/ β1, α2/ β1 et α3/ β1 peuvent
se lier au collagène de type I à des sites qui leurs
sont spécifique
2ème type:
Une intégrine - plusieurs ligands MEC.
Ex: α2/ β1 peut se lier à la laminine au collagène
de type IV ou au collagène de type I
3ème type:
Une intégrine - un ligand MEC.
Exemple : α5/ β1 lie spécifiquement la fibronectine
Localisation membranaire - situés au pôle basal des épithéliums
- hémidesmosomes
- contacts focaux
D. LES SÉLECTINES
Famille de trois molécules d’adhérence:
- L (leucocytaires),
- P (plaquettaires),
- E (endothéliales).
Fonctions :
- compartiment vasculaire en réponse à une inflammation
- permettent le ralentissement et l’adhérence des leucocytes
- impliquées dans l’adhérence des monocytes et des neutrophiles aux
plaquettes activées
E. LES CLAUDINES ET OCCLUDINES
Structure:
- protéines à 4 domaines transmembranaires
Localisation:
- jonctions étanches (jonctions serrées/ jonctions imperméables/ tight
junctions/ zonula occludens)
- au pôle apical entre deux cellules adjacentes, particulièrement les
cellules épithéliales intestinales, les conduits et cavités des glandes
- entre les cellules endothéliales - forment des structures spéciales dans
les capillaires du cerveau (barrière hémato-encéphalique) et du
placenta (barrière placentaire).
Structure:
- associées à des protéines intracellulaires - ZO1, ZO2 et ZO3
- ZO1 interagit avec la spectrine qui est reliée aux microfilaments d’actine du
cytosquelette.
- interactions – homéotypiques
Roles:
Constituer une barrière qui prévient le passage de molécules et d’ions à
travers l’espace para-cellulaire.
En conséquence, toute substance ne pourra entrer dans la cellule que par diffusion
ou transport actif pour passer au travers le tissu. C’est le cas du glucose au niveau
de l’épithélium intestinal.
Maintenir la polarité fonctionnelle en séparant les domaines apical et baso-
latéral.
Elles forment une barrière qui prévient le mouvement des protéines membranaires
(intégrales) et des lipides entre les deux domaines.
F. LES CONNEXINES
Definition:
Les connexines sont les membres d’une famille multigénique (une vingtaine de
membres chez l’homme) nommés d’après leur poids moléculaire (Cx26, Cx32)
Structure:
4 domaines transmembranaires, les terminaisons intracellulaires
Connexines assemblées par 6 - connexon, avec un canal central pour les petites
molécules et certains ions
Rôle:
• diffusion des molécules PM <1,5Kd (ions, IP3, AMPc, GMPc, glutamate etc.)
amplification du processus de sécrétion des glandes endocrines
JONCTIONS CELLULAIRES
1 - Jonctions étanches - soudent les cellules entre elles
1a – jonctions serrées
1b – jonction septée
2 - Jonctions d'ancrage - attachent les cellules et leur cytosquelette
2a – Avec des sites pour les filaments d’actine
- C-C – jonctions adhérentes (cadhérine)
- C-M – contacts focaux (intégrine)
2b – Avec des sites pour les filaments intermédiaires
- C-C – desmosomes
- C-M – hémidesmosomes
3 - Jonctions communicantes
font communiquer les cellules entre-elles
- Formation de canaux
- Transmission du signal