Enée et la fondation de Rome
Enée et la fondation de Rome
Ab urbe condita
Objectifs de la séquence
Synthèse casuelle : maniement de l’ensemble des couleurs
Supports
Peintures antiques, textes originaux, peintures « modernes »
Activités
Lectures à trous
Commentaires de documents en articulation avec une approche
audio orale.
Compréhension de textes latins avec repérages simples.
Trouve la couleur du mot
Prima pars : Enée, les armes pour destin souligné et entoure les verbes
!
Virgile raconte dans son Enéide, comment son Enée quittera Troie pour fonder le peuple latin. Voici les premiers mots de l’épopée…
Arma virumque cano, Troiae qui primus ab oris Retrait nominatifs Arm…. vir…..que cano, Troiae qui prim… ab oris
Italiam, fato profugus, Laviniaque venit Itali……, fato profug…, Laviniaque venit
litora, multum ille et terris iactatus et alto litora, multum ille et terris iactatus et alto
vi superum saevae memorem Iunonis ob iram Retrait accusatifs vi super… saevae memor….. Iunonis ob ir…..
Retrait
désinences
Arm…. vir…..que can… Troi…. qui prim… ab oris Arm…. vir…..que cano, Troi…. qui prim… ab oris
Itali……, fat… profug…, Laviniaque veni… Itali……, fat… profug…, Laviniaque venit
litora, multum ille et terr… iactatus et alt… litora, multum ille et terr… iactatus et alt…
vi super… saev…. memor….. Iunon…. ob ir….. vi super… saev…. memor….. Iunon…. ob ir…..
Prima pars : Enée, les armes pour destin
Cui ira Junonis fuit ? Quis fuit saeuus ? Cur Aeneas fugit ?
Prima pars : Enée, à l’origine mythologique de
la latinité Quid habet Troianus
Quis est dea ? Aeneas ?
Quid habent alii Troiani ?
Quibus militibus
Quid agit medicus ?
haec dea fauet ?
pilum, i, n : javelot
scutum, i, n. : le bouclier
galea, ae, f : le casque
sagitta, ae, f : la flèche
Après avoir quitté Troie en flammes, Enée est arrivé à Carthage, au nord de l'Afrique. Il y rencontre la reine de Carthage, qui se nomme Didon. C'est à elle qu'il va raconter comment s'est déroulée la
dernière nuit de Troie.
lexique
implico, is, ere, plic(a)ui, plic(i ou a)tum : prendre
coma, ae, f. : chevelure, cheveux
extulit vient de effero, fers, ferre, extuli, elatum : porter dehors, emporter
tenus, prép. :jusqu'à (ou + Abl.)
latus, eris, n. : le côté
abdo, is, ere, didi, ditum : placer loin de, écarter, cacher
ensis, is, m. : l'épée, le glaive
Ciuis filius Pyrrhus Quae sunt arma Quae arma Polites Quibus armis
est ? Politae ? habet ? Polites utitur ?
Tertia pars : Pomoerium
I. La naissance de Romulus et II. La version de tite-Live (I, 4 cc)
Rémus, selon Virgile Mais les destins devaient sans doute au monde la
naissance d'une ville si grande, et l'établissement
Vénus, pour protéger son fils Enée, de cet empire, le plus puissant après celui des
demande à Vulcain de lui fabriquer un dieux. Devenue par la violence mère de deux
bouclier. En l'examinant, Enée se rend enfants, soit conviction, soit dessein d'ennoblir sa
faute par la complicité d'un dieu, une Vestale
compte que d'étranges histoires y sont attribue à Mars cette douteuse paternité. Mais
représentées... ni les dieux ni les hommes ne peuvent soustraire
la mère et les enfants à la cruauté du roi : la
Il avait représenté, couchée dans prêtresse, chargée de fers, est jetée en prison, et
l'antre verdoyant de Mars, l'ordre est donné de précipiter les enfants dans le
une louve qui venait d'avoir des petits ; fleuve. Ces lieux n'étaient alors qu'un vaste
des jumeaux, désert. S'il faut en croire ce qu'on rapporte, les
jouaient suspendus à ses mamelles, eaux, faibles en cet endroit, laissèrent à sec le
berceau flottant qui portait les deux enfants :
tétant leur mère, sans nulle crainte ; une louve altérée, descendue des montagnes
elle, tournant vers l'arrière sa souple d'alentour, accourut au bruit de leurs
encolure, les caressait vagissements, et, leur présentant la mamelle,
l'un et l'autre, modelant leurs corps oublia tellement sa férocité, que l'intendant des
avec sa langue. troupeaux du roi la trouva caressant de la
langue ses nourrissons.
Traduction
Quarta pars : Horatius Coclès, un pont trop loin, le glaive à la main
Mercurius, i, m : Mercure
Horatius, ii, : Horace
Aliquis : quelqu’un
Turba, ae, f :la foule
Miles, militis, m : soldat
Hostis, is, m: l’ennemi
Gladius, i, m : le glaive
Galea, ae, f : le casque
Scutum, i, n : le bouclier.
Pons, pontis, f : le pont
destruo, is, ere : détruire
Corona, ae, f : la courone
Caput, capitis, n : la tête
Pons, pontis, m : le pont
Ruo, is, ere : détruire
Salio, is, ere : sauter
Supero, as, are : surpasser
Pugno, as, are : combattre
do, das, dare : donner
1. La version de Tite-Live
Dans son Histoire Romaine Tite-Live nous raconte les exploits
de Clélie face au roi Porsenna. Au moment où commence le récit,
Porsenna a obtenu des otages romains. L'une d'entre elles s'appelle
Clélie... Cloelia, cum uidit castra Etruscorum haud procul esse a ripa Tiberis,
Cloelia, cum uidit castra Etruscorum haud procul esse a frustrauit custodes, duxit agmines uirgines inter tela hostium, natauit
ripa Tiberis, frustrauit custodes, duxit agmines uirgines inter tela Tiberim, sospitesque omnes Romam ad propinquos restituit.
hostium, natauit Tiberim, sospitesque omnes Romam ad propinquos
restituit.
D'après Tite-Live, II, 13
Qui sunt hostes Cloeliae ?
À la nouvelle de cette évasion, le roi, indigné, envoie à Rome
pour réclamer Clélie, sans paraître tenir beaucoup aux autres;
mais bientôt, passant de la colère à l'admiration, il déclare que si
on ne lui rend pas son otage, il regardera le traité comme rompu ; Unde / Quo ducit uirgines ?
mais que si on la remet en son pouvoir, il la renverra à ses
concitoyens sans lui faire essuyer aucun mauvais traitement.
On tint parole de part et d'autre : les Romains,
conformément au traité, rendirent à Porsenna les gages de la
paix; et de son côté, le roi des Étrusques voulut que non seulement
la vertu fût en sûreté auprès de lui, mais qu'elle y fût même
honorée. Après avoir donné des éloges à Clélie, il lui fit présent
d'une partie des otages, et lui en abandonna le choix. Lorsqu'on les
eut tous amenés en sa présence, elle choisit, dit-on, les plus jeunes, et
elle obtint, à cet égard, l'entier consentement des otages eux-mêmes.
La paix rétablie, les Romains récompensèrent, par un genre
Traduction
d'honneur extraordinaire, un courage aussi extraordinaire dans
une femme; on lui décerna une statue équestre; et l'on plaça au
haut de la voie sacrée l'image de Clélie à cheval.
2. La version de Plutarque Décrire le tableau en latin
Porsenna mit fin à la guerre, à condition que les Romains se
retirent de la partie de l'Etrurie qu'ils avaient occupée et que,
récupérant eux-mêmes leurs transfuges, ils renverraient les
prisonniers. En garantie de ces conditions, les Romains livrèrent Cloelia, ae, f
comme otages dix jeunes gens revêtus de la robe prétexte et choisis
dans les familles patriciennes, et autant de jeunes filles, parmi Mulier, is, f : femme
lesquelles se trouvait une fille de Publicola, Valeria.
Sur ces entrefaites, alors que Porsenna, confiant dans le Equus, i, m : cheval
traité, avait déjà renoncé à tout appareil de guerre, les jeunes
filles romaines descendirent pour se baigner au fleuve, dans un Duco, is, ere :
endroit où la rive, incurvée en forme de croissant, formait comme
un bassin où les eaux étaient le plus tranquilles et le plus calmes. chevaucher
Ne voyant là aucun garde, ni d'ailleurs aucun passant, ni
personne qui naviguât sur la rivière, elles eurent tout à coup Nudus, a, um : nu
envie de nager vers le gros du courant et les tourbillons profonds.
Quelques-uns disent que l'une d'elles, nommée Clélie, traversa le Flumen, fluminis, n :
fleuve à cheval et qu'elle encouragea les autres, qui nageaient, et
leur communiqua sa hardiesse.
Mais, lorsqu'elles furent arrivées saines et sauves devant
rivière
Publicola, celui-ci, loin de les admirer et de les approuver, en fut
contrarié, à la pensée qu'il paraîtrait moins fidèle à ses
Transeo, is, ere :
engagements que Porsenna, et que l'acte audacieux des jeunes filles
serait reproché aux Romains comme une perfidie. C'est pourquoi il
traverser
les fit arrêter et les renvoya à Porsenna.
Les Romains dressèrent une embuscade à ceux qui Miles, militis, m :
reconduisaient les jeunes filles et les attaquèrent au passage du
fleuve avec une troupe supérieure en nombre. Ils se défendirent soldat
néanmoins, et la fille de Publicola, Valérie, s'élançant à travers
les combattants, réussit à s'enfuir grâce à trois serviteurs qui Sagitta, ae, f : flèche
s'échappèrent avec elle et la sauvèrent.
Les jeunes filles furent menées à Porsenna. Quand il les vit, il Mitto, is, ere :
demanda quelle était celle qui avait pris l'initiative de leur
évasion et qui avait encouragé les autres. Ayant appris qu'elle se envoyer
nommait Clélie, il la regarda d'un air bienveillant et radieux, et
il fit amener des écuries royales un cheval magnifiquement Ad (avec acc) : vers
caparaçonné, qu'il lui donna.
Rubens
Sexta pars : Titus Manlius Torquatus, la romanité comme glaive !
I. Un héritage paternel qui tranche
Titus Manlius est le fils de Lucius Manlius Torquatus, nommé dictateur en temps de crise (il y avait la peste à Rome). Il prit la défense de son père, à qui le tribun de la plèbe Marcus Pomponius
avait reproché ses excès de sévérité. Pourtant, lui-même venait d'être chassé de la maison paternelle...
Le père de Titus Manlius lui avait interdit de paraître au forum et au grand jour, ou de fréquenter les camarades de son âge, et l'avait
condamné à mener une vie d'esclave. Quel était son tort ? Il parlait mal et avait la langue bien pendue ; le devoir d'un père, s'il avait quelque
sentiment humain, était-il de soigner ce défaut naturel ou de le punir et d'attirer l'attention sur par des vexations ?
Ces accusations choquèrent plus l'opinion publique que le jeune homme lui-même : fâché de figurer parmi les raisons qui poussaient à détester
ou à dénoncer son père, sans rien dire à personne, il passa un poignard à sa ceinture et arriva de bonne heure à Rome ; après avoir franchi la
porte, il alla tout droit chez les tribun Marcus Pomponius ; il déclara au gardien qu'il avait besoin de rencontrer immédiatement le maître de
maison ; il demanda à parler sans témoins. Tous furent invités à se retirer ; il tira son poignard et, se tenant au-dessus du lit l'arme pointée sur le
tribun, il menaça de la transpercer s'il ne jurait pas de répéter mot pour mot le serment de ne jamais traduire son père devant l'assemblée du
peuple.
Ce que la plèbe trouva surtout exemplaire, c'était que la sévérité de son père n'ait pas détruit dans le coeur du jeune homme l'affection qu'il
lui devait.
Tite-Live, Ab urbe condita
Devenu père à son tour, Manlius, vient d’apprendre
que son fils lui a désobéi
Titus Manlius est armé par ses amis; il prend un bouclier d'infanterie, et ceint un glaive espagnol, commode pour combattre de près. Ainsi
armé et équipé, ils le conduisent en face du Gaulois, qui, dans sa stupide joie (c'est un trait que les anciens ont cru digne de mémoire), tirait la
langue par raillerie. Ils regagnent leur poste, et les deux rivaux sont laissés seuls au milieu, où ils semblent plutôt donner un spectacle que subir
une loi de la guerre.
Titus Manlius est armé par ses amis; il prend un bouclier d'infanterie, et ceint un glaive espagnol, commode pour combattre de près. Ainsi
armé et équipé, ils le conduisent en face du Gaulois, qui, dans sa stupide joie (c'est un trait que les anciens ont cru digne de mémoire), tirait la
langue par raillerie. Ils regagnent leur poste, et les deux rivaux sont laissés seuls au milieu, où ils semblent plutôt donner un spectacle que subir
une loi de la guerre.
Titus Manlius Le Gaulois
Cui pugnat Manlius ?
media statura modicaque in armis Corpus Galli magnitudine eximium est,
habilibus ; non armorum agitatio uana uersicolori ueste pictisque et auro
sed pectus animorum iraeque tacitae
plenum
caelatis refulgens armis Quem pugnat Manlius ?
corpus, oris, n. : corps
medius, a, um : qui est au milieu, en son milieu Gallus, i, m. : Gaulois
statura, ae, f. : taille magnitudo, dinis, f. : grande taille
modicus, a, um : moyen eximius, a, um : sortant de l'ordinaire, Quis est magnus ? Quis est grauis ?
arma, orum, n. : les armes remarquable, rare
habilis, e : bien adapté uersicolori : de diverses couleurs
uanus, a, um : vide, creux, vain, sans
consistance
pictus : peint
uestis, is, f. : vêtement
Qualia uestimenta Gallus/Manlius habet ?
plenus, a, um : plein aurum, i, n. : or
sed, conj. : mais caelatus: orné
pectus, oris, n. : la poitrine, le coeur, refulgens : brillant
l'intelligence arma, orum, n. : les armes Quocum Manlius ad Gallum
animus, i, m. : le coeur, la sympathie, le
courage, l'esprit appropinquat ?
ira, ae, f. : colère
taceo, es, ere, cui, citum : se taire
tacitus, a, um : muet
Quand ils sont en présence entre les deux armées, entre ces rangs où battent tant de cum, inv. :1. Préposition + abl. = avec uenter, tris, m. : le ventre
coeurs d'hommes suspendus par la crainte et l'espérance, le Gaulois, comme une scutum, i, n. : le bouclier atque, conj. : et, et aussi
masse géante prête à tout écraser, tend son bouclier de la main gauche, et, du imus, a, um : le plus profond de, le fond de inguen, inis, n. : le bas-ventre
tranchant de son épée, frappe avec un bruit horrible, mais sans succès, les armes de percello, is, ere, culi, culsum : renverser, culbuter haurio, is, ire, hausi, haustum : vider
l'ennemi qui s'avance. totus, a, um : tout entier spatium, ii, n. : la distance, l'espace (lieu ou temps)
corpus, oris, n. : corps ingens, entis : immense, énorme
insinuadeo,es,ere, insuassi, insuassum : s'insinuer porrigo, is, ere, rexi, rectum : diriger en avant, étendre,
Romanus, cum scuto scutum imum perculit totoque corpore insinuassit se inter inter, prép. + Acc. : parmi, entre, à l’intérieur étirer
corpus armaque, subinde ictu uentrem atque inguina hausit et in spatium ingens corpus, oris, n. : corps hostis, is, m. : ennemi
porrexit hostem. Defixit pauor cum admiratione Gallos: arma, orum, n. : les armes defigo, is, ere, defixi, defixum : planter, clouer
subinde, adv. : vite, bientôt pauor, oris, m. : peur
ictus, us, m. : le coup d'épée Gallus, i, m. : Gaulois
Septimo pars : Brutus, le poignard de Lucrèce
I. Un génie sous couverture (Abbé Lhomond (1727-1794), De Viris illustribus)
Lucius Junius Brutus, fils d'une sœur de Tarquin le Superbe, craignant d'éprouver le même sort que son frère, qui avait été tué par son oncle, à cause de ses
richesses et de sa prudence, contrefit l'insensé; ce qui lui fit donner le surnom de Brutus. Lorsque les jeunes fils du roi allèrent à Delphes, on leur adjoignit, par
dérision, Brutus, qui offrit en présent au dieu une baguette d'or cachée dans un bâton de sureau. Dès que l'oracle eut répondu que celui-là aurait à Rome le
pouvoir suprême, qui, le premier, embrasserait sa mère, Tunc Brutus perinde atque casu prolapsus, terram osculatus est, quod ea communis sit mater omnium
mortalium.
Lucius Junius Brutus, fils d'une sœur de Tarquin le Superbe, craignant d'éprouver le même sort que son frère, qui avait été tué par son oncle, à cause de ses
richesses et de sa prudence, contrefit l'insensé; ce qui lui fit donner le surnom de Brutus. Lorsque les jeunes fils du roi allèrent à Delphes, on leur adjoignit, par
dérision, Brutus, qui offrit en présent au dieu une baguette d'or cachée dans un bâton de sureau. Dès que l'oracle eut répondu que celui-là aurait à Rome le
pouvoir suprême, qui, le premier, embrasserait sa mère, Tunc Brutus perinde atque casu prolapsus, terram osculatus est, quod ea communis sit mater omnium
mortalium.
LUCA
GIORDANO, La
mort de Lucrèce
Sesterce (sous
Vespasien)
Vel Saties prend les auspices avec son serviteur, le nain Arnza
Signa
Une suovetaurilies : sus (porc), ouis (bélier), taurus (taureau) sont sacrifiés devant l’autel (ara); après que leur tête a été
recouverte de « mola salsa », de farine mêlée de sel.
Le sacrifice lui-même
L’haruspice
Manipulus : 2
centuries
Cohors : trois
manipules ainsi
réparties :
-1ere ligne : les
hastati (les plus
jeunes)
-2ème ligne : les
principes.
-3eme ligne : les
triarii : les vétérans
LE SITE DE ROME
ROME SE SITUE DANS LA PROVINCE AGRICOLE DU LATIUM, EN
ITALIE CENTRALE, ENTRE DEUX CONTRÉES DE COLLINES
VOLCANIQUES. NI TROP LOIN DE LA CÔTE (POUR PERMETTRE
L’ACHEMINEMENT DES DENRÉES VENANT DE LA MER) NI TROP PRÈS
(POUR ÉVITER LES RAZZIAS DES PIRATES). ROME SE TROUVE EN
EFFET À 25 KMS ENVIRON DE LA MER. ELLE ÉTAIT ORIGINELLEMENT
ENTIÈREMENT SITUÉE SUR LA RIVE GAUCHE DU TIBRE, ET
COMPOSÉE DE VILLAGES PERCHÉS SUR SEPT COLLINES.
LE PALATIN (QUI TIRE SON NOM DE LA DÉESSE PALÈS, PROTECTRICE DES
BERGERS) EST LE BERCEAU DE LA ROME PRIMITIVE BÂTIE PAR ROMULUS.
IL FUT D’ABORD HABITÉ PAR DES PARTICULIERS JUSQU’À LA FIN DE LA
RÉPUBLIQUE ; PUIS LES CONSTRUCTIONS IMPÉRIALES S’Y ÉLEVÈRENT.
[Link]
v=vSwbP1Zla9Y
Le Capitole était le centre religieux de la Rome antique, où se dressait le temple de Jupiter
(6e siècle av. J.-C.). C’est là que les généraux vainqueurs venaient recevoir les honneurs
du triomphe. Au pied du rocher situé à la base du Capitole se trouvait la prison
(le Tullianum) où fut enfermé et mourut, entre autres, Vercingétorix. Sur le flanc du Capitole
se trouve l’escalier des Gémonies où les corps des condamnés à mort étaient exposés
avant d’être jetés dans le Tibre. Sur l’un des sommets du Capitole se trouvait la Roche
Tarpéienne d’où l’on précipitait les condamnés à mort (d’où le proverbe : "la roche
tarpéienne est proche du Capitole").
La roche tarpéienne
Forum en 3D : [Link]
[Link]
La Via sacra trace la cité de Rome, et reste empruntable
aujourd’hui sur le site du forum.
Pour occuper ses loisirs, le citoyen pouvait trouver à Rome des Thermes (= bains publics) qui se développent surtout sous
l'empire et deviennent de plus en plus luxueux, avec salles de réunions, bibliothèques, etc. On peut voir encore aujourd'hui
les plus monumentaux, ceux construits par l'empereur Caracalla (3e siècle) sur l’Aventin.
[Link]
v=ejxVEbOba2g