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Chapitre 2

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Chapitre 2

Modèle conceptuel de données étendu

Pr. NASSIH Bouchra


[email protected]
MCD(Rappel)
Modèle Conceptuel de Données (MCD)
• Le MCD permet une représentation graphique de l'organisation optimisée des données

qui sont regroupées en entités, et mettant en évidence des relations entre ces entités.

• Le MCD est une représentation statique du système d’information de l’entreprise qui

met en évidence sa sémantique.

• Il a pour but d'écrire de façon formelle les données qui seront utilisées par le système

d'information.
Modèle Conceptuel de Données (MCD)
• Il s'agit donc d'une représentation des données, facilement compréhensible.
• Ce schéma obéit à quelques conventions graphiques très simples et à quelques
règles de construction ou de normalisation précises.

• Repose sur les concepts:

• Entités
• Propriété
• Association
• Cardinalités
Entité:
• On appelle entité un objet concret ou abstrait ayant une existence propre
présentant un intérêt particulier pour les informations à modéliser
• Une entité forme un tout qui regroupe des occurrences de même nature.
• Toutes les occurrences d'une entité sont décrites par un ensemble de propriétés
dont les valeurs changent d'une occurrence à l'autre.

• Exemple:
• les professeurs, les étudiants, les entreprises, des stages
Entité:

• Représentation:
• Elle est représentée tout simplement par un rectangle composé de deux compartiments :
• Le premier compartiment indique le nom de l’entité
• Le deuxième compartiment contient la liste de toutes ses propriétés
• Une entité possède au moins une propriété( qui est son identifiant)
• Exemple:
L'occurrence:

oOccurrence d’une propriété:


Toute valeur prise par la propriété définit une
occurrence de la propriété.
oOccurrence d’une entité:
L’ensemble de valeurs prises par les propriétés
caractérisant une entité définit l’occurrence d’une entité.
Propriété
• Définition:
• Une propriété est une donnée élémentaire d’une entité
• Une propriété n’est rattachée qu’à une et une seule entité
• Une propriété peut être un identifiant
• Exemple:
Identifiant:

• Définition:
• Une propriété qui permet d'identifier de façon unique une occurrence de l’entité.
• Le plus souvent c'est un numéro, un code, une référence etc.
• Toute entité doit avoir un identifiant, en principe celui-ci est stable, c’est-à-dire
que sa valeur pour une occurrence donnée ne change pas.
• Par construction il apparaît en tête des propriétés et il est souligné.
• Exemple:
Association:
• Définition
• Une liaison entre entités qui a une signification précise.
• Il est judicieux de nommer les associations par un verbe à l'infinitif car il y a
toujours plusieurs sens de lecture.
• La plupart des associations sont binaires, c'est à dire qu'elles relient deux entités.
• Elle peut relier plusieurs entités ensemble
• Une association est liée à chacune de ses entités par un lien sur lequel on indique
les cardinalités.
• Les cardinalités représentent la participation de l’entité concernée à
l’association
Association:
• Représentation
• Une association est représentée par un ellipse qui porte son nom (souvent un verbe à l’infinitif)
• Une association peut aussi contenir des attributs (dite association porteuse)
Association :

• Types

• Association binaire : lien entre deux entités

• Association ternaire : lien entre trois entités

• Association réflexive : lien de l'entité avec elle-même: Elle est nécessaire


lorsqu’il faut lier une information avec elle même.
Association :

• Exemple:
Cardinalité
• Les cardinalités représentent la participation de l’entité concernée à l’association
• Une cardinalité est une précision apportée sur les différents cotés d’une
association.
• Elles indique combien de fois l’entité peut intervenir dans l’association.
• Il existe deux types de cardinalités:
• les cardinalités maximales
• les cardinalités minimales

(CardMin, CardMax)
Cardinalité minimale:

• Si une occurrence de l’entité est obligatoirement concernée par une (au moins)
occurrence de l’association.
• Exemple:
• Une facture concerne obligatoirement un client.
• Elle peut prendre deux valeurs 0 ou 1:
• 0, signifie que l’entité peut ne pas intervenir dans l’association.
• 1, signifie au contraire qu’elle intervient obligatoirement une fois.
Cardinalité maximale:

• Si une occurrence de l’entité peut (éventuellement) être concernée par plusieurs


occurrences de l’association.
• Exemple:
• Un client peut avoir plusieurs facture.
• Elle peut prendre deux valeurs :
• –1, signifie que l’entité ne peut intervenir plus d’une seule fois dans l’association-type ;
• –n, signifie au contraire qu’elle peut intervenir plusieurs fois dans l’association.
Les possibilités de cardinalité
Exemple 1:
• Un client a au moins acheté un produit et peut acheter n produits (n étant
indéterminé), tandis qu’un produit peut avoir été acheté entre 0 et N fois (même
si ce n’est pas le même N que précédemment).

• Un client achète un ou plusieurs produits.


• Un produit est acheté par aucun ou plusieurs client.
Exemple 2:

• Côté étudiants, la question est : « un étudiant peut être inscrit à combien de


filière? »
• Côté filières, la question est: « une filière peut avoir l’inscription de combien
d’étudiants ? »
Exemple 3:

Un client passe au minimum une


commande donc la cardinalité est égale à
1.N.
Une commande n’est passée que par un
seul client d’où la
cardinalité 1.1.
Exemple 4:
Exemple 5:
Exercice 1:

• Compléter le MCD suivant:


Exercice 2:
• Soit les entité suivantes: Animal, Espèce, Personne, Aliment
• En se basant sur les règles suivantes:
• Un animal appartient à une espèce et une seule
• Une personne peut aimer plusieurs animaux ou aucun
• Un animal peut être aimé par plusieurs personne ou aucun
• Un animal mange au minimum un aliment
• Etablir le Modèle entité-association
Exercice 3:
• Soit le MCD suivant:
Mettre les cardinalités selon les règles
de gestion suivantes:
▪ Un article appartient à un sujet et un
seul
▪ Un article est rédigé par un seul
journaliste et un seul
▪ Il peut y avoir plusieurs articles sur le
même sujet
▪ Une personnalité peut être
interviewée plusieurs fois
▪ Un journaliste ne peut pas travailler
dans plusieurs journaux
▪ Une personnalité fait partie d’un seul
domaine et un seul
Exercice 4
• On considère une médiathèque contenant des ouvrages pouvant être
empruntés
• Un ouvrage est caractérisé par un numéro unique; un titre, un auteur
et un éditeur. En outre, on décrit un ouvrage par un certain nombre
de mots clés qui indiquent les sujets qui y sont traités.
• La médiathèque dispose d’un ou plusieurs exemplaire de chaque
ouvrage, l’exemplaire est identifié par un numéro et caractérisé par sa
position dans les rayonnages et sa date d’achat.
• Un exemplaire peut être emprunté par un emprunteur. Ce dernier est
identifié par un numéro d’emprunteur et possède un nom et une
adresse.
MCD Etendu
Exercice explicatif

• Une maison de santé reçoit des patients, deux types de personnel sont
salariés : les médecins qui réalisent les consultations et les infirmiers
administrent les soins.
• Les médecins ont une spécialisation (médecin du sport, gérontologue…) et
un tarif à l’acte.
• Les infirmiers ont des primes d’astreintes.
• Les patients sont juste référencés par leur numéro de sécurité sociale.
Extension du MCD: Héritage
Extension du MCD: Héritage
Extension du MCD: Héritage

• Pour résoudre ces problèmes, nous allons utiliser l’héritage.

• Le principe global de l’héritage est de factoriser les identiques dans une entité
commune.

• Cette entité commune est aussi nommée entité générique ou sur-type d’entité.

• Les propriétés spécifiques seront contenues dans une entité spécialisée nommée
aussi sous-type.
Extension du MCD: Héritage
• Chaque sous type hérite des propriétés et des associations du sur type.

• La relation qui fait correspondre un sous-type à son sur-type est une généralisation.

• La relation inverse est une spécialisation.


Extension du MCD: Héritage
Extension du MCD: Héritage

• Tous les attributs communs entre Médecins et Infirmiers sont les propriétés de
l’entité générique Employés.

• Médecins et Infirmiers sont des entités spécialisées d’Employés.


• Chacune aura comme propriétés ses propres attributs.

• L’identifiant de Médecins et d’Infirmiers est celui d’Employés :


• Les entités spécialisées héritant des propriétés de l’entité générique, on ne fait pas
apparaître l’identifiant des entités spécialisées.
Extension du MCD: Héritage
• On peut étendre le modèle E-A "classique" de façon à accroître son pouvoir de
représentation.

• Cette extension du modèle E-A permet de favoriser la dimension conceptuelle et


de s'approcher des représentations objet, telles que UML.

Merise 2
(Extensions Merise)
Exercice d’application 1:

• Un assuré peut être une entreprise, un particulier ou les deux

• On distingue trois entités : ASSURE, ENTREPRISE, PARTICULIER

• Un assuré a les propriétés N°assuré, Nom, Adresse, Type et Téléphone

• Un assuré particulier a en plus une profession et une classe d’âge

• Une entreprise a un N°SIREN et une forme juridique


Solution
Exercice d’application 2:
• Le but est de mémoriser les informations sur les clients d’une société:
• Raison sociale et N Siret pour les entreprise, nom et prénom pour les
particuliers, adresse et numéro de téléphone pour tous. Le fax est
plus répondu en entreprise mais certains particuliers en ont aussi.
• Les entreprises sont classés par catégorie
Contraintes ensemblistes

• Les extensions du modèle entité-association permettent de représenter des


contraintes sur des ensembles d’occurrences d’entités ou d’associations.

• L’entité concernée par la contrainte est appelée le pivot de la contrainte.

• L’ensemble des contraintes est formé à partir de deux contraintes de base :

• La contrainte de couverture.

• La contrainte de disjonction.
Contraintes ensemblistes

• La contrainte de couverture

• Toute occurrence de l’entité générique appartient au moins à l’un des sous-

types.

• La contrainte de disjonction

• Toute occurrence de l’entité générique doit appartenir à un seul sous-type

• les sous-types sont mutuellement exclusifs.


Contraintes ensemblistes
• Si nous combinons ces deux types de contraintes, nous obtenons les quatre cas
suivants :

❑ Une occurrence du sur-type n’appartient à aucun sous-type, à un sous-type ou à


plusieurs sous-types. Il y a donc ni couverture ni disjonction. Dans ce cas là, il n’y a
pas de contrainte à formaliser.

❑ Une occurrence du sur-type appartient toujours à un sous-type, éventuellement à


plusieurs. Dans ce cas il y a donc couverture, mais pas de disjonction. C’est formalisé
par une contrainte de totalité, notée T.
Contraintes ensemblistes
• Une occurrence du sur-type appartient toujours à un sous-type et à un seul. Ici, nous
avons l’expression d’une couverture et d’une disjonction. C’est formalisé par une
contrainte de partition notée : XT ou +. De façon mnémonique nous pouvons retenir
dans ce cas que c’est « l’un ou l’autre, mais pas les deux ».

• Une occurrence du sur-type appartient éventuellement à un et un seul sous-type. Il y


a donc disjonction, mais pas de couverture. C’est formalisé par une contrainte
d’exclusion : X. Nous pouvons l’exprimer par « l’un ou l’autre, mais pas les deux, ou
aucun.
Contraintes ensemblistes
Contraintes ensemblistes
Contraintes ensemblistes
Contraintes ensemblistes
Contraintes ensemblistes
Exercice
• Définir finir le type de contrainte pour chaque situation donnée:
La formalisation des contraintes entre associations
• Nous retrouvons les quatre contraintes précédemment décrites pour les sous-types :
• La totalité : couverture + non-disjonction.
• La partition : couverture + disjonction.
• L’exclusion : non-couverture + disjonction.
• Aucune contrainte : non couverture + non disjonction.

• À ces contraintes s’ajoutent :


• Une contrainte d’égalité ou de simultanéité : toute occurrence qui participe à l’association A,
participe également à l’association B ; se note = ou S ;
• Une contrainte d’inclusion : toutes les occurrences d’une association A sont également
occurrences d’une association B ; se note I.
La formalisation des contraintes entre associations
• La totalité (couverture + non disjonction):
• Prenons l’exemple d’un apprenti qui travaille dans une entreprise et se forme dans un centre de formation :

• Si nous interprétons la contrainte d’intégrité nous voyons qu’un apprenti participe à au moins une des deux
associations, car il y a couverture et non disjonction.
• En fait, soit il travaille dans une entreprise, soit il apprend dans un centre de formation, soit il étudie et
apprend.
La formalisation des contraintes entre associations

• 2. Partition (couverture + disjonction):

• Un individu participe nécessairement et exclusivement à une des deux associations


(couverture et disjonction). Soit une personne travaille, soit elle est au chômage.
La formalisation des contraintes entre associations

2. Partition (couverture + disjonction):


La formalisation des contraintes entre associations

2. Partition (couverture + disjonction):


La formalisation des contraintes entre associations

Exclusion (non couverture + disjonction):


La formalisation des contraintes entre associations

Exclusion (non couverture + disjonction):


La formalisation des contraintes entre associations

• 4. Égalité:
• Cette contrainte est également nommée contrainte de simultanéité.

• Toute personne qui pratique un sport appartient à une équipe et vice versa.
La formalisation des contraintes entre associations
La formalisation des contraintes entre associations
• 5. Inclusion

• Elle traduit le fait que toutes les occurrences d’une association sont également
occurrences d’une autre.
• Dans notre cas, un enseignant ne peut être professeur principal que d’une classe où il
enseigne.
La formalisation des contraintes entre associations

5. Inclusion

• Une œuvre ne peut être restaurée que si elle a été achetée.


• Toutes œuvre restaurées sont des œuvres achetées.

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